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Trigonalisation-Réduite de Jordan

Le document traite de la trigonalisation et de la réduction de Jordan des endomorphismes, en définissant des concepts clés tels que la trigonalisation, les matrices de Jordan et les endomorphismes nilpotents. Il présente également des théorèmes et des exemples illustrant comment ces concepts s'appliquent aux espaces vectoriels et aux matrices. Enfin, il souligne l'importance des bases dans lesquelles les matrices peuvent être représentées sous forme de réduites de Jordan.

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Trigonalisation-Réduite de Jordan

Le document traite de la trigonalisation et de la réduction de Jordan des endomorphismes, en définissant des concepts clés tels que la trigonalisation, les matrices de Jordan et les endomorphismes nilpotents. Il présente également des théorèmes et des exemples illustrant comment ces concepts s'appliquent aux espaces vectoriels et aux matrices. Enfin, il souligne l'importance des bases dans lesquelles les matrices peuvent être représentées sous forme de réduites de Jordan.

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Trigonalisation-Réduite de Jordan

Trigonalisation-Réduite de Jordan
Trigonalisation
Réduite de Jordan des endomorphismes nilpotents
Exemples
Réduite de Jordan des endomorphismes quelconques
Exemples
Trigonalisation-Réduite de Jordan
Trigonalisation
Réduite de Jordan des endomorphismes nilpotents
Exemples
Réduite de Jordan des endomorphismes quelconques
Exemples
Trigonalisation-Réduite de Jordan
Trigonalisation
Réduite de Jordan des endomorphismes nilpotents
Exemples
Réduite de Jordan des endomorphismes quelconques
Exemples
Trigonalisation-Réduite de Jordan
Trigonalisation
Réduite de Jordan des endomorphismes nilpotents
Exemples
Réduite de Jordan des endomorphismes quelconques
Exemples
Trigonalisation-Réduite de Jordan
Trigonalisation
Réduite de Jordan des endomorphismes nilpotents
Exemples
Réduite de Jordan des endomorphismes quelconques
Exemples
Trigonalisation-Réduite de Jordan
Trigonalisation
Réduite de Jordan des endomorphismes nilpotents
Exemples
Réduite de Jordan des endomorphismes quelconques
Exemples
Trigonalisation

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 1 / 20


Trigonalisation

Définition
On dit qu’une matrice A = (ai,j )16i,j6n est triangulaire supérieure si ai,j = 0 dès que
i > j.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 1 / 20


Trigonalisation

Définition
On dit qu’une matrice A = (ai,j )16i,j6n est triangulaire supérieure si ai,j = 0 dès que
i > j.

Définition Trigonalisation
Soit A ∈ Mn (K). Alors A est trigonalisable si elle est semblable à une matrice
triangulaire (inférieure ou supérieure) i.e il existe une matrice P ∈ Mn (K) inversible telle
que la matrice P −1 AP soit triangulaire.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 1 / 20


Trigonalisation

Définition
On dit qu’une matrice A = (ai,j )16i,j6n est triangulaire supérieure si ai,j = 0 dès que
i > j.

Définition Trigonalisation
Soit A ∈ Mn (K). Alors A est trigonalisable si elle est semblable à une matrice
triangulaire (inférieure ou supérieure) i.e il existe une matrice P ∈ Mn (K) inversible telle
que la matrice P −1 AP soit triangulaire.

Définition
Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E ). Alors u est trigonalisable
s’il existe une base B de E telle que la matrice de u dans B soit triangulaire.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 1 / 20


Trigonalisation

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 2 / 20


Trigonalisation

Remarque
Soient u ∈ L(E ) et A la matrice de u dans une base de E . Alors u est trigonalisable
ssi A est trigonalisable.
Tout endomorphisme diagonalisable est trigonalisable.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 2 / 20


Trigonalisation

Remarque
Soient u ∈ L(E ) et A la matrice de u dans une base de E . Alors u est trigonalisable
ssi A est trigonalisable.
Tout endomorphisme diagonalisable est trigonalisable.

Théorème
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et soient u ∈ L(E ) et A ∈ Mn (K).
Alors u (resp. A) est trigonalisable si et seulement si Pu (X ) (resp. PA (X )) a toutes ses
racines dans K (i.e. est scindé sur K.

Démonstration :
Remarquons que si K = C, tout endomorphisme est trigonalisable, ce n’est évidemment
pas le cas si K = R.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 2 / 20


Exemples
Exemple 1
E = R3 , soit u un endomorphisme de E tel que la matrice de u dans la base canonique de E est
!
1 4 −2
A = MB (u) = 0 6 −3
−1 4 0

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 3 / 20


Exemples
Exemple 1
E = R3 , soit u un endomorphisme de E tel que la matrice de u dans la base canonique de E est
!
1 4 −2
A = MB (u) = 0 6 −3
−1 4 0

u est-il diagonalisable? u est-il trigonalisable?.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 3 / 20


Exemples
Exemple 1
E = R3 , soit u un endomorphisme de E tel que la matrice de u dans la base canonique de E est
!
1 4 −2
A = MB (u) = 0 6 −3
−1 4 0

u est-il diagonalisable? u est-il trigonalisable?.

Exemple 2
E = R2 . On considère l’endomorphisme u de E dont la matrice dans la base canonique
est !
1 −2
A=
1 −1

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 3 / 20


Exemples
Exemple 1
E = R3 , soit u un endomorphisme de E tel que la matrice de u dans la base canonique de E est
!
1 4 −2
A = MB (u) = 0 6 −3
−1 4 0

u est-il diagonalisable? u est-il trigonalisable?.

Exemple 2
E = R2 . On considère l’endomorphisme u de E dont la matrice dans la base canonique
est !
1 −2
A=
1 −1
u est-il diagonalisable? u est-il trigonalisable?.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Trigonalisation 3 / 20


Définition [Réduite de Jordan]
1 On appelle matrice de Jordan de valeur propre λ de taille n toute matrice carrée d’ordre n qui s’écrit :
 
λ 1
 λ 1 (0) 
Jn (λ) = 
 .. .. 
(0) . . 
 
