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Projet

Le document présente un projet de création d'une unité de production et de commercialisation de poudre de riz dans la région d'Alaotra Mangoro, visant à valoriser les excédents de production rizicole. Il aborde l'identification du projet, l'étude de marché, et les études financières, tout en soulignant les bénéfices économiques et sociaux, notamment la création d'emplois et la réduction des pertes post-récolte. Le projet se positionne comme une solution durable pour répondre à la demande croissante de produits alimentaires sains et locaux.

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Projet

Le document présente un projet de création d'une unité de production et de commercialisation de poudre de riz dans la région d'Alaotra Mangoro, visant à valoriser les excédents de production rizicole. Il aborde l'identification du projet, l'étude de marché, et les études financières, tout en soulignant les bénéfices économiques et sociaux, notamment la création d'emplois et la réduction des pertes post-récolte. Le projet se positionne comme une solution durable pour répondre à la demande croissante de produits alimentaires sains et locaux.

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INSTITUT DE MANAGEMENT DES ARTS ET METIERS

(IMGAM)

MINI-MEMOIRE EN VUE DE L’OBTENTION DE DIPLOME DE LICENCE


PROFESSIONNELLE

PARCOURS : Finance et Comptabilité

THEME : PROJET DE CREATION D’UNE UNITE DE


PRODUCTION ET DE COMMERCIALISATION DE POUDRE
DE RIZ SISE A ALAOTRA MANGORO
Rédigé par : Raharimanga Tsikiniaina Innocente

Encadré par :

- Monsieur RAFIDIARISON Fanomezana


- Monsieur RAKOTONDRAINIBE Andriamirana
- Madame LAKOSA Nancy Joelline
- Monsieur RARIVOSON Solomampionina
REMERCIEMENTS
Avant toute chose, Nous rendons grâce à Dieu Tout-Puissant, source de sagesse et de force,
pour m’avoir accompagné tout en long de ce parcours.

nous tenons à exprimer nos profonde gratitude à nos parents bien-aimés, pour leur amour
inconditionnel, leurs encouragements constants et leur soutien sans faille.

Nous exprimons nos sincères remerciements à :

- Monsieur RAKOTOSON Martin Pierre


Président Directeur de l’IMGAM
- Monsieur RAKOTOSON Dera.
Directeur Général de l’IMGAM.
- Monsieur RAKOTONIRAINY Georges Solay
Directeur des études à l’IMGAM.

Nos encadreurs :

- Monsieur RAFIDIARISON Fanomezana


- Monsieur RAKOTONDRAINIBE Andriamirana
- Madame LAKOSA Nancy Joelline
- Monsieur RARIVOSON Solomampionona

Pour leur disponibilité, leur bienveillance et leurs orientations éclaires qui ont grandement
contribué à la réalisation de ce travail.

Enfin, nous adresse nos remerciements à toutes les personnes, de près ou de loin qui ont
contribué à la réussite de ce travail. A nos camarades de promotion, aux techniciens
rencontrés, aux responsables locaux, et à toute personne ayant accepté de répondre à mes
enquêtes et questionnaire

Merci ! Merci ! Merci !

i
SOMMAIRE
Introduction

Partie I : IDENTIFICATION DE PROJET

Chapitre I : Identification du projet

Chapitre II : Etude de marché

Chapitre III : Etude technique du projet

Partie II : ETUDES REFLEXIVES SUR LE PROJET

Chapitre IV : Etudes financières

Chapitre V : Etudes des impacts du projet

Chapitre VI : Identification des obstacles et propositions de solutions.

Conclusion

ii
LISTE DES ABREVIATIONS
Amt Amortissement
ANDREA Autorité Nationale de l’Eau et de l’Assainissement
Ann Annuité
Ar Ariary
CCI Chambre de Commerce et d’Industrie
CDP Capital Début de Période
CFP Capital Fin de Période
FAO Food and Agriculture Organizations (Organisation des Nations
Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture)
FIDA Fonds International de Développement Agricole
FOFIFA FOibe Fikarohana sy Fampandrosoana ny teny Ambanivohitra
FRI Fonds de Roulement Initial
GIE Groupement d’Intérêt Economique
IMF Institution de Microfinance
In Intérêt
INSTAT Institut National de la Statistique
Kg Kilogramme
NIF Numéro d’Identification Fiscale
ONG Organisation Non Gouvernementale
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement
Amt Amortissement

iii
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Ressources matérielles nécessaires...................................................................................12
Tableau 2 : Ressources humaines nécessaires.....................................................................................13
Tableau 3: Ressources financières nécessaires....................................................................................14
Tableau 4 : Ressources informationnelles nécessaires.........................................................................15
Tableau 5 : Ressources temporelles (durée estimative par étape).......................................................16
Tableau 6 : Immobilisation nécessaires................................................................................................21
Tableau 7: Charges prévisionnelles pour le FRI (sur 3mois).................................................................23
Tableau 8 : Estimation de l’investissement initial total........................................................................25
Tableau 9 : Schéma de financement....................................................................................................26
Tableau 10 : tableau de remboursement annuel (méthode constante simplifié)................................27
Tableau 11 : Bilan initial au démarrage de l’activité.............................................................................28
Tableau 12 : Prévision de vente............................................................................................................30
Tableau 13 : Compte de résultat..........................................................................................................30
Tableau 14: Sensibilisation à la gestion durable...................................................................................33

iv
LISTES DES FIGURES ET PHOTO
Figure 1 : Processus de production.......................................................................................................17
Figure 2 : Extrait de la farine de riz.......................................................................................................18

v
INTRODUCTION
Le développement local repose de plus en plus sur la transformation des ressources
disponibles au niveau régional. Dans cette optique, le présent projet propose la création d’une
unité de transformation de riz en farine dans la région d’Alaotra Mangoro, une zone à fort
potentiel rizicole. Cette initiative vise à valoriser ls excédents de production de riz souvent
peu exploités sur le plan industriel, tout en apportant une solution pratique et durable plusieurs
enjeux économiques et sociaux. Le thème retenu est la transformation artisanale de riz local
en farine naturelle. Cette activité présente de nombreux avantages : elle permet de diversifier
les débouchés pour les producteurs, de répondre à une demande croissante et produits
alimentaires sains, et de stimuler la création d’emplois en milieu rural.

L’objectif du projet est de mettre en place une unité de transformation fonctionnelle,


adaptée au contexte local, et capable de produire une farine de riz de quantité, répondant aux
besoins du marché tout en générant des revenus pour les porteurs de projet. Au-delà de
l’aspect économique, il s’agit aussi de promouvoir l’autonomisation des jeunes et des femmes
rurales travers une activité accessible et reproductible. Une question centrale se pose alors :
« ce projet est-il techniquement réalisable et financièrement rentable dans le contexte rural
d’Alaotra Mangoro ?». Pour y répondre, l’étude est structurée en deux parties principales.
Dans la première partie sur L’APPERCUE GENERAL, la deuxième partie de cette étude
consistera à cerner sur LES ETUDES FINANCIERES.

1
PARTIE I : CADRE GENERAL RELATIF AU
PROJET
Avant de présenter les résultats de l’étude proprement dite, il est indispensable de comprendre
le contexte général dans lequel le projet s’inscrit. Le chapitre qui suit permet ainsi de situer
l’origine, la nature et la pertinence du projet.

2
CHAPITRE I : Identification du projet
Afin de mieux cerner les fondements et les orientations de notre initiative, nous présentons ci-
après les principaux éléments d’identification du projet, constituant le socle de la mise en
œuvre et son développement durable.

1. Thème du projet
Le thème du projet porte sur la valorisation agroalimentaire du riz par la transformation en
farine, dans la région Alaotra Mangoro, connue pour sa forte production rizicole. Le projet
s’inscrit dans une dynamique de développement locale à travers la création d’une unité semi-
industrielle de transformation de riz en farine, destinée la consommation locale, régionale,
voire nationale. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire, promouvoir l’industrialisation
rurale et renforcer la chaîne de valeur rizicole.

2. Activité principale du projet


L’activité principale du projet est la production de farine de riz à partir de riz blanc
localement cultivé. Cette activité comprend plusieurs étapes techniques allants de la sélection
du riz, le triage, le nettoyage, le séchage, la mouture, le tamisage, le conditionnement, jusqu’à
la commercialisation du produit fini. Le projet prévoit également une valorisation des sous-
produits (comme le son de riz) à des finis animales ou agricoles, favorisant ainsi une approche
de transformation à faible déchet. Ils concernent la collecte des brisures ou excédents de riz,
leur transformation en poudre de riz à l’aide des matières adaptes, le conditionnement du
produit fini, et sa commercialisation sur les marchés locaux (et potentiellement régionaux).
Ces activités incluent également la sensibilisation des producteurs et la formation sur les
techniques de transformation.

3. Objectif du projet
L’objectif général est de contribuer au développement économique local en favorisant le riz à
travers une transformation agroalimentaire adaptée et innovante.

Les objectifs spécifiques sont ;

 Offrir un débouché stable et rémunérateur aux riziculteurs locaux grâce à l’achat


régulier de riz comme matière première.

3
 Mettre sur le marché un produit fini sain, sans gluten, pouvant être utilisé dans les
préparations culinaires, notamment pour les personnes intolérantes au gluten ou à la
recherche d’alternatives alimentaires.
 Créer des emplois durables pour la population locale, particulièrement les jeunes et les
femmes.
 Réduire les pertes post-récoltes souvent constatées dans la filière rizicole.
 Promouvoir la consommation de produits locaux et améliorer la sécurité alimentaire.
 La création du revenu pour les producteurs et transformateurs.
 La promotion de l’entreprenariat local.
 L’amélioration de l’accès à des produits alimentaire ou cosmétiques naturels issus de
ressource locale.

4. Milieu d’implantions du projet


Le projet sera implanté dans la région Alaotra Mangoro, une zone réputée pour son potentiel
rizicole exceptionnel, où la majorité de la population vit de l’agriculture, principalement du
riz. Cette région bénéfice d’un climat favorable, de terre fertile et d’un savoir-faire
traditionnel en matière de culture du riz. Cependant, les infrastructures de transformation sont
encore très limitées, d’où l’intérêt du projet. La localité choisie offre également une proximité
avec les producteurs, réduisant ainsi les coûts logistiques liés à l’approvisionnement. De plus,
cette zone connaît un taux de chômage élevé, ce qui rend pertinent un projet créateur
d’emplois stables et adaptes au milieu rural. Le choix de cette implantation vise à renforcer le
développement local, à réduire l’exode rural, et à faciliter l’approvisionnement régulier en
matière première.

Sur le plan économique, la région souffre encore d’un manque d’industries locales de
transformation, ce qui crée une forte dépendance à la vente brute de riz, sans réelle valeur
ajoutée locale. L’installation d’un atelier de transformation va donc permettre de stimuler
l’économie locale à travers la création d’emplois, l’augmentation des revenus des producteurs,
et la diversification des produits issus du riz.

