Cours
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Année : 2024/2025
Table des matières
1 Outils mathématiques 5
1.1 Calcul vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.1 Notion de vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Opérations sur les vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Addition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Produit scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.3 Produit vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.4 Calcul du module d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2 Cinématique du point 9
2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.1 Point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.2 Repérage d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Système des coordonnées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2.1 Système de coordonnées cartésiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2.2 Système de coordonnées cylindriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.3 Système de coordonnées polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.4 Système de coordonnées sphériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.5 Exemples de mouvements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3 Changements de référentiels 22
3.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.1 Définitions et notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.2 Mouvement d’entraînement : translation et/ou rotation de R′ par rapport
àR . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.2 Composition du vecteur position . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3 Étude de la vitesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3.1 Référentiel R′ en translation par rapport à R . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3.2 Référentiel R′ en rotation par rapport à R . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.3.3 Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.4 Étude de l’accélération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.4.1 Loi de composition des accélérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.5 Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
2
TABLE DES MATIÈRES
ESIAI 3 A. KAOUACHI
Introduction
Ce cours de mécanique du point matériel est destiné aux étudiants de la première année
en cycle préparatoire de génie civil. La mécanique du point constitue un pilier fondamental
de l’ingénierie, et c’est avec enthousiasme que nous vous invitons à plonger dans les principes
fondamentaux qui guident le mouvement des objets, en particulier des points matériels. Au cours
de cette formation, vous développerez une compréhension approfondie des lois qui gouvernent
le déplacement, la vitesse, et l’accélération des particules en mouvement. Cette connaissance
joue un rôle essentiel dans la conception et l’analyse de structures, de systèmes mécaniques, et
de nombreuses autres applications liées au génie civil. Nous vous encourageons à vous engager
pleinement dans ce cours, à poser des questions et à explorer les concepts de la mécanique du
point, car ils forment la base de votre futur parcours en génie civil. Préparez-vous à relever
des défis passionnants et à acquérir des compétences essentielles pour devenir un ingénieur civil
accompli.
La mécanique du point matériel a été bâtie sur les travaux novateurs de grands esprits de
l’histoire de la science, tels que Galilée et Newton. Galilée, le pionnier de la méthode scientifique
expérimentale, a jeté les bases de la mécanique en établissant des principes fondamentaux sur le
mouvement des corps, y compris la loi de la chute des corps et les lois du mouvement uniforme.
Ses observations et expérimentations ont ouvert la voie à une compréhension plus approfondie
de la dynamique des objets en mouvement.
Au fil de ce cours, nous explorerons les travaux de ces précurseurs, ainsi que ceux d’autres
figures marquantes de la mécanique du point, tout en appliquant ces principes à des situations
réelles en génie civil. Nous espérons que cette expérience vous inspirera à poursuivre vos études en
génie civil en comprenant l’importance de la mécanique du point dans le monde de l’ingénierie.
4
CHAPITRE 1
Outils mathématiques
Sommaire
1.1 Calcul vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.1 Notion de vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Opérations sur les vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Addition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Produit scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.3 Produit vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.4 Calcul du module d’un vecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Un scalaire est nombre positif, négatif ou nul, utilisé pour représenter des quantité di-
verses : temps, température, masse, énergie, etc...
O
⃗u
5
CHAPITRE 1. OUTILS MATHÉMATIQUES
Deux vecteur liés d’origine différentes, sont dits égaux lorsqu’ils ont la même direction,
même sens et même module : il représentent le même vecteur glissant. Deux vecteurs liés,
d’origines quelconques, sont dits opposés lorsqu’ils ont la même direction, même grandeur
et des sens opposés : ils sont dits directement opposés lorsqu’ils sont portés par la même
droite.
Vecteur unitaire
Chaque vecteur peut-être exprimé en fonction d’un vecteur unitaire qui se différencier du
vecteur porteur par son module qui est l’unité.
−−→
OM = OM⃗u
avec
−−→
∥⃗u∥ = 1 et ∥OM ∥ = OM
C N
B ···
A
M
⃗v2
⃗v1
ESIAI 6 A. KAOUACHI
CHAPITRE 1. OUTILS MATHÉMATIQUES
⃗v
⃗v2
⃗v1
• Le sens de ⃗v est tel que : (⃗v , ⃗v1 , ⃗v2 ) forment un trièdre direct, le sens de ⃗v est donnée par
la règle du tir bouchon.
• Sa norme vaut :
∥⃗v1 ∧ ⃗v2 ∥ = ∥⃗v1 ∥.∥⃗v2 ∥ sin(α)
tel que α = (⃗v1 , ⃗v2 ) est l’angle entre les deux vecteurs. Ce produit admet quelques propriétés tel
que :
⃗i ∧ ⃗i = 0 et ⃗i ∧ ⃗j = ⃗k
Le produit vectoriel peut-être calculé par la méthode directe en cordonnées cartésiennes dans
un repère orthonormé direct :
⃗v1 ∧ ⃗v2 = (x1⃗i + y1⃗j + z1⃗k) ∧ (x2⃗i + y2⃗j + z2⃗k)
⃗v1 ∧ ⃗v2 = (y1 z2 − z1 y2 )⃗i + (z1 x2 − x1 z2 )⃗j + (x1 y2 − y1 x2 )⃗k
il peut-être aussi déterminé par la méthode du déterminant :
⃗i ⃗j ⃗k
y1 z1 ⃗ x 1 z1 ⃗ x 1 y1 ⃗
⃗v1 ∧ ⃗v2 = x1 y1 z1 = i− j+ k
y2 z2 x 2 z2 x 2 y2
x2 y2 z2
ESIAI 7 A. KAOUACHI
CHAPITRE 1. OUTILS MATHÉMATIQUES
d’où q
∥⃗v1 ∥ = x21 + y12 + z12
ESIAI 8 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2
Cinématique du point
La cinématique étudie les mouvements, c’est à dire les déplacements au cours du temps,
indépendamment des forces qui en sont la cause.
Sommaire
2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.1 Point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.2 Repérage d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Système des coordonnées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2.1 Système de coordonnées cartésiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2.2 Système de coordonnées cylindriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.3 Système de coordonnées polaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.4 Système de coordonnées sphériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.5 Exemples de mouvements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.1 Définitions
2.1.1 Point matériel
Un point matériel est un objet dont la forme et la dimension sont négligeables lors de
l’étude de son mouvement. Seule la position du centre de masse d’un point matériel est
à considérer. À chaque instant t, il est repéré par trois coordonnées : (x, y, z) ou (r, θ, z)
ou (r, θ, φ).
Repère et position
Base vectorielle Dans l’espace à trois dimensions, une base vectorielle normée est un ensemble
de trois vecteurs unitaires non coplanaires : ⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 .
9
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
Repère
• Un repère d’espace (O; ⃗e1 , ⃗e2 , ⃗e3 ) est constitué d’un point d’origine O de l’espace et
3 vecteurs de base forment un repère d’espace. Ayant défini un repère, il suffit de 3
coordonnées pour repérer un point.
