Et de La Recherche Scientifique République Du Mali: Ministère de L'enseignement Supérieur
Et de La Recherche Scientifique République Du Mali: Ministère de L'enseignement Supérieur
Thème :
ANALYSE DE LA CONGESTION URBAINE EN COMMUNE II DU DISTRICT
DE BAMAKO : CAS DE DABANANI
Présenté par :
Promotion : 2022-2025
Membres du jury :
Tuteur :
M. Drissa SYLLA
Dr. Boubacar KAMISSOKO
M. Boura BOCOUM
Date de présentation : 23 /08/ 2025
SOMMAIRE
DEDICACE ................................................................................................................................... I
REMERCIEMENTS .................................................................................................................... II
RESUME .................................................................................................................................... VI
BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................VIII
I
REMERCIEMENTS
Nous rendons grâce à Allah le Tout-Puissant de nous avoir donné la santé sans laquelle aucune
œuvre humaine ne saurait se réaliser.
Nos chers parents qui très tôt, ont compris que le meilleur héritage qu'on puisse laisser à un
enfant est son éducation sociale et scolaire ;
Notre tuteur Dr Boubacar KAMISSOKO qui malgré ses multiples occupations a accepté de
nous encadrer ;
Nos camarades, amis pour les mots d'encouragements qui n'ont cessé de nous motiver durant la
période d'études ;
II
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS
% : Pourcentage
III
LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU 1: ROLE DES DIFFERENTS MEMBRES DU GROUPE .......................................................... 20
IV
LISTE DES ANNEXES
ANNEXE 1: QUESTIONNAIRES D’ENQUETES .............................................................................. XIII
V
RESUME
Ce projet tutoré porte sur « l’analyse de la congestion urbaine en commune II du district de
Bamako : cas de Dabanani ». L’objectif principal est d’appréhender de quelle manière la
congestion urbaine se manifeste-t-elle à Dabanani et de proposer des solutions adaptées pour
améliorer le trafic routier à Dabanani.
À travers une approche documentaire rigoureuse et une enquête partielle de terrain, le projet
met en lumière plusieurs facteurs déterminants : occupation anarchique de la voie publique,
indiscipline routière généralisée, réseau routier inadéquat et mal entretenu.
L’étude a permis d’identifier les forces (forte attractivité du marché de Dabanani, activité
commerciale dynamique générant un flux économique important…) et les faiblesses (absence
d’infrastructures dédiées, absence de plan de circulation et de signalisation, faible offre de
transport collectif structuré…) de cette zone d’étude. À travers une analyse SWOT, elle met
aussi en évidence les opportunités d’amélioration (Innovations technologiques en mobilité,
Possibilités d’accès à des financements, Volonté politique émergente pour moderniser la ville)
et les menaces croissantes (croissance démographique rapide non maîtrisée et sans planification
urbaine, résistance sociale aux mesures de régulation, pollution et dégradation de la qualité de
vie).
En réponse, plusieurs solutions sont proposées à courts, moyens et longs termes : libération et
organisation de l’espace public, régulation de la circulation et sensibilisation, actions
communautaire participative, développement du transport collectif local, renforcement des
capacités de la gouvernance locale.
En somme, le projet souligne l’urgence d’une action coordonnée entre l’Etat, les commerçants,
les chauffeurs et les citadins pour faire de Dabanani un lieu facilement accessible, organisé et
plus lucratif.
VI
ABSTRACT
This tutorial project concerns <<analysis of urban congestion in commune II of Bamako
district, case of Dabanani>>. The main objective is to understand how urban congestion
manifests itself in Dabanani and to propose appropriate solutions to improve road traffic in
Dabanani.
Through a rigorous documentary approach and a partial field survey, the project highlighted
several determining factors: anarchic occupation of the public highway, widespread road
indiscipline, inadequate and poorly maintained road network...
The study identified the strengths (strong attractiveness of the Dabanani market, dynamic
commercial activity generating a significant economic flow...) and weaknesses (lack of
dedicated infrastructure, absence of a traffic and signage plan, poor supply of structured public
transport...) of the study area. Through a SWOT analysis, it also highlights opportunities for
improvement (technological innovations in mobility, access to financing, emerging political
will to modernize the city) and growing threats (uncontrolled rapid population growth without
urban planning, social resistance to regulatory measures, pollution and deterioration in quality
of life).
In response, several solutions are proposed for the short, medium and long term: freeing up and
organizing public space, traffic regulation and awareness-raising, participatory community
action, development of local public transport, capacity-building for local governance.
In short, the project highlights the urgent need for coordinated action between the state, traders,
drivers and city dwellers to make Dabanani an easily accessible, organized and more lucrative
place.
VII
INTRODUCTION GENERALE
La congestion urbaine est un phénomène de plus en plus présent dans les villes africaines, en
particulier dans les capitales qui connaissent une urbanisation rapide et souvent peu planifiée
(Brahim1, 2020). Elle se manifeste par une saturation des voies de circulation, entraînant des
ralentissements importants du trafic. Cette situation affecte non seulement la fluidité des
déplacements, mais aussi la productivité économique et l’environnement urbain (Mory2 2024).
Dans les pays en développement, la congestion urbaine est souvent exacerbée par plusieurs
facteurs : l’absence de politiques de mobilité cohérentes, la croissance rapide du parc
automobile, l’inadéquation des infrastructures routières, et la prédominance des transports
informels qui opèrent en dehors de toute régulation stricte.
À Bamako, comme dans de nombreuses autres capitales africaines, la situation est devenue
préoccupante. Les routes sont souvent étroites, mal entretenues, et envahies par des activités
commerciales informelles, ce qui complique la circulation. Les zones comme Dabanani, qui se
trouvent au carrefour de plusieurs zones d’activités, sont particulièrement vulnérables à ce
phénomène (Byiers, B., & Karkare, P3 ,2022).
Depuis plusieurs décennies, la ville de Bamako connaît une croissance urbaine rapide,
alimentée par l’exode rural, l’augmentation démographique et l’extension désordonnée de
l’espace urbain. Cette évolution s’est faite sans un accompagnement suffisant en termes
d’infrastructures, de services publics et de planification territoriale.
1
BRAHIM, Vounsoumna. Conditions de déplacements et mobilité à N’Djamena au Tchad: le
cas des chefs de ménages résidant dans les 2e et 9e arrondissements. 2022. Thèse de doctorat.
Nantes Université.
2
MORY, Batiebo Richard. Régulation Dynamique des feux Tricolores par Intelligence
Artificielle. 2024. Thèse de doctorat. Université Virtuelle de Côte d'ivoire.
3
BYIERS, Bruce et KARKARE, Poorva. Les acteurs et intérêts le long du corridor Dakar-
Bamako. 2022.
1
Dans ce contexte, il devient impératif de comprendre les mécanismes qui génèrent cette
congestion, d’en mesurer les conséquences sur la vie quotidienne des populations, et de
proposer des solutions concrètes, adaptées aux réalités locales.
Question de recherche :
Managérial : l’étude permet d’identifier les principaux facteurs de la congestion dans la zone
stratégique, afin d’aider les décideurs à concevoir des solutions pour améliorer la fluidité du
trafic et l’organisation de l’espace urbain.
Personnel : elle constitue une confrontation entre les rapports théoriques sur la gestion urbaine
et les réalités sur le terrain à Bamako Dabanani, pour renforcer la compréhension pratique des
locales et des enjeux de planification urbaine.
Pour mener à bien notre projet, nous allons partir avec un plan constitué de deux parties. La
première partie traite le cadre et la présentation du milieu d’études du travail. La deuxième
partie concerne le cadre pratique du projet. Dans cette partie, tout d’abord, il s’agit de dresser
un diagnostic global de la situation en identifiant les forces, faiblesses, opportunités et menaces
liées au système de mobilité urbaine dans la zone étudiée, de mettre en exergue les
2
conséquences multiples de cette congestion et de proposer des pistes de solutions stratégiques
adaptées au contexte local.
3
PREMIERE PARTIE : CADRE CONCEPTUEL DE
LA RECHERCHE
4
Introduction de la première partie :
Cette première partie est consacrée au cadre conceptuel ainsi qu’à la présentation du milieu
d’étude.
Le chapitre I développe le cadre conceptuel du sujet, tandis que le chapitre II est dédié à la
présentation du milieu d’étude.
