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Module 3

Le document présente un module de comptabilité financière approfondie axé sur les règles d'évaluation des états financiers, abordant les méthodes d'évaluation des éléments du patrimoine à leur entrée, clôture et sortie. Il souligne l'importance de la comptabilité pour l'information externe et la gestion interne des entreprises, ainsi que les obligations légales liées à l'édition des états financiers annuels. Les participants doivent maîtriser les principes comptables, les modalités d'évaluation et les étapes des travaux de fin d'exercice pour assurer la fiabilité des comptes.
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Module 3

Le document présente un module de comptabilité financière approfondie axé sur les règles d'évaluation des états financiers, abordant les méthodes d'évaluation des éléments du patrimoine à leur entrée, clôture et sortie. Il souligne l'importance de la comptabilité pour l'information externe et la gestion interne des entreprises, ainsi que les obligations légales liées à l'édition des états financiers annuels. Les participants doivent maîtriser les principes comptables, les modalités d'évaluation et les étapes des travaux de fin d'exercice pour assurer la fiabilité des comptes.
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INSTITUT SUPERIEUR DE MANAGEMENT

ISM

CAHIER DU PARTICIPANT

COMPTABILITE FINANCIERE APPROFONDIE

MODULES 3 MODALITES D’ELABORATION


DES ETATS FINANCIERS : LES REGLES
D’EVALUATION
Comptabilité financière approfondie SN 2

Module 3 : Les règles d’évaluation 7


- Séquence 1 : Evaluation des Eléments du Patrimoine à leur entrée 9
- Séquence 2 : Evaluation des Eléments du Patrimoine à la clôture 23
- Séquence 3 : Evaluation des Eléments du Patrimoine à leur sortie 43
- Séquence 4 : Evaluation des éléments : Cas Particulier des Opérations en Devises 48
- Séquence 5 : Cas pratiques et solutions 52
Comptabilité financière approfondie SN 3

 Pré - acquis :
 Maîtriser les aspects théoriques et pratiques de la normalisation comptable
 Maîtriser le contenu et la portée du cadre conceptuel du SYSCOA
 Maîtriser les règles d’organisation, les procédures et les principes comptables prescrits par le SYSCOA
 Maîtriser les éléments constitutifs du contrôle interne et leur impact sur la fiabilité des comptes

 Conseils aux candidats :


 Maîtriser les aspects théoriques et pratiques du contrôle interne et leur répercussion sur la fiabilité des comptes
 Maîtriser la démarche pour la mise en œuvre d’un bon contrôle interne comptable en termes d’organisation, de
procédures et d’outils
 Maîtriser les modalités pratiques de l’élaboration des états financiers annuels grâce à une bonne application des
principes comptables et des règles d’évaluation
 Maîtriser tous les problèmes soulevés et traités dans le cas de synthèse

Volume horaire du module :


Comptabilité financière approfondie SN 4

« Tout entreprise (...) doit mettre en place une comptabilité destinée à l’information externe comme à
son propre usage ».

Pour respecter cette obligation d’information, que le seul enregistrement comptable des opérations
courantes ne saurait totalement satisfaire, la comptabilité des entreprises prévoit la présentation
annuelle d’états financiers de synthèse. L’édition de ces différents états (Compte de résultat, Bilan...)
s’effectue à travers la réalisation d’opérations comptables ou extra - comptables précises, conduites
dans un ordre logique et conventionnel, au cours des travaux dits « de fin d’exercice » ou
« d’inventaire ».

Ainsi, l’entreprise est amenée à conduire périodiquement certains travaux dits « de fin d’exercice »
ou « d’inventaire » qui, par la présentation de différents états financiers et de synthèse, permettent
d’obtenir une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entreprise à
l’issue de la période ou de l’exercice écoulé.

 1. Objectifs des travaux de fin d’exercice

 La comptabilité générale constitue de façon efficace :


 un instrument fiable de mesure des droits et obligations des partenaires de l’entreprise,
 un moyen de preuve,
 Un outil pertinent d’information des tiers et de gestion.

Dans ce cadre, la conduite des travaux de fin d’exercice répond à des obligations légales ainsi qu’aux
nécessités de gestion et d’information.

1. Une obligation légale

De façon générale et pour répondre à des préoccupations fiscales, statistiques ou économiques,


l’édition des états financiers annuels est une obligation légale. C’est notamment sur la base de données
comptables figurant dans les états financiers que différents impôts seront assis, que des données de
comptabilité nationale pourront être agrégées et que des politiques économiques ou budgétaires seront
décidées.

Les prescriptions du dispositif juridique du SYSCOA Plan Comptable Général et les textes législatifs
en vigueur fixent la forme et le contenu de ces états :

 Art 7 : « Des états financiers de synthèse regroupent les informations comptables au moins une fois
par an sur une période de douze mois, appelée exercice ; ils sont dénommés états financiers
annuels. L’exercice coïncide avec l’année civile ».
 Art 8 : « Les états financiers annuels (...) décrivent de façon régulière et sincère les événements, les
opérations et situations de l’exercice pour donner une image fidèle du patrimoine, de la situation
financière et du résultat de l’entreprise ».

2. Un outil de gestion

Les gérants ou dirigeants de l’entreprise ont besoin périodiquement d’informations de synthèse fiables
et opérationnelles pour assurer convenablement la gestion dont ils ont la charge et prendre les
décisions qui conviennent.

3. Un moyen pertinent d’information

L’information comptable doit également répondre aux attentes de ses différents utilisateurs :

 Les partenaires commerciaux :


– les fournisseurs
Comptabilité financière approfondie SN 5

– les clients
 Les partenaires financiers :
– les associés et les investisseurs
– les établissements financiers et les banques
– les banques centrales
– les salariés
– l’Etat : dans trois domaines : fiscal (impôts), statistique (comptabilité nationale) et économique
(politiques, budget),
– la Centrale des bilans (lorsqu’elle existe) : pour fournir, à partir des états de synthèse des
entreprises, les informations globales et sectorielles nécessaires aux acteurs économiques,
– les partenaires étrangers : investisseurs ou partenaires, ils ont besoin d’une « lisibilité » et
d’une transparence maximum pour être en confiance.

Mais pour être prise en compte et utilisable, l’information comptable doit respecter les normes établies
et présenter toutes les garanties de fiabilité.

 3. Les règles d’évaluation et de détermination du résultat : art 35 à 65

En matière d’évaluation (valeur d’entrée, valeur actuelle, valeur au bilan), la norme retient la
convention du coût historique dans le respect des principes généraux de prudence, de continuité de
l’exploitation, de permanence des méthodes et d’indépendance des exercices.

Toutes dérogation aux règles de présentation et d’évaluation doit être mentionnée dans l’état annexé.

Elle doit revêtir un caractère exceptionnel et viser la recherche d’une meilleure information (art. 41).
De même, l’entreprise procède à la clôture de chaque exercice à l’inventaire de tous ses biens,
créances et dettes à leur valeur actuelle. Toutefois, les biens fongibles sont évalués selon la méthode
première Entrée Première Sortie (PEPS) ou coût Moyen Pondéré (CMP) (art. 42 à 44).*

La nouvelle réglementation privilégie la conception économique de l’amortissement (art. 45). La


comptabilisation des opérations libellées en monnaies étrangères est précisée (art. 50 à 65).

 3. L’organisation des travaux de fin d’exercice

A. LES DIFFERENTES ETAPES

Les travaux de fin d’exercice ou d’inventaire doivent conduire à l’établissement des documents et états
financiers de synthèse. Ils sont réalisés (au moins) une fois par an à la clôture de l’exercice comptable
et sont généralement datés du 31 décembre n.

Ils correspondent à différentes opérations ou activités (comptables et extra - comptables) qui se


déroulent selon un ordre logique. Ces travaux respectent généralement les étapes suivantes :

1. Etablissement de la balance avant inventaire

Elle est établie à la clôture de l’exercice à partir des soldes des comptes de bilan et de gestion à cette
date. Elle permet d’effectuer une vérification de la situation des comptes de l’entreprise avant toute
opération d’inventaire.

2. Conduite de l’inventaire extra - comptable

 Il correspond à :

 l’inventaire physique des éléments du patrimoine (immobilisations, stocks, ...)


 l’estimation de la « valeur actuelle » de ces éléments.
Comptabilité financière approfondie SN 6

3. Réalisation de l’inventaire comptable

A ce stade sont enregistrées les écritures de régularisation ou de redressement des comptes en


fonction des informations tirées de l’inventaire extra - comptable :

 constatation et/ou régularisation des amortissements et des provisions nécessaires,


 constatation de la sortie des immobilisations du patrimoine,
 ajustement des comptes de charges et de produits,
 constatation et valorisation des stocks.

4. Etablissement de la balance après inventaire


Elle permet la vérification et la visualisation de la position des comptes à l’issue des opérations
d’inventaire.

5. Les écritures de reclassement


Ces écritures de regroupement des comptes de charges et de produits sont nécessaires à la
détermination comptable du résultat net de l’exercice.

6. Présentation des états de synthèse


 Le compte de résultat,
 Le bilan,
 Le tableau des ressources et des emplois,
 L’état annexé.

7. Opérations de réouverture
Au début d’un nouvel exercice, il est nécessaire de réaliser les opérations de réouverture des comptes,
suite à la clôture effectuée à la fin de l’exercice précédent.
Comptabilité financière approfondie SN 7
Comptabilité financière approfondie SN 8

A L'ISSUE DE L’ADMINISTRATION DU MODULE, LES PARTICIPANTS


DOIVENT :
o Maîtriser les fondamentaux sur les règles d’évaluation ;
o Appréhender le lien étroit des règles avec les principes comptables et les modalités de
détermination du résultat ;
o Maîtriser par l’épreuve, l’application de ces règles dans le processus d’élaboration des états
financiers.

Séquence 1 : Evaluation des Eléments du Patrimoine à leur entrée


 Fiche 1 : Les règles générales d’évaluation
 Cas pratique : Règles d’évaluation
 Fiche 2 : Valeur d’entrée des actifs donnés ou acquis à titre gratuit
 Fiche 3 : Valeur d’entrée des actifs acquis par voie d’échange
 Fiche 4 : Valeur d’entrée des actifs acquis
 Fiche 5 : Valeur d’entrée des actifs produits
 Fiche 6 : Valorisation des biens fongibles : Cas particulier des stocks

Séquence 2 : Evaluation des Eléments du Patrimoine à la clôture


 Fiche 7 : Amortissements
 Fiche 8 : Provisions

Séquence 3 : Evaluation des Eléments du Patrimoine à leur sortie


 Fiche 9 : Généralités
 Fiche 10 : Cas Particulier des Titres

Séquence 4 : Evaluation des éléments : Cas particulier des Opérations en Devises


 Fiche 11 : Présentation théorique des opérations en devises
 Fiche 12 : Les opérations en devises en questions et réponses

Séquence 5 : Cas pratiques et solutions


 5.1 Cas de traitement des opérations à l’entrée
 5.2 Cas de traitement des opérations à l’inventaire
 5.3 Cas de traitement des opérations à la sortie
 5.4 Cas de traitement des opérations en devise

Evaluation du module
Comptabilité financière approfondie SN 9

Module 3 : Code Module Date : Durée


LES REGLES D’EVALUATION
M3
Séquence 1 : Classement: Rédacteur :
Evaluation des éléments du patrimoine à leur entrée M3/Sq1 SS

Objectifs  Maîtriser les règles d’évaluation applicables lors de l’entrée des éléments dans les
comptes

Méthodes  Exposés
andragogiques  Brainstorming
 Cas pratiques à traiter en triade
 Discussions avec les participants

N° Fiches Titres / Contenu Stratégie d’animation


1 Les règles générales d’évaluation  Exposés et commentaires des articles

Cas pratique Règles d’évaluation Etape 1 : Administration du cas M3/1 Règles


d’évaluation (travaux en groupe de 3)
2 Valeur d’entrée des actifs donnés ou  Exposés et commentaires d’articles
acquis à titre gratuit
3 Valeur d’entrée des actifs acquis par voie  Exposés, commentaires, schémas d’écriture
d’échange
4 Valeur d’entrée des actifs acquis  Exposés, commentaires, schémas d’écriture
5 Valeur d’entrée des actifs produits  Exposés, commentaires d’articles, schémas
d’écriture
6 Valorisation des biens fongibles : Cas  Exposés, commentaires d’articles, schémas
particulier des stocks d’écriture

Les éléments du patrimoine sont évalués à leur entrée et enregistrées à cette valeur qui demeure intangible
durant leur séjour en vertu du principe du coût historique.

Les éléments du patrimoine concernés par une évaluation à l’entrée sont :


- les immobilisations
- les stocks.

