L'objectif de ce travail est d’essayer de développer un protocole permettant de valoriser un
déchet agricole (épluchures de pomme de terre) et de préparer des films plastiques biodégradables à
base d’amidon. Le but étant de pallier à l’utilisation des polymères traditionnels qui constituent une
source de pollution pour l’environnement. Les plastifiants tels que le glycérol et le diéthyle phtalate
jouent le rôle important puisqu’ils se mettent entre les molécules d’amidon et facilitent donc leur
mobilité les unes par rapport aux autres. Les différents films obtenus transparents ont été
caractérisés par une faible résistance à l’eau et une forte biodégradabilité. L’observation par
microscopie à balayage a montré que l’ajout de plastifiant a amélioré les propriétés des films
préparés.
Mots clés: Déchet, films plastiques biodégradables, amidon, plastifiants.
Abstract
The objective of this work is to try to develop a protocol for the valorization of
agricultural waste (potato peel) and to prrepar biodegradable films based on starch. The
aim is to compensate for the use of traditional polymers which constitute a source of
pollution for the environment. Plasticizers such as glycerol and diethyl phthalate play an
important role since they are placed between the starch molecules and therefore facilitate
their mobility with respect to one another. The various transparent films obtained were
characterized by low water resistance and high biodegradability. Observation by scanning
microscopy showed that the addition of plasticizer improved the properties of the films
prepared.
300
Keywords: waste, biodegradable films, starch, plasticizers.
INTRODUCTION GENERALE
Le dernier demi-siècle a été témoin du développement de matières plastiques
synthétiques à partir de ressources pétrolières, et plus de 300 millions de tonnes de
plastiques synthétiques sont produits annuellement à l'heure actuelle. La récente
augmentation de la consommation des ressources pétrolières a conduit à des problèmes
environnementaux tels que l'épuisement des ressources ainsi qu'un réchauffement
climatique dû à une augmentation marquée du niveau de CO2 atmosphérique. En plus de
ces problèmes, les plastiques gaspillés utilisés dans des applications à court terme peuvent
causer des dommages environnementaux à une grande variété d'animaux. Pour cela, les
chercheurs ont proposé une solution alternative et ils ont offert un modèle de plastiques
biosourcés, voire biodégradables appelés « bioplastiques ».
Les plastiques biodégradables sont fabriqués à partir d’une biomasse, une ressource
entièrement renouvelable. Les plastiques biodégradables sont beaucoup mieux pour
l'environnement, car les bioplastiques émettent moins de gaz à effet de serre et se
dégradent beaucoup plus rapidement et leurs recyclages nécessitent moins d'énergie. Les
plastiques biodégradables peuvent être réutilisés de manière plus efficace, ce qui leur
donne un avantage évident.
C’est pour cela, que les matériaux à base d’amidon ont été introduits sur le marché
pour des applications dans l’emballage comme alternatif aux poches en polyéthylène et en
polystyrène expansé. Mais la plupart de ces matériaux d’origine naturelle ont de faibles
propriétés mécaniques et sont sensible à l’humidité.
L’amidon se trouve stocké dans les organes de réserve des végétaux tels que les
céréales, les tubercules et les légumineuses. C’est un composé nutritionnel abondant,
renouvelable et peu coûteux. Une de ses propriétés naturelles est la possibilité de former
des films, propriété intéressante que l’on peut améliorer chimiquement tout en assurant au
produit formé, sa biodégradabilité originelle. L’amidon est également utilisé dans de
nombreux secteurs industriels.
L’objectif de ce travail est de produire des films bioplastiques à partir d’amidon
extrait d’un déchet agricole (épluchures de pomme de terre). Ce travail présente deux parties
principales :
La première partie est une synthèse bibliographique dans laquelle le premier chapitre
exposera et décrira des généralités sur les bioplastiques et sur les bioplastiques à base
d’amidon. Le second chapitre sera consacré la biomasse utilisée, les épluchures de la
pomme de terre.
La seconde partie est une étude expérimentale consacrée à :
L’extraction d’amidon des épluchures de pomme de terre.
La détermination du taux d’humidité et de cendre dans la biomasse
lignocellulosique étudiée.
La caractérisation d’amidon extrait.
La caractérisation qualitative des films bioplastiques produit.
A partir de l’interprétation des résultats expérimentaux, nous terminerons notre travail par
une conclusion générale.
CHAPITRE I
GENERALITES SUR LE
BIOPLASTIQUE A BASE D’AMIDON
CHAPITRE I
GENERALITES SUR LES BIOPLASTIQUES A BASE D4AMIDON
I.1. NOTIONS DE BIOPLASTIQUES
Les bioplastiques peuvent être définis comme les matériaux qui sont biosourcés
et/ou biodégradables [1].
Les bioplastiques sont des nouveaux matériaux, d’un grand intérêt du 21ème siècle, leurs
productions et leurs consommations sont en développement à travers le monde. Ces
matériaux nécessitent d’être soigneusement évalués pour la gestion des déchets et la
durabilité. Généralement, les «bioplastiques» sont fabriqués à partir de ressources
renouvelables telles que le maïs, les sucres, les pommes de terre, etc.
Il convient de rappeler que les plastiques biosourcés ne sont pas toujours biodégradables, et
les plastiques biodégradables ne sont pas toujours biosourcés [2].
Figure.1.1 : Bioplastiques constitués de plastiques biodégradables et biosourcés [3].
I.2. NOTION DE BIODEGRADABILITE
Les plastiques biodégradables sont capables de subir une décomposition en H20,
CO2, CH4 et/ou une biomasse nouvelle et éventuellement un résidu non toxique pour
l’homme et l’environnement, dans laquelle le mécanisme prédominant est l'action
enzymatique des micro-organismes, qui peuvent être mesurés par des tests standardisés,
dans un laps de temps spécifié, sous des conditions d'élimination disponibles (norme
ASTM D6813) [4]. Un point important à retenir est que le terme biodégradable est en lien
avec la gestion de fin de vie du bioplastique [2].
I.3. NOTION DE COMPOSTABILITE
La compostabilité des plastiques est aussi définie par des normes standards. Selon
la norme ASTM D6400, un plastique compostable est un plastique qui subit une
dégradation par un processus biologique pendant le compostage, produisant du CO2, de
l’eau, des composés inorganiques et de la biomasse. Elle ne génère aucun résidu toxique.
Le facteur temps contrairement à la notion de biodégradation est pris en considération. Un
bioplastique biodégradable n’est donc pas nécessairement toujours compostable. Un
bioplastique compostable est par contre toujours biodégradable. Finalement, tout comme le
terme biodégradable, le terme compostable est en lien avec la gestion de fin de vie du
bioplastique [5].
I.4. NOTION DE MATERIAUX BIOSOURCES
La norme ASTM définit un matériau biosourcé comme étant un matériau qui contient
des composés carbonés dont le carbone provient de sources biologiques contemporaines
(non-fossiles). Contrairement au carbone fossile, le cycle du carbone « jeune » ou «
contemporain » présent dans les bioplastiques biosourcés est court. Ce cycle est représenté
par la (Figure 1.2). Le terme biosourcé est en lien avec l’origine de la ressource du
bioplastique [5].
Figure 1.2 : Cycle du carbone [5].
I.5. HISTORIQUE DE BIOPLASTIQUES
L’histoire de bioplastique a été décrite comme suite [6] :
En 1941 : Henry Ford, a fabriqué les plastiques à partir de fèves de soja durant la
seconde guerre mondiale qui a joué un rôle important dans le développement des
bioplastiques.
