Data Mining 1
Chapitre 5 : Analyse Factorielle
Discriminante (AFD)
Principe :
Ce document constitue des notes de cours illustrées sur un jeu de données. Chaque
concept est complété par un exemple qui contient des commentaires de sorties ob-
tenues avec le logiciel SAS et données en annexe. Ces sorties sont repérées par des
numéros (AFD1, AFD2,...,AFD14). Le code SAS permettant d’obtenir les résultats
est aussi fourni en annexe. En fin de cours se trouvent les sorties R sur l’exemple
du cours avec les principales fonctions ainsi que des commentaires.
1 Généralités
1.1 Applications
Credit-scoring (prévision du comportement des demandeurs de crédit, diagnos-
tic automatique, contrôle de qualité, prévision de risques (en météorologie, prévi-
sion des avalanches à partir de variables liées à l’atmosphère et à la neige),. . .
1.2 Données
On suppose que l’on dispose de n observations décrites par p variables nu-
mériques et regroupées en k classes ou groupes. Ces classes sont représentées
par une variable nominale à k modalités. On travaille donc sur un tableau de type
individus-variables de taille n × (p + 1).
Exemple 1 Dans un cabinet de recrutement, on considère des candidats (n =
10 observations) auxquels on affecte des notes (p = 3 variables) selon certains
critère : DIP (diplôme, de 1 pour un BTS à 5 pour une grande école d’ingénieur),
TEST (tests et entretiens, de 1 à 5), EXP (expérience antérieure de 1 à 5) (Cf. AFD
1). D’autre part, on dispose pour ces personnes du résultat de leur candidature (a
donné satisfaction ou pas). Ce résultat est codé par la variable nominale RES à 2
modalités (0 ou 1). On est donc en présence de k = 2 classes ou sortes d’individus
(Cf. AFD 2 et 3).
1
Notations : on note X 1 , X 2 , . . . , X p les p variables numériques explicatives et Y
la variable nominale à expliquer.
1.3 Objectifs
L’analyse discriminante se propose, dans un premier temps, de séparer au mieux
les k classes à l’aide des p variables considérées comme explicatives. Pour ce
faire, l’AFD va constituer de nouvelles variables dites discriminantes. Ces var.
conduisent à des représentations graphiques qui séparent au mieux le groupes uni-
quement à partir des p var. quantitatives (aspect descriptif).
Dans un deuxième temps, l’AFD cherche à résoudre le problème de l’affec-
tation d’un individu (caractérisé par ces p variables quantitatives) à l’une des k
classes (aspect décisionnel). C’est un problème de classement (et non de classifi-
cation).
Exemple 2 – Premier objectif : expliquer la variable RES par les 3 notes ob-
tenues par les candidats et obtenir une représentation graphique qui dis-
tingue les candidats satisfaisants des autres uniquement à partir des 3 notes
(Cf. AFD 9-12).
– Deuxième objectif : pouvoir dire si un nouveau candidat va donner satis-
faction ou pas au vu de ses 3 notes (sans disposer pour ce candidat de la
variable RES).
Remarque 1 On est comme en régression dans le cadre d’un modèle explicatif
(avec une variable à expliquer qualitative).
1.4 Fonctions ou variables linéaires discriminantes
Une fonction linéaire discriminante est une combinaison linéaire des p va-
riables quantitatives qui permet de séparer au mieux les k classes.
De facon générale, remarquons qu’il faut au plus k−1 fonctions discriminantes
pour séparer k classes (Cf. graphiques et AFD 2)
2
Remarque 2 En AFD, on cherche donc (comme en ACP) à construire de nouvelles
variables combinaisons linéaires des variables initiales (composantes principales
en ACP, composantes ou variables discriminantes en AFD). Mais alors que l’ob-
jectif de l’ACP est de conserver l’inertie (ou variance) totale en ACP, il s’agit en
AFD de trouver des groupes ou classes. Précisons (de facon mathématique) cet
objectif.
2 AFD
2.1 Variance inter-classes et variance intra-classes
Au lieu de calculer les moyennes et matrices de variance sur l’ensemble de la
population, on les calcule pour chaque classe (c-a-d pour chaque modalité de Y ).
