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Cours Tourisme

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TOURISME, ECOTOURISME ET LOISIRS

Cours de Licence 3 Géographie, 2021


Présenté par:
Dr Ndickou GAYE, Enseignante-Chercheur
Diatou Thiaw Niane, Maître de Conférences titulaire

Département de Géographie- FLSH / UCAD


Introduction générale
• Plus d’un milliard de voyages internationaux
effectués chaque année, beaucoup plus encore de
voyages touristiques au sein de chaque pays : le
tourisme constitue un ordinaire du monde,
présent sur tous les continents et océans.

• Né au 18ème siècle, au sein de l’aristocratie


européenne, le tourisme concerne désormais la
plupart des sociétés, au contact de touristes ou
émettrices elles-mêmes de flux touristiques.
Introduction générale
• Le tourisme comprend les activités
déployées par les personnes au cours de
leurs voyages et de leurs séjours dans des
lieux situés en dehors de leur environnement
habituel pour une période consécutive qui
ne dépasse pas une année, à des fins de
loisirs, affaires, et autres motifs que ceux
d’exercer une activité rémunérée.
Introduction générale
Il traite essentiellement des populations et des
lieux:
– 1- lieu de départ
– 2- lieux traversés
– 3- Lieux visités
Ce déplacement touristique engendre la création
de services qui sont offerts par les différentes
branches touristiques
I. Approche sémantique
Qu’est ce que la géographie
touristique?

• La géographie du tourisme est une branche de la géographie


économique qui étudie la répartition des activités touristiques, et
donc la manière dont ces différentes activités jouent dans
l'organisation des espaces.

• La géographie du tourisme tente de définir les différents types


d'espace de loisirs, stations touristiques ainsi que les flux de
touristes à l'échelle planétaire.

• La géographie permet d’envisager le tourisme de façon plus


globale et d’apporter une vision tenant compte des modifications
contemporaines croissantes (massification, mondialisation,
interdépendance internationale, développement durable etc.).
• Le tourisme : c’est une activité économique en
croissance et un phénomène social marquant de
plus en plus nettement les comportements des
populations

• Mais,  c’est un fait géographique car il s’inscrit


dans des espaces géographiques (lesquels et
pourquoi?) et les modifie profondément
(comment?)
• Cependant, la géographie ne s’est intéressée à la
géographie touristique que récemment : apparition
récentes des premières synthèses surtout en langue
française (J. L. Michaud, 1983 et J. P. Lozato, 1985).

• Ce retard se justifie par deux causes principales:


– D’une part, l’explosion touristique ne s’est manifestée
qu’après les années 1960
– D’autre part, l’image « peu sérieuse » de la recherche en
tourisme
•  La discipline est sous théorisée même si
quelques chercheurs ont créé des modèles
conceptuels (Mathieson et Wall, 1982, Mill et
Morrison, 1985, Pearce, 1989) sans succès

• Noter qu’il n’est guère aisé de se former en


géographie du tourisme car les cours sont
rares sauf peut-être dans les filières
professionnelles où l’on enseigne souvent plus
le tourisme que la géographie du tourisme.
•  Il urge alors de faire en sorte que des
recherches fondamentales se multiplient
afin de doter la discipline de concepts et
de méthodes sans lesquels aucun progrès
n’est possible

•  A l’inverse, dans les pays anglosaxons,


le tourisme fait l’objet d’une production
académique volumineuse et ancienne
(Cristine Petr, 2006).
• NB: outre la Géographie, le tourisme est
devenu un centre d'intérêt pour plusieurs
disciplines académiques telles que :
Sociologie et Anthropologie - Marketing -
Economie – Psychologie, etc…
En sociologie

• Rappel de la prise en compte de l’approche


touristique dans d’autres disciplines:

–  En sociologie: la recherche s'est concentrée sur le


rôle des acteurs et leurs profils socio-économiques, ainsi
que sur les rapports entre le visiteur et le visité (Boyer,
1997, 1995c; Cohen, 1979, 1974; Cohen et Dann, 1991;
Gauthier, 1982; Jafari, 1988; Laplante, 1996, 1988;
Mormont, 1985).
En sociologie

