Version Final A Modifier 2
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Figure 1.1 : Plan de masse de l’extension Tanger Med – Zone Passagers et Rouliers
Le projet est prévu selon un phasage progressif permettant d’adapter les investissements à
l’évolution du trafic et aux besoins d’exploitation du port. Ce phasage permet également de
limiter les contraintes d’exécution et d’assurer une mise en service progressive des différentes
infrastructures.
La tranche optionnelle n°1 prévoit la réalisation de cinq postes supplémentaires ainsi que
l’extension des zones de plateforme destinées aux passagers, aux camions export et aux zones
de service.
Au total, le projet prévoit la réalisation de 13 postes, une plateforme globale d’environ 60,8 ha
et une capacité d’exploitation renforcée pour les passagers, véhicules légers et poids lourds.
1.2.3 Problématique
Dans ce cadre, la réalisation d’un appontement sur pieux constitue une solution technique
adaptée pour assurer l’accueil des navires et faciliter les opérations d’accostage et d’amarrage.
Toutefois, la conception de ce type d’ouvrage en milieu marin présente des contraintes
complexes et multidisciplinaires.
De plus, l’environnement marin se distingue par une forte agressivité chimique liée à la
salinité, entraînant des phénomènes de corrosion susceptibles d’affecter la durabilité des
matériaux et la pérennité de la structure.
Pour répondre à cette problématique, il est nécessaire d’adopter une approche globale
intégrant :
Figure 1.2 — Aperçu géologique schématique du site — Zone des Flyschs Rifains —
Formation pélitique substratum EPPR
La sismicité
Le site de Tanger Med est classé en Zone 4+ selon le Règlement Parasismique Marocain RPS
2000 (version révisée 2011), avec une accélération de référence ag = 0,24 g (horizontal) et
ag,v = 0,168 g (vertical = 70% de ag). Le type de sol est S0 (rocher / pélite résistante, S = 1,0),
cohérent avec la nature du substratum pélitique du site EPPR. Les accélérations spectrales
maximales sont Se,h = 0,600 g (horizontal) et Se,v = 0,168 g (vertical). Cette classification
résulte de la position du site dans une zone de convergence tectonique active entre les plaques
africaine et eurasiatique.
Par ailleurs, l’examen des conditions nautiques, notamment la bathymétrie, les marées, les
courants et les caractéristiques de la houle, met en évidence l’importance des sollicitations
hydrodynamiques auxquelles la structure sera soumise durant sa durée de vie. Ces paramètres
constituent des données d’entrée fondamentales pour les calculs de dimensionnement et les
vérifications de stabilité.
L’ensemble des informations présentées dans ce chapitre permet ainsi de définir les
contraintes techniques, environnementales et fonctionnelles qui orienteront les choix de
conception de l’appontement. Elles serviront de base aux études développées dans les
chapitres suivants, consacrés à l’analyse des variantes structurelles, à l’étude géotechnique, à
la détermination des charges et au dimensionnement détaillé de l’ouvrage.
Les appontements sur pieux constituent des ouvrages portuaires largement utilisés pour
l'accueil des navires et le transfert de marchandises ou de produits spécifiques. Leur
conception diffère sensiblement de celle des ouvrages terrestres classiques en raison des
sollicitations particulières auxquelles ils sont soumis. En plus des charges permanentes et
d'exploitation, ils doivent résister aux efforts d'accostage et d'amarrage des navires, aux
actions hydrodynamiques générées par la houle et les courants marins, ainsi qu'aux effets
d'un environnement marin particulièrement agressif pouvant compromettre la durabilité des
matériaux.
Ce chapitre présente tout d'abord les notions fondamentales relatives aux appontements sur
pieux, notamment les opérations d'accostage et d'amarrage, qui constituent les principales
sources de sollicitations horizontales sur l'ouvrage. Les différents équipements portuaires
associés à ces opérations, tels que les défenses, les bollards et les bras de chargement, sont
également décrits afin de mieux comprendre leur interaction avec la structure.
Par la suite, une description détaillée des éléments constitutifs de l'appontement est réalisée
en distinguant l'infrastructure, composée principalement des pieux, chevêtres et longrines, de
la superstructure constituée du tablier, des poutres principales et des équipements
d'exploitation. Le rôle structural de chaque composant ainsi que son importance dans le
transfert des charges vers les fondations sont analysés.
Enfin, le chapitre présente les différentes solutions constructives utilisées dans les ouvrages
maritimes ainsi que l'analyse multicritères menée pour sélectionner la variante structurelle la
plus adaptée aux contraintes du projet EPPR. Cette démarche permet de justifier
techniquement et économiquement le choix de la solution retenue avant d'entamer les études
détaillées de calcul et de dimensionnement développées dans les chapitres suivants.
L'accostage est l'opération par laquelle le navire approche latéralement l'appontement et vient
en contact avec lui. C'est l'un des événements de chargement les plus critiques pour la
structure, car il génère des forces horizontales importantes et dynamiques.
Figure 2.1 — Schéma des forces d'accostage et des actions environnementales sur
l'appontement
On appelle accostage la manœuvre d'approche et de contact latéral d'un navire contre un ouvrage
d'accueil (quai, appontement, duc d'albe). Au moment du contact, l'énergie cinétique du navire
est transmise à la structure sous forme d'un choc. La vitesse d'approche est faible (0,10 à 0,30
m/s environ), mais la masse du navire étant considérable (plusieurs dizaines de milliers de
tonnes), l'énergie d'accostage à absorber peut dépasser 1 000 kJ pour un grand pétrolier.
Les défenses sont des éléments déformables fixés sur le bord de l'appontement, généralement
en élastomère naturel ou synthétique. Leur rôle est d'absorber l'énergie d'accostage par
déformation élastique, limitant ainsi l'effort de réaction transmis à la structure et protégeant la
coque du navire. On distingue plusieurs types selon la capacité d'absorption requise :
2.3 Amarrage
Après l'accostage, le navire est maintenu en position contre l'appontement par un ensemble de
câbles ou amarres fixés sur des bollards. L'amarrage garantit la stabilité du navire pendant toute
la durée des opérations de transfert, qui peuvent s'étendre sur plusieurs heures voire plusieurs
jours.
On appelle amarrage l'ensemble des dispositifs (câbles, aussières, bollards, bittes) permettant
d'immobiliser un navire contre un ouvrage pendant ses opérations à quai. L'amarrage doit
résister à toutes les forces d'environnement s'exerçant sur le navire : houle, courant, vent,
variation de marée.
Un amarrage complet comprend plusieurs types de câbles orientés différemment, chacun ayant
un rôle précis :
Les bollards sont des éléments en acier forgé ou moulé, fixés sur le tablier de l'appontement par
des platines boulonnées sur le béton. Chaque bollard est certifié pour une charge nominale,
typiquement 100 tf ou 200 tf en traction. Les efforts transmis par les câbles sont repris par les
platines d'ancrage, les poutres du tablier, et finalement par les pieux.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les forces les plus importantes ne sont pas celles du
choc d'accostage, mais celles qui s'exercent en permanence sur le navire immobilisé :
Houle : les vagues induisent des mouvements oscillants du navire (roulis, tangage,
pilonnement) que les amarres doivent contrôler.
Courant marin : la force de traînée exercée par le courant sur la carène immergée
peut représenter plusieurs centaines de kilonewtons.
Vent : sur un pétrolier en état lège (vide), la surface exposée au vent est
considérable (parfois plus de 2 000 m²).
Variation de marée : le niveau de la mer varie de ±1 à ±8 m selon les sites. Les
amarres doivent permettre ces déplacements verticaux sans être ni lâches ni sur-
tendues.
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 27 / 218
2.3.5 Bras de chargement articulés
Le transfert d'hydrocarbures entre l'appontement et le navire est assuré par des bras de
chargement articulés. Ces équipements mécaniques permettent la connexion étanche aux
manifolds du navire tout en absorbant les mouvements relatifs entre le navire et l'appontement
dus à la marée et à la houle. Leur présence impose des dispositions structurales spécifiques sur
le tablier.
L'infrastructure désigne l'ensemble des éléments porteurs situés sous le tablier et dans le milieu
marin. C'est elle qui reprend la totalité des charges (verticales et horizontales) et les reporte sur
le sol marin.
Dans le cas de cet appontement, les pieux sont des tubes métalliques en acier, battus ou vibro
en foncés dans le sol marin, puis remplis de béton coulé in situ. Cette solution hybride présente
plusieurs avantages techniques décisifs :
Le chevêtre est une poutre en béton armé (ou précontraint) disposée transversalement à l'axe de
l'appontement. Il relie les têtes de pieux d'un même portique et assure leur solidarité
transversale. Dimensionné pour la flexion et le cisaillement, il transfère les charges verticales
du tablier vers les pieux et participe à la reprise des efforts horizontaux transversaux (accostage).
La superstructure désigne l'ensemble des éléments situés au-dessus des chevêtres, formant la
plateforme d'exploitation visible depuis la surface. C'est sur elle que s'effectuent toutes les
opérations : accostage, amarrage et transfert d'hydrocarbures.
Le tablier est la dalle portante en béton armé ou précontraint sur laquelle reposent tous les
équipements et sur laquelle circulent opérateurs et engins. Son épaisseur varie de 30 à 60 cm
selon les charges. Compte tenu de l'environnement marin, le béton utilisé est de classe C35/45
minimum avec un enrobage de 50 à 60 mm En surface, un revêtement anti-dérapant (résine
époxy chargée ou béton bouchardé) protège la dalle et garantit la sécurité des opérateurs.
Compte tenu des charges d'exploitation élevées (charges routières, charges d'accostage,
charges d'amarrage et équipements portuaires), le système retenu est constitué de poutres
rectangulaires en béton armé C50/60 supportant une dalle en béton armé. Cette solution
présente une excellente rigidité, une bonne durabilité en milieu marin XS3 et une facilité de
réalisation adaptée aux contraintes du projet.
Durabilité marine 25 5 4 3
Résistance 20 5 4 4
structurale
Coût 15 4 4 3
d'investissement
Coût de 15 4 5 2
maintenance
Résistance sismique 10 5 4 4
Délai de réalisation 5 4 3 5
Conclusion
Ce chapitre a permis de présenter les principes fondamentaux relatifs aux appontements sur
pieux ainsi que les principaux éléments intervenant dans leur conception et leur
fonctionnement. L'analyse des opérations d'accostage et d'amarrage a mis en évidence
l'importance des efforts horizontaux générés par les navires et la nécessité de disposer
d'équipements adaptés permettant de garantir la sécurité des opérations portuaires.
L'étude des différents composants de l'ouvrage a montré le rôle essentiel de chaque élément
dans la transmission des charges depuis la superstructure jusqu'aux fondations profondes. Les
pieux assurent le transfert des efforts vers le sol, tandis que les chevêtres, longrines, poutres et
tablier participent à la répartition et à la reprise des sollicitations verticales et horizontales
agissant sur l'ensemble de la structure.
Par ailleurs, la comparaison des différentes familles d'appontements selon les matériaux et les
systèmes constructifs a permis d'évaluer leurs performances respectives en termes de
résistance mécanique, de durabilité, de coût, de facilité d'exécution et de maintenance.
L'analyse multicritères réalisée a conduit au choix de la solution optimale pour le projet EPPR,
reposant sur une structure en béton armé portée par des pieux mixtes acier-béton, offrant le
meilleur compromis entre performance structurale, durabilité en milieu marin agressif et
rentabilité économique.