5
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA CONGESTION
URBAINE A DABANANI
Introduction du chapitre I :
Ce chapitre est structuré en deux sections : la première présente les généralités liées aux
concepts de la congestion urbaine, tandis que la seconde approfondit les composantes
fondamentales de ce concept.
Le terme de congestion apparait au cours du XIXème siècle. Ce terme est d’abord introduit
dans son acceptation médicale d’« afflux de sang dans les vaisseaux ».
Il désigne, ensuite, par métaphore, une circulation trop dense de personnes et de véhicules.
(Lesteven4,2012).
La congestion urbaine désigne une situation dans laquelle le réseau de transport d’une ville
(principalement routier) est saturé, entrainant un ralentissement important de la circulation
(Lejury5, 2021). Cela se traduit par des embouteillages, des temps de trajets allongés, une perte
de productivité et une augmentation de la pollution.
Selon les experts du trafic, on parle de congestion urbaine lorsque le nombre de véhicules
utilisant l’infrastructure excède la capacité de celle-ci (Boussadi6, 2019).
La congestion du trafic routier est un problème majeur qui affecte la vie quotidienne en traînant
des retards et des perturbations avec ses impacts négatifs aux niveaux économiques, sociaux et
environnementaux (Al Alam72021).
4
LESTEVEN, Gaele. Les stratégies d’adaptation à la congestion automobile dans les grandes
métropoles: analyse à partir des cas de Paris, São Paulo et Mumbai. Confins. Revue franco-
brésilienne de géographie/Revista franco-brasilera de geografia, 2012, no 15.
5
LE JURY, Devant. Contribution à l’étude de la congestion et la régulation du trafic routier
pour l’évaluation de la circulation en milieu urbain. 2021. Thèse de doctorat. Université Badji
Mokhtar-Annaba.
6
BOUSSADI, Ilhem, et al. Transport urbain et économies externes négatives : quelle stratégie
nationale pour L’Algérie?. 2019. Thèse de doctorat.
[Link] consulte (le 19/04/2025)
6
1.2. Définition du transport urbain
Les transports urbains désignent « l’ensemble des transports desservant une ville ou de manière
générale une agglomération. Ils comprennent entre autres les transports en commun et ceux
individuels, les plus généralisés étant les autobus, les voitures individuelles (dont taxis) et les
piétons ». Ces transports concernent à la fois les déplacements de personnes et, dans une
moindre mesure, les flux de marchandises8.
Le transport urbain correspond à « tout moyen de déplacement utilisé par les habitants de la
ville à l’intérieur du périmètre urbain ou en zone périphérique pour un but bien précis ». Cette
définition inclut aussi bien les moyens motorisés que non motorisés, et reflète la diversité des
modes selon les besoins et contexte local9 (FAURE, Anne et HÉRAN,2024.).
Dans le contexte africain, décrit le transport artisanal comme une exploitation individuelle et
informelle de véhicules de transport public, caractérisée par une propriété atomisée, opérée
souvent en marge ou en complément du réseau officiel10.
7
AL ALAM, Pamela. Classification spectrale pour la gestion de la congestion routière. 2021. Thèse de doctorat.
Université du Littoral Côte d'Opale; Université Libanaise; École doctorale des Sciences et de Technologie
(Beyrouth).
8
[Link]
9
FAURE, Anne et HÉRAN, Frédéric. Les retombées économiques de la marche, une première approche. 2024.
10
[Link]
11
. [Link]
7
2. Objectifs du transport urbain
L’objectif du transport urbain est d’assurer la mobilité des personnes et des biens de manière
efficace, sure, accessible et durable. Cette analyse poursuit plusieurs objectifs fondamentaux
(Afoun12,2024) :
Permettre aux habitants d’accéder facilement à leurs lieux de travail, d’études, de loisirs et
aux services essentiels.
Favoriser les transports en commun, la marche et le vélo pour réduire l’usage de la voiture
individuelle.
Garantir l’accès au transport pour toutes les catégories sociales, y compris les personnes à
mobilité réduite.
Réduire les inégalités d’accès à la mobilité dans les différentes zones de la ville.
12
AFOUN, Mohammed. Le déplacement urbain et l'intermodalité dans les transports
collectifs-Cas de la ville de Mostaganem. 2024. Thèse de doctorat. Université Abdelhamid Ibn
Badis Mostaganem.
8
Soutenir le développement économique :
Faciliter l’accès rapide et efficace aux zones d’activités, optimisant la logistique urbaine
pour réduire les coûts et délais de livraison, et en stimulant le commerce ainsi que le
tourisme grâce à une meilleure accessibilité. Il permet également de diminuer les pertes
économiques causées par la congestion, tout en créant des emplois directs et indirects liés
aux services et infrastructures de transport, contribuant ainsi à la vitalité et à la
compétitivité des villes
La congestion urbaine est un phénomène caractérisé par la surcharge du réseau routier, lorsque
la demande en circulation dépasse la capacité réelle des infrastructures (Al Alam13,2021).
Elle se traduit concrètement par une baisse significative de la vitesse moyenne des véhicules,
une augmentation du temps de déplacement, ainsi que par la formation d’embouteillages
fréquents, surtout aux heures de pointe (Afoun14, 2024).
Congestion récurrente :
C’est une augmentation de la demande par rapport à l’offre d’espace de l’infrastructure qui
cause le bouchon. On observe cette congestion, dite de la demande, lors des heures de pointe,
des journées dédiées à un événement spécial ou encore aux moments des départs en vacances.
Elle résulte d’événements ponctuels comme les accidents de circulation, les travaux sur la voie
publique, les manifestations, ou des conditions météorologiques extrêmes. Elle est imprévisible
et souvent temporaire. (Verlynde15, 2018)
13
AL ALAM, Pamela. Classification spectrale pour la gestion de la congestion routière. 2021.
Thèse de doctorat. Université du Littoral Côte d'Opale; Université Libanaise; École doctorale
des Sciences et de Technologie (Beyrouth).
14
AFOUN, Mohammed. Le déplacement urbain et l'intermodalité dans les transports
collectifs-Cas de la ville de Mostaganem. 2024. Thèse de doctorat. Université Abdelhamid Ibn
Badis Mostaganem.
9
La congestion urbaine constitue ainsi un défi majeur pour les politiques de mobilité durable,
nécessitant des réponses intégrées combinant aménagement urbain, régulation du trafic,
développement des transports collectifs et promotion des modes doux.
Enjeux économiques
Surconsommation de carburant, augmentant les dépenses des usagers et les coûts pour les
entreprises.
Exemple : aux États-Unis, la congestion a coûté environ 120 milliards USD en 2011¹.
Enjeux environnementaux
Enjeux sociaux
Inégalités d’accès aux services, notamment pour les populations dépendantes des transports
collectifs de faible qualité.
15
VERLYNDE, Nicolas. De la perception du risque d'inondation aux propositions d'adaptation
en territoire de côtes basses densément peuplées: le cas de la communauté urbaine de
Dunkerque.
16
AFOUN, Mohammed. Le déplacement urbain et l'intermodalité dans les transports collectifs-
Cas de la ville de Mostaganem. 2024. Thèse de doctorat. Université Abdelhamid Ibn Badis
Mostaganem.
10
Moyens pour atténuer la congestion
Amélioration des infrastructures : Extension des voies, création de voies réservées aux
transports en commun et modes actifs
Demande de déplacement
La capacité limitée des routes, des intersections et des systèmes de transport en commun à
absorber ce flux de véhicules entraîne des saturations. Les infrastructures souvent vieillissantes
ou inadéquates ne répondent pas aux besoins actuels.
Les choix individuels, tels que l’usage massif de la voiture particulière, les horaires de pointe
concentrés, et l’absence de coordination des déplacements aggravent la congestion.
17
MAATOUGUI, Lamyae. Développement d'un récepteur intelligent dédié aux systèmes sans fil basés
sur les modulations M-OAM. 2017. Thèse de doctorat. Université de Valenciennes et du Hainaut-
Cambresis; Université Chouaïb Doukkali (El Jadida, Maroc).
18
HARKAT, Imane et NAIT AMAR, Nadra. Impact des nouveaux modes de transport sur la dynamique
urbaine de Constantine. 2023. Thèse de doctorat. Université Constantine 3 Salah Boubnider, Faculté
d’architecture et d’urbanisme.