Notations : on note : n1 , n2 , . . . , nk les effectifs de chaque classe et
(1) (2) (k)
X1 , X1 , . . . , X1
les moyennes de la variable X 1 ,
..
.
(1) (2) (k)
Xp , Xp , . . . , Xp
3
les moyennes de la variable X p et
(1) (2) (k)
X ,X ,...,X
le vecteur de moyennes pour chaque classe.
Exemple 3 Pour la variable DIP, la moyenne globale est :
DIP = (1 + 2 + 1 + 2 + · · · + 5)/10 = 23/10 = 2.3
Par classe (RES=0, RES=1), on a :
(1)
(RES = 0) DIP = (1 + 2 + 2 + 1 + 1)/5 = 7/5 = 1.4
(2)
(RES = 1) DIP = (1 + 4 + 3 + 3 + 5)/5 = 16/5 = 3.2
De la même façon, on calcule des matrices de variances pour chaque classe que
l’on note V (j) , j = 1, . . . , k. (Cf. graphique avec p = 2 variables et k = 3 classes.)
4
On connait la matrice de variance totale :
n
1 X 0
V = Xi − X Xi − X
n i=1
On définit maintenant 2 nouvelles matrices de variance :
Définition 1 – la matrice de variance intra-classe :
k
1 X
W = nj V (j)
n j=1
(moyenne des matrices de var. de chaque classe, W pour within)
– la matrice de variance inter-classe :
k
1 X
(j)
(j)
B= nj X − X X − X
n j=1
(matrice de variance des k moyennes, B pour between)
(Cf. graphique)
5
Proposition 1 On a la relation suivante :
V =W +B
(équation d’analyse de la variance)
Intuition : en AFD, on cherche des variables (ou axes) telles que sur ces axes, la
matrice de variance inter-classes soit la plus grande possible tandis que la matrice
intra est la plus petite possible (alors qu’en ACP on cherche la variance totale la
plus grande possible).
Remarque 3 on peut noter le parallèle entre l’AFD et la régression linéaire. En
régresion, on a : SCT=SCE+SCR et on cherche SCR minimale et donc SCE maxi-
male (SCT fixée). On a SCT → V , SCE → B et SCR → W .
2.2 Distance de Mahalanobis
Rappel : si on a 2 vecteurs u et v de IRp , la distance usuelle entre ces 2 vecteurs
est donnée par :
p
X
d2 (u, v) = (ui − vi )2
i=1
soit matriciellement,
d2 (u, v) = (u − v)0 (u − v)
Définition 2 on appelle distance de Mahalanobis la distance définie par :
d2W (u, v) = (u − v)0 W −1 (u − v)
où W désigne la matrice de variances intra-classes.
Explication graphique :
6
Même si le point A est plus proche du centre du groupe (2), compte tenu de
l’“élongation” des groupes, le point A fait plutôt partie du groupe (1). Or, cette
élongation est justement mesurée par la matrice W d’où l’utilisation en AFD de la
distance de Mahalanobis (comme la distance du χ2 en AFC).
Exemple 4 SAS utilise la distance de Mahalanobis dans sa procédure d’AFD. En
particulier, il donne les distances de Mahalanobis au carré entre les moyennes des
groupes (Cf. AFD 4).
2.3 Étapes de l’analyse
2.3.1 Calculs des variables discriminantes (calculs de type ACP)
Ces variables sont notées CAN1,CAN2,. . .comme dans SAS. On cherche les
valeurs propres et vecteurs propres de la matrice :
W −1 B
(au lieu de R en ACP). On rappelle que l’on en a k − 1.
Proposition 2 Les variables discriminantes ne sont pas corrélées.
Question : où intervient la variable Y puisque dans les formules de B et de W
n’apparaissent que les var. quantitatives X 1 , . . . , X p ? En fait faux ! Pour calculer
B et W , on doit connaître l’affectation des ind. aux groupes. et donc Y intervient
à ce niveau.
