Methodo RISK
Methodo RISK
Des Risques
Février 2024
Plan
1. Cadre conceptuel et dispositif de Management des risques
• Définitions
• Aperçu sur le Système de Management des Risques
• Cartographie des risques
Le cadre de référence de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) considère que : « le risque
représente la possibilité qu’un événement survienne et dont les conséquences seraient
susceptibles d’affecter les personnes, les actifs, l’environnement, les objectifs de la société ou sa
réputation ».
L’ISO 31000 définit le risque comme « L’effet de l’incertitude sur l’atteinte des objectifs ».
Les référentiels proposent d’appréhender les risques selon au moins deux dimensions :
=> Un risque est toujours défini comme la possibilité de la réalisation d’un événement redouté pouvant avoir
des conséquences néfastes qui remettent en cause les objectifs du contrôle interne qui sont :
La sauvegarde du patrimoine
La fiabilité de l’information financière
L’amélioration des performances
La conformité aux lois et règlements.
• Un risque brut est un risque identifié en tant que tel abstraction faite de tout contrôle ou moyen de maitrise mis
en place pour le palier.
• Le risque résiduel / net se définit comme étant le risque net après prise en compte des mesures, actions,
dispositions... atténuants le risque brut.
• L’appétence au risque (risk apetite) est un concept introduit par le COSO 2 pour compléter la notion de risque,
elle est définie comme « le niveau de variation acceptable dans l’atteinte d’un objectif ».
• L’appétence au risque est définie par les organes de gouvernance et de direction et encadre la prise de risque
en fixant les limites des impacts qu’un organisme est prêt à accepter : seuils de tolérance.
Exemple : si l’objectif de satisfaction des clients est fixé à 98%, l’organisation peut accepter une tolérance de 96 à
100%.
Le management des risques traite des risques et des opportunités ayant une incidence sur la création ou la
préservation de la valeur.
Le management des risques est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration, la direction générale,
le management et l'ensemble des collaborateurs de l’organisation.
Il est pris en compte dans l’élaboration de la stratégie ainsi que dans toutes les activités de l'organisation.
Il est conçu pour identifier les événements potentiels susceptibles d’affecter l’organisation et pour gérer les risques
dans les limites de son appétence pour le risque. Il vise à fournir une assurance raisonnable quant à l'atteinte
des objectifs de l'organisation ».
Source : COSO 2
La culture, les aptitudes et les pratiques intégrés à la stratégie et à la performance sur lesquels s’appuie
l’entreprise pour gérer les risques en créant, préservant et réalisant de la valeur.
Source : ERM 2017
La cartographie des risques constitue la pierre La cartographie des risques présente trois caractéristiques :
angulaire de toute stratégie de gestion des
risques dans une organisation.
Exhaustive et
Elle est mise en place Pour : 2 précise
5 Evolutive
• Exhaustive et précise : son périmètre couvre l’ensemble des processus managériaux, opérationnels et
support mis en œuvre par les organisations. La démarche doit donc impliquer les dirigeants, les équipes
opérationnelles et tous les acteurs concernés.
• Formalisée et accessible : une cartographie est organisée par activités, processus, objet,… et prend la
forme d’une documentation écrite, structurée et synthétique, établie sur la base d’indications quantifiées
et disponible pour tout intervenant habilité à la consulter.
• Evolutive : L’évolution de l’environnement interne et externe de l’organisation implique une mise à jour
périodique de la cartographie à travers la réévaluation des risques.
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Phase I Identification des Phase II Etablissement d’une
risques et évaluation du Phase III Formalisation et
cartographie des risques Formation
dispositif de maîtrise
Un risque ne pourra être géré que s’il a été identifié, et l’objectif du processus d’identification des
risques est de découvrir le maximum (vu la difficulté d’être exhaustif) de risques qui peuvent être
pressentis.
Une bonne pratique est d’impliquer dans chaque technique des parties prenantes différentes, de
préférence par groupes, pour obtenir des points de vue différents.
On peut grouper les techniques d’identification des risques en trois catégories, et ceci par rapport au
temps : le passé, le présent et l’avenir.
