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Mémoire: Republique Tunisienne Ministere de L'Enseignement Superieur Et de La Recherche Scientifique

Ce mémoire présente une étude comparative des approches de management du risque selon les référentiels ISO 31000 v2018, GRI et ISSB, appliquée au projet BP Mauritanie, Greater Tortue Ahmeyim. Il vise à analyser les synergies et les divergences entre ces normes pour améliorer la gestion des risques et la durabilité. Le travail est soutenu par des encadrants académiques et professionnels et s'inscrit dans le cadre d'un Master professionnel en Management du Risque.

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Mémoire: Republique Tunisienne Ministere de L'Enseignement Superieur Et de La Recherche Scientifique

Ce mémoire présente une étude comparative des approches de management du risque selon les référentiels ISO 31000 v2018, GRI et ISSB, appliquée au projet BP Mauritanie, Greater Tortue Ahmeyim. Il vise à analyser les synergies et les divergences entre ces normes pour améliorer la gestion des risques et la durabilité. Le travail est soutenu par des encadrants académiques et professionnels et s'inscrit dans le cadre d'un Master professionnel en Management du Risque.

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REPUBLIQUE TUNISIENNE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


***

Université de Tunis El Manar Institut Supérieur des Sciences


Biologiques appliquées de Tunis

Mémoire
En vue de l’obtention du
MASTER PROFESSIONNEL
EN MANAGEMENT DU RISQUE ET CYNDINIQUE

Parcours : Management du Risque en Environnement

Étude Comparative des Approches de Management du Risque


selon les Référentiels ISO 31000 v2018, GRI et ISSB
Application au Projet BP Mauritanie
Greater Tortue Ahmeyim - GTA

Présenté par : El Hadrami, Mohamed Vadel

Soutenu devant :
Président du jury : M Mohamed AMMERI
Examinateur : M Khaled SEBEI
Encadrant ISSBAT: M Haythem GHARSA
Encadrante professionnelle : Mme Leila GUELLOUZ CHELBI

Année universitaire : 2023/2024


REPUBLIQUE TUNISIENNE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
***

Institut Supérieur des Sciences


Université de Tunis El Manar Biologiques appliquées de Tunis

Mémoire
En vue de l’obtention du
MASTER PROFESSIONNEL
EN MANAGEMENT DU RISQUE ET CYNDINIQUE

Parcours : Management du Risque en Environnement

Étude Comparative des Approches de Management du Risque


selon les Référentiels ISO 31000 v2018, GRI et ISSB
Application au Projet BP Mauritanie
Greater Tortue Ahmeyim - GTA

Présenté par : El Hadrami, Mohamed Vadel

Soutenu devant :
Président du jury : M Mohamed AMMERI
Examinateur : M Khaled SEBEI
Encadrant ISSBAT: M Haythem GHARSA
Encadrante professionnelle : Mme Leila GUELLOUZ CHELBI

Année universitaire : 2023/2024


"Le risque est le prix que l’on paie pour l’opportunité"
Walter Wriston, ancien PDG de Citibank
Dédicace
A mon cher Oncle Sid ’Amar Moussa
Vous avez été pour moi au long de mes études le plus grand symbole d’amour,
De dévouement qui n’ont ni cessés ni diminués.
Pour tous les encouragements et le réconfort qui n’ont cessé de me servir de guide.
Puisse Dieu vous accorder santé et longue vie,
Et vous garder à mes côtés le plus longtemps possible.
A ma chère mère Zeînebou, Bowa Sid’Amar
En témoignage de tant d’années de sacrifices, d’encouragements et de prières.
Aucune dédicace ne saurait exprimer à sa juste valeur,
L’ampleur de l’affection et de l’admiration que j’éprouve pour vous.
Puisse Dieu vous procurer bonheur santé, longue vie afin
Que je puisse vous combler à mon tour.
À ma famille : oncles tantes, frères et sœurs
Mon phare dans la tempête, mon soutien indéfectible, merci pour votre amour et votre confiance
inconditionnels. Ce Master est aussi le fruit de vos encouragements quoique je ne dise rien ne reflétera le
profond amour que je vous porte. Je vous remercie pour vos encouragements. Je vous dédie ce travail
avec toute mon affection et amour. Que Dieu vous protège.
A mes meilleures amies
Je vous dédie ce travail pour tous les moments qu’on a partagés ensemble
Et qui resteront gravés dans ma mémoire, avec mes souhaits de succès et de bonheur.
A tous ceux qui me sont chers.
Remerciements
À Mme Leila GUELLOUZ CHELBI,

Pour vos conseils et pour votre encadrement.


Votre disponibilité permanente et votre soutien m’ont permis de mener à bien ce travail.
Je vous remercie pour la meilleure formation durant deux ans d’études que nous devenons professionnels
et compétents dans le domaine du Management du Risque,
Merci de nous avoir montré les clés du succès :
Avoir confiance en soi et en ses capacités, croire en soi et toujours tenter de se dépasser.
Je salue en vous votre capacité à écouter les étudiants et à les rassurer dans le doute.
Je vous prie de trouver ici, le témoignage de ma reconnaissance éternelle,
de mon profond respect et ma haute considération.
À Monsieur Mohamed AMMERI
Vous m’avez honoré en acceptant de siéger à la présidence de mon jury de Projet de Fin d’Etudes.

À Monsieur Khaled SEBEI


Pour avoir accepté d’examiner ce travail.
Veuillez trouver ici, le témoignage de mon respect et mes sincères remerciements
À Monsieur Haythem GHARSA
Je vous remercie pour le temps que vous m’avez bien voulu me consacrer
Je salue en vous votre capacité à écouter les étudiants et à les rassurer dans le doute.
Je vous prie de trouver ici, le témoignage de ma reconnaissance éternelle,
De mon profond respect et ma haute considération.
A mes Enseignants et mes Enseignantes de l’ISSBAT
Pour leur dynamisme et leur soutien pendant tout mon parcours universitaire au sein de l’ISSBAT

A l’ensemble du Personnel Administratif de l’ISSBAT


Liste des abréviations
APOC Anglo-Persian OilCompany
BP Britchpetroluim
BCI Business Continuity Institute
CERES Coalition of Environmentally Responsible Economies
COP Conférence des parties
CDP Le Carbon Disclosure Project
CDSB Climate Disclosure Standards Board
COSO Committee of Sponsoring organizations of the Treadway Commission
CSC Captage et stockage du carbone
DD Développement durable
ESG Environnent, social gouvernance
EPA L’Agence de Protection de l'Environnement
FERMA Federation of European Risk Management Associations
GTA Grand Tortue Ahmeyim
GRI Global Reporting Initiative
GSSB Global Sustainability Standards Board
GNL Gaz naturel liquéfié
HAZOP Outilsd’analyse (Hazard and Operability Study)
ISSB International Sustainability Standards Board
ISO International Standard Organization
IRM Institute of Risk Management
IFRS International Financial Reporting Standards
IEC International electronical commission
NF Norme française
NOAA National Oceanic and Atmospheric Administration
ONU Organizations de nation unies
OCDE Organisation de coopération et de développement économiques
ONG Organisation non gouvernementale
PME Petites et moyennes entreprises
PESTEL Outil d’analyse
PETROSEN Société des Pétroles du Sénégal
RSE Responsabilitésociétaleéconomique
SEC Securities and Exchange Commission
SMH Société Mauritanienne des Hydrocarbures
SWOT Force, faiblesse, opportunité, menace
SASB SustainabilityAccounting Standards Board)
TCFD Task Force on Climate-related Financial Disclosures
WWF World WildlifeFund
Liste des figures
Figure N°1 Les trois piliers du développement durable P7
Figure N°2 Principe ISO 31000 v2018 P 13
Figure N°3 Cadre organisationnel ISO 31000 P 14
Figure N°4 Processus ISO 31000 v2018 P 14
Figure N°5 Relation entre principes, cadre organisationnel et processus du management du risque P 16
Figure N°6 Lien entre les normes ISO 31000, ISO 31004 et ISO 31010 P 17
Figure N°7 Système des normes ISSB P 23
Figure N°8 Modèle en Cascade : Intégration des Référentiels ISO 31000, GRI, et ISSB P 28
Figure N°9 Diagramme de planification P 30
Figure N°10 Projet GTA P 35
Figure N°11 Matrice du risque P 42
Liste des tableaux
Tableau N°1 Catégories de risques auxquels l’entreprise fait face P4
Tableau N°2 Définitions du management des risques P5
Tableau N°3 Alignement du GRI avec les principes de l'ISO 31000 P 22
Tableau N°4 Définition de la Structure de la norme ISSB P 24
Tableau N°5 Processus de gestion des risques selon l'ISSB P 25
Tableau N°6 Comparaison ISSB avec les principes de l'ISO 31000 P 25
Tableau N°7 Le point de divergence trois référentiels (ISO 31000 v2018, GRI et ISSB) P 27
Tableau N°8 Tableau N°8 : Analyse PESTEL du projet GTA P 38
Tableau N°9 Identification du Parties prenantes intéresses du projet GTA P 39
Tableau N°10 Tableau N°10 : SWOT partie (opportunité et menace) P 40
Tableau N°11 Analyse HAZOP du projet GTA P 42
Tableau N°12 La norme GRI 1 (GRI 1 : Base 2021) P 47
Tableau N°13 GRI 2 : 1 Informations générales 2021 P 48
Tableau N°14 GRI 3 : Sujets matériels 2021 P 50
Tableau N°15 GRI 11 : (GRI 305, 302 et 201) P 51
Tableau N°16 GRI 11, (GRI 304) P 53
Tableau N°17 GRI 11, (GRI 303) P 53
Tableau N°18 GRI 11, (GRI 306) P 55
Tableau N°19 GRI 11, (GRI 402 et 404) P 55
Tableau N°20 GRI 11, (GRI 403) P 57
Tableau N°21 GRI 11, (GRI 401,402 et 403) P 58
Tableau N°22 GRI 11, (GRI 401,404, 405 et 406) P 60
Tableau N°23 GRI 11, (GRI 414,409 et 410) P 61
Tableau N°24 GRI 11, (203, 413, 411, et 206) P 62
Tableau N°25 GRI 11, (205, 415, 207, et 206) P 64
Tableau N°26 Les indicateur IFRS S1 : la gouvernance P 68
Tableau N°27 IFRS S1 La stratégie P 69
Tableau N°28 IFRS S1 Possibilités et risques liés à la durabilité P 70
Tableau N°29 IFRS S1 sur les Modèle économique et chaîne de valeur P 70
Tableau N°30 IFRS S1 sur les Stratégie et processus décisionnel P 71
Tableau N°31 IFRS S1 sur les Situation financière, performance financière et flux de trésorerie P 71
Tableau N°32 IFRS S1 Résilience P 72
Tableau N°33 IFRS S1 Gestion des risques P 73
Tableau N°34 IFRS S1 Indicateurs et cibles P 75
Tableau N°35 IFRS S2 Gouvernance P 76
Tableau N°36 IFRS S2 Stratégie P 77
Tableau N°37 IFRS S2 Possibilités et risques liés aux changements climatiques P 78
Tableau N°38 IFRS S2 Modèle économique et chaîne de valeur P 79
Tableau N°39 IFRS S2 Situation financière, performance financière et flux de trésorerie P 79
Tableau N°40 IFRS S2 Résilience climatique P 83
Tableau N°41 IFRS S2 Gestion des risques P 86
Tableau N°42 IFRS S2 Indicateurs et cibles P 90
Tableau N°43 IFRS S2 Cibles liées aux changements climatiques P 90
Tableau N°44 Synthèse des Résultats : Tableau Comparatif P 103
SOMMAIRE
1. Présentation de l’organisme d’accueil
2. Introduction P1
3. Définitions et Concepts Clés P3
3.1 Risque P3
3.2 Management du Risque P4
3.3 Durabilité P6
3.4 Reporting de la performance durable P8
4. Étude Bibliographique P 13
4.1 Cadre de référence : ISO 31000 P 13
4.2 Analyse de la norme GRI - Global Reporting Initiative P 18
4.3 Analyse de la norme ISSB P 23
4.4 Étude comparative des référentiels P 25
4.5 Analyse des synergies potentielles P 27
5. Objectifs du Travail P 29
6. Méthodologie P 31
6.1 Type de Recherche P 31
6.2 Matériels utilisés P 31
6.3 Méthodes d’analyse P 31
7. Résultats P 32
7.1 Contexte du Projet P32
7.2 Enjeux environnementaux principaux pour GTA Greater Tortue Ahmeyim P 36
7.3 Analyse des risques selon les trois référentiels P 37
8. Discussion P 102
8.1 Analyse des risques Application des trois référentiels au Projet BP Mauritania Tortue Ahmeyim P 102
8.2 Comparaison des référentiels : Points Forts et Faiblesses P 102
8.3 Synthèse des Résultats : Tableau Comparatif P 103
8.4. Interprétation des résultats : Points forts et limites des référentiels appliqués au projet BP P 103
Mauritania Tortue Ahmeyim
8.5. Proposition un guide pratique d’une approche intégrée : Combinaison des référentiels pour P 105
une meilleure gestion des risques et durabilité
8.6. Guide pratique d’un Modèle en Cascade P 105
9. Conclusion & perspectives P 108
10. Références bibliographiques P 109
/

1 PRESENTATION DE L’ORGANISME D’ACCUEIL

PYRAMIDES est un Bureau d’Etudes, de Conseil et d’Audit créé en 1998 qui couvre le domaine du Management
de la Qualité, l’Environnement, l’Hygiène, la Santé & la Sécurité et le domaine du Management du Risque.

PYRAMIDES est également un Bureau de Formation agréé par l’état tunisien pour ces mêmes domaines.

Les missions de PYRAMIDES consistent à assister diverses institutions pour la Certification Qualité,
Environnement, Sécurité ainsi que des laboratoires pour l’Accréditation selon les référentiels internationaux
reconnus à l’échelle internationale.

PYRAMIDES a été le 1er bureau à l’échelle internationale à déployer le management intégré Qualité,
environnement, sécurité dans le domaine du pétrole et du gaz, notamment en Tunisie pour le stockage et la
distribution des produits pétroliers.

Dans le cadre de ces missions, PYRAMIDES s’est engagé dans les principes du développement durable et assure
une veille stratégique sur les évolutions des approches, des référentiels et des besoins de l’environnement
socioéconomique.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le travail réalisé dans le cadre de ce Projet de Fin d’Etudes.
/

2 INTRODUCTION

Dans un monde où l'incertitude et les risques systémiques deviennent omniprésents les entreprises sont
confrontées à une variété de risques, qu'ils soient opérationnels, stratégiques ou liés au développement durable, les
organisations doivent désormais naviguer dans une multitude de défis qui s'expriment à travers des crises
économiques, des catastrophes naturelles, des guerres et des conflits, des changements climatiques, des disruptions
technologiques et des transformations sociales profondes.
Parallèlement, la prise de conscience de l’impact de ses défis sur l’environnement et la société a conduit à une
évolution des attentes des parties prenantes telles que les investisseurs, les régulateurs, les clients et même les
employés ont considérablement évolué, imposant une nouvelle norme en matière de transparence et de
responsabilité.
Selon le rapport FERMA (Fédération des Associations Européennes de Risk Management) en partenariat avec
PwC (2024), 93 % des risk managers européens estiment que le management des risques est essentiel pour la
stratégie d’entreprise, en particulier face aux défis comme la cybersécurité et les critères ESG. Cependant,
seulement 42 % des entreprises interrogées ont mis en place des cadres de gouvernance des risques robustes et
matures Cet écart significatif souligne le défi crucial que représente la mise en place d'une gestion des risques
robuste et intégrée, et met en lumière la nécessité de développer des outils et des normes efficaces pour guider les
organisations dans leur approche du risque. [20]
La crise financière de 2008 a démontré de manière dramatique les conséquences d'une mauvaise gestion des risques.
Des banques ont sous-estimé les risques liés aux produits dérivés, entraînant des pertes considérables et une crise
financière mondiale. Cet événement a mis en évidence l'importance cruciale d'une gestion des risques prudente,
d'une surveillance rigoureuse et d'une capacité à identifier et à gérer les risques systémiques.
Le changement climatique est un autre défi majeur qui met en lumière l'importance d'une gestion des risques
proactive. Les entreprises sont confrontées à des risques croissants liés au changement climatique, tels que les
événements météorologiques extrêmes, la pénurie d'eau, les changements dans les réglementations
environnementales, et les impacts sur les chaînes d'approvisionnement. De plus en plus, les investisseurs et les
consommateurs exigent des entreprises qu'elles s'engagent à réduire leur impact environnemental et à promouvoir
la durabilité. Les entreprises qui ne tiennent pas compte de ces risques pourraient subir des pertes économiques
importantes, des dommages à leur réputation et des poursuites judiciaires. La pandémie de COVID-19 a mis en
évidence la vulnérabilité des chaînes d'approvisionnement et l'importance de la gestion des risques opérationnels
et de la résilience. Des entreprises ont dû s'adapter rapidement à des disruptions majeures et à des changements
importants dans la demande et la production. Cet événement a également mis en évidence l'importance de la
communication et de la transparence avec les parties prenantes, ainsi que la nécessité de se préparer à des
événements imprévisibles.
Face à ces défis croissants favorisé l’émergence des cadres normatifs, réglementaires et volontaires qui visent à
guider les entreprises dans leurs efforts pour maîtriser les risques et promouvoir la durabilité.

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/

Parmi les plus influents, on retrouve :


 L’ISO 31000, un référentiel international en gestion des risques, se concentre sur une gestion proactive
des risques qui intègre des principes tels que l'identification des risques, leur évaluation et la mise en
place de mesures pour les atténuer.
 Les GRI Standards (Global Reporting Initiative) pour le reporting de durabilité s'attachent
principalement à fournir des lignes directrices sur la manière de rendre compte des performances en
matière de durabilité,
 Les ISSB Standards (International Sustainability Standards Board) s'efforcent d'harmoniser les rapports
financiers liés à la durabilité, répondant ainsi aux besoins croissants des investisseurs pour des
informations comparables et transparentes sur la gestion durable des entreprises.
Ces trois cadres, bien que distincts dans leur portée et leur objectif, partagent un but commun : permettre aux
entreprises de concilier performance financière et responsabilité sociétale et environnementale.
L’ensemble de ces référentiels façonnent un environnement où les entreprises doivent équilibrer la performance,
conformité et la responsabilité sociétale.
Bien que ces trois normes partagent l'objectif de promouvoir une gestion efficace des risques, elles adoptent des
approches distinctes et couvrent des domaines différents. Il est donc crucial de comprendre leurs similitudes et
leurs différences, ainsi que leurs implications pour les organisations
Notre étude comparative vise à analyser les points de convergence et de divergence entre l'ISO 31000, le GRI et
l'ISSB dans leur approche du management du risque.
Nous souhaitons également évaluer l'applicabilité pratique de chaque norme en fonction des spécificités des
organisations et des secteurs d'activité, identifier les avantages et les inconvénients de chaque approche, et émettre
des recommandations pour une intégration optimale des normes afin d'optimiser la gestion des risques et la
performance en matière de durabilité.
Ces référentiels ont chacun une approche distincte de la gestion des risques, de la durabilité et de la gouvernance
d'entreprise, mais leur mise en œuvre conjointe peut-elle renforcer les performances globales des entreprises,
notamment en termes de gestion des risques et de création de valeur durable ?

L'étude vise également à répondre à plusieurs questions fondamentales :


 Comment ces référentiels peuvent-ils être alignés avec les stratégies d'entreprise actuelles ?
 Quels sont les défis pratiques rencontrés lors de l'intégration de ces cadres ?
 Quelles recommandations peuvent être faites pour que les entreprises exploitent au mieux ces trois
référentiels en vue de créer de la valeur durable tout en répondant aux attentes des parties prenantes ?

La comparaison de ces trois cadres permet d'identifier des points de convergence là où ils se renforcent
mutuellement ainsi que des divergences qui pourraient poser des défis opérationnels.
Enfin, il est essentiel d’examiner si la combinaison de ces trois référentiels offre une approche plus intégrée et
cohérente pour gérer les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), tout en favorisant la
transparence et en répondant aux besoins des investisseurs.

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/

3 DEFINITIONS ET CONCEPTS CLES


3.1 Risque
La notion du risque n’est pas nouvelle au sein de l‘organisation. Créer une entreprise, c’est déjà prendre un risque
Elle fait partie des soucis quotidiens des dirigeants quel que soit la taille ou le secteur d’activité de leurs entreprises.
Car elle aide à réfléchir aux événements négatifs qui pourraient se produire et à ce qu’il faut faire pour planifier en
conséquence. De ce fait, plusieurs auteurs dans leurs analyses confirment la profonde ambiguïté du statut du risque.
De le clarifier, afin de dégager des éléments qui permettent de construire une définition adéquate du risque, qui
puisse servir de fondement à la gestion des risques.
Un risque est Définit comme la probabilité qu'une personne subisse un préjudice ou des effets nocifs pour sa
santé en cas d'exposition à un danger.
Cette notion peut également s'appliquer à des situations où il y a perte de biens ou d'équipement ou des effets
nocifs pour l’environnement.
 L’ISO a ainsi défini récemment le risque comme « l’effet de l’incertitude sur l’atteinte des objectifs la norme
ISO/IEC Guide 73 est défini Le risque comme la combinaison de la probabilité d'un événement et de ses
conséquences. En agissant, on ouvre la porte à des évènements dont les conséquences peuvent être
bénéfiques (aléa positif) ou néfastes (aléa négatif).
 La norme COSO 2 : Un risque c’est la possibilité qu’un évènement défavorable survienne et nuise à l’atteinte
des objectifs alors qu’une opportunité représente la possibilité qu’un évènement favorable survienne et
contribue à l’atteint d’objectifs
 L’appétence au risque
L’appétence au risque est le niveau de risque qu’une entreprise est prête à accepter dans le but d’atteindre ses
objectives stratégiques. Il s’agit d’une limite déterminée par la direction de l’entreprise, tout en tenant compte des
attentes des parties prenantes (actionnaires, détenteurs de la dette, assurés, management) et leurs représentants
(régulateurs, agences de notation,).

 La tolérance au risque
Les tolérances aux risques représentent niveau maximal de risque qui peut être supporté par l’entreprise, c'est-à-
dire les limites à ne pas dépasser pour l’ensemble des parties prenantes (clients, actionnaires, régulateurs, etc.), le
Conseil d’administration définit et approuve ces seuils de tolérance au risque.

 Le profil de risque
Le profil de risque de l’entreprise représente les capacités de l’entreprise à réagir face aux menaces. Un profil de
risque qui donne une note d’importance à chaque risque et permet ainsi de déterminer les risques qui demandent
un effort de traitement prioritaire.

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/

 Catégories de risques auxquels l’entreprise fait face


Les catégories de risques auxquels l’entreprise fait face sont présentées au tableau 1 ci-dessous
Tableau N°1 : Catégories de risques auxquels l’entreprise fait face [5]
Catégories de risques Nature du risque
Risque financier (de change, Risque financier : changements dans le taux d’intérêt, le change, le crédit, la
opérationnel, de Marché, de crédit, de valeur de l’instrument financier et la liquidité.
taux d’intérêt) Risque opérationnel : défauts techniques, accidents, erreurs humaines, perte
d’employés clés.
Risque du marché : changements dans la concurrence, dans le nombre de
produits vendus par client, perte de parts de marché.
Risque lié à la réglementation Changement dans le contrôle, la réglementation, les législations nationales et
gouvernementale internationales
Risque économique Changements dans les facteurs macroéconomiques
Risque de matières premières Changements dans les prix des matières premières
Risque environnemental Incidents dans l’environnement, lois et règlements environnementaux
Risque politique Conduite des affaires dans un contexte international
Risque d’illiquidité Les difficultés de faire face à ses engagements, à ses échéances
Risque de technologie Changement rapide de technologie
Risque lié aux conditions climatiques Conditions climatiques graves, défavorables à l’activité de l’entreprise
Risque fournisseur Dépendance à l’égard de fournisseurs clés, fournisseurs peu sûrs
Risque lié au cycle Tendance cyclique naturelle
Risque de saisonnalité Modèles saisonniers
Risque de distribution Changements dans les canaux de distribution
Risque de ressources naturelles Quantités insuffisantes de réserves, faible qualité des réserves

3.2 Management du Risque


Les organisations sont confrontées à un très large éventail de risques qui peuvent avoir un impact sur le résultat de
leurs opérations, les événements qui peuvent avoir un impact sur une organisation peuvent empêcher ce qu'elle
cherche à atteindre (risques de danger), renforcer cet objectif (risques d'opportunité) ou créer une incertitude quant
aux résultats (risques de contrôle). De nos jours, la gestion des risques est à l'ordre du jour de toutes les entreprises,
qu'il s'agisse d'organisations privées ou publiques.

 Concept de gestion du Risque


La recherche sur la gestion des risques se heurte immédiatement à des problèmes fondamentaux de définition. Il
n'existe toujours pas d'accord général sur les limites du sujet, et il est notoirement difficile, comme pour tous les
concepts de sciences de gestion, de formuler une seule définition satisfaisante de la gestion des risques. Autant, il
existe de définitions de la notion de risque, autant, il en existe de la gestion des risques, d’une manière générale,
elle représente le processus d’instruments et de mesures permettant de piloter les organisations vis-à-vis du risque,
dans l’optique du maintien de son bon fonctionnement. Elle leur permet de mettre en œuvre une stratégie de
prévention et de curation des risques.

 Définition du concept
La gestion des risques a des origines diverses et est pratiquée par un large éventail de professionnels. Il commence
par un examen de toutes les informations pertinentes, en particulier de l'évaluation combinée des risques qui
comprend à la fois l'évaluation des risques et l'évaluation des préoccupations étant fondée sur des études de
perception des risques, des évaluations de l'impact économique et la caractérisation scientifique des réactions
sociales à la source de risque Ces informations, ainsi que les jugements portés lors de la phase de caractérisation et
d'évaluation des risques, constituent le matériau d'entrée sur lequel les options de gestion des risques sont
appréciées, évaluées et sélectionnées. La gestion des risques peut être définie, comme une première tentative basée
sur une fusion des définitions proposées par plusieurs auteurs, comme un processus continu planifié et structuré
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/

visant à aider les managers à prendre la bonne décision au bon moment pour identifier, classer quantifier les risques,
puis les gérer et les contrôler.
Dans le tableau, ci-après, nous essayerons de présenter les définitions de la gestion des risques les plus pertinentes
et les plus adoptées :

 Enjeux du management du risque


La gestion des risques est une démarche essentielle pour toute entreprise, car elle offre de nombreux avantages,
notamment en assurant la pérennité de l’organisation et en maîtrisant les risques potentiels. Cependant, elle peut
aussi présenter certains défis et s'avérer coûteuse.
Parmi les principales difficultés, on peut citer :
 Gestion de l'incertitude
Il est souvent complexe de traiter l'incertitude liée aux risques futurs, en particulier lorsque l’entreprise ne
peut pas prévoir précisément l'occurrence de ces risques.
La prise de décision : Trouver un critère adéquat pour prendre la meilleure décision est un autre défi. Les
décisions doivent prendre en compte une multitude d’éléments d’information, des jugements subjectifs, et
l'interaction de nombreuses variables, ce qui rend le processus particulièrement complexe.
 Mobilisation des ressources
Une entreprise peut parfois dépenser des ressources importantes pour gérer des risques peu probables.
Cela peut conduire à un gaspillage de ressources qui auraient pu être mieux exploitées dans des activités plus
profitables.
 Temps de traitement
Le temps nécessaire pour analyser et traiter un risque peut ralentir l’ensemble des activités de l'entreprise,
impactant ainsi son efficacité opérationnelle.
 Rapport coût-bénéfice
La gestion des risques doit être optimisée de manière à ce que les coûts de sa mise en œuvre ne dépassent
pas les avantages attendus. Il est crucial d’atteindre un équilibre entre les ressources investies et les bénéfices
potentiels, en tenant compte de la contrainte avantages/coûts.

 Définitions du management du risque


Dans le tableau 2 quelque définition du management des risques sont présentées.
Tableau N°2 : Quelques définitions du management des risques
ISO 31000 La gestion des risques est l'ensemble des activités coordonnées visant à diriger
et à contrôler une organisation en ce qui concerne les risques.
Institute of Risk Management (IRM) Processus qui vise à aider les organisations à comprendre, évaluer et agir sur
l'ensemble de leurs risques en vue d'augmenter la probabilité de succès et de
réduire la probabilité d'échec,
Business Continuity Institute La gestion des risques est la culture, les processus et les structures qui sont
mis en place pour gérer efficacement les opportunités potentielles et les effets
négatifs.
Committee of Sponsoring Un processus mis en œuvre par le conseil d’administration, la direction
organizations of the Treadway générale, le management et l’ensemble des collaborateurs de l’organisation. Il
Commission (COSO II report, 2004) est pris en compte dans l’élaboration de la stratégie ainsi que dans toutes les
suite du (COSO Report I, 1992) activités de l’organisation
Selon la Federation of European Risk « La gestion des risques est un processus continu d’amélioration qui
Management Associations (FERMA) commence avec la définition de la stratégie et se poursuit avec l’exécution de
celle-ci. Elle devrait traiter systématiquement de tous les risques qui entourent
les activités de l’organisation, que celles-ci soient passées, présentes et surtout
futures. »

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/

3.3 Durabilité
La durabilité est devenue un sujet central de nos jours en raison des nombreux défis auxquels notre société est
confrontée.
Le concept de durabilité a été défini en 1987 dans le rapport Brundtland comme étant la satisfaction des besoins
des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins.
La durabilité est aujourd'hui cruciale pour les raisons suivantes :
 Défis Environnementaux
Le changement climatique, la pollution, l'épuisement des ressources naturelles et la dégradation de la biodiversité
représentent des menaces sérieuses pour l'avenir de notre planète. Les émissions de gaz à effet de serre, la pollution
de l'air et des océans, la déforestation et l'épuisement des ressources comme l'eau et les combustibles fossiles sont
des problèmes globaux nécessitant des réponses immédiates. Si ces enjeux ne sont pas adressés, ils auront des
conséquences irréversibles sur l'équilibre des écosystèmes et la qualité de vie humaine.
 Inégalités Sociales et Économiques
Les inégalités sociales et économiques croissantes, telles que la pauvreté, l'accès inégal à l'éducation, aux soins de
santé et aux opportunités économiques, exacerbent les tensions sociales dans de nombreuses régions du monde.
Ces inégalités fragilisent la cohésion sociale et limitent les perspectives de développement à long terme, ce qui
renforce la nécessité d'une approche inclusive et équitable du développement durable.
 Garantir un Avenir Viable pour les Générations Futures
La durabilité vise à assurer la viabilité à long terme de notre planète pour les générations futures. Il s'agit de garantir
que les ressources naturelles dont dépendent les populations (eau, énergie, alimentation) soient préservées, et que
les systèmes sociaux et économiques soient suffisamment résilients pour faire face aux défis futurs.
 Trois Piliers pour un Développement Durable
 Pilier social
Bien que non présent dans la définition originelle du rapport Brundtland de 1987, l’aspect social du
développement durable s’est imposé comme une composante essentielle dès le sommet de la Terre de Rio
en 1992. Impossible en effet de penser un développement qui n’adresserait pas les disparités sociales, ne
chercherait pas à réduire les inégalités, à corriger la répartition des richesses. Face aux défis, notamment
environnementaux, les disproportions entre pays du Nord et Sud sont colossales : les populations les plus
vulnérables sont celles qui contribuent le moins aux émissions de gaz à effet de serre.
L’équité sociale, ou le droit pour chacun d’accéder à des ressources et des services de base pour satisfaire à
ses besoins essentiels (éducation, santé, emploi, logement, nourriture, mobilité), est la condition sine qua
none pour un développement qui ne laisse personne en marge et profite à tous.
 Pilier économique
L’idée d’un développement durable est en elle-même une remise en question des modèles économiques
existants.
Loin de prôner la décroissance, le développement durable cherche le point d’équilibre entre production de
valeur et économie des ressources.
À la croisée de piliers sociaux et environnementaux, le pilier économique du développement durable doit
permettre une gestion saine des activités humaines, sans dommage pour l’environnement, et viser à la

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diminution de l’extrême pauvreté et l’exercice par le plus grand nombre d’une activité économique
dignement rémunérée.
 Pilier environnemental
Il se confond souvent avec l’entièreté du concept de développement durable mais le pilier environnemental
n’en est qu’un aspect. Plus que les deux autres, c’est lui qui pose des limites non négociables : celles des
ressources finies de la planète.
Le pilier environnemental cherche à encadrer les activités humaines pour faire en sorte qu’elles s’exercent
non seulement en harmonie avec les écosystèmes, mais surtout veille à, au minimum les préserver, voire les
restaurer.
Partant du constat qu’il ne peut pas y avoir de développement de l’espèce humaine sans adresser les enjeux
environnementaux, c’est aussi le pilier qui se fait le plus prospectif : nos activités d’aujourd’hui ne doivent
pas entamer la capacité des générations futures à mener les leurs dans des conditions similaires.
Les interrelations entre les 03 piliers sont présentées en figure 1.

Figure N°1 : les-trois-piliers-du-développement-durable [30]

 Management du Risque : un Outil Clé pour la Durabilité


 Lien entre Management du Risque et Durabilité
Le management du risque est essentiel pour atteindre la durabilité, car il permet aux entreprises d'identifier,
d'évaluer, et de gérer les risques liés aux aspects environnementaux, sociaux, et économiques. Il aide à
anticiper les défis futurs, à minimiser les impacts négatifs et à assurer la pérennité des entreprises tout en
contribuant au bien-être de la société.

 Gestion du Risque pour chaque Dimension de la Durabilité


Les entreprises doivent évaluer et gérer les risques spécifiques à chaque pilier de la durabilité :
 Risque environnemental
La dépendance aux énergies fossiles et la pollution représentent des risques majeurs pour la réputation, la
conformité réglementaire et la continuité des activités. Par exemple, la transition vers les énergies
renouvelables permet de réduire ces risques.
 Risque social
Des facteurs tels que les inégalités, la discrimination, et l'accès limité aux ressources essentielles (eau, santé)
peuvent entraîner des conflits sociaux, nuire à l'image de l'entreprise et affecter sa productivité.
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L'amélioration des conditions de travail et la promotion de l'inclusion sociale sont des stratégies pour
atténuer ces risques.
 Risque économique
L'instabilité financière, les fluctuations des prix, et les impacts du changement climatique (comme les
catastrophes naturelles) représentent des menaces économiques directes.
Adopter des modèles économiques durables, comme l'économie circulaire ou la finance durable, permet de
renforcer la résilience des entreprises face à ces risques

3.4 Reporting de la performance durable


Rapport durable est le processus utilisé par les organisations pour divulguer des informations sur leurs
performances en matière de durabilité et leur impact environnemental. L'objectif du reporting durable est de
fournir une vue d'ensemble de la performance d'une organisation en matière de durabilité et de communiquer
l'impact de ses opérations et activités sur les personnes, la planète et les générations futures.