Sur le plan social, la région d’implantation regroupe une population majoritairement agricole,
avec un fort taux de chômage ou de semi-emploi, notamment chez les jeunes et les femmes.
Ce projet ambitionne ainsi d’adopter une réponse concrète à cette problématique sociale en
valorisant les compétences locales, en offrant des formations de base à la transformation
agroalimentaire, et en favorisant un développement inclusif.

4
D’un point de vue environnemental, l’unité sera implantée dans une zone permettant un accès
facile à l’eau et à l’électricité (ou à des sources alternatives d’énergie si besoin), tout en
respectant les contraintes liées à la gestion des déchets et à l’impact sur l’environnement
immédiat. Des mesures seront prévues pour limiter la pollution et intégrer le projet dans une
dynamique de développement durable.

Enfin, ce milieu d’implantation présente également un avantage en termes de débouchées. La


région est bien connectée aux grands axes de transport menant à Antananarivo et aux autres
grandes villes, ce qui favorise la distribution du produit fini (farine de riz) vers des marchés
potentiels diversifiés : écoles, boulangeries, grandes surfaces, coopératives agricoles, etc.

5. Analyse de la situation actuelle (état des lieux)


Afin de mieux comprendre le contexte dans lequel s’inscrit ce projet, il convient d’examiner
en détail les différents aspects de la situation actuelle. Cette analyse sera menée en plusieurs
volets permettant de cerner les problèmes, de définir clairement les objectifs à atteindre, et
d’identifier les stratégies appropriées à adopter.
1.1 Analyse des problèmes
Malgré la production abondante de riz, un grand parti est vendu à l’état brut, avec une faible
valeur ajoute. Les pertes post-récoltes sont importantes, la transformation est quasi
inexistante, et les paysans peinent à écouler leurs récoltes à bon prix. Le manque
d’infrastructures de transformation, combiné à l’absence de stratégie de valorisation local du
riz, constitue un frein au développement économique de la région. Par ailleurs, les
consommateurs, notamment ceux souffrant d’intolérances alimentaires (au gluten), n’ont pas
accès à des alternatives locales à la farine de blé, ce qui crée une dépendance envers des
produits importés.
1.1. Analyse des objectifs

Le projet cherche à répondre à ces problèmes par :

 La création d’un débouches local durable pour les producteurs de riz.


 La valorisation des productions agricoles par une transformation sur place,
 La réduction du gaspillage post-récolte,
 La satisfaction d’une demande croissante en farine sans gluten,
 La création d’emplois pour les populations locales, notamment pour les jeunes
diplômes en quête d’insertion professionnelle.
1.2. Analyse des stratégies

5
La stratégie principale du projet est de mettre en place une unité semi-industrielle dotée de
matériels adaptes à la petite échelle mais à haute efficacité, tout en collaborant avec les
producteurs locaux organisée en coopératives. Le projet compte également :

 Proposer les prix compétitifs pour la farine,


 Mettre en œuvre une stratégie de communication ciblée pour faire connaître les
bienfaits du produit,
 Assurer une formation continue du personnel pour garantir la qualité de la production.

La stratégie commerciale inclut une approche mixte : vente directe dans la région, fourniture à
des distributeurs et partenaires dans les grandes villes comme Antananarivo, et à moyen
terme, exportation vers des marchés africains ou européens de riche.

2.1 Justificatifs du projet


Le projet est justifié pour plusieurs raisons fondamentales :

 Existence d’une demande réelle et croissante en produits alternatifs au gluten,


particulièrement dans les zones [Link] farine de riz trouve sa place ainsi bien chez les
boulangers artisanaux que dans les ménages recherchant des solutions alimentaires locales et
nutritives.
 Innovation locale : peu d’initiatives similaires existent dans la région, et le projet se
positionnent comme pionnier dans la transformation agroalimentaire du riz en farine à
l’échelle semi-industrielle.
 Réductions des pertes agricoles : en transformant directement le riz localement, le projet
lutte efficacement contre les pertes post-récoltes qui touchent souvent les petits exploitants
agricoles.
 Création d’emploi : d’unité de production va directement et indirectement créer des postes
de travail, du personnel de la production au personnel de logistique et de commercialisation.
 Contribution à la sécurité alimentaire : en diversifiant l’usage du riz et en rendant disponible
une farine locale, le projet tien une alimentation plus automne et adaptée aux besoins
nutritionnels malgaches.
 Impact économique local : le projet participera à la dynamisation du tissu économique
régional, à la formalisation d’activités informelles, et à la professionnalisation de la filière
riz.

6
CHAPITRE II : Etude du marché
Ce chapitre a pour objectif d`analyser la situation actuelle du marché de la farine de riz,
d`identifier les besoins des consommateurs, d`évaluer la concurrence, et de déterminer les
opportunités économiques pour garantir la viabilité du projet.

Section 1-Etude de la demande


La farine de riz ou poudre de riz connait une demande croissante, tant sur le plan alimentaire
que cosmétique. Dans la région Alaotra Mangoro, le riz est un aliment de base, mais la
transformation en poudre reste encore peut exploitée. Les consommateurs recherchent de plus
en plus des produits naturels, sans gluten, accessibles financièrement et issu de la production
locale.

1. Objectif de l’étude de la demande


L’objectif principal de cette étude est d’analyser le comportement des consommateurs vis-à-
vis de la poudre de riz. Le but est de comprendre leurs besoins, leurs attentes, ainsi que leur
fréquence et leur capacité de consommation, afin de mieux adapter le produit final à la
demande réelle du marché local.

2. Méthodologie d’enquête utilisée


Une enquête a été réalisée dans la commune urbaine d’Ambatondrazaka, à l’aide d’un
questionnaire distribué à 150 ménages issus de différents quartiers. Cette démarche a permis
de collecter des informations sur les habitudes alimentaires, les préférences de consommation,
le niveau de connaissance de la poudre de riz ainsi que leur disposition à acheter ce type de
produit.

7
3. Résultats principaux de l’enquête
Les résultats ont relevé que près de 85% des ménages connaissent la poudre de riz sous forme
ou une autre. Environ 70% d’entre eux seraient intéressées par l’achat d’un produit bien
transformé, propre et emballé. La majorité des répondants indiquent qu’ils pourraient
consommer ce produit au moins une fois par semaine, surtout pour les bouilles, les pâtisseries
et autres opérations.

4. Segments de clientèle visés


Les segments ciblés sont principalement constitués des ménages urbains qui recherchent une
alimentation pratique, des restaurateurs et vendeurs de bouilles pour les petits déjeuner de rue,
des cantines scolaires et des centres nutritionnels, ainsi que les revendeurs locaux en gros ou
en détail.

5. Estimation quantitative de la demande locale


La ville d’Ambatondrazaka compte environ 10 000 foyers. En supposant qu’un foyer
consomme 0,5 kg de poudre de riz par semaine, la demande théorique atteindrait environ 5
tonnes par semaine, soit plus de 260 tonnes par an. Ce volume démontre un marché porteur et
sous-exploité, surtout si l’on considère l’élargissement potentiel vers d’autres districts ou
zones rurales avoisinantes.

6. Tendance et évolution du marché


La consommation de produits transformés localement connaît une progression constante à
Madagascar. Les consommateurs sont de plus en plus attirés par les produits issus de la
transformation artisanale, pour peu qu’ils soient bien présents. Cette dynamique est accentuée
par les politiques gouvernementales en faveur de la promotion de la production locale et de la
promotion et de la valorisation des sous-produits agricoles.

Le produit cible plusieurs segments :

 Les familles rurales et urbaines pour les usages culinaires (bouillie, pâtisseries
locales).
 Les petites entreprises de transformations souhaitant intégrer la farine de riz dans leurs
recettes.
 Les boutiques de leurs produits naturels et marchées de proximité.

8
 Les consommations soucieuses de leur santé, notamment les personnes intolérantes au
gluten.
A travers une enquête menée sur un échantillon de 100ménages dans les districts
d’Ambatondrazaka et d’Amparafaravola, 72% des personnes interrogés se disent
intéressées par un produit local, bien emballé, à prix abordable. Cela montre une réelle
opportunité commerciale pour introduire la poudre de riz sur le marché.

Section 2. Etude de l’offre ou capacité de production


Actuellement, peu d’unité artisanal produisent de la farine de riz à Alaotra Mangoro. La
majorité des brisures de riz sont vendues comme nourritures pour animaux ou jetées. Cela
crée un faible concurrent direct, mais aussi un vide à combler.

L’unité de production prévue pourra transformer en moyenne 100g de brisures de riz par jour,
soit une production potentielle de 2,5 tonnes par mois. Avec un bon réseau
d’approvisionnement (producteurs locaux), cette capacité peut être augmenté selon la
demande.

La demande en farine de riz est en constante progression, aussi bien à l`échelle locale que
régionales. Dans la région d`Alaotra Mangoro, les habitudes alimentaires des ménages
évoluent progressivement vers une diversification des sources de farine, notamment pour les
raisons de santé, de cout et de disponibilité. La farine de riz, connu pour être sans gluten et
facilement digestible, devient une alternative sérieuse à la farine de blé, notamment chez les
personnes souffrant d`intolérance ou souhaitant adopter une alimentation plus naturelle.

Un enquête informelle menée dans les communes rurales de la région a montré que de
nombreuses familles utilisent déjà de la farine de riz, soit produit artisanalement, soit achetée
au marché. Toutefois, cette farine est souvent de qualité inégale, mal emballée, et ne répond
pas toujours aux exigences sanitaires. Cela montre qu`il existe un marché réel, mais mal
structuré, ou des consommateurs sont prêt à acheter un produit de meilleure qualité, propre
bien conditionné, et à un prix abordable.

9
Par ailleurs, les boulangers locaux, les pâtissiers et les petits industriels de l`agroalimentaire
recherchent également des alternatives locale la farine de blé importée, dont les prix est élevé
et soumis des fluctuations dur le marché international. La farine de riz produit localement
représente donc une opportunité pour ces acteurs économiques, à condition qu`elle respecte
certains critères de finesse, de propreté et de stabilité d`approvisionnement.

Enfin, la demande pourrait être élargie à d`autres régions du pays grâce à une stratégie de
distribution efficace et à des compagnes de sensibilisation mettant en avant ls atouts
nutritionnels et économiques de la farine de riz. Ainsi, la mise en place de l`unité de
production bien organisée répondrait à une demande croissante, diversifiée et encore peut
satisfaite, offrant au projet de réelles perspectives de développement à moyen et long terme.