λ 1
λ

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan 4 / 20


Définition [Réduite de Jordan]
1 On appelle matrice de Jordan de valeur propre λ de taille n toute matrice carrée d’ordre n qui s’écrit :
 
λ 1
 λ 1 (0) 
Jn (λ) = 
 .. .. 
(0) . . 
 
λ 1
λ

2 On appelle réduite de Jordan toute matrice diagonale par blocs de matrice de Jordan.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan 4 / 20


Définition [Réduite de Jordan]
1 On appelle matrice de Jordan de valeur propre λ de taille n toute matrice carrée d’ordre n qui s’écrit :
 
λ 1
 λ 1 (0) 
Jn (λ) = 
 .. .. 
(0) . . 
 
λ 1
λ

2 On appelle réduite de Jordan toute matrice diagonale par blocs de matrice de Jordan.

Exemple
   
2 2

 3 1 


 2 1 

 3   2 
   
J1 = 
 1 1
 , J2 = 
  2 1



 1 1 


 2 1 

 1   2 
1 2
M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan 4 / 20
Théorème
Soient E un K-e.v de dimension finie et u ∈ L(E ) dont le polynôme caractéristique est scindé sur K. Alors il existe
une base de E dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan. Cette base n’est pas unique.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan 5 / 20


Théorème
Soient E un K-e.v de dimension finie et u ∈ L(E ) dont le polynôme caractéristique est scindé sur K. Alors il existe
une base de E dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan. Cette base n’est pas unique.

Remarque
Deux réduites de Jordan représentant le même endomorphisme u sont égales à l’ordre près des matrices de Jordan.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan 5 / 20


Théorème
Soient E un K-e.v de dimension finie et u ∈ L(E ) dont le polynôme caractéristique est scindé sur K. Alors il existe
une base de E dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan. Cette base n’est pas unique.

Remarque
Deux réduites de Jordan représentant le même endomorphisme u sont égales à l’ordre près des matrices de Jordan.

Exemple
   
1 2 1
 2 1   2 
   
 2  et  1  représentent le même endomorphisme.
   
 3 1   3 1 
3 3

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan 5 / 20


Théorème
Soient E un K-e.v de dimension finie et u ∈ L(E ) dont le polynôme caractéristique est scindé sur K. Alors il existe
une base de E dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan. Cette base n’est pas unique.

Remarque
Deux réduites de Jordan représentant le même endomorphisme u sont égales à l’ordre près des matrices de Jordan.

Exemple
   
1 2 1
 2 1   2 
   
 2  et  1  représentent le même endomorphisme.
   
 3 1   3 1 
3 3
 
1
2 | 0
 
 
mais 
 | 2  ne représente pas la même chose.

 
 3 1 
3

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 6 / 20


Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 6 / 20


Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 6 / 20


Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 6 / 20


Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif,

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 6 / 20


Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0},

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 6 / 20


Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or, u est supposé nilpotent,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or, u est supposé nilpotent, il existe donc
k ∈ N∗ tel que u k = 0,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or, u est supposé nilpotent, il existe donc
k ∈ N∗ tel que u k = 0, d’où, si x est vecteur propre pour la valeur propre λ,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or, u est supposé nilpotent, il existe donc
k ∈ N∗ tel que u k = 0, d’où, si x est vecteur propre pour la valeur propre λ, λk x = 0,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or, u est supposé nilpotent, il existe donc
k ∈ N∗ tel que u k = 0, d’où, si x est vecteur propre pour la valeur propre λ, λk x = 0, ce qui implique
λk = 0,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or, u est supposé nilpotent, il existe donc
k ∈ N∗ tel que u k = 0, d’où, si x est vecteur propre pour la valeur propre λ, λk x = 0, ce qui implique
λk = 0, donc λ = 0.

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or, u est supposé nilpotent, il existe donc
k ∈ N∗ tel que u k = 0, d’où, si x est vecteur propre pour la valeur propre λ, λk x = 0, ce qui implique
λk = 0, donc λ = 0. Ainsi, 0 est la seule valeur propre de u,

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Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents

Définition [endomorphisme nilpotent]


Soit u ∈ L(E ). On dit que l’endomorphisme u (resp. la matrice A ∈ Mn (K)) est nilpotent(e) s’il existe k ∈ N∗
tel que u k = 0 (resp. Ak = 0)

Proposition
Si u est nilpotent, 0 est son unique valeur propre et on a Pu (X ) = (−1)n X n .

Démonstration

Ak = 0 V det A = 0, donc l’endomorphisme u n’est pas bijectif, Ker u 6= {0}, ce qui prouve que 0 est
une valeur propre de u. Supposons que λ soit une autre valeur propre, il existe x 6= 0 tel que u(x ) = λx ,
on a donc, par récurrence sur n, pour tout n, u n (x ) = λn x , or, u est supposé nilpotent, il existe donc
k ∈ N∗ tel que u k = 0, d’où, si x est vecteur propre pour la valeur propre λ, λk x = 0, ce qui implique
λk = 0, donc λ = 0. Ainsi, 0 est la seule valeur propre de u, on a donc Pu (X ) = (−1)n X n .

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Lemme 1
Soit u ∈ L(E ) un endomorphisme nilpotent d’indice  de nilpotence p = N (u). Soit x ∈ E tel que
u p−1 (x ) 6= 0 alors la famille x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) est libre.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 7 / 20


Lemme 1
Soit u ∈ L(E ) un endomorphisme nilpotent d’indice  de nilpotence p = N (u). Soit x ∈ E tel que
u p−1 (x ) 6= 0 alors la famille x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) est libre.

Démonstration
Allons y .....

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 7 / 20


Lemme 1
Soit u ∈ L(E ) un endomorphisme nilpotent d’indice  de nilpotence p = N (u). Soit x ∈ E tel que
u p−1 (x ) 6= 0 alors la famille x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) est libre.

Démonstration
Allons y .....

Corollaire
On a donc toujours: N (u) 6 dim E .