– Les études sociologiques renvoient le tourisme à


la nécessité de quitter des conditions de vie
quotidienne aliénantes, comme à l'affirmation de
valeurs auxquelles le sujet s'identifie. La pratique
s'organise, de ce point de vue, en fonction de
l'inégalité des moyens économiques dont
disposent les membres des différentes classes
sociales (Mormont, 1985; Bruneau, 1985).
En anthropologie
• Rappel de la prise en compte de l’approche touristique
dans d’autres disciplines:

–  L’anthropologie s'est préoccupée davantage des types de


touristes et de leurs comportements de consommateurs
(Graburn, 1980, 1983; MacCannell, 1976, 1989; Urbain,
1983, 1986a, 1986b, 1989, 1993, 1996, 1997).

– Certaines études anthropologiques proposent une typologie


des touristes en fonction de leurs parcours (Graburn, 1983;
Urbain, 1993). Les anthropologues évaluent ainsi les impacts
culturels du tourisme sur les sociétés d'accueil.
En Science économique

• Rappel de la prise en compte de l’approche touristique


dans d’autres disciplines:

–  En Science économique :on s'est penchée sur la


rentabilité de l'activité et sur ses effets organisateurs. Elle a
proposé des analyses statistiques du rapport coûts/bénéfices
(Demers, 1982, 1987; Stafford, 1995).

– La science économique domine toute la littérature et


l'utilisation d'indicateurs quantifiables y est omniprésente, la
plupart des recherches ayant été axées sur l'organisation
globale des flux (Pearce, 1993 : 167).
En histoire

• Rappel de la prise en compte de l’approche touristique


dans d’autres disciplines:

–  En histoire, l’accent est mis sur l’élaboration de scénarios


sur l'évolution de la pratique touristique. Mais les recherches
menées depuis les années 1970 ont plafonné (Boyer, 1995a,
1995b; Corbin, 1988, 1995)

– «Si l'histoire des vacances et du tourisme progresse,


l'histoire du rôle du tourisme dans l'évolution de l'ère
industrielle reste largement à faire » (Knafou, 1997 :195).
• Si la géographie permet d’envisager le tourisme de façon plus globale
et d’apporter une vision qui tient compte des modifications
contemporaines croissantes (massification, mondialisation,
interdépendance internationale, développement durable etc.) 
donc relation Homme/Nature, il faut souligner que:

–  La dimension essentielle, celle liée à des contraintes spatiales liées aux


déplacements des acteurs et à la structuration conséquente de l'espace
(MacPherson, 1995) a été négligée.

–  Cette remarque permet d’introduire un questionnement relatif à une


meilleure compréhension des transformations d'un territoire touristique.

– Si la spatialité doit être considérée comme «première » dans l'élaboration


d'une géographie du tourisme, alors comment cette discipline qu'est la
géographie aborde-t-elle la définition du tourisme et la modélisation des
phénomènes touristiques ?
LE PHÉNOMÈNE TOURISTIQUE
Le tourisme (bref historique)
• Le déplacement touristique possède des racines
anciennes que les historiens ont étudiées pour
l’Antiquité, le Moyen-Age, et l’Epoque moderne.

• Cependant, c’est au XVIIIème siècle que le


phénomène prend sa dimension contemporaine et
reçoit sa qualification.
Le tourisme (bref historique)
• Antiquité : déplacement pour l’agrément. Les grecs, les
puniques, les phéniciens, les romains ou encore les
pharaons, avaient connu des déplacements d’une région à
une autre pour plusieurs raisons.
–  Riches propriétaires
– citadins  maisons de campagnes (pour la détente).

• Epoque romaine : de nombreuses personnes se déplacent


à travers tout l'Empire (travail, commerce, visites de
famille, agrément). Les classes aisées cherchent à s’évader
périodiquement des cités à l’atmosphère surchauffée en été.