En 1992 : Une société Metabolix, biosciences a fourni des solutions aux besoins
des mondes pour les matières plastiques, les produits chimiques et de l'énergie.
En 2000 : La société Metabolix a lancé les programmes de recherche pour le
développement des cultures industrielles d'ingénierie pour la production de
bioplastiques.
En 2005 : Toyota a commencé à réaliser une usine pilote dans la ville de Toyota
Hirose (Japon) pour tester la facilité de production de bioplastiques.
En 2006 : LONDON-NEC Corporation a mis au point un matériau bioplastique
renforcé par les fibres, pour réduire l'impact environnemental des téléphones
mobiles.
En 2010 : Cardia bioplastics CBMM fabrication (Malaisie) a développé la
fabrication de produits bioplastiques.
I.6. CLASSIFICATION DES BIOPLASTIQUES
Les bioplastiques peuvent être classifiés selon leurs compositions chimiques, leurs
méthodes de synthèse, leurs procédés de fabrication, leurs importances économiques ou
leurs applications. La (figure 1.3) ci-dessous représente les quatre groupes des plastiques
biodégradables [5]
Figure 1.3 : Différents classes de bioplastiques biodégradables [5].
I.6.1. Bioplastiques naturels issus directement de la biomasse
Les bioplastiques naturels issus directement de la biomasse constituent les parois
cellulaires des végétaux comme la cellulose et la lignine. On peut citer le cas de l’amidon.
Ces polymères sont extraits directement à partir des plantes. Des monomères simples
peuvent être également obtenus à partir des plantes après transformations chimiques et/ou
enzymatiques par polymérisation de ces monomères. Les différentes classes de polymères
issus des plantes sont présentées dans le tableau.1.1 [7].
Tableau 1.1 : Différentes classes de polymères issus des plantes [7].
Différentes classes de polymères issus des plantes
Polysaccharides
(plantes/algue)
Polysaccharides
(par
fermentation
microbienne)
6.2. Bioplastiques issus des microorganismes par fermentation microbienne
Ce groupe de bioplastiques est constitué de la famille des polyhydroxyalcanoates
(PHA), dont le polyhydroxybutyrate (PHB) et le polyhydroxybutyrate-valerate (PHBV) qui
sont les plus communs. Ces polyesters proviennent du mécanisme de survie de certains
microorganismes qui les conservent et les accumulent comme source d’énergie et de
carbone [5].
I.6.3. Bioplastiques obtenus par synthèse à partir de monomères renouvelables
Ces biopolymères sont transformés par synthèse chimique à partir des monomères
issus de matières premières agricoles. On les appelle également biopolyesters car ils ont de
nombreuses caractéristiques communes avec les polyesters courants. Le principal groupe
de biopolyesters inclut les polylactides (PLA), produits par synthèse chimique de l’acide
lactique qui est extrait des produits agricoles ou bien de déchets de l’industrie alimentaire
[8]
I.6.4. Bioplastiques pétrochimiques biodégradables
De nombreux bioplastiques biodégradables peuvent être obtenus à partir de
ressources fossiles. Les premiers développements de ces matériaux datent du début des
années 70. Il s'agissait de développer des polymères combinant les bonnes propriétés
d'usages des polymères conventionnels et la propriété d'être dégradée par les microorganismes [9].
I.7. CAPACITES MONDIALE DE PRODUCTION DES BIOPLASTIQUES
La figure 1.8 montre les capacités de production mondiale des bioplastiques par
type de matériau. Il existe des matériaux qui ont été ou sont commercialisés, y compris le
nylon, le polypropylène, le polystyrène, le polycarbonate, le polychlorure de vinyle (PVC)
et de nombreux autres plastiques traditionnels. L'Europe possède le plus grand marché
mondial de bioplastiques; cependant, les capacités de production de l'Asie et de l'Amérique
du Sud se développent rapidement [10].
Figure 1.4 : Capacités de production mondiale de bioplastiques par type de matériau [10].
I.8. GENERATIONS DE BIOPLASTIQUES BIOSOURCES
I.8.1. Première génération
Elle provient principalement de matières premières agricoles alimentaires telles que le
maïs, le blé, les pommes de terre et d'autres glucides [2].
I.8.1.1. Les plantes amylacées :
Les céréales
Ces cultures sont riches en amidon et en alpha-polysaccharides qui comprennent les
manomètres de D-glucose sous deux formes : l’amylose et l’amylopectine. Parmi
lesquelles nous avons : le blé, l’orge, le maïs, le manioc et le sorgho [11,12].
Les plantes amidonnées
Elle repose globalement sur la pomme de terre, riche en amidon et qui est
disponible durant toute la période de l’année. Le tableau 1.2 exprime la
composition chimique des différentes cultures amylacées [13].
Tableau 1.2 : Principales macromolécules des grandes cultures amylacées [13].
Constituant
Mais Blé Orge Sorgho Manioc Pomme de
terre
Amidon 65-72 57-70 52-64 55-65 65-82 14-24
Sucre 2,2 - - 0.25 0,25 1,5
Protéines 9-12 12-14 10-11 2-3 2-3 0,6-3,5
Lipides 4,5 3 2,5-3 0,8 0,8 0,1
I.8.2. Deuxième génération de plastiques biosourcés
En raison des progrès réalisés en biotechnologie, La deuxième génération de
plastiques biosourcés s'est éloignée des ressources alimentaires. Essentiellement, les
polymères biosourcés similaires aux polymères biodégradables sont produits par des
procédés de fermentation bactérienne en synthétisant à partir de ressources renouvelables,
y compris la biomasse lignocellulosique comme l'amidon, la cellulose, les acides gras et les
déchets organiques (ménagers) ou les migroalgues [2].
I.9. APPLICATIONS DE BIOPLASTIQUES
Les bioplastiques montrent une grande demande sur le marché. L'industrie représente
le plus grand champ d'application de ces matériaux, et parmi ces applications on a [2,14] :
L'emballage
L'automobile
L’installation électrique et électronique
L’industrie biomédicale.
Le bâtiment et la construction.
Les textiles
L’agriculture et l’horticulture
I.10. AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES BIOPLASTIQUES
I.10.1. Avantages
Les bioplastiques présentent plusieurs avantages, parmi eux on site les suivants :
Les bioplastiques sont renouvelables, Compostables et contribuent à réduire la
pollution de l'environnement.
Réduction de l’empreinte carbone.
Les bioplastiques génèrent moins d'émissions de gaz à effet de serre et ne
contiennent pas de toxines.
Les bioplastiques tels que le polyéthylène téréphtalate biosourcé (bio-PET) sont
similaires aux plastiques à base de fossiles et peuvent être recyclés de la même
manière que les plastiques classiques.
Les bioplastiques biosourcés à la fin de leur vie, lorsque le recyclage n'est plus une
option, ces matériaux peuvent être brûlés pour produire des énergies renouvelables
et / ou être utilisés pour fabriquer des biocarburants.
Les bioplastiques contribuent à l’augmentation de la fertilité des sols, la faible
accumulation de matières plastiques dans l'environnement et la réduction du coût
des déchets générés [2,15].
I.10.2. Inconvénients
Problèmes de recyclage : Le matériau bioplastique pourrait contaminer le
processus de recyclage. Par exemple, en travaillant avec les rayons infrarouges
en système de séparation des déchets, les bioplastiques ne peuvent être séparés,
d’où ils seront contaminés en présence des matières plastiques
conventionnelles.