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Lemme 1
Soit u ∈ L(E ) un endomorphisme nilpotent d’indice  de nilpotence p = N (u). Soit x ∈ E tel que
u p−1 (x ) 6= 0 alors la famille x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) est libre.

Démonstration
Allons y .....

Corollaire
On a donc toujours: N (u) 6 dim E .

En effet: N (u) = card x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) 6 dim E .

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 7 / 20


Lemme 1
Soit u ∈ L(E ) un endomorphisme nilpotent d’indice  de nilpotence p = N (u). Soit x ∈ E tel que
u p−1 (x ) 6= 0 alors la famille x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) est libre.

Démonstration
Allons y .....

Corollaire
On a donc toujours: N (u) 6 dim E .

En effet: N (u) = card x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) 6 dim E .

Cas particulier :
On considère un endomorphisme u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence égale à dim E = n,

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Lemme 1
Soit u ∈ L(E ) un endomorphisme nilpotent d’indice  de nilpotence p = N (u). Soit x ∈ E tel que
u p−1 (x ) 6= 0 alors la famille x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) est libre.

Démonstration
Allons y .....

Corollaire
On a donc toujours: N (u) 6 dim E .

En effet: N (u) = card x , u(x ), · · · , u p−1 (x ) 6 dim E .

Cas particulier :
On considère un endomorphisme u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence égale à dim E = n,
i.e: u n = 0 et u n−1 6= 0.

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Soit x ∈ E tel que u n−1 (x ) 6= 0,

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Soit x ∈ E tel que u n−1 (x ) 6= 0, donc d’après le lemme précédent

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Soit x ∈ E tel que u n−1 (x ) 6= 0, donc d’après le lemme précédent la famille
x , u(x ), · · · , u n−1 (x )


M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 8 / 20


Soit x ∈ E tel que u n−1 (x ) 6= 0, donc d’après le lemme précédent la famille
x , u(x ), · · · , u n−1 (x ) est libre


M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 8 / 20


Soit x ∈ E tel que u n−1 (x ) 6= 0, donc d’après le lemme précédent la famille
x , u(x ), · · · , u n−1 (x ) est libre donc c’est une base de E


M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 8 / 20


Soit x ∈ E tel que u n−1 (x ) 6= 0, donc d’après le lemme précédent la famille
x , u(x ), · · · , u n−1 (x ) est libre donc c’est une base de E et la matrice de u dans la base


u n−1 (x ), · · · , u(x ), x s’écrit sous la forme :

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Soit x ∈ E tel que u n−1 (x ) 6= 0, donc d’après le lemme précédent la famille
x , u(x ), · · · , u n−1 (x ) est libre donc c’est une base de E et la matrice de u dans la base


u n−1 (x ), · · · , u(x ), x s’écrit sous la forme :


 n
u (x ) u n−1 (x ) u n−2 (x ) · · ·

u(x )
n−1 (x )
··· u
 0 1 0 0 

 .. ..  n−2

 0

0 1 . .  u (x )
 . .
 . .. .. .. 
..
 . . . 0 

.
 .. .. .. ..
 
 . . . . 1  u(x )

0 0 0 ··· 0 x

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Soit x ∈ E tel que u n−1 (x ) 6= 0, donc d’après le lemme précédent la famille
x , u(x ), · · · , u n−1 (x ) est libre donc c’est une base de E et la matrice de u dans la base


u n−1 (x ), · · · , u(x ), x s’écrit sous la forme :


 n
u (x ) u n−1 (x ) u n−2 (x ) · · ·

u(x )
n−1 (x )
··· u
 0 1 0 0 

 .. ..  n−2

 0

0 1 . .  u (x )
 . .
 . .. .. .. 
..
 . . . 0 

.
 .. .. .. ..
 
 . . . . 1  u(x )

0 0 0 ··· 0 x

c’est une matrice de Jordan de valeur propre 0 et d’ordre n.

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Théorème
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et soit K = dim(Ker(u)).
Alors E admet une base dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan formée
par K blocs de matrices de Jordan.

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Théorème
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et soit K = dim(Ker(u)).
Alors E admet une base dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan formée
par K blocs de matrices de Jordan.

Lemme 2
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u). Pour j ∈ N, notons
Fj = Ker(u j ). Alors on a les inclusions suivantes :

{0E } = F0 ⊂ F1 ⊂ F2 ⊂ · · · ⊂ Fp−1 ⊂ Fp = E

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Théorème
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et soit K = dim(Ker(u)).
Alors E admet une base dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan formée
par K blocs de matrices de Jordan.

Lemme 2
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u). Pour j ∈ N, notons
Fj = Ker(u j ). Alors on a les inclusions suivantes :

{0E } = F0 ⊂ F1 ⊂ F2 ⊂ · · · ⊂ Fp−1 ⊂ Fp = E

Idée de la démonstration
Il est clair que Fj ⊆ Fj+1 pour tout j ∈ N.

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Théorème
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et soit K = dim(Ker(u)).
Alors E admet une base dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan formée
par K blocs de matrices de Jordan.

Lemme 2
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u). Pour j ∈ N, notons
Fj = Ker(u j ). Alors on a les inclusions suivantes :

{0E } = F0 ⊂ F1 ⊂ F2 ⊂ · · · ⊂ Fp−1 ⊂ Fp = E

Idée de la démonstration
Il est clair que Fj ⊆ Fj+1 pour tout j ∈ N. Montrons que ces inclusions sont strictes pour
j < p.

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Lemme 3
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et Fj = Ker(u j ). Alors il existe
des sous-espaces vectoriels G1 , G2 , · · · , Gp de E tels que :
1 Gj ⊕ Fj−1 = Fj , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
2 u(Gj ) ⊆ Gj−1 , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
3 La restriction de u à Gj est injective pour tout j ∈ {1, · · · , p}.

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Lemme 3
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et Fj = Ker(u j ). Alors il existe
des sous-espaces vectoriels G1 , G2 , · · · , Gp de E tels que :
1 Gj ⊕ Fj−1 = Fj , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
2 u(Gj ) ⊆ Gj−1 , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
3 La restriction de u à Gj est injective pour tout j ∈ {1, · · · , p}.