• Moyen-Age voyages = souvent pèlerinages ou


commerce.
Le tourisme (bref historique)
• Entre le 17e et le 18e siècle en Europe :
– Au 17e siècle on assiste à une reprise des voyages qui
se multiplient et les Anglais font preuve d’une grande
mobilité.
– Le jeune aristocrate britannique devait effectuer un
périple continental (the grand tour) pour parfaire son
éducation. Des guides de voyages encore sommaires
apparaissent en France en 1631 et 1672. En Italie, Il
Vetturino organise le transport des voyageurs, la prise
en charge des bagages, l’hébergement et les repas.
Le tourisme (bref historique)
• Entre le 17e et le 18e siècle en Europe :

– Au 18e S, le tourisme prend une nouvelle dimension. Il s’élargie à de nouvelles


clientèles, étend son aire géographique et diversifie ses activités (la
montagne et la mer séduisent de plus en plus : Nice, Chamonix…). Le mot «
Tourisme » apparaît pour la première fois en Angleterre à la fin XVIIIe siècle
et son usage s’étend rapidement parmi les classes aisées. La nature devient
le cadre privilégié des séjours où l’intérêt des visiteurs est guidé par la
quête du « sublime » et du « pittoresque »).

– A la fin du 18e S, se produit dans la haute société (anglaise et française un


véritable engouement pour la découverte de certains paysages,
mouvement que l'on peut considérer comme la première véritable vague
touristique. Naissance du mot « tourisme » en Angleterre.

– En France, on peut situer aux alentours de 1860 les premières formes du


tourisme moderne – le tourisme de montagne, le thermalisme, le climatisme-
avec l’accueil des marchands et des pèlerins dans les auberges et les hospices
des vallées (maison où les religieux donnaient l’hospitalité aux voyageurs).
Le tourisme (bref historique)
• Au 19e siècle : réel développement du tourisme
étendu aux régions littorales ou de montagne.

– Une réelle filière économique se met progressivement en


place et le tourisme se traduit par une multitude
d’aménagement qui bouleversent le milieu local et créent
de nouvelles dynamiques. Le tourisme demeure cependant
longtemps limité à l’aristocratie et la bourgeoisie aisée.

– NB: cependant, le tourisme reste limité aux classes aisées


: aristocratie et bourgeoisie. Essor du tourisme repose sur
des initiatives privées qui gèrent la totalité des
infrastructures.
• Années 30 : L’instauration des congés payés implique une
explosion du tourisme populaire + une diversification
rapide des hébergements : avec la multiplication des
pensions de famille et des auberges (national – limité à
une part de la population).

• Années 50 et > : croissance rapide des pays industrialisés


avec comme conséquence un accès aux voyages pour la
plupart des couches sociales et donc diversification plus
marquée.

• MAIS : développement du tourisme limité aux pays


riches par conséquent mise à l'écart de la majeure partie
des populations des pays en voie de développement.
Les lieux touristiques dans le monde selon la période de la
première fréquentation
Le tourisme (définition)
• Le tourisme est défini comme « l’ensemble des activités déployées par les
personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dans des lieux
situés en dehors de leur environnement habituel pour une période
consécutive qui ne dépasse pas une année, à des fins de loisirs, pour
affaires et autres motifs non liés à l’exercice d’une activité rémunérée
dans le lieu visité. »

• L’utilisation de ce concept, suffisamment large, permet d’identifier aussi


bien le tourisme entre différents pays qu’à l’intérieur d’un même pays. Le
terme « tourisme » couvre toutes les activités des visiteurs incluant à la fois
les « touristes » et les excursionnistes.
Le tourisme (définition)
• « un visiteur est toute personne qui se déplace vers un lieu situé en
dehors de son environnement habituel pour une durée inférieure à 12
mois et dont le motif principal de la visite est autre que celui
d’exercer une activité rémunérée dans le lieu visité ».
• Aux fins des statistiques du tourisme et en accord avec les modalités
de base du tourisme, les visiteurs peuvent être classés en tant que :
– Visiteurs internationaux : touristes (passent la nuit); excursionnistes
(visiteurs de la journée).
– Visiteurs internes : idem »
Le tourisme
• Classification du motif de la visite (pour les statistiques)
– Loisirs, détente et vacances
– Visite à des parents et amis
– Affaires et motifs professionnels
– Traitement médical
– Religion/pèlerinage
– Autres
Différence entre tourisme et loisirs
• Le tourisme et les loisirs constituent deux domaines
articulés mais à distinguer.
– Si le tourisme est généralement considéré comme une forme
de loisirs nécessitant un déplacement, les statistiques du
tourisme international intègrent les mobilités d’affaires, qui
utilisent les mêmes infrastructures (l’hôtellerie, les
transports aériens)