Ces actifs peuvent avoir plusieurs provenances qui expliquent leur mode d’évaluation à l’entrée. Ils peuvent être
donnés, échangés, acquis ou produits par l’entreprise.
Comptabilité financière approfondie SN 10

Reposant principalement sur la convention du coût historique et sur les principes de prudence et de
continuité d’exploitation, les méthodes d’évaluation proposées par le SYSCOA devraient poser aux
praticiens moins de problèmes que l’interprétation des principes nouvellement affirmés.

Toutefois, le SYSCOA se différencie très nettement des plans antérieurs par l’exposé relativement
complet qu’il fait de ces méthodes d’une part et, d’autre part, par les exigences nouvelles qui en
résultent au plan de la rigueur de leur mise en œuvre.

Par ailleurs, si certaines méthodes restent assez proches des pratiques antérieures (telle celle du coût
d’entrée), d’autres présentent des novations marquantes (valeurs actuelles, contrats pluri - exercices,
crédit-bail…) qui requièrent l’attention des professionnels.

En définitive, tout le domaine doit être examiné avec beaucoup de soin par les praticiens car il
comporte nombre de pièges, qu pourraient conduire à des manquements à la « régularité ».

1. La valeur d’entrée (V.E)

Le terme désigne les montants pour lesquels les biens, les créances ou les dettes sont « entrés » dans
les comptes.

 Pour les créances et les dettes, il s’agit, en vertu de la convention du coût historique et
de la règle juridique de « nominalisme monétaire » du montant nominal.

 Nota : Assouplissement : Les seules exceptions à l’intangibilité de la valeur d’entrée


dans la méthode du coût historique sont :

 En cas d’existence de clause de révision de prix, ce montant peut être modifié ultérieurement par le
jeu de la clause ; il en est de même en cas de créances/dettes indexées.
 De même, les créances et dettes libellées en monnaie étrangère voient leur montant entré en francs
CFA, recalculé à l’inventaire sur la base du dernier cours des changes.

Pour les biens, il s’agit (article 36) :

 du coût d’achat (ou coût d’acquisition) pour tous les biens achetés qu’ils constituent des stocks ou des
immobilisations,
 Du coût de production pour les biens produits quel que soit leur stade d’élaboration (produits
intermédiaires, produits finis, en cours….

On ne doit donc pas, si l’on respecte la terminologie du SYSCOH, parler de « prix de revient du
stock » (le coût de revient correspond au stade final des produits, biens ou services, vendus).

2. La valeur actuelle (V.A) : article 42

Selon l’article 42, la valeur des biens, créances et dettes à une date quelconque est leur valeur
effective du moment, dite valeur actuelle.

Cette valeur « du moment » s’apprécie en fonction :

 du « marché » (niveau des prix compte tenu de l’offre et de la demande » (juste valeur ?),
 De l’utilité de l’élément pour l’entreprise.
Comptabilité financière approfondie SN 11

Cette utilité est à déterminer dans le cadre de la continuité d’exploitation ou d’utilisation ou, le cas
échéant, dans l’hypothèse de non - continuité.

La valeur ainsi appelée « actuelle » ne doit pas être confondue avec la « valeur actuelle
mathématique » ou « valeur actualisée » qui est la valeur d’un capital futur compte tenu du coefficient
d’actualisation à la date considérée.

Il faut entendre par « valeur actuelle » dans le SYSCOH, la valeur « actuellement », c’est-à-dire à la
date considérée (exceptionnellement elle coïnciderait avec la valeur actualisée dans le cas de
l’estimation d’une créance/dette à long terme non productrice d’intérêts).

Selon les cas, la valeur actuelle d’un élément peut être :

 Egale à la valeur d’entrée ; cas assez rare, purement fortuit (sauf cas des créances/dettes en vertu du
nominalisme monétaire),
 supérieure à la valeur d’entrée, lorsque compte tenu de « l’utilité » pour l’entreprise et du marché, la
valeur s’est accrue,
 Inférieure à la valeur d’entrée, dans le cas contraire. Dans ce cas, pour les actifs, devra intervenir, en
application du principe de prudence, le mécanisme correcteur des amortissements, provisions, ou
charges provisionnées.

Lorsque la valeur actuelle est calculée à la date de la clôture de l’exercice, elle porte le nom de valeur
d’inventaire.

2. La valeur nette au bilan ou valeur comptable nette (V.C. N)

Le SYSCOH ne modifie pas la terminologie antérieure, en application du principe de


prudence :

 Si Va  Ve d’un actif, la valeur au bilan ou VCN est la valeur d’entrée Ve (non - comptabilisation de la
plus-value),
 Si Va < Ve d’un actif, c’est Va qui est retenu comme valeur au bilan : VCN =Va.

A noter toutefois que le SYSCOH introduit une novation en matière de mécanisme correcteur lorsque
Va<Ve.

Il distingue en effet :

 Les amortissements et les provisions pour dépréciation qui ne peuvent porter que sur des éléments
de l’actif immobilisé.
 Les « dépréciations » des actifs circulants et de la trésorerie qui viennent en diminution, comme les
précédentes, des valeurs brutes d’entrée, mais qui sont constatées par le débit de « charges
provisionnées » classées non en dotation mais en charges usuelles décaissables, dans les niveaux
respectifs « Exploitation », « Financier » et « HAO ».

Par ailleurs, l’étude détaillée des valeurs au bilan montrera quelques exceptions aux règles habituelles
(pour les instruments financiers notamment).
Comptabilité financière approfondie SN 12

Code CAS
M3/1
Cas d’application à traiter en groupe Durée 1 heure
- Durée de la préparation (recherche) 45 minutes
- Exposés et débats : 5 minutes par groupe

TAF
A partir des définitions ci – avant relatives aux différentes formes de la valeur : Recensez dans le
dispositif juridique du SYSCOA les articles qui s’appliquent expressément ou implicitement aux éléments
du patrimoine

I. VALEUR D’ENTREE

1 -Application aux immobilisations

2 -Application aux stocks

3 - Application aux créances et dettes libellées en monnaies étrangères

II. VALEURS ACTUELLES

1 – Application aux immobilisations

2 – Application aux stocks

3- Application aux créances et dettes

[Link] AU BILAN

1 – Dépréciations constatées par amortissement

2 –Dépréciations constatées par provision

3-Valeurs comptables nettes


Comptabilité financière approfondie SN 13

 Valeur d’entrée = Valeur actuelle (à la date de l’acquisition)

Les actifs donnés ou acquis à titre gratuit doivent être évalués à leur valeur actuelle du marché à la
date effective de la donation. Cette valeur est aisée à déterminer si le bien concerné fait l’objet d’un
marché fonctionnel et liquide. Elle est plus difficile si le bien est spécifique comme c’est le cas dans
la plupart des donations.

Dans ce cas, l’acte de donation fixe une valeur qui est celle que le donateur considère et que le
bénéficiaire accepte. La valeur actuelle peut également être fixée à la suite d’une expertise (valeur –
à – dire expert) par une personne connaissant le domaine et le bien concerné.

 Enregistrement

 L’enregistrement de l’entrée est fait en contrepartie d’un compte de subvention d’investissement


(compte 14) s’il s’agit d’immobilisation.
 Dans le cas de la donation de stocks, le compte de stock est utilisé en contrepartie d’un compte de
produits d’exploitation divers.

Acquisition avec subvention


Selon l’article 36, la subvention obtenue, le cas échéant, pour l’acquisition ou la production d’un bien n’a pas
d’influence sur le calcul du coût du bien acquis ou produit.
Comptabilité financière approfondie SN 14

L’article 36 indique : « Valeur de celui des deux éléments dont l’estimation est la plus
sûre ».

L’exemple classique est celui de l’échange de l’abandon d’un servitude de passage contre un terrain, il
est plus facile et plus sûr d’évaluer (valeur actuelle) le terrain que la servitude ; c’est donc cette valeur
actuelle du terrain qui sera retenue.

Toutefois, et comme le précise le « cadre conceptuel du SYSCOA », lorsque l’estimation de chacun


des deux lots est suffisamment fiable (cas le plus fréquent en pratique ; exemple : échange d’un
camion contre un stock de marchandises), il convient de retenir les dispositions de l’IASC : la valeur
d’entrée est la valeur actuelle du bien acquis.

En pratique, les biens échangés font l’objet d’une évaluation consensuel entre les parties pour
déterminer la valeur d’échange.

Cette valeur est celle qui va être retenue pour enregistrer l’entrée du bien reçu. Le bien sorti est
enregistré conformément aux écritures comptables de sortie d’actif.

Exemple d’échange : l’entreprise échange un matériel de transport de valeur nette 4 500 000 de
FCFA (7 000 000 amortis de 2 500 000) contre un autre matériel de transport. La valeur d’échange
retenue est de 5 000 000 de CFA.

Débit Crédit Libellé Débit Crédit


24 Matériel de transport reçu 5 000 000
28 amortissement 2 500 000

24 Matériel de transport échangé 7 000 000


82 Produit HAO 500 000

Le produit constaté est un produit relevant des activités extraordinaires. La perte éventuelle aurait
également été enregistrée parmi les charges d’activité extraordinaire.

Dans le cas particulier des stocks échangés, l’évaluation est la même. La différence entre la valeur
historique du bien échangé et celle de l’échange est enregistrée dans des comptes de produits ou de
charges d’exploitation.
Comptabilité financière approfondie SN 15

Les actifs achetés sont enregistrés à leur coût d’achat. Ce coût est indiqué par le SYSCOA
(article 37) comme étant l’ensemble des charges directes liées à l’achat à savoir :

1. Le prix définitif d’achat facturé par le fournisseur (montant en francs CFA figurant dans le contrat, ou
équivalent en francs CFA du prix libellé en monnaie étrangère, sur la base du cours du change à la date
de l’acquisition).

2. Les frais accessoires externes directs d’achat :


o droit de douane,
o taxes non récupérables assises sur le prix d’achat,
o frais de transport,
o commissions,
o assurances…

3. Les frais de montage, d’installation et de mise en état d’utilisation.

4. Charges accessoires (directes) internes liées directement à l’achat (point nouveau à signaler) :
o coût des transports par les véhicules de l’entreprise (donc salaires, fournitures extérieures,
assurances, amortissements, etc.),
o charges de personnel (personnel affecté aux achats et non personnel administratif « réparti »),
o Coût de réception, manutention, mise en stocks (mais non de stockage).

5. Charges financières : en application des normes de l’IASC (IAS 18), les charges d’intérêts des
charges accessoires (externes) doivent être incluses si elles présentent le caractère direct qui est prévu
dans le texte de l’article 37, et si elles sont significatives.

6. Clause de révision de prix : la variation est à inclure dans le prix d’achat (en plu ou en moins)
(cas d’acquisition d’immobilisation avec exécution pluri - exercice), c’est pourquoi l’article 37
indique « prix d’achat définitif ».

Tous ces frais sont inclus dans la valeur de l’actif et enregistrés dans le même compte. Des comptes de
passage peuvent être utilisés en attendant de disposer de toutes les pièces relatives à l’opération.

Ainsi donc, la définition du SYSCOA du Coût d’achat est plus complète et précise que celle des plans
antérieurs ; elle conduit à des valeurs différentes.

Le coût d’acquisition des biens (stock ou immobilisations) est ainsi :

- un coût réel, ce qui exclut toute charge « théorique » calculée (par exemple : rémunération des capitaux
propres, ou de l’exploitant individuel) ,
- un coût direct au sens de la comptabilité analytique, ce qui exclut toutes charges non directes résultant
d’un calcul de « répartition » (comme dans la méthode des sections homogènes) – incluant toutes les
charges directes liées aux opérations d’achat et de mise en état d’utilisation du bien là où il se trouve
(installation, montage…).

NOTA : ARTICLE 36 : Le montant du prix d’achat n’est pas influencé par les subventions obtenues
au titre de l’achat :
 elles sont enregistrées en « subventions d’exploitation » (Produit d’exploitation) compte 71
 ou en « subventions d’équipement » Comptes 141 –142, pour les immobilisations.
Comptabilité financière approfondie SN 16

 Ne doivent pas être incluses dans le coût d’acquisition :

 Toutes les charges non - directes ; Exemple : quotes-parts des « frais de siège », ou de coûts de
traitement de l’information, quote-part de la fonction « approvisionnements » (sauf partie directe).
 Toutes les charges en aval de l’achat, dans le cycle de production :

 frais de stockage,
 frais de déplacements d’un entrepôt à l’autre de l’entreprise…

 Les différences induites par les modalités de règlement

Exemple : une clause d’indexation de la dette correspondant au prix d’achat est sans influence sur le
coût d’acquisition (les différences en plus ou en moins constituent des frais ou des produits financiers).

 Les frais d’acquisition des immobilisations (droits de mutation, honoraires et commissions


d’intermédiaires, frais d’actes) qui sont comptabilisées en « charges immobilisées » (compte 2022). Ces
« charges à répartir sur plusieurs exercices » sont, traditionnellement, amorties sur une durée n’excédant
pas 5 ans.