• Un repère de temps est constitué d’une origine de temps et d’une échelle de temps.
Vecteur position Les objets évoluent dans l’espace à trois dimensions de la géométrie
euclidienne. Un point origine O étant défini, un point M est repéré par son vecteur
position :
−−→
⃗r = OM
Référentiel Le mouvement d’un point est un concept relatif. En d’autres termes, on ne peut
pas dire qu’un corps est "en mouvement" (ou "au repos") sans préciser par rapport à quoi. On
définit un référentiel comme l’ensemble d’un repère d’espace et d’un repère de temps.
Trajectoire
On appelle trajectoire d’un mobile l’ensemble des positions qu’il occupe au cours du temps.
Mathématiquement c’est une relation liant les coordonnés x, y et z entre eux indépendamment
du temps. Cette équation est obtenue en éliminant le temps entre les différentes coordonnées ou
équations horaires. y = f (x, z) ou x = g(y, z) sinon z = h(x, y)
Vecteur vitesse
La vitesse est une grandeur qui caractérise un mouvement, c’est la variation de la position
par rapport au temps. Par ailleurs, cette grandeur est vectorielle car le mouvement d’un
point se caractérise par une direction et un sens. On distingue deux vitesses, une vitesse
moyenne et une vitesse instantanée.
Vitesse moyenne La vitesse moyenne est la variation de la distance globale par rapport au
temps écoulé. Un mobile qui se déplace d’Oujda vers Meknes par autoroute, il parcourt 400 km
pendant 4 heures. On définit une vitesse moyenne de 100 km/h en module, d’Oujda vers Meknes
en sens. Cette vitesse moyenne ne prend en considération que le point de départ et d’arrivé.
En résumé le vecteur vitesse moyenne dans ce cas est définie par un module de 100 Km/h, un
support qui est l’autoroute et un sens d’Oujda vers Meknes.
ESIAI 10 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
y
M1 (t1 )
M2 (t2 )
⃗j
O ⃗i x
−−−−→
⃗ M1 M2
Vm = (2.1)
∆t
avec
∆t = t2 − t1
M1 (t1 ) M (t)
⃗v (t)
M2 (t2 )
⃗j
O
x
⃗i
ESIAI 11 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
Sa norme est : s
2 2 2
dx dy dz
v(t) = + + (2.4)
dt dt dt
Vecteur accélération
Le vecteur accélération d’un mobile est une grandeur d’évolution qui mesure la variation
du vecteur vitesse au cours du temps.
−−→
d⃗v (t) d2 OM
⃗γ (t) = = (2.5)
dt dt2
d2 x⃗ d2 y ⃗ d2 z ⃗
⃗γ (t) = i + 2 j + 2 k = ẍ⃗i + ÿ⃗j + z̈⃗k (2.6)
dt2 dt dt
Pour repérer un point M dans l’espace, on utilise les systèmes de coordonnées cartésien,
cylindrique ou sphérique.
⃗k
O
⃗j y
⃗i
H
x
Les coordonnées cartésiennes (x, y, z) de M sont les composantes de son vecteur position :
−−→
⃗r = OM = x⃗i + y⃗j + z⃗k
ESIAI 12 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
r
M
⃗k
⃗j ⃗ez
O y
⃗eθ
⃗i r
H
x θ ⃗er
⃗eθ
y
⃗er
r
⃗j
θ
O ⃗i x
!
x
Une position se repère en coordonnées cartésiennes par M
y
−−→
OM = x⃗i + y⃗j
ESIAI 13 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
tel que :
⃗er = cos(θ)⃗i + sin(θ)⃗j
On peut repérer la position M par une coordonnée r (distance entre l’origine du repère choisi
et la position M ) et θ angle orienté que fait le rayon r avec l’axe des abscisses (Ox).
Il existe une relation entre ces coordonnées qu’on nomme coordonnées polaires et les coordonnées
cartésiennes. (
x = r cos(θ)
q
M (x, y) ; r = x2 + y 2
y = r sin(θ)
⃗er
θ
M ⃗eφ
⃗k
⃗eθ
O y
⃗i
H
x φ
ESIAI 14 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
Mouvements rectilignes
C’est un mouvement où la trajectoire est une droite. Il est évident alors de repérer le point
M sur cette droite confondue, par exemple, avec l’axe Ox des coordonnées cartésiennes.
Équation horaire du mouvement Les vecteurs position, vitesse et accélération sont a priori
de la forme :
−−→ dx d2 x
OM = x⃗i ; ⃗v = ⃗i = ẋ⃗i ; ⃗γ = 2 ⃗i = ẍ⃗i
dt dt
Un mouvement d’un point matériel est dit rectiligne uniforme si le point matériel se
déplace à vecteur vitesse constant.
⃗
Mouvement rectiligne uniforme ⇐⇒ ⃗v = cste
Le vecteur vitesse étant constant, le mouvement est rectiligne car la vitesse est tangente à
la trajectoire. La droite sur laquelle le point se déplace est assimilée à l’axe des x. L’équation
différentielle du mouvement s’écrit alors :
dx⃗
⃗v = i = ẋ⃗i = C⃗i =⇒ ẋ = C
dt
Ce qui conduit à l’équation horaire suivante :
x = Ct + x0
⃗ et trajectoire rectiligne
Mouvement rectiligne uniformément varié ⇐⇒ ⃗γ = cste
On aura donc :
−−→
OM = x⃗i =⇒ ⃗v = ẋ⃗i =⇒ ⃗γ = ẍ⃗i
et
⃗γ = ẍ⃗i = C⃗i
Par intégration de cette équation nous obtenons la vitesse du point M :
v = ẋ = Ct + B
ESIAI 15 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
Les constantes B et D qui sont apparues dans les deux intégrations successives, sont déterminées
par les conditions initiales du mouvement du point M , Nous supposons que : x(t = 0) = x0 et
v(t = 0) = v0 et l’équation horaire s’écrit alors :
1
x = Ct2 + v0 t + x0
2
Remarque 1: Ce mouvement peut être accéléré ou retardé. Dans le premier cas le produit
de la vitesse et l’accélération doit être positif (ẋ.ẍ > 0), dans le deuxième cas le même
produit doit être négatif (ẋ.ẍ < 0).
γ v x
t t t
Figure 2.1 – Mouvement rectiligne uniforme
γ v x
t t t
Mouvement curviligne
ESIAI 16 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
⃗eθ
y
⃗er
r
⃗j
θ
O ⃗i x
Figure 2.3 – Système de coordonnées polaires
Il est impératif de remarquer que la base (⃗er , ⃗eθ , ⃗ez ) est une base orthonormée et que les vecteurs
⃗er , ⃗eθ sont des vecteurs mobiles et donc variables dans le temps, contrairement aux vecteurs qui
⃗i, ⃗j, ⃗k eux sont fixes.