Démonstration du Théorème : Construction d’une base convenable de E dans


laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan.

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Lemme 3
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et Fj = Ker(u j ). Alors il existe
des sous-espaces vectoriels G1 , G2 , · · · , Gp de E tels que :
1 Gj ⊕ Fj−1 = Fj , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
2 u(Gj ) ⊆ Gj−1 , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
3 La restriction de u à Gj est injective pour tout j ∈ {1, · · · , p}.

Démonstration du Théorème : Construction d’une base convenable de E dans


laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan.
On a
E = Fp =

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Lemme 3
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et Fj = Ker(u j ). Alors il existe
des sous-espaces vectoriels G1 , G2 , · · · , Gp de E tels que :
1 Gj ⊕ Fj−1 = Fj , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
2 u(Gj ) ⊆ Gj−1 , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
3 La restriction de u à Gj est injective pour tout j ∈ {1, · · · , p}.

Démonstration du Théorème : Construction d’une base convenable de E dans


laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan.
On a
E = Fp = Fp−1 ⊕ Gp =

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Lemme 3
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et Fj = Ker(u j ). Alors il existe
des sous-espaces vectoriels G1 , G2 , · · · , Gp de E tels que :
1 Gj ⊕ Fj−1 = Fj , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
2 u(Gj ) ⊆ Gj−1 , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
3 La restriction de u à Gj est injective pour tout j ∈ {1, · · · , p}.

Démonstration du Théorème : Construction d’une base convenable de E dans


laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan.
On a
E = Fp = Fp−1 ⊕ Gp = Fp−2 ⊕ Gp−1 ⊕ Gp =

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Lemme 3
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et Fj = Ker(u j ). Alors il existe
des sous-espaces vectoriels G1 , G2 , · · · , Gp de E tels que :
1 Gj ⊕ Fj−1 = Fj , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
2 u(Gj ) ⊆ Gj−1 , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
3 La restriction de u à Gj est injective pour tout j ∈ {1, · · · , p}.

Démonstration du Théorème : Construction d’une base convenable de E dans


laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan.
On a
E = Fp = Fp−1 ⊕ Gp = Fp−2 ⊕ Gp−1 ⊕ Gp = F0 ⊕ G1 ⊕ G2 ⊕ · · · Gp−1 ⊕ Gp

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Lemme 3
Soit u ∈ L(E ) nilpotent d’indice de nilpotence p = N (u) et Fj = Ker(u j ). Alors il existe
des sous-espaces vectoriels G1 , G2 , · · · , Gp de E tels que :
1 Gj ⊕ Fj−1 = Fj , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
2 u(Gj ) ⊆ Gj−1 , pour tout j ∈ {1, · · · , p}.
3 La restriction de u à Gj est injective pour tout j ∈ {1, · · · , p}.

Démonstration du Théorème : Construction d’une base convenable de E dans


laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan.
On a
E = Fp = Fp−1 ⊕ Gp = Fp−2 ⊕ Gp−1 ⊕ Gp = F0 ⊕ G1 ⊕ G2 ⊕ · · · Gp−1 ⊕ Gp
= ⊕pj=1 Gj

avec F0 = {0E } et G1 = Ker (u).

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Tableau de Young
Notons:
γj = dimGp−j+1 ∀j ∈ {1, · · · , p}.
On a E = ⊕pj=1 Gj ,
on représente dans le tableau ( tableau de Young) suivant les
éléments de base de chaque Gj de la manière suivante :

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 11 / 20


Tableau de Young
Notons:
γj = dimGp−j+1 ∀j ∈ {1, · · · , p}.
On a E = ⊕pj=1 Gj ,
on représente dans le tableau ( tableau de Young) suivant les
éléments de base de chaque Gj de la manière suivante :
Gp e1,1 e1,2 ··· e1,γ1
Gp−1 u(e1,1 ) u(e1,2 ) ··· u(e1,γ1 ) ··· e2,γ2
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . ···
G2 u p−2 (e1,1 ) u p−2 (e1,2 ) ··· u p−2 (e1,γ1 ) ··· u p−3 (e2,γ2 ) ··· ep−1,γp−1
G1 u p−1 (e1,1 ) u p−1 (e1,2 ) ··· u p−1 (e1,γ1 ) ··· u p−2 (e2,γ2 ) ··· u(ep−1,γp−1 ) ··· ep,γp

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Tableau de Young
Notons:
γj = dimGp−j+1 ∀j ∈ {1, · · · , p}.
On a E = ⊕pj=1 Gj ,
on représente dans le tableau ( tableau de Young) suivant les
éléments de base de chaque Gj de la manière suivante :
Gp e1,1 e1,2 ··· e1,γ1
Gp−1 u(e1,1 ) u(e1,2 ) ··· u(e1,γ1 ) ··· e2,γ2
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . ···
G2 u p−2 (e1,1 ) u p−2 (e1,2 ) ··· u p−2 (e1,γ1 ) ··· u p−3 (e2,γ2 ) ··· ep−1,γp−1
G1 u p−1 (e1,1 ) u p−1 (e1,2 ) ··· u p−1 (e1,γ1 ) ··· u p−2 (e2,γ2 ) ··· u(ep−1,γp−1 ) ··· ep,γp
Ainsi la base convenable de E dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan est donnée par

B= u p−1 (e1,1 ), u p−2 (e1,1 ), · · · , e1,1 , , · · · , · · · , u p−2 (e2,γ2 ), u p−3 (e2,γ2 ), · · · , e2,γ2 , · · · , · · · , ep,γp