Le SYSCOA a maintenu cette solution dont on remarquera qu’elle n’est pas conforme aux concepts de
« charges accessoires » ; en effet, ces frais ont un caractère on ne peut plus « direct » et, selon les
normes de l’IASC ; ils devraient faire partie du coût d’acquisition, mais les experts du SYSCOA ont
souhaité maintenir la solution antérieure, favorable aux entreprises (car le fisc l’adopte également).
Comptabilité financière approfondie SN 17

Les actifs produits sont enregistrés, à leur entrée dans le patrimoine, à leur coût de
production. Ce coût (selon l’article 37) comprend :

- le coût d’achat des matières et consommables utilisés


- les charges directes de production : services extérieurs, salaires, énergie, amortissement…
- les charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être raisonnablement rattachées à
la production.

Le caractère direct des charges est lié à leur « affectibilité » à la production du bien de manière
exclusive.

 Ainsi donc, à la différence du coût d’acquisition qui est un coût direct, le coût de production est
un « coût complet » puisqu’il comprend (article 37) :
- outre le coût d’acquisition des matières et fournitures utilisées et les charges directes de production,
- « les charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent raisonnablement être rattachées à
la production ».

On retrouve ici un concept familier des utilisateurs des plans antérieurs ; c’est pourquoi point n’est
besoin de développements particuliers.

 Remarques importantes

Toutefois, plusieurs points sont à préciser, qui ne figurent pas dans le dispositif juridique du SYSCOA,
mais qui sont prévus dans les normes de l’IASC et qui sont retenus unanimement par la pratique
internationale.

a) Sont à inclure dans le coût de production :

- Toutes les charges directes de production, qu’elles soient externes (exemple : électricité) ou internes
(exemple : salaires, amortissements..) ;
- Les pertes, les rebuts, les déchets sans valeur, de caractère normal, inévitables dans le processus
productif.
- Les coûts de production incluent les frais financiers à conditions :
 qu’ils soient affectés à la production, depuis l’entrée en stock des matières premières jusqu’à
la mise en stock des produits finis (stade de l’achèvement des produits),
 qu’ils soient significatifs (principe d’importance significative)
 et que le cycle de production soit long (plus de six mois)
 que le niveau de l’endettement soit relativement élevé.

b) Sont à exclure du coût de production, donc restent dans les charges de l’exercice :

- Les charges se rattachant à des étapes du cycle d’exploitation postérieurs à la « production » :


Exemple : Charges commerciales ; Coût de stockage des produits finis

- Les charges de recherche et de développement


- Les charges d’administration générale
- Les surcoûts entraînés par la sous - activité (cf. opérations spécifiques).
Comptabilité financière approfondie SN 18

Sous - activités de l’entreprise ou sous - activité d’une ligne de production (mais non sous - activité
d’un matériel déterminé, car dans toute ligne de production, il existe toujours des déséquilibres
structurels inévitables, entraînant la sous - activité de certaines machines) : est à exclure la fraction des
charges fixes unitaires supplémentaires entraînées par cette sous - activité.

Il s’agit de la sous – activité qui porte sur l’impact des charges fixes (notamment les amortissements)
sur les coûts en période de production au deçà d’un niveau normal.

L’imputation des charges doit se faire en proportion de la production par rapport au niveau normal.

Les frais non imputés sont à enregistrer parmi les charges et non dans la valeur des actifs produits.

Exemple : le matériel industriel acquis pour la production à un coût mensuel de 10 000 000 FCFA. Il
est conseillé de le faire fonctionner à 80% de ses capacités maximales (5 000 pièces par mois) pour
des raisons de sécurité.

Le niveau de production du mois M a été de 2 000 pièces en raison d’une panne technique qui a
nécessité un arrêt de deux semaines de l’atelier.

Quel peut être le coût imputé aux pièces produites dans le calcul de leur coût de production :

- Le niveau de production normal est de 80% * 5000 soit 4 000 pièces

La production du mois M a atteint 2 000 pièces soit 50% de la production normale. Le coût de la
machine imputé à la production va donc être 50% de son coût mensuel soit 5 000 000 de FCFA.

c) Biens produits conjointement

Les dispositions prévues à l’article 38 (à lire), e t commentées plus haut dans le cas du coût
d’acquisition, valent également pour les biens produits et leur coût de production.
Comptabilité financière approfondie SN 19

Les stocks sont intégrés dans le patrimoine d’une structure en application des dispositions de
l’article 44 (à lire), seulement selon deux principales méthodes :

- la méthode PEPS : Premier entré, Premier sorti (en anglais FIFO),


- la méthode coût moyen pondéré (CMP).

Par ailleurs, il y a deux (2) types d’organisation possibles pour la tenue des stocks :

- l’inventaire intermittent : la plus courante


- l’inventaire permanent.

Ces méthodes complètent la technique de la valorisation qui s’applique indifféremment aux stocks et
aux immobilisations.

L’inventaire intermittent consiste à ne traduire l’existence des stocks dans le patrimoine de l’entreprise
qu’à des dates déterminées, généralement à la clôture de l’exercice. A ces dates, il est procédé à une
évaluation quantitative, à un comptable physique et une appréciation de l’état physique des stocks au
moyen d’un inventaire.

Les stocks identifiés sont ensuite évalués à leur coût d’achat, leur coût de production, leur valeur de
donation ou d’échange selon leur provenance et enregistrés en comptabilité. Les coûts et valeurs
retenus peuvent être des moyennes en cas de grande rotation des stocks. Ces moyennes sont calculées
après chaque mouvement ou évalués sur la période de stockage.

L’enregistrement fait intervenir les schémas suivants :

Constatation du stock à l’inventaire

Débit Crédit Libellé Débit Crédit


3 Stocks xxxxxx

60 Variation de stocks xxxxxxx

Annulation du stock existant en début de période censé avoir été consommé

Débit Crédit Libellé Débit Crédit

60 Variation de stocks xxxxxx

3 Stocks xxxxxxx

Cette méthode de suivi des stocks est la plus courante car elle exige un suivi moindre.

L’inventaire permanent comme son nom l’indique consiste à enregistrer les mouvements de stocks de
manière permanente dans la comptabilité.
Comptabilité financière approfondie SN 20

 Elle s’illustre dans les écritures suivantes :

Constatation de l’entrée du stock

Débit Crédit Libellé Débit Crédit


3 Stocks Stock en valeur (après l’entrée) xxxxxx
CMP après chaque entrée =
60 VariationStock en quantité (après l’entrée)
de stocks xxxxxxx

Constatation de la sortie du stock

Débit Crédit Libellé Débit Crédit


60 Variation de stocks xxxxxx

3 Stocks xxxxxxx

Les entrés sont enregistrés aux coûts et valeurs indiqués dans la norme.

Les sorties sont enregistrées selon la procédure souhaitée par l’entreprise :


 méthode du premier entré premier sorti ou PEPS (les stocks sortis sont toujours réputés être les plus
anciens)
 ou méthode du coût unitaire moyen pondéré (après chaque entrée ou sur la période de stockage).

Parallèlement à l’enregistrement des mouvements de stocks, les écritures comptables portant sur les
facteurs de production (matières premières, énergies…) et les charges afférentes aux stocks
(manutention, transports, droits de douane…) sont enregistrées conformément aux règles comptables
classiques.

 Commentaires des méthodes de valorisation des choses fongibles (article 44)

A. METHODE DU COUT MOYEN PONDERE C.M.P.

Cette méthode connaît deux variantes :

 la méthode du coût moyen pondéré après chaque entrée,


 la méthode du coût moyen pondéré calculé sur la durée moyenne de stockage.

1. Le C.M.P. après chaque entrée


Le coût d’entrée moyen est recalculé à l’occasion de chaque nouvelle entrée.

Exemple : La Société d’Electricité. dispose des informations suivantes concernant les


mouvements des pots de peinture blanche de 5 litres (réf. P4867) en décembre à
l’entrée et à la sortie du magasin de stockage :
 stock initial (01.12.n) 54 pots dont le coût total d’acquisition est de 3 915 000 F,
 entrées : 22 pots de 08.12.n à 7 300 F le pot
41 pots le 17.12.n à 7 150 F le pot
 sorties : 33 pots le 12.12.n
19 pots le 22.12.n
Comptabilité financière approfondie SN 21

FICHE DE STOCK MOIS DE DECEMBRE


PEINTURE BLANCHE 5L

Réf. : P4867 Méthode : C.M.P. après chaque entrée


Entrées Sorties Stocks
D. Qté CU Mt Qté CU Mt Qté CU Mt
01 54 7 250 391 500 54 7 250 391 500
08 22 7 300 160 600 76 cmp (1) 552 100
12 33 cm 239 728 43 cmp (1) 312 372
17 41 7 150 293 150 84 cmp (2) 605 522
22 19 cm 136 964 65 cmp (2) 468 558
T. 117 845 250 376 692 65 468 558
D. : Date Mt : Montant CU : Coût unitaire T. : Total
cmp (1) : 552 000/76 = 7 264,47 F cmp (2) = 605 522/84 = 7 208,59 F.

Cette méthode, rigoureuse et logique, est très facilement informatisable, et se prête parfaitement à une gestion
continue en inventaire permanent.

Particulièrement adaptée à la tenue de l’inventaire comptable permanent, cette méthode réajuste le


coût à l’occasion de chaque nouvelle entrée :

2. Le C.M.P. calculé sur la durée moyenne de stockage (d)


Cette méthode est adaptée aux entreprises qui veulent directement valoriser leur stock final par l’inventaire
intermittent. Dans cette méthode, il n’y a pas de valorisation des sorties durant l’exercice, les fiches de stocks
sont alors seulement tenues en quantités. Le stock final est constaté en quantités et valorisé sur la base du coût
moyen pondéré des entrées sur la dernière période de stockage.

Exemple :

stock final en quantités : 2 000

stock moyen en quantités : 1 600

total des sorties de l’exercice : 8 000


d’où le taux de rotation : 8 000 / 1 600 = 5

durée moyenne d’écoulement :


1/5 d’année, soit 2,4 mois avant la clôture de l’exercice, soit courant octobre : 250 F

montant du stock final :


2000 X 250 = 500 000 F
Comptabilité financière approfondie SN 22

B. METHODE DU PREMIER ENTRE, PREMIER SORTI - P.E.P.S.

Exemple :
Reprenons le cas étudié précédemment (1.A.1)

FICHE DE STOCK MOIS DE DECEMBRE


PEINTURE BLANCHE 5L

Réf. : P4867 Méthode : [Link].


Entrées Sorties Stocks
D. Qté CU Mt Qté CU Mt Qté CU Mt
01 54 7 250 391 500 54 7 250 391 500
08 22 7 300 160 600 76 7 300 160 600
7 250 391 500
12 33 7 250 239 250 43 7 300 160 600
7 250 152 250
17 41 7 150 293 150 84 7 150 293 150
7 300 160 600
7 250 152 250
22 19 7 250 137 750 65 7 150 293 150
7 300 160 600
7 250 14 500
T. 117 845 250 52 377 000 65 468 250

C. CONSEQUENCES DU CHOIX DE LA METHODE


Sauf hasard arithmétique, les trois méthodes conduisent à trois montants de stock final différents, donc
à trois résultats différents.

La méthode du coût moyen après chaque entrée et la méthode PEPS sont bien adaptées à la pratique de
l’inventaire permanent ; la première est d’application plus facile que la seconde qui oblige à suivre les
« lots » successifs.

En cas d’inventaire intermittent, on ne peut utiliser que la méthode du coût moyen de période de
stockage.

L’état annexé doit faire mention de la méthode retenue, et des changements de méthode.

Nota : On remarquera que la méthode de valorisation des sorties de biens fongibles relève bien,
malgré son intitulé, d’une problématique de valeur d’entrée puisque son but, en comptabilité générale,
est de fournir la valeur d’entrée du stock final.

Les entreprises peuvent donc choisir, à leur convenance, les types de coûts et les méthodes de
valorisation les mieux adaptées à leur politique, à leur organisation et à leur structure.

En période de hausse de prix, par rapport à la méthode du CMP, la méthode PEPS fait apparaître une
minoration du coût d’achat des matières consommées et de produits finis et une majoration du montant
des stocks des matières.
Comptabilité financière approfondie SN 23

Module 3 : Code Module Date : Durée


LES REGLES D’EVALUATION
M3
Séquence 2 : Classement: Rédacteur :
Evaluation des éléments du patrimoine à la clôture M3/Sq2 SS

Objectifs  Maîtriser les règles d’évaluation applicables aux éléments lors de la clôture de
l’exercice

Méthodes  Exposés
andragogiques  Brainstorming
 Cas pratiques à traiter en triade
 Discussions avec les participants

N° Fiches Titres / Contenu Stratégie d’animation


7 Amortissements  Exposés

8 Provisions  Exposés

Les éléments du patrimoine sont évalués à la clôture de l’exercice dans le souci de production d’états financiers
traduisant l’image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entreprise. A cette date, il
est indiqué après l’inventaire, d’apprécier la valeur des éléments du patrimoine. La prudence interdit, sauf
exception, à prendre en compte les augmentations de valeur du patrimoine. Seuls les amoindrissements de
valeur sont comptabilisés.

