Fractions rationnelles à une indéterminé sur K = R ou C
Dans ce qui suit, K désigne le corps R des nombres réels ou C, celui des nombres complexes (K = R ou C) (ou plus
généralement, un sous-corps de C).
1 Corps des fractions rationnelles
1.1 Definition et règles de calcul
1.2 Représentant irréductible d’une fraction rationnelle
1.3 Degré d’une fraction rationnelle
1.4 Racines, pôles d’une fraction rationnelle
1.5 Composition de fractions rationnelles
2 Décomposition en éléments simples
2.1 Partie entière d’une fraction rationnelle
A
Proposition 1. Pour toute fraction rationnelle F = B ∈ K(X), il existe un unique polynôme E ∈ K[X] tel que
A−BE
deg(A − BE) < deg(B) ; ainsi, F = E + B et F s’écrit de manière unique comme la somme du polynôme E
et d’une fraction rationnelle de degré strictement négatif.
Démonstration. Il suffit d’effectuer la division euclidienne de A par B.
Définition 1. Avec les notations de la proposition précédente, le polynôme E s’appelle la partie entière de la
fraction F .
Exemple 1.
(i) Si F est de degré < 0, alors sa partie entière est nulle.
(ii) Si F ∈ K(X) est de degré 0, alors sa partie entière est le polynôme constant égal au quotient du coefficient
dominant du numérateur par celui du dénominateur.
X5
(iii) On vérifie aisément que la partie entière de la fraction rationnelle (X 2 +X+1) 2 est X − 2.
(iv) Si F est une fraction rationnelle paire (resp. impaire), alors sa partie entière est aussi paire (resp. impaire).
5
(iv) La fraction rationnelle F = X(X+X3+X
2 +1)2 a une partie entière de la forme X + α ; comme F est impaire, alors
α = 0 et la partie entière de F vaut donc X.
A
Remarque. Si F = B ∈ K(X), alors la partie entière de F est nulle si, et seulement si, deg(A) < deg(B).
2.2 Éléments simples dans K(X)
Définition 2. On appelle élément simple de K(X) toute fraction rationnelle de la forme QPm , où m ∈ N∗ et
P, Q ∈ K[X] \ {0}, avec Q irréductible et deg(P ) < deg(Q). Si deg(Q) = d, on parle d’élément simple de K(X) de
d−ième espèce.
cpge–ibnghaz–fès 1 25-26
Exemple 2.
1 1
(i) Dans R(X), la fraction est un élément simple de deuxième espèce tandis que est un
(X 2 + 1) 5 (X − 1)4
élément simple de première espèce.
b
(ii) Dans C(X), les éléments simples sont les fractions de la forme , où m ∈ N∗ et (a, b) ∈ C × C∗ ;
(X − a)m
ils sont tous de première espèce.
b
(iii) Dans R(X), les éléments simples sont les fractions de la forme , où m ∈ N∗ et (a, b) ∈ R × R∗ ,
(X − a)m
γX +δ
ou celles de la forme , où n ∈ N∗ , (γ, δ) ∈ R \ {(0, 0)} et (α, β) ∈ R2 , avec α2 − 4β < 0 ; ils
(X + α X + β)n
2
sont de première ou de deuxième espèce.
(iv) Dans Q(X), il existe des éléments simples de n−ième espèce pour tout n ∈ N∗ ; c’est le cas par exemple
1 ∗
de la fraction (X n −2)m , pour tous m, n ∈ N .
2.3 Decomposition en éléments simples dans K(X)
Théorème 1. Soit F ∈ K(X) une fraction rationnelle.
A
(i) Si F = B1 ···B r
, avec r ⩾ 2, B1 , . . . , Br ∈ K[X] sont des polynômes deux à deux premiers entre eux et
vérifiant deg(A) < deg(B1 · · · Br ), alors il existe un unique r−uplet (A1 , . . . , Ar ) ∈ (K[X])r tel que pour
tout k ∈ {1, . . . , r} deg(Ak ) < deg(Bk ) et
r
A X Ak
F = = .
B1 · · · Br Bk
k=1
(ii) Si F = QCm , avec m ⩾ 1 et Q ∈ K[X] vérifiant deg(C) < deg(Qm ), alors il existe un unique m−uplet
(P1 , . . . , Pm ) ∈ (K[X])m tel que pour tout k ∈ {1, . . . , m} deg(Pk ) < deg(Q) et
m
A X Pk
F = = .