7
SAS fournit les valeurs propres (Cf. AFD 6) et les vecteurs propres (appelés
canonical coefficients). En fait, SAS donne 3 sortes de vecteurs propres selon dif-
férentes normalisations :
Total-Sample Standardized Canonical Coefficients
Pooled Within-Class Standardized Canonical Coefficients
Raw Canonical Coefficients
On utilisera les coefficients directs (Raw Canonical Coefficients) pour calculer
les var. discriminantes directement à partir des var. centrées. En effet, comme en
ACP pour les p comp. ppales, on calcule les k − 1 variables discriminantes à partir
des données et des vecteurs propres (en ACP, c = x × v).
Exemple 5 Voir le tableau AFD8. On a :
Raw Canonical Coefficients
CAN1
DIP 1.237566934
TEST 0.632047850
EXP 2.178011688
On centre simplement les données et on multiplie chaque obs. par le vecteur
associé. On obtient :
CAN1 = 1.238 × (DIP − DIP) + 0.632 × (TEST − TEST) + 2.18 × (EXP − EXP)
−0.970
−3.175
0.576
−0.996
−1.602
=
1.479
0.873
−1.320
1.787
3.348
avec par exemple pour la première obs. :
DIP = 2.3, TEST = 3.3, EXP = 4.2,
1.238 × (1 − 2.3) + 0.632 × (5 − 3.3) + 2.178 × (4 − 4.2) = −0.97
8
2.3.2 Qualité globale de la discrimination
L’AFD parvient plus ou moins bien à discriminer les groupes d’individus à par-
tir des p variables fournies. Pour savoir si globalement l’analyse a bien fonctionné,
on utilise le coefficient de corrélation canonique au carré noté CanRsq par SAS.
Il correspond au quotient de la somme des carrés inter-classes de la variable dis-
criminante sur la somme des carrés totale. Il est équivalent au R2 en régression
(SCE/SCT). Il est compris entre 0 et 1 et s’interprète comme le R2 en régression.
Plus il est proche de 1, meilleure est la discrimination.
Exemple 6 Cf. AFD 5 : Squared Canonical Correlation=76,5% donc, bonne dis-
crimination.
2.3.3 Choix de la dimension
Ce choix se pose dès que l’on a plus de 2 variables discriminantes (car sinon, on
peut faire le dessin sur une feuille de papier) c’est-à-dire au moins 4 groupes. Dans
l’exemple, pas de pb car 2 classes uniquement donc une seule variable discrimi-
nante que l’on garde bien évidemment. Mais si 4 groupes ou plus, on doit utiliser
un critère de choix en sachant que les variables discriminantes sont de moins en
moins intéressantes. Comme en ACP, le choix se base sur les valeurs propres qui
sont décroissantes (attention, en AFD, les valeurs propres ne sont pas égales aux
variances des nouvelles variables discriminantes).
On a la formule : λj =somme des carrés-inter(CANj)/somme des carrés-intra(CANj).
CANj est donc d’autant plus discriminante que λj est élevé. SAS donne le ratio
de de chaque valeur propre sur le total des valeurs propres, ainsi que le cumul des
ratios. (Cf. AFD 6, colonne Cumulative). On utilise ce cumul comme en ACP.
2.3.4 Interprétation des facteurs discriminants
Coefficients On peut utiliser les coefficients qui interviennent dans le calcul les
variables discriminantes, c’est-à-dire les vecteurs propres (raw canonical coeffi-
cients).
Exemple 7 On a :
CAN1 = 1.238 × (DIP − DIP) + 0.632 × (TEST − TEST) + 2.18 × (EXP − EXP)
Le facteur le plus important est celui d’EXP mais aussi celui de DIP, TEST joue un
moindre rôle.
9
Corrélations et graphique des corrélations On peut calculer les corrélations
entre les variables initiales et les variables discriminantes (comme en ACP). SAS
les calcule dans un tableau appelé Total Canonical Structure (Cf. AFD 7). On in-
terprète alors ces corrélations ou bien directement, ou bien à partir d’un graphique
avec cercle des corrélations.
Exemple 8 Cf. AFD 7 : la variable discriminante CAN1 est corrélée positivement
essentiellement avec la var. DIP mais aussi moyennement avec EXP (et très peu
avec TEST). Ici, graphique inutile car une seule var. discriminante et peu de var.
initiales mais Cf. TD.
Remarque 4 Contrairement à l’ACP, il n’existe √ pas de relation simple entre les
vecteurs propres et les corrélations (du type r = λ × v). Il est donc intéressant
de commenter les 2.