Deux catégories d’amoindrissement de valeur du patrimoine sont généralement reconnues :


- les amortissements
- les provisions.
Comptabilité financière approfondie SN 24

1. Définition

L’article 45 du SYSCOA, suivant en cela les définitions de l’IASC, modifie sensiblement la


conception de l’amortissement retenue par les plans 1957, OCAM et dérivés.

Comme l’indique l’article 45, l’amortissement « consiste à répartir le coût du bien sur sa durée
probable d’utilisation, selon un plan défini » ; le coût du bien s’entend de la différence entre son coût
d’entrée et sa valeur résiduelle prévisionnelle.

Aussi, le plan d’amortissement est-il bâti non sur la durée de vie du bien, mais sur sa durée
d’utilisation prévue, ce qui suppose, si cette durée est sensiblement inférieure à la première, le calcul
d’une valeur résiduelle prévisionnelle.

2. Comptabilisation

L’amortissement est constaté par une dotation, charge calculée en contrepartie de la diminution de la
valeur de l’immobilisation. Les dotations peuvent être d’exploitation, financières ou HAO.

L’amortissement est calculé en fonction de la période d’utilité du bien dans l’entreprise. Elle se
détermine en fonction de la formule suivante : (valeur brute – valeur résiduelle)/Période d’utilisation.
La période d’utilité est différente de la durée de vie du bien.

Dans la pratique, les notions de période d’utilité et de valeur résiduelle à la fin de cette période ne sont
guère utilisées. Ceci s’explique par le fait que les entreprises, au moment de l’acquisition des biens,
entendent les utiliser jusqu’à leur détérioration ; ce qui revient à confondre la durée de vie à la durée
d’utilisation et à rendre nulle la valeur résiduelle. D’où la formule utilisée par tous

Dotation : valeur brute/durée de vie.

 Plusieurs modes d’amortissements sont pratiqués :


 l’amortissement linéaire,
 l’amortissement dégressif
 et l’amortissement progressif ou accéléré

Les entreprises sont libres d’adopter la méthode qu’elles souhaitent à condition de donner les
explications qui s’imposent dans l’état annexé et d’observer la permanence des méthodes dans leur
traitement. Elles doivent choisir cette méthode dans le souci unique de tenir compte des conditions
d’exploitation du bien et de tendre ainsi vers l’image fidèle donné par ses états financiers.

Le changement de plan d’amortissement est enfin possible pour accroître l’image fidèle donnée par les
états financiers.
Comptabilité financière approfondie SN 25

3. Conclusion :

A priori l’amortissement doit être calculé à partir d’une durée d’utilisation, liée à des considérations
moins techniques que politiques et stratégiques dans l’entreprise, avec valeur résiduelle.

En pratique, dans de nombreux cas, on pourra retenir la durée normale de vie (avec valeur résiduelle
nulle).

Par ailleurs, le SYSCOA, comme l’IASB, insiste sur le caractère économique de l’amortissement
comptable, nonobstant toutes dispositions fiscales, c’est pourquoi il prévoit l’utilisation de comptes
d’amortissements « dérogatoire », dans le niveau HAO du résultat, pour enregistrer les excédents
d’amortissements fiscal.

4. Pratique

I. Principes

A. Les immobilisations amortissables


Les immobilisations (classe 2 du plan comptable) sujettes à l’amortissement sont les suivantes :

 les immobilisations incorporelles (sans existence matérielle) classées sous le compte 21, à
l’exception du « fonds commercial » qui n’est pas amortissable.
 les immobilisations corporelles classées sous les comptes 20, 23 et 24. Les « terrains » (compte 22)
ne sont pas amortissables.

B. La durée de vie des immobilisations


Afin de calculer la dépréciation annuelle d’une immobilisation, il faut préalablement fixer sa durée normale
d’utilisation (ou sa durée de vie dans le cadre des durées fiscalement admises dans chaque Etat.

En général :

Nature de l’immobilisation Durée de vie admise


Construction à usage industriel 20 ans
Construction à usage d’habitation & commercial 25 ans
Matériel et outillage 5 ans
Aménagement et installation 10 ans
Mobilier de bureau 10 ans
Matériel de bureau et d’informatique (M.B.I.) 5 à 10 ans
Camion 4 ans
Voiture 5 ans
Bateaux et navires de pêche
 d’occasion 6 ans
 neufs 8 ans
Avions et aéronefs civils 16 ans
Frais d’établissement 2 ans à 5 ans
Brevet et licence durée de la protection
juridique

C. Choix du procèdé d’amortissement


Toute entreprise a le choix entre deux systèmes d’amortissement :

 l’amortissement linéaire ou constant


Comptabilité financière approfondie SN 26

 l’amortissement dégressif.

II. L’amortissement constant (ou linéaire)


A. PRINCIPE
Dans la pratique, il est difficile de calculer la dépréciation réelle d’un bien. Cette évaluation a lieu
périodiquement, en fin d’exercice, et se fait de manière forfaitaire.

B. METHODE DE CALCUL

1. La Valeur d’Origine (VO)

VO = Prix Achat Hors Taxe + Frais d’achat

La base de calcul est la valeur d’origine de l’immobilisation.


Les frais d’achat correspondent au transfert, aux frais d’installation et de montage.

Attention !
Les biens n’ouvrant pas droit à déduction de la TVA sont immobilisés toutes taxes comprises, ainsi, VO = Prix
d’Achat TTC + frais d’achat.

2. L’annuité d’amortissement
Cette annuité correspond à la somme portée en amortissement, chaque année, pour constatation de la
perte de valeur.

VO
Annuité (a) =
Durée de vie (n)

Exemple : Supposons que la SONABEL. acquiert au 1 er janvier n de l’outillage d’une


valeur de 10 000 000 F HT et dont la durée de vie est de 5 ans.
10 000 000
a= = 2 000 000 F
5

3. Le taux d’amortissement (t)


Ce taux permet de calculer directement l’amortissement annuel.

t
t=
durée de vie (n)
Exemple : Pour une immobilisation d’une durée de vie de 5 ans.
t = (1/5) X 100 t = 20 %

Ainsi l’annuité d’amortissement peut se calculer de deux manières :

VO
a= et a = VO X t
Durée de vie (n)
Comptabilité financière approfondie SN 27

Exemple : Toujours concernant l’outillage del a SO.N.A.


a = 10 000 000 X 20 %
a = 2 000 000 F

4. La Valeur Comptable Nette (VCN)


Cette valeur correspond à la valeur de l’immobilisation à une date donnée n.

En principe, au terme de la durée de vie de l’immobilisation sa VCN doit être nulle (si durée de vie =
durée d’utilisation).

VCN = VO - Σ des amortissements pratiqués à une date n

Exemple : Calculons la VCN de l’outillage de la SONABEL.


au 31.12.n
VCN = 10 000 000 - 2 000 000
VCN = 8 000 000 F (VCN n)
au 31.12.n + 1
VCN = 8 000 000 - 2 000 000
VCN = 6 000 000 F (VCN n + 1)

C. LE PLAN D’AMORTISSEMENT
Pour chaque bien faisant partie du patrimoine de l’entreprise est établi un plan d’amortissement sous
forme de tableau qui représente l’étalement de la perte de valeur dans le temps.

1. Présentation du tableau
C’est un tableau prévisionnel qui fait apparaître le montant de l’annuité et la VCN de l’immobilisation.
Il faut remarquer que, chaque année, le montant de l’annuité est constant.

Exemple : Etablissons le plan d’amortissement de l’outillage de la SONABEL.

Nature de l’immobilisation : matériel et outillage Prix achat HT : 10 000 000


N° de compte : 241 Durée : 5 ans
Date d’acquisition : 01.01.n Taux d’amortissement : 20 %
Date de mise en service : 01.01.n Amortissement : constant
Année VCN en début de période Annuité d’amortissement VCN en fin de période
n 10 000 000 2 000 000 8 000 000
n+ 1 8 000 000 2 000 000 6 000 000
n +2 6 000 000 2 000 000 4 000 000
n+3 4 000 000 2 000 000 2 000 000
n +4 2 000 000 2 000 000 0

Attention !
La date d’acquisition peut-être différente de la date de mise en service. Dans ce cas, on établira les
calculs à partir de la date de mise en service.

2. La règle du « prorata temporis »


Les immobilisations n’étant généralement pas acquises le premier jour de l’exercice, il convient de
calculer la première annuité au prorata temporis, c’est-à-dire par rapport à la durée écoulée entre la
date de mise en service et la date de fin d’exercice.
Comptabilité financière approfondie SN 28

Ce calcul s’effectue en jours sur la base de 12 mois de 30 jours. Dans ce cas on considère que l’année
comporte 360 jours. Si la date de mise en service n’est pas précisément connue on se basera sur la
date d’acquisition.

Attention !
Au prorata temporis des tolérances sont autorisées :
 si la date à considérer est le 02 d’un mois, on admet un calcul sur 30 jours
 si cette date est le 14 ou le 16, on peut la ramener au 15 et ainsi effectuer le calcul par quinzaines.
Exemple : La SONABEL. a acquis le 20.07.n une voiture d’une valeur de 3 400 000
F HT dont la durée normale d’utilisation est 5 ans.
Calcul de la première annuité d’amortissement du 20.07.n au 31.12.n :
 du 20.07 au 30.07  11 jours
(et non 10 ; comptez sur vos doigts !)
 du 01.08 au 31.12  5 mois soit 150 jours
 durée totale d’utilisation  161 jours
an = (3 400 000 X 20 %) X (161 / 360) = 304 111 F

Nature de l’immobilisation : matériel de transport Prix achat HT : 10 000 000


N° de compte : 241 Durée : 5 ans
Date d’acquisition : 01.01.n Taux d’amortissement : 20 %
Date de mise en service : 01.01.n Amortissement : constant
Année VCN en début de période Annuité d’amortissement VCN en fin de période
n 3 400 000 304 111 3 095 889
n+ 1 3 095 889 680 000 2 415 889
n +2 2 415 889 680 000 1 735 889
n+3 1 735 889 680 000 1 055 889
n +4 1 055 889 680 000 375 889
n+5 375 889 375 889 0

Attention !
Au prorata temporis et en amortissement constant, une annuité d’amortissement complémentaire est nécessaire
(6ème ligne du tableau). Le montant de cette annuité complémentaire est égal à la différence entre le montant
d’une annuité complète et le montant de la première annuité :
an + 5 = 680 000 - 304 111 = 375 889

Attention !
Les biens achetés d’occasion sont toujours amortis selon le système de l’amortissement constant.

III. L’AMORTISSEMENT DEGRESSIF


A. PRINCIPE

Ce procédé d’amortissement ne peut utilisé que dans le cas où les immobilisations :

 sont acquises neuves


 ont une durée normale d’utilisation d’au moins trois ans
 sont considérés comme biens d’équipement : notamment, les matériels et outillages, les matériels
de transport, de manutention, de bureau. ainsi que les bâtiments industriels ou constructions légères
(durée de vie inférieure à 15 ans). Sont exclus : les voitures de tourisme, les machines à écrire, les
bâtiments administratifs et commerciaux.

Le choix de l’amortissement dégressif est facultatif, les entreprises peuvent, si elles le désirent,
pratiquer l’amortissement constant. Cette dernière solution est rarement retenue puisque
l’amortissement dégressif est un procédé qui permet :

 d’une part de mieux constater la dépréciation effective du bien (plus forte les premières années),
Comptabilité financière approfondie SN 29

 d’autre part de dégager des annuités plus élevées au début de la période d’utilisation, donc une
économie d’impôt proportionnelle.

Ce procédé procure donc un avantage fiscal et doit être considéré comme une mesure d’incitation à
l’investissement.

B. METHODE DE CALCUL

1. Le taux d’amortissement (T)


Le taux d’amortissement dégressif (T) est égal au taux constant multiplié par un coefficient C, fixé par
la loi fiscale.
T=tXC

En général le coefficient est de :

Durée normale d’utilisation Coefficient


3 ou 4 ans 1,5
5 ou 6 ans 2
> à 6 ans 2,5

Exemple : Pour un matériel de bureau dont la durée de vie est de 5 ans  T = 20 %


X 2 = 40 %.

2. L’annuité d’amortissement
Contrairement à l’amortissement constant, l’annuité est calculée en appliquant le taux T à la Valeur
Comptable Nette et non à la Valeur d’Origine.

Pour la première annuité, la VCN est égale à la VO.