11
Gestion du trafic et signalisation
L’efficacité des systèmes de gestion du trafic, incluant les feux tricolores, la régulation des flux
et les dispositifs d’information en temps réel, joue un rôle majeur dans la fluidité de la
circulation.
Facteurs externes
Les incidents de trafic (accidents, travaux), les conditions météorologiques, et les événements
spéciaux peuvent temporairement réduire la capacité des voies, exacerbant la congestion.
La prédominance des modes individuels motorisés par rapport aux transports collectifs ou actifs
(marche, vélo) contribue souvent à une utilisation inefficace de l’espace public.
Manque de planification urbaine efficace : une ville mal organisée spatialement, où les zones
résidentielles, commerciales et industrielles sont trop éloignées
Inclusion sociale : le défi est de garantir un accès équitable au transport, notamment pour les
personnes à mobilité réduite, les populations âgées ou à faibles revenus, afin de réduire les
inégalités territoriales et sociales.
19
[Link]
12
Le développement d’infrastructures de transport de masse (Bus à Haut Niveau de Service,
tramways, métros) pour structurer efficacement la mobilité et réduire la pression sur les
axes saturés (Amir20, 2019).
La performance d’un système de transport urbain s’appuie sur plusieurs composantes clés :
Les pratiques sociales et l’adaptabilité locale, Dans de nombreuses villes des pays en
développement, les habitants ont développé des mobilités alternatives (mototaxis, minibus
artisanaux) pour répondre aux lacunes des transports publics, un phénomène étudié dans
une perspective holistique du développement urbain (Essini24, 2023).
20
AMIR, I. NOUR EL HOUDA. Le transport urbain durable. 2019.
21
KRICHEN, Moez. Intégration de la Blockchain et de l'Intelligence Artificielle dans les Systèmes de Transport.
2024.
22
BEHIRI, Walid. Une méthodologie pour modéliser et optimiser la mutualisation du transport ferroviaire urbain
de marchandises et de passagers. 2017. Thèse de doctorat. Université Paris-Est.
23
KEITA, Ousmane et EL KHAZZAR, Aziz. Logistique urbaine et optimisation durable de livraison des
marchandises en milieu urbain: Étude des défis et des solutions innovantes. International Journal of Accounting,
Finance, Auditing, Management and Economics, 2023, vol. 4, no 6-1, p. [Link] org/10.5281/zenodo.
10207930.
24
ESSINI, Soufiane. Comparaison et mise en évidence des points forts/faibles des systèmes de transport collectifs
dans les grandes villes africaines. 2023.
13
Conclusion du chapitre I :
En d’autres termes, la congestion urbaine désigne une surcharge du réseau routier, se traduisant
par des embouteillages fréquents, une baisse de la vitesse de circulation et un allongement du
temps de déplacement.
14
CHAPITRE II : PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDES ET
PRESENTATION DES TACHES DES DIFFERENTS MEMBRES
Introduction du chapitre II :
En outre, ce chapitre détaille également la répartition des tâches au sein de l’équipe de travail,
afin de mettre en lumière l’implication de chaque membre dans la réalisation de cette étude.
1. Présentation de Bamako
Bamako, capitale du Mali, est située dans la région de Koulikoro, au sud-ouest du pays, sur les
deux rives du fleuve Niger (INSTAT25,Données régionales 2024). Cette position stratégique en
fait un carrefour régional important, reliant le Mali aux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest.
Données démographiques
Avec une population estimée à plus de 2,8 millions d’habitants en 2024, Bamako est la ville la
plus peuplée du Mali (Banque Mondiale26,2024). Sa croissance démographique est rapide, avec
un taux annuel moyen supérieur à 4%, alimenté par un exode rural massif et une forte natalité.
Infrastructures et urbanisme
25
Institut National de la Statistique du Mali (INSTAT), Données régionales 2024.
26
Banque Mondiale (2024). Urban Population Data – Mali.
27
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Mali (2023). Profil économique de
Bamako.
15
Cependant, la croissance rapide de la population met à rude épreuve les infrastructures urbaines
et les services publics, notamment en matière de logement, d’assainissement et de mobilité.
Enjeux urbains
Expansion spatiale désordonnée, avec une urbanisation informelle qui empiète sur les
espaces agricoles et naturels (Cissé29, 2023).
Pression sur les ressources naturelles, notamment en termes d’accès à l’eau potable et de
gestion des déchets (UNICEF Mali30, 2023).
Problèmes sociaux, tels que l’accès inégal aux services, la pauvreté urbaine et la
vulnérabilité face aux risques climatiques (PNUD Mali31, 2023).
2. Présentation de la commune II
La Commune II est l’une des six communes urbaines qui composent le district de Bamako,
capitale du Mali. Comme toutes les communes du district de Bamako a été créée par
l’ordonnance N°78- 34 CMLN du 18 Aout 1978 et a une population de 190.536 habitants
(DRPSTAD/DB 2014) soit une densité de 11.208 habitants/km2. Elle occupe les 7% de la
surface du district de Bamako estimé à 267 km2 et représente les 12,4% de sa population.
Limitée à l'est par le marigot de Korofina, à l'ouest par le pied de la colline du Point G, au nord
par la limite nord du District et au sud par le lit du fleuve Niger32.
Elle regroupe plusieurs quartiers dont : Niaréla (le plus ancien où réside la famille des
fondateurs de Bamako), Bagadadji, Bozola, Ngolonina, Médina-coura Missira, Hippodrome,
28
Direction Nationale des Transports Terrestres (2024). Statistiques de circulation à Bamako.
29
Cissé, A. (2023). Urbanisation informelle et gestion foncière à Bamako. Revue Malienne de
Géographie.
30
UNICEF Mali (2023). Accès à l’eau et assainissement dans les zones urbaines.
31
PNUD Mali (2023). Rapport sur la résilience urbaine et les risques climatiques.
32
[Link] le 22 Avril 2025)
16
Quinzambougou, Bakaribougou, TSF, Zone industrielle et Bougouba. Les quartiers Bozola-
Bagadadji Niarela abrite la zone de Dabanani33.
Située sur la rive gauche du fleuve Niger, la commune 2 bénéficie d’une position stratégique au
cœur de la ville. Cette commune est un centre d’activités variées mêlant habitat, services
administratifs, commerce et transport. Elle abrite 80 % des industries du Mali.
Dabanani est l’un des secteurs les plus dynamiques de la Commune II du district de Bamako. Il
se situe dans une zone stratégique, à proximité de plusieurs grands axes routiers reliant les
quartiers voisins et le centre-ville. Cette position en fait un point de transit important,
notamment aux heures de pointe, ce qui contribue à une forte densité de circulation (Dembele34,
2017).
Il est traversé par des voies secondaires étroites, souvent encombrées, qui débouchent sur des
artères plus larges. Le manque de planification urbaine dans son développement initial a
conduit à un agencement irrégulier des habitations et des infrastructures (Kehal, I., & Benabbas
Kaghouche35,. 2018).
C’est une zone en pleine expansion, qui joue un rôle de carrefour dans la circulation urbaine. Il
est traversé par des axes routiers importants utilisés quotidiennement par les véhicules
particuliers, les transports en commun, les motos-taxis, les motos tricycles, les véhicules de
livraisons et les véhicules de transport de marchandises (camions remorques) et les piétons
Baffi36, (2024).
Le quartier connaît une croissance démographique rapide, alimentée par l’exode rural et
l’installation de populations venues chercher des opportunités économiques dans la capitale.
33
[Link]
projector=1&messagePartId=0.1 (, le 22 Avril 2025)
34
DEMBELE, Samba. Pour obtenir le diplôme de doctorat. 2017. Thèse de doctorat.
Université de Caen.
35
KEHAL, Ikram et BENABBAS KAGHOUCHE, Samia. Les règles de conception de la ville
historique et les conditions de leurs intégrations dans la ville moderne, pour quelles évolutions
urbaines?. 2018. Thèse de doctorat. Université Constantine 3 Salah Boubnider, Faculté
d’architecture et d’urbanisme.
36
BAFFI, Solène. Les lieux du transport artisanal : des entre-deux dans les villes des Suds. Les
transports et leurs lieux, 2024, p. 205-229.
