Analyse Multivoque Et Inclusions Différentielles
Analyse Multivoque Et Inclusions Différentielles
Master Académique
Abdessatar Fliti 1
Sous la direction de
4 Un exemple 46
1
Remerciements
Je tiens avant tout à remercier Allah pour la force et la volonté qu’il m’a données pour
pouvoir achever ce travail.
Je tiens également à remercier [Link] KADI qui m’a fait l’honneur de présider le
jury ainsi que [Link] DAOUDI pour avoir accepté de faire partie du jury et d’y avoir
consacré une partie de leurs temps.
Enfin, merci à mes parents. Sans leurs sacrifices je ne serais pas devenu ce que je suis
aujourd’hui.
2
Dedicace
3
Introduction
L’Analyse Multivoque
L’analyse multivoque, également appelée analyse des multifonctions, est une branche des
mathématiques modernes qui traite des situations où une correspondance associe à chaque
point d’un domaine non pas un unique point, mais un sous-ensemble d’un autre ensemble.
Cette approche est cruciale dans des contextes où les solutions d’un problème ne sont pas
uniques ou où les relations entre les variables sont complexes.
Principes fondamentaux
1. Notion de multifonction : Une multifonction (ou multiapplication) est une géné-
ralisation d’une fonction classique. Elle associe à chaque élément x d’un ensemble X
un sous-ensemble F (x) ⊆ Y , plutôt qu’un élément unique. Exemple : Dans certains
problèmes d’optimisation, un paramètre donné peut conduire à plusieurs solutions ac-
ceptables, formant un ensemble solution.
2. Problèmes abordés :
— Problèmes mal posés : Situations où une solution unique n’existe pas ou n’est pas
stable.
— Optimisation paramétrée : Étude des dépendances des solutions par rapport à des
paramètres, notamment dans des systèmes dynamiques ou économiques.
3. Outils utilisés : L’analyse multivoque adapte les concepts classiques de l’analyse
mathématique, tels que :
— Continuité et compacité pour les multifonctions.
— Différentiabilité généralisée.
— Mesure de distance entre ensembles (via la distance de Hausdorff, par exemple).
Applications
— Biomathématiques : Modélisation de systèmes biologiques où plusieurs états ou
solutions peuvent exister simultanément, comme dans la modélisation écologique ou
la dynamique des populations.
— Physique : Analyse des systèmes multi-états ou non déterministes.
4
— Théorie du contrôle : Modélisation et optimisation des systèmes où plusieurs stra-
tégies de contrôle sont possibles.
— Théorie des jeux : Étude des équilibres dans des jeux où plusieurs solutions (stra-
tégies gagnantes) peuvent exister.
— Sciences économiques : Analyse des marchés ou des systèmes avec des équilibres
multiples.
Importance actuelle
L’analyse multivoque reste un domaine actif de recherche, avec des avancées constantes
pour résoudre des problèmes de plus en plus complexes dans des domaines variés. Sa puis-
sance réside dans sa capacité à modéliser rigoureusement des systèmes où l’incertitude ou la
multiplicité des solutions jouent un rôle central.
Ce mémoire comprend quatres chapitres.
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x0 (t) − A1 x(t) ∈ F1 (t, x(t), y(t)), y 0 (t) − A2 y(t) ∈ F2 (t, x(t), y(t)), t ∈ [0, b], (1)
− −
x(t+
k ) − x(tk ) ∈ Ik (x(tk )), y(t+
k ) − y(tk ) ∈ I k (y(tk )), k = 1, . . . , m (2)
x(0) = x0 , y(0) = y0 , (3)
Où J := [0, b], E est un espace de Banach, F1 , F2 : J × E × E → P(E) sont des multifonc-
tions, x0 , y0 ∈ E. 0 = t0 < t1 < . . . < tm < tm+1 = b. Les opérateurs Ai , i = 1, 2 sont des
générateurs infinitésimaux d’un C0 −semi-groupe {Ti (t)}t≥0 sur un espace de Banach (E, |·|)
−
respectivement, Ik , I k : E → P(E) (k = 1, . . . , m), et ∆y|t=tk = y(t+
k ) − y(tk ). Les notations
+ −
y(tk ) = lim+ y(tk + h) et y(tk ) = lim+ y(tk − h) représentent les limites à droite et à gauche
h→0 h→0
de la fonction y à t = tk , respectivement.
Le quatrième chapitre intitulé “Un exmple”, Dans cette section, nous présentons un
exemple pour illustrer l’utilité et l’applicabilité de nos résultats.
Considérons le système d’inclusions différentielles impulsifs suivant
∂2
u0 (t, ξ) ∈ ∂ξ 2 u(t, ξ) + F (t, u(t, ξ), v(t, ξ)), , t ≥ 0, t 6= tk , 0 ≤ ξ ≤ π,
2
0 ∂
v (t, ξ) ∈ ∂ξ2 v(t, ξ) + G(t, u(t, ξ), v(t, ξ)), t ≥ 0, t 6= tk , 0 ≤ ξ ≤ π,
+ − −
u(t+k , ξ) − u(tk , ξ) = αk u(tk , ξ), k = 1, · · · , m,
v(tk , ξ) − v(t− k , ξ) = ᾱ k v(t−
k , ξ), k = 1, · · · , m, (4)
u(t, 0) = u(t, π) = 0, t ≥ 0,
v(t, 0) = v(t, π) = 0, t ≥ 0,
u(0, ξ) = u0 (ξ), 0 ≤ ξ ≤ π,
v(0, ξ) = v (ξ), 0 ≤ ξ ≤ π,
0
6
Notations
Nn0 = {n0 , n0 + 1, . . .} où n0 ∈ N
x(t+
j ) := lim+ x(t)
t→tj
x(t−
j ) := lim− x(t)
t→tj
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Chapitre 1
Ce chapitre est consacré aux rappels de quelques définitions et résultats qui seront utilisés
dans la suite.
La théorie des équations différentielles impulsives a été initiée par A. Mishkis et V.D. Mil’man
en 1960. Le développement de cette théorie était relativement lent à cause de la difficulté de
manipulation de telles équations. Après, beaucoup de chercheurs ont participé à l’enrichisse-
ment de cette théorie où ils lancèrent différentes études sur ce sujet et beaucoup de résultats
ont été obtenus dès lors.
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ii) kαxk = |α|.kxk.
iii) kx + yk ≤ kxk + kyk (inégalité triangulaire).
Définition 1.2.2. Un espace vectoriel normé E est un espace de Banach s’il est complet.
Autrement dit, E est complet si toute suite de Cauchy dans E est convergente.
Exemple 1.2.1. C([a, b], Rn ) avec a, b ∈ Rn est l’espace de Banach des fonctions continues
y : ([a, b]) → Rn , muni de la norme
kyk∞ := sup ky(t)k.
t∈[a,b]
Soit J = [0, b], L1 (J, R) est l’espace de Banach des fonctions mesurables x : J → R qui sont
Lebesgue intégrable avec la norme
Z b
kxk1 = kx(t)kds.