Exemple : Supposons que la SONABEL acquiert le 01.01.n un matériel de bureau


dont la valeur est de 7 000 000 F HT avec T = 40 %
an = 7 000 000 X 40 %  an = 2 800 000 F

Dans le cas le plus courant où l’immobilisation est acquise en cours d’exercice, la règle du prorata
temporis s’applique de manière simplifiée. En effet la durée écoulée est calculée à partir du 1er jour du
mois d’acquisition de l’immobilisation et ce quelque soit la date de mise en service.

Exemple : Supposons maintenant que la SONABEL. acquiert ce même matériel le


19.11.n., la date de départ du calcul de l’amortissement sera le 01.01.n
 an = 7 000 000 X (2/12) X 40 %
 an = 466 667 F

C. LE PLAN D’AMORTISSEMENT
En système dégressif, le plan d’amortissement s’étend toujours sur le nombre d’années d’utilisation de
l’immobilisation, l’annuité complémentaire n’existe donc pas.

Exemple : Reprenons le cas du matériel de bureau de la SONABEL.


Comptabilité financière approfondie SN 30

Nature de l’immobilisation : matériel et outillage Prix achat HT : 7 000 000


N° de compte : 2441 Durée : 5 ans
Date d’acquisition : 19.11.n Taux d’amortissement : 40 %
Date de mise en service : 20.11.n Amortissement : dégressif
Année VCN en début de période Annuité d’amortissement VCN en fin de période
n 7 000 000 466 667 6 533 333
n+ 1 6 533 333 2 613 333 3 920 000
n +2 3 920 000 1 568 000 2 352 000
n+3 2 352 000 1 176 000 1 176 000
n +4 1 176 000 1 176 000 0

Attention !
Pour les dernières années d’amortissement la méthode de calcul de l’annuité change. Il faut veiller à ce que le
montant de l’annuité calculée en système dégressif soit toujours supérieur au montant de l’annuité calculée en
amortissement constant pour le nombre d’années restant. Si tel n’est pas le cas, la fin du plan d’amortissement se
calculera en amortissement constant.

Exemple : Observons le plan d’amortissement qui vient d’être présenté.

En n + 2, il reste 3 années :

 selon le système dégressif : 3 920 000 X 40 % = 1 568 000 F


 selon le système constant : 3 920 000 X 33,33 % = 1 366 667 F
(33,33 % correspondant à t pour 3 ans)

Dans ce cas le système dégressif est maintenu :


an + 2 = 1 568 000 F

En n + 3, il reste 2 années :

 selon le système dégressif : 2 352 000 X 40 % = 940 800 F


 selon le système constant : 2 352 000 X 50 % = 1 176 000 F
(50 % correspondant à t pour 2 ans)

Dans ce cas pour le calcul de an + 3 et an + 4 on reprend le système constant :

an + 3 = an + 4 = 2 352 000 X 50 % = 1 176 000 F

an + 4 est égale à la VCN du début de période n + 4.

IV. IV. LA COMPTABILISATION DES AMORTISSEMENTS


A. PRINCIPES
L’amortissement constitue pour l’entreprise une charge inscrite au débit du compte « 68 - Dotations
aux amortissements ». Par ailleurs, il représente aussi la dépréciation des immobilisations inscrite au
crédit du compte « 28 - Amortissements ».
Comptabilité financière approfondie SN 31

B. ECRITURES COMPTABLES
68 Dotations aux 28 Amortissements
amortissements

 

Exemple : Reprenons l’acquisition du matériel de transport de la SONABEL afin de


constater l’annuité n au journal :

31.12.n
68 Dotations aux amortissements 304 111
2845 Amortissements du matériel de transport 304 111

C. CAS PARTICULIER : LE COMPTE 20 « CHARGES IMMOBILISEES »


Les charges immobilisées correspondent à des frais engagés au moment soit de la constitution de
l’entreprise, soit de l’acquisition par celle-ci de ses moyens permanents d’exploitation.

Exemple : Frais d’établissement, frais de recherche et développement, frais de


modification du capital et d’émissions d’emprunts, frais d’acquisition
d’immobilisations (droits de mutation, honoraires et frais d’acte).

On pratique la technique de l’amortissement afin de répartir sur plusieurs années ces charges trop
lourdes des pour être supportées par le seul exercice au cours duquel elles sont nées. Ainsi ces frais
seront rapidement amortis (3 à 5 ans) selon le procédé de l’amortissement constant.

Les logiciels informatiques sont comptabilisés au débit du « compte 213 » et amortis sur 2 ans.

Par ailleurs, l’entreprise ne peut procéder à une distribution de bénéfice que lorsque l’amortissement
des charges immobilisées, engagées lors de la constitution de la société, a été total.

V. CONSEQUENCES SUR LES DOCUMENTS DE SYNTHESE


A. AU COMPTE DE RESULTAT
Charges Résultat n Produits

Dotations aux amortissements 

Dotation de l’exercice n

Exemple : Dans le cas du matériel de transport acquis par la SONABEL.

Actif Bilan au 31.12.n Passif


Brut Amort/ Net
Matériel de transport 3 400 000 304 111 3 095 889
Valeur d’origine
Σ des amortissements pratiqués
Valeur Comptable Nette
Comptabilité financière approfondie SN 32

VI. LE RÔLE ECONOMIQUE ET FINANCIER DE L’AMORTISSEMENT


A. LE RÔLE ECONOMIQUE
L’amortissement constitue une charge normale d’exploitation qui doit être enregistrée, et ce, bien
qu’elle ne corresponde pas à une sortie de fonds. Le caractère imprécis de l’amortissement ne peut
justifier l’abstention de l’entreprise en cette matière : en ce pratiquant pas les amortissements
normaux, on aboutit à la présentation d’un bilan inexact à l’actif surestimé et à un résultat faussé car
trop favorable (bénéfice fictif).

La pratique de l’amortissement permet de maintenir intact le capital. Les fonds retenus sur le résultat à
titre de charges, donc non distribués, permettent le renouvellement des immobilisations amorties, sans
avoir recours aux capitaux propres ou à l’endettement. L’amortissement est donc une source
d’autofinancement.

B. LE RÔLE FINANCIER
Le montant global des amortissements pratiqués chaque année constitue une « ressource interne » qui
contribue au financement des nouvelles immobilisations. Ajoutée au bénéfice, ce montant détermine la
capacité d’autofinancement (cash-flow) de l’entreprise.
Comptabilité financière approfondie SN 33

1. GENERALITES : DEFINITION (article 46 et 48)

Les articles 46 et 48 du règlement définissent les provisions comme « la constatation comptable d’une
dépréciation probable et non irréversible d’une immobilisation, d’un valeur d’actif circulant ou d’un
élément de trésorerie (provision pour dépréciation) ;

 Mécanisme des dépréciations

 Immobilisations : mécanisme habituel de Provisions pour dépréciation constatées par le débit d’un
compte de “ DOTATION ” (charge “ calculée ”)
 Actif circulant et Trésorerie : la dépréciation est constatée par le débit d’une charge que le SYSCOA
ne classe pas en “ Dotations ” mais parmi les charges décaissables de l’exercice et qu’il désigne par le
terme : Charges provisionnées

Raisons et intérêts de cette solution :


Les charges provisionnées ne font pas partie des “ Dotations ”, donc ne viennent pas gonfler la capacité
d’autofinancement de l’exercice. En effet, ces charges, bien que “ calculées ” seront en fait décaissées dans de
brefs délais (ou diminueront les recettes, ce qui revient à un décaissement) puisqu’elles portent :
 sur la Trésorerie,
 sur les créances de l’actif circulant (en principe à quelques mois au maximum),
 sur les stocks qui se transforment en créances circulantes et en Trésorerie dans des délais généralement
très inférieurs à 1 an.

Ainsi donc, la provision pour dépréciation se constate à travers un compte de dotation (pour les
immobilisations) ou de charge provisionnée (pour les autres actifs) en contrepartie de comptes de
provision pour dépréciation d’immobilisation, de stocks, de créances…

Les charges provisionnées se distinguent des immobilisations par leur caractère presque immédiat et à
court terme. Elles portent sur des dépréciations voisines des dettes dont elles différent uniquement par
leur caractère « potentiel ».

 Distinction des provisions pour risque : la provision pour risque se décline également en deux
catégories :

 celles relatives à un risque à long terme (plus d’un an)


 et celles relatives à un risque à court et moyen terme (moins d’un an).

La seconde catégorie de provision pour risque s’enregistre en utilisant des charges provisionnées (et
non des dotations) en contrepartie des comptes de risques provisionnés (comptes 49).

Les provisions pour risque se classent par nature : exploitation, finances, HAO.

Les reprises de provision consacrent l’annulation du risque à l’origine de la dotation. Elles sont
enregistrées au moyen de comptes réciproques aux comptes de dotations en contrepartie des mêmes
comptes de bilan.
Comptabilité financière approfondie SN 34

2. PRATIQUE

2.1 Les provisions pour dépréciation d’actif

A. LA NOTION DE PROVISIONS : RAPPEL


Les provisions constatent la dépréciation probable mais non définitive d’un élément d’actif à la
différence de l’amortissement, qui constate la dépréciation irréversible d’une immobilisation. Ainsi le
SYSCOA (voir article 46 et 48) définit-il la provision pour dépréciation comme étant la constatation
comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de causes dont les effets
sont jugés réversibles.

Afin de donner une image fidèle de l’évaluation du patrimoine de l’entreprise, ces charges probables
doivent être comptabilisées en fin d’exercice, leurs causes étant temporaires ou susceptibles de
disparaître.

Ainsi à la clôture de l’exercice, on compare la valeur d’origine et la valeur à l’inventaire de chacun des
éléments du patrimoine. Lorsqu’un élément a subi ou est susceptible de subir une dépréciation, la
différence entre sa valeur d’origine et celle à l’inventaire est appelée « moins-value ».

La création de provisions régularise ainsi le bilan en faisant apparaître le montant des dépréciations et
des dettes probables.

En diminuant le bénéfice de l’exercice par des « dotations aux provisions », on maintient dans
l’entreprise des capitaux qui auraient pu être distribués. Ces capitaux, ainsi conservés, permettent
d’une part de compenser les dépréciations d’actif constatés et d’autre part de faire face, lors d’un
exercice ultérieur, à la charge ou à la perte prévue. Comme les amortissements, les provisions sont des
ressources propres de l’entreprise.

B. LES ELEMENTS CONCERNES


Les provisions pour dépréciation sont relatives à des éléments d’actif sujets à dépréciation, mais qui ne
sont pas amortissables car la perte de valeur n’est pas forcément irréversible.

 Les éléments d’actif concernés peuvent être :

 des créances,
 des stocks,
 des valeurs mobilières de placement (titres),
 des immobilisations non amortissables (terrain, fonds de commerce).

C. COMPTABILISATION DES PROVISIONS


Les provisions pour dépréciation présentent un double aspect :

 d’un côté elles constituent un appauvrissement de l’entreprise, constaté en débitant :


o le compte « 659 - Charges provisionnées d’exploitation »
o ou « 69 - Dotations aux provisions »
 de l’autre, certains éléments de l’actif sont dépréciés du montant de la provision. Cette dépréciation est
comptabilisée au crédit d’un compte « Provisions pour dépréciation » toujours créditeur.

Les numéros de compte correspondent à la classe du compte d’actif subissant la dépréciation avec
un 9 en deuxième position :
 « 29 - Provisions pour dépréciation »
 « 39 - Dépréciations des stocks »
Comptabilité financière approfondie SN 35

 « 49 - Dépréciations et risques provisionnés (Tiers) »


 « 59 - Dépréciations et risques provisionnés (Trésorerie) ».

2.2 Les provisions pour dépréciation des créances

A. PRINCIPE
La dépréciation correspond à la partie des créances que l’on risque de ne pas recouvrer lorsqu’un
client a des difficultés de règlement. Les provisions sont, dans ce cas, calculées sur les créances hors
TVA. Si une créance est impayée, l’entreprise a le droit de récupérer, auprès de l’administration
fiscale, la TVA qui avait été collectée.

B. CONSTATATION
Exemple : La SONABEL possède une créance de 894 900 F TTC sur l client Karim
qui se trouve en cessation de paiement.

Afin de prendre en considération cette situation il faut procéder à plusieurs opérations.

1. Transfert de la créance dans un compte distinct


Le montant de la créance dont le recouvrement est incertain doit être viré dans un compte « 456 -
Créances clients litigieuses ou douteuses ». Ce transfert a pour but d’isoler les créances qui posent
problèmes afin de mieux surveiller leur recouvrement. Cette écriture peut être passée en cours
d’exercice.

31.12.n
416 Créances clients douteuses 894 900
411 Client 894 900
(Créance devenue douteuse du client KARIM en cessation
de paiement)

2. Evaluation de la perte probable


Le calcul de la perte probable s’effectue à partir du montant hors taxe de la créance, sur la base d’une
estimation ou d’une négociation avec le client.