Le reporting durable se concentre sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance, souvent appelés
facteurs ESG. Les rapports sur le développement durable peuvent prendre différents formats et se concentrer sur
différents domaines du développement durable, notamment les rapports intégrés et les rapports sur le
développement durable. Responsabilité (RSE). Ces types de rapports divulguent généralement des informations
sur la stratégie de durabilité d'une organisation, sa gouvernance, ses opérations, ses produits et services, sa chaîne
d'approvisionnement et ses parties prenantes.
Il existe plusieurs organisations de reporting de durabilité, chacun ayant ses spécificités et son objectif propre. Voici
quelques exemples :
 Le Global Reporting Initiative
Est sans doute le cadre de reporting durable le plus utilisé à l'échelle mondiale. Il offre un ensemble de normes
pour guider les entreprises dans la communication de leurs impacts économiques, environnementaux et sociaux.
Le GRI encourage les entreprises à divulguer des informations pertinentes et matérielles, c’est-à-dire des aspects
de durabilité qui sont significatifs pour les parties prenantes
 Principes clés du GRI
Le cadre GRI se base sur des principes tels que la transparence, la responsabilité, la comparabilité, et
l’exhaustivité. Il encourage les entreprises à ne pas simplement rendre compte de leurs performances
positives, mais aussi à divulguer les aspects où des améliorations sont nécessaires.
 Utilisation sectorielle
Les normes GRI sont utilisées par une variété d’industries, notamment dans les secteurs de l’énergie, des
mines, et des produits de grande consommation. Des entreprises comme Shell, Nestlé et Ikea publient
régulièrement des rapports GRI détaillant leurs impacts environnementaux et sociaux.
 International Sustainability Standards Board (ISSB)
L'ISSB est un nouvel organisme qui s'occupe de la création de normes internationales de reporting de durabilité
pour les investisseurs. Il vise à harmoniser et à améliorer la qualité des informations fournies aux investisseurs sur
les impacts et les risques liés à la durabilité et la performance de l'entreprise, en mettant en avant les liens entre les
activités de l'entreprise et sa création de valeur durable.

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 Unification des standards


L’objectif de l’ISSB est de créer un cadre de reporting durable similaire aux normes comptables
internationales (IAS/IFRS). Cela offrirait aux entreprises un langage commun pour communiquer leurs
performances ESG aux investisseurs et autres parties prenantes.
 Importance pour les investisseurs
En créant un cadre unique, l'ISSB cherche à simplifier le paysage du reporting durable et à permettre aux
investisseurs de mieux comprendre les risques ESG à travers des secteurs et des régions géographiques
variés.

 Sustainability Accounting Standards Board (SASB)


Le Sustainability Accounting Standards Board (SASB) propose des normes spécifiques à chaque secteur pour la
divulgation des informations ESG pertinentes.
Contrairement au GRI, qui s'adresse à un large éventail de parties prenantes, le SASB est plus axé sur les besoins
des investisseurs.
Approche centrée sur les investisseurs : Le cadre SASB met l’accent sur la matérialité financière des informations
ESG. Cela signifie qu'il aide les entreprises à identifier et à communiquer les informations qui sont directement
pertinentes pour les décisions d'investissement, en fonction du secteur dans lequel elles opèrent.
 Exemples sectoriels
Par exemple, dans le secteur de la santé, le SASB pourrait recommander des divulgations sur la
confidentialité des données des patients et la gestion de la chaîne d'approvisionnement pharmaceutique.
Dans le secteur de l'énergie, il mettrait l’accent sur les émissions de gaz à effet de serre et la gestion de l'eau.

 Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD


Task Force on Climate-related Financial Disclosures TCFD est une initiative qui vise à encourager les entreprises
à divulguer les informations relatives aux risques et opportunités liés au changement climatique Créée par le Conseil
de stabilité financière, cette initiative vise à encourager les entreprises à évaluer et à communiquer les impacts
potentiels du changement climatique sur leurs activités.
 Focus sur les risques climatiques
Les recommandations du TCFD se concentrent sur quatre aspects clés :
 La gouvernance
 La stratégie
 La gestion des risques
 Les indicateurs de performance
Cela permet aux entreprises de divulguer de manière cohérente les risques et opportunités liés au climat
dans leurs rapports financiers.
Exemples de mise en œuvre : Plusieurs entreprises du secteur financier, comme HSBC et Goldman Sachs,
suivent les recommandations du TCFD pour évaluer leur exposition aux risques climatiques, tels que les
catastrophes naturelles ou les transitions vers des économies à faible émission de carbone.

 Objectifs du reporting durable


Le reporting de la performance durable a pour principal objectif de fournir une vue d'ensemble transparente des
impacts non financiers d'une entreprise. Contrairement aux rapports financiers traditionnels, qui se concentrent
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sur les performances économiques, les rapports de durabilité examinent les conséquences des activités de
l'entreprise sur l'environnement, la société et la gouvernance (ESG).
Ce type de reporting devient essentiel dans un contexte où les parties prenantes
qu'il s'agisse des investisseurs, des clients, des employés ou des régulateurs sont de plus en plus conscientes de la
nécessité pour les entreprises d’adopter une approche durable.
 Transparence accrue
Il permetaux entreprises de rendre compte de leur impact global et d'éviter les accusations de
"greenwashing", où les entreprises exagèrent leurs réalisations en matière de durabilité sans actions réelles.
 Renforcement de la crédibilité
Les rapports de durabilité aident à établir une confiance avec les parties prenantes. En rendant leurs actions
et impacts transparents, les entreprises peuvent améliorer leur réputation et attirer des investisseurs
socialement responsables.
 Gestion des risques
Le reporting durable permet aux entreprises d’identifier et de communiquer les risques liés à la durabilité,
tels que ceux liés au changement climatique, à la gouvernance défaillante ou aux violations des droits de
l’homme. Cela améliore la gestion des risques à long terme.
 Amélioration de la prise de décision
En recueillant des données précises et fiables sur leur performance ESG, les entreprises peuvent mieux
évaluer leurs progrès et ajuster leurs stratégies en conséquence.
 Obligations réglementaires
De plus en plus de régulateurs, notamment dans l’Union européenne, exigent la divulgation d'informations
sur la durabilité, Le reporting ESG devient donc un impératif réglementaire pour de nombreuses entreprises,
en particulier celles cotées en bourse.

 Importance croissante du reporting durable


Rôle du reporting durable dans la stratégie d’entreprise a considérablement évolué au cours des dernières décennies.
Alors qu’il était autrefois perçu comme un simple exercice de conformité, il est aujourd'hui devenu un outil
stratégique essentiel pour de nombreuses entreprises. Cette transformation est alimentée par plusieurs facteurs :
 Attentes croissantes des investisseurs
Les investisseurs institutionnels demandent des informations ESG pour évaluer les risques à long terme des
études ont montré que les entreprises qui gèrent bien leurs enjeux ESG ont tendance à surpasser leurs
concurrents en termes de performance financière à long terme. Par exemple, des gestionnaires d'actifs
comme BlackRock exigent désormais des rapports ESG détaillés des entreprises dans lesquelles ils
investissent.
 Réglementations accrues
L'Union européenne, par le biais de la Directive sur la publication d’informations non financières (NFRD)
et la future Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), impose aux entreprises de divulguer des
informations ESG pertinentes. Aux États-Unis, la SEC (Securities and Exchange Commission) explore
également des initiatives visant à renforcer la divulgation des risques liés au climat.
 Sensibilisation des consommateurs
Les consommateurs exigent une plus grande responsabilité des entreprises concernant leurs pratiques

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environnementales et sociales. Des études montrent que les consommateurs sont prêts à payer davantage
pour des produits et services provenant d’entreprises responsables, ce qui renforce l'importance de rapports
de durabilité transparents.
 Engagement des employés
Les employés, en particulier la génération millénaire et la génération Z, préfèrent travailler pour des
entreprises qui partagent leurs valeurs en matière de durabilité et de responsabilité sociale un bon
reporting durable peut donc améliorer l'attraction et la rétention des talents.

 Défis du reporting durable


Bien que le reporting durable ait gagné en importance, il n'est pas sans défis. Voici quelques obstacles que les
entreprises rencontrent souvent dans ce processus :
 Multiplicité des normes et des cadres de reporting
Un autre obstacle majeur est la multiplicité des cadres et normes de reporting disponibles, tels que le GRI
(Global Reporting Initiative), le TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), le SASB
(SustainabilityAccounting Standards Board), et récemment l'ISSB (International Sustainability Standards
Board). Bien que ces cadres visent à guider les entreprises dans leurs rapports, leur coexistence crée une
complexité supplémentaire.
 Problèmes spécifiques
 Choix du cadre approprié
Les entreprises doivent décider quel cadre ou quelles normes adopter, en fonction de leurs besoins,
de leurs parties prenantes et des régulations locales. Cela peut entraîner une confusion et un fardeau
administratif supplémentaire.
 Manque d'harmonisation
Certains cadres se concentrent davantage sur des aspects financiers (comme le TCFD) tandis que
d’autres sont plus larges (comme le GRI). Cette divergence dans l’approche et les exigences rend
difficile la comparaison entre les entreprises et complique le processus de reporting.
 Evolution rapide des normes
Les régulations en matière de durabilité évoluent rapidement, et il peut être difficile pour les
entreprises de suivre ces changements et de s’y conformer.
 Coût élevé du reporting durable
La mise en place d’un reporting durable complet peut s’avérer coûteuse, surtout pour les petites et moyennes
entreprises (PME). Les coûts associés comprennent non seulement la collecte et l'analyse des données, mais
aussi la mise en œuvre des systèmes de gestion, la formation des employés, et parfois l'audit externe des
rapports.
 Problèmes spécifiques
 Investissement dans la technologie
L'acquisition de logiciels et de technologies pour surveiller et mesurer les performances ESG peut
représenter un coût élevé, en particulier pour les PME.
Coûts de conformité : Dans certains secteurs ou juridictions, les entreprises sont soumises à des
exigences réglementaires en matière de reporting ESG. Se conformer à ces normes implique des
audits, des certifications et des processus de vérification qui augmentent les coûts.
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 Ressources humaines
De nombreuses entreprises n'ont pas de personnel dédié à la gestion du reporting durable, ce qui
entraîne des charges de travail supplémentaires pour les employés existants ou nécessite l’embauche
de personnel spécialisé.
 Comparabilité des données
Avec l'existence de multiples cadres et normes de reporting, la comparabilité des rapports ESG
entre les entreprises reste un problème. Par exemple, une entreprise qui suit les normes GRI
pourrait publier des informations très différentes de celle qui suit les recommandations du SASB ou
du TCFD. Cette fragmentation complique l’évaluation des performances ESG par les investisseurs.
 Fiabilité et vérification des informations
Contrairement aux rapports financiers, qui sont souvent soumis à des audits externes rigoureux, les
rapports de durabilité ne sont pas toujours vérifiés par des tiers. Cela soulève des questions sur la fiabilité
et la crédibilité des informations ESG publiées.
 Problèmes spécifiques
Absence de standards d’audit clairs : Bien que certaines normes recommandent la vérification externe des
rapports, il n'existe pas encore de standards mondiaux uniformes pour l'audit des rapports ESG.
 Greenwashing
Certaines entreprises peuvent exagérer ou embellir leurs performances ESG, une pratique connue
sous le nom de greenwashing, ce qui nuit à la crédibilité du reporting durable et peut entraîner des
répercussions juridiques et réputationnelles.
 Manque d'engagement des parties prenantes internes
La réussite du reporting durable dépend souvent de l'engagement des employés et de la direction.
Un manque d’implication des parties prenantes internes peut compromettre la qualité et la pertinence des
rapports.
 Problèmes spécifiques
 Résistance au changement
Dans certaines entreprises, les employés et les dirigeants peuvent percevoir le reporting durable
comme une charge supplémentaire ou une obligation de conformité sans valeur ajoutée, ce qui peut
entraîner une réticence à s'impliquer pleinement.
 Communication insuffisante
Un manque de communication claire sur les objectifs et l’importance du reporting durable peut
nuire à l’implication des équipes.

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4 Étude Bibliographique
4.1 Cadre de référence : ISO 31000 v2018
Une norme ISO (Organisation internationale de normalisation) est un document qui spécifie les exigences,
les lignes directrices et les meilleures pratiques pour un produit, un processus ou un service spécifique.

 Référentiel ISO 31000 : 2018


L'ISO 31000 est un référentiel de management des risques publié en 2009 et mis à jour en 2018. Il est présenté
comme un guide pour les organisations, sur la manière d'intégrer la prise de décision fondée sur le risque aux
processus de gouvernance, de planification, de management, de rapport, ainsi qu'aux politiques, aux valeurs et à la
culture d'ensemble de l'organisation (ISO, 2018).
 Principe
La finalité du management du risque est la création et la préservation de la valeur.
Il améliore la performance, favorise l'innovation et contribue à la réalisation des objectifs.
Les principes présentés dans la figure donnent un aperçu d’une gestion des risques efficace et efficiente, en
communiquanta valeur et en expliquant son intention et son objectif.
Ces principes constituent la base de la gestion des risques et doivent être pris en compte lors de
l'établissement du cadre organisationnel et des processus de gestion des risques de l’organisme.
Ils permettent aux organisations de gérer l’impact de l’incertitude sur leurs objectifs.
Les principes abordent les critères clés pour réussir un PMR efficace sont présenté dans la figure 2 ci-
dessous.

Figure N°2 : Principe ISO 31000ISO v 2018 [31]

 Cadre du management du risque


ISO 31000 offres une structure pour la gestion du risque qui englobe toutes les activités de l’entreprise, y
compris la prise de décision à tous les niveaux. Il est essentiel d'intégrer le cadre et les processus d'ISO 31000
dans les systèmes de gestion afin d'assurer la cohérence et l'efficacité des moyens de contrôle dans tous les
domaines de l'organisme. Il est essentiel que l'organisation examine ses pratiques et processus actuels de
gestion des risques, repérer les lacunes et les combler en fonction du cadre organisationnel qui comprend

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l'intégration, la conception, la mise en place, l'évaluation et l'amélioration de la gestion des risques au sein
de l'organisme.
La Figure 3 suivante présente les différentes parties d'un cadre organisationnel.

Figure N°3: Cadre Organisationnel ISO 31000 v2018 [32]

 Processus de management du risque


Le processus de management du risque implique l’application systématique de politiques, de procédures et
de pratiques aux activités de communication et de consultation, d’établissement du contexte et
d’appréciation, de traitement, de suivi, de revue, d’enregistrement et de compte rendu du risque.
Ce processus est illustré à la figure 4 ci-après.

Figure N°4 : Processus ISO31000 v2018 [33]

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 Établissement du contexte
L’établissement du contexte délimite clairement les objectifs qui définissent les contextes internes et externes
à prendre en compte dans le management du risque, et détermine le domaine d’application pour la suite du
processus.
 Appréciation du risque
L’appréciation du risque est le processus qui recouvre l’identification, l’analyse et l’évaluation du risque.
 Identification des risques
La détection des risques constitue la première étape de toute processus de gestion des risques. Il est donc
nécessaire d'examiner les éléments qui constituent un risque potentiel. Cela nécessite par un audit interne
complète, ainsi qu'une analyse minutieuse de l'environnement et du marché. Ceci facilitera la recherche et la
définition de la nature du risque, ainsi que l'identification de ses sources, causes et caractéristiques.
 Analyse du risque
L’analyse du risque est la phase clé ; elle permet une compréhension approfondie du risque. Cette phase
nous donne toutes les données nécessaires pour procéder à une évaluation et à une décision quant au choix
des stratégies et des méthodes de traitement des risques les plus adéquates. L’analyse du risque prend en
compte les causes, les sources, les conséquences et les vraisemblances.
De surcroît, d’autres paramètres sont étudiés dans cette phase d’analyse.
 Évaluation du risque
L’évaluation du risque a pour but d’aider les décideurs à déterminer les risques nécessitant un traitement
ainsi que leur priorité de mise en œuvre. L’évaluation consiste à comparer le niveau de risque déterminé au
cours du processus de définition des critères de risque dans l’établissement du contexte.
Après la comparaison, une étude de nécessité d’un traitement est probable.
 Traitement du risque
Le traitement du risque suppose une ou plusieurs options de modification des risques. Ce processus
comprend la sélection des options de traitement du risque et la mise en œuvre des plans de traitement de
risque (ordre des priorités). Les diverses options de traitement du risque peuvent être les suivantes : un refus
de risque, la prise ou l’augmentation d’un risque, l’élimination de la source d’un risque, une modification de
la vraisemblance, une modification des conséquences, un partage du risque et un maintien du risque.
 Surveillance et revue
La dernière étape du processus de gestion des risques consiste à déterminer une mécanique de suivi et de
contrôle, en relation avec les autres étapes. Bien que la gestion des risques doit être la charge de l’ensemble
du personnel, il est important d’identifier un responsable pour le suivi de l’évaluation et des actions
envisagées pour chacun des risques identifiés.
La relation entre les principes, le cadre organisationnel et le processus du management du risque est
présentée en figure 5 ci-dessous.
.

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Figure N°5: Relation entre les principes, le cadre organisationnel et le processus du management du risque [34]

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 Présentation des normes relatives au management du risque
Actuellement 02 normes essentielles traitent du management du risque :
 ISO 31000 :2018 Management du risque - Principes et lignes directrices
 ISO/CEI 31010 :2019 Gestion des risques - Techniques d'évaluation des risques
La relation entre ces différentes normes est présentée en figure 6 ci-dessous.

Figure N°6 : Lien entre les normes ISO 31000 v2018 et 31010 v2019 [35]

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4.2 Analyse de la norme GRI (Global Reporting Initiative)
 Présentation de la GRI
Le rapport Brundtland de 1987 a mis en lumière l'importance du développement durable (DD) et a encouragé
l'essor du reporting socio-environnemental dans les entreprises.
La nécessité d'une approche standardisée pour ce type de reporting a conduit à la création de la Global Reporting
Initiative (GRI) en 1997. Initiée par CERES (Coalition of Environmentally Responsible Economies) et le
Programme des Nations Unies pour l'Environnement CERES est une organisation basée à Boston qui rassemble
des ONG environnementales, des investisseurs institutionnels, des gestionnaires de fonds éthiques, des
organisations syndicales etc .
La GRI s'est donnée pour mission de diffuser des lignes directrices pour la publication de rapports sociaux et
environnementaux.
Elle est notamment connue pour avoir élaboré « Principes Valdez », un code de conduite permettant aux
entreprises d'agir de manière responsable envers l'environnement. Elle est essentiellement financée par des
fondations américaines (dont la Fondation Ford),les normes de la GRI ont été la première norme mondialement
acceptée pour les rapports sur le développement durable. Elles sont établies par le Global Sustainability Standards
Board (GSSB).
Malgré les efforts déployés récemment pour élaborer un ensemble unique de normes acceptées à l'échelle
mondiale, les normes de la GRI restent les normes les plus utilisées en matière de rapports sur le développement
durable, l'enquête 2020 de KPMG sur les rapports de durabilité a révélé que, parmi les 250 plus grandes entreprises
du monde (le G250), les normes GRI sont les seules normes de rapport de durabilité largement adoptée au niveau
mondial,Ils indiquent également qu'à partir de 2020, 73 % du G250 et 67 % du N100
utiliseront les normes de la GRI.
Les standards GRI permettent à toutes les organisations de rendre compte publiquement de leurs impacts
économiques, environnementaux et sociaux et montrent comment ils contribuent au développement durable. Les
standards GRI incluent tous les principaux concepts et informations des lignes directrices GRI G4, améliorées par
une structure plus flexible, des exigences plus claires et un langage plus simple (GRI, 2022).
Les dates clés pour l'établissement et le développement de la norme GRI sont les suivantes et présentées en figure
7:
 1997 : Fondée à la suite de la marée noire de l'Exxon Valdez.
 2000 : Publication de la première version complète des lignes directrices pour les rapports sur le
Développement durable.
 2006 : GRI G3 : Développée avec la participation de nombreux experts, elle mettait l'accent sur
l’approche multipartite.
 2008 : Mise en place du programme de partenaires de formations certifiés
 2013 : GRI G4 : Incluant des principes, des informations standard et un manuel d'application.
 2016 : Lancement des normes GRI
 2019-2021 : La GRI lance le programme sectoriel, la norme fiscale, la norme sur les déchets, la
norme sectorielle de la GRI et les normes universelles révisées.

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 Objectif des normes GRI
L’intégration du développement durable est devenue cruciale pour toutes les [Link] durabilité est
désormais un concept clé qu’il est impossible d’ignorer, les organisations peuvent influencer l’économie,
l’environnement et les personnes, et ainsi avoir un impact négatif ou positif sur la durabilité. Le développement
durable désigne « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre à leurs propres besoins » Les normes GRI pour le reporting responsable
(Normes GRI) visent à assurer la transparence sur la manière dont une organisation promeut ou cherche
à promouvoir la durabilité.

Les normes GRI permettent à une organisation de communiquer publiquement de ses impacts les plus significatifs
sur l'économie, l'environnement et les personnes, y compris les impacts sur les droits de l'homme, et de la manière
dont l'organisation gère ces impacts.
Cela renforce la transparence sur les impacts de l’organisation et augmente la responsabilisation de l’organisation.
Les éléments d'information contenus dans les normes permettent à une organisation de communiquer des
informations de manière cohérente et crédible. Cela améliore la comparabilité et la qualité des informations
information sur ces impacts, ce qui aide les utilisateurs de l'information à faire des évaluations et des décisions
éclairées sur les impacts de l'organisation et sa contribution au développement durable.
Les normes GRI sont fondées sur des attentes en matière de conduite responsable des entreprises énoncées dans
des instruments intergouvernementaux officiels, tels que les Principes directeurs de l’Organisation de coopération
et de développement économiques (OCDE) à l’intention des entreprises multinationales et les Principes directeurs
des Nations unies (ONU) relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.
Les utilisateurs peuvent utiliser les informations communiquées par les normes GRI pour évaluer si une
organisation répond aux attentes des parties prenantes. Les normes GRI ne fixent pas d'allocations, de seuils,
d'objectifs, de cibles ou tout autre critère de bonne ou de mauvaise performance.

 Principes
Le GRI G4 dicte une série de principes qui garantissent un bon rapport
 Principes de contenu
Les quatre principes de contenu guident l’organisation dans le choix des sujets qui seront traités dans son
rapport.
 Implication des parties prenantes
L’organisation doit identifier ses parties prenantes et expliquer comment elle a répondu à leurs
attentes et intérêts légitimes.
 Contexte du développement durable
Le rapport doit présenter la performance de l’organisation dans le contexte plus large du
développement durable.
 Pertinence
Le rapport doit porter sur les aspects qui :
 Soit reflètent les impacts économiques, environnementaux et sociaux substantiels de
l’organisation
 Soit influent de manière significative sur les évaluations et décisions des parties prenantes.
 Exhaustivité

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Le rapport doit suffisamment aborder les aspects pertinents et leur périmètre afin de refléter les
impacts économiques, environnementaux et sociaux substantiels et permettre aux parties prenantes
d’évaluer la performance et la valeur sociétale de l’organisation sur la période de reporting.
 Principes de qualité
Les principes de qualité guident l’organisation dans l’ampleur des données et le niveau de détail des
informations à inclure dans le rapport pour chaque sujet retenu.
 Équilibre
Le rapport doit refléter les aspects positifs et négatifs de l’organisation afin de permettre une
appréciation juste de sa performance globale.
 Comparabilité
L’organisation doit choisir, compiler et rapporter les informations de façon cohérente. La
présentation des informations communiquées doit permettre aux parties prenantes d’analyser les
changements survenus dans la performance de l’organisation au fil du temps et de la comparer avec
celle d’autres organisations.
 Précision
Les informations communiquées doivent être suffisamment précises et détaillées pour permettre aux
parties prenantes d’évaluer la performance de l’organisation.
 Ponctualité
L’organisation doit publier son rapport à intervalles réguliers. Ainsi, les informations sont disponibles
à temps pour que les parties prenantes puissent prendre des décisions éclairées
 Clarté
Les informations transmises par l’organisation doivent être compréhensibles et accessibles aux parties
prenantes qui utilisent le rapport.
 Fiabilité
L’organisation doit rassembler, enregistrer, compiler, analyser et communiquer les informations et
processus utilisés lors de la préparation du rapport de manière à permettre une vérification et à
démontrer la qualité et la pertinence des informations.

 Exigences et structure du GRI


Selon les exigences du GRI, la divulgation des rapports ESG doit couvrir les sujets et indicateurs qui reflètent les
impacts économiques, environnementaux et sociaux significatifs de l'organisation, ou qui influenceraient
sensiblement les évaluations et les décisions prises par les différentes parties prenantes.
Le Global Reporting Initiative (GRI) fournit un cadre de référence pour le reporting de durabilité, visant à
encourager la transparence et la responsabilité des organisations. Dans ce cadre la gestion des risques est intégrée
dans la gouvernance et la gestion de la durabilité. Les organisations sont encouragées à identifier, évaluer et
atténuer les risques économiques, environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) tout au long de leurs
opérations.
 Exigence 1 : Appliquer les principes de reporting.
 Exigence 2 : Communiquer les éléments d’information dans GRI 2
 Exigence 3 : Déterminer les thèmes pertinents
 Exigence 4 : Communiquer les éléments d’information dans GRI 3 : Thèmes pertinents 2021

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 Exigence 5 : Communiquer les éléments d’information dans les normes thématiques GRI pour
chaque thème pertinent.
 Exigence 6 : Fournir les motifs d’omission des exigences et des éléments d’information auxquels
l’organisation ne peut se conformer.
 Exigence 7 : Publier un index du contenu de la norme GRI
 Exigence 8 : Fournir une déclaration d’utilisation.
 Exigence 9 : Notifier le GRI

 Système des normes GRI


Les normes GRI sont organisées en trois séries de normes interdépendantes : les normes universelles, les normes
sectorielles et les normes thématiques. Toutes les organisations utilisent les normes universelles pour effectuer le
reporting en respectant les normes GRI. Les organisations se basent sur les normes sectorielles en fonction des
secteurs de leurs activités, tandis que les normes thématiques sont établies en fonction de la liste de leurs thèmes
pertinents. (GRI Fondation 2021).
 Normes universelles
Les normes universelles sont applicables à toutes les entreprises et organisations et servent de guide pour
identifier les sujets pertinents. La révision de ces normes a mis l'accent sur la prestation de divulgations de
qualité et la conduite responsable des entreprises. Le GR1, le GR2 et le GR3 sont des normes universelles.
Ci-dessous se trouve une description détaillée de chacun d'entre eux selon l’explication du GRI.
 GRI 1 Fondation 2021
GRI1 présente l'objectif et du système des normes GRI, ainsi que l'explication des principaux
concepts de reporting sur la durabilité. Il établit aussi les critères et les principes de rédaction des
rapports que l'organisation doit respecter pour rendre compte de ses résultats en accord avec les
normes GRI. Les organisations devraient commencer par consulter GRI1 pour comprendre
comment déclarer leurs métriques en utilisant les normes GRI.
 GRI 2 : Divulgations générales 2021
Englobe le contenu utilisé par l'organisation pour présenter des informations sur ses pratiques de
communication et d'autres détails organisationnels, tels que ses activités, sa gouvernance et ses
politiques. Ces informations vous donnent l'opportunité d'approfondir le profil et l’échelle de
l’organisation et fournissent un contexte pour comprendre ses impacts.
 GRI 3 : Sujets matériels 2021
Offre un guide étape par étape pour déterminer les sujets matériels. Le GRI 3 inclut également du
contenu utilisé par l'organisation pour fournir des informations sur son processus de description
matérielle, sa liste de sujets clés et comment elle gère chaque sujet.
 Normes sectorielles
Les normes sectorielles fournissent des informations aux organisations sur leurs sujets importants probables.
L’organisation utilise les normes sectorielles qui s’appliquent à ses organisations pour déterminer ses sujets
importants et déterminer les informations à déclarer pour les sujets importants.
Vous pouvez choisir entre les secteurs :
 GRI 11 : Secteur du pétrole et du gaz 2021
 GRI 12 : Secteur du charbon 2022

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 GRI 13 : Secteur de l'agriculture, de l'aquaculture et de la pêche 2022.
Bien que les normes sectorielles restent rigoureuses, elles ne visent pas à substituer le processus interne
de votre pour identifier les sujets importants.
 Normes thématiques
Les normes thématiques contiennent des informations qui permettent à l’organisation de présenter des
informations sur ses impacts liés à certains sujets. Les modèles de thématiques abordent une grande diversité
de thématiques. Les modèles de sujets sont utilisés par l'organisation en se basant sur la liste des thèmes
pertinents déterminés à l’aide de GRI 3.
 Alignement du GRI avec les principes de l'ISO 31000
Le Cadre de Reporting GRI et la norme ISO 31000, bien que provenant de domaines différents, présentent des
liens étroits et un alignement important en matière de gestion des [Link] GRI se concentre sur la
communication et la transparence des impacts socio-environnementaux des organisations, tandis que l'ISO 31000
est une norme internationale de gestion des risques, offrant un cadre structurel pour identifier, analyser et gérer les
risques.
Dans le tableau ci-dessous vous trouver les principaux points d'alignement entre le norme ISO 31000 et GRI
Tableau N° 3 : Alignement du GRI avec les principes de l'ISO 31000

 Approche systémique de la gestion des risques


GRI Le GRI encourage les organisations à adopter une approche intégrée de la gestion des risques, en
considérant les risques liés à leur activité et à leurs impacts socio-environnementaux.
ISO 31000 La norme ISO 31000 promeut une approche systémique de la gestion des risques, intégrant les
risques dans les processus décisionnels et les activités de l'organisation.

 Identification et analyse des risques


GRI Le GRI exige des organisations qu'elles identifient les risques qui pourraient affecter leur
performance en matière de durabilité.
ISO 31000 La norme ISO 31000 définit des processus systématiques pour identifier, analyser et évaluer
les risques, en tenant compte de leur probabilité et de leur impact potentiel.
 Évaluation et priorisation des risques
GRI Le GRI encourage les organisations à évaluer et à prioriser les risques en fonction de leur
importance et de leur urgence.
ISO 31000 La norme ISO 31000 recommande d'évaluer et de prioriser les risques en fonction de leur
probabilité, de leur impact et de leur importance pour l'organisation.

 Planification de la réponse aux risques


GRI Le GRI encourage les organisations à élaborer des stratégies pour gérer les risques
identifiés, en mettant en place des mesures de prévention, d'atténuation, de transfert ou
d'acceptation.
ISO 31000 La norme ISO 31000 fournit un cadre pour la planification de la réponse aux risques,
incluant la définition d'actions, de responsabilités, de ressources et de délais.

 Surveillance et évaluation des risques


GRI Le GRI recommande aux organisations de surveiller l'efficacité des mesures prises pour
gérer les risques et d'adapter les stratégies en fonction des résultats.
ISO 31000 La norme ISO 31000 souligne l'importance de la surveillance et de l'évaluation des risques,
en s'assurant que les actions entreprises sont efficaces et que les plans de gestion des
risques sont mis à jour régulièrement.

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4.3 Analyse de la norme ISSB
De plus en plus, des investisseurs internationaux et d’autres parties prenantes demandent aux entités de rendre
compte de leur performance en matière de durabilité en fournissant des informations de grande qualité qui sont
transparentes, fiables et comparables L'engagement de l'entreprise en faveur du développement durable fait
désormais partie intégrante de la prise de décision des investisseurs.
L'International Sustainability Standards Board (ISSB), présidé par Emmanuel Faber (ancien PDG de Danone), a
été créé lors de la COP 26 en 2021 pour développer et établir des normes de reporting développement durable
afin de répondre aux exigences de transparence.
En 2020, l’IFRS Foundation a publié un document de consultation (en anglais) à propos de l’information relative
à la durabilité et de la pertinence d’établir un ensemble de normes internationales en la matière. Les réponses
obtenues ont confirmé une demande croissante et urgente pour un référentiel mondial unique ainsi qu’un soutien
à l’égard d’une participation de l’IFRS Foundation à son élaboration.
Le 26 juin 2023, l’International Sustainability Standards Board (l’« ISSB »), soit un organisme établi par
l’International Financial Reporting Standards (l’« IFRS »), a publié les deux normes inaugurales présentées ci-après,
lesquelles s’appliquent à l’information liée aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance les
« facteurs ESG ») :
 IFRS S1 – Obligations générales en matière d’informations financières liées à la
durabilité «IFRS S1 »
 IFRS S2 – Informations à fournir en lien avec les changements climatiques «IFRS S2 »

Figure N°7 : Système de la Norme ISSB [38]

 Objectifs et structure
 Objectif
Les normes ISSB (International Sustainability Standards Board) ont pour objectif principal d'établir un cadre
global pour la divulgation d'informations financières relatives à la durabilité. L'idée est de permettre aux
investisseurs et aux autres parties prenantes de prendre des décisions éclairées en matière de durabilité. Les

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normes ISSB sont conçues pour être intégrées dans les rapports financiers, fournissant ainsi des informations
claires et comparables sur les risques et opportunités liés à la durabilité.

L'ISSB s'appuie sur le travail d'initiatives de reporting axées sur les investisseurs et menées par le marché,
notamment :
 Climate Disclosure Standards Board (CDSB)
 Task Force for Climate-related Financial Disclosures (TCFD)
 Normes SASB (aux Etats-Unis).
 Structure
L’ISSB s’appuie sur deux principales normes de reporting sur le développement durable. Publiées en mars
2023, elles entreront en vigueur début 2024 et devront désormais s’appliquer au reporting financier des
entreprises. Chaque pays et secteur pourra décider si les normes IFRS S1 et S2 sont obligatoires pour ses
entreprises. Les deux normes intègrent les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial
Disclosures (TCFD).

Le tableau 4 ci-dessous montre la définition de la Structure de deux normes ISSB S1 et S2.


