Foi Active
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Ellen G. White
1 E. G. White clarifie les sujets
Manuscrit général écrit en 1890 lors des assemblées pastorales à Battle Creek,
archivé comme Manuscrit 36 de 1890, et publié dans la Review and Herald le 24
Février et 3 Mars 1977. Cet exposé vital constitue une introduction appropriée pour
les 18 présentations qui furent publiées à la suite, en ordre chronologique.
L'apôtre Paul dit : "Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de
Dieu ? … Et c'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés,
mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-
Christ, et par l'Esprit de notre Dieu." (1 Cor. 6 : 9-11). L'absence de dévotion, de piété
et de sanctification de l'homme extérieur vient de la négation de Jésus-Christ, notre
justice. L'amour de Dieu doit être constamment cultivé…
Beaucoup ont subi une perte énorme pour ne pas avoir ouvert les yeux de leur
intelligence pour discerner les merveilles de la loi de Dieu. D'une manière générale, la
piété traditionnelle a séparé la loi de l'Évangile, bien que nous-mêmes ayons commis
souvent presque la même erreur. Nous n'avons pas exalté devant les hommes la justice
du Christ et la pleine signification de Son plan grandiose de la rédemption. Nous avons
exclu le Christ et Son amour incomparable, nous avons prêché des théories, des
raisonnements et des discours sujets à controverse.
Des hommes pas convertis ont occupé les chaires pour sermonner. Leurs cœurs n'ont
jamais expérimenté, par une foi vivante, persévérante et confiante, la douce évidence
du pardon de leurs péchés. Comment peuvent-ils, alors, prêcher l'amour, la sympathie
et le pardon divin à tous les pécheurs ? Comment peuvent-ils dirent : "Regardez et
vivez" ? En contemplant la croix du Calvaire, vous aurez le désir de porter la croix. Le
Rédempteur du monde a été suspendu à la croix du Calvaire. Voici le Sauveur du
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monde en qui habitait "corporellement toute la plénitude de la Divinité" (Col. 2: 9). Est-
il possible de regarder et de contempler le sacrifice du bien-aimé Fils de Dieu sans que
le cœur soit attendri et ne soit brisé, prêt à s'abandonner à Dieu cœur et âme ?
Que ce point soit très clair à notre esprit ! Si nous acceptons le Christ comme
Rédempteur, nous devons aussi L'accepter comme notre Législateur. Nous ne pouvons
avoir l'assurance et la confiance parfaites en Christ, en tant que Sauveur personnel sans
que nous Le reconnaissions comme notre Roi et que nous obéissions à Ses
commandements. Nous démontrons alors l'authenticité de notre foi, car elle devient
une foi agissante. Elle agit par amour. Dites sincèrement : "Seigneur ! je crois que Tu
es mort pour racheter mon âme. Si Tu as donné une telle valeur à l'âme au point d'offrir
Ta vie pour la mienne, alors je veux Te répondre. Je Te confie ma vie avec toutes ses
possibilités et toute ma faiblesse".
La volonté doit s'harmoniser complètement avec celle de Dieu. Quand cela est fait,
aucun rayon de lumière brillant dans le cœur et dans les recoins de l'esprit ne sera
repoussé. L'âme ne sera pas obstruée par des préjugés qui la pousseraient à appeler
ténèbres la lumière, et lumière les ténèbres. La lumière du ciel est bienvenue comme
une lumière ; elle remplira tous les recoins de l'âme. Ceci équivaut à entonner des
mélodies à Dieu.
Foi et incrédulité
Ne pouvons-nous pas comprendre que la chose la plus onéreuse au monde est le péché
? C'est au détriment de la pureté de la conscience, au prix de la perte de la faveur de
Dieu et la séparation de l'âme de Lui, et pour finir de la perte du ciel. Le péché d'offense
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envers le Saint-Esprit et le fait de cheminer à l'opposé de Lui, a coûté à beaucoup la
perte de leur âme.
Qui peut mesurer les responsabilités de l'influence de chaque personne que notre
Rédempteur a rachetée par le moyen de Sa propre vie ? Quelle scène apparaîtra quand
le jugement commencera et que les livres seront ouverts pour certifier le salut ou la
perte de chaque âme ! La décision infaillible de Celui qui a vécu parmi l'humanité sera
requise pour faire l'adjudication finale des récompenses aux justes fidèles et du
châtiment aux désobéissants, aux infidèles et aux iniques. La qualification définitive de
chaque individu en fonction de sa conduite et de sa responsabilité est confiée au Fils
de Dieu. Ce sera une scène terriblement solennelle pour ceux qui auront participé aux
péchés des autres hommes et qui auront agi contre la volonté de Dieu.
Plusieurs fois, il m'a été présenté le danger de nourrir, en tant que peuple, de fausses
idées sur la justification par la foi. Il m'a souvent été montré que Satan travaillerait
d'une manière spéciale, dans le but de confondre les esprits sur ce point. La loi de Dieu
a été amplement traitée et présentée dans les assemblées, presque aussi dépourvues
de connaissance sur Jésus-Christ et Sa relation avec la loi, que Caïn avec son offrande.
Il m'a été montré que beaucoup ne sont pas parvenus à la foi à cause des idées
confuses et embrouillées au sujet du salut et parce que les pasteurs ont travaillé d'une
manière erronée pour atteindre les cœurs. Le sujet qui me préoccupe depuis
longtemps est celui de la justice imputée du Christ. Je suis attristée de voir qu'il n'est
pas devenu le thème d'étude de nos églises, sur tout le territoire, alors qu'il m'a été
présenté avec insistance et qu'il soit devenu le thème de tous mes discours et de mes
entretiens publics.
En examinant mes écrits d'il y a quinze ou vingt ans, je m'aperçois qu'ils présentent ce
thème avec la même clarté : Que ceux qui s'engagent dans l'œuvre solennelle et sacrée
du ministère doivent d'abord suivre une préparation ; ils doivent recevoir des leçons
sur les enseignements de Christ et des apôtres en matière de principes vivants de piété
pratique. Ils doivent être instruits sur tout ce qui constitue une foi sincère et vivante.
Nos cœurs sont douloureux quand nous entendons à quel point les déclarations de
ceux qui devraient avoir compris le mystère de la piété sont superficielles. Ils parlent
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sans réfléchir des idées exactes de nos frères qui professent croire et enseigner la
vérité. Selon ce qui m'a été présenté, ils sont loin des faits réels. L'ennemi a tellement
confondu leur esprit dans le brouillard et la brume de la mondanité, et ceci semble
tellement avoir imprégné leur compréhension qu’elle fait partie de leur foi et de leur
caractère. Seule une nouvelle conversion peut les transformer et les motiver à
abandonner ces fausses idées -c'est exactement ce qui m'a été montré. Ils s'accrochent
à elles comme un homme qui se noie le fait avec un gilet de sauvetage pour éviter de
couler et de naufrager de la foi.
Christ m'a dit de dire : "Vous devez naître de nouveau, sinon vous n'entrerez jamais
dans le royaume des cieux". Par conséquent, tous ceux qui ont une compréhension
correcte de ce sujet devraient abandonner leur esprit de controverse et chercher le
Seigneur de tout leur cœur. Alors ils trouveront le Christ et pourront refléter un
caractère distinct en accord avec leur expérience religieuse. Ils devraient présenter
clairement ce thème : la simplicité de la véritable piété, dans chacun de leur discours
public. Cela toucherait les cordes sensibles du cœur de toute âme affamée et assoiffée
qui aspire à la sécurité de l'espérance, de la foi et de la parfaite confiance en Dieu, par
le moyen de notre Seigneur Jésus-Christ.
Que le sujet soit bien clair et net : il est impossible de faire quoi que ce soit dans le but
d'améliorer notre position devant Dieu ou pour obtenir le don de Dieu par nos mérites.
Si la foi et les œuvres pouvaient acheter le don du salut, alors le Créateur deviendrait
l'obligé de la créature. C'est là où l'erreur pourrait être acceptée comme vérité. Si un
homme pouvait mériter le salut par ses propres moyens, il se retrouve dans la même
position que le Catholique qui accomplit une pénitence pour ses péchés. Dans ce cas,
le salut est, d'une certaine façon, une obligation qui peut se gagner comme un salaire.
Si l'homme ne peut, par aucune de ses bonnes œuvres, mériter le salut, alors celui-ci
est une grâce, reçue par l'homme pécheur parce qu'il accepte et croit en Jésus. C'est
un don absolument gratuit. La justification par la foi se situe au-delà de toutes
controverses. Toutes ces controverses n'ont plus lieu d'être du moment où l'on
comprend que les mérites des bonnes œuvres de l'homme déchu ne peuvent jamais
lui donner la vie éternelle.
La lumière que j’ai reçue de Dieu place ce sujet important au-dessus de toutes
questions dans mon esprit. La justification est une grâce et ne s'obtient par aucune
œuvre que l'homme déchu puisse accomplir. Il m’a été montré avec clarté, que si un
homme riche offre son argent et ses possessions au Seigneur, de fausses idées
viennent gâcher l'offrande par la pensée qu'il a mérité la faveur de Dieu et que le
Seigneur est obligé de le considérer avec une bienveillance spéciale en raison de ce
don.
Il y a eu trop peu d'instructions claires sur ce sujet. Le Seigneur a confié Ses biens en
prêt à l'homme. Il s'attend à ce qu'ils soient restitués quand Sa providence et le
développement de Sa cause le réclament. Le Seigneur a donné l'intelligence. Il nous a
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donné la santé et la capacité d'obtenir des biens terrestres. Il a créé toutes choses sur
la terre. Il a manifesté Sa puissance divine dans le développement de ses ressources.
Ce sont les fruits de Sa gestion. Il a donné le soleil, les nuages, les pluies pour que la
végétation prospère. En tant que serviteurs employés par Dieu, vous avez récolté Ses
moissons afin de satisfaire vos besoins d'une manière économique et d'en conserver
le solde à la disposition de Dieu. Vous pouvez dire comme David : "Tout vient de Toi, et
nous recevons de Ta main ce que nous T'offrons" (1 Chr. 29 :14). Ainsi, il n'y a pas de
mérite de la créature à restituer au Seigneur ce qui Lui appartient, car cela a toujours
été Sa propriété destinée à être utilisée comme Il l'indiquerait dans Sa providence.
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aspergée du sang d'une valeur qui surpasse tout calcul parce qu'il était la vie de Dieu
en Son Fils.
Or, aucune âme ne peut donner à Dieu quelque chose qui ne soit pas de Lui. Rappelez-
vous ceci :" Tout vient de Toi, et nous recevons de Ta main ce que nous T'offrons" (1
Chr. 29 :14). Voici ce qui doit être présenté partout où nous allons : nous ne possédons
rien, nous ne pouvons rien offrir – possessions, travaux, foi –, que nous n'ayons reçu
premièrement de Dieu, et sur lesquels Il peut à n'importe quel moment, mettre Sa
main et dire : "Ceci est à Moi, dons, aptitudes et bénédictions, que Je t'ai confiés non
pour t'enrichir mais pour les utiliser sagement pour le bien du monde".
Au ciel, les anges de Dieu qui n'ont jamais chuté, accomplissent continuellement Sa
volonté. Dans tout ce qu'ils accomplissent dans le cadre de leur mission de miséricorde
envers notre monde, protégeant, guidant et en prenant soin depuis toujours de
l'œuvre de la création de Dieu - tant envers les justes que les injustes - ils peuvent dire,
en vérité : "Tout vient de Toi et nous recevons de Ta main ce que nous T'offrons". Si
seulement l'œil humain pouvait entrevoir le service des anges ! Si l'imagination pouvait
saisir et s'attarder sur le riche et glorieux service des anges de Dieu et les conflits dans
lesquels ils s'engagent en faveur des hommes afin de les protéger, de les guider et de
les libérer des pièges de Satan, combien différentes seraient la conduite et le sentiment
religieux !
Les mortels peuvent faire des discours, plaidant avec véhémence les mérites de la
créature, et chaque homme peut lutter pour la suprématie, mais ils ne savent tout
simplement pas que tout le temps, en principe et en caractère, ils déforment la vérité
telle qu'elle est en Jésus. Ils se trouvent dans le brouillard de la confusion. Ils ont besoin
de l'amour divin de Dieu représenté par l'or purifié par le feu ; ils ont besoin du
vêtement blanc du caractère pur de Christ ; ils ont besoin du collyre céleste pour
discerner avec étonnement l'absolue inutilité du mérite de la créature pour gagner la
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vie éternelle. Ils peuvent déposer aux pieds de notre Rédempteur leur ferveur dans le
travail et une intense affection, leurs hautes et nobles réalisations intellectuelles, leur
grande intelligence et la plus profonde humilité, mais il n'y a pas un iota de grâce et de
talent d'abord donné par Dieu. Il ne faut rien donner de moins que ce que le devoir
prescrit et on ne peut donner un iota de plus que ce qu'ils ont reçu au début ; et tout
doit être placé sur le feu de la justice de Christ pour être purifié de son odeur terrestre,
avant qu'il monte dans un nuage d'encens parfumé au grand Jéhovah et d'être accepté
comme un doux parfum.
Je demande : "Comment puis-je présenter ce sujet tel qu'il est ?" Le Seigneur Jésus
communique toutes les facultés, toute la grâce, tout le repentir, toute l'envie, tout le
pardon des péchés en présentant Sa justice pour que l'homme la saisisse par la foi
vivante -laquelle est aussi un don de Dieu. Si vous réunissez tout ce qui est bon, saint
noble et aimable chez l'homme et que vous le présentiez ensuite devant les anges de
Dieu comme pour accomplir une partie du salut de l'âme humaine ou d'un mérite, la
proposition serait rejetée comme une trahison. Debout, face à son Créateur et
regardant la gloire suprême qui entoure Sa personne, contemplant l'Agneau de Dieu
livré depuis la fondation du monde à une vie d'humiliation, pour être repoussé,
méprisé et crucifié par les hommes coupables, qui peut mesurer l'infinitude du
sacrifice!
Par amour pour nous, Christ se fit pauvre pour que par Sa pauvreté nous puissions être
riches. Et toutes les œuvres que l'homme peut rendre à Dieu seront moins que rien !
Mes requêtes ne sont acceptables que parce qu'elles s'appuient sur la justice de Christ.
L'idée de faire quoi que ce soit pour mériter la grâce du pardon est une erreur du début
à la fin. "Seigneur, dans ma main je n'apporte rien de valeur ; je m'accroche simplement
à Ta croix".
Les prouesses louables que l'homme peut réaliser ne lui donneront aucune gloire. Les
hommes ont l'habitude de se glorifier et de s'exalter les uns les autres. Cela me fait
frémir de voir et entendre cette pratique, car il m'a été révélé des cas où la vie familiale
et l'œuvre intérieure du cœur de ces mêmes hommes sont remplis d'égoïsme. Ils sont
corrompus, contaminés, vils ; et rien de tout ce qui vient d'eux ne peut les élever
devant Dieu, car tout ce qu'ils font est une abomination à Ses yeux. Il ne peut y avoir
une conversion authentique sans l'abandon du péché et le caractère aggravant du
péché n'est pas discerné. Avec une finesse de perception jamais atteinte par la
compréhension humaine, les anges de Dieu observent les êtres entravés par les
influences corruptrices, avec des âmes et des mains impures, décidant de leur destin
éternel ; et cependant, beaucoup ont une piètre notion de ce qu'est le péché et quel
en est le remède.
Nous entendons bien des choses erronées sur la conversion de l'âme. Les hommes sont
éduqués à penser que si un homme se repent, il sera pardonné, en supposant que la
repentance est le chemin, la porte, vers le ciel ; que la repentance a une certaine valeur
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assurée pour acheter le pardon. L'homme peut-il se repentir lui-même ? Pas plus qu'il
ne peut lui-même se pardonner. Les larmes, les soupirs, les résolutions -tout cela n'est
que le bon exercice des facultés que Dieu a concédées à l'homme, et l'abandon du
péché par l'amendement d'une vie qui appartient à Dieu. Où y a-t-il du mérite en
l'homme pour gagner son salut ou pour placer devant Dieu quelque chose qui soit
précieux ou excellent ? Une offrande d'argent, de maisons ou de terres peut-elle se
placer sur la liste des méritants ? Impossible !
Il est dangereux de penser que la justification par la foi attribue du mérite à la foi.
Quand vous acceptez la justice de Christ comme un don gratuit, vous êtes justifiés
gratuitement par le moyen de la rédemption de Christ. Qu'est-ce que la foi ? "Une
ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit
pas" (Héb. 11 :1). C'est l'assentiment de l'intelligence aux paroles de Dieu qui lie le
cœur en une consécration et un service volontaire à Dieu qui a donné l'intelligence,
attendri le cœur et pris l'initiative d'attirer l'esprit dans le but de lui faire contempler
le Christ sur la croix du Calvaire. La foi rend à Dieu les facultés mentales, Lui soumet
l'esprit et la volonté, et fait de Christ l'unique porte d'accès au royaume des cieux.
Quand les hommes comprennent qu'ils ne peuvent pas gagner la justice par les mérites
de leurs œuvres et qu'avec une confiance ferme et complète ils regardent à Christ
comme leur unique espérance, il n'y aura pas trop de "moi" et trop peu de Jésus dans
leur vie. Les âmes et les corps sont corrompus et contaminés par le péché, le cœur est
éloigné de Dieu, et pourtant beaucoup luttent avec leurs faibles forces pour gagner le
salut par le moyen des bonnes œuvres. Jésus, pensent-ils œuvrera en partie pour leur
salut mais eux doivent faire le reste. Ils ont besoin de voir par la foi la justice du Christ
comme leur unique espérance pour le temps et l'éternité.
Dieu a donné aux hommes des facultés et des capacités. Dieu œuvre et coopère par le
moyen des dons qu'il a impartis à l'homme, et l'homme, en participant à la nature
divine et en accomplissant l'œuvre de Christ, peut être vainqueur et obtenir la vie
éternelle. Le Seigneur ne se propose pas de faire l'œuvre pour laquelle Il a donné à
l'homme des pouvoirs. La part de l'homme doit être faite. Il doit être un collaborateur
de Dieu, sous le joug du Christ et apprenant de Sa douceur et de Son humilité. Dieu est
le pouvoir qui contrôle tout. Il octroie les dons ; l'homme les reçoit et agit avec la
puissance de la grâce du Christ en tant qu’agent vivant.
"Car nous sommes ouvriers avec Dieu" (1 Cor. 3 :9). Le cœur doit être travaillé, soumis,
labouré, hersé et semé pour rapporter à Dieu sa moisson de bonnes œuvres. "Vous
êtes l'édifice de Dieu". Vous ne pouvez pas vous édifier vous-mêmes. Il y a un pouvoir
hors de nous qui doit édifier l'Église, en mettant brique sur brique et en coopérant
toujours avec les facultés et les aptitudes données par Dieu à l'homme. Le Rédempteur
doit trouver un foyer dans Son édifice. Dieu œuvre et l'homme œuvre. Il faut
continuellement accepter les dons de Dieu, pour qu'ils puissent être rendus avec la
même libéralité. C'est un processus continu que de recevoir et rendre. Le Seigneur a
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prévu que l'âme recevrait de Lui son aliment, pour qu'il soit à nouveau rendu pour la
réalisation de Ses desseins. Pour qu'il y ait un courant, il faut qu'il y ait une réception
de la divinité dans l'humanité. "J'habiterai et Je marcherai au milieu d'eux" (2 Cor. 6 :
16).
