Thèse
Thèse
Reposez en paix
A ma mère
b
c
Préambule
Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’un projet de recherche-
développement, dont les bénéficiaires finaux sont les populations des villages de Tanlili et
de Lilgomdé dans la région du Nord au Burkina Faso qui connaissent un réel problème
d’approvisionnement en eau potable. Ce projet, financé par la Belgique à travers un
programme inter universitaire ciblé soutenu par l’Académie de Recherche et
d’Enseignement Supérieur de la Commission de Coopération au Développement (ARES-
CCD), est une contribution à l’évaluation de l’ampleur des points d’eau contaminés par
l’arsenic par la mise au point d’un outil de détermination du métalloïde d’une part et la mise
au point d’un dispositif d’assainissement des eaux d’autre part.
Remerciements
Ce travail que nous présentons ici a été financé par l’ARES-CCD, financement qui
a permis d’assurer nos mobilités à la Faculté Polytechnique de Mons, de réaliser des
analyses au sein du Service de Génie des Procédés Chimiques et Biochimiques. Qu’il me
soit permis de remercier fortement les responsables de ce programme pour ce soutien et
aussi pour leur disponibilité sans faille à écouter et aider les boursiers.
Ce travail a été réalisé en complément aux seins du Laboratoire de Chimie
Moléculaire et des Matériaux et du Service de Génie des Procédés Chimiques et
Biochimiques sous la codirection respective des Professeurs Boubié GUEL et Anne-Lise
HANTSON. Je leur sais gré d’avoir accepté de codiriger cette thèse et leur exprime ma
sincère gratitude.
Le Professeur Boubié GUEL nous a donné le goût à la recherche en nous
accueillant depuis le DEA, avant le début de ce travail, dans le Laboratoire de Chimie
Moléculaire et des Matériaux/Equipe de Chimie Physique et d’Electrochimie. Je tiens à lui
témoigner toute ma sincère gratitude pour la confiance qu’il a placée en moi, sa
disponibilité et le soutien constant dont j’ai pu bénéficier pendant ces années de thèse.
J’ai pu apprécier sa rigueur scientifique tout au long de ce travail.
Le Professeur Anne-Lise HANTSON a suivi avec intérêt les travaux menés au sein
du Service de Génie des Procédés Chimiques et Biochimiques. Je tiens également à lui
exprimer toute ma gratitude pour sa disponibilité, malgré son emploi de temps très chargé,
pour avoir suivi avec beaucoup d’intérêts ces travaux pendant ces années de thèse au
sein du Service de Génie des Procédés Chimiques et Biochimiques. Je la remercie pour
sa disponibilité continue.
Les conseils précieux, prodigués par les Professeurs Boubié GUEL et Anne-Lise
HANTSON tout au long de ces années de thèse, ont été fort utiles pour la conduite de ce
travail à son terme. Enfin, nous voudrions les remercier pour leur compréhension et leur
tolérance face aux erreurs de jeunesse que nous avons pu commettre.
a
Mes remerciements vont à l’endroit du Professeur Lucien D. BONOU responsable
de l’Equipe Chimie Physique et l’Electrochimique (ECPE) qui m’a accueilli au sein de son
équipe et pour toutes les dispositions prises qui ont abouti à la réalisation de ce travail. Je
tiens à le remercier également pour avoir bien voulu présider le jury de soutenance.
Nos remerciements sont adressés aux Professeurs Jean-Michel KAUFFMANN
coordonnateur principal du projet « Contribution à l'amélioration de l'accès à une eau
potable de qualité pour les populations de la région nord du Burkina Faso » et Issa
T. SOME coordinateur du projet côté sud. Je leur exprime ma profonde gratitude pour leur
participation au jury interne de cette thèse.
Mes remerciements vont à l’endroit des Professeurs Guy DE WEIRELD et Philippe
ANCIA pour respectivement les analyses BET et la mise à ma disposition des tamis pour
l’analyse granulométrique. Je leur exprime également ma profonde gratitude pour les
conseils prodigués pendant les différents comités de thèse et aussi pour leur participation
au jury de cette thèse.
Nous adressons nos remerciements au Professeur Philippe HUBERT et au
Docteur Eric ZIEMONS pour les conseils prodigués pendant les différents comités de
thèse et aussi pour leur participation au jury de cette thèse. Nous sommes reconnaissants
au Docteur Eric ZIEMOINS pour avoir accepté d’être rapporteur de la thèse malgré son
calendrier très chargé.
Nos remerciements vont à l’endroit du Professeur Jonas Yao ANDJI-YAPI et du
Docteur Samuel PARE pour avoir accepté d’être les rapporteurs de cette thèse et pour
leur participation au jury.
Je tiens à remercier le Professeur Yves GOSSUIN pour la mise à notre disposition
du matériel pour la digestion aux micro-ondes et pour sa participation au jury de cette
thèse.
Nous exprimons notre gratitude au professeur Pierre VAN ANTWERPEN de
l’Université Libre de Bruxelles pour sa participation au jury de thèse.
Je remercie également le Professeur Maurice GONON pour la réalisation des
spectres de diffraction des rayons X (DRX) dans le service des matériaux.
Je remercie également Monsieur Jacques DUTRIEUX, Ingénieur Système de
EMRA pour sa disponibilité pour les analyses MEB.
Mes remerciements vont à l’endroit du Professeur Abdoulaye OUEDRAOGO pour
ses conseils pendant ces années de thèse.
Ma gratitude va également à l’endroit de madame Louise CHENOY pour sa
disponibilité et pour m’avoir initié aux méthodes d’analyses par ICP, et également pour sa
disponibilité constante tout au long de cette thèse.
Ma gratitude va également aussi à l’endroit de Valérie SCIAMANNA, pour les
analyses zêtamétriques.
b
Au sein du service de Génie des Procédés Chimiques et Biochimiques, mes
remerciements vont également à l’endroit des autres membres du laboratoire, pour m'avoir
chaleureusement intégré au sein de leur équipe, à savoir Michel DELAUNOIS, Henri
VICENT, Marie-Eve DUPREZ, Aldo MIRISOLA, Joëlle CAMBIER, Julien GERVASI,
Charlotte MERLIN, Robin RONNEAU et Cristiana CASTRO. Je leur dis merci pour leur
disponibilité, pour la bonne ambiance qui a prévalu au cours de ces années passées à
leur côté.
Au sein du Laboratoire de Chimie Moléculaire et des Matériaux, mes
remerciements vont à l’endroit :
du Dr Tambi RAMDE, Maître de Conférences à l’Université de Ouaga 1 Pr J.K.Z,
membre de de l’Equipe Chimie Physique et d’Electrochimie (ECPE) pour ses conseils
précieux ;
du Dr Brahima SORGHO, Maître-assistant à l’Université de Ouaga 1 Pr J.K.Z, pour
ses contributions diverses et ses conseils ;
du Dr Mohamed SEYNOU et du Dr Lamine ZERBO , Maîtres de Conférences à
l’Université Ouaga 1 Pr JKZ, pour leurs conseils précieux.
Je remercie mes collègues doctorants et membres de l’Equipe Chimie Physique et
d’Electrochimie (ECPE) : Issaka GARIKOE, Tibo ZOROME, Ousmane TAPSOBA, Régie
Dimanche OUEDRAOGO, Mamadou OUEDRAOGO et Rodrigue Ollé KAM pour le bon
climat au sein de l’équipe.
Nous souhaitons dire merci à Mlle Rita Yeli KAMBOU pour son soutien moral et
son encouragement constant.
Ces remerciements ne sauraient se terminer sans faire une mention particulière à
Madame Dominique MERTENS qui s’est pleinement investie dans la coordination et la
gestion administrative du projet « Contribution à l'amélioration de l'accès à une eau
potable de qualité pour les populations de la région nord du Burkina Faso ».
J’exprime ma gratitude à l’International Science Program (Suède) à travers le projet
IPICS/BUF : 02 pour le soutien matériel et financier dont j’ai bénéficié.
Enfin, mes derniers remerciements iront à l’endroit de ma famille pour l’aide qu’elle
m’a apportée tout au long de mon cursus scolaire et universitaire.
Merci à tous !
c
e
RESUME
Dans ce travail, les latérites naturelles du Burkina Faso, nommées
respectivement BN, KN et LA, ont été utilisées pour éliminer l'arsenic d’une
solution synthétique. Les effets de dose d'adsorbant, de la variation du pH et de la
concentration initiale sur l'adsorption de l’arsenic ont été étudiés dans des
expériences en batch. Avant ces investigations, les latérites ont été caractérisées
par différentes méthodes physico-chimiques (DRX, FTIR, analyses chimiques
élémentaires, MEB, etc.).
Pour une concentration initiale de 5 mg/l et une dose d'adsorbant de 15 g/l
à une valeur du pH comprise entre 6,5 et 7, le taux d'élimination de As(V) était
de 99,72 ± 0,35 %, de 99,58 ± 0,45 et 85,63 % respectivement pour KN, LA et
BN, tandis que pour As(III), le taux d’adsorption était de 98,59 ± 0,64 %, 83,52
± 2,21% et 74 % pour les échantillons KN, LA et BN respectivement. Il a été
démontré que les latérites adsorbent bien l'arséniate avec une rétention maximale
en milieu acide, et la capacité d'adsorption diminue avec l'augmentation du pH,
tandis que, l’adsorption de l’arsénite est indépendante du pH pour une gamme de
pH inférieur à 9. Les résultats ont été modélisés par les modèles de Langmuir,
Freundlich et Dubinin-Rasdushkevich (D-R) et s’adaptent bien aux trois modèles
utilisés. Les études sur les résidus après adsorption de l’arsenic permettent de
montrer que l'adsorption sur la surface des latérites se fait principalement par
échange de ligands et l'interaction électrostatique serait insignifiante.
Les études menées sur les anions en solution, sur le taux d’élimination de
l’arsenic par les latérites KN et LA ont montré que seuls les ions bicarbonates
influencent le taux d’élimination de l’arsenic.
Les essais de percolation en colonne menés pour la latérite KN se sont
avérés concluants avec des temps de percées meilleurs pour des concentrations
inférieures à l’entrée de la colonne. La capacité d'adsorption dépend fortement du
débit à l’entrée de la colonne, de la concentration initiale en As, de la hauteur du
lit et de la taille des particules.
Mots clés : Burkina Faso, latérites, adsorption, arsenic, batch, colonne.
f
ABSTRACT
In this work, natural laterites of Burkina Faso named BN, KN and LA
respectively were used to remove arsenic (III, V) from a synthetic solution. The
effects of adsorbent dose, pH variation and initial concentration on arsenic
adsorption were studied in batch experiments. Before these investigations, the
natural laterites have been characterized by different physical and chemical
methods (XRD, FTIR, elementary chemical analyses, SEM, etc.).
For an initial concentration of 5 mg/L and an adsorbent dose of 15 g/L at a
pH value between 6.5 and 7, removal efficiency achieved for As (V) are 99.72 ±
0.35 %, 99.58 ± 0.45 % and 85,63 % for KN, LA and BN respectively, whereas
As(III) removal reaches 83.52 ± 2.21 %, 98.59 ± 0.64 % and 74 % for LA, KN
and LA respectively. It has been demonstrated that laterites adsorb arsenate with
a maximum retention in acid medium, and the adsorption capacity decreases with
increasing pH, while arsenite adsorption is independent of the pH for a pH range
lower than 9. The results have been modeled by the models of Langmuir,
Freundlich and Dubinin-Rasdushkevich (D-R) and adapts well to the three
models. Studies on residues after adsorption of arsenic suggest that adsorption on
the surface of the laterites is mainly by ligand exchange and the electrostatic
interaction is insignificant.
Studies carried out on the anions in solution on arsenic removal by KN and
LA laterites showed that only bicarbonate ions influence the rate of arsenic
removal.
Column percolation tests conducted for KN laterite were successful with
better breakthrough times for arsenic smaller concentrations at the column. The
adsorption capacity is highly dependent on column inlet flow, initial As
concentration, bed height, and particle size.
Key words: Burkina Faso, laterite, adsorption, arsenic, batch, column.
f
TABLE DES MATIERES
i
4.6.1 Espaces interfoliaires et capacité d’échange cationique (C.E.C) - 33
-
4.6.2 La granulométrie ........................................................................ - 34 -
4.6.3 Propriété de surface et surface spécifique des minéraux
latéritiques ........................................................................................... - 35 -
4.7 Utilisation des matières premières latéritiques ................................. - 36 -
5 Les adsorbants utilisés pour l’élimination de l’arsenic ........................... - 37 -
5.1 Le charbon actif ................................................................................ - 37 -
5.2 Les oxydes et hydroxydes de fer, d’aluminium et de manganèse .... - 38 -
5.3 Les latérites ....................................................................................... - 38 -
6 Cinétique d’adsorption ............................................................................ - 40 -
7 Les isothermes d’adsorption en batch ..................................................... - 41 -
7.1 Classification des isothermes ............................................................ - 41 -
7.2 Linéarisation des isothermes ............................................................. - 44 -
7.2.1 Modèle de Langmuir .................................................................. - 44 -
7.2.2 Modèle de Freundlich ................................................................ - 46 -
8 Procédés d’adsorption de As(III, V) par percolation sur lit fixe ............. - 48 -
8.1 Le lit fixe ........................................................................................... - 48 -
8.2 Une courbe de percée ........................................................................ - 49 -
9 Conclusion ............................................................................................... - 50 -
Références bibliographiques ....................................................................... - 51 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales ............................. - 61 -
1 Introduction ............................................................................................. - 61 -
2 Méthodes physico-chimiques des caractérisations des eaux ................... - 61 -
2.1 Mesures in situ .................................................................................. - 61 -
2.2 Analyses au laboratoire ..................................................................... - 62 -
3 Caractérisation des latérites ..................................................................... - 64 -
3.1 Caractérisation physico-chimique..................................................... - 64 -
3.1.1 La densité ................................................................................... - 64 -
3.1.2 Le taux d’humidité ...................................................................... - 65 -
3.1.3 La perte au feu (PF) ................................................................... - 66 -
3.1.4 La granulométrie par tamisage .................................................. - 66 -
3.1.5 La surface spécifique (SS) ........................................................... - 67 -
3.1.6 La capacité d’échange cationique.............................................. - 70 -
3.1.7 Spectrométrie d’Emission Atomique à source de plasma à couplage
inductif (ICP – AES) ............................................................................ - 72 -
3.1.8 Le carbone organique total sur solide ....................................... - 74 -
3.1.9 La matière organique ................................................................. - 75 -
3.2 Caractérisations minéralogiques ....................................................... - 76 -
3.2.1 Diffraction des rayons X (DRX) ................................................. - 76 -
3.2.2 La spectrométrie infrarouge (FT-IR) ......................................... - 77 -
ii
3.3 Analyse thermogravimétrie et la calorimétrie différentielle à balayage
(ATG/DSC) ............................................................................................. - 79 -
3.3.1 Principe ...................................................................................... - 80 -
3.3.2 Mode opératoire ......................................................................... - 81 -
3.4 Microscopie électronique à balayage (MEB) ................................... - 81 -
3.4.1 Principe ...................................................................................... - 82 -
3.4.2 Mode opératoire ......................................................................... - 83 -
3.5 La zêtamétrie ..................................................................................... - 83 -
3.5.1 Principe ...................................................................................... - 84 -
3.5.2 Le point isoélectrique (PI).......................................................... - 85 -
3.5.3 Mode opératoire ......................................................................... - 86 -
4 Essais d’adsorption de l’arsenic (III, V) par les latérites ........................ - 86 -
4.1 Matériel et produits ........................................................................... - 86 -
4.2 Essais en batch .................................................................................. - 87 -
4.2.1 Effet de dose de l’adsorbant ....................................................... - 87 -
4.2.2 Effet de la concentration initiale en arsenic .............................. - 88 -
4.2.3 Effet du pH sur le taux d’adsorption de l’arsenic ...................... - 89 -
4.2.4 Effet des ions sulfate, nitrate, phosphate et bicarbonate sur le taux
d’adsorption de l’arsenic (III, V) ........................................................ - 89 -
4.3 Adsorption de As(III, V) par la latérite KN dans une colonne à lit fixe
par percolation......................................................................................... - 90 -
4.3.1 Les courbes de percée ................................................................ - 90 -
4.3.2 Analyse des paramètres de conception de la colonne ................ - 91 -
4.3.3 Les modèles mathématiques ....................................................... - 92 -
5 Conclusion ............................................................................................... - 94 -
Références bibliographiques ....................................................................... - 95 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forage des
localités de Tanlili et Lilgomdé au Nord du Burkina Faso .................... - 101 -
1 Introduction ........................................................................................... - 101 -
2 Présentation de la zone d’étude ............................................................. - 102 -
3 Prélèvement et mesures ......................................................................... - 104 -
4 Mesures in situ ....................................................................................... - 105 -
4.1 La température ................................................................................ - 105 -
4.2 Le potentiel hydrogène (pH) ........................................................... - 105 -
4.3 La conductivité électrique (CE) ...................................................... - 107 -
4.4 L’oxygène dissous (%) ................................................................... - 107 -
4.5 Le potentiel d’oxydo-réduction (Eh) .............................................. - 108 -
5 Analyses au laboratoire ......................................................................... - 109 -
5.1 L’indice de Ryznar (IRz) ................................................................ - 109 -
5.2 La dureté ou le titre hydrotimétrique (TH) ..................................... - 111 -
5.3 Le calcium ....................................................................................... - 112 -
5.4 Le magnésium ................................................................................. - 113 -
iii
5.5 Le titre alcalimétrique complet (TAC) ........................................... - 114 -
5.6 Les bicarbonates.............................................................................. - 115 -
5.7 Les anions (Cl-, NO3-, PO43-, SO42-)................................................ - 116 -
5.8 Les cations....................................................................................... - 116 -
6 Faciès hydrochimiques .......................................................................... - 117 -
7 Conclusion ............................................................................................. - 120 -
Références bibliographiques ..................................................................... - 122 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physico - chimiques ... -
125 -
1 Introduction ........................................................................................... - 125 -
2 Matières premières latéritiques.............................................................. - 125 -
2.1 Techniques de prélèvement............................................................. - 125 -
2.2 Cadre géographique et contexte géologique ................................... - 126 -
2.2.1 Origine des échantillons........................................................... - 126 -
2.2.2 Contextes géologiques spécifiques des sites ............................ - 127 -
3.1 Caractérisations physiques .............................................................. - 130 -
3.1.1 Le taux d’humidité .................................................................... - 130 -
3.1.2 La perte au feu .......................................................................... - 131 -
3.1.3 La densité ................................................................................. - 131 -
3.1.4 La granulométrie ...................................................................... - 132 -
3.1.5 Mesure de la surface spécifique (SS) par la méthode BET....... - 133 -
3.1.6 Détermination de la capacité d’échange cationique (CEC) .... - 134 -
3.1.7 Le carbone organique total et la quantité de matière organique ...... -
137 -
3.1.8 Le point isoélectrique (PI) des échantillons de latérite ........... - 138 -
3.2 Analyse chimique élémentaire ........................................................ - 140 -
3.3 Caractérisation minéralogique ........................................................ - 141 -
3.3.1 La diffractions des rayons X (DRX) ......................................... - 141 -
3.3.2 La spectrométrie infrarouge (IR) ............................................. - 144 -
3.4 Analyse thermogravimétrie et la calorimétrie différentielle à balayage
(ATG/DSC) ........................................................................................... - 147 -
3.5 Caractérisation microstructurale ..................................................... - 149 -
4 Conclusion ............................................................................................. - 151 -
Références bibliographiques ..................................................................... - 153 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par
les latérites................................................................................................... - 159 -
1 Introduction ........................................................................................... - 159 -
2 Adsorption en batch ............................................................................... - 159 -
2.1 Investigations structurale et microstructurale après adsorption de
l’arsenic ................................................................................................. - 160 -
2.1.1 La spectrométrie Infrarouge (IR) ............................................. - 160 -
2.1.2 La microstructure ..................................................................... - 163 -
iv
2.1.3 La Diffraction des Rayons X (DRX) ......................................... - 165 -