Les notions développées dans ce chapitre constituent ainsi les bases théoriques et techniques
nécessaires à la compréhension des choix de conception adoptés pour l'ouvrage. Elles
serviront de référence pour les études géotechniques, les évaluations de charges et les calculs
de dimensionnement qui seront présentés dans les chapitres suivants.
Dans le cas du projet d’extension de la Zone Passagers et Rouliers (EPPR) du Port Tanger
Med, les conditions géotechniques présentent des particularités importantes liées à la présence
de formations pélitiques caractérisées par différents degrés d’altération. Ces formations
conditionnent fortement le comportement des fondations profondes et nécessitent une analyse
détaillée afin d’évaluer leur aptitude à reprendre les efforts verticaux et horizontaux transmis
par l’ouvrage.
L’objectif de cette étude est de démontrer que les fondations profondes choisies disposent
d’une capacité suffisante pour reprendre l’ensemble des charges de calcul tout en assurant un
comportement satisfaisant durant toute la durée de vie de l’appontement.
Les essais pressiométriques réalisés sur le site de l'appontement ont pour objectif de
déterminer les caractéristiques mécaniques des différentes couches de sol rencontrées au droit
des pieux de fondation. Ces essais consistent à introduire une sonde pressiométrique dans un
forage préalablement exécuté puis à appliquer une pression radiale croissante sur les parois du
forage afin d'observer la déformation du terrain.
Les résultats obtenus permettent d'évaluer la résistance et la déformabilité des sols, paramètres
indispensables pour le dimensionnement géotechnique des fondations profondes de
l'appontement.
Cette méthode est basée sur les résultats des sondages géotechniques réalisés sur le site afin de
déterminer les caractéristiques de portance du terrain supportant les pieux de l'appontement.
Les paramètres géotechniques obtenus à partir des essais pressiométriques permettent d'établir
un modèle de sol représentatif des différentes couches traversées par les pieux. Ce modèle sert
de base au calcul de la résistance de pointe et du frottement latéral mobilisables le long des
fondations profondes.
➢ Méthode pressiométrique
Cette méthode est particulièrement adaptée aux sols homogènes ou stratifiés et permet
d'obtenir une estimation fiable des caractéristiques mécaniques du terrain nécessaires au
dimensionnement des fondations profondes.
À partir des résultats des essais pressiométriques, la contrainte limite de pointe peut être
déterminée à l'aide de la relation suivante :
∗
𝑞𝑏 = 𝑘𝑝 𝑝𝑙𝑒
Avec :
La pression limite nette équivalente est calculée pour le sol situé au voisinage de la pointe du
pieu en tenant compte des valeurs de pression limite obtenues dans la couche porteuse
traversée.
𝐷+3𝑎
∗
1
𝑝𝑙𝑒 = ∫ 𝑝 ∗ (𝑧) 𝑑𝑧
𝑏 + 3𝑎 𝐷−𝑏 𝑙
Avec :
Le frottement latéral unitaire limite mobilisable le long du fût du pieu est déterminé à partir
des résultats des essais pressiométriques et des recommandations de la méthode de Ménard.
𝑄𝑠 = ∑𝑞𝑠 𝐴𝑠
Avec :
La résistance ultime d'un pieu est obtenue par la somme de la résistance de pointe et de la
résistance de frottement latéral :
𝑄𝑢 = 𝑄𝑏 + 𝑄𝑠
Avec :
Tableau XX : Valeurs des pressions limites pour les différentes formations rencontrées
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 40 / 218
Profondeur (m) Lithologie du sol PL* (MPa) Em (MPa)
Les valeurs présentées dans ce tableau montrent que le terrain rencontré est constitué de trois
formations géotechniques distinctes. La pression limite nette 𝑃𝐿∗ ainsi que le module
pressiométrique 𝐸𝑚augmentent progressivement avec la profondeur, traduisant une
amélioration des caractéristiques mécaniques du terrain.
La couche de pélite résistante présente les valeurs les plus élevées de pression limite et de
module pressiométrique. Cette formation constitue la couche porteuse retenue pour l'ancrage
des pieux de l'appontement et sera utilisée pour le calcul de la capacité portante des fondations
profondes.
Pour déterminer le coefficient 𝐾𝑝𝑚𝑎𝑥 , il faut avoir déjà des informations sur la classe des
pieux et la catégorie conventionnelle du terrain. Après identification de la couche porteuse
constituée de pélite résistante, on se base sur le tableau F.4.2.1 de la norme NF P94-262 pour
déterminer la valeur de 𝐾𝑝𝑚𝑎𝑥.
𝐾𝑝 = 1,20
La hauteur d’encastrement effectif des pieux de l’appontement est définie par la relation
suivante :
1 𝐷
𝐷𝑒𝑓 = ∫ 𝑝 𝑙 ∗ (𝑧) 𝑑𝑧
𝑝𝑙𝑒 𝐷−𝐻𝑑
Avec :
𝐻𝑑 = min(10𝐵; 𝐷)
𝐷𝑒𝑓
Si : > 5 ⇒ 𝐾𝑝 = 𝐾𝑝𝑚𝑎𝑥
𝐵
𝐷𝑒𝑓 𝐷𝑒𝑓/𝐵
Si : < 5 ⇒ 𝐾𝑝 = 1 + (𝐾𝑝𝑚𝑎𝑥 − 1) ( )
𝐵 5
Il faut tout d’abord déterminer les valeurs des paramètres 𝑎, 𝑏 et 𝑐 pour calculer 𝑓𝑠𝑜𝑙, à partir
des caractéristiques géotechniques du site de l’appontement.
où :
𝛾𝑅𝑑1 et 𝛾𝑅𝑑2 sont des coefficients partiels liés à la méthode et au modèle de calcul,
𝑅𝑏,𝑘 = 𝐴𝑏 ⋅ 𝑞𝑏,𝑘
avec :
avec :
Résistance en compression :
𝑅𝑐,𝑘
𝑅𝑐,𝑑 =
𝛾𝑠𝑡
Résistance en traction :
𝑅𝑡,𝑘
𝑅𝑡,𝑑 =
𝛾𝑠𝑡
Les vérifications de la capacité portante des pieux sont réalisées conformément à l’Eurocode
7, en comparant les efforts sollicitants aux résistances de calcul. Ces vérifications sont
effectuées pour les différents cas de charges en traction et en compression, aux États Limites
Ultimes (ELU) et aux États Limites de Service (ELS).
Cas sismique
En compression :
𝑅𝑐 ≤ 𝑅𝑑,𝑐
En traction :
𝑅𝑡 ≤ 𝑅𝑑,𝑡
En compression :
𝑅𝑐 ≤ 𝑅𝑑,𝑐
En traction :
𝑅𝑡 ≤ 𝑅𝑑,𝑡
Cas caractéristique
En compression :
𝑅𝑐 ≤ 𝑅𝑐,𝑐𝑟,𝑑
En traction :
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 46 / 218
𝑅𝑡 ≤ 𝑅𝑡,𝑐𝑟,𝑑
Cas quasi-permanent
En compression :
𝑅𝑐 ≤ 𝑅𝑐,𝑐𝑟,𝑑
En traction :
𝑅𝑡 ≤ 𝑅𝑡,𝑐𝑟,𝑑
Rd,c = 18705.49Kn
ELU Sismique Rc = 14902.23 kN vérifier
ELS
Rc = 10898.72 kN Rc = 16003.59 kN vérifier
Caractéristique
ELS
Rt = 116.16 kN Rd,t = 495.87 kN vérifier
Caractéristique
ELS Quasi-
Rc = 9848.25 kN Rd,c = 13 094 kN vérifier
permanent
ELS Quasi-
Rt = 21.80 kN Rd,t = 363.64 kN vérifier
permanent
Les vérifications réalisées aux États Limites Ultimes et aux États Limites de Service
démontrent que l’ensemble des combinaisons de charges étudiées, qu’elles soient
permanentes, accidentelles ou sismiques, restent inférieures aux résistances de calcul des
fondations. Les marges de sécurité obtenues confirment ainsi la conformité des pieux vis-à-vis
des critères réglementaires de stabilité et de portance.
Par conséquent, les fondations profondes retenues présentent un niveau de sécurité satisfaisant
et garantissent un comportement adéquat de l’ouvrage sous les différentes conditions
d’exploitation envisagées. Les paramètres géotechniques déterminés dans ce chapitre serviront
également de base aux analyses ultérieures relatives à l’interaction sol-structure et à la
modélisation globale de l’appontement développées dans les chapitres suivants.
Introduction :
Après l’analyse du contexte général du projet et l’étude des conditions géotechniques du site,
il est nécessaire de définir la configuration structurelle de l’ouvrage ainsi que les principales
caractéristiques géométriques et mécaniques des éléments qui le composent. Cette étape
constitue une phase essentielle du processus de conception puisqu’elle permet d’établir les
hypothèses de base qui serviront ultérieurement aux calculs de charges, à la modélisation
numérique et au dimensionnement des différents composants de la structure.
4 Conception de l’ouvrage
Le projet étudié consiste en un appontement maritime sur pieux destiné aux opérations
d’accostage et d’amarrage ainsi l’exploitation portuaire. La structure est composée d’un tablier
en béton armé supporté par des poutres longitudinales rectangulaires reposant sur des
chevêtres en béton armé, eux-mêmes appuyés sur des pieux circulaires de fondation.
Le tablier est constitué d’une dalle en béton armé supportée par des poutres longitudinales
rectangulaires assurant la transmission des charges vers les chevêtres. Ces derniers permettent
de répartir les efforts vers les pieux circulaires ancrés dans le sol de fondation.
Les pieux assurent la stabilité globale de l’ouvrage vis-à-vis des charges verticales et
horizontales provenant :
Paramètre Valeur
Longueur totale de l'appontement 250 m
Largeur utile du tablier 12,00 m
Largeur totale de l'ouvrage 14,55 m
Nombre de pieux 32
Nombre de chevêtres 14
Nombre de poutres longitudinales 6
Nombre de passerelles de lamanage 1
L'analyse du plan montre que l'ouvrage est constitué d'une succession de portiques fondés sur
des pieux tubulaires métalliques remplis de béton. Les chevêtres assurent la liaison entre les
pieux tandis que les poutres longitudinales supportent le tablier en béton armé. Le plan met
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 53 / 218
également en évidence la disposition des défenses d'accostage, des bollards d'amarrage et de la
passerelle de lamanage nécessaires à l'exploitation de l'ouvrage.
Les poutres longitudinales constituent les éléments principaux assurant la reprise des charges
du tablier et leur transmission vers les chevêtres. Plusieurs formes de poutres peuvent être
utilisées dans les ouvrages maritimes, notamment :
les poutres en T,
les poutres en I,
les poutres caissons,
les poutres rectangulaires.
Dans le cadre de ce projet, le choix s’est porté sur des poutres rectangulaires en béton armé
pour plusieurs raisons :
Cette solution permet également d’assurer une bonne durabilité dans un environnement marin
agressif grâce à l’utilisation d’un béton adapté aux classes d’exposition maritimes.
L'espacement entre les axes des poutres en béton armé est déterminé à partir de la largeur du
tablier et du nombre de poutres imposé.