1. Disponibilité de la matière première


Le région d’Alaotra Mangoro est la principale zone rizicole de Madagascar, avec une
production de plus de 500 000 tonnes de riz par an. Environ 10 à 15% de cette production
correspondant à des brisures de riz, soit potentiellement 50 000 à 75 000 tonnes disponibles
annuellement. Ces brisures constituent la matière première essentielle pour la fabrication de
poudre de riz.
2. Capacité technique de production de l’unité
L’unité de transformation projetée est équipée de matériels capables de produire environ 10
kg de poudre de riz par heurs. En fonction d’une exploitation à raison de 8 heures par jour et
25 jours par mois, la capacité annuelle de production avoisine 24 à 28 tonnes. Ce rythme
assure une couverture partielle de la demande locale identifiée précédemment.

3.1 Estimation des pertes et rendement


Le processus de transformation occasionne des pertes estimées à 5%, ce qui est faible. Le
rendement de production atteint ainsi environ 95%, garantissant un bon retour sur la matière
première et minimisant le gaspillage.

4.1 Analyse comparative : capacité vs rendement


La demande annuelle estimée à Ambatondrazaka est de 260 tonnes, tandis que la capacité de
production initiale n’est que 25 tonnes environ. Cette différence révèle un fort potentiel de
croissance pour le projet, et une possibilité réelle d’extension à moyen terme afin de répondre
à la demande non satisfaite.

10
5.1 Situation concurrentielle dans la zone
Dans la région, peu d’unité structurées produisent de la poudre de riz. Les produits
disponibles sur le marché sont souvent issus d’une transformation artisanale, sans contrôle
strict de qualité ni d’hygiène. Cela confère au projet un avantage concurrentiel significatif
grâce à l’industrialisation du processus, la normalisation du produit et la qualité garantie.

6.1 Stratégie de positionnement


La stratégie de l’unité consiste à proposer un produit de qualité constante, à prix compétitif,
conditionné dans des emballages hygiéniques et attractifs. Le canal de distribution s’étendra
aux marchés urbains, boutiques d’alimentation, cantines, mais également aux petits
revendeurs ruraux, afin de toucher le maximum de clients potentiels.

Dans ce contexte, l`implantation d`une unité semi-industrielle de transformation de riz ne


farine représente un atout stratégique pour combler le vide laissé par cette offre insuffisante.
L`unité de production envisagée aura une capacité de traitement d`environ 75 à 80kg de farine
de riz produite quotidiennement, en tenant compte des pertes lors de la transformation. Sur
une base de 25jours ouvrable par mois, cela représenterait une production mensuelle estimée à
environ 2 000kg de farine. En une année, la production pourrait atteindre 24 000kg si l`unité
fonctionne régulièrement sans interruption majeure.

Cette capacité de production a été définie en fonction de la disponibilité des matières


premières dans la région, des capacités des machines utilisées (décortiqueuse, broyeur, tamis,
etc.), mais aussi des ressources humaines mobilisables pour assurer le bon déroulement des
opérations. Elle reste également évolutive : en fonction de la demande et de résultats
économiques des premiers mois, des extensions de capacité pourront être envisagées.

En comparaison avec l`offre actuelle existence, l`unité proposer se démarque par sa capacité à
fournir une quantité plus importante de farine de riz, de manière régulière et avec une qualité
maitrisée. Elle permettra ainsi d`approvisionner de manière fiables les marchés locaux, les
petites unités de boulangerie et pâtisserie, voir les distributeurs plus importants dans d`autres
régions du pays. Elle contribuera également à structurée l`offre régionale en apportant un
modelé plus professionnel de production, avec des normes d’hygiène, de conditionnement et
de traçabilité respectées.

11
CHAPITRE III : Etude technique du projet
Ce chapitre présente les aspects techniques essentiels à la mise en œuvre du projet. Il détaille
les ressources nécessaires ainsi que le processus de production depuis la matière première
jusqu’au produit fini.

1. Montage technique du projet


La mise en place de l’unité de production de farine de riz nécessite l’identification précise des
ressources indispensables à son fonctionnement. Ces ressources sont regroupées en cinq
catégories : matériel, humaines, financières, informationnelles et temporelles.

a. Ressources matérielles
Tableau 1 : Ressources matérielles nécessaires
Désignation du matériel Quantité Utilité principale
Machine de décorticage 1 Enlever les enveloppes des
(décortiqueuse) grains de riz (brisures)
Broyeur ou moulin 1 Réduire le riz décortiqué en
électrique poudre fine
Tamis vibrant ou manuel 1 Séparer les particules fines
des gros grains après
broyage
Séchoir solaire ou four de 1 Réduire l`humidité du riz ou
séchages de la farine
Balance électronique 1 Peser les quantités de riz
brut, de farine produite, et
faire l`emballage
Ensacheuse semi- 1 Emballer la farine de riz
automatique dans les sachets hygiéniques
Sacs d`emballage 200+ Conditionnement du produit
alimentaire fini
Table inox et plan de travail 2 Surface propre pour
manipuler les produits avant
et après transformation
Chaises + étagères de Divers Pour le personnel et le
12
rangement stockage temporaire
Bidons ou bacs de stockage 5 Conservation des matières
hermétique premières et de la farine
Thermomètre / hygromètre 1 Contrôle de la température et
humidité de stockage
Kit de nettoyage (balai, 1 lot Maintien de l`hygiène dans
serpillière…) l`unités de production
Extincteur 1 Sécurité contre les incendies
Local de production 1 Espaces d`utilisation de tous
(location ou construction) les équipements et de la
chaine de productions
Source : Promoteur
 La liste ci-dessus est indicative et peut varier selon la taille de l’unité, a technologie
choisi (artisanale ou semi-industrielle), et les ressources financières disponibles.
 Tous les matériels doivent respecter les normes sanitaires en vigueur, surtout pour un
produit destiné à l’alimentation humaine.
 Il est conseillé de prévoir un entretien régulier pour tous les équipements afin d’assurer
leur durabilité.
 La source d’énergie (électricité, groupe électrogène, énergie solaire) doit être sécurisée
pour le bon fonctionnement du broyeur et de l’ensacheuse.

b. Ressources humaines
Tableau 2 : Ressources humaines nécessaires

Poste Effectif Responsabilités Profil / Durée


principales Qualification d`engagement
Responsable de 1 Supervision de Bac +2 minimum CDI
la production l`ensemble du en
processus de agroalimentaire
production, contrôle ou expérience
qualité, gestion des équivalente
stocks
Opérateur de 1 Décorticages du riz, Niveau 3e -
Temps plein
décorticage entretien de la machine manuel avec
formation sur

13
place
Opérateur de 1 Broyage du riz en Expérience Temps plein
broyage poudre, contrôle de souhaite – formé
finesse à l`interne
Technicien de 1 Mise en sachets de la Savoir lire et Temps plein ou à
conditionnement farine, pesée et écrire – formation temps partiel
étiquetage interne possible
Agent de 1 Nettoyage quotidien du Aucune Temps partiel
nettoyage / local, désinfection, qualification

hygiène maintien de l`hygiène formelle requise


générale
Comptable / 1 Suivi des ventes, Bac +2 en finance Temps partiel /
gestionnaire dépenses, salaires, ou comptabilité consultance
enregistrement
financier
Chargé(e) de 1 Distribution, Bac ou plus, Temps plein ou
vente / prospection de clients, dynamique avec consultance

marketing gestion des commandes compétences en


commerce
Main d`œuvre 1-2 Chargement, aide Aucune Journaliers / selon
occasionnelle ponctuelle, transport de qualification besoins
sacs, etc. requise
Source : Promoteur

 Le nombre d’employés dépendra de la capacité de production.


 Dans une phase de démarrage, plusieurs fonctions peuvent être cumulées par une
même personne (ex : un même operateur pour le broyage et l’emballage).
 Une formation minimale sur l’hygiène alimentaire et la sécurité est recommandée pour
toute l’équipe.
 Les rémunérations devront être planifiées dans les charges mensuelles au projet (à
intégrer plus tard dans le prévisionnel financier).

c. Ressources financières
Tableau 3: Ressources financières nécessaires

Rubriques Montant estimé (Ar) Source de financement


prévue

14
Achats de machines 8 000 000 Apport personnel + prêt
(décortiqueuse, broyeur) bancaire
Aménagement du local (sol, 2 000 000 Apport personnel
ventilation, etc.)
Achats de matières 1 500 000 Fonds de roulement
premières (riz blanc)
Emballages (sachets, 500 000 Apport personnel
étiquettes)
Frais administratifs (NIF, 300 000 Apport personnel
RCS, autorisations)
Publicité et communication 400 000 Apport personnel
Salaire du personnel pour le 1 200 000 Apport personnel ou crédit
1er mois
Fonds de réserves / imprévus 600 000 Apport personnel
Source : Promoteur

Total estimé ǀ 14 500 000 Ar ǀ apport

+ emprunt ou financement mixte ǀ A affiner selon les devis et négociations.

d. Ressources informationnelles
Tableau 4 : Ressources informationnelles nécessaires

Source d`information Utilités dans le projet Mode d`accès / moyen


d`obtention
Statistiques régionales Connaître la production de Consultation des rapports
(INSTAT, ministère) riz et les besoins en farine publics
Etudes de marché locales Evaluer la demande, la Enquête de terrain,
concurrence et les prix entretiens
Fiches techniques des Choix adapter du matériel, Fournisseurs, internet
machines (broyeur, évaluation des performances
décortiqueuse)
Règlementation sur la Respect des normes hygiène Service vétérinaire,
production alimentaire et de qualité ministère de la santé
Conseils d`entrepreneurs Conseils pratiques, Réseautage, rencontres
locaux identifications des risques

15
Documents comptables Elaboration de prévisions Modèle en ligne, appui d`un
types financières, gestion des comptable
dépenses
Guide de montage de projet Structuration correcte du Livres spécialises,
agroalimentaire mémoire / plan d`affaires documents pédagogiques
universitaires
Source : Promoteur

Ce tableau met en lumière les principales sources d’informations mobilises pour construire
une base de données fiable et cohérente en lien avec le projet. Ces données permettent non
seulement d’appréhender la réalité du terrain, mais aussi d’orienter les choix stratégiques pour
assurer la viabilité du projet. Il est désormais essentiel d’approfondir l’analyse de
l’environnement local à travers l’étude de l’offre ou de la capacité de production disponible
dans la région d’implantation.

e. Ressources temporelles
Tableau 5 : Ressources temporelles (durée estimative par étape)

Etapes du projet Durée estimée


Etude de faisabilité / rédaction mémoire 1mois
Recherche de financement / partenaires 1mois
Acquisition des équipements 2semaines à 1mois
Aménagement du local 2semaines
Recrutement et formation du personnel 1semaine à 10 jours
Phase de test de production 1semaine
Démarrage effectif de l`activité Long terme
Source : Promoteur

 Les ressources informationnelles sont des vraies décisions pour une réalisation d’un
projet sérieux.
 Ces ressources temporelles aideront à l’organisation et au suivi du calendrier.