17
Dabanani abrite une population majoritairement jeune, active et impliquée dans des activités
économiques formelles et informelles.
Des habitations souvent construites sans plan d’urbanisme rigoureux, créant des ruelles
étroites et mal structurées ;
Les routes de Dabanani sont en grande partie étroites, mal entretenues et dépourvues d’un
système de drainage efficace. Le stationnement y est souvent anarchique, et les trottoirs sont
peu utilisés à cause de leur occupation par les commerçants. De plus, l’absence d’un système
de transport public structuré oblige les habitants à utiliser des moyens de déplacement
individuels (motos, véhicules personnels), ce qui augmente la pression sur le réseau routier
local (Cisse, Dagno, Sanogo, & Dembele37,.2024).
Le transport urbain est un élément clé du fonctionnement des villes, assurant la mobilité des
personnes et des biens au quotidien. Cependant, il fait face à de nombreux défis liés à la
croissance rapide, à l’insuffisance des infrastructures et à la complexité des modes de transport.
A Dabanani Le transport urbain est affecté par plusieurs causes principales (Essini38, 2023) :
37
CISSE, Mahamadou, DAGNO, Bakary, SANOGO, Tenemaka, et al. LA MOBILITÉ DANS LE DISTRICT DE
BAMAKO. 2024.
38
ESSINI, Soufiane. Comparaison et mise en évidence des points forts/faibles des systèmes de transport collectifs
dans les grandes villes africaines. 2023.
18
Croissance démographique rapide
Les réseaux routiers et les équipements de transport sont souvent insuffisants, mal entretenus
ou inadaptés aux volumes et aux types de trafic actuels. Ceci limite la fluidité du trafic et
augmente les risques d’accidents
La forte présence des mototaxis et des minibus artisanaux (SOTRAMA, Duruni), peu
réglementés, contribue à une organisation chaotique de la circulation, avec des itinéraires et
points d’arrêt improvisés.
Un grand nombre de véhicules, notamment dans les transports collectifs, sont anciens et peu
performants, ce qui réduit leur fiabilité et augmente les risques d’accidents et de pollution.
Contraintes socio-économiques
Le faible pouvoir d’achat des habitants limite l’accès à des moyens de transport formels et
pousse à l’usage massif de modes alternatifs moins chers mais souvent moins sécurisés.
Le choix de Dabanani comme site d’étude s’explique par la complexité de sa situation urbaine
et la gravité des problèmes de congestion qui y sont observés quotidiennement. Dabanani
concentre, à lui seul, les problématiques majeures de circulation observées dans l’ensemble du
district de Bamako.
Son étude permet d’identifier des causes précises, d’évaluer les conséquences sur la population
et de proposer des pistes de solutions adaptées à la réalité locale.
19
Section 2 : Présentation des tâches des différents étudiants
Voici comment les tâches ont été réparties entre les différents membres du groupe :
Superviser la planification ;
Rédiger le document ;
Source : Nous-mêmes
Dans le cadre de ce projet tutoré, les travaux se sont déroulés en plusieurs étapes successives du
10 février au 25 juillet 2025. Les activités ont été organisées selon les phases suivantes : revue
20
de la littérature, collecte de données sur le terrain, traitement et analyse des données, avec des
réunions régulières du groupe sous la supervision du professeur tuteur.
La première phase du projet, conduite entre février et avril 2025, a permis de poser les
fondements théoriques du travail à travers la collecte et l’analyse de documents pertinents. Elle
visait à assurer une compréhension partagée du thème par l’ensemble du groupe. Cinq réunions
clés ont jalonné cette étape, notamment le lancement du projet et la présentation du guide
méthodologique (10 février), la formulation du thème (22 et 26 mars), puis sa validation ainsi
que la définition des problématiques et objectifs (07 et 10 avril). L’analyse de la congestion à
Dabanani s’appuie sur une approche croisée combinant cadre théorique, observations de terrain
et perceptions des usagers. Cette triangulation révèle une saturation chronique, liée à la fois à
des facteurs structurels et à des comportements routiers. L’enquête a été menée auprès de 52
personnes, dont 75 % d’hommes et 25 % de femmes.
Du 12 avril au 3 mai 2025, le groupe a élaboré et présenté les deux premiers chapitres du
projet, couvrant l’introduction, le contexte et le cadre théorique. Une fois la première partie
finalisée (21 avril), les chapitres ont été validés par le professeur, permettant de débuter le
chapitre méthodologique.
La collecte des données s’est déroulée du 10 mai au 03 juin 2025, précédée par une réunion
préparatoire le 7 mai dédiée à la conception des questionnaires et outils de terrain. L’enquête a
combiné observations directes, entretiens ciblés et sondages auprès des usagers, conducteurs de
taxi-moto et tricycles, commerçants fixes et ambulants, ainsi que des piétons. Au total, deux
sorties hebdomadaires ont été réalisées sur trois semaines.
La dernière phase, menée du 14 juin à fin juillet 2025, a porté sur le traitement des données
collectées, l’analyse des résultats et la rédaction du rapport final. Elle a débuté par une séance
d’explication approfondie du chapitre méthodologique avec le professeur, suivie de la rédaction
du chapitre 3 et 4 et de la conclusion. Des sessions de travail autonome ont permis de finaliser
les analyses, tandis que des simulations ont été menées pour préparer la soutenance.
21
Conclusion du chapitre II
Ce chapitre a permis de poser les bases de l’étude en présentant les spécificités du quartier de
Dabanani, dont la configuration urbaine et les enjeux de mobilité justifient pleinement le choix
comme terrain d’analyse. La connaissance du milieu a ainsi facilité l’identification des
principaux facteurs de congestion. Par ailleurs, la répartition claire des rôles au sein de l’équipe
et le déroulement méthodique des étapes ont favorisé une approche rigoureuse et collaborative,
renforçant la qualité des travaux menés dans les chapitres suivants.
22
Conclusion de la première partie :
Cette première partie a permis de poser les fondements théoriques et contextuels de notre étude
sur la congestion urbaine à Dabanani. Après avoir défini les concepts clés et cerné les
principales caractéristiques de la congestion urbaine, nous avons examiné, les causes
structurelles et conjoncturelles de la congestion, ainsi que ses impacts sur la mobilité,
l’économie urbaine, l’environnement et la qualité de vie. La présentation du quartier de
Dabanani, situé dans la Commune II du district de Bamako, a permis de mieux comprendre le
cadre d’observation, tandis que la répartition des tâches entre les membres de l’équipe a établi
une base organisationnelle claire pour la suite de l’étude.
L’analyse a également permis d’identifier les leviers d’action possibles, qui s’inscrivent dans
une approche intégrée combinant planification urbaine, régulation des flux, développement des
transports collectifs et participation citoyenne.
Ce cadrage conceptuel et méthodologique est essentiel pour aborder, dans les parties suivantes,
l’analyse approfondie de la situation à Dabanani et proposer des solutions concrètes et adaptées
aux réalités du terrain.
23
DEUXIEME PARTIE : CADRE PRATIQUE - RESULTATS,
CRITIQUES ET SUGGESTIONS
24
Introduction de la deuxième partie :
Les résultats seront exposés dans le chapitre III, les critiques et suggestions dans le chapitre IV.
25
CHAPITRE III : CONSTATS A PARTIR DU MODELE
D’ANALYSE SWOT
Introduction du chapitre III
Interne Externe
Forces Opportunités
Faiblesses Menaces
26
Infrastructures routières inadaptées (étroites, et sans planification urbaine ;
dégradées) ; Urbanisation informelle continue sans
Indiscipline routière généralisée ; équipements ;
Faible offre de transport collectif structuré ; Faiblesse des capacités institutionnelles locales
Source : Nous-mêmes
D’après les informations recueillis sur le terrain, Dabanani, situé en Commune II du district de
Bamako, connaît une congestion urbaine croissante persistante et généralisée, affectant
significativement les déplacements quotidiens et les activités économiques locales.
La voie publique est également occupée par des activités informelles (étals, commerces,
dépôts), réduisant davantage l’espace de déplacement.
Ainsi, la congestion à Dabanani est à la fois le résultat d’une urbanisation non maîtrisée, d’une
pression croissante sur les infrastructures existantes et de l’absence de dispositifs de gestion
adaptés.