Qm Qk
k=1
Démonstration.
(i) Raisonner par récurrence et utiliser, pour r = 2, le théorème de Bézout pour l’existence et le lemme de
Gauss pour l’unicité.
(ii) Raisonner par récurrence et utiliser une division euclidienne pour l’amorcer.
2.3.1 Decomposition en éléments simples dans K(X) : Cas scindé
A
Théorème 2. Soit F = B ∈ K(X) une fraction rationnelle irréductible et non nulle ; on suppose que B set scindé
sur K et que ses racines (qui sont les pôles de F ) sont les scalaires a1 , . . . , an , supposés deux à deux distincts et
d’ordres de multiplicité respectifs m1 , . . . , mn ; alors il existe un unique polynôme E ∈ K[X] et une unique famille
(λi,j ) 1⩽i⩽n d’éléments de K tels que :
1⩽j ⩽mi
n mi
X X λi,j
F =E+ . (1)
i=1 j=1
(X − ai )j
Démonstration.
Définition 3. Sous les hypothèses du théorème précédent, l’écriture (1) s’appelle la decomposition en éléments
simples dans K(X) de la fraction F .
Remarque. Si K = C, alors le théorème 2 précédent s’applique puisque tout polynôme non nul de C[X] est scindé
sur C d’après le théorème de D’Alembert-Gauss.
cpge–ibnghaz–fès 2 25-26
2.3.2 Partie polaire d’une fraction rationnelle
Proposition 2. Si F ∈ K(X) est une fraction rationnelle non nulle admettant a ∈ K pour pôle d’ordre de
multiplicité n, alors il existe un unique n−uplet (λ1 , . . . , λn ) ∈ Kn de scalaires et une unique fraction rationnelle
Fo ∈ K(X) n’admettant pas a pour pôle tels que :
n
X λk
F = + F0 .
(X − a)k
k=1
Démonstration.
n
X λk
Définition 4. La quantité s’appelle la partie polaire de F relative au pôle a.
(X − a)k
k=1
Remarque.
(i) On peut remarquer l’analogie avec un développement limité : on cherche à écrire la fraction comme combi-
naison linéaire de puissances de X − a.
(ii) Sous les hypothèses de la proposition précédente, si a1 , . . . , ap désignent les autres pôles de F et r1 , . . . , rp
leurs ordres de multiplicité respectifs, alors la fraction rationnelle F0 admet a1 , . . . , ap comme pôles d’ordres
de multiplicité respectifs r1 , . . . , rp ; ceci permet alors d’établir le théorème 2 sans faire appel au théorème 1.
P
En effet, soit F = Q une forme irréductible de F , où Q = (X − a)n Q1 , avec Q1 (a) ̸= 0, et soit R la partie
polaire associée au pôle a ; alors la fraction F − R n’admet pas a pour pôle et s’écrit sous la forme (non
P1 A
forcément irréductible) F − R = Q 1
, avec P1 ∈ K[X]. Si l’on désigne par B la forme irréductible unitaire de
F − R, alors le polynôme B divise Q1 et admet donc au plus a1 , . . . , ap pour racines d’ordre de multiplicité
A
respectifs s1 , . . . , sp , avec 0 ⩽ sk ⩽ rk pour tout k ∈ {1, . . . , n} ; l’égalité F = R + B prouve alors, en
n
réduisant au même dénominateur (X − a) B, que pour tout k ∈ {1, . . . , n}, F admet ak pour pôle d’ordre
au plus sk , donc sk = rk .
Exemple 3.
X5 + 1
(i) Dans R(X), la fraction admet une décomposition en éléments simples de la forme
X(X − 1)2
X5 + 1 λ µ1 µ2
=E+ + + , (i)
X(X − 1)2 X X − 1 (X − 1)2
où E désigne sa partie entière et λ, µ1 et µ2 des réels.
— E est le quotient de la division euclidienne du numérateur X 5 + 1 par le dénominateur X(X − 1)2 .
— Le scalaire λ s’obtient en multipliant les deux membres de (i) par X et en substituant 0 à X ; ainsi, on
obtient λ = 1.
— Le scalaire µ2 s’obtient en multipliant les deux membres de (i) par (X − 1)2 et en substituant 1 à X ;
ainsi, on obtient µ2 = 2.
— Le scalaire µ1 s’obtient en substituant par exemple −1 à X dans (i) ; ainsi, on obtient µ1 = 3.