Réduction des matières premières: les bioplastiques produits à partir de
sources renouvelables pourraient réduire les réserves de matières premières. En
outre, afin de réduire la consommation d'énergie lors de la production de
bioplastiques et la concurrence potentielle avec les ressources agricoles pour les
aliments et aussi pour fournir des sources supplémentaires de matières
premières, l'exploitation des sous-produits alimentaires est également la
tendance actuelle [16].
I.11. PLASTIQUES A BASE D’AMIDON
Une classe importante de matières plastiques est représentée par des matières
plastiques à base d'amidon. À partir du début des années 1990, les développements de
recherche et de technologie ont permis de compléter des polymères naturels comme
l'amidon (de maïs, pommes de terre, etc.) avec des macromolécules biodégradables afin
d'obtenir des matériaux innovants thermoplastiques et biodégradables à l'échelle
industrielle [17].
Les plastiques d'amidon peuvent être transformés en produits finis sur des machines à
résines thermoplastiques standard légèrement modifiées. Les technologies de conversion
utilisées comprennent le soufflage, l'extrusion, le thermoformage, le moulage par injection,
le moussage et le revêtement par extrusion. La majorité des matières plastiques d'amidon
sont produites par modification chimique et extrusion / mélange d'amidon natif et de ses
dérivés [18].
I.11.1. Présentation de l’amidon
L’amidon est un polysaccharide d’origine végétale composé d’unités glucose C6H12O6.
Il est l'un des meilleurs polymères biodégradables. C’est une molécule de réserve pour les
plantes supérieures et un constituant essentiel de l’alimentation humaine. L’amidon
représente une fraction pondérale importante des matières premières agricoles. On le
trouve stocké dans les organes de réserve de nombreuses plantes :
les graines, en particulier les céréales (maïs, blé, riz)
Les légumineuses
les racines (manioc)
les tubercules (pomme de terre) et rhizomes [19].
L’amidon se trouve dans les organes des plantes sous forme semi-cristalline en granulés
relativement denses, insolubles dans l’eau froide et ayant une taille variant de 1 à 100 µm
selon l’origine botanique [20]
I.11.1.1. Composition de l’amidon et structure de base
L’amidon est composé principalement de l’amylose, polymère linéaire (non branché)
et l’amylopectine (polymère branché en α (1-6)). Il est constitué d’entités granulaires semicristallines qui
résultent d’une organisation de ses deux constituants. Ces deux structures,
en association avec des protéines de réserve, sont enfermées dans un grain d'amidon [19].
Généralement, l'amidon contient 20-25% d'amylase et 75-80% d'amylopectine [18]. La
teneur en chacun des constituants est différente suivant l’origine de l’amidon (tableau.1.3)
[21].
Tableau.1.3 : Teneur en amylose et amylopectine des amidons de différentes sources
botaniques [21].
Source botanique Amylose (%) Amylopectine (%)
Mais
28
72
Pomme de terre
21
79
Blé
28
72
Mais cireux
100
Amylomais
50-80
50-20
Riz
17
83
Pois
35
65
Manioc
17
83
L’amylose
L’amylose (Figure.1.5) est un polymère linéaire formé d’environ 600 molécules de
glucose liées par des liaisons α (1‐4). Il constitue généralement 20 à 30 % de l’amidon. Sa
masse moléculaire varie entre 105 et 106 g/mol. Il est présent de 20 à 30% dans le blé et la
pomme de terre [22].
Le degré de polymérisation (DP) varie entre 100 et10000. Chaque macromolécule est
terminée par une unité réductrice et un non réducteur [20]. En général, plus il y a
d’amylose, plus il y a de zones cristallines [19].
Figure 1.5 : Structure moléculaire de l’amylose [19].
Amylopectine
Les molécules de glucose (jusqu’à 2 millions de résidus) forment une chaîne linéaire,
elles sont reliées entre elles par des liaisons α-1,4-glycosidiques (comme dans l'amylose).
La chaîne est ramifiée par des liaisons α-1,6 glycosidiques donnant à l’amylopectine une
structure arborescente (Figure.1.6) [19].
Figure 1.6 : Structure moléculaire de l’amylopectine [19].
La molécule d'amylopectine possède des masses molaires de l'ordre de plusieurs millions
(Mw = 108
[Link]-1), soit nettement plus élevées que l’amylose [19], ce qui fait d’elle
la plus grosse macromolécule connue à ce jour [22].
I.11.1.2. Cristallinité d’amidon
La nature semi-cristalline des amidons natifs a été mise en évidence par diffraction des
rayons X à poudre. Les amidons natifs peuvent être classés en trois groupes selon leur
diagramme de diffraction [23] :
Le type A : Caractérise des amidons de céréales, le spectre de diffraction des
rayons X présente des pics pour 2ϴ égal à 9,9 ; 11,2 ; 15 ; 17 ; 18.1 et 23°.
Le type B : Caractérise des amidons de tubercule et de céréales riches en amylose,
le spectre de diffraction des rayons X présente les pics pour 2 égal à 5,6 ; 15 ;
17 ; 22 et 24°.
Le type C : Caractérise des amidons de légumineuses. Il correspond à un mélange
des deux types cristallins A et B.
Figure I.7 : Diagramme de diffraction des rayons X d’amidon natifs de type A et B [23].
I.11.2. Plastification d’amidon
L’amidon sous forme de granulé, ne trouve que très peu d’applications dans
l’industrie [28]. En raison de nombreuses liaisons hydrogène intermoleculaires existant
entre les chaînes, la température de fusion (Tm) de l'amidon est supérieure à sa température
de dégradation. Par conséquent, pour élaborer un matériau en matière plastique, il est
nécessaire d'introduire une teneur élevée en eau et / ou certains plastifiants non volatils
(glycerol, sorbitol, ...) qui diminuent la température de transition vitreuse (Tg) et la
température de fusion (Tm), l'amidon et les plastifiants sont mélangés sous traitement
thermomécanique. Ces matières plastifiées sont actuellement appelées «amidon
thermoplastique» ou «amidon plastifié» [24].
I.11.3. Transformations hydrothermiques de l’amidon
Phénomène de Sorption
Le phénomène de sorption s’explique par la fixation de molécules d’eau, par
l’intermédiaire de liaisons hydrogènes, sur les groupements hydroxyles de l’amidon. Dès le
commencement de l’adsorption, les molécules d’eau rompent les liaisons existantes entre
les groupes hydroxyles présents sur les chaînes d’amidon, établissant ainsi un pontage par
des liaisons hydrogènes ayant pour effet une dilatation du réseau macromoléculaire.
Processus de gélatinisation
Est un terme employé pour décrire les changements irréversibles qui
accompagnent la destruction de la structure du granulé d’amidon. Plusieurs étapes pour
le phénomène de gélatinisation sont décrites:
La diffusion du plastifiant : en présence de cisaillement et de chauffage, le
plastifiant entre dans les granulés, occupant les espaces vides et les zones peu
denses (amorphes), sans casser les liaisons hydrogènes entre couches.
L’amylose s’infiltre dans le plastifiant : les chaînes d’amylose commencent à
bouger et s’extirpent du granulé par diffusion.
Le gonflement du grain : après la migration des chaînes d’amylose dans le
plastifiant, le granulé commence à gonfler et à perdre la biréfringence. Cela va
entraîner la création d’espace nécessaire pour la fusion de la partie cristalline et
l’augmentation de l’entropie du système.
La fusion de la cristallinité : les doubles hélices de l’amylopectine se
désenroulent, évoluant d’une structure semi-cristalline à une structure amorphe
analogue à celle de l’amylose.
La plastification ou gélation : les chaînes libérées d’amylose ou d’amylopectine
commencent à former de nouvelles liaisons hydrogènes, formant un nouveau réseau
de polymère [25].