2.1.4 Analyse thermogravimétrie et calorimétrie différentielle à balayage
(ATG/DSC) ........................................................................................ - 171 -
2.2 Effet du temps de contact et de la cinétique d’adsorption de
l’arsenic (III, V) .................................................................................... - 174 -
2.3 Effet de dose sur l’adsorption de As(III, V) ................................... - 177 -
2.4 Effet de la concentration initiale en arsenic-relevé des isothermes - 181 -
2.5 Linéarisation des isothermes ........................................................... - 182 -
2.5.1 Modèle de Langmuir ................................................................ - 183 -
2.5.2 Modèle de Freundlich .............................................................. - 187 -
2.5.3 Modèle de Dubinin-Rasdushkevich (D-R) ............................... - 190 -
2.6 Effet du pH sur l’adsorption de As(III, V)...................................... - 193 -
3 Etude comparative de l’adsorption de As(III, V) sur les latérites, la goethite
et la kaolinite ............................................................................................ - 195 -
4 Effet de la force ionique sur le taux de l’élimination de l’arsenic ........ - 197 -
5 Effet des anions co-existants sur l’adsorption de As(III, V) par les latérites
KN et LA .................................................................................................. - 201 -
6 Conclusion ............................................................................................. - 205 -
Références bibliographiques ..................................................................... - 207 -
Chapitre VI : Etude de l’adsorption de As(III, V) par la latérite KN en
colonne à lit fixe .......................................................................................... - 213 -
1 Introduction ........................................................................................... - 213 -
2 Etude de l’adsorption de l’arsenic en colonne par percolation ............. - 214 -
2.1 Effet de la hauteur du lit.................................................................. - 214 -
2.2 Effet du débit à l’entrée de la colonne ............................................ - 215 -
2.3 Effet de la concentration initiale en As(V) ..................................... - 219 -
2.4 Effet de la granulométrie ................................................................ - 222 -
2.5 Effet du traitement thermique de la latérite .................................... - 223 -
3 Analyse des données de l’adsorption .................................................... - 225 -
4 Conclusion ............................................................................................. - 229 -
Références bibliographiques ..................................................................... - 230 -
Conclusion générale ................................................................................... - 233 -
Annexes ....................................................................................................... - 237 -
v
LISTE DES FIGURES
vi
Figure III. 1 : Localisation des sites d’études sur la carte de Yatenga (Région
du nord du Burkina Faso)............................................................................. - 103 -
Figure III. 2 : Carte géologique de la zone de Ouahigouya montrant les
concentrations d’arsenic dans les eaux souterraines provenant des forages et des
puits [4] ........................................................................................................ - 104 -
Figure III. 3 : Variation de la Température au cours de l’année ................ - 105 -
Figure III. 4 : Variation du potentiel hydrogène au cours de l’année ........ - 106 -
Figure III. 5 : Variation de la conductivité électrique au cours de l’année - 107 -
Figure III. 6 : Variation du pourcentage de saturation en oxygène au cours de
l’année .......................................................................................................... - 108 -
Figure III. 7 : Variation du potentiel redox au cours de l’année ................ - 109 -
Figure III. 8 : Variation de l’indice de Ryznar au cours de l’année ........... - 111 -
Figure III. 9 : Variation de la dureté totale au cours de l’année ................ - 112 -
Figure III. 10 : Variation de la teneur en calcium au cours de l’année ...... - 113 -
Figure III. 11 : Variation de la teneur en magnésium au cours de l’année - 114 -
Figure III. 12 : Variation du Titre Alcalimétrie Complet au cours de l’année .... -
115 -
Figure III. 13 : Variation de la teneur en ion ions hydrogénocarbonates au cours
de l’année ..................................................................................................... - 116 -
Figure III. 14 : Diagramme de Piper des échantillons d’eau de Tanlili et
Lilgomdé pour le mois de Juillet.................................................................. - 119 -
Figure III. 15 : Diagramme de Piper des échantillons d’eau de Tanlili et
Lilgomdé pour le mois de décembre ............................................................ - 120 -
Figure IV. 1 : Carte géologique simplifiée du Burkina en lien avec la location
des sites d’échantillonnage........................................................................... - 127 -
Figure IV. 2 : Carte géologique du site latéritique de Kaya-Nord ............. - 128 -
Figure IV. 3 : Carte géologique du site latéritique de Laye ....................... - 129 -
Figure IV. 4 : Carte géologique du site latéritique de Bobo-Nord ............. - 130 -
Figure IV. 5 : Courbes des analyses granulométriques des échantillons ... - 133 -
Figure IV. 6 : Isotherme d’adsorption du bleu de méthylène de l’échantillon
BN, KN et LA .............................................................................................. - 135 -
Figure IV. 7 : Détermination du point isoélectrique de la latérite à partir de la
variation du potentiel zêta avec le pH pour BN, KN et LA ......................... - 139 -
vii
Figure IV. 8 : Diffractogramme de la matière première BN ...................... - 143 -
Figure IV. 9 : Diffractogramme de la matière première KN ...................... - 143 -
Figure IV. 10 : Diffractogramme de la matière première LA .................... - 144 -
Figure IV. 11 : Spectre infrarouge de la latérite BN .................................. - 146 -
Figure IV. 12 : Spectre infrarouge de la latérite KN .................................. - 146 -
Figure IV. 13 : Spectre infrarouge de la latérite LA ................................... - 147 -
Figure IV. 14 : Thermogrammes TGA/DSC de la latérite BN................... - 148 -
Figure IV. 15 : Thermogrammes TGA/DSC de la latérite KN .................. - 149 -
Figure IV. 16 : Thermogrammes TGA/DSC de la latérite LA ................... - 149 -
Figure IV. 17 : Images MEB de la latérite BN ........................................... - 150 -
Figure IV. 18 : Images MEB de la latérite KN ........................................... - 150 -
Figure IV. 19 : Images MEB de la latérite LA ........................................... - 150 -
Figure V. 1 : Spectres FTIR de la latérite BN avant et après adsorption de
l’arsenic (III, V) ........................................................................................... - 161 -
Figure V. 2 : Spectres FTIR de la latérite KN avant et après adsorption de
l’arsenic (III, V) ........................................................................................... - 161 -
Figure V. 3 : Spectres FTIR de la latérite LA avant et après adsorption de
l’arsenic (III, V) ........................................................................................... - 162 -
Figure V. 4 : Image MEB de la latérite BN en contact de l’eau distillée et en
contact avec une solution de As(III,V) à 5 mg/L. ........................................ - 163 -
Figure V. 5 : Image MEB de la latérite KN en contact de l’eau distillée et en
contact avec une solution de As(III,V) à 5 mg/L ......................................... - 164 -
Figure V. 6 : Image MEB de la latérite LA en contact de l’eau distillée et en
contact avec une solution de As(III, V) à 5 mg/L. ....................................... - 165 -
Figure V. 7 : Représentation schématique des mécanismes d'adsorption de
l'arséniate sur la goethite [11] ...................................................................... - 166 -
Figure V. 8 : Diffractogrammes des rayons X de la latérite BN, BN + As(III) et
BN +As(V) ................................................................................................... - 168 -
Figure V. 9 : Diffractogrammes des rayons X de la latérite KN, KN + As(III) et
KN +As(V) ................................................................................................... - 169 -
Figure V. 10 : Diffractogrammes des rayons X de la latérite LA, LA + As(III)
et LA +As(V) ............................................................................................... - 170 -
Figure V. 11 : Thermogrammes DSC de la latérite BN, BN + As(III) ...... - 171 -
viii
Figure V. 12 : Thermogrammes DSC de la latérite de BN, BN + As(V) ... - 172 -
Figure V. 13 : Thermogrammes DSC de la latérite KN, KN + As(III) ...... - 172 -
Figure V. 14 : Thermogrammes DSC de la latérite KN, KN + As(V) ....... - 173 -
Figure V. 15 : Thermogrammes TGA/DSC de LA, LA + As(III).............. - 173 -
Figure V.16 : Thermogrammes DSC de la latérite LA, LA + As(V) ......... - 174 -
Figure V. 17 : Effet du temps de contact sur l'élimination de l'arsenic (III, V)
par les latérites KN et LA. m = 0, 5 g d'adsorbant et C0 = 5 mg/L .............. - 175 -
Figure V. 18 : Effet de dose des adsorbants BN, KN et LA sur l’adsorption de
As(III). C(As(III)) = 5 mg/L ; Dose adsorbant : 2,5 – 45 g/L ; Temps d’agitation
: 24h; 0,297 mm ≤ granulométrie < 0,354 mm ............................................ - 178 -
Figure V. 19 : Effet de la dose des adsorbants BN, KN et LA sur l’adsorption
de As(V). C(As(V)) = 5 mg/L ; Dose adsorbant : 2,5 – 45 g/L ; Temps
d’agitation : 24h ; 0,297 mm ≤ granulométrie < 0,354 mm......................... - 179 -
Figure V. 20 : Isotherme d’adsorption de As(III) sur les adsorbants BN, KN et
LA. C(As(III)) : 1 – 10 mg/L ; Dose ads : 10 g/L ; Temps d’agitation : 24 h;
0,297 mm ≤ granulométrie < 0,354 mm ...................................................... - 182 -
Figure V. 21 : Isotherme d’adsorption de As(V) sur les adsorbants BN, KN et
LA. C(As(V)) : 1 – 10 mg/L ; Dose ads : 10 g/L ; Temps d’agitation : 24h;
0,297 mm≤ granulométrie < 0,354 mm ....................................................... - 182 -
Figure V. 22 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite BN selon l’équation de Langmuir .......................................... - 184 -
Figure V. 23 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite KN selon l’équation de Langmuir .......................................... - 184 -
Figure V. 24 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite LA selon l’équation de Langmuir .......................................... - 185 -
Figure V. 25 : Représentation du paramètre RL en fonction des différentes
concentrations en As(III).............................................................................. - 185 -
Figure V. 26 : Représentation du paramètre RL en fonction des différentes
concentrations en As(V)............................................................................... - 186 -
Figure V. 27 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite BN selon l’équation de Freundlich ........................................ - 188 -
Figure V. 28 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite KN selon l’équation de Freundlich ........................................ - 188 -
Figure V. 29 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite LA selon l’équation de Freundlich......................................... - 189 -
ix
Figure V. 30 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite BN selon l’équation de D-R ................................................... - 191 -
Figure V. 31 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite KN selon l’équation de D-R................................................... - 191 -
Figure V. 32 : Linéarisation des isothermes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V)
sur la latérite LA selon l’équation de D-R ................................................... - 192 -
Figure V. 33 : Effet de pH sur le taux d’adsorption de As(III) par BN, KN et
LA. C(As(III)) = 5 mg/L ; Dose ads = 10 g/L; Temps d’agitation = 24 heures ;
0,295 mm ≤ granulométrie < 0,354 mm ..................................................... - 194 -
Figure V. 34 : Effet de pH sur le taux d’adsorption de As(V) par BN, KN et
LA. C(As(V)) = 5 mg/L ; Dose ads = 10g/L ; Temps d’agitation = 24 heures ;
0,297 mm ≤ granulométrie < 0,354 mm ...................................................... - 195 -
Figure V. 35 : Effet comparatif sur le taux d’élimination de As(III, V) entre les
latérites et la goethite. C(As(III)) = 5 mg/L ; Dose ads = 2,5 – 45 g/L ; Temps
d’agitation = 24 heures. ................................................................................ - 196 -
Figure V. 36 : Effet comparatif sur le taux d’élimination de As(III, V) entre les
latérites et la kaolinite. C(As(III)) = 5 mg/L ; Dose ads = 2,5 – 45 g/L ; Temps
d’agitation = 24 heures ................................................................................. - 196 -
Figure V. 37 : Effet de la force ionique sur le taux de l’élimination de l’arsénite
par KN .......................................................................................................... - 199 -
Figure V. 38 : Effet de la force ionique sur le taux de l’élimination de
l’arséniate par KN ........................................................................................ - 199 -
Figure V. 39 : Effet de la force ionique sur le taux de l’élimination de l’arsénite
par LA .......................................................................................................... - 200 -
Figure V. 40 : Effet de la force ionique sur le taux de l’élimination de
l’arséniate par LA ......................................................................................... - 200 -
Figure V. 41 : Diagramme schématique des mécanismes d'adsorption interne et
externe pour LA et KN................................................................................. - 201 -
Figure V. 42 : Effet des anions sur le taux d’adsorption de As(III, V). (a) effet
des ions bicarbonate pour KN et LA, (b) effet de l’ensemble des anions pour
KN, (c) effet des ions phosphate, nitrate et sulfate ...................................... - 205 -
Figure VI. 1 : Courbe de percée de As(V) pour un lit fixe garni de l’adsorbant
KN à différentes profondeur (C0 = 1,5 mg/L et Q = 3 mL/min) ................. - 215 -
Figure VI. 2 : Courbe de percée de As(V) pour un lit fixe de diamètre 2,5 cm
garni de l’adsorbant KN à différents débits. ................................................ - 218 -
x
Figure VI. 3 : Courbe de percée de As(V) pour un lit fixe de diamètre 7 cm
garni de l’adsorbant KN à différents débits. ................................................ - 219 -
Figure VI. 4 : Courbe de percée de As(III) pour un lit fixe de diamètre 7 cm
garni de l’adsorbant KN à différents débits. ................................................ - 219 -
Figure VI. 5 : Courbe de percée de As(V) pour un lit fixe de diamètre 2,5 cm
garni de l’adsorbant KN à différentes concentrations.................................. - 221 -
Figure VI. 6 : Courbe de percée de As(V) pour un lit fixe de diamètre 7 cm
garni de l’adsorbant KN à différentes concentrations.................................. - 222 -
Figure VI. 7 : Courbes de percée de As(V) pour un lit fixe de diamètre 5 cm
garni de l’adsorbant KN à différentes granulométries ................................. - 223 -
Figure VI. 8 : Courbes de percée de As(V) pour un lit fixe de diamètre 5 cm
garni de l’adsorbant KN pour la latérite traitée thermiquement et non traitée ...... -
224 -
xi
LISTE DES TABLEAUX
xii
Tableau IV. 9 : Teneur de carbone total, de carbone inorganique et de carbone
organique des échantillons bruts BN, KN et LA .......................................... - 137 -
Tableau IV. 10 : Quantités de matière organique des échantillons bruts BN, KN
et LA ............................................................................................................. - 138 -
Tableau IV. 11 : Comparaison des valeurs du point isoélectrique pour les
latérites BN, KN et LA avec d'autres latérites ............................................. - 140 -
Tableau IV. 12 : Composition chimique élémentaire de BN, KN et LA en %
massique ....................................................................................................... - 140 -
Tableau IV. 13 : Composition chimique des échantillons par type d’éléments en
% massique................................................................................................... - 141 -
Tableau IV. 14 : Comparaison des principaux minéraux présents dans les
latérites BN, KN et LA avec d’autres latérites ............................................. - 142 -
Tableau IV. 15 : Interprétation des spectres Infrarouges de BN, KN et LA- 145 -
Tableau IV. 16 : Quelques caractéristiques des latérites BN, KN et LA
comparées à d’autres latérites rapportées dans la littérature .................... - 152 -
Tableau V. 1 : Appréciation qualitative des intensités des bandes caractéristiques
des liaisons inter-atomiques après adsorption de As(III) et As(V) par les latérites
BN, KN et LA. ............................................................................................. - 162 -
Tableau V. 2 : Paramètres cinétiques et coefficients de corrélation pour
l'adsorption As (III) et As (V) sur les latérites ............................................. - 176 -
Tableau V. 3 : Quelques pourcentages d’élimination de As(III,V) pour des
latérites rapportées dans la littérature........................................................... - 180 -
Tableau V. 4 : Les paramètres de l’isotherme de Langmuir à la température de
18 ± 2 °C ...................................................................................................... - 186 -
Tableau V. 5 : Comparaison de la capacité maximale d'adsorption des latéritiques
BN, KN et LA avec d'autres adsorbants ...................................................... - 187 -
Tableau V. 6 : Les paramètres de l’isotherme de Freundlich à la température de
18 ± 2 °C ...................................................................................................... - 189 -
Tableau V. 7 : Les paramètres de l’isotherme de D-R à la température de 18 ±2
°C.................................................................................................................. - 192 -
Tableau V. 8 : Comparaison de la capacité d'adsorption selon D-R des
latéritiques BN, KN et LA avec d'autres adsorbants ................................... - 193 -
Tableau V. 9 : Résultats comparatifs des pourcentages de l’élimination de As(III,
V) par les latérites, la goethite et la kaolinite............................................... - 197 -
Tableau VI.1 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne à
différentes profondeurs de lit ....................................................................... - 215 -
Tableau VI. 2 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne de
diamètre 2,5 cm à différents débits .............................................................. - 217 -
Tableau VI.3 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne de
diamètre 7 cm à différents débits pour As(V) .............................................. - 217 -
Tableau VI. 4 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne à
différents débits : diamètre 7 cm pour As(III). ............................................ - 218 -
xiii
Tableau VI.5 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne ce
diamètre 2,5 cm à différentes concentrations .............................................. - 221 -
Tableau VI. 6 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne de
diamètre 7 cm à différentes concentrations. ................................................ - 221 -
Tableau VI.7 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne de
diamètre 5 cm à différentes granulométries ................................................. - 223 -
Tableau VI. 8 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne de
diamètre 5 cm pour la latérite traitée thermiquement et non traitée ............ - 225 -
Tableau VI. 9 : Estimation du volume d’eau traitée pour une colonne de diamètre
50 cm et une hauteur de lit de 1 m ............................................................... - 226 -
Tableau VI. 10 : Paramètres de la colonne de lit fixe pour l'adsorption de As par
la latérite KN ................................................................................................ - 227 -
xiv
LISTE DES ABRÉVIATIONS
As : Arsenic
ADMA (III) : Acide dimethyl arsénieux
AMMA (III) : Acide monométhyl arsénieux
ATG : Analyse thermogravimétrique
BET : Brunauer, Emmet et Teller
BN : Bobo Nord
CE : Conductivité électrique
C.E.C: Capacité d’Echange Cationique
𝐂𝟎 : Concentration initiale en arsenic (mg/L)
𝐂𝐞 : Concentration à l’équilibre en arsenic (mg/L)
dpoudre : densité des poudres
D–R : Dubinin–Radushkevich
DRX : Diffraction des rayons X
DSC : Differential Scanning calorimetry
Eh : Potentiel redox
FT-IR : Spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier
ICP-AES: Inductively Coupled Plasma-Atomic Emission Spectrometry
IC : Carbone inorganique
IRz : Indice de Ryznar
KF : Constante de Freundlich
KL: Constante d’équilibre de Langmuir
KN : Kaya Nord
LA : Laye
m: Masse de l’adsorbant (g)
MEB : Microscopie électronique à balayage
MO : Teneur en matière organique
𝓝𝑨 : Nombre d’Avogadro
xiv
n: Intensité d’adsorption de Freundlich
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PF: Perte au feu à 1000 °C
𝐪𝒆 : Quantité d’arsenic par unité de masse d’adsorbant à l’équilibre (mg/g)
𝐪𝐦 : Capacité maximale d’adsorption (mg/g)
R : Constante des gaz parfaits
RL : Paramètre de Langmuir
SBET : Surface spécifique au BET (m2/g)
T : Température (°C)
TA : Titre alcalimétrie
TAC : Titre alcalimétrie complet
TC : Carbone total
TH : Taux d’humidité à 105 °C
TOC : Carbone organique total
V : Volume de la solution (mL)
Vm : Volume molaire occupé par une mole de vapeur
ζ ∶ Potentiel zêta
∆𝐆° : Energie libre de Gibbs
xv
Introduction générale
Introduction générale
-1-
Introduction générale
des graves problèmes posés par cet élément très toxique dont l’élimination des
milieux pollués est devenue un enjeu mondial de première importance. Ce constat
explique le nombre croissant de recherches relatives au développement de
nouvelles technologies pour l’élimination de l'arsenic inorganique présent dans
l'eau potable sous la forme d’espèces oxy-anioniques dans lesquelles l’arsenic est
principalement aux degrés d’oxydation III et V [3]. De nombreuses techniques
existent pour l’élimination de l’arsenic. Parmi celles-ci, on peut citer l’adsorption,
la coagulation-précipitation (co-précipitation à l’aide de solution de chlorure
ferrique principalement qui piège l’arsenic au sein d’un précipité d’hydroxyde de
fer amorphe), l’échange ionique, la filtration sur membranes [4-6]. L'élimination
de l'arsenic par ces techniques n'est pas toujours facilement applicable par la
majorité d’entre elles en raison de l'optimisation nécessaire à leur mise en œuvre
et de leur coût élevé.