En appliquant la définition de la vitesse, il est possible d’exprimer le vecteur vitesse du point
M dans la base mobile, soit :
−−→
dOM d(r⃗er ) dr d⃗er
⃗v = = = ⃗er + r
dt dt dt dt
Le calcul de la vitesse peut se faire en utilisant le théorème du vecteur unitaire tournant qui
impose que :
d⃗er d⃗er dθ dθ
= = ⃗eθ = θ̇⃗eθ
dt dθ dt dt
ce qui engendre qu’en coordonnées polaires :
⃗v = ṙ⃗er + rθ̇⃗eθ
ESIAI 17 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
r
M
⃗k
⃗j ⃗ez
O y
⃗eθ
⃗i r
H
x θ ⃗er
L’expression du vecteur vitesse est alors obtenue en ajoutant la composante żsuivant ⃗ez
Mouvement circulaire uniforme Le mouvement d’un point est dit circulaire uni-
forme si :
• le point se déplace sur un cercle ;
• sa vitesse angulaire de rotation est constante.
ESIAI 18 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
→
−
eθ
⃗v →
−
er
⃗γ M
O x
Ce résultat peut être obtenu directement en dérivant le vecteur vitesse exprimé sous forme d’un
produit vectoriel −−→ −−→
d⃗v d ω
⃗ ∧ OM ω −−→
d⃗ dOM
⃗γ = = = ∧ OM + ω ⃗∧
dt dt dt dt
Si le mouvement est circulaire uniforme, le vecteur vitesse angulaire ω⃗ est un vecteur constant.
Sa dérivée étant nulle on retrouve bien l’expression du vecteur accélération.
ESIAI 19 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
Base de Frenet La base de Frenet est une base locale qui se déplace avec le point
M . Elle est utilisée lorsque le mouvement du point M est curviligne. Elle fait intervenir
le cercle osculateur à la trajectoire du point M , c’est-à-dire le cercle qui est tangent
localement à la trajectoire du point M . Le vecteur de base ⃗et est tangent à la trajectoire
et est orienté dans le sens positif donné à la trajectoire, le vecteur de base ⃗en est dirigé
selon le rayon de courbure de la trajectoire, vers le centre du cercle osculateur. La mesure
de la longueur de l’arc s de cercle intercepté par cet angle est donnée par : s = Rα , cette
grandeur s’appelle la cordonnée curviligne.
y dα
⃗et
C
α α
Trajectoire ⃗en dα
ds
M x
Soit un mobile M qui suit une trajectoire curviligne, il parcourt un arc s. La vitesse s’écrit :
ds
⃗v = ⃗et = ṡ ⃗et (2.7)
dt
avec :
⃗et = cos α⃗i + sin α⃗j
ce qui entraîne pour l’accélération :
dv d⃗et
⃗γ = ⃗et + v
dt dt
ds = CM dα = R dα
soit :
dα 1 ds 1
= α̇ = = ṡ
dt R dt R
ESIAI 20 A. KAOUACHI
CHAPITRE 2. CINÉMATIQUE DU POINT
On obtient donc :
d⃗et ṡ2 v2
ṡ = ṡα̇ ⃗en = ⃗en = ⃗en
dt R R
ce qui conduit à :
v2
⃗γ = s̈ ⃗et + ⃗en = ⃗γt + ⃗γn
R
Remarque 2: On pourra vérifier que ce résultat est toujours vrai quelle que soit la
concavité de la trajectoire.
Remarque 4: Dans le cas d’un mouvement curviligne uniforme ∥⃗v ∥ = cte ⇒ ∥⃗γt ∥ = 0
ESIAI 21 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3
Changements de référentiels
Sommaire
3.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.1 Définitions et notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.1.2 Mouvement d’entraînement : translation et/ou rotation de R′ par rap-
port à R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.2 Composition du vecteur position . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3 Étude de la vitesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3.1 Référentiel R′ en translation par rapport à R . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3.2 Référentiel R′ en rotation par rapport à R . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.3.3 Cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.4 Étude de l’accélération . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.4.1 Loi de composition des accélérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.5 Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
Le mouvement d’un point matériel peut être réparti en deux mouvements distincts :
• Un mouvement par rapport à un repère fixe qu’on nommera repère absolu.
• Un mouvement par rapport à un repère mobile qu’on nommera repère relatif.
Toutes les grandeurs (position, vitesses et accélération) seront identifiées par rapport au
repère approprié.
22
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
→
−′ M
j
⃗j
y′ →
−′
i
x′
θ
b →
−′
O′
k
ϕ
O ⃗ a ⃗i
k
Figure 3.1 – Mouvement relatif
On note :
ESIAI 23 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
Attention ! ⃗v(R′ /R) ̸= ⃗v(O′ /R) et ⃗γ(R′ /R) ̸= ⃗γ(O′ /R) . La vitesse (accélération) d’entraîne-
ment n’est pas la vitesse (accélération) du point O′ par rapport au référentiel absolu car,
si tel était le cas, nous aurions omit la possibilité d’une rotation du référentiel R′ par
rapport à R.
Remarque 2: Les vecteurs position, vitesse et accélération, qu’ils soient considérés dans
le référentiel absolu ou relatif, sont avant tout des vecteurs au sens mathématique du
terme. De ce fait, il peuvent être exprimés à la fois dans les repères {⃗i, ⃗j, ⃗k} ou {⃗i, ⃗j ′ , ⃗k ′ }.
Il s’agit, là encore, de ne pas confondre les notions de repère et de référentiel. Toutefois,
pour rendre la notion de "changement de référentiel" plus intuitive, nous adopterons les
règles suivantes :
• La position, la vitesse et l’accélération d’un point M dans le référentiel absolu se-
ront exprimées dans la base des vecteurs du repère lié au référentiel absolu {⃗i, ⃗j, ⃗k}.
• La position, la vitesse et l’accélération du référentiel relatif par rapport au référen-
tiel absolu seront exprimées dans la base des vecteurs du repère lié au référentiel
absolu {⃗i, ⃗j, ⃗k}.
• La position, la vitesse et l’accélération d’un point M dans le référentiel relatif seront
exprimées dans la base des vecteurs du repère lié au référentiel relatif {⃗i′ , ⃗j ′ , ⃗k ′ }.
Remarque 3: pour des raisons de clarté, il apparait dans le schéma ci-dessus que le
vecteur ⃗k est toujours colinéaire au vecteur ⃗k ′ : même si une telle configuration est souvent
rencontrée en pratique, elle ne constitue pas le cas général. Dans la suite, nous imaginons
un référentiel en translation et en rotation par rapport à un autre, pour lequel le vecteur
rotation ω⃗ R′ /R est quelconque.
ESIAI 24 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
Il est possible d’exprimer des vecteurs de base du repère relatif en fonction des vecteurs de
base du repère absolu pour que ne subsistent que des termes (composantes) selon {⃗i, ⃗j, ⃗k}.
z z′
(R′ )
z′ (R′ )
z′
x′ (R′ )
O′
x′
O′ y′
x′
y′ O′
O y y′
(R)
x
Figure 3.2 – Mouvement de translation quelconque
La base fixe de R (⃗i, ⃗j, ⃗k) est aussi une base fixe de R′ .