L’état final est appelé empois d’amidon. L’obtention d’empois d’amidon est donc une
déstructuration irréversible du grain conduisant à une solution comprenant des granules
gonflés et des macromolécules solubilisées [21].
Figure 1.8 : Gélatinisation des grains d’amidon [23].
Phénomène de Rétrogradation
La gélatinisation correspond au passage d’un état cinétiquement métastable à un état
instable, où les chaînes se réorganisent. Lorsque la température diminue, l’amidon
gélatinisé se réorganise pour atteindre un état énergétiquement plus stable. Les chaînes se
recombinent sous forme de double hélice mais de manière aléatoire. La recristallisation se
produit de proche en proche. Cette recristallisation porte le nom de rétrogradation. Au
cours de ce phénomène, la solubilité de l’empois diminue pour finalement donner un gel
blanc et opaque, mélange d’amylose et d’amylopectine. Dans le gel d’amidon, l’amylose
recristallise plus vite que l’amylopectine [21].
I.11.4. Mise en forme de films plastiques
Les procédés de transformation utilisés sont les mêmes que ceux utilisés pour les
polymères synthétiques. Parmi ces procédés on trouve :
L'extrusion: C’est un procédé de transformation en continu. Le matériau granulé
est introduit dans un tube chauffé muni d’une vis sans fin. Le matériau ramolli et
homogénéisé est poussé, comprimé puis passe à travers une filière à la sortie de
laquelle la mise en forme est faite.
Le casting ou « coulage » : Consiste à solubiliser de l’amidon selon une
formulation permettant d’obtenir un film. La solution obtenue est généralement
étalée sur un support et l’eau évaporée à température ambiante ou plus élevée [26].
I.11.5. Types de bioplastiques à base d’amidon
Amidon thermoplastique
En plasturgie, l’amidon peut être utilisé de deux manières, soit (1) comme amidon
déstructuré, en entrant dans la composition de mélanges, soit (2) comme polymère de
grande masse moléculaire, en modifiant sa structure moléculaire à l’aide d’un plastifiant.
Dans le deuxième cas, les termes « Thermoplastic Starch» (TPS) ou « Platicized Starch»
(PLS) sont employés pour désigner cette utilisation. Cette section traite le deuxième cas,
c’est-à-dire l’utilisation directe de l’amidon en tant que polymère pouvant constituer un
thermoplastique biosourcé [16].
Les mélanges de polymères
Le mélange de polymères s’est révélé être une méthode alternative importante et
utile dans l’optique de développer de nouveaux matériaux ayant des propriétés améliorées
[20]. Le mélange de l’amidon thermoplastique (TPS) avec d'autres polymères se fait
souvent en utilisant une extrusion à double vis à des températures élevées. Le TPS lorsqu'il
est mélangé avec d'autres polymères biodégradables, tels que le PVA ou les polyesters
aliphatiques comme l’acide polylactique (PLA), le polycarprolactone (PCL) et le poly (3-
hydroxybutyrate) (PHB), produit un mélange de polymères complètement biodégradable
[2].
I.11.6. Applications de plastiques à base d’amidon
Différents types de sacs tels que les sacs à ordures, les sacs à provisions et les sacs
de compost sont fabriqués à partir de polymères à base d'amidon. Il a également été utilisé
dans des applications d'emballage souples telles que des sacs extrudés et des filets pour les
fruits et les légumes frais. Les applications d'emballage rigides comprennent des plateaux
thermoformés pour l'emballage des aliments frais et de produits alimentaires de qualité.
Les plastiques à base d’amidon trouvent d’autres applications dans l'agriculture et
l'horticulture y compris, le paillis, le film couvrant et les pots de plantes [2].
CHAPITRE II
PRESENTATION DE LA BIOMASSE
CHAPITRE III
MATERIELS ET METHODES
ETUDIEE
CHAPITRE III
MATERIELS ET METHODES
III.1. OBJECTIF
Ce travail a pour objectif la préparation d’un bioplastique à partir d’une biomasse
«épluchures de pomme de terre ». Le procédé de conversion de ces épluchures en
bioplastique est subdivisé en deux parties principales : Extraction de l’amidon
«Biopolymère» et préparation du bioplastique.
III.2. REACTIFS
Les réactifs utilisés dans les deux parties sont représentés dans le tableau.3.1
suivant :
Tableau 3.1 : Réactifs utilisés
Réactifs Origine
Na2S2O5
Allemagne
HCL 36,5-38%
Sigma Aldrich, France
NaOH
Panreac, Espagne,
Glycérol 99.5%
Panreac, Espagne
DiéthylePhtalate98.5%
Ethanol 96%
Panreac, Espagne
III.3. EXTRACTION DE L’AMIDON
L’amidon est extrait à partir des épluchures de pomme de terre collectées d’un
restaurant local, en adoptant les étapes suivantes [35, 36].
III.3.1. Préparation des épluchures
100 g des épluchures sont lavées pour éliminer la saleté, elles sont ensuite
découpées sous forme de carré.
III.3.2. Trempage
Les épluchures préparées ont été trempées dans une solution de métabisulfite de
sodium (Na2S2O5) (0.2M) avec un rapport : épluchures - solution de trempage égal à 1/6,
sous agitation à une vitesse de 250 tr/min à l’aide d’un malaxeur de type ‘’WiseStir HS-
30D’’, à une température égale à 35°C pendant60 min.
III.3.3. Broyage
Après l’opération de trempage, les épluchures de pomme de terre sont râpées.
III.3.4. Filtration et Centrifugation
L’ensemble des épluchures râpées a été filtré à travers d’un tissus de mousseline et
pressé à la main pour avoir un jus (le lait d’amidon). Le filtrat est ensuite centrifugé
pendant 10 min à une vitesse de 5000 trs/min. L’amidon est récupéré par grattage ensuite
séchédans une étuve à 40°C pendant 1h.
III.3.5. Purification
Une purification de l'amidon récupéré a été réalisée. La masse d'amidon a été mise
en suspension dans 300 ml d'eau, filtrée à travers un entonnoir, lavée avec 150 ml
d'éthanol, séchée à l'air libre, puis pesée et stockée dans un récipient hermétique.
Figure 3.1 : Schéma descriptive représente les différentes étapes d’extraction d’amidon
des épluchures de pomme de terre
III.4. OPTIMISATION DE LA DUREE DE TREMPAGE
L’optimisation de la durée de trempage a été réalisée dans le but d’améliorer le
rendement d’extraction de l’amidon. La durée de trempage a été variée en choisissant les temps
suivants : 30,60 et 90 min respectivement. La température de trempage ainsi que la
concentration de métabisulfite de sodium ont été déjà optimisés [36].
III.5. CARACTERISATION DE LA BIOMASSE UTILISEE
III.5.1. Taux d’humidité
C’est le rapport exprimé en pourcentage du poids de l’eau contenu dans une
biomasse solide fraîche, stockées à l’abri de la lumière au poids du même matériau sec[37].
Mode opératoire
5 g de déchet a été introduit dans un verre de montre (m0), l’échantillon a été placé
ensuite dans une étuve réglée à 105 ºC pendant 24 heures. Après 24heures de séchage, la
masse obtenue a été pesée (m1). Le taux d’humidité est donné par la relation suivante :
ࡴ% ቀ ቁିቀ ቁ
ቀ
Eqt (1)
III.5.2. Taux de cendre
Il permet de connaître la part des matières organiques qui rentre dans lacomposition
des épluchures de la pomme de terre par rapport la matière sèche[37].