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 11 / 20


Tableau de Young
Notons:
γj = dimGp−j+1 ∀j ∈ {1, · · · , p}.
On a E = ⊕pj=1 Gj ,
on représente dans le tableau ( tableau de Young) suivant les
éléments de base de chaque Gj de la manière suivante :
Gp e1,1 e1,2 ··· e1,γ1
Gp−1 u(e1,1 ) u(e1,2 ) ··· u(e1,γ1 ) ··· e2,γ2
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . ···
G2 u p−2 (e1,1 ) u p−2 (e1,2 ) ··· u p−2 (e1,γ1 ) ··· u p−3 (e2,γ2 ) ··· ep−1,γp−1
G1 u p−1 (e1,1 ) u p−1 (e1,2 ) ··· u p−1 (e1,γ1 ) ··· u p−2 (e2,γ2 ) ··· u(ep−1,γp−1 ) ··· ep,γp
Ainsi la base convenable de E dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan est donnée par

B= u p−1 (e1,1 ), u p−2 (e1,1 ), · · · , e1,1 , , · · · , · · · , u p−2 (e2,γ2 ), u p−3 (e2,γ2 ), · · · , e2,γ2 , · · · , · · · , ep,γp

Remarque
Les éléments de la base doivent respecter cet ordre.

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Tableau de Young
Notons:
γj = dimGp−j+1 ∀j ∈ {1, · · · , p}.
On a E = ⊕pj=1 Gj ,
on représente dans le tableau ( tableau de Young) suivant les
éléments de base de chaque Gj de la manière suivante :
Gp e1,1 e1,2 ··· e1,γ1
Gp−1 u(e1,1 ) u(e1,2 ) ··· u(e1,γ1 ) ··· e2,γ2
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . ···
G2 u p−2 (e1,1 ) u p−2 (e1,2 ) ··· u p−2 (e1,γ1 ) ··· u p−3 (e2,γ2 ) ··· ep−1,γp−1
G1 u p−1 (e1,1 ) u p−1 (e1,2 ) ··· u p−1 (e1,γ1 ) ··· u p−2 (e2,γ2 ) ··· u(ep−1,γp−1 ) ··· ep,γp
Ainsi la base convenable de E dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan est donnée par

B= u p−1 (e1,1 ), u p−2 (e1,1 ), · · · , e1,1 , , · · · , · · · , u p−2 (e2,γ2 ), u p−3 (e2,γ2 ), · · · , e2,γ2 , · · · , · · · , ep,γp

Remarque
Les éléments de la base doivent respecter cet ordre. Chaque Colonne correspond à un bloc de matrice de
Jordan.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 11 / 20


Tableau de Young
Notons:
γj = dimGp−j+1 ∀j ∈ {1, · · · , p}.
On a E = ⊕pj=1 Gj ,
on représente dans le tableau ( tableau de Young) suivant les
éléments de base de chaque Gj de la manière suivante :
Gp e1,1 e1,2 ··· e1,γ1
Gp−1 u(e1,1 ) u(e1,2 ) ··· u(e1,γ1 ) ··· e2,γ2
.. .. .. .. .. .. ..
. . . . . . . ···
G2 u p−2 (e1,1 ) u p−2 (e1,2 ) ··· u p−2 (e1,γ1 ) ··· u p−3 (e2,γ2 ) ··· ep−1,γp−1
G1 u p−1 (e1,1 ) u p−1 (e1,2 ) ··· u p−1 (e1,γ1 ) ··· u p−2 (e2,γ2 ) ··· u(ep−1,γp−1 ) ··· ep,γp
Ainsi la base convenable de E dans laquelle la matrice de u est une réduite de Jordan est donnée par

B= u p−1 (e1,1 ), u p−2 (e1,1 ), · · · , e1,1 , , · · · , · · · , u p−2 (e2,γ2 ), u p−3 (e2,γ2 ), · · · , e2,γ2 , · · · , · · · , ep,γp

Remarque
Les éléments de la base doivent respecter cet ordre. Chaque Colonne correspond à un bloc de matrice de
Jordan. Ainsi le nombre des blocs est égale au nombre des colonnes qui est égale à la dimension de G1 . Sachant
que G1 = Ker(u).
M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 11 / 20
Exemple
Soit :  
−1 1 1 0
 0 −1 0 1 
A=
 
−1 2 1 −1

0 −1 0 1

Vérifier que A est nilpotente et déterminer sa réduite de Jordan.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 12 / 20


Exemple
Soit :  
−1 1 1 0
 0 −1 0 1 
A=
 
−1 2 1 −1

0 −1 0 1

Vérifier que A est nilpotente et déterminer sa réduite de Jordan.

Remarque
Soit A une matrice de Mn (K) telle que λ 6= 0 sa seule valeur propre. Alors on a :

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 12 / 20


Exemple
Soit :  
−1 1 1 0
 0 −1 0 1 
A=
 
−1 2 1 −1

0 −1 0 1

Vérifier que A est nilpotente et déterminer sa réduite de Jordan.

Remarque
Soit A une matrice de Mn (K) telle que λ 6= 0 sa seule valeur propre. Alors on a :
1 M = A − λIn est nilpotente.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 12 / 20


Exemple
Soit :  
−1 1 1 0
 0 −1 0 1 
A=
 
−1 2 1 −1

0 −1 0 1

Vérifier que A est nilpotente et déterminer sa réduite de Jordan.

Remarque
Soit A une matrice de Mn (K) telle que λ 6= 0 sa seule valeur propre. Alors on a :
1 M = A − λIn est nilpotente.
2 PA (X ) = (λ − X )n et A peut se réduire sous la forme de Jordan.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 12 / 20


Exemple
Soit :  
−1 1 1 0
 0 −1 0 1 
A=
 
−1 2 1 −1

0 −1 0 1

Vérifier que A est nilpotente et déterminer sa réduite de Jordan.

Remarque
Soit A une matrice de Mn (K) telle que λ 6= 0 sa seule valeur propre. Alors on a :
1 M = A − λIn est nilpotente.
2 PA (X ) = (λ − X )n et A peut se réduire sous la forme de Jordan.
3 JA = JM + λIn . (JA est la réduite de Jordan de A)

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 12 / 20


Exemple 1
Soit :  
4 0 −1
A = −1 1 3
 
0 −1 4

1 Calculer le polynôme caractéristique de A. En déduire que A n’est pas


diagonalisable mais trigonalisable.
2 Trouver une base de R3 dans laquelle la matrice A est une réduite de Jordan.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 13 / 20


Exemple 1
Soit :  
4 0 −1
A = −1 1 3
 
0 −1 4

1 Calculer le polynôme caractéristique de A. En déduire que A n’est pas


diagonalisable mais trigonalisable.
2 Trouver une base de R3 dans laquelle la matrice A est une réduite de Jordan.