Le temple de l'âme doit être sacré, saint, pur et immaculé. Il doit y avoir une
collaboration dans laquelle toute la puissance et toute la gloire vient de Dieu. C'est à
nous qu'incombe cette responsabilité. Nous devons recevoir en pensées et en
sentiments et donner en expression. La loi de l'activité humaine et divine font du
récepteur un ouvrier uni à Dieu. Elle amène l'homme là où, uni à la Divinité, il peut faire
les œuvres de Dieu. La combinaison du pouvoir divin et de l'agent humain sera un
succès complet parce que la justice de Christ accomplit tout.
La raison pour laquelle tant d'entre eux ne réussissent pas à être des ouvriers
couronnés de succès est qu'ils agissent comme si Dieu dépendait d'eux, et ils Lui
proposent de travailler avec eux au lieu de dépendre de Lui. Ils mettent de côté le
pouvoir surnaturel et cessent de faire l'œuvre surnaturelle. Ils dépendent tout le temps
de leurs propres facultés humaines et de celles de leurs frères. Ils sont limités et
toujours en train de juger selon leur compréhension humaine limitée. Ils ont besoin de
s'élever parce qu'ils n'ont pas le pouvoir d'en haut. Dieu nous donne des corps,
l'énergie mentale, le temps et l'opportunité de travailler. Il est nécessaire d'utiliser au
maximum toutes ces ressources. En combinant l'humanité et la divinité vous pouvez
accomplir une œuvre aussi durable que l'éternité. Quand les hommes pensent que le
Seigneur a commis une erreur les concernant et choisissent leur propre tâche, ils
seront déçus.
"Car c'est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de
vous, c'est le don de Dieu" (Éph. 2 :8). Voici la vérité qui dévoilera le sujet à votre esprit
si vous ne le fermez pas aux rayons de lumière. La vie éternelle est un don infini. Ceci
la rend impossible à gagner par nous-mêmes parce qu'elle est infinie. Elle doit
nécessairement être un don. En tant que don, elle doit être reçue par la foi et nous
devons offrir à Dieu notre gratitude et notre louange. Une foi solide ne conduira
personne au fanatisme ou à se comporter comme le serviteur indolent. Le pouvoir
maléfique de Satan pousse les hommes à regarder à eux-mêmes au lieu de contempler
Jésus. La justice de Christ doit nous précéder si la gloire du Seigneur devient notre
arrière-garde. Si nous faisons la volonté de Dieu nous pouvons recevoir de grandes
bénédictions comme don gratuit du Seigneur et pas parce qu'il y a un mérite
quelconque en nous ; celui-ci n'a aucune valeur. Faites l'œuvre de Christ et vous
honorerez Dieu, et vous serez plus que vainqueur par Celui qui nous a aimé et a donné
Sa vie pour nous, afin que nous ayons la vie et le salut en Jésus-Christ.
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2 La norme de la vraie sanctification
Article publié dans la Review and Herald le 8 Mars 1881. "Que le Dieu de paix vous
sanctifie lui-même tout entier, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit
conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ !" (1
Thes. 5 :23).
"Si quelqu'un a péché, nous avons un Avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste" (1 Jn
2 :1). Mais Dieu n'a pas livré Son Fils à une vie de souffrance, d'agonie et à une mort
déshonorante pour libérer l'homme de l'obéissance à la loi divine. Le pouvoir
séducteur de Satan est si grand que beaucoup ont été amenés à considérer l'expiation
du Christ comme n'ayant aucune valeur réelle. Le Christ est mort parce qu'il n'y avait
aucune autre espérance pour le transgresseur. Celui-ci pourrait essayer de garder la loi
de Dieu dans le futur ; mais la dette contractée dans le passé demeure et la loi doit le
condamner à mort. Le Christ est venu payer cette dette pour le pécheur, dette qu'il lui
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était impossible de payer. Ainsi, grâce au sacrifice expiatoire de Christ, une autre
opportunité a été offerte à l'homme pécheur.
La tromperie de Satan
L'idée que la mort de Christ a introduit la grâce pour occuper la place de la loi est un
sophisme de Satan. La mort de Jésus n'a pas modifié, ni annulé, ni n'amoindri au plus
petit degré la loi des 10 commandements. Cette grâce précieuse offerte aux hommes
par le sang du Sauveur exalte la loi de Dieu. Depuis la chute de l'homme, le
gouvernement moral de Dieu et Sa grâce sont inséparables. Ils vont de pair à travers
toutes les dispensations. "La bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix
s'embrassent" (Ps. 85 : 11).
La condescendance et l'agonie du bien-aimé Fils de Dieu n'ont pas été endurées pour
acheter à l'homme la liberté de transgresser la loi du Père et néanmoins s'asseoir avec
le Christ sur Son trône. Mais c'était pour que par Ses mérites et par l'exercice de la
repentance et de la foi, le pécheur le plus invétéré puisse recevoir le pardon et obtenir
la force de vivre une vie d'obéissance. Le pécheur n'est pas sauvé dans ses péchés, mais
de ses péchés.
L'âme doit premièrement être convaincue de péché avant que le pécheur ne ressente
le désir d'aller à Christ. "Le péché c'est la transgression de la loi" (1 Jn 3 :4). "Mais je
n'ai connu le péché que par la loi" (Ro. 7 :7). Quand le commandement est venu à la
conscience de Saul, le péché reprit vie et il est mort. Il s'est vu condamné par la loi de
Dieu. Le pécheur ne peut être convaincu de sa culpabilité, que s'il comprend en quoi
consiste le péché. Il est impossible pour un individu d'expérimenter la sanctification
biblique tout en soutenant que, puisqu'il croit en Christ, il importe peu qu'il obéisse ou
désobéisse à la loi de Dieu.
Ceux qui professent garder la loi de Dieu tout en se livrant au péché dans leur cœur
sont condamnés par le Témoin Véritable. Ils prétendent être riches de la connaissance
de la Vérité, mais ils ne sont pas en harmonie avec ses principes sacrés. La vérité ne
sanctifie pas leur vie. La Parole de Dieu déclare que celui qui professe observer les
commandements et dont la vie contredit sa foi, est aveugle, misérable, pauvre et nu.
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La loi de Dieu est le miroir renvoyant une image complète de l'homme tel qu'il est, et
place devant lui le modèle correct. Certains se détourneront et oublieront cette image,
tandis que d'autres emploieront des épithètes abusives contre la loi, comme si cela
pouvait remédier à leurs défauts de caractère. D'autres, se voyant condamnés par la
loi, se repentiront de leurs transgressions et par la foi dans les mérites de Christ,
perfectionneront le caractère chrétien.
Le monde entier est coupable aux yeux de Dieu pour avoir transgressé Sa loi. Le fait
que la grande majorité continuera à la transgresser et restera ainsi en inimitié avec
Dieu, n'est pas une raison pour que quelques-uns ne se reconnaissent pas coupables
et ne deviennent pas obéissants. Pour un observateur superficiel, les personnes qui
sont naturellement aimables, éduquées et raffinées peuvent paraître mener une vie
parfaite. "L'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur" (1
Sam. 16 :79). À moins que les vérités vivifiantes de la Parole de Dieu, quand elles sont
présentées à la conscience, soient acceptées de manière intelligente puis mises
fidèlement en application dans la vie, aucun homme ne pourra voir le royaume des
cieux. Pour certains, ces vérités sont attractives en raison de leur nouveauté, mais ils
ne les acceptent pas en tant que Parole de Dieu. Ceux qui ne reçoivent pas la lumière
quand elle leur est présentée, seront condamnés par elle.
Dans chaque congrégation de la terre il y a des âmes insatisfaites, ayant faim et soif de
salut. Jour et nuit, elles s'interrogent, le cœur lourd : "Que dois-je faire pour être sauvé
?" Elles écoutent avidement les discours populaires dans l'espoir d'apprendre
comment elles peuvent être justifiées devant Dieu. Mais trop souvent elles
n'entendent qu'un discours complaisant, une déclamation éloquente. Il y a des cœurs
tristes et déçus dans chaque réunion religieuse. Le pasteur dit à ses auditeurs qu'on ne
peut garder la loi de Dieu : "De nos jours, ce n'est pas une obligation pour l'homme,
affirme-t-il. Vous devez croire en Christ, Il vous sauvera ; croyez seulement". Ainsi, il
leur enseigne à faire de leurs sentiments leur critère, ce qui ne leur donne pas une foi
intelligente. Ce pasteur peut prétendre être très sincère, mais il cherche à calmer la
conscience troublée par un faux espoir.
Beaucoup sont amenés à penser qu'ils sont sur la route du ciel parce qu'ils professent
croire au Christ, tandis qu'ils rejettent la loi de Dieu. Mais ils découvriront finalement
qu'ils sont sur le chemin de la perdition au lieu de celui du ciel. Le poison spirituel est
dissimulé au milieu de la doctrine de la sanctification puis administré aux gens. Des
milliers de personnes l'avalent avidement, estimant que si seulement ils sont honnêtes
dans leur croyance, ils seront sauvés. Mais la sincérité ne convertira pas l'erreur en
vérité. Un homme peut avaler du poison pensant que c'est un aliment ; sa sincérité ne
le sauvera pas des effets de la dose.
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Dieu nous a donné Sa Parole pour qu'elle soit notre guide. Christ a dit :" Vous sondez
les Écritures parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : Ce sont elles qui
rendent témoignage de Moi" (Jn 5 :39). Il a prié pour Ses disciples : "Sanctifie-les par
Ta vérité ; Ta Parole est la vérité" (Jn 17 :17). Paul dit : "Pour moi, j'avais cru devoir agir
vigoureusement contre le nom de Jésus de Nazareth" (Actes 26 :9). Mais cette croyance
ne rendit pas ce procédé correct. Quand Paul a reçu l'Évangile de Jésus-Christ, cet
Évangile a fait de lui une nouvelle créature. Il a été transformé ; la vérité plantée dans
son âme lui a donné une telle foi et un tel courage comme partisan de Christ, qu'aucune
opposition ne pouvait l'ébranler, ni aucune souffrance ne le décourageait.
Les hommes peuvent invoquer n'importe quelle excuse pour réfuter la loi de Dieu ;
mais aucune excuse ne sera acceptée au jour du jugement. Ceux qui luttent contre
Dieu et endurcissent leur âme coupable de transgression, devront bientôt affronter le
Grand Législateur au sujet de Sa loi transgressée.
Le jour de la vengeance de Dieu vient, le jour Son ardente colère. Qui supportera le
jour de Sa venue ? Les hommes ont endurci leur cœur contre l'Esprit de Dieu, mais les
flèches de Sa colère pénétreront là où les dards de la conviction ne pouvaient le faire.
Avant longtemps, Dieu se lèvera pour s'occuper du pécheur. Le faux pasteur protégera-
t-il le transgresseur ce jour-là ? Celui qui s'est uni à la multitude sur le sentier de la
désobéissance trouvera-t-il une excuse ? La popularité ou le nombre rendront-ils
quelqu'un innocent ? Telles sont les interrogations que les négligents et les indifférents
devraient considérer et reconnaître.
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3 Christ, notre justice
"Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour
nous purifier de toute iniquité" (1 Jn 1:9).
Dieu nous demande de confesser nos péchés et d'humilier nos cœurs devant Lui ; et
en même temps nous devrions nous confier en Lui comme en un tendre Père qui
n'abandonnera pas celui qui croit en Lui. Plusieurs d'entre nous marchent par la vue,
et non par la foi. Nous croyons à ce que nous voyons, mais nous n'apprécions pas à leur
juste valeur les promesses de la Parole de Dieu ; or le plus grand déshonneur que l'on
puisse faire à Dieu c'est de montrer que nous nous défions de ce qu'Il dit, et que nous
en sommes à nous demander si réellement le Seigneur s'inquiète de notre sort ou bien
s'Il nous déçoit.
Dieu ne nous rejette pas à cause de nos péchés. Il peut nous arriver de commettre des
fautes et par là contrister Son Esprit ; si nous nous repentons, si nous venons à Lui les
cœurs contrits, Il ne nous renverra pas à vide. Il y a des obstacles à enlever. De mauvais
sentiments ont été entretenus, il y a eu de l'orgueil, de la propre suffisance, de
l'impatience, des murmures. Toutes ces choses tendent à nous séparer de Dieu. Les
péchés doivent être confessés ; la grâce doit accomplir en nous une œuvre plus
profonde. Ceux qui se sentent faibles et découragés ont la possibilité de devenir forts
pour Dieu, et d'accomplir une noble tâche pour le Maître. Mais ils doivent se placer sur
un plan plus élevé et ne pas se laisser influencer par des motifs égoïstes.
Il nous faut nous laisser instruire à l'école du Christ. Rien sinon Sa justice ne peut nous
conférer le droit de jouir de l'un quelconque des bienfaits de l'alliance de la grâce. Ces
bienfaits ont été longtemps l'objet de nos désirs et de nos efforts ; si nous ne les avons
pas reçus, c'est que nous avons caressé l'idée de pouvoir faire quelque chose de nous-
14
mêmes pour les mériter. Nous n'avons pas détourné nos regards de nous-mêmes,
croyant que Jésus est un Sauveur vivant. Ne pensons pas que notre propre grâce et nos
mérites personnels pourront nous sauver ; la grâce du Christ : voilà notre seul espoir
de salut. Le Seigneur nous a fait une promesse par son prophète : "Que le méchant
abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées ; qu'il retourne à l'Eternel, qui
aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner" (És. 55 :7). Acceptons
cette promesse toute nue, et ne prenons pas le sentiment pour de la foi. Quand nous
nous confierons entièrement en Dieu, et que nous nous appuierons sur les mérites de
Jésus, le Sauveur qui pardonne les péchés, nous recevrons tout le secours désirable.
Mes frères, vous attendez-vous à ce que votre mérite vous recommande à la faveur
divine ; pensez-vous devoir être affranchis du péché avant de vous confier à Son
pouvoir salutaire ? Si ce sont là les pensées qui s'agitent dans votre esprit, je crains que
vous n'obteniez aucune force et que pour finir vous vous découragiez.
Regardez et vivez
Au désert, quand le Seigneur permit à des serpents venimeux de mordre les Israélites
rebelles, Moïse reçut l'ordre de dresser un serpent d'airain et d'inviter tous les blessés
à le regarder et à vivre. Plusieurs ne crurent pas à l'efficacité du remède indiqué par le
Ciel. Entourés qu'ils étaient de morts et de mourants, ils se savaient perdus sans le
secours divin ; ils continuaient néanmoins de se lamenter au sujet de leurs blessures,
de leurs douleurs, de leur mort imminente, jusqu'au moment où leurs forces étaient
épuisées, leur vue obscurcie, alors qu'une guérison instantanée leur était offerte.
"Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme
soit élevé, afin que quiconque croit en Lui ait la vie éternelle" (Jn 3 :14,15). Si vous êtes
conscients de votre état de péché, ne consumez pas toutes vos forces à vous lamenter
à ce sujet, mais regardez et vivez. Jésus est notre unique Sauveur ; même si des millions
d'êtres humains, qui ont besoin d'être guéris, rejettent la grâce qu'Il leur offre, aucun
de ceux qui se fient à Ses mérites ne sera abandonné à la perdition. Si nous comprenons
que sans le Christ notre condition est désespérée, ne nous décourageons pas ;
appuyons-nous sur un Sauveur crucifié et ressuscité. Pauvres âmes atteintes par la
maladie du péché et découragées, regardez et vous vivrez. Jésus a engagé Sa parole :
Il sauvera quiconque s'adresse à Lui.
15
Allez à Jésus : vous obtiendrez le repos et la paix. Dès maintenant, ce bienfait est à
vous. Satan vous suggère que vous êtes impuissants, incapables d'obtenir une
bénédiction par vous-mêmes. C'est vrai que vous êtes impuissants. Mais élevez Jésus
devant lui et dites : "Je possède un Sauveur ressuscité. En Lui je me confie ; Il ne
permettra pas que je sois confus. Je triompherai en Son nom. Il est ma justice et ma
couronne de joie". Que personne ici ne s'imagine que son cas est désespéré, car ce
n'est pas le cas. Vous vous voyez pécheur et indigne ; c'est justement pour cette raison
que vous avez besoin d'un Sauveur. Si vous avez des péchés à confesser, ne perdez pas
de temps. Ces moments-ci sont plus précieux que l'or. "Si nous confessons nos péchés,
Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité" (1
Jn 1 :9). Ceux qui ont faim et soif de justice seront rassasiés : Jésus l'a promis. Précieux
Sauveur ! Ses bras sont ouverts pour vous recevoir ; Son grand cœur plein d'amour
vous attend pour vous bénir.
La repentance aussi bien que le pardon, est un don de Dieu en Christ. C'est grâce à
l'influence du Saint-Esprit que nous sommes convaincus de péché et que nous
éprouvons le besoin de pardon. Seul celui qui est contrit peut être pardonné, mais c'est
la grâce de Dieu qui produit la repentance dans un cœur. Il connaît toutes nos
faiblesses et nos infirmités, Il nous viendra en aide.
Il nous faut une vigilance continuelle et une piété sincère, aimante ; ces choses
viennent naturellement quand par la foi une âme est gardée par la puissance de Dieu.
Nous ne pouvons rien faire, absolument rien, pour gagner la faveur divine. Nous ne
16
devons point nous confier en nous-mêmes ou en nos bonnes œuvres ; mais quand nous
allons au Christ en qualité d'êtres errants et pécheurs, nous trouverons le repos en Son
amour. Dieu acceptera quiconque s'approchera de Lui en se prévalant entièrement des
mérites du Sauveur crucifié. Alors l'amour naît dans le cœur. Point d'extase, mais une
confiance paisible et durable. Tout fardeau devient léger, car il est léger le joug que le
Christ place sur nous. Le devoir devient une jouissance, le sacrifice un plaisir. Le sentier
qui paraissait ténébreux est éclairé par le Soleil de Justice. C'est ainsi que l'on marche
dans la lumière comme le Christ est lumière.
17
4 E. G. White définie les normes
La question qu'il faut maintenant se poser est : ceux qui professent suivre le Christ,
satisfont-ils les conditions en rapport avec lesquelles la bénédiction est prononcée ?
Se séparent-t-ils du monde en esprit et en pratique ? Comme il est difficile de renoncer,
et de se séparer des habitudes et des coutumes mondaines. Mais faisons très attention
à ce que Satan ne nous séduise pas et ne nous trompe pas par de fausses
représentations. Des intérêts éternels sont ici en jeu. Les demandes de Dieu devraient
occuper la première place ; Ses exigences devraient recevoir notre toute première
attention.
Chaque enfant de l'Adam déchu doit, par la grâce transformatrice du Christ, devenir
obéissant à toutes les exigences de Dieu. Nombreux sont ceux qui ferment les yeux sur
les enseignements les plus claires de Sa Parole parce que la croix s'interpose
directement sur leur chemin. S'ils l'exaltent, ils paraîtront singuliers aux yeux du monde
; alors ils hésitent, s'interrogent et cherchent une excuse pour éviter la croix. Satan est
toujours prêt et il présente des raisons plausibles selon lesquelles obéir à la Parole de
Dieu, telle qu'elle se lit, ne serait pas la meilleure chose. Les âmes sont fatalement
trompées.
Une des erreurs sataniques ayant le plus de succès consiste à pousser les hommes à
prétendre qu'ils sont sanctifiés tout en vivant dans la désobéissance des
commandements de Dieu. Ces hommes sont décrits par Jésus comme étant ceux qui
disent : "Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en Ton nom, et en Ton nom
n'avons-nous pas chassé les démons, et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles en
Ton nom ?".