On prend : x = 2,79 m
L : la largeur du tablier
b : largeur de poutre
avec :
𝐿𝑝 = 13,95𝑚
13.95
𝑁𝑝 = + 1
2.79
𝑁𝑝 = 6
4.2.1.1Largeur de la poutre
𝑏 = 0,4𝐻à0,6𝐻
Épaisseur de la dalle
Pour un appontement
𝐿 𝐿 2.79
𝑒 à = 2.79𝑐𝑚30𝑐𝑚
10 15 10
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 55 / 218
4.3 Prédimensionnement du chevêtre
Le chevêtre est une poutre transversale en béton armé qui assure la liaison entre les pieux de
fondation et les poutres longitudinales du tablier. Il s'étend sur toute la largeur du tablier et est
supporté par 4 rangées de pieux.
4.3.1.1Longueur du chevêtre
Vérification de la hauteur
Les pieux sont composés d’un tube métallique circulaire de diamètre important, rempli de
béton armé.
La partie émergente et la partie située dans la zone marine sont constituées d’un tube en acier
assurant le confinement du béton et la résistance mécanique globale, tandis que la partie
ancrée dans le sol est réalisée entièrement en béton armé afin d’assurer une meilleure
durabilité et un comportement géotechnique plus favorable au niveau de l’ancrage.
L’ouvrage est soumis à des charges verticales importantes ainsi qu’à des efforts horizontaux
générés par :
la houle,
les courants marins,
les efforts d’accostage,
les charges de freinage des véhicules,
et les actions sismiques éventuelles.
Les pieux tubulaires métalliques présentent une rigidité élevée et une excellente résistance aux
sollicitations latérales et à la flexion.
Leur utilisation permet également la réalisation de pieux inclinés capables de reprendre
efficacement les efforts horizontaux.
Concernant la durabilité, la corrosion du tube métallique est prise en compte par l’adoption :
Afin d’améliorer la reprise de ces efforts, une partie des pieux est disposée en inclinaison.
Les pieux inclinés permettent de transmettre les efforts horizontaux sous forme d’efforts
axiaux, ce qui améliore considérablement le comportement global de la fondation.
L’inclinaison des pieux peut atteindre 45° selon les zones de l’ouvrage et les efforts appliqués.
Des pieux verticaux sont également conservés afin d’assurer principalement la reprise des
charges gravitaires et de participer à la résistance globale contre la flexion.
Désignation Valeur
Résistance cylindrique fck 50 MPa
Résistance cubique 60 MPa
Pour un béton de classe inférieure ou égale à 50 MPa, la résistance moyenne à la traction est
donnée par :
2/3
𝑓𝑐𝑡𝑚 = 0.3 × 𝑓𝑐𝑘
Avec :
𝑓𝑐𝑘 = 50 𝑀𝑃𝑎
On obtient :
𝑓𝑐𝑚 = 𝑓𝑐𝑘 + 8
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 59 / 218
Donc :
𝑓𝑐𝑚 = 58 𝑀𝑃𝑎
𝑓𝑐𝑚 0.3
𝐸𝑐𝑚 = 22000 × ( )
10
On obtient :
Situation Coefficient γb
Situation durable et transitoire 1.50
Situation accidentelle 1.20
5.6.3 Acier
Dans ce projet, deux types d’acier sont utilisés :
les armatures passives pour le béton armé ;
l’acier de structure des pieux tubulaires métalliques.
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 60 / 218
5.6.4 Armatures passives
Les armatures utilisées pour les dalles, chevêtres et pieux en béton armé sont des
aciers à haute adhérence de nuance FeE500.
Les caractéristiques mécaniques adoptées sont :
Caractéristique Valeur
Limite élastique fyk 500 MPa
Module d’élasticité Es 200000 MPa
Coefficient de sécurité γs 1.15
𝑓𝑦𝑘
𝑓𝑦𝑑 =
𝛾𝑠
Ainsi :
𝑓𝑦𝑑 = 435 𝑀𝑃𝑎
Caractéristique Valeur
Limite élastique fy 355 MPa
Module d’élasticité E 210000 MPa
Coefficient de sécurité γM1 1.10
Coefficient de sécurité γM2 1.25
4.6.1 Généralités
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La réalisation d'un appontement maritime sur pieux nécessite la mise en œuvre d'une
méthodologie constructive adaptée aux contraintes du milieu marin. Les opérations de
construction doivent tenir compte des profondeurs d'eau, des conditions météorologiques, des
courants marins ainsi que des exigences de précision imposées par la géométrie de l'ouvrage.
Afin de réduire les travaux réalisés en mer et d'améliorer la qualité d'exécution, le projet EPPR
prévoit l'utilisation de pieux tubulaires métalliques remplis de béton ainsi que d'éléments
préfabriqués en béton armé. Cette solution permet de réduire les délais d'exécution tout en
garantissant une meilleure maîtrise de la qualité des ouvrages.
La première étape consiste à implanter les axes des pieux conformément aux plans
d'exécution.
Les pieux tubulaires métalliques sont ensuite levés à l'aide d'une grue embarquée sur une
barge puis positionnés à leurs emplacements définitifs. Après contrôle de leur verticalité, ils
sont battus jusqu'au toit du substratum rocheux au moyen d'un marteau hydraulique.
Cette opération assure le positionnement définitif des fondations et constitue une étape
essentielle pour garantir la stabilité future de l'ouvrage.
Une fois les pieux battus, un forage est réalisé à l'intérieur de chaque tube métallique afin de
créer un ancrage dans le substratum rocheux.
Cette zone d'ancrage, appelée socket rocheux, permet d'améliorer considérablement la capacité
portante des fondations et d'assurer une meilleure reprise des efforts horizontaux transmis par
la structure.
Après réalisation du socket, les pieux sont remplis de béton afin de constituer la section mixte
définitive.
Afin de limiter les travaux réalisés en mer, les principaux éléments de la superstructure sont
fabriqués à terre dans une aire de préfabrication.
Les éléments concernés sont principalement les bi-poutres longitudinales et les chevêtres.
Après transport sur site, les chevêtres sont levés puis positionnés sur les têtes de pieux.
Une fois les chevêtres positionnés, les réservations autour des pieux sont remplies par un
béton de clavage.
Cette opération permet d'assurer la continuité structurale entre les pieux et les chevêtres et
garantit la transmission des efforts entre les différents éléments.
Les bi-poutres longitudinales sont ensuite transportées puis mises en place entre les chevêtres.
Après mise en place des poutres, les armatures complémentaires sont installées puis le béton
du tablier est coulé.
Le tablier ainsi réalisé est capable de reprendre les charges permanentes, les charges
d'exploitation, les charges routières ainsi que les efforts transmis par les équipements
portuaires
La dernière phase du chantier consiste à réaliser les bossages puis à installer les différents
équipements nécessaires à l'exploitation de l'ouvrage.
les passerelles ;
Une fois ces opérations achevées, l'ouvrage est prêt à être mis en service.
Conclusion :
L’étude des matériaux a conduit à l’adoption d’un béton à haute performance et d’aciers
présentant des caractéristiques mécaniques élevées, compatibles avec les exigences de
résistance et de durabilité en milieu marin. Les dispositions retenues permettent de limiter les
effets de la corrosion et d’assurer la pérennité de l’ouvrage durant sa durée de vie de projet.
Dans le cas de l’appontement étudié, les charges prises en compte comprennent les
charges permanentes, les surcharges d’exploitation, les charges routières, les efforts
d’accostage, les efforts d’amarrage, les actions thermiques ainsi que les charges
transmises par les passerelles et les différents équipements portuaires. Chaque action est
déterminée conformément aux normes et recommandations applicables aux ouvrages
maritimes.
Les caractéristiques géométriques de chaque section seront détaillées dans le tableau ci-après.
𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 = 𝑨Poutre 𝒙 𝜸𝒃
𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 = 25 × 0.667
Gt poutres = 101.7 Kn/m
𝐺t 𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 = 𝐺𝑝𝑜𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 * 6
6.2.3 Poids propre des chevêtres ( 𝑮chevêtres)
Les poutres longitudinales sont reliées transversalement par des chevêtres en béton
armé, assurant la rigidité transversale du tablier et la répartition homogène des charges
entre les différentes poutres.
𝑮 chevêtre = 𝑨chevêtre 𝒙 𝜸𝒃
∑𝑃𝑝
𝐺𝑡 = = 18; 14𝐾𝑛/𝑚
𝐿
La passerelle mobile étudiée, de longueur 23.5 m et de poids total 47.6 t, est modélisée par six
appuis ponctuels
𝑃𝑝
𝐺𝑝𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑒 = = 79.3𝐾𝑛
6
La charge totale de 788,4 kN est supposée uniformément répartie entre les deux appuis,
chacun reprenant une réaction de 394,2 kN.
𝜟𝑻 = 𝜟𝑻𝑵,𝒆𝒙𝒑 + 𝟎. 𝟕𝟓𝜟𝑻𝑴,𝒉𝒆𝒂𝒕
Tableau X : Paramètres et résultats de l'action thermique
Paramètre Valeur
Température d'origine 𝑻𝟎 20 °C
𝜟𝑻 = 𝟑𝟔. 𝟑𝟖∘ 𝑪
𝑄 = 2,5 𝑘𝑁/𝑚2
Passerelle fixe
Pour la passerelle fixe, la charge d’exploitation est prise égale à :
𝑄1 = 2,5 𝑘𝑁/𝑚2
𝑄1,𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝑞 × 𝑏 × 𝐿
Avec :
𝑞 = 2,5 𝑘𝑁/𝑚2
𝑏: largeur de la passerelle
Donc :
𝑄1,𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 2,5 × 𝑏 × 𝐿
Passerelle mobile
𝑄2,𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 𝑞 × 𝑏 × 𝐿
Avec :
𝑞 = 2,5 𝑘𝑁/𝑚2
𝑏=3𝑚
𝐿 = 23,5 𝑚
𝑄2,𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 2,5 × 3 × 23,5
𝑄2,𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = 176,25 𝑘𝑁
Tableau récapitulatif
𝟏
𝑬 = · 𝑴 · 𝑽² · 𝑪𝒆 · 𝑪𝒎 · 𝑪𝒔 · 𝑪𝒄
𝟐
La défense est sélectionnée de sorte que son énergie absorbée nominale soit supérieure à
l'énergie d'accostage calculée. Les critères de vérification sont les suivants :
La défense retenue présente une énergie absorbée de 2 162 kJ, soit 97,4 % de sa capacité
nominale, ce qui est supérieur à l'énergie d'accostage calculée de 2 106 kJ. La déflexion atteint
70 % de la déflexion nominale, et la force de réaction correspondante est de 2 422,65 kN, soit
93 % de la réaction nominale. L'ensemble des critères est satisfait.
Système de charges A.