Dans le référentiel R, les coordonnées du point M sont (x, y, z). Dans le référentiel R′ , elles sont
−−→ −−−→
(x′ , y ′ , z ′ ). La relation de Chasles appliquée aux vecteurs OM et O′ M s’écrit :
−−→ −−→′ −−′−→
OM = OO + O M
avec : −−−→
−−→
OM = x⃗i + y⃗j + z⃗k et O′ M = x′⃗i + +y ′⃗j + z ′⃗k
ESIAI 25 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
−−′−→
dO M d(x′⃗i + y ′⃗j + z ′⃗k) dx′⃗ dy ′ ⃗ dz ′ ⃗
⃗vM/R′ = = = i+ j+ k
dt dt dt dt dt
R′
et
−−→
dOO′
= ⃗vO′ /R = ⃗vR′ /R
dt
R
En dérivant par rapport au temps dans le référentiel R la relation de Chasles qui donne la
position du point M , il vient :
−−→ ! −−→ −−−→
dOM dOO′ dO′ M
= +
dt R
dt dt
R R
−−−→
Comme les axes de R′ restent parallèles à ceux de R, la dérivée de O′ M dans R est identique
−−−→
à la dérivée de O′ M dans R′
−−′−→ −−′−→
dO M dO M
=
dt dt
R R′
ce qui conduit à la relation suivante :
−−→ ! −−→ −−−→
dOM dOO′ dO′ M
= +
dt R
dt dt
R R′
soit :
⃗vM/R = ⃗vO′ /R + ⃗vM/R′
On peut remarquer que si le point M était fixe dans R′ on aurait :
⃗vM/R = ⃗vO′ /R
Pour cette raison, ⃗vO′ /R = ⃗vR′ /R est aussi appelée vitesse d’entraînement et notée ⃗ve .
ESIAI 26 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
z z′ ⃗j ′ y′
ω
⃗ R′ /R θ
ω
⃗ R′ /R y
⃗j
⃗k ⃗k ′
⃗i′
⃗j ′ y′ ⃗i θ
O′
⃗i O θ
⃗i′ ⃗j x′
θ y
x
x
x′
Figure 3.3 – Mouvement de rotation d’un référentiel R par rapport à un référentiel R
On peut exprimer les vecteurs ⃗i′ , ⃗j ′ de la base du référentiel R′ en fonction des vecteurs ⃗i, ⃗j de
la base du référentiel R. Par des relations simples de trigonométrie, on obtient :
On peut alors :
• d’une part calculer le produit vectoriel suivant :
⃗ R′ /R ∧ ⃗i′ = ωR′ /R⃗k ∧ (cos θ⃗i + sin θ⃗j) = ωR′ /R (− sin θ⃗i + cos θ⃗j) = ωR′ /R⃗j ′
ω
En effet en dérivant ⃗i′ par rapport à son angle polaire θ, on obtient un vecteur directement
perpendiculaire, soit ⃗j ′ .
Ainsi, on obtient les relations suivantes :
d⃗i′ d2⃗i′
⃗ R′ /R ∧ ⃗i′
=ω et ⃗ R′ /R ∧ ω
=ω ⃗ R′ /R ∧ ⃗i′ (3.3)
dt dt
Ainsi dans le cas d’une rotation uniforme, dériver un vecteur par rapport au temps revient à
calculer le produit vectoriel du vecteur rotation par ce vecteur.
ESIAI 27 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
⃗ R′ /R ∧ x′⃗i′ + ω
ω ⃗ R′ /R ∧ y ′⃗j ′ = ω
⃗ R′ /R ∧ (x′⃗i′ + y ′⃗j ′ )
Comme le vecteur vitesse instantané de rotation est dirigé selon ⃗k ′ , nous avons aussi :
−−−→
⃗ R′ /R ∧ (x′⃗i′ + y ′⃗j ′ ) = ω
ω ⃗ R′ /R ∧ (x′⃗i′ + y ′⃗j ′ + z ′⃗k ′ ) = ω
⃗ R′ /R ∧ O′ M
ESIAI 28 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
on voit que :
−−→ ! −−→ −−−→
dOM dOO′ dO ′ M
= +
dt R
dt dt
R R
−−−→
Or la dérivée de O′ M dans R peut s’exprimer à partir de la dérivée de ce même vecteur dans
R′ , d’où :
−−→ ! −−→′ −−′−→
dOM dOO dO M −−−→
= + + ωR⃗′ /R ∧ O′ M
dt R
dt dt
R R′
Nous obtenons ainsi la loi de composition des vitesses dans un cas général :
−−−→
⃗vM/R = ⃗vO′ /R + ⃗vM/R′ + ωR⃗′ /R ∧ O′ M
Remarque 1:
⃗va = ⃗vr + ⃗ve
−−→
dOO′
L’expression dt n’a pas été explicitée dans le calcul ci-dessus pour des raison de
R
clarté essentiellement. Son expression est très simple :
−−→ −−→′
d⃗i d⃗j d⃗k
si OO′ = a⃗i + b ⃗j + c ⃗k, alors dOO
dt = da⃗ db⃗ dc ⃗
dt i + dt j + dt k. Les termes en dt , dt et dt sont
R
nuls puisque ⃗i, ⃗j et ⃗k sont fixes dans le référentiel absolu.
ESIAI 29 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
En pratique, lors du calcul de ⃗v(M/R′ ) , il ne faut dériver par rapport au temps que les
−−−→
composantes du vecteur O′ M : autrement dit, on considère ici que les vecteurs de base
d
du référentiel relatif sont "fixes". Cette notion est exprimée à travers la notation dt . Il
R′
′
faut imaginer que l’on place temporairement l’observateur dans le référentiel R indiqué
d
par la notation dt ′
avant de dériver par rapport au temps.
R
La vitesse d’entraînement du référentiel relatif par rapport au référentiel absolu fait in-
−−→′
tervenir un terme en dOO dt qui traduit une vitesse de translation, tandis que le terme en
R
−−′−→
⃗ (R′ /R) ∧ O M traduit la rotation éventuelle du référentiel relatif par rapport au référentiel
ω
absolu. N’oubliez pas ce terme lors de la composition des vitesses ! ! !
sachant que :
−−→ ! !
d2 OM d⃗vM/R
⃗γa = ⃗γM/R = =
dt2 R
dt R
Il en résulte que :
−−−→
⃗ R′ /R ∧ O′ M
d ⃗vM/R′ + ⃗vO′ /R + ω
⃗γa = ⃗γM/R =
dt
R
On obtient donc :
! −−−→
d⃗vM/R′ dO′ M ωR′ /R −−′−→
d⃗
⃗γa = ⃗γO′ /R + ⃗ R′ /R ∧
+ω + ∧OM (3.4)
dt R
dt dt
R
Nous voyons que par définition nous dérivons, pour obtenir l’accélération de M par rapport
à R, la vitesse de M dans R par rapport au temps. En faisant cette opération, il apparaît dans
le second membre des vecteurs qui sont manifestement des vecteurs liés au référentiel R′ comme
−−−→
par exemple le vecteur O′ M ou encore le vecteur ⃗vM/R′ . On veut faire apparaître leur dérivée
dans R′ , on peut alors écrire :
−−−→ −−−→
dO′ M dO′ M −−−→
= ⃗ R′ /R ∧ O′ M
+ω
dt dt
R R′
! !