Oui, ceux qui prétendent être sanctifiés ont beaucoup à dire sur le fait d'être sauvés
par le sang de Jésus, mais leur sanctification ne se fait pas par le moyen de la Vérité
18
telle qu'elle est en Jésus. Tout en prétendant croire en Lui, et en accomplissant des
œuvres merveilleuses en Son nom, ils ignorent la loi du Père et servent d'agents au
grand adversaire des âmes pour faire avancer l'œuvre qu'il a commencée en Éden :
celle de trouver des excuses acceptables pour ne pas obéir à Dieu sans réserve. Son
œuvre d'amener les hommes à déshonorer Dieu, en ignorant la loi de Dieu, sera un
jour exposée devant eux avec ses véritables résultats.
Les conditions à remplir pour obtenir la vie éternelle sont si claires dans la Parole de
Dieu que personne n'a besoin de pécher, à moins de choisir l'erreur plutôt que la vérité
parce que leurs âmes non sanctifiées aiment les ténèbres plus que la lumière.
Le docteur de la loi qui est venu à Christ avec la question : "Maître, que dois-je faire
pour hériter la vie éternelle ?", pensait l'éprouver, mais Jésus lui retourna la question :
"Qu'est-il écrit dans la loi ? Qu'y lis-tu ? Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu,
de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-
même". Jésus lui a répondu : "Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras" (Luc 10 :25-
28). Ces paroles s'adressent à chacun de nous. Sommes-nous disposés à respecter les
conditions ? Allons-nous obéir à Dieu et garderons-nous Ses commandements ?
Mettrons-nous la Parole en pratique ou serons-nous de simples auditeurs ? La loi de
Dieu est aussi immuable et inaltérable que Son caractère. Quoi que les hommes
puissent dire ou faire pour l'invalider, ne change pas Ses prétentions ni ne les libère de
leur obligation d'obéir.
Chaque jour, nous avons besoin du discernement divin ; nous devons prier comme le
fit David : "Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de Ta loi !" (Ps 119
:18). Dieu aura un peuple sur la terre pour défendre Son honneur en respectant tous
Ses commandements et Ses commandements ne sont ni pénibles, ni un joug de
servitude. David a prié de son temps : "Il est temps que l'Éternel agisse ; ils
transgressent Ta loi" (Ps 119 :126).
Celui qui transgresse les commandements n'entrera pas dans la Cité de Dieu
19
La formation du caractère doit se poursuivre pendant le temps de grâce. Jour après
jour, leurs actions sont enregistrées dans les livres du ciel, et au grand jour de Dieu, ils
seront récompensés selon ce qu'auront été leurs œuvres. On verra alors qui reçoit la
bénédiction : "Heureux ceux qui lavent leurs robes afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et
d'entrer par les portes dans la ville" (Apoc. 22 :14).
Ceux qui se dressent contre la loi de Dieu sont en guerre contre Dieu lui-même ; et
beaucoup de ceux qui sont remplis du plus grand ressentiment envers le peuple de
Dieu qui garde Ses commandements, font la plus spectaculaire ostentation de mener
une vie sainte et sans péché. Ceci ne peut s'expliquer que d'une seule manière : ils
n'ont pas de miroir dans lequel se regarder pour découvrir les difformités de leur
caractère. Ni Joseph, ni Daniel, ni aucun des apôtres n'ont prétendu être sans péché.
Les hommes qui ont vécu au plus près de Dieu, les hommes qui auraient sacrifié même
leur vie plutôt que de pécher délibérément contre Lui, les hommes que Dieu a honorés
de la lumière et de la puissance divine, se sont reconnus pécheurs, indignes de Ses
grandes faveurs. Ils ont senti leur faiblesse et ont regretté leurs péchés, ils ont essayé
d'imiter le modèle : Jésus-Christ.
Il ne doit y avoir que deux catégories de personnes sur la terre : les fils de Dieu
obéissants et les désobéissants. À une certaine occasion, Christ a ainsi présenté à Ses
auditeurs l'œuvre du jugement : "Lorsque le Fils de l'Homme viendra dans Sa gloire,
avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de Sa gloire. Toutes les nations seront
assemblées devant Lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les
brebis d'avec les boucs ; et Il mettra les brebis à Sa droite et les boucs à Sa gauche.
"Alors le Roi dira à ceux qui sont à Sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de Mon Père ;
prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car
J'ai eu faim, et vous M'avez donné à manger ; J'ai eu soif, et vous M'avez donné à boire
; J'étais étranger, et vous M'avez recueilli ; J'étais nu, et vous M'avez vêtu ; J'étais
malade, et vous M'avez visité ; J'étais en prison, et vous êtes venus vers Moi."
"Les justes lui répondirent : 'Seigneur, quand T'avons-nous vu avoir faim et T'avons-
nous donné à manger ; ou avoir soif, et T'avons-nous donné à boire ? Quand T'avons-
nous vu étranger, et T'avons-nous recueilli ; ou nu, et T'avons-nous vêtu ? Quand
T'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers Toi ? Et le Roi leur
répondra : Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de
ces plus petits de Mes frères, c'est à Moi que vous les avez faites" (Mat. 25 :31-40).
Ainsi, le Christ identifie Ses intérêts avec ceux de l'humanité souffrante. Il considère
que chaque attention portée à Ses enfants, comme faite à Lui-même. Ceux qui
prétendent à la sanctification moderne s'avanceront en se vantant et en disant :
"Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par Ton nom ? n'avons-nous pas
chassé des démons par Ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par
Ton nom ?" (Mat. 7 :22). Les personnes décrites ici, qui formulent ces déclarations
20
prétentieuses, tissant apparemment Jésus dans toutes leurs actions, représentent avec
exactitude ceux qui prétendent posséder la sanctification moderne, mais qui sont en
guerre contre la loi de Dieu. Le Christ les appelle ouvriers d'iniquité parce qu'ils sont
des séducteurs portant le manteau de la justice pour cacher la difformité de leur
caractère, la perversion intérieure de leurs cœurs impurs.
Satan est descendu, dans ces derniers jours, pour agir avec toutes les séductions de
l'iniquité en ceux qui périssent. Sa majesté satanique fait des miracles aux yeux des
faux prophètes et des hommes, affirmant être le Christ lui-même. Satan dote de son
pouvoir ceux qui l'aident dans ses tromperies. Par conséquent, ceux qui affirment
détenir la grande puissance de Dieu ne pourront être discernés que par le grand
détecteur : la loi de Jéhovah. Le Seigneur nous avertit que s'il leur était possible ils
tromperaient mêmes les élus. Les manteaux de moutons paraissent si réels, si
authentiques, que le loup ne peut être découvert que lorsque nous accourons à la
grande norme morale de Dieu et découvrons qu'ils sont des transgresseurs de la loi de
Jéhovah.
S'il y eut un temps où nous avions eu besoin de foi et d'éclaircissement spirituel, c'est
maintenant. Ceux qui veillent en priant et en sondant les Écritures journellement avec
un désir sincère de connaître la volonté de Dieu, ne seront pas trompés par aucune
tromperie de Satan. Eux seuls discerneront le prétexte que des hommes rusés
adopteront pour séduire et piéger. On consacre tant de temps et d'attention au
monde, au vêtement, au manger et au boire qu'il ne reste plus de temps pour la prière
et l'étude des Écritures.
Nous voulons la vérité sur chaque point et nous devons la rechercher comme des
trésors cachés. Partout, on nous présente des fables attrayantes et les hommes
choisissent de croire à l'erreur plutôt qu'à la vérité, parce que l'acceptation de la vérité
implique une croix. Le moi doit être renié ; le moi doit être crucifié. C'est pourquoi,
Satan leur présente un chemin plus facile en annulant la loi de Dieu. Quand Dieu laisse
l'homme libre de suivre sa propre voie, c'est pour celui-ci l'heure la plus sombre de sa
vie. C'est une chose terrible pour un enfant obstiné et désobéissant de suivre sa propre
voie, l'inclination de son esprit et d'accumuler ainsi les nuages noirs du jugement de
Dieu autour de lui.
Mais Satan a des agents qui sont beaucoup trop orgueilleux pour se repentir qui sont
constamment en action pour jeter à terre la cause de Jéhovah et la fouler aux pieds.
Quel jour d'affliction et de désespoir ce sera quand ils auront à faire face à leur œuvre
avec tout son fardeau de conséquences ! Des âmes qui auraient pu être sauvées par
Jésus-Christ seront perdues à cause de leurs enseignements et de leur influence.
Christ est mort pour elles, pour qu'elles aient la vie. Il leur a ouvert la voie par laquelle
elles pouvaient observer la loi, par les mérites de Jésus. Christ dit : "Je connais tes
œuvres... J'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer" (Ap. 3
21
:8). Avec quelle difficulté les hommes essaient de fermer cette porte ! Mais ils ne le
peuvent pas. Jean en témoigne : "Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert et l'arche
de Son alliance apparut dans Son temple" (Ap. 11 :19). Dans l'arche, sous le
propitiatoire se trouvaient les deux tables de pierre contenant la loi de Jéhovah. Les
fidèles de Dieu ont vu la lumière émanant de la loi, afin d'être donnée au monde. Et
maintenant l'activité intense de Satan a pour but de fermer cette porte lumineuse ;
mais Jésus a dit que personne ne peut la fermer. Les hommes se détourneront de la
lumière, l'attaqueront et la mépriseront mais elle brillera toujours, avec des rayons
clairs et nets, pour encourager et bénir tous ceux qui la contempleront.
Les enfants de Dieu auront une lutte féroce contre l'adversaire des âmes, lutte qui
deviendra extrêmement amère au fur et à mesure que nous approchons de la fin du
conflit. Mais le Seigneur aidera ceux qui se lèveront en défenseurs de Sa vérité.
22
5 La foi et les œuvres
Exposé matinal prononcé à Bâle, en Suisse, le 17 Septembre 1885. Publié dans Signs
of the Times, le 16 Juin 1890.
"Or sans la foi il est impossible de Lui être agréable ; car il faut que celui qui s'approche
de Dieu croie que Dieu existe et qu'Il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent"
(Héb. 11 :6). Bien des chrétiens affirment que, pour obtenir le salut, il suffit de posséder
la foi. Selon eux les œuvres ne sont rien, la foi seule est essentielle. Mais la Parole de
Dieu nous dit que la foi sans les œuvres est morte. Beaucoup refusent d'obéir aux
commandements de Dieu et mettent l'accent sur la foi. Cependant, la foi doit avoir un
fondement.
Nous sommes ouvriers avec Dieu. Nous ne devons pas nous asseoir dans l'indolence,
dans l'attente d'une grande occasion, pour faire une œuvre importante pour le Maître.
Vous ne devez pas négliger le devoir qui se trouve directement sur votre chemin, mais
vous devez profiter des petites opportunités qui se présentent à vous.
Nous devons faire tout notre possible pour combattre le bon combat de la foi. Nous
devons lutter, travailler, nous efforcer et agoniser pour entrer par la porte étroite.
Nous devons placer toujours le Seigneur devant nous. Avec des mains et des cœurs
purs, nous devons chercher à honorer Dieu de toutes les manières. Une aide nous a
été accordée en Celui qui est tout puissant pour sauver. L'Esprit de vérité et de lumière
23
nous vivifiera et nous renouvellera par Ses œuvres mystérieuses, parce que tout notre
progrès spirituel provient de Dieu, pas de nous-mêmes. Le véritable ouvrier recevra
l'aide du pouvoir divin mais l'indolent ne sera pas soutenu par l'Esprit de Dieu.
Dans un sens, nous sommes livrés à nos propres énergies ; nous devons nous efforcer
avec acharnement d'être zélés, de nous repentir, de laver nos mains et de purifier nos
cœurs de toute souillure ; nous devons atteindre le niveau le plus élevé, en croyant
que Dieu nous aidera dans nos efforts. Si nous voulons trouver, nous devons chercher,
et chercher avec foi ; nous devons frapper, pour que la porte nous soit ouverte. La Bible
enseigne que tout ce qui concerne notre salut dépend de notre ligne de conduite. Si
nous périssons, la responsabilité reposera entièrement sur nous-mêmes. Si des
dispositions ont été prises et si nous acceptons les conditions de Dieu, nous pouvons
saisir la vie éternelle. Nous devons accourir au Christ avec foi, nous devons être
diligents pour assurer notre vocation et notre élection.
Le pardon du péché est promis à celui qui se repent et croit ; la couronne de vie sera la
récompense de celui qui est fidèle jusqu'à la fin. Nous pouvons croître dans la grâce,
en nous améliorant par le moyen de la grâce que nous avons déjà. Nous devons nous
tenir à l'écart du monde si nous voulons être trouvés irréprochables au jour de Dieu.
La foi et les œuvres vont de pair ; elles agissent harmonieusement dans le but de
vaincre. Les œuvres sans la foi sont mortes et la foi sans les œuvres est morte. Les
œuvres ne nous sauveront jamais ; seuls les mérites de Christ nous sauveront. Par la
foi en Lui, le Christ rendra tous nos efforts imparfaits acceptables pour Dieu. La foi qui
nous est demandée n'est pas une foi inactive ; la foi salvifique est celle qui agit par
amour et purifie l'âme. Celui qui élève vers Dieu des mains pures, sans colère ni doute,
marchera intelligemment dans la voie de Ses commandements.
Si nous voulons recevoir le pardon de nos péchés, nous devons clairement les connaître
afin de pouvoir nous repentir et porter des fruits dignes de la repentance. Posons notre
foi sur un solide fondement. Qu'elle soit basée sur la Parole de Dieu, et l'on verra les
résultats dans notre obéissance à la volonté divine. L'apôtre dit : "Sans laquelle (la
sanctification) personne ne verra le Seigneur" (Héb. 12 :14).
Nous vivons une époque importante et intéressante de l'histoire de cette terre. Nous
avons besoin de plus de foi que par le passé et d'un appui plus ferme venant d'en-haut.
Satan met en œuvre toute sa puissance pour obtenir la victoire sur nous, car il sait qu'il
ne lui reste que peu de temps. Paul travailla à son salut avec crainte et tremblement.
24
Et nous, ne devrions-nous pas craindre, tandis que la promesse subsiste que l'un
d'entre nous se montre indigne de la vie éternelle ? Nous devrions veiller dans la prière
et lutter de toutes nos forces pour entrer par la porte étroite.
Le péché et l'indolence sont inexcusables. Jésus a ouvert la voie, et Il souhaite que nous
suivions Ses pas. Il a souffert et s'est sacrifié comme aucun de nous ne peut le faire,
afin de mettre le salut à notre portée. Ne nous décourageons pas. Jésus est venu dans
notre monde pour communiquer la puissance divine à l'homme afin que par Sa grâce,
nous soyons transformés à Sa ressemblance.
Quand nous désirons de tout cœur obéir, quand tous nos efforts tendent vers ce but,
Jésus accepte cette disposition et cet effort comme le meilleur service de l'homme et
comble nos déficiences par Ses propres mérites divins. Mais Il n'acceptera pas ceux qui
prétendent avoir foi en Lui et cependant sont déloyaux aux commandements de Son
Père. Nous entendons beaucoup parler de la foi, mais nous avons besoin d'en entendre
parler davantage sur les œuvres. Nombreux sont ceux qui trompent leurs propres âmes
en vivant une religion facile, accommodante et sans croix.
Mais Jésus dit : "Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se
charge de sa croix, et qu'il Me suive" (Mat. 16 :24).
25
6 Avertissement contre une foi
contrefaite
Rapport du congrès, en Suède, de la mi-Juin 1886. Publié dans la Review and Herald
le 5 Octobre 1886.
Lors des réunions d'Obrero, l'Esprit du Seigneur m'a poussé à présenter Sa loi comme
la grande norme de justice et à mettre notre peuple en garde contre la sanctification
moderne et contrefaite qui a son origine dans l'adoration de la volonté au lieu de la
soumission à la volonté de Dieu. Cette erreur inode rapidement le monde, et en tant
que témoins de Dieu, nous serons appelés à porter un témoignage solide contre elle.
C'est l'une des plus grandes illusions des derniers jours et elle se révélera être une
tentation pour tous ceux qui croient en la vérité présente. Ceux qui n'ont pas leur foi
fermement établie sur la Parole de Dieu seront induits en erreur. Et le plus triste dans
tout cela, c'est que rares sont ceux qui séduits par cette erreur, retrouvent le chemin
vers la lumière.
La Bible est la norme qui permet de tester les affirmations de tous ceux qui professent
la sanctification. Jésus a prié pour que Ses disciples soient sanctifiés par la vérité, et il
dit : "Ta parole est la vérité" (Jn 17 :17) ; tandis que le psalmiste a déclaré : "Ta loi est
la vérité" (Ps 119 :142). Tous ceux qui sont guidés par Dieu manifesteront un grand
respect des Écritures dans lesquelles on entend Sa voix. Pour ceux-là, la Bible sera "utile
pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que
l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre" (2 Tim. 3 :16,17). "Vous
les reconnaîtrez à leurs fruits" (Mat. 7 :16).
Nous n'avons besoin d'aucune autre preuve pour juger la sanctification des hommes ;
s'ils craignent de ne pas obéir à toute la volonté de Dieu, s'ils écoutent attentivement
Sa voix, en se confiant en Sa sagesse et font de Sa Parole leur conseiller, ne se vantant
pas d'avoir une bonté supérieure, nous pouvons être sûrs qu'ils cherchent à atteindre
la perfection du caractère chrétien. Mais si ceux les prétendants à la sainteté vont
jusqu'à insinuer qu'ils ne sont plus tenus de consulter les Écritures, nous pouvons
déclarer sans hésiter que leur sanctification est fausse. Ils s'appuient leur propre
compréhension au lieu de se conformer à la volonté de Dieu.
26
Ce que Dieu exige
Dieu exige aujourd'hui exactement ce qu'Il a exigé du saint couple en Éden : une
obéissance parfaite à Ses commandements. Sa loi demeure immuable à toutes les
époques. La grande norme de justice présentée dans l'Ancien Testament n'est pas
rabaissée dans le Nouveau. Ce n'est pas le rôle de l'Évangile d'affaiblir les demandes
de la sainte loi de Dieu, mais d'élever les hommes pour qu'ils puissent garder ses
préceptes.
La foi en Christ qui sauve l'âme n'est pas ce que beaucoup présentent. "Crois, crois -
disent-ils- crois seulement en Christ, et tu seras sauvé. C'est l'unique chose qu'il te faut
faire". La foi véritable, tout en se confiant entièrement en Christ pour le salut, conduira
à la parfaite conformité avec la loi de Dieu. La foi se manifeste par les œuvres. Et
l'apôtre Jean déclare : "Celui qui dit : je L'ai connu, et qui ne garde pas Ses
commandements est un menteur, et la vérité n'est point en lui" (1 Jn 2 :4).
Il est incertain de se confier dans les sentiments ou les impressions ; ce ne sont pas des
guides fiables. La loi de Dieu est l'unique norme correcte de sainteté. Par cette loi, le
caractère sera jugé. Si quelqu'un qui cherche le salut demandait : "Que dois-je faire
pour hériter la vie éternelle ?" les maîtres modernes de la sanctification répondraient
: "Crois seulement que Jésus te sauve". Mais quand cette question a été posée à Jésus,
Il répondit. "Qu'est-il écrit dans la loi ? Qu'y lis-tu ?" Et quand celui qui posa la question
répondit : "tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur...et ton prochain comme
toi-même", Jésus dit : "tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras" (Luc 10 :25-28).
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glorifient de leur droiture, ceux qui se croient saints enseignent que les hommes sont
libres de transgresser la loi de Dieu et que ceux qui y obéissent ont été destitués de la
grâce. Une présentation des exigences de la loi soulève leur opposition et suscite leur
colère et leur mépris. Ils révèlent ainsi leur caractère, "car l'affection de la chair est
inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu" (Rom. 8 :7).
28
7 Comment savoir si Dieu nous guide
Vous rencontrerez, comme moi, des personnes qui professent être sanctifiées, saintes.