– Selon l’OMT, le tourisme comprend « les activités déployées


par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs
séjours dans des lieux situés en dehors de leur
environnement habituel à des fins de loisirs, pour affaires ou
autres motifs ».
Différence entre tourisme et loisirs
• Toutefois, il est souvent difficile de distinguer les
loisirs
touristiques des loisirs non touristiques. Ce sont
souvent les mêmes infrastructures: les musées, les
parcs naturels, les parcs de loisirs comptabilisent
des visiteurs, tandis que les chemins de randonnée
sont aménagés sans distinguer les usagers selon la
provenance.
Différence entre tourisme et loisirs
• Selon Boyer (1999, 2003), différence entre
tourisme et loisir: le tourisme répond à une logique
d’évènements exogènes alors que les loisirs
répondent à une logique d’évènements
mercatiques endogènes
• Cette confusion de concept entre tourisme, loisir(s)
et « recréation » participe grandement à la
cacophonie et le manque de clarté de la définition
du tourisme (Boyer, 2003).
Le tourisme
• Tourisme = phénomène social complexe d’où
difficultés pour l’appréhender et le définir

• Nécessité d’identifier parmi les pratiques de


mobilité des hommes celles qui relèvent du
tourisme à proprement parler.
Le tourisme
• Pour beaucoup de nations, tourisme = principal
secteur d'activités économiques, ou à tout le moins, la
plus importante source de devises étrangères; pour
beaucoup, c'est également la première source
d'emploi
• Les prévisions de l'OMT annoncent un triplement du
nombre de touristes (près de 1,6 milliards de touristes
en l'an 2020)
• Tourisme international  une des premières activités
économiques : 12% du PNB mondial; > 100 millions
d'emplois directs (soit probablement 200 millions
d'emplois, y compris indirects)
Le tourisme
• Richesse touristique particulièrement concentrée vers un petit
nombre de pays (représentant un poids prépondérant dans les
arrivées et les recettes touristiques mondiales)

• Malgré une conjoncture économique médiocre dans la plupart des


pays émetteurs, progression continue des flux touristiques : +3,0%
d'arrivées en 1994; recettes en progression de 5,1% (10% en 2004–
surtout Asie)

• Constat : tourisme mondial caractérisé par très fortes inégalités


dans la répartition internationale des flux touristiques car le plus
souvent, les touristes se déplacent dans leur propre pays ou un
pays voisin  suprématie de l'Europe dans les chiffres d'arrivées et
de recettes.
Le tourisme
• Tendance marquée vers la diversification le tourisme actuel
atteint de plus en plus de pays. En 1950, les 15 principaux pays de
destination (tous européens ou Amérique du Nord) attiraient 97%
des touristes. En 1999, ces chiffres sont descendus à 62%  parts
de marché de plus en plus importantes des régions émergentes
(Europe centrale et Asie).

• MAIS : flux de recettes et dépenses touristiques sont


essentiellement des échanges Nord-Nord entre pays industrialisés
ou nouvellement industrialisés.
• Tourisme = mouvements de populations considérables

Arrivées de touristes internationaux par région (millions)