27
Section 2 : Analyse du problème identifié
L’analyse SWOT de Dabanani offre une lecture stratégique des enjeux de mobilité en
identifiant les leviers internes et externes pouvant faciliter ou freiner toute initiative de
désengorgement urbain.
2.1.1. Forces
Les forces traduisent des atouts de Dabanani, susceptibles d’appuyer toute initiative de
désenclavement et d’amélioration de la mobilité urbaine.
Situé au cœur de Bamako, dans une zone très accessible par les différents axes routiers. Cette
accessibilité est un atout pour intégrer le quartier dans les plans de mobilité urbaine à l’échelle
de la commune et du district.
- Dynamisme économique
Le quartier est l'un des pôles commerciaux les plus actifs de la ville. Ce dynamisme attire de
nombreux acteurs économiques (commerçants, transporteurs, consommateurs), et peut servir de
levier pour financer ou justifier des projets d'amélioration.
L’existence d’actions spontanées ou ponctuelles de la part des habitants (nettoyage des rues,
appui à la circulation) révèle une capacité d’auto-organisation locale. Ces dynamiques, bien que
informelles, peuvent être structurées et soutenues dans une logique de co-gestion de l’espace
public.
Les données d’enquête indiquent que les habitants identifient clairement les causes et les effets
des embouteillages. Cette lucidité constitue une base solide pour l’acceptation de mesures
correctives, et pour des campagnes de sensibilisation mieux ciblées. Certaines actions de
désencombrement ou d'organisation du marché ont déjà été entreprises, montrant une volonté
institutionnelle même si elle reste limitée.
Malgré la vétusté du réseau, certains axes principaux jouent déjà un rôle d’articulation du trafic.
Ils peuvent être priorisés dans les interventions (bitumage, marquage, régulation), ce qui facilite
28
des améliorations ciblées à court terme.
Les zones de densité (marchés, écoles, mosquées) sont bien connues des habitants et facilement
repérables. Cela permet une planification localisée des aménagements (zones piétonnes,
organisation des horaires, parkings) pour désengorger les points critiques.
Les forces de Dabanani résident dans sa centralité géographique, son potentiel d’organisation
locale et sa conscience collective du problème. Ces éléments constituent une base d’appui
essentielle pour initier des actions ciblées, acceptées et durables, même dans un contexte
institutionnel fragile.
2.1.2. Faiblesses
Les faiblesses sont des limites internes qui compliquent la gestion efficace de la Congestion à
Dabanani. Elles identifient et relèvent principalement des déficits structurelle et fonctionnelle
de l’espace urbain, aggravée par un manque de capacités institutionnelles et de régulation.
Les trottoirs, carrefours et abords des voies sont envahis par des marchands ambulants, des
étals fixes, ou des véhicules stationnés sans contrôle. L’utilisation désordonnée de l’espace
routier réduit considérablement la largeur utile de circulation. Cela engendre des blocages
permanents, notamment aux heures de pointe.
Le réseau routier local est vétuste, non entretenu et non conçu pour un trafic intense. Les routes
sont souvent étroites, dégradées, parfois non bitumées, sans trottoirs, ni signalisation
appropriée. Les routes deviennent impraticables en saison des pluies, ce qui limite fortement la
fluidité et la sécurité des déplacements.
Il n'existe aucun plan d'aménagement spécifique pour Dabanani ou de zonage clair pour le
29
commerce, la circulation et les stationnements. Dabanani ne dispose d’aucune structuration du
trafic (sens uniques, carrefours aménagés, priorités), ce qui crée un climat de conflit permanent
entre piétons, véhicules et motos.
La moto représente 38,5 % des moyens de transport utilisés, mais son usage reste informel,
sans encadrement ni organisation.
L’absence de pistes cyclables, parkings, espaces de livraison ou zones piétonnes empêche une
cohabitation apaisée entre les différents types d’usagers.
Les collectivités locales disposent de peu de moyens techniques, humains et financiers, ce qui
limite leur aptitude à planifier, faire respecter les règles ou initier des projets d’aménagement.
Les autorités municipales, les services de transport, la police et les commerçants travaillent
souvent de manière isolée, sans coordination.
Ces faiblesses montrent que la congestion à Dabanani est avant tout liée à un déficit global de
gouvernance urbaine : aménagements inadaptés, absence de contrôle, et services de mobilité
insuffisants et doivent être abordées en priorité dans toute stratégie de redressement. Sans un
renforcement des capacités locales et des actions concrètes sur l’espace public, la situation
risque de se détériorer davantage.
2.1.3. Opportunités
Les opportunités sont des facteurs externes favorables qui peuvent être exploités pour améliorer
la situation à Dabanani.
Les applications de mobilité, les feux intelligents, les systèmes de géolocalisation ou les
parkings connectés sont des solutions envisageables à moyen terme.
L’enquête montre une forte demande de changement chez les habitants, souvent prête à
s’impliquer dans des actions collectives (nettoyage de rues, sensibilisation, appui à l’autorité
locale). Cela constitue un levier social fort, particulièrement utile dans un contexte de faiblesse
institutionnelle.
Les autorités municipales montrent une volonté de réorganiser les espaces urbains, comme en
témoignent les projets pilotes dans d'autres communes.
Contrairement à d’autres zones, Dabanani présente une ouverture manifeste à des formes
légères de régulation, comme l’instauration d’horaires de livraison ou de contrôle ponctuel.
Cela permet d’envisager des expérimentations à faible coût mais à fort impact, sans craindre
une résistance sociale massive.
La prise de conscience des désagréments liés à la congestion (bruit, retards, insécurité) ouvre la
voie à des campagnes d’information ciblées et à des programmes de formation ou
d’accompagnement des usagers, notamment les conducteurs de motos ou les commerçants.
Les moyens de transport locaux – bien que souvent non régulés – offrent un potentiel de
réorganisation. L’identification, l’encadrement et la coordination des conducteurs de motos-
taxis ou de tricycles pourraient constituer une première étape de formalisation de la mobilité
dans le quartier.
2.1.4. Menaces
Les menaces recensées à Dabanani reflètent des dynamiques externes incontrôlées et des
risques croissants qui pourraient aggraver la situation si aucune mesure n’est engagée à temps.
Le manque de coordination, de ressources et d’autorité des acteurs publics locaux constitue une
menace majeure. Même si des projets sont envisagés, leur mise en œuvre reste incertaine en
l’absence de capacité de suivi et d’application.
32
- Pollution et dégradation de la qualité de vie
La congestion favorise une pollution de l'air, sonore et visuelle, qui a des conséquences
sanitaires et environnementales graves.
Les changements fréquents au niveau des autorités locales peuvent empêcher la continuité des
projets ou leur bon suivi dans le temps.
Si les autres quartiers continuent à se développer de façon non planifiée, cela pèse
indirectement sur Dabanani, qui absorbe une grande part du trafic.
Ces menaces montrent que, sans intervention structurée, la situation à Dabanani pourrait se
détériorer davantage, rendant plus difficile toute amélioration future. La combinaison entre
pression démographique, urbanisation désordonnée et faiblesse institutionnelle constitue un
véritable défi à anticiper dans les stratégies d’aménagement et de mobilité.
39
Voir annexe 2
33
Tableau 3: Fréquence des embouteillages
Réponse Effectif %
Plusieurs fois par 30 57.69 100 % des répondants déclarent vivre des
semaine embouteillages réguliers :
Tous les jours 22 42.31 57,7 % les subissent plusieurs fois par
semaine
Source : Nous-mêmes
Certains axes tel que les voies reliant Dabanani aux quartiers périphériques deviennent
quasiment inaccessibles. En effet, les temps de trajet considérablement allongés, même pour
des distances courtes à l’intérieur du quartier, les intersections souvent congestionnées en
l’absence de signalisation ou d’agents de régulation causent des blocages prolongés.
En raison de l’occupation anarchique des trottoirs, les piétons sont contraints de circuler sur la
chaussée avec les véhicules, ce qui accroît les risques d’accidents. Les passages piétons sont
absents ou ignorés, sans aménagements pour sécuriser les traversées. Les enfants, femmes et
personnes âgées sont les plus exposés à ces conditions dangereuses.