Exemple : Le client KARIM informe SONABEL qu’il risque de ne pas pouvoir payer
50 % de sa dette

 Calcul du montant HT de la créance (TVA 14 %)


894 000 / 1,14 = 785 000 F
 Calcul de la perte probable
785 000 X 50 % = 392 500 F

3. Enregistrement de la provision
31.12.n
659 Charges provisionnées d’exploitation 392 500
491 Dépréciation des comptes clients 392 500
(Perte probable de 50 % sur la créance du client KARIM)
Comptabilité financière approfondie SN 36

C. EVOLUTION DE LA PROVISION

1. Principes
A chaque clôture d’exercice on procède à une nouvelle évaluation des éléments du patrimoine. Tout
changement dans cette évaluation entraîne un ajustement de la provision. Trois situations sont alors
possibles :

 la perte probable à la fin de l’exercice n + 1 est supérieure à celle constatée à la fin de l’exercice n
 il faut alors augmenter la provision

 la perte probable à la fin de l’exercice n + 1 est inférieure à celle constatée à la fin de l’exercice n
 il est nécessaire de diminuer la provision.

 la perte est devenue certaine à la fin de l’exercice n + 1.


La provision constituée à la clôture de l’exercice n est devenue sans objet.
 il faut annuler la provision.

2. Augmentation de la provision
Exemple : Au 31.12.n + 1, la situation du client Karim s’est aggravée et la
SONABEL ne pense pouvoir récupérer que 30 % du montant de la créance.

 Evaluation de la perte probable au 31.12.n + 1 :


Créance HT : 785 000 F
Moins-value : 70 % (100 - 30)
 785 000 X 70 % = 549 500 F
 Evaluation de l’ajustement de la provision à enregistrer :
Provision enregistrée au 31.12.n....................................392 500
Provision à constater au 31.12.n+1...............................549 500
Ajustement (augmentation)............................................157 000

31.12.n +1
659 Charges provisionnées d’exploitation 157 000
491 Dépréciation des comptes clients 157 000
(Ajustement de la provision sur la créance du client
KARIM)

3. Diminution de la provision
Exemple : Au 31.12.n + 2, la situation du client Karim s’est améliorée et la
SONABEL espère finalement récupérer 60 % de sa créance.

 Evaluation de la créance au 31.12.n + 2 :


La perte probable est de 40 % (100 - 60)
 785 000 X 40 % = 314 000 F
 Evaluation de l’ajustement de la provision à enregistrer :
Provision constatée au 31.12.n + 1................................549 500
Provision à constater au 31.12.n+2...............................314 000
Ajustement (dimunition)................................................235 500

Pour diminuer une provision existante, il faut effectuer une reprise sur provision. Cette diminution de
la perte probable constitue un produit que l’on enregistre dans le compte « 759 - Reprises de charges
provisionnées d’exploitation » ou « 79 - Reprises de provisions ».
Comptabilité financière approfondie SN 37

31.12.n +2
491 Dépréciations des comptes clients 235 500
759 Reprises de charges provisionnées 235 500
(Ajustement de la provision sur la créance du client
KARIM)

4. Provision devenue sans objet


C’est le cas lorsque la perte probable est devenue certaine. La provision doit être annulée et la totalité
de la créance doit être virée au compte « 651 - Pertes sur créances clients »

31.12.n +3
651 Pertes sur créances client X
443 Etat, TVA facturée X
416 Créances clients douteuses X
* La perte définitive est donc limitée au montant H.T. de la
créance.
(Pour solde de la provision sur le client KARIM devenue
sans objet)

Par ailleurs, la provision constatée au 31.12.n+2 devient sans objet puisque la créance est
définitivement soldée. Il faut donc pratiquer une reprise du montant de la provision constatée à cette
date.

31.12.n +3
491 Dépréciations des comptes clients 314 000
759 Reprise de charges provisionnées 314 000
(Pour solde de la provision sur le client KARIM devenue
sans objet)

2.3 Les provisions dépréciation des stocks

A. PRINCIPE
A la fin de chaque exercice, on procède à l’inventaire des stocks puis à leur évaluation. Les stocks sont
évalués lors des écritures d’inventaire à leur valeur d’origine c’est-à-dire :

 coût d’achat unitaire pour les marchandises, matières premières et approvisionnements,


 coût de production unitaire pour les produits finis ou en-cours.

Il arrive fréquemment que par suite d’une baisse des cours des matières premières et marchandises ou
par suite de mévente ou de détérioration, la valeur réelle (actuelle) à la date de l’inventaire des
marchandises ou des matières premières en stock soit inférieure à leur coût d’achat ou de production.
Il est alors nécessaire de constituer une provision pour dépréciation.

B. CONSTATATION
Lors de l’écriture d’inventaire d’ajustement des stocks, il convient de procéder en deux
étapes :

 l’annulation du stock initial (compte de stock crédité par le débit du compte de variation de stock),
 la constatation du stock final (écriture inverse).

De la même manière, les provisions existantes doivent être annulées avec le stock initial et les
provisions éventuelles constatées avec le stock final.
Comptabilité financière approfondie SN 38

En effet les articles ayant subi une dépréciation probable à la clôture d’un exercice ne font plus partie
du patrimoine de l’entreprise un an plus tard. La dépréciation constatée par une provision pour
dépréciation des stocks est comptabilisée en :

 débitant le compte « 659 »


 créditant l’un des sous-comptes de provisions « 39 - Dépréciations des stocks ».
Exemple : La SONABEL., à l’inventaire de ses deux derniers exercices, présente les
comptes suivants :

 au 31.12.n-1 la valeur du stock de marchandises s’élève à 956 300 F et la


provision à 52 000 F,
 au 31.12.n la valeur du stock de marchandises est de 789 600 F et la provision est
de 46 000 F

 Constatation de la variation de stock au 31.12.n

31.12.n
603 Variation des stocks 956 300
31 Stock de M/ses 956 300
(Annulation du stock initial)
31.12.n
31 Stock de M/ses 789 600
603 Variation des stocks 789 600
(stock final)

 Traitement de la provision au 31.12.n

31.12.n
39 Dépréciation des stocks 52 000
759 Reprise de charges provisionnées 52 000
(Annulation de la provision)
31.12.n
659 Charges provisionnées 46 000
39 Dépréciations des stocks 46 000
(Constatation de la nouvelle provision)

2.4 Les provisions pour dépréciation des titres

A. PRINCIPES
 Le terme « titre » en rappel désigne :

 les titres de participation qui confèrent des droits sur le capital d’autres entreprises. Ils sont acquis en tout ou
en partie par offre publique d’achat (O.P.A.) ou par offre publique d’échange (O.P.E.) et représentent au
moins 10 % du capital social d’une entreprise.
 les titres immobilisés autres que les titres de participation que l’entreprise a l’intention de conserver
durablement (obligations),
 les titres de placement représentatifs de créances souscrites généralement pour moins de cinq ans. Ils sont
acquis et cessibles à tout moment en vue d’en retirer un revenu direct ou une plus-value.

Les titres détenus en portefeuille par une entreprise sont évalués à la clôture de chaque exercice. Il y a
lieu de faire une provision si la valeur d’inventaire des titres est inférieure à leur valeur d’origine (prix
d’achat).
Comptabilité financière approfondie SN 39

 L’évaluation de la valeur d’inventaire se fait de manière différente selon :

 la valeur d’usage pour les titres de participation c’est-à-dire la somme que l’on est prêt à engager pour une
prise de participation,
 le cours moyen du dernier mois pour les titres immobilisés et les titres de placement cotés en bourse,
 la valeur probable de réalisation pour les titres non cotés.

Attention !
Si la valeur d’inventaire est supérieure à la valeur d’origine, la plus-value probable n’est pas comptabilisée par
respect de la règle de prudence.

B. COMPTABILISATION
Il convient de débiter le compte :
« 679 - Charges provisionnées financières »
et de créditer les sous-comptes de
« 59 - Dépréciations et risques provisionnées »

Exemple : La SONABEL. a, au cours des trois derniers exercices, provisionné des


titres de placement :
 au 31.12.n-2 la dépréciation a été de 1 200 000 F,
 au 31.12.n - 1 la provision a augmenté passant à 1 650 000 F
 au 31.12.n on constate que la dépréciation ne s’élève plus qu’à 752 000 F

 Enregistrement de la provision au 31.12.n-2

31.12.n-2
679 Charges provisionnées financières 1 200 000
590 Dépréciations des titres de placement 1 200 000
(Perte probable sur titres)

 Ajustement (augmentation) de la provision au 31.12.n-1

31.12.n-1
679 Charges provisionnées financières 450 000
590 Dépréciations des titres de placement 450 000
(Dotation : 1 200 000 - 1 650 000)

 Ajustement (diminution) de la provision au 31.12.n

31.12.n
590 Dépréciations des titres de placement 898 000
779 Reprise de charges provisionnées financières 898 000
(Ajustement de la provision 1 650 000 - 752 000)

2.5 Les provisions pour dépréciation des immobilisations

A. PRINCIPES
Les immobilisations non amortissables peuvent subir des moins-values réversibles qu’il convient de
provisionner en fin d’exercice.

Ces provisions pour dépréciation concernent généralement les éléments immobilisés suivants :

 fonds commercial
Comptabilité financière approfondie SN 40

 droit au bail
 terrains
 prêt à long terme
 titres de participation.

Attention !
Les provisions peuvent concerner à titre exceptionnel des immobilisations amortissables : par exemple un
immeuble endommagé par des inondations.

B. COMPTABILISATION
Il convient de débiter le compte « 59 - Dotations aux provisions » et de créditer un des sous-comptes
« 29 - Provisions pour dépréciation ».

2.6Les charges et les risques probables

Un événement survenu au cours de l’exercice (redressement fiscal, litige, prévision de gros travaux) peut donner
naissance à des charges ou des pertes dont le montant et/ou la date de réalisation ne sont pas déterminés. Les
provisions pour risques et charges permettent de prévoir ces charges probables.

2.6.1 PRINCIPES

A. LA NOTION DE RISQUES ET CHARGES


Un événement survenu au cours de l’exercice peut faire apparaître une charge (réparations
importantes...) ou un risque (litige, amende...) comme probable au moment de la clôture de l’exercice.
Il n’existe pas à la date de l’événement de pièce comptable justificative, il n’est donc pas possible
d’enregistrer une opération dans les comptes de charges ou de produits sans une pièce de base.

Il est alors nécessaire de prévoir la charge probable et ultérieure sous forme d’une provision pour
risques et charges qui permet d’étaler une charge comptabilisée sur un exercice en la reportant sur un
ou plusieurs exercices antérieurs.

B. COMPTABILISATION
La charge probable est inscrite au débit du compte « 69 - Dotations aux provisions ». La dette qui en
résultera probablement sera enregistrée au crédit du compte « 19 - Provisions financières pour
risques et charges » et aux sous-comptes correspondants.

Ces provisions figurent au passif du bilan (contrairement aux provisions pour dépréciation
d’éléments de l’actif) dans une rubrique spécifique : provisions financières pour risques et charges.

2.6.2 LES PROVISIONS POUR CHARGES

A. PRINCIPES
Ces provisions correspondent à des charges prévisibles qui, étant donné leur nature et leur
importance, auraient des difficultés à être supportées par le seul exercice au cours duquel elles seront
engagées. Le plus souvent il s’agit de provisions constituées en prévision de grosses réparations.
Comptabilité financière approfondie SN 41

Exemple : Par suite d’un affaissement de terrain, les murs d’un important bâtiment
commercial se fissurent et devront être reconstruits dans les deux ou trois années à
venir. La dépense liée à la réfection du bâtiment est estimée approximativement à 15
000 000 F. Il est décidé d’étaler la charge future sur les trois prochaines années à
raison de 5 000 000 F par an.

Au cours de l’année n + 3, les travaux sont effectués et le 18 juillet la facture


définitive est reçue et s’élève à 18 000 000 F H.T.

B. COMPTABILISATION

 Les dotations aux provisions inscrites au 31.12.n, n + 1 et n + 2 sont les mêmes :


31.12.n
69 Dotations aux provisions 5 000 000
1971 Provisions pour grosses réparations 5 000 000

 Enregistrement de la facture datée du 18.07.n+3


31.12.n+3
624 Entretien, réparations et maintenance 18 000 000
445 Etat, TVA récupérable 2 520 000 20 520 000
401 Fournisseurs

 Reprise sur les provisions car l’objet est devenu certain


31.12.n+3
1971 Provisions pour grosses réparations 15 000 000
79 Reprises de provisions 15 000 000
(Provision devenue sans objet)

Ces provisions jouent par anticipation le même rôle que les amortissements : elles permettent
l’étalement sur plusieurs années d’une charge que l’on ne veut pas ou ne peut pas faire supporter à un
seul exercice.

Attention !
La reprise sur provision doit équilibrer approximativement les charges correspondantes, si le montant de la
provision nécessaire a été bien évalué.