Source : Organisation mondiale du tourisme (OMT) ©


Prévisions OMT
• Face à la croissance limitée du marché international du
tourisme, il est de plus en plus nécessaire :
– de développer une meilleure adaptation des produits au
marché
– d'améliorer et promouvoir les avantages comparatifs de
chaque pays en mettant en place une stratégie caractérisée
par la recherche de qualité, de compétitivité et d'originalité
(qu'est-ce que mon pays offre que les autres ne peuvent pas
offrir?).
• Parmi les tendances marquantes du
développement qualitatif du tourisme :
– augmentation de la segmentation du marché;
– développement de nouvelles formes de tourisme,
particulièrement celles liées à la nature, la vie
sauvage, les zones rurales et la culture;
– introduction de nouvelles gammes dans les tours
organisés
– croissance importante du tourisme de croisière
CHAPITRE II
Potentialités et diversités touristiques
Les potentialités touristiques
•  les aménités d’un territoire (c’est-à-dire ce
qu’il offre d’agréable, qui peuvent être mises en
valeur et évoluer) rencontrant les attentes des
sociétés (qui évoluent selon les contextes).
Qu’est ce qu’un potentiel touristique ?
• Les paysages uniques
• un patrimoine culturel riche et diversifié qui
devrait pouvoir, s'il est pleinement exploité,
positionner les lieux en tant que destination
touristique privilégiés,
• La biodiversité
• Le climat
Exemple des Maldives, archipel de l’océan Indien
UN POTENTIEL INFINI

• Selo l’OMC, 1 milliard de personnes dans le monde


auraient eu une activité touristique en 2017. C’est énorme !
Ils sont en fait le cumul de :
–  chaque personne entrant dans un musée officiellement répertorié,
–  réservant une chambre d’hôtel,
–  prenant un avion,
–  ou effectuant un passage sur une autoroute.
• Les pays émergents, les pyramides de Gizeh, la ville de New York,
Disneyland, Londres, sont toujours aussi attirants pour le touriste
en quête de l’inconnu.
Les espaces touristiques
• Caractéristiques :
– Le tourisme vit de déplacements temporaires : il faut
qu'il y ait transferts momentanés de personnes -
devenues des voyageurs - vers un autre lieu que celui de
la résidence à laquelle elles vont retourner au terme de
leur périple.
– L'espace constitue donc, avec le temps, l'une des deux
grandes dimensions du tourisme.
Les espaces touristiques
• Caractéristiques :
– Si l'espace touristique se reconnaît par la présence de
visiteurs dans son périmètre, il possède aussi une autre
caractéristique fondamentale, celle de l'ailleurs (qui se
dessine presque toujours autour d'un paysage).

– Pour des raisons d'organisations internes, de distance et


d'exotisme, il est autre, c'est-à-dire différent de l'espace
de vie régulier, ordinaire, quotidien, immédiat.
Les espaces touristiques
• Les termes géographiques couramment utilisés pour
désigner les espaces de différentes tailles s'appliquent
à l'espace touristique:
– Site : s'emploie pour une portion déterminée de l'espace
accueillant un aménagement touristique, ou sur le point de
le faire, en raison de qualités distinctives ;

– Station désigne de plus en plus, cet espace spécifiquement


planifié et aménagé à des fins touristiques ;

– Il existe des localités, zones et territoires touristiques.


Les espaces touristiques
– Pôles touristiques, eux-mêmes hiérarchisés,
s'identifient habituellement à des lieux dotés
d'équipements variés, d'attraits potentiels ou reconnus
et reliés à un réseau de circulation facilitant les
déplacements.
– Régions, sous-régions et super-régions touristiques.
Les espaces touristiques
• les espaces touristiques littoraux
les espaces touristiques montagnards
• les espaces touristiques urbains
• les espaces touristiques ruraux
LES LITTORAUX