Tableau N°4 : Définition de la Structure de la norme ISSB
Norme - Obligations générales en matière d’informations financières liées à la durabilité
IFRS S1 La norme IFRS (International Financial Reporting Standards) S1 s'appuie sur les normes
comptables internationales et les applique aux domaines extra-financier. Elle oblige les
entreprises à divulguer toutes les informations sur leurs risques et opportunités liés au
développement durable qui peuvent affecter les flux de trésorerie, l'accès au financement
ou les coûts du capital à court, moyen ou long terme.
IFRS S1 est également chargé de fixer les exigences générales concernant le contenu et
la présentation de ces informations afin qu'elles puissent être utilisées pour prendre des
décisions liées à la fourniture de ressources à l'entreprise
Norme - Informations à fournir en lien avec les changements climatiques
IFRS S2 La deuxième norme de l'ISSB est la norme IFRS S2, axée sur le climat et conçue sur la
base et l'application de la norme S1.
La norme oblige les entreprises à divulguer dans leurs rapports financiers des
informations sur les risques et opportunités liés au climat qui pourraient affecter les flux
de trésorerie, les coûts du capital et l’accès au financement. La norme s’applique aux
risques climatiques auxquels les entreprises peuvent être confrontées : risques physiques
(phénomènes extrêmes, catastrophes naturelles) et risques liés aux transitions, comme
l’énergie, en réponse aux enjeux climatiques.

 Processus de gestion des risques selon l'ISSB


Le processus de gestion des risques selon l'ISSB suit une approche structurée et systématique d’dont
l’objectif est de fournir des informations financières en lien avec la durabilité qui permettre aux principaux
utilisateurs de l’information financière à usage général de comprendre le ou les processus suivis par l’entité
pour identifier, évaluer et gérer les possibilités et risques liés à la durabilité.
Le tableau N°5 présente le processus de gestion des risques selon la norme l'ISSB.

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Tableau N°5 : Processus de gestion des risques selon l'ISSB
(a) - Le ou les processus qu’elle suit pour identifier :
Les risques liés à la durabilité,
Les possibilités liées à la durabilité
(b) - Le ou les processus qu’elle suit pour identifier les risques liés à la durabilité aux fins de
la gestion des risques, notamment, s’il y a lieu :
sa méthode d’évaluation de la probabilité de matérialisation et de l’incidence de ces
risques (dont les facteurs qualitatifs, les seuils quantitatifs et les autres critères utilisés),
Sa méthode de hiérarchisation des risques liés à la durabilité par rapport aux autres types
de risques, y compris l’utilisation qu’elle fait des outils d’évaluation des risques, Les
paramètres qu’elle utilise pour les données d’entrée (par exemple les sources de données,
le périmètre d’activités visé et le niveau de détail des hypothèses), La question de savoir
si elle a changé les processus qu’elle suivait lors de la période précédente ;
(C) - Le ou les processus qu’elle suit pour identifier, évaluer et hiérarchiser les possibilités liées
à la durabilité.
(d) - Le ou les processus qu’elle suit pour assurer le suivi et la gestion :
Des risques liés à la durabilité, y compris les politiques connexes, Des possibilités liées à
la durabilité, y compris les politiques connexes.
(e) - La mesure dans laquelle et la manière dont son ou ses processus d’identification,
d’évaluation et de gestion des risques liés à la durabilité sont intégrés à son processus
général de gestion des risques.
(f) - La mesure dans laquelle et la manière dont son ou ses processus d’identification,
d’évaluation et de gestion des possibilités liées à la durabilité sont intégrés à son processus
général de gestion.

 Comparaison ISSB avec les principes de l'ISO 31000


Les normes ISSB et l'ISO 31000 partagent des principes communs en matière de gestion des risques, mais diffèrent
dans leur focalisation et application.
Le tableau 6 ci-dessous montre une comparaison de la norme ISSB avec les principes de l'ISO 31000 v2018.
Tableau N°6 : Comparaison ISSB avec les principes de l'ISO 31000 v 2018
 Portée et application
ISSB - Spécifiquement orienté vers les risques et opportunités de durabilité avec une
intégration directe dans les rapports financiers.
ISO 31000 - Fournit un cadre général pour la gestion des risques applicable à tous types
d'organisations et de risques.
 Processus de gestion des risques
ISSB - Met l'accent sur l'impact financier des risques de durabilité et leur divulgation
aux investisseurs.
ISO 31000 - Concentre sur une approche holistique de la gestion des risques, incluant
l'établissement du contexte, l'identification, l'évaluation, le traitement, la
surveillance et la révision des risques.
 Objectifs
ISSB - Vise à améliorer la transparence et la comparabilité des informations financières
liées à la durabilité pour les investisseurs
ISO 31000 - A pour but d'aider les organisations à gérer les risques de manière proactive et
systématique, pour atteindre leurs objectifs stratégiques et opérationnels

4.4 Étude comparative des référentiels


Face aux défis croissants du développement durable, la gestion des risques et la gouvernance d’entreprise
deviennent de plus en plus importantes, et les organisations se tournent vers des cadres reconnus pour guider leur

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transformation. Les normes ISO 31000, GRI et ISSB sont des outils importants pour les organisations cherchant
à améliorer la gouvernance, gérer les risques et communiquer leurs performances en matière de développement
durable. Bien qu’elles aient des objectifs et des domaines d’application différents.
On a réalisé cette étude comparative des trois normes pour identifier leurs normes. Points de convergence et de
divergence pour identifier les synergies potentielles.
 Points de Convergences
Malgré leurs objectifs spécifiques, ces référentiels partagent des valeurs et principes fondamentaux :
améliorer la transparence, la communication, et l’engagement des parties prenantes. Ils visent tous à fournir
des cadres qui aident les entreprises à gérer leurs responsabilités de manière plus efficace, que ce soit en
matière de risques (ISO 31000), de durabilité (GRI), ou de gouvernance et de reporting financier non
financier (ISSB).
 La transparence
Les trois référentiels encouragent les organisations à accentuer la transparence en matière
d'environnement, de politique sociale et de gouvernance elle permet d'une communication ouverte
et honnête sur leurs activités, impacts et performances.
La transparence est considérée comme un élément clé pour établir la confiance avec les parties
prenantes améliorer la prise de décision et démontrer l’engagement de l’entreprise envers des
pratiques responsables. Par exemple, les GRI Standards fournissent un cadre complet pour la
communication des performances ESG, tandis que les ISSB Standards visent à harmoniser les
pratiques de reporting pour offrir une comparabilité accrue des données entre les entreprises.
 La communication
Avant de commencer à vous engager, vous devrez identifier vos parties prenantes et procéder à une
analyse approfondie de celles-ci. Au cours de cet exercice, essayez de comprendre réellement les
motivations de vos parties prenantes et la manière dont elles seront affectées par le projet. Déterminez
qui a besoin de savoir quoi et quand. Cela vous aidera à définir une stratégie d’engagement appropriée
pour chaque groupe au lieu d’adopter une approche unique. Une analyse minutieuse peut vous aider
à reconnaître ce qui est important pour vos parties prenantes, à identifier les points de désaccord et
à travailler ensemble pour trouver des solutions Une bonne communication est essentielle, il est donc
important de créer des canaux de communication ouverts et transparents où les gens se sentent
respectés et écoutés
 Engagement
L’engagement des parties prenantes Tous ces référentiels reconnaissent l’importance d’impliquer les
parties prenantes dans les processus de décision et de reporting. Que ce soit pour identifier et gérer
les risques, ou pour rendre compte des performances ESG, l’implication des parties prenantes est
cruciale pour s’assurer que les pratiques de l’entreprise répondent aux attentes de ceux qui sont
affectés par ses activités.
 Points de divergence
Bien que les trois référentiels partagent certains objectifs communs, ils se distinguent par leurs
focalisations spécifiques
Le tableau ci-dessous montre les points de divergence selon des trois approches (ISO 31000 v2018, GRI
et ISSB)

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Tableau N°7 : Le point de divergence trois référentiels (ISO 31000 v2018, GRI et ISSB)
Critères ISO 31000 GRI ISSB
Objectif - Gestion globale des - Reporting sur la durabilité - Harmonisation des
principal risques informations financières
liées à la durabilité
Champ - Toutes les organisations, - Toutes les organisations, mais - Entreprises cotées en
d’application quel que soit leur secteur plus particulièrement les bourse, investisseurs,
d'activité ou leur taille grandes entreprises cotées en régulateurs
bourse
Portée - Tous types de risques - Principe de durabilité, - Principe de durabilité,
(financiers, opérationnels, stakeholder engagement, stakeholder engagement,
stratégiques, etc.) matérialité, fiabilité matérialité, fiabilité
Principes clés - Intégration, - Principe de durabilité, - Principe de durabilité,
communication, adaptation, stakeholder engagement, stakeholder engagement,
transparence, responsabilité matérialité, fiabilité matérialité, fiabilité
Processus - Processus cyclique - Processus de collecte, analyse et - Processus de collecte,
d'identification, analyse, reporting des données de analyse et reporting des
évaluation, traitement et durabilité données financières liées à
suivi des risques la durabilité

4.5 Analyse des synergies potentielles


 Complémentarité
Les trois référentiels peuvent être perçus comme complémentaires plutôt que concurrents. Par exemple,
une entreprise peut utiliser ISO 31000 pour structurer sa gestion des risques, en s’assurant que tous les
risques identifiés sont évalués et traités de manière appropriée. Simultanément, cette entreprise pourrait
utiliser les GRI Standards pour rapporter ses performances ESG, en se conformant aux attentes des parties
prenantes en matière de durabilité. Enfin, les ISSB Standards pourraient être utilisés pour harmoniser et
standardiser le reporting de durabilité à destination des investisseurs, en garantissant que les informations
financières non financières sont présentées de manière cohérente et comparable.

 Modèle en Cascade : Intégration des Référentiels ISO 31000, GRI, et ISSB


Pour que on intègre les trois référentiels comme complémentaires on a choisi le modèle en cascade comme un
approche où les processus de gestion des risques, définis par l'ISO 31000, sont intégrés dans les cadres de reporting
de durabilité, tels que le GRI et l'ISSB. Chaque étape du processus de gestion des risques alimente directement les
exigences de reporting ESG, garantissant une gestion holistique et transparente des risques, ainsi qu'une
communication cohérente des performances de durabilité.
 Objectif du modèle en cascade
L'objectif est d'intégrer progressivement les étapes du management des risques dans le reporting de la
durabilité, en suivant une séquence logique qui permet une prise en compte systématique des enjeux ESG.
Cela permet une articulation fluide entre la gestion des risques et le reporting, tout en assurant la conformité
aux référentiels

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 Étapes du Modèle en Cascade

Identification des Risques (ISO 31000)

Analyse et Évaluation des Risques (ISO 31000)

Atténuation et Gestion des Risques (ISO 31000

Suivi et Révision des Risques (ISO 31000)

Reporting selon les Normes GRI et ISSB

Communication et Amélioration Continue

Figure N°8: Modèle en Cascade : Intégration des Référentiels ISO 31000, GRI, et ISSB

 Identification des Risques (ISO 31000)


La première étape du modèle en cascade consiste à identifier les risques en suivant les
recommandations de l’ISO 31000. L’objectif est de repérer toutes les menaces potentielles qui
pourraient affecter les objectifs stratégiques de l’entreprise, y compris les risques environnementaux,
sociaux, et de gouvernance (ESG). Ces risques peuvent être internes ou externes et doivent être
évalués dans un contexte large.
 Analyse et Évaluation des Risques (ISO 31000)
Après l'identification, les risques doivent être analysés et évalués. Cette étape se concentre sur la
probabilité d'occurrence des risques et leur impact potentiel sur les activités de l'entreprise. Il est
important de quantifier ou qualifier ces éléments afin de prioriser les risques.
 Atténuation et Gestion des Risques (ISO 31000)
Une fois les risques priorisés, il est nécessaire de définir des stratégies d'atténuation pour réduire leur
impact ou leur probabilité. Ces stratégies doivent être spécifiques à chaque type de risque et adaptées
aux exigences de durabilité.
 Suivi et Révision des Risques (ISO 31000)
Le processus de gestion des risques ne s'arrête pas à la mise en œuvre des actions d'atténuation. Un
suivi régulier est nécessaire pour évaluer l'efficacité des mesures mises en place et ajuster les
 Reporting selon les Normes GRI et ISSB
Une fois les risques gérés et les mesures d’atténuation en place, l'étape suivante consiste à intégrer ces
informations dans les rapports de durabilité selon les cadres GRI et ISSB. Ces rapports doivent rendre
compte des actions entreprises pour gérer les risques ESG et présenter de manière transparente les
résultats obtenus.
 Communication et Amélioration
Enfin, le dernier élément du modèle en cascade est la communication des résultats aux parties
prenantes et l’amélioration continue du processus de gestion des risques et de reporting de la
durabilité. Cette étape garantit la transparence et la réactivité face aux attentes des parties prenantes

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5 Objectifs du Travail

L’objectif global de ce travail est de réaliser une analyse comparative approfondie des trois référentiels de gestion
des risques SO 31000, GRI (Global Reporting Initiative) et ISSB (International Sustainability Standards Board)
dans le cadre de la gestion des risques environnementaux, en mettant un accent particulier sur leur pertinence et
efficacité dans des projets industriels de grande envergure. Cette analyse a pour but de déterminer quelle norme
ou combinaison de normes est la plus adaptée à la gestion des risques spécifiques aux environnements à fort
impact, comme ceux rencontrés dans l'industrie de l'énergie, notamment les projets gaziers et pétroliers.
La gestion des risques environnementaux est devenue une composante cruciale des projets industriels, en
particulier dans le secteur de l'extraction des ressources naturelles comme le pétrole et le gaz, qui sont associés à
des impacts environnementaux et sociaux importants.
Dans ce contexte, les entreprises sont souvent confrontées à la nécessité d’adopter des normes et des cadres de
gestion des risques qui prennent en compte les spécificités de leurs activités, tout en répondant aux attentes
croissantes des parties prenantes en matière de durabilité et de transparence.
 Les méthodologies et outils spécifiques qu'ils proposent pour atténuer ces risques et les
suivre sur le long terme.
 Le degré de prise en compte des aspects sociaux et de durabilité environnementale dans la
gestion des risques.
L’objectif est aussi de comprendre dans quelle mesure ces référentiels permettent aux entreprises
d’aligner leurs pratiques de gestion des risques sur les attentes croissantes en matière de
responsabilité sociale des entreprises (RSE), de durabilité et de transparence.

 Planification du projet analyse comparative des approches ISO 31000, GRI et ISSB
La planification de ce projet de fin d’études est essentielle pour établir les bases d’une analyse comparative des
référentiels ISO 31000, GRI et ISSB. Cette phase permet de définir les objectifs, la problématique, et les méthodes
nécessaires pour mener une étude approfondie. En trois mois, elle inclut le choix du sujet, la recherche préliminaire,
et l’élaboration d’une méthodologie validée par les encadrants."

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Planification du projet analyse comparative
des approches ISO 31000, GRI et ISSB

27 jours Choix du sujet et problématique 10/02 - 08/03

30 jours Recherche préliminaire 28/02 - 28/03

14 jours Validation par


l'encadrant 3/03 - 17/03

22 jours Élaboration de la méthodologie 18/03 -10 /04

fevirier Mars Avril

10.02.2024

Debut du projet

Figure 9 :Diagramme de planification

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6 Méthodologie

6.1 Type de Recherche


La recherche effectuée pour cette étude est de nature comparative et qualitative. Elle vise à comparer trois
référentiels internationaux majeurs dans le domaine de la gestion des risques environnementaux : ISO 31000, GRI
(Global Reporting Initiative), et ISSB (International Sustainability Standards Board). L'objectif est d'analyser
comment chacun de ces cadres contribue à la gestion des risques dans le contexte du projet BP Mauritania Tortue
Ahmeyim.
L'approche qualitative permet d'explorer en profondeur les caractéristiques distinctes de chaque référentiel et leur
impact sur la gestion des risques environnementaux et sociaux dans un projet complexe.
La méthode comparative est utilisée pour identifier les forces, les faiblesses et les synergies potentielles entre ces
normes.

6.2 Document utilisés


Nous utilisons dans ce travail des document et outils incluent principalement :
 Documents normatifs et cadres de référence
Les documents relatifs aux trois référentiels (ISO 31000, GRI et ISSB) constituent la base théorique pour
l'analyse. Ces documents offrent des lignes directrices pour la gestion des risques, le reporting de durabilité,
et l'intégration des risques environnementaux dans les décisions financières.
 ISO 31000 :2018 – Lignes directrices pour la gestion des risques.
 Normes GRI – Spécifiques aux indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance
(ESG)
 ISSB – Cadres pour la gestion des risques climatiques dans les rapports financiers.

 La méthode HAZOP (Hazard and Operability Study) pour identifier et analyser les risques
potentiels liés à l'exploitation d'une installation industriell
 Données secondaires
Rapports d’évaluation d’impact environnemental (EIE), publications académiques sur la gestion des risques
environnementaux et sur la durabilité ainsi que des rapports annuels et financiers des entreprises actives
dans le secteur pétrolier et gazier.

6.3 Méthodes d’analyse


L’analyse s'appuie sur une approche comparative et se déroule en plusieurs étapes :
 Analyse théorique des référentiels
Chaque référentiel est analysé en fonction de ses principes, de sa structure, et de son domaine d’application
(gestion des risques opérationnels, transparence des impacts ESG, ou prise en compte des risques
climatiques dans les décisions financières). Une comparaison est effectuée pour mettre en lumière les aspects
complémentaires et divergents.
 Étude de cas
Le projet BP Mauritanie Tortue Ahmeyim est utilisé pour démontrer l’application pratique des trois
référentiels. Les risques environnementaux spécifiques à ce projet (pollution marine, perturbation des
écosystèmes, émissions de GES, impacts sur les communautés locales) sont évalués à travers les trois cadres
normatifs.

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7 Résultats

7.1 Contexte de l'entreprise British Petroleum


BP (British Petroleum) est l’une des plus anciennes compagnies pétrolières encore en activité de nos jours.
C’est réellement en 1901 que commence l’histoire de BP Elle vit le jour en 1909 sous le nom d’APOC (Anglo-
Persian Oil Company) avec pour fondateur l’homme d’affaires britannique William Knox d’Arcy dans le but
d’exploiter ce gisement. Plus tard, lors de la 1ère guerre mondiale, le gouvernement britannique racheta l’entreprise
afin d’approvisionner sa marine royale.
C’est seulement en 1955 que la compagnie se transformera en BP (British Petroleum). Dès 1987, elle commence
les acquisitions en rachetant Britoil puis ses parts manquantes dans la Standard Oil of Ohio. En l’an 2000, elle
reprend Castrol et Arco puis fusionne l’année d’après avec Amoco (anciennement la Standard Oil of Indiana). BP
est présente dans 72 pays et emploie 74500 personnes pour une production de 4.1 millions de barils par jour. Ses
activités sont réparties sur l’ensemble de la chaine verticale, de la recherche du pétrole à la vente de carburants en
station-service en passant par l’extraction et le raffinage. Elle est aujourd’hui la plus grande société du Royaume-
Uni suite à sa fusion avec les entreprises Amoco, Arco et Castrol.
 Exploration et production
BP est un acteur majeur dans l'exploration et la production d'hydrocarbures à travers le monde le chiffre
d’affaire de l’exploration et production d’hydrocarbures en 2023 est de (23,6%) pétrole (1 115 000 de barils
produits par jour) et gaz naturel (196,6 millions de m3 produits par jour) ;
Ses activités couvrent les opérations onshore (terrestres) et offshore (maritimes), souvent situées dans des
régions présentant des défis environnementaux importants.
 Exploration onshore
BP mène des activités d'exploration de pétrole et de gaz dans des zones terrestres, notamment dans les pays
producteurs de pétrole comme les États-Unis, l'Algérie, l'Égypte et l'Azerbaïdjan. L'exploration onshore
implique des forages pour identifier et exploiter des gisements souterrains. Les risques environnementaux
associés incluent la pollution des sols, la déforestation, la perturbation des écosystèmes locaux, et la
contamination des nappes phréatiques due aux fuites de produits chimiques utilisés dans le forage.
 Exploration offshore
Une part importante des opérations de BP se concentre sur l'exploration et la production offshore, dans
des zones écologiquement sensibles comme le Golfe du Mexique, l'Arctique et les zones côtières sensibles
comme Mauritanie.
Ces opérations, qui consistent en des forages sous-marins parfois à des profondeurs extrêmes, présentent
des risques élevés de déversement de pétrole, de perturbation des habitats marins, et de pollution des
écosystèmes côtiers. La catastrophe de Deepwater Horizon en 2010, une plate-forme offshore exploitée par
BP, a mis en lumière les conséquences dramatiques qu'un accident peut avoir, provoquant une marée noire
qui a eu des répercussions écologiques, économiques et sociales considérables sur les communautés
environnantes.
 Raffinage et distribution
BP gère un large réseau de raffineries à travers le monde, elle représente (76,1%). A fin 2023, le groupe
exploite 7 raffineries (dont 3 aux Etats-Unis) et dispose d'un réseau de près de 21 100 stations-service (dont
8 200 aux Etats-Unis qui jouent un rôle crucial dans le traitement du pétrole brut pour le convertir en
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produits finis, tels que l'essence, le diesel, et d'autres produits chimiques dérivés. Le processus de raffinage
est hautement industrialisé et repose sur des technologies complexes qui, bien que nécessaires pour la
transformation des hydrocarbures, sont aussi une source importante de pollution.
 Transition énergétique
Dans un contexte où la demande mondiale pour une énergie plus propre s’intensifie, BP s'est engagé dans
un virage vers les énergies renouvelables. L'entreprise a pour objectif de devenir un acteur majeur dans la
transition énergétique tout en réduisant son empreinte carbone.
 Investissements dans le solaire et l’éolien
BP a réalisé d'importants investissements dans le secteur des énergies renouvelables, notamment dans
l’énergie solaire et éolienne. La société a augmenté ses capacités de production d'énergie verte et vise à
produire une part croissante de l'électricité mondiale à partir de sources renouvelables d'ici 2030.
 Carburants alternatifs et technologies bas carbone
En plus des énergies renouvelables, BP investit dans des carburants alternatifs (biocarburants, hydrogène)
et des technologies bas carbones comme le captage et stockage du carbone (CSC), qui consistent à capturer
les émissions de CO₂ des centrales électriques ou des installations industrielles pour les stocker sous terre.
 Objectif zéro émission nette
BP s’est engagé à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, en réduisant ses émissions de GES et en
compensant les émissions résiduelles grâce à des mécanismes tels que la plantation d’arbres et
l’investissement dans des projets de séquestration de carbone

 BP Mauritanie
BP est présente en Mauritanie et au Sénégal depuis 2017 à la suite de la découverte d’un champ gazier qui chevauche
la frontière maritime des deux pays.
Depuis son arrivée en Mauritanie et au Sénégal, BP s’est associée à Cosmos Energy, la Société Mauritanienne des
Hydrocarbures (SMH), et à la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN) pour le développement du projet
multiphasique Grand Tortue Ahmeyim (GTA).
La phase 1 du projet GTA est un projet innovant et représente un investissement de plusieurs milliards de dollars
visant à établir le bassin comme une province gazière de classe mondiale et une plaque tournante majeure du
GNL.
 Greater Tortue Ahmeyim - GTA
Greater Tortue Ahmeyim (GTA), un projet innovant de gaz naturel liquéfié qui a le potentiel d’être une
source d’énergie nationale, Situé à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal, Kosmos et ses
partenaires développent un champ gazier avec un potentiel de production de 30 ans. GTA est l'un des
projets Greenfield les moins coûteux au monde. La phase initiale du projet devrait produire environ 2,5
millions de tonnes de gaz naturel par [Link] à contiendrait plus de 15 trillions de pieds cubes de ressources
gazières potentiellement récupérables Elle est située à 120 km au large, à une profondeur d’eau de 2 850 m,
soit la plus profonde infrastructure sous-marine d’Afrique.

 Détails du développement de la phase 1 de GTA


GTA est un important gisement de gaz naturel a été découvert en 2015 et 2016 au large de la République
Islamique de Mauritanie et de la République du Sénégal. Dans l’objectif de développer en commun cette
ressource transfrontalière, les gouvernements des deux pays ont conclu, en février 2018, un accord de

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coopération intitulé ‘Projet de production de gaz Grand Tortue / Ahmeyim’ (GTA). Une fois l’accord
conclu, les gouvernements des deux pays ont, chacun de son côté, octroyé un contrat d’exploration et de
production d’hydrocarbures à un groupement d’entreprises1. Ces dernières seront conjointement les
promotrices du projet dans sa première phase.
Cette première phase consiste à la mise en œuvre de différentes activités dans les zones suivantes tel que
présenté en figure 10 :
 La Zone Offshore
Située à environ 125 km de la côte (à une profondeur d’environ 2700m) où le gaz sera extrait par
forage de 12 puits qui constitueront le système de production sous-marin
 La Zone du Terminal du Hub GNL
Située à environ 10 à 11 km de la côte (à une profondeur d’environ 33m). Le projet comprendra pour
cette zone : un navire de traitement de gaz naturel liquéfié (FLNG), un brise-lames de 1 km de long,
des installations d’accostage connexes et d’une plateforme de logements et de services.
 La Zone de Pipeline
Est un corridor étroit dans lequel le pipeline, posé sur le fond marin, reliera les infrastructures
offshores aux infrastructures proches des côtes, via un FPSO (Floating Production Storage and
Offloading). Le FPSO est une structure flottante qui se situera à 40 km de la côte dans une profondeur
d’eau de 120 m. Le pipeline acheminera le gaz brut depuis la « zone offshore » vers le FPSO pour
son traitement (ex. éliminer les liquides présents dans le gaz, les entreposer pour les exporter par voie
maritime). Ensuite, un autre pipeline acheminera le gaz traité depuis le FPSO vers la « Zone du
Terminal du Hub » où il sera liquéfié et commercialisé par voie maritime.
 Les Zones d’Opérations de Soutien
Situées dans des ports au Sénégal ou en Mauritanie, serviront de centres côtiers de logistique et
d’approvisionnement. De plus, les aéroports de Dakar et de Nouakchott seront utilisés pour l’arrivée
et le départ du personnel du projet.

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Figure N°10 : Projet GTA [10]

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7.2 Enjeux environnementaux principaux pour GTA Greater Tortue Ahmeyim
 Fuites de gaz et catastrophes écologiques
Les fuites de pétrole constituent un des risques environnementaux les plus graves pour BP, en particulier dans ses
opérations offshores. L’accident de la plate-forme Deepwater Horizon en 2010 a marqué un tournant dans la
perception publique de ces risques. Cet incident, qualifié de "la pire marée noire de l’histoire des États-Unis" par
le président américain de l’époque, Barack Obama, a déversé près de 5 millions de barils de pétrole dans le Golfe
du Mexique. Les conséquences écologiques ont été dévastatrices, touchant les écosystèmes marins, la faune, et les
communautés côtières.
Selon un rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), "la marée noire a entraîné la
mort de milliers d'oiseaux, de mammifères marins et de tortues de mer" et a causé des dommages à long terme aux
récifs coralliens et à d'autres habitats sous-marins. Les experts environnementaux soulignent que même avec les
améliorations des technologies de forage et de réponse aux déversements, les risques demeurent élevés, surtout
dans des régions écologiquement sensibles comme l’Arctique. Pour cette raison, BP doit continuer à renforcer la
sécurité de ses opérations et développer des plans d’intervention robustes pour atténuer les catastrophes
écologiques potentielles.

 Gestion des déchets et pollution des sols


La gestion des déchets est un autre défi majeur pour BP, qui doit veiller à ce que ses activités industrielles
n’entraînent pas de pollution des sols ou des eaux souterraines, surtout dans les zones proches des communautés
humaines. Les déchets industriels issus des forages et des processus de raffinage, tels que les boues de pétrole, les
produits chimiques et les hydrocarbures résiduels, doivent être traités de manière responsable.L’Agence de
Protection de l'Environnement (EPA) américaine a publié un rapport indiquant que "les activités pétrolières et
gazières peuvent contribuer à la contamination des nappes phréatiques si les déchets ne sont pas gérés
correctement." Dans certaines régions, les décharges illégales de déchets pétroliers ou une mauvaise gestion des
infrastructures de stockage peuvent causer des pollutions graves des sols et de l’eau, impactant à long terme la
santé des populations locales.

 Émissions de gaz à effet de serre


Malgré son engagement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES), BP reste un des principaux émetteurs
mondiaux de CO₂ et de méthane. En 2019, BP a publié un rapport affirmant que la société avait pour ambition de
devenir neutre en carbone d’ici 2050, mais la mise en œuvre de cette transition reste un défi majeur compte tenu
de la dépendance actuelle de l'entreprise aux hydrocarbures.

Le Carbon Disclosure Project (CDP), une organisation qui suit les émissions de carbone des grandes entreprises,
a rapporté que "les émissions directes de BP représentaient plus de 374 millions de tonnes de CO₂ en 2018," soit
un chiffre qui positionne l’entreprise parmi les plus grands pollueurs mondiaux. Bien que BP ait investi dans des
technologies bas carbones comme le captage et le stockage du carbone (CSC), ces solutions restent limitées par
leur coût élevé et leur déploiement à grande échelle.

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 Biodiversité et responsabilité sociale
Les opérations de BP dans des environnements fragiles, tels que l’Arctique et les forêts tropicales, ont un impact
significatif sur la biodiversité. La construction de pipelines, les forages, et les activités de production
d’hydrocarbures perturbent les écosystèmes locaux et menacent des espèces vulnérables. Par exemple, le World
WildlifeFund (WWF) a averti que "les projets pétroliers dans l’Arctique pourraient causer la destruction irréversible
d’habitats naturels cruciaux pour des espèces comme les ours polaires, les baleines et les morses."

7.3 Analyse des risques selon les trois référentiels


 Application des lignes directrices ISO 31000
Établir le contexte dans le cadre de l’ISO 31000 est fondamentale pour assurer une gestion efficace des risques.
Elle consiste à définir clairement les objectifs, les critères de gestion des risques, et les parties prenantes impliquées,
cette étape permet de bien comprendre l'environnement opérationnel et d'adapter la stratégie de gestion des risques
en fonction des spécificités du secteur et des enjeux environnementaux.
 Contexte externe
Le projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) est un développement stratégique dans le secteur énergétique
visant à exploiter les ressources gazières offshore entre la Mauritanie et le Sénégal. Cette initiative a le
potentiel de transformer l'économie régionale, d’attirer des investissements étrangers et de renforcer la
coopération entre les deux pays.
Cependant, comme tout projet d’envergure il est soumis à une multitude de facteurs externes qui peuvent
influencer son succès. L’analyse PESTEL (Politique, Économique, Socioculturel, Technologique,
Environnemental et Légal) permet d'évaluer ces facteurs afin de mieux comprendre les opportunités et les
menaces auxquelles le projet pourrait faire face

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Les résultats obtenus après une analyse PESTEL du projet GTA sont présenté dans le tableau
8 ci-dessous.
Tableau N°8 : Analyse PESTEL du projet GTA

Politique Economique Social Technologique Environnemental Légal

 Stabilité politique : La stabilité des  Investissements étrangers : Le  Développement durable et  Nouvelles technologies  Réglementations  Droits de propriété : Les droits de
gouvernements en Mauritanie et au projet attire des investissements responsabilité sociale : Les entreprises d'extraction : Le projet utilise environnementales : Les propriété sur les terres et les ressources
Sénégal est cruciale pour le succès significatifs de multinationales, minières sont de plus en plus tenues des technologies avancées pour réglementations environnementales minérales doivent être clairement définis
du projet. Des tensions politiques ou notamment BP et Kosmos responsables de leurs impacts sociaux et l'extraction, le traitement et le peuvent influencer les coûts pour éviter les conflits et les litiges.
des changements de gouvernement Energy, ce qui peut stimuler environnementaux. transport du gaz, améliorant d'exploitation et les pratiques  Responsabilité et assurance : Les
peuvent influencer la mise en œuvre l'économie locale et créer des  Main-d'œuvre et relations de travail : l'efficacité et réduisant l'impact d'extraction. entreprises minières doivent être
et les opérations. emplois. Les relations avec les travailleurs, les environnemental.  Pollution et dégradation de assurées contre les risques liés aux
 Accords bilatéraux : Les accords  Impact sur l'économie locale : syndicats et les communautés locales  Technologies de surveillance l'environnement : Les activités opérations minières, tels que les
entre la Mauritanie et le Sénégal La production de gaz pourrait sont cruciales pour la réussite des et de gestion des risques : Les minières peuvent avoir un impact accidents, les pollutions et les litiges.
pour le partage des ressources et des avoir des retombées économiques opérations minières. technologies de surveillance et significatif sur l'environnement, ce  Contrats et accords : Les contrats
bénéfices sont fondamentaux. Une importantes, notamment en  Perception publique : L'opinion de gestion des risques peuvent qui peut entraîner des coûts de entre les investisseurs et les
coopération efficace est nécessaire termes de revenus pour les publique sur l'industrie minière peut améliorer la sécurité des remise en état et des dommages à la gouvernements doivent être clairs et
pour garantir un développement gouvernements et d'opportunités influencer les autorisations, les travailleurs et des opérations. réputation. justes pour garantir une répartition
harmonieux du projet. pour les entreprises locales. investissements et la réputation de  Automatisation et robotique :  Gestion des ressources naturelles équitable des bénéfices.
 Régulations : Les réglementations  Volatilité des prix : Les l'entreprise. L'automatisation et la robotique : La gestion durable des ressources  Conformité réglementaire : Le respect
sur l'exploration et la production de fluctuations des prix du gaz  Acceptabilité sociale : Le projet peut peuvent améliorer la naturelles est essentielle pour assurer des lois nationales et internationales en
gaz, ainsi que sur l'environnement, naturel sur le marché mondial rencontrer des préoccupations locales, productivité, réduire les coûts et la viabilité à long terme des matière d'énergie et d'environnement est
sont déterminantes. Les deux pays peuvent affecter la rentabilité du notamment concernant les impacts améliorer la sécurité. opérations minières. essentiel pour éviter des litiges et des
doivent garantir des politiques projet et les retours sur environnementaux et sociaux. Il est  Infrastructure : Le  Impact sur les écosystèmes : retards dans le projet.
favorables aux investisseurs. investissement essentiel d'impliquer les communautés développement de Réglementations
locales et de répondre à leurs l'infrastructure nécessaire, y environnementales : Le respect des
préoccupations. compris les installations et de normes environnementales est
 Création d'emplois : Le transport, est un aspect critique crucial. Les entreprises impliquées
développement du projet pourrait du projet. L'optimisation de ces doivent mettre en place des mesures
générer des emplois directs et indirects, infrastructures est essentielle pour atténuer les effets négatifs sur
contribuant à l'amélioration des pour la viabilité économique. l'environnement.
conditions de vie dans la région.