d⃗vM/R′ d⃗vM/R′
= ⃗ R′ /R ∧ ⃗vM/R′
+ω
dt R
dt R′
ESIAI 30 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
3.5 Résumé
ESIAI 31 A. KAOUACHI
CHAPITRE 3. CHANGEMENTS DE RÉFÉRENTIELS
avec :
−−−→ dω
⃗ R′ /R −−−→
⃗γe = γO′ /R + ω ωR′ /R ∧ O′ M ) +
⃗ R′ /R ∧ (⃗ ∧ O′ M
dt
(vecteur accélération d’entraînement)
et
⃗ R′ /R ∧ ⃗vM/R′
⃗γc = 2 ω (vecteur accélération de Coriolis)
ESIAI 32 A. KAOUACHI
CHAPITRE 4
Sommaire
4.1 Référentiels galiléens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.2 Mécanique Newtonienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.2.1 Inertie mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.2.2 Masse d’un point matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.2.3 Première loi de Newton (Principe d’inertie) . . . . . . . . . . . . . . . . 35
4.2.4 Deuxième loi de Newton (Principe fondamental de la dynamique) . . . . 35
4.2.5 Troisième loi de Newton (Principe des actions réciproques) . . . . . . . 36
4.2.6 Forces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.2.7 Principe fondamental de la dynamique en référentiel non galiléen . . . . 40
4.3 Quantité de mouvement et impulsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.3.1 Quantité de mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.3.2 Impulsion d’une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.3.3 Conservation de la quantité de mouvement . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.4 Moment cinétique ou (moment angulaire) . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.4.1 Moment d’une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.4.2 Moment cinétique d’un point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.4.3 Théorème du moment cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel tout point matériel isolé est animé
d’un mouvement rectiligne et uniforme.
Les référentiels galiléens sont en translation rectiligne et uniforme les uns par rapport aux
autres.
33
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
La terre est en mouvement sensiblement circulaire uniforme autour du soleil et autour d’elle-
même suivant l’axe des pôles.
Dans un référentiel lié au soleil, un point de l’équateur terrestre subit deux accélérations :
• mouvement de la terre autour d’elle-même :
ΓT = ωT2 RT
avec :
2π
ωT = = 7, 3 × 10−5 rad/s et RT = 6400 km
24 h
ce qui donne :
ΓT = 3, 4 × 10−2 m/s2
• mouvement autour du soleil :
2
ΓST = ωST × RST
avec :
2π
ωST = = 2 × 10−7 rad/s et RST = 1, 5 × 1011 m
365 j
ce qui donne :
ΓST = 6 × 10−3 m/s2
Le référentiel n’est pas galiléen.
Un référentiel dont l’origine est au centre de la terre et les axes parallèles à des directions fixes
par rapport aux étoiles paraissant immobiles (Axes de Copernic) peut-être considéré comme un
référentiel galiléen. En effet, pendant un temps assez court devant 365 jours, on peut admettre
que le mouvement du centre de la terre dans un repère lié au soleil est à peu près rectiligne
uniforme de vitesse :
VST = ΓST × RST ≃ 30 km/s
Si les axes du référentiel dont l’origine est au centre de la terre restent parallèles à des directions
fixes alors il est galiléen.
Le soleil n’est pas fixe mais il est animé d’un mouvement sensiblement circulaire autour de l’axe
de notre galaxie. Les mesures actuelles permettent d’obtenir :
• la distance entre le centre de la galaxie et le centre du soleil : RGS = 3 × 1020 m
• la vitesse du soleil autour de l’axe de la galaxie : Vs = 300 km/s
L’accélération centripète subit par le soleil dans ce mouvement est :
Vs2
ΓS = = 3 × 10−10 m/s2
RGS
Un tel référentiel constitue à une excellente approximation d’un référentiel galiléen (on néglige
ΓS )
ESIAI 34 A. KAOUACHI
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
Imaginons une poussette de bébé et une automobile au repos sur une route horizontale :
il est possible de les mettre en mouvement en les poussant.
Pour atteindre la même vitesse, il faut pousser plus fort et/ou plus longtemps l’automobile.
Il est aussi plus difficile de l’arrêter une fois lancée. Cette résistance à toute variation de
vitesse est appelée inertie.
Pour un point matériel, la propriété d’inertie est représentée par un scalaire positif appelé
masse.
Plus la masse d’un point matériel est grande, plus il est difficile de modifier sa vitesse.
La masse est invariante dans le temps et ne dépend pas du référentiel.
Un point matériel de masse m qui n’est soumis à aucune action mécanique est soit au
repos soit en mouvement rectiligne uniforme :
vitesse = constante
F⃗ext = ⃗0 =⇒
X
ou
accélération = ⃗0
d(m⃗v )
F⃗ext =
X
dt
Comme la masse du système est supposée constante dans le temps, il en résulte que le
principe fondamental de la dynamique ou PFD peut s’écrire sous la forme :
F⃗ext = m⃗γ
X
ESIAI 35 A. KAOUACHI
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
Ce principe, qui constitue la troisième loi de Newton, est également appelé « principe de
l’action et de la réaction.
F⃗M1 →M2
M2
F⃗M2 →M1
M1
Figure 4.1 – Actions réciproques
Si le point M1 exerce la force F⃗M1 →M2 sur M2 , alors M2 exerce la force F⃗M2 →M1 sur M1 telle
que :
−−−−→
F⃗M →M = −F⃗M →M
1 2 2 F⃗M →M ∧ M1 M2 = ⃗0
1 1 2
Les actions de M1 sur M2 et de M2 sur M1 sont opposées, donc de même module et de sens
différents.
Exemple 4.2.1 Lorsque l’on réalise un coup au tennis, les cordes de la raquette appliquent une
force sur la balle pour la mettre en mouvement. Par réaction, la balle applique une force sur les
cordes. À la longue, ces forces provoquent l’usure des cordes qui finissent par casser.
4.2.6 Forces
F⃗S2 →M
S1 M
S2
F⃗S1 →M F⃗S→M
ESIAI 36 A. KAOUACHI
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
donc
F⃗Si →M = F⃗S1 →M + F⃗S2 →M
Forces de contact
Forces de liaison
FS → M = composante
R. tangentielle à S : R// .⃗
FS → M = R .
atérale R
atérale R
térale si l’objet modélisé par le point matériel M est
érale si
urface S. l’objet modélisé
Le support par M,
repousse le point matériel
mais ne M est
peut l’attirer.
urface S. Le support repousse M, mais ne peut l’attirer. R//
ire normal au support en M, cela se traduit par :
re normal au support en M, cela se traduit par : R^ R//
R^
R . n 0.