2.3.5 Graphique des observations sur les axes discriminants
Construction On utilise les valeurs des obs. sur les axes discriminants (CAN1,
CAN2, . . .) pour les représenter plan par plan :
(CAN1,CAN2), (CAN1,CAN3),. . .
(comme en ACP avec les plans principaux).
Exemple 9 Cf. AFD 14 avec la variable RES car sinon un seul axe de représenta-
tion.
Interprétation On peut interpréter tous les individus. On repère les groupes d’in-
dividus. On précise quels axes discriminent quels groupes. On repère aussi éven-
tuellement les zones de chevauchement entre groupes.
Exemple 10 Cf. AFD 14 : L’axe CAN1 discrimine parfaitement les candidats sa-
tisfaisants (scores positifs) des autres (scores négatifs).
Remarque 5 Dans d’autres cas, la discrimination n’est pas aussi bonne et on peut
avoir des valeurs de variables discriminantes (ou scores) correspondant à une zone
d’indécision où les individus ne sont pas correctement classés.
10
3 Régles d’affectation (ou de classement)
Il s’agit de répondre aux 2ème objectif de l’AFD. En effet, une fois trouvées les
fonctions discriminantes qui séparent au mieux les individus répartis en k classes,
on veut trouver la classe d’affectation d’un nouvel individu, pour lequel on connaît
les valeurs des variables
X 1, . . . , X p.
Exemple 11 L’objectif est de pouvoir dire si un nouveau candidat va donner satis-
faction ou pas au vu de ses 3 notes (sans disposer pour ce candidat de la variable
RES). Si le résultat obtenu est 0 (non), le cabinet peut ne pas proposer le candidat
à l’entreprise.
Il existe plusieurs règles d’affectation ou de classement en AFD. Nous choi-
sissons d’en expliciter une qui est d’ordre géométrique. Toutefois, SAS utilisant
par défaut une autre règle (probabiliste), nous la présenterons aussi de manière
succinte.
3.1 Régle géométrique de classement
Cette règle simple consiste à choisir la classe dont la moyenne est la plus proche
de l’individu. “La plus proche” doit s’entendre au sens de la distance de Mahala-
nobis. Puisque ce sont ces distances qui sont représentées sur le graphique des va-
riables discriminantes, il suffit de connaître les moyennes des classes (données par
SAS) et les coordonnées des points (CAN1,. . .,CAN(k − 1)) pour pouvoir décider
de l’affectation.
En fait, on a le résultat théorique suivant :
d2W −1 (Xi , Xj ) = d2 (CANi , CANj )
où CAN = ((CAN 1, . . . , CAN (k-1)))
Exemple 12 Voir le tableau AFD9. Puisque les centres de classes sont équidis-
tants de 0 (toujours le cas si il n’y a que 2 classes avec le même effectif dans
chaque classe), on affecte à la classe satisfaisants, les individus qui obtiennent un
score ou une valeur pour la variable discriminante positive et à la classe non-
satisfaisants, les individus qui ont des scores négatifs. Seul la valeur 0 est à égale
distance des 2 moyennes et pose un problème d’affectation (Cf. graphique).
Remarque 6 La règle d’affectation permet de choisir un groupe pour un nouvel
individu. Cette règle peut parfois conduire à des erreurs de classement en particu-
lier lorsque les 2 groupes ne sont pas clairement séparés (Cf. TD).
11
Le défaut majeur de la méthode est qu’elle conduit à des erreurs si les groupes
se trouvent représentés dans des proportions très différentes (Cf. graphique) ce qui
est le cas dans la prévision d’evts rares par exemple.
3.2 Régles probabilistes
On considère les distributions de probabilités des observations à l’intérieur de
chaque classe (lois Normales en général). On tient éventuellement compte à ce ni-
veau de probabilités à priori d’être dans un groupe (permet de résoudre le pb des
événements rares). Puis, on calcule pour chaque individu des probabilités à pos-
tériori de se trouver dans chacune des classes. On affecte alors les individus au
groupe correspondant à la plus forte probabilité .
3.3 Mesure d’efficacité des règles de classement
Pour avoir une idée sur l’efficacité des règles de classement proposée, on ap-
plique la méthode de resubstitution, c’est-à-dire que l’on classe les individus du
tableau pour lesquels on connaît déjà le groupe.