Mode opératoire :
5 g des épluchures sont séchés dans l’étuve pendant 12 heures puis placé dans
uncreuset en céramique. Ce creuset est mis par la suite dans un four réglé à 600°C pendant
45min jusqu’à l’obtention d’une couleur grise claire au blanchâtre. Une fois la
carbonisationest terminée, le creuset est ensuite retiré du four, refroidi à l’air libre puis
pesé. Le taux decendre est calculé par la formule suivante :
۱%
ቀ ିܘ ۾
ቁ ܘቀ
ൈ
Eqt (2)
Avec :
P0 : Le poids du creuset remplis avant carbonisation en (g).
P1 : Le poids du creuset remplis après carbonisation en (g).
III .6. CARACTERISATION D’AMIDON EXTRAIT
III.6.1. Analyse par diffraction des RX
La diffraction des Rayons X constitue l’une des techniques les plus utiles et les
plus répandues pour l’identification des phases cristallisées dans un système catalytique et
permet même d’évaluer la taille moyenne des cristallites [38].
Principe de la méthode
La diffraction des rayons X consiste à l’enregistrement des rayons diffractés par un
échantillon (réflexion des plans da Miller (hkl) parallèles au support) en fonction de
l’angle entre les rayons incidents et l’échantillon sur le support. Le fonctionnement en
mode θ/2θ du diffractomètre implique que la source des rayons X et le détecteur forme
toujours des angles égaux avec le support. UN faisceau de rayon X est diffracté sur un
réseau de plans cristallins selon la loi de bragg:
nλ = 2dhkl sin θ
dhkl: distance entre 2 plans d’indice de millerhkl en Ǻ.
Θ: angle de bragg(angle entre le faisceau incident et le réseau de plan).
λ: langueur d’onde de faisceau incident en Ǻ.
n: Ordre de la diffraction.
L’appareil utilisé est un diffractomètre de poudre (marque D8 AdvanceBruker)
piloté par un microordinateur et doté du logiciel EVA Socabin. Les échantillons à
analyser sont finement broyés et la plage 2θ balayée et la longueur λ à partir de 15Ǻ.
III.7. Procédé de préparation de films plastiques
Afin d’étudier l’effet de la nature de plastifiant sur les propriétés de films plastiques
synthétisés, deux plastifiants : le glycérol et le diéthylephtalate sont utilisés.
Trois échantillons ont été préparés : sans glycérol (E1), un rapport de 13% de glycérol (E2)
et un rapport de13% de mélange (glycérol/diéthylephtalate) (E3). La même procédure
expérimentale a été suivie pour les trois.
Rôle des réactifs
Le rôle de chaque produit chimique intervenant dans la synthèse de bioplastique est
représenté sur le tableau.3.2 suivant [39] :
Tableau 3.2 : Rôle des réactifs intervenants dans la synthèse de films
Produit Rôle
Amidon
Polymère de glucose qui constitue notre matière.
Glycérol Plastifiant, Il permet simplement d'augmenter le volume libre
entre deux chaînes de polymères pour en diminuer les
interactions et ainsi favoriser le mouvement de l'une par rapport à
l'autre, permet de diminuer le chauffage, il rend le film plastique
transparent, ce qui est bien pratique au niveau d’applications. Un
film constitué ainsi est totalement biodégradable et non toxique.
L’acide
chlorhydrique
Favoriser la déstructuration du grain d'amidon par un phénomène
d'hydrolyse ménagée. On favorise alors la séparation
amylose/amylopectine et le passage de l'amylose en solution.
L’hydroxyde de
sodium
diminuer la viscosité de la solution
Métabisulfite de
sodium
Antioxydant et conservateur. Cela augmenterait la période de
biodégradation du film.
Mode opératoire
Dans un bécher, on a mélangé 5g d’amidon avec 40 ml d’eau distillée, 6ml d’acide
chlorhydrique à 0,1 mol/l et 5,2ml de plastifiant (solution aqueuse à 50% en volume).
L’ensemble est placé au bain marie et mélangé à l'aide d'une baguette d'agitation en verre.
La température a été mesurée à l’aide d’un thermomètre. Quand la température atteint
90°C, on ajoute 2 ml de la solution d’hydroxyde de sodium (0,1 mol/l). On poursuit
l’agitation pendant 8 minutes et on rajoute 2ml de solution d’hydroxyde de sodium. A la
fin, le mélange obtenu est versé sur une plaque en verre, bien étalé, ensuite il est placé dans
une étuve à 80°C pendant une demi-heure [40,41].
Figure 3.2 : Schéma descriptive représente les différentes étapes de la production de film
bioplastique à base d’amidon des épluchures de la pomme de terre.
III.8. CARACTERISATION DE FILMS PLASTIQUES
III.8.1. Etude du comportement rhéologique
Le rhéomètre utilisé est de type PhysicaRheolab MC1, relié à un thermostat où la
température est fixée à 20 °C. Le viscosimètre est piloté par un microordinateur doté
d’un logiciel Software Rhéosolve US 200.
Un test d’écoulement est effectué permettant le tracé de la variation de la viscosité
η (Pa.s) en fonction de la vitesse de cisaillement dγ / d t (s-1) imposée par le rhéomètre.
L’objectif de ce test est de caractériser le comportement rhéologique des gels dans le
domaine linéaire et sous écoulement. Pour se faire, deux tests ont été effectués :
Le test de viscoélasticité :
Les propriétés viscoélastiques des solutions ont été mesurées en mode dynamique par
un test non destructif d’oscillations de faible amplitude. Un balayage croissant en
déformation, de 0,1 à 1000 a été effectué à la fréquence de 1 Hz (mode logarithmique,
5points/décade). Cette mesure a permis d’obtenir les valeurs des modules G’, G’’ dans le
domaine linéaire viscoélastique.
G’ : le module de conservation, il représente le caractère élastique de la crème,
l'énergie emmagasinée dans le matériau.
G’’ : le module de perte, qui représente le caractère visqueux de la crème et
correspond à l'énergie dissipée.
Le test d’écoulement :
Des courbes d’écoulement ont été déterminées en régime continu sous cisaillement
variable, traduisant la viscosité apparente (Pa.s) en fonction de la vitesse de
cisaillement (s-1).
Pour l’obtention de ces courbes, on fait varier la vitesse de cisaillement par pas
logarithmique de 0,001 à 1000 s-1, avec un nombre de point de mesure de 5 par décade, et
un temps de mesure entre deux points successifs variant de 50 à 5s [42]
Figure 3.3 : Rhéomètre Anton PaarModular Compact Rhéomètre MCR 30
III.8.2. Microscopie électronique à balayage (MEB)
Principe de la méthode:
Le MEB fournit des images de la surface en relation avec le mode de diffusion des
électrons par l'échantillon. Le nombre d'électrons secondaires et rétrodiffusées émis varie
en fonction du point d'impact du faisceau d'électrons sur la surface. Ces électrons sont
détectes dans des détecteurs. Une image est obtenue en relation avec l’intensité ducourant
électrique produit en chaque point de la surface. La topographie de l'échantillon est ainsi
obtenue [43].
Mode opératoire
La caractérisation morphologique des différents échantillons (E1, E2 et E3), ont été
réalisées grâce à un Microscope Électronique à Balayage MEB de marque JEOL JSM
(Figure.3.7). Cette analyse a été effectuée au niveau de Centre de Développement des Technologies
Avancées (CDTA). Des pièces de film ont été montées sur des talons en
aluminium à l'aide d'un ruban adhésif double face et ensuite recouvertes d'une couche de
carbone (5 nm), ce qui permet une visualisation en surface.