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 Analyse de parties prenantes intéresses
Le projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) représente une initiative majeure dans le secteur énergétique,
visant à exploiter le potentiel des ressources gazières offshore entre la Mauritanie et le Sénégal. En tant
qu'entreprise complexe impliquant divers acteurs, le succès de ce projet dépend non seulement de facteurs
techniques et financiers, mais également de la capacité à répondre aux besoins et attentes des différentes
parties prenantes. Ces parties prenantes incluent les gouvernements, les investisseurs, les communautés
locales, les ONG, les employés, et d'autres groupes influents.
Une compréhension approfondie de leurs besoins et attentes est essentielle pour établir un dialogue
constructif, minimiser les conflits et maximiser les bénéfices socio-économiques. En identifiant et en
analysant ces besoins, le projet peut non seulement s'assurer d'une acceptabilité sociale, mais aussi contribuer
à un développement durable qui bénéficie à toutes les parties concernées.
On observe dans le tableau présent une Identification du Parties prenantes intéresses du projet GTA

Tableau N°9 : Identification du Parties intéressées du projet GTA

Parties prenantes Exigences


intéresses Besoins Attentes
Gouvernements Développement économique, Conformité réglementaire, bénéfices pour la
(Mauritanie et Sénégal) création d'emplois, recettes population locale.
fiscales.
Investisseurs (BP, Rentabilité, sécurité des Transparence dans les opérations, rapports
Kosmos Energy) investissements, gestion des réguliers sur l'avancement.
risques.
Communautés locales Opportunités d'emploi, Engagement dans des consultations, bénéfices
amélioration des sociaux et économiques.
infrastructures, protection de
l'environnement.
Organisations non Protection de Actions concrètes pour minimiser l'impact
gouvernementales l'environnement, respect des environnemental et social.
(ONG) droits humains.
Employés et sous- Conditions de travail sûres, Reconnaissance de leurs contributions, sécurité
traitants formation, développement de l'emploi.
professionnel.
Autorités Conformité aux normes Rapports d'impact environnemental, mesures
environnementales environnementales, protection d'atténuation des risques.
de la biodiversité.
Fournisseurs et Relations commerciales Respect des contrats, communication ouverte et
partenaires stables, sécurité des transparente.
commerciaux paiements, opportunités de
marché.
Médias Accès à l'information sur le Transparence, couverture positive des initiatives
projet, impact sur la du projet.
communauté.
Syndicats Protection des droits des Engagement dans les discussions sur les
travailleurs, conditions de conditions de travail.
travail justes.
Investisseurs Durabilité, respect des normes Reporting sur la durabilité et la responsabilité
institutionnels éthiques et sociales. sociale des entreprises.

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 SWOT (opportunités et menaces)
La matrice SWOT permet de récapituler les forces et les faiblesses internes d’un projet, et les opportunités
et les menaces provenant de l’environnement externe.
Après avoir analyser le contexte externe et identifier la partie intéressée pertinent du projet GTA dans le
tableau suivant nous nous concentrerons sur les opportunités et les menaces liées au projet GTA
d’extraction gazier en Mauritanie et Sénégal.
Les opportunités mettent en lumière les facteurs externes favorables, tels que les investissements étrangers,
le développement des infrastructures locales et les technologies innovantes, qui peuvent propulser le projet
vers le succès en revanche, les menaces soulignent les risques externes, notamment l’instabilité politique, les
fluctuations des prix des ressources et les tensions sociales, qui pourraient compromettre sa réalisation. Cette
analyse aide à mieux comprendre les dynamiques externes et à préparer des stratégies pour gérer les risques
tout en tirant parti des occasions offertes.

Le tableau 10 présent une identification des Parties prenantes intéresses du projet GTA

Tableau N°10 : SWOT partie : opportunité et menace

Opportunités Menaces
Partenariats intergouvernementaux solides Instabilité politique dans les pays concernés peut
assurent une coopération efficace. perturber le projet.
Investissements étrangers importants, surtout Volatilité des prix du gaz réduit la rentabilité à
de la part de multinationales, stimulent l'économie court terme.
locale.
Création d'emplois et développement Opposition des ONG et communautés locales en
économique local offrent un potentiel de raison des impacts sociaux et environnementaux.
croissance pour la région.
Technologies avancées améliorent l'efficacité des Réglementations environnementales strictes
opérations et réduisent les impacts entraînent des coûts et des délais supplémentaires.
environnementaux.
Responsabilité sociale et développement Conflits sur les droits de propriété peuvent mener
durable peuvent attirer des investisseurs et à des complications légales.
renforcer l'image du projet.
Amélioration des infrastructures locales contribue à Concurrence internationale met en péril
la croissance économique à long terme. l'attractivité du projet.
Automatisation et robotisation augmentent la Risques juridiques et contractuels peuvent ralentir
productivité tout en réduisant les risques et les ou compliquer l'exécution du projet.
coûts.
Impact sur la biodiversité et les écosystèmes
pourrait générer des coûts supplémentaires et
affecter la réputation.

 Analyse de risques selon la méthode HAZOP


Le projet Tortue Ahmeyim, situé à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal, est un projet
majeur de développement de gaz naturel liquéfié (GNL) qui présente des défis techniques,
environnementaux et opérationnels complexes. En raison de la nature des opérations qui incluent des
infrastructures sous-marines profondes des plateformes flottantes et des installations de traitement de GNL,
il est crucial de mettre en place une approche rigoureuse de gestion des risques.

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L'analyse des risques selon la méthode HAZOP (Hazard and OperabilityStudy) constitue une étape clé pour
identifier et prévenir les dangers potentiels tout au long du cycle de vie du projet. Cette méthode
systématique permet d’identifier les déviations par rapport aux conditions normales de fonctionnement et
d'analyser les impacts sur la sécurité, l'environnement et l'efficacité opérationnelle.

 Objectif de l'analyse HAZOP pour le projet Tortue Ahmeyim


L’objectif de l’analyse HAZOP est d’identifier les risques majeurs liés aux installations de production sous-
marines, aux unités flottantes de traitement et de stockage, ainsi qu'aux activités de transport et d'exportation
de GNL.
 D’évaluer les déviations potentielles des paramètres critiques, tels que la pression, la température, le
débit et les niveaux de remplissage, susceptibles d’entraîner des incidents graves…
 Proposer des actions correctives et des mesures de mitigation pour minimiser les impacts des
risques identifiés, notamment sur la sécurité des travailleurs, la protection des écosystèmes marins,
et la continuité des opérations.
Cette étude permettra d’assurer une gestion proactive des risques et de garantir la sécurité et la durabilité
du projet, conformément aux meilleures pratiques internationales et aux exigences réglementaires locales
et internationales.
Pour une évaluation plus quantitative des risques identifiés par l'analyse HAZOP, une matrice de risque 5x5
peut être utilisée, cette matrice croise la probabilité d’occurrence et la sévérité des conséquences chacune
étant notée de 1 à 5 et le produit des deux scores donne un niveau de risque global.
 Fréquence :
1=Très Faible, 2=Faible, 3=Moyenne, 4=Haute, 5=Très Haute

 Gravité :
1=Négligeable, 2=Mineur, 3=Modéré, 4=Majeur, 5=Catastrophique

 Niveau de Risque :
Produit de la Fréquence et de la Gravité.

Pour chaque risque identifié et classé, des actions de mitigation spécifiques doivent être définies et mises
en œuvre.
 Interprétation des scores :
1-5 : Risque négligeable ou très faible, surveillance régulière suffisante.
6-10 : Risque modéré, actions correctives recommandées.
11-15 : Risque élevé, actions correctives immédiates nécessaires.
16-20 : Risque très élevé, actions correctives urgentes et importantes à mettre en place.
21-25 : Risque catastrophique, arrêt immédiat des opérations jusqu'à ce que les problèmes soient
résolus.

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Gravite

Négligeable 1 Mineur 2 Modéré 3 Majeur 4 Catastrophique


5
Très faible 1 1 2 3 4 5

Faible 2 2 4 6 8 10
Fréquence

Moyenne 3 3 6 9 12 15

Elevé 4 4 8 12 16 20

Très Elevé 5 5 10 15 20 25

Figure 11 : Matrice du risque

Les résultats obtenus après l’analyse HAZOP du projet GTA sont synthétises dans le tableau 11 suivant.

Tableau N°11 : Analyse HAZOP du projet GTA

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ID Élément Paramètre Déviation Causes Conséquences Fréquence Gravité Cotation Solution
\Risque
R1 Impact sur les Pétrole, Gaz Pollution marine Fuites de Perturbation de Moyenne Catastrophique Élevée Surveillance continue des
écosystèmes marin excessive pétrole/gaz l'écosystème écosystèmes
R2 Fuites de pétrole Pétrole, Gaz Fuite non Défaillance Pollution, Moyenne Catastrophique Élevée Systèmes de détection des fuites et
et de gaz contrôlée d’équipement incendies. d'intervention rapide.
R3 Émissions de gaz à Gaz à effet Émissions Mauvais Impact Élevée Modéré Élevée Réduction des émissions par des
effet de serre de serre excessives fonctionnement climatique technologies de capture
R4 Contamination des Substances Fuite de Mauvaise Impact sur la Élevée Majeur Très élevé Suivi de la qualité des eaux
eaux souterraines chimiques polluants gestion santé
R5 Déversements Substances Fuite chimique Mauvaise Pollution des Faible Catastrophique Modéré Restauration des habitats
accidentels de chimiques manutention sols et des eaux.
produits chimiques
R6 Pollution sonore Bruit Niveaux de Activités Stress Élevée Modéré Élevé Gestion des déchets industriels et
bruit élevés industrielles communautaire. recyclage
R7 Accidents de Équipement Incident sur Problèmes Dommages Moyenne Majeur Élevée Maintenance proactive des
travail sur les site d’équipement humains équipements et renforcement des
plateformes mesures de sécurité sur les sites.
R8 Exposition aux Substances Exposition Fuites de Maladies Moyenne Majeur Élevée Contrôles réguliers des niveaux
substances toxiques prolongée produits professionnelles d'exposition et amélioration des
toxiques équipements de protection
individuelle (EPI).
R9 Stress thermique Température Température Conditions Problèmes de Faible Catastrophique Modéré Mettre en place des pauses
excessive climatiques santé régulières et des systèmes de
refroidissement dans les zones à
risque.
R10 Risques Conditions Conditions de Exigences Fatigue Élevée Modéré Élevée Offrir des services de soutien
psychosociaux de travail travail élevées psychologique et réorganiser les
stressantes horaires de travail.
R11 Non-conformité Régulations Non-respect Échec de mise Amendes Moyenne Modéré Modéré Suivre de près les évolutions
aux normes des régulations à jour réglementaires et mettre en œuvre
environnementales des audits de conformité réguliers.
R12 Non-respect des Contrats Violations Mauvaise Litiges Moyenne Modéré Modéré Améliorer la gestion des contrats
contrats avec sous- contractuelles gestion des avec des clauses claires et des
traitants contrats procédures de suivi renforcées.
R13 Retards dans Logistique Retard dans les Problèmes Dépassement de Élevée Majeur Très Élevée Planifier des scénarios d'urgence et
l'exécution du étapes critiques logistiques budget Corona améliorer la gestion des chaînes
projet virus d'approvisionnement.

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R14 Défaillances de Équipement Panne Maintenance Arrêt de Moyenne Catastrophique Élevée Adopter des pratiques de
l'équipement d’équipements inadéquate production maintenance préventive et investir
offshore dans de nouveaux équipements.
R15 Rupture des Pipeline Fuite massive Corrosion Pollution Moyenne Majeur Élevée Utiliser des matériaux résistants à la
pipelines majeure corrosion et mettre en place un
programme de surveillance
régulière des pipelines.
R16 Cyberattaques Systèmes IT Intrusion dans Failles de Vol de données Elevé Catastrophique Très Élevée Renforcer les infrastructures de
le système cybersécurité cybersécurité et former le
personnel à la détection des
menaces.
R17 Problèmes dans les Relations Opposition Relations mal Blocage du Moyenne Modéré Élevée Améliorer les efforts de
relations sociales locale gérées projet consultation et d'engagement
communautaires communautaire dès les premières
phases du projet

R18 Réinstallation des Populations Mauvaise Compensation Conflit social Faible Majeur Élevée Mettre en place des plans de
communautés gestion de la inadéquate compensation justes et
locales réinstallation transparentes pour les populations
affectées.
R19 Opposition des ONG Pression des Non-respect Dommages Moyenne Catastrophique Élevée Communiquer clairement avec les
ONG groupes des réputationnels ONG et respecter les engagements
engagements environnementaux.
R20 Fluctuations des Prix Changement Instabilité du Perte de Moyenne Catastrophique Élevée Diversifier les sources de revenus
prix du gaz soudain des marché profitabilité et établir des stratégies d'achat à
prix long terme.
R21 Instabilité des taux Taux de Variations Contexte Augmentation Élevée Catastrophique Très Élevée Couvrir les risques de change à
de change change monétaires économique des coûts travers des produits financiers
instable adaptés.
R22 Réductions des Subventions Retrait des Changement Réduction de la Moyenne Majeur Élevée Renforcer l'efficacité opérationnelle
subventions soutiens de politique profitabilité pour dépendre moins des
étatiques subventions.
R23 Conflits d’intérêts Partenaires Divergence Problèmes Retards, litiges Moyenne Majeur Élevée Clarifier les objectifs partagés et
entre partenaires d'objectifs stratégiques mettre en place des mécanismes de
médiation pour gérer les conflits
R24 Échecs dans la Coordination Manque de Mauvaise Retards de projet Moyenne Majeur Élevée Améliorer la communication
coordination communication gestion internationale avec des équipes
internationale dédiées à la coordination.

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R25 Interruption des Communicati Panne de Problèmes Arrêt de Moyenne Catastrophique Élevée Mettre en place des systèmes de
systèmes de on systèmes techniques production communication de secours et des
communication protocoles en cas d’interruption.
R26 Conflits syndicaux Relations de Grèves, Mécontenteme Arrêt de travail Moyenne Majeur Élevée Maintenir un dialogue constant
travail protestations nt des avec les syndicats et négocier des
employés conditions de travail justes
R27 Manque de Formation Insuffisance de Absence de Baisse de la Élevée Modéré Élevée Mettre en place des programmes de
compétences la main- formations qualité du travail formation pour améliorer les
locales d'œuvre adaptées compétences locales.
R28 Défaillances Transport Retards dans Problèmes de Retards de projet Élevée Majeur Très Élevée Améliorer la gestion des transports
logistiques les livraisons transport et établir des plans de contingence
pour les retards.
R29 Perte de Image Dommages Problèmes de Perte de Moyenne Catastrophique Élevée Améliorer la communication
réputation d’image communicatio confiance externe et réagir rapidement aux
n crises d’image.
R30 Perturbation des Pêche Impact sur les Activités Mécontentement Moyenne Majeur Élevée Collaborer avec les communautés
communautés de ressources industrielles local de pêcheurs et trouver des
pêcheurs solutions mutuellement bénéfiques
pour minimiser l'impact.
R31 Risque culturel Cultures Conflit avec les Non-respect Opposition Faible Modéré Modéré Adapter les activités aux pratiques
locales pratiques des traditions locale culturelles locales et établir un
locales dialogue avec les représentants
culturels.
R32 Pénalités Régulation Non-respect Changements Amendes Faible Modéré Modéré Mettre en place une surveillance
réglementaires des régulations réglementaires financières stricte des nouvelles régulations et
ignorés effectuer des audits réguliers pour
assurer la conformité.
R34 Conditions Climat Imprévisibilité Conditions Risques pour les Faible Modéré Modéré Prévoir des équipements et des
météorologiques climatique météorologiqu travailleurs protocoles pour protéger les
extrêmes es instables travailleurs en cas de conditions
météorologiques extrêmes.

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 GRI : Application au Projet Tortue Ahmeyim
Dans cet index présente vous trouvez le reporting de BP selon les normes GRI 2021, qui couvrent les opérations
et les performances liées à la durabilité dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim(GTA). En tant que leader
mondial dans le secteur de l’énergie, BP s'engage à promouvoir la transparence et la responsabilité dans ses
pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Ce rapport fournit une vue d'ensemble détaillée
de nos engagements et de nos résultats en matière de durabilité, alignés sur les objectifs de développement durable
(ODD) des Nations Unies.
Le Projet GTA, situé au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal, est un projet d'envergure visant à exploiter
le gaz naturel liquéfié (GNL) pour répondre aux besoins énergétiques mondiaux tout en réduisant l'empreinte
carbone. BP s'efforce de minimiser les impacts environnementaux tout en maximisant les retombées positives pour
les communautés locales à travers des investissements en infrastructure, la création d'emplois et des programmes
de formation.
Cet index suit les principes des Global Reporting Initiative (GRI), en mettant l'accent sur la transparence des
informations fournies, la pertinence des sujets traités, et l'engagement de BP en matière de développement durable.
Il comprend les informations suivantes :
 GRI 2 : Informations générales 2021
Qui couvre les informations sur la structure de l'organisation, les activités principales, les relations
commerciales, et la gouvernance.
 GRI 3 : Sujets matériels 2021
Qui identifie les sujets les plus significatifs pour BP et ses parties prenantes dans le cadre du projet GTA.
Des sections thématiques sur des sujets essentiels tels que les émissions de gaz à effet de serre, la gestion de
l'eau, la diversité et l'égalité des chances, et la sécurité au travail.

 Le cadre Global Reporting Initiative (GRI) propose un ensemble de 79 indicateurs répartis dans
trois catégories principales : économique, environnementale et sociale. Ce projet pourra ainsi
utiliser :

 9 indicateurs économiques Permettant de mesurer l'impact financier et la création de valeur


économique du projet.

 34 indicateurs environnementaux, qui suivront de près l'empreinte écologique, notamment en


matière de gestion des ressources naturelles et de préservation de l'environnement.

 36 indicateurs sociaux, répartis entre l'emploi, les droits de l'Homme, la société, et la


responsabilité produit, garantissant que le projet respecte les normes sociales et éthiques, tout en
créant des impacts positifs sur les communautés locales.
Ce cadre permettra au projet "Tortue Hmeiyme" de rendre compte de ses performances dans une perspective
globale de durabilité, tout en contribuant à des objectifs de développement durable.

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Dans le Tableau 12 ci-dessous vous trouvez la Norme base GRI 1 v 2021 qui explique comment les normes GRI
doivent être utilisées et présentées.

Tableau N°12 : Norme GRI 1 (GRI 1 : Base 2021)


Norme GRI Reporting Titre du reporting
Base
Exigence 1 Application des principes de reporting Terminée
Exigence 2 Signaler les informations dans la GRI 2 Terminée
Informations générales 2021
Exigence 3 Déterminer les sujets matériels Terminée
Exigence 4 Rendre compte des informations fournies dans Terminée
GRI 1 : Base 2021 le cadre de la GRI 3 : Sujets matériels 2021
Exigence 5 Fournir des informations tirées des normes Terminée
thématiques de la GRI pour chaque sujet
matériel
Exigence 6 Justifier l'omission des reportings et des Terminée
exigences auxquelles l'organisation ne peut se
conformer
Exigence 7 Publier l'index du contenu de la GRI Terminée
Exigence 8 Publier une déclaration d'utilisation Terminée
Exigence 9 Notifier GRI Terminée

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Le tableau 13 suivant présente le norme GRI 2 information générale qui comprend les informations concernant la structure organisationnelle, la gouvernance et les
pratiques.
Tableau N°13 : GRI 2 : 1 Informations générales 2021

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


Informations générales
GRI : 1 2-1 Informations sur l'organisation : Nom BP Mauritanie Investments Limited
Informations légal BP Sénégal Investments Limited
générales 2021 Données organisationnelles : Nature BP opère en Mauritanie et au Sénégal dans le cadre d'un partenariat avec Kosmos Energy et les
de la propriété et structure juridique entreprises nationales de pétrole (PETROSEN et SMHPM)
Informations sur l'organisation : Le siège de BP est situé à 1 St James's Square, Londres, Royaume-Unis Les bureaux régionaux
Localisation du siège supervisant les opérations du projet GTA sont situés à Nouakchott, Mauritanie, et Dakar, Sénégal
Informations sur l'organisation : Pays Mauritanie et au Sénégal
d'opérations
2-2 Entités incluses dans le rapport de BP Mauritanie Investments Limited, BP Sénégal Investments LimitedKosmos Energy,
développement durable de PETROSEN, et SMHPM
l'organisation
2-3 Période de rapport, fréquence et point Rapport Annuelle
de contact Point de contact : Département Environnement, Santé, Sécurité et Développement Durable
(contact BP local).
2-4 Retraitements des informations Les données ajustées concernent les émissions de GES révisées conformément aux mises à jour
méthodologiques appliquées en 2022.
2-5 Assurance externe Le rapport a été soumis à un audit externe pour garantir la transparence des données ESG, avec
certification par des tiers indépendants tels que Deloitte pour certaines sections.
2-6 Activités, chaîne de valeur et autres Extraction, traitement et exportation de gaz naturel liquéfié (GNL).
relations commerciales Forage en mer,
Prétraitement sur un FPSO (Floating Production Storage and Offloading Unit),
Liquéfaction au terminal FLNG (Floating LNG terminal).
Kosmos Energy,
PETROSEN,
SMHPM.
2-7 Salariés Nombre total d'employés sur le projet GTA :
Personnel employé directement : 200,
Employés sous contrat pour les opérations offshore : 100.
2-8 Travailleurs non-salariés Plusieurs sous-traitants et consultants indépendants sont impliqués dans les phases de
construction, de forage, et d'opérations marines.
2-9 Structure et composition de la Un comité de gestion est formé par BP, Kosmos Energy, PETROSEN, et SMHPM.
gouvernance

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2-10 Nomination et sélection de l'organe Les représentants sont nommés par les actionnaires selon leur participation respective au projet.
supérieur de gouvernance
2-11 Président de l'organe de gouvernance
le plus élevé la gestion des impacts
2-12 Rôle de l'organe supérieur de Le comité surveille les impacts environnementaux, sociaux et économiques conformément au Plan
gouvernance dans la supervision de Gestion Environnementale et Sociale (PGES).
2-13 Délégation de la responsabilité de la Les gestionnaires locaux supervisent les opérations quotidiennes sous l'autorité du comité de
gestion des impacts gestion.
2-14 Rôle de la plus haute instance de Le comité de gouvernance du projet GTA valide et supervise les rapports de développement
gouvernance dans l’établissement de durable produits par BP et ses partenaires.
rapports sur le développement durable Les rapports incluent des données sur les émissions, la biodiversité, la sécurité des employés et les
engagements sociaux.
2-15 Conflits d'intérêts Des politiques de gestion des conflits d'intérêts sont en place pour garantir l'objectivité dans la
prise de décision.
Les membres du comité de gestion doivent déclarer tout conflit potentiel avant de participer à une
discussion ou décision.
2-16 Communication des problèmes Un système de communication est mis en place pour signaler les problèmes environnementaux,
critiques sociaux ou économiques critiques.
Les parties prenantes internes et externes peuvent transmettre leurs préoccupations via des
consultations ou des plateformes dédiées.
2-17 Connaissance collective de l'organe de Les membres de la gouvernance reçoivent des formations sur les normes ESG et les impacts
gouvernance le plus élevé environnementaux spécifiques aux projets pétroliers et gaziers.
Des ateliers réguliers sont organisés pour renforcer leur compréhension des défis de durabilité
2-18 Évaluation de la performance de La performance du comité est évaluée annuellement, incluant l'atteinte des objectifs ESG et le
l'organe de gouvernance le plus élevé respect des engagements pris dans le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES).
2-19 Politiques de rémunération Les politiques de rémunération sont liées à la performance en matière de sécurité, d'efficacité
opérationnelle et d'atteinte des objectifs ESG.
2-20 Processus de détermination de la La rémunération des membres est déterminée par un comité indépendant en tenant compte des
rémunération benchmarks industriels et des performances en matière de développement durable.
2-21 Ratio de rémunération totale annuelle Les ratios sont calculés en conformité avec les normes internationales, avec un suivi spécifique sur
les écarts entre employés locaux et expatriés.
2-22 Déclaration sur la stratégie de La stratégie du projet GTA repose sur la réduction des impacts environnementaux et
développement durable l'amélioration des bénéfices économiques locaux.
Les initiatives comprennent des programmes de formation, des investissements dans l'énergie
durable et des consultations communautaires.
2-23 Engagements politiques BP et ses partenaires s'engagent à respecter les objectifs de l'Accord de Paris, en réduisant les
émissions et en contribuant à la transition énergétique.

2-24 Intégrer les engagements politiques Les engagements sont intégrés dans les processus opérationnels, comme l'utilisation de
technologies à faibles émissions et la limitation des impacts marins.

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2-25 Processus visant à remédier aux Les impacts négatifs identifiés (par ex. pollution sonore ou rejet de gaz) sont gérés via des plans de
impacts négatifs mitigation, des audits réguliers et des mesures correctives.
2-26 Mécanismes permettant de demander Un mécanisme de plainte accessible aux communautés locales est en place pour signaler les
conseil et de faire part de ses impacts environnementaux ou sociaux.
préoccupations Les parties prenantes peuvent contacter des représentants via des comités dédiés.
2-27 Respect des lois et règlements Le projet est conforme aux réglementations environnementales et sociales de la Mauritanie et du
Sénégal.
Des audits réguliers garantissent le respect des lois locales.
2-28 Associations membres BP et ses partenaires participent à des associations comme le Global Gas Flaring Reduction
Partnership pour réduire les émissions et partager les bonnes pratiques
2-29 Approche de l'engagement des parties Les communautés locales sont consultées à chaque phase du projet, avec des réunions publiques
prenantes régulières à Nouakchott et Saint-Louis.
Les attentes des parties prenantes sont intégrées dans les plans de gestion.
2-30 Conventions collectives Une grande partie des travailleurs locaux impliqués dans les opérations du projet GTA sont
couverts par des conventions collectives nationales.
Ces conventions garantissent des droits sociaux et un environnement de travail sécurisé.

Tableau 14 suivant GRI 3 sujets matériels qui guide les entreprises dans la détermination, la divulgation et la gestion de leurs thèmes matériels, c’est-à-dire ceux qui reflètent
les impacts significatifs de l’entreprise sur les économies, les personnes et l’environnement
Tableau N°14 : GRI 3 : Sujets matériels 2021

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


Sujets matériels
GRI 3 : 3-1 Processus de détermination des sujets Identifiés via des consultations avec les parties prenantes (gouvernements, ONG, communautés
Sujets matériels matériels locales) et une analyse d'impact environnemental et social.
2021 3-2 Liste des sujets matériels Émissions de GES, Performance Économie 2016.
3-3 Gestion des sujets matériels Adoption de technologies vertes, surveillance écologique, conformité aux normes internationales,
et suivi des indicateurs de sécurité.

Dans le tableau 15 suivant se trouvent les indicateurs cibles de la norme sectorielle GRI 11 : Secteur du pétrole et du gaz 2021

Emission ODD

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Tableau N°15 GRI 11 : (GRI 305, 302 et 201)
Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution
305-1 Émissions directes de GES (scope 1) BP suit précisément ses émissions directes de GES (scope 1) dans (GTA), incluant exploration,
production et liquéfaction de gaz naturel. En 2023, ces émissions ont atteint 31,1 MtCO2e,
principalement issues des activités de raffinage et de production de gaz naturel.
305-2 Émissions de GES indirectes liées à En 2023, BP a enregistré 1 MtCO2e d'émissions indirectes (scope 2), liées à l'énergie utilisée pour
l'énergie (scope 2) les opérations offshore et la liquéfaction de gaz dans le projet GTA.
305-3 Autres émissions indirectes de GES En 2023, les émissions liées aux produits vendus par BP (scope 3) étaient d'environ 314,9 MtCO2.
(scope 3) BP s'efforce de réduire ces émissions via des technologies de capture du carbone et des
GRI 305 : investissements dans les énergies renouvelables
Émissions 2016 305-4 Intensité des émissions de GES En 2023, l'intensité carbone des produits énergétiques de BP était de 77 gCO₂e /MJ. Cette
réduction est due à des initiatives d'efficacité énergétique et à l'intégration d'énergies à faible
émission de carbone.
305-5 Réduction des émissions de gaz à effet BP réduit ses émissions en améliorant l'efficacité énergétique et en utilisant des technologies à
de serre faible émission de carbone. Le projet GTA contribue à une réduction de 25 % des émissions de
carbone par rapport au pétrole, en utilisant le gaz nature
305-6 Oxydes d'azote (NOx), oxydes de En 2023, BP a réduit ses émissions de GES de 0,9 MtCO₂e grâce à des initiatives d'efficacité
soufre (SOx) et autres émissions énergétique et de capture de carbone. Le projet GTA contribue à cette réduction en utilisant le gaz
atmosphériques importantes naturel, une source d'énergie moins polluante.

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


302-1 Consommation d'énergie au sein de La consommation d’énergie du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) comprend l’énergie
GRI 302 : l'organisation nécessaire aux activités de forage, de production et de liquéfaction du gaz naturel. En 2023, BP a
Énergie 2016 déclaré une consommation totale d'énergie de 124 770 GWhs pour l’ensemble de ses opérations
mondiales sous contrôle opérationnel(bp-esg-datasheet-2023). Le projet GTA utilise
principalement de l'énergie provenant de sources fossiles pour alimenter les équipements
industriels offshore et terrestres. BP s'efforce d'améliorer l'efficacité énergétique des installations
pour réduire la demande énergétique globale.
302-2 Consommation d'énergie en dehors de La consommation d'énergie en dehors de l'organisation inclut l'énergie utilisée par les partenaires et
l'organisation les sous-traitants impliqués dans le projet GTA ainsi que par les clients finaux lors de l’utilisation
du gaz naturel liquéfié (GNL) produit. Une partie de l’énergie est consommée pour le transport et
la distribution du GNL vers les marchés internationaux (GTA - SPREAD (1)). BP travaille avec
ses partenaires pour améliorer l’efficacité énergétique à chaque étape de la chaîne
d'approvisionnement.

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302-3 Intensité énergétique L'intensité énergétique du projet GTA est mesurée en termes de gigajoules (GJ) par tonne de
production de gaz ou par unité de production d'énergie. BP s’efforce de réduire cette intensité
grâce à des technologies plus efficaces et à l'amélioration des processus. En 2023, l’intensité
énergétique moyenne des opérations d’exploration, de production et de liquéfaction de BP était de
171 GJ par millier de barils équivalent pétrole (boe)
302-4 Réduction de la consommation BP s’engage à réduire la consommation d’énergie dans toutes ses opérations, y compris dans le
d'énergie projet GTA, par l’adoption de technologies à haute efficacité énergétique, la réduction des
torchères, et l’utilisation de systèmes de récupération d’énergie. En 2023, des mesures spécifiques
ont permis de réduire la consommation d'énergie dans certaines installations de traitement et de
production de GNL
302-5 Réduction des besoins énergétiques Le gaz naturel produit dans le cadre du projet GTA est considéré comme une énergie de transition,
des produits et services car il émet environ 25 % moins de carbone que les autres combustibles fossiles comme le charbon
ou le pétrole. En réduisant la dépendance à des sources d'énergie plus polluantes, le projet GTA
contribue indirectement à la réduction des besoins énergétiques globaux en fournissant un
carburant plus propre pour la production d’électricité et d’autres applications industrielles
Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution
GRI 201 : 201-2 Implications financières et autres Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), une initiative conjointe de BP, Kosmos Energy, et des
Performance risques et opportunités liés au gouvernements de la Mauritanie et du Sénégal, génère une valeur économique directe importante
Économie 2016 changement climatique pour ces pays. Les retombées économiques comprennent les investissements en infrastructure, les
revenus générés par les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) et les emplois créés pour les
populations locales. En 2023, BP a investi environ 3,6 milliards de dollars dans la première phase
du projet ahmeyim de plus, les revenus générés par la vente de GNL devraient renforcer les
économies locales sur une période d'au moins 30 ans, avec une capacité annuelle de production
estimée à 2,5 millions de tonnes de GNL

Le tableau présent montre les indicateurs cibles de la biodiversité selon GRI 11

Biodiversité

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Tableau N°16 : GRI 11, (GRI 304)
Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution
304-1 Sites opérationnels détenus, loués ou Le projet GTA, situé près de zones marines protégées en Mauritanie et au Sénégal, inclut des
gérés dans des zones protégées ou mesures pour protéger la biodiversité marine, comme la surveillance des écosystèmes benthiques et
GRI 304 : adjacentes à celles-ci et zones de la réduction des émissions et rejets dangereux
Biodiversité grande valeur en termes de
2016 biodiversité en dehors des zones
protégées.
304-2 Impacts significatifs des activités, Les risques pour les espèces marines, comme les poissons et tortues de mer, sont gérés par BP à
produits et services travers des pratiques de pêche durable et des initiatives de conservation en collaboration avec les
Sur la biodiversité gouvernements locaux.