SAS donne par défaut les résultats d’affectation obtenus par la règle probabi-
liste pour les individus de départ dans un tableau commenté en TD. Or, pour ces
ind., on connait le groupe et donc, on peut repérer d’éventuelles erreurs.
– SAS calcule le taux d’erreur : nombre d’individus mal classés / nombre d’in-
dividus.
– SAS précise le type d’erreurs dans un tableau commenté en TD.
12
Exemple 13 Voir le tableau AFD10. Les 2 règles d’affectation donnent des résul-
tats identiques sur cet exemple puisque les 10 individus sont bien classés.
Remarque 7 – Même si SAS ne fournit pas les résultats pour la règle d’affec-
tation géométrique, il est évidemment facile de les calculer.
– Les taux sont calculés sur les observations qui ont contribué à créer les
variables discriminantes. Ils sont donc optimistes par rapport à des taux
calculés sur de nouveaux individus (pour lesquels on connaîtrait aussi le
groupe).
– Autre méthode d’évaluation d’une règle de décision : échantillon test. Cette
méthode consiste à partager l’échantillon en deux parties : une partie de
l’ordre de 80% servant d’échantillon d’apprentissage de la règle de décision
et l’autre servant à la tester (option testdata de la proc discrim de SAS).
Cette méthode est plus fiable que la méthode de resubstitution mais nécessite
un échantillon plus important.
4 Conclusion
Justification de l’AFD :
– tableau de type individus / variables avec des individus regroupés en classes,
– recherche d’une discrimination entre les groupes,
– affectation à l’un des groupes d’un nouvel individu caractérisé par les mêmes
variables que les individus de départ.
Remarque 8 L’AFD telle qu’elle est présentée dans ce chapitre est appelée AFD
canonique par SAS.
13
Annexe 1 : sorties SAS
Tableau AFD1
Obs Id Dip Test Exp Res
1 A 1 5 4 0
2 B 2 3 3 0
3 C 1 4 5 1
4 D 2 3 4 0
5 E 1 4 4 0
6 F 4 3 4 1
7 G 3 4 4 1
8 H 1 1 5 0
9 I 3 2 5 1
10 J 5 4 4 1
------------------------ -------- Res=0 --------------------------------------
Variable Nb Moyenne Écart-type Minimum Maximum
--------------------------------------------------------------------
Dip 5 1.4000000 0.5477226 1.0000000 2.0000000
Test 5 3.2000000 1.4832397 1.0000000 5.0000000
Exp 5 4.0000000 0.7071068 3.0000000 5.0000000
------------------------------------------------------------------------------
-----------------------------------Res=1 -------------------------------------
Variable Nb Moyenne Écart-type Minimum Maximum
------------------------------------------------------------------------------
Dip 5 3.2000000 1.4832397 1.0000000 5.0000000
Test 5 3.4000000 0.8944272 2.0000000 4.0000000
Exp 5 4.4000000 0.5477226 4.0000000 5.0000000
------------------------------------------------------------------------------
Tableau AFD2
The DISCRIM Procedure
Observations 10 DF Total 9
Variables 3 DF Within Classes 8
Classes 2 DF Between Classes 1
14
Tableau AFD3
Class Level Information
Nom de Probabilité
Res variable Fréquence Pondération Proportion a priori
0 _0 5 5.0000 0.500000 0.500000
1 _1 5 5.0000 0.500000 0.500000
Tableau AFD4
Pairwise Generalized Squared Distances Between Groups
2 _ _ -1 _ _
D (i|j) = (X - X )’ COV (X - X )
i j i j
Generalized Squared Distance to Res
De Res 0 1
0 0 10.40214
1 10.40214 0
Tableau AFD5
Corrélation Erreur Corrélation
Corrélation canonique std canonique
canonique ajustée approchée au carré
1 0.874496 0.856034 0.078419 0.764743
Tableau AFD6
Valeurs propres de Inv(E)*H= CanRsq/(1-CanRsq)
Valeur
propre Différence Proportion Cumulée
3.2507 1.0000 1.0000
15
Tableau AFD7
Structure canonique totale
Variable Can1
Dip 0.764972
Test 0.103956
Exp 0.381172
Tableau AFD8
Coefficients canoniques bruts
Variable Can1
Dip 1.237566934
Test 0.632047850
Exp 2.178011688
Tableau AFD9
Moyennes de classes sur les variables canoniques
Res Can1
0 -1.612617363
1 1.612617363
Tableau AFD10
Generalized Squared Distance Function
2 _ -1 _
D (X) = (X-X )’ COV (X-X )
j j j
Posterior Probability of Membership in Each Res
2 2
Pr(j|X) = exp(-.5 D (X)) / SUM exp(-.5 D (X))
j k k
16
Number of Observations and Percent Classified into Res
De Res 0 1 Total
0 5 0 5
100.00 0.00 100.00
1 0 5 5
0.00 100.00 100.00
Total 5 5 10
50.00 50.00 100.00
Priors 0.5 0.5
Error Count Estimates for Res
0 1 Total
Rate 0.0000 0.0000 0.0000
Priors 0.5000 0.5000
Graphe AFD11
Graphe de Dip*Res. Le symbole est la valeur de Id.