Figure 3.4 : Microscope électronique à balayage MEB (JEOL JSM) de CDTA.
III.8.3. Spectroscopie Infrarouge à Transformé de Fourier (FTIR)
Les échantillons étudiés ont été caractérisés à l’aide d’un spectromètre infrarouge à
transformée de Fourrier de type BRUKERTENSER II.
Principe de la méthode :
La Spectroscopie Infrarouge à Transformée de Fourier (ou FTIR : Fourier Transformed
Infra Red Spectroscopy) est basée sur l'absorption d'un rayonnement infrarouge par le
matériau analysé. Elle permet via la détection des vibrations caractéristiques des liaisons
chimiques, d'effectuer l'analyse des fonctions chimiques présentes dans le matériau.
Lorsque la longueur d'onde (l'énergie) apportée par le faisceau lumineux est voisine de
l'énergie de vibration de la molécule, cette dernière va absorber le rayonnement et on
enregistrera une diminution de l'intensité réfléchie ou transmise [44]. Le domaine
infrarouge entre 4000 cm-1 et 400 cm-1 (2,5 – 25 µm) correspond au domaine d'énergie de
vibration des molécules.
III.8.4. Test de biodégradabilité
La biodégradabilité des échantillons a été évaluée en mesurant la perte de masse
des composites en fonction du temps dans un environnement de compost. Des échantillons
de taille30 mm * 30 mm ont été pesés et enterrés dans des boites de compost. Les
échantillons ont été enterrés à une profondeur de 12 à 15 cm.
Un test de biodégradabilité a été réalisé aussi sur les échantillons sans l’ajout de compost
(échantillon témoin). Après 2 jours, les échantillons enterrés ont été retirés, lavés avec de
l'eau distillée ensuite séchés dans une étuve à 50 ° C pendant 8 heures et équilibrés sur un
déshydratant (CaSO4) pendant 4 heures. Les échantillons ont ensuite été pesés avant de les
remettre dans le compost à des intervalles de 2 jours pendant une période de 25jours [45].
L'évaluation de la perte de masse a été calculée selon la formule suivante :
ࢌ ି = % ,La perte de masse
ࢌ Eqt(3)
Avec :
mf : La massefinale de l’échantillon testé.
mi:La masse initiale de l'échantillon testé.
Ce ratio est, en général, négative en raison de la perte de poids [45].
III.8.5. Absorption d’eau
Selon la norme ASTM D570-81, des échantillons de taille 75mm X 25 mm ont été
séchés dans une étuve à une température de 50°C pendant 8 heures, refroidis dans un
déshydratant (sulfate du calcium (CaSO4)), puis pesés immédiatement jusqu'à 0,001 g
(mc).Ensuite, Les échantillons ont été immergés dans de l'eau distillée et maintenus à 25
+/- 2 ° C pendant une période de 2 semaines. Pendant ce temps, ils ont été retirés de l'eau à
un intervalle de 2 jours, doucement déchiquetés avec du papier de soin pour éliminer
l'excès d'eau sur leur surface, ensuite immédiatement pesées (mh) et l’immerger encore
dans l'eau. La valeur moyenne (mh) obtenua été calculée à partir de trois mesures [45].
Le pourcentage d'augmentation de poids dû à l'absorption d'eau (Am) a été calculé à
0,01% le plus proche selon l'équation (4) [46]:
ۯ
ࢎ ି m%
ࢉ
ൈ
Eqt(4)
Avec :
Am(%)= Augmentation en pourcentage du poids pendant l'immersion
mh= Masse humide
mc= Masse conditionné
Pourcentage de matière soluble perdue lors de l'immersion
Lorsque des matériaux sont connus ou soupçonnés de contenir une quantité
appréciable d'ingrédients solubles dans l'eau, les échantillons, après immersion, doivent
être pesés, puis reconditionnés pour le même temps et la même température que lors de la
période de séchage d'origine. Ils doivent ensuite être refroidis dans un dessiccateur et
immédiatement revêtus. Si le poids reconditionné est inférieur au poids conditionné, la
différence doit être considérée comme une matière soluble dans l'eau perdue lors du test
d'immersion. Pour de tels matériaux, la valeur d'absorption d'eau doit être considérée
comme la somme de l'augmentation de poids lors de l'immersion et du poids de la matière
hydrosoluble [47].
Le pourcentage de matière soluble perdue lors de l'immersion, si elle est
déterminée, calculée à 0,01% près comme suit :
ݐ
ൌ ௦௦ௗ௧ % ,݁ݑݑè
éି௦௦ௗ௧
é
௦௦ௗ௧
é
ൈ 100
Eqt (5)
CHAPITRE IV
RESULTATS ET DISCUSSION
IV.1. CARACTERISATION DE LA MATIERE PREMIERE
IV.1.1. Taux d’humidité
Les résultats d’analyse de taux d’humidité de la biomasse utilisée sont dressés dans le
tableau.4.1 ci-dessous :
Tableau 4.1 : Taux d’humidité de la biomasse utilisée
Biomasse Masse initiale
(g)
Masse finale
(g)
Taux d’humidité
(%)
Epluchures de la pomme
de terre
5 4,27 14,6
IV.1.2. Taux de cendre
Les résultats d’analyse de taux de cendre de notre biomasse sont présentés dans le
tableau.4.2 ci-dessous :
Tableau 4.2 : Taux de cendre
Biomasse
Masse initiale
(g)
Masse finale
(g)
Taux de cendre
(%)
Épluchures de la
pomme de terre
19,43 16,48 15,18
IV.2. Optimisation de la durée de trempage :
Les résultats d’optimisation de la durée de trempage sont exprimés dans le tableau.4.3 :
Figure 4.1. Diffractogramme des Rayons X de l’amidon extrait
IV.4. CARACTERISATION DU FILMS BIOPLASTIQUE
IV.4.1. Etude du comportement Rhéologique
IV.4.1.1. Viscoélasticité
(E2) 13% Glycérol
10
10
10
10
Pa
G'
G''
10
0
10
0,1
10
100
1 000
Strain
Rheoplus
Anton Paar GmbH
viscoélasticité 20
PP25/PE-SN35865; [d=0,5 mm]
G' Storage Modulus
G'' Loss Modulus
Figure 4.2 : Variations de la viscosité en fonction de la contrainte de cisaillement
E(3) Mélange 13% diéthyle phtalate-glycéro
Figure 4.3 : Variations de la viscosité en fonction de la contrainte de cisaillement
Nous remarquons qu’aux faibles déformations, nous enregistrons un palier qui correspond
au domaine de la viscoélasticité linéaire, G’ et G’’ qui sont constants et ne dépendent pas donc
de la sollicitation.
Dans ce domaine, la déformation est réversible au sens élastique. En gardant les mêmes
conditions, on obtient les mêmes valeurs de G’ et G’’. Par contre quand la déformation dépasse
une certaine valeur, nous remarquons que G’ diminue et intercepte G’’ (au point gel).
A ce stade le comportement s’inverse, donc pour des faibles déformations le produit se
comporte comme un solide viscoélastique, au-delà du point gel le produit se comporte comme
un liquide viscoélastique. Dans ce cas les déformations ne sont plus réversibles.
IV.4.1.2. Ecoulement
(E2) 13% Glycérol
Figure 4.4: Variations de la viscosité en fonction de la vitesse de cisaillement
(E3) Mélange 13% (diéthyle phtalate-glycérol)
Figure 4.5 : Variations de la viscosité en fonction de la vitesse de cisaillement
Nous remarquons que les deux essais présentent un même comportement. D’abord à
faible vitesse de cisaillement, on observe clairement la présence d’un plateau exprimant un
comportement newtonien, ce qu’il se traduit par le fait qu’à une telle vitesse de
cisaillement les particules sont indéformables et résiste à la déformation donnant une
viscosité constante.