Les déplacements domicile-travail ou école subissent des retards fréquents. Les commerces en
zones congestionnées perdent en fréquentation. Cela se résume dans le schéma suivant
Le tableau suivant issu de notre enquête du 15 mai au 20 mai et l’analyse des données
secondaires permettent d’identifier plusieurs facteurs structurels et contextuels qui expliquent la
persistance et l’ampleur de la congestion urbaine dans le quartier de Dabanani.
Trop de véhicules en
69.20% Cause la plus fréquemment citée.
circulation
Mauvaise organisation ou
Faible contrôle, absence de plan de
absence de régulation de la 57.70%
circulation ou de signalisation.
route
Comportement des
Infractions fréquentes, non-respect du
conducteurs (stationnement, 46.20%
code de la route.
indiscipline…)
Source : Nous-mêmes
35
2.3.1. Causes structurelles
Les causes structurelles de la congestion à Dabanani renvoient aux insuffisances durables liées
à l’organisation physique de l’espace urbain, aux infrastructures de transport et à l’absence de
régulation adaptée favorisant un encombrement permanent des voies.
Il n’existe ni signalisation routière fonctionnelle ni plan de circulation défini pour encadrer les
flux de véhicules et de piétons, ce qui engendre une circulation désorganisée. L’administration
locale, disposant de ressources limitées, peine à assurer la régulation et le contrôle de l’usage
de la voirie. Cette faiblesse institutionnelle, combinée à l’absence de planification urbaine à
long terme, favorise la multiplication des pratiques informelles et l’urbanisation reste
anarchique.
L’occupation des trottoirs par les véhicules comme aire de stationnement, les stationnements en
double file, l’absence d’espaces de stationnement organisés et ou de zones de livraison
contribuent fortement à la congestion. Parallèlement à cela, l’arrêt fréquent des véhicules de
transport informel (tricycles, taxis-motos, véhicules de livraison) au milieu de la chaussée pour
charger/décharger accentue les bouchons.
Les routes locales sont généralement étroites, vieillissantes et mal entretenues, sans
aménagements adaptés pour les piétons ou les cyclistes, ce qui compromet la sécurité et la
fluidité de la circulation. Les trottoirs, lorsqu’ils existent, sont souvent en mauvais état ou
occupés de manière illégale par des commerces ou des stationnements, obligeant les piétons à
marcher sur la chaussée au risque d’accidents. Par ailleurs, l’absence de voies secondaires ou
de routes de contournement canalise l’ensemble du trafic sur quelques axes principaux, créant
une surcharge constante et aggravant les phénomènes de congestion.
36
mobilité. La forte densité humaine et commerciale qui en résulte accentue les encombrements,
complique la cohabitation entre les différents usagers de la route et aggrave les problèmes de
congestion au quotidien.
- Manque d’infrastructures de transport collectif fiable et accessible
Dabanani ne dispose d’aucun système de transport public structuré tel que des lignes régulières
de bus ou de minibus, ce qui limite les options de mobilité collective pour les habitants. En
l’absence de ces services, la population dépend fortement des engins à deux et trois roues –
motos, tricycles ou taxis-motos – qui sont nombreux mais faiblement régulés. Cette situation
entraîne une circulation désordonnée, accentue les risques d’accidents et contribue à la
saturation des voies, tout en limitant l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ou les
usagers vulnérables.
La présence des forces de l’ordre sur le terrain reste limitée, et les usagers ne bénéficient que
rarement de campagnes de sensibilisation aux règles de circulation et aux impacts de la
congestion.
Des zones comme les marchés, les écoles ou les carrefours deviennent des goulots
d’étranglement quotidiens, faute d’organisation des flux.
En somme, les données d’enquête valident les hypothèses théoriques formulées en amont. La
congestion à Dabanani s’inscrit dans un cadre structurellement fragilisé, marqué par l’absence
de planification, l’occupation désordonnée de l’espace public, la faiblesse des infrastructures, et
une gouvernance locale limitée.
38
CHAPITRE IV : PROPOSITIONS DE SOLUTIONS
Introduction du Chapitre IV
À la lumière des constats formulés dans le chapitre précédent, ce chapitre propose des pistes de
solution pour répondre aux défis de la congestion urbaine à Dabanani. Ces propositions
s’appuient à la fois sur les données collectées, les perceptions des usagers et l’analyse
structurelle du territoire.
L’objectif est de formuler des mesures concrètes, graduelles et adaptées au contexte local, en
distinguant les actions réalisables à court terme de celles relevant d’une planification à moyen
terme. Ces solutions visent une amélioration progressive de la mobilité, fondée sur une
approche intégrée, participative et durable.
L’absence de plan de mobilité crée des conflits de circulation, d’où la nécessité de l’élaboration
d’un plan local de circulation fondé sur une étude de flux, combinée à une signalisation claire
et respectée, est indispensable.
39
- Développer une offre de transport collectif adaptée
La dépendance aux modes individuels, due à un transport collectif quasi inexistant, accentue la
congestion. Il convient donc de développer une solution de transport collectif fiable régulier et
accessible.
L’utilisation non régulée des motos doit être structurée par des règles, des zones dédiées et une
immatriculation obligatoire.
Pistes cyclables, trottoirs, parkings et zones piétonnes sont essentiels pour une cohabitation
harmonieuse de la voirie.
Les faiblesses techniques, humaines et financières des institutions locales limitent leur
efficacité. Il est crucial de renforcer les compétences, clarifier les rôles et améliorer la
coordination entre acteurs (urbanisme, sécurité, transport).
Les réformes urbaines perçues comme brutales ou injustes peuvent provoquer des résistances.
Une approche participative impliquant les populations concernées, des communications claires
40
et des mesures d’accompagnement sont essentielles pour soutenir le changement et limiter les
impacts négatifs.
Les projets d’aménagement souffrent souvent d’un manque de suivi en cas de changement
d’autorité ce qui fragilisent leur mise en œuvre. Il est recommandé de formaliser des
stratégiques à moyen et long terme et de mettre en place un suivi indépendant incluant la
société civile.
La gestion isolée de Dabanani nuit à l’efficacité globale. Indispensable d’un schéma directeur à
l’échelle du district, avec des connexions inter quartiers structurées, est indispensable à une
meilleure répartition des flux et permettra d’éviter une saturation localisée
Dégager les emprises illégales (étals, garages, dépôts), aménager des couloirs piétons
provisoires dans les zones denses et organiser les vendeurs ambulants sur des espaces délimités.
Réaménager et formaliser les trottoirs, avec un renforcement du contrôle par les autorités
locales.
Déployer des agents de circulation aux carrefours stratégiques, mener des campagnes de
sensibilisation ciblées à la sécurité routière et aux impacts de la congestion, installer une
signalisation artisanale communautaire comme des panneaux et marquages au sol. Structurer
41
rapidement le secteur des motos-taxis par identification des conducteurs, port de gilets
réfléchissants et sensibilisation aux itinéraires sécurisés.
Cartographier les zones informelles et à risque (pollution, sécurité), initier la concertation avec
les populations via des actions communautaires (nettoyages collectifs, implication des jeunes)
et évaluer les capacités institutionnelles (ressources humaines, techniques, financières).
2.2. Solutions à moyen terme (1-3 ans) (nécessitant coordination et moyens institutionnels
modérés)
Lancer les travaux d’élargissement, bitumage et drainage des routes, et instituer des zones
différenciées pour piétons, motos et livraisons autour des pôles clés (marchés, écoles).
Élaborer des plans de circulation locaux avec les collectivités, créer des comités de gestion
mobilisant autorités, commerçants et riverains, et mettre en place une signalisation cohérente
incluant sens uniques et horaires restreints pour certaines activités tel que les livraisons.
Mettre en place des navettes inter-quartiers à horaires fixes et promouvoir les modes doux
(marche, vélo) via la création de pistes sécurisées. Structurer formellement le secteur des
motos-taxis et des motos tricycles par immatriculation en coopératives, formation des
conducteurs et régulation tarifaire.
Mettre en place des programmes de formation pour les agents, clarifier les responsabilités,
instaurer une cellule de coordination, renforcer le contrôle de l’urbanisation informelle, et
intégrer des dispositifs de suivi environnemental dans les projets.