1 2ikπ
(ii) Dans C(X), la fraction n admet pour pôles les complexes ωk = e n , k ∈ {0, . . . , n − 1}, qui sont
X −1
tous simples ; elle possède donc une décomposition en éléments simples de la forme
n−1
1 X λk
= , (ii)
Xn − 1 X − ωk
k=0
où λ0 , . . . , λn−1 sont des complexes. Pour tout k ∈ {0, . . . , n − 1}, le scalaire λk s’obtient en multipliant les
1
deux membres de (ii) par X − ωk et en substituant ωk à X ; ainsi, on obtient λk = Q . En
0⩽j ⩽n−1 ωk −ωj
j̸=k
1 ωk
fait, on vérifie sana peine que, pour tout k ∈ {0, . . . , n − 1}, λk = n−1
nωk
= n .
n
Y P′
Exemple 4. (Important). Dans K[X], on considère un polynôme scindé P = (X − ak )rk ; alors la fraction
P
k=1
admet les scalaires a1 , . . . , an pour pôles et ils sont tous simples. Sa décomposition en éléments simples est donc de
la forme
n
P′ X λk
= ,
P X − ak
k=1
où λ1 , . . . , λn sont des éléments de K. On vérifie que, pour tout k ∈ {1, . . . , n}, λk = rk .
cpge–ibnghaz–fès 3 25-26
2.3.3 Decomposition en éléments simples dans R(X)
Théorème 3. Soit F ∈ R(X) une fraction rationnelle irréductible unitaire ; on suppose que le polynôme B se
décompose en produit de facteurs irréductibles dans R[X] sous la forme
p
Y q
Y
rk
B= (X − ak ) (X 2 + bj X + cj )mj ,
k=1 j=1
où les réels a1 , . . . , ap sont les pôles de F dans R, supposés deux a deux distincts et d’ordres de multiplicité respectifs
r1 , . . . , rp , les nombres b1 , . . . , bq , c1 , . . . , cq sont des réels, avec b2k < 4ck pour tout k ∈ {1, . . . , q}, et m1 , . . . , mq
sont des entiers naturels non nul.
Alors il existe un unique polynôme E ∈ R[X] et des familles (λi,j ) 1⩽i⩽p , (αi,j ) 1⩽i⩽q et (βi,j ) 1⩽i⩽q uniques de
1⩽j ⩽ri ⩽j ⩽mi
1 1⩽j ⩽mi
réels vérifiant :
p ri q mk
X X λi,j X X αk,j X + βk,j
F =E+ + . (2)
i=1 j=1
(X − ai )j j=1
(X 2 + βk X + γk )j
k=1
Démonstration.
Définition 5. Sous les hypothèses du théorème précédent, l’écriture (2) s’appelle la decomposition en éléments
simples dans R(X) de la fraction F .
3 Pratique de la décomposition en elements simples
3.1 Détermination des parties polaires
P
Soit F = ∈ K(X) une fraction rationnelle unitaire dont les pôles sont les scalaires a1 , . . . , ap , supposés deux à
Q
p
Y
deux distincts et d’ordres de multiplicité respectifs r1 , . . . , rp ; autrement dit Q = (X − ak )rk . Alors il existe un
k=1
unique polynôme E ∈ C[X] et une unique famille (λi,j ) 1⩽i⩽p d’élément de K tels que :
1⩽j ⩽ri
p ri
X X λi,j
F =E+ . (1)
i=1 j=1
(X − ai )j
✓ Détermination de E
La determination de la partie entière E se fait à l’aide de la division euclidienne de P par Q, division limitée
puisque seul le quotient nous interesse.
✓ Détermination des coefficients λi,j
— Les coefficients λi,ri se calculent immédiatement à l’aide des formules λi,ri = riQ(a!P (ai )
i)
.
— Si tous les pôles sont simples, on a ainsi la decomposition en éléments simples de F .
λi,ri
— Sinon, on peut retrancher à F chaque fraction (X−a r , et recommencer avec la fraction ainsi obtenue.
i) i
Mais il est souvent beaucoup plus rapide de determiner les derniers coefficients en utilisant certaines des
méthodes qui suivent.