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2. Processus de production
Le processus de transformation du riz en poudre se déroule en plusieurs étapes organisées
comme suit :

1. Réception des brisures de riz auprès des producteurs locaux


2. Tri et nettoyage pour éliminer les impuretés
3. Séchage (si le riz est humide)
4. Broyage à l’aide d’un moulin ou broyeur
5. Tamisage pour obtenir une poudre fine et homogène
6. Conditionnement dans des sachets propres et étiquetés
7. Stockage dans un local sec et propre
8. Distribution/Vente vers les marchés cibles

Figure 1 : Processus de production

Brisures de riz Nettoyage Séchages Broyage

Stockage Emballage Tamisage

Source : Promoteur
Ce schéma permet de visualiser de manière claire et structurée l’ensemble des étapes
nécessaires à la transformation du riz en farine. Il met en évidence les opérations
successives, les intrants mobilisés, ainsi que l’organisation technique du processus.
Cette vue d’ensemble facilite d’analyse de la faisabilité technique et logistique du
projet, tout en servant de base à l’estimation des besoins en équipements, en
ressources humaines, et en matières premières

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Figure 2 : Extrait de la farine de riz

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PARTIE II : ETUDES FINANCIERES SUR LE
PROJET
Ce chapitre présente une estimation des besoins financiers liés la mise en œuvre du projet, le
plan de financement, ainsi que le remboursement prévu en cas d’emprunt. Les chiffres sont
donnés à titre indicatifs, basés sur les réalités rurales de la région d’Alaotra Mangoro, pour
une unité de petite capacité artisanale.

19
20
CHAPITRE IV. Etudes financières
Ce chapitre présente l`analyse financière du projet, en évaluant les besoins d`investissement,
les couts, les revenus prévisionnels ainsi que la rentabilité économique sur une période de
cinq ans.

1. Montant des investissements (avec mode de calcul) :


Dans cette section, nous allons d`abord présenter les différents investissements nécessaires au
démarrage du projet, avant de détailler chaque catégorie d`immobilisation de manière précise.

a) Immobilisations
Ce sont les biens durables nécessaires au fonctionnement de l’unité.

Tableau 6 : Immobilisation nécessaires

Désignation Quantité Prix unitaire (Ar) Coût total (Ar)


Terrain (location 1 1 200 000 1 200 000
annuelle)
Bâtiment 1 15 000 000 15 000 000
(construction local)
Décortiqueuse à riz 1 8 000 000 8 000 000
Broyeur (pour 1 5 000 000 5 000 000
farine)
Séchoir 1 4 500 000 4 500 000
Tamiseur /Crible 1 3 000 000 3 000 000
Balance 2 250 000 500 000
électroniques
Chariot /brouette 2 150 000 300 000
Table de tri et bancs 2 300 000 600 000
Equipement de 1 lot 800 000 800 000
sécurité
Matériel bureautique 1 lot 2 000 000 2 000 000
(PC, imprimante,
etc.)
Frais de transport et - - 1 000 000
21
installation
Total 41 900 000 Ar
Source : Promoteur

1. Terrain (location annuelle) – 1 200 000 Ar

Le projet n’achète pas un terrain, mais prévoit une location annuelle d’un terrain adapté à
l’implantation de l’unité. Le prix de 1 200 000 Ar/an est estimé selon le coût moyen de
location dans la région Alaotra Mangoro (environ 100 000 Ar/mois), dans une zone semi-
rurale avec accès route.

2. Bâtiments (construction d’un local) – 15 000 000 Ar

Il s’agit du coût pour la construction d’un petit atelier (mur en brique, toiture en tôle, sol
cimenté), de 50 à 70 m², suffisant pour accueillir les machines, le personnel et un petit bureau.
Le coût de 15millions d’Ar est réaliste pour une construction simple dans une zone rurale, y
compris fondation, matériaux, main d’œuvre.

3. Décortiqueuse riz – 8 000 000 Ar

Machine essentielle pour retirer l’enveloppe du riz (enveloppe ou balle). Le riz varie entre 6 à
10 millions Ar selon puissance et le modèle. La version retenue est semi-industrielle, adaptée
une capacité de 200-300 kg/h.

4. Broyeur pour farine – 5 000 000 Ar

Permet de moudre de riz décortiqué en farine fine. Un broyeur à semi-professionnel, avec un


moteur électrique de bonne capacité, coûte environ 4 à 6 millions Ar. L’estimation retenue est
donc dans la moyenne.

5. Séchoir – 4 500 000 Ar

Sécher le riz est indispensable avant la transformation en farine. Le séchoir mécanique ou


solaire assisté sélectionné ici permet un séchage rapide et hygiénique. Le coût estimé est basé
sur un modèle localement disponible.

6. Tamiseur (ou cible) – 3 000 000

Permet de séparer les impuretés et calibrera farine. Un modèle mécanique simple, motorisé ou
manuel, coûte environ 2,5 à 3,5 millions d’Ar. Le prix choisi est donc cohérent.

7. Balance électronique – 2 ˟ 250 000 = 500 000 Ar


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Pour peser les matières premières et les produits finis. Deux balances sont prévues : une pour
gros volumes (matières premières), une autre pour les sachets de farine. Prix unitaire 250 000
Ar est réaliste pour des balances de qualité moyenne.

8. Chariot / Brouette – 2 ˟ 150 000 = 300 000 Ar

Utile pour transformer le riz ou les sacs de farine dans l’atelier. Prix d’une brouette métallique
de qualité correcte est d’environ 150 000 Ar.

9. Equipements de sécurité – 800 000 Ar

Le tri manuel est parfois nécessaire avant ou après broyage. Les tables et bancs permettent
d’aménager un petit espace de travail ergonomique. Coût estimé à 300 000 Ar par ensemble
table + banc.

10. Equipement de sécurité - 800 000Ar

Comprend casque, gants, tabliers, extincteur, chaussures de sécurité, etc. Indispensable pour
le respect des normes d’hygiène et sécurité dans un local agroalimentaire.

11. Matériel bureautique (PC, imprimante, etc.) – 2 000 000 Ar

Pour gérer les commandes, la facturation, le stock et le suivi administratif. Le lot contient un
ordinateur, une imprimante et quelques fournitures de base.

12. Frais de transport et d’installation – 1 000 000 Ar

Inclut le cot d’acheminement des équipements depuis le fournisseur jusqu’au site, ainsi que
l’installation des machines et tests initiaux.

b) Charges Initiales (Fonds de Roulement Initial – FRI)


Le Fond de Roulement Initial (FRI) permet de faire face aux premières dépenses liées au
fonctionnement de l’unité avant l’entrée de premiers revenus.

Tableau 7: Charges prévisionnelles pour le FRI (sur 3mois)

Désignation des Quantité Coût unitaire Coût mensuel Total 3 mois

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charges mensuelle (Ar) (Ar) (Ar)
Achat de riz 1 500 kg 1 200 1 800 000 5 400 000
paddy (matières
premières)
Emballages 500 sachets 150 75 000 225 000
(sachets,
étiquettes, etc.)
Electricité Forfait mensuel 150 000 150 000 450 000
Eau Forfait mensuel 30 000 30 000 90 000
Salaires du 2 * 250 000 - 500 000 1 500 000
personnel (2
ouvriers)
Indemnité du 1 200 000 200 000 600 000
gérant
Transport Forfait mensuel 100 000 100 000 300 000
(matières et
distribution)
Produit Forfait 50 000 50 000 150 000
d’entretien et
consommables
Communication Forfait 50 000 50 000 150 000
(téléphone,
internet, pub)
Frais divers Forfait 50 000 50 000 150 000
(imprévus,
petits achats)
Total général 8 015 000 Ar
Source : Promoteur

 Achat de riz paddy : estimation à 1 200 Ar/kg ˟ 1 500 kg/mois, car l’unité démarre à
petite échelle. Le besoin en matières premières est central pour les premières
productions.
 Emballage : les sachets plastiques alimentaire + étiquettes imprimées estimes a 150
Ar/unité, pour 500 sachets/mois (conditionnement de 500 g ou 1 kg).

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 Electricité & eau : consommation modérée des machines et nettoyage, calcule à la
moyenne pour une unité artisanale rurale.
 Salaires : deux ouvriers polyvalents avec 250 000 Ar//mois chacun, ajuste au smic et à
la réaliste en zone rurale.
 Indemnité du gérant : rémunération provisoire de la gestion, pour implication directe
dans les premières étapes.
 Transport : coûts de déplacement pour l’achat des intrants et distribution des produits
finis dans les zones de vente.
 Entretien & consommables : nettoyage quotidien, huile pour machines, pour petits
ustensiles.
 Communication et publicité : création du flyers, appel pros, publication sur le réseau
ou SMS.
 Frais divers : petite caisse pour imprévus (réparation mineure, achat de fournitures
urgentes, etc.)

Le FRI est donc estimé à 8 015 000 Ariary pour couvrir les charges opérationnelles des 3
premiers mois, avant que l’activité ne génère ses premiers bénéfices.

c) Investissement initial total global


Investissement initial totalise les immobilisations et le FRI.

Tableau 8 : Estimation de l’investissement initial total

Postes d’investissement Montant estimé (en Ariary)


1. Immobilisations corporelles
Achat machine de broyage 4 500 000
Séchoir (séchage de riz) 3 000 000
Appareil de tamisage (filtrage) 2 500 000
Balance électronique 300 000
Emballeuse manuelle 1 200 000
Tables de tri et chariots 700 000
Aménagement local (sol, peinture, etc.) 1 500 000
Sous-total Immobilisations 13 700 000

2. Fonds de roulement initial (FRI)


Salaire personnel sur 3mois 1 800 000

25
Matières premières sur 3mois 2 250 000
Charges diverses (eau, électricité, etc.) 900 000
Emballages et consommables 600 000
Sous-total FRI 5 550 000

3. Autres frais de démarrage


Frais d’enregistrement et autorisation 300 000
Communication et marketing initial 800 000
Transport et installation des machines 750 000
Sous-total Autres frais 1 850 000
TOTAL INVESTISSEMENT INITIAL 21 100 000 Ariary
Source : Promoteur

 Les immobilisations corporelles représentent les biens durables nécessaire au


lancement de la production.
 Le fonds de roulement initial (FRI) sert à couvrir les premières dépenses de
fonctionnement avant que les recettes ne commencent à rentrer.
 Les autres frais de démarrage comprennent tous les coûts administratifs, marketing ou
logistiques liées à la mise en route de l’unité de transformation.

d) Schéma de financement
Pour financer ce projet, nous envisageons de combiner un apport personnel et un emprunt
bancaire.