0
On désigne par AC(J, R) : l’espace des fonctions absolument continues sur J. Notons AC i (J, Rn ),
l’espace des fonctions y : J → Rn qui sont i-emme fois différentiables et dont la i-emme dé-
rivée y (i) est absolument continue.
Définition 1.2.3. (Fonction Carathéodory)
Soient X, Y deux espaces de Banach. Une application f : J × X → Y est dite Carathéodory
si f vérifie :
(1) t → f (t, x) est mesurable pour tout x ∈ X,
(2) x → f (t, x) est continue presque pour tout t ∈ J.
L’application f est dite L1 - Carathéodory si f est Carathéodory et on a ∀q > 0, ∃lq ∈
L1 (J, R+ ) :
kf (t, x)k ≤ lq (t) p.p. t ∈ J, ∀kxk ≤ q
Exemple 1.2.2. Soient h : J → Y une fonction mesurable et g : X → Y une fonction
continue, alors la fonction f : J × X → Y définie par f (t, x) = h(t) + g(x) est Carathéodory.
Définition 1.2.4. (Fonction localement lipschitzienne)
Soient J un intervalle, D un ouvert de Rn , f : J × D 7→ Rn . Soient (t0 , y0 ) ∈ J × D. Soit
U ⊂ D un voisinage du point y0 . On dit que f est lipschitzienne par rapport à la variable y
dans le voisinage U s’il existe une constante L > 0 et il existe un voisinage V ⊂ J du point
t0 tels que :
kf (t, y1 (t)) − f (t, y2 (t))k ≤ Lky1 (t) − y2 (t)k pour y1 (t), y2 (t) ∈ U, t ∈ V.
Définition 1.2.5. Soient (X, d) et (Y, δ) deux espaces métriques. Soit k un réel strictement
positif. On dit que f : X → Y est lipschitzienne de rapport k si
∀x, y ∈ X : δ(f (x), f (y)) ≤ kd(x, y)
Si de plus k < 1, on dit que f est contractante.
9
Exemple 1.2.3. La fonction f : R → R+ :
√
f (y) = y
Remarque 1.2.1. (1) Si une fonction (d’une variable) est dérivable au voisinage d’un point
et la dérivée est bornée dans ce voisinage, alors la fonction est localement lipschitzienne.
La réciproque est fausse : il y a des fonctions lipschitziennes qui ne sont pas dérivables.
(2) Si une fonction est de classe C 1 alors elle est localement lipschitzienne.
Définition 1.2.6. Soient E et F deux espaces de Banach. On appelle opérateur borné toute
application linéaire continue de E dans F.
kx(t)k ≤ c, ∀x ∈ M
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1. L’ensemble A est uniformément borné i.e il existe une constante K > 0 tel que :
2. L’ensemble A est équicontinu i.e pour tout > 0 il existe δ > 0 tel que
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Théorème 1.2.2. Soit (T (t))t≥0 C0 -semi-groupe sur X. Alors il existe deux constantes ω ≥ 0
et M ≥ 1 telles que :
kT (t)k ≤ M eωt , ∀t ≥ 0.
qui vérifie tous les axiomes habituels de la métrique est appelée une métrique généralisé au
sens de Perov et (X, d) est appelé espace métrique généralisé.
Pour r := (r1 , r2 , . . . , rm ) ∈ Rm
+ , on note par
B(x0 , r) = {x ∈ X : d(x0 , x) ≤ r}
Lemme 1.2.1. Soit A ∈ Mm×m (R+ ). Alors les assertions suivantes sont équivalentes :
• A est une matrice convergente vers zéro ;
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• les valeurs propres de A sont dans le disque ouvert unité,i.e., | λ |< 1, pour tous λ ∈
C avec det(A − λI) = 0;
• La matrice (I − A) est non-singulière et (I − A)−1 a des éléments non négatifs ;
• An q → 0 et qAn → 0 quand n → ∞, pour tous q ∈ Rm .
Exemple 1.2.4. Exemples de matrices qui convergent vers zero :
a a
1. A = , où a, b ∈ R+ et a + b < 1 ;
b b
a b
2. A = , où a, b ∈ R+ et a + b < 1 ;
a b
a b
3. A = , où a, b, c ∈ R+ et max{a, c} < 1.
0 c
Définition 1.2.15. (Opérateur contractif ).
Soit (X, d) un espace métrique généralisé. Un opérateur N : X → X est contractif s’il existe
une matrice convergente vers zéro A tel que
Dans cette section nous rappelons les théorèmes célèbres du point fixe que nous allons
utiliser pour obtenir des résultats d’existence variés. Nous commençons par la définition d’un
point fixe.
Définition 1.3.1. Soit f une application d’un ensemble E dans lui même. On appelle point
fixe de f tout point u ∈ E tel que
f (u) = u.
Le principe de contraction de Banach, qui garantit l’existence d’un point fixe unique d’une
contraction d’un espace métrique complet à valeurs dans lui-même, est certainement le plus
connu des théorèmes de point fixe. Ce théorème prouvé en 1922 par Stefan Banach est basé
essentiellement sur les notions d’application Lipschitzienne et d’application contractante.
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Théorème 1.3.1. (Principe de contraction de Banach)
Soit E un espace métrique complet et soit F : E → E une application contractante, alors F
possède un point fixe unique.
Théorème 1.3.2. Soit C une partie convexe et fermée d’un espace de Banach E et soit
F : C → C un opérateur continu et compact . Alors F possède au moins un point fixe.
Définition 1.4.1. Une multifonction (ou application multivoque) (ou multi application) F
d’un espace X vers un espace Y est une correspondance qui associe à tout élément x ∈ X
un sous-ensemble F (x) de Y . On notera F : X → P(Y ) (les notations F : X → 2Y et F :
X → ◦Y sont aussi utilisées dans la littérature )
14
Définition 1.4.2. On appelle graphe de la multifonction F , l’ensemble
F est à graphe fermé si Graph(F) est fermé dans X × Y . On dira aussi que F est fermée
Définition 1.4.3. On appelle image de F l’union des images F (x) :
[
Im(F ) = F (x)
x∈X
et le domaine de F , l’ensemble
Dom(F ) = {x ∈ X : F (x) 6= ∅}
Définition 1.4.4. Soit F : X → P(Y ) une application multivoque. On dira que F est
fortement mesurable si pour chaque fermé U ⊂ Y , l’ensemble F −1 (U ) = {x ∈ X : F (x)∩U 6=
∅} est mesurable dans X.
Lemme 1.4.1. [14]
Soit X un esace normé séparable.L’application multivoque : F : J → P(X) est mesurable si
et seulement si pour chaque x ∈ X, la fonction ϕ : J → [0, +∞[ définie par
Définition 1.4.6. Soient (X, d) et (Y, ρ) deux espaces métriques et soit F : X → P(Y ) une
application multivoque.
On dit que F est semi-continu supérieurement (s.c.s) sur X si pour chaque x0 ∈ X l’ensemble
F (x0 ) est un ensemble non vide, et si pour chaque sous ensemble ouvert N de Y contenant
F (x0 ), il existe un voisinage ouvert M de x0 tel que F (M ) ⊂ N . C’est à dire, si l’ensemble
F − (V ) = {x ∈ X : F (x) ∩ V 6= ∅} est fermé pour n’importe quel ensemble fermé V dans Y .