Identification des risques à partir d’une base de données quand elle existe ;
Identification des risques à travers les types de risques déjà traités ;
Identification des risques à partir des procédures : Sur la base des procédures rédigées, le Risk
Manager peut identifier les risques associés à chaque process ;
La démarche, en l’absence de procédures écrites est :
Partir de l’organigramme
Chaque direction peut constituer un macro processus avec des processus et des sous processus
liés aux départements, aux services,….
Les processus et les sous processus peuvent par la suite fusionner ou être détaillés.
Identification des risques à travers une sollicitation des différents départements : Réunions et
ateliers avec les différents départements, Préparation de questionnaires demandant aux départements
de lister les risques ou cocher des risques préalablement définis par le Risk Manager.
N.B : Tous les risques identifiés par le Risk Manager doivent être validés par les départements.
Identification des risques à travers les rapports des auditeurs, contrôleurs permanents,… (synergie
entre les fonction de contrôle) : la mission d’audit est basée sur l’analyse du contrôle interne en vue de
détecter les dysfonctionnements, ressortir leurs conséquences (risques) et proposer les
recommandations. De ce fait, ils peuvent servir de base pour l’identification des risques.
Ces démarches pourraient être précédées d’une réunion de sensibilisation, information et formation
des différents intervenants à la gestion des risques.
La mesure du risque vise à évaluer la vulnérabilité de l’organisation face aux risques identifiés dans la
phase précédente. Il s’agit des risques dits « bruts », considérés en amont des moyens de prévention
mis en œuvre.
La mesure du risque brut prend en compte deux critères essentiels, conformément à la formule
suivante :
Risque brut = Fréquence * Impact
Le risque résiduel quant à lui mesure le risque après mise en place des éléments de maîtrise, à savoir :
Les échelles d’évaluation facilitent la hiérarchisation des risques ainsi que les arbitrages sur des
actions à mener. Les échelles paires à quatre niveaux sont à privilégier.
Fréquence
• La fréquence de survenance du risque est calculée à travers l’estimation de l’occurrence des événements pouvant être
à l’origine du risque.
Impact
• Les conséquences de la concrétisation d’un risque peuvent être déclinées en plusieurs catégories :
•L’impact financier : perte financière, baisse des revenus, hausse des coûts,… direct / indirect, immédiat / à terme ;
•En fonction du domaine : les impacts environnementaux (industrie), impacts sur la vie humaine (travaux publics),
la sécurité (armée, police, industrie minière),…
Eléments de Maîtrise
•Un élément de maîtrise désigne tout moyen ou dispositif mis en place pour permettre la réduction ou
l’élimination d’un risque, il peut aussi bien porter sur la fréquence que sur l’impact du risque :
Il convient que la communication et la concertation avec les parties prenantes internes et externes aient
lieu à toutes les étapes du processus de management des risques.
Il convient, par conséquent, d’élaborer des plans de communication et de concertation très tôt.
Il convient que les plans traitent des questions relatives au risque lui-même, à ses causes, ses
conséquences (si elles sont connues, et au mesures prises pour le traiter.
Les risques doivent être suivis, car ils évoluent avec l’évolution de l’entreprise.
Il s’agit de passer en revue périodiquement (année, semestre ou trimestre) l’ensemble des risques majeurs,
lors des réunions du Comité d’audit / Comité des risques.
Une présentation périodique devant un comité exécutif est également recommandée afin de constater
l’évolution des risques majeurs, et de s’assurer que le plan d’actions est appliqué et porte ses fruits.
En ce qui concerne les nouveaux risques (réglementaire, social, environnemental, hygiène et sécurité,
technologique, de fiscalité,…), il faut assurer une veille efficace et une remontée d’information par les
correspondants risques.
Comme tout processus de l’entreprise, celui du management des risques doit être évalué. À ce sujet, un
questionnaire d’auto-évaluation élaboré par le Risk Manager peut être rempli chaque année par les risk owners
et les principaux managers sur la maîtrise des risques dont ils sont responsables.
Elle se fait :
Selon une approche combinée Top-down & Bottum-up : implication des opérationnels (process owners)
mais également du top management.
Sur la base des référentiels risques AMRAE (Association pour le management des risques et des
assurances de l'entreprise), IIA (Institut de l’audit interne) et Solvency qui alimentent le risk register
utilisé.
En privilégiant une approche par processus : les principaux processus métiers & support de la
compagnie sont abordés sous le prisme « risque ».