R . n 0.
ondition nécessaire du contact.
ondition nécessaire du contact.
s frottements
frottements
composante normale à S : R ⊥ , et d’une composante
omposante normale à S : R ⊥ , et d’une composante Doc. 7. Composante normale et
oc. 7). Figure 4.4 – Composante Doc. 7. Composante normale
oc. 7).
normale
composanteet composante
tangentielle de laetréac- de la réaction d’un support.
tangentielle
composante tangentielle de la réac-
tion d’un support.
on est sans frottements si R // = 0 . tion d’un support.
La liaison est sans frottements si R ⃗ = ⃗0
un délit.
⊥
support, sans le freiner.
lié au support, sans le freiner.
– La photocopie
l
– La photocopie
MPSI-PCSI-PTSI
ESIAI 37 A. KAOUACHI
pare en deux parties S1 et S2 s’il est coupé en un point P .
MPSI-PCSI-PTSI
are en deux
ui assure enparties 1 et S2la
chaqueSpoint s’il est coupé
cohésion duen
fi[Link] point P .
1re année,
taire
est le tangent
scalaireau fil enpar
défini P ,(doc.
orienté : S1vers S2 . La ten-
8) de S2
P
amasse
massemmestestrégulièrement
régulièrement (T(T= =0).0). tion d’un support.
ur
ueur estestimmobile
immobile etetsuspendue
suspendue
on est sans frottements si R // = 0 .
© Hachette Livre – H Prépa / Mécanique, 1re année, MPSI-PCSI-PTSI – La photocopie non autorisée est un délit.
ités.
mités.
upport
nen se distant
ununpoint
point limite àde
distantRde⊥x ,xduqui a pour effet de contraindre
dupoint
point
support, sans le freiner.
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL gg
xx PP
eure
rieureexerce
exercesur
surlalapartie
partieinfé-
infé-
ompense
compense son poids (doc.9).9). d’un fil
son poids (doc.
Tension Un fil souple tendu se sépare en deux parties S1 et S2 s’il est coupé en un
S1 et S2Ps’il
are en deux partiespoint . Ilestexiste donc
coupé en une Pforce
un point . qui assure en chaque point la cohésion du fil.
ui assure – –xen xx
= =mm-----------g x chaque point la cohésion du fil.
-----------g. . Doc. 9. La tension de la corde n’est pas uniforme.
taire tangent au fil en P , orienté de S1Doc. vers S9.2 .La
Latension
ten- de la corde n’est pas uniforme.
S2
est le scalaire défini par (doc. 8) :
P
S1
S2 = –T t12 ou FS 2 → S 1 = T t12 . t 12
FS1 Æ S2
ion T est positive.
al
éal
à un point(en et, dans le cas général, varie le long du fil. Doc. 8. Force de tension.
eestestnulle
nulle (enfait
faitnégligeable)
négligeable)etets’il
s’ilestestparfaitement
parfaitement Figure 4.5 – Force d’une tension.
espace,
’espace,nous
nousadmettrons
admettrons qu’il
qu’ilestest
Notons ⃗trectiligne etetque
12rectiligne
le vecteur quesasa
unitaire tangent au fil en P , orienté de35S1 vers S2 . La tension T du fil
t-à-dire identique en
est-à-dire identiqueau tout point).
en point
tout point).
P est le scalaire défini par :
utà àbout
boutetettendus
tendussont
sontéquivalents
équivalentsà àununfilfilunique
uniqueetet P P
F⃗S1 →S21P=
1 −T ⃗
t12 ou F⃗S1 →S22P 2= T ⃗t12
élastique
l élastique
;;
0
0
étédedecertains
certainsmatériaux
matériauxdedereprendre
reprendreleur
leurforme
formeini-
ini-
;
n.
on.
formations, il ilestestsouvent
déformations, souventpossible
possiblededefaire
fairel’hypo-
l’hypo-
rmation
ormation est supposée proportionnelle à sacause.
est supposée proportionnelle à sa cause. Doc.
Doc.11a.
[Link]
Ressortnon
nontendu.
tendu.
;
peléeraideur
elée raideurduduressort.
ressort. Doc.
Doc.11b.
[Link]
Ressorttendu
Figure 4.7 – Ressort tendu par une force : F
tendupar une
⃗ = par uneforce
force: :
T⃗i , avec T = k(l − l0 ) avec l > l0 .
inéaire
linéairededemasse
massenégligeable.
né[Link]
Cettedernière
dernièrecondition , avecT T= =k (k ( – – 0 )0 )
condition FF = =T Tu xu,x avec
uniforme.
st uniforme. avec
avec 0 .0 .
Dans le cas des petites déformations, il est souvent possible de faire l’hypothèse de linéarité :
la déformation est supposée proportionnelle à sa cause.
Un ressort (ou un fil élastique) est linéaire si sa longueur , sa longueur au repos (c’est-à-dire à
tension nulle) l0 et sa tension T , supposée uniforme, vérifient la relation :
T = k(l − l0 )
Un ressort est idéal s’il est linéaire de masse négligeable. Cette dernière condition implique que
la tension est uniforme.
Force de frottement On peut considérer deux cas : Le cas où le solide est immobile, on parle
de frottement statique et le cas où le solide est en mouvement avec une vitesse, on parle de
frottement dynamique.
ESIAI 38 A. KAOUACHI
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
⃗N
R ⃗
R
⃗T
R
⃗T
R
• Dans le cas statique, on introduit le coefficient de frottement statique, noté µs , qui cor-
respond au rapport des composantes normale et tangentielle de la réaction du support :
soit :
⃗T∥
∥R
= tan α = µs ou encore ∥R ⃗ T ∥ = µs ∥ R
⃗N∥
∥R⃗N∥
• Dans le cas dynamique, on introduit le coefficient dynamique, noté µd , qui s’écrit comme
pour le coefficient statique : soit :
⃗T∥
∥R ⃗ T ∥ = µd ∥ R
= tan β = µd ou encore ∥R ⃗N∥
⃗N∥
∥R
• Dans tous les cas, on a toujours :
µd < µs
Forces à distance
Force de pesanteur Au voisinage de la surface terrestre, un objet de masse m est soumis à
son poids :
P⃗ = m⃗g
avec :
g = 9, 81m/s2
L’interaction forte C’est l’interaction qui s’exerce entre les nucléons qui sont les constituants
du noyau d’un atome. Elle permet aux particules composées de quarks, comme les protons et
les neutrons, de ne pas se désagréger. Elle s’exerce à très courte distance et est responsable de
la cohésion du noyau.
L’interaction faible elle s’applique à toutes les particules de matière (quarks, électrons, neu-
trinos, etc...). En particulier, les neutrinos, qui sont électriquement neutres et qui ne sont pas
des quarks, ne sont sensibles qu’aux interactions faible et gravitationnelle. L’interaction faible
se manifeste dans certains types de réactions nucléaires telles que la radioactivité.