D’une manière équivalente, F est s.c.s si l’ensemble F + = {x ∈ X : F (x) ⊂ V } est ouvert
pour chaque ouvert V dans Y .
La fonction F est semi-continue inférieurement (s.c.i) si l’image inverse de V par F
F − (V ) = {x ∈ X : F (x) ∩ V 6= ∅}
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est ouverte pour chaque ouvert V dans Y . D’une manière équivalente, F est s.c.i si le noyau
de V par F
F + (V ) = {x ∈ X : F (X) ⊂ V }
est fermé pour n’importe quel ensemble fermé V dans Y .
En conclusion, pour une fonction à valeurs multiples F : J × Rn → P(Rn ), on prend
Lemme 1.4.2. Soit X un espace de Banach. Soit F : [0, b] × X → Pcp,cv (X) une multifonc-
tion L1 -Carathéodory avec SF,y 6= 0 et soit Γ un opérateur linéaire continu de L1 ([0, b], X)
dans C([0, b], X), alors l’opérateur
définie par
Hd (A, B) = max{sup d(a, B), sup d(A, b)}
a∈A bnB
où d(A, b) = inf a∈A , d(a, B) = inf b∈B d(a, b) . Donc (Pb,f (Rn , Hd ) est un espace métrique et
(Pbf (Rn , Hd ) est un espace métrique généralisé. D’ailleurs, Hd satisfait l’inégalité triangu-
laire. Et si x0 ∈ Rn , on a
16
Lemme 1.4.3 (21). Soit (X, d) un espace métrique complet. Si F : X → Pf (X) est contrac-
tante, alors F ix(F ) 6= ∅.
Lemme 1.4.5 (21). Soit (Kn )n ⊂ K tel que K est un sous ensemble compact de X, et X
est un espace de Banach separable. Alors
où co l’enveloppe convexe.
Théorème 1.4.1. Soit (X, k · k) un espace de Banach généralisé, et soit F : X → Pcp,cv (X)
une application multivoque complètement continue et semi-continue supérieurement. Suppo-
sons que l’ensemble
17
Chapitre 2
Fonctions Multivoques ou
Multi-applications
18
• On appelle graphe de F qu’on note gph(F ), le sous ensemble de T × X défini par
Exemple 2.0.1.
F : [0, 1] ⇒ [0, 1]
t → F (t) = [t, 1]
gph(F ) = {(t, x) ∈ [0, 1]2 /x ∈ [t, 1]}.
19
2)
F : [0, 1] ⇒ [0, 1]
(
1
[0, 1] si , t 6= 2
t → F (t) = 1
[0, 1/2], si , t = 2
F −1 (V ) = {t ∈ T : F (t) ∩ V 6= ∅}.
Démonstration. F : T ⇒ X.
t0 ∈ F −1 (V ) ⇔ ∃x0 ∈ V, to ∈ F −1 (x0 )
⇔ ∃X0 ∈ V, X0 ∈ F (to )
⇔ F (t0 ) ∩ V 6= ∅
⇔ to ∈ {t ∈ T : F (t) ∩ V 6= ∅}
D’ou F −1 (V ) = {t ∈ T : F (t) ∩ V 6= ∅}.
F −1 (V ) est appelé l’image réciproque large de V par la multi-application F.
20
On définit l’image réciproque étroite de V par la multi- application F
par
F+−1 (V ) = {t ∈ T : F (t) ⊆ V }.
Nous avons
(8.1) T \ F+−1 (V ) = F −1 (X \ V ) et T \ F −1 (V ) = F+−1 (X \ V ).
Définition 2.0.2. Soient F : T ⇒ et G : T ⇒ X deux multi-applications, alors on
définit l’union :
F ∪G:T ⇒X
t → (F ∪ G)(t) = F (t) ∪ G(t)
l’intersection :
F ∩G:T ⇒X
t → (F ∩ G)(t) = F (t) ∩ G(t)
le produit cartésien :
F ×G:T ⇒X ×X
t → (F × G)(t) = F (t) × G(t)
Si F : T ⇒ X et G : X ⇒ F ,définit la composition :
G◦F :T ⇒Y
[
t → (F ◦ G)(t) = G(F (t)) = G(x)
x∈F (t)
21
Définition 2.0.3. Soient F : T ⇒ X, G : T ⇒ X deux multi-applications et α : T → R
On définit
F +G:T ⇒X
αF : T ⇒ X
Nous avons
e(∅, B) = 0.
(2) e(A, B) = 0 ⇔ A ⊂ B
h(A, B) = 0 ⇔ A = B
22
Démonstration.
(1) Si A 6= ∅
e(A, ∅) = supx∈A d(x, ∅) = supx∈A infy∈∅ d(x, y) = ∞
e(∅, B) = supx∈∅ d(x, B) = 0
(2) e(A, B) = 0 ⇔ supx∈A d(x, B) = 0 ⇔ d(x, B) = 0, ∀x ∈ A ⇔ x ∈ B, ∀x ∈ A ⇔ A ⊂ B.
h(A, B) = 0 ⇔ e(A, B) = 0 et e(B, A) = 0 ⇔ A ⊂ B et B ⊂ A ⇔ A ⊂ B et B ⊂
A ⇔ A = B.
(3) Nous avons,∀x ∈ A, ∀y ∈ B, ∀z ∈ C
d(x, z) ≤ d(x, y) + d(y, z) ⇒ inf z∈C d(x, z) ≤ d(x, y) + inf x∈z d(y, z)
⇒ d(x, C) ≤ d(x, y) + d(y, C)
⇒ d(x, C) ≤ inf y∈B d(x, y) + d(y, C)
⇒ d(x, C) ≤ d(x, B) + supy∈B d(y, C)
⇒ supx∈A d(x, C) ≤ supx∈A d(x, B) + e(B, C)
⇒ e(A, C) ≤ e(A, B) + e(B, C)
ou bien
d’oú
h(A, C) ≤ h(A, B) + h(B, C)
Corollaire 2.0.2. .Soit (X, d) un espace métrique et Pcl (X) l’ensemble de tous les sous
ensembles fermés de X . Alors (Pcl (X), h) est un espace métrique.
Démonstration.
∀A, B, C ∈ Pcl (X)
(1) h(A, B) = 0 ⇔ A = B ⇔ A = B,
(2) h(A, B) = h(B, A),
(3) h(A, C) ≤ h(A, B) + h(B, C).
Proposition 2.0.2. Soit (X, d) une space métrique et soient A, B ⊂ Pcl (X) . Alors
23
Démonstration.
Nous avons
A ⊂ V (B, ) ⇔ ∀x ∈ A, x ∈ V (B, ) ⇔ ∀x ∈ A, d(x, B) ≤ ⇔ supx∈A d(x, B) ≤ ⇔
e(A, B) ≤ .
De la même manière,
B ⊂ V (B, ) ⇔ e(B, A) ≤ .