La classe du pont en fonction de largeur rouable Lr est présentée dans le tableau suivant
:
Dans ce cas, l’ouvrage a une largeur rouable de 12 m donc c’est un pont de classe 2
7.4.2 Largeur chargeable Lc
Déduit à partir de largeur Lr et en fonction de nombre de dispositif de sécurité
𝐋𝐜 = 𝐋𝐫 − 𝟎. 𝟓 𝐱 𝐧
calculé par la formule suivante :
𝐋𝐜 = 7 – 𝟎. 𝟓 𝐱 𝟐
𝑳𝒄 = 6 𝐦
Nombre de voie :
𝑳𝒄𝒉
𝑵𝒗 = 𝑬 ( ) 𝑵𝒗 = 2𝒗𝒐𝒊𝒆𝒔
𝐋𝐜𝐡
𝑳𝒗 = 𝑳𝒗 = 𝟑𝒎
𝑵𝑽
𝟑𝟔𝟎
𝑨 = 𝒂𝟐 𝒙 𝒔𝒖𝒑( (𝒂𝟏 𝒙 ( 𝟐. 𝟑 +
𝑳 + 𝟏𝟐
a2 : Coefficient multiplicateur qui permet d’ajuster la valeur de la charge d’une manière qu’elle
soit indépendante de largeur exacte pour chaque voie de circulation se présente par la formule
v𝟎
𝐚𝟐 =
𝒗
ci-dessus :
Dans ce cas le nombre de voies est Nv = 2 et puisque notre ouvrage est de classe 1
donc a1 = 0.9
v𝟎
𝒂𝟐 = = 𝟏. 𝟏6
𝒗
𝑞𝐴𝑙 = 2 ∗ 𝑉 ∗ 𝑎1 ∗ 𝑎2 ∗ 𝐴𝐿
Les intensités des charges Bc sont pondérées par un coefficient noté bc qui est en
fonction de nombre des voies chargées et de la classe de pont, la charge Bc est
calculé par la relation suivante :
𝑪𝑩𝒄 = 𝑩𝒄 𝒙 𝒃𝒄.
𝐶𝐵𝑡 = 𝐵𝑡 𝑥 𝑏𝑡 = 2 𝑥 160 𝑥 𝑁𝑣 𝑥 𝑏𝑡
La classe de point est de classe 1 avec deux voies chargées donc bt = 1,2
𝑪𝑩𝒕 = 𝟕𝟔𝟖 𝑲𝑵
7.6.3 La charge Br
Pour le système Br, il se compose d’une seule roue isolée qui transmet une
charge de 100 KN à travers une surface rectangulaire de dimension 0.3x0.6 m se
présenter dans la figure suivante :
𝑪𝑩𝒓 = 𝟏𝟎𝟎 𝑲𝑵
0.4 0.6
𝛿=1 +
+ 1 + 0.2 1+4
𝐿 𝐺 𝑆
G :la charge permanente de travée (son poids propre (poids de dalle) + CCP)
Le tableau suivant présent les valeurs de coefficient de majoration pour les charges
concernées :
Système Valeur La Coefficient
de de charge de
Les cas charge charge G (KN) majoration Charge
total
Pour Bc 1320 6691.02 1.35 1782
travées Bt 768 1.275 817.15
de L= Br 100 1.13 113
14 m Bc 1320 5733.504 1.35 1782
Pour les Bt 768 1.275 979.2
travées Br 100 1.13 113
de L=
12.8 m
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 82 / 218
Tableau :Valeurs des charges après majoration
𝑨𝒙𝑺
𝑭𝑨 =
𝟐𝟎 + (𝟎, 𝟎𝟎𝟑𝟓 𝒙 𝑺)
La charge totale de système A sur une longueur de 200 est déjà calculé avec une
valeur d’A (200) = 111 KN /m, il faut diviser par la longueur de la voie chargée
dans ce cas pour trouver la charge en KN/m².
ELS 01 𝐺+𝑆
ELS 02 𝐺 + 𝐵𝑡
ELS 03 𝐺 + 𝐴𝑚
ELS 04 𝐺 + 𝑃𝑎𝑠𝑠𝑓𝑖𝑥
ELS 05 𝐺 + 𝑃𝑎𝑠𝑠𝑚𝑜𝑏
ELS 06 𝐺 + Δ𝑇
Combinaison Expression
Combinaison Expression
ELA 01 𝐺 + 𝐴𝑐
ELA 02 𝐺 + 𝐴𝑐 + 𝐴𝑚
ELA 03 𝐺 + 𝑆𝑖𝑠
ELA 04 𝐺 + 𝑆 + 𝑆𝑖𝑠
Conclusion
Dans ce chapitre, l’ensemble des actions susceptibles de solliciter l’appontement a été identifié et
évalué conformément aux normes et recommandations applicables aux ouvrages portuaires. Les
charges permanentes liées au poids propre des différents éléments structuraux ainsi que les charges
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 84 / 218
d’exploitation, les charges routières, les efforts d’accostage, les efforts d’amarrage, les actions
thermiques et les charges transmises par les passerelles ont été déterminés.
Les différentes combinaisons de calcul ont ensuite été établies afin de représenter les situations de
service, les situations ultimes et les situations accidentelles pouvant affecter l’ouvrage au cours de
son exploitation. Ces combinaisons permettent d’obtenir les sollicitations les plus défavorables
dans les différents éléments de la structure.
Les charges et combinaisons ainsi définies constituent les données d’entrée du modèle numérique
de l’appontement. Elles serviront de base pour l’analyse structurale, la détermination des efforts
internes et la vérification des éléments porteurs qui seront développées dans le chapitre suivant
consacré à la modélisation numérique de l’ouvrage.
Par ailleurs, l’ensemble des actions appliquées à la structure est défini conformément aux
exigences réglementaires. Ces actions comprennent notamment les charges permanentes, les
charges d’exploitation, les charges roulantes, les effets thermiques, les actions sismiques, les
efforts d’accostage et d’amarrage ainsi que les actions environnementales spécifiques au
contexte maritime.
Enfin, les différentes combinaisons de calcul aux États Limites Ultimes, aux États Limites de
Service et en situations accidentelles sont présentées avant l’analyse des résultats obtenus. Les
diagrammes des moments fléchissants et des efforts tranchants permettent d’identifier les
sollicitations dimensionnantes qui serviront de base au calcul et à la vérification des différents
éléments de l’appontement dans les chapitres suivants.
Dans le cadre de ce projet, le dimensionnement est principalement gouverné par les charges
roulantes, notamment celles induites par les véhicules lourds. À cet effet, l'ensemble des
convois types réglementaires a été défini et appliqué sur les deux voies de chaussée de
l'appontement, conformément aux prescriptions normatives en vigueur. Les trois types de
charges roulantes ont ainsi été modélisés :
Les charges thermiques ont été prises en compte dans le dimensionnement de l'appontement
conformément aux prescriptions des règlements en vigueur. Deux cas de température ont été
définis et appliqués sur l'ensemble de la structure, notés TMP1 et TMP2, correspondant
respectivement à une variation thermique uniforme positive et négative. Ces deux cas ont été
intégrés dans les combinaisons de charges réglementaires afin d'évaluer leur influence sur le
comportement global de l'ouvrage.
Les charges sismiques ont été définies et appliquées sur la structure conformément au
règlement parasismique en vigueur. L'analyse sismique a été réalisée selon la méthode
d'analyse modale spectrale, en considérant trois cas de chargement sismique appliqués selon
les deux directions horizontales principales SX et SY, ainsi que la direction verticale SZ. Ces
cas ont été intégrés dans les combinaisons de charges réglementaires afin d'évaluer l'effet du
séisme sur le comportement global de l'appontement.
Charge d'amarrage
La charge d'amarrage correspond aux efforts exercés par les câbles de retenue d'un navire
amarré à l'appontement. Dans le cadre de ce projet, ces efforts ont été modélisés sous forme de
forces horizontales appliquées selon la direction Y, d'une valeur de FY = 1500 kN, réparties
aux points d'ancrage le long de la structure. Ces charges ont été intégrées dans les
combinaisons de charges réglementaires afin d'évaluer leur influence sur le comportement
global de l'ouvrage.
Cas 1 (accostage central) : l'effort est appliqué au niveau de la travée centrale, réparti
selon une distribution de 70% - 30% - 30% sur les points de contact. Les composantes
horizontales FX et verticales FZ représentent 20% de la valeur de la composante
principale FY.
Cas 2 (accostage latéral) : l'effort est appliqué de manière similaire avec la même
répartition et les mêmes proportions entre composantes.
La portance du sol a été modélisée à l'aide du modèle de Winkler, en attribuant à chaque appui
des coefficients de réaction Ky et Kz selon les directions horizontale et verticale, déterminés
en fonction des caractéristiques géotechniques du site.
L'analyse modale a été configurée dans Robot Structural Analysis en considérant 10 modes
propres, avec une matrice des masses concentrées sans rotations, activée selon les trois
directions X, Y et Z. La méthode d'itération sur le sous-espace a été adoptée, avec un
amortissement structural de 5%.
Combinaisons de charges
L'ensemble de ces combinaisons a été intégré dans le modèle afin d'identifier les cas les plus
défavorables pour le dimensionnement de l'appontement.
Le poids propre génère une distribution régulière des moments fléchissants sur l'ensemble de
la structure. Les moments positifs apparaissent principalement en travée alors que les
moments négatifs se développent au droit des appuis. Ce cas constitue la sollicitation
permanente la plus importante de l'ouvrage avec des valeurs atteignant My,max = 1272,94
kN·m et My,min = -3647,63 kN·m.
Les charges permanentes additionnelles produisent des moments fléchissants répartis sur
l'ensemble des travées. Les valeurs obtenues restent inférieures à celles générées par le poids
propre mais contribuent significativement aux combinaisons de calcul. Les valeurs extrêmes
relevées sont My,max = 245,63 kN·m et My,min = -506,81 kN·m.
FIGURE 3 Q
Les charges d'exploitation engendrent des moments fléchissants localisés dans les zones les
plus sollicitées de l'appontement. Les variations observées traduisent la nature variable de ces
actions. Les valeurs extrêmes obtenues sont My,max = 545,93 kN·m et My,min = -1104,15
kN·m.
FIGURE 5 ELS
Ce diagramme présente les moments fléchissants obtenus sous la combinaison de l'État Limite
de Service (ELS). Il permet d'évaluer le comportement de l'appontement en conditions
normales d'exploitation et de vérifier les critères de service tels que les déformations, les
contraintes en service et le contrôle de la fissuration. Les moments sont répartis sur l'ensemble
de la structure avec des concentrations plus marquées au niveau des pieux et des chevêtres.
Les valeurs extrêmes obtenues sont My,max = 3111,43 kN·m et My,min = -9261,83 kN·m.
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 100 / 218
Ce diagramme présente les moments fléchissants obtenus sous la combinaison accidentelle,
prenant en compte les actions exceptionnelles susceptibles de solliciter l'ouvrage, notamment
les efforts d'accostage, d'amarrage ou toute autre situation exceptionnelle définie dans les
hypothèses de calcul. La distribution des moments met en évidence une forte mobilisation de
l'ensemble des pieux et des éléments porteurs, avec des concentrations importantes au droit
des appuis. Cette combinaison permet de vérifier la robustesse et la sécurité de la structure
face aux situations les plus défavorables. Les valeurs extrêmes obtenues sont My,max = 10
998,19 kN·m et My,min = -17 661,72 kN·m, constituant les sollicitations les plus sévères
observées pour ce mode de chargement.
Le poids propre génère une répartition relativement uniforme des efforts tranchants sur
l'ensemble de l'appontement. Chaque travée transmet une part importante de son poids aux
pieux correspondants.
Le diagramme montre une répartition homogène des efforts tranchants sur plusieurs travées
avec une sollicitation modérée des pieux. Les valeurs extrêmes obtenues sont Vz,max =
247,18 kN et Vz,min = -213,54 kN. Ces efforts viennent s'ajouter au poids propre dans les
combinaisons de calcul.