Cela s’explique par la présence entre les macromolécules des interactions
attractives type Van der Waals ou parfois appelées les interactions de rappel élastique et
cela n’enregistre aucun changement sur le plan structural et donc la viscosité reste
constance. Pour une vitesse de cisaillement au-delà de 10-1 (s-1), la viscosité chute
brusquement expriment un comportement rhéofluidifiant.
IV.4.2. Morphologie (Microscopie électronique à balayage MEB)
Figure.4.6 : Morphologie de surface du film plastique (E1) observé au microscope
électronique à balayage (MEB).
Figure 4.7 : Morphologie de surface du film plastique (E2) observé au microscope
électronique à balayage (MEB).
Figure 4.8 : Morphologie de surface du film plastique (E3) observé au microscope
électronique à balayage (MEB).
Les films plastifiés ont montré des surfaces homogènes sans des pores ou des
fissures par rapport aux films non plastifiés visualisés par MEB. Les films contenant le
plastifiant ont montré une structure plus compacte .Les observations de MEB ont montré
qu’il existe une différence due au plastifiant.
IV.3. Spectroscopie Infrarouge à Transformation de Fourier (FTIR)
Figure 4.9 : Spectre FTIR du l’échantillon (E1)
La spectroscopie IR-TF nous renseigne sur les groupements fonctionnels en
identifiant leurs bandes d’absorption
Tableau 4.3 : Principales bandes dans le spectre IR-TF
Nombre d’onde
(cm-1)
attributions
3286,06
O-H (alcools)
2927,12-2887,33
C-H (-CH2- et C-H3)
1413,11
C-O (alcools tertiaires)
1336,41
C-O (alcools secondaires)
1006,06
C-O-C (éthers)
Le spectre a montré des pics caractéristiques de -OH à 3286,06cm-1, -C-H entre
2927,12 à 2887,33 cm-1, C-O (alcools tertiaires) a 1413,11 cm-1, C-O (alcools secondaires)
à 1336,41 cm -1 et un groupement d’éther entre 1006,06 cm-1.
IV.4.4. Test de Biodégradabilité
La Figure.4.1. Présente la courbe relative aux différents pourcentages de perte de
poids des films plastiques en fonction de temps.
Figure.4.12. perte de poids en fonction du temps de l’échantillon (E2) et du témoin
Figure 4.13 : Pourcentages de perte de poids en fonction du temps de l’échantillon (E3) et
du témoin
Ces analyses indiquent également que le pourcentage de perte de poids des échantillons
(E2), (E3) a augmenté avec le temps, par contre une augmentation légère pour les témoins
comme le montrent les Figures 4.3 et 4.4. Après 10 jours d'incubation, la croissance
cellulaire à l'érosion progressive et la fissuration a été observée sur la surface des
échantillons.
Après 14 jours, la perturbation de l’échantillon est devenue plus évident. Cette
dégradation a été confirmée par l'augmentation de la perte de poids des échantillons en
fonction du temps d'incubation qui a atteint près de 94,9% pour (E2) et 42,6% (E3).
On outre, après 15 jours, la disparition total de l’échantillon (E2) et les pores sont
plus apparents dans les échantillons restants, ce qui indique un niveau plus élevé de
dégradation. Le taux de perte de poids d’E2 a été accéléré par rapport à E3.
Ces résultats démontrent que le pourcentage de glycérol par rapport au mélange
contribue à l’amélioration de la biodégradabilité du film bioplastique. Concernant
l’échantillon présenté par le mélange de glycérol-diéthyl phtalate contribue à l’extension
de la biodégradabilité. Une fois que le bioplastique soit dégradé, il ne reste que l’humus, du
dioxyde de carbone et de l’eau.
IV.4.5. Absorption d’eau
Les résultats d’absorption d’eau relative aux deux échantillons sont exprimés dans
les figures ci-dessous :
Figure 4.14 : Augmentation de pourcentage de la masse en fonction de temps
L’examen de la figure 4.11 montre que le pourcentage d’augmentation de la masse
au cours de la période de l’immersion était plus élevé pour l’échantillon (E3) par rapport à
(E2). Les pertes de masse enregistrées sont dues à la solubilité des échantillons.
Le tableau.4.5 montre les résultats de pourcentage de matière soluble perdue lors de
l’immersion pour les deux échantillons (E2) et (E3).
Tableau 4.4 : Pourcentage de matière soluble perdue lors de l'immersion
Echantillon
Masse
E2
E3
mc (g)
0.480
0.410
mrec (g)
0.117
0.217
Matière soluble
perdue, %
75.62 47.07
L’examen des résultats de tableau 4.5 montre que le pourcentage de la matière
soluble perdue lors de l’immersion de l’échantillon (E3) est faible par rapport à celle de
l’échantillon (E2).
On conclut que les films à base d’amidon présentent une faible résistance à la
diffusion de l’eau.
CONCLUSION GENERALE
Les bioplastiques offrent un large spectre de propriétés et d'applications et
constituent aujourd'hui un matériau important pour de nombreuses branches industrielles.
La demande mondiale ne cesse d'augmenter, ce qui s'applique également aux exigences
posées au potentiel de rendement de ce groupe de matières.
L’objectif de ce travail était donc de valoriser un déchet issu d’une biomasse
lignocellulosique pour la production du bioplastique.
Dans ce travail nous avons réalisés une étape préliminaire de caractérisation de
l’amidon extrait où nous avons utilisé une analyse diffractométrique (diffraction des rayons
X) afin d’identifier les phases cristallisées dans un système catalytique.
Par la suite, nous avons réalisés une autre étape pour l’évaluation de la qualité du
produit formulé, à savoir le bioplastique. Pour cela, nous avons effectué la microscopie
électronique à balayage (MEB) pour caractériser la morphologie des films. Par la suite,
nous avons eu recours à la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (FTIR) pour
voir la miscibilité des polymères.
L’étude rhéologique, quant à elle, a permis d’étudier la viscoélasticité et l’écoulement
du gel.
Un test de biodégradabilité dans un environnement de compost et l’absorption d’eau
ont été utilisé pour examiner la dégradation et la résistance d’eau des films.
D’après les résultats obtenus, les bioplastiques pourraient être une alternative à ces
problèmes dans la mesure où ils remettent en question de notre mode de vie.
Références
[1]: Tonuk, D., Shove, E., &Suchman, L. (2016). Making bioplastics: an investigation of
material-productrelationships (Doctoral dissertation, Lancaster University). Page 8
[2]: Ashter, S. A. (2016). Introduction to Bioplastics Engineering. William Andrew.
[3]: international journal of life sciences biotechnology and pharma [Link].3, N°2,
April 2014.
[4]: Song, J. H., Murphy, R. J., Narayan, R., & Davies, G. B. H. (2009). Biodegradable and
compostable alternatives to conventional plastics. Philosophical Transactions of the Royal
Society of London B: Biological Sciences, 364(1526), 2127-2139.
[5]: Lapointe, R. (2012). Bioplastiques biodégradables, compostables et biosourcés pour
les emballages alimentaires, distinctions subtiles mais significatives (Doctoral dissertation,
Université de Sherbrooke.) .page 13 et 27.
[6]: Rajendran, N. et al. / Journal of Pharmacy Research 2012,5(3),1476 1479.