Or, cette doctrine contient une influence envoûtante. Ces personnes vous
présenteront de merveilleux exercices mentaux pour démontrer que le Seigneur les
guide et les instruit. Alors, comment pouvez-vous savoir si le Seigneur les guide ? Il y a
une façon de le savoir : "À la loi et au témoignage ! Si l'on ne parle pas ainsi il n'y aura
point d'aurore pour le peuple" (És. 8 :20).
La voix de Dieu nous parle au travers de Sa Parole. Plusieurs voix se feront entendre,
mais le Christ nous a averti que nous devions nous méfier de ceux qui diront : "Le Christ
est ici, ou le Christ est là". Comment saurons-nous s'ils se tiennent ou non dans la vérité,
si nous ne confrontons pas toutes choses aux Écritures ? Le Christ nous a mis en garde
en ce qui concerne les faux prophètes qui se présenteront à nous en Son nom,
affirmant qu'ils sont le Christ. Si vous considérez qu'il n'est pas important pour vous de
comprendre les Écritures par vous-mêmes, vous courrez le danger de vous laisser
entraîner par ces fausses doctrines. Le Christ nous a dit que certains clameront au jour
du jugement rétributif : "Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par Ton nom,
n'avons-nous pas chassé les démons par Ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup
de miracles par Ton nom ?" Mais Christ leur dira : "Retirez-vous de Moi, vous qui
commettez l'iniquité" (Mat. 7 :22-23).
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Or, nous devons comprendre ce qu'est le péché : c'est la transgression de la loi de Dieu.
C'est la seule définition donnée pas les Écritures. Nous constatons que ceux qui
prétendent être conduits par Dieu, mais s'éloignent de Lui et de Sa loi, ne sondent pas
les Écritures. Pourtant le Seigneur guidera Son peuple, car Il dit que Ses brebis Le
suivront si elles écoutent Sa voix, mais elles ne suivront pas un étranger. Il nous
appartient donc de bien comprendre les Écritures. Et nous n'aurons pas à nous
demander si les autres ont la vérité, car elle se verra avec évidence dans leur caractère.
Le temps vient où Satan opérera des miracles juste sous nos yeux prétendant qu'il est
le Christ. Si vous n'êtes pas fermement ancrés dans la vérité de Dieu, vous serez
ébranlés dans votre fondement. Votre seule sécurité consiste à sonder la vérité comme
si vous étiez à la recherche de trésors cachés. Creusez pour trouver la vérité comme
vous le feriez pour découvrir des trésors dans la terre ; et présentez la Parole de Dieu,
la Bible, devant votre Père céleste en disant : "Éclaire-moi, enseigne-moi ce qu'est la
vérité".
Et quand Son Saint-Esprit descendra dans vos cœurs, pour graver la vérité dans votre
âme, vous ne l'abandonnerez pas facilement. Vous aurez acquis une telle expérience
dans la recherche des Écritures que tous les points seront fermement établis. Il est
important de sondez continuellement les Écritures. Vous devriez meubler votre esprit
de la Parole de Dieu, car vous pourriez un jour être séparés et placés dans une situation
où vous ne bénéficieriez plus du privilège de vous rencontrer avec les enfants de Dieu.
Vous apprécieriez alors les trésors de la Parole de Dieu cachée dans vos cœurs. Et
quand déferlera l'opposition, vous aurez besoin de pouvoir confronter toutes choses
aux Écritures.
30
8 Le peuple qui garde les
commandements
Le ciel tout entier observe avec un intense intérêt ceux qui prétendent être le peuple
de Dieu qui garde Ses commandements. Ce sont ceux qui devraient pouvoir prétendre
à toutes les riches promesses de Dieu ; ceux qui doivent aller de gloire en gloire et de
force en force ; qui devraient être en mesure de refléter la gloire de Dieu dans les
œuvres qu'ils accomplissent. Jésus a dit : "Que votre lumière luise devant les hommes,
afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux"
(Mat. 5 :16).
Nous avons reçu d'abondantes bénédictions de Dieu, mais nous ne devons pas nous
arrêter ici. Efforçons-nous de capter toujours plus de la lumière céleste. Plaçons-nous
là où nous pourrons le mieux la recevoir et la refléter sur le sentier d'autrui. Jamais il
n'y a eu un temps où nous devrions avoir plus de courage et d'assurance dans le travail
qu'actuellement. Il y en a beaucoup dans le monde qui n'observent pas les
commandements de Dieu ni ne professent le faire, et qui cependant réclament toutes
Ses bénédictions. Ils sont désireux d'accepter et de s'approprier les promesses de Dieu,
sans tenir compte des conditions sur lesquelles elles reposent. Ceux-ci n'ont pas droit
aux bénédictions auxquelles ils prétendent.
Mais pourquoi ceux qui gardent Ses commandements, ne devraient-ils pas se saisir des
promesses qui ont été faites aux fils de Dieu ? Nous pouvons voir la justice de Christ
dans la loi. Sur la croix du calvaire, "la bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la
paix s'embrassent" (Ps. 85 :10). C'est la composition qui devrait exister dans notre
travail.
La vérité et la justice doivent être présentées avec l'amour de Dieu tel qu'il s'est
manifesté en Jésus. Quelle pureté se verrait alors ! Quelle purification de toute
souillure morale s'avérera nécessaire ! Alors, quand cela sera fait, quand on
contemplera la beauté du Rédempteur, Sa miséricorde et Sa compassion, l'obstination
qui avait maintenu tant de gens éloignés de la lumière, disparaitra totalement de leurs
âmes.
31
Chacun de nous doit tomber sur le Rocher pour y être brisé. Y en aura-t-il un qui
conservera son obstination ? Y en aura-t-il un qui s'accrochera à sa propre justice ? Y
en aura-t-il un qui n'apercevra pas la valeur du Christ ? Y aura-t-il ici un cœur qui ne
sera pas soumis à l'amour de Jésus ? Y aura-t-il quelqu'un pour conserver une particule
d'estime de soi ?
Nous avons besoin de nous rapprocher davantage de Dieu... Pourquoi nos cœurs ont-
ils été si insensibles à l'amour de Dieu ? Pourquoi avons-nous prononcé un jugement
si sévère contre notre Père céleste ? Grâce à la lumière que le Seigneur m'a donnée, je
sais que Satan a présenté Dieu sous un faux jour de toutes les façons possibles. Il a jeté
son ombre infernale sur notre chemin, pour que nous ne discernions pas notre Dieu
comme un Dieu miséricordieux, compatissant et vérace. À cause de cela, la dureté s'est
introduite dans nos âmes.
Puis nous avons parlé des ténèbres que le malin a jetées sur nous, et nous nous
sommes lamentés sur notre condition ; et ce faisant, nous n'avons fait qu'étendre
l'ombre sur d'autres âmes, de sorte que ce qui nous avait blessés leur porta aussi
préjudice. En prononçant nos paroles d'incrédulité, d'autres ont été enveloppés de
ténèbres et le doute.
Nous ne pouvons pas nous permettre de faire une telle œuvre, car nous plaçons notre
bon Père céleste sous une fausse lumière. Tout cela devrait changer. Nous devons
rassembler les rayons de la vérité divine et laisser notre lumière illuminer le sentier
obscurci des autres. La lumière du ciel brille pour ceux qui suivront le Christ, la Lumière
du monde. "Celui qui Me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la Lumière
de la vie" (Jn 8 :12).
Nous avons besoin de nous désaltérer toujours plus à la Source de la vie. Je souhaite
qu'aucune âme ne se sente satisfaite avant d'avoir fait une œuvre approfondie pour
l'éternité et que désormais on puisse voir, à la fois par le précepte et par l'exemple,
que vous êtes des représentants de Christ. Vous pouvez avoir donner un témoignage
vivant à rendre : "Écoutez ce que le Seigneur a fait pour mon âme". Le Seigneur est
prêt à nous accorder des bénédictions encore plus grandes.
Il a fait passer devant Moïse toute Sa bonté. Il a proclamé qu'il était un Dieu plein de
miséricorde, de longanimité et de bonté, pardonnant l'iniquité, la transgression et le
péché. Moïse devait le dépeindre ainsi au peuple d'Israël, et nous avons à faire de
même.
32
Nous devons aller proclamer la bonté de Dieu et faire connaître Son vrai caractère au
monde. Nous devons refléter Sa gloire. L'avons-nous fait dans le passé ? Avons-nous
révélé le caractère de notre Seigneur par le précepte et par l'exemple ? N'avons-nous
pas participé à l'œuvre de l'ennemi des âmes et déformé notre Père céleste ? N'avons-
nous pas jugé nos frères en critiquant leurs paroles et les actes ? Alors l'amour de Dieu
n'a pas été intronisé dans nos âmes. Faisons un changement décisif.
33
9 La qualité de notre foi
Sermon prêché par E. G. White, à Ottawa, Kansas, le sabbat 11 Mai 1889, à peine
quelques mois après le congrès de Minneapolis. C'est une mise au point simple et
pratique du sujet. Archivé comme Manuscrit 1 de 1889.
Texte de Jean 3 :1-16 (lu par l'oratrice) : "Mais il y eut un homme d'entre les pharisiens,
nommé Nicodème, un chef des Juifs, 2 qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit :
Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces
miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui. 3 Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te
le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. 4 Nicodème
lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le
sein de sa mère et naître ? 5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme
ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 6 Ce qui est né de la
chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. 7 Ne t'étonne pas que je t'aie dit : Il
faut que vous naissiez de nouveau. 8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit
; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de
l'Esprit. 9 Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ? 10 Jésus lui répondit : Tu es
le docteur d'Israël, et tu ne sais pas ces choses ! 11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous
disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; et
vous ne recevez pas notre témoignage. 12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé
des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes
? 13 Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de
l'homme qui est dans le ciel. 14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut
de même que le Fils de l'homme soit élevé, 15 afin que quiconque croit en lui ait la vie
éternelle. 16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que
quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle."
S'il n'y avait rien eu de plus, dans toutes les Écritures pour nous signaler le chemin du
ciel, nous l'aurions ici dans ces phrases. Il nous est dit ce qu'est la conversion. On nous
indique ce que nous devons faire pour être sauvés. Mes amis, je tiens à vous dire que
cela touche directement à la racine de l'œuvre superficielle du monde religieux. Cela
va directement à l'encontre de l'idée que vous pouvez devenir un fils de Dieu sans
expérimenter aucun changement particulier. Si la vérité de Dieu trouve sa place dans
nos cœurs, il se produit en nous un changement solide, parce qu'elle a un pouvoir de
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sanctification sur la vie et le caractère. Un changement décisif s'opéré en nous si la
vérité de Dieu trouve une place dans nos cœurs, car elle a un pouvoir sanctificateur sur
la vie et sur le caractère. Quand nous voyons les fruits de la justification en ceux qui
déclarent posséder la vérité, comme nous déclarons l'avoir, alors il y aura une façon
d'agir qui témoignera de ce que nous aurons appris de Christ.
Quand Christ, l'Espérance d'Israël, a été cloué et élevé sur la croix comme Il l'avait
annoncé à Nicodème, l'espérance des disciples mourut avec Jésus. Ils ne pouvaient pas
expliquer le problème. Ils ne pouvaient pas comprendre tout ce que le Christ leur avait
dit auparavant.
Mais après la résurrection, leur espérance et leur foi ont ressuscitées, et ils sont allés
proclamer Christ, et Christ crucifié. Ils ont raconté comment le Seigneur de vie et de
gloire avait été pris et crucifié par des mains impies et comment Il était ressuscité des
morts. Et ainsi, ils ont prononcé avec beaucoup d'audace les paroles de vie qui
étonnèrent beaucoup le peuple.
Les pharisiens et ceux qui ont entendu les disciples proclamer hardiment que Jésus
était le Messie, comprirent qu'ils avaient été avec Jésus et qu'ils avaient appris de Lui.
Ils ont parlé comme Jésus avait parlé. Pour eux, il était clair, que les disciples avaient
appris de Jésus. Qu'est-il advenu de Ses disciples dans le monde, à travers les âges ? Ils
ont appris de Jésus ; ils sont allés à Son école ; ils ont été Ses élèves ; ils ont appris les
leçons de Christ sur la relation vivante de l'âme avec Dieu. Cette foi vivante est
essentielle pour notre salut afin que nous puissions nous accrocher aux mérites du sang
du Seigneur crucifié et ressuscité, au Christ, notre justice.
Il semble y avoir une atmosphère trouble qui se soient accumulée autour de l'âme
humaine et qui a pénétrée dans son esprit. Il est presque impossible de s'ouvrir un
passage à travers cette atmosphère de doute et d'incrédulité. Il est presque impossible
de réveiller ses intérêts vitaux afin qu'il puisse comprendre ce qu'il doit faire pour être
sauvé.
La simplicité du salut
Celui qui s'emparera de la justice de Christ ne peut pas espérer un seul instant qu'il
pourra effacer lui-même ses propres péchés. Il n'a pas besoin d'attendre d'avoir
expérimenté un repentir satisfaisant avant de pouvoir s'approprier la justice de Christ.
Nous ne comprenons pas le sujet du salut. Il est aussi simple que l'ABC, mais nous ne
le comprenons pas.
Or, comment l'être humain se repent-il ? Est-ce quelque chose qui provient de lui-
même ? Non, parce que le cœur naturel est inimitié contre Dieu. Alors, comment le
cœur naturel peut-il s'éveiller à la repentance quand il n'a pas le pouvoir de la produire
? Qu'est-ce qui conduit l'homme à la repentance ? C'est Jésus-Christ. Comment pousse-
t-il l'homme à la contrition ? Il a mille manières de le faire.
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Le Dieu du ciel œuvre en permanence dans l'esprit humain. Dans la Parole de Dieu, une
invitation est formulée, et elle n'est pas énoncée seulement là, mais aussi par le biais
de tous ceux qui croient en Jésus-Christ et qui révèlent Christ dans leurs caractères.
Peut-être ne font-ils pas de discours ; ils ne s'approchent peut-être pas directement
d'une personne pour lui parler de sa condition d'impénitence ; cependant cette
personne perçoit, quand elle entre en relation avec un disciple de Jésus-Christ, qu'il
possède quelque chose qu'elle n'a pas. Les pharisiens remarquèrent que les disciples
de Jésus avaient quelque chose qu'ils ne pouvaient pas comprendre. Ils perçurent
quelque chose de merveilleux, et ils comprirent que les disciples avaient écoutés Jésus
et avaient appris Ses leçons.
Maintenant que nous sommes des sarments attachés au Cep vivant nous serons
nourris par la sève qui coule du Cep. Elle coule en permanence dans chaque branche,
et chaque sarment portera du fruit à la gloire de Dieu. "Votre Père a trouvé bon" que
vous portiez "beaucoup de fruits". Alors, quelle est donc notre attitude ? Elle doit être
une attitude de foi vivante.
"Je veux, dit quelqu'un, raisonner sur ce sujet". Eh bien, raisonnez si vous le pouvez.
"Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit", mais tu ne peux l'expliquer. Vous
ne pouvez pas non plus expliquer comment Dieu agit dans le cœur humain. Vous ne
pouvez pas expliquer cette foi qui s'accroche fermement aux mérites du sang d'un
Sauveur crucifié et ressuscité pour introduire la justice de Christ dans votre vie. Couvert
de la justice de Christ, et non par votre propre justice, vous ne dépendrez pas de ce
que vous pouvez faire où de ce que vous ferez. Ne savez-vous pas que vous ne pouvez
rien faire sans Christ ? "Car sans Moi -dit-Il- vous ne pouvez rien faire" (Jn 15 :5).
Quand vous vous asseyez à votre table, l'aliment que vous mangez est une expression
de l'amour de Christ. Et en écoutant la vérité des paroles de Dieu prononcées depuis
la chaire, nous recevons un message qui est envoyé dans le but de nous donner les
paroles de vie.
Qui d'entre vous a rassemblé tous les doutes et toutes les interrogations qu'il pouvait
rassembler pour les entasser contre cette justice de Christ ? Qui a fait cela ? De quel
côté êtes-vous ?
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Avez-vous saisi les précieuses vérités point après point telles qu'elles vous ont été
présentées ? Ou avez-vous pensé suivre vos propres idées et vos opinions, et lire et
juger la Parole de Dieu selon vos propres opinions et vos propres théories ? Ou bien
comparez-vous vos idées et vos théories avec la Parole de Dieu en permettant que les
oracles vivants vous révèlent où sont les déficiences et les défauts de vos idées et de
vos théories ? Nous ne pouvons pas nous permettre de juger la Parole de Dieu parce
que nous croyons telle ou telle chose. "À la loi et au témoignage ! Si l'on ne parle pas
ainsi, il n'y aura point d'aurore pour le peuple" (És. 8 :20).
S'il y eut une fois un peuple qui eut besoin de la lumière, c'est celui qui vit dans les
temps de la fin de l'histoire de cette terre. Nous voulons savoir ce que dit l'Ecriture.
Nous désirons nous approcher des vivants et divins oracles. Nous voulons cette foi
vivante qui saisit le bras du pouvoir infini, et nous pouvons le faire. Oui, faisons-le avec
profit pour l'intérêt de notre propre âme.
Vous pouvez vous unir au Cep vivant. Chaque membre de votre être tout entier peut
être uni à ce Cep, alors la sève et l'aliment qui viennent de la vigne alimenteront le
sarment qui est attachée au Cep, jusqu'à ce que vous soyez un avec le Christ comme
Lui était Un avec le Père. De cette façon ses bénédictions vous seront imparties. Mais,
mes frères, nous avons manqué de foi. Depuis longtemps, nous avons déshonoré Dieu
par notre incrédulité.
La foi du paralytique
"Nous te porterons en la présence même de Jésus, -répliquèrent ses amis- nous avons
appris qu'Il est venu à tel endroit".
Et c'est ainsi qu'ils prirent l'homme sans espoir et le portèrent là où Jésus se trouvait.
Mais la multitude entourait si étroitement la maison où Il était, qu'ils n'avaient aucune
possibilité de s'approcher de la porte. Que faire ? Le paralytique suggéra d'enlever les
tuiles et de faire une ouverture dans le toit, pour qu'ils le descendent par là.
Et c'est ainsi qu'il manifesta sa foi sincère. Ses amis s'exécutèrent et il a été déposé
juste devant Jésus, afin que le Seigneur pût le voir. Et Jésus, en le voyant, eut
compassion de lui et dit : "Mon enfant, tes péchés sont pardonnés" (Marc 2 :5). Quelle
joie ! Jésus savait exactement ce dont cette âme accablée par le péché avait besoin. Il
savait qu'il avait été torturé par sa propre conscience, aussi lui dit-il : "tes péchés sont
pardonnés". Quel soulagement pour son esprit ! Quel espoir remplit son cœur !
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Alors, les soupçons naquirent dans le cœur des pharisiens : "Qui peut pardonner les
péchés, si ce n'est Dieu seul ?"
Jésus leur dit alors : "Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le
pouvoir de pardonner les péchés, Je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends
ton lit, et va dans ta maison" (Luc 5 :24). Quoi ? prendre son lit dans ses bras impotents
? Se mettre debout, sur ses pieds paralysés ? Qu'a-t-il fait ? Il a fait exactement ce qui
lui était demandé. Il a fait précisément ce que le Seigneur lui a dit de faire. La force de
volonté a été amenée à bouger ses pieds et ses bras paralysés et ceux-ci répondirent,
bien qu'ils ne l'aient jamais fait depuis longtemps. Cette manifestation a démontré au
peuple qu'il y avait parmi eux un Homme, qui non seulement pouvait pardonner les
péchés mais aussi guérir les malades.