2.6.3 LES PROVISIONS POUR RISQUES

A. PRINCIPES
Elles correspondent à des risques assez variés :

 litiges avec les tiers (salariés, clients, fournisseurs...),


 garanties données aux clients sur les appareils fabriqués,
 pertes dues au change à la suite de fluctuations des cours des monnaies étrangères,
 amendes, pénalités.

Exemple : L’entreprise a effectué une livraison à un client avec un retard de plus de


deux mois et cela malgré plusieurs rappels de sa part. Le client a intenté contre
l’entreprise. une action en dommages et intérêts auprès du tribunal de Grande
Instance. Le jugement n’est pas encore rendu mais l’entreprise estime que le client
obtiendra une indemnité de 1 200 000 F. Après jugement le 04.09.n+1, l’entreprise.
se voit contrainte de verser par chèque la somme de 1 000 000 F à son client.
Comptabilité financière approfondie SN 42

B. COMPTABILISATION

 Provision sur la perte envisagée


31.12.n
69 Dotations aux provisions 1 200 000
191 Provisions pour litiges 1 200 000
(Perte probable par décision de justice c/ client)

 Décision du tribunal et paiement des dommages et intérêts


31.12.n+1
67 Frais financiers 1 000 000
52 Banque 1 000 000
(Dommages et intérêts versés au client)

 Reprise sur provisions car l’objet est devenu certain


31.12.n+1
191 Provisions pour litiges 1 200 000
79 Reprises de provisions 1 200 000
(Annulation de la provision pour litige avec client)
Comptabilité financière approfondie SN 43

Module 3 : Code Module Date : Durée


LES REGLES D’EVALUATION
M3
Séquence 3 : Classement: Rédacteur :
Evaluation des éléments du patrimoine à leur sortie M3/Sq3 SS

Objectifs  Maîtriser les règles applicables à la valorisation des sorties des éléments du
patrimoine
Méthodes  Exposés
andragogiques  Brainstorming
 Cas pratiques à traiter en triade
 Discussions avec les participants

N° Fiches Titres / Contenu Stratégie d’animation


9 Généralités  Exposés, commentaires, schémas d’écritures

10 Cas particulier des titres  Exposés, commentaires


Comptabilité financière approfondie SN 44

1. Les éléments d’actif sortent du patrimoine à la suite de certains événements :

- la vente
- la consommation
- le remboursement (créances)
- le vol, la destruction, la mise au rebus.

Les stocks et les immobilisations peuvent être vendus. En ce qui concerne les stocks, il s’agit d’une
suite logique puisque correspondant généralement à l’objet de l’entreprise. Pour les immobilisations,
la cession est à priori anormale car on ne vend pas les moyens de production.

C’est ce qui explique que les comptes HAO soient utilisés pour constater la cession des
immobilisations non courantes aussi bien la valeur nette que le prix de cession.

Cependant, s’il s’avère que la cession intervient dans le cadre d’une opération récurrente et normale eu
égard au secteur d’activité de l’entreprise (une entreprise de location de véhicules qui cède
systématiquement les éléments de son parc après une période d’utilisation), la cession revêtira un
caractère normal et les comptes d’activités ordinaire seront utilisés.

Les éléments du patrimoine qui sont mis au rébus, détruits ou volés doivent être soustraits de l’actif.
La valeur résiduelle constituera une perte pour l’entreprise à inscrire parmi les comptes HAO.

Exemple d’une cession d’immobilisation : valeur brute 2 000 000 FCFA, Amortissement antérieur
400 000 FCFA, dotation le jour de la cession 200 000 FCFA ; Prix de cessions 1 500 000 FCFA.

2. Les écritures suivantes seront enregistrées en trois étapes :

 Dotation complémentaire

Débit Crédit Libellé Débit Crédit

68 Dotation 200 000

28 amortissement 200 000

 Sortie d’actif du bien

Débit Crédit Libellé Débit Crédit

28 Amortissement 600 000


654 Valeur nette comptable AO 1 400 000
812 Ou valeur nette comptable HAO

2 Bien 2 000 000


Comptabilité financière approfondie SN 45

 Cession au comptant

Débit Crédit Libellé Débit Crédit

51 Banque chèque reçu 1 500 000

754 ou 822 Prix de cession AO 1 500 000


Ou prix de cession HAO
Comptabilité financière approfondie SN 46

1. Définition et typologie

 Le terme « titre » signifie ici :

1. les titres de participation confèrent des droits sur le capital d’autres entreprises. Ils sont acquis en tout
ou en partie par offre publique d’achat (O.P.A.) ou par offre publique d’échange (O.P.E.) et
représentent au moins 10 % du capital social d’une entreprise.

Les titres de participation sont définis par le SYSCOA comme étant ceux dont l’acquisition et la possession
durable permettent d’exercer une certaine influence sur la société qui les a émis.

Les titres sont désormais classés en fonction de la nature du contrôle. C’est ainsi que :

o une société est présumée exercer un contrôle exclusif lorsqu’elle dispose directement ou
indirectement d’une fraction des droits de vote supérieure à 40 % et qu’aucun autre associé ou
actionnaire ne détient directement ou indirectement une fraction supérieure à la sienne. Le compte
utilisé à cet effet est le 261 Titres de participation dans les sociétés sur contrôle exclusif.

o Le contrôle conjoint est le partage du contrôle d’une entreprise exploitée en commun par un
nombre limité d’associés ou d’actionnaires de sorte que les décisions résultent de leur commun
accord. Un compte a été créé à cet effet 262 Titres de participation dans les sociétés sous
contrôle conjoint.

2. les titres immobilisés autres que les titres de participation que l’entreprise a l’intention de conserver
durablement (obligations),

3. les titres de placement représentatifs de créances souscrites généralement pour moins de cinq ans. Ils
sont acquis et cessibles à tout moment en vue d’en retirer un revenu direct ou une plus-value.

 Ainsi donc, les titres sont des :


- immobilisations financières : titre de participation et titres immobilisés de l’activité de portefeuilles
(T.I.A.P.).
- valeurs mobilières de placement : titres de portefeuille.

Les immobilisations financières sont acquises pour une période plus ou moins longue dans une
perspective de jouer un rôle au sein de la structure dans une vision stratégique de l’entreprise. Les
titres qui représentent au moins 10% du capital d’une société sont présumés être des titres de
participations. Les titres immobilisés représentent les autres titres.

Les valeurs mobilières de placement sont acquises dans un but purement spéculatif. Elles figurent
parmi les comptes de trésorerie.

2. Evaluation

Les titres détenus en portefeuille par une entreprise sont évalués à la clôture de chaque exercice. Il y a
lieu de faire une provision si la valeur d’inventaire des titres est inférieure à leur valeur d’origine (prix
d’achat).
Comptabilité financière approfondie SN 47

L’évaluation de la valeur d’inventaire se fait de manière différente selon :

o la valeur d’usage pour les titres de participation c’est-à-dire la somme que l’on est prêt à engager
pour une prise de participation,
o le cours moyen de bource du dernier mois pour les titres immobilisés et les titres de placement
cotés en bourse,
o la valeur probable de réalisation pour les titres non cotés.

Ainsi, les titres sont évalués à l’entrée et à l’inventaire comme les stocks. Ils font l’objet d’une analyse
à l’inventaire comparant leur valeur d’entrée à leur valeur d’inventaire pour dégager d’éventuelles
moins values à provisionner.

Cependant, en ce qui concerne les immobilisations financières (titre de participation et titres


immobilisés de l’activité de portefeuilles (T.I.A.P.).), la valeur de marché seule ne suffit pas :
 Cours en Bourse
 La situation nette de la filiale,
 valeur patrimoniale ou valeur substantielle,
 Evolution et perspectives du secteur,
 Stratégie des dirigeants, etc.
 Perspectives de croissance sont des données à intégrer dans la mesure où ces titres n’ont pas été acquis
dans une perspective opportune de vente.

Lors de leur cession les immobilisations financières font intervenir plusieurs comptes à l’instar des
autres immobilisations pour constater leur valeur nette ainsi que leur prix de cession.

Ce n’est pas le cas des VMP où un seul compte (677 ou 777) enregistre la valeur nette et le prix de
cession et permet de dégager immédiatement le résultat.

Les provisions sont reprises si elles portent sur les immobilisations et autres titres cédés.
Comptabilité financière approfondie SN 48

Module 3 : Code Module Date : Durée


LES REGLES D’EVALUATION
M3
Séquence 4 : Classement: Rédacteur :
Evaluation des éléments : Cas particulier des opérations M3/Sq4 SS
en devises
Objectifs  Maîtriser les règles applicables à l’évaluation des opérations en devises

Méthodes  Exposés
andragogiques  Brainstorming
 Cas pratiques à traiter en triade
 Discussions avec les participants

N° Fiches Titres / Contenu Stratégie d’animation


11 Présentation théorique des opérations en  Exposés et commentaires d’articles
devises
12 Les opérations en devises en questions et  Exposés et commentaires
réponses
Comptabilité financière approfondie SN 49

Une opération en monnaies étrangères est une opération qui se traduit ou qui se traduira par un
encaissement ou un décaissement de devises.

1. Les principales opérations concernées sont :

- les achats de biens ou de services, les souscriptions d’emprunt


- les ventes de biens ou de services, les accords de prêts
- les paiements de fournisseur, les remboursements d’emprunt (capital et intérêts)
- les paiements des clients.

Certains éléments du patrimoine physique tels que les immobilisations et les stocks peuvent être
libelles en devises quand ils sont détenus dans un pays étranger.

Le principe du coût historique, est celui qui gouverne l’enregistrement comptable des opérations en
devise à leur initiation.

Une opération est traitée en comptabilité à sa date d’engagement (réception de la facture, signature de
contrat…) et au cours de la devise à cette date.

Au dénouement de l’opération (remboursement, encaissement du montant de la créance sur le


client…) le traitement comptable se fait à cette date et au cours de la devise à ce moment.

On constate souvent que la valeur de la devise a fluctué entre la date d’engagement de l’activité et sa
date de dénouement. Cette différence de valeur peut être en faveur ou en défaveur de l’entreprise. Elle
constate dans ce cas un gain ou une perte financière dits gain ou perte de change.

Le second principe comptable ayant une incidence sur le traitement des opérations en monnaies
étrangères est la prudence. Elle est à observer à la clôture de l’exercice. Celle ci peut intervenir entre la
date d’engagement des opérations et la date de leur dénouement. Dans ce cas les entreprises ayant des
opérations en devises en cours doivent procéder à une évaluation de celles - ci en fonction du cours de
la monnaie en question à cette date. Ce cours donnera une indication sur le cours probable de
dénouement et donc sur la perspective de gain ou de perte.

Ainsi, en face d’une probabilité de perte de change future, la structure doit, en vertu de la prudence,
doter une provision pour risque dénommée provision pour risque de change. Celle - ci est ex tournée
en début d’exercice suivant.

Concernant les éléments du patrimoine physique détenus à l’étranger, l’entreprise doit s’interroger sur
la valeur à leur attribuer à la clôture de l’exercice. Les normes comptables ne donnent pas une valeur
précise mais laissent à la structure l'initiative du choix d’une méthode à condition toutefois d’appliquer
cette méthode pour les exercices ultérieurs (principe de permanence de méthode).