Beaucoup de travail a été fait sur l'élimination de l'arsenic par adsorption
parce que le système est rentable et simple à utiliser. L'efficacité des méthodes
basées sur l'adsorption dépend principalement de l'adsorbant utilisé. Jusqu'à
présent, divers adsorbants d'origine naturelle et synthétique ont été utilisés pour
l'élimination de l'arsenic, parmi ces adsorbants nous pouvons citer des argiles
pilées et des oxydes de fer [7], des phosphates de fer (III) [8], une montmorillonite
modifiée au Fe (III) [9], une montmorillonite modifiée [10], une pouzzolane
naturelle [11], une zéolithe naturelle modifiée par MnO2 [12], une zéolite
naturelle échangée par le fer [13], les sols sableux [14], du charbon actif
activé [15]. Dans de nombreux procédés d'adsorption de ce type, l'arséniate est
éliminé plus efficacement que l'arsénite. Plusieurs adsorbants riches en oxyde de
fer, tels que l'oxyde ferrique amorphe [16] et mal cristallisé [17], la goethite (α-
FeOOH) [18] et les latérites naturelles [19-26] sont bien connus pour éliminer
As (III) et As (V) des solutions aqueuses. Cependant, l'utilisation d'hydroxydes
de fer dans les formes fines en poudre ou amorphes nécessite une séparation
subséquente solide/eau avec un coût considérablement élevé. La rentabilité et
l'efficacité des latérites pour éliminer simultanément les deux formes d'arsenic
constituent donc un défi pour le contexte actuel.
Dans un souci de développer une méthode efficace, moins onéreuse et
d’application facile, nous nous sommes intéressés aux matériaux latériques. Les
matériaux latéritiques sont utilisés dans plusieurs pays comme l’Inde, le Vietnam
et le Bangladesh avec beaucoup de satisfaction dans l’adsorption de l’arsenic (III)
et (V) [19, 22, 27]. L’efficacité de ces matériaux est justifiée par leur grande
surface spécifique, la présence des charges sur la surface, leur composition qui
est faite en majorité d’oxydes de fer et d’aluminium. Tous ces faits nous ont
motivé à utiliser les matériaux latéritiques comme adsorbant potentiel pour
l'élimination de l'arsenic. Ces matériaux latéritiques sont largement présents au
Burkina Faso et leur utilisation à des fins de décontamination des eaux polluées
-2-
Introduction générale
par l’arsenic pourrait être très prometteuse pour les pays en voie de
développement, car l’adsorption sur les matériaux latéritiques exige peu
d’investissement et peut être exploitée à faible coût.
La latérite désigne une vaste classe de matériaux issus de l’altération
extrême des roches, dans les zones intertropicales de tous les continents. En
d’autres termes, les latérites sont des produits d’intense altération météorique et
sont constituées d’un assemblage minéral qui peut être fait de goethite,
d’hématite, d’hydroxyde d’aluminium, de kaolinite et de quartz [28]. Dans le but
de valoriser ces matériaux latéritiques locaux dans le domaine du traitement des
eaux, trois latérites provenant de trois localités différentes du Burkina Faso ont
été utilisées dans cette étude. Les latérites sont largement exploitées dans le
domaine de la construction (carrière de Laye) et ont fait l’objet de nombreuses
études en vue de leur utilisation dans la construction des routes et des pistes au
Burkina Faso [29], mais les latérites comme adsorbants ont été moins étudiées. Il
est alors nécessaire, voire indispensable de mener des recherches sur la
caractérisation des sites potentiels de matières premières latéritiques et sur les
processus d’élaboration des produits finis.
Objectif
Cette thèse s’inscrit dans une dynamique générale de valorisation des
matériaux latéritiques à moindre coût énergétique, présents au Burkina Faso. La
valorisation de ces matériaux à des fins de décontamination des eaux polluées par
l’arsenic, accessibles à tous, permettra d’améliorer l’accès à l’eau potable pour
les populations rurales de la région Nord du Burkina Faso.
De façon spécifique, cette thèse consiste à :
déterminer les principales caractéristiques (structurales et
microstructurales, surface spécifique, composition chimique, etc.) des
latéritiques provenant de trois sites différents par diverses techniques
physico-chimiques ;
déterminer leur capacité à éliminer l’arsenic des eaux polluées par un
système discontinu ;
déterminer leur potentialité à éliminer l’arsenic par percolation en colonne ;
mettre en place un prototype d’élimination de l’arsenic par les latérites.
Structuration du mémoire
Ce mémoire est constitué de six chapitres.
Le premier chapitre dresse un état des connaissances générales sur
l’arsenic, les matières premières latéritiques, leur utilisation dans le domaine de
l’environnement, ainsi qu’un état des lieux sur les méthodes de dépollution des
eaux contaminées par l’arsenic.
-3-
Introduction générale
-4-
Introduction générale
Références bibliographiques
-5-
Introduction générale
-6-
Introduction générale
-7-
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
1 Introduction
2 L’arsenic
2.1 Généralité sur l’arsenic (As)
Découvert en 1250 [1], l'arsenic (As) est le 20ème élément le plus abondant
de la croûte terrestre et se retrouve dans toutes les matrices environnementales
(sol, eau, air et matières vivantes) [2-3]. Il est naturellement présent à des faibles
concentrations dans les sols, allant de 0,1 à 67 mg/kg [4]. Il est considéré comme
un métalloïde en raison de ses propriétés à la fois de métal et de non métal.
L'arsenic est un élément très répandu dans la nature. Il a une réputation bien
établie de poison. La contamination par l’arsenic des nappes phréatiques et de
l’eau constitue un problème majeur de santé publique dans certaines régions du
monde.
Les fortes concentrations en arsenic retrouvées dans certains milieux sont
liées aux apports issus de sources naturelles (érosion des sols, activités
volcaniques, feux de forêts, sources hydrothermales, etc.) et anthropiques
(industries chimiques et agricoles, activités minières, etc.). Les teneurs en arsenic
-8-
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
-9-
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
solutions aqueuses et les valeurs des différents pKa de l’acide arsénique (As(V))
et de l’acide arsénieux (As(III)) sont données dans le tableau I.2.
Tableau I. 2 : Equilibres en solutions aqueuses et les pKa des formes acides de
l’arsenic [8]
Acide arsénique
Equilibres en solutions aqueuses Valeurs des pKa
H3 AsO4 + H2 O ⇄ H2 AsO−
4 + H3 O
+ 2,3
H2 AsO− 2−
4 + H2 O ⇄ HAsO4 + H3 O
+ 6,8
3−
HAsO2−
4 + H2 O ⇄ AsO4 + H3 O
+ 11,6
Acide arsénieux
Equilibres en solutions aqueuses Valeurs des pKa
H3 AsO3 + H2 O ⇄ H2 AsO−
3 + H3 O
+ 9,2
H2 AsO− 2−
3 + H2 O ⇄ HAsO3 + H3 O
+ 12,1
3−
HAsO2−
3 + H2 O ⇄ AsO3 + H3 O
+ 12,7
- 10 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
- 11 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
La présence d’arsenic organique dans les sols et dans les eaux est due à la
présence de microorganismes capables de méthyler les formes inorganiques en
formes organiques. Les formes organiques sont principalement retrouvées dans
les organismes vivants sous formes méthylées.
Les formes organiques de l’arsenic coexistent dans les sols sous des états
trivalents et pentavalents, principalement du fait de la réaction de méthylation
microbienne des oxyanions d’arsenic. Cette méthylation peut ainsi conduire à la
forme de composés tels que : l’acide monométhylarsnonique (MMAA,
CH3AsO(OH)2), le diméthylarsine (DMA, (CH3)2AsH) et le triméthylarsine
(TMA, (CH3)3As) ainsi que à l’arsine gazeux (AsH3) [8].
- 12 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
- 13 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
- 14 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
- 15 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
- 16 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
L’arsenic est un élément ubiquiste que l’on trouve dans l’atmosphère, dans
les milieux aquatiques, les sols, les sédiments et les organismes vivants [18]. 99
% de l’arsenic total présent naturellement dans l’environnement est contenu dans
les roches. Ceci peut s’expliquer par la capacité de cet élément à se substituer à la
silice, à l’aluminium ou au fer dans les réseaux cristallins des minéraux
silicatés [19]. Les roches sédimentaires sont plus riches en arsenic que les roches
ignées. Les teneurs moyennes contenues dans les différents types de roches ignées
montrent généralement peu de variation et sont comprises entre 1 à 4,3 mg/kg.
Les roches sédimentaires argileuses contiennent des concentrations plus élevées
et plus variables comprises entre 2,6 et 33,7 mg/kg [20].
Les oxydes et silicates métalliques sont libérés de la roche par érosion et
transportés sous forme de particules. Les métaux présents dans les roches sous
forme de sulfures et de carbonates sont au contraire attaqués chimiquement et
dissous dans l’eau [21-22].
- 17 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
- 18 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
3.1.1 L’adsorption
- 19 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
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Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
3.1.2 La coagulation-floculation
- 21 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
à 0,01 mg/L. Pour As(III), le rendement d'élimination est d’environ 60% ; ceci
s'explique par la capacité de liaison à Fe(III) plus faible pour As(III) [10].
De manière générale, on ajoute, en premier lieu, un agent coagulant et l’on
soumet l’eau à traiter à certaines conditions de brassage, puis on ajoute un
floculant qui viendra agréger les agrégats déjà formés par le coagulant. L’intensité
du brassage est habituellement faible lors du processus de floculation afin que les
particules entrent en contact plus facilement. En augmentant la taille des
particules, le procédé de floculation accroît le taux de captage des flocs lors des
traitements de filtration, sédimentation et flottation1.
3.1.3 La précipitation
L’échange ionique est un procédé dans lequel les ions d’un certain signe
contenus dans une solution sont retirés de cette solution par fixation sur un
matériau solide (échangeur d’ions) pour être remplacés par d’autres ions de
mêmes signes libérés par le solide. L’échange est stœchiométrique c'est-à-dire
qu’un ion sortant de l’échangeur doit être relayé par un ion équivalent de la
solution afin de conserver l’électroneutralité dans l’échangeur et dans la solution
[36]. Les échangeurs d’ions les plus couramment rencontrés peuvent être soit de
nature inorganique comme les zéolithes, soit organique. Ces deniers, plus connus
sous le nom de résines, sont des polymères, souvent des polystyrènes réticulés par
1
La flottation est une technique de séparation fondée sur des différences d'hydrophobicité des surfaces des
particules à séparer. Elle est utilisée dans le traitement des eaux pour éliminer les graisses.
- 22 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
- 23 -
Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
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Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
4 La latérite
4.1 Définition générale de la latérite
La latérite est une formation superficielle omniprésente sous les tropiques
dont beaucoup d’auteurs, géologues et pédologues, se sont efforcés et s’efforcent
toujours de préciser la genèse et l’évolution [40].
Le mot latérite a été évoqué pour la première fois par le géographe Francis
BUCHANAN en 1807 au cours de son voyage à Madras, au travers des provinces
du Mysore, Kanabar et Malabar pour désigner un matériau ferrugineux utilisé en
Inde dans la construction [41]. Mais, au fil du temps, plusieurs définitions ont été
données au terme « latérite » rendant ainsi difficile sa compréhension, voire même
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latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
son étude. On est ainsi passé d’une définition liée à la morphologie à une
définition liée à la pédologie, en passant par une définition minéralogique.
De nos jours, la définition qui semble faire l’unanimité est celle de
Schellman en 1986 car elle s’appuie sur les conditions d’altération1 de la roche
mère et la composition minéralogique. Pour cet auteur, « les latérites sont des
produits d’intense altération météorique et sont constitués d’un assemblage
minéral qui peut être fait de goethite, d’hématite, d’hydroxyde d’aluminium, de
kaolinite et de quartz. Le rapport (SiO2/(Al2O3 + Fe2O3)) comparé à celui de la
roche mère doit être tel que la formation latéritique ne contienne pas plus de silice
que celle qui est retenue dans le quartz qui subsiste et celle qui est nécessaire à la
formation de la kaolinite » [42]. La figure I.8 montre un exemple de la texture
d’un sol latéritique.
1
L’altération est l'ensemble des modifications des propriétés physico-chimiques des roches par les agents
atmosphériques.
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Limonite Halloysite
boehmite
Hématite Illite
1
Pisolite : concrétion calcaire subsphérique, à structure concentrique.
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nous dirons que les caractéristiques essentielles des latérites sont basées sur le
pourcentage des oxydes de fer et d’aluminium.
Les latérites se caractérisent par des teneurs élevées en oxydes de fer et/ou
d’aluminium par rapport aux autres composants [47].
La forte proportion en sesquioxydes de fer (Fe2O3) et d'aluminium (Al2O3),
relativement à la composition chimique de ces sols, confère aux sols latéritiques
des comportements certainement différents selon que le profil s'est développé sur
un horizon riche ou pauvre en oxyde de fer ou d’aluminium. Il existe deux
principaux types de latérites qui sont chimiquement identifiables.
Dans le premier type, l'oxyde de fer prédomine (sols latéritiques
ferrugineux). Dans certaines de ces latérites, les teneurs en oxyde de fer dépassent
les 80 % pour quelques pourcentages d’oxyde d’aluminium. Dans ce type de
latérite, le fer est sous forme d’hématite de formule chimique Fe 2O3 qui lui
confère sa couleur rouge, mais aussi, on peut trouver le fer sous forme de goethite
de formule chimique α − FeO(OH).
Dans le second type, l'aluminium prédomine (latérites alumineuses). Les
teneurs en alumine peuvent atteindre 60 % pour quelques pourcentages d’oxyde
de fer. Dans ce type de latérite, l’aluminium est sous forme d’alumine de formule
chimique Al2O3, mais aussi, sous d’autres formes comme la gibbsite (Al(OH)3)
et la boehmite (AlO(OH)).
En dehors de ces composants principaux, coexistent divers oxydes ayant
des importances relatives (TiO2, CaO, MgO, MnO, etc.) en fonction de l'origine
de la roche mère. Dans la série des minéraux secondaires, la kaolinite et
l'halloysite prédominent sur l'illite et les minéraux de type montmorillonite [48].
Les teneurs en silice combinée sont faibles dans les latérites riches en
sesquioxydes. Cependant, de nombreuses variétés de latérites peuvent en contenir
des quantités appréciables. Cette silice combinée se trouve essentiellement sous
forme de la kaolinite, argile caractéristique de la plupart des formations tropicales
(Figure I.9).
Les analyses chimiques sont beaucoup trop brutales pour révéler la
composition, la nature et l’origine des latérites [47]. Des latérites présentant les
mêmes propriétés physiques peuvent différer quant à leur composition chimique
et inversement, les latérites présentant une composition chimique comparable
peuvent posséder des propriétés physiques différentes.
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𝐒
1, 33 < < 2 ; correspond à des roches latéritiques,
𝐑
𝐒
> 2 ; correspond à des matières premières non latéritiques.
𝐑
Mais cette classification ne fait pas l’unanimité, la controverse venant en
S
partie du fait que si le rapport sépare les latérites des argiles telles que les
R
kaolinites, en revanche, il classe les minerais de fer, la bauxite et de nombreux
grès ferrugineux dans les latérites [45].