D’oú
B(A, r) = A + rBE
Définition 2.0.5. .Soit (An )n∈N une suite de sous ensembles de (X, d).
On appelle limite supérieure de la suite (An )n , le sous ensemble de X défini par
Proposition 2.0.3. .Soit (An )n une suite de sous ensembles d’un espace métrique (X, d) .
Alors,limn→∞ inf An est l’ensemble des limites des suites (xn )n tel que xn ∈ An , et limn→∞ supAn
est l’ensemble des points d’accumulation des suites (xn ) tel que xn ∈ An , c’est á dire, l’en-
semble des limites des sous suites (xn0 ) tel que xn0 ∈ An0 .
Théorème 2.0.1. .Soit (An )n une suite de sous ensembles de (X, d) .
Alors,
\ [ \ \ [
limn→∞ supAn = Am = ( B(Am , )).
n≥0 m≥n <0 n≥0 m≥n
[ \ \ [ \
limn→∞ inf An = Am = ( B(Am , )).
n≥0 m≥n <0 n≥0 m≥n
24
Démonstration.
D’oú \ [
limn→∞ supAn = ( Am )
n>0 m≥n
Alors
limn→∞ inf An = {0} × {0} = {(0, 0)}.
limn→∞ supAn = {0} × [−1, 1] = {(0, x)/ − 1 < x < 1}.
On note par Pk (X), la famille de tous les sous ensembles compacts de X.
Proposition 2.0.4. .Soit (X, d) un espace métrique complet. Alors (Pcl (X), h) est complet
et (Pk (X), h) est complet.
Si (X, d) est un espace séparable alors (Pk (X), h) est séparable.
Définition 2.0.6. .1) Soit (X, d) un espace mé[Link] appelle fonction polaire associée á
la fonction f : E → R, qu’on note f ∗ , la fonction définie sur le dual de E par
0
f∗ : E → R
0 0 0
x → f ∗ (x ) = supx∈E [hx , xi − f (x)]
2) Soit A ⊂ E. On appelle fonction indicatrice de A, qu’on note δ(., A) , la fonction définie
par
δ(., A) : E → R
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0, x ∈ A;
x → δ(x, A) =
+∞ x ∈
/ A,
0
3) On appelle fonction support de A, qu’on note δ ∗ (., A) , la fonction définie sur E par
0
δ ∗ (., A) : E → R
0 0 0
x → δ ∗ (x , A) = supx∈A hx , xi,
c’est la fonction polaire associée á δ(., A) .
En effet,
0 0 0
δ ∗ (x , A) = supx∈E (hx , xi − δ(x, A)) = supx∈A (hx , xi − 0)
ce qui donne
0 0
δ ∗ (x , A) = supx∈A hx , xi
Corollaire 2.0.3. .Soit E un espace vectoriel normé et soit C un sous ensemble convexe
fermé de E, alors
0 0
d(x, C) = supx0 ∈B 0 [hx , xi − δ ∗ (x , C)]
E
Démonstration.
d(x, C) = infy∈C kx − yk
0
= infy∈C (supx0 ∈B 0 hx , x − yi)
E
0
= supx0 ∈B 0 (infy∈C hx , x − yi)
E
0 0
= supx0 ∈B 0 infy∈C (hx , xi − hx , yi)
E
0 0
= supx0 ∈B 0 (hx , xi + infy∈C (−hx , yi)
E
0 0
= supx0 ∈B 0 (hx , xi − supy∈C hx , yi)
E
0 0
= supx0 ∈B 0 (hx , xi − δ ∗ (x , C))
E
Dans le passage de la deuxiéme égalité á la troisiéme égalité, nous avons utilisé le théoreme
de l’inf-sup, applicable ici, puisque C’est un convexe fermé.
Corollaire 2.0.4. .Soit A et B deux sous ensembles convexes fermés bornés de E, alors
0 0
e(A, B) = supx0 ∈B 0 (δ ∗ (x , A) − δ ∗ (x , B))
E
0 0
h(A, B) = supx0 ∈B 0 (|δ ∗ (x , A) − δ ∗ (x , B)|)
E
26
Démonstration.
Nous avons
e(A, B) = supx∈A d(x, B).
Par le corollaire 1.0.3
0 0 0 0
e(A, B) = supx∈A [supx0 ∈B 0 (hx , xi − δ ∗ (x , B)) = supx0 ∈B 0 [supx∈A (hx , xi − δ ∗ (x , B))
E E
et donc
0 0
e(A, B) = supx0 ∈B 0 [δ ∗ (x , A) − δ ∗ (x , B)]
E
Définition 2.0.9. .On dit que F est continue au point to si et seulement si elle est s.c.s et
s.c.i au point t0 , et F continue si et seulement si elle est s.c.s et s.c.i.
27
Corollaire 2.0.6. .La semicontinuité inférieure de F est équivalante á chacune des condi-
tions suivantes
i) F −1 (V ) est un ouvert de T pour tout ouvert V de X .
ii) F+−1 (U ) est un fermé de T pour tout fermé U de X .
iii)F+−1 (U ) ⊆ F+−1 (M )pour tout sous ensemble M de X .
Démonstration.
•F s.c.i ⇒ i).
Soit V un ouvert de X, montrons que F −1 (V ) est un ouvert de T .
Pour cela, il suffit de montrer queF −1 (V ) est un voisinage de tous ses points.
Soit t ∈ F −1 (V ) ⇔ F (t) ∩ V 6= ∅.V étant un ouvert de X et F est s.c.i au point t, alors il
existe Ω un voisinage de t, tel que Ω ⊂ F −1 (V ), ceci implique que F −1 (V ) est un voisinage
de t, donc F −1 (V ) est un ouvert de T .
•i) ⇒ ii)
Soit U un fermé de X . Montrons que F+−1 (U ) est un fermé de T .
En utilisant la relation (1.0.1), nous avons
•ii) ⇒ iii).
Soit M ⊆ X, nous avons F+−1 (M ) ⊆ F+−1 (M ).
En effet, ∀t ∈ F+−1 (M )
F (t) ⊆ M ⊆ M ⇔ t ∈ F+−1 (M ).
M est un fermé de X, alors F+−1 (M ) est un fermé de T contenant F+−1 (M ) d’oú,
F+−1 (M ) ⊆ F+−1 (M )
•iii) ⇒ F s.c.i.
Soit to ∈ T et soit V un ouvert de X tel que F (to ) ∩ V 6= ∅
Montrons que F −1 (V ) est un voisinage de t0 .
Nous avons,
T \ F −1 (V ) = F+−1 (X \ V ) = F+−1 (X \ V )
et donc, T \ F −1 (V ) est un fermé de T , i.e.,F −1 (V ) est un ouvert de T , c’est á dire, F −1 (V )
est un voisinage de t0
Exemple 2.0.3. . Soient
F :R⇒R
[−1, 1] si t 6= 0
t → F (t) =
{0} si t=0
28
G:R⇒R
[−1, 1] si t=0
t → G(t) =
{0} si t 6= 0
Montrer que F est s.c.i sur R et qu’ elle n’est pas s.c.s au point 0.