Tableau 9 : Schéma de financement

Source de financement Montant (Ar) Pourcentage (%)


Apport personnel 5 000 000 26,32 %
Emprunt bancaire 13 000 000 68,42 %
Subvention (aides / ONG) 995 000 5,26 %
Total Financement 18 885 000 100 %
Source : Promoteur

1. Montant total à financer = 18 995 000 Ar


o Immobilisations : 15 850 000 Ar
o Stocks initiaux (charges sur les 3mois) : 1 500 000 Ar
o Trésorerie de départ : 1 645 000 Ar
26
Montant à financier = immobilisations + stock + trésorerie = 15 850 000 + 1 500 000 + 1 645
000 = 18 995 000 Ar

2. Apport personnel = 5 000 000 Ar

Apport personnel = 26,32 % ˟ 18 995 000 = 5 000 000 Ar (valeur arrondie)

3. Emprunt bancaire = 13 000 000 Ar

Emprunt = 68,42 % ˟ 18 995 000 = 13 000 000 Ar (valeur arrondie)

4. Subvention / aide extérieure = 995 000 Ar

Subvention = montant total à financier – (apport personnel + emprunt)

Subvention = 18 995 000 – (5 000 000 + 13 000 000)

Subvention = 995 000 Ar

5. Pourcentage

% source = (montant source ÷ total financement) ˟ 100

 Apport personnel :

(5 000 000 ÷ 18 995 000) ˟ 100 = 26,32 %

 Emprunt :

(13 000 000 ÷ 18 995 000) ˟ 100 = 68,42 %

 Subvention :
(995 0 ÷ 18 995 000) ˟ 100 = 5,26 %

e) Tableau de remboursement de l`emprunt


Emprunt de 4 200 000 Ar sur 3ans avec un taux d’intérêt annuel de 12%

Tableau 10 : tableau de remboursement annuel (méthode constante simplifié)

a cdp amort in ann cfp


1 42000000 8400000 5040000 13440000 33600000
2 33600000 8400000 4032000 12432000 25200000
3 25200000 8400000 3024000 11424000 16800000
4 16800000 8400000 2016000 10416000 8400000
5 8400000 8400000 1008000 9408000 0

27
Source : Promoteur

 Amortissement : CDP ÷ 5
 Intérêts : CDP ˟ 12%
 Annuité : amortissement – intérêt
 CPF : CDP – amortissement

f) Bilan initial simplifié


Tableau 11 : Bilan initial au démarrage de l’activité

ACTIF Montant (Ar)


Immobilisations 15 850 000
Stocks initiaux 1 500 000
Trésoreries (banque / caisse) 1 645 000
Total Actif 18 995 000
PASSIF Montant (Ar)
Apport personnel du promoteur 5 000 000
Emprunt bancaire 13 000 000
Subvention ou aide extérieure 995 000
Total Passif 18 995 000
Source : Promoteur

1. Immobilisations – 15 850 000 Ar


o Coût du local de production : 8 000 000 Ar
o Matériels de production : 6 000 000 Ar
o Matériels annexes (tables, balances, équipements de conditionnement, etc.) : 1 850
000 Ar

Immobilisations = local + matériel production + équipements divers

Immobilisations = 8 000 000 + 6 000 000 + 1 850 000 = 15 850 000 Ar

2. Stocks initiaux – 1 500 000 Ar

Stocks initiaux = coût MP pour 3 mois + coût emballages pour 3 mois

Stocks initiaux = 800 000 + 700 000 = 1 500 000 Ar

3. Trésorerie – 1 645 000 Ar

28
Trésorerie = financement total – (immobilisations + stocks)

Trésorerie = 18 995 000 - (15 850 000 + 500 000) = 1 645 000 Ar

4. Apport personnel – 5 000 000 Ar


5. Emprunt bancaire – 13 000 000 Ar
6. Subvention – 995 000 Ar

Actif = Passif = 18 995 000 Ar

2. Autres points financiers


Prévision de chiffre d’affaires annuel

 Hypothèse de ventes annuelles


CAPACITÉ DES PRODUCTIONS
 Production journalière moyenne : 25kg/jours
 Nombre de jours de travail par mois : 22 jours
 Production mensuelle : 25kg ˟ 22 jours = 550kg/mois
 Production annuelle estimée : 550kg ˟ 12 mois = 6 600kg/an

PRIX DE VENTE MOYEN


 Prix de vente au kg de farine de riz : 2 500 Ar/kg

TAUX D’ÉCOULEMENT /VENTE EFFECTIVE


 Année 1 : 75% de la production vendus (démarrage)
 Année 2 : 85% (amélioration du réseau commercial)
 Anne 3 à 5 : 95% (fidélisation et expansion).

PRÉVISIONS DE VENTES ANNUELLES EN VALEUR


Tableau 12 : Prévision de vente

Année Production vendue Prix unitaire (Ar/kg) Chiffre d’affaires

29
(kg) annuel (Ar)
1 6 600 ˟ 75% = 4 950 2 500 12 375 000
kg
2 6 600 ˟ 85% = 5610 2 500 14 025 000
kg
3 6 600 ˟ 95% = 6 270 2 500 15 675 000
kg
4 6 600 ˟ 95% = 6 270 2 500 15 675 000
kg
5 6 600 ˟ 95% = 6 270 2 500 15 675 000
kg
Source : Promoteur

 Evolution progressive des ventes sur les premières années, ce qui est réaliste pour un
projet en démarrage
 Hypothèse basée sur la capacité de la production constante.
 Chiffre d’affaires stables à partir de la 3e année si la production reste la même.

COMPTE DE RÉSULTAT PRÉVISIONNEL SIMPLIFIÉ (ANNÉE 5)


Tableau 13 : Compte de résultat

Année Chiffre Charges Charges fixes Amortissement Résultat net


d’affaires variables
1 12 375 000 Ar 4 950 kg ˟ 1 200 6 000 000 Ar 2 000 000 Ar -1 565 000 Ar
= 5 940 000 Ar
2 14 025 000 Ar 5 610 kg ˟ 1 200 6 000 000 Ar 2 000 -707 000 Ar
= 6 732 000 Ar 000 Ar
3 15 675 000 Ar 6 270 ˟ 1 200 = 7 6 000 000 Ar 2 000 000 Ar 151 000 Ar
524 000 Ar
4 15 675 000 Ar 7 524 000 Ar 6 000 000 Ar 2 000 000 Ar 151 000 Ar
5 15 675 000 Ar 7 524 000 Ar 6 000 000 Ar 2 000 000 Ar 151 000 Ar
Source : Promoteur

30
CHAPITRE V : Etudes des impacts du projet
Ce chapitre analyse les effets que le projet de production de poudre de riz peut générer dans
son environnement social, économique et écologique, tant de manière directe qu`indirecte.

Section 1. Impacts sociaux


Dans cette section, nous allons analyser en détail des différentes voles des impacts sociaux
génères par la mise e œuvre du projet, en commençant par les effets sur l’emploi au niveau
local.

1.1. Amélioration de l’emploi local


L’implantation de l’unité de transformation de riz en farine dans la région d’Alaotra Mangoro
contribuera directement à la réduction du chômage local. Plusieurs postes permanents seront
créés au sein même de l’unité de production (opérateurs, technicien, agent de nettoyage,
gestionnaire, etc.), sans oublier les emplois indirects génères dans la logistique,
l’approvisionnement en riz paddy, l’emballage et la distribution. Une priorité sera accordée au
recrutement local, notamment des jeunes et des femmes.

1.2. House des revenus des ménages


Les familles participantes directement ou indirectement au projet verront leurs revenus
augmenter, car elles auront accès une source de revenu stable et régulière. Les producteurs de
riz bénéficieront de débouches sûrs et stables, souvent à des prix avantageux, tandis que les
employés toucheront un salaire régulier. Cette augmentation de revenus aura des effets en
cascade sur la consommation, l’investissement local et la stabilité des foyers.

1.3. Accès faciliter l’éducation et aux soins


Grâce à l’amélioration du pouvoir d’achat, les ménages pourront plus facilement investir dans
l’éducation de leurs enfants (frais de scolarité, fournitures scolaires) et accéder aux services
de santé. Cela contribuera à améliorer la santé globale de la population, réduire la mortalité
infantile, et augmente le taux de la scolarisation dans la région.

1.4. Autonomisation des femmes.


Une politique de recrutement équitable sera mise en place pour intégrer les femmes dans tous
les niveaux de la chaîne de production. Cela favorise leur autonomie financière, leur estime de
soi, ainsi que meilleur équilibre dans les prises de décisions familiales. Des formations

31
spécifiques seront également proposées aux femmes pour les poste techniques et
commerciaux.

1.5. Reduction de l’exode rural


Ce projet donnera une raison valable aux jeunes de rester dans leur localité en leur offrant des
perspectives d’emploi et de formation. Cela contribuera à freiner l’exode rural vers les
grandes villes, réduisant ainsi les problèmes de surpopulation urbaine et de déstructuration
sociale.

1.6. Renforcement du tissu social local


En valorisant un produit local (le riz) et en impliquant les communautés, le projet favorisera la
solidarité, la coopération et la fierté collective. Cela améliorera les relations sociales au sein
du village et renforcera la cohésion sociale.

Section 2. Impacts économiques


2.1. Création de valeur ajoutée locale
La transformation de riz paddy en farine permet de passer d’un produit brut à un produit semi-
fini, prêt à la consommation ou à l’exportation. Cela augmente significativement la valeur de
riz produit localement. Cette valorisation crée un circuit économique local ; renforcé, où la
richesse produite est grande partie conservée dans la région.

2.2. Diversification de l’économie rurale


Le projet permet de diversifier l’économie, traditionnellement centrée uniquement sur la
production de riz brute. Avec la transformation sur place, la région développe un nouveau
secteur agroalimentaire, avec ses métiers, ses compétences, et ses marchés. Cela réduit la
dépendance économique des agriculteurs et dynamise les échanges commerciaux.

2.3. Renforcement des recettes fiscales locales


L’entreprise contribuera aux recettes fiscales locales par le paiement des taxes et impôts liées
à l’activité économique (impôts sur les revenus, taxes fonciers, TVA, etc.), cette recette
permettra aux collectivités locales d’améliorer les infrastructures et les services sociaux de
base.

2.4. Sécurité alimentaire améliorée


La production locale de farine de riz contribue à améliorer l’auto insuffisance alimentaire
régionale. En cas de crise d’approvisionnement (importation difficile, inflation), la population
pourra compter sur une production stable et locale de denrées alimentaires de base.

32
2.5. Stimulation du commerce locale
Avec une activités industrielles implantée dans la région, d’autres secteurs bénéficieront
d’une demande accrue : transport, vente d’emballage, alimentation, hébergement, services
divers. Cela génère un effet multiplicateur économique significatif sur l’ensemble de la chaîne
de valeur.