ESIAI 39 A. KAOUACHI
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
M2(m2 )
F⃗1→2
F⃗2→1 r
M1(m1 )
⃗u
Force électrostatique Une charge ponctuelle fixe q1 crée en un point M de l’espace un champ
électrostatique donné par :
⃗ 1 = q1 ⃗r
E
4πϵ0 r2 r
La particule chargée q1 exerce sur toute particule de charge q2 la force :
F⃗1→2 = q2 E
⃗1
Force magnétique ou force de Lorentz Une charge ponctuelle q en mouvement (⃗v ̸= ⃗0)
⃗ elle soumise à une force magnétique appelée force de
placée dans un champ magnétique B,
Lorentz :
F⃗l = q⃗v ∧ B
⃗
F⃗ext = m⃗γ
X
ESIAI 40 A. KAOUACHI
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
On peut écrire cette relation en faisant ressortir l’accélération exprimée dans le référentiel
mobile Rr (notée ⃗γr ) :
F⃗ext − m⃗γe − m⃗γc
X
m⃗γr =
L’observateur est lié à un référentiel non galiléen, ces forces sont appelées forces d’inertie et sont
définies comme suit :
F⃗ie = −m⃗γe est la force d’inertie d’entraînement.
F⃗ic = −m⃗γc est la force d’inertie de Coriolis.
Dans un référentiel non galiléen, la loi de Newton reste valable si on ajoute à la force résultante
exercée sur le point matériel les forces d’inertie d’entraînement et de Coriolis.
p⃗ = m⃗v
d⃗
p
F⃗ext =
X
dt
Considérons que le point matériel M de masse m est soumis à une force F⃗ pendant un
intervalle de temps [t2 − t1 ], la variation de la quantité de mouvement correspondante
est : Z P2 Z t2
⃗ ⃗
I = ∆P = ⃗
dP = F⃗ dt
P1 t1
En général on calcule l’impulsion pour un intervalle de temps [t2 − t1 ] très petit, ce qui nous
permet de négliger le déplacement de la particule à laquelle est appliquée la force F⃗ qui dépend
de la position de la particule.
ESIAI 41 A. KAOUACHI
292 Mécanique du point
O H
→ →
k F HP = OP sinα = d
P
α
+
M⃗ ⃗ =− −→
OP ∧ F⃗
F /O →
− −
→
Le moment d’une force est donc un vecteur perpendiculaire à la fois à la force F et à OP.
La direction et le sens de ce vecteur donnent le sens de rotation que produira l’action de
→
− −−→
Le moment F autour
la forced’une de est
force donc un vecteur perpendiculaire à la fois à la force F⃗ et à OP .
l’axe.
La direction
Dansetlelecas
sens desolide
où le ce vecteur donnent
peut tourner le sens
autour de rotation
d’un axe D passantque produira
par le point O, l’action
le momentde la force
⃗ →
− →
−
F autourdedeFl’axe.
par rapport à D correspond à la projection de M F /O suivant la direction de D soit :
→
−
où ⃗k est un vecteur unitaire suivant ∆ définissant le sens positif de rotation avec la convention
habituelle de la règle du tire bouchon.
Si la ligne d’action de la force se trouve dans un plan perpendiculaire à ∆, le moment de la force
par rapport à ∆ est donné par :
−−→
MF⃗ /∆ = ∥OP ∥F sin α = ±F d
−−→
où α représente l’angle entre OP et F⃗ .
La quantité : HP = d = OP | sin α| est appelée bras de levier de la force . Remarque 1: Si le
bras de levier est nul, c’est-à-dire si la droite d’action de la force passe par l’axe de rotation, le
moment de F⃗ est alors nul.
ESIAI 42 A. KAOUACHI
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
⃗ M/O = −
⃗O = L
L
−→ −−→
OM ∧ P⃗ = OM ∧ m⃗vM/R
64 Mécanique du point
z
Δ
→
LM
O
y
O
→
θ VM
R
M
−→ −−→ →
−
Le moment
Le moment cinétique ⃗ Oest
cinétique
L estdonc un vecteur perpendiculaire
perpendiculaire à OMpar
au plan formé et à OM
la vitesse
et ⃗v .v M/R du donc un
C’est
point (annexe 1, 4.). C’est donc un vecteur
vecteur perpendiculaire à la trajectoire du point M . perpendiculaire à la trajectoire du point M.
Théorème
Dans un référentiel galiléen, la dérivée du moment cinétique d’un point matériel
par rapport à un point fixe O est égale à la somme des moments des forces exté-
rieures appliquées à ce point.
Si le point est en équilibre (pas de rotation) alors la somme des moments des forces exté-
rieures est nulle et le moment cinétique est nul.
ESIAI 43
Pour un point matériel il est possible d’exprimer la dérivée du moment cinétiqueA. KAOUACHI
à l’aide
du moment d’inertie ID , par rapport à l’axe de rotation choisi. Le moment cinétique du
CHAPITRE 4. DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL
Causes Effets
P ⃗ ⃗O
dL
MO (F⃗ext ) =
dt
Théorème 4.4.1 Dans un référentiel galiléen, la dérivée du moment cinétique d’un point ma-
tériel par rapport à un point fixe O est égale à la somme des moments des forces extérieures
appliquées à ce point.
Si le point est en équilibre (pas de rotation) alors la somme des moments des forces extérieures
est nulle et le moment cinétique est nul.
Pour un point matériel il est possible d’exprimer la dérivée du moment cinétique à l’aide du
moment d’inertie I∆ , par rapport à l’axe de rotation choisi. Le moment cinétique du point
matériel est égal à :
⃗ =−
L
−→ dθ
OM ∧ m⃗v = mlv ⃗k = ml2 ⃗k = I∆ θ̇⃗k
dt
Par définition le moment d’inertie du point matériel M distant de l de l’axe de rotation est égal
au produit de la masse de ce point par le carré de la distance à l’axe de rotation :
I∆ = ml2
Pour un point matériel en rotation autour d’un axe fixe, on peut appliquer indifféremment le
principe fondamental de la dynamique ou le théorème du moment cinétique.
ESIAI 44 A. KAOUACHI
CHAPITRE 5
Sommaire
5.1 Travail d’une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
5.1.1 Travail d’une force constante sur un parcours rectiligne . . . . . . . . . 45
5.1.2 Travail d’une force dans le cas général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
5.2 Puissance d’une force . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.3 Énergie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.3.1 Théorème de l’énergie cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
5.3.2 Énergie potentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.3.3 Énergie mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
Le travail d’une force mesure l’effort a faire pour déplacer un objet le long d’un trajet.
Ainsi le travail d’une force F⃗ constante au cours d’un déplacement rectiligne d’un point
A vers un point B (distance AB = d) se définit comme suit :
⃗
α correspond à l’angle entre les vecteurs F⃗ et d.