Montrer que G est s.c.s sur R et qu’elle n’est pas s.c.i au point 0.
Démonstration.
Soit V un fermé de R. Montrons que F+−1 est un fermé de R.
F+−1 = {t ∈ R : F (t) ⊆ V }.
• Si V est un fermé de R ne contenant pas [−1, 1] et contenant 0, alors
F+−1 (V ) = {0}, qui est un fermé de R.
• Si V est un fermé de R contenant [−1, 1] alors
F+−1 (V ) = R, qui est un fermé de R.
• Si V est un fermé de R ne contenant pas [−1, 1] et 0, alors
F+−1 (V ) = ∅, qui est un fermé de R.
D’oú la semicontinuité inférieure de F.
Montrons maintenant que F n’est pas s.c.s au point 0.
En effet, ∃U =] − 21 , 12 [ ouvert de R tel que F (0) ⊂ U ,par contre ∀ > 0, F (] − , +)[) =
S
x∈]−,+)[ F (x) = [−1, +1] 6⊂ U . Donc F n’est pas s.c.s an point 0.
∀U ∈ V(yo ), ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 , yn ∈ U ⇒ yn → yo .
Démonstration.
gph(F ) = {(x, y) ∈ X × Y /y ∈ F (x)}.
Soit (xn , yn ) une suite de gph(F ) qui converge vers (x, y). Montrons que (x, y) ∈ gph(F ).
Xs.c.s ⇒ F s.c.s au point x ⇒ ∀U ouvert de Y tel queF (x) ⊂ U, ∃Ω ∈ V(x) tel que
F (z) ⊂ U, ∀x ∈ Ω.
D’autre part, Ω ∈ V(x) et xn → x ⇒
∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ xn ∈ Ω ⇒ F (xn ) ⊂ U, ∀n ≥ n0
∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ F (xn ) ⊂ U.
Or,
Un ∈ F (xn ) ⇒ yn ∈ U, ∀n ≥ n0
Un ∈ F (xn ) ⇔ yn ∈ U, ∀n ≥ n0
⇒ W voisinage de X(x), ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ yn ∈ U
⇒ ∀ > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ d(yn , X(x)) ≤
⇔ ∀ > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ yn ∈ F (x) = F (x)
30
Démonstration.
Soit N un voisinage ouvert de F (x0 ) ∩ G(x0 ) = (F ∩ G)(x0 ) . Trouvons un voisinage V de
x0 tel que (F ∩ G)(x) ⊂ N, ∀x ∈ V. • Si F (x0 ) ⊂ N , par la s.c.s de F au point x0 ,
∃V voisinage de x0 tel que ∀x ∈ V, F (x) ⊂ N et donc F (x) ∩ G(x) ⊂ N, ∀x ∈ V , d’oú le
résultat. • Si F (xo ) 6⊂ N , considérons l’ensemble K = F (x0 ) ∩ (Y \ N ) qui est compact,
puisque F (x0 ) est compact et (Y \ N ) est fermé.
Nous avons, ∀y ∈ K, y ∈ / G(x0 ) (car si y ∈ G(x0 ) alors y ∈ G(x0 ) ∩ F (x0 ) ⊂ N , contradiction
avec le fait que y ∈ (Y \ N )).
y∈/ G(x0 ) ⇒ (x0 , y) ∈/ gph(G) qui est fermé.
En posant H = ((X × T ) \ gph(G)) on aura (x0 , y) ∈ H qui est ouvert, et donc il existe Vxy0
un voisinage ouvert de x0 et il existe Wy un voisinage ouvert de y tels que (Vxy0 × Wy ) ⊂
H ⇒ (Vxy0 × Wy ) ∩ gph(G) = ∅,
d’oú
(9.1) V ∈ (Vxy0 ), G(x) ∩ Wy = ∅ D’une autre part,
[ [
K= {y} ⊂ Wy
y∈K y∈K
(Wy )y∈K est un recouvrement ouvert de K qui est compact, donc on peut lui extraire un
sous recouvrement fini n
[
K⊂ Wyi = W,
i=1
31
Démonstration.
Appliquant le théoréme précédent aux multi-applications G et
F :X⇒Y
x → F (x) = Y.
Nous avons,
∀x ∈ X, F (x) ∩ G(x) = y ∩ G(x) = G(x) 6= ∅
Pour tout x0 G1
1) F (x0 ) = Y est compact ;
2) F est s.c.s au point x0 (car F est constante) ;
3) gph(G) est fermé.
Alors,G = F ∩ G est s.c.s au point x0 et donc G est s.c.s sur X.
0
Définition 2.0.10. .Soit (A, d), (Y.d ) deux espaces métriques et soit F : A ⇒ Y un multi-
application.
On dit que F est H − s.c.s au point x0 ∈ X si et seulement si,
∀ > 0, ∃δ > 0/F (B(xo , δ)) ⊂ V (F (x0 ), ) = {y ∈ Y : d(x, F (x0 )) ≤ }.
On dit que F est H − s.c.s sur A si et seulement si elle est H − s.c.s en tout point de A.
Corollaire 2.0.8. . Si F est s.c.s au point x0 alors F est H.s.c.s au point x0 (L’implication
inverse est fausse ).
Démonstration.
Soit > 0 et Soit U = [V (F (x0 ), ]◦ = {y ∈ Y, d(y, F (x0 )) < }.
Nous avons, F (x0 ) ⊂ U , or F est s.c.s au point x0 ⇒ ∃Oxo voisinage
de x0 tel que F (x) ⊂ U, ∀x ∈ Oxo .
Corollaire 2.0.9. . Si F (x0 ) est compact alors la H − s.c.s de F au point x0 est équivalente
á la s.c.s de F au point x0 .
32
D’une autre part,
∀ ∈ (0, η), V (Fx0 , ) ⊂ [V (F (x0 ), η)]◦ .
En effet, ∀y ∈ V (F (x0 ), ), d(y, F (x0 )) ≤ < η ⇒ y ∈ [V (F (x0 )], η]◦ .
F étant H − s.c.s au point x0] alors
Démonstration.
⇒
F H − s.c.s au point x0 ⇔ ∀ > 0, ∃δ > 0/F (B(x0 , δ)) ⊂ V (F (x0 ), ).
Nous avons
xn → x ⇔ ∀ζ > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ d(xn , x0 ) < ζ
xn → x ⇔ ∀ζ > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n ≥ n0 ⇒ xn ∈ B(x0 , ζ).
En particulier, pour ζ = δ,
D’oú
F (xn ) ⊂ F (B(x0 , δ)) ⊂ V (F (xo ), )).
F (xn ) ⊂ V (F (xo ), ) ⇔
⇔
1
∃ > 0, ∀n ∈ N∗ , F (B(xo , )) 6⊂ V (F (x0 ), e).
n
⇔
1
∃ > 0, ∀n ∈ N∗ , ∃xn ∈ B(xo , ), etF( xn ) 6⊂ V (F (x0 ), ).
n
⇔
xn → x0 et limn→∞ e(F (xn ), F (x0 )) 6= 0.
D’oú l’équivalence.