Section 3. Impacts environnementaux


3.1. Valorisation des sous-produits agricoles
Les sous-produits issus de la transformation du riz (son de riz, brisure, coque) pourront être
valorises pour l’alimentation animale ou comme fertilisant naturels. Cela contribue à réduire
les déchets et à favoriser une économie circulaire durable.

3.2. Reduction du gaspillage post-récolte


Grâce à la création d’une filière locale de transformation, le riz récolter trouvera plus
facilement un débouches rapide. Cela limitera les pertes liées au stockage prolongé ou à
l’absence de marché, en garantira une meilleure conservation.

3.3. Consommation entérique maitrisée


L’unité de transformation sera conçue pour consommer peu d’énergie, en privilégiant des
équipements sobres et des sources d’énergies renouvelables si possibles (panneaux solaires,
biomasse…). Cela limite l’impact sur l’environnement et favorise l’efficacité énergétiques.

3.4. Sensibilisation à la gestion durable des ressources


Le projet sera accompagné de compagne de sensibilisation des producteurs locaux à la gestion
durable des ressources naturelles : pratiques agricoles respectueuses, gestion raisonnée de
l’eau, réduction de l’usage de produits chimiques. Cela favorise la protection de la diversité.

Un tableau résumera :

Tableau 14: Sensibilisation à la gestion durable

Types d`impact Nature Effets directs Effets indirects


Social Positif Emploi, inclusion Autonomie locale
Economique Positif Revenu, production Circulation
monétaire
Environnementaux Positif Moins de déchets Economie
circulation
Source : Promoteur
33
Section 4. Les modifications environnementales apportées par le
projet
L’implantation et la mise en œuvre du projet de transformation de riz en farine dans la région
d’Alaotra Mangoro entraîneront inévitablement des modifications au niveau de
l’environnement local. Ces impacts, à la fois positifs et négatifs, doivent être analysés en
profondeur afin d’anticiper les effets à court, moyen et long terme, tout en mettant en place
des mesures correctives appropriées pour en limiter les conséquences néfastes.

4.1. Impacts environnementaux positifs


Plusieurs améliorations notables sont attendues grâce à l’implantation de l’unité de
transformation :

4.1.1. Valorisation des sous-produits agricoles :

Le projet contribue à la réduction du gaspillage agricole. Le riz brisé ou non commercialisable


peut être transformé en farine, réduisant ainsi les pertes post-récolte. De plus, les sous-
produits (son, enveloppes) peuvent être réutilisés dans l’alimentation animal ou comme
engrais organique, promouvant une économie circulaire.

4.1.2. Reduction du transport longue distance :

La transformation locale du riz en farine diminue la nécessite d’expédier le riz brut vers les
zones urbaines ou des régions lointaines pour traitement. Cela se traduit par une réduction des
émissions de CO₂ liées au transport et par une limitation de la pollution atmosphérique.

4.1.3. Sensibilisation à l’environnement :

La mise en place de ce projet pourra susciter une prise de conscience environnementale


accrue au sein des producteurs et des communautés locales. Cela encouragera des pratiques
agricoles plus durable et une gestion plus responsable des ressources naturelles.

4.1.4. Encouragement à l’agroécologie :

34
Le projet peut indirectement favoriser des pratiques agricoles respectueuses de
l’environnement pour garantir la qualité du riz utilisé (réduction des intrants chimiques,
meilleure rotation des cultures, irrigation raisonnée).

4.2. Impacts environnementaux négatifs


Malgré les effets bénéfiques évoques, les conséquences négatives doivent être prises en
considération :

Production de déchets organiques et non-organique :

L’unité de production génère des déchets solides (coques de riz, poussières, sacs d’emballage
usagés, etc.) et des eaux usées. En l’absence d’un système de gestion efficace. Ces produits
peuvent contaminer les sols et les eaux avoisinantes.

Pollution sonore et visuelle :

L’activité de transformation implique l’utilisation de machines (broyeurs, séchoirs,


tamiseurs), générant un niveau sonore élevé. Cela peut perturber la quiétude du voisinage
immédiat. En outre, l’aspect industriel de l’unité peut nuire à l’esthétique rurale du milieu
d’implantation.

Consommation d’énergie :

Les équipements utilisés dans le processus de transformation nécessitent de l’énergie,


généralement fournie par le réseau électrique ou des groupes électrogènes. Cela contribue à
une empreinte carbone supplémentaire, surtout en cas d’usage de combustibles fossiles.

Risque d’atteinte aux ressources naturelles :

En fonction de l’origine, et du mode d’approvisionnement en riz brut, une pression pourrait


être exercée sur les terres cultivables. Une surproduction non contrôlée pourrait entraîner
l’appauvrissement des sols ou l’expansion incontrôlée des surfaces rizicoles, menaçant ainsi
la biodiversité locale.

35
CHAPITRES VI : Identification des obstacles et
propositions de solutions
Ce chapitre met en évidence des principaux obstacles rencontrés lors de la mise en œuvre du
projet et propose des solutions concrètes pour y faire dace et assurer la réussite de l`unité de
production.

1. Identification des problèmes rencontrés lors du montage


et de la réalisation du projet
La mise en place d`un projet agro-industriel, notamment celui de la création d`une unité de
production de farine de riz dans la région d`Alaotra Mangoro, a connu plusieurs défis tant sur
le plan technique, organisationnel, que financier. Ces problèmes, rencontres aussi bien lors de
la phase de montage que pendant la réalisation du projet, ont nécessite une réflexion
approfondie afin d`apporter des solutions adaptées et viables à court, moyen et long terme.

1.1. Problèmes liés au manque de financement initial suffisant


L`un des obstacles Majeurs rencontrés lors de la phase de préparation du projet est le manque
de ressource financière initiales pour couvrir l`ensemble des dépenses prévues, notamment
ls investissements en équipements, l`aménagement du local, l`achat des matières premières, et
les frais administratifs. Ce déficit financier constitue un frein important dans l`exécution
fluide du projet.

1.2. Problèmes d`accès aux équipements adaptés


Trouver des machines spécifiques à la transformation du riz en farine (décortiqueuse,
broyeurs, séchoirs, etc.) s`est révélé difficile. Soient-elles ne sont pas disponibles lacements,

36
soit elles sont couteuses à importer. De plus, le personnel manque parfois de compétents
techniques pour les manipuler correctement.

1.3. Problèmes administratifs et bureaucratiques


L`obtention des autorisations officielles (patente, autorisation d`exploitation, déclaration
fiscale, etc.) peut être long et complexe, notamment dans les zones rurales, cela retarde le
début effectif de l`activité.

1.4. Problèmes de logistique et d`accès au marché


La zone d`implantation, bien qu`agricole, peut présenter des défis liés au transport des
matières premières ou de la farine produite, notamment à cause de l`état de route ou du
manque de moyens de transport adaptés. Cela peut impacter la distribution vers les clients.

1.5. Problèmes de sensibilisation des consommateurs


La farine de riz est encore peu connue du grand public comme produit de consommation
courante, en dehors de quelques usages spécifiques. Ce manque de notoriété peut constituer
une barrière commerciale.

1.6. Problèmes de coordination avec les producteurs de riz


Le lien entre l`unité de transformation et les agriculteurs locaux set essentiel. Toutefois, un
problème peut survenir si ces derniers ne garantissent pas un approvisionnement régulier en
riz brute de qualité, notamment en saison de soudure.

 Proposition des solutions

Afin de surmonter efficacement les difficultés identifiées lors du montage et de la mise en


œuvre du projet de création d`une unité de production de farine de riz à Alaotra Mangoro,
plusieurs solutions stratégiques, organisationnelles, techniques et financières ont été
envisagées. Ces propositions ne limitent pas à résoudre des problèmes ponctuels, mais visent
également à renforcer la durabilité du projet sur le long terme. Chaque solution repose
sur l`analyse réaliste du contexte local et sur l`expérience acquise durant la phase préparatoire
du projet.

1. Mobilisation d`un financement adapté et progressif

37
L`un des leviers essentiels pour la réussite du projet repose sur la capacité à mobiliser des
fonds suffisants, de manières progressives et ciblées. Face au manque de capital initial, il est
recommandé de

 Elaborer un business plan solide avec des prévisions financières claires pour
convaincre les instituts de financements (banques, institutions de microfinance, ONG,
etc.).
 Approcher les dispositifs nationaux de soutien à l`entreprenariat jeunes et ruraux (tels
que les programme d`aide au développement rural)
 Mettre en place une stratégie de financement mixte, combinant apport personnel,
emprunt bancaire et éventuellement levée de fonds communautaire (crowdfunding
rural)
 Démarrer le projet en phase pilote avec une capacité de production réduite, puis
envoler par étapes en fonction des résultats et des revenus générés.

2. Améliorations de l`accès aux équipements et à la formation technique


 Identifier les fournisseurs locaux ou régionaux capable de fournir des machines fiables
(broyeurs, tamiseurs, aux ensacheuses, etc.) à moindre cout.
 Etablir un partenaire avec des instituts techniques ou écoles professionnelles agricoles
pour bénéficiera de formations sur l`entretien et utilisation des machines.
 Créer un système d`entretien préventif et de maintenance régulière pour éviter les
pannes fréquentes, tout en formant un operateur responsable du volet technique.

3. Renforcement des capacités administratifs gestionnaires

La maitrise des aspects administratifs est un facteur clé dans la formation et la régularisation
du projet. Pour cela :

 Il est recommandé de sollicite l`accompagnement d`un comptable indépendant ou


d`un bureau d`étude spécialisée en création d`entreprise pour assurer la conformité des
démarches (NIF, carte statistique, patente, etc.).
 Une formation de base en gestion d`entreprise (planification, gestion des stocks, suivi
de trésorerie) doit être dispensée au porteur du projet.

38
 L`adoption d`un logiciel simple de gestion (comme Excel ou un logiciel open source)
permet de mieux suivre les entrées / sortis et de produire des états financiers
périodiques.

Cette organisation permet une meilleure lisibilité projet vis-à-vis des partenaires financiers et
des clients potentiels.

4. Optimisations de la logistique et des circuits de distribution

Le problème d’acheminement des matières premières et de distribution ses produits fini


peuvent être atténué grâce à :

 La création d’un réseau logistique local en collaboration avec des transporteurs, des
agriculteurs et des distributeurs (ex : coopératives).
 L’implantation de points de vente fixes ou mobiles dans les centres urbains proche
(Ambatondrazaka, Moramanga) ou sur les marchés hebdomadaires.
 L’utilisation des moyens numériques simples pour recevoir des commandes (SMS,
WhatsApp, Facebook local), ce qui réduit les coûts liés à la prospection physique.
 L’acquisition progressive de moyens de transport légers (tricycle, moto-remorque) si
le chiffre d’affaires le permet.