304-3 Habitats protégés ou restaurés Le projet GTA comprend des efforts pour restaurer les habitats perturbés, notamment la
réhabilitation des zones affectées par la construction des caissons au port de Dakar et la remise en
état des fonds marins après l'installation d'infrastructures offshore. BP collabore avec des parties
prenantes locales pour soutenir des initiatives de conservation, protéger les espèces vulnérables et
restaurer les écosystèmes marins.
304-4 Espèces de la liste rouge de l'UICN et Le projet GTA, qui impacte des espèces marines protégées par l'UICN, met en place des
espèces de la liste protocoles stricts et des plans de gestion de la biodiversité pour minimiser l'impact sur ces espèces
Nationale de conservation dont les et protéger la faune marine.
habitats se trouvent dans les zones
affectées par les opérations

Les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 303 sont présenté dans le tableau ci-dessous

Eau et effluents

Tableau N°17 : GRI 11, (GRI 303)


Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution
303-1 Interactions avec l'eau en tant que Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) utilise l'eau dans plusieurs processus industriels, tels que
ressource partagée le forage sous-marin, le refroidissement des équipements de liquéfaction et les opérations de
GRI 303 : Eau et production. BP s'engage à gérer cette ressource de manière durable, en minimisant l’utilisation
effluents d’eau douce et en veillant à réduire les impacts sur les ressources marines partagées. Le projet

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utilise principalement l'eau de mer pour les opérations de refroidissement, ce qui limite l'extraction
d'eau douce dans les régions côtières fragiles
303-2 Gestion des impacts liés aux rejets BP a mis en place un système de gestion rigoureux pour les rejets d'effluents dans le cadre du
d'eau projet GTA. Les rejets d'eau usée, y compris les eaux de processus industrielles, sont traités pour
respecter les normes environnementales avant d’être renvoyés dans l’environnement. Des mesures
spécifiques sont appliquées pour contrôler la qualité des effluents afin de protéger la biodiversité
marine et les communautés côtières. Le suivi continu des rejets d’eau est assuré pour s’assurer
qu’ils ne dépassent pas les seuils réglementaires

303-3 Prélèvement d'eau Le projet GTA prélève principalement de l'eau de mer pour les besoins industriels. Ce prélèvement
est géré de manière à minimiser les impacts sur les écosystèmes marins, notamment en évitant les
périodes de migration des espèces sensibles et en s'assurant que les prélèvements n'affectent pas les
habitats critiques. En 2023, l'eau douce utilisée dans les opérations était minimale et limitée aux
activités de soutien sur terre
303-4 Rejet d'eau Les rejets d'eau provenant des opérations de GTA, après traitement, sont principalement
constitués d'eau de mer utilisée dans les systèmes de refroidissement. Ces rejets sont soumis à des
contrôles rigoureux pour s'assurer qu'ils ne contiennent pas de substances dangereuses et qu'ils
respectent les normes environnementales. Les eaux rejetées sont également surveillées pour éviter
toute altération de la qualité de l'eau dans les zones marines environnante
303-5 Consommation d'eau Le projet GTA consomme principalement de l'eau de mer pour ses besoins industriels, ce qui
limite la pression sur les ressources d'eau douce locales. La consommation d'eau douce est très
réduite et est réservée à des usages spécifiques sur les sites terrestres. BP s'efforce de réduire
encore la consommation d'eau dans ses opérations en adoptant des technologies de recyclage de
l'eau et en optimisant les processus industriels pour maximiser l'efficacité de l’utilisation de l'eau

Le tableau 18 suivant comprend les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 306 Déchets

Sécurité et procèdes

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Tableau N°18 : GRI 11, (GRI 306)
Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution
306-1 Production de déchets et impacts GTA produit des déchets industriels ; BP a mis en place un programme de gestion des déchets
significatifs liés aux déchets pour limiter les déchets solides et liquides, avec des efforts de recyclage ou de réutilisation de
GRI 306 : matériaux comme le béton et l'acier utilisés dans la construction des caissons.
Déchets 2020 306-2 Gestion des impacts significatifs liés Pour minimiser les risques de déversements de produits chimiques et de substances dangereuses,
aux déchets BP a développé un plan de gestion des incidents et un suivi rigoureux des zones à risque
environnemental, en particulier près des zones de stockage offshore
306-3 Déchets générés Les activités du projet GTA génèrent des volumes importants de déchets solides et liquides. En
2023, les opérations de forage et de production ont produit des quantités significatives de déchets
industriels, y compris des matériaux de construction et des résidus chimiques. Des efforts sont
faits pour réduire la production de déchets à la source et favoriser la réutilisation ou le recyclage,
lorsque cela est applicable
306-4 Déchets soustraits à l'élimination Une partie des déchets générés par le projet GTA est soustraite à l’élimination grâce à des
programmes de recyclage et de réutilisation. Par exemple, certains matériaux utilisés pour la
construction des infrastructures offshore et les équipements de forage sont réutilisés dans d'autres
projets ou recyclés pour limiter la production de nouveaux déchets
306-5 Déchets dirigés vers l'élimination Les déchets qui ne peuvent être recyclés ou réutilisés sont dirigés vers des installations de
traitement et d'élimination des déchets autorisées. BP s'assure que les déchets dangereux sont
traités conformément aux normes internationales pour éviter toute contamination du sol ou de
l'eau. Des incinérateurs ou des décharges réglementées sont utilisés pour l’élimination finale des
déchets non dangereux
306-6 Déversements importants Des protocoles de prévention des déversements ont été mis en place pour le projet GTA. En cas
de déversement accidentel de matières dangereuses, des plans d'urgence et de contingence sont
activés pour contenir et traiter rapidement le déversement, afin de limiter les impacts sur
l'environnement marin. En 2023, aucune fuite majeure n'a été signalée dans les opérations offshore
du projet GT

Les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 402 et 404 sont présentés dans le tableau 19 ci-dessous

Fermeture et réhabilitation des sites

Tableau N°19 : GRI 11, (GRI 402 et 404)


Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution

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GRI 402 : 402-1 Délais de préavis minimaux BP respecte les normes internationales en matière de relations patronales et syndicales, y compris
Relations concernant les changements les exigences relatives aux délais de préavis minimaux avant tout changement opérationnel
patronales opérationnels significatif. Dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), BP garantit que les employés
Syndicales 2016 et les syndicats locaux sont informés des changements potentiels en matière d'organisation du
travail ou d'opérations avec un délai de préavis suffisant, conforme à la législation locale et aux
conventions collectives en vigueur
Les préavis minimaux, selon les lois en vigueur en Mauritanie et au Sénégal, sont respectés pour
tous les changements opérationnels majeurs, notamment ceux pouvant affecter les conditions de
travail ou l'emploi. BP entretient un dialogue ouvert et transparent avec les représentants syndicaux
pour s'assurer que toute modification dans les opérations du projet GTA est communiquée en
temps voulu et avec les explications nécessaire
GRI 404 : 404-1 Nombre moyen d'heures de formation Dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), BP investit massivement dans la
Formation et par an et par salarié formation et le développement des compétences de ses employés et sous-traitants. En 2023, les
Éducation employés participant aux opérations du projet GTA ont reçu en moyenne 40 heures de formation
par an. Ces formations couvrent des domaines variés, notamment la sécurité au travail, les
compétences techniques, ainsi que les pratiques environnementales et sociales
404-2 Programmes d'amélioration des BP offre des programmes continus d'amélioration des compétences pour ses employés et les sous-
compétences des employés et d'aide à traitants locaux travaillant sur le projet GTA. Ces programmes incluent des formations techniques
la transition dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL), des certifications en sécurité industrielle, ainsi que
des formations sur les pratiques de durabilité. En outre, BP collabore avec des institutions locales
pour offrir des formations spécialisées aux jeunes Mauritaniens et Sénégalais, favorisant ainsi leur
employabilité dans le secteur de l’énergie. Ces initiatives permettent également de préparer les
employés pour des transitions vers de nouvelles fonctions ou de nouveaux rôles au sein de
l’entreprise

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Le tableau 20 suivant comprend les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 403 Santé et sécurité au travail 2018

Sécurité

Tableau N°20 : GRI 11, (GRI 403)


Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution
403-1 Système de gestion de la santé et de la BP applique un système de gestion rigoureux de la santé et de la sécurité au travail (SST) dans le
sécurité au travail cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Ce système respecte les normes internationales et
vise à protéger les employés, les sous-traitants, et les parties prenantes contre les risques associés
aux activités de production de gaz naturel. Les procédures incluent des évaluations de risques, des
audits réguliers, ainsi que des formations obligatoires pour garantir un environnement de travail
sûr. BP s'efforce de maintenir un environnement de travail sans incident et de réduire les blessures
GRI 403 : Santé liées au travail
et sécurité au 403-2 Hazard identification, risk assessment, BP met en œuvre des procédures systématiques pour identifier les dangers potentiels liés aux
travail 2018 and incident investigation opérations de GTA, évaluer les risques et prévenir les incidents. Des évaluations de risques sont
effectuées régulièrement pour identifier les conditions de travail dangereuses et élaborer des
mesures de prévention adaptées. En cas d'incidents, une enquête approfondie est menée pour
déterminer la cause et mettre en place des mesures correctives. En 2023, BP a enregistré une baisse
des incidents graves grâce à une culture de sécurité renforcé
403-3 Services de santé au travail BP offre à ses employés sur le projet GTA des services de santé au travail, comprenant des
consultations médicales régulières et un suivi des conditions de santé. Des protocoles de soins
d'urgence sont en place pour traiter les blessures ou maladies survenues sur le site. En outre, BP
s'efforce de promouvoir un environnement de travail sain en mettant en place des campagnes de
prévention des maladies et en garantissant l'accès aux soins médicaux pour tous les employés et
sous-traitants impliqués dans le projet
403-4 Participation, consultation et La formation en matière de santé et de sécurité est un élément clé des opérations sur le projet
communication des travailleurs en GTA. Tous les employés, y compris les sous-traitants, reçoivent une formation adaptée à leurs
matière de santé et de sécurité au rôles spécifiques avant de commencer leur travail. Cette formation inclut la gestion des risques, les
travail procédures d'évacuation d'urgence, et la manipulation sécurisée des équipements. Des sessions de
recyclage sont régulièrement organisées pour maintenir les compétences à jour
403-5 Formation des travailleurs en matière Tous les employés et contractants participant au projet GTA bénéficient de formations
de santé et de sécurité au travail obligatoires en matière de santé et de sécurité, adaptées à leurs fonctions spécifiques. Des
formations spécialisées, telles que la gestion des risques liés aux travaux en hauteur, aux espaces
confinés et aux interventions d’urgence, sont dispensées régulièrement. Des modules de formation
en ligne et des sessions pratiques sur le terrain sont également mis à disposition.

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403-6 Promotion de la santé des travailleurs BP met en place des programmes de promotion de la santé pour encourager un mode de vie sain
parmi ses employés. Ces programmes incluent des initiatives sur la gestion du stress, l'alimentation
saine, la prévention des maladies chroniques et des séances de vaccination. Les employés du projet
GTA ont accès à des ressources pour améliorer leur bien-être physique et mental, ainsi qu'à des
consultations médicales gratuites
403-7 Prévention et atténuation de la santé BP s'assure que tous les partenaires commerciaux et les sous-traitants respectent les mêmes
au travail les incidences sur la sécurité standards élevés de santé et de sécurité au travail. Des audits sont régulièrement effectués pour
directement liées aux relations vérifier la conformité des sous-traitants, et des mesures correctives sont prises en cas de non-
commerciales conformité. BP impose également des clauses contractuelles strictes en matière de sécurité dans
tous ses accords avec des partenaires et fournisseur
403-8 Travailleurs couverts par un système Tous les travailleurs impliqués dans le projet GTA, y compris les employés permanents, les
de gestion de la santé et de la sécurité contractants et les sous-traitants, sont couverts par le système de gestion de la santé et de la
au travail sécurité de BP. Cela garantit que chaque travailleur bénéficie des mêmes protections et formations,
indépendamment de son statut ou de son rôle
403-9 Accidents du travail BP surveille en permanence les incidents liés à la santé et à la sécurité au travail et compile des
rapports détaillés sur les accidents du travail. En 2023, le projet GTA a enregistré un taux de
fréquence des accidents enregistrables (Recordable In jury Frequency - RIF) conforme aux
standards de sécurité internationaux. Les incidents graves font l’objet d’enquêtes approfondies et
des mesures préventives sont mises en place pour éviter leur récurrence.
403-10 Mauvaise santé liée au travail BP met en œuvre des programmes pour réduire les risques de maladies professionnelles parmi les
travailleurs du projet GTA. Cela inclut des mesures préventives contre les maladies respiratoires,
les troubles musculo-squelettiques et le stress. Les employés ont accès à des services médicaux
pour traiter toute condition de santé liée au travail, avec des procédures de suivi et de réadaptation
pour garantir leur rétablissement et leur retour en toute sécurité au travail

Le tableau suivant comprend les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 401,402 et 404

Effectif
Tableau N°21 : GRI 11, (GRI 401,402 et 403)

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


401-1 Embauches et rotation du personnel Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) a permis la création de nombreux emplois locaux en
GRI 401 : Emploi Mauritanie et au Sénégal. BP a mis en place des programmes de recrutement locaux pour garantir
2016 que les travailleurs des communautés environnantes bénéficient des opportunités d'emploi
générées par le projet. En 2023, plus de 1 000 emplois directs ont été créés dans le cadre de la
construction et de l'exploitation du projet.

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Les taux de rotation du personnel sont faibles en raison des efforts de BP pour offrir des
conditions de travail attractives et des opportunités de développement professionnel
401-2 Avantages accordés aux salariés à Les employés à temps plein travaillant sur le projet GTA bénéficient de divers avantages, y
temps plein qui ne sont pas accordés compris des assurances santé, des régimes de retraite et des congés payés. Ces avantages ne sont
aux salariés temporaires ou à temps généralement pas offerts aux travailleurs temporaires ou à temps partiel. BP s'efforce cependant
partiel d’assurer un cadre de travail sécurisé et des conditions équitables pour tous les travailleurs, qu'ils
soient employés directement ou via des sous-traitants
401-3 Congé parental BP offre à ses employés un congé parental, conformément aux législations locales en vigueur en
Mauritanie et au Sénégal. Les employés éligibles peuvent bénéficier de ce congé, avec la possibilité
de revenir à leur poste après la période de congé. BP soutient l'égalité des genres en garantissant
que les hommes et les femmes ont un accès égal aux avantages du congé parental

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


GRI 402 : 402-1 Délais de préavis minimaux BP respecte les normes internationales en matière de relations patronales et syndicales, y compris
Relations concernant les changements les exigences relatives aux délais de préavis minimaux avant tout changement opérationnel
patronales opérationnels significatif. Dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), BP garantit que les employés
Syndicales 2016 et les syndicats locaux sont informés des changements potentiels en matière d'organisation du
travail ou d'opérations avec un délai de préavis suffisant, conforme à la législation locale et aux
conventions collectives en vigueur
Les préavis minimaux, selon les lois en vigueur en Mauritanie et au Sénégal, sont respectés pour
tous les changements opérationnels majeurs, notamment ceux pouvant affecter les conditions de
travail ou l'emploi. BP entretient un dialogue ouvert et transparent avec les représentants syndicaux
pour s'assurer que toute modification dans les opérations du projet GTA est communiquée en
temps voulu et avec les explications nécessaire
GRI 404 : 404-1 Nombre moyen d'heures de formation Dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), BP investit massivement dans la
Formation et par an et par salarié formation et le développement des compétences de ses employés et sous-traitants. En 2023, les
Éducation employés participant aux opérations du projet GTA ont reçu en moyenne 40 heures de formation
par an. Ces formations couvrent des domaines variés, notamment la sécurité au travail, les
compétences techniques, ainsi que les pratiques environnementales et sociales
404-2 Programmes d'amélioration des BP offre des programmes continus d'amélioration des compétences pour ses employés et les sous-
compétences des employés et d'aide à traitants locaux travaillant sur le projet GTA. Ces programmes incluent des formations techniques
la transition dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL), des certifications en sécurité industrielle, ainsi que
des formations sur les pratiques de durabilité. En outre, BP collabore avec des institutions locales
pour offrir des formations spécialisées aux jeunes Mauritaniens et Sénégalais, favorisant ainsi leur
employabilité dans le secteur de l’énergie. Ces initiatives permettent également de préparer les
employés pour des transitions vers de nouvelles fonctions ou de nouveaux rôles au sein de
l’entreprise

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Les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 401,404,405 et 406 sont présentés dans le tableau 22 ci-dessous

Egalité, diversité et inclusion

Tableau N°22 : GRI 11, (GRI 401,404, 405 et 406)

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


401-1 Embauches et rotation du personnel Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) a permis la création de nombreux emplois locaux en
GRI 401 : Emploi Mauritanie et au Sénégal. BP a mis en place des programmes de recrutement locaux pour garantir
2016 que les travailleurs des communautés environnantes bénéficient des opportunités d'emploi
générées par le projet. En 2023, plus de 1 000 emplois directs ont été créés dans le cadre de la
construction et de l'exploitation du projet.
Les taux de rotation du personnel sont faibles en raison des efforts de BP pour offrir des
conditions de travail attractives et des opportunités de développement professionnel
401-2 Avantages accordés aux salariés à Les employés à temps plein travaillant sur le projet GTA bénéficient de divers avantages, y
temps plein qui ne sont pas accordés compris des assurances santé, des régimes de retraite et des congés payés. Ces avantages ne sont
aux salariés temporaires ou à temps généralement pas offerts aux travailleurs temporaires ou à temps partiel. BP s'efforce cependant
partiel d’assurer un cadre de travail sécurisé et des conditions équitables pour tous les travailleurs, qu'ils
soient employés directement ou via des sous-traitants
401-3 Congé parental BP offre à ses employés un congé parental, conformément aux législations locales en vigueur en
Mauritanie et au Sénégal. Les employés éligibles peuvent bénéficier de ce congé, avec la possibilité
de revenir à leur poste après la période de congé. BP soutient l'égalité des genres en garantissant
que les hommes et les femmes ont un accès égal aux avantages du congé parental
GRI 404 : 404-1 Nombre moyen d'heures de formation Dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), BP investit massivement dans la
Formation et par an et par salarié formation et le développement des compétences de ses employés et sous-traitants. En 2023, les
Éducation employés participant aux opérations du projet GTA ont reçu en moyenne 40 heures de formation
par an. Ces formations couvrent des domaines variés, notamment la sécurité au travail, les
compétences techniques, ainsi que les pratiques environnementales et sociales
404-2 Programmes d'amélioration des BP offre des programmes continus d'amélioration des compétences pour ses employés et les sous-
compétences des employés et d'aide à traitants locaux travaillant sur le projet GTA. Ces programmes incluent des formations techniques
la transition dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL), des certifications en sécurité industrielle, ainsi que
des formations sur les pratiques de durabilité. En outre, BP collabore avec des institutions locales
pour offrir des formations spécialisées aux jeunes Mauritaniens et Sénégalais, favorisant ainsi leur
employabilité dans le secteur de l’énergie. Ces initiatives permettent également de préparer les
employés pour des transitions vers de nouvelles fonctions ou de nouveaux rôles au sein de
l’entreprise
Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution

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405-1 Diversité des organes de gouvernance BP s'engage à promouvoir la diversité et l'égalité des chances au sein de ses équipes, y compris
GRI 405 : et des employés dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). L’entreprise favorise la participation des
Diversité et hommes et des femmes aux niveaux de décision ainsi que dans les équipes opérationnelles. BP
égalité des s'efforce de garantir une représentation équilibrée des nationalités, en particulier en recrutant et en
chances 2016 formant des talents locaux en Mauritanie et au Sénégal. Par exemple, un programme de formation
a été mis en place pour 50 techniciens locaux dans les deux pays afin de soutenir les opérations du
projet
405-2 Rapport entre le salaire de base et la BP applique des politiques de rémunération fondées sur l'égalité, garantissant que les employés
rémunération des femmes et des reçoivent une rémunération équitable en fonction de leurs compétences, de leur expérience et de
hommes leur poste, sans distinction de genre. Le ratio de rémunération de base entre les hommes et les
femmes est régulièrement examiné afin de s’assurer qu'il n'existe pas de disparités injustifiées. BP
s'engage à combler toute différence salariale injustifiée et à garantir une égalité des chances dans les
évolutions de carrière pour les hommes et les femmes
GRI 406 : Non- 406-1 Incidents de discrimination et mesures BP s'engage à garantir un environnement de travail exempt de toute forme de discrimination, que
discrimination correctives prises ce soit en raison du genre, de l'origine ethnique, de l'orientation sexuelle, de la religion ou de tout
autre facteur personnel. Dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), des politiques
strictes contre la discrimination sont appliquées pour tous les employés et contractants. Les
employés ont accès à des mécanismes de signalement confidentiels pour toute plainte relative à la
discrimination. Si un cas de discrimination est signalé, BP mène une enquête approfondie et met
en œuvre des actions correctives appropriées pour résoudre la situation et prévenir toute récidive.
BP a mis en place des formations régulières pour sensibiliser les employés à la diversité et à
l'inclusion

Les tableaux suivants comprennent les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 414,409 et 410

Chaîne d’approvisionnement

Tableau N°23 : GRI 11, (GRI 414,409 et 410)

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


414-1 Nouveaux fournisseurs sélectionnés BP applique des critères stricts pour l'évaluation sociale de ses fournisseurs dans le cadre du projet
GRI 414 : sur la base de critères sociaux Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Chaque nouveau fournisseur est évalué en fonction de son
Évaluation respect des normes sociales, y compris les droits des travailleurs, les conditions de travail et
Sociale des l'absence de pratiques discriminatoires. BP collabore étroitement avec ses fournisseurs pour
fournisseurs s'assurer qu'ils se conforment aux normes internationales de responsabilité sociale, y compris les
2016 conventions de l'Organisation Internationale du Travail (OIT). En 2023, tous les nouveaux

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fournisseurs impliqués dans le projet GTA ont été soumis à une évaluation sociale avant de
commencer leur collaboration
414-2 Impacts sociaux négatifs dans la BP surveille activement les impacts sociaux potentiels dans la chaîne d'approvisionnement du
chaîne d'approvisionnement et projet GTA, y compris les pratiques de travail des sous-traitants et des fournisseurs locaux. Si des
mesures prises impacts sociaux négatifs sont identifiés, des mesures correctives sont immédiatement mises en
place, telles que l'amélioration des conditions de travail ou la révision des contrats. BP travaille
avec ses partenaires pour garantir une conformité totale avec les normes sociales internationales et
locales. En 2023, aucun incident majeur lié à des impacts sociaux négatifs dans la chaîne
d'approvisionnement n’a été signalé dans le cadre du projet GTA

GRI 409 : Travail 409-1 Opérations et fournisseurs présentant BP applique une politique de tolérance zéro en ce qui concerne le travail forcé ou obligatoire dans
forcé un risque importantD’incidents liés au toutes ses opérations, y compris dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Les
Ou obligatoire travail forcé ou obligatoire opérations et les fournisseurs du projet GTA sont évalués pour identifier les risques potentiels liés
au travail forcé ou obligatoire, conformément aux normes internationales du travail, y compris les
conventions de l'Organisation Internationale du Travail (OIT). BP exige de ses fournisseurs qu'ils
respectent les droits humains et les lois locales interdisant le travail forcé. En 2023, aucune
opération ni aucun fournisseur impliqué dans le projet GTA n’a été identifié comme étant à risque
d'incidents liés au travail forcé ou obligatoire. Les contrats de BP incluent des clauses spécifiques
garantissant le respect des normes de travail éthiques, et des audits réguliers sont réalisés pour
surveiller la conformité des fournisseurs
GRI 410 : 410-1 Personnel de sécurité formé aux BP s'assure que tout le personnel de sécurité employé directement ou via des sous-traitants dans le
Pratiques de politiques ou procédures en matière de cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) est formée aux politiques et procédures relatives
sécurité droits de l'homme aux droits de l’homme. Cette formation inclut des modules sur la protection des droits humains, la
gestion des situations de conflit, ainsi que sur le respect des normes internationales telles que les
Principes Volontaires sur la Sécurité et les Droits de l’Homme. BP veille à ce que les agents de
sécurité soient équipés pour gérer les incidents en conformité avec les meilleures pratiques de
sécurité et les standards éthiques.
En 2023, l'ensemble des agents de sécurité employés sur le projet GTA ont suivi des formations
spécifiques liées aux droits de l’homme, garantissant ainsi que les mesures de sécurité mises en
œuvre protègent à la fois les personnes et les installations sans compromettre les droits humains

Les tableaux ci-dessous montre les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 203, 413, 411, et 206

Performance social

Tableau N°24 : GRI 11, (203, 413, 411, et 206)

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Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution
GRI 203 : Impact 203-1 Soutien aux investissements et aux Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) représente un investissement significatif dans les
Économique services d'infrastructures infrastructures en Mauritanie et au Sénégal. BP a investi dans des installations portuaires, des
indirect 2016 infrastructures maritimes, et des systèmes de traitement de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces
investissements bénéficient non seulement aux opérations du projet, mais également aux
économies locales en renforçant les capacités industrielles et en stimulant le développement
économique régional. Par exemple, la construction de caissons au port de Dakar a généré des
emplois et a amélioré les infrastructures portuaires qui serviront à d'autres activités commerciales à
long terme
203-2 Impacts économiques indirects Le projet GTA a des impacts économiques indirects significatifs sur les économies locales de la
significatifs Mauritanie et du Sénégal. Au-delà des emplois directs créés par le projet, BP soutient le
développement des compétences locales à travers des programmes de formation technique, ce qui
permet aux travailleurs locaux de bénéficier des opportunités à long terme dans le secteur de
l'énergie. En 2023, plus de 1 000 emplois directs ont été créés, et des centaines d'emplois
supplémentaires ont été générés indirectement à travers la chaîne d'approvisionnement locale
GRI 413 : 413-1 Opérations avec l'engagement des Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) inclut une forte implication des communautés locales en
communauté communautés locales, Évaluations Mauritanie et au Sénégal. BP a mis en place des programmes de consultation avec les populations
local 2016 d'impact et programmes de locales afin d'identifier les impacts potentiels du projet sur leurs moyens de subsistance et leurs
développement activités, en particulier dans les domaines de la pêche et de l’agriculture. Des évaluations d’impact
environnemental et social (EIES) ont été réalisées, couvrant les aspects économiques,
environnementaux et sociaux du projet
BP soutient également des initiatives de développement communautaire qui visent à améliorer les
conditions de vie des populations locales. Parmi ces initiatives, on retrouve des programmes de
formation professionnelle, le soutien à l'éducation, et la création d'infrastructures locales. Par
exemple, BP a financé des centres de formation technique en collaboration avec les autorités
locales pour former des jeunes aux métiers de l’énergie et de l’ingénierie
413-2 Opérations ayant un impact négatif Le projet GTA, bien qu'il génère des avantages économiques considérables, présente également
significatif, réel ou potentiel, sur les des impacts potentiellement négatifs sur les communautés locales, notamment en ce qui concerne
communautés locale la pêche artisanale, qui est une source de revenu clé pour les populations côtières. Pour atténuer
ces impacts, BP a mis en place des mesures de compensation et des programmes de soutien pour
les pêcheurs locaux, y compris des compensations financières et des initiatives visant à diversifier
les sources de revenus des communautés touchées BP a également engagé des programmes de
protection de l'environnement afin de limiter les perturbations des écosystèmes marins, en
particulier dans les zones critiques pour la pêche. Les impacts sociaux et environnementaux sont
régulièrement évalués, et des ajustements sont apportés pour minimiser les effets négatifs du projet
sur les communautés.
GRI 411 : Droits 411-1 Incidents de violations des droits des Le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) est situé dans une région où il n'y a pas de peuples
des populations autochtones autochtones reconnus, selon les critères internationaux. BP a cependant mis en place des politiques
Peuples strictes pour garantir que tous les droits humains sont respectés, et les populations locales, bien
autochtones 2016 que non identifiées comme autochtones, sont consultées et impliquées dans les processus de

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développement du projet. Aucun cas de violation des droits des peuples autochtones n’a été
signalé en lien avec le projet GTA en 2023.
BP s'engage à respecter les droits de toutes les communautés locales et à se conformer aux normes
internationales sur les droits humains, en assurant des consultations continues et un dialogue
ouvert avec toutes les parties prenantes locales concernées. Les mécanismes de consultation
incluent des évaluations d'impact social et environnemental pour identifier et atténuer les effets
potentiels du projet sur les populations locales

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


GRI 206 : 206-1 Actions en justice pour comportement BP applique des politiques strictes de conformité avec les lois sur la concurrence dans toutes ses
Pratiques anticoncurrentiel, opérations, y compris dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). En 2023, aucune
Anti- Antitrust et pratiques monopolistiques action en justice liée à des pratiques anticoncurrentielles ou à des comportements anti-
Concurrentielles concurrentiels n’a été engagée contre BP en lien avec ses activités dans le projet GTA
Comportement BP veille à respecter les réglementations locales et internationales relatives à la concurrence et au
2016 commerce équitable. Cela inclut la promotion de la transparence dans ses relations avec les
partenaires, les fournisseurs et les autres parties prenantes. Les employés de BP reçoivent
régulièrement des formations sur les lois antitrust et les pratiques anticoncurrentielles pour
s'assurer que toutes les activités commerciales sont conformes aux exigences

Les tableaux ci-dessous montre les indicateurs cibles du sujet matériel GRI 205, 415, 207, et 206

Lutte contre la corruption


Tableau N°25 : GRI 11, (205, 415, 207, et 206)

Norme GRI Reporting Titre du reporting Solution


205-1 Opérations évaluées en fonction des BP applique une politique stricte de lutte contre la corruption dans toutes ses opérations, y
GRI 205 : risques liés à la corruption compris le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Toutes les opérations du projet, tant en
Anti-corruption Mauritanie qu’au Sénégal, sont régulièrement évaluées pour identifier et atténuer les risques liés à la
2016 corruption. BP met en œuvre des audits internes et externes afin de s'assurer que ses pratiques
commerciales sont conformes aux lois anti-corruption et aux normes internationale
205-2 Communication et formation sur les Tous les employés de BP, y compris ceux travaillant sur le projet GTA, reçoivent une formation
politiques et procédures de lutte obligatoire sur les politiques anti-corruption. Cette formation inclut des modules sur l’identification
contre la corruption des risques de corruption, les comportements éthiques à adopter, et la manière de signaler des
comportements suspects. BP assure également que ses sous-traitants et partenaires commerciaux
adhèrent aux mêmes standards de lutte contre la corruption. En 2023, tous les employés et
principaux sous-traitants ont suivi cette formation dans le cadre du projet GTA

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205-3 Incidents de corruption confirmés et En 2023, aucun cas de corruption confirmé n’a été signalé dans le cadre des opérations du projet
mesures prises GTA. BP applique une politique de tolérance zéro en matière de corruption, et toute violation de
cette politique fait l’objet de mesures correctives immédiates. Des mécanismes de dénonciation
confidentiels sont en place pour permettre aux employés et aux parties prenantes de signaler des
soupçons de corruption
GRI 415 : 415-1 Contributions politiques BP applique une politique stricte de neutralité politique et ne verse aucune contribution financière
Politique à des partis politiques, à des candidats ou à des représentants politiques, que ce soit directement ou
publique 2016 indirectement, dans le cadre de ses opérations, y compris le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA).
En 2023, BP n'a effectué aucune contribution politique en Mauritanie ni au Sénégal.
BP privilégie une approche transparente dans ses relations avec les gouvernements et les
représentants publics, en se concentrant sur la conformité réglementaire et le respect des cadres
juridiques nationaux et internationaux. Ses engagements publics visent à promouvoir des politiques
favorisant la transition énergétique et le développement durable, sans interférence dans les
processus politiques locaux.
GRI 207 : Impôts 207-1 Approche fiscale BP adopte une approche transparente et conforme à la fiscalité dans toutes ses opérations, y
2019 compris pour le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA). L'entreprise respecte strictement les lois
fiscales locales en Mauritanie et au Sénégal, où le projet est implanté, et applique les standards
internationaux de bonne gouvernance fiscale. BP s'engage à verser les impôts nécessaires dans les
juridictions où elle opère, contribuant ainsi de manière significative aux revenus fiscaux de ces pays
207-2 Gouvernance fiscale, contrôle et La gouvernance fiscale de BP repose sur des principes d'intégrité et de transparence. L’entreprise
gestion des risques dispose d’un cadre de gestion des risques fiscaux qui assure la conformité avec les législations
fiscales des pays où elle opère. BP surveille régulièrement les risques fiscaux potentiels et s’engage
à maintenir un dialogue ouvert avec les autorités fiscales locales afin d’éviter tout litige ou
incompréhension liés aux obligations fiscales. Les politiques fiscales sont supervisées par des
équipes internes de conformité et des auditeurs externes pour garantir un contrôle rigoureux
207-3 Incidents de corruption confirmés et BP engage un dialogue transparent avec ses parties prenantes, y compris les gouvernements locaux,
mesures prises les régulateurs et les communautés, sur les questions fiscales. BP s'assure que ses politiques fiscales
sont claires et alignées sur les attentes des parties prenantes, tout en s’engageant à contribuer de
manière juste et équitable aux économies des pays dans lesquels elle opère. BP publie
régulièrement des informations sur ses paiements fiscaux et ses contributions aux gouvernements,
conformément aux normes de transparence
207-4 Rapports pays par pays Publie des rapports détaillés sur ses paiements d'impôts par pays, incluant les paiements effectués
en Mauritanie et au Sénégal dans le cadre du projet GTA. Ces informations incluent les montants
versés au titre de l'impôt sur les sociétés, des redevances et d'autres contributions fiscales locales.

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En 2023, BP a contribué de manière significative aux recettes fiscales de ces deux pays grâce aux
activités liées au projet GTA, aidant à soutenir le développement économique local

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 Application de la norme ISSB au Projet Tortue Ahmeyime
Dans un contexte mondial où les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) sont devenues
des enjeux cruciaux pour les entreprises, la transparence et la cohérence dans le reporting de ces aspects sont
désormais essentielles. Le cadre de l'International Sustainability Standards Board (ISSB), notamment la norme
IFRS S1 sur les exigences générales de divulgation des informations financières liées à la durabilité, fournit une
approche globale pour les entreprises cherchant à répondre aux attentes croissantes des investisseurs et des parties
prenantes.
L'application des normes ISSB S1 (Obligations générales en matière d’informations financières liées à la durabilité)
et ISSB S2 (Informations à fournir en lien avec les changements climatiques) au projet Grand Tortue Ahmeyim
(GTA) constitue un levier stratégique pour assurer une gestion durable et transparente de cette initiative offshore
de grande envergure. Ces normes, qui s'appuient sur les recommandations de la Task Force on Climate-related
Financial Disclosures (TCFD), visent à fournir des informations standardisées et comparables pour identifier,
évaluer et gérer les risques et opportunités liés à la durabilité et au climat.
Pour un projet comme GTA, situé à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal, les normes ISSB jouent
un rôle clé pour :
 Renforcer la transparence auprès des investisseurs et parties prenantes
Les informations divulguées permettent de communiquer efficacement sur les risques climatiques et les
initiatives de durabilité tout en rassurant sur la résilience financière et stratégique du projet.
 Intégrer les considérations climatiques dans la stratégie opérationnelle
Les risques physiques (phénomènes météorologiques extrêmes) et les risques de transition (réglementations
et attentes sociétales) sont identifiés et pris en compte dans la planification du projet.
 Suivre et mesurer les performances climatiques et durables
Grâce à des indicateurs précis, GTA peut suivre ses progrès vers la réduction des émissions de gaz à effet
de serre, l’efficacité énergétique et l’adoption de technologies innovantes telles que la capture et le stockage
du carbone.
Les normes ISSB S1 et S2 permettent également de :
Mettre en avant les opportunités climatiques du projet, telles que son rôle dans la transition énergétique
régionale par la production de gaz naturel liquéfié (GNL), une alternative moins émissive par rapport aux
combustibles fossiles traditionnels.
Aligner les performances financières et non financières en démontrant comment les initiatives durables
peuvent créer de la valeur économique et sociétale.