La controverse pour cette classification des latérites en tenant compte de
ce rapport est due au fait que ce rapport dépend de la classe granulométrique
utilisée pour sa détermination. Le tableau I.6 indique quelques valeurs de ce
rapport.
Tableau I. 6 : Valeurs de S/R en fonction de la classe granulométrique utilisée
[50]
Classe 𝐒
granulaire SiO2 Al2O3 Fe2O3
(mm) 𝐑
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A. Espace interfoliaire
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4.6.2 La granulométrie
La granularité d’une latérite est l’un des paramètres les plus importants de
sa caractérisation. Les grains ne sont pas indépendants les uns des autres car ils
peuvent s’assembler en agrégats. Ces assemblages sont contrôlés entre autres par
la composition minéralogique et la présence de matières organiques [55]. Les
grains de latérites ont une tendance naturelle à s’associer selon des géométries
bien précises correspondant à un accolement par les faces ou par les côtés des
feuillets. Cette tendance accentuée par la présence des acides humiques forme
avec ces matières organiques des agglutinats atteignant parfois une taille de
l’ordre de 50 µm. La figure I.12 présente une image MEB d’une kaolinite qui est
l’un des principaux minéraux rentrés dans les latérites.
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B. La surface spécifique
La surface spécifique d’un adsorbant est définie comme étant une surface
par unité de masse. Elle est généralement exprimée en m2/g. Son estimation est
conventionnellement fondée sur des mesures de la quantité adsorbée Q ads par
l’adsorbant en question, correspondant à un adsorbat donné ; la molécule adsorbée
doit avoir une surface connue et acceptable. Il suffit, à cet effet, de déterminer la
valeur de la capacité de la monocouche à partir de l’isotherme d’adsorption [58].
Le modèle de surface spécifique Brunauer Emett et Teller (BET) [55] est
le plus utilisé pour décrire l’adsorption physique. La connaissance de la Surface
Spécifique appelée aussi Aire Massique est d'une grande importance dans la
caractérisation d'une poudre ou d'un solide, quelques soient les domaines
d'application.
Un point à considérer est la dimension de l'adsorbat. En diminuant la
dimension de l'adsorbat, la "surface spécifique" augmente [58] à cause de
l'augmentation du nombre de sites accessibles, comme le cas des trous ou des
pores. Une surface plate expose la même surface pour les petites et grandes
molécules. Une surface avec des pores, des bords, des trous et des angles, expose
une plus grande surface aux molécules plus petites. Il existe deux types de
surfaces spécifiques : celle déterminée par la méthode au BET et celle déterminée
par la méthode du bleu de méthylène qui est la surface totale accessible. La
surface spécifique est une des caractéristiques les plus importantes des matières
premières et des sédiments.
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De nos jours, c’est plus de 1,5 milliards de personnes qui n’ont pas accès à
l’eau potable saine. Selon l’Organisation Mondiale de Sante (O.M.S), ce sont 15
millions d’êtres humains qui meurent chaque année après avoir bu de l’eau non
potable, ou faute de n’avoir pas accès à l’eau potable [59]. De nombreux pays
possèdent des régions où certaines eaux de puits ou de forages présentent des
teneurs en arsenic très élevées. C’est le cas du Bangladesh, l’Inde, le Burkina
Faso, etc... Pour résoudre le problème des eaux contaminées, des chercheurs se
sont attelés à trouver des méthodes de traitements moins onéreuses et
d’application facile. C’est ainsi que certains vont proposer des traitements à partir
des matières premières naturelles telles que les latérites [60-62].
Les propriétés adsorbantes des latérites jouent un rôle efficace dans le
traitement des eaux contaminées par l’arsenic. Des tests technologiques ont
montré que les latérites à l’état naturel se sont avérées d’un intérêt considérable
dans le domaine de la dépollution des eaux contaminées par l’arsenic [60-61, 63].
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6 Cinétique d’adsorption
Dans les expériences d’adsorption, l'étude cinétique est très importante
pour déterminer le temps de contact de l'adsorbant avec l'adsorbat et pour évaluer
les coefficients stœchiométriques de réaction. La vitesse à laquelle l’équilibre
d’adsorption est atteint peut être très variable selon le système étudié ou les
conditions opératoires. Un grand nombre de paramètres peuvent influencer la
cinétique d’adsorption de façon déterminante. On peut citer entre autres la
géométrie et la configuration de l’équipement, les conditions hydrodynamiques,
l’agitation, la viscosité de la solution, sa composition, la structure, la température
et la taille des particules d’adsorbant.
Il est nécessaire de bien connaître les cinétiques d’adsorption quand on
cherche à avoir des prévisions des performances des procédés. Du point de vue
cinétique, les adsorbants peuvent être divisés en deux catégories [84] :
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phénomène n’est pas réversible. On observe en général une hystérésis entre les
couches d’adsorption et de désorption.
Type V : le milieu est du même type que les isothermes de types IV mais
les interactions milieu poreux et liquide adsorbé sont faibles. Ce type d’isotherme
est rarement rencontré.
Type VI : cette isotherme correspond à un milieu poreux dans lequel les
couches adsorbées se forment les unes après les autres.
Les isothermes de types I et II sont les plus souvent rencontrés dans les
procédés de séparation. De nombreuses théories ont été développées pour
interpréter ces différents types d’isothermes.
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latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
Avec :
qe : Quantité de soluté adsorbée par unité de masse à l’équilibre (mg/g ou
mmol/L),
qm : Quantité maximale adsorbée (mg/g ou mmol/L),
Ce : Concentration du soluté dans la solution à l’équilibre (mg/l ou mmol/L),
KL : Constante d’équilibre dite constante de Langmuir égal au rapport des
constantes de vitesses d’adsorption et de désorption (L/mg ou L/mmol).
La linéarisation de la relation I.3 donne la relation I.4.
𝐂𝐞 𝟏 𝟏
= + × (𝐂𝐞 ) Relation I.4
𝐪𝐞 𝐊 𝐋 ×𝐪𝐦 𝐪𝐦
Ce 1 1
Le tracé du graphe en fonction de Ce permet de déterminer et
qe KL × qm qm
qui sont respectivement l’ordonnée à l’origine et la pente de la droite.
Les caractéristiques essentielles d’une isotherme de Langmuir peuvent être
exprimées en termes de facteur constant (sans unité) de séparation ou paramètre
d’équilibre. Cette constante notée RL est utilisée pour prédire si un système
d’adsorption est « favorable » ou « défavorable ». Ce facteur de séparation RL est
défini par la relation I.5 suivante :
𝟏
𝐑𝐋 = Relation I.5
𝟏 + 𝐊 𝐋 ×𝐂𝟎
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Avec :
𝐪𝒆 : Quantité de soluté adsorbée par unité de masse d’adsorbant à l’équilibre
(mg/g)
n : Intensité d’adsorption
Ce : Concentration du soluté dans la solution à l’équilibre (mg/L)
KF : Capacité d’adsorption
Les coefficients KF et n sont déterminés expérimentalement à partir de la
forme linéaire de l’isotherme (Relation I.7).
𝟏
𝐥𝐧 𝐪𝐞 = 𝐥𝐧 𝐊 𝐅 + 𝐥𝐧 𝐂𝐞 Relation I.7
𝐧
1
lnKF et sont respectivement l’ordonnée à l’origine et la pente.
n
1
Une relation empirique est une relation issue de faits expérimentaux, ou validée par l'expérience,
mais dont on ne connaît pas de base théorique, ou qu'on ne peut pas relier à une base théorique
simple.
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des surfaces homogènes. Cette isotherme est décrite par la relation I.8 [88-89]
qui peut être exprimée sous la forme suivante.
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Avec :
𝐪𝒆 : Quantité de soluté adsorbée par unité de masse d’adsorbant à l’équilibre
(mg/g)
Ce : Concentration du soluté dans la solution à l’équilibre (mg/L)
qm : Quantité maximale d’adsorption (mg/g ou mmol/L)
b et t sont les constantes de Toth
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aqueuses. Dans les eaux brutes et dans la plupart des cas, l’adsorption est utilisée
comme le dernier processus de traitement juste avant la désinfection.
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latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
9 Conclusion
La revue bibliographique a permis de définir les latérites comme des
matières premières constituées principalement d’oxydes de fer et d’aluminium et
de minéraux associés. La latérite naturelle n'est pas un matériau standardisé et sa
composition varie en fonction de l'emplacement ainsi que de l'étendue de la
latéralisation. La revue bibliographique a également permis de savoir que les
latérites disposent de propriétés leur permettant d’être utilisées dans l’élimination
de l’arsenic dans les eaux polluées.
Cette revue bibliographique a permis aussi de faire un état des lieux sur les
différentes méthodes et un état de l’art sur les adsorbants utilisés pour
l’élimination de l’arsenic dans les eaux souterraines. Bien qu’il existe plusieurs
méthodes pour l’élimination de l’arsenic, ces méthodes restent très onéreuses et
les frais de fonctionnement sont exorbitants. Parmi ces méthodes, il existe
l’adsorption sur les matériaux latéritiques qui s’est révélée être prometteuse.
Dans un souci de développer une méthode efficace, moins onéreuse et
d’application facile, nous nous sommes intéressés aux matériaux latériques. Le
choix de ce matériau a été motivé par le fait que les latérites sont largement
présentes au Burkina Faso et leur utilisation dans le processus de purification des
eaux contaminées par l’arsenic pourrait être effectuée à faible coût.
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Références bibliographiques
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latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
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latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
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Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
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Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
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Chapitre I : Aperçu bibliographique sur l’arsenic, les matières premières
latéritiques et les méthodes de dépollution des eaux contaminées en arsenic
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Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
1 Introduction
Dans ce chapitre sont présentées les méthodes d’analyses physico-
chimiques des eaux en vue d’en déterminer la qualité générale.
Les différentes méthodes de caractérisation des latérites sont aussi décrites.
Ces méthodes de caractérisation sont la granulométrie, la diffraction des rayons
X, la spectrométrie infrarouge, la microscopie électronique à balayage, la
spectrométrie d’émission atomique à source de plasma à couplage inductif (ICP-
AES).
Ce chapitre présente aussi la description des différentes techniques
expérimentales mises en œuvre pour l’étude de l’adsorption de l’arsenic (III, V)
en batch et en colonne par percolation sur les latérites.
- 61 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
pH /
pH-mètre portatif 826 de marque
metrohm et mesure in situ
Température (T) °C
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Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
- 63 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
et les volumes d’acide versés pour lesquels le pH prend les valeurs 8,3 (pour le
TA) et 4,5 (pour le TAC) sont relevés. Ces valeurs nous permettent d’accéder à
la concentration en bases CB de l’échantillon. L’indice de Ryznar, un indice de
stabilité, est défini par la relation II.2.
𝐈𝐑𝐳 = 𝟐 × 𝐩𝐇𝐬 − 𝐩𝐇𝐫é𝐞𝐥 Relation II.2
pHs et pHréel sont les pH de saturation et mesuré in situ respectivement.
Le pH de saturation est déterminé en mélangeant 250 ml de l’échantillon avec 2
g de CaCO3. Le mélange est mis sous agitation pendant 24 heures, et laissé au
repos pendant 6 heures. Le surnageant est recueilli pour la mesure du pH.
Pour le dosage des ions sulfate, nitrate et phosphate, nous avons utilisé des
kits spécifiques à chaque ion.
Pour les ions sulfates, un kit de réactif SulfaVer 4 en sachet de poudre,
2 – 70 mg/L, SO42-.
Pour les ions nitrate, un kit de réactif NitraVer 5 en sachet de poudre,
0,1 – 10 mg/L, NO3-N
Pour les ions phosphate, un kit de Réactif PhosVer 3 en sachets de poudre,
0,02 – 2,50mg/L PO43-.
3.1.1 La densité
La densité d’un matériau est une de ses propriétés fondamentales. Elle est
un paramètre physique qui permet d’estimer la composition minéralogique des
matières premières à partir des données de la littérature. En effet, elle permet de
savoir quelle espèce minérale prédomine dans un matériau [2-3]. Elle est le
rapport entre la masse de l’échantillon sur la masse du même volume de solvant
utilisé.
- 64 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Avec :
m1 (g) : masse du pycnomètre à vide,
m2 (g) : masse du pycnomètre rempli d’eau distillée,
m3 (g) : masse du pycnomètre avec une certaine quantité de matériau,
m4 (g) : masse du pycnomètre avec la même quantité de matériau et remplie avec
de l’eau distillée.
Avec :
TH (%) : taux d’humidité en pourcentage,
m1 (g) : masse de l’échantillon à la température ambiante avant le séchage à 105
°C,
m2 (g) : masse de l’échantillon porté à 105 °C pendant 24 heures.
- 65 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Avec :
PF (%) : perte au feu en pourcentage,
m2 (g) : masse de l’échantillon étuvé à 105 °C,
m3 (g) : masse de l’échantillon après la cuisson à 1000 °C pendant 2 heures.
- 66 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
A.1 Principe
- 67 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Avec :
P (bar) : la pression partielle du gaz qui s´adsorbe,
Po (bar) : pression de vapeur du gaz à la température d´adsorption,
Vm (cm3) : le volume du gaz adsorbé quand il y a la monocouche,
C : la constante qui dépend de la température de condensation et de l´adsorption
du gaz
Vads (cm3) : le volume de gaz adsorbé à la pression P.
Si on a les données qui correspondent à la formation initiale de la
𝐏 𝐏
monocouche, la courbe de en fonction donnera une droite (selon la
𝐕𝐚𝐝𝐬 (𝐏 − 𝐏𝟎 ) 𝐏𝟎
Relation II.7). On obtiendra ainsi les valeurs de C et Vm avec respectivement la
pente (𝛂) et l´ordonnée à l´origine (𝛃). Lorsque le volume de la monocouche est
connu, la surface spécifique est donnée par la relation II.8 [8].
𝐕𝐦
𝐒𝐁𝐄𝐓 = 𝓝𝑨 × 𝛔 × Relation II.8
𝐕
Avec :
SBET (m2/g) : la surface spécifique par adsorption d’azote,
𝒩𝐴 (mol-1) : le nombre d’Avogadro,
σ (Ǻ2) : l’aire occupée par une molécule d’adsorbat
Vm (cm3/mol) : le volume occupé par une mole de vapeur
V (cm3/mol) : le volume molaire du gaz.
- 68 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
B.1 Principe
Avec :
VB : la valeur au bleu,
VBM : la quantité de bleu de méthylène adsorbé (cm3 ),
msol : la masse sol sec de la prise d’essai (g).
Le principe de cette méthode repose sur la base d'échanges ioniques ayant
lieu entre les cations des matières premières latéritiques facilement échangeables
et les cations de bleu de méthylène libérés lors de sa dissolution dans l'eau. Les
particules latéritiques ayant une grande surface spécifique ainsi qu’une capacité
- 69 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Avec :
Mf (méq) : quantité en milliéquivalent de bleu de méthylène adsorbé par 100 g de
matière sèche quand la surface est totalement couverte ; c’est le PFO,
Am : surface occupée par une molécule de bleu de méthylène = 130 Å2,
N : nombre d’Avogadro = 6,02.1023 [Link]-1.
- 70 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
- 71 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Avec :
C.E.C : Capacité d’Echange Cationique en méq/100g
Ci : Concentration initiale (0,05 mol/L)
Ce : Concentration en équilibre (mol/L)
m : Masse de l’échantillon (g)
V : Volume de la solution (ml)
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Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
A Principe
- 73 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
B Mode opératoire
L’analyse chimique élémentaire des échantillons a été faite par ICP à l’aide
d’un ICP- AES-IRIS Intrepid II XSP. L’échantillon est mis en solution selon le
protocole suivant : 250 mg de chaque échantillon préalablement séché à l’étuve à
105 °C pendant 24 heures ont été pesés puis introduits dans un tube en téflon. A
cela, nous avons ajouté 4 ml d’acide fluorhydrique (HF, 30%), 3 ml d’acide
sulfurique (H2SO4, 96%) et 3 ml d’acide nitrique (HNO3 65%) ; le tout est placé
dans le four à micro-onde de marque MILESTONE/START D Microware, qui
est porté à 200 °C sous 30 bars. Celui-ci est programmé suivant le cycle thermique
représenté à la figure II.3. Le protocole détaillé utilisé pour les analyses à l’ICP-
AES a été illustré en annexe.
- 74 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Avec :
m0 (g) : masse du bécher vide,
m1 (g) : masse de prise d’essai,
m2 (g) : masse de l’échantillon sans matière organique + bêcher.
- 75 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
A Principe
Avec :
𝐝 : Distance interréticulaire hkl, c'est-à-dire la distance entre deux plans
cristallographiques ;
𝛉 : Angle d’incidence des Rayons X,
𝐧 : Ordre de réflexion (nombre entier),
𝛌 : Longueur d’onde des rayons X.
- 76 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
B Mode opératoire
Les diffractogrammes des rayons X des poudres des latérites ont été
obtenus à l’aide d’un montage Bragg-Brentano dans un diffractomètre de marque
SIEMENS D5000 à monochromateur arrière en graphite, fonctionnant sous une
tension de 40 kV et une intensité de 30 mA avec une anticathode en cobalt de
longueur d’onde 𝛼 égale à 1,78897 Angstrom, piloté par un ordinateur muni d’un
logiciel DIFFRAC AT version 2. Le temps d’acquisition est de soixante minutes.
Avant la réalisation des diffractogrammes, des pastilles des poudres de latérites
d’environ 0,5 cm d’épaisseur ont été obtenues en les compactant dans un moule
à une pression de 90 kN à l’aide d’une presse.
- 77 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
A Principe
Avec :
I : Intensité de la radiation transmise ;
I0 : Intensité de la radiation incidente ;
ε : Coefficient d’extinction ;
C : Concentration de l’élément absorbant ;
d : Chemin optique (cm).
Un spectromètre FT-IR comporte essentiellement cinq parties
(Figure II.5) :
une source lumineuse ;
un dispositif permettant de générer les interférences : l’interféromètre ;
un compartiment échantillon qui permet d’accueillir plusieurs types
d’accessoire (porte-échantillon) dépendant du mode de mesures utilisé
(réflexion ou transmission) ;
un détecteur ou capteur photosensible : le spectromètre FT-IR peut
comporter un ou plusieurs détecteurs, pouvant être du type :
pyroélectrique (générant un courant proportionnel au différentiel de
température entre les deux faces du détecteur) comme les détecteurs DTGS
(Deuterated Tri-glycine Sulfate),
- 78 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
B Mode opératoire
Les spectres IR ont été enregistrés dans le domaine allant de 400 à 4000
cm avec une résolution de 4 cm-1 à l’aide d’un appareil de marque Shimadzu
-1
- 79 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
3.3.1 Principe
- 80 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
- 81 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
3.4.1 Principe
- 82 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
3.5 La zêtamétrie
La zêtamétrie est une technique électrocinétique qui permet de déterminer
le potentiel zêta (ζ) des particules en suspension en appliquant un champ
électrique [31].