L’entreprise a le chois de retenir le cours d’achat, le cours de paiement (pour les éléments déjà payés)
ou un cours moyen sur la période de détention dans le patrimoine. Les devises en espèce détenues à la
caisse font l’objet d’une évaluation à l’inventaire et leur solde comptable est immédiatement réajusté
en fonction du cours de la devise par l’intermédiaire des comptes de gains ou de perte de change. Il
n’y a pas de provision pour risque à doter à ce niveau, mais de charges provisionnées d’exploitation en
cas de perte probable de détention.
Comptabilité financière approfondie SN 50

QUESTIONS REPONSES
Qu’entends t - on par Toutes les opérations qui se traduisent par des encaissements ou décaissement de
opérations en monnaie devises (monnaies étrangères autres que le FCFA et l’EURO avec lesquels le
étrangères ? FCFA a une parité fixe)
Qu’est ce qui constitue la La fluctuation possible du cours de la monnaie avec laquelle elles sont initiées.
particularité de ces Ceci est susceptible d’avoir une incidence sur le patrimoine de l’entreprise dans la
opérations ? mesure où chaque opération peut se dénouer à une valeur différente de sa valeur
d’initiation ou de départ.
Quelles sont les opérations Il s’agit généralement des opérations financières liées aux achats, ventes,
pouvant être concernées emprunts, prêts…mais également à l’évaluation du patrimoine des entreprises
par cette fluctuation de détenues dans des pays étrangers dont la monnaie répond aux critères énoncés ci
cours de monnaie ? dessus.
Quels sont les principes Au préalable, la prudence qui recommande de tenir compte à la clôture de toutes
comptables importants qui les pertes de change latentes consécutive à une fluctuation d’une devise en
gouvernent le traitement défaveur de l’entreprise (une créance dont la contre-valeur en devise diminue, une
des opérations en devises ? dette qui augmente…)
La transparence limite la compensation des gains et pertes de change
D’autres principes comptables s’appliquent en fonction de la spécificité des
opérations rencontrées (spécialisation des exercices dans le cas de l’évaluation des
intérêts courus, permanence des méthodes au cas où plusieurs choix s’offrent à
l’entreprise…)
En cas d’achat en devise Le principe du coût historique recommande d’enregistrer l’achat à la contre-valeur
quel traitement comptable en FCFA du cours de la devise au jour de l’opération. Il en est de même pour les
est appliqué à l’opération ? ventes et les autres opérations financières.
Au moment du dénouement La devise évolue entre l’engagement d’une opération et son dénouement (par
de l’opération, que faut il exemple paiement du fournisseur). Cette évolution peut se faire en faveur de
faire ? l’entreprise. L’impact de l’évolution est dans ce cas enregistré dans un compte de
produit financier (gain de change). Le compte de perte de change est utilisé dans
le cas contraire (cours de la devise qui monte entre l’achat et le remboursement du
fournisseur). Ce schéma de traitement est commun à toutes les opérations en
devise
Quand se pose t-il le A la clôture de l’exercice l’entreprise a le devoir de recenser et d’évaluer les
problème du traitement des éléments de son patrimoine parmi lesquels les immobilisations et les stocks. Ces
opérations en devise derniers sont susceptibles d’être localisés dans un pays étranger et évalués selon la
touchant le patrimoine ? monnaie de ce pays (exemple de stocks de câbles de l’ONATEL aux USA). Le
SYSCOA préconise la tenue de la comptabilité en FCFA (Art 17). Par conséquent
se posera le problème de l’évaluation de ces éléments à l’inventaire.
Pour les stocks, quel Plusieurs méthodes sont à la disposition des entreprises :
traitement faut il -Evaluation des stocks au cours de clôture
appliquer ? -Evaluation des stocks au cours moyen
-Evaluation des stocks payés au cours de paiement
Chaque entreprise doit cependant indiquer dans ses états annexés la méthode
choisie et se tenir à celle-ci.
Les stocks et les Non. Les autres éléments sont les créances et dettes liées à l’exploitations et
immobilisations sont ils les financières dont le traitement à l’engagement et au dénouement a été évoqué plus
seuls éléments du haut. Les disponibilités (comptes en devises ou espèces) complètent cette liste.
patrimoine en devise Les divises dans lesquelles ils sont évaluent peuvent fluctuer entre leur
touchés par le traitement à engagement et l’inventaire. Il est impératif d’en tenir compte dans l’objectif de
l’inventaire ? traduire dans les états financiers une image du patrimoine, de la situation
financière et du résultat.
Comptabilité financière approfondie SN 51

En quoi consiste cette Pour les éléments dont le cours évolue favorablement (une créance qui augmente
évaluation ? par exemple) un gain de change latent est enregistré et cela quand bien même le
gain ne soit pas effectif. Un compte de passif dénommé écart de conversion passif
est utilisé pour loger le gain de change latent (mais il n’intervient pas dans le
calcul du résultat par prudence). A l’opposé une perte latente est enregistrée dans
un compte d’actif pour traduire le risque de diminution du patrimoine (une dette
qui augmente ou une créance qui diminue). Le principe de prudence impose dans
ce cas de doter une provision pour risque de change.
Les écarts de change pour les disponibilités, quant à eux sont directement
enregistrés dans des comptes de gain ou de perte de change eu égard à leur
caractère liquide et éphémère.
Quel est le sort des Ils sont annulés en début de l’exercice suivant
comptes de gain et de perte
latents ?
Et la provision ? Comme toutes les autres provisions elles sont reprises quand elles deviennent sans
objet (dénouement de l’opération ou évolution de la devise dans un sens
favorable).
A quel cours sont évalués Les intérêts courus (la charge à enregistrer) sont évalués à un cours moyen sur la
les intérêts courus sur période sur laquelle ils ont courus.
emprunt
Comment détermine t’on la Le risque de recouvrement est déterminé et la provision constituée sur ce risque
provision pour risque de est prioritaire. Cette provision est calculée sur un cours historique. Le risque de
change sur des créances change est déterminé sur la proportion de la créance recouvrable. La provision
douteuses ? conséquente est calculée conformément à la norme.
Existe-t-il des cas de Il existe plusieurs cas de limitation des provisions. Il s’agit principalement de
limitation des provisions situations qui couvrent l’entreprise contre les risques. C’est le cas notamment :
- De souscription par l’entreprise de contrat d’achat ou de vente à terme de devise
- De cumul par l’entreprise de plusieurs opérations lui permettant d’avoir des
positions symétriques en devise (position globale de change) art 57
- De souscription par l’entreprise d’emprunt pour financer des investissements, la
provision est étalée sur la période de l’emprunt art 56
Comptabilité financière approfondie SN 52

Module 3 : Code Module Date : Durée


LES REGLES D’EVALUATION
M3
Séquence 5 : Classement: Rédacteur :
Cas pratiques et solutions M3/Sq5 SS

Objectifs  Maîtriser les règles d’évaluation à travaux des cas pratiques appropriés

Méthodes  Cas pratiques à traiter en triade


andragogiques  Exposés et discussions avec les participants

N° cas Titres / Contenu Stratégie d’animation


Cas 5.1 Traitement des opérations à l’entrée  Travaux de groupe, exposés et généralisation

Cas 5.2 Traitement des opérations à l’inventaire  Travaux de groupe, exposés et généralisation
Cas 5.3 Traitement des opérations à la sortie  Travaux de groupe, exposés et généralisation
Cas 5.4 Traitement des opérations en devise  Travaux de groupe, exposés et généralisation
Comptabilité financière approfondie SN 53

L’entreprise de Distribution automobile (DIAL Auto) exerce ses activités dans le quartier d’Abobo à
Abidjan. Elle appartient au groupe CFAO et est en relation d’affaires avec plusieurs filiales du groupe
en Afrique de l’Ouest aussi bien dans la branche des automobiles que dans les technologies de
l’information et de la communication.

Au cours de l’année 2005, elle a mis en œuvre certaines opérations délicates sur le plan comptable
qu’elle vous demande d’examiner lors de votre revue de fin d’exercice, en tant qu’assistant
comptable :

1. Elle a reçu du groupe du matériel informatique gratuitement pour traiter de certaines opérations de
reporting comptable, l’acte de mise à disposition indique une valeur de 13 500 000 FCFA

2. elle a échangé quelques matériels techniques dont elle disposait contre un véhicule avec une filiale de
CFAO technologie. Les matériels techniques avaient une valeur comptable nette (dans sa comptabilité)
de FCFA 3 500 000 (5 000 000 amortis à 1 500 000). La valeur d’échange fixée d’accord partie est de
4 000 000 ; elle est issue d’une évaluation du véhicule dont le marché est fluide.

3. Elle a importé des véhicules (dix lands cruisers destinés à la vente) pour un prix d’achat de
350 000 000. Les frais de transport sont estimés à 20 000 000. Les frais de transit sont facturés à
15 000 000 ; Les droits de douane dus à la vente des véhicules sont estimés à 30% du prix d’achat; la
société pratique l’inventaire permanent pour le suivi des stocks. Elle a vendu 5 véhicules à la fin de
l’année à un prix de 54 000 000, droits de douane compris.

4. Pendant l’année, elle a récupéré d’un client une voiture accidentée pour une valeur de 2 000 000 de
FCFA et remis ce véhicule à neuf pour qu’il serve de véhicule de liaison de la société. Les facteurs
consommés sont les suivants : Moteur acheté à 6 000 000 de FCFA, pièces détachées utilisées :
1 500 000 (sortis du magasin au coût d’achat), main d’œuvre utilisé : 1 000 000, énergie consommée :
500 000.

Le directeur financier vous demande d’analyser chaque opération et de faire les imputations
comptables appropriées pour chacune d’entre elles ainsi que les explications nécessaires à leur
compréhension.
Comptabilité financière approfondie SN 54

Vous êtes comptable de la société des huiles du Togo (SOHTO) dont le siège est au quartier du Port à
Lomé. Cette société exploite la graine de coton et produit de l’huile et de l’aliment de bétail. Elle
applique la méthode de l’inventaire intermittent.

La société, à l’inventaire, présente les informations suivantes :

1. stocks de graine acheté : 30 000 Tonnes au prix de 30 000 FCFA la tonne, les recoupements
d’inventaire en provenance des usines font ressortir 29 000 tonnes de graines existantes dont 28 000
tonnes fonctionnelles et 1 000 tonnes avariés à vendre aux éleveurs en l’état au prix de 5FCFA le kilo

2. Stocks d’aliments du bétail produits : 40 000 tonnes ayant consommé 75 000 tonnes de graines à 30 F le
kilo, 500 000 000 d’énergie, 200 000 000 de frais de personnel, 100 000 000 de FCFA de matériel de
production (ayant fonctionné à 60% de la cadence normale) et 250 000 000 FCFA de diverses charges
(fournitures, emballages, …). Le prix de vente de l’aliment fixé par décret présidentiel est de 90 FCFA
le kilo en tenant compte de frais complémentaire de 15 FCFA par kilo (stockage, transport…).

3. La société a acquis une nouvelle chaîne de production permettant la production de l’huile raffinée à
partir de l’huile brute et de l’huile neutre au moyen d’une extraction chimique (contre une extraction
mécanique auparavant) l’année dernière. Cette chaîne a coûté 2 milliards de FCFA et a d’une durée de
vie de 10 ans. La méthode d’amortissement retenu a été un amortissement dégressif selon le plan
suivant : 15% par an sur cinq ans et 5% par an sur cinq ans. Cette année, la direction s’est rendue
compte que certains matériels de la chaîne ont une durée de vie de 5 ans (tapis d’acheminement,
électrodes, groupes électrogènes) pour une valeur globale de 900 000 000 FCFA.

4. Suite à un accident intervenu dans les ateliers d’aliment bétail il y a trois ans, la société est poursuivie
par certains agents brûlés (accidentés) qui lui réclament 200 millions de FCFA. La société a été
condamnée en première instance à payer la somme réclamée et elle a interjeté appel de cette décision.
Le jugement interviendra dans trois mois. En cas de condamnation, la SOHTO (action récursoire)
poursuivra les assurances qui se sont révélées incapables de payer les indemnités aux salariés bien que
les polices aient été régulièrement souscrites.

5. La société dispose d’une créance de 200 000 dollars sur un client depuis le 02 mars de cette année
(cours de 650 FCFA) ; le cours du dollar est de 520 FCFA à la clôture de l’exercice et le client risque de
ne payer que 30% de la créance en raison de difficultés qu’il traverse.

Il vous est demandé de passer les écritures comptables appropriées et de donner toutes les explications
utiles à la direction.
Comptabilité financière approfondie SN 55

La société Avis Sénégal loue des véhicules et exerce ses activités sur le pays depuis une dizaine
d’années. Elle est filiale du groupe Avis fleet service.

La société renouvelle régulièrement son parc et chaque véhicule est vendu après cinq ans d’utilisation.

Pendant cette année elle a effectué les achats et les ventes suivantes :

1. Achats : une Renault Safrane à 20 millions de FCFA amortie sur cinq ans, une Mercedes E 200 à 30
millions de FCFA amortie sur 5 ans également. Les deux véhicules ont été achetés le 1er janvier. Deux
mois plus tard la société reçoit la facture du transporteur et de l’assureur pour les deux véhicules à
concurrence d’un montant global de 10 millions (70% pour la Mercedes)

2. Ventes : une BMW pour un montant de 7 millions de FCFA (valeur brute de 25 millions amortis à 80%
jusqu’à la date de la cession), une Toyota land Cruiser pour un montant de 10 millions de FCFA (valeur
brute de 40 millions amortis à hauteur de 60% jusqu’à la date de la cession)

3. La société a été obligée de vendre sa plate forme d’entretien de ses véhicules qui ne répondaient plus
aux normes pour un montant de 45 millions de FCFA (valeur brute de 150 000 000 FCFA amortie à
hauteur de 50 000 000 jusqu’à la date de la cession)

4. La société est détentrice de titres de la SONATEL acquis à la BRVM pour un montant global de 25
millions de FCFA ; le cours de bourse de la société confère à ce portefeuille une valeur de 30 millions
de FCFA à la clôture de l’exercice. Elle avait passé une provision pour dépréciation des titres pour 2
millions l’année dernière. Elle décide de vendre les titres le 31 décembre pour constituer un bénéfice car
la direction n’est pas intéressée par les perspectives à long terme de la société

Vous êtes invités à passer les écritures comptables appropriées pour chacune des situations présentées.
Des explications détaillées sur les choix opérés doivent être données.
Comptabilité financière approfondie SN 56

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