En tenant compte des nouveaux risques (risques émergents) liés à la mutation des métiers, aux
changements technologiques (digitalisation, cybercriminalité…) et aux évolutions de l’environnement
(risque climatique, sanitaire…)
Cette étape consiste à évaluer les risques inhérents selon 3 paramètres : l’impact, l’occurrence et le niveau de
maîtrise en utilisant les critères de cotations ci-après :
Commentaires sur
Pistes
Description Précisions sur le Commentaires sur Commentaires sur le niveau de Qualification
N° Risque Impact Occurrence Maîtrise d’amélioration et
du risque risque l’impact l’occurrence maîtrise (description des contrôles
projets en cours
des contrôles)
Informations fournies par le référentiel Informations à renseigner pour pouvoir apprécier l’importance du risque et les mesures préventives déjà en place ou en cours de mise en œuvre
Cette étape du processus ERM consiste à traiter les risques, c’est-à-dire préparer des plans d’actions
pour renforcer le niveau de contrôle des risques critiques et peu maîtrisés, puis les mettre en œuvre
Les risques, classés par ordre de criticité lors de l'évaluation des risques, doivent être gérés de manière à
ce que les niveaux de risque résiduel se situent dans le seuil acceptable. Selon la stratégie de réponse
aux risques retenue par la compagnie, ces derniers peuvent être acceptés, évités, transférés ou atténués
Piloter les actions permettant l’atténuation des risques est essentiel. A cet effet, la mise en place d’une
gouvernance appropriée (responsable du traitement du risque, comité de suivi…) garantira une
surveillance et un examen continus nécessaires à la réussite, à terme, des plans de redressement des
risques
Administration Maladie Par ailleurs, 36% des risques présentent un niveau de maîtrise
« défectueux » ou « à renforcer » et un impact « élevé » ou
Administration IRDT
« critique ».
Indemnisation Automobile
Répartition des risques par niveau de maîtrise
Indemnisation Maladie
Impacts / enjeux du processus
Indemnisation IRDT 5,7%
18,9% Impact non significatif
Impact modéré
Finance / Comptabilité Impact élevé
Défectueux Impact critique
Recouvrement A renforcer
Acceptable Niveau de maîtrise
47,2% Efficace
Distribution & Développement Produit 28,3% Efficace
Acceptable
RH / Juridique A renforcer
Défectueux
Logistique / Achats
Le processus « Souscription » est moyennement maîtrisé du fait de : Centraliser les demandes de cotation chez une seule personne chargée de créer les demandes
sur Milliard et de les affecter aux autres souscripteurs pour traitement et préparation de l'offre
Lenteur dans le processus d’élaboration de l’offre au client due à des retards / oublis de saisie
(créer une boîte mail centrale ex : Souscription_Senegal@[Link]) (PA*)
des demandes de cotations sur Milliard
Mettre à jour les protocoles d'accord avec les 10 courtiers existants (conformément aux
Protocole d’accord avec les courtiers à mettre à jour + Certains apporteurs d’affaires n’ont pas
disposition de l’article 13) et étendre à tout nouveau courtier + Limiter les délégations de gestion
encore reçu leur carte professionnelle
(PA) + Remettre les cartes professionnelles à l’ensemble des apporteurs d’affaires et les
Manque d’informations émanant de l’apériteur concernant les risques coassurés déclarer à la Direction Nationale des Assurances
Faible suivi du S/P en raison d’un manque de pertinence du système de surveillance du Prévoir une réunion trimestrielle avec l'apériteur pour partage d'informations sur les risques
portefeuille coassurés (PA)
Risque de sous tarification dans la mesure où les courtiers n'envoient pas les pièces Centralisation de la surveillance de portefeuille au niveau du Groupe Saham (PEC*)
justificatives ou fraudent sur les données clients
Maintien des visites de risque (PA) + Exiger une copie de la carte grise et une copie de
En l’absence du directeur technique, certains risques ne sont pas placés en facultative l’attestation remise au client pour s’assurer de la durée de couverture + Contrôle de niveau 2 de
la qualité de la tarification
Formation des collaborateurs aux traités et à la gestion de la facultative
%
N° Actions à mettre en place Responsable Département Echéance Fréquence Livrables Réalisé Reste à faire
d’avancement
Chaque Risk Manager désigné au sein des filiales est responsable de la remontée régulière de la mise
à jour de la cartographie des risques à la direction Risk Management & Compliance
La reporting des risques de chacune des filiales se fait selon le format suivant :
1. Introduction
1. Risks
2. Controls