- 83 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
3.5.1 Principe
- 84 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Avec :
ζ ∶ Le potentiel zêta
η : La viscosité du milieu
μ ∶ La mobilité
ε ∶ La permittivité
- 85 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
- 86 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
L Alfa Aesar). Des solutions mères de concentration égale à 1000 mg/L d’arsenic
(V) et d’arsenic (III) ont été préparées et conservées à 4 °C. Les solutions filles
d’arsenic (V) et d’arsenic (III) qui ont été utilisées dans ce travail sont préparées
juste avant l’emploi par dilution des solutions mères.
Les autres réactifs tels que HNO3 (Prolabo), NaOH (Prolabo), NaHCO3
(Prolabo), NaNO3 (Merck), NaH2PO4.H2O (Merck) et Na2SO4.10H2O (Merck)
utilisés dans les essais étaient tous de qualité analytique.
La détermination des concentrations en arsenic (V) et arsenic (III) en
solution sont réalisées à l’aide d’un ICP-AES de marque Thermo Scientfic
(Thermo Elemental IRIS Intrepid II XSP) piloté par le logiciel d’acquisition et de
traitement des données TEVA (Limite de détection de 9 µg/L).
Des solutions étalons sont préparées à partir d’une solution standard de As
(1000 ± 0,05 mg/L, Merck) pour l’établissement d’une droite de calibration avant
chaque analyse.
Les gaz utilisés pour l’alimentation de l’appareil sont de l’argon et de
l’azote.
- 87 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
[38, 43-44], les expériences ont montré que l’équilibre est atteint en moins de 24
heures. Pour plus d'exactitude dans le choix du temps d'équilibre, il a été décidé
de mener toutes les expériences suivantes sur un temps plus long que le début de
saturation, soit 24 h de temps de contact.
Les mélanges sont agités pendant 24 heures à l’aide d’un agitateur
mécanique Heidolph REAX 20 à la température ambiante 18 ± 2°C. Après 24
heures d’agitation, les solutions sont retirées et centrifugées à l’aide d’une
centrifugeuse de marque BECKMAN J2-MI à 1308 g (accélération centrifuge
radiale) pendant 15 minutes. Après 15 minutes, elles sont retirées et filtrées à
l’aide des membranes en nylon de diamètre 25 mm avec un seuil de rétention de
0,45 µm. Après filtration, les solutions sont analysées par ICP-AES.
Le pourcentage en arsenic est calculé à l’aide de la Relation II.18.
(𝐂𝟎 − 𝐂𝐞 )
% 𝐀𝐬(𝐕, 𝐈𝐈𝐈) = × 𝟏𝟎𝟎 Relation II.18
𝐂𝟎
Avec :
% As(V, III) ∶ Pourcentage en arsenic (V) ou (III)
C0 ∶ Concentration initiale en arsenic (V) ou (III) en mg/L
Ce : Concentration à l’équilibre en arsenic (V) ou (III) en mg/L
Les expériences d’adsorption ont été effectuées par la mise en contact des
matériaux (0,5 g) avec 50 mL des solutions d’arsenic (V) ou d’arsenic (III) de
concentrations initiales différentes (1 mg/L à 10 mg/L) dans des flacons en
polyéthylène de capacité 250 mL à la température de 18 ± 2 °C. L’ensemble est
équilibré pendant 24 heures. Le solvant utilisé pour la préparation des solutions
d’arsenic est une eau pure de résistivité 18,2 MΩ.cm. Après 24 heures d’agitation,
les solutions sont recueillies et centrifugées à 1308 g pendant 15 minutes avec une
centrifugeuse de marque BECKMAN J2-MI et ensuite filtrées avec des
membranes en nylon de seuil de rétention de 0,45 µm.
La quantité (qe ) de l’arsenic fixé par gramme d’adsorbant est donnée par
la relation suivante (Relation II.19) :
𝐕
𝐪𝐞 = (𝐂𝟎 − 𝐂𝐞 ) × Relation II.19
𝐦
- 88 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
4.2.4 Effet des ions sulfate, nitrate, phosphate et bicarbonate sur le taux
d’adsorption de l’arsenic (III, V)
- 89 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
4.3 Adsorption de As(III, V) par la latérite KN dans une colonne à lit fixe
par percolation
4.3.1 Les courbes de percée
- 90 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
- 91 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Avec :
Q : Le débit volumétrique en ml/min
t tot : Le temps total d’écoulement (min)
La quantité totale de l’arsenic adsorbée dans la colonne (𝑞𝑡𝑜𝑡 )(𝑚𝑔) est
calculée à partir de l’aire sous la courbe de percée au moyen de la relation II.21
suivante [48].
Q t =tot Q t =tot
qtot (mg ) = ∫ Cad dt = ∫ (C0 − Ct )dt Relation II.21
1000 t =0 1000 t =0
Avec :
mg
Cad (
L
) : La concentration de l’arsenic adsorbée au temps t (s).
La capacité maximale d’adsorption de l’arsenic à l’équilibre de la colonne
mg
qeq ( ⁄g) (Relation II.22) est calculée comme suit [47] :
mg q
qeq ( ⁄g) = tot Relation II.22
m
Avec :
m : La masse seche de l’adsorbant dans la colonne en g
La quantité totale de l’arsenic introduit dans la colonne est calculée en
utilisant la relation II.23 [48].
C0 ×Q×ttot
mtot (mg) = Relation II.23
1000
Avec :
mg
𝐶0 ( ): La concentration initiale en arsenic.
L
- 92 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Ainsi, dans cette étude, les modèles d’Adams-Bohart et de Thomas ont été
développés pour identifier le meilleur modèle pour prédire le comportement
dynamique de la colonne à lit fixe. Ces modèles sont décrits les paragraphes
suivants :
A Modèle de Adams-Bohart
Avec :
C0 (mg/L) est la concentration initiale de l’arsenic, Ct (mg/L) est la concentration
de l’arsenic à la sortie de la colonne à l'instant t (min), k AB est la constante
L
cinétique ( . min) de Adams-Bohart, N0 est la concentration de saturation
mg
(mg/L), Z est la hauteur du lit fixe (cm) et F est la vitesse superficielle (cm/min)
définie comme le rapport entre le débit volumétrique Q (cm3/min) de la surface
C
de section transversale A en cm2) du lit. Le tracé de ln ( t ) en fonction de t
C0
permet de déterminer les différents paramètres.
B Modèle de Thomas
Avec :
- 93 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
5 Conclusion
Les différentes techniques de caractérisation des matières premières que
nous avons présentées dans ce chapitre sont complémentaires. Elles apportent des
informations nouvelles ou confirment les informations obtenues. L’ensemble des
techniques décrites dans ce chapitre va nous permettre de disposer de données sur
les latérites afin de mieux les utiliser dans la dépollution des eaux contaminées
par l’arsenic.
Les analyses physico-chimiques vont permettre de déterminer la qualité
des eaux des forages de Tanlili et de Lilgomdé. Cette caractérisation permettra de
préparer une eau dont la composition est proche de ces eaux dans les essais de
décontamination des eaux contaminées par l’arsenic.
- 94 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
Références bibliographiques
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Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
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Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
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Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
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Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
- 99 -
Chapitre II : Techniques et méthodes expérimentales
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Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
1 Introduction
L'eau est essentielle pour la santé des humains et des autres êtres vivants,
et l'approvisionnement adéquat de l'eau potable est important pour le
développement socio-économique d'une nation [1]. Les eaux issues des nappes
souterraines et les eaux de surfaces sont des ressources exploitées par l’homme
pour divers usages. La composition chimique d’une eau issue du milieu naturel
est très variable et dépend de la nature géologique du sol d’où elle provient et
aussi des substances réactives qu’elle rencontre lors de l’écoulement [2]. Par
conséquent, l’eau qui est source de vie pour les populations rurales, peut devenir
source de maladies à cause de la consommation des eaux dont les teneurs en
arsenic est élevée.
Les eaux souterraines sont traditionnellement les sources en eau
privilégiées pour l’eau potable, car plus à l’abri des pollutions que les eaux de
surface. Toutefois, certaines caractéristiques minimales sont exigées pour qu’elles
puissent servir à la production d’eau potable qui doivent elles-mêmes satisfaire à
des normes de qualité physico-chimique et biologique [3]. La qualité naturelle des
eaux souterraines peut être altérée par l’activité anthropique ou par des
phénomènes naturels. Les contaminations d’origine géogène les plus fréquentes
dans le monde sont celles dues à l’arsenic et au fluor.
La présence de l’arsenic dans les eaux souterraines a été constatée dans
plusieurs localités du Burkina Faso où les concentrations en arsenic dans les puits
sont extrêmement élevées par rapport à la norme de l’OMS (0,01 mg/L). Ces
dernières années, de fortes concentrations en arsenic ont été mises en évidence
dans des eaux souterraines de la région du Nord du Burkina Faso où des études
ont révélé des signes d’imprégnation arsenicale au sein des populations des
villages de Tanlili et Lilgomdé. Ces signes étaient essentiellement des
hyperkératoses et des hyperpigmentations. L’arsenic se trouve en particulier dans
des sédiments de roches volcaniques qui contiennent des minerais d’or et des
sulfures. Bien qu’encore artisanale, l’extraction de l’or est en pleine expansion
depuis plusieurs années dans le pays. Les minéraux soufrés présents dans les
- 101 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
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Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
Coordonnées
géographiques
Villages Forages Références
Latitude Longitude
Nord Ouest
1 1996/DRHN/28057/001 13°24’19,8’’ 02°09’34,1’’
Tanlili
2 1997/DRHN/28057/002 13°24’18,1’’ 02°09’32,6’’
Figure III. 1 : Localisation des sites d’études sur la carte de Yatenga (Région
du nord du Burkina Faso)
- 103 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
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Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
4 Mesures in situ
4.1 La température
La température d’une eau est un facteur important dans l’environnement
aquatique du fait qu’elle régit la presque totalité des réactions physiques,
chimiques et biologiques [5, 6]. Ceci vient du fait qu’elle affecte les propriétés
physiques et chimiques de celle-ci, en particulier sa densité, sa viscosité, la
solubilité de ses gaz (notamment celle de l’oxygène) et la vitesse des réactions
chimiques et biochimiques [7]. Dans la région d’étude, les résultats obtenus
montrent que la température ne présente pas de grandes variations d’un puits à
l’autre (Figure III.3). La température des eaux des forages varie entre 28 et 33
°C, avec des moyennes autour de 31,4 ± 1,6°C ; 31,1 °C ± 1,7 ; 31,6 °C ± 0,5 °C
et 31,5 ± 0,9 °C respectivement pour Tanlili 1, Tanlili 2, Lilgomdé 1 et Lilgomdé
2.
30
Température ( C)
27
24
21
18
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
Le pH est l’une des mesures que l’on doit effectuer le plus fréquemment
car il est relié à la teneur en ions hydronium (H3O+) et donc à l’acidité et
l’alcalinité de l’échantillon. Il représente le degré d’acidité ou d’alcalinité du
milieu aquatique. Ce paramètre caractérise un grand nombre d’équilibres physico-
chimiques et dépend de facteurs multiples dont l’origine de l’eau [8].
Le pH diminue en présence de teneurs élevées en matière organique et
augmente en période d’étiage lorsque l’évaporation est importante. Les valeurs
- 105 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
du pH des eaux étudiées ne montrent pas une variation notable, avec un minimum
de 5,8 et un maximum de 8,5 (Figure III.4). Les pH sont voisins de la neutralité
avec un caractère plus ou moins alcalin à l’exception du forage N°1 de Tanlili qui
a un caractère acide. La plupart des eaux présentent un caractère alcalin
bicarbonaté du fait que le pH est inférieur à 8,3. Les pH enregistrés au cours de
cette campagne ont une moyenne de 6,6 ± 0,6 ; 7,8 ± 0,2 ; 7,4 ± 0,4 et 7,7 ± 0,4
respectivement pour Tanlili 1, Tanlili 2, Lilgomdé 1 et Lilgomdé 2. Tous nos
échantillons se situent dans la gamme recommandée par l’OMS (6,5 – 8,0) [9].
Un contact prolongé, notamment la stagnation de l’eau dans les tuyaux en acier
pendant les pauses de la nuit peut engendrer le phénomène de corrosion selon la
réaction suivante [9].
7,5
6
pH
4,5
1,5
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
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Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
400
CE (µS/cm)
300
200
100
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
- 107 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
60
45
30
15
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
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Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
250
200
Eh (mV)
150
100
50
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
5 Analyses au laboratoire
5.1 L’indice de Ryznar (IRz)
L’indice de Ryznar (IRz) permet de définir la tendance agressive ou
entartrante d’une eau. Des classes de risques de corrosion sont établies en fonction
des valeurs de IRz (Tableau III.2).
Nous avons des valeurs moyennes au cours de l’année autour de 9,4 ± 0,7 ;
8,9 ± 0,2 ; 9,3 ± 0,5 et 9,2 ± 0,3 respectivement pour Tanlili 1, Tanlili 2, Lilgomdé
1 et Lilgomdé 2. Toutes les eaux analysées ont un indice de Ryznar supérieur à
8,5 °F (Figure III.8), ce qui explique le caractère corrosif de ces eaux.
Pour confirmer ou infirmer l’agressivité des eaux des localités de Tanlili et
Lilgomdé, nous avons calculé d’autres indices donnant une idée sur l’agressivité
des eaux. Il s’agit de l’indice Langelier et de l’indice de Leroy.
L’indice de Langelier (IL) est défini par la relation III.1 [14].
- 109 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
𝐓𝐀𝐂
𝐈𝐃 = Relation III.2
𝐓𝐇
TAC et TH sont le titre alcalimétrie complet et la dureté totale
respectivement.
Il permet de confirmer ou non la tendance à la corrosion d’une eau, avec
des concentrations exprimées en meq/L. L’eau est considérée comme faiblement
corrosive si l’indice est compris entre 0,7 et 1,3 et corrosive si l’indice est
supérieur à 1,3.
Les indices de Langelier calculés à partir de la relation III.1 sont -1,4 ; -
0,6 ; -1 et -0,7 pour Tanli1, Tanlili 2, Lilgomdé 1 et Lilgomdé 2 respectivement.
Ces indices sont tous négatifs, ce qui suggère un caractère agressif des eaux.
Pour les indices de Leroy, calculés à partir de la relation III.2, et qui sont
de 1,7 ; 3,2 ; 2,3 et 2,4 respectivement pour Tanlili 1, Tanlili 2, Lilgomdé 1 et
Lilgomdé 2. Ces indices sont tous supérieurs à 1,3, ce qui suggère un caractère
corrosif des eaux des deux localités.
Les indices de Langelier et de Leroy ont permis de confirmer la corrosivité
et l’agressivité des eaux de Tanlili et Lilgomdé.
Tableau III. 2 : Relation entre IRz et la tendance incrustante ou corrosive de
l’eau [15]
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Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
7,5
IRz
4,5
1,5
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
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Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
Tableau III. 3 : Norme pour la dureté des eaux de boisson d’après l’O.M. S [16]
TH (°F) 0–7 7 – 15 15 – 25 25 – 42 ≥ 42
Très Moyennement
Eau Douce Dure Très dure
douce dure
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
5.3 Le calcium
Il est le composant majeur de la dureté de l’eau, et l’élément dominant des
eaux naturelles. Lorsque sa teneur dans l’eau dépasse la norme, il provoque
l’entartage dans les canalisations.
La teneur en calcium des échantillons est comprise entre 4,8 et 25,2 mg/L
au cours de la campagne d’étude avec des moyennes autour de 9,4 ± 4,7 ;
16,1 ± 2,4 ; 16,4 ± 8,1 et 17,7 ± 4,1 mg/L respectivement pour Tanlili 1, Tanlili
2, Lilgomdé 1 et Lilgomdé 2 (Figure III.10). Ces valeurs sont inférieures à la
norme de l’OMS qui est de 270 mg/L [12].
- 112 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
20
15
10
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
5.4 Le magnésium
Le magnésium constitue le deuxième élément significatif de la dureté de
l’eau après le calcium. Il est un élément indispensable pour la croissance. Il
intervient comme élément plastique dans l’os et comme élément dynamique dans
les systèmes enzymatique et hormonaux.
Les teneurs en magnésium sont comprises entre 1,9 et 3,1 mg/L pour le
forage N°1 de Tanlili, 1,4 et 2,4 mg/L pour le forage N°2 de Tanlili, 0,7 et 11,5
mg/L pour le forage N°1 de Lilgomdé et pour Lilgomdé 2 la concentration est
comprise entre 4,3 et 11,1 mg/L. Les variations des teneurs en magnésium sont
très faibles au cours de la campagne d’étude. Les valeurs du magnésium sont
présentées sur la figure III.11.
- 113 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
- 114 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
160
TAC (mg/L de CaCO3)
120
80
40
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
Les teneurs en bicarbonates des forages étudiés varient comme suit : 14,3
mg/L à 170,8 mg/L (Tanlili 1), 170,8 mg/L à 217,2 mg/L (Tanlili 2), 16,9 mg/L à
190,3 mg/L (Lilgomdé 1) et 186,7 à 242,8 mg/L (Lilgomdé 2). Le forage 2 de
Lilgomdé présente les valeurs les plus élevées de dureté, de conductivité et de
bicarbonate par rapport aux autres forages. Ces valeurs élevées peuvent
- 115 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
s’expliquer par le fait que la minéralisation se traduit par la teneur globale en sels
dissous tels que les carbonates, les bicarbonates, les sulfates, etc.
200
[HCO3-] (mg/L)
150
100
50
0
Janvier Mars Mai Juillet Septembre Décembre
Mois
- 116 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso
élevée atteignant plus de cent fois la concentration autorisée par l’OMS pour les
eaux destinées à la consommation humaine.
Le fer est indispensable pour le corps humain, mais de très fortes
concentrations affectent les propriétés organoleptiques de l’eau et tâchent aussi le
linge. La valeur guide de l’OMS du fer total dans l’eau de boisson est de
0,3 mg/L [17]. Les forages d’eau analysés ont une concentration en fer total
supérieure à la valeur guide de l’OMS, à l’exception du forage 1 de Lilgomdé.