✓ Cas où la fraction est paire ou impaire
Si la fraction rationnelle F est paire ou impaire et que a est un pôle de F d’ordre n, alors −a est aussi pole
de F d’ordre n et la comparaison des decompositions en éléments simples des fractions F et F (−X) = ±F
donne des relations entre les coefficients.
cpge–ibnghaz–fès 4 25-26
4
Exemple 5. Dans R(X), la fraction rationnelle F = (X 2 −1)2 se decompose en éléments simples sous la forme :
4 −1 1 1 1
F = = + + + . (1)
(X 2 − 1)2 X − 1 X + 1 (X − 1)2 (X + 1)2
En effet, le fait que F ait deux pôles doubles qui sont −1 et 1 adjoint à la parité de F montrent que sa
decomposition en éléments simples est du type :
4 a a b b
F = = − + + .
(X 2 − 1) 2 X − 1 X + 1 (X − 1) 2 (X + 1)2
4
De plus, b = (1+1)2 = 1 et pour déterminer a, il suffit de substituer 0 à X dans (1), ce qui donne −2a+2b = 4,
donc a = −1.
✓ Cas où la fraction est à coefficients réels
Si F ∈ R(X) est une fraction rationnelle à coefficients réels et si a est un pôle non réel de F d’ordre m, alors
a est aussi un pôle de F d’ordre m et les coefficients des parties polaires associées à a et a sont conjugués
deux à deux.
En effet, si Fo ∈ C(X) est une fraction rationnelle n’admettant pas a pour pôle tels que :
m
X λk
F = + F0 ,
(X − a)k
k=1
alors
m
X λk
F =F = + F0 .
(X − a)k
k=1
De plus, la fraction rationnelle F0 n’admet pas a pour pôle ; on en déduit, par unicité, que la partie polaire
m
X λk
associée au pôle a n’est rien d’autre que .
(X − a)k
k=1
✓ Cas où la fraction est de degré < 0
Si F est de degré strictement négatif, i.e. deg(P ) < deg(Q) et si f désigne la restriction a R de sa fonction
rationnelle associée, alors la fonction x 7−→ xf (x) a une limite finie en ±∞ : on peut ainsi trouver des
1
relations entre les coefficients des termes en X−a i
de la décomposition en éléments simples de F .
3
Exemple 6. Décomposer en éléments simples dans R(X) la fraction rationnelle F = (X4X 2 −1)2 .
Le fait que F ait deux pôles doubles qui sont −1 et 1 adjoint à l’imparité de F montrent que sa decomposition
en éléments simples est du type :
4X 3 a a b b
F = 2 2
= + + 2
− .
(X − 1) X − 1 X + 1 (X − 1) (X − 1)2
4X 3 2 2 1 1
De plus, b = 1 et lim xf (x) = 4, donc 2a = 4 et F = (X 2 −1)2 = X−1 + X+1 + (X−1)2 − (X−1)2 .
x→+∞
✓ S’il ne reste que quelques coefficients à calculer
Lorsqu’il ne reste plus qu’un ou deux coefficients a déterminer, on peut substituer à X une ou deux valeurs
simples.
X 4 +1
Exemple 7. Décomposer en éléments simples dans C(X) la fraction rationnelle F = (X+1) 2 (X 2 +1) .
Le fait que F ait trois pôles, −1 qui est double et ±i qui sont simples, adjoint au fait que F ∈ R(X) montrent
que sa decomposition en éléments simples est du type :
X4 + 1 a b c c
F = 2 2
=1+ 2
+ + + . (1)
(X + 1) (X + 1) (X + 1) X +1 X −i X +i
i4 + 1
On trouve d’abord c = = − 12 , puis a = 1+1
1+1 = 1 et enfin b = −1, valeur déterminée en
(i + 1)2 (i + i)
substituant 0 à X dans (1) : 1 = 1 + a + b − ci + ci = 2 + b.
cpge–ibnghaz–fès 5 25-26
3.2 Détermination des éléments simples de second espèce dans R(X)
A
Soit F = ∈ R(X) une fraction rationnelle à coefficients réels telle que m ∈ N∗ , A, Q ∈ R[X] et
(X 2 + bX + c)m Q
b, c ∈ R, avec b2 − 4c < 0 ; on suppose de plus que A ∧ Q = A ∧ (X 2 + bX + c) = Q ∧ (X 2 + bX + c) = 1. On note
a et a les deux racines complexes non réelle du polynôme X 2 + bX + c ; d’après l’étude menée dans le paragraphe
A
précédent et vu que F = , alors a est un pôle complexe non réel de F d’ordre m ainsi que a
(X − a) (X − a)m Q
m
m
X λk
et les coefficients des parties polaires, dans C(X), associées à a et a sont conjugués deux à deux : si
(X − a)k
k=1
m
X λk
désigne la partie polaire de F associée à a, alors celle associée à a est donnée par .