Espaces attractifs
Espaces touristiques
Définition
• La zone côtière désigne les eaux côtières (y compris
le sol et le sous-sol) et des terres adjacentes (y
compris les eaux de surfaces et souterraines),
fortement influencées les unes par les autres,
incluant les îles, les zones de transition et
intertidales, les zones humides et les plages.
Définition
• La zone côtière désigne l’espace comprenant la
propriété publique côtière, la zone côtière de
protection, la zone d’accès à la côte et les aires
côtières protégées, le bord de mer, les eaux
côtières et la zone économique exclusive et
inclut tous les environnement sur, dans et sous
cet espace.
• une zone économique exclusive (ZEE) est un espace maritime sur lequel un État
côtier exerce des droits souverains en matière d'exploration et d'usage des
ressources. Elle s'étend de la mer territoriale de l'État à 200 milles marins (soit 370,4
km)de ses côtes.
• La zone côtière désigne l’interface, l’espace où la
terre rencontre la mer et englobe les milieux
littoraux ainsi que les eaux côtières adjacentes. Elle
peut inclure les rivières, les deltas, les plaines
côtières, les zones humides, les plages et les dunes,
les récifs, les mangroves, les forêts, les lagons et les
autres spécificités côtières.
"Zone côtière" : l'espace géomorphologique de part et d'autre du rivage
de la mer où se manifeste l'interaction entre la partie marine et la partie
terrestre à travers des systèmes écologiques et systèmes de ressources
complexes comprenant des composantes biotiques et abiotiques
coexistant et interagissant avec les communautés humaines et les
activités socio-économiques pertinentes.
Un espace flexible (1/1)
Les limites de la zone côtière devraient « s’étendre
vers l’intérieur des terres et vers la mer aussi loin
que l’exige la réalisation des objectifs du programme
de gestion, ce qui implique de raisonner en termes
d’écosystèmes et d’inclure dans la définition de la
zone côtière les bassins hydrographiques des rivières
qui se jettent dans les eaux côtières » (OCDE, 1993).
Un espace flexible (1/2)
• Interface terre/mer
• Interactions Biologiques
• Activités Humaines
• Diversité d’écosystèmes
Forte occupation humaine
• 1 milliard de personnes
vivent sur le littoral
• 60 % de la population
mondiale vit à moins de
100 km de la côte.
Menaces sur le littoral
• L'activité portuaire et tertiaire
– déchets, métaux, hydrocarbures
• L’urbanisation
• La gestion des eaux usées et des déchets
• La pêche industrielle et commerciale
• L'activité pétrolière
• L'agriculture
• La production d'énergie
• Exploitation sable marin
• Erosion côtière
Le littoral, espace touristique…
• Le tourisme dépend grandement de la
conservation de l’environnement littoral.

• Mais le tourisme menace aussi gravement le


littoral
EXEMPLE: LE LITTORAL DE LA
PETITE COTE SENEGALAISE
EXEMPLE: LE LITTORAL DE LA PETITE COTE
SENEGALAISE
• Côte appréciée par son climat doux

• Villégiature réputé qui a suscité très tôt l’intérêt des


élites sénégalaises et des militaires français qui y
construisirent des résidences secondaires pour des
pratiques récréatives de fin de semaine

• Emprises touristiques se concentrent sur environ 90


kilomètres de rivage, depuis Bargny jusqu’à Joal-
Fadiouth et se composent d’une vingtaine de villages
et de zones urbaines de Mbour et de Joal-Fadiouth
construction de la station de Saly
Portudal
• couvre une superficie de 620 hectares.
• un plan d’aménagement le transformant en station
balnéaire à vocation internationale à partir de 1977
• vit au rythme d’une dynamique immobilière
soutenue avec la construction de plusieurs projets
touristiques structurants qui la
transforment en un centre urbain moderne (30 000
habitants.)
construction de la station de Saly
Portudal
• Un secteur immobilier un plein essor
• Urbanisation touristique et concurrences
spatiales

enjeux environnementaux

• artificialisation des côtes accélérée par l’urbanisation


portée par le tourisme et de nouvelles formes
pratiques résidentielles
• Fortes pressions qui résultent de :
– l’occupation illégale du domaine public maritime et de sa
privatisation,
– l’expansion urbaine et des empiétements sur
les habitats naturels,
– des aménagements touristiques non respectueux de normes
environnementales et de la surexploitation des ressources
vivantes autour des villes et des villages côtiers.
enjeux environnementaux