- 117 -
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina
Faso
Tableau III. 4 : Teneurs moyennes des ions des eaux de Tanlili et Lilgomdé
*Limite de détection
** Pas de valeur guide OMS
- 118 -
CHAPITRE III : CARACTÉRISATIONS PHYSICO-CHIMIQUES DES EAUX DE
FORAGES DES LOCALITÉS DE TANLILI ET DE LILGOMDÉ AU NORD DU
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso INA FASO
6 Faciès hydrochimiques
L’étude du chimisme des eaux a pour but d’identifier les faciès chimiques
des eaux et la qualité de potabilité. Elle permet de suivre aussi l’évolution spatiale
des paramètres physico-chimiques et d’estimer leur origine en les corrélant avec
la géologie et la piézométrie. Dans le but de bien identifier les faciès
hydrochimiques et d’avoir une indication sur l’aspect qualitatif des eaux
souterraines, la représentation graphique des résultats d’analyses s’avère un outil
inévitable. On a eu recours au diagramme de Piper pour pouvoir répondre à ces
questions. Ces diagrammes ont été réalisés en utilisant le logiciel Diagrammes
5.6, conçu par Roland Simler (Laboratoire d’hydrogéologie, Université
d’Avignon, 2007) [21]. Il est composé de deux triangles permettant de représenter
le faciès cationique et le faciès anionique et d’un losange synthétisant le faciès
global. Ce type de diagramme est particulièrement adapté pour étudier l’évolution
- 117 -
CHAPITRE III : CARACTÉRISATIONS PHYSICO-CHIMIQUES DES EAUX DE
FORAGES DES LOCALITÉS DE TANLILI ET DE LILGOMDÉ AU NORD DU
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso INA FASO
du faciès des eaux lorsque la minéralisation augmente ou bien pour indiquer les
types de cations et anions dominants et pour distinguer des groupes
d’échantillons.
Les diagrammes de Piper (Figures III.14 et 15) des localités de Tanlili et
Lilgomdé correspondent aux échantillons d’eau de deux campagnes de
prélèvement.
A l’analyse du diagramme de Piper, il ressort que les eaux des villages de
Tanlili et de Lilgomdé sont majoritairement carbonaté sodi-potassiques.
Sur le diagramme de Piper représenté à la figure III.14 et correspondant à
la campagne du mois de juillet qui est un mois en pleine saison pluvieuse, on
observe dans le triangle des anions une prédominance des carbonates, qui traduit
un faciès bicarbonaté. Dans le triangle des cations, aucun ion ne prédomine, ce
qui traduirait un faciès mixte sodique, potassique et calcique. A l’analyse du
losange, qui est la synthèse des deux triangles (anions et cations), on en déduit
que ces résultats sont confirmés par un faciès global bicarbonaté, sodique et
potassique.
Sur la figure III.15, nous avons représenté le diagramme de Piper
correspondant aux échantillons de la campagne du mois de décembre qui est un
mois correspondant à la fin de la saison pluvieuse. Comme pour la campagne de
juillet, nous observons sur le triangle des anions une prédominance des
carbonates, ce qui traduit un faciès bicarbonaté. Quant au triangle des cations, un
faciès mixte sodique, potassique et magnésien est observé avec une faible
empreinte calcique. Le faciès global nous confirme les résultats observés sur les
deux triangles. Ce losange présente un faciès bicarbonaté calcique et magnésien
avec une faible empreinte bicarbonaté sodique et potassique.
- 118 -
CHAPITRE III : CARACTÉRISATIONS PHYSICO-CHIMIQUES DES EAUX DE
FORAGES DES LOCALITÉS DE TANLILI ET DE LILGOMDÉ AU NORD DU
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso INA FASO
- 119 -
CHAPITRE III : CARACTÉRISATIONS PHYSICO-CHIMIQUES DES EAUX DE
FORAGES DES LOCALITÉS DE TANLILI ET DE LILGOMDÉ AU NORD DU
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso INA FASO
7 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons analysé les paramètres physico-chimiques des
eaux des forages des localités de Tanlili et Lilgomdé utilisées comme source
d’eau potable pour les populations rurales en vue d’évaluer leur potabilité. Ces
forages constitueront les sites pour l’installation d’une unité pilote de traitement
des eaux contaminées à l’arsenic. Cette étude a révélé que les eaux des deux
localités ne sont pas conseillées pour la consommation humaine. Le paramètre qui
déclasse ces eaux souterraines comme une eau de boisson est la teneur élevée en
arsenic. Il y a donc lieu de procéder à une purification de ces eaux en vue de
l’élimination de ce métalloïde très toxique. Le digramme de Piper a permis de
montrer que les eaux de ces deux localités sont bicarbonatées calciques et
magnésiennes avec une faible empreinte bicarbonatée sodique et potassique.
- 120 -
CHAPITRE III : CARACTÉRISATIONS PHYSICO-CHIMIQUES DES EAUX DE
FORAGES DES LOCALITÉS DE TANLILI ET DE LILGOMDÉ AU NORD DU
Chapitre III : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso INA FASO
- 121 -
Chapitre IV : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso INA
Références bibliographiques
- 122 -
Chapitre IV : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso INA
- 123 -
Chapitre IV : Caractérisations physico-chimiques des eaux de forages des localités
de Tanlili et de Lilgomdé au Nord du Burkina Faso INA
- 124 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
1 Introduction
Les latérites sont des matières premières minérales complexes dont l’usage
nécessite une caractérisation préalable. Cette caractérisation permettra d’avoir
une base de données sur les matières premières latéritiques afin de les utiliser dans
des domaines appropriés, notamment le traitement des eaux contaminées par
l’arsenic.
Cette partie est consacrée à la présentation des contextes géologiques des
différentes localités où ont été prélevées les matières premières latéritiques
servant de support à ce travail. Par la suite, nous déterminerons quelques
propriétés minéralogiques, chimiques, et microstructurales des latérites.
Ces propriétés seront déterminées en utilisant plusieurs techniques qui sont
entre autres la diffraction des rayons X (DRX), la spectrométrie infrarouge (IR),
l’analyse chimique élémentaire, l’analyse thermique (TGA/DSC), la microscopie
électronique à balayage, la capacité d’échange cationique et le point isoélectrique.
Pour cette caractérisation, les échantillons de latérites ont été finement broyés et
la fraction inférieure à 0,3 mm a été utilisée.
- 125 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Coordonnées géographiques
Sites
Références Observation
Latéritiques
Latitude Nord Longitude Ouest
- 126 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Ce site appartient au degré carré de Kaya situé entre le parallèle 13° et 14°
de latitude Nord et les méridiens 1° et 2° de longitude Ouest. Les formations
géologiques sont dominées par des roches volcaniques et volcano-sédimentaires
(Figure IV.2). Ces roches constituent des zones de relief alors que les vastes
zones plates du reste de la carte, d’altitude variant entre 300 et 350 m, sont faites
de matériaux granitiques comme le protolithe. Du point de vue géologique, le site
latéritique de KN est localisé dans un environnement de roches birimiennes.
- 127 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 128 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 129 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
BN 3 1,5 ± 0,1
KN 3 1,6 ± 0,1
LA 3 2,1 ± 0,1
- 130 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Les taux d’humidité (TH) des trois échantillons sont peu élevés. Ces taux
indiquent que les échantillons latéritiques sont peu hydratés par l’eau
atmosphérique.
BN 3 7,7 ± 0,1
KN 3 11,5 ± 0,1
LA 3 10,4 ± 0,2
3.1.3 La densité
- 131 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Tableau IV. 4 : Comparaison des valeurs des densités des latérites BN, KN et LA
avec d'autres latérites
3.1.4 La granulométrie
- 132 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
100
60
40
20
KN LA BN
0
0 200 400 600 800 1000 1200
Diamètre des mailles (µm)
- 133 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Surface
Volume des
Latérites spécifique (SS) au Références
pores (cm3/g)
B.E.T (m2/g)
Latérite brute (Inde) 15,3 0,013 [1]
Sol rouge brute 16,1 - [2]
Laterite brute (inde) 17,5-18,5 0,011 [3]
Latérite modifiée 178-184 0,22 [3]
Latérite brute (Vietnam) 10,9 0,01 [4]
Latérite brute 24,7 0,08 [6]
Latérite riche en fer 32,0 - [7]
Latérite calcinée
187,5 0,04 [13]
(Philippines)
Latérite BN 34,9 0,11
Présent
Latérite KN 58,6 0,14
travail
Latérite LA 41,1 0,10
- 134 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Capacité d’échange
Surface spécifique SS
Echantillons cationique CEC (meq/100g
(m2/g)
de matériau)
BN 61,2 478,9
KN 50,5 395,4
LA 55,1 431,3
Mf
60
Mf
50 Mf
40
30
20
10
BN KN LA
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8
BM additionné en mmol/L
- 135 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Echantillons BN KN LA
- 136 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Tableau IV. 8 : Comparaison des valeurs de la CEC pour les latérites BN, KN et
LA avec d'autres adsorbants
C.E.C (méq/100 g de
Adsorbants Références
matériau)
Argile naturelle 42,38 [18]
Bauxite 24-33 [19]
Fer concretion 59-65 [19]
Argile naturelle 18,66 [20]
Kaolinite 13 [21]
Argile bentonite 67 [22]
Latérite BN 61,2-67,7
Latérite KN 50,5-52,3 Présent travail
Latérite LA 55,1-58,7
- 137 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Matière
Echantillons m0 (g) m1 (g) m2 (g) organique MO en
% massique
BN 52,4 10,0 62,3 1,2
KN 52,0 10,0 61,9 0,7
LA 53,8 10,0 63,6 1,3
- 138 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
45
KN
Potentiel zêta (mV)
30 LA
PI = 3,82 BN
15
PI = 3,78
0 PI = 4,40
-15
-30
-45
-60
0 2 4 6 8 pH 10 12
- 139 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Tableau IV. 11 : Comparaison des valeurs du point isoélectrique pour les latérites
BN, KN et LA avec d'autres latérites
MgO, MnO2,
BaO, CaO,
Oxydes SiO2 Fe2O3 Al2O3 K2 O Na2O TiO2 PF*
Cr2O3, B2O3,
Ga2O3
BN 57,5 14,4 7,4 2,3 1,4 1,5 ˂1 7,7
KN 50,2 20,8 14,1 1,7 1,4 2,1 <1 11,5
LA 53,7 17,6 6,74 1,8 1,4 2,1 <1 10,4
- 140 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Les spectres de diffraction des poudres des trois échantillons utilisés dans
ce travail sont donnés dans les figures IV.8 à IV.10.
L’examen des diffractogrammes montre que les trois échantillons sont
essentiellement composés de quartz (SiO2), de la kaolinite (Al2Si2O5(OH)4), de
l’hématite (Fe2O3) et de la goethite (FeO(OH)). Ces phases minérales sont celles
couramment présentes dans les latérites [25-27]. Les minéraux présents dans les
latérites BN, KN et LA ont été comparés avec d’autres latérites présentées dans
la littérature et utilisées pour l’adsorption de l’arsenic. Les résultats et les
principaux minéraux sont consignés dans le tableau IV.14.
- 141 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 142 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 143 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Elle complète les résultats de la diffraction des rayons X. Les figures IV.11
à 13 présentent les spectres infrarouges des latérites de BN, KN et LA enregistrés
dans le domaine allant de 400 à 4000 cm-1.
Les attributions des bandes du spectre infrarouge de KN, LA et BN ont été
faites en s’appuyant sur les données de la littérature [25]. Ainsi, le tableau IV.15
donne les différentes attributions probables des trois latérites.
- 144 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 145 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
100
%T
80
60 Al-OH,
Fe-OH Si-O-Si
H2O
40
Si-O-Al
OH
H2O
20
Si-O,
Al-OH Al-OH Si-O, Fe-OH OH Si-O-Si;
OH Fe-O
0
3900 3300 2700 2100 1500 900 300
cm-1
80
%T
60
Al-OH,
40 H2O Fe-OH
Fe-O,
Si-O-Si
20
-OH OH
H2O Si-O, Fe-OH
Al-OH OH
Si-O, -OH
Al-OH Si-O-Si
0
3900 3300 2700 2100 1500 900 300
cm-1
- 146 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
80
%T
60
Fe-OH, Si-O-Si
H2O Al-OH
40
Si-O-Si,
Fe-O
20
H2O -OH
Si-O,
Fe-OH Si-O, -OH
Al-OH -OH
Al-OH
0
3900 3300 2700 2100 1500 900 300
cm-1
- 147 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Kaolinite Métakaolinite
La transformation du quartz α en quartz β intervenant environ à 575 °C
n’est pas totalement visible, étant donné que ce pic est faible par rapport au large
pic intervenant entre 500°C et 600°C.
Le seul pic exothermique qui est observé au niveau des courbes DSC des
échantillons, intervient entre 950 °C et 1000 °C. Ce pic correspond à la
réorganisation structurale de la métakaolinite en phase spinelle et en silice
amorphe (Equation IV.3) [32, 48].
DSC
Perte de masse (%)
94 C
296 C TGA
-0,2 100
1,4%
1,6% 98
-0,6
547 C 96
960 C
-1
6,3% 94
-1,4
92
-1,8 90
0 200 400 600 800 1000 1200
Température ( C)
- 148 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
0,3 101
DSC 963 C
4,1% 97
-0,1
110 C
-0,3
7,3%
356 C 93
-0,5
710 C
-0,7
89
-0,9
558 C
-1,1 85
0 200 400 600 800 1000 1200
Température ( C)
-0,6
964 C 94
8,7%
-1 559 C
90
-1,4 86
0 200 400 600 800 1000 1200
Température ( C)
- 149 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 150 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
4 Conclusion
Les échantillons de latérites ont été caractérisés en utilisant plusieurs
techniques physiques et chimiques : DRX, FTIR, analyses chimiques
élémentaires, SEM, la granulométrie. La diffraction des rayons X a permis de
montrer que les latérites contiennent comme principaux minéraux la goethite,
l’hématite, le quartz et la kaolinite. L’analyse chimique a montré que les latérites
du Burkina sont riches en oxyde de fer et d’aluminium. Les principaux minéraux
identifiés dans les latérites du Burkina Faso sont en accord avec les minéraux
rencontrés dans les latérites décrites dans la littérature.
Les surfaces spécifiques BET des latérites KN, LA et BN sont élevées par
rapport aux valeurs déterminées dans la littérature pour les latérites naturelles
utilisées dans l’adsorption de l’arsenic. En comparant les propriétés des latérites
BN, KN et LA avec d’autres latérites utilisées dans la littérature pour l’élimination
de l’arsenic (Tableau IV.16), nous nous apercevons que les trois latérites ont des
propriétés similaires aux autres latérites.
Compte tenu de toutes ces caractéristiques physiques et chimiques, nous
pouvons conclure que les latérites naturelles du Burkina Faso pourraient être
considérées comme des candidats potentiels dans l'adsorption de l’arsenic dans
les eaux souterraines.
- 151 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
SS au
VP Principaux
Latérites Densité BET PI Références
(cm3/g) minéraux
(m2/g)
Quartz,
Hématite,
Sol rouge 1,3 16,05 - 7,41 [2]
Goethite, oxydes
d’aluminium
Quartz, oxydes
Latérite de fer, oxydes
nd 24,79 0,08 nd [6]
brute d’aluminium,
oxydes de titane
Quartz,
Latérite
Hématite,
riche en nd 32 nd 8,64 [7]
Goethite, oxyde
fer
d’aluminium
Laterite
Hématite,
brute 2,46 18,50 0,01 7,49 [3]
Goethite
(inde)
Oxydes de fer,
Latérite
0,45-2 10,96 0,01 7,97 d’aluminium, de [4]
(Vietnam)
silice
Quartz,
Latérite Hématite,
2,52 34,88 0,11 4,40
BN Goethite, oxydes
d’aluminium
Quartz, Présent
Latérite Hématite, travail
2,92 58,65 0,14 3,82
KN Goethite, oxydes
d’aluminium
Quartz,
Latérite Hématite,
2,69 41,15 0,10 3,78
LA Goethite, oxydes
d’aluminium
nd : non déterminé
- 152 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
Références bibliographiques
- 153 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 154 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 155 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 156 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
[48] Y.F. CHEN, M.C. WANG, M.H. HON, Phase transformation and growth
of mullite in kaolin ceramics. J. Eur. Ceram. Soc., 24 (2004) 2389 – 2397.
- 157 -
Chapitre IV : Matières premières et caractérisations physicochimiques
- 158 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
1 Introduction
Au cours des dernières décennies, un grand intérêt a été porté à la recherche
sur la présence et le comportement de l’arsenic dans l'environnement en raison
des graves problèmes posés par cet élément très toxique, dont l’élimination des
milieux pollués est devenue un enjeu mondial. Ce constat explique le nombre
croissant de travaux relatifs au développement de nouvelles technologies pour
l’élimination de l'arsenic inorganique présent dans les eaux souterraines ou de
surface destinées à la consommation humaine, sous la forme d’espèces oxy-
anioniques dans lesquelles l’arsenic est principalement aux degrés d’oxydation
+III et +V.
Les latérites comme adsorbants ont été utilisées dans certains pays comme
le Bangladesh, l’Inde, le Vietnam pour l’élimination de l’arsenic dans les eaux
destinées à la consommation [1-2]. Au Burkina Faso, les latérites existent bien à
l’état naturel et ont fait l’objet de nombreuses études en vue de leur utilisation
dans la construction des routes, des pistes [3] et largement exploitées dans le
domaine de la construction des habitats (carrière de Laye). Les latérites comme
adsorbants à des fins d’assainissement des eaux polluées par l’arsenic ont été
moins étudiées. Cette étude pourrait constituer une solution efficace et durable au
profit des populations des villages du Nord du Burkina Faso où la concentration
en arsenic dans certains puits est largement supérieure à la norme admissible par
l’Organisation Mondiale de la santé qui est de 0,01 mg/L.
L’objectif de ce chapitre est d’étudier la potentialité d’élimination de
l’arsenic (III) et (V) en solutions synthétiques par les latéritiques BN, KN et LA.
Les études dans des solutions synthétiques contaminées à l’arsenic sont un
préalable aux études de terrain pour l’élimination de l’arsenic en situation réelle.
2 Adsorption en batch
Les études d’adsorption en batch de l’arsenic (III) et (V) se sont focalisées
d’une part sur des investigations structurale et microstructurale après adsorption
de l’arsenic, et d’autre part sur l’effet de dose des adsorbants, l’effet de la
concentration initiale en As, l’effet du pH et les effets des interférences de
quelques anions sur l’adsorption de l’arsenic.
- 159 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
Les figures V.1 à V.3 montrent les spectres FTIR des latérites et des
mélanges latérites + arsenic.
Une comparaison des pics des latérites brutes et des latérites contaminées
à l'arsenic montre des pics similaires avec des modifications (diminution,
augmentation ou disparition) lorsque l’arsenic a été adsorbé sur les latérites.