Le travail est une grandeur algébrique qui peut être positive ou négative.
45
CHAPITRE 5. TRAVAIL, PUISSANCE, ÉNERGIE
F⃗ F⃗
α
α
A M B A M B
• si cos α > 0 on dit que le travail est moteur car il contribue au déplacement du
point M .
• si cos α < 0 on dit que c’est un travail résistant car il s’oppose au déplacement de
M.
• si cos α = 0 on dit que le travail est nul.
Les unités du travail d’une force Comme l’intensité du travail est égale au pro-
duit d’une force par une distance, l’unité S.I. du travail est donc le kg.m2 /s2 . L’unité
correspondante est le joule, noté J tel que :
1J = 1kg.m2 /s2
F⃗ (⃗ri )
y
A Mi
Mi+1
ri B
ri+1
O x
ESIAI 46 A. KAOUACHI
CHAPITRE 5. TRAVAIL, PUISSANCE, ÉNERGIE
Le travail total de F⃗ sur la trajectoire entre les points A et B correspond donc à la somme des
travaux élémentaires, comme suit :
Si on prend des déplacements élémentaires très petites jusqu’à devenir des infinitésimaux
P
notés d⃗r, alors la somme discrète ( ) peut être remplacée par une somme continue (sous
forme d’intégrale), comme suit :
Z B
WA→B (F⃗ ) = F⃗ (⃗r).d⃗r
A
5.3 Énergie
5.3.1 Théorème de l’énergie cinétique
Considérons un point matériel M se déplaçant, dans un référentiel galiléen R, sous l’ac-
tion d’un ensemble de forces extérieures. Le mouvement de ce point est régi par le principe
fondamentale de la dynamique, soit :
d⃗v
F⃗ext = m⃗γ = m
X
dt
Au cours d’un déplacement élémentaire d⃗r , la somme des travaux élémentaires des forces exté-
rieures est donnée par :
d⃗v
F⃗ext .d⃗r = m d⃗r = m⃗v .d⃗v
X
dt
Par intégration de cette relation sur un chemin AB nous obtenons :
Z vB XZ B
F⃗ext .d⃗r = WA→B (F⃗ext )
X
m ⃗v .d⃗v =
vA A
soit
1
WA→B (F⃗ext )
X
2 2
m(vB − vA )=
2
ESIAI 47 A. KAOUACHI
CHAPITRE 5. TRAVAIL, PUISSANCE, ÉNERGIE
on voit qu’il est intéressant de définir une fonction d’état, ne dépendant que de la vitesse du
point, appelée énergie cinétique.
Pour un point matériel de masse m se déplaçant à la vitesse v dans un référentiel R galiléen,
nous poserons que l’énergie cinétique de ce point est :
1
Ec = mv 2
2
Dans ces conditions, nous observons que la variation d’énergie cinétique du point matériel entre
deux positions est égale au travail de toutes les forces appliquées sur ce point, ce qui constitue
un théorème appelé théorème de l’énergie cinétique.
Par définition, le travail des forces conservatives ne dépend pas du chemin suivi mais
uniquement de l’état initial et final. Le travail de ces forces peut donc s’exprimer à partir
d’une fonction d’état appelée énergie potentielle Ep . La variation de l’énergie potentielle
est représenté par l’opposé du travail des forces conservatives :
F⃗ext = Fx ⃗i + Fy ⃗j + Fz ⃗k
d⃗r = dx⃗i + dy ⃗j + dz ⃗k
ESIAI 48 A. KAOUACHI
CHAPITRE 5. TRAVAIL, PUISSANCE, ÉNERGIE
Forme locale
−−→
F⃗ext = −grad Ep
ESIAI 49 A. KAOUACHI
CHAPITRE 5. TRAVAIL, PUISSANCE, ÉNERGIE
On peut définir alors une nouvelle grandeur correspondant à la somme des énergies cinétique et
potentielle : cette grandeur a une dimension d’une énergie, elle est appelée énergie mécanique et
se note Em .
La relation établie plus haut peut donc s’écrire simplement en introduisant la notion d’énergie
mécanique :
Em (A) = Em (B)
Théorème 5.3.2 Dans un référentiel galiléen, l’énergie mécanique d’un point soumis à des
forces conservatives se conserve. L’énergie mécanique est donc dans ce cas une constante du
mouvement.
Or, le travail des forces conservatives peut s’écrire comme la variation d’énergie potentielle ; on
obtient donc la relation suivante :
On obtient donc :
∆Em = Em (B) − Em (A) = WA→B (F⃗N C )
Théorème 5.3.3 Dans un référentiel galiléen, la variation d’énergie mécanique d’un point ma-
tériel est égal au travail des forces non conservatives exercées sur ce point.
ESIAI 50 A. KAOUACHI
CHAPITRE 6
Sommaire
6.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
6.2 Théorème du moment cinétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
6.3 Planéité de la trajectoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
6.4 La loi des aires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
6.1 Définition
Un champ de forces centrales est un champ de forces dont les supports passent tous par
un point fixe donné de l’espace appelé centre de force et telles que leurs intensités ne
dépendent que de la distance entre ce centre et les points d’application de ces forces.
Les forces d’attraction gravitationnelles sont des forces centrales et sont particulièrement
importantes pour expliquer les mouvements des astres et des planètes .
51
CHAPITRE 6. MOUVEMENTS DANS UN CHAMP DE FORCES CENTRALES
CONSERVATIVES
⃗O = −−→
L OM ∧ m⃗v = (r⃗er ) ∧ m ṙ⃗er + rθ̇⃗eθ = mr2 θ̇⃗ez
Dans le cas d’un champ de forces centrales, on a vu que le moment cinétique reste constant avec
le temps. On a donc :
LO = mr2 θ̇ avec L ⃗ O = LO⃗ez
ESIAI 52 A. KAOUACHI
CHAPITRE 6. MOUVEMENTS DANS UN CHAMP DE FORCES CENTRALES
CONSERVATIVES
y ⃗v
r(t + ∆t)
M (t)
∆θ
trajectoire du point M
r(t)
θ
O x
Figure 6.1 – l’aire balayée par le rayon vecteur pendant un intervalle de temps ∆t
Sur un intervalle de temps suffisamment petit, on peut confondre l’arc de cercle de rayon r(t)
et la trajectoire réelle du point M . ∆S correspond à une fraction de l’aire du disque de rayon
r(t) et de centre O, si ∆t est petit. ∆S correspond à un angle polaire ∆θ.
On peut écrire :
∆S ∆θ
2
=
πr 2π
Si ∆t tend vers l’infinitésimal dt, on peut écrire :
1
dS = r2 dθ
2
soit :
dS 1 dθ C
= r2 = = cste
dt 2 dt 2
dS −−→
s’appelle la vitesse aréolaire (vitesse à laquelle la surface est balayée par OM ).
dt
La loi des aires Dans un mouvement à forces centrales, le rayon vecteur balaie des
aires égales pendant des intervalles des temps égaux.
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