33
0
Définition 2.0.11. .Soient (X, d ), (Y, F ) deux espaces métriques et soit F : X ⇒ Y une
multi-application.
On dit que F est H − s.c.i au point x0 ∈ X si et seulement si
⇒
F (x0 ) ∩ U ⊂ [V (F (xn ), )]0 , ∀n ≥ n0 .
0
soit y ∈ F (xn ) ∩ U ⇒ [V (F (xn ), )]◦ ⇒ d (y, F (xn )) < ⇒
0 0
infyn ∈F (xn ) d (y, yn ) < ⇒ ∀k > 0, ∃yk ∈ F (xnk ) tel que d (y, yk ) < k1
Pour k assez grand, on obtient yk ∈ U , contradiction avec F (xn ) ∩ U = ∅. Par conséquent,
F H − s.c.i ⇒ F s.c.i.
Corollaire 2.0.12. .Si F (x0 ) est compact alors
Comme F (x0 ) est compact, alors on peut extraire un sous recouvrement fini
m
[ 1
F (x0 ) ⊂ B(yi , ).
2
(i=1
0 0 1 1 0
d(z, z ) < d(z, yi ) + d(yi , z ) < + = ⇒ z ∈ [V (F (xn ), )]◦ .
2 2
Par conséquent,
m
[ 1
F (x0 ) ⊂ B(yi , ) ⊂ [V (F (xn ), )]◦ ⊂ V (F (xn ), ), ∀x ∈ B(x0 , δ),
i=1
2
Corollaire 2.0.15. La composition de deux multi-applications s.c.i (resp. s.c.s) est s.c.i
(resp. s.c.s).
35
Proposition 2.0.6. Soit X un espace localement convexe et soit α : T → R une fonction
continue au point t0 ∈ T et F1 , F2 : T ⇒ X deux multi-applications.
Soit F (t) = α(t)F1 (t) + F2 (t) et G(t) = coF1 (t).
a) Si F1 et F2 sont s.c.i au point t0 , alors F et G sont s.c.i au point t0 .
b) Si F1 (t0 ) et F2 (t0 ) sont compacts et si F1 , F2 sont s.c.s au point t0 , alors F et G sont
s.c.s au point t0 .
36
Chapitre 3
Ce chapitre traite des inclusions différentielles impulsives, il présente des résultats d’exis-
tence dans un éspace de Banach. Ces résultats s’appuient sur des techniques modernes telles
que le théorème du point fixe de Krasnoselskii. L’objectif est de démontrer comment ces
théories peuvent s’appliquer à divers problèmes dans les mathématiques appliquées.
x0 (t) − A1 x(t) ∈ F1 (t, x(t), y(t)), y 0 (t) − A2 y(t) ∈ F2 (t, x(t), y(t)), t ∈ [0, b], (3.1)
− −
x(t+
k ) − x(tk ) ∈ Ik (x(tk )), y(t+
k ) − y(tk ) ∈ I k (y(tk )), k = 1, . . . , m (3.2)
x(0) = x0 , y(0) = y0 , (3.3)
Où J := [0, b], E est un espace de Banach, F1 , F2 : J × E × E → P(E) sont des multifonc-
tions, x0 , y0 ∈ E. 0 = t0 < t1 < . . . < tm < tm+1 = b. Les opérateurs Ai , i = 1, 2 sont des
générateurs infinitésimaux d’un C0 −semi-groupe {Ti (t)}t≥0 sur un espace de Banach (E, |·|)
−
respectivement, Ik , I k : E → P(E) (k = 1, . . . , m), et ∆y|t=tk = y(t+
k ) − y(tk ). Les notations
−
y(t+
k ) = lim+ y(tk + h) et y(tk ) = lim+ y(tk − h) représentent les limites à droite et à gauche
h→0 h→0
de la fonction y à t = tk , respectivement.
En l’absence d’impulsions, le système ci-dessus est utilisé pour étudier les problèmes de
conditions initiales et les problèmes aux limites pour les systèmes différentielles non linéaires
compétitifs ou coopératifs issus de la biologie mathématique [?] et de l’économie mathéma-
tique [?].
Dans [18, 26] les auteurs présentent des résultats d’existence et d’unicité pour des sys-
tèmes d’équations différentielles semi-linéaires sans impulsions. Récemment, Precup [25] dé-
montré le rôle de la convergence des matrices et des métriques vectorielles dans l’étude des
systèmes d’opérateurs semi-linéaires.
37
3.1 Solutions Faibles
Pour définir des solutions faibles pour le problème (3.1) − (3.3), nous considérons l’espace
suivant :
P C = {z : [0, b] → E, zk ∈ C(Jk , E), k = 0, . . . , m, tel que
z(t− + −
k ) and z(tk ) existent et vérifient z(tk ) = z(tk ) for k = 1, . . . , m}.
and Z t X
y(t) = T2 (t)y0 + T2 (t − s)vi (s)ds + T2 (t − tk )I k (x(t−
k )).
0 0<tk <t
38
(G3 ) The semigroup Ti (·), i = 1, 2 is compact for t > 0.
Le résultat suivant est connu sous le nom de théorème de Gronwal-Bihari.
Lemme 3.2.1. [7] Soient u, ḡ : [a, b] −→ R des fonctions continues positives. Supposons
qu’il existe c > 0 et une fonction continue non décroissante φ : R+ −→ (0, +∞) telles que
Z t
u(t) ≤ c + ḡ(s)φ(u(s)) ds, ∀ t ∈ J.
a
Alors Z t
−1
u(t) ≤ H ḡ(s) ds , ∀t∈J
a
à condition que Z +∞ Z b
dy
> ḡ(s) ds.
c φ(y) a
Ru dy
Ici, H −1 désigne l’inverse de la fonction H(u) = c φ(y)
pour u ≥ c.
Théorème 3.2.1. Supposons que F satisfait l’une des conditions (G1 ), (G2 ) et (G3 ). Alors,
l’ensemble des solutions du problème (3.1)-(3.3) est non vide.
Démonstration. Considérons l’opérateur N : P C × P C → P(P C × P C) défini pour (x, y) ∈
P C × P C par
Rt
P T 1 (t)x 0 + 0
T1 (t − s)v 1 (s)ds
+ T
0<tk <t 1 (t − t )I
k k (y(t k )), t ∈ J
N (x, y) = (h1 , h2 ) ∈ P C × P C : (h1 (t), h2 (t)) = Rt ,
P T2 (t)y0 + 0 T2 (t − s)v2 (s)ds
+ 0<tk <t T2 (t − tk )I k (y(tk )), t ∈ J
39
Étape 1. N applique des ensembles bornés dans des ensembles équicontinus de P C × P C.
Il suffit de prouver que N (Bq × Bq ) est relativement compact dans P C × P C, où Bq =
{z ∈ P C : kzkP C ≤ q}.