Mais cette preuve puissante donnée aux pharisiens ne les a pas convertis. Les hommes
peuvent tellement s'enfermer dans l'incrédulité, le doute et l'infidélité, que même la
résurrection des morts ne les convaincra pas. À cause de leur manque de foi, ils se
maintiendront dans la même attitude d'incrédulité, d'impénitence et inconvertis. Mais
tous ceux qui ont des cœurs disposés à recevoir la vérité et des oreilles pour entendre,
glorifient Dieu. Ils s'exclament : "Nous n'avons jamais rien vu de pareil".
L'impotent se trouvait là, et pendant que le Christ lui parlait, il lui racontait l'histoire
pitoyable de comment chaque fois qu'il se disposait à descendre dans l'eau pour être
guéri, un autre descendait avant lui. Le Christ lui dit : "Veux-tu être guéri ?" (Jn 5 :6).
Quelle question ! Il était là pour ça, mais le Christ voulait faire naitre dans le cœur de
cet homme l'expression du désir d'être guéri. Et quand le Christ lui dit de se lever, de
prendre son lit et de marcher, il a fait exactement ce que Christ lui avait dit de faire. Il
n'a pas dit : "Quoi ! je suis ici depuis plus de 30 ans et je n'ai jamais fait un seul pas
pendant tout ce temps !" Il n'a pas discuté mais il a fait exactement ce qui lui était
demandé. Il a pris son lit et il est sorti marché, et il a été guéri dès cet instant.
C'est la foi dont nous avons besoin. Mais si vous vous arrêtez pour tout expliquer et
raisonner sur chaque point, vous mourrez dans vos péchés, car que vous ne serez
jamais satisfait.
Le serpent d'airain
Voici un autre cas que Christ a présenté à Nicodème : le serpent élevé dans le désert.
Il déclara : "Il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé" (Jn 3 :14). Et quand Il aura
été élevé de la terre, Il attirera tous les hommes à Lui, "afin que quiconque croit en Lui
ait la vie éternelle" (vers. 15). Maintenant, regardez ce serpent d'airain. Les enfants
d'Israël n'avaient pas été conscients que Dieu les avait gardés par l'intermédiaire de
Ses anges envoyés pour les aider et les protéger. Le peuple n'avait pas été décimé par
les serpents au cours leur long voyage à travers le désert. Ils avaient été un peuple
ingrat.
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Nous aussi nous le sommes. Nous ne nous réalisons pas les mille dangers dont notre
Père céleste nous a gardés. Nous ne réalisons pas la grande bénédiction qu'Il nous a
accordée lorsqu'Il nous donne notre nourriture, nos vêtements ou lorsqu'Il préserve
nos vies en envoyant Ses anges gardiens pour veiller sur nous. Chaque jour, nous
devrions en être reconnaissants. Nos cœurs devraient vibrer de reconnaissance et nous
devrions nous présenter à Dieu tous les jours avec une offrande de gratitude. Nous
devons nous réunir chaque jour autour de l'autel familial et louer le Seigneur pour
l'attention qu'Il nous porte. Les enfants d'Israël avaient perdu de vue que Dieu les avait
protégés des animaux venimeux. Mais quand Il a retiré Sa main protectrice, les vipères
se sont jetées sur eux.
Que faire alors ? Le Christ en personne dit à Moïse de dresser une perche et de faire
un serpent d'airain, de le fixer sur la perche et de l'élever à la vue des Israélites, afin
que tous ceux qui le regarderaient puissent vivre. Ils n'avaient pas grand-chose à faire.
Ils devaient regarder car Dieu avait dit de le faire. Maintenant supposons qu'ils se
soient mis à raisonner : "Eh bien ce n'est pas en regardant ce serpent d'airain que nous
allons guérir ! Il n'y a pas de vie là-dedans ! Mais le regard plein de foi les guérit comme
Dieu l'avait dit. Ceux qui regardaient, vivaient. Ceux qui perdaient leur temps à
raisonner et à chercher une explication moururent.
Que devons-nous faire ? Regardez et vivez. "Et comme Moïse éleva le serpent dans le
désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé" (Jn 3 :14). Pour quelle raison
? Afin que quiconque Le regarde, "ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jn 3
:16).
De quel genre de foi s'agit-il ? S'agit-il de croire simplement, ou est-ce une foi
d'acceptation ? Il y en a beaucoup ici qui ont cette sorte de foi. Vous croyez que Jésus
est le Fils de Dieu, mais avez-vous une foi personnelle concernant votre propre salut ?
Croyez-vous que Jésus est votre Sauveur, qu'Il est mort sur la croix du Calvaire pour
vous racheter ? Qu'Il vous a offert le don de la vie éternelle si vous croyez en Lui ?
Et qu'est-ce que croire ? C'est accepter pleinement que Jésus-Christ est mort comme
notre sacrifice ; qu'Il est devenu malédiction pour nous, qu'Il a pris nos péchés sur Lui
et qu'Il nous a imputé Sa propre justice. Aussi nous réclamons cette justice du Christ,
nous croyons en elle et elle est notre justice. Il est notre Sauveur. Il nous sauve parce
qu'Il a dit qu'Il le ferait. Allons-nous participer à toutes les discussions au sujet de la
façon dont Il peut nous sauver ? Possédons-nous en nous-mêmes la bonté qui nous
rendra meilleurs et qui nous lavera des souillures et des taches du péché, nous rendant
aptes à nous présenter devant Dieu ? Nous ne pouvons tout simplement pas le faire.
Ne savez-vous pas que lorsque le jeune homme riche est venu vers Jésus et Lui a
demandé ce qu'il devait faire pour avoir la vie éternelle, le Christ lui a répondu qu'il
devait observer tous les commandements. Le jeune homme lui a répondu : "J'ai
observé toutes ces choses". Mais le Seigneur voulait qu'il comprenne que cette leçon
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s'appliquait à lui. "Que me manque-t-il encore ?" (Mat. 19 :20). Il n'a pas vu qu'il avait
un problème ou pourquoi il n'avait pas la vie éternelle. "J'ai observé toutes ces choses"
a-t-il dit. Maintenant, le Christ touche le point faible de son cœur : "Viens et suis-Moi
et tu auras la vie".
Qu'a-t-il fait ? Il s'en est allé tout triste car il avait de grands biens.
Or, il n'avait pas du tout gardé les commandements. Il aurait dû accepter Jésus Christ
comme son Sauveur et s'approprier Sa justice. Alors, possédant la justice du Christ, il
aurait pu garder la loi de Dieu. Le jeune chef ne pouvait pas mépriser la loi. Il devait la
respecter ; il devait l'aimer. Alors, le Christ lui aurait accordé la puissance divine pour
l'associer aux efforts humains.
Le Christ a pris sur Lui notre humanité. Il a couvert Sa divinité et la divinité s'est
combinée à l'humanité. Il a démontré que cette loi, que Satan a déclaré impossible
d'observer, pouvait être respectée. Le Christ a revêtu l'humanité pour vivre dans notre
monde, afin de démontrer que Satan avait menti et pour prouver qu'en combinant la
divinité et l'humanité, l'homme pouvait garder la loi de Jéhovah. Si l'humanité est
séparée de la divinité, vous pouvez essayer de travailler à votre propre justice dès
maintenant jusqu'au retour du Christ, vous n'obtiendrez rien d'autre qu'un échec.
Grâce à une foi vivante, par le moyen de la prière fervente et dépendante des mérites
de Jésus, nous sommes revêtus de Sa justice et nous sommes sauvés. "Bien sûr, disent
certains, nous sommes sauvés sans rien faire. En fait, je suis sauvé. Il n'est pas
nécessaire de garder la loi de Dieu. Je suis sauvé par la justice de Jésus-Christ". Le Christ
est venu dans notre monde pour ramener tous les hommes à l'allégeance à Dieu.
Prétendre que vous pouvez transgresser la loi de Dieu, car le Christ a tout fait, est une
position mortelle, car vous êtes réellement un transgresseur comme quiconque.
Alors qu'est-ce que c'est ? C'est écouter et voir qu'avec la justice du Christ que vous
avez par la foi, la justice communiquée par Ses efforts et Sa puissance divine, vous
pouvez observer les commandements de Dieu.
Cela dit, nous voulons cette foi. Mais l'homme sera-t-il sauvé dans l'indolence ? Peut-il
être sauvé sans rien faire ? Jamais, jamais ! Il doit être un collaborateur de Jésus-Christ.
Il ne peut se sauver lui-même. "Nous sommes ouvriers avec Dieu" (1 Cor. 3 :9). Et
comment cela se passe-t-il ? Tout le ciel s'efforce de relever la race humaine de la
dégradation du péché. Tout le ciel est ouvert aux habitants de la terre. Les anges de
Dieu sont envoyés pour servir ceux qui doivent hériter du salut. "C'est Dieu qui produit
en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir" (Phil. 2 : 13).
Et c'est cette foi qui agit que vous voulez. De quelle façon agit-elle ? Elle agit par amour.
Quel amour ? Eh bien, l'amour qui brille de la croix du Calvaire. Il s'est placé à mi-
chemin entre la terre et le ciel et le salut s'obtient en regardant cette croix. Le Père l'a
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acceptée et l'armée angélique s'approche de cette croix ; Dieu Lui-même s'est incliné
en acceptant le sacrifice. Elle répond à la demande du Ciel, et l'homme peut être sauvé
par Jésus-Christ, si seulement nous avons foi en Lui. L'homme est réconcilié avec Dieu,
et Dieu avec l'homme, par le sacrifice complet, parfait et total.
Or, mes frères, nous voulons la foi ; nous voulons éduquer l'âme dans la foi ; nous
voulons que chaque pas soit un pas fait avec foi. Nous voulons avoir la foi en ce sacrifice
qui a été fait pour nous. "La bonté et la fidélité se rencontrent ; la justice et la paix
s'embrassent" (Ps 85 :11). Maintenant, quand nous voyons un rayon de lumière nous
voulons le saisir. Le diable travaille sans relâche contre cela. Jésus-Christ sur la croix du
Calvaire donne un témoignage de la foi qui œuvre par amour. C'est l'amour qu'Il a
manifesté pour mon âme. Le Christ est mort pour moi. Il m'a racheté à un coût infini,
et Il a expié tout ce qui est offense envers Dieu. Je dois être ouvrier avec Lui. Je dois
prendre Son joug sur moi. Je dois porter le joug du Christ. Je dois soulever Ses charges.
Je dois enseigner aux autres comment s'élever de l'état de coupable dans lequel je me
trouvais, et comment saisir par une foi vivante la justice qui est en Jésus-Christ. C'est
la seule manière pour le pécheur d'être sauvé.
Cela dit, vous pouvez vous accrocher à votre propre justice et penser que vous avez
essayé de faire ce qui est juste et qu'après tout vous serez sauvés. Vous ne pouvez pas
voir que Christ a tout fait. "Je dois d'abord me repentir -disent certains. Je dois aller
aussi loin par moi-même sans le Christ, alors Il viendra à ma rencontre et m'acceptera".
Vous ne pouvez pas avoir une seule pensée sans Christ. Vous ne pouvez avoir envie de
venir à Lui à moins qu'Il ne mette en mouvement des influences et qu'Il impressionne
Son Esprit dans la pensée humaine. Et s'il y a un homme sur la face de la terre qui a
une certaine inclination vers Dieu, c'est à cause des nombreuses influences qui se sont
mises en action pour travailler sur son esprit et son cœur. Ces influences invitent à
l'allégeance à Dieu et à apprécier la grande œuvre que Dieu a faite pour lui.
Donc, ne disons jamais que nous pouvons nous repentir nous-mêmes et qu'alors Christ
nous pardonnera. Non, bien sûr. C'est la grâce de Dieu qui nous conduit par Sa
puissance à la repentance. Par conséquent, tout provient de Jésus-Christ, tout Lui
appartient et vous voulez simplement donner gloire à Dieu. Pourquoi ne répondez-
vous pas davantage lors de vos réunions ? Pourquoi ne manifestez-vous pas l'influence
vivifiante de l'Esprit de Dieu quand l'amour de Jésus et Son salut vous sont présentés ?
C'est parce que vous ne percevez pas que Christ est le premier et le dernier, le plus
grand, l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin, l'auteur et le consommateur de
notre foi. Vous ne comprenez pas cela, par conséquent vous restez dans vos péchés.
Pourquoi ? Parce que Satan est ici, luttant et bataillant pour la possession des âmes
des hommes. Il projette son ombre infernale sur notre chemin, et la seule chose que
vous pouvez voire c'est l'ennemi et son pouvoir.
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Détournez le regard de son pouvoir et dirigez-le vers Celui qui est puissant pour sauver
au maximum. Pourquoi votre foi ne s'ouvre-t-elle pas un passage à travers cette ombre
jusqu'à Christ ? Il a emmené captive la captivité et a réparti des dons aux hommes. Il
vous enseignera que Satan réclame comme lui appartenant chaque âme qui ne s'unit
pas à Christ.
Satan est l'auteur de la mort. Qu'a fait Christ après avoir soumis Satan au pouvoir de la
mort ? Les dernières paroles de Jésus, expirant sur la croix, furent : "Tout est accompli"
(Jn 19 :30). Le diable a compris qu'il avait dépassé les limites. Par Sa mort, Christ
garantissait la mort de Satan et a mis en lumière l'immortalité.
Qu'a fait le Christ après Sa résurrection ? Il assuma Son pouvoir et saisit Son sceptre. Il
a ouvert les tombes et a libéré une multitude de captifs, témoignant à chacun dans
notre monde et à la création entière qu'Il avait tout pouvoir sur la mort et qu'Il avait
sauvé les captifs de la mort.
Ceux qui croyaient en Jésus n'ont pas tous été ramené à la vie à ce moment-là. Ce
n'était qu'un échantillon de ce qui arrivera, afin que nous sachions que la mort et le
sépulcre ne doivent pas retenir les captifs, car Christ les a emportés au ciel. Et quand Il
reviendra avec puissance et gloire, Il ouvrira les sépulcres. La prison sera ouverte, et
les morts revivront, revêtus de la glorieuse immortalité.
Voilà les trophées que Christ a emportés avec Lui et qu'Il a présenté à l'univers et aux
mondes créés par Dieu. Toute l'affection qu'ils avaient eue pour Lucifer, le chérubin
protecteur, avait maintenant disparue. Dieu lui a donné l'opportunité de développer
son caractère. S'il n'avait pas fait cela, certains auraient peut-être pensé que
l'accusation qu'il a portée contre Dieu – de ne pas lui avoir donné une juste
opportunité- était justifiée.
La part du vainqueur
Notre Seigneur n'a-t-Il rien eu à vaincre ? N'a-t-Il pas livré la bataille contre le prince
des ténèbres jusqu'à ce qu'Il fût vainqueur en tout point ? Puis Il a confié l'œuvre à Ses
disciples. Nous avons quelque chose à faire. N'avons-nous pas la part du vainqueur,
pour agir et remporter la victoire ? Ne devons-nous pas continuer étape après étape à
connaitre le Seigneur jusqu'à ce que nous sachions que Sa venue est aussi certaine que
celle de l'aurore ? Leur lumière brillera jusqu'à ce que nous parvenions à la pleine
42
lumière. Vous la saisirez et vous continuerez à recueillir une lumière plus vive des
oracles de Dieu tandis que vous suppliez le Dieu du ciel.
Jacob a été pris au piège. Il a escroqué son frère de son droit d'aînesse. Alors qu'il luttait
avec le Christ, ses péchés lui ont été révélés. Et l'ange lutta avec lui et lui dit : "Laisse-
moi aller", et Jacob répondit : "Je ne te laisserai point aller, que tu ne m'aies béni" (Gen.
32 : 26).
Ferez-vous la même chose ? Lutterez-vous avec Dieu lors de cette rencontre jusqu'à ce
que vous sachiez qu'Il se révèle à vous ? Il y a des péchés qui affligent vos âmes ; vos
péchés vous écrasent. Direz-vous : "Maintenant, Seigneur, je dois obtenir que le
pardon soit écrit en face de mon nom", et vous lutterez et vous plaiderez avec Dieu, en
vous appuyant sur la justice de Christ. "Il doit sauver ; je crois en Lui ; je Le prends au
mot". Maintenant, frères, que ferons-vous ?
Jacob a obtenu la victoire, et ce jour-là son nom a été changé. C'est alors qu'il l'a
emporté sur Dieu. Je suis tellement reconnaissante que Dieu ait préparé une voie afin
que nous puissions avoir un complet et gratuit. Nous n'avons pas besoin de regarder
les ténèbres que Satan jette sur notre sentier. Il voudrait éclipser à notre vue le ciel,
Jésus, la lumière et la puissance du ciel, et nous, nous continuons à parler du pouvoir
de Satan. Mais nous n'avons pas besoin d'en parler. Ésaïe Le présente ainsi : "Un Enfant
nous est né, un Fils nous est donné, et la domination reposera sur Son épaule ; on
L'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix" (És. 9
:5). N'est-il pas dit : Moi et Mon Père nous sommes un ?
Mes frères, que Dieu nous aide à nous réveiller et à nous inciter maintenant à faire tout
ce que le paralytique a fait, à faire tout ce que l'homme impotent a fait et tout que
l'homme à la main sèche a fait. Ils ont fait exactement ce qui leur avait été indiqué.
Que Dieu nous aide à croire au Fils de Dieu et à croire qu'Il peut nous sauver
complètement, alors nous aurons la vie éternelle.
Mais beaucoup d'entre vous agissent comme s'il n'y avait pas assez de vitalité dans leur
âme pour répondre à la vérité. Certains d'entre vous agissent comme s'ils pensaient
que Jésus avait été enfermé dans le sépulcre neuf de Joseph. Il n'est plus là-bas. Il est
ressuscité, et aujourd'hui, nous avons un Sauveur vivant qui intercède pour nous.
Parlez donc de Son amour, de Son pouvoir et louez-Le. Si vous avez une voix pour dire
des choses, parlez de Dieu, du ciel, de la vie éternelle. J'ai entendu des personnes qui
parlent si fort chez elles que leurs voisins peuvent les entendre, mais qui dans les
réunions se lèvent et chuchotent quelques paroles qu'il n'est pas possible d'entendre.
Vous voulez montrer que vous avez étudié à l'école du Christ et que vous avez
progressé. "Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en
confessant de la bouche qu'on parvient au salut" (Rom. 10 :10). Combien croient aux
vérités qu'ils ont entendues aujourd’hui ? Voulez-vous attendre quelques mois avant
de reconnaître que la lumière est en elles ? Voulez-vous arrêter de raisonner point par
point ? Vous mourrez avant que ce moment arrive.
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Croyez-le parce que Dieu le dit
Croyez-le parce que c'est la vérité, parce que Dieu le dit, et saisissez le sang méritoire
d'un Sauveur crucifié et ressuscité. Il est votre seul espoir, votre Justice, votre Substitut
et votre Garant, votre tout en tous. Quand vous comprendrez cela, vous ne pourrez Lui
apporter qu'une offrande de louange. Mais quand vous n'êtes pas disposés à venir au
Christ et à reconnaître qu'Il fait tout ; quand vous sentez que vous devez d'abord faire
quelques pas et avancer jusqu'à un certain point pour que Dieu sorte à votre rencontre,
c'est comme l'offrande de Caïn. Caïn ne connaissait pas Jésus et ne savait pas que Son
sang pouvait le purifier de ses péchés et rendre son offrande acceptable pour Dieu. Il
existe plus d'un Caïn, avec des offrandes souillées et des sacrifices impurs, sans le sang
de Jésus. Chacun de vos pas doit vous diriger vers Jésus. Avec Son sang et Son pouvoir
purificateur, présentez vos requêtes à Dieu, priez-Le avec ferveur et étudiez vos Bibles
comme jamais auparavant.