Exemple 2
Soit  
4 1 −1 0
0 4 0 1
B=
 
0 0 4 1

0 0 0 4

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduction de Jordan des endomorphismes nilpotents 13 / 20


Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 14 / 20


Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque
Définition sous-espace caractéristique
Soient u un endomorphisme de E , λ une valeur propre de u et m sa multiplicité dans Pu ,
le sous-espace H = Ker(u − λ idE )m est appelé sous-espace caractéristique de u pour
la valeur propre λ.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 14 / 20


Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque
Définition sous-espace caractéristique
Soient u un endomorphisme de E , λ une valeur propre de u et m sa multiplicité dans Pu ,
le sous-espace H = Ker(u − λ idE )m est appelé sous-espace caractéristique de u pour
la valeur propre λ.

Proposition
Soit u un endomorphisme de E tel que Pu ait toutes ses racines dans K (u est
trigonalisable), notons Pu (X ) = (λ1 − X )m1 · · · (λp − X )mp et, pour 1 6 i 6 p, Hi le
sous-espace caractéristique associé à la valeur propre λi , alors :

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Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque
Définition sous-espace caractéristique
Soient u un endomorphisme de E , λ une valeur propre de u et m sa multiplicité dans Pu ,
le sous-espace H = Ker(u − λ idE )m est appelé sous-espace caractéristique de u pour
la valeur propre λ.

Proposition
Soit u un endomorphisme de E tel que Pu ait toutes ses racines dans K (u est
trigonalisable), notons Pu (X ) = (λ1 − X )m1 · · · (λp − X )mp et, pour 1 6 i 6 p, Hi le
sous-espace caractéristique associé à la valeur propre λi , alors :
Qp
1 Mu (X ) = i=1 (X − λi )βi avec 1 6 βi 6 mi
2 Hi est stable par u
3 Eλ i ⊂ Hi
4 Hi = Ker(u − λi idE )βi et E = H1 ⊕ · · · ⊕ Hp
5 dim Hi = mi et Pu|Hi (X ) = (λi − X )mi
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Conséquence
Puisque Pu|Hi (X ) = (λi − X )mi , alors u|Hi se trigonalise sur chaque sous-espace caractéristique
Hi .

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Conséquence
Puisque Pu|Hi (X ) = (λi − X )mi , alors u|Hi se trigonalise sur chaque sous-espace caractéristique
Hi . Il suffit ensuite de réunir les bases utilisées de chaque sous-espace caractéristique pour obtenir
la base B de E souhaitée.

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Conséquence
Puisque Pu|Hi (X ) = (λi − X )mi , alors u|Hi se trigonalise sur chaque sous-espace caractéristique
Hi . Il suffit ensuite de réunir les bases utilisées de chaque sous-espace caractéristique pour obtenir
la base B de E souhaitée. Ainsi la matrice de u dans cette base sera une réduite de Jordan.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 15 / 20


Conséquence
Puisque Pu|Hi (X ) = (λi − X )mi , alors u|Hi se trigonalise sur chaque sous-espace caractéristique
Hi . Il suffit ensuite de réunir les bases utilisées de chaque sous-espace caractéristique pour obtenir
la base B de E souhaitée. Ainsi la matrice de u dans cette base sera une réduite de Jordan.
 
J(λ1 )
 

 J(λ2 ) 

Ju =  =
.. 

 . 

J(λp )

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Conséquence
Puisque Pu|Hi (X ) = (λi − X )mi , alors u|Hi se trigonalise sur chaque sous-espace caractéristique
Hi . Il suffit ensuite de réunir les bases utilisées de chaque sous-espace caractéristique pour obtenir
la base B de E souhaitée. Ainsi la matrice de u dans cette base sera une réduite de Jordan.
   
J(λ1 ) λ1 Im1 + N1
   

 J(λ2 )  
  λ2 Im2 + N2 

Ju =   =  
..  .. 

 . 
 
 . 

J(λp ) λp Imp + Np

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Conséquence
Puisque Pu|Hi (X ) = (λi − X )mi , alors u|Hi se trigonalise sur chaque sous-espace caractéristique
Hi . Il suffit ensuite de réunir les bases utilisées de chaque sous-espace caractéristique pour obtenir
la base B de E souhaitée. Ainsi la matrice de u dans cette base sera une réduite de Jordan.
   
J(λ1 ) λ1 Im1 + N1
   

 J(λ2 )  
  λ2 Im2 + N2 

Ju =   =  
..  .. 

 . 
 
 . 

J(λp ) λp Imp + Np

où N1 ,N2 , · · · , Np sont des matrices nilpotentes d’indice de nilpotence inférieure ou égale à mi .

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Conséquence
Puisque Pu|Hi (X ) = (λi − X )mi , alors u|Hi se trigonalise sur chaque sous-espace caractéristique
Hi . Il suffit ensuite de réunir les bases utilisées de chaque sous-espace caractéristique pour obtenir
la base B de E souhaitée. Ainsi la matrice de u dans cette base sera une réduite de Jordan.
   
J(λ1 ) λ1 Im1 + N1
   

 J(λ2 )  
  λ2 Im2 + N2 

Ju =   =  
..  .. 

 . 
 
 . 

J(λp ) λp Imp + Np

où N1 ,N2 , · · · , Np sont des matrices nilpotentes d’indice de nilpotence inférieure ou égale à mi .

Propriétés
Qp
Si le polynôme minimal de u est Mu (X ) = i=1 (X − λi )βi avec βi 6 mi . Alors on

N (Ni ) = βi .