Premièrement, N (Bq × Bq ) est un ensemble équicontinu de P C × P C. Pour le voir, soient
0 < τ1 < τ2 ≤ b, (x, y) ∈ Bq × Bq , et (h1 , h2 ) ∈ N (x, y). Alors, il existe vi ∈ SFi ,x,y , i = 1, 2 et
Ik (x(tk )) ∈ Ik (x(tk )), I k (y(tk )) ∈ Ik (y(tk )), k = 1, . . . , m, tels que
Z t X
h1 (t) = T1 (t)x0 + T1 (t − s)v1 (s)ds + T1 (t − tk )Ik (x(tk )), t ∈ J,
0 0<tk <t
et Z t X
h2 (t) = T2 (t)y0 + T2 (t − s)v2 (s)ds + T2 (t − tk )I k (y(tk )), t ∈ J.
0 0<tk <t
40
est précompact dans E. De plus, pour tout (h1 (t), h (t)) ∈ N1 (x(t), y(t)) × N (x(t), y(t)), tels
que Rt P
h1 (t) = T1 (t)x0 + 0 T1 (t − s)v1 (s)ds + 0<tk <t T1 (t − tk )Ik (x(tk )),
et R t− P
h (t) = T1 (t)x0 + 0
T1 (t − s)v1 (s)ds + 0<tk <t T1 (t − tk )Ik (x(tk )),
nous avons Rt
|h1 (t) − h (t)| ≤ M1 t−
p1 (s)ψ(r)ds.
Cela tend vers 0 lorsque → 0. Par conséquent, il existe des ensembles précompacts
arbitrairement proches de l’ensemble H(t). Ainsi, H(t) est précompact dans E. Il est clair
que H(0) = {u0 } est précompact dans X. Par conséquent, pour chaque t ∈ [0, b], l’ensemble
H(t) est précompact dans E.
Par le théorème d’Arzelà-Ascoli, nous concluons que Ni : P C × P C → Pcp,cv (P C) sont
des opérateurs complètement continus.
et Z t X n
h2n (t) = T2 (t)y0 + T2 (t − s)vn2 (s)ds + T2 (t − tk )I k (yn (tk )), t ∈ J.
0 0<tk <t
41
où
Z t
L0 (vn1 )(t) = T1 (t)x0 + T1 (t − s)vn1 (s)ds, t ∈ [0, t1 ],
0
Z t
L1 (vn1 )(t) = T1 (t − t1 )[L0 (vn1 )(t1 ) + I1n (L0 (vn1 )(t1 ))] + vn1 (s)ds, t ∈ (t1 , t2 ],
t
Z 1t
L2 (vn1 )(t) = T1 (t − t2 )[L1 (vn1 )(t2 ) + I2n (L1 (vn1 )(t2 ))] + vn1 (s)ds, t ∈ (t2 , t3 ],
t2
....
..
Lm−1 (vn )(t) = T1 (t − tm−1 )[Lm−2 (vn1 )(tm−1 ) + Im−1
1 n
(Lm−2 (vn1 )(tm−1 ))]
Z t
+ vn1 (s)ds, t ∈ (tm−1 , tm ].
tm−1
et
L̄0 (vn2 )(t), si t ∈ [0, t1 ],
L̄1 (v 2 )(t),
si t ∈ (t1 , t2 ],
2 n
hn (t) = . .. (3.5)
.
. .
L̄ (v 2 )(t),
m−1 n si t ∈ (tm−1 , tm ],
où
Z t
L̄0 (vn2 )(t) = T2 (t)y0 + T2 (t − s)vn2 (s)ds, t ∈ [0, t1 ],
0
Z t
L̄1 (vn2 )(t) = T2 (t − t1 )[L0 (vn2 )(t1 ) + I1n (L0 (vn2 )(t1 ))] + vn2 (s)ds, t ∈ (t1 , t2 ],
t
Z 1t
L̄2 (vn2 )(t) = T2 (t − t2 )[L1 (vn2 )(t2 ) + I2n (L1 (vn2 )(t2 ))] + vn2 (s)ds, t ∈ (t2 , t3 ],
t2
....
..
L̄m−1 (vn )(t) = T2 (t − tm−1 )[Lm−2 (vn2 )(tm−1 ) + Im−1
2 n
(Lm−2 (vn2 )(tm−1 ))]
Z t
+ vn2 (s)ds, t ∈ (tm−1 , tm ].
tm−1
Γ1 : L1 ([0, t1 ], E) → C([0, t1 ], E)
défini par Z t
v → Γ1 (v)(t) = T1 (t − s)v(s)ds, t ∈ [0, t1 ],
0
et
Γk : L1 ([tk , tk+1 ], E) → C∗ ([tk , tk+1 ], E)
42
défini par
Z t
v → Γk (v)(t) = T1 (t − s)v(s)ds, t ∈ [tk , tk+1 ], k = 1, . . . , m,
tk
où
C∗ ([tk , tk+1 ], E) = {y ∈ C((tk , tk+1 ], E) : y(t+
k ) existe}.
SF1k = {v ∈ L1 ([tk , tk+1 ], E) : v(t) ∈ F1 (t, x(t), y(t)), p.p. t ∈ [tk , tk+1 ]}, k = 0, 1, . . . , m.
De plus, nous avons
L0 (vn1 )(t) − T1 (t)x0 ∈ Γ1 ◦ SF10 ,x(t),y(t) ,
L1 (vn1 )(t) − T1 (t − t1 )[L0 (vn1 )(t1 ) + I1n (L0 (vn1 )(t1 ))] ∈ Γ1 ◦ SF11 ,x(t),y(t) ,
L2 (vn1 )(t) − T1 (t − t2 )[L1 (vn1 )(t2 ) + I2n (L1 (vn1 )(t2 ))] ∈ Γ1 ◦ SF12 ,x(t),y(t) ,
.. .. ..
. . .
1 1 n 1
Lm−1 (vn )(t) − T1 (t − tm−1 )[Lm−2 (vn )(tm−1 ) + Im−1 (Lm−2 (vn )(tm−1 ))] ∈ Γm ◦ SF1m ,x(t),y(t) .
Il existe alors v0 ∈ SF10 ,x,y tel que
Z t
h1 (t) = T1 (t)x0 + T1 (t − s)v0 (s)ds, t ∈ [0, t1 ].
0
En utilisant le fait que I1 a un graphe fermé, il existe I1 (x) ∈ I1 (x) et v1 ∈ SF11 ,x,y tels que
Z t
1
h1 (t) = T1 (t − t1 ) L0 (v0 )(t1 ) + I1 (L0 (vn )(t1 )) + T1 (t − s)v1 (s)ds, t ∈ (t1 , t2 ].
t1
Définissons
v0 (t), t ∈ [0, t1 ],
v1 (t), t ∈ (t1 , t2 ],
v(t) = . ..
.. .
v (t),
m t ∈ (tm , b].
Ainsi, nous avons
Z t X
h1 (t) = T1 (t)x0 + v(s)ds + T1 (t − tk )Ik (x(tk )), t ∈ J.
0 0<tk <t
43
De manière similaire, on peut prouver qu’il existe v̄ ∈ SF2 ,x,y and I¯k (y) ∈ Ik (x), k = 1, . . . , m
tel que Z t X
h2 (t) = T2 (t)y0 + v̄(s)ds + T2 (t − tk )I¯k (y(tk )), t ∈ J.