Cependant, les pics à 1034, 1004, 914, 791, 752, 694 et 470 cm-1 plus nets sur les
latérites brutes ont diminué d’intensité, ou ont même disparu après contact des
latérites avec une solution d’arsenic pendant 24 heures. Par ailleurs, la diminution
du pic à 791 cm-1 est due à AsO(OH)− 2 (latérite +As(III)) [4]. Ces modifications
de pics sur les spectres de latérites + As(III, V) sont une indication des interactions
entre les espèces de l'arsenic et la surface des latérites [2, 5]. Les modifications
constatées sur les spectres infrarouges ont été mises en évidence par plusieurs
auteurs au cours des travaux antérieurs [6- 8]. Selon la littérature [4, 9], les
spectres « adsorbant + As » doivent être réalisés à des pH bien précis (acide ou
alcalin) pour que d’autres pics caractéristiques de As(III) ou As(V) apparaissent.
L’analyse par diffraction des Rayons X de la structure sera nécessaire pour
en savoir plus sur les phases minérales responsables de l’adsorption de l’arsenic
(III) et (V) étant donné que les latérites sont constituées d’oxydes mixtes. Les
données FT-IR suggèrent un mécanisme de sorption de sphère interne pour
As(III) et As(V) sur les latérites.
Le tableau V.1 résume les différentes modifications (disparition,
augmentation et diminution d’intensité des bandes) observées sur les spectres FT-
IR après adsorption de l’arsenic. Ces changements seraient dus à l’effet de
l’arsenic sur les phases minérales identifiées dans les trois latérites.
- 160 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
110
BN+As(V) BN+As(III) BN
90
70
50
30 1638 cm-1
539 cm-1
10 3450 cm-1
914 cm-1
3695 cm-1 3618 cm-1 752 cm-1 694 cm-1
470 cm-1
-10
3900 3400 2900 2400 1900 1400 900 400
cm-1
65
50
35
1638 cm-1
20
5 3170 cm-1
3450 cm-1
-1
3695 cm-1 3618 cm 914 cm-1 791 cm-1
-10
3800 3200 2600 2000 1400 800 200
cm-1
- 161 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
110
LA+As(V) LA+As(III) LA
90
70
50
30
1638 cm-1
10 539 cm-1
3450 cm-1
3695 cm-1 914 cm-1 752 cm-1
3618 cm-1
-10
3800 3200 2600 2000 1400 800 200
cm-1
- 162 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les latérites
Tableau V. 1 : Appréciation qualitative des intensités des bandes caractéristiques des liaisons inter-atomiques après adsorption
de As(III) et As(V) par les latérites BN, KN et LA.
Liaisons Spectres
-1
inter Bandes (cm )
BN + As(III) BN + As(V) KN + As(III) KN + As(V) LA + As(III) LA + As(V)
atomiques
3695 = − = = − +
Al-OH
3618 = − = = − +
1034 0 0 = = = =
1004 0 0 = = = =
Fe-OH 914 − − + − − +
791 − − − − − −
752 − − = = − +
539 − 0 / / 0 +
Fe-O
470 − − / / 0 +
3430 = = = = = =
H2O
1638 − − − − − −
3170 / / 0 0 / /
-O-H
694 − = − − − +
Si-O 1112 0 0 = = = =
Si-O-Si 421 − 0 / / / /
- 162 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
2.1.2 La microstructure
Les images MEB (Figures V.4 à V.6) ont été effectuées grâce à un
microscope électronique à balayage (Microspec-WDX 600/OXFORD). Les
images présentent des différences qui pourront certainement nous apporter des
informations complémentaires. La surface des latérites brutes (avant adsorption)
présente une structure très poreuse avec des textures hétérogènes.
Les images MEB des résidus après adsorption à As(III,V) présentent un
aspect aggloméré (amassé ou assemblé de façon compacte) qui serait lié à la
présence de l’arsenic dans la structure et/ou à la surface des minéraux composants
les latérites. Un accolement des particules des latérites est observable sur les
images MEB des résidus après adsorption à l’arsenic. Cet accolement pourrait
être dû à un piégeage des ions arsenic par les plaquettes des latérites. En plus, les
analyses EDX indiquent la présence de Fe et Al sur la surface des particules. Ces
phases seraient donc responsables de l’élimination de l’arsenic.
- 163 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
- 164 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
- 165 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
B. Cas de la latérite KN
- 166 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites
C. Cas de la latérite LA
- 167 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les latérites
- 168 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les latérites
- 169 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les latérites
- 170 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
-0,3
-0,6
-0,9
-1,2
-1,5
-1,8
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Température ( C)
- 171 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
0,2
296 C DSC_BN DSC_BN+As(V)
-0,2
-0,6
-1
-1,4
-1,8
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Température ( C)
DSC_KN DSC_KN+As(III)
0,3
356 C /348 C
0
710 C
-0,3
-0,6
110 C
-0,9
-1,2
-1,5
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Temperature ( C)
- 172 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
0,4
DSC_KN DSC_KN+As(V)
356 C
0
710 C
-0,4
110 C
-0,8
-1,2
-1,6
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Température ( C)
-0,4
-0,8
328 C
-1,2
-1,6
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Température ( C )
- 173 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
0
DSC_LA DSC_LA+As(V)
-0,4
-0,8
328 C
-1,2
-1,6
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
Température ( C)
Des études cinétiques ont été réalisées à un pH compris entre 6,2 et 7 avec
une dose d'adsorbant de 10 g/L et une concentration initiale d'arsenic (III, V) de
5 mg/L. Les échantillons d’eau ont été prélevés à des intervalles de temps
appropriés pendant 24h, et le taux d'élimination de l'arsenic (III, V) a été
déterminé.
La figure V.17 montre la cinétique d'adsorption de différentes espèces de
l’arsenic sur les latérites qui ont été étudiées dans la gamme de 1h à 24h. On
constate que l'adsorption de l'arsenic (III, V) se produit rapidement au cours des
10 premières heures, se déroule à un rythme relativement plus lent et atteint
l'équilibre à environ 17 heures. Ceci est dû au fait qu’au début du processus, tous
les sites actifs restent libres pour l'adsorption des espèces d'arsenic et leur
concentration diminue graduellement au fur et à mesure que l'adsorption se
poursuit avec le temps. En outre, la concentration des ions As(III) et As(V) dans
la solution diminue également avec l'adsorption au cours du temps. De ce fait, la
force motrice diminue graduellement avec le temps, alors que l'agitation reste
constante conduisant le système vers l'équilibre où aucun retrait supplémentaire
d'adsorption n'est possible avec l’augmentation du temps [12,13]. Le taux
d'adsorption lent indiqué par la figure V.17 suggère que l'adsorption est contrôlée
principalement par une diffusion intraparticulaire [12]. Ainsi, la période
d'agitation de 24 h est considérée comme une période d'agitation optimale pour la
suite des essais.
- 174 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
100
80
%As(III,V)
60
40
KN_As(V) KN-As(III)
20
LA_As(III) LA_As(V)
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600
t (min)
- 175 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les latérites.
Tableau V. 2 : Paramètres cinétiques et coefficients de corrélation pour l'adsorption As (III) et As (V) sur les latérites
- 176 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 177 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
et 85, 63 sont atteints respectivement pour KN, LA et BN. Les résultats dans le
présent travail sont meilleurs que ceux obtenus par A. Maiti et al [23], pour
l’adsorption de As(V) (2 mg/L) sur une latérite naturelle provenant de la zone de
Midnapore du Bengale occidental (Inde) pour laquelle un taux d'élimination
d'environ 80% a été atteint pour 15 g/L de latérite. Pour une quantité de 5g/L et
une concentration d’arsenic égale 5 mg/L, on obtient un taux d'élimination
d'environ 70 % pour les latérites KN et LA dans le cas de As(V) et un taux
d'élimination d'environ 80% pour la latérite KN dans le cas de l'adsorption As(III).
Ces résultats sont encore meilleurs que ceux obtenus par Y. Glocheux et al [9],
qui ont obtenu un taux d'élimination d'environ 60% pour l'élimination de As(III)
par adsorption sur une latérite naturelle brute, avec une concentration initiale
d'arsénite de 1 mg/L.
Pour les latérites KN et LA, nous obtenons un pourcentage d'élimination
élevé avec une quantité de latérites naturelles qui est inférieure à celles décrites
dans la littérature [18,22, 24- 26].
100
%As(III)
80
60
40
KN_As(III)
20
LA_As(III)
BN_As(III)
0
0 10 20 30 40 50
- 178 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
100
%As(V) 80
60
40
KN_As(V)
20
LA_As(V)
BN_As(V)
0
0 10 20 30 40 50
Dose adsorbant (g/L)
- 179 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les latérites.
Tableau V. 3 : Quelques pourcentages d’élimination de As(III,V) pour des latérites rapportées dans la littérature
Latérite BN 74 85,63 15 5
- 180 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 181 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
qe (mg/g)
0,8
qe (mg/g)
0,6
0,4
0,8
0,2 KN_As(III)
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Ce (mg/L)
0,6
0,4
0,2 KN_As(III)
BN_As(III)
LA_As(III)
0
0 1 2 3 4 5 6
Ce(mg/L)
0,6
qe (mg/g)
0,8
0,3 LA_As(V)
KN_As(V)
0
0,6 0 0,5 1 1,5
Ce(mg/L)
2
0,4
BN_As(V)
0,2
KN_As(V)
LA_As(V)
0
0 1 2 3 4 5 6
Ce(mg/L)
- 182 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
Avec :
R est la constante des gaz parfait (8,3145 J/mol.K)
T est la température absolue en Kelvin (K)
Sur la base de la relation V.3, les valeurs de ∆𝐺 0 (Tableau V.4) sont toutes
négatives, sauf dans le cas de l’adsorption de As(III) sur BN, ce qui suggère la
spontanéité du processus d’adsorption de l’arsenic.
Une comparaison entre les valeurs de qm obtenues dans ce travail avec des
valeurs rapportées dans la littérature pour d'autres types de matériaux est
présentée dans le tableau V.5. Les capacités d'adsorption maximale d'élimination
de l’arsenic des latérites BN, KN et LA sont dans le même ordre que celles des
adsorbants naturels utilisés dans la littérature pour l’élimination de l’arsenic.
- 183 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
Ce/qe (g/L)
15
As(III) As(V)
12,5 y = 2,0657x + 2,5187 y = 2,1437x + 0,5012
R² = 0,9669 R² = 0,9903
10
7,5
2,5 BN_As(III)
BN_As(V)
0
0 1 2 3 4 5 6
Ce(mg/L)
2,8
As(III) As(V)
y = 1,0199x + 0,1061 y = 1,4033x + 0,0702
Ce/qe (g/L)
1,6 1,2
As(III)
Ce/qe (g/L)
y = 1,0199x + 0,1061
1 R² = 0,9898
1,2 0,8
0,6
0,8 0,4
0,2
KN_As(III)
0,4
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1
Ce(mg/L)
0
0 0,5 1 Ce(mg/L) 1,5 2
- 184 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
8 As(III) As(V)
Ce/qe (g/L) y = 1,5016x + 1,418 y = 1,2069x + 0,0799
R² = 0,9879 R² = 0,9963
6 LA_As(III)
LA_As(V) 2,5
Ce/qe (g/L)
2
4
1,5
LA_As(V)
1
2 0,5
0
0 0,5 1 1,5 2
Ce(mg/L)
0
0 1 2 3 4 5
Ce(mg/L)
0,6
RL_As(III)_KN
RL_As(III)_LA
0,5
RL_As(III)_BN
0,4
RL
0,3
0,2
0,1
0
0 2 4 6 8 10
C0 (mg/L)
- 185 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
0,2
RL_As(V)_KN
RL_As(V)_LA
0,16 RL_As(V)_BN
0,12
RL
0,08
0,04
0
0 2 4 C0 (mg/L) 6 8 10
- 186 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 187 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
As(V) As(III)
Lnqe
-0,9
y = 0,1816x - 1,0778 y = 0,4234x - 1,5954
R² = 0,9923 R² = 0,9987
-1,3
-1,7
-2,1
BN_As(III)
BN_As(V)
-2,5
-3 -2 -1 0 1 2
Ln(Ce)
-0,4
-0,8
-1,2
-1,6 KN_As(III)
KN_As(V)
-2
-5 -4 -3 -2 -1 0 1
lnCe
- 188 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
lnqe
y = 0,4451x - 1,1362 y = 0,2046x - 0,2769
R² = 0,9983 R² = 0,9871
-0,5
-0,9
-1,3
-1,7
-2,1 LA_As(III)
LA_As(V)
-2,5
-4,5 -3,5 -2,5 -1,5 -0,5 0,5 1,5
lnCe
Les valeurs élevées des coefficients de corrélation (R2) pour les deux
modèles suggèrent que l’exploitation des données expérimentales s’adapte bien
au modèle de Langmuir et de Freundlich, ce qui peut être interprété en termes de
nature de la surface des adsorbants et les affinités des différentes formes
minéralogiques présentes dans les adsorbants envers l’arsenic.
- 189 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 190 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
-0,5
As(III) As(V)
y = -0,053x - 1,1882 y = -0,0107x - 0,9521
R² = 0,8121 R² = 0,9321
-1
As(III) As(V)
-1,5
lnQ
-2
-2,5
-3
0 30 60 90 120 150
Ԑ2
-1
lnQ
-1,5
-2
-2,5
-3
0 50 100 150 200 250
Ԑ2
- 191 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
0,5
As(III) As(V)
y = -0,0359x - 0,8687 y = -0,0092x - 0,302
0 R² = 0,8379 R² = 0,9773
As(III) As(V)
-0,5
-1
lnQ
-1,5
-2
-2,5
-3
0 20 40 60 80 100 120 140 160
Ԑ2
- 192 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 193 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
𝐇𝟑 𝐀𝐬𝐎𝟑 𝐇𝟐 𝐀𝐬𝐎−
𝟑
% As (III)
100
80
60
40
20 KN_As(III)
LA_AS(III)
BN_As(III)
0
0 2 4 6 8 10 12 14
pH initial
- 194 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
𝐇𝟐 𝐀𝐬𝐎−
𝟒 𝐇𝐀𝐬𝐎𝟐−
𝟒
105
90
% As(V)
75
60
45
30
KN_As(V)
15 LA_As(V)
BN_As(V)
0
0 2 4 6 8 10 12 14
pH initial
Une étude comparative entre les phases pures telles que la goethite et la
kaolinite a été menée afin de comparer le pourcentage d’adsorption de l’arsenic
sur ces phases avec celui des latérites du présent travail. Les figures V.35 et 36
présentent les résultats de cette étude.
On remarque sur la figure V.35 que le taux d’élimination de As(III, V)
augmente très rapidement avec de petites doses de goethite en solution. A une
dose de 5 g/L, le taux d’élimination de As(III) et As(V) est d’environ 99%. Au-
delà de 5 g/L de goethite, le pourcentage d’élimination de l’arsenic augmente
rapidement et atteint 100%.
Sur la figure V.36 est présenté le résultat d’élimination de As (III, V) par
la kaolinite. L’augmentation de la dose de la kaolinite de 2,5 – 45 g/L n’a pas eu
d’effet significatif sur le pourcentage d’élimination de As (III) et As (V).
L’augmentation de la dose n’a entrainé qu’environ 25% d’élimination de
l’arsenic.
- 195 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
La goethite
100
%As(III,V)
80
60
Les latérites
40
0
0 10 20 30 40 50
Dose adsorbant (mg/L)
100
80
Les latérites
%As(III,V)
60
40
La kaolinite
20
0
0 10 20 30 40 50
Dose adsorbant (mg/L)
- 196 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 197 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 198 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
100
80
60
% As(III)
40
KN_0 M NaNO3
20
KN_0,01 M NaNO3
KN_0,1 M NaNO3
0
0 2 4 6 8 10 12 14
pH
80
60
%As (V)
40
KN_0 M NaNO3
20
KN_0,01 M NaNO3
KN_0,1 M NaNO3
0
0 2 4 6 8 10 12 14
pH
- 199 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
100
80
%As (III)
60
40
20 LA_0 M NaNO3
LA_0,01 M NaNO3
LA_0,1 M NANO3
0
0 2 4 6 8 10 12 14
pH
80
% As(V)
60
40
LA_0 M NaNO3
20 LA_0,01 M NaNO3
LA_0,1 M NaNO3
0
0 2 4 6 8 10 12 14
pH
- 200 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
(a) (b)
(c) (d)
Figure V. 41 : Diagramme schématique des mécanismes d'adsorption interne et
externe pour LA et KN
(a) : Mécanisme d’adsorption de sphère externe dans le cas de As(III)
(b) : Mécanisme d’adsorption de sphère interne dans le cas de As(III)
(c) et (d) : Mécanismes d’adsorption de sphère interne dans le cas de As(V) en
fonction du pH
5 Effet des anions co-existants sur l’adsorption de As(III, V) par les latérites
KN et LA
- 201 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
Ces ions ont été évalués à quatre niveaux de concentration en rapport avec
les concentrations trouvées dans les eaux des forages de Tanlili et Lilgomdé. Les
concentrations des essais étaient comprises entre 1 mg/L et 6 mg/L pour les ions
sulfate et phosphate, entre 1 mg/L et 20 mg/L pour les ions nitrate, et entre 50
mg/L et 200 mg/L pour les ions bicarbonate.
Pour l’ensemble des anions, l’effet a été évalué aussi à quatre niveaux de
concentrations :
1 mg/L de SO42-+ 1 mg/L de PO43-+ 1 mg/L de NO3- + 50 mg/L de HCO3-
2 mg/L de SO42- + 2 mg/L de PO43- + 5 mg/L de NO3- + 100 mg/L de
HCO3-
4 mg/L de SO42-+ PO43- + 10 mg/L de NO3- + 150 mg/L de HCO3-
6 mg/L de SO42-+ PO43- + 20 mg/L de NO3- + 200 mg/L de HCO3-
Les essais ont été effectués aux pH compris entre 6,6 et 7,1.
Les résultats des analyses sont présentés à la figure V.42. Sur cette figure,
on remarque que la présence d'anions en solution a provoqué une diminution
relative du rendement de l'élimination de l'arsenic (III) et (V). Cependant, le degré
d'influence sur le taux de l’élimination dépend du type d'anion et de l’espèce
d’arsenic.