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Le tableau 26 ci-dessous montre les indicateur IFRS S1 sur les exigences générales de divulgation des informations financières liées à la durabilité
Tableau 26 : les indicateur IFRS S1 : la gouvernance

Gouvernance
Code Indicateur Solution
IFRS (a) Tout organe de gouvernance (tel qu’un conseil, un comité ou un autre organe  Le conseil d'administration et les comités spécialisés de BP surveillent les risques
S1-32 équivalent responsable de la gouvernance) ou toute personne ayant la et opportunités liés à la durabilité. Ils sont informés régulièrement et leurs
responsabilité de surveiller les possibilités et risques liés à la durabilité. Plus décisions stratégiques prennent en compte ces risques, notamment dans le cadre
précisément, l’entité doit identifier ces organes ou personnes et fournir des des grandes transactions comme le projet GTA
informations sures
(i) La manière dont les responsabilités à l’égard des possibilités et risques liés à la  Les responsabilités en matière de durabilité sont intégrées dans les mandats du
durabilité sont reflétées dans les attributions, le mandat, les descriptions de conseil d'administration et des comités, qui sont informés des risques via des
tâches et les autres politiques connexes qui concernent ces organes ou rapports réguliers.
personnes,
(ii) La manière dont ces organes ou personnes déterminent si les habiletés et  Les compétences nécessaires pour superviser ces risques sont développées par des
compétences nécessaires pour surveiller les stratégies visant à répondre aux formations et des ateliers réguliers.
possibilités et risques liés à la durabilité sont ou seront acquises,
(iii) La manière dont ces organes ou personnes sont informés des possibilités et  Les comités reçoivent des rapports trimestriels sur les risques de durabilité,
risques liés à la durabilité, et la fréquence à laquelle ils le sont élaborés par l'équipe de gestion des risques.
(iv) La manière dont ces organes ou personnes prennent en considération les  Les risques de durabilité sont pris en compte dans les décisions stratégiques,
possibilités et risques liés à la durabilité dans le cadre de la surveillance de la notamment lors de la sélection des investissements et des projets majeurs comme
stratégie de l’entité, des décisions qu’elle prend quant aux transactions le projet GTA
importantes et des processus de gestion des risques et politiques connexes
qu’elle suit, y compris tout compromis envisagé relativement à ces possibilités et
risques
(v) La manière dont les organes ou les personnes surveillent l’établissement des  Les comités surveillent les progrès réalisés en matière de durabilité en suivant des
cibles Concernant les possibilités et risques liés à la durabilité et font le suivi des indicateurs de performance définis et en les intégrant aux politiques de
progrès Accomplis vers l’atteinte de ces Manière les indicateurs de performance rémunération des dirigeants
connexes sont pris en considération dans les Politiques de rémunération
(b) Le rôle de la direction en ce qui concerne les processus, contrôles et procédures  La direction de BP est activement impliquée dans la gestion des risques liés à la
en matière de gouvernance utilisés pour assurer le suivi, la gestion et la durabilité. Le directeur des risques est responsable de la coordination des efforts
surveillance des possibilités et risques liés à la durabilité, en indiquant de durabilité et de la supervision des contrôles internes liés à ces enjeux.
notamment :
(i) Si ce rôle est confié à un poste ou comité en particulier au sein de la direction, et  Un comité spécifique à la durabilité, présidé par un directeur exécutif, assure la
comment la surveillance est exercée à l’égard de ce poste ou comité, surveillance des initiatives liées aux risques environnementaux et sociaux
(ii) Si la direction utilise des contrôles et des procédures spécifiques pour assurer la  Des contrôles sont intégrés aux processus décisionnels afin de garantir que la
surveillance des possibilités et risques liés à la durabilité et, le cas échéant, gestion des risques de durabilité fait partie des fonctions clés de l'organisation
comment ces contrôles et procédures sont intégrés aux autres fonctions
internes.

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Le tableau 27 suivant présent les indicateurs de la stratégie selon IFRS S1
Tableau 27 : IFRS S1 La stratégie
Stratégie
Code Indicateur Solution
IFRS (a) Les possibilités et risques liés à la durabilité dont on peut  Possibilités : La demande croissante pour les énergies bas-carbone, l'accès aux financements verts, et
S1-29 raisonnablement s’attendre à ce qu’ils aient une incidence sur les les innovations offrent des perspectives de croissance significatives.
perspectives de l’entité  Risques : Les réglementations, les impacts physiques du climat, et la concurrence des énergies
renouvelables posent des défis nécessitant une stratégie proactive.
 Approche stratégique : Capitaliser sur les opportunités tout en atténuant les risques à travers des
investissements durables et une adaptation aux évolutions climatiques et réglementaires.
(b) Les incidences actuelles et prévues de ces possibilités et risques liés à  Incidences actuelles :
la durabilité sur son modèle économique et sa chaîne de valeur Investissements dans les infrastructures durables (FPSO et FLNG).
Mise en œuvre de pratiques de gestion des émissions et de surveillance écologique.
 Incidences prévues :
Adaptation aux normes environnementales pour maintenir la compétitivité.
Développement de chaînes d’approvisionnement plus résilientes.

(c) Les incidences de ces possibilités et risques liés à la durabilité sur sa  Intégration des engagements climatiques dans les décisions stratégiques.
stratégie et son processus décisionnel  Orientation vers les énergies bas-carbone et réduction des émissions comme priorité stratégique.
 Planification à long terme pour répondre aux attentes des parties prenantes et renforcer la durabilité.
(d) Les incidences de ces possibilités et risques liés à la durabilité sur sa  Court terme :
situation financière, sa Performance financière et ses flux de trésorerie Augmentation des coûts opérationnels en raison des investissements dans des technologies durables.
au cours de la période de présentation de L’information financière,  Moyen et long terme :
ainsi que les incidences prévues à court, moyen et long terme sur sa Stabilisation des flux financiers grâce à la demande croissante pour le GNL bas-carbone et aux
Situation financière, sa performance financière et ses flux de économies réalisées par l’efficacité énergétique.
trésorerie, compte tenu de la manière Dont ces possibilités et risques
liés à la durabilité sont pris en considération dans la planification
Financière de l’entité
(e) La résilience de sa stratégie et de son modèle économique face à ces  Développement d'infrastructures résilientes aux impacts climatiques et réglementaires.
risques liés à la durabilité  Flexibilité pour s'adapter aux évolutions du marché énergétique.
 Renforcement de la collaboration avec les parties prenantes pour améliorer la durabilité et la
conformité.

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Le tableau 28 ci-dessous montre les indicateur IFRS S1 sur les Possibilités et risques liés à la durabilité Possibilités

Tableau 28 : IFRS S1 Possibilités et risques liés à la durabilité

Possibilités et risques liés à la durabilité


Code Indicateur Solution
IFRS S1-30 (a) Décrire les possibilités et risques liés à la durabilité dont on peut  BP identifie les risques climatiques, tels que la transition vers une économie à
raisonnablement s’attendre à ce qu’ils aient une incidence sur ses faible émission de carbone, et les opportunités liées à l'augmentation de la
perspectives ; demande de gaz naturel comme une énergie de transition dans le cadre du
projet GTA
(b) Préciser, pour chaque possibilité et chaque risque liés à la durabilité  Les risques à court terme concernent les fluctuations des marchés énergétiques,
qu’elle a identifié, l’horizon Temporel (court, moyen ou long terme) tandis que les risques à moyen et long terme incluent l'évolution des politiques
sur lequel on peut raisonnablement s’attendre à ce que les climatiques et la transition énergétique global
Incidences se produisent
(c) Expliquer ses définitions de « court terme », de « moyen terme » et  BP définit le court terme comme une période de 1 à 3 ans, le moyen terme de 3
de « long terme » ainsi que les liens entre ces définitions et les à 5 ans, et le long terme au-delà de 5 ans, en lien avec ses cycles de planification
horizons de planification utilisés par l’entité pour la prise de stratégique et d'investissement
décisions stratégiques.

Le tableau 29 ci-dessous montre les indicateur IFRS S1 sur les Modèle économique et chaîne de valeur
Tableau 29 : IFRS S1 sur les Modèle économique et chaîne de valeur

Modèle économique et chaîne de valeur


Code Indicateur Solution
IFRS S1-32 (a) Une description des incidences actuelles et prévues des possibilités et  Le projet GTA contribue directement au modèle économique de BP en tant
risques liés à la durabilité sur son modèle économique et sa chaîne de que source clé de production de gaz naturel liquéfié (GNL), qui est essentiel
valeur ; pour répondre à la demande croissante en énergie plus propre dans un
contexte de transition énergétique mondiale
(b) Une description des aspects de son modèle économique et des maillons  Les principales zones géographiques impactées par le projet GTA sont la
de sa chaîne de valeur où Sont concentrés les possibilités et risques liés Mauritanie et le Sénégal, où les installations offshores de production de GNL
à la durabilité (par exemple, les zones géographiques, Les installations et sont concentrées. Les risques et opportunités sont évalués à la fois sur le plan
les types d’actifs). géographique et en fonction des actifs technologiques utilisés

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Les indicateurs de la Stratégie et processus décisionnel selon le référentiel IFRS S1 se trouve dans le tableau 30 présent
Tableau 30 : IFRS S1 sur les Stratégie et processus décisionnel

Stratégie et processus décisionnel


Code Indicateur Solution
IFRS S1-33 (a) La manière dont elle a répondu et prévoit de répondre aux  BP répond aux risques de durabilité avec des technologies comme la
possibilités et risques liés à la durabilité dans le cadre de sa stratégie capture et le stockage de carbone (CCS) dans le projet GTA
et de son processus décisionnel ;
(b) Les progrès réalisés par rapport aux plans qu’elle a communiqués  Les progrès incluent une production accrue de GNL avec des émissions
au cours de périodes de présentation de l’information antérieures, sous contrôle grâce à l'innovation technologique
au moyen d’informations tant quantitatives que Qualitatives ;
(c) Les compromis qu’elle a envisagés entre les possibilités et risques  BP équilibre les impacts environnementaux avec les avantages
liés à la durabilité (par exemple, pour prendre une décision sur économiques pour les communautés locales en adoptant des solutions
l’emplacement de nouvelles activités, l’entité pourrait avoir pris en technologiques durable
compte les impacts environnementaux de ces activités et le nombre
d’emplois qu’elles permettraient de créer dans un lieu donné).

Le tableau 31 ci-dessous montre les indicateur IFRS S1 sur Situation financière, performance financière et flux de trésorerie
Tableau 31 : IFRS S1 sur les Situation financière, performance financière et flux de trésorerie

Situation financière, performance financière et flux de trésorerie


Code Indicateur Solution
IFRS S1-34 (a) Les incidences des possibilités et risques liés à la durabilité sur sa  Les risques liés à la durabilité, tels que les réglementations environnementales
situation financière, sa performance financière et ses flux de plus strictes et les impacts climatiques, influent directement sur la situation
trésorerie pour la période de présentation de l’information financière financière de BP, notamment dans le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA).
(incidences financières actuelles) Pour l'année 2023, ces risques ont été intégrés dans la planification financière
de BP, impactant les décisions d'investissement, les coûts opérationnels et les
initiatives de réduction d'émissions
(b) Les incidences prévues à court, moyen et long terme des possibilités  À court terme, BP doit faire face à des fluctuations des prix de l'énergie et à
et risques liés à la durabilité sur sa situation financière, sa l’évolution des politiques climatiques. À moyen et long terme, les transitions
performance financière et ses flux de trésorerie, compte tenu de la vers des énergies à faible émission de carbone, telles que le gaz naturel liquéfié
manière dont ces possibilités et risques liés à la durabilité sont pris en (GNL), sont des opportunités financières pour BP, qui génèrent des flux de
trésorerie stables grâce au projet GTA

71 / 111
considération dans sa planification financière (incidences financières
prévues).

IFRS S1-35 (a) La manière dont les possibilités et risques liés à la durabilité ont  Les risques liés à la durabilité, tels que les impacts environnementaux des
influé sur sa situation financière, sa performance financière et ses opérations offshore et les exigences croissantes en matière de réduction des
flux de trésorerie pour la période de présentation de l’information émissions, ont eu un effet mesurable sur la performance financière de BP en
financière ; 2023. Cela s’est traduit par des investissements dans des technologies de
réduction des émissions, comme la capture et le stockage du carbone (CCS),
pour le projet GTA
(b) Les possibilités et risques liés à la durabilité dont il est question au  Les risques identifiés, tels que la volatilité des marchés énergétiques et les
paragraphe 35(a) et qui présentent un risque important d’entraîner réglementations sur les émissions, peuvent entraîner un ajustement significatif
un ajustement significatif, au cours de l’exercice suivant, de la valeur de la valeur des actifs et passifs dans les états financiers futurs. BP intègre ces
comptable des actifs et passifs présentés dans les états financiers risques dans ses prévisions financières pour gérer les fluctuations potentielles
correspondants ;
(c) L’évolution attendue de sa situation financière à court, moyen et  BP planifie ses investissements et cessions en tenant compte des opportunités
long terme, compte tenu de sa stratégie pour gérer les possibilités et et risques liés à la durabilité. Par exemple, dans le projet GTA, BP investit
risques liés à la durabilité, en prenant en considération : dans des technologies de réduction des émissions tout en optimisant ses
dépenses d’investissement dans des infrastructures durables. Les financements
de ces projets proviennent à la fois de sources internes et d’investissements
externes, garantissant une résilience financière à moyen et long terme
(i) Ses plans d’investissement et de cession (par exemple ceux  BP prévoit des investissements dans des projets durables et la modernisation
concernant ses dépenses d’investissement, ses acquisitions et des infrastructures existantes, comme le projet GTA. Les plans de cession
désinvestissements majeurs, ses coentreprises, la transformation de concernent les actifs non stratégiques ou à forte intensité de carbone, tandis
ses activités, l’innovation, ses nouveaux secteurs d’activité et la mise que BP se concentre sur l'accélération des technologies vertes
hors service de ses immobilisations), y compris les plans ne faisant
pas l’objet d’un engagement contractuel,
(ii) Les sources de financement qu’elle prévoit d’utiliser pour mettre en  BP finance ses investissements dans la durabilité en utilisant à la fois des
œuvre sa stratégie sources internes (flux de trésorerie opérationnels) et des financements
externes, notamment des obligations vertes et des partenariats stratégique

(d) d) l’évolution attendue de sa performance financière et de ses flux de  BP anticipe une amélioration de sa performance financière à moyen et long
trésorerie à court, moyen et long terme, compte tenu de sa stratégie terme grâce à la hausse de la demande pour des énergies plus propres et à ses
pour gérer les possibilités et risques liés à la durabilité. investissements dans des infrastructures à faible émission de carbone. Le
projet GTA est un élément clé de cette stratégie, avec des flux de trésorerie
attendus provenant des exportations de GNL vers des marchés en transition
énergétique

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Le tableau ci-dessous montre les indicateur IFRS S1 sur Résilience
Tableau 32 : IFRS S1 Résilience
Résilience
Code Indicateur Solution
IFRS S1-41 L’entité doit fournir des informations permettant aux utilisateurs des  Méthode :
rapports financiers à usage général de comprendre sa capacité à
s’adapter en fonction des incertitudes découlant des risques liés à la BP utilise des analyses de scénarios basées sur des données climatiques
durabilité. et des projections de demande énergétique pour anticiper les impacts à
Elle doit fournir une appréciation qualitative — et, s’il y a lieu, long terme.
quantitative — de la résilience de sa stratégie et de son modèle  Horizon temporel :
économique face aux risques liés à la durabilité, y compris des L'évaluation de la résilience couvre le court terme (1-3 ans), le moyen
informations sur la méthode suivie pour réaliser l’appréciation et terme (3-5 ans) et le long terme (5 ans et plus), avec des ajustements
l’horizon temporel de celle-ci. Lorsque l’entité fournit des stratégiques intégrés à chaque étape
informations quantitatives, elle peut donner un montant précis ou un
intervalle de montants

Dans le tableau 33 présent vous trouvez les indicateurs de gestion des risques de la norme IFRS S1
Tableau 33 : IFRS S1 Gestion des risques

Gestion des risques


Code Indicateur Solution
IFRS S1-44 (a) Les processus et les politiques connexes qu’elle suit pour identifier,  BP utilise des données provenant de sources internes (évaluations
évaluer, hiérarchiser et surveiller les risques liés à la durabilité, environnementales, rapports d'impact) et externes (réglementations
notamment en : internationales, scénarios climatiques) pour identifier les risques. Ces
(i) Donnant des informations sur les données d’entrée et les données couvrent toutes les activités du projet, y compris les
paramètres qu’elle utilise (par exemple les sources des données et le infrastructures offshores et les chaînes d'approvisionnement
périmètre d’activités visé par les processus),
(ii) Indiquant si et de quelle manière elle utilise l’analyse de scénarios  L’analyse de scénarios est utilisée pour anticiper et quantifier l’impact
pour identifier les risques liés à la durabilité, des risques de durabilité sur les opérations à moyen et long terme. Par
exemple, BP simule des scénarios de réglementation environnementale
plus stricte pour évaluer comment cela pourrait affecter les coûts
d'exploitation du projet GTA
(iii) Indiquant la manière dont elle évalue la nature, la probabilité et  BP évalue la nature, la probabilité et l'ampleur des impacts des risques
l’ampleur des incidences des risques en question (par exemple, si elle en se basant sur des seuils quantitatifs (émissions de GES, impact sur la
tient compte de facteurs qualitatifs, de seuils quantitatifs ou d’autres biodiversité) et des critères qualitatifs (réputation, conformité
critères) ; réglementaire). Les risques ayant le potentiel de perturber la production
ou les revenus sont priorisés

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(iv) Indiquant si et de quelle manière elle hiérarchise les risques liés à  Les risques liés à la durabilité sont hiérarchisés par rapport aux autres
la durabilité par rapport aux autres types de risques types de risques (financiers, opérationnels), et font partie intégrante des
stratégies d'investissement et de développement. Le projet GTA est
surveillé de près en raison de ses implications sur les émissions de gaz à
effet de serre et l'impact environnemental marin
(v) Indiquant la manière dont elle surveille les risques liés à la  Les risques sont surveillés via des outils d’audit interne et des rapports
durabilité, réguliers soumis aux comités de direction et aux organes de
gouvernance. Ces rapports sont utilisés pour ajuster les stratégies de
gestion des risques en fonction des évolutions réglementaires ou des
événements climatiques imprévus
(b) Les processus qu’elle suit pour identifier, évaluer, hiérarchiser et  BP ne se contente pas de gérer les risques, mais identifie également des
surveiller les possibilités liées à La durabilité ; opportunités liées à la durabilité, notamment par la transition vers des
énergies à plus faible émission de carbone. Le projet GTA représente
une opportunité majeure pour BP de répondre à la demande croissante
de gaz naturel liquéfié (GNL), une énergie de transition.
(c) La mesure dans laquelle et la manière dont ses processus  Les processus d'identification, d'évaluation et de gestion des risques de
d’identification, d’évaluation, déhiérarchisation et de surveillance des durabilité sont pleinement intégrés au système global de gestion des
possibilités et des risques liés à la durabilité sont intégrés à son risques de BP. Les risques liés à la durabilité sont traités avec la même
processus général de gestion des risques et l’influencent. importance que les risques financiers ou opérationnels. Pour le projet
GTA, cela signifie que les décisions d'investissement, les stratégies de
réduction des émissions et les initiatives de développement sont toutes
basées sur une évaluation exhaustive des risques et opportunités de
durabilité

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Le tableau ci-dessous montre la partie Indicateurs et cibles de la norme IFRS S1
Tableau 34 : Indicateurs et cibles

Indicateurs et cibles
Code Indicateur Solution
IFRS S1- (a) Les indicateurs exigés selon une Norme IFRS d’information  Émissions de gaz à effet de serre (GES) : BP mesure les émissions de GES en
46 sur la durabilité applicable ; tonnes équivalent CO₂, en se concentrant sur les scopes 1 et 2. L'objectif est de
réduire progressivement ces émissions dans le cadre de la transition énergétique
mondiale
(b) Les indicateurs que l’entité utilise pour évaluer et surveiller :  Ces indicateurs sont suivis de manière trimestrielle et les résultats sont partagés
avec le conseil d'administration, les comités de durabilité, et les équipes
opérationnelles
IFRS S1- (a) L’indicateur utilisé pour établir la cible et faire le suivi des  BP utilise les indicateurs de réduction des émissions de GES (tonnes équivalent
51 progrès accomplis vers l’atteinte de celle-ci ; CO₂) pour suivre les progrès vers les cibles de neutralité carbone. Ces
indicateurs sont centralisés et intégrés dans les rapports de durabilité annuels
(b) La cible quantitative ou qualitative particulière que l’entité a  BP s’est engagé à une réduction de 30 % des émissions de GES d'ici 2030 pour
établie ou qu’elle est tenue d’atteindre ; ses opérations globales, y compris le projet GTA. Ce pourcentage est une cible
intermédiaire vers l’objectif de neutralité carbone à plus long terme
(c) L’intervalle de temps auquel s’applique la cible ;  Les cibles de réduction des émissions sont fixées à court terme (2025), moyen
terme (2030) et long terme (2050), permettant à BP de surveiller les progrès à
chaque étape et d’ajuster ses stratégies si nécessaire
(d) La période de référence à partir de laquelle les progrès  Les progrès sont évalués chaque année à partir de la période de référence fixée
accomplis sont évalués ; en 2020, avec des rapports annuels publiés par BP pour documenter la
performance en matière de durabilité
(e) Les jalons et cibles intermédiaires ;  BP a défini des jalons pour 2025 afin de vérifier les avancées sur la réduction des
émissions et l'amélioration de l'efficacité énergétique, servant de points de
contrôle avant d'atteindre les objectifs finaux pour 2030 et 2050
(f) Sa performance par rapport à chacune des cibles et une  BP évalue et publie annuellement les résultats par rapport aux cibles fixées, avec
analyse des tendances ou des variations de sa performance ; des analyses sur les tendances et les écarts éventuels. Ces rapports fournissent
une vue claire des progrès accomplis et des ajustements nécessaires pour
atteindre les objectifs de durabilité
(g) Toute modification qu’elle a apportée à la cible et les motifs  Si des ajustements sont nécessaires en raison de nouvelles réglementations ou de
sous-tendant les modifications apportées changements technologiques, BP documente les raisons de ces modifications
dans ses rapports annuels, tout en maintenant une transparence totale sur
l'évolution de ses cibles

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Le tableau 35 ci-dessous montre les indicateurs de gouvernance selon IFRS S2
Tableau 35 : IFRS S2 Gouvernance

Gouvernance
Code Indicateur Solution
IFRS S2-6 (a) Tout organe de gouvernance (tel qu’un conseil, un comité ou un autre  Organe de gouvernance et responsabilités :
organe équivalent responsable de la gouvernance) ou toute personne BP dispose d'organes de gouvernance, tels que des comités
ayant la responsabilité de surveiller les possibilités et risques dédiés et son conseil d'administration, qui supervisent
Liés aux changements climatiques. Plus précisément, l’entité doit activement les opportunités et risques liés aux changements
identifier ces organes ou personnes et fournir des informations sures :
(i) La manière dont les responsabilités à l’égard des climatiques.
possibilités et risques liés aux Changements climatiques
sont reflétées dans les attributions, le mandat, les  Surveillance et information :
descriptions de tâches et les autres politiques connexes qui Les comités reçoivent des rapports réguliers (annuels et
concernent ces organes ou personnes trimestriels) sur les progrès climatiques, notamment les
(ii) ii) La manière dont ces organes ou personnes déterminent réductions d'émissions (Scope 1, 2 et 3) et l'intégration des
si les habiletés et compétences nécessaires pour surveiller technologies propres. La fréquence de ces rapports permet
les stratégies visant à répondre aux possibilités et risques une évaluation continue et une adaptation des stratégies
liés aux changements climatiques sont ou seront acquises,  Décisions stratégiques et politiques connexes :
(iii) La manière dont ces organes ou personnes sont informés Les organes intègrent systématiquement les risques
des possibilités et risques liés aux changements climatiques, climatiques dans la gestion stratégique. Par exemple, des
et la fréquence à laquelle ils le sont, investissements sont réalisés dans les énergies renouvelables,
(iv) La manière dont ces organes ou personnes prennent en et les compromis nécessaires entre transition énergétique et
considération les possibilités et Risques liés aux performance financière sont évalués à chaque étape
changements climatiques dans le cadre de la surveillance de  Suivi des cibles et politiques de rémunération :
la stratégie de l’entité, des décisions qu’elle prend quant aux Les performances climatiques sont intégrées dans les
transactions importantes et des politiques de rémunération des cadres, encourageant ainsi la
(v) Processus de gestion des risques et politiques connexes réalisation des objectifs de neutralité carbone et de durabilité à
qu’elle suit, y compris tout compromis envisagé long terme
relativement à ces possibilités et risques,

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Le tableau ci-dessous montre les indicateurs de la stratégie selon le référentiel IFRS S2
Tableau 36 : IFRS S2 Stratégie

Stratégie
Code Indicateur Solution
IFRS S2-9 (a) Les possibilités et risques liés aux changements climatiques dont on
peut raisonnablement s’attendre à ce qu’ils aient une incidence sur les  Le projet GTA identifie des opportunités comme
perspectives de l’entité l'utilisation de technologies avancées pour réduire les
émissions et améliorer l'efficacité énergétique, tout en
faisant face à des risques climatiques tels que les
réglementations strictes et les impacts physiques sur les
infrastructures.
(b) Les incidences actuelles et prévues de ces possibilités et risques liés
aux changements climatiques sur son modèle économique et sa chaîne  Les infrastructures et la chaîne de valeur du projet GTA
de valeur sont conçues pour minimiser les impacts
environnementaux grâce à des protections sous-marines
et des processus optimisés, tout en produisant du GNL
à faible empreinte carbone.
(c) Les incidences de ces possibilités et risques liés aux changements
climatiques sur sa stratégie et son processus décisionnel, y compris des  La stratégie du projet inclut des plans de transition
informations sur son plan de transition lié aux changements climatiques intégrant des compromis entre les coûts
climatiques technologiques et les bénéfices environnementaux, tout
en respectant les réglementations internationale
(d) Les incidences de ces possibilités et risques liés aux changements
climatiques sur sa situation financière, sa performance financière et ses  Court terme, les investissements augmentent les coûts
flux de trésorerie au cours de la période de présentation opérationnels, mais à moyen et long terme, ils
De l’information financière, ainsi que les incidences prévues à court, stabilisent les revenus et garantissent une durabilité
moyen et long terme sur sa situation financière, sa performance économique.
financière et ses flux de trésorerie, compte tenu de la manière
Dont ces possibilités et risques liés aux changements climatiques sont
pris en considération dans la Planification financière de l’entité

(e) La résilience climatique de sa stratégie et de son modèle économique


face aux changements, aux développements et aux incertitudes liés au  A résilience climatique est assurée grâce à des analyses
climat, compte tenu des possibilités et risques liés aux changements régulières des risques physiques et des renforcements
climatiques qu’elle a identifiés adaptés des infrastructures, garantissant la pérennité des
opérations.

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Les inducteurs possibilités et risques liés aux changements climatiques selon IFRS S2 sont présenté dans le tableau 37 suivant
Tableau 37 : IFRS S2 Possibilités et risques liés aux changements climatiques

Possibilités et risques liés aux changements climatiques


Code Indicateur Solution
IFRS S2-10 (a) Décrire les possibilités et risques liés aux changements climatiques
dont on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’ils aient une  Les opportunités incluent l'adoption de technologies à faible
incidence sur ses perspectives émission de carbone et la production de GNL respectueux de
l'environnement pour répondre à la demande croissante
d'énergie propre. Les risques incluent des contraintes
réglementaires accrues et des impacts physiques sur les
infrastructures marines.
(b) Expliquer, pour chaque risque lié aux changements climatiques qu’elle
a identifié, si elle considère qu’il s’agit d’un risque physique lié aux  Les risques climatiques sont classés en deux catégories :
changements climatiques ou d’un risque de transition lié aux Physiques : impacts des conditions marines (tempêtes, montée
changements climatiques ; des eaux).
De transition : évolution des politiques climatiques et des
exigences des marchés.

(c) Préciser, pour chaque possibilité et chaque risque liés aux Les opportunités et risques sont évalués sur :
changements climatiques qu’elle a Identifiés, les horizons temporels  Court terme : réduction immédiate des émissions et
(court, moyen ou long terme) sur lesquels on peut raisonnablement investissements technologiques.
s’attendre à ce que les incidences se produisent ;  Moyen terme : ajustements aux nouvelles réglementations et
amélioration des infrastructures.
 Long terme : durabilité opérationnelle et compétitivité sur les
marchés mondiaux.

(d) Expliquer ses définitions de « court terme », de « moyen terme » et de Les horizons temporels sont définis comme suit :
« long terme » ainsi que les liens entre ces définitions et les horizons de  Court terme : 0 à 5 ans.
planification utilisés par l’entité pour la prise de décisions stratégiques.  Moyen terme : 5 à 10 ans.
 Long terme : au-delà de 10 ans, en intégrant la planification
stratégique pour atteindre la neutralité carbone.

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Les inducteurs Modèle économique et chaîne de valeur selon IFRS S2 sont présenté dans le tableau suivant
Tableau 38 : IFRS S2 Modèle économique et chaîne de valeur

Modèle économique et chaîne de valeur


Code Indicateur Solution
IFRS S2-13 (a) Une description des incidences actuelles et prévues des possibilités et
risques liés aux changements climatiques sur son modèle économique  Le projet GTA intègre un modèle économique axé sur la
et sa chaîne de valeur ; production de GNL à faible empreinte carbone, en utilisant des
technologies avancées pour limiter les émissions et maximiser
l'efficacité énergétique.
(b) Une description des aspects de son modèle économique et des
maillons de sa chaîne de valeur où sont concentrés les possibilités et  Les risques climatiques se concentrent principalement sur les
risques liés aux changements climatiques (par exemple les zones infrastructures marines, tandis que les opportunités se trouvent
géographiques, les installations et les types d’actifs dans le développement de solutions énergétiques propres,
renforçant la compétitivité et la conformité environnementale

Les inducteurs Situation financière, performance financière et flux de trésorerie selon IFRS S2 sont présenté dans le tableau suivant
Tableau 39 : IFRS S2 Situation financière, performance financière et flux de trésorerie

Situation financière, performance financière et flux de trésorerie


Code Indicateur Solution
IFRS S2-15 (a) Les incidences des possibilités et risques liés aux changements
climatiques sur sa situation financière, sa performance financière et ses  Investissements additionnels :
flux de trésorerie pour la période de présentation de l’information 150 millions USD ont été mobilisés en 2023 pour des
financière (incidences financières actuelles) ; infrastructures résilientes aux impacts climatiques, notamment
pour protéger les pipelines sous-marins contre l’érosion et les
tempêtes.
 Coût des émissions :
Le projet prévoit un coût carbone interne de 40 USD par tonne
de CO2 émise, ce qui a un impact direct sur la rentabilité à
court terme.
 Dépenses liées à la conformité :
20 millions USD investis pour répondre aux normes
internationales environnementales, comme la réduction des
rejets d'eau traitée en mer.

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(b) Les incidences prévues à court, moyen et long terme des possibilités et
1. Prévisions à court terme (2023-2025) :
risques liés aux changements climatiques sur sa situation financière, sa
performance financière et ses flux de trésorerie, compte tenu de la  Réduction des coûts grâce à l’électrification partielle des sites
manière dont ces possibilités et risques liés aux changements offshore :
climatiques sont pris en  Économies prévues : 10 millions USD/an d'ici 2025 sur les
Considération dans sa planification financière (incidences financières dépenses énergétiques.
prévues).
 Investissements en mitigation :
 120 millions USD alloués au déploiement de systèmes de
récupération de chaleur sur le site FLNG.
2. Prévisions à moyen terme (2026-2030) :
 Augmentation des revenus bas-carbone :
 Transition progressive vers des ventes de gaz naturel avec une
intensité carbone réduite (objectif : réduction de 35 % des
émissions par unité de GNL exportée).
 Revenu estimé : +200 millions USD/an d'ici 2030 grâce à des
contrats préférentiels pour le GNL bas-carbone.
 Impact des taxes carbone :
 Prévisions : Augmentation des charges opérationnelles
annuelles de 10 millions USD si la taxe carbone mondiale
atteint 50 USD/tCO2.
1) Prévisions à long terme (2031-2050) :
 Neutralité carbone des opérations :
 Le coût du captage et stockage du carbone (CSS) est estimé à
25 USD/tCO2, permettant une absorption de 0,5 MtCO2/an
d'ici 2035.
 Risques climatiques physiques :
Augmentation des dépenses liées à la résilience climatique de 2 % du
budget annuel pour adapter les infrastructures à l’élévation du niveau de
la mer.

La manière dont les possibilités et risques liés aux changements


(a) climatiques ont influé sur sa situation financière, sa performance  Impact modéré des coûts initiaux de conformité et de
IFRS S2-16 résilience, compensé par une augmentation des revenus grâce
financière et ses flux de trésorerie pour la période de Présentation de
l’information financière ; aux contrats GNL bas-carbone.

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 Marge opérationnelle stable (15 %) grâce à une gestion
proactive des coûts liés aux risques climatiques.

 Investissements climatiques bien intégrés dans les prévisions


financières, garantissant des flux positifs malgré des dépenses
de transition.