Cette stratégie améliore la visibilité de produit et permet d’écouler rapidement la production.

5. Stratégie de communication et éducations du marché

La farine de riz reste peu connue sur le marché local comme alternative à la farine de blé ou
de maïs. Il est donc primordial de :

 Concevoir des campagnes de sensibilisation mettant en avant les avantages


nutritionnels et diététiques de la farine de riz (sans gluten, facile à digérer, locale…).
 Distribuer les échantillons gratuits den les écoles, les marchés, ou les foires agricoles
pour stimuler la curiosité et l’essai du produit. \
 Créer une identités visuelle attrayante (logo, emballage, slogans) qui reflète la qualité
et l’origine locale du produit.
 Etablir des liens commerciaux avec les boulangeries, pâtisseries, restaurants locaux
qui seraient intéressées par l’utilisation d’une farine alternative pour leurs
préparations.
6. Renforcement du lien avec ls producteurs locaux de riz

39
Pour sécuriser l’approvisionnement en matière première (riz paddy), le projet doit établir une
relation durable avec les riziculteurs de la région :

 Mise en place de contrats d’achat à prix fixe ou à prix plancher avec un noyau de
producteurs partenaires.
 Appui aux producteurs dans l’amélioration de leurs pratiques culturelles (formation,
sélection variétale) pour obtenir un riz de meilleure qualité.
 Constitution d’un stock tampon pendant la saison de récolte pour pare aux périodes de
pénurie.

Création d’une coopérative ou d’un groupement d’intérêt économique (GIE) quo facilitera les
relations entre le transformateur et les producteurs.

2. Des solutions face aux problèmes rencontrés lors du


montages et de la réalisation du projet
La mise en place d’une unité de production de farine de riz constitue une initiative ambitieuse
et porteuse de valeur, notamment dans un contexte local comme celui d’Alaotra Mangoro.
Toutefois, comme tous projet de transformation agroalimentaire, celui-ci a été confronter à
une série de difficultés tant sur le plan technique, financer qu’organisationnel, surtout pendant
les phases de montage et le mise en œuvre.

Face à ces défis, des solutions pratiques, progressives et adaptes au contexte local ont été
pensées pour garantir la réussite et la pérennité du projet. Ces solutions s’appuient à la fois sur
les observations de terrain, des témoignages d’acteurs locaux et des outils de gestion de projet
reconnus.

2.1. Difficulté d’élaborations du plan d’affaires et solutions de


structuration
Problème : le montage de business plans s’est avère complexe, en raison du manque
d’expérience dans la rédaction des documents techniques et financiers, notamment pour la
projection des ventes, l’estimation des charges fixes et la définition du seuil de rentabilité.

Solution proposée :

 Recourir à l’appui d’un encadrant académique ou d’un bureau d’étude local pour
l’élaborations technique de plan d’affaires.

40
 Utiliser des modèles simplifiés de business plan disponibles gratuitement en ligne ou
auprès d’un organisme de soutien à l’entreprenariat.
 Organiser un test du projet (prototype ou pilote) permettant d’obtenir des données
réelles pour afficher les estimations initiales.

2.2. Accès limité aux financements initiaux et solution de


financement mixte
Problème : le projet a rencontré des difficultés pour réunir les fonds nécessaires à l’achat des
équipements, à l’aménagement du local et à la constitution du fonds de roulement.

Solution proposée :

 Mettre en place un plan de financement mixte : apport personnel, prêts bancaires,


subvention publiques (ONG, ANDEA, PNUD), et financement participatif (cotisations
communautaire ou crowdfunding).
 Initier des partenariats avec des investisseurs locaux, ou coopératives agricoles est
pouvant être intéresses par la valorisation du riz local.
 Solliciter des fonds de démarrage (start-up funds) auprès des programmes
gouvernementaux ou institutions de microfinance rurale.

2.3. Manque de connaissance technique en transformation de riz


Problème : l’équipe porteuse du projet ne disposait pas toutes les compétences techniques
nécessaires pour assurer la transformation du riz en farine de qualité commerciale (séchage,
broyage, conservation).

Solution proposée :

 Participer à des formations spécialisées auprès d’instituts comme FIFAMANOR,


FOFIFA, ou des centres de formation en agro-transformation
 Recruter temporairement un technicien expérimenté pour former l’équipe pendant les
premières semaines de production.
 S’inspire des bonnes pratiques d’autres unités de transformation de riz ou de manioc
déjà opérationnelles dans d’autres régions.

41
2.4. Démarche administratives longue et complexes
Problème : les procédures administratives (obtention de NIF, carte statistique, patente,
autorisation sanitaire, etc.) se sont révélées longue, parfois coûteuses et peu claires pour les
porteurs du projet.

Solution proposée :

 Se faire accompagner par les organismes d’appui à la création d’entreprise (CCI, ONG
locales, projets Jeunes Entrepreneurs).
 Etablir un calendrier de régularisation progressive des documents, en priorisant les
éléments indispensables au démarrage.

2.5. Accès difficile aux équipements spécialises


Problème : l’indisponibilité locale de certaines machines (broyeurs, ensacheuse, etc.) ou leur
coût élevé a limité la capacité de production initiale.

Solution proposée :

 Identifier les fournisseurs locaux ou des importateurs spécialises d’équipement de


transformation adaptes aux petites unités.
 Etudier la possibilité d’acheter du matériel d’occasion ou de le louer pendant la
première phase de production.
 Mettre en place un système d’entretien rigoureux et de maintenance préventive pour
allonger la durée de vie des équipes.

2.6. Approvisionnement irrégulier en matière première (riz)


Problème : malgré la production abondante de riz dans la région, les fluctuations
saisonnières et les problèmes de stockage ont entraîné des ruptures d’approvisionnent en riz
de qualité.

Solution proposée :

 Etablir des contrats avec des riziculteurs locaux pour sécuriser l’approvisionnement.
 Créer un stock tampon pendant la période de récolte (achat en gros et conservation en
silo).
 Former les producteurs partenaires sur les bonnes pratiques post-récolte pour préserver
la qualité du riz destiné à la transformation.

42
2.7. Difficultés dans la gestion financière et comptable
Problème : l’absence d’un système de manque de gestion structuré a entraîné des erreurs dans
le suivi des dépenses, dans l’évaluation du chiffre d’affaires et dans la planification des
réinvestissements.

Solutions proposées :

 Utiliser un outil simple de comptabilité comme un tableau Excel adapté aux petites
entreprises rurales
 Suivre une formation de base en gestion financière avec un conseiller de l’IMF ou de
l’ONG d’accompagnement.
 Mettre en place un suivi régulier des flux de trésorerie (entrées/sorties) et un tableau
de bord mensuel.

2.8. Difficultés d’écoulement de la production


Problème : l’acceptabilité du produit par le marché local n’était pas immédiate, certains
consommateurs méconnaissant la farine de riz ou préférant des produits importés.

Solution proposée :

 Sensibiliser les consommateurs locaux à travers des dégustations, démonstrations


culinaires, ou foires locales.
 Travailler l’image de produit (emballage propre, informations nutritionnelles, label
local)
 Etablir un réseau de points de ventes fixes (épiceries, marchés) ou de vente directe
(porte-à-porte, commandes WhatsApp/Facebook)
 Approcher des pâtissiers, crèches, cantines scolaires pour des partenaires
commerciaux.

3. Des solutions face aux conséquences négatives identifier dans le


chapitre d’étude d’impacts
3.1. Solutions face aux impacts sociaux négatifs
Le projet d’implantation d’une unité de production de farine de riz peut entraîner certaines
tensions au niveau de la population locale, notamment en ce qui concerne la gestion des
emplois et des collaborations communautaires. L’une des principales conséquences sociales
négatives identifiées est le sentiment d’exclusion que pourraient ressentir certaines personnes
si elles ne sont pas intégrées dans le processus de recrutement ou de concertation. Pour y
43
remédier, une solution efficace consiste à prioriser le recrutement local et à mettre en place un
système de formation accessible aux jeunes de la commune. Cela permettra non seulement de
renforcer leurs compétences professionnelles mais aussi d’assurer une acceptabilité sociale du
projet.

Une autre conséquence sociale potentielle est liée aux risques de malentendus ou de conflits
avec de riziculteurs locaux concernant l’achat de matières premières. Certains pourraient
craindre une exploitation ou en sous-évaluation de leurs produits. Pour éviter cela, la solution
la plus appropriée est d’instaurer des contrats de partenariat clairs, équitables et écrits, basés
sur le respect mutuel et la transparence, tout en organisant régulièrement des réunions
d’information entre les parties prenantes. Ce dialogue continu permettra de renforcer la
confiance et de garantir un bon climat social autour du projet.

3.2. Solutions face aux impacts économiques négatifs


Sur le plan économique, une des conséquences négatives majeures est la dépendance envers
un nombre limité de fournisseurs de riz, ce qui rend l’unité vulnérable en cas de rupture de
stock ou de flambée des prix. La meilleure solution serait alors de diversifier les sources
d’approvisionnement, en établissant des partenaires répartis dans différentes localités de la
région Alaotra Mangoro. Cela permet de sécuriser les intrants et d’assurer la continuité de la
production, même en période de difficulté.

Il existe également un risque de volatilité du prix de vente d farine de riz sur le marché local,
national, voire international, ce qui peut affecter la rentabilité de l’unité. Pour limiter ce
risque, il est conseillé de négocier des contrats à moyen ou long terme avec des clients fixes
tels que les boulangers, biscuitier ou distributeurs alimentaires. De plus, mettre en place un
système de stockage suffisant permettra d’acheter le riz à bas prix den période de récolte et de
lisser les coûts de production.

3.3. Solutions face aux impacts environnementaux négatifs


La transformation de riz en farine peut générer des résidus solides tels que le son de riz ou
poussière, qui, s’ils ne sont pas bien gérés, risquent de polluer l’environnement ou de causer
des nuisances sanitaires. Pour faire face à ce problème, la meilleure solution est de valoriser
ces déchets organiques en les transformant en produis utiles. Le son de riz, par exemple, peut
être utilisé comme complément alimentaire pour les animaux, ou encore pour matière de base
pour le compost agricole. Une telle valorisation circulaire permet de réduire considérablement
l’impact écologique de projet tout en créant une valeur ajoutée.

44
Une autre préoccupation environnementale concerne la consommation d’eau liée au processus
de nettoyage des machines et des installations. Pour y répondre, on peut mettre en place un
système de récupération et de recyclage des eaux usées. Cela consiste à filtrer l’eau utilisée et
à la réutiliser pour les lavages suivants. En plus de préserver les ressources en eau, cette
méthode réduit également les coûts d’exploitation sur le long terme.