Nous remarquons sur la figure V.42.a, une décroissance du taux
d’adsorption de l’arsenic (V). Le taux d’élimination de As (V) en présence des
ions bicarbonate décroît de 99,8 ± 0,2% à 96,7 ± 0,1% et 99,90 ± 0,02% à 72,70
± 0,50%, respectivement pour les latérites KN et LA lorsque les concentrations
augmentent et atteignent 200 mg/L. Cette décroissance du taux d’élimination de
As (V) en présence de HCO3- peut être due à une compétition entre l’arséniate et
cet anion dans l’eau. Pour l’arsenic (III), le taux d’élimination décroît de
99,3 ± 0,2% à 98,40 ± 0,01% et de 91,6 ± 0,6% à 88,8 ± 0,9%, respectivement
pour KN et LA avec une concentration de 200 mg/L des ions HCO3- en solution.
Pour l’ion HCO3-, la solution est devenue faiblement alcaline (pH (7 – 8)), ce qui
est défavorable pour l'adsorption de As (V). A. Maiti et al [27] ont montré que
les ions bicarbonate ont également un effet négatif sur l'adsorption de As(III). En
présence des ions bicarbonate, le taux d'adsorption de As(V) décroît ainsi que le
taux d'adsorption de As(III). Cela est expliqué par le fait que la solution devient
plus alcaline en présence des ions bicarbonate et la surface adsorbante devient
négative. Ceci conduit à une diminution du taux d’adsorption de l'arséniate qui
est chargé négativement. D'autre part, dans l'intervalle de pH de 2 - 9, l'arsénite
existe en tant qu'espèce neutre et par conséquent, son adsorption sur les substrats
solides en présence de bicarbonate diminue légèrement. Les mécanismes
d'adsorption compétitifs nécessitent une étude plus approfondie. Les oxyanions
d'arsenic (V) et les hydroxydes de fer pourraient former des complexes de pontage
binucléaires Fe-O-AsO-(OH)-O-Fe [41].
- 202 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 203 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
90
80
%As(III,V)
70
60
50
KN_As(III) LA_As(III) KN_As(V) LA_As(V)
(a)
Blanc Mix1 Mix2 Mix3 Mix4
100
Pourcentage en As(III,V) adsorbé (%)
90
80
70
60
50
As(V) Concentration en anions As(III)
(b)
Mix1 :1 mg/L de SO42-+ 1 mg/L de PO43-+ 1 mg/L de NO3- + 50 mg/L de
HCO3-
Mix2 : 2 mg/L de SO42- + 2 mg/L de PO43- + 5 mg/L de NO3- + 100 mg/L
de HCO3-
Mix3 : 4 mg/L de SO42-+ PO43- + 10 mg/L de NO3- + 150 mg/L de HCO3-
Mix4 : 6 mg/L de SO42-+ PO43- + 20 mg/L de NO3- + 200 mg/L de HCO3-
- 204 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
100
90
%As(III,V) adsorbé
70
60
50
Sulfate Sulfate Phosphate Phosphate Nitrate Nitrate
Concentration en anions
(c)
Figure V. 42 : Effet des anions sur le taux d’adsorption de As(III, V). (a) effet
des ions bicarbonate pour KN et LA, (b) effet de l’ensemble des anions pour
KN, (c) effet des ions phosphate, nitrate et sulfate
6 Conclusion
Les résultats présentés dans ce chapitre ont permis de mettre en évidence
l’élimination de As(III) et As(V) par trois latérites locales du Burkina Faso
dénommées BN, KN et LA. Les investigations structurale et microstructurale
réalisées sur les résidus des latérites après adsorption de l’arsenic (III, V) ont
montré que l’élimination de As(III) et As(V) serait due à une action synergique
des différents minéraux contenus dans les latérites. La spectrométrie infrarouge,
la diffractométrie des Rayons X, la microscopie électronique à balayage et les
analyses DSC ont effectivement permis de montrer que les minéraux tels que la
kaolinite, la goethite et l’hématite participent à l’élimination de l’arsenic (III) et
(V).
Les essais sur l’effet de dose de l’adsorbant, l’effet du pH et l’effet de la
concentration initiale en arsenic sur l’adsorption de l’arsenic (III) et (V) se sont
avérés concluants. Mais il ressort de ces essais que les latérites KN et LA se sont
avérées plus efficaces que la latérite BN. Les modèles de Langmuir, de Freundlich
et D-R ont été utilisés pour décrire les différentes isothermes d’adsorption. Les
modèles de Langmuir et de Freundlich se prêtent pour l’interprétation des
résultats avec des coefficients de corrélation élevés.
- 205 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 206 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
Références bibliographiques
- 207 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 208 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 209 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 210 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 211 -
Chapitre V : Etude des phénomènes d’adsorption de l’arsenic (III) et (V) par les
latérites.
- 212 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
1 Introduction
Après avoir étudié le phénomène d’adsorption de l’arsenic dans un réacteur
discontinu (adsorption en batch), il serait intéressant d’étudier le même
phénomène dans un réacteur continu (mode dynamique) afin de déterminer les
différents temps de percée en fonction des paramètres de la colonne, étant donné
leur caractère limitant dans l’utilisation éventuelle de la latérite pour le traitement
des eaux. Le principe de fonctionnement consiste à percoler les solutions
contaminées d’arsenic (III) et (V) dans une colonne remplie de latérite et de suivre
l’évolution de la concentration à la sortie de la colonne en fonction du temps.
L'observation des colonnes à lit fixe est essentielle pour prédire la percée,
ce qui détermine la durée de vie du lit et le temps de régénération. En outre,
l'observation des systèmes à flux continu est également importante pour
l'obtention de données d'ingénierie de base. Les études en batch peuvent ne pas
fournir toutes les informations précises sur le système de fonctionnement des
colonnes en raison de plusieurs facteurs indéterminés [1].
Afin de concevoir le fonctionnement dans une colonne à lit fixe et de dicter
la dynamique d’écoulement, des courbes de percée ont été réalisées avec la latérite
KN à pH 7,2. Le choix de cette latérite a été motivé par ses propriétés
intéressantes, notamment le pourcentage élevé en fer et la surface spécifique
élevée. En plus de posséder une grande surface spécifique et un taux en oxyde de
fer important par rapport aux autres latérites LA et BN, la latérite KN s’est avérée
efficace dans l’élimination de l’arsenic (III) et (V) lors des études en mode
discontinu.
Etant donné que l’objectif final de ce projet de thèse est l’installation d’une
unité pilote dans le village de Tanlili dont les forages ont fait l’objet d’une
caractérisation au chapitre III, le choix des concentrations en arsenic a été
effectué sur la base des concentrations totales dans les forages.
Ce chapitre a pour but d’étudier les différentes courbes de percée de
l’arsenic pour plusieurs paramètres de la colonne. Les paramètres qui ont été pris
en compte sont :
(i) la hauteur du lit adsorbant (la masse de la latérite),
(ii) le débit d’écoulement du liquide à l’entrée de la colonne,
- 213 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
- 214 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
C0 (mg/L) en
Q (mL/min) Z (cm) tp (min) Vp (mL)
As(V)
1,5 3 10 224 672
0,8
Z =10 cm ou 40 g
Ct/Co Z = 15 cm ou 60 g
Z = 20 cm ou 80 g
0,6
Colonne de diamètre 2,5 cm
0,4
5h d'interruption
Limite admissible
0,2
0
0 400 800 1200 1600 2000 2400 2800
temps (min)
Figure VI. 1 : Courbe de percée de As(V) pour un lit fixe garni de l’adsorbant
KN à différentes profondeur (C0 = 1,5 mg/L et Q = 3 mL/min)
- 215 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
- 216 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
C0 (mg/L) en
Q (mL/min) Z (cm) tp (min) Vp (mL)
As(V)
1,5 2 15 600 1200
1,5 3 15 600 1800
1,5 4 15 180 720
C0 (mg/L) en
Q (mL/min) m (kg) tp (min) Vp (mL)
As(V)
1 10 1 2220 22200
1 20 1 180 3600
- 217 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
C0 (mg/L) en As
Q (mL/min) m (kg) tp (min) Vp (mL)
(III)
1 10 1 480 4800
1 20 1 120 2400
0,4
Q = 4 ml/min
0,35 Q = 3 ml/min
Ct/C0
Q = 2 ml/min
0,3
Colonne de diamètre 2,5 cm
0,25
6 heures d'interruption
0,2
0,15
0,1
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000
Temps (min)
Figure VI. 2 : Courbe de percée de As(V) pour un lit fixe de diamètre 2,5 cm
garni de l’adsorbant KN à différents débits.
- 218 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
0,225
Q = 10 ml/min
0,2 Q = 20 ml/min
Colonne de diamètre 7 cm
0,175
Ct/C0
0,15
0,125
0,1
10 h d'interruption
0,075
0,05
Limite admissible
0,025
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000
Temps (mim)
0,3
As (III)/Q = 20 ml/min
0,2
0,15
0,1
0,05
limite admissible
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000
Temps (min)
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Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
- 220 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
C0 (mg/L) en
Q (mL/min) Z (cm) tp (min) Vp (mL)
As(V)
2,5 3 15 560 1680
1,5 3 15 600 1800
C0 (mg/L) en
Q (mL/min) m (kg) tp (min) Vp (mL)
As(V)
1 10 1 2220 22200
2 10 1 1860 18600
0,7
Ct/C0
C0 = 2,5 mg/L
0,6 C0 = 1,5 mg/L
0,4
0,3
0,2
Limite admissible
0,1
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000
temps (min)
Figure VI. 5 : Courbe de percée de As(V) pour un lit fixe de diamètre 2,5 cm
garni de l’adsorbant KN à différentes concentrations
- 221 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
0,03
C0 = 1 mg/L
C0 = 2 mg/L
0,025
Colonne de diamètre 7 cm
Ct/C0 0,02
0,015
Limite admissible
0,01
0,005
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000
Temps (min)
- 222 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
Le tableau VI.7 donne les différents temps de percée ainsi que les volumes
traités pour atteindre ce temps. Les résultats présentés dans le tableau VI.7
indiquent que la granulométrie de petite taille a une meilleure performance si un
taux d’élimination élevé est nécessaire.
Tableau VI.7 : Données expérimentales pour les paramètres de la colonne de
diamètre 5 cm à différentes granulométries
C0 (mg/L) Q m tp Vp
Granulométrie
en As(V) (ml/min) (g) (h) (L)
0,595 mm ≤ G1 < 87h 45
1,5 3 200 15,79
0,71 mm min
1,19 mm ≤ G2 < 2 mm 1,5 3 200 10h 1,8
0,7
G3 G2 G1
tp = 5h 37 min
0,6
Vp = 1,02 L
0,5 0,595 𝑚𝑚 ≤ 𝐺1 < 0,71 𝑚𝑚
1,19 𝑚𝑚 ≤ 𝐺2 < 2 𝑚𝑚
0,4
Ct/C0
2 𝑚𝑚 ≤ 𝐺3 < 2,38 𝑚𝑚
0,3
0,2
tp = 10h 00 min tp = 87h 45 min
0,1
Vp = 1,8 L Vp = 15,79 L
0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000
Temps (min)
- 223 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
0,4 G = Granulométrie
Ct/C0
0,3
0,2
0,1
0
0 1000 2000 3000 4000 5000
Temps (mim)
- 224 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
C0 (mg/L) Q m tp Vp
Latérite
en As(V) (ml/min) (g) (min) (L)
Traitée
1,5 3 200 135 0,41
thermiquement
Non traitée 1,5 3 200 675 2,03
- 225 -
Chapitre VI : Adsorption de As(III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percée
- 226 -
Chapitre VI : Adsorption de As (III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe - expérience et prédiction des courbes de percée
Tableau VI. 10 : Paramètres de la colonne de lit fixe pour l'adsorption de As par la latérite KN
- 227 -
Chapitre VI : Adsorption de As (III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe - expérience et prédiction des courbes de percée
- 228 -
Chapitre VI : Adsorption de As (III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percé
4 Conclusion
L’étude de la colonne à lit fixe a été menée pour analyser l’efficacité de la
latérite KN pour l’adsorption de As(V) et As(III) en mode dynamique. L’étude a
montré que la latérite KN est efficace pour l’élimination de l’arsenic. L'adsorption
de l’arsenic à travers une colonne à lit fixe est dépendante de la profondeur du lit,
de la concentration de l’arsenic et du débit d’écoulement du soluté à l’entrée de
la colonne. La capacité d'adsorption de la colonne a été augmentée avec
l'augmentation de la profondeur du lit, mais a diminué avec l'augmentation de la
concentration de la solution et du débit. Le processus de sorption de la colonne
est de meilleure qualité pour des concentrations et des débits faibles à l’entrée de
la colonne avec une hauteur de lit plus grande. On constate que le délai de rupture
(le temps de percée) diminue avec l'augmentation à la fois du débit et de la
concentration initiale en arsenic à l’entrée de la colonne. Cette étude de
percolation en colonne est une étude préliminaire en vue de de la réalisation d’une
unité pilote. Ces essais ne sont qu’un début dans l’installation d’une colonne.
- 229 -
Chapitre VI : Adsorption de As (III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percé
Références bibliographiques
- 230 -
Chapitre VI : Adsorption de As (III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percé
- 231 -
Chapitre VI : Adsorption de As (III, V) par la latérite KN en colonne a lit fixe -
expérience et prédiction des courbes de percé
- 232 -
Conclusion générale
Conclusion générale
- 233 -
Conclusion générale
- 234 -
Conclusion générale
viii. Les études menées sur les effets du taux d’élimination de l’arsenic (III) et
(V) par les latérites KN et LA en fonction de certains anions contenus dans
les eaux de Lilgomdé et Tanlili ont montré que seuls les bicarbonates ont
un effet négatif sur le taux d’élimination de l’arsenic. Quant aux ions
sulfate, nitrate et phosphate l’augmentation de la concentration en ces ions
n’affecte pas le taux d’élimination de l’arsenic. Il ressort de cette étude que
les concentrations des ions phosphate, nitrate et sulfate rencontrés dans les
eaux de forage de Tanlili et Lilgomdé étant faibles, ces anions ne pourraient
pas interférer dans l’élimination de l’arsenic dans les eaux.
ix. La latérite KN s’est avérée efficace dans l’élimination de l’arsenic (III) et
(V) par rapport aux deux autres latérites BN et LA lors des essais en batch.
Cette efficacité se justifie par des propriétés intéressantes, notamment le
pourcentage de fer (20,8%) et la surface spécifique au BET élevée (58,65
m2/g) par rapport aux deux autres latérites.
Les essais de percolation de colonne à lit fixe, sous différentes conditions,
ont également été menés pour étudier l'efficacité de la latérite KN, dans
l'élimination des espèces d'arsenic (As(III) et As(V)). Les expériences ont été
menées sur trois colonnes de diamètres différents (2,5 cm ; 5 cm et 7 cm). Les
essais en colonne ont montré que la latérite KN est efficace pour l'élimination de
l’arsenic (III) et As(V) de l'eau. La capacité d'adsorption dépend fortement du
débit à l’entrée de la colonne, de la concentration initiale en arsenic, de la hauteur
du lit et de la taille des particules. Les volumes d’eau traitée au point de percée
ont augmenté au fur et à mesure que le débit, la concentration et la taille des
particules diminuaient et quand la hauteur du lit augmentait. Au fur et à mesure
que le débit et la concentration augmentent, le temps de percée et la concentration
en arsenic adsorbés diminuent. Pour une colonne de 7 cm de diamètre, nous
atteignons un volume total traité de 22,2 litres en 37 heures pour une
concentration en As(V) égale à 1 mg/L et une hauteur en lit de 25 cm.
A l’issue de cette étude, il ressort qu’une utilisation des latérites du Burkina
Faso dans la dépollution des eaux de consommation contaminées par l’arsenic est
prometteuse. Néanmoins, les mécanismes d’adsorption restent à élucider. Cela
nécessiterait une utilisation de techniques appropriées pour confirmer ou infirmer
les résultats obtenus par les spectres FT-IR, DRX et l’étude de la force ionique.
Afin de compléter le travail mené, de trouver une solution au colmatage
lors de la percolation en colonne et de permettre l’expérimentation des résultats,
nous envisageons de :
i. Faire un traitement à l’acide afin d’améliorer les propriétés des latérites
(augmentation de la surface spécifique),
ii. Résoudre le problème de colmatage rencontré lors de la percolation en
colonne en utilisant d’autres matériaux inertes comme du sable, de la silice
pour des couches d’intercalation entre la latérite dans la colonne,
- 235 -
Conclusion générale
- 236 -
Annexes
Annexes
- 237 -
Annexes
y = 53,54x + 0,028
R² = 0,999
1,5
Absorbance
0,5
0
0 0,005 0,01 0,015 0,02 0,025 0,03 0,035
Concentration (mol/L)
0,8
y = 66,31x + 0,009
0,7 R² = 0,999
0,6
0,5
Absorbance
0,4
0,3
0,2
0,1
0
0 0,002 0,004 0,006 0,008 0,01 0,012
Concentration (mmol/L)
- 238 -
Annexes
- 239 -
Annexes
Une fois les solutions réalisées, celles-ci sont placées dans des bouteilles
en PET et disposées pendant une durée 24 heures sur un agitateur permettant
d’atteindre d’équilibre entre l’adsorbant et les ions présents en solution. Ces
solutions sont ensuite centrifugées à la vitesse de 3000 rpm pendant 15 minutes
avant d’être filtrées à l’aide de membranes en nylon de seuil de rétention égal à
45 µm. 14 mL du filtrat a été mis dans des flacons de 15 mL puis acidifié avec 1
mL d'acide nitrique et conservés à 4 °C avant d’être analysées à l’ICP-AES de
marque Thermo Scientfic (Thermo Elemental IRIS Intrepid II XSP) piloté par le
logiciel d’acquisition et de traitement des données TEVA (Limite de détection de
9 µg/L). Avant chaque analyse, une droite de calibration à dix points par dilution
successive (5 ppm, 2,5 ppm, 1 ppm, 0,5 ppm, 0,25 ppm, 0,1 ppm, 0,05 ppm, 0,01
ppm, 0,005 ppm, blanc) est établie à partir d’une solution standard commerciale
de As (1000 ± 0,05 mg/L dans 5 % d’acide nitrique, Merck). Toutes les solutions
utilisées ont été préparées avec de l’eau milliQ de résistivité 18,2 MΩ.cm. Le
matériel qui a servi à la préparation des différentes solutions, a été trempé dans
un bain d’acide (acide nitrique) à 5% au moins 12 heures et rincé avec de l’eau
milliQ avant utilisation. Pour chaque analyse les essais ont été repris trois fois par
échantillon.
40
y = 7,5322x - 0,0198
35
R² = 0,9999
30
Signal (Cts/S)
25
20
15
10
0
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5
Concentration (mg/L)
- 240 -
Annexes
- 241 -
Annexes
- 242 -