Les possibilités et risques liés aux changements climatiques dont il est  Actifs à risque : Installations offshore sensibles aux
question au paragraphe 16(a) et qui présentent un risque important perturbations climatiques physiques et infrastructures de
(b) d’entraîner un ajustement significatif, au cours de l’exercice suivant, de transport de GNL.
la valeur comptable des actifs et passifs présentés dans les états  Passifs accrus : Liés aux coûts d’adaptation aux nouvelles
IFRS S2-16 financiers réglementations ou à l’augmentation des primes d’assurance
Correspondants ; pour les infrastructures en zone à risque.
 Opportunités : Réévaluation positive des actifs liés aux GNL
bas-carbone et potentiels financements verts.
(c) L’évolution attendue de sa situation financière à court, moyen et long Évolution à court terme (2023-2025)
terme, compte tenu de sa stratégie pour gérer les possibilités et risques 1. Investissements dans la réduction des émissions
liés aux changements climatiques, en prenant en considération :  Allocation de 120 millions USD pour l'installation de systèmes
i. Ses plans d’investissement et de cession (par exemple ceux de récupération de chaleur et d'infrastructures énergétiques bas-
concernant ses dépenses d’investissement, ses acquisitions et carbone.
désinvestissements majeurs, ses coentreprises, la
transformation de ses activités, l’innovation, ses nouveaux  Réduction de 15 % des émissions de CO2 opérationnelles d'ici
secteurs d’activité et la mise hors service de ses 2025, entraînant une diminution des coûts de conformité
immobilisations), y compris les plans ne faisant pas l’objet climatique.
d’un engagement contractuel, 2. Renforcement des infrastructures :
ii. Les sources de financement qu’elle prévoit d’utiliser pour
 20 millions USD pour protéger les pipelines sous-marins et les
mettre en œuvre sa stratégie ;
IFRS S2-16 installations offshore contre les impacts climatiques immédiats,
tels que les tempêtes.
3. Revenus croissants du GNL bas-carbone :
 Prévision d'une augmentation de 10 % des revenus grâce à des
contrats de fourniture en Europe pour du gaz à intensité
carbone réduite.

 Évolution à moyen terme (2026-2030)


1. Transition vers une économie bas-carbone :
 Passage progressif de 30 % des installations énergétiques
conventionnelles à des systèmes bas-carbone.

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 Hausse des investissements dans des technologies de captage et
stockage du carbone (CSS), estimés à 200 millions USD sur
cette période.
2. Impact financier des taxes carbone :
 Intégration d'un coût carbone interne de 50 USD/tCO2,
influençant les dépenses opérationnelles et la planification des
investissements.
3. Augmentation des marges opérationnelles :
 Adoption de technologies avancées pour réduire les pertes
énergétiques, avec un gain annuel estimé à 15 millions USD en
efficacité énergétique.

Évolution à long terme (2031-2050)


1. Neutralité carbone des opérations :
 Captage et stockage d’environ 0,5 MtCO2/an à partir de 2035,
réduisant les coûts de compensation carbone à 20 USD/tCO2.
 Mise hors service progressive des infrastructures énergétiques
fossiles non essentielles.
2. Renforcement des revenus durables :
 60 % des revenus issus du GNL bas-carbone et des
technologies renouvelables d’ici 2050.
3. Réduction des risques physiques :
 Dépenses planifiées pour l’adaptation des installations à
l’élévation du niveau de la mer (5 % du budget annuel des
investissements).
(d) L’évolution attendue de sa performance financière et de ses flux de
trésorerie à court, moyen et long terme, compte tenu de sa stratégie  Performance financière : Amélioration à moyen et long terme
pour gérer les possibilités et risques liés aux changements climatiques grâce à une transition proactive vers des activités bas-carbone et
(hausse des produits tirés de la fourniture de produits et services une gestion efficace des coûts climatiques.
IFRS S2-16 compatibles avec une  Flux de trésorerie : Stabilisés à court terme par des
Économie à plus faibles émissions de carbone, coûts découlant de investissements stratégiques et renforcés à long terme grâce à
dommages matériels causés à des actifs par des phénomènes des gains issus des revenus durables et de la réduction des taxes
climatiques, coûts liés à l’adaptation aux conséquences des climatiques
changements climatiques ou à l’atténuation de ces conséquences, etc.).

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Le tableau ci-dessous montre les indicateur IFRS S2 sur la résilience climatique

Tableau 40 : IFRS S2 Résilience climatique

Résilience climatique
Code Indicateur Solution
IFRS S2-22 (a) L’évaluation qu’elle a faite de sa résilience climatique à la date de  Répercussions sur la stratégie et le modèle économique
clôture, qui doit permettre aux utilisateurs des rapports financiers à 1. Renforcement de la résilience opérationnelle :
usage général de comprendre :
i. Les répercussions, le cas échéant, de son évaluation sur sa  Intégration de technologies pour minimiser les émissions de
stratégie et son modèle économique, notamment la manière méthane (objectif : intensité de méthane de 0,05 % pour les
dont elle aurait à répondre aux incidences identifiées dans opérations offshores d’ici 2025).
l’analyse de scénarios climatiques,
 Utilisation de plateformes flottantes FPSO et FLNG pour
ii. Les zones d’incertitude importantes prises en considération
réduire l’empreinte écologique et maximiser la flexibilité des
dans son évaluation,
opérations.
iii. Sa capacité à ajuster ou à adapter sa stratégie et son modèle
2. Adaptation aux risques physiques :
économique à court, moyen et long terme en fonction des
changements climatiques, en ce qui a trait à :  Investissements de 150 millions USD pour protéger les
1. La disponibilité et la souplesse de ses ressources infrastructures offshores contre l'élévation du niveau de la mer
financières existantes pour répondre aux incidences et les tempêtes.
identifiées dans l’analyse de scénarios climatiques,
notamment pour répondre aux risques liés aux  Renforcement des pipelines sous-marins pour résister aux
changements climatiques ou pour tirer parti des érosions et dégâts liés aux vagues.
possibilités liées aux changements climatiques, 3. Transition bas-carbone :
2. Sa capacité de redéployer, de transformer, de
 Réorientation stratégique vers la production de GNL à faible
mettre à niveau ou de mettre hors service des actifs
empreinte carbone, représentant 60 % des revenus prévus d’ici
existants,
2050.
3. L’incidence de ses investissements actuels et prévus
Zones d'incertitude importantes
dans des mesures d’atténuation ou d’adaptation
1. Réglementations climatiques :
liées aux changements climatiques et dans des
possibilités liées à la résilience climatique ;  Risque d’introduction de nouvelles taxes carbone (ex : une taxe
mondiale de 50 USD/tCO2 pourrait augmenter les coûts
opérationnels de 10 %).
 Incertitude autour des normes environnementales futures
imposant des mises à jour coûteuses des infrastructures.

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2. Risques physiques croissants :
 Intensification des tempêtes et élévation du niveau de la mer,
avec des impacts potentiels sur les installations offshores et les
délais d'exploitation.
3. Évolution des marchés énergétiques :
 Incertitudes liées à la demande mondiale de GNL face à
l'accélération de la transition vers les énergies renouvelables.

Capacité d'ajustement à court, moyen et long terme


1. Court terme (2023-2025) :
 Augmentation de 20 % des investissements dans les
infrastructures résilientes.
 Adoption de technologies avancées pour surveiller et réduire les
émissions (capteurs de méthane installés sur toutes les
installations offshore).
2. Moyen terme (2026-2030) :
 Déploiement de systèmes de captage et stockage du carbone
(CSS) pour absorber 0,5 MtCO2/an d’ici 2035.
 Réduction de 35 % des émissions totales d'ici 2030, grâce à des
projets énergétiques bas-carbone.
3. Long terme (2031-2050) :
 Neutralité carbone des opérations du projet GTA d'ici 2050.
 Expansion des revenus basés sur les énergies propres pour
réduire la dépendance au marché des énergies fossiles.

(b) La manière dont l’analyse de scénarios climatiques a été effectuée et Scénarios climatiques utilisés et leur source
le moment où elle l’a été, notamment : 1. Scénarios analysés :
i. En donnant des informations sur les données d’entrée  Scénario Net Zero (NZ) : Basé sur une réduction des
utilisées par l’entité, en particulier en indiquant : émissions mondiales conforme à l’objectif de limiter le
1. Les scénarios climatiques qu’elle a utilisés pour réchauffement climatique à 1,5 °C (source : International
effectuer l’analyse et les sources de ces scénarios, Energy Agency, 2021).
2. Si l’analyse comprend ou non un éventail varié de  Scénario New Momentum (NM) : Évolution des politiques
scénarios climatiques, actuelles avec des réductions modérées des émissions (source :
3. Si les scénarios climatiques utilisés pour effectuer BP Energy Outlook, 2023).
l’analyse sont associés ou non à des risques de  Scénario Accelerated Transition (AT) : Adoption accélérée
transition ou à des risques physiques liés aux des technologies propres et politiques climatiques ambitieuses.

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changements climatiques, 2. Sources des données :
4. Si l’entité a utilisé ou non, parmi ses scénarios, un  Modèles climatiques globaux de l’IPCC (Rapport AR6).
scénario climatique qui est cohérent avec ce que  Études internes du groupe BP sur les impacts climatiques
prévoit l’accord international sur les changements physiques et les risques de transition.
climatiques le plus récent, Horizons temporels considérés
5. Les raisons pour lesquelles elle a jugé que les 1. Court terme (2023-2025) :
scénarios climatiques qu’elle a choisis sont utiles  Analyse des impacts immédiats des taxes carbones et des
pour évaluer sa résilience face aux changements, réglementations environnementales sur les coûts opérationnels
aux développements ou aux incertitudes liés au et la compétitivité.
climat,  Adaptation des infrastructures offshore aux risques climatiques
6. Les horizons temporels qu’elle a utilisés pour physiques (tempêtes, élévation du niveau de la mer).
l’analyse, 2. Moyen terme (2026-2030) :
7. Le périmètre des activités qu’elle a analysées (par  Évaluation des impacts économiques des investissements dans
exemple, les unités opérationnelles et lieux les technologies bas-carbone (captage et stockage du carbone,
d’exploitation utilisés dans l’analyse), électrification).
ii. Les hypothèses clés sur lesquelles elle s’est fondée lors de  Prévisions sur les revenus liés à l’augmentation de la demande
l’analyse, dont les hypothèses concernant : mondiale de GNL bas-carbone.
1. Les politiques liées aux changements climatiques 3. Long terme (2031-2050) :
dans les pays ou territoires où l’entité exerce ses  Analyse des scénarios de transition énergétique mondiale avec
activités, une prévision de la neutralité carbone des opérations GTA d'ici
2. Les tendances macroéconomiques, 2050.
3. Les variables nationales ou régionales (par exemple,  Évaluation de la résilience des infrastructures face aux
les conditions météorologiques locales, la changements climatiques intensifiés.
démographie, l’utilisation des sols, les 3Hypothèses clés et périmètre analysé
infrastructures et la disponibilité des ressources 1. Hypothèses clés :
naturelles),  Prix du carbone : Adoption d’un prix global moyen de 50
4. La consommation et la composition de l’énergie, USD/tCO2 d'ici 2030 et de 100 USD/tCO2 d'ici 2050.
5. Les progrès technologiques,
 Transition énergétique : Augmentation progressive de la
iii. La période de présentation de l’information financière au
demande pour le GNL bas-carbone, représentant 30 % du mix
cours de laquelle l’analyse de scénarios climatiques a été
énergétique mondial en 2050.
effectuée (voir paragraphe B18).
 Risques physiques : Intensification des tempêtes et élévation
du niveau de la mer d’environ 0,5 m d'ici 2050 (source : IPCC).
2. Périmètre analysé :
 Installations offshores : Évaluation des impacts climatiques
sur les plateformes flottantes (FPSO et FLNG) et pipelines
sous-marins.
 Activités logistiques : Considération des bases
d'approvisionnement à Nouakchott et Dakar.
 Chaîne d’approvisionnement : Analyse des émissions Scope
3 liées aux fournisseurs et clients.

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S2 et ses indicateurs sur la Gestion des risques sont présenté dans le tableau 41 ci-dessous
Tableau 41 : IFRS S2 Gestion des risques

Gestion des risques


Code Indicateur Solution
IFRS S2-25 (a) Pour atteindre cet objectif, l’entité doit fournir des informations sures : Données d’entrée et périmètre
Les processus et les politiques connexes qu’elle suit pour identifier, évaluer,  Utilisation des modèles IPCC et des données opérationnelles
hiérarchiser et surveiller les risques liés aux changements climatiques, internes pour les émissions GES.
notamment en :  Couverture : installations offshore, pipelines, bases logistiques et
i. Donnant des informations sur les données d’entrée et les chaîne d’approvisionnement.
paramètres qu’elle utilise (par exemple les sources des données et Analyse de scénarios climatiques
le périmètre d’activités visé par les processus),  Scénarios utilisés : Net Zero (NZ) (1,5 °C) et New Momentum
ii. Indiquant si et de quelle manière elle utilise l’analyse de scénarios (NM) (politiques actuelles).
climatiques pour identifier les risques liés aux changements
 Objectif : Identifier les impacts des risques physiques (tempêtes,
climatiques,
élévation du niveau de la mer) et de transition (taxes carbones,
iii. Indiquant la manière dont elle évalue la nature, la probabilité et
nouvelles réglementations).
l’ampleur des incidences des risques en question (par exemple, si
Évaluation des risques
elle tient compte de facteurs qualitatifs, de seuils quantitatifs ou
d’autres critères),  Nature : Classification en risques physiques et de transition.
iv. Indiquant si et de quelle manière elle hiérarchise les risques liés  Méthodologie : Analyse qualitative (impact opérationnel) et
aux changements climatiques par rapport aux autres types de quantitative (modélisation des coûts).
risques,  Exemple : Élévation critique de 0,5 m du niveau de la mer d'ici
v. Indiquant la manière dont elle surveille les risques liés aux 2050.
changements climatiques, Hiérarchisation des risques
vi. Indiquant si et de quelle manière elle a changé les processus qu’elle  Priorité élevée : Renforcement des pipelines offshore contre les
suivait lors de la période de présentation de l’information tempêtes.
financière précédente ;  Intégration dans la matrice globale des risques pour aligner avec
les enjeux financiers.
Surveillance des risques
 Mise en place de capteurs pour surveiller les émissions et
conditions climatiques.
 Rapports trimestriels et audits externes pour garantir conformité
et résilience.

Les indicateur IFRS S2 sur les Indicateurs liés aux changements climatiques sont présenté dans le tableau 42 suivant
Tableau 42 : Indicateurs liés aux changements climatiques

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Indicateurs liés aux changements climatiques
Code Indicateur Solution
IFRS S2-29 L’entité doit fournir des informations relatives aux catégories d’indicateurs Émissions absolues de GES (Scope 1, 2 et 3)
intersectoriels suivantes : 1. Scope 1 (émissions directes) : Total des émissions directes
(a) émissions de gaz à effet de serre (GES) — l’entité doit : générées par les opérations offshores du projet GTA
(a) i. Indiquer la quantité absolue de ses émissions brutes de GES générées (installations FPSO et FLNG), mesuré à 1,2 MtCO2e/an.
pendant la période de présentation de l’information financière, 2. Scope 2 (émissions indirectes liées à l'énergie) : Émissions
exprimée en tonnes métriques d’équivalent provenant de l’électricité achetée pour les bases terrestres à
Nouakchott et Dakar, estimées à 0,3 MtCO2e/an.
CO2 (voir paragraphes B19 à B22), pour chacune des catégories suivantes : 3. Scope 3 (émissions indirectes dans la chaîne de valeur) :
1. Émissions de GES du champ d’application 1,  Catégories couvertes :
2. Missions de GES du champ d’application 2,  Transport maritime : Émissions des navires
Émissions de GES du champ d’application 3, transportant le GNL (~0,8 MtCO2e/an).
ii. Mesurer ses émissions de GES conformément au document A  Fournisseurs : Émissions indirectes liées aux
Corporatif Acoutin and Reportions Standard (2004) du Protocole des GES, à équipements et matériaux utilisés pour les
moins qu’une autorité territoriale ou une bourse à laquelle elle est cotée infrastructures.
exige qu’elle les mesure selon une méthode différente (voir paragraphes
 Investissements : Réduction des émissions
B23 à B25),
financées via des projets bas-carbone.
iii. Indiquer l’approche utilisée pour mesurer ses émissions de GES (voir
paragraphes B26 à B29), notamment en précisant :  2. Méthodologie utilisée pour mesurer les
1. L’approche, les données d’entrée et les hypothèses qu’elle émissions
utilise pour mesurer ses émissions de GES, Norme :
2. (2) les raisons pour lesquelles elle a choisi cette approche, ces  Mesures conformes au Protocole GES Corporate
données d’entrée et ces hypothèses, Standard (2004).
3. (3) tout changement qu’elle a apporté à cette approche, ces Approche, données et hypothèses :
données d’entrée ou ces hypothèses durant la période de  Approche fondée sur des facteurs d’émission sectoriels.
présentation de l’information financière, et les raisons de ces  Utilisation de capteurs avancés pour collecter les
changements, données sur le méthane.
iv. Dans le cas des informations sur les émissions de GES des champs  Hypothèse clé : coût interne du carbone de 50
d’application 1 et 2 fournies conformément au paragraphe 29(a)(i)(1) et USD/tCO2 pour intégrer les émissions dans les
(2), ventiler les émissions en deux sous-catégories : décisions financières.
(1) Celles provenant du groupe comptable consolidé (par 4. Raisons de l’approche :
exemple, si l’entité applique les Normes IFRS de comptabilité,  Alignement avec les meilleures pratiques et
ce groupe est composé de la compatibilité avec les réglementations locales.
1. Société mère et de ses filiales consolidées), 5. Changements récents :
(2) Celles provenant des entités émettrices exclues du champ  Adoption de systèmes automatisés pour la détection
d’application du paragraphe 29(a)(iv)(1) (par exemple, si des fuites de méthane, améliorant la précision des
l’entité applique les Normes IFRS de comptabilité, ces entités mesures.
émettrices comprennent les entreprises associées, les Ventilation des émissions Scope 1 et 2
coentreprises et les filiales non consolidées), 1. Émissions consolidées :
v. Dans le cas des informations sur les émissions de GES du champ
 Installations opérationnelles directement contrôlées par
d’application 2 fournies conformément au paragraphe 29(a)(i)(2),
le projet GTA (FPSO, FLNG).
calculer les émissions selon l’approche fondée sur l’emplacement et
fournir des informations sur tout instrument contractuel qui sont  Total consolidé : 1,5 MtCO2e/an.
nécessaires à la compréhension, par les utilisateurs, des informations 2. Émissions non consolidées :
fournies sur ses émissions de GES du champ d’application 2 (voir

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paragraphes B30 et B31),  Entreprises associées (fournisseurs locaux et
vi. Dans le cas des informations sur les émissions de GES du champ partenaires logistiques).
d’application 3 fournies conformément au paragraphe 29(a)(i)(3) et  Total non consolidé : 0,3 MtCO2e/an.
selon les indications des paragraphes B32 à B57 :
1. Indiquer les catégories — parmi celles établies pour les 3. Calcul des émissions Scope 2
émissions de GES du champ d’application 3 dans le document  Approche utilisée : Location-based (basée sur
Corporate Value Chain (Scope 3) Accounting and Reporting Standard l’emplacement).
(2011) du Protocole des GES — auxquelles appartiennent les
 Instruments contractuels :
émissions de GES du champ d’application 3 qu’elle a
mesurées,  Utilisation de certificats d’énergie renouvelable pour
2. Fournir des informations supplémentaires sur ses émissions de réduire l’intensité carbone de l’électricité achetée.
GES appartenant à la catégorie 15, c’est-à-dire sur les
émissions associées à ses investissements (émissions financées), si 4. . Informations sur les émissions Scope 3
ses activités comprennent la gestion d’actifs, les services Catégories couvertes :
bancaires commerciaux ou les assurances (voir  Transport maritime : Émissions générées par les
Paragraphes B58 à B63) ; méthaniers transportant le GNL.
 Chaîne d'approvisionnement : Matériaux et
équipements nécessaires pour les infrastructures.
 Investissements (Catégorie 15) : Réduction des
émissions via le financement de projets bas-carbone.
Méthodes de réduction :
 Transition vers des navires à propulsion hybride pour
réduire de 15 % les émissions de transport d’ici 2025.

(b) Risques de transition liés aux changements climatiques — l’entité doit indiquer le  Actifs vulnérables : 1,2 milliard USD (35 % des actifs
montant et le pourcentage des actifs ou des activités qui sont vulnérables aux totaux) exposés aux risques de transition,
risques de transition liés aux changements climatiques ; principalement dans la production de GNL et le
transport maritime.
 Activités vulnérables : 40 % des activités directement
touchées, avec un impact potentiel des taxes carbone et
de la concurrence des énergies renouvelables.
 Mesures d’atténuation : Stratégies proactives de
réduction des émissions et investissements dans des
technologies bas-carbone pour minimiser l’exposition
aux risques de transition
(c) Risques physiques liés aux changements climatiques — l’entité doit indiquer le  Actifs vulnérables : 1,5 milliard USD (45 % des actifs
montant et le pourcentage des actifs ou des activités qui sont vulnérables aux totaux), principalement liés aux infrastructures
risques physiques liés aux changements climatiques offshores et aux pipelines sous-marins.
 Activités vulnérables : 50 % des activités
opérationnelles affectées par les risques physiques tels
que les tempêtes, l'élévation du niveau de la mer, et les
changements de température.
 Mesures d’atténuation : Renforcement des

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infrastructures, adaptation aux événements climatiques
extrêmes, et développement de plans de contingence
pour minimiser les interruptions.
(d) Possibilités liées aux changements climatiques — l’entité doit indiquer le montant  Actifs compatibles : 1,8 milliard USD (55 % des actifs
et le pourcentage des actifs ou des activités qui sont compatibles avec les totaux), principalement dans les infrastructures bas-
possibilités liées aux changements climatiques ; carbone et les systèmes énergétiques renouvelables.
 Activités alignées : 60 % des opérations tirent parti des
opportunités climatiques, comme la demande croissante
de GNL bas-carbone et les financements verts.
 Mesures stratégiques : Investissements dans les
technologies bas-carbone et l’efficacité énergétique pour
maximiser les opportunités offertes par les
changements climatiques.

(e) Déploiement du capital — l’entité doit indiquer le montant des dépenses  Montant total investi : 500 millions USD pour des
d’investissement, du financement ou des placements déployés pour des projets climatiques d’ici 2030.
possibilités ou risques liés aux changements climatiques ; Répartition des fonds :
 70 % pour les opportunités climatiques (CSS, énergies
renouvelables, efficacité énergétique).
 30 % pour l’adaptation aux risques climatiques
(infrastructures, réglementation).
 Sources de financement : Levée de 300 millions USD
via des obligations vertes et partenariats stratégiques.
 Montant total investi : 500 millions USD pour des
projets climatiques d’ici 2030.
 Répartition des fonds :
 70 % pour les opportunités climatiques (CSS, énergies
renouvelables, efficacité énergétique).
 30 % pour l’adaptation aux risques climatiques
(infrastructures, réglementation).
 Sources de financement : Levée de 300 millions USD
via des obligations vertes et partenariats stratégiques.
(f) (f) prix internes du carbone — l’entité doit :  Prix interne appliqué : 50 USD/tCO2, avec une
i. Indiquer si elle applique un prix du carbone dans son augmentation prévue à 100 USD/tCO2 d’ici 2050.
processus décisionnel et expliquer la manière dont  Utilisation : Décisions d’investissement, analyse de
elle le fait (par exemple, pour les décisions scénarios climatiques, et optimisation des priorités
d’investissement, les prix de cession interne et internes.
l’analyse de scénarios),  Impact stratégique : Réduction des émissions,
ii. Indiquer le prix de chaque tonne métrique atténuation des risques financiers liés aux taxes
d’émissions de GES qu’elle a utilisé pour évaluer le carbones, et orientation vers des projets durables et
coût de ses émissions ; alignés sur les objectifs climatiques.

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(g) Rémunération — l’entité doit indiquer :  Lien avec le climat : Les considérations climatiques
i. Si et comment les considérations liées aux changements climatiques sont influencent environ 20 % de la rémunération variable
prises en compte dans la rémunération des hauts dirigeants (voir aussi le des hauts dirigeants.
paragraphe 6(a)(v)),  Critères spécifiques : Réduction des GES, amélioration
ii. Le pourcentage de la rémunération des hauts dirigeants comptabilisée dans de l’efficacité énergétique et investissements dans les
la période considérée qui est fonction de considérations liées aux technologies durables.
changements climatiques.  Impact stratégique : Cette approche garantit que les
dirigeants sont directement incités à aligner leurs
décisions sur les objectifs climatiques et de durabilité.

Le tableau 43 ci-dessous montre les indicateur IFRS S2 sur les Cibles liées aux changements climatiques

Tableau 43 : Cibles liées aux changements climatiques

Cibles liées aux changements climatiques


Code Indicateur Solution
IFRS S2-33 (a) L’indicateur utilisé pour établir la cible (voir paragraphes B66 et B67) ;

(b) L’objectif de la cible (par exemple, atténuation, adaptation ou conformité à des


initiatives fondées  Objectifs d’atténuation : Réduction des émissions et augmentation
de l’efficacité énergétique.
 Objectifs d’adaptation : Renforcement des infrastructures et
gestion des risques physiques.
 Conformité : Alignement avec l'Accord de Paris, SBTi et les
régulations locales pour garantir une transition énergétique
durable
(c) La partie de l’entité à laquelle la cible s’applique (par exemple, en indiquant si la Cibles s’appliquant à l’ensemble de l’entité
cible s’applique à l’ensemble de l’entité ou seulement à une partie de celle-ci,
comme une unité opérationnelle ou une région géographique en particulier) ;  Réduction des émissions de Scope 1 et 2 :
Applicable à toutes les installations offshore (FPSO et FLNG), ainsi
qu’aux bases terrestres situées à Nouakchott et Dakar.
 Neutralité carbone d’ici 2050 :
S’applique à l’ensemble des activités de l’entité, incluant les Scopes
1, 2, et pour aligner toutes les opérations sur les objectifs
climatiques globaux.
Cibles spécifiques à certaines unités opérationnelles
 Production offshore (Scope 1) :

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Réduction des émissions directes des plateformes FPSO et
FLNG, grâce à des systèmes de captage et stockage du carbone
(CSS) et à l’électrification partielle des installations.
Transport maritime (Scope 3) :
Cible spécifique pour les émissions des méthaniers transportant le
GNL, avec une réduction de 15 % d’ici 2025, grâce à l’adoption
de navires à propulsion hybride.

(d) L’intervalle de temps auquel s’applique la cible ; Court terme (d'ici 2025)
Réduction des émissions :
 Réduction de 15 % des émissions combinées (Scope 1 et
Scope 2) par rapport aux niveaux de 2019.
 Adoption de méthaniers à propulsion hybride, avec une
réduction prévue de 15 % des émissions liées au
transport maritime.
Efficacité énergétique :
 Amélioration de 20 % de l’efficacité énergétique des
installations offshore grâce à des systèmes de
récupération de chaleur.
Moyen terme (d'ici 2030-2035)
Réduction des émissions :
 Réduction de 35 % des émissions combinées (Scope 1, 2
et 3) d’ici 2030.
 Réduction de 20 % des émissions de Scope 3 dans la
chaîne logistique et d’approvisionnement d’ici 2035.
Projets bas-carbone :
 Déploiement progressif de systèmes de captage et
stockage du carbone (CSS) avec une capacité prévue de
0,5 MtCO2/an d’ici 2035.

(e) La période de référence à partir de laquelle les progrès accomplis sont évalués ;  Période de référence : 2019 est utilisée pour évaluer les progrès
climatiques.
 Avantages :
Base de données fiable et vérifiée.
Alignement avec les normes internationales.
 Progrès mesurés : Réduction des émissions (Scopes 1, 2 et 3),
amélioration de l’efficacité énergétique, et mise en œuvre des
technologies bas-carbone.
(F) Les jalons et cibles intermédiaires
 2025 : Réductions initiales (15 % Scope 1 et 2), amélioration de
l’efficacité énergétique, et déploiement de méthaniers hybrides.
 2030-2035 : Réductions significatives des émissions (35 % Scope 1

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et 2, 20 % Scope 3) et déploiement des technologies CSS.
 2050 : Neutralité carbone sur toutes les activités opérationnelles et
la chaîne de valeur.
(g) Dans le cas d’une cible quantitative, s’il s’agit d’une cible absolue ou d’une cible Choix Nature des cibles
d’intensité ; Les cibles définies par l’entité incluent des cibles absolues et des cibles
d’intensité, en fonction de leurs domaines d’application.

Cibles absolues
Scope 1 et 2 :
Réduction absolue des émissions :
 Réduction de 15 % d’ici 2025 et de 35 % d’ici 2030 par
rapport aux émissions totales de 2019.
 Atteinte de la neutralité carbone pour les Scopes 1 et 2
d’ici 2050.
Scope 3 :
Réduction absolue des émissions indirectes :
Réduction de 20 % des émissions associées à la chaîne
logistique (transport, fournisseurs) d’ici 2035.

Cibles d’intensité
Efficacité énergétique :
Réduction de l’intensité carbone des installations
offshore (kgCO2e/MWh produit) :
Réduction de 20 % d’ici 2025 grâce à des systèmes de
récupération de chaleur et une optimisation des procédés
énergétiques.
Transport maritime :
Intensité carbone des méthaniers :
Réduction de 15 % d’ici 2025 grâce à des navires à
propulsion hybride.

Raison du des cibles


Cibles absolues :
 Alignement avec les objectifs climatiques internationaux
(Accord de Paris, trajectoire 1,5 °C).
 Permettent de mesurer les progrès globaux en tonnes de
CO2 réduites.
Cibles d’intensité :
 Pertinentes pour les opérations où la production varie
(ex. : GNL produit ou énergie utilisée).
 Facilitent la comparaison de performance relative entre
différentes périodes ou entités.

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(h) La manière dont l’accord international sur les changements climatiques le plus Influence de l’accord international le plus récent
récent et les engagements nationaux découlant de cet accord ont orienté 1. Alignement sur l’Accord de Paris (2015) :
l’établissement de la cible.  Les cibles climatiques de l’entité s’alignent sur l’objectif
de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C au-dessus
des niveaux préindustriels.
 Adoption de trajectoires de réduction des émissions
cohérentes avec le cadre établi par le Science-Based
Targets Initiative (SBTi) pour atteindre la neutralité
carbone d’ici 2050.
2. Scénarios climatiques utilisés :
 Utilisation des scénarios "Net Zero" et "New
Momentum" (IEA et IPCC) pour modéliser les
réductions nécessaires dans les Scopes 1, 2 et 3.

Influence des engagements nationaux


1. Contributions déterminées au niveau national (NDC) :
 Les cibles tiennent compte des NDC des pays hôtes
(Mauritanie et Sénégal), qui incluent des engagements
pour réduire les émissions dans le secteur de l’énergie et
promouvoir les technologies bas-carbone.
 Focus sur la réduction des émissions liées à la production
de GNL, un pilier stratégique pour les économies locales.
2. Régulations spécifiques :
 Intégration des cadres réglementaires nationaux, tels que
:
 Les politiques de décarbonisation pour les
infrastructures énergétiques.
 Les engagements régionaux pour renforcer les
infrastructures contre les risques physiques,
comme l’élévation du niveau de la mer.

Des cibles en fonction de ces influences


1. Réduction des émissions :
 Réduction de 35 % des émissions de Scope 1 et 2 d’ici
2030, alignée sur les trajectoires de l’Accord de Paris.
 Réduction de 20 % des émissions de Scope 3 d’ici
2035, en ligne avec les NDC des pays hôtes.
2. Projets spécifiques :
 Déploiement de technologies de captage et stockage de
carbone (CSS) pour capter 0,5 MtCO2/an d’ici 2035,
une technologie soutenue par les engagements nationaux.
 Transition vers des énergies renouvelables pour
alimenter les bases terrestres, conformément aux
objectifs des NDC.

93 / 111
3. Adaptation aux risques climatiques :
 Renforcement des infrastructures offshore pour anticiper
les impacts physiques, aligné avec les priorités des pays
hôtes dans le cadre de leurs plans climatiques nationaux.

(a) Si la cible et la méthodologie utilisée pour l’établir ont été ou non validées par
un tiers ;  Validation des cibles : Réalisée par le SBTi, confirmant
l’alignement des objectifs avec l’Accord de Paris (1,5 °C).
IFRS S2-34  Validation de la méthodologie : Basée sur le Protocole GES,
auditée par un organisme tiers pour garantir précision et
conformité.

(b) Les processus suivis par l’entité pour revoir la cible ;


 Fréquence : Révision annuelle ou en réponse à des évolutions
majeures.
 Processus : Analyse des données, évaluation des progrès,
consultation interne et validation externe.
 Transparence : Communication claire des résultats et ajustements
dans les rapports ESG.
Ce processus garantit que les cibles climatiques restent réalistes,
alignées avec les engagements internationaux, et adaptées aux
évolutions opérationnelles et réglementaires.
(c) Les indicateurs utilisés pour faire le suivi des progrès accomplis vers l’atteinte Indicateurs pour le suivi des cibles de réduction des émissions
de la cible ; 1. Émissions totales de GES (Scopes 1, 2 et 3) :
 Mesure : Tonnes métriques d'équivalent CO2 (tCO2e).
 Objectif : Réduction de 15 % d'ici 2025, 35 % d'ici
2030 (Scopes 1 et 2), et 20 % d'ici 2035 (Scope 3).
 Fréquence : Rapports trimestriels et audits annuels.
2. Intensité carbone :
 Mesure : Émissions de GES (kgCO2e) par unité de
production (ex. : tonne de GNL produite).
 Objectif : Réduction de 20 % de l’intensité carbone des
installations offshore d'ici 2025.

Indicateurs pour le suivi des projets bas-carbone


1. Volume de CO2 capturé :
 Mesure : Quantité de CO2 capturé et stocké via les
systèmes CSS (en MtCO2/an).
 Objectif : Capturer 0,5 MtCO2/an à partir de 2035.
2. Efficacité énergétique :
 Mesure : Consommation énergétique par unité de
production (en kWh/tonne de GNL).

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 Objectif : Amélioration de 20 % d’ici 2025 grâce à des
systèmes de récupération de chaleur.
Indicateurs pour le suivi des initiatives d’adaptation
1. Renforcement des infrastructures :
 Mesure : Nombre de projets de renforcement des
pipelines sous-marins et des installations offshores
achevés.
 Objectif : 100 % des infrastructures critiques renforcées
d'ici 2030 pour résister à l'élévation du niveau de la mer
et aux tempêtes.
2. Planification des risques physiques :
 Mesure : Déploiement de plans d'urgence et simulations
d'événements climatiques extrêmes.
 Objectif : 100 % des sites opérationnels couverts par des
plans de contingence d'ici 2025.