La question est : "Où est la Vérité ?" Ce n'est pas le nombre d'années durant lesquelles
j'ai cru qui font que c'est la vérité. Vous devez comparer votre credo avec la Bible, et
permettre que la Bible définisse votre credo et vous montre en quoi il est insuffisant
et où est la difficulté. La Bible doit être votre étendard, les oracles vivants de Jéhovah
doivent être votre guide. Vous devez creuser à la recherche de la vérité comme s'il
s'agissait de trésors cachés. Vous devez découvrir où est le trésor, et ensuite remuer
chaque pouce de ce terrain pour en obtenir les joyaux. Vous devez creuser les mines
de vérité à la recherche de nouvelles pierres précieuses, de nouveaux diamants et vpis
les trouverez.
Vous savez ce qu'il en est avec le pouvoir papal. Les gens n'ont pas le droit d'interpréter
les Écritures par eux-mêmes. Ils doivent demander à quelqu'un de leur interpréter les
Écritures. N'avez-vous pas un esprit ? N'avez-vous pas la faculté de raisonner ? Dieu
n'a-t-il pas donné la capacité de juger aux gens du commun comme aux prêtres et aux
dirigeants ? Quand Christ, le Seigneur de vie et de gloire, est venu sur notre terre, s'ils
L'avaient connu ils ne L'auraient jamais crucifié. Dieu leur avait dit de sonder les
Écritures : "vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent
témoignage de Moi" (Jn 5 :39).
Dieu nous aide à être des étudiants de la Bible. Jusqu'à ce que vous puissiez en voir la
raison par vous-même et un "Ainsi dit le Seigneur" dans les Écritures, ne confiez à aucun
homme la tâche d'interpréter la Bible pour vous. Et quand vous pouvez voir cela, vous
le comprendrez par vous-même, et vous savez que c'est la vérité de Dieu. Vous direz :
"Je l'ai lu, je l'ai vu, mon propre cœur la faite sienne, c'est la vérité que Dieu m'a donnée
par le moyen de sa Parole". Cela dit, c'est ce que nous devons être : des chrétiens
individuels. Nous devons avoir une expérience individuelle, personnelle. Nous devons
nous convertir, tout comme les Juifs en avaient besoin. Si vous voyez une petite
lumière, vous ne devez pas faire demi-tour et dire : "J'attendrai jusqu'à ce que mes
frères l'aient vue". Si vous le faites, vous resterez dans les ténèbres.
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Dieu nous aide à avoir une connaissance de la vérité, et si vous avez vu la vérité divine,
avancez vers la lumière et laissez les obstacles derrière vous. Ne faites pas de la chair
votre appui, mais ayez une expérience vivante pour vous-même, et alors votre visage
resplendira de la gloire de Dieu. Vous avez marché avec Lui et Lui vous a soutenu. Vous
avez lutté et plaidé avec Lui et Il a fait briller Sa lumière sur vous.
Maintenant, mes frères, vous vous êtes tellement entrainés au doute et aux remises
en question que vous devez éduquer vos âmes sur la ligne de la foi. Vous devez parler
de la foi, vous devez vivre la foi et agir par la foi, pour que vous puissiez croître dans la
foi. En exerçant cette foi vivante, vous deviendrez des hommes et des femmes forts en
Jésus-Christ. Que Dieu fasse que cette réunion que nous sommes en train de vivre
puisse être une réunion où le Soleil de Justice puisse se lever et briller dans vos cœurs
de Ses rayons les plus clairs, faisant de vous tous des lumières dans le monde.
Vous pouvez être exactement ce que Christ dit que Ses disciples devraient être : "la
lumière du monde" (Mat. 5 :14). Vous devriez répandre cette lumière, cette espérance
et cette foi sur d'autres. Vous ne devez pas continuer à vous plaindre tandis que vous
êtes à Son service, comme s'Il était un capitaine dur qui dépose sur vous des charges
que vous ne pouvez pas porter. Ce n'est pas le cas. Il veut que vous soyez remplis de
joie et comblés de la bénédiction de Dieu, que vous connaissiez la longueur, la largeur,
la hauteur et la profondeur de l'amour de Dieu qui surpasse toute connaissance. Quand
Son nom est mentionné, Il veut que la note tonique soit touchée, alors vos cœurs
répondront. Vous pourrez ensuite offrir des actions de grâce, de gloire, d'honneur et
de louange à Celui qui est assis sur le trône et à l'Agneau.
Vous devriez apprendre à chanter ce cantique ici ; et quand vous serez changés en un
instant, en un clin d'œil, vous saurez exactement où entonner le cantique de triomphe
avec les anges célestes et avec les saints rachetés. Nous résonner les voûtes célestes
de louanges et de gloire. Faisons en sorte que les voûtes résonnent déjà ici. Que ce lieu
éveille des louanges dans vos cœurs. Tandis que vous êtes ici, contemplez les arbres
majestueux, le tapis de velours vert, et laissez la louange s'élever de vos cœurs. Louez
Dieu parce que nous avons le privilège d'être dans ce lieu encore beau. Nous nous
dirigeons vers une contrée meilleure. Cette terre va être purifiée, fondue, et recréée
sans péché.
N'avons-nous pas tout pour que nos esprits soient dirigés vers le ciel ? N'avons-nous
pas tout ce qu'il nous faut pour nous arracher à cette mondanité, à cette sensualité, à
ces bavardages indignes et insensés, à ces blagues et à ces plaisanteries, à ces faux
témoignages, à ces babillages et ces suspicions mauvaises ? Laissons tout cela de côté
! C'est une honte pour l’Église ! Tout cela affaiblit et fragilise l'Église.
Que notre conversation soit sainte. Comme Dieu est saint dans Sa sphère, soyons-le
dans la nôtre. Réjouissons-nous dans notre précieux Sauveur qui mourut pour nous
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racheter, et rendons gloire à Dieu. Joignons-nous au ciel dans nos louanges ici-bas et
unissons-nous aux cantiques des anges célestes dans la Cité de notre Dieu.
46
10 Rapport d'E. G. White sur la
réaction au sermon d'Ottawa
Rapport du congrès annuel célébré à Ottawa, Kansas, publié dans la Review and
Herald, le 23 Juillet 1889 et dans Messages Choisis, tome 1 p. 416-420.
Le jour du sabbat, des vérités furent présentées qui étaient nouvelles pour la plupart
des auditeurs. Des choses nouvelles et des choses anciennes furent tirées du trésor de
la Parole de Dieu. Des vérités furent présentées que les auditeurs ne pouvaient guère
comprendre et s'approprier. Les oracles de Dieu firent jaillir une lumière en rapport
avec la loi et l'Évangile, montrant que le Christ est notre justice ; des âmes affamées de
vérité jugèrent cette lumière trop belle pour être reçue.
Cependant les efforts déployés ce sabbat-là n'ont pas été vains. Dès le dimanche matin,
on eut la preuve évidente que l'Esprit de Dieu opérait de grands changements dans
l'état moral et spirituel des personnes présentes. On livra esprit et cœur à Dieu, et de
beaux témoignages furent rendus par ceux qui avaient vécu dans les ténèbres. Un frère
parla des luttes soutenues avant de pouvoir accepter la bonne nouvelle du Christ notre
justice. La lutte fut dure, mais le Seigneur était à l'œuvre auprès de lui ; son esprit subit
un changement et ses forces furent renouvelées. Le Seigneur lui présenta clairement
la vérité en lui montrant que le Christ seul est la source de toute vie et de tout espoir
de salut. En Lui "était la vie, et la vie était la lumière des hommes". "Et la Parole a été
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faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons
contemplé Sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père" (Jn 1
:4,14).
L'un des frères qui exerçait le ministère déclara avoir davantage joui de la bénédiction
et de l'amour de Dieu pendant l'assemblée que jamais auparavant. Un autre affirma
que si grandes avaient été ses épreuves, ses perplexités et ses luttes mentales qu'il
avait été sur le point de tout abandonner. Il avait senti qu'il ne lui restait qu'un seul
espoir : celui d'obtenir une mesure plus abondante de la grâce du Christ ; grâce à
l'influence ressentie au cours des réunions, il avait expérimenté un changement de
cœur et obtenu une meilleure connaissance du salut par la foi en Christ. Il avait vu qu'il
pouvait jouir du privilège d'être justifié par la foi ; il était en paix avec Dieu ; il confessait
avec larmes quel soulagement et quel bienfait avait ressenti son âme. À chaque
réunion de témoignages on entendit parler de la paix, de la consolation, de la joie
éprouvées par ceux qui avaient reçu la lumière.
À une Église sans vie et sans Christ le Témoin véritable dit : "Je connais tes œuvres. Je
sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que
tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, Je te vomirai de Ma bouche" (Apoc. 3
:15,16). Attention à ce qui suit : "Parce que tu dis : je suis riche, je me suis enrichi, et je
n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre,
aveugle et nu..." (Apoc. 3 :17). Voici un peuple qui tire sa gloire de la connaissance
spirituelle et des avantages qu'il possède. Mais il n'a pas répondu aux bénédictions
imméritées dont Dieu l'a comblé. Il a été rebelle, ingrat ; il a oublié Dieu qui a été pour
lui ce qu'un Dieu aimant, et qui pardonne, est pour un fils ingrat et pervers. Il a résisté
à Sa grâce, il a abusé de ses privilèges, laissé passer les occasions favorables, il s'est
laissé sombrer dans le contentement de soi-même, dans une ingratitude lamentable,
dans un formalisme vide, dans l’hypocrisie. Avec un orgueil pharisaïque il s'est glorifié
à tel point qu'on a pu dire de lui : "Tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai
besoin de rien".
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qui, à moins d'une repentance sincère, risquent d'épuiser la patience d'un Dieu plein
de longanimité. Le Christ ne peut pas prendre à Sa charge les noms de ceux qui se
montrent satisfaits et pleins de propre suffisance. Il ne peut pas importuner Son Père
en faveur d'un peuple qui n'éprouve aucun besoin de Son aide et qui se vante de tout
savoir et de tout posséder.
Dans chaque réunion tenue à partir de la dernière Conférence Générale, des âmes ont
accepté avec bonheur le précieux message de la justice du Christ. Nous remercions
Dieu pour ces âmes conscientes d'avoir besoin de ce qu'elles ne possèdent pas encore
: l'or de la foi et de l'amour, les vêtements blancs de la justice du Christ, le collyre qui
donne le discernement spirituel. Quand vous posséderez ces choses, le temple de votre
âme ne sera plus un reliquaire profane. Frères et Sœurs, je vous supplie au nom de
Jésus-Christ de Nazareth, de joindre votre effort à celui de Dieu. Aujourd'hui est le jour
favorable.
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11 Obéissance et sanctification
"Et marchez dans la charité, à l'exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s'est livré
Lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur" (Éph.
5 :2). Dans toute la plénitude de Sa divinité, dans toute la gloire de Son humanité
immaculée, Christ s'est donné pour nous en sacrifice complet et gratuit, et quiconque
vient à Lui doit L'accepter comme s'il était le seul pour qui le prix a été payé. Comme
tous meurent en Adam, ainsi en Christ tous seront rendus à la vie ; car celui qui obéit
ressuscitera pour l'immortalité, et le transgresseur ressuscitera pour souffrir la mort,
le châtiment de la loi qu'il a violée.
L'obéissance à la loi de Dieu est la sanctification. Il y en a beaucoup qui ont des idées
erronées concernant cette œuvre dans l'âme, mais Jésus a prié pour que Ses disciples
soient sanctifiés par la vérité, et Il ajouta : "Ta Parole est la Vérité" (Jn 17 :17). La
sanctification n'est pas une œuvre instantanée mais progressive, car l'obéissance est
continue. Aussi longtemps que Satan nous harcèle de ses tentations, nous aurons à
livrer maintes et maintes fois la bataille de la maîtrise de soi, mais par l'obéissance, la
vérité sanctifiera l'âme. Ceux qui sont fidèles à la vérité vaincront par les mérites du
Christ toute faiblesse de caractère qui les a menés à être modelés par chaque
circonstance de la vie.
Beaucoup pensent qu'ils ne peuvent pas pécher parce qu'ils sont sanctifiés, mais c'est
un piège illusoire du malin. Il y a un danger constant de tomber dans le péché, car le
Christ nous a avertis de veiller et prier de peur que nous cédions à la tentation. Si nous
sommes conscients de notre faiblesse, nous ne nous confierons pas en nous-mêmes et
nous ne serons pas insouciant face au danger, mais nous sentirons le besoin d'accourir
à la Source de notre force, Jésus notre justice. Nous viendrons repentant et contrit,
avec le sentiment désespéré de notre faiblesse limitée, et nous apprendrons que nous
devons recourir chaque jour aux mérites du sang de Christ, afin que nous devenions
des vases appropriés pour l'usage du Maître.
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Tout en dépendant ainsi de Dieu, nous ne serons pas en guerre contre la vérité, mais
nous serons toujours capables de nous ranger du côté de la justice. Nous devons nous
accrocher aux enseignements de la Bible et ne pas suivre les coutumes et les traditions
du monde, les paroles et les actes des hommes.
Quand des erreurs surviennent et qu'elles sont enseignées comme étant des vérités
bibliques, ceux qui sont connectés au Christ ne se fieront pas à ce que dit le pasteur,
mais -comme les nobles Béréens- ils examineront quotidiennement les Écritures pour
voir si ces choses sont ainsi. En découvrant la parole du Seigneur, ils se rangeront du
côté de la vérité. Ils entendront la voix du vrai Berger, qui dira : "Voici le chemin,
marchez-y". De cette façon ils seront instruits pour faire de la Bible leur conseiller, et
ils n'écouteront ni ne suivront la voix d'un étranger.
Deux leçons
Si l'âme doit être purifiée, ennoblie et rendue apte aux cours célestes, il y a deux leçons
qui doivent être tirées : l'abnégation et la maîtrise de soi. Certains apprennent ces
importantes leçons plus facilement que d'autres, car ils sont exercés par la simple
discipline que le Seigneur leur donne dans la douceur et l'amour. D'autres ont besoin
de la lente discipline de la souffrance, pour que le feu purificateur puisse épurer leurs
cœurs de l'orgueil et de l'autonomie, de la passion mondaine et de l'amour-propre,
afin que puisse apparaître l'or authentique du caractère et qu'ils puissent être
vainqueurs par la grâce de Dieu.
L'amour de Dieu fortifiera l'âme et, par la vertu des mérites du sang de Christ, nous
pouvons demeurer indemnes au milieu du feu de la tentation et de l'épreuve ; mais
aucune autre aide ne peut sauver, si ce n'est celle de Christ, notre justice, Lequel a été
fait pour nous sagesse, sanctification et rédemption.
La véritable sanctification n'est rien de plus et rien de moins qu'aimer Dieu de tout son
cœur, suivre Ses commandements et Ses statuts sans tache. La sanctification n'est pas
une émotion mais un principe d'origine céleste qui met toutes les passions et tous les
désirs sous le contrôle de l'Esprit de Dieu ; et cette œuvre est réalisée par notre
Seigneur et Sauveur.
La fausse sanctification ne glorifie pas Dieu mais elle induit ceux qui prétendent la
posséder à s'exalter et se glorifier. Quoi qu'il arrive dans notre expérience, que ce soit
la joie ou la tristesse, qui ne reflète pas le Christ et ne Le signale pas comme Son auteur,
qui ne Lui donne pas la gloire et ne submerge pas le moi jusqu'à le faire disparaître de
la vie, n'est pas une véritable expérience chrétienne.
Quand la grâce de Christ est implantée dans l'âme par le Saint-Esprit, celui qui la
possède deviendra humble et essaiera de s'associer avec ceux dont la conversation
porte sur les choses célestes. Alors l'Esprit prendra les choses de Christ et nous les
montrera et glorifiera non le receveur mais le Donateur. Par conséquent, si vous avez
la paix sacrée du Christ dans votre cœur, vos lèvres seront remplies de louanges et
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d'actions de grâce à Dieu. Vos prières, l'accomplissement de votre devoir, votre
bienveillance, votre abnégation, ne seront pas le thème de vos pensées ou de vos
conversations, mais vous magnifierez Celui qui s'est donné pour vous quand vous étiez
encore un pécheur. Vous direz : "Je me donne à Jésus. J'ai trouvé Celui dont Moïse et
les prophètes ont écrit". En Le louant, vous recevrez une précieuse bénédiction, et
toute la louange et la gloire pour ce que vous faites seront retournées à Dieu.
Ni bruyant ni imprévisible
La paix de Christ n'est pas un élément bruyant ou imprévisible qui se manifeste par des
voix fortes et des exercices corporels. La paix de Christ est une paix intelligente ne
conduisant pas ceux qui la possèdent à porter les signes du fanatisme et de
l'extravagance. Ce n'est pas une impulsion divagante mais une émanation de Dieu.
Quand le Seigneur impartit Sa paix dans l'âme, le cœur est en parfaite harmonie avec
la Parole de Dieu car l'esprit et la Parole sont en accord. Le Seigneur honore Sa Parole
dans toutes Ses relations avec les hommes. C'est Sa volonté, Sa voix qui est révélée aux
hommes, et il n'a pas de nouvelle volonté, ni de nouvelle vérité, en dehors de Sa Parole,
à dévoiler à Ses enfants. Si vous vivez une merveilleuse expérience qui n'est pas en
harmonie avec les instructions de la Parole de Dieu, vous feriez bien de douter d'elle,
car son origine n'est pas d'en haut. La paix du Christ passe par la connaissance de Jésus,
que la Bible révèle.
Nous avons des raisons de remercier sans cesse Dieu, parce que Christ, par Sa parfaite
obéissance, a reconquis le ciel qu'Adam avait perdu par sa désobéissance. Adam a
péché et les descendants d'Adam partagent sa culpabilité et ses conséquences ; mais
Jésus se chargea de la culpabilité d'Adam, et tous les enfants d'Adam qui se réfugient
en Christ, le second Adam, peuvent échapper à la pénalité de la transgression. Jésus a
regagné le ciel pour l'homme, en supportant l'épreuve qu'Adam n'a pas enduré ; car
qu'Il a parfaitement obéi à la loi, et tous ceux qui ont une conception correcte du plan
du salut comprendront qu'ils ne peuvent être sauvés en transgressant les saints
préceptes de Dieu. Ils doivent cesser de transgresser la loi et saisir les promesses de
Dieu qui sont à notre disposition par les mérites de Christ.
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Ne faites pas confiance aux hommes
Notre foi ne repose pas sur les capacités des hommes mais sur la puissance de Dieu. Il
est dangereux de se fier aux hommes, même s'ils ont été utilisés comme des
instruments de Dieu pour accomplir une œuvre grande et bonne. Le Christ doit être
notre force et notre refuge. Le meilleur des hommes peut perdre sa constance, et le
meilleur de la religion, quand elle se corrompt, est toujours le plus dangereux par son
influence sur les esprits. La religion pure et vivante consiste à obéir à toute parole qui
sort de la bouche de Dieu. La justice exalte une nation, et la faute dégrade et corrompt
l'homme.
Aujourd'hui on prêche depuis les chaires : "Croyez, croyez seulement. Ayez foi en
Christ. Vous n'avez rien à voir avec l'ancienne loi. Confiez-vous seulement en Christ".
Combien sont différentes les paroles de l'apôtre qui déclare que la foi sans les œuvres
est morte. Il dit : "Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en
vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements" (Jacq. 1 :22). Nous devons
avoir cette foi qui agit par amour et purifie l'âme. Beaucoup cherchent à substituer une
foi superficielle à une vie droite et pensent qu'ils obtiendront ainsi le salut.