FIGURE 7 Q
Les charges d'exploitation génèrent des efforts tranchants plus localisés que les charges
permanentes. Les pics observés correspondent aux zones de circulation ou de stockage
temporaire des équipements d'exploitation. Le diagramme met en évidence une augmentation
notable des sollicitations dans les pieux proches des charges appliquées. Les valeurs extrêmes
atteignent Vz,max = 549,38 kN et Vz,min = -474,60 kN.
Les efforts d'accostage résultent de l'interaction entre le navire et les défenses lors de son
approche du poste. Le diagramme met en évidence une forte concentration des efforts dans la
zone d'impact, entraînant une sollicitation importante des pieux et du chevêtre correspondants.
Les valeurs extrêmes obtenues sont Vz,max = 891,33 kN et Vz,min = -105,91 kN. Ce cas
représente l'une des actions accidentelles les plus défavorables pour le dimensionnement de
l'appontement.
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 104 / 218
Conclusion
La modélisation numérique réalisée sous Robot Structural Analysis a permis d’établir une
représentation fidèle du comportement structural de l’appontement en tenant compte de sa
géométrie, de ses caractéristiques mécaniques, des conditions d’appui ainsi que de
l’interaction entre les fondations et le sol. Cette approche a permis d’évaluer avec précision la
réponse de l’ouvrage sous l’ensemble des actions susceptibles d’agir durant son exploitation.
L’analyse des différents cas de chargement a montré que les charges permanentes, les charges
roulantes, les actions thermiques, les sollicitations sismiques ainsi que les efforts d’accostage
et d’amarrage contribuent de manière significative au comportement global de la structure. La
comparaison des différents convois routiers a notamment permis d’identifier la charge BC
comme étant le cas roulant le plus défavorable pour le dimensionnement de l’ouvrage.
5.1.1 Introduction
Le coefficient géométrique α est le rapport entre la petite portée et la grande portée de la dalle.
Il permet d'évaluer le comportement structural de la dalle et d'identifier si celle-ci travaille
principalement dans une seule direction ou dans les deux directions.
𝐿𝑥
𝛼=
𝐿𝑦
avec :
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 108 / 218
𝐿𝑥 ∶petite portée de la dalle,
𝐿𝑦 : grande portée de la dalle.
Ce coefficient permet de savoir comment la dalle travaille suivant ses deux directions.
Résultat
Désignation Résultat
𝜶 0,168
Les moments principaux sont les moments fléchissants obtenus directement à partir du modèle
numérique. Ils représentent les sollicitations maximales développées dans la dalle sous l'effet
des charges appliquées.
𝑀𝑥 = 𝑀𝐿𝑥,𝑅𝑜𝑏𝑜𝑡
𝑀𝑦 = 𝑀𝐿𝑦,𝑅𝑜𝑏𝑜𝑡
avec :
Ces moments servent de base pour calculer les moments en travée et sur appuis.
Résultats
Désignation Résultat
𝑴𝒙 128 kN.m
𝑴𝒚 468,45 kN.m
Appui Ouest
𝑀𝑤 = 0,30𝑀𝑥
Cette équation signifie que le moment sur l’appui Ouest est pris égal à 30 % du moment
principal suivant 𝐿𝑥 .
Appui Est
𝑀𝑒 = 0,50𝑀𝑥
Cette équation signifie que le moment sur l’appui Est est pris égal à 50 % du moment
principal suivant 𝐿𝑥 .
Appui Nord
𝑀𝑛 = 0,50𝑀𝑦
Cette équation signifie que le moment sur l’appui Nord est pris égal à 50 % du moment
principal suivant 𝐿𝑦 .
Appui Sud
𝑀𝑠 = 0,20𝑀𝑦
Cette équation signifie que le moment sur l’appui Sud est pris égal à 20 % du moment
principal suivant 𝐿𝑦 .
Résultats
Désignation Résultat
𝑴𝒘 38,40 kN.m
𝑴𝒆 64,00 kN.m
𝑴𝒏 234,23 kN.m
Les moments en travée correspondent aux moments positifs développés au milieu des
panneaux de dalle. Ils provoquent une traction dans la partie inférieure et servent au calcul des
armatures inférieures.
𝑀𝑡𝑥 = 0,85𝑀𝑥
Cette équation signifie que le moment en travée suivant 𝐿𝑥 est pris égal à 85 % du moment
principal 𝑀𝑥 .
𝑀𝑡𝑦 = 0,90𝑀𝑦
Cette équation signifie que le moment en travée suivant 𝐿𝑦 est pris égal à 90 % du moment
principal 𝑀𝑦 .
Résultats
La hauteur utile représente la distance entre la fibre comprimée du béton et le centre de gravité
des armatures tendues. Elle constitue l'un des paramètres les plus importants dans le calcul de
la résistance en flexion.
𝑑 = 𝑒𝑝 − 𝐶
avec :
Cette grandeur est importante car elle intervient directement dans la résistance en flexion.
Désignation Résultat
𝒅 0,42 m
𝑏 = 1,00 𝑚
𝑐𝑚2 /𝑚
Résultat
Désignation Résultat
𝒃 1,00 m
La section d'acier représente la quantité d'armatures nécessaire pour reprendre les efforts de
traction générés par la flexion de la dalle.
391𝑀𝑢
𝐴𝑠 =
17(17𝑑 2 𝑓𝑐28 − 60𝑀𝑢 )
10𝑓𝑒 (√ +17𝑑)
𝑓𝑐28
avec :
Cette équation permet de transformer chaque moment fléchissant en une section d’armature
nécessaire.
Les armatures en travée sont disposées dans la partie inférieure de la dalle afin de reprendre
les moments positifs développés au milieu des travées.
Résultats
Les armatures sur appuis sont placées dans la partie supérieure de la dalle afin de reprendre les
moments négatifs développés au niveau des appuis.
Résultats
Ferraillage minimal :
Le ferraillage minimal est la quantité minimale d'acier imposée par les règlements afin
d'assurer la ductilité de la structure, de limiter l'ouverture des fissures et d'éviter les ruptures
fragiles.
𝐴𝑚𝑖𝑛,𝑦 = 6𝑒𝑝
Cette équation donne la quantité minimale d’acier à prévoir suivant la direction 𝐿𝑦 .
Résultat
Désignation Résultat
3−𝛼
𝐴𝑚𝑖𝑛,𝑥 = 𝐴𝑚𝑖𝑛,𝑦 ×
2
avec :
Résultat
Désignation Résultat
Les sections calculées doivent être supérieures aux sections minimales réglementaires.
𝐴𝑥 > 𝐴𝑚𝑖𝑛,𝑥
𝐴𝑦 > 𝐴𝑚𝑖𝑛,𝑦
L'effort tranchant est une sollicitation interne qui tend à provoquer un glissement relatif entre
deux parties voisines de la dalle.
𝑃𝑢 𝐿𝑥 𝐿𝑦
𝑉𝑢,𝑚𝑎𝑥 =
2𝐿𝑦 + 𝐿𝑥
Résultat
Désignation Résultat
𝑽𝒖,𝒎𝒂𝒙 236,32 kN
𝑉𝑢
𝜏𝑢 =
𝑏𝑑
avec :
Résultat
Désignation Résultat
𝝉𝒖 0,563 MPa
La contrainte admissible représente la valeur maximale que le béton peut supporter sans risque
de rupture par cisaillement.
0,07𝑓𝑐28
𝜏𝑎𝑑𝑚 =
1,5
avec :
Résultat
Désignation Résultat
3.4 Vérification
𝜏𝑢 < 𝜏𝑎𝑑𝑚
Résultat
Condition Résultat
Conclusion Vérifiée
Les dimensions de la poutre utilisées pour le calcul sont présentées dans le tableau suivant.
Paramètre Valeur
Largeur 𝒃 0,60 m
Hauteur 𝒉 1,13 m
Paramètre Valeur
𝒇𝒄𝟐𝟖 50 MPa
𝒇𝒆 500 MPa
𝜇𝑢 = 0,186
𝜇𝑙 = 0,372
𝛼 = 1,25(1−√1 − 2𝜇)
𝑥 = 𝛼𝑑
𝑧 = 𝑑(1 − 0,4𝛼)
Résultats ELU
Direction 𝑴𝒚
Paramètre Valeur
𝑴𝒖 3,469 MN.m
𝝁 0,197
Domaine Zone 2
𝜶 0,277
𝒛 0,904 m
𝑨𝒔 88,25 cm²
Paramètre Valeur
𝑴𝒖 0,204 MN.m
𝝁 0,012
Domaine Zone 1
𝜶 0,100
𝒛 0,976 m
𝑨𝒔 4,81 cm²
Afin d'assurer un comportement ductile de l'élément et d'éviter toute rupture fragile du béton,
les règlements imposent une section minimale d'armatures longitudinales. Cette vérification
garantit la présence d'un ferraillage minimum même lorsque les sollicitations sont faibles.
𝑓𝑡28
𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛 = 0,23 𝑏𝑑
𝑓𝑒
𝐴𝑠 ≥ 𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛
Résultats
Paramètre Valeur
Résultats ELS
Paramètre 𝑴𝒚 𝑴𝒛
𝜼 1,60 1,60
Contrainte tangentielle
𝑉𝑢
𝜏𝑢 =
𝑏𝑑
𝜋𝜙𝑡2
𝐴𝑡 = 𝑛
4
Espacement maximal
𝑆𝑡 ≤ 𝑆𝑡,𝑚𝑎𝑥
Armatures longitudinales
Armatures transversales
Les vérifications réalisées montrent que les sections adoptées satisfont les conditions de
résistance à l'ELU, les exigences de service à l'ELS ainsi que les critères de non-fragilité et de
cisaillement. Les armatures retenues garantissent la sécurité et la durabilité de l'élément.
Le chevêtre est un élément structural assurant la liaison entre les poutres du tablier et les pieux
de fondation. Il a pour fonction de répartir les charges transmises par la superstructure vers les
fondations tout en assurant la stabilité de l'ensemble de l'ouvrage.
Compte tenu de sa fonction, le chevêtre est soumis à des sollicitations combinées comprenant
un effort normal de compression, des moments fléchissants suivant les axes principaux ainsi
que des efforts tranchants. Son étude nécessite donc une vérification préalable en flexion
composée afin d'identifier le domaine de calcul applicable.
L'analyse de la section montre que le cas étudié correspond au domaine SPC = SPT. Selon les
recommandations du BAEL, lorsque cette condition est satisfaite, la flexion composée peut
être remplacée par une flexion simple équivalente à travers la détermination d'un moment de
calcul équivalent. Cette approche simplifie le dimensionnement tout en conservant un niveau
de sécurité conforme aux exigences réglementaires.
Paramètre Valeur
Largeur 𝒃 3,20 m
Hauteur 𝒉 2,10 m
Cette étape présente les propriétés mécaniques du béton et de l'acier utilisées pour le
dimensionnement conformément aux prescriptions réglementaires.