• Conséquences: diminution des ressources marines


et plus durablement la destruction des biotopes
côtiers, marins et sous-marins
• appauvrissement généralisé et accéléré de la
biodiversité
Enjeux fonciers
• Inflation foncière
– Accaparement du littoral autour de nouveaux
quartiers résidentiels
– intérêt exclusif que les promoteurs portent aux
relations entre station et plage et, corrélativement,
au final, un total désintérêt pour l’arrière-pays et ses
populations
DIFFÉRENTS TYPES DE TOURISME
LE TOURISME DE MASSE
LE TOURISME DE MASSE
• Mode de tourisme apparu et généralisé avec
les congés payés dans de nombreux pays
industrialisés, dans les années 1960
permettant aux masses populaires de voyager
et de soutenir le secteur économique du
tourisme.
• Conséquence : « concentration de lieux de
villégiature sur un endroit limité : les touristes
séjournent en grand nombre.
Le tourisme littoral
• Bords de mer = première destination des touristes : flâner au bord de l'eau; se
baigner; activités sportives (au bord de l'eau - sur l'eau : planche à voile, surf,
…)
• Importantes infrastructures  certaines côtes ressemblent actuellement à de
gigantesques rubans de béton  énorme concentration de populations,
nombreux problèmes.
Le tourisme montagnard
Le tourisme de santé
•  a connu de grandes évolutions
– Soins de confort, esthétique ou de pathologie se
développent dans la monde
– Le thermalisme, promu déjà par les romains a connu
un grand essor au courant du XIXéme siècle dans
beaucoup de pays européens :
• vigoureuse campagne de rénovation des installations
thermales et des hôtels dans les stations;
• Création de nouvelles formules comme les cures de
rajeunissement; les séjours diététiques, anti-tabac, ant-
stress, ….
Le tourisme de culture
• Forme de tourisme qui présente des visages
sans cesse plus variés :
– Les formes les plus traditionnelles: visite des
mussés et fréquentation des salles de spectacle
– Bien que limité à des catégories sociales
relativement étroites, ces activités
essentiellement urbaines, engendrent des flux
touristiques massifs
– Folklore, l’artisanat, la gastronomie, ou les fêtes
locales, les sites industriels, …..
Tourisme et sport
• Les grandes manifestations sportives rassemblent des
dizaines de milliers de spectateurs, dont un certains
nombre d’étrangers, venus spécialement suivre la
compétition ou encourager leur compatriotes.
• Exemple:
– les jeux olympiques des événements majeurs
– les jeux d’été  occasionnent des aménagements urbains de
grande ampleur.
– Les jeux d’hivers  obligent à réaliser des infrastructures qui
renforcent le potentiel touristique de la région où ils se
tiennent.
• La pratique de sport est aussi considérée comme une forme
de tourisme: alpinisme, ski, plongée, ect…
Tourisme d’affaire
• S’est développé durant ces dernières années avec
les voyages d’affaire et les congrès
– Renforcement des infrastructures nécessaires à leur
organisation : salles de conférence, centre de congrès
et hôtels équipés de nouvelles technologies,
augmentation du nombre d’organisme spécialisé dans
l’organisation
– Équipements et divertissement en phase afin de
répondre aux attentes professionnelles
– Programme à la carte mis en place par des agences de
voyage spécialisé: rallyes, nuits sous tentes,
gastronomie en plein désert,….
• Tourisme de chasse
• La pêche ou la plongée sous marine
• Tourisme de plaisance
• Tourisme religieux ou pèlerinage (circuits
proposés par les chrétiens comme par les
musulmans)
LES FORMES DE TOURISME
RESPONSABLE
• Le tourisme responsable est un type de tourisme
alternatif ayant pour objectif :

– le développement économique et
l’épanouissement des populations locales
– la préservation à long terme des ressources
naturelles, culturelles et sociales
– une rencontre authentique entre les voyageurs
et les populations locales
Différents modèles de tourisme « responsable »

• le tourisme intégré et diffus


• l’écotourisme
• le tourisme solidaire
• le tourisme équitable
• le tourisme communautaire et « pour les
pauvres »
• le tourisme durable
Le tourisme intégré et diffus
• Apparu dans les années 60-70 avec l’expérience
du Français Christian Saglio en Casamance
(Sénégal)

• initiative locale de développement qui s'appuie


sur la volonté des populations de faire partager
aux touristes la vie au village, et de participer,
ensemble, au développement du terroir

• Spécialité du monde rural


L’écotourisme
Définition :
« L’écotourisme est une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui
contribue à la protection de l’environnement et au bien-être les populations locales.
»

L'écotourisme est un secteur croissant du marché touristique, et par


rapport au tourisme durable, il peut être considéré comme le
secteur du tourisme de nature ayant des buts plus "poussés" vis à
vis de la durabilité.