(X − a)k
k=1
D’après le théorème 1, il existe A1 ∈ R[X] et des réels α1 , . . . , αm , β1 , . . . , βm , tous uniques, tels que
m
A1 X αj X + βj
F = + .
Q j=1
(X 2 + bX + c)j
✓ Cas où m = 1
Dans ce cas, on peut parvenir à la détermination de α1 et β1 en regroupant les parties polaires relative à a
et a.
X 4 +1
Exemple 8. Décomposer en éléments simples dans R(X) la fraction rationnelle F = (X+1) 2 (X 2 +1) .
On vient de voir la décomposition en éléments simples dans C(X) de F est donnée par :
X4 + 1 1 1 1 1
F = =1+ − − − .
(X + 1)2 (X 2 + 1) (X + 1)2 X + 1 2(X − i) 2(X + i)
On en déduit alors que la décomposition en éléments simples dans R(X) de F est donnée par :
X4 + 1 1 1 X
F = =1+ − − .
(X + 1)2 (X 2 + 1) (X + 1)2 X + 1 X2 + 1
✓ Cas général où m ⩾ 2
— Si Q est constant, on peut utiliser les divisions euclidiennes successives de A par X 2 + bX + c ; on obtient
A = (X 2 + bX + c)Qk + Rk , avec Rk = γk X + δk . On s’arrête lorsque le degré du quotient Qk est inférieur
ou égal à 1. Cette méthode nous donne aussi la partie entière qui est le dernier reste non nul.
5
Exemple 9. Décomposer en éléments simples dans R(X) la fraction rationnelle F = (X 2X+X+1) +2
3.
À l’aide de la méthode décrite ci-dessus, on trouve
X5 + 2 1−X X +3 X −2
F = = + + .
(X 2
+ X + 1) 3 2
(X + X + 1) 3 2
(X + X + 1) 2 2
(X + X + 1)
— Si Q n’est pas constant, on écrit X 2 + bX + c = (X − α)2 + β 2 , avec α, β ∈ R. Ainsi, on obtient
m m−1
X αj X + βj αm X + βm X αj X + βj αm X + βm C
2 j
= 2 m
+ 2 + bX + c)j
= 2 + bX + c)m
+ 2 ,
j=1
(X + bX + c) (X + bX + c) j=1
(X (X (X + bX + c)m−1
avec C ∈ R(X). On en déduit que
αm X + βm C A1 αm X + βm C1
F = + + = + ,
(X 2 + bX + c)m (X 2 + bX + c)m−1 Q (X 2 + bX + c)m (X 2 + bX + c)m−1 Q
avec C1 = CQ+A1 (X 2 +bX+c)m−1 . Ainsi, A = (αm X+βm )Q+(X 2 +bX+c)C1 ; ce qui fourni A(α±iβ) =
(αm (α ± iβ) + βm )Q(α ± iβ). On obtient ainsi les valeurs des réels αm et βm en identifiant parties réelles
et imaginaires de l’égalité précédente. On détermine ensuite le polynôme C1 et on recommence avec la
C1
fraction .
(X 2 + bX + c)m−1 Q
X +1
Exemple 10. Décomposer en éléments simples dans R(X) la fraction rationnelle F = .
(X 2 + 1)2 (X 2 + X + 1)2
cpge–ibnghaz–fès 6 25-26
Table des matières
1 Corps des fractions rationnelles 1
1.1 Definition et règles de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Représentant irréductible d’une fraction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.3 Degré d’une fraction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.4 Racines, pôles d’une fraction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.5 Composition de fractions rationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
2 Décomposition en éléments simples 1
2.1 Partie entière d’une fraction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
2.2 Éléments simples dans K(X) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
2.3 Decomposition en éléments simples dans K(X) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.3.1 Decomposition en éléments simples dans K(X) : Cas scindé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
2.3.2 Partie polaire d’une fraction rationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.3.3 Decomposition en éléments simples dans R(X) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3 Pratique de la décomposition en elements simples 4
3.1 Détermination des parties polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.2 Détermination des éléments simples de second espèce dans R(X) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
cpge–ibnghaz–fès 7 25-26