(Seaweedscanbe a new source for bioplastics).
[7]: Rabetafika, H. N., Paquot, M., & Dubois, P. (2006). Les polymères issus du végétal:
matériaux à propriétés spécifiques pour des applications ciblées en industrie
plastique. Biotechnologie, agronomie, société et environnement, 10(3), page 186.
[8]: Véronique. Van Hoof et Theo Geerken (2012). Bioplastiques : Définitions, normes,
possibilités d’application, impact sur l’environnement. Page 21
[9]: Feuilloley P., Cesar G., Benguigui L., Grohens Y., Pillin H., Bewa S., Jamal M.,
Degradation of polyethyleneused for agricultural purposes, J. Polym. Environ..13: 349-
355, (2005).page 24.
[10]: European Bioplastics, Institute for Bioplastics and Biocomposites, Nova Institute
(2014).
[11]: ‘’La canne à sucre’’, services espaces verts et environnement, Allnantes vol23
(2015).
[12]: ‘’Le mais, son origine et ses caractéristiques‘’. Disponible sur [Link].
[13]: Graeme M. Walker ‘’Bioethanol: Science and technology of fuel alcohol’’ Graeme
M.
Walker & Ventus Publishing, ApS 2010,Vol 114 page 9-75.
[14]: bioplastics> e-book. « Durable Bioplastics ». [Link]
47-54.
[15]: Chen, Y. J. (2014). Bioplastics and theirrole in achieving global
sustainability. Journal of Chemical and Pharmaceutical Research, 6(1), [Link] 228
[16]: Arikan, E. B., &Ozsoy, H. D. (2015). A Review: Investigation of Bioplastics. J. Civil
Eng. Arch, 9, [Link] 191.
[17]: Razza, F., &Innocenti, F. D. (2012). Bioplastics from renewable resources: the
benefits of biodegradability. Asia‐Pacific Journal of Chemical Engineering, 7(S3).
[18]: Sajid Alavi, PhD, Sabu Thomas, PhD, K. P. Sandeep, PhD, Nandakumar Kalarikkal,
PhD, Jini Varghese, and Srinivasarao Yaragalla. (2015). POLYMERS FOR
PACKAGING APPLICATIONS. International Standard Book Number-13: 978-1-4822-
2455-9 (eBook - PDF).
[19]: Jean-Luc, W. Cécile H, du Pr. Aurore R et du Pr. Patrick G. Polymères biobasés :
amidon, PLA, PHA, PE et PET. (2016). ValBiom. Page 13.
[20]: Fabien, T. Formulation et morphologies de mélanges de polymères thermoplastiques
à base d’amidon. Autre. INSA de Lyon, 2011. Page 15-23.
[21]: WERTZ, J. L. (2011). L’amidon et le PLA: deux biopolymères sur le marché. Note
de synthèse. Document FARR-Wal.
[22]: El Hadji Babacar Ly. Nouveaux matériaux composites thermoformables à base de
fibres de cellulose. Matériaux. Institut National Polytechnique de Grenoble - INPG, 2008.
[23]: Sahore, A. (2011). Propriétés physico-chimiques et fonctionnelles des tubercules et
des amidons d'igname (Dioscorea). Editions Publibook
[24]: L. Avérous, E. Pollet. Biodegradable Polymers. (2012). Green Energy and
Technology, DOI. Vol 14-39. Page 18.
[25]: Oggier, R., Mémoire d’Orientation technologique alimentaire, Etude de conception
d’une unité d’extraction d’amidon d’igname, Gembloux. (2007).page 41.
[26]: Mbey, J. A. (2013). Films composites amidon de manioc-kaolinite: influence de la
dispersion de l'argile et des interactions argile-amidon sur les propriétés des films
(Doctoral dissertation, Université de Lorraine).
[27]: Jean-Claude Laberche ‘’Biologie végétale’’, Dunod 3ème édition 2001 vol 305 pages
15-16.
[28]: ‘’Fiche technique valorisée des cultures maraîchères et industriels’’, ITCMI (2010)
vol 10.
[29]: ‘’La pomme de terre’’, Année Internationale pour la Pomme de terre AIP (2008) vol
[30]: BOUFARES, K. (2014). Comportement de trois variétés de pommes de terre (Spunta,
Désirée et Chubaek) entre deux milieux de culture substrat et hydroponique.Mémoire de
Magister février 2012. Université de Telemcen Vol 108 pages 6-18
[31] : Pomme de terre en coupe disponible sur : [Link]
[32]: ‘’Production de pomme de terre en Algérie’’ FAO 2016 disponible sur :
[Link]
[33]: D. Arapoglou, Th. Varzakas, A. Vlyssides, C. Israilides ‘’ Ethanol production from
potato peel waste (PPW)’’ Waste Management (May 2010) vol 5.
[34]: Igor Sepelev, Ruta Galoburda ‘’INDUSTRIAL POTATO PEEL (Solanum
tuberosum)
WASTE APPLICATION IN FOOD (2015) vol 7.
[35]: Vasanthan, T, Bergthaller, W, Driedger, D , Yeung, J , &Sporns, “Starch from
Alberta potatoes: wet-isolation and some physicochemical properties”. Food Research
International, (June 1999), P 356.
[36]: KORICHE, Y., HADJ SADOK, A., et SEMSARI, S. Modélisation de la méthode
d'extraction du biopolymèreamidon: Application à l'adsorption des ions métalliques. Revue
des énergies renouvelables, 2009, p. 158.
[37]: MODECOM, (1993). « Méthode de caractérisation des ordures ménagères ».
ADEME (Angers). Déchets ménagers et assimilés.
[38]: Abolibda, T. Z. Y. (2015). Physical and Chemical Investigations of StarchBased Bio
Plastics (Doctoral dissertation, Department of Chemistry).page 47.
[39]: BREMONT, Chloé. GUILLET, F. VIANEZ, C. Les plastiques et les bioplastiques.
Environnement et progrès. pdf
[40]: Vikas Mishra1 Akash Patel2 Darshan Rana3 Sanjay Nakum4 Bhupendra Singh5,
Preparation of Bio-Bag using Banana Peel as an Alternative of Plastic Bag, IJSRD -
International Journal for ScientificResearch&Development| Vol. 3, Issue 04, 2015 | ISSN
(online) : 2321-0613, page 453.
[41] : Djetouiet, Z. PREPARATION D’UN POLYMERE THERMOPLASTIQUE
BIODEGRADABLE A BASE D’AMIDON DE MAÏS. (2012). Laboratoire des Matériaux
Polymériques Multiphasiques (LMPMP), Faculté de Technologie, Département de Génie
des procédés. Université Ferhat Abbas, Sétif.
[42]: Whorlow, R.W. (1980). Rheological Techniques. Chichester: Ellis Horwood.
[43]: Microscope électronique à transmission, 2012. //wwwipcms. ustrasbg.
fr/spip.phprubrique582&lang=en
44]: SPECTROSCOPIE INFRAROUGE A TRANSFORMEE DE FOURIER [Link].
[45]: Chin-San Wu, ‘’Preparation, Characterization, and Biodegradability of Renewable
Resource Based Composites from Recycled Polylactide Bioplastic and Sisal Fibers’’,
Wiley Online Library ([Link]), (July 2011), p349
[46]: DIMONIE, M., & RÂPĂ, M. (2010). Biodegradable blends based on PHB and wood
fiber. UPB Sci. Bull, 72(3), [Link] 6.
[47]: American Society for Testing and Materials (Filadelfia). (2006). Standard Test
Method for Water Absorption of Plastics. ASTM.