Par tous les moyens possibles, Satan a cherché à rendre sans effet le sacrifice du Fils
de Dieu, à rendre Son expiation inutile et à faire de Sa mission un échec. Il a affirmé
que la mort du Christ rendait l'obéissance à la loi inutile et permettait au pécheur
d'obtenir la faveur d'un Dieu saint sans abandonner le péché. Il a déclaré que la norme
de l'Ancien Testament a été rabaissée dans l'Évangile et que les hommes peuvent venir
à Christ, non pour être sauvés de leurs péchés mais dans leurs péchés.
Mais quand Jean a vu Jésus, il a annoncé Sa mission en disant : "Voici l'Agneau de Dieu
qui ôte le péché du monde" (Jn 1 :29). Pour toute âme repentante, le message est :
"Venez et plaidons ! dit l'Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront
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blancs comme la neige ; s'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la
laine" (És. 1 :18).
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12 S'approprier la justice de Christ
Article général publié dans la Review and Herald le 1er Juillet 1890, sous le titre : "La
faiblesse spirituelle est inexcusable". Une partie fut publiée dans Messages choisis,
tome 1, pages 426-427.
Ceux qui se confient entièrement en la justice de Christ, qui se tournent vers Lui avec
une foi vivante, connaissent l'Esprit du Christ et sont connus de Lui. La foi simple
permet au croyant à se considérer comme mort au péché et vivant pour Dieu par Jésus-
Christ, notre Seigneur. Car c'est par grâce que nous sommes sauvés, par le moyen de
notre foi et cela ne vient pas de nous, mais c'est le don de Dieu. Si nous essayions de
dévoiler ces précieuses promesses aux sages du monde, ils ne feraient que nous
ridiculiser ; car "l'homme animal ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles
sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître parce que c'est spirituellement qu'on
en juge" (1 Cor. 2 :14).
Quand Jésus était sur le point de monter au ciel, il dit à Ses disciples: "Et Moi, Je prierai
le Père, et Il vous donnera un autre Consolateur, afin qu'Il demeure éternellement avec
vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne Le voit point et ne
Le connaît point; mais vous vous Le connaissez, car Il demeure avec vous, et Il sera en
vous" (Jn 14:16,17). Il dit aussi : "Celui qui a Mes commandements et qui les garde, c'est
celui qui M'aime ; et celui qui M'aime sera aimé de Mon Père, Je l'aimerai, et Je me ferai
connaître à lui" (v. 21).
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Le monde recherche les choses du monde : affaires, honneur mondain, ostentation,
gratification égoïste. Le Christ cherche à briser ce sortilège qui éloignent les hommes
de Lui. Il cherche à attirer l'attention des hommes sur le monde à venir que Satan s'est
ingénié à éclipser par son ombre et Il leur montre Ses attraits ; Il leur dit qu'Il leur
préparera des demeures, et qu'Il reviendra pour les prendre avec Lui. C'est le dessein
de Satan de remplir l'esprit des hommes d'un amour démesuré pour les choses
sensuelles afin que l'amour de Dieu et le désir du ciel soient expulsés du cœur...
Dieu appelle ceux à qui Il a confié Ses biens à s'acquitter de leurs obligations de fidèles
d'intendants. Le Seigneur voudrait que les choses d'intérêt temporel occupent une
place secondaire dans le cœur et les pensées ; mais Satan veut que les sujets terrestres
occupent la première place dans nos vies. Le Seigneur voudrait que nous approuvions
les choses qui sont excellentes. Il nous montre le conflit dans lequel nous devons nous
engager et Il nous révèle le caractère et le plan de la rédemption. Il expose devant vous
les dangers que vous rencontrerez, le renoncement exigé et Il vous prie d'en mesurer
le coût, vous assurant que si vous vous engagez avec zèle dans le conflit, la puissance
divine se combinera aux efforts humains.
La lutte du chrétien n'est pas une lutte contre la chair et le sang, mais contre les
dominations, contre les autorités, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.
Le chrétien doit lutter avec des forces surnaturelles, mais il ne doit pas être laissé seul
pour s'engager dans le conflit. Le Sauveur est le capitaine de son salut, et avec Lui
l'homme peut être plus que vainqueur.
Le Rédempteur du monde ne voudrait pas que l'homme ignore les ruses de Satan. La
vaste confédération du mal est dressée contre ceux qui vaincraient ; mais le Christ veut
que nous regardions vers les choses invisibles, vers les armées du ciel qui campent
autour de ceux qui aiment Dieu, pour les délivrer. Les anges du ciel s'intéressent à
l'homme. La puissance de l'Omnipotence est au service de ceux qui se confient en Dieu.
Le Père accepte la justice de Christ en faveur de Ses disciples et ils sont entourés de
lumière et de sainteté que Satan ne peut pas pénétrer. La voix du Capitaine de notre
salut parle à Ses disciples, disant : "Ayez confiance J'ai vaincu le monde. Je suis votre
refuge ; avancez jusqu'à la victoire".
La croix du Calvaire
56
Nous devons centrer nos espérances du ciel sur le Christ seul, notre Substitut et notre
Garant. Nous avons transgressé la loi de Dieu ; d'ailleurs personne ne sera justifié par
les œuvres de la loi. Les meilleurs efforts que l'homme puisse produire par ses propres
forces ne valent rien pour satisfaire la loi sainte et juste qui a été transgressée ;
moyennant la foi en Christ on peut se réclamer de la justice du Fils de Dieu comme
pleinement suffisante. Le Christ a satisfait les exigences de la loi dans sa nature
humaine. Il a subi la malédiction de la loi à la place du pécheur, afin que quiconque
croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. Une foi sincère s'approprie la
justice du Christ, et le pécheur devient un vainqueur avec le Christ ; car il est devenu
participant de la nature divine ; ainsi la divinité et l'humanité se trouvent combinées.
C'est tenter l'impossible que de vouloir atteindre le ciel par ses œuvres, en gardant la
loi. L'homme ne peut être sauvé sans l'obéissance, mais ses œuvres ne doivent pas être
sa propre production ; le Christ doit opérer en lui le vouloir et le faire selon Son bon
plaisir. Si un homme pouvait se sauver par ses œuvres, il aurait sujet de s'en réjouir.
L'effort tenté par l'homme, avec ses propres forces, pour obtenir le salut, fait penser
au sacrifice de Caïn. Tout ce que l'homme est capable de faire sans Christ est souillé
par l'égoïsme et le péché ; ce qui est le produit de la foi est acceptable aux yeux de
Dieu. On réalise des progrès quand on cherche à gagner le ciel par les mérites du Christ.
En regardant à Jésus, le chef et le consommateur du salut, on va de force en force, de
victoire en victoire ; car à travers le Christ la grâce de Dieu a opéré notre salut complet.
57
13 La foi et les œuvres vont de pair
Article publié dans Signs of the Times, le 21 Juillet 1890, sous le titre : "Que devons-
nous faire pour hériter la vie éternelle ?"
Jésus est mort pour sauver Son peuple de ses péchés, et la rédemption en Christ signifie
cesser de transgresser la loi de Dieu et être libre de tout péché ; aucun cœur agité par
l'inimitié contre la loi de Dieu n'est en harmonie avec le Christ, qui a souffert sur le
Calvaire pour justifier et exalter la loi devant l'univers.
Ceux qui font des déclarations audacieuses de sainteté prouvent en cela qu'ils ne se
voient pas à la lumière de la loi ; ils ne sont pas spirituellement éclairés, et ils ne
haïssent pas toutes les espèces d'égoïsme et d'orgueil. De leurs lèvres souillées par le
péché s'écoulent des déclarations contradictoires : "Je suis saint, je suis sans péché.
Jésus m'a enseigné que si je garde la loi je suis destitué de la grâce. La loi est un joug
de servitude". Le Seigneur dit : "Bienheureux ceux qui gardent les commandements,
afin d'avoir droit à l'arbre de vie et d'entrer par les portes dans la ville" (version King
James). Nous devrions étudier attentivement la Parole de Dieu afin de pouvoir prendre
de bonnes décisions et agir en conséquence ; car alors nous obéirons à la Parole en
harmonie avec la sainte loi de Dieu.
Quoique nous devons être en harmonie avec la loi de Dieu, nous ne sommes pas sauvés
par les œuvres de la loi ; cependant, nous ne pouvons pas être sauvés sans obéissance.
La loi est la norme qui mesure le caractère. Mais il nous est impossible de garder les
commandements de Dieu sans la grâce régénératrice de Christ. Jésus seul peut nous
laver de tout péché. Il ne nous sauve pas par la loi, pas plus qu'il ne nous sauvera dans
la désobéissance à la loi.
58
dangers auxquels nous avons été exposés, plus nous serons reconnaissants pour la
délivrance apportée par le Christ. L'Évangile de Christ ne donne pas aux hommes la
permission d'enfreindre la loi, car c'est par la transgression que les vannes du malheur
se sont ouvertes sur notre monde.
Aujourd'hui, le péché est aussi pervers qu'à l'époque d'Adam. L'Évangile ne promet pas
la faveur divine à quiconque enfreint Sa loi dans l'impénitence. La dépravation du cœur
humain, la culpabilité de la transgression, la ruine du péché, tout est mis en évidence
par la croix où le Christ a préparé pour nous une échappatoire.
La propre justice est le danger de notre époque ; elle sépare l'âme de Christ. Ceux qui
se confient en leur propre justice ne peuvent pas comprendre comment le salut vient
de Christ. Ils appellent le péché justice, et la justice péché. Ils ne perçoivent pas la
malignité de la transgression et ne comprennent pas la terreur de la loi parce qu'ils ne
respectent pas la norme morale de Dieu. La raison pour laquelle il y a tant de fausses
conversions de nos jours est qu'il y a une faible appréciation de la loi de Dieu. Au lieu
de la norme de justice divine, les hommes ont érigé leur propre norme avec laquelle
ils mesurent le caractère. Ils voient à travers un verre obscur et présentent aux
personnes de fausses idées sur la sanctification, encourageant ainsi l'égoïsme, l'orgueil
et la propre justice. La doctrine de la sanctification préconisée par beaucoup est pleine
de tromperies, parce qu'elle flatte le cœur naturel ; mais la chose la plus bienfaisante
qui puisse être prêchée au pécheur est la vérité des revendications obligatoires de la
loi de Dieu. La foi et les œuvres doivent marcher de pair, car la foi seule sans les œuvres
est morte.
Le test de la doctrine
Le prophète énonce une vérité par laquelle nous pouvons tester toute doctrine : "À la
loi et au témoignage, si l'on ne parle pas ainsi, il n'y aura point d'aurore pour le peuple"
(És. 8 :20). Bien que l'erreur abonde dans le monde, il n'y a aucune raison pour que les
hommes soient trompés. La vérité est claire, et lorsqu'elle est opposée à l'erreur, on
peut discerner sa nature. Tous les bénéficiaires de la grâce de Dieu peuvent
comprendre ce qui leur est demandé. Par la foi, nous pouvons conformer nos vies à la
norme de justice, parce que nous pouvons nous approprier la justice du Christ.
59
Dieu, et qu'elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire
à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit
de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas"
(Rom. 8 :1-9).
60
14 L'expérience de la justification
par la foi est délimitée
Extrait d'un article paru dans la Review and Herald, le 4 Novembre 1890, sous le titre
"Christ, chemin de la vie". Publié dans Messages choisis, tome 1, p.428-432.
"Jésus alla dans la Galilée, prêchant l'Évangile de Dieu. Il disait : Le temps est accompli,
et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle" (Marc
1 :14, 15).
S'il est vrai que Dieu peut être juste tout en justifiant le pécheur, grâce aux mérites du
Christ, il est également vrai qu'aucun homme ne peut couvrir son âme sous le vêtement
de la justice du Christ tout en continuant à commettre des péchés connus ou en
négligeant des devoirs connus. Dieu exige le don inconditionné du cœur avant que la
justification soit possible ; pour que l'homme puisse retenir sa justification il faut une
61
obéissance constante, moyennant une foi active, vivante, agissante par amour, et qui
purifie l'âme.
A propos d'Abraham, Jacques a écrit : "Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par
les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses
œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s'accomplit ce que dit
l'Écriture : Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de
Dieu. Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement"
(Jacq. 2 :21-24). Pour qu'un homme soit justifié par la foi, il faut que sa foi arrive à
commander pleinement ses affections et aux impulsions de son cœur ; c'est par
l'obéissance que la foi est rendue parfaite.
Hors de la grâce du Christ le pécheur est dans un état désespéré ; rien ne peut être fait
pour lui ; mais la grâce divine communique à l'homme une puissance surnaturelle ; elle
agit sur l'esprit, le cœur et le caractère. C'est la communication de la grâce du Christ
qui fait discerner la nature odieuse du péché et l'expulse finalement du temple de
l'âme. C'est la foi qui nous introduit dans l'intimité du Christ et nous associe à Lui dans
l'œuvre du salut. La foi est la condition à laquelle Dieu a jugé pouvoir promettre le
pardon au pécheur ; non que la foi soit méritoire par elle-même, mais parce qu'elle
saisit les mérites du Christ, le remède indiqué contre le péché. La foi peut offrir
l'obéissance parfaite du Christ à la place de la transgression et de la défection du
pécheur. Dès qu'un pécheur accepte le Christ comme son Sauveur personnel, Dieu
pardonne ses péchés et le justifie gratuitement, conformément à ses promesses
infaillibles. L'âme repentante comprend que sa justification lui vient du Christ, son
Substitut et son Garant, qui est mort pour elle et s'est offert comme expiation et
justice.
"Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. Or, à celui qui fait une œuvre, le
salaire est imputé non comme une grâce, mais comme une chose due ; et à celui qui ne
fait point d'œuvre, mais qui croit en Celui qui justifie l'impie, sa foi lui est imputée à
justice" (Rom. 4 :3-5). La justice consiste à obéir à la loi. La loi exige la justice, et c'est
ce que le pécheur doit à la loi ; mais il en est incapable. C'est par la foi seulement qu'il
peut atteindre à la justice. Par la foi il peut apporter à Dieu les mérites du Christ, et le
Seigneur place l'obéissance de Son Fils sur le compte du pécheur. La justice du Christ
est acceptée au lieu de la faillite de l'homme, et Dieu reçoit, pardonne, justifie l'homme
repentant et croyant, le traite comme s'il était juste, et l'aime comme Il aime Son
propre Fils. C'est ainsi que la foi est imputée à justice ; l'âme pardonnée avance de
grâce en grâce, d'une lumière reçue à une plus grande lumière. Elle peut dire avec joie
: "Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais
selon Sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-
Esprit, qu'Il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin
que, justifiés par Sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle"
(Tite 3 :5-7).
62
Il est encore écrit : "Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle
a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la
volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu" (Jn 1 :12). Jésus a déclaré
: "Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu" (Jn 3 :3). "Si un
homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu" (Jn 3 :5).
Ce n'est pas un idéal inférieur qui nous est proposé, car nous devons devenir enfants
de Dieu. Nous devons être sauvés en tant qu'individus ; au jour de l'épreuve finale on
verra qui a servi Dieu et qui ne l'a pas servi. Nous sommes sauvés en tant qu'individus
ayant cru au Seigneur Jésus-Christ.
Plusieurs se fourvoient en pensant qu'ils doivent escalader le ciel, faire quelque chose
de méritoire qui leur procure la faveur de Dieu. Ils tâchent de s'améliorer par leurs
propres efforts, sans aide aucune. Or ceci est impossible. Le Christ a ouvert la voie en
s'immolant pour nous, en nous donnant un exemple, en devenant notre grand
Souverain Sacrificateur. Il a dit : "Je suis le chemin, la vérité, et la vie" (Jn 14 :6). Ces
paroles ne seraient pas vraies si nous pouvions gravir ne fût-ce qu'un échelon par nos
propres efforts. Mais quand nous acceptons le Christ, les bonnes œuvres font leur
apparition, elles constituent la preuve évidente que nous sommes sur le chemin de la
vie, que le Christ est notre chemin, et que nous foulons le bon sentier qui mène au ciel.
Le Christ considère nos dispositions ; quand Il nous voit porter nos fardeaux avec foi,
Sa parfaite sainteté couvre nos manquements. Si nous faisons de notre mieux, Il
devient notre justice. Il nous faut chaque rayon de lumière envoyé par Dieu pour faire
de nous la lumière du monde.
63
15 La justification par la foi
Le pardon et la justification sont une même chose. La foi fait passer le croyant de la
position de rebelle, enfant du péché et de Satan, à la position de loyal sujet de Jésus-
Christ, non pas en vertu d'une bonté innée, mais parce que le Christ l'adopte comme
son enfant. Si le pécheur reçoit le pardon de ses péchés, c'est parce que ces mêmes
péchés ont été placés sur son Substitut et son Garant. Le Seigneur s'adresse en ces
termes à son Père céleste : "Celui-ci est mon enfant, arraché à la condamnation et à la
mort, mis au bénéfice d'une police d'assurance à vie, - la vie éternelle -parce que j'ai
pris sa place et souffert pour ses péchés. Il est devenu mon fils bien-aimé." C'est ainsi
que l'homme, pardonné, revêtu du magnifique vêtement de la justice du Christ, se tient
devant Dieu sans faute aucune.
Le pécheur peut errer, il n'est pas pour cela rejeté sans miséricorde. Son seul espoir,
toutefois, réside dans la repentance envers Dieu et la foi en le Seigneur Jésus-Christ.
Le Père peut user de sa prérogative de pardonner nos transgressions et nos péchés
parce que le Christ a pris sur lui notre culpabilité et nous en a délivrés, nous imputant
sa propre justice. Son sacrifice offre une pleine satisfaction à la justice.
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16 Acceptés en Christ
"Car Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit
en lui, ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jn 3 :16). C'est un message pour
le monde, puisque "quiconque" signifie que n'importe qui et tous ceux qui remplissent
les conditions peuvent partager la bénédiction. Tous ceux qui contemplent Jésus, en
croyant en Lui comme leur Sauveur personnel, ne périront pas mais ils auront la vie
éternelle. Toutes les dispositions ont été prises pour que nous puissions obtenir la
récompense éternelle.
Le Christ est notre sacrifice, notre Substitut, notre Garant, notre divin intercesseur ; Il
a été fait justice, sanctification et rédemption pour nous. "Car Christ n'est pas entré
dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré
dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de
Dieu" (Héb. 9 :24).
L'intercession du Christ en notre faveur consiste à présenter Ses mérites divins dans
l'offrande de lui-même au Père, en tant que notre Substitut et Garant ; car Il est monté
au ciel pour faire l'expiation de nos transgressions. "Si quelqu'un a péché, nous avons
un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire
pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde
entier" (1 Jn 2 :1,2). "Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu,
mais en ce qu'il nous a aimés et envoyés son Fils comme victime expiatoire pour nos
péchés" (1 Jn 4 :10). "C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui
s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur" (Héb.
7 :25).
D'après ces passages, il est évident que ce n'est pas la volonté de Dieu que vous soyez
préoccupés et que vous torturiez votre âme de peur que Dieu ne vous accepte pas
parce que vous êtes pécheur et indigne. "Approchez-vous de Dieu et il s'approchera de
vous" (Jacq. 4 :8). Présentez votre cas devant Lui, invoquant les mérites du sang versé
pour vous sur la croix du Calvaire. Satan vous accusera d'être un grand pécheur, et vous
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devez l'admettre, mais vous pouvez dire : "Je sais que je suis un pécheur, et c'est la
raison pour laquelle j'ai besoin d'un Sauveur. Jésus vint au monde pour sauver les
pécheurs." "Le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché" (1 Jn 1 :7). "Si nous
confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous
purifier de toute iniquité" (v. 9). Je n'ai aucun mérite ni aucune bonté qui me
permettent de prétendre au salut, mais je présente devant Dieu le sang de l'Agneau
immaculé de Dieu, qui ôte le péché du monde. Ceci est mon unique recours. Le nom
de Jésus me donne accès au Père. Son oreille, Son cœur sont ouverts à mes
supplications les plus faibles, et Il supplée à mes besoins les plus profonds.