Paramètre Valeur
𝒇𝒄𝟐𝟖 50 MPa
𝒇𝒆 500 MPa
Excentricité totale
L'excentricité totale tient compte des imperfections géométriques et des effets du second ordre
:
𝑒 = 𝑒0 + 𝑒𝑎 + 𝑒2
Calcul du bras d'excentricité
Le bras d'excentricité utilisé pour le calcul du moment équivalent est déterminé par :
ℎ
𝑎 = 𝑑− +𝑒
2
Moment équivalent
Le moment équivalent permettant de ramener la flexion composée à une flexion simple est
donné par :
𝑀𝑢𝑎 = 𝑁𝑢 𝑒
L'étude de la section montre que le cas de calcul appartient au domaine SPC = SPT. Le
dimensionnement des armatures longitudinales peut donc être effectué selon les règles de la
flexion simple en utilisant le moment équivalent 𝑀𝑢𝑎 .
Vérification Résultat
Cette vérification permet de déterminer les sections d'armatures nécessaires pour assurer la
résistance du chevêtre sous les sollicitations ultimes de calcul.
𝛼 = 1,25(1−√1 − 2𝜇)
𝑧 = 𝑑(1 − 0,4𝛼)
𝑀𝑢
𝐴𝑠 =
𝑧 𝑓𝑦𝑑
Résultats ELU
Direction 𝑴𝒚
Paramètre Valeur
𝑴𝒖 14,85 MN.m
𝝁 0,046
Domaine Zone 1
𝜶 0,103
𝒛 1,812 m
𝑨𝒔 188,48 cm²
Direction 𝑴𝒛
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 128 / 218
Paramètre Valeur
𝑴𝒖 0,385 MN.m
𝝁 0,0012
Domaine Zone 1
𝜶 0,110
𝒛 1,807 m
𝑨𝒔 4,90 cm²
Conformément aux prescriptions du BAEL, une section minimale d'acier doit être respectée
quelle que soit la sollicitation appliquée.
𝐴𝑠 ≥ 𝐴𝑠,𝑚𝑖𝑛
Résultats
Paramètre Valeur
Vérification suivant 𝑴𝒚
Paramètre Valeur
Vérification Conforme
Vérification suivant 𝑴𝒛
Paramètre Valeur
Vérification Conforme
Pour les ouvrages maritimes, une fissuration très préjudiciable est généralement retenue afin
d'assurer une meilleure durabilité des structures en béton armé exposées à l'environnement
marin.
Le coefficient de fissuration adopté est :
𝜂 = 1,60
𝑀𝑟𝑒𝑠,𝑏 ≥ 𝑀𝑠𝑒𝑟
Direction 𝑴𝒚
Paramètre Valeur
𝜼 1,60
Vérification Conforme
Direction 𝑴𝒛
Paramètre Valeur
𝜼 1,60
Vérification Conforme
Le calcul est effectué à partir de l'effort tranchant ultime obtenu du modèle de calcul.
Contrainte tangentielle
où :
𝑏: largeur de la section ;
𝑑: hauteur utile.
𝜋𝜙𝑡2
𝐴𝑡 = 𝑛
4
où :
𝑛: nombre de branches ;
𝑆𝑡 ≤ 𝑆𝑡,𝑚𝑎𝑥
Résultats suivant 𝑴𝒚
Paramètre Valeur
𝑽𝒖 0,128 MN
𝝉𝒖 0,021 MPa
Nombre de branches 28
Espacement adopté 70 cm
Vérification Conforme
Résultats suivant 𝑴𝒛
Paramètre Valeur
𝑽𝒖 0,147 MN
𝝉𝒖 0,024 MPa
Nombre de branches 28
Espacement adopté 30 cm
Armatures longitudinales
𝑴𝒚 210 HA12
𝑴𝒛 14 HA20
Armatures transversales
Les pieux constituent les éléments porteurs principaux de l'appontement. Ils assurent la
transmission des charges verticales, horizontales ainsi que des moments provenant du tablier
vers les couches résistantes du sol.
Dans le présent projet, les fondations sont constituées de pieux mixtes acier-béton de type
CFST (Concrete Filled Steel Tube). Ces éléments sont formés d'un tube circulaire en acier
rempli de béton. L'association de ces deux matériaux permet de combiner la résistance
mécanique de l'acier avec la rigidité et la durabilité du béton.
Paramètre Valeur
Longueur totale 21 m
Paramètre Valeur
Béton C30/37
𝑳 = 𝟒, 𝟎𝟎 𝒎
Cette partie est modélisée comme une section mixte acier-béton conformément aux
dispositions de l'Eurocode 4.
1. Géométrie de la section
La première étape consiste à déterminer les caractéristiques géométriques de la section mixte.
Ces paramètres permettent de calculer les sections résistantes ainsi que les inerties nécessaires
pour l'étude de la rigidité et de la stabilité du pieu.
Le diamètre intérieur correspond au diamètre utile du noyau de béton contenu dans le tube
métallique. Il est obtenu en retranchant deux fois l'épaisseur du tube au diamètre extérieur.
𝑑𝑖 = 𝐷 − 2𝑡
𝜋(𝐷 2 − 𝑑𝑖2 )
𝐴𝑎 =
4
𝜋𝑑𝑖2
𝐴𝑐0 =
4
𝜋(𝐷 4 − 𝑑𝑖4 )
𝐼𝑎 =
64
𝜋𝑑𝑖4
𝐼𝑐0 =
64
𝑫 2032 mm
𝒕 16 mm
𝒅𝒊 2000 mm
𝑨𝒂 101335,21 mm²
𝑰𝒂 51484773471,78 mm⁴
2. Armatures longitudinales
L'objectif de cette étape est de déterminer la quantité d'acier nécessaire pour plusieurs taux
d'armatures afin de sélectionner le ferraillage optimal.
𝜋𝜑𝑠2
𝑎𝑠 =
4
La section totale d'acier correspond à la somme des sections de toutes les barres
longitudinales.
𝐴𝑠 = 𝑛 𝑎𝑠
La section nette du béton est obtenue après déduction de la section occupée par les armatures.
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 138 / 218
𝐴𝑐 = 𝐴𝑐0 − 𝐴𝑠
Cette équation permet d'évaluer la participation des armatures à la rigidité de la section mixte.
𝐼𝑠 = 𝑛 𝑎𝑠 𝑟𝑠2
L'inertie du béton est corrigée afin de tenir compte de la présence des armatures.
𝐼𝑐 = 𝐼𝑐0 − 𝐼𝑠
Le taux d'armatures représente le rapport entre la section totale des armatures longitudinales et
la section brute du béton.
Cette vérification permet de s'assurer que la quantité d'acier adoptée respecte les limites
imposées par l'Eurocode 4 et garantit un comportement mécanique satisfaisant de la section.
𝐴𝑠
𝜌𝑠 =
𝐴𝑐0
0 ≤ 𝜌𝑠 ≤ 6%
Résultats
Cette grandeur est utilisée pour l'évaluation de la stabilité globale du pieu et intervient
directement dans le calcul de la charge critique de flambement.
Cas (𝑬𝑰)𝒆𝒇𝒇kN.m²
0,5 % 1029041,74
1,0 % 1071521,46
1,5 % 1111731,27
2,0 % 1150643,99
Cette étape consiste à déterminer la capacité portante maximale de la section mixte sous
compression et sous flexion.
𝑑𝑖3
𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 ≈ 𝑓𝑦𝑑 𝑓𝑐𝑑 × 10−6 + 2𝐴𝑠 𝑓𝑠𝑑 𝑟𝑠 × 10−6
6
6. Élancement et flambement
Le flambement constitue l'un des modes de ruine possibles des pieux soumis à des efforts de
compression importants.
L'objectif de cette étape est de vérifier la stabilité globale du pieu à partir de la rigidité
effective précédemment calculée et de déterminer la résistance réduite prenant en compte les
effets du flambement.
La charge critique représente la charge théorique à partir de laquelle le pieu devient instable
par flambement.
𝜋 2 (𝐸𝐼)𝑒𝑓𝑓
𝑁𝑐𝑟 =
𝐿2𝑐𝑟
𝑁𝑝𝑙,𝑅𝑘
𝜆=√
𝑁𝑐𝑟
1
𝜒=
Φ + √Φ2 − 𝜆2
𝑁𝑏,𝑅𝑑 = 𝜒𝑁𝑝𝑙,𝑅𝑑
7. Diagramme d’interaction 𝑵 − 𝑴
𝑷(𝑵𝑬𝒅, 𝑴𝑬𝒅)
Si le point 𝑷est situé à l’intérieur du diagramme, cela signifie que la section du pieu résiste
aux efforts appliqués par les combinaisons de charges.
Dans notre cas, après comparaison avec le diagramme d’interaction, le point représentant les
sollicitations appliquées reste situé à l’intérieur du domaine résistant. Les armatures
longitudinales retenues sont donc capables de reprendre les moments fléchissants appliqués,
ainsi que l’effort normal associé.
𝐴 = (𝑁𝑝𝑙,𝑅𝑑 ; 0)
𝐵 = (0; 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 )
𝐶 = (𝑁𝑏,𝑅𝑑 ; 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 )
𝐸 = (𝑁𝑝𝑚,𝑅𝑑 ; 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑 )
𝑁𝑝𝑚,𝑅𝑑 = 𝐴𝑐 𝑓𝑐𝑑
A 88893,41 0
E 61575,22 455408,49
D 44446,71 523719,76
C 81695,59 455408,49
B 0 455408,49
8. Sollicitations et vérifications
Les efforts normaux et les moments fléchissants obtenus à partir du modèle Robot Structural
Analysis sont comparés aux résistances calculées précédemment.
𝑀𝐸𝑑,2 = 𝑘𝑀𝐸𝑑
𝑁𝐸𝑑
𝜂𝑁 =
𝑁𝑏,𝑅𝑑
𝑀𝐸𝑑,2
𝜂𝑀 =
𝛼𝑀 𝑀𝑝𝑙,𝑅𝑑
100,000
80,000
N (KN)
60,000
EFFORT NORMAL
40,000
20,000
Ainsi, le ferraillage longitudinal adopté est suffisant pour reprendre la flexion composée du
pieu.
Ferraillage adopté
Taux adopté Section acier requise Diamètre Nombre de barres Section fournie
0,5 % 15707,96 mm² HA25 32 barres 15707,96 mm²
Donc on adopte :
32 𝐻𝐴25
Hauteur étudiée
𝐿 = 11 𝑚
Cette partie est vérifiée comme une section mixte acier-béton avec armatures longitudinales
intérieures. Afin de choisir le ferraillage adéquat, quatre taux d’armatures ont été étudiés :
Épaisseur du tube 𝑡 16 mm
0,5 % 1029041,74
1,0 % 1071521,46
1,5 % 1111731,27
2,0 % 1150643,99
Taux A 𝑵; 𝑴 E 𝑵; 𝑴 D 𝑵; 𝑴 C 𝑵; 𝑴 B 𝑵; 𝑴
90,000
80,000
70,000
60,000
50,000
40,000
30,000
20,000
10,000
0
0 100,000 200,000 300,000 400,000 500,000 600,000
𝜌𝑠 = 0,5%
On adopte donc :
𝜌𝑠 = 0,5%
32 𝐻𝐴25
Contrairement aux parties supérieure et immergée du pieu, constituées d'une section mixte
acier-béton, cette partie est considérée comme un poteau circulaire en béton armé, sans
participation du tube métallique. Sa vérification est réalisée conformément aux prescriptions
de l'Eurocode 2.
𝐷 = 2,00 𝑚
𝜋𝐷 2
𝐴𝑐 =
4
𝜋𝐷 4
𝐼=
64
𝐼
𝑖=√
𝐴𝑐
12 Résultats géométriques
Paramètre Valeur
Rayon 1,00 m
Enrobage 0,08 m
Les résultats du diagramme d'interaction montrent que le taux minimal étudié satisfait
l'ensemble des vérifications de résistance.