3.4. Solutions face aux impacts technique et logistiques négatifs


Sur le plan technique, l’un des risques majeurs est la panne de machines ou l’indisponibilité
de pièces de rechange, qui peuvent interrompre la chaîne de production. Afin de prévenir ce
genre d’incident, il est recommandé de de prévoir une maintenance préventive régulière,
d’avoir un technicien formé sur place, et de constituer un petit stock de pièces détachées
critiques. Cette approche permet non seulement de limiter les arrêts de production, mais aussi
d’éviter des dépenses imprévues élevées.

Enfin, en ce qui concerne l’énergie, une coupure fréquente de courant ou de tension instable
pourrait freiner la cadence de production. La solution idéale est d’installer une source
d’énergie de secours, comme un générateur ou un petit système photovoltaïque hybride, pour
garantir une alimentation électrique continue. Cela sécurise la production et évite les pertes
liées aux arrêts subits.

45
CONSLUSION
Le projet d’implantation d’une unité artisanale de production de farine de riz dans la région
d’Alaotra Mangoro s’inscrit pleinement dans une logique de valorisation des ressources
locales, en particulier du riz, qui est la culture dominante et emblématique de la zone. A
travers l’ensemble des chapitres développés, dans cette étude, nous avons pu analyser en
profondeur la pertinente, la faisabilité et la rentabilité de cet initiative. Dans ce contexte
marqué par une forte production de rizicole, mais également par une sous-valorisation de cette
production en dehors de la consommation directe, la transformation du riz en en farine
apparaît comme une solution innovante. Elle permet non seulement de diversifier les produits
alimentaires proposés à la population locale et nationale, mais aussi de donner une valeur
ajoutée à une ressource agricole déjà disponible en abondance. Les différentes analyses
menées _ techniques, organisationnelles, sociales, économiques et financières _ ont permis de
démontrer que ce projet est non seulement techniquement faisable, compte tenu des
ressources humaines, matérielles et informationnelles mobilisables, mais également
financièrement viable. Le montage financier a montré un bon équilibre entre les sources de
financement (apport personnel, prêt, FRI,) et des besoins d’investissements. Le compte de
résultat prévisionnel, quant à lui, annonce une rentabilité progressive, témoignant de la
capacité de projet à générer des revenus durables.

Du point de vue social, les impacts sont également des prometteurs. La création de cette unité
permettra la création d’emplois directs pour les jeunes et les femmes de la région, tout en
stimulant indirectement d’autres activités économiques connexes (fournisseurs d’emballages,
transporteurs, agriculteurs, etc.). De plus, l’approche artisanale retenue facilite l’accessibilité
au projet, sans nécessite de technologies complexes ou des compétences très spécialisées. En
dépit de quelques conséquences environnementales négatives possibles, notamment liées la
gestion des déchets ou à la consommation d’énergie, des solutions concrètes ont été proposées
dans l’étude pour réduire ces impacts et assurer un développement responsable et durable. En
somme, ce projet ne se limite pas à une simple activité économique, il présente une véritable
opportunité du développement territorial intègre, durable et inclusif. Il repose sur une lecture
réaliste des besoins du territoire, des capacités locales et des tendances du marché. Il
conviendra par la suite de consolider des partenariats locaux, de suivre rigoureusement les
étapes de mise en œuvre et d’assurer un accompagnement technique et finance efficace pour
garantir la réussite à long terme de cette initiative.

46
BIBLIOGRAPHIE
Andriamihaja, T. (2018). Transformation agroalimentaire à Madagascar : enjeux, techniques
et perspectives. Antananarivo : Editions FANILO.

Rabemananjara, L. (2015). Techniques de transformation des produits agricoles à petite


échelle. Antananarivo : FOFIFA.

FAO (2020). Guide pratique de la transformation du riz : du grain à la farine. Rome : FAO
Publications.

Rakotomalala, M. (2021). « Valorisation des sous-produits du riz à Madagascar ». Revue


Malgache de l’Agronomie, vol. 12, n˚1, pp. 35-42.

Ravelomanana, S. (2020). « Etude sur la rentabilité des micro-entreprises agroalimentaires à


Madagascar ». Cahiers de l’économie rurale, n˚23.

Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (2022). Rapport annuel sur la production rizicole


région Alaotra Mangoro. Antananarivo.

INSTAT (2023). Statistiques régionales de la production agricole à Madagascar.


Antananarivo : Institut National de la Statistique.

FIDA (2019). Amélioration des chaînes de valeur agricoles à Madagascar. Rome : Fonds
International de Développement Agricole.

Webographie

[Link]

[Link]

[Link]

[Link] (Centre National de Recherche sur le riz à Madagascar)

I
ANNEXE
Question auprès des agriculteurs :

Consommez-vous régulièrement du riz dans votre alimentation quotidienne ?

Seriez-vous intéressé(e) par un produit dérivé du riz, comme la farine de riz (poudre de riz) ?

Pour quel usage achèteriez-vous de la farine de riz ?

Quel est, selon vous, un prix raisonnable pour un sachet de 500g de farine de riz ?

Quel conditionnement préférez-vous pour ce type de produit ?

II
Table des matières
REMERCIEMENTS....................................................................................................................................i
SOMMAIRE.............................................................................................................................................ii
LISTE DES ABREVIATIONS.......................................................................................................................iii
LISTE DES TABLEAUX..............................................................................................................................iv
LISTES DES FIGURES ET PHOTO...............................................................................................................v
INTRODUCTION......................................................................................................................................1
PARTIE I : CADRE GENERAL RELATIF AU PROJET.....................................................................................2
CHAPITRE I : Identification du projet......................................................................................................3
1. Thème du projet.........................................................................................................................3
2. Activité principale du projet.......................................................................................................3
3. Objectif du projet.......................................................................................................................3
4. Milieu d’implantions du projet...................................................................................................4
5. Analyse de la situation actuelle (état des lieux)..........................................................................5
1.1 Analyse des problèmes.......................................................................................................5
2.1 Justificatifs du projet..........................................................................................................6
CHAPITRE II : Etude du marché...............................................................................................................7
Section 1-Etude de la demande..........................................................................................................7
1. Objectif de l’étude de la demande.........................................................................................7
2. Méthodologie d’enquête utilisée...........................................................................................7
3. Résultats principaux de l’enquête..........................................................................................7
4. Segments de clientèle visés....................................................................................................8
5. Estimation quantitative de la demande locale........................................................................8
6. Tendance et évolution du marché..........................................................................................8
Section 2. Etude de l’offre ou capacité de production........................................................................9
1. Disponibilité de la matière première....................................................................................10
2. Capacité technique de production de l’unité........................................................................10
3.1 Estimation des pertes et rendement................................................................................10
4.1 Analyse comparative : capacité vs rendement.................................................................10
5.1 Situation concurrentielle dans la zone..............................................................................10
6.1 Stratégie de positionnement............................................................................................11
CHAPITRE III : Etude technique du projet.............................................................................................12
1. Montage technique du projet......................................................................................................12
a. Ressources matérielles.........................................................................................................12

III
b. Ressources humaines...............................................................................................................13
c. Ressources financières.........................................................................................................14
d. Ressources informationnelles...............................................................................................15
e. Ressources temporelles...........................................................................................................16
2. Processus de production..............................................................................................................17
PARTIE II : ETUDES FINANCIERES SUR LE PROJET.................................................................................19
CHAPITRE IV. Etudes financières..........................................................................................................21
1. Montant des investissements (avec mode de calcul) :.............................................................21
a) Immobilisations........................................................................................................................21
b) Charges Initiales (Fonds de Roulement Initial – FRI).................................................................23
c) Investissement initial total global.............................................................................................25
d) Schéma de financement...........................................................................................................26
e) Tableau de remboursement de l`emprunt...............................................................................27
f) Bilan initial simplifié..................................................................................................................28
2. Autres points financiers................................................................................................................29
CHAPITRE V : Etudes des impacts du projet.........................................................................................31
Section 1. Impacts sociaux................................................................................................................31
1.1. Amélioration de l’emploi local...............................................................................................31
1.2. House des revenus des ménages...........................................................................................31
1.3. Accès faciliter l’éducation et aux soins..................................................................................31
1.4. Autonomisation des femmes.................................................................................................32
1.5. Reduction de l’exode rural.....................................................................................................32
1.6. Renforcement du tissu social local........................................................................................32
Section 2. Impacts économiques......................................................................................................32
2.1. Création de valeur ajoutée locale..........................................................................................32
2.2. Diversification de l’économie rurale......................................................................................32
2.3. Renforcement des recettes fiscales locales...........................................................................32
2.4. Sécurité alimentaire améliorée.............................................................................................33
2.5. Stimulation du commerce locale...........................................................................................33
Section 3. Impacts environnementaux............................................................................................33
3.1. Valorisation des sous-produits agricoles...............................................................................33
3.2. Reduction du gaspillage post-récolte.....................................................................................33
3.3. Consommation entérique maitrisée......................................................................................33
3.4. Sensibilisation à la gestion durable des ressources...............................................................33
Section 4. Les modifications environnementales apportées par le projet........................................34
4.1. Impacts environnementaux positifs......................................................................................34

IV
4.2. Impacts environnementaux négatifs.....................................................................................35
CHAPITRES VI : Identification des obstacles et propositions de solutions............................................36
1. Identification des problèmes rencontrés lors du montage et de la réalisation du projet......36
1.1. Problèmes liés au manque de financement initial suffisant..................................................36
1.2. Problèmes d`accès aux équipements adaptés.......................................................................37
1.3. Problèmes administratifs et bureaucratiques........................................................................37
1.4. Problèmes de logistique et d`accès au marché......................................................................37
1.5. Problèmes de sensibilisation des consommateurs................................................................37
1.6. Problèmes de coordination avec les producteurs de riz........................................................37
2. Des solutions face aux problèmes rencontrés lors du montages et de la réalisation du projet 40
2.1. Difficulté d’élaborations du plan d’affaires et solutions de structuration..............................40
2.2. Accès limité aux financements initiaux et solution de financement mixte............................41
2.3. Manque de connaissance technique en transformation de riz..............................................41
2.4. Démarche administratives longue et complexes...................................................................42
2.5. Accès difficile aux équipements spécialises...........................................................................42
2.6. Approvisionnement irrégulier en matière première (riz).......................................................42
2.7. Difficultés dans la gestion financière et comptable...............................................................43
2.8. Difficultés d’écoulement de la production.............................................................................43
3. Des solutions face aux conséquences négatives identifier dans le chapitre d’étude d’impacts...43
3.1. Solutions face aux impacts sociaux négatifs..........................................................................43
3.2. Solutions face aux impacts économiques négatifs................................................................44
3.3. Solutions face aux impacts environnementaux négatifs........................................................44
3.4. Solutions face aux impacts technique et logistiques négatifs................................................45
CONSLUSION........................................................................................................................................46
BIBLIOGRAPHIE........................................................................................................................................I
ANNEXE..................................................................................................................................................II

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