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Exemple
Soit A la matrice de M4 (R) suivante :

−8 −3
 
4 0
0 4 0 0
A= 
6 −8 −2 −3
0 −8 0 −2

1 Déterminer le polynôme caractéristique de A et montrer que A n’est pas diagonalisable.


2 Déterminer une réduite de Jordan en précisant la base et la matrice de passage.

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Quelques automatismes de la réduction de Jordan

Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension finie n. On fait une


petite synthèse des résultats du cours pour dégager les étapes essentielles de la réduction
de Jordan.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 17 / 20


Quelques automatismes de la réduction de Jordan

Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension finie n. On fait une


petite synthèse des résultats du cours pour dégager les étapes essentielles de la réduction
de Jordan.
1 On sait faire la réduction de Jordan d’un endomorphisme nilpotent (i.e
Pu (X ) = (−X )n ).

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Quelques automatismes de la réduction de Jordan

Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension finie n. On fait une


petite synthèse des résultats du cours pour dégager les étapes essentielles de la réduction
de Jordan.
1 On sait faire la réduction de Jordan d’un endomorphisme nilpotent (i.e
Pu (X ) = (−X )n ).
2 Si on a Pu (X ) = (λ − X )n alors v = u − λid E est nilpotent et on sait trouver la
réduite de Jordan Jv de v , celle de u sera alors Ju = Jv + λIn .

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 17 / 20


Quelques automatismes de la réduction de Jordan

Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension finie n. On fait une


petite synthèse des résultats du cours pour dégager les étapes essentielles de la réduction
de Jordan.
1 On sait faire la réduction de Jordan d’un endomorphisme nilpotent (i.e
Pu (X ) = (−X )n ).
2 Si on a Pu (X ) = (λ − X )n alors v = u − λid E est nilpotent et on sait trouver la
réduite de Jordan Jv de v , celle de u sera alors Ju = Jv + λIn .
3 Dans le cas général, on suppose que :

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 17 / 20


Quelques automatismes de la réduction de Jordan

Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E de dimension finie n. On fait une


petite synthèse des résultats du cours pour dégager les étapes essentielles de la réduction
de Jordan.
1 On sait faire la réduction de Jordan d’un endomorphisme nilpotent (i.e
Pu (X ) = (−X )n ).
2 Si on a Pu (X ) = (λ − X )n alors v = u − λid E est nilpotent et on sait trouver la
réduite de Jordan Jv de v , celle de u sera alors Ju = Jv + λIn .
3 Dans le cas général, on suppose que :
Pu (X ) = (λ1 − X )m(λ1 ) × (λ2 − X )m(λ2 ) × · · · × (λp − X )m(λp ) ,
(

Mu (X ) = (X − λ1 )β1 × (X − λ2 )β2 × · · · × (X − λp )βp .

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Le cours nous apprend que :
♣ Pour tout 1 6 i 6 p, les noyaux itérés Fi = Ker (u − λi id E )i s’emboîtent :

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Le cours nous apprend que :
♣ Pour tout 1 6 i 6 p, les noyaux itérés Fi = Ker (u − λi id E )i s’emboîtent :
{0} F1 F2 ··· Fβi −1 Fβi = · · · = Hi

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 18 / 20


Le cours nous apprend que :
♣ Pour tout 1 6 i 6 p, les noyaux itérés Fi = Ker (u − λi id E )i s’emboîtent :
{0} F1 F2 ··· Fβi −1 Fβi = · · · = Hi

♣ Cette suite croît strictement puis stationne .

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 18 / 20


Le cours nous apprend que :
♣ Pour tout 1 6 i 6 p, les noyaux itérés Fi = Ker (u − λi id E )i s’emboîtent :
{0} F1 F2 ··· Fβi −1 Fβi = · · · = Hi

♣ Cette suite croît strictement puis stationne .


♣ E = ⊕pi=1 Hi somme directe des sous-espaces caractéristiques stables par u.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 18 / 20


Le cours nous apprend que :
♣ Pour tout 1 6 i 6 p, les noyaux itérés Fi = Ker (u − λi id E )i s’emboîtent :
{0} F1 F2 ··· Fβi −1 Fβi = · · · = Hi

♣ Cette suite croît strictement puis stationne .


♣ E = ⊕pi=1 Hi somme directe des sous-espaces caractéristiques stables par u.
♣ La restriction ui de u à chaque Hi vérifie Pui (X ) = (λi − X )m(λi ) et
Mui (X ) = (X − λi )βi donc (d’après cas 2) on sait trouver la réduite de Jordan Ji .

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 18 / 20


Le cours nous apprend que :
♣ Pour tout 1 6 i 6 p, les noyaux itérés Fi = Ker (u − λi id E )i s’emboîtent :
{0} F1 F2 ··· Fβi −1 Fβi = · · · = Hi

♣ Cette suite croît strictement puis stationne .


♣ E = ⊕pi=1 Hi somme directe des sous-espaces caractéristiques stables par u.
♣ La restriction ui de u à chaque Hi vérifie Pui (X ) = (λi − X )m(λi ) et
Mui (X ) = (X − λi )βi donc (d’après cas 2) on sait trouver la réduite de Jordan Ji .
♣ βi est l’ordre de nilpotence de ui − λi idE .

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 18 / 20


Le cours nous apprend que :
♣ Pour tout 1 6 i 6 p, les noyaux itérés Fi = Ker (u − λi id E )i s’emboîtent :
{0} F1 F2 ··· Fβi −1 Fβi = · · · = Hi

♣ Cette suite croît strictement puis stationne .


♣ E = ⊕pi=1 Hi somme directe des sous-espaces caractéristiques stables par u.
♣ La restriction ui de u à chaque Hi vérifie Pui (X ) = (λi − X )m(λi ) et
Mui (X ) = (X − λi )βi donc (d’après cas 2) on sait trouver la réduite de Jordan Ji .
♣ βi est l’ordre de nilpotence de ui − λi idE .
♣ Dans une base adaptée à la décomposition de E en somme directe des Hi , la réduite
de Jordan de u est une matrice diagonale par blocs de réduite de Jordan Ji :
 
J(λ1
·
 
 
 
J =
 · 


 · 

J(λp )
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Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :

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Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 19 / 20


Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .
2 R2 Le nombre d’éléments du tableau est m(λi ).