ρ = 0,50%
As = 0,005 × Ac
𝜋𝜙 2
𝑎𝑠 =
4
𝐴𝑠 = 𝑛 × 𝑎𝑠 , 87
14 Résultats du ferraillage
Paramètre Valeur
Nombre de barres 32
𝑓𝑐𝑘
𝑓𝑐𝑑 =
𝛾𝑐
𝑓𝑦𝑘
𝑓𝑦𝑑 =
𝛾𝑠
𝐸𝑠 = 200000 𝑀𝑃𝑎
𝐿0 = 6,00 𝑚
𝛽=2
𝑙0 = 𝛽𝐿0
𝜆𝑙𝑖𝑚 = 35
On obtient :
𝜆 = 24 < 35
𝜋 2 𝐸𝐼𝑟𝑒𝑑
𝑁𝐵 =
𝑙02
𝑁𝐵 = 2 509,01 𝑀𝑁
Soit :
𝑁𝐵 = 2 509 012 𝑘𝑁
On obtient :
𝑁𝑅𝑑,0 = 727,46 𝑀𝑁
𝜒 = 0,775
𝑁𝑅𝑑 = 𝜒𝑁𝑅𝑑,0
𝑁𝑅𝑑 = 563,95 𝑀𝑁
Soit :
𝑁𝐸𝑑 = 6315 𝑘𝑁
𝜂 = 1,1%
21 Résultats de vérification
Paramètre Valeur
Vérification Conforme
Les cerces constituent les armatures transversales disposées autour des armatures
longitudinales du pieu. Elles assurent le maintien des armatures lors du bétonnage, participent
au confinement du noyau de béton et contribuent à améliorer le comportement mécanique de
la section sous l'effet des sollicitations appliquées. Leur dimensionnement est réalisé
conformément aux prescriptions de l'Eurocode 2.
où :
𝑐: enrobage ;
𝑧 = 0,9𝑑
200
𝑘 = 1+√
𝑑
avec :
𝑘≤2
𝑉𝐸𝑑 ≤ 𝑉𝑅𝑑,𝑐
Si cette condition n'est pas satisfaite, la mise en place de cerces devient nécessaire pour
reprendre l'effort tranchant complémentaire.
Les cerces constituent les armatures transversales disposées autour des armatures
longitudinales du pieu. Leur rôle est d'assurer le maintien des armatures longitudinales lors du
𝜋𝑑𝑖2
𝐴𝑐 =
4
où :
𝐴𝑐 : section de béton ;
𝜋𝜑𝑡2
𝑎𝑡 =
4
où :
𝜑𝑡 : diamètre du cerce.
𝐴𝑡 = 𝑛 𝑎𝑡
où :
𝑛: nombre de branches.
𝑆 ≤ 15 𝑐𝑚
𝐴𝑠𝑤 √𝑓𝑐𝑘
( ) = 0,08 𝑏
𝑆 𝑚𝑖𝑛 𝑓𝑦𝑘 𝑤
𝜋𝜑𝑡2
𝐴𝑠𝑤 =𝑛
4
où :
𝑛: nombre de branches ;
𝜑𝑡 : diamètre du cerce.
Cette vérification permet de confirmer que les cerces adoptées sont capables de reprendre
l'effort tranchant appliqué.
Ferraillage adopté
Après vérification de la nécessité des armatures transversales, de leur résistance au
cisaillement et du respect des dispositions constructives, les cerces retenues sont les suivantes
:
Tronçon supérieur (4 m)
Paramètre Valeur
Nombre de branches 2
Espacement adopté 7 cm
Paramètre Valeur
Nombre de branches 2
Espacement adopté 10 cm
Paramètre Valeur
Espacement adopté 10 cm
Vérification 𝑺 ≤ 𝟏𝟓 𝒄𝒎 Conforme
Dans le cadre de ce projet de fin d’études, une plateforme numérique de calcul a été
développée afin d’automatiser les opérations de dimensionnement et de vérification des
éléments en béton armé. Cette application a été conçue pour répondre aux besoins des
ingénieurs en structure en simplifiant les calculs récurrents tout en garantissant le respect des
exigences réglementaires.
L’objectif principal de cette plateforme est de réduire le temps consacré aux calculs manuels,
de minimiser les risques d’erreurs et d’offrir un outil d’aide à la décision permettant de
vérifier rapidement plusieurs solutions de dimensionnement.
L’ensemble des modules développés repose sur les principes de calcul du BAEL 91 révisé 99
ainsi que sur les prescriptions de l’Eurocode 2 (EN 1992-1-1).
Les résultats sont présentés de manière claire et permettent à l’utilisateur de suivre l’ensemble
des étapes du calcul, depuis les données d’entrée jusqu’aux armatures finales retenues.
La vérification de l’élancement.
L’utilisateur obtient directement la disposition des armatures ainsi que les vérifications
réglementaires associées.
Le module facilite ainsi le dimensionnement rapide des dalles tout en respectant les exigences
des normes de calcul.
La vérification du cisaillement ;
La vérification du poinçonnement.
Ce module effectue :
Ce module permet :
Cette fonctionnalité facilite l’analyse des poteaux et pieux soumis à des sollicitations
combinées.
Amélioration de la productivité ;
Cette plateforme représente ainsi un outil d’aide à la conception performant qui peut être
utilisé aussi bien dans le cadre académique que dans les études professionnelles de structures
en béton armé.
Les références présentées ci-dessous comprennent les normes, guides techniques, ouvrages de
référence et rapports utilisés ou cités dans le cadre de cette étude.
Les normes marquées en gras constituent les références prescriptives directement appliquées
dans les calculs de dimensionnement.
Eurocode 2 – Calcul
EN 1992-1-1 des structures en béton 2004
5 Norme (NF EN 1992- – Règles générales et AFNOR / CEN (NA
1-1 + NA) règles pour les 2007)
bâtiments
Eurocode 4 – Calcul
EN 1994-1-1
des structures mixtes
6 Norme (NF EN 1994- AFNOR / CEN 2004
acier-béton – Règles
1-1)
générales
Eurocode 8 – Calcul
EN 1998-1 /
des structures pour
8 Norme 1998-5 (NF EN AFNOR / CEN 2004
leur résistance aux
1998-1)
séismes
Fondations profondes
pour le bâtiment et les
ouvrages de génie
10 Norme NF P94-262 AFNOR 2012
civil – Justification
des fondations
profondes
Règles techniques de
BAEL 91 conception et de
AFNOR /
11 Norme révisé 99 calcul des ouvrages et 1999
SETRA
(DTR) constructions en béton
armé
Maritime works –
BS 6349- Code of practice for
13 Norme BSI 2014
4:2014 design of fendering
and mooring systems
Maritime Works
Recommendations – Puertos del
16 Guide ROM 0.2-90 Actions in the design Estado 1990
of maritime and (Espagne)
harbour works
Règlement de Ministère de
RPS 2000 Construction l'Habitat et de
17 Norme 2011
(version 2011) Parasismique l'Urbanisme –
Marocain Maroc
Règles techniques de
CCTG – conception et de Ministère
18 Norme Fascicule 62 calcul des fondations français de 1993
Titre V des ouvrages de génie l'Équipement
civil
Robot Structural
Analysis Professional
2025 –
21 Ouvrage Autodesk Inc. Autodesk 2024
Documentation
technique et aide en
ligne
Dossier de
Consultation des
Tanger Med Entreprises (DCE) –
23 Rapport Engineering Postes n°3 et 4, TME 2023
(TME) Appontement sur
pieux – Plans PL-
216/217
Guide
EMSI /
méthodologique PFE
24 Rapport Département EMSI Tanger 2024
– Ouvrages d'Art
Génie Civil
Maritimes
Proceedings
Berthing Energy and
PIANC
Brolsma, J.U. Impact Forces for
25 Article International 1977
et al. Large Tanker Vessels
Harbour
– Brolsma Formula
Congress
Profondeur
Formation État
depuis Nature
géologique d'altération
fond marin
Remblais /
Matériaux
sédiments 0 – 0,5 m —
meubles
marins
Pélite fine,
Pélite
0 – 2,5 m faible Très altérée
décomposée
cohésion
Saine —
Substratum
Pélite Formation
> 4,1 m pélitique
résistante hôte des
crétacé
pieux
kp qb MPA Rb Mn Ab Qbk compression Ƴr;d1 Ƴr;d2 Rb;k Qs MPA Qs max αpieu-sol fsol a b c Qs;i;k c MPA Qs;i;k t MPA
depuis tab selon type de sol depuis tab selon categorie de sol
1.096 6.5349 20.519586 3.14 6.250773913 1.15 1.1 19.62743009 0.20 0.2 1.6 0.139624998 0.01 0.08 3 1.58E-01 1.30E-01
ELU ELS
ELUsismique accidentelles sismique accidentelles ELScaractéristiques Els quasi-permanantes ELScaractéristiquesEls quasi-permanantes
Rc;d Rc;d Rt;d Rt;d Rc;cr;d Rc;cr;d Rc;cr;k mpa Rt;cr;d Rt;cr;d
ELU Sismique
+25,5 ✓
— 14 902,23 18 705
% Vérifié
Compression
ELU
+19,8 ✓
Accidentel — 17 176,09 20 576
% Vérifié
Compression
ELU
+191 ✓
Accidentel — 254,57 742,1
% Vérifié
Traction
ELS
Caractéristique +46,8 ✓
10 898,72 16 004
— % Vérifié
Compression
ELS Quasi-
+33,0 ✓
permanent — 9 848,25 13 094
% Vérifié
Compression
ELS Quasi-
+1567 ✓
permanent — 21,80 363,6
% Vérifié
Traction
Valeur
Paramètre Valeur Statut
admissible
Déplacement y=
y_adm = L/300 VÉRIFIÉ y
horizontal maximal 14,40
= 25,0 mm < L/300
y (ELS) mm
📌 Déplacement ELS calculé par modélisation Robot Structural Analysis avec ressorts
de Winkler. La condition y ≤ L/300 est satisfaite avec une réserve de 43 % (14,40 mm /
25,0 mm)
Longueur
Élément Largeur (m) Épaisseur (m) Volume (m³) Poids (kN) kN/m
(m)
Dalle 14 12 0.5 84 2100 150
𝐿𝑐ℎ
Nombre de voie ; 𝑁 = 2 𝑁 = 2
3
Lch
La largeur du voie 3
V
1 2 3
ON a : Lr >= 7m ou exceptions 5,5 m < Lr < 7 m Lr>= 5,5 m
Le chois 1 ou 2 ou 3 1
D’où Pont de 1ère Classe
ére
1 cas a1 = 1
𝑎2= 1.16666667 v0= 3.5
2 fils chargés
Bc= ∑ 𝑃𝑖 120 t
Charge Bt:
1 file chargé
2 files chargées
𝛿𝐵𝑟 = 10 t
D.1 — Tableau sur selon type de tablier et revêtement (EN 1991-1-5 Tableau 6.2)
📌 ksur est le coefficient de surface appliqué au gradient thermique ΔTM selon le type de
tablier et l'épaisseur du revêtement.