2.3. Solutions à long terme (3 ans et plus) (structurantes, à intégrer dans la planification
urbaine de Bamako) :
Finaliser l’urbanisation guidée des quartiers informels avec des services de base pérennes, et
inscrire Dabanani dans une vision métropolitaine intégrée à l’échelle du district de Bamako via
un schéma directeur de mobilité. Mobiliser les bailleurs autour de projets pilotes à fort impact
42
social, et utiliser les données issues des diagnostics pour appuyer les décisions et obtenir des
financements
Créer des voies de contournement locales, des aires de livraison et des parkings relais pour
diminuer la pression sur les axes principaux. Réhabiliter prioritairement les axes critiques en y
intégrant pistes cyclables, espaces verts et zones piétonnes connectées.
Assurer la pérennité des structures de coordination, garantir l’adhésion des populations, former
les agents municipaux à la gestion de la mobilité, doter les services de matériel et d’outils
adaptés, instaurer un cadre de concertation régulier entre acteurs et allouer un budget dédié à la
mobilité urbaine.
Conclusion chapitre IV
La congestion urbaine à Dabanani n’est pas une fatalité. Les pistes de solutions identifiées
montrent qu’une amélioration durable est possible, à condition d’agir simultanément sur
plusieurs leviers : comportementaux, infrastructurels, réglementaires et institutionnels. Ces
pistes de solutions visent une approche graduelle et inclusive, tenant compte des contraintes
locales. Elles ne pourront aboutir qu’à travers une synergie entre les acteurs institutionnels,
communautaires et techniques, condition indispensable à une gestion durable de la mobilité à
Dabanani.
43
Conclusion de la deuxième partie :
En réponse à ces constats, des propositions de solutions concrètes ont été formulées. Celles-ci
s’inscrivent dans une approche graduelle à court, moyen et long terme, articulant des actions
immédiates de régulation et de sensibilisation, des réformes structurelles de gouvernance, ainsi
que des aménagements durables à l’échelle du quartier et de la ville. L’ensemble des
propositions vise à structurer l’espace, renforcer la gouvernance locale et accompagner les
changements nécessaires dans une dynamique participative.
Cette analyse ouvre la voie à une meilleure compréhension des dynamiques de congestion
urbaine à Bamako, et plus largement dans les villes africaines confrontées à une urbanisation
rapide, souvent peu maîtrisée. Elle constitue une base solide pour une prise de décision éclairée
et pour l’élaboration de politiques publiques intégrées, participatives et durables.
44
CONCLUSION GENERALE
L’étude menée sur la congestion urbaine à Dabanani a permis de mettre en lumière les
phénomènes complexes, enraciné dans des dynamiques à la fois structurelles, contextuelles et
comportementales qui contribuent à l’asphyxie progressive de cette zone stratégique de la
Commune II de Bamako. L’approche adoptée, combinant enquête de terrain, analyse SWOT, et
diagnostic participatif a permis de croiser les perceptions locales avec des données
d’observation et une lecture territoriale. À travers une première partie consacrée au cadre
conceptuel, nous avons défini les contours de la problématique et analysé les caractéristiques
du milieu d’étude. La seconde partie, quant à elle, a permis d’appliquer une démarche pratique
et analytique en mobilisant le modèle SWOT, révélant ainsi les forces, faiblesses, opportunités
et menaces liées à la mobilité urbaine locale.
Les constats issus de cette analyse montrent que la congestion n’est pas un phénomène isolé ou
temporaire, mais bien une conséquence logique de l’urbanisation non maîtrisée, du déficit
d’infrastructures adaptées, de l’indiscipline routière et de la faible capacité de gestion locale.
L’espace public, fortement sollicité et peu régulé, devient un lieu de tension entre mobilité,
commerce, stationnement et vie sociale.
Face à cette réalité, des solutions ont été formulées sous forme d’actions hiérarchisées dans le
temps, alliant réaménagement de l’espace, renforcement institutionnel et approche
participative. L’intégration de Dabanani dans une vision métropolitaine plus large apparaît
comme une condition essentielle pour assurer la cohérence des politiques urbaines.
45
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages
ESSINI, Soufiane. Comparaison et mise en évidence des points forts/faibles des systèmes de
transport collectifs dans les grandes villes africaines. 2023.
FAURE, Anne et HÉRAN, Frédéric. Les retombées économiques de la marche, une première
approche. 2024.
BAFFI, Solène. Les lieux du transport artisanal: des entre-deux dans les villes des Suds. Les
transports et leurs lieux, 2024, p. 205-229.
BYIERS, Bruce et KARKARE, Poorva. Les acteurs et intérêts le long du corridor Dakar-
Bamako. 2022.
FAURE, Anne et HÉRAN, Frédéric. Les retombées économiques de la marche, une première
approche. 2024.
ESSINI, Soufiane. Comparaison et mise en évidence des points forts/faibles des systèmes de
transport collectifs dans les grandes villes africaines. 2023.
VIII
AMIR, I. NOUR EL HOUDA. Le transport urbain durable. 2019.
Articles et Rapports
LESTEVEN, Gaele. Les stratégies d’adaptation à la congestion automobile dans les grandes
métropoles : analyse à partir des cas de Paris, São Paulo et Mumbai. Confins. Revue franco-
brésilienne de géographie/Revista franco-brasilera de geografia, 2012, no 15.
MORY, Batiebo Richard. Régulation Dynamique des feux Tricolores par Intelligence
Artificielle. 2024. Thèse de doctorat. Université Virtuelle de Côte d'ivoire.
BOUSSADI, Ilhem, et al. Transport urbain et économies externes négatives : quelle stratégie
nationale pour L’Algérie ? 2019. Thèse de doctorat.
DEMBELE, Samba. Pour obtenir le diplôme de doctorat. 2017. Thèse de doctorat. Université
de Caen.
IX
RAOUIA, Sedjal et NASSIRA, Zemieche. Un système Multi-Agent pour la gestion
d’encombrement dans le trafic routier. 2024. Thèse de doctorat. university center of abdalhafid
boussouf-MILA.
MAATOUGUI, Lamyae. Développement d'un récepteur intelligent dédié aux systèmes sans fil
basés sur les modulations M-OAM. 2017. Thèse de doctorat. Université de Valenciennes et du
Hainaut-Cambresis; Université Chouaïb Doukkali (El Jadida, Maroc).
HARKAT, Imane et NAIT AMAR, Nadra. Impact des nouveaux modes de transport sur la
dynamique urbaine de Constantine. 2023. Thèse de doctorat. Université Constantine 3 Salah
Boubnider, Faculté d’architecture et d’urbanisme.
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Mali (2023). Profil
économique de Bamako.
UNICEF Mali (2023). Accès à l’eau et assainissement dans les zones urbaines.
PNUD Mali (2023). Rapport sur la résilience urbaine et les risques climatiques.
Webographie
X
4. [Link]
m?projector=1&messagePartId=0.1 (consulté, le 22 Avril 2025)
5. [Link] le 22 Avril 2025)
6. [Link]
(consulté, le 22 Avril 2025)
7. [Link] (consulté,
le 22 Avril 2025)
XI
ANNEXES
Annexe 1 : Questionnaires d’enquêtes
XII
Annexe 1: Questionnaires d’enquêtes
Questionnaires d’enquêtes
Bonjour Madame/Monsieur.
Nous sommes des étudiants à l’Institut de Technologies Appliquées Technolab ISTA et
nous effectuons un projet tutoré en licence.
Nous travaillons sur le sujet intitulé « L’analyse de la congestion en commune deux du district
de Bamako : cas de Dabanani ».
Les informations réunies dans le cadre de cette recherche vont permettre d’avoir des idées
claires sur les causes de la congestion à Dabanani
Sachant que votre collaboration nous sera d’une grande utilité dans notre thèse, nous
vous remercions d’avance.
Par ailleurs, nous nous engageons à garantir l’anonymat de vos réponses et à mettre à votre
disposition les résultats de ladite enquête en guise de preuve de bonne
☐ Voiture personnelle
☐ Moto / moto-taxi
☐ Moto Tricycle
XIII
☐ Voiture de livraison
☐ À pied
☐ Autre : _________
☐ Autre : __________
☐ Rarement
☐ Jamais
☐ Trop de véhicules
XIV
☐ Activités commerciales sur la voie publique
Section D : Conséquences
☐ Oui
☐ Non
☐ Retards fréquents
Section E : Solutions
11. Selon vous, quelles actions devraient être prioritaires pour réduire la congestion à
Dabanani ? (Cochez toutes les réponses pertinentes)
XV
☐ Créer de nouvelles voies de circulation élargir les routes principales
☐ Autre : ____________________________
12. Seriez-vous favorable à des horaires de circulation restreinte pour certains types de
véhicules ?