5. Action Plans
4. Roles in CURA
Context
Groupwide Improved data
central
system
Integrated quality
Improved Assurance of
Operational Risk Organisational
Management Compliance
Improved Real time
aggregation of updates
information
Overview
⧁ Group wide implementation used by all entities within the Sanlam Group to assist with risk
identification, assessment, treatment and reporting of risks within the organisation
⧁ Primary focus of the risk module is on operational risk within the group
• Other risks (financial, credit, liquidity, strategic, etc) can also be captured
• All entities within the group should record and maintain risk registers and report on operational risks
Risks
Roles Controls
Cura
Risk
Module Key
Reporting/
Risk
Dashboards
Indicators
Action
Plans
Risks
Each risk needs to be assigned to a Risk Owner Active: currently active and requires to be actively monitored
and managed
This is the person ultimately responsible to own and manage
Emerging: emerging risk and although not active requires
the risk
monitoring
In most cases this will be a 1st line person Parked: not yet closed but does not require active monitoring or
response
Closed: has been closed and does not require any action
Risks
Risk Responses Risk Mitigation Status
Mitigate: Management must implement mitigation actions Green: Risk is mitigated to an acceptable level.
Transfer: Transferred via outsourcing or insurance Amber: Mitigation actions are work in progress, further work
required
Accept: Accepted by management with no further mitigation
actions Red: Urgent management / mitigation required to address the risk
Key
Control
Controls
Control Detail
• Controls can be linked to Risks and also assessed as part of the Risk Assessment
• The Controls assessment are only done at a very high level (i.e. Effective, Not Effective, Needs Improvement
Effective
Control Detail
Name
Frequency Needs Improvement
Manual / Automated
Control Owner
Not Effective
Controls
Control Owner Control Taxonomy – level 1 and level 2
• The person that is responsible for monitoring and • Sanlam Group Control Taxonomy that the specific
implementing the control control must be linked to
• Must be linked to each Control in the system • Used in Management reporting to identify the type of
controls that are functioning well and which control
Control Type types requires improvement
• KRI Measure Metric used to measure the KRI, e.g. Value, Percentage, Currency, Days, etc
• KRI
Frequency with which the KRI is measured: Monthly, Quarterly, Ad-Hoc
Frequency
Maximum Tolerance Level: typically used with Ascending KRI values, maximum limit which should not
be breached.
• Red: the hard tolerance limit will be breached
• Amber: warning indicator level when the KRI is getting close to the Red Tolerance level
• KRI Tolerance
Minimum Tolerance Level: typically used with Descending KRI values, minimum limit which should not
be breached.
• Red: hard tolerance limit will be breached
• Amber: warning indicator level when the KRI is getting close to the Red Tolerance level
• KRI Owner Person responsible for monitoring KRI values and recording them on a regular basis within the system.
Linking Risk Items
Risk
Dashboards Reports
⧁ Dashboards show risk elements and related ⧁ Formal reports are available in CURA to report
data in real time as items are currently on Risks, Action Plans and KRIs.
reflecting on the system; NOT a historic view of
items ⧁ Reports can be exported into PDF, Excel and
Word format.
⧁ Dashboards are useful for obtaining real time
interaction with the system and provide drill ⧁ For more information on Reports, refer to the
down functionality so users can interact and CURA user guide.
apply filters to specific elements to get
aggregation of specific details
1st line business person with specific risk management skills which assists the risk owner in
• Risk Champion
assessing and managing the risk and related controls.
2nd line person in the risk team which is responsible for providing risk support to the business and
• Risk Manager
risk reporting and review of assessments where required.
• Risk Incident
1st line business person responsible for logging Risk Incidents / events
Processor
• Risk Incident
1st line business person responsible for reviewing Risk incident / events
Supervisor
• Group CURA
Person responsible for Full Administrator functions in CURA - FULL ACCESS
Administrator
• CURA Cluster Person responsible for User access administrator at particular Cluster or Business Unit level and
Administrator limited Admin Functions