Tmin 0
Tmax 40
𝑇𝑒,𝑚𝑖𝑛 5
𝑇𝑒,𝑚𝑎𝑥 4
𝑇𝑒,𝑚𝑖𝑛 5
Composante de
𝑇𝑒,𝑚𝑎𝑥 44
température effective T0 20 Température d'origine du appontement à la date où la configuration définitive est réalisée)
Etendue totale 𝑇𝑁,𝑐𝑜𝑛 15
des variations 𝑇𝑁,𝑒𝑥𝑝
de la
24
température
uniforme
Etendue totale
des variations 𝑇𝑁, 39
de la
température
uniforme
Ksur 1.1
𝑇𝑀,ℎ𝑒𝑎𝑡 15
𝑇𝑀,𝑐𝑜𝑙𝑑 8
Avec Etancheite 𝑇𝑀,ℎ𝑒𝑎𝑡 16.5
(majoration 𝑇𝑀,𝑐𝑜𝑙𝑑
Ksur) 8.8
Référence : BS 6349-2:2014 §5.2 — Fender design | Fiches techniques SCN (Super Cone
Fenders)
E.1 — Tableau des vitesses d'accostage selon type de navire (BS 6349-2:2014 Tableau
4.2)
Tirant d'eau Vd
Type de navire DWT (t) L (m) Conditions
(m) (m/s)
Ce Ce 0.9 - -
Cm Cm 1.5 - -
Cs Cs 1 - -
Cc Cc 1 - -
Energie E 2106000 J E=1/2MV²CeCmCsCc
F 2422.65 KN
E.3 — Caractéristiques de la défense SCN 1600 (CV Performance Data — 100% NR)
Référence : BAEL 91 révisé 99 — Annexe E3, Tableau page 243 — Dalle sur 4 appuis
(Méthode de Marcus)
EMSI Génie Civil | Rapport PFE | Page 190 / 218
G.1 — Données de la dalle n°1
B.A.E.L 91 révisé 99
Données de l'étude
Lx ( m ) : 2.35
Charges (G) diverses Coef Mn : 0.50 M0(y)
G' ( KN / m² ) = 0.00 n n
Epaisseur de la dalle
ep ( m ) = 0.50
Ly ( m ) : 14.00
Contrainte de l'acier utilisé Coef Mt(y) : 0.90 M0 w e
FeE ( MPa ) = 500
Contrainte du béton à 28 j
Fc28 ( MPa ) = 50
Coef Ms : 0.20 M0 s s
Coef Mw : Coef Me :
Enrobage des aciers 0.30 M0(x) w e 0.50 M0(x)
C ( cm ) = 8
Charges permanentes G
Rapport des cotés ( Lx / Ly ) Lx / Ly a = 0.17
Détermination des coef mx et my Dépend du rapport a mx = 0.0478
Tableau BAEL page 243, annexe E3 my = 0.7450
Calcul des moments isostatiques Sens Lx = mx x ( Pu x Lx² ) M0(x) = 128.00 KN.m
Sens Ly = my x M0(x) M0(y) = 468.45 KN.m
Calcul des moments sur appuis Mw = Coef Mw x M0(x) Mw = 38.40 KN.m
Me = Coef Me x M0(x) Me = 64.00 KN.m
Mn = Coef Mn x M0(y) Mn = 234.23 KN.m
Ms = Coef Ms x M0(y) Ms = 93.69 KN.m
Calcul des moments en travées Mt(x) = Coef Mt(x) x M0(x) Mt(x) = 108.80 KN.m
Mt(y) = Coef Mt(y) x M0(y) Mt(y) = 421.61 KN.m
Selon MZ
Données
Dimensions (m) ELU ELS Armatures Transversales
h 1.13 µu 0.186 fbu 28.33 Mpa 𝜎𝒃𝒄 30 Mpa τu (Mpa) 2.458 Mpa
b 0.6 µl 0.372 ft28 3.6 Mpa Type de fissurations Type de fissurations
d 1.017 préjudiciable 1 Peu Nuisible 1
OK préjudiciable ou Très
d' 0.113 µ 0.01 très préjudiciable 2
préjudiciable
2
Matériaux (MPA) Choix de zone et type d'armatures =====> 2 <===== =====> 2 <=====
Acier: fe 500 Zone Types d'armatures
Béton : fc28 50 zone 1 Coefficient de fissuration n 1.6 <=== 𝝉𝒖 4.00 Mpa
tendus
Moments (MN,m) X n=1 si acier rond lisse n=1,6 si acier HA Vérification que 𝝉𝒖 ≥ τu
Mser 0.13 X tendus + comprimées Résultats OK
Mu 0.204 Résultats σSt 216.00 Mpa Résultats
Effort Tranchant (MN) α 0.10 𝜶 0.68 Diamètre d'armatures Transversales
Vu Z 0.98 m y1 0.69 m ɸlmin 10 mm
1.5
(Tu) Zone 1 ou Zone 2 Zone 3 z 0.79 m ɸt ≤ 10 mm
Armatures tendus ɛl #VALEUR! Mresb 4.87 MN,m ɸt (Diamètre choisi) 8 mm
Mz AS σSt #VALEUR! MPa Type d'armatures Espacement
ɛSC #VALEUR!
armatures simples (tendus)
Nombre de Branches Verticales (n) 4 <===
4.805801377 MR #VALEUR! MN,m fe 500 Mpa
Mres #VALEUR! MN,m Mser > Mresb Mresb ≥ Mser At 2.01 cm²
Condition de non fragilité Armatures tendus σSc #VALEUR! Mpa Armatures tendus Stmax ≤ 40.00 cm
(pour les 3 zones) AS #VALEUR! cm² AS 7.64 cm² Choix du coefficient K Reprise de bétonnage
K=0
AS ≥ 10.10 cm² Armatures comprimées Armatures comprimées fissuration très préjudiciable
On prend As min σSc #VALEUR! MPa ASC #VALEUR! cm² Condition de non fragilité (pour cas de flexion simple
Si σSc > fe Armatures tendus les 2 cas ) sans reprise de bétonnage K=1
#VALEUR!
on prend σSc=fe Ast #VALEUR! cm² AS ≥ 10.10 cm² reprise avec indentation ≥ 5 mm
AS ' #VALEUR! cm² faut redimensionner la section K 0 <=== Verifier que :
At ≥ 0.28 cm²
434.782609 St ≤ 5.33426042 cm
OK
St (choisi) 5 cm
Selon MY
Nu MN ea e2 Mu Kn*m e0 e fbu N0 Mn M2 M3 Ψ a Mua
SPC
0.128 8.4 0 14850 116015.625 116024.025 28.3333333 190.4 -160335.732 -102682.803 0.18681219 116024.865 14851.1827
Selon MZ
Référence : EN 1994-1-1 §[Link] Fig. 6.18 — 5 points clés — 4 taux ρ = 0,5% à 2,0%
📌 Ferraillage retenu : ρ = 0,5 % → 32 HA25 (As = 15 708 mm²) — tous les points se
situent à l'intérieur du domaine résistant pour les 4 taux étudiés.
100,000
80,000
N (KN)
60,000
EFFORT NORMAL
40,000
20,000
Enrobage c c 80 mm
3 — VÉRIFICATION V_Rd,c
Désignation Symbole Valeur Unité
k k 1.47 —
V_Rd,c VRdc 791.13 kN
V_Ed=3477kN > V_Rd,c=791.1kN
Décision
CERCES NECESSAIRES
5 — TABLEAU CHOIX φt
Asw1
φt (mm) s= s≤150
(mm²)
8 50.27 10 OK
10 78.54 15 OK
12 113.10 20 OK
14 153.94 30 hors plage
16 201.06 40 hors plage
20 314.16 60 hors plage
25 490.87 100 OK
32 804.25 160 hors plage
OK V_Ed=3477kN <=
Vérif. bielles
V_Rd,max=8648.6kN
7 — VÉRIFICATION :
Désignation Symbole Valeur Unité
Diamètre cerce adoptée φt φt_adop 16 mm
Espacement adopté s s_adop 15 mm
Section fournie 2 branches Asw_four 402.12 mm²
Asw/s fourni Asw/s_four 26.81 mm²/mm
Résistance cerces V_Rd,s V_Rd,s 9546.07 kN
RÉSULTAT FINAL
Effort tranchant V_Ed 3476.7 kN
Cerce adoptée phi16 / 15 mm
Section fournie Asw 402.1 mm² (2 branches)
Résistance V_Rd,s 9546.1 kN
VÉRIFICATION FINALE CERCES phi16/15 mm
Diamètre adopté
HA16 HA16 HA16
φt
Espacement
70 mm 100 mm 150 mm
adopté s
BA (EC2 §5.8)
② ARMATURES LONGITUDINALES
Nombre de barres n 32 — Diamètre des barres φl 0.25 m
Aire d'une barre as = π·φl²/4 0.049087 m² Aire totale acier As = n·as 1.570796 m²
Taux de ferraillage ρ = As/Ac 50.00% — Vérif. ρ (0.2% ≤ ρ ≤ 4%) ✘ Hors limites —
Rayon cercle barres r' = R - c - φl/2 0.7950 m
④ GÉOMÉTRIE DE LA COLONNE
Longueur libre L₀ 6m Condition d'appui Encastré-libre —
Coefficient de flambement β 2.00 — (1=bi-art / 0.7=enc-art / 0.5=enc-enc / 2=enc-libre)
Longueur de flambement l₀ = β·L₀ 12.000 m
Élancement λ = l₀ / i 24.0 —
Élancement limite λlim (EC2 §[Link]) 35.0 —
Classif. géométrique (BAEL: λ ≤ 70) λ ≤ 70 : Méthode forfaitaire applicable ✔ Pas de 2nd ordre dominant
⑦ VÉRIFICATION FINALE
Effort normal de calcul NEd 9645 kN soit en MN : 9.645 MN
Taux de travail NEd / NRd 1.7% — Réserve de capacité 98.3%
RÉSULTAT ✔ VÉRIFIÉ — Poteau stable
Alternativement
XC4 Carbonatation Tablier partie haute
humide/sec
Chlorures Immergé en
XS2 Pieux — zone submergée
marins permanence
Superstructure EPPR —
C45/55 45 53 3,80 36
RETENU
M.1 — Vue en Plan — Postes n°3 et n°4 (ETM-PPR DCE PL A 216 1/2)
Plans de ferraillage issus du modèle Robot Structural Analysis 2024 — Appontement EPPR
BAEL Ferraillage ✓
Dalle BAEL 24,15 cm²/m 3,00 cm²/m
91 min Conforme
Dalle — BAEL ✓
tu/tu,adm 0,563 MPa 2,333 MPa
cisaillement 91 Conforme
Cerces — EC2 ✓
VRd,s≥VEd 2 046 kN 1 810 kN
sup. §6.2.3 Conforme
Cerces — EC2 ✓
VRd,s≥VEd 1 432 kN 1 949 kN
immergé §6.2.3 Conforme
EC2 ✓
Poteau BA λ λ<λlim λ=24 λlim=35
§5.8 Conforme
Poteau BA EC2 ✓
NEd≤NRd 6 315 kN 563 950 kN
NEd §5.8 Conforme
Pieu — NF
✓
portance P94- Rc≤Rc,d 17 176 kN 20 576 kN
Conforme
ELU 262
📌 Toutes les vérifications sont satisfaites. L'ensemble de la structure répond aux exigences
des Eurocodes et des normes françaises en vigueur.