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 19 / 20


Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .
2 R2 Le nombre d’éléments du tableau est m(λi ).
3 R3 Fn−k ⊕ Gk = Fn−k+1 , pour 1 6 k 6 βi .

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 19 / 20


Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .
2 R2 Le nombre d’éléments du tableau est m(λi ).
3 R3 Fn−k ⊕ Gk = Fn−k+1 , pour 1 6 k 6 βi .
4 R3 On passe d’un étage à l’étage inférieur en appliquant (u − λi id E )(Gk ) ⊂ Gk+1 . On
n’oublie pas que le rez-de-chaussée est le sous-espace propre associé à λi . Donc le nombre
de blocs de matrices de Jordan est la dimension du sous-espace propre.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 19 / 20


Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .
2 R2 Le nombre d’éléments du tableau est m(λi ).
3 R3 Fn−k ⊕ Gk = Fn−k+1 , pour 1 6 k 6 βi .
4 R3 On passe d’un étage à l’étage inférieur en appliquant (u − λi id E )(Gk ) ⊂ Gk+1 . On
n’oublie pas que le rez-de-chaussée est le sous-espace propre associé à λi . Donc le nombre
de blocs de matrices de Jordan est la dimension du sous-espace propre.

Remarque
On remarque qu’il n’est pas nécessaire de connaître les dimensions de tous les Fi (ou Gi ) pour
construire le tableau de Young.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 19 / 20


Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .
2 R2 Le nombre d’éléments du tableau est m(λi ).
3 R3 Fn−k ⊕ Gk = Fn−k+1 , pour 1 6 k 6 βi .
4 R3 On passe d’un étage à l’étage inférieur en appliquant (u − λi id E )(Gk ) ⊂ Gk+1 . On
n’oublie pas que le rez-de-chaussée est le sous-espace propre associé à λi . Donc le nombre
de blocs de matrices de Jordan est la dimension du sous-espace propre.

Remarque
On remarque qu’il n’est pas nécessaire de connaître les dimensions de tous les Fi (ou Gi ) pour
construire le tableau de Young. Donnons quelques cas académiques :

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 19 / 20


Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .
2 R2 Le nombre d’éléments du tableau est m(λi ).
3 R3 Fn−k ⊕ Gk = Fn−k+1 , pour 1 6 k 6 βi .
4 R3 On passe d’un étage à l’étage inférieur en appliquant (u − λi id E )(Gk ) ⊂ Gk+1 . On
n’oublie pas que le rez-de-chaussée est le sous-espace propre associé à λi . Donc le nombre
de blocs de matrices de Jordan est la dimension du sous-espace propre.

Remarque
On remarque qu’il n’est pas nécessaire de connaître les dimensions de tous les Fi (ou Gi ) pour
construire le tableau de Young. Donnons quelques cas académiques :
• βi = 1 ssi on a un seul étage avec m(λi ) éléments.

M. El Ossmani , M. El lekhlifi et A. Taakili Réduite de Jordan pour un endomorphisme quelconque 19 / 20


Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .
2 R2 Le nombre d’éléments du tableau est m(λi ).
3 R3 Fn−k ⊕ Gk = Fn−k+1 , pour 1 6 k 6 βi .
4 R3 On passe d’un étage à l’étage inférieur en appliquant (u − λi id E )(Gk ) ⊂ Gk+1 . On
n’oublie pas que le rez-de-chaussée est le sous-espace propre associé à λi . Donc le nombre
de blocs de matrices de Jordan est la dimension du sous-espace propre.

Remarque
On remarque qu’il n’est pas nécessaire de connaître les dimensions de tous les Fi (ou Gi ) pour
construire le tableau de Young. Donnons quelques cas académiques :
• βi = 1 ssi on a un seul étage avec m(λi ) éléments.
• βi = m(λi ) ssi Eλi = Ker (u − λi idE ) est de dimension 1 : m(λi ) étages à 1 élément.

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Détaillons le cas 2 : obtention du bloc Ji réduite de Jordan de ui
On construit le tableau de Young de la valeur propre λi en respectant les règles suivantes :
1 R1 Le nombre d’étages est βi .
2 R2 Le nombre d’éléments du tableau est m(λi ).
3 R3 Fn−k ⊕ Gk = Fn−k+1 , pour 1 6 k 6 βi .
4 R3 On passe d’un étage à l’étage inférieur en appliquant (u − λi id E )(Gk ) ⊂ Gk+1 . On
n’oublie pas que le rez-de-chaussée est le sous-espace propre associé à λi . Donc le nombre
de blocs de matrices de Jordan est la dimension du sous-espace propre.

Remarque
On remarque qu’il n’est pas nécessaire de connaître les dimensions de tous les Fi (ou Gi ) pour
construire le tableau de Young. Donnons quelques cas académiques :
• βi = 1 ssi on a un seul étage avec m(λi ) éléments.
• βi = m(λi ) ssi Eλi = Ker (u − λi idE ) est de dimension 1 : m(λi ) étages à 1 élément.
• Eλi = Ker (u − λi idE ) est de dimension m(λi ) − 1 ssi βi = 2.
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 
*

λi 1
 λi 1
∗ λi 1
* λi 1

 λi 1

*  λi 1   
∗ λi 0
* λi 1  
∗ ∗
* λi
λi
   
λi 1 λi 1
λi 1 λi 1
∗   ∗  λi 0 
λi 0
∗ ∗   ∗  
∗ ∗   ∗ ∗ ∗  λi 0
λi 1
λi λi
   
λi 1 λi 1
λi 0 λi 0
   
∗ ∗   ∗  λi 0 
∗ ∗ ∗  λi 1  ∗ ∗ ∗ ∗  
 λi 0  λi 0
λi λi
 
λi 0
 λi 0 
 
∗ ∗ ∗ ∗ ∗  λi 0 
 
 λi 0

λi

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