Dip |
|
5 | J
|
|
|
4 | F
|
|
|
3 | G
|
|
|
|
2 | B
|
|
|
1 | A C
|
|-------------------------------
0 1
NOTE : 4 obs cachée(s). Res
17
Graphe AFD12
Graphe de Test*Res. Le symbole est la valeur de Id.
Test |
|
5 | A
|
|
|
4 | E C
|
|
|
3 | B F
|
|
|
2 | I
|
|
|
1 | H
|
-------------------------------
0 1
Res
NOTE : 3 obs cachée(s).
18
Graphe AFD13
Graphe de Exp*Res. Le symbole est la valeur de Id.
Exp |
5 | H C
|
|
|
|
|
|
|
|
4 | A F
|
|
|
|
|
|
|
|
3 | B
------------------------------
0 1
Res
NOTE : 5 obs cachée(s).
19
Graphe AFD14
Graphe de Can1*Res. Le symbole est la valeur de Id.
Can1 |
|
5.0 |
|
|
| J
2.5 |
| I
| F
| C
0.0 |
|
| A
| E
-2.5 |
| B
|
|
-5.0 |
|
-------------------------------
0 1
Res
NOTE : 3 obs cachée(s).
20
Annexe 2 : code SAS
/* lecture des donnees */
data recrut;
infile ’F:\m1\2008\[Link]’;
input Id$ Dip Test Exp Res;
run;
proc print;
run;
proc sort data=recrut;
by Res;
run;
proc means data=recrut;
by Res;
run;
/* afd */
proc discrim data=recrut out=resafdrecrut canonical;
var Dip Test Exp;
class res;
run;
proc plot;
plot Dip*Res=Id /vpos=20 hpos=40;
run;
proc plot;
plot Test*Res=Id /vpos=20 hpos=40;
run;
proc plot;
plot Exp*Res=Id /vpos=20 hpos=40;
run;
proc plot data=resafdrecrut;
plot can1*Res=Id /vpos=20 hpos=40;
run;
21
Annexe 3 : sorties R (fonction lda) du package MASS
# charger la table recrutement
attach(recrutement)
library(MASS)
resu_afd=lda(Res~Dip+Test+Exp)
resu_afd
Call:
lda(Res ~ Dip + Test + Exp)
Prior probabilities of groups:
0 1
0.5 0.5
Group means: moyennes des variables par groupe
Dip Test Exp
0 1.4 3.2 4.0
1 3.2 3.4 4.4
Coefficients of linear discriminants: coefficients pour calculer
la variable discriminante à partir des variables centrées
LD1
Dip 1.2375669
Test 0.6320478
Exp 2.1780117
#Pour avoir d’autres sorties
> names(resu_afd)
[1] "prior" "counts" "means" "scaling" "lev" "svd" "N"
[8] "call" "terms" "xlevels"
> resu_afd$svd
[1] 5.099544 " voir ci-dessous
#Calcul de la variable discriminante (à ne pas faire en pratique, juste pour comprendr
Dipcentre=Dip-mean(Dip)
Testcentre=Test-mean(Test)
> Testcentre=Test-mean(Test)
> Expcentre=Exp-mean(Exp)
22
> CAN1=1.2375669*Dipcentre+0.6320478*Testcentre+2.1780117*Expcentre
> CAN1
[1] -0.9699581 -3.1744984 0.5760058 -0.9964868 -1.6020059 1.4786470
[7] 0.8731279 -1.3201376 1.7870440 3.3482617
# la fonction predict() fournit directement CAN1
> predict(resu_afd)$x
LD1
1 -0.9699580
2 -3.1744985
3 0.5760058
4 -0.9964868
5 -1.6020059
6 1.4786471
7 0.8731280
8 -1.3201377
9 1.7870440
10 3.3482619