☐ Oui
☐ Non
☐ Sans avis
13. Seriez-vous prêt(e) à utiliser davantage les transports en commun si leur qualité était
améliorée ?
☐ Oui
☐ Non
XVI
Annexe 2: Matérialisation et résultat de l’enquête
Statut socio-économique
Réponse Effectif %
Commerçant 13 25.0
Chauffeur de moto taxi 11 21.15
Chauffeur de sotrama et taxi 8 15.38
Chauffeur de moto tricycle 6 11.54
Résident 5 9.62
Chauffeur de véhicule de marchandise 5 9.62
Policiers 4 7.69
Graphique 1
Âge
Réponse Effectif %
25-35 23 44.23
35-45 16 30.77
15-25 9 17.31
45-55 3 5.77
55 et plus 1 1.92
Âge
30
20
10
0
25-35 35-45 15-25 45-55 55 et plus
XVII
Graphique 2
Non 11 21.15
Graphique 3
50 Non
Sans avis
Oui
0
%
Graphique 4
Non
100
Oui
0
%
Oui Non
XVIII
Fréquence des embouteillages
Graphique 5
Gestion du stationnement
Graphique 6
Gestion du stationnement
100
Pas d'espace de livraison
Pas d'espace de stationnement
0 Pas d'espace de stationnement
%
XIX
Causes perçues de la congestion
Ces données confirment une congestion multifactorielle, liée autant à la densité du trafic qu’à
l’occupation informelle de l’espace public, au déficit d’aménagement et à l’indiscipline
routière.
XX
Graphique 7
80,00%
60,00%
40,00%
20,00%
0,00% Fréquence (%)
Graphique 8
Annulations de rendez-vous ou 10
prestations
0
Pourcentage (%)
XXI
Moment de forte circulation
Graphique 9
XXII
Moyen de transport utilisé
Réponse Effectif %
A pied 2 3.85
Graphique 10
30
25 26,92
20
15
10
9,62 9,62
5
5,77 3,85 3,85 1,92
0
Moto/ moto- Sotrama/ Voiture de Moto Sotrama/ A pied Voiture Voiture
taxi Dourouni/ livraison tricycle Dourouni/ personnelle personnelle
Taxi Taxi Moto/ Moto/ moto-
moto-taxi taxi
Réponse Effectif %
Oui 46 88.46 Ce chiffre confirme l’impact généralisé
Non 6 11.54 de la congestion sur la ponctualité à
Dabadani.
XXIII
Graphique 11
Non
100
50
Oui
0
%
Oui Non
Sexe
Réponse Effectif %
Homme 39 75.0
Femme 13 25.0
Graphique 12
Sexe
100 Femme
50
Homme
0
%
Homme Femme
XXIV
Solutions prioritaires perçues
Développer des voies réservées aux Environ 50 % des répondants l'ont mentionnée
transports en commun dans leurs combinaisons de réponse
XXV
Annexe 3: La liste des séances de rencontre
Jour et lieu de Objectif de la Etudiants présents Compte rendu
rencontre rencontre sommaire de la
réunion
XXVI
Mercredi le 07/05/2025 Comment l’enquête Tous les membres Les questionnaires
Annexe B (Badjelika) vas ce procédé pour l’enquête sur le
terrain (Collecte des
données)
Samedi le 14/06/2025 Explication du Tous les membres
Annexe A (Chez Ballo) Chapitre 3
Vendredi le 20/06/2025 Compte rendu de Tous les membres
Badjelika B l’enquête
(Badjelika)
Mardi le 15/07/2025 Vérification et Tous les membres
Annexe A (Chez Ballo) modification du
chapitre3 & 4
XXVII
Annexe 4: Image de la congestion
XXVIII
TABLE DES MATIERES
DEDICACE ................................................................................................................................... I
REMERCIEMENTS .................................................................................................................... II
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS .............................................................................. III
LISTE DES TABLEAUX .......................................................................................................... IV
LISTE DES ANNEXES .............................................................................................................. V
RESUME .................................................................................................................................... VI
ABSTRACT .............................................................................................................................. VII
INTRODUCTION GENERALE .................................................................................................. 1
PREMIERE PARTIE : CADRE CONCEPTUEL DE LA RECHERCHE .................................. 4
Introduction de la première partie : .............................................................................................. 5
CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA CONGESTION URBAINE A DABANANI ........... 6
Introduction du chapitre I : .................................................................................................... 6
Section 1 : Généralités sur la Congestion Urbaine ................................................................... 6
1. Définition des notions et objectifs du transport Urbain .................................................... 6
1.1. Définition de la Congestion Urbaine .............................................................................. 6
1.2. Définition du transport urbain ........................................................................................ 7
2. Objectifs du transport urbain (elargire la partie un peu) ................................................... 8
Section 2 : Description de la congestion urbaine et du transport urbain .................................. 9
2.1. Description de la congestion urbaine ............................................................................. 9
2.3. Description du Transport urbain .................................................................................. 12
Conclusion du chapitre I : ................................................................................................... 14
CHAPITRE II : PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDES ET PRESENTATION DES
TACHES DES DIFFERENTS MEMBRES ............................................................................... 15
Introduction du chapitre II :................................................................................................. 15
Section 1 : Présentation des caractéristiques de Dabanani, situé dans la Commune II du
district de Bamako .................................................................................................................. 15
1. Présentation de Bamako .................................................................................................. 15
2. Présentation de la commune II ........................................................................................ 16
3. Présentation spécifique de Dabanani : ............................................................................ 17
4. Causes des problèmes de transport urbain à Dabanani ................................................... 18
Section 2 : Présentation des tâches des différents étudiants ................................................... 20
1. Rôle des différents membres du groupe : ........................................................................ 20
XXIX
2. Déroulement des activités : ............................................................................................. 20
Conclusion du chapitre II .................................................................................................... 22
Conclusion de la première partie : ....................................................................................... 23
DEUXIEME PARTIE : CADRE PRATIQUE - RESULTATS, CRITIQUES ET
SUGGESTIONS ......................................................................................................................... 24
Introduction de la deuxième partie : .................................................................................... 25
CHAPITRE III : CONSTATS A PARTIR DU MODELE D’ANALYSE SWOT .................... 26
Introduction du Chapitre III ................................................................................................ 26
Section 1 : Description du Problème Identifié ........................................................................ 26
1.1. Matrice SWOT ............................................................................................................. 26
1.2. Description du problème identifié : .............................................................................. 27
Section 2 : Analyse du problème identifié .............................................................................. 28
2.1. Analyse interprétative de la matrice SWOT : .............................................................. 28
2.1.1. Forces ........................................................................................................................ 28
2.1.2. Faiblesses .................................................................................................................. 29
2.1.3. Opportunités .............................................................................................................. 30
2.1.4. Menaces ..................................................................................................................... 32
2.2. Analyse de forme ......................................................................................................... 33
2.3. Analyse de fond : .......................................................................................................... 35
2.3.1. Causes structurelles ................................................................................................... 35
2.3.2. Causes contextuelles et comportementales ............................................................... 37
Conclusion du Chapitre III .................................................................................................. 38
CHAPITRE IV : PROPOSITIONS DE SOLUTIONS............................................................... 39
Introduction du Chapitre IV ................................................................................................ 39
Section 1 : Analyse des éléments perfectibles ........................................................................ 39
Section 2 : Propositions de solutions ...................................................................................... 41
2.1. Solutions à court terme (0-12 mois) : ........................................................................... 41
2.2. Solutions à moyen terme (1-3 ans) (nécessitant coordination et moyens institutionnels
modérés) .............................................................................................................................. 42
2.3. Solutions à long terme (3 ans et plus) (structurantes, à intégrer dans la planification
urbaine de Bamako) : .......................................................................................................... 42
Conclusion Chapitre IV ....................................................................................................... 43
Conclusion de la deuxième partie : ..................................................................................... 44
XXX
CONCLUSION GENERALE .................................................................................................... 45
BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................... VIII
Ouvrages .................................................................................................................................. VIII
ANNEXES................................................................................................................................. XII
TABLE DES MATIERES .................................................................................................... XXIX
XXXI