0 0<tk <t
et Z t X
y(t) = T2 (t)y0 + T2 (t − s)v2 (s)ds + T2 (t − tk )I k (y(tk )), t ∈ J.
0 0<tk <t
Alors
Z t
|x(t)| ≤ M |x0 | + M p1 (s)ψ1 (|x(s)| + |y(s)|)ds,
0
et
Z t
|y(t)| ≤ M |y0 | + M p2 (s)ψ2 (|x(s)| + |y(s)|)ds.
0
Ainsi,
Z t
|x(t)| + |y(t)| ≤ M |x0 | + M |y0 | + p(s)φ(|x(s)| + |y(s)|)ds,
0
où
γ0 = M (|x0 | + |y0 |), p(t) = p1 (t) + p2 (t), t ∈ [0, t1 ].
D’après le Lemme 3.2.1, nous avons
Z t1
|x(t)| + |y(t)| ≤ Ψ−1
0 p(s)ds := K0 , for each t ∈ [0, t1 ],
0
où Z z
du
Ψ0 (z) = .
γ0 ψ(u)
Ainsi,
kxk∞ ≤ K0 and kyk∞ ≤ K0 .
44
• For t ∈ (t1 , t2 ], nous avons
Z t
|x(t)| ≤ M kI1 (x(t1 ))kP + M |v1 (s)|ds.
t1
Ainsi
Z t
|x(t)| ≤ M φ1 (K0 ) + M p1 (s)ψ1 (|x(s)| + |y(s)|)ds,
t1
et
Z t
|y(t)| ≤ M φ̄(K0 ) + M p2 (s)ψ2 (|x(s)| + |y(s)|)ds.
t1
Donc
Z t
|x(t)| + |y(t)| ≤ γ1 + p(s)ψ(|x(s)| + |y(s)|)ds,
t1
où
γ1 = M (φ1 (K0 ) + φ̄1 (K0 )), p(t) = p1 (t) + p2 (t), t ∈ [t1 , t2 ].
Par le lemme 3.2.1, nous avons
Z t2
|x(t)| + |y(t)| ≤ Ψ−1
1 p(s)ds := K1 , for each t ∈ [t1 , t2 ],
t1
où Z z
du
Ψ1 (z) = .
γ1 ψ(u)
Cela implique que
kxk∞ ≤ K1 and kyk∞ ≤ K1 .
• Nous continuons ce processus et obtenons
Z b
−1
|x(t)| + |y(t)| ≤ Ψm p(s)ds := K1 , for each t ∈ [tm , b],
tm
où Z z
du
Ψm (z) = , γm = M (φm (Km−1 ) + φ̄m (Km−1 )).
γm ψ(u)
Ainsi,
kxk∞ ≤ Km and kyk∞ ≤ Km .
Cela montre que
E = {(x, y) ∈ P C × P C : (x, y) ∈ λN (x, y), λ ∈ (0, 1)}
est borné. En conséquence du théorème 1.4.1, nous déduisons que N admet un point fixe
(x, y) ∈ P C × P C qui est une solution du problème (3.1)-(3.3).
45
Chapitre 4
Un exemple
Dans cette section, nous présentons un exemple pour illustrer l’utilité et l’applicabilité
de nos résultats.
∂2
u0 (t, ξ) ∈ ∂ξ 2
u(t, ξ) + F (t, u(t, ξ), v(t, ξ)), , t ≥ 0, t 6= tk , 0 ≤ ξ ≤ π,
∂2
v 0 (t, ξ) ∈ v(t, ξ) + G(t, u(t, ξ), v(t, ξ)), t ≥ 0, t 6= tk , 0 ≤ ξ ≤ π,
∂ξ 2
+ −
u(tk , ξ) = αk u(t−
u(t+
k , ξ) − k , ξ), k = 1, · · · , m,
− −
v(tk , ξ) − v(tk , ξ) = ᾱk v(tk , ξ), k = 1, · · · , m, (4.1)
u(t, 0) = u(t, π) = 0, t ≥ 0,
v(t, 0) = v(t, π) = 0, t ≥ 0,
u(0, ξ) = u0 (ξ), 0 ≤ ξ ≤ π,
v(0, ξ) = v0 (ξ), 0 ≤ ξ ≤ π,
f (t, x(t), y(t))(ξ) = F (t, u(t, ξ), v(t, ξ)), , ξ ∈ [0, π],
g(t, x(t), y(t))(ξ) = G(t, u(t, ξ), v(t, ξ)), , ξ ∈ [0, π].
u0 (ξ) = u(0, ξ), v0 (ξ) = v(0, ξ) , ξ ∈ [0, π],
Prenons K = H = L2 ([0, π]). Nous définissons l’opérateur A by Au = u00 , avec domaine
D(A) = {u ∈ H, u0 , u00 ∈ H and u(0) = u(π) = 0}.
Alors, il est bien connu que
∞
2
X
Az = − e−n t hz, en ien , ∈ H,
n=1
46
et A est le générateur infinitésimal d’un semi-groupe analytique {S(t)}t≥0 on H, qui est
donné par P
S(t)u = ∞ n=1 e
−n2 t
hu, en ien , u ∈ H, et en (u) = (2/π)1/2 sin(nu), n = 1, 2, · · · , est l’en-
semble orthogonal des vecteurs propres de A. Le semi-groupe analytique {S(t)}t>0 , t ∈ J, est
compact et il existe une constante M ≥ 1 such that kS(t)k2 ≤ M .
Supposons maintenant que :
(i) Il existe des nombres positifs dk , d¯k k ∈ {1, · · · , m} tel que
pour tout ξ ∈ R.
(ii) Les fonctions F, G : [0, T ]×H −→ Pcp,cv (H) définies par F∗ (t, u)(.) = F (t, u(.)), G∗ (t, u)(.) =
G(t, u(.)), u(.) = (x(.), y(.)) are u.s.c. et nous imposons des conditions adéquates sur
F and G pour vérifier l’assumption (G1 ) .
(iii) Il existe une fonction intégrable η : [0, T ] −→ R+ tel que
pour tout t ∈ [0, T ] and x, y ∈ R, où ψ : [0, ∞) −→ (0, ∞) est continue, non décrois-
sante et concave avec
Z ∞
ds
= +∞.
1 ψ(s)
Ainsi, le problème (4.1) peut être écrit sous la forme abstraite suivante
0
x (t) ∈ Ax(t) + F (t, x, y), t ∈ J := [0, T ],
y 0 (t) ∈ Ay(t) + Gt, x, y), t ∈ J := [0, T ],
x(t+ k ) − x(tk ) = Ik (x(tk )), k = 1, . . . , m;
+ (4.2)
y(tk ) − y(tk ) = Ik (y(tk )), k = 1, . . . , m;
x(0) = x0 ,
y(0) = y0 .
Grâce à ces hypothèses, il est évident de vérifier que (G1 ) − (G3 ) sont valides. Par consé-
quent, les hypothèses du Théorème 3.2.1 sont satisfaites, et nous pouvons conclure que le
système (4.1) possède une solution faible sur [0, T ].
47
Conclusion et Perspective
48
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