# Calcul des moyennes par groupe
> tableau=cbind(CAN1,Res)
> mean(tableau[Res==0,1])
[1] -1.612617
> mean(tableau[Res==1,1])
[1] 1.612617
>
On trouve des moyennes opposées car 2 groupes
de même effectif
#Interprétation de CAN1
> cor(CAN1,Dipcentre)
[1] 0.7649719
> cor(CAN1,Testcentre)
[1] 0.103956
> cor(CAN1,Expcentre)
[1] 0.3811721
CAN1 est surtout corrélée avec le diplôme
23
#Régression linéaire (ANOVA à 1 facteur) de CAN1 sur la variable
qualitative Res
pour savoir si Res a un effet significatif sur CAN1 c’est-à-dire
si CAN1 discrimine significativement Res.
> summary(lm(CAN1~[Link](Res)))
Call:
lm(formula = CAN1 ~ [Link](Res))
Residuals:
Min 1Q Median 3Q Max
-1.56188 -0.58811 0.09252 0.53522 1.73564
Coefficients:
Estimate Std. Error t value Pr(>|t|)
(Intercept) -1.6126 0.4472 -3.606 0.00692 **
[Link](Res)[T.1] 3.2252 0.6325 5.100 0.00093 ***
---
Signif. codes: 0 ’***’ 0.001 ’**’ 0.01 ’*’ 0.05 ’.’ 0.1 ’ ’ 1
Residual standard error: 1 on 8 degrees of freedom
Multiple R-squared: 0.7647, Adjusted R-squared: 0.7353
F-statistic: 26.01 on 1 and 8 DF, p-value: 0.0009304
On retrouve le R2 = 76,47 % (canonical R squared fourni par SAS)
d’où bonne discrimination
On a aussi le test H0 : absence d’effet de Res sur CAN1,
on a F=26.01 = carré-moyen inter/carré moyen intra
= (somme carrés inter/k-1)/ (somme carrés intra/n-k)
=(svd^2) et p=0.0009304<5%.
Donc CAN1 discrimine significativement Res.
#Calcul des probabilités à posteriori
proba=predict(resu_afd)$posterior
$posterior
24
0 1
1 9.580468e-01 4.195319e-02
2 9.999642e-01 3.576508e-05
3 1.349651e-01 8.650349e-01
4 9.613542e-01 3.864584e-02
5 9.943298e-01 5.670198e-03
6 8.417544e-03 9.915825e-01
7 5.646339e-02 9.435366e-01
8 9.860435e-01 1.395652e-02
9 3.129847e-03 9.968702e-01
10 2.042092e-05 9.999796e-01
## validation de l’AFD
# A l’aide des probabilités (comparées à 0,5 : par exemple, l’individu 1 a
une proba d’être dans le groupe 0 égale à
0.958 > 0.5 donc il est classé dans le groupe 1 par la méthode),
un classement dans les groupes 0 ou 1 est prédit :
predict(resu_afd)$class
[1] 0 0 1 0 0 1 1 0 1 1
Levels: 0 1
On compare le groupe prédit au groupe de départ :
prediction=[Link](predict(resu_afd)$class)
> table(Res,prediction)
prediction
Res 0 1
0 5 0
1 0 5
On conclut que sur cet exemple, tous les individus sont bien classés
Graphique : si l’échantillon est important, faire plutôt des histogrammes
ou des boîtes à moustaches par groupe
25
3
2
1
CAN1
0
−1
−2
−3
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0
Res
F IGURE 1 – Nuage de points de la variable discriminante par groupe
26