Indicateurs financiers liés aux cibles climatiques


1. Investissements verts :
 Mesure : Montant total des fonds alloués aux projets bas-
carbone (en USD).
 Objectif : 500 millions USD investis d'ici 2030 pour le
CSS, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.
2. Coût interne du carbone :
 Mesure : Prix par tonne de CO2 utilisé pour la prise de
décision (en USD/tCO2).
 Objectif : Maintenir un coût interne du carbone de 50
USD/tCO2 et l’augmenter à 100 USD/tCO2 d’ici 2050.

Fréquence et méthode de suivi


 Fréquence : Suivi trimestriel pour les indicateurs clés et audit
annuel par un tiers indépendant.
 Rapportage : Résultats publiés dans les rapports ESG et de
durabilité pour garantir la transparence et l’engagement vis-à-vis
des parties prenantes.

(d) Toute modification qu’elle a apportée à la cible et les motifs sous-tendant les
modifications apportées.  Modifications majeures : Révision à la hausse des réductions de
Scope 1, 2, et 3, avancée des délais pour les systèmes CSS, et
augmentation des cibles d'efficacité énergétique.
 Motifs : Évolutions scientifiques, opportunités technologiques,
pressions des parties prenantes, et opportunités économiques.
 Impact : Alignement renforcé avec les objectifs climatiques
internationaux et compétitivité accrue dans un contexte de

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transition énergétique.

IFRS S2-36 (a) Quels sont les GES visés par la cible ; Modifications apportées aux cibles
1. Cibles de réduction des émissions (Scopes 1, 2 et 3) :
 Scope 1 et 2 :
 Révision de l'objectif intermédiaire pour 2030,
augmentant la réduction des émissions de 30 %
à 35 %, afin de s'aligner sur les trajectoires
climatiques compatibles avec l’objectif de 1,5
°C.
 Scope 3 :
 Ajout d’une cible spécifique pour les émissions
de transport maritime, visant une réduction
de 15 % d’ici 2025 grâce à l’adoption de
méthaniers hybrides.
2. Intensité carbone :
 Révision de la cible d’amélioration de l'efficacité
énergétique, passant de 15 % à 20 % d'ici 2025, en
réponse aux opportunités offertes par de nouvelles
technologies de récupération de chaleur.
3. Projets bas-carbone :
 Avancement de l’objectif de mise en œuvre des systèmes
de captage et stockage du carbone (CSS) de 2040 à 2035,
avec un volume cible de 0,5 MtCO2/an.

Motifs des modifications


1. Évolutions scientifiques et réglementaires :
 Adoption de nouvelles projections climatiques (ex. :
scénarios IPCC AR6) montrant la nécessité d'accélérer
les réductions pour rester sous la limite de réchauffement
de 1,5 °C.
 Renforcement des engagements internationaux et
nationaux, notamment les révisions des Contributions
déterminées au niveau national (NDC) des pays
hôtes.
2. Avancées technologiques :
 Développement de technologies plus performantes,
comme les systèmes avancés de récupération de chaleur
et les méthaniers hybrides, permettant d'atteindre des
objectifs plus ambitieux.
3. Pressions des parties prenantes :

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 Demandes accrues des investisseurs et des régulateurs
pour des cibles alignées sur des trajectoires climatiques
ambitieuses.
 Renforcement des exigences des institutions de
financement pour accorder des fonds à des projets
conformes à l’Accord de Paris.
4. Opportunités économiques :
 Augmentation de la demande pour des produits à faible
intensité carbone, justifiant des investissements accélérés
dans des infrastructures bas-carbone.

Impacts des modifications


 Objectifs plus ambitieux : Les cibles modifiées permettent de
renforcer l’engagement de l’entité envers une transition
énergétique durable.
 Alignement stratégique : Les révisions garantissent une
conformité avec les standards internationaux (SBTi, Protocole
GES) et les attentes des parties prenantes.
 Avantages concurrentiels : Réduction de l’intensité carbone et
adoption de nouvelles technologies positionnent l’entité comme
un leader dans la transition énergétique.

(b) Si la cible vise des émissions de GES du champ d’application 1, du champ Scope 1 (émissions directes)
d’application 2 ou du champ d’application 3 ;  Description : Émissions provenant directement des activités sous
contrôle de l’entité, telles que la combustion de carburants fossiles
sur les plateformes offshore (FPSO et FLNG) et les fuites de
méthane.
 Cibles :
 Réduction de 15 % d’ici 2025 et de 35 % d’ici 2030 par
rapport aux niveaux de 2019.
 Objectif de neutralité carbone d’ici 2050.
 Focus spécifique :
 Surveillance et réduction des fuites de méthane avec un
objectif d’intensité méthane de 0,05 %.
 Adoption de technologies pour améliorer l'efficacité
énergétique des installations offshore.

Scope 2 (émissions indirectes liées à l'énergie)


 Description : Émissions provenant de l’électricité et de l’énergie
achetées pour les opérations, notamment les bases terrestres
(Nouakchott et Dakar).
 Cibles :

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 Réduction de 15 % d’ici 2025 et de 35 % d’ici 2030 par
rapport aux niveaux de 2019.
 Neutralité carbone d’ici 2050 pour l’énergie consommée.
 Focus spécifique :
 Transition vers des sources d’énergie renouvelable
(solaire et éolienne) pour alimenter les bases terrestres.

Scope 3 (émissions indirectes dans la chaîne de valeur)


 Description : Émissions provenant des activités de la chaîne de
valeur, incluant :
 Les émissions des fournisseurs.
 Les émissions liées au transport maritime (méthaniers).
 Les émissions des produits vendus (utilisation finale du
GNL).
 Cibles :
 Réduction de 20 % des émissions indirectes d’ici 2035,
avec des cibles spécifiques pour :
 Réduction de 15 % des émissions liées au
transport maritime d’ici 2025.
 Focus spécifique :
 Collaboration avec les fournisseurs pour réduire leur
intensité carbone.
 Adoption de navires à propulsion hybride pour diminuer
les émissions de transport.

(c) Si la cible vise les émissions brutes de GES ou les émissions nettes de GES. Si
l’entité indique une cible visant ses émissions nettes de GES, elle est tenue de  Cibles d’émissions brutes : Réductions mesurables pour les Scopes
présenter également sa cible visant ses émissions brutes de GES connexe (voir 1, 2 et 3, avec des jalons intermédiaires jusqu’en 2035.
paragraphes B68 et B69) ;
 Cibles d’émissions nettes : Neutralité carbone d’ici 2050, incluant
l’utilisation de technologies comme le CSS et les crédits carbone.
 Approche équilibrée : Combinaison des deux types de cibles pour
garantir un progrès réel et une conformité avec les standards
climatiques internationaux.
(d) Si la cible a été établie ou non en fonction d’une approche de décarbonation Utilisation d’une approche de décarbonation sectorielle
sectorielle ; 1. Cible établie en fonction d’une approche de décarbonation sectorielle
 Oui, les cibles définies par l’entité ont été établies en partie sur la
base d’une approche de décarbonation sectorielle, en suivant
les cadres spécifiques à l’industrie énergétique et gazière.
2. Approches utilisées
1. Science-Based Targets Initiative (SBTi):
 Les cibles sont alignées sur le cadre sectoriel de
décarbonation proposé par le SBTi pour l’industrie de

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l’énergie, qui fournit des trajectoires spécifiques pour
réduire les émissions (Scopes 1, 2, et 3) tout en
respectant une limite de réchauffement de 1,5 °C.
2. Trajectoires de l’Agence Internationale de l’Énergie (IEA) :
 Utilisation des scénarios Net Zero 2050 et Sustainable
Development Scenario (SDS) de l’IEA pour définir des
étapes de réduction des émissions compatibles avec les
attentes du secteur gazier.
3. Protocole GES pour le secteur énergétique :
 Application des normes de comptabilisation et de
réduction des émissions établies spécifiquement pour les
industries produisant des hydrocarbures.

3. Méthodes spécifiques au secteur


1. Réduction des émissions de méthane :
o Réduction de l’intensité méthane à 0,05 % des volumes
produits, en cohérence avec les standards sectoriels pour
les opérateurs de gaz et de pétrole.
2. Neutralité carbone pour le GNL :
o Adoption de technologies de captage et stockage du
carbone (CSS) pour compenser les émissions résiduelles
liées à la production et au transport du GNL.
3. Transition énergétique progressive :
o Alignement avec la transition sectorielle en intégrant des
énergies renouvelables dans les bases terrestres et en
adoptant des méthaniers à propulsion hybride.

4. Avantages d’une approche sectorielle


 Précision : Les trajectoires spécifiques au secteur permettent de
fixer des cibles réalistes et adaptées aux caractéristiques des
activités gazières.
 Alignement : Garantit que les efforts de décarbonation
respectent les engagements climatiques internationaux tout en
tenant compte des spécificités opérationnelles.
 Crédibilité : L’utilisation de cadres sectoriels renforce la
transparence et l’acceptation des cibles par les parties prenantes.

(e) Comment elle prévoit d’utiliser, le cas échéant, des crédits carbones pour Utilisation de crédits carbone pour atteindre les émissions nettes
compenser les émissions de GES en vue d’atteindre une cible visant ses 1. Mesure et approche :
émissions nettes de GES. L’entité se reporte aux paragraphes B70 et B71 pour  Les crédits carbones seront utilisés pour compenser
élaborer ses explications dans lesquelles elle doit préciser : environ 20 % des émissions résiduelles non éliminées
i. La mesure dans laquelle et la manière dont l’atteinte d’une cible visant par des réductions directes d’ici 2050.
ses émissions nettes de GES repose sur l’utilisation de crédits  La stratégie repose sur :
carbone, les programmes de vérification ou de certification des crédits
carbone par des tiers,

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ii. Le type de crédit carbone utilisé, notamment si la compensation sous-  Réduction directe des émissions (Scopes 1, 2
jacente était fondée sur des éléments naturels ou sur des technologies et 3) comme priorité.
d’élimination de carbone, et si la compensation serait obtenue grâce à  Utilisation de crédits carbone pour les
la réduction ou à l’élimination des émissions de carbone, émissions techniquement ou économiquement
iii. Tout autre facteur permettant aux utilisateurs des rapports financiers à difficiles à éliminer, notamment dans le Scope 3
usage général d’apprécier la crédibilité et l’intégrité des crédits carbone (chaîne logistique et transport).
qu’elle prévoit d’utiliser (par exemple, les hypothèses relatives à la 2. Programmes de vérification et certification par des tiers :
permanence de la compensation des émissions décarboné).  Les crédits carbones seront certifiés par des programmes
reconnus tels que :
 Gold Standard : Garantissant des réductions
mesurables et traçables.
 Verified Carbon Standard (VCS) : Assurant
une transparence et une crédibilité accrues.
 Audit régulier des crédits carbone utilisé pour garantir
leur conformité avec les objectifs climatiques
internationaux.

2. Type de crédits carbone utilisés


1. Compensations naturelles :
 Projets de reforestation et d’afforestation :
 Partenariats pour la plantation de forêts dans
des régions ciblées, notamment en Afrique.
 Objectif : Capturer naturellement le CO2 grâce
à des écosystèmes pérennes.
 Restauration des mangroves :
 Focus sur les régions côtières vulnérables
(Mauritanie et Sénégal) pour capturer le
carbone et protéger les côtes contre les risques
climatiques.
2. Technologies d’élimination du carbone :
 Captage et stockage de carbone (CSS) :
 Déploiement de systèmes CSS pour capturer et
stocker jusqu’à 0,5 MtCO2/an d’ici 2035.
 Ces crédits seront utilisés pour compenser les
émissions directes et aider à atteindre la
neutralité carbone.
 Technologies avancées :
 Collaboration avec des startups pour
développer des technologies de captage direct
de l’air.
3. Nature des compensations :
 Réduction des émissions : Certains crédits sont basés
sur des projets qui réduisent les émissions existantes (ex.
: conversion à des énergies renouvelables).

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 Élimination des émissions : Autres crédits
proviennent d’initiatives qui capturent le carbone
directement ou indirectement (ex. : reforestation, CSS).

3 Facteurs garantissant la crédibilité et l’intégrité


1. Assurance de la permanence :
 Engagements pour des projets garantissant une
compensation durable sur le long terme (ex. : contrats de
20 à 30 ans pour la reforestation).
 Suivi régulier des sites de reforestation et des installations
CSS pour vérifier l’efficacité continue.
2. Transparence et audibilité :
 Publication annuelle des volumes de crédits carbone
achetés et utilisés.
 Certifications tierces et audits indépendants pour éviter
le double comptage des crédits.
3. Alignement avec les objectifs climatiques internationaux :
 Tous les crédits carbones utilisés respecteront les
principes de l’Accord de Paris et seront compatibles avec
les trajectoires Net Zero.

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8 Discussion
8.1 Analyse des risques : Application des trois référentiels au projet BP
Mauritanie Tortue Ahmeyim
L’application combinée des trois référentiels ISO 31000, GRI, et ISSB au projet BP Mauritanie Tortue Ahmeyim
a permis au BP de mieux identifier et gérer les risques environnementaux et sociaux. Ces cadres constituaient des
approches complémentaires et chacun offrait une perspective unique sur la gestion des risques du projet.
 ISO 31000
A permis au projet de créer un cadre rigoureux pour identifier, analyser et traiter les risques liés aux activités
d`extraction offshore. Ce cadre a particulièrement aidé à hiérarchiser les risques opérationnels immédiats,
tels que les déversements d’hydrocarbures, les émissions de gaz à effet de serre (GES), et les impacts sur la
biodiversité marine. Grâce à ISO 31000, des plans d’urgence et d’atténuation ont été mis en place pour
réduire la probabilité et l’impact de ces risques. La norme a également permis de définir des processus de
suivi des risques, assurant ainsi une réaction rapide en cas d'incident.
 Application de la GRI
Améliorer la transparence et l'engagement des parties prenantes. Grâce aux indicateurs GRI (tels que GRI
305 pour les émissions de GES et GRI 306 pour la gestion des déchets), le projet a pu mesurer et publier
régulièrement ses performances environnementales et sociales. Cela nous a permis de communiquer
clairement sur l'impact environnemental de nos projets, tout en améliorant le dialogue avec les communautés
locales, les régulateurs et les investisseurs sur les impacts du projet sur l'environnement. Le cadre GRI a
également aidé à établir des programmes pour surveiller la biodiversité et réduire les impacts sociaux, y
compris l'indemnisation des communautés locales affectées, telles que les compensations aux communautés
locales affectées.
 ISSB
A offert Une perspective à plus long terme en intégrant les risques climatiques et environnementaux dans
les rapports financiers du projet. En se basant sur ce référentiel, BP Mauritanie a pu évaluer les coûts
potentiels liés aux risques climatiques, comme les émissions de GES, et inclure ces coûts dans ses prévisions
financières. ISSB a également permis de lier les risques environnementaux aux objectifs de performance
financière, en tenant compte des nouvelles régulations climatiques et des opportunités d’investissement dans
des technologies bas-carbone. Ce référentiel a été essentiel pour prévoir les coûts futurs et intégrer les risques
de transition vers une économie plus durable dans les stratégies financières des entreprises

8.2 Comparaison des référentiels

Les trois référentiels se complètent en fournissant une gestion holistique des risques environnementaux et
sociaux dans le projet BP Mauritanie Tortue Ahmeyim.
 ISO 31000
C’est révélé efficace pour la gestion immédiate des risques opérationnels et environnementaux. Il a permis
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d’établir une structure rigoureuse pour l’identification et le traitement des risques critiques. Ce cadre s’est
concentré sur la réduction des risques immédiats à travers des processus de gestion bien définis, facilitant
ainsi la gestion proactive des incidents comme les déversements d’hydrocarbures et les perturbations des
écosystèmes marins.
 GRI
Pour sa part, a joué un rôle clé dans la transparence des impacts environnementaux et sociaux.
En fournissant des indicateurs spécifiques de durabilité, le GRI a permis de mesurer et de communiquer
régulièrement les performances du projet, assurant ainsi un engagement fort des parties prenantes.
Le GRI a mis l'accent sur la mesure des impacts à long terme et la mise en œuvre de rapports réguliers sur
les résultats en matière de durabilité
 ISSB
Quant à lui, a apporté une contribution essentielle en permettant une prise en compte des risques
environnementaux à long terme dans la stratégie financière du projet. Il a fourni un cadre pour évaluer et
intégrer les coûts climatiques et environnementaux dans les rapports financiers, garantissant ainsi que le
projet prenne en compte les risques liés à la transition vers une économie bas-carbone.
ISSB a permis de quantifier les impacts financiers des risques environnementaux et climatiques et d'adapter
les décisions financières en conséquence.

8.3 Synthèse des Résultats : Tableau Comparatif


Le tableau 44 présent comprend les points forts et faibles de trois approches.
Tableau N°44 : Synthèse des Résultats : Tableau Comparatif
Référentiel Points forts Faiblesses
ISO 31000 - Approche rigoureuse et systématique pour - Moins axé sur la durabilité à long
identifier et évaluer les risques. terme.
- Priorisation des risques critiques pour une gestion - Faible intégration dans le reporting et
proactive la transparence
GRI - Transparence des impacts environnementaux et - Ne propose pas de cadre pour la
sociaux. gestion des risques opérationnels.
- Engagement accru des parties prenantes via des - Mise en œuvre complexe, surtout
rapports de durabilité pour les grands projets
ISSB - Intégration des risques environnementaux et - Norme encore récente, peu répandue.
climatiques dans les rapports financiers. - Moins d'accent sur les aspects sociaux
- Prise en compte des risques à long terme et environnementaux non financiers

8.4 Interprétation des résultats : Points forts et limites des référentiels appliqués au projet BP
Mauritanie Tortue Ahmeyim

L'analyse comparative des trois référentiels ISO 31000, GRI, et ISSB appliqués au projet BP Mauritanie Tortue
Ahmeyim met en évidence des résultats distincts et complémentaires dans la gestion des risques environnementaux
et sociaux. Chacun de ces cadres normatifs possède des atouts et des limites dans un contexte industriel à fort
impact environnemental.

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 ISO 31000 : Cadre rigoureux pour la gestion immédiate des risques
 Points forts
Identification et priorisation des risques opérationnels immédiats : L'application de l'ISO
31000 a permis d'identifier et de gérer les risques environnementaux tels que les déversements
d'hydrocarbures, les perturbations des écosystèmes marins, et les émissions de GES. Grâce à son
approche rigoureuse, le référentiel a aidé à établir des plans d'urgence et à former les équipes sur les
réponses à ces risques planification proactive : ISO 31000 propose un cadre clair pour le suivi et la
révision des risques, assurant que les mesures d'atténuation soient constamment ajustées et améliorées
en fonction des évolutions du projet et des nouvelles informations disponibles
 Limites
Focalisation limitée sur la durabilité à long terme : L'ISO 31000 se concentre principalement sur
la gestion des risques immédiats sans accorder une attention suffisante aux impacts à long terme des
risques climatiques et de durabilité.
Absence d'indicateurs environnementaux spécifiques : Contrairement aux normes GRI, ISO
31000 n’offre pas de directives claires pour le suivi des performances environnementales et sociales
via des indicateurs mesurables.
 GRI : Renforcement de la transparence des impacts ESG
 Points forts
Transparence et communication : Les indicateurs GRI ont permis de rendre compte des
performances environnementales et sociales du projet, notamment les émissions de GES, la
gestion des déchets, et l'engagement des communautés locales. Ce cadre assure une
communication claire et transparente envers les parties prenantes, renforçant ainsi la confiance
des investisseurs et des communautés impactéesEngagement des parties prenantes : Le référentiel
GRI a également permis d'impliquer davantage les communautés locales dans le processus
décisionnel, contribuant à améliorer la gestion des relations sociales et les réponses aux impacts
environnementaux et sociaux.
 Limites
Complexité dans la collecte de données : Le suivi des nombreux indicateurs GRI nécessite un
investissement important en termes de ressources et de technologie, ce qui peut poser un
problème dans des projets complexes et éloignés comme le projet Tortue Ahmeyim Ne couvre
pas la gestion opérationnelle immédiate : GRI se concentre principalement sur le reporting
et la transparence des performances ESG, sans fournir de cadre détaillé pour la gestion proactive
des risques
 ISSB : Intégration des risques climatiques dans les rapports financiers
 Points forts
 Prise en compte des risques financiers à long terme : L'ISSB permet d'intégrer les risques
environnementaux et climatiques dans les projections financières du projet, anticipant les coûts
futurs liés aux changements climatiques et aux régulations de réduction des émissions. Ce cadre
assure une évaluation approfondie des risques climatiques à long terme et leur impact potentiel
sur la performance financière du projet
104 / 111
 Harmonisation des informations financières : ISSB garantit que les informations sur les
risques environnementaux et climatiques sont présentées de manière cohérente et comparable
dans les rapports financiers, facilitant la prise de décision des investisseurs et des régulateurs.
 Limites
 Adoption encore limitée : L'ISSB est un cadre relativement nouveau, et de nombreuses
entreprises, notamment dans le secteur des hydrocarbures, n'ont pas encore pleinement adopté
cette norme. Cela limite son utilisation dans des contextes industriels spécifiques
 Focalisation principalement financière : L'ISSB se concentre principalement sur l'impact
financier des risques climatiques et ne couvre pas toujours les aspects sociaux et
environnementaux non financiers avec la même profondeur que GRI.

8.5 Proposition un guide pratique d’une approche intégrée : Combinaison des référentiels pour
une meilleure gestion des risques et durabilité
Pour améliorer la gestion des risques et assurer une meilleure durabilité du projet BP Mauritanie Tortue Ahmeyim,
il est recommandé de combiner les points forts des trois référentiels ISO 31000, GRI, et ISSB Noua allons
proposer un modèle en cascade comme un guide.
Le modèle en cascade c’est une approche où les processus de gestion des risques, définis par l'ISO 31000, sont
intégrés dans les cadres de reporting de durabilité, tels que le GRI et l'ISSB. Chaque étape du processus de gestion
des risques alimente directement les exigences de reporting ESG, garantissant une gestion holistique et transparente
des risques, ainsi qu'une communication cohérente des performances de durabilité

8.6 Guide pratique d’un Modèle en Cascade


 Identification des Risques (ISO 31000)
La première étape du modèle en cascade consiste à identifier les risques environnementaux, sociaux et
financiers associés aux activités du projet.
 Contexte
Définir les :
 Objectifs
 les parties prenantes
 Environnement de travail.
 Processus d’identification
Utilisez des outils tels que les ateliers de risques, les matrices de risques, ou des évaluations sur le
terrain pour identifier les menaces et opportunités. Cette identification alimente directement le
reporting ESG, en permettant de déterminer les aspects prioritaires qui doivent être suivis et
rapportés selon les indicateurs GRI (comme les émissions de CO₂, la gestion des déchets) et intégrés
dans les prévisions ISSB.
 Analyse et Évaluation des Risques (ISO 31000)
Après l'identification, il est nécessaire de quantifier et évaluer l’importance des risques.
 Analyse des risques

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 Matrice de risques.
Grâce à cette évaluation, il est possible de relier les risques repérés aux indicateurs ESG appropriés, tels que définis
par les normatives GRI et ISSB. Par exemple, les émissions élevées de gaz à effet de serre alimentent le processus
de prise en compte du climat dans les rapports financiers.
 Atténuation et Gestion des Risques (ISO 31000)
La troisième étape consiste à définir les stratégies de gestion et d’atténuation des risques.
 Plans d'atténuation
Développez des mesures spécifiques pour traiter les risques identifiés dans la matrice. Cela inclut des plans
d'urgence, des protocoles de sécurité, et des programmes de réduction des impacts.
Les actions d’atténuation sont suivies de manière continue et intégrées dans les rapports GRI et ISSB. Les
progrès sont quantifiés par des indicateurs de performance (ex. : réduction des émissions de CO₂,
amélioration de l'efficacité énergétique), qui sont ensuite publiés dans les rapports de durabilité et les
rapports financiers.
 Suivi et Révision des Risques (ISO 31000)
Une fois les risques atténués, il est essentiel de suivre et réviser régulièrement les risques identifiés.
 Surveillance continue
Utilisez des outils de surveillance pour suivre les risques restants et évaluer l'efficacité des mesures mises en
œuvre.
Les résultats de ce suivi sont intégrés dans les rapports périodiques et sont soumis aux audits internes et
externes de durabilité. Cela permet une mise à jour régulière des rapports GRI et ISSB, garantissant une
gestion transparente des performances ESG.

 Reporting selon les Normes GRI et ISSB


Une fois les étapes de gestion des risques effectuées, les résultats sont rapportés selon les cadres GRI et ISSB.
 GRI
Utilisez les indicateurs environnementaux et sociaux pour rendre compte des performances ESG (émissions,
biodiversité, gestion des déchets, impact sur les communautés). Préparez des rapports de durabilité annuels
selon les normes GRI, et assurez-vous de leur accessibilité aux parties prenantes.
 ISSB
Intégrez les risques environnementaux et climatiques dans les rapports financiers, en tenant compte de
l’impact des risques physiques (changement climatique, montée des eaux) et des risques de transition
(réglementation sur les émissions, passage à une économie bas-carbone).

 Communication et Amélioration
La dernière étape du modèle en cascade consiste à communiquer les résultats obtenus et à améliorer les processus
en fonction des leçons apprises.
 Communication continue
Partagez les résultats avec les parties prenantes, notamment les investisseurs, les régulateurs, et les
communautés locales. Les indicateurs GRI servent à alimenter les dialogues sur la performance
environnementale et sociale, tandis que les rapports ISSB assurent une transparence financière vis-à-vis
des impacts climatiques.
106 / 111
 Amélioration continue
Sur la base des retours d'expérience et des audits, mettez à jour les processus de gestion des risques, et
continuez à affiner les rapports ESG pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires ou aux
attentes des parties prenantes.

 Limites de l’Étude
Il est difficile d'intégrer simultanément les trois référentiels (ISO 31000, GRI et ISSB), car chaque cadre a des
objectifs et des méthodologies propres. Les normes ISO 31000 mettent l'accent sur la gestion immédiate des
risques opérationnels, GRI sur la transparence et le reporting ESG, et ISSB sur l'intégration des risques
environnementaux à long terme dans les rapports financiers. Pour faire face à ces obstacles, il est primordial de
mettre en place des équipes pluridisciplinaires qui rassemblent des spécialistes en gestion des risques, en durabilité
et en finance. Il est essentiel que ces équipes travaillent de manière étroite afin de garantir une application
harmonieuse des trois référentiels. Une communication fluide et la clarification des responsabilités entre les
différents départements. (Gestion des risques, reporting ESG, et analyse financière) sont cruciales pour garantir
une coordination efficace
 Adoption limitée des normes ISSB
L’ISSB est une norme relativement récente qui vise à intégrer les risques climatiques et environnementaux
dans les rapports financiers. Bien que ce cadre offre une grande valeur pour les entreprises en les aidant
à anticiper les coûts futurs liés aux risques climatiques, il est encore en phase de développement.
De nombreuses industries à forte intensité carbone, comme le secteur des hydrocarbures, n’ont pas
encore pleinement adopté cette norme
 Problèmes de collecte et de suivi des indicateurs GRI
Un des obstacles les plus significatifs est la collecte des informations environnementales et sociales
requises pour le reporting GRI. Dans le cadre GRI, il est nécessaire d'utiliser une variété d'indicateurs tels
que les émissions de gaz à effet de serre (GRI 305), la gestion des déchets (GRI 306) et l'implication des
citoyens locaux (GRI 413). Il peut être techniquement complexe et coûteux de collecter ces données sur
un projet offshore tel que Tortue Ahmeyim

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9 CONCLUSION & PERSPECTIVES

 Conclusion
L'objectif de présent mémoire est de comparer les trois principaux cadres normatifs pour la gestion des risques et
le reporting de durabilités ISO 31000, GRI et ISSB. Ces trois normes proposent des approches distinctes et
complémentaires pour la gestion des risques dans un contexte industriel comme celui du projet BP Mauritanie
Tortue Ahmeyim.
L’objectifs de cette étude est d’évaluer l’efficacité de chaque cadre dans l’identification et la gestion des risques
environnementaux et sociaux, tout en assurant une communication transparente et fiable à destination des parties
prenantes et des investisseurs. Après l`application des trois référentiels, nous avons pu constater que l’ISO 31000
offres un cadre rigoureux pour la gestion immédiate des risques opérationnels, le GRI se focalise sur le reporting
et la transparence des impacts ESG, tandis que l'ISSB permet de lier les risques environnementaux à la performance
financière à long terme.
Les résultats obtenus ont démontré l’importance de combiner ces référentiels pour une gestion optimale des
risques environnementaux, garantissant à la fois une réponse rapide aux risques immédiats et une transparence
accrue auprès des parties prenantes.
L’étude s’est appuyée sur une analyse comparative des trois référentiels, en se concentrant sur leur application
au projet BP Mauritanie Tortue Ahmeyim. Une approche qualitative a été utilisée, basée sur l’examen des
documents normatifs et des rapports environnementaux. Les méthodes d’analyse ont permis d’évaluer l’efficacité
des référentiels dans la gestion des risques spécifiques au projet.
 Perspectives
Dans le futur, il serait intéressant d'examiner comment ces trois cadres peuvent être davantage harmonises afin de
faciliter leur mise en place et diminuer les dépenses liées à leur mise en œuvre.
Il s'agirait aussi de continuer à étudier l'incorporation des référentiels dans d'autres domaines industriels et de suivre
l'évolution des normes, notamment en ce qui concerne l'ISSB, qui demeure un cadre en voie de développement.
Il sera essentiel d'avoir une collaboration interdisciplinaire pour réussir cette intégration, et des investissements
dans des technologies de surveillance automatisées pourront favoriser une collecte de données plus performante,
notamment pour les projets situés dans des environnements offshore ou éloigné
En conclusion, cette étude met en lumière l’importance d’adopter une approche intégrée et proactive pour la
gestion des risques environnementaux et sociaux, tout en renforçant la transparence et la durabilité des projets
industriels.

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10 Références Bibliographiques
Articles

[1] Capron, M., &Quairel, F. (2003). Reporting sociétal : Limites et enjeux de la proposition de
normalisation internationale Global Reporting Initiative. HAL Archives.

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[3] Kane, E.H., Ba, D.D., & Kane, D. (2022). Rapport de revue - Grand Tortue Ahmeyim. LEGS-
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[4] Zemmouri, S. (2020). La gestion des risques en assurance : L’élaboration d’une cartographie des
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111 / 111
ANNEXE : Diagramme de Réalisation
Résumé
Dans un contexte marqué par des défis globaux croissants tels que le changement climatique, les crises
économiques et les attentes accrues en matière de responsabilité sociétale, ce mémoire explore une étude
comparative des référentiels ISO 31000, GRI et ISSB. Ces normes jouent un rôle clé dans la gestion des risques et
le reporting durable, en offrant des cadres distincts mais complémentaires pour répondre aux enjeux
environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
Le mémoire applique ces référentiels au projet BP Mauritania Tortue Ahmeyim (GTA), un projet stratégique dans
le secteur énergétique, pour évaluer leur efficacité à anticiper et gérer les risques. L’analyse met en lumière les
forces, les limites et les possibilités de convergence entre ces normes, tout en proposant une approche intégrée. Ce
travail démontre l’importance d’adopter des outils harmonisés pour optimiser la création de valeur durable et
répondre aux exigences des parties prenantes.
Ce mémoire propose des recommandations concrètes pour les organisations souhaitant améliorer leur stratégie de
gestion des risques et renforcer leur contribution à la durabilité mondiale.
Mots-clés : ISO 31000, GRI, ISSB, gestion des risques, durabilité, ESG, projet GTA, reporting
intégré.

Abstract
In a world increasingly shaped by global challenges such as climate change, economic crises, and rising expectations
for corporate responsibility, this thesis examines a comparative study of the ISO 31000, GRI, and ISSB
frameworks. These standards are crucial in risk management and sustainability reporting, providing distinct but
complementary approaches to addressing environmental, social, and governance (ESG) issues.
The thesis applies these frameworks to the BP Mauritania TortueAhmeyim (GTA) project, a pivotal initiative in
the energy sector, to evaluate their effectiveness in anticipating and managing risks. The analysis highlights the
strengths, weaknesses, and areas of alignment among these standards, proposing an integrated approach. This
study underscores the importance of harmonized tools to optimize sustainable value creation and meet stakeholder
demands.
The thesis offers practical recommendations for organizations aiming to enhance their risk management strategies
and strengthen their contributions to global sustainability.
Keywords: ISO 31000, GRI, ISSB, risk management, sustainability, ESG, GTA project,
Integrated reporting.

‫ملخص‬
‫في سياق يتسم بالتحديات العالمية المتزايدة مثل تغير المناخ واألزمات االقتصادية وزيادة التوقعات فيما يتعلق بالمسؤولية‬
‫ حيث توفرنظما متميزة ومتكاملة لمعالجة‬،‫دورا رئيسيًا في إدارة المخاطر وإعداد تقارير االستدامة‬ً ‫االجتماعيةتلعب هذه المعايير‬
‫التحديات البيئية واالجتماعية والحوكمة‬
‫ وهو مشروع استراتيجي في قطاع‬، ‫تطبق األطروحة هذه المعايير على مشروع شركة بريتيش بتروليوم موريتانيا تورتو أحميم‬
‫ ويسلط التحليل الضوء على نقاط القوة والقيود وإمكانيات التقارب بين هذه‬.‫ لتقييم فعاليتها في توقع المخاطر وإدارتها‬،‫الطاقة‬
‫ يوضح هذا العمل أهمية اعتماد أدوات منسقة لتحسين خلق القيمة المستدامة وتلبية متطلبات‬.‫ مع اقتراح نهج متكامل‬،‫المعايير‬
.‫أصحاب المصلحة‬
‫يقدم هذا الموجز توصيات ملموسة للمنظمات التي ترغب في تحسين استراتيجية إدارة المخاطر لديها وتعزيز مساهمتها في‬
.‫االستدامة العالمية‬

:‫الكلمات المفتاحية‬
ISO 31000 ،GRI ،ISSB ،‫ إدارة المخاطراالستدامة‬،ESG‫مشروع إعداد التقارير‬

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