La Société Internationale d'Ecotourisme (TIES) le définit comme "des


voyages conscients dans la nature, qui préservent l'environnement
et soutiennent le bien-être des habitants locaux". Il entend
promouvoir activement la protection de la nature, avec la
participation des communautés locales de façon à leur fournir des
bénéfices socio-économiques.
L’écotourisme
• Territoires : zones naturelles avec une composante
culturelle forte
• Caractéristique : outil de conservation de la nature
• Évolution : incorpore progressivement des objectifs
locaux de nature sociale, culturelle et économique
• Affinité : tourisme de nature, tourisme naturaliste
• Repères : satisfait le besoin des clients des pays
émetteurs d’une nature préservée
• Populations : communautés locales
• Acteurs dominants : agences et TO
• Image grand public : nature, détente, élitiste
Le tourisme solidaire
• L’objectif du tourisme solidaire est de contribuer à des
actions de développement, c’est à dire à l’amélioration
d’une qualité de vie et la satisfaction de besoins dits
“primaires” : l’eau, l’alimentation, la santé,
l’éducation...

• L’offre, généralement, est une prestation de voyage qui


s’apparenterait à la visite d’un groupe d’invités dans
une famille de cultivateurs ou d’artisans.
Le tourisme équitable
• Comme pour le tourisme solidaire, les
visions du tourisme équitable dessinent,
autour d’une réforme radicale des
relations financières entre partenaires
du Sud et du Nord, une ambition de
durabilité.
Le tourisme communautaire et pour les pauvres

• Autrement appelé « Pro Poor Tourism » (PPT)

• CARACTERISTIQUE PRINCIPALE :
Mettre les personnes pauvres et la pauvreté au premier
rang des priorités (un des objectifs du millénaire définis par
la communauté internationale)

• OBJECTIFS :
– Avantages économiques pour les pauvres
– Augmentation des impacts non-économiques
– Développement des politiques, partenariats pro-pauvres
Le tourisme communautaire et pour les pauvres

• A Bali, la plupart des restaurants sont contrôlés par les


familles ou les Sekaha, associations volontaires basées sur
des principes clairs de division du travail et de revenu. Ce
système est également employé pour les locations de
voitures, bicyclettes, minibus et restaurants.

• Des études à Yogyakarta en Indonésie et ailleurs en Asie


du Sud-Est montrent que les touristes résidents et
venants d’autres pays asiatiques achètent plus aux
vendeurs locaux que les touristes occidentaux.
Le tourisme durable
• « toute forme de développement,
d’aménagement ou activité touristique qui
respecte et préserve à long terme les
ressources naturelles, culturelles et sociales, et
contribue de manière positive et équitable au
développement économique et à
l’épanouissement des individus qui vivent,
travaillent et séjournent dans ces espaces. »
Tourisme durable

Le but du tourisme durable est de développer et de gérer les activités


touristiques de manière à conserver le caractère du lieu visité, d'apporter des
bénéfices concrets aux communautés locales tout en préservant les
ressources et les attractions qui rendent l'endroit attrayant pour le visiteurs
comme pour ses habitants.

La durabilité du tourisme englobe les aspects environnementaux,


socioculturels et économiques.
Il vise à empêcher, ou du moins, minimiser les impacts écologiques, culturels
ou sociaux. Il nécessite une utilisation raisonnée des ressources naturelles,
notamment en ce qui concerne la diversité biologique, l'eau douce et
l'énergie, ainsi qu'une prévention accrue des pollutions et des dégradations
des écosystèmes, et une maximisation des bénéfices pour la protection de
l'environnement et le bien-être des communautés locales.

Photo: David Tatin; [Link]

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