C'est la justification
C'est la justice de Christ qui rend le pécheur repentant acceptable aux yeux de Dieu et
qui opère sa justification. Aussi pécheur qu'il ait été, s'il croit en Jésus comme son
Sauveur personnel, il comparait devant Dieu dans la robe immaculée de la justice
imputée de Christ.
Le pécheur mort tout récemment aux transgressions et aux péchés, est vivifié par la foi
en Christ. Il voit par la foi que Jésus est son Sauveur vivant pour les siècles et les siècles,
capable de sauver jusqu'au bout ceux qui s'approchent de Dieu par lui. Lors de
l'expiation faite en sa faveur, le croyant voit une telle largeur, longueur, hauteur et
profondeur d'efficacité, une telle plénitude de salut obtenue à un coût infini, que son
âme est remplie de louanges et de gratitude. Il voit comme dans un miroir la gloire du
Seigneur et il est transformé à la même image par l'Esprit du Seigneur. Il voit le
vêtement de la justice de Christ, tissé dans l'atelier du ciel, façonnée par Son
obéissance et imputé à l'âme repentante par la foi en Son nom.
Quand le pécheur voit les charmes incomparables de Jésus, le péché cesse de paraître
attractif ; parce qu'il contemple l'Admirable entre dix mille, Celui qui est tout à fait
désirable. Il expérimente personnellement le pouvoir de l'Evangile dont l'immensité de
son dessein n'est égalée que par la grande valeur de son propos.
Nous avons un Sauveur vivant. Il ne se trouve pas dans le sépulcre neuf de Joseph ; il
est ressuscité et il est monté au ciel en tant que Substitut et Garant de chaque âme
croyante. "Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre
Seigneur Jésus-Christ" (Rom. 5 :1). Le pécheur est justifié par les mérites de Jésus et
ceci, c'est la reconnaissance de Dieu de la perfection de la rançon payée en faveur de
l'homme. Le fait que Christ ait été obéissant jusqu'à la mort de la croix est un gage de
l'acceptation du pécheur repentant par le Père. Alors, allons-nous nous permettre
d'avoir une expérience vacillante, de douter, de croire, croire et douter ? Jésus est le
gage de notre acceptation par Dieu, non à cause d'un mérite quelconque en nous, mais
par notre foi dans le "Seigneur notre justice".
Jésus est dans le lieu Très Saint, pour comparaître maintenant à notre place devant
Dieu. Là, il ne cesse de représenter, instant après instant, son peuple complet en Lui.
Mais, étant ainsi représenté devant le Père, nous ne devons pas nous imaginer que
66
nous pouvons abuser de Sa miséricorde en devenant négligents, indifférents et
licencieux. Le Christ n'est pas le ministre du péché. Nous sommes complets en Lui,
acceptés dans le Bien-aimé, uniquement si nous demeurons en Lui par la foi.
Nous ne pourrons jamais atteindre la perfection par nos propres bonnes œuvres. Celui
qui contemple Jésus par la foi, répudie sa propre justice. Il se considère incomplet, sa
repentance insuffisante, sa foi la plus forte comme faible et son sacrifice le plus
coûteux comme pauvre, alors il se jette avec humilité au pied de la croix. Mais une voix
lui parle au travers des oracles de la Parole de Dieu. Avec étonnement il écoute le
message : "Vous avez tout pleinement en Lui". Maintenant tout est en paix dans son
âme. Déjà, il ne doit plus lutter davantage pour trouver un quelconque mérite en lui-
même, un acte méritoire par le moyen duquel gagner la faveur de Dieu.
En contemplant l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, il trouve la paix de Christ,
car le pardon est écrit à côté de son nom, et il accepte la Parole de Dieu : "Vous avez
tout pleinement en Lui" (Col. 2 :10). Comme il est difficile pour l'humanité, accoutumée
depuis si longtemps à caresser des doutes, de comprendre une si grande vérité ! Mais
quelle paix elle apporte à l'âme, quelle énergie vitale ! En regardant à nous-mêmes, à
la recherche de la justice par le moyen de laquelle trouver l'acceptation de Dieu, nous
regardons dans la fausse direction, "car tous ont péché et sont privés de la gloire de
Dieu" (Rom. 3 :23). Nous devons regarder à Jésus ; parce que "nous tous dont le visage
découvert reflète la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même
image" (2 Cor. 3 :18). Vous devez trouver votre plénitude en contemplant l'Agneau de
Dieu, qui ôte le péché du monde.
Face à la loi brisée de Dieu, le pécheur ne peut se purifier lui-même ; mais, en croyant
au Christ, il est l'objet de Son amour infini et il est revêtu de Sa justice immaculée. Pour
ceux qui croient au Christ, Jésus a prié : "Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la
vérité... afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi,
afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur
ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un" (Jn
17 :17-22). "Père juste, le monde ne t'a point connu ; mais moi je t'ai connu, et ceux-ci
ont connu que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai
connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que je sois en eux" (vers.
25, 26). Qui peut comprendre la nature de cette justice qui restaure entièrement le
pécheur croyant, le présentant devant Dieu sans tache, sans ride, ni rien de semblable
? Nous avons la promesse de Dieu que Christ a été fait pour nous sagesse, justice,
sanctification et rédemption. Dieu nous garantit que nous pouvons compter sur Sa
parole avec une confiance implicite et profiter de ses plus riches bénédictions. "Car le
Père lui-même vous aime, parce que vous avez cru que je suis sorti de Dieu" (Jn 16 :27).
67
17 Conseil à un pasteur
remarquable
Extrait d'une lettre adressée à A. T. Jones le 9 Avril 1893, archivée en tant que lettre
44 de 1893. Publiée dans Messages choisis, tome 1, pages 442-445.
J'assistai à une réunion, en présence d'un vaste auditoire. Dans un songe je vous voyais
présenter le sujet de la justification par la foi et de la justice du Christ imputée au
croyant. A plusieurs reprises vous avez dit que les œuvres n'ont aucune valeur, qu'il n'y
a pas de condition. J'ai vu qu'une telle présentation risquait de jeter de la confusion
dans les esprits, de donner une fausse impression concernant la foi et les œuvres ; c'est
pourquoi j'ai décidé de vous écrire. Vos affirmations sont trop fortes. L'octroi de la
justification et de la sanctification, comme aussi de la justice du Christ, est soumis à
des conditions. Je connais vos intentions, mais vous produisez une fausse impression
sur beaucoup d'esprits. S'il est vrai que pas une seule âme ne sera sauvée par les
bonnes œuvres, il n'est pas une seule âme non plus qui sera sauvée sans bonnes
œuvres. Dieu a établi une loi pour notre salut : il nous faut demander pour recevoir,
chercher pour trouver, frapper pour que la porte nous soit ouverte.
Le Christ déclare vouloir sauver parfaitement tous ceux qui s'approchent de lui. Il invite
chacun à venir à lui. "Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à Moi" (Jn 6 :37). Vous
avez la même idée que moi sur ces sujets, mais votre manière de les présenter crée de
la confusion dans les esprits. Après que vous vous êtes exprimé d'une façon radicale à
propos des œuvres, si l'on vous interroge sur ce même sujet, vos idées ne seront pas
suffisamment claires, vous ne savez pas définir les principes justes et vous ne réussissez
pas à accorder vos déclarations précédentes avec vos propres principes et vos
convictions.
Un jeune homme posa cette question à Jésus : "Bon Maître, que dois-je faire pour
hériter la vie éternelle ?" (Marc 10 :17). Et le Christ lui dit : "Pourquoi M'appelles-tu bon
? Il n'y a de bon que Dieu seul. Si tu veux entrer dans la vie, observe les
commandements". "Lesquels ?", demanda le jeune homme, et Jésus cita alors plusieurs
commandements ; à quoi le jeune homme répliqua : "J'ai observé toutes ces choses ;
que me manque-t-il encore ?" Jésus lui dit : "Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu
possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-
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moi". Il y a ici des conditions, et la Bible en est pleine. "Après avoir entendu ces paroles,
le jeune homme s'en alla tout triste ; car il avait de grands biens" (Marc 10 :18 ; Mat.
19 :17,21,22).
Quand donc vous dites qu'il n'y a pas de conditions, et faites des affirmations
générales, vous troublez les esprits ; certains ne peuvent voir de la logique dans votre
manière de vous exprimer. Ils ne pensent pas pouvoir accorder vos expressions avec
de claires déclarations de la Parole de Dieu. Veillez à cela. Ces fortes affirmations
relatives à la loi sont loin d'affermir nos positions. Au contraire, elles les affaiblissent,
car plusieurs vont vous prendre pour un extrémiste et perdre le bénéfice des
précieuses leçons que vous désirez leur donner sur les sujets qu'ils ont besoin de
connaître... Mon frère, il n'est pas facile de comprendre ceci ; ne jetez pas la confusion
dans quelque esprit par des idées qui ne s'accordent pas avec la Parole. Rappelez-vous
que les disciples que le Christ instruisait ont donné des preuves d'une ignorance
lamentable ; quand, cependant, le Saint-Esprit promis par Jésus vint sur eux et fit du
Pierre vacillant le champion de la vérité, quelle transformation dans son caractère !
Gardez-vous de placer le moindre caillou susceptible de faire trébucher une âme faible
dans la foi, par des expressions exagérées. Soyez toujours logique, calme, profond,
solide. N'allez pas aux extrêmes en quoi que ce soit, gardez vos pieds sur le roc solide.
Quel précieux Sauveur nous possédons ! "Celui qui a Mes commandements et qui les
garde, c'est celui qui M'aime ; et celui qui M'aime sera aimé de Mon Père, Je l'aimerai,
et Je me ferai connaître à lui" (Jn 14 :21). C'est ici la pierre de touche : obéir aux paroles
du Christ. Et c'est aussi la démonstration de l'amour qu'éprouve l'instrument humain
pour Jésus ; celui qui se conforme à Sa volonté manifeste d'une manière pratique,
devant le monde, le fruit de l'obéissance, de la pureté, de la sainteté de caractère...
O mon frère, marchez avec Dieu, prudemment. Rappelez-vous que des yeux sont fixés
sur vous, s'attendant à ce que vous dépassiez la cible, que vous trébuchiez et que vous
tombiez. Mais tout ira bien aussi longtemps que vous vous serrez contre Jésus, en toute
humilité...
Nous n'achevons jamais nos études à l'école du Christ. Nous devons travailler sur le
plan de l'addition et le Seigneur agira sur celui de la multiplication. Une diligence
constante, avec la grâce du Christ, nous permettra de vivre sur ce plan de l'addition, en
affermissant notre vocation et notre élection..."En faisant cela, vous ne broncherez
jamais. C'est ainsi, en effet, que l'entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et
Sauveur Jésus-Christ vous sera pleinement accordée" (2 Pi. 1 :10,11).
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18 L'homme peut être aussi pur
dans sa sphère que Dieu l'est
dans la sienne
Extrait d'un article intitulé : "Il se purifie lui-même", publié dans Signs of Times, le 20
Février 1895.
"Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas
encore été manifesté ; mais nous savons que lorsqu'Il paraîtra, nous serons semblables
à Lui, parce que nous Le verrons tel qu'Il est" (1 Jn 3 :2). L'héritage du peuple de Dieu
se discerne au moyen de la foi en la Parole de Dieu. "Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te
connaissent toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ" (Jn 17 :3).
Ceux qui attendent la manifestation de Christ sur les nuées du ciel avec puissance et
gloire, en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs, chercheront le représenter
aux yeux du monde dans leur vie et leur caractère. "Quiconque a cette espérance en
Lui se purifie, comme lui-même est pur" (1 Jn 3 :3). Ils haïront le péché et l'iniquité
comme Christ haïssait le péché. Ils garderont les commandements de Dieu, comme
Christ garda les commandements de Son Père. Ils comprendront qu'il ne suffit pas
d'acquiescer aux doctrines de la vérité, mais que la vérité doit être appliquée au cœur
et pratiquée dans la vie, afin que les disciples de Christ puissent être un avec Lui, et
que les hommes soient aussi purs dans leur sphère que Dieu l'est dans la sienne.
70
Pas seulement des auditeurs, mais des pratiquants
Dans chaque génération il y a eu des hommes qui ont prétendu être des enfants de
Dieu, qui ont payé la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et pourtant ils ont
mené une vie impie, car ils ont négligé les choses les plus importantes de la loi : la
miséricorde, la justice et l'amour de Dieu.
Beaucoup se trouvent aujourd'hui dans une situation similaire, car tout en ayant une
apparence de grande sainteté, ils ne mettent pas en pratique la Parole de Dieu. Que
peut-on faire pour ouvrir les yeux de ces âmes égarées, sinon leur présenter un
exemple de vraie piété et être nous-mêmes non seulement des auditeurs mais des
pratiquants des commandements du Seigneur, reflétant ainsi la lumière d'un caractère
pur sur leur chemin ?
Les enfants de Dieu ne seront pas comme les gens du monde ; car la vérité reçue dans
le cœur purifiera l'âme et transformera le caractère de sorte que son récepteur
semblable à Dieu. À moins que l'homme ne soit animé du même esprit que Dieu, il se
trouvera toujours naturellement dépravé.
Quand Christ reviendra, la terre tremblera devant Lui, et les cieux s'enrouleront
comme un parchemin et toutes les montagnes et toutes les îles seront déplacées. "Il
vient notre Dieu, il ne reste pas en silence ; devant lui est un feu dévorant, autour de lui
une violente tempête. Il crie vers les cieux en haut et vers la terre, pour juger son peuple
: Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice ! Et les cieux
publieront sa justice, car c'est Dieu qui est juge" (Ps. 50 :3-6). En vue du grand jour de
Dieu, nous pouvons voir que notre seule sécurité sera de nous séparer de tout péché
et de toute iniquité. Ceux qui continuent à pécher se trouveront parmi ceux qui seront
condamnés et qui périront.
Jean vit le destin de ceux qui choisissent le sentier de la transgression : "Les rois de la
terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les
hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils
disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la
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face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'Agneau ; car le grand jour
de sa colère est venu, et qui peut subsister ?" (Apoc. 6 :15-17).
Un destin terrible attend le pécheur, et par conséquent, il est nécessaire que nous
sachions ce qu'est le péché, afin d'échapper à son pouvoir. Jean dit : "Quiconque pèche
transgresse la loi et le péché est la transgression de la loi" (1 Jn 3 :4). Ici, nous avons la
vraie définition du péché : "la transgression de la loi". Combien de fois le pécheur est-
il poussé à abandonner ses péchés et à venir à Christ ? Le messager lui a-t-il clairement
indiqué le chemin ? Lui a-t-il montré clairement que "le péché est la transgression de
la loi" et qu'il doit se repentir et cesser de transgresser les commandements de Dieu ?
Dieu ne pouvait pas modifier un seul iota ou un seul trait de lettre de Sa sainte loi pour
rencontrer l'homme dans condition déchue, car cela jetterait le discrédit sur la sagesse
de Dieu qui a fait une loi par laquelle gouverner le ciel et la terre. Mais Dieu pouvait
donner Son Fils unique pour qu'il devienne le Garant et le Substitut de l'homme, pour
qu'Il souffrit la pénalité que méritait le transgresseur et pour qu'Il impartisse à l'âme
pénitente Sa parfaite justice. Le Christ est devenu le sacrifice immaculé pour une race
coupable, rendant les hommes prisonniers de l'espoir, afin que par la repentance
envers Dieu pour avoir brisé Sa sainte loi, et par le moyen de la foi en Christ son
Substitut, Garant et Justice, ils puissent être ramener à la loyauté envers Dieu et
l'obéissance à Sa sainte loi.
Il était impossible pour le pécheur de garder la loi de Dieu, qui était sainte, juste et
bonne, mais cette impossibilité a été éliminée par la justice que Christ a impartie à
l'âme repentante et croyante. La vie et la mort de Christ au bénéfice de l'homme
pécheur avaient pour but de le restaurer à la faveur de Dieu, en lui impartissant la
justice qui répondrait aux exigences de la loi et serait accepté par le Père.
Mais c'est toujours le dessein de Satan d'invalider la loi de Dieu et de pervertir le vrai
sens du plan du salut. C'est pourquoi il est à l'origine du mensonge selon lequel le
sacrifice du Christ sur la croix du Calvaire avait pour but de libérer l'homme de
l'obligation de garder les commandements de Dieu. Il a répandu dans le monde l'erreur
selon laquelle Dieu a aboli Sa constitution, détruit sa norme morale et a annulé Sa loi
sainte et parfaite. S'il avait fait cela, quel prix terriblement élevé le ciel aurait payé ! Au
lieu de proclamer l'abolition de la loi, la croix du Calvaire proclame au son du tonnerre
son caractère immuable et éternel. Si la loi avait pu être abolie, tout en maintenant le
gouvernement du ciel, de la terre et des innombrables mondes de Dieu, Christ n'aurait
pas eu besoin de mourir. La mort du Christ a répondu à jamais à l'interrogation sur la
validité de la loi de Jéhovah. Pour avoir souffert la pénalité d'un monde coupable, Jésus
est devenu le Médiateur entre Dieu et l'homme, afin de rendre à l'âme repentante la
faveur de Dieu en lui donnant la grâce de garder la loi du Très-Haut. Le Christ n'est pas
venu abroger la loi ou les prophètes, mais pour les accomplir à la lettre. L'expiation du
Calvaire à confirmer la loi de Dieu comme étant sainte, juste et véritable, non
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seulement devant le monde déchu mais aussi devant le ciel et devant les mondes qui
n'ont pas chuté. Christ est venu pour magnifier la loi et la rendre honorable.
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19 Les opinions et les actions
doivent être conformes à la
Parole de Dieu
Extrait d'un article publié dans la Review and Herald, le 25 Mars 1902.
Nombreux sont ceux qui affirment avoir été sanctifiés par Dieu, et pourtant, quand on
leur présente la grande norme de la justice, ils s'excitent beaucoup et manifestent un
esprit qui prouve qu'ils ne savent rien de ce que signifie être sanctifié. Ils n'ont pas
l'esprit de Christ, car ceux qui sont vraiment sanctifiés respecteront et obéiront à la
Parole de Dieu dès qu'elle leur est présentée, et ils exprimeront un fort désir de savoir
ce qu'est la vérité sur tous les points de la doctrine. Un sentiment de grande joie n'est
pas l'évidence de la sanctification. L'affirmation "Je suis sauvé, je suis sauvé", n'est pas
la preuve que l'âme est sauvée ou sanctifiée.
On dit à beaucoup de ceux qui sont très enthousiastes qu'ils sont sanctifiés, alors qu'ils
n'ont pas une idée intelligente de ce que ce terme signifie, parce qu'ils ne connaissent
ni les Ecritures ni la puissance de Dieu. Ils se flattent d'être en conformité à la volonté
de Dieu parce qu'ils se sentent heureux ; mais quand ils sont mis à l'épreuve, quand la
Parole de Dieu est présentée pour être confrontée à leur expérience, ils ferment leurs
oreilles pour ne pas entendre la vérité, en disant : "Je suis sanctifié", et cela met fin à
la controverse. Ils ne veulent pas sonder les Écritures pour savoir ce qu'est la vérité et
pour vérifier qu'ils se sont terriblement trompés eux-mêmes. La sanctification signifie
beaucoup plus qu'une envolée de sentiments.
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avec patience, prière, humilité et contrition de l'âme. Qu'ils se souviennent que Jésus
a prié : "Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité" (Jn 17 :17).
Le christianisme, c'est vivre simplement de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Nous devons croire en Christ et vivre en Christ qui est le chemin, la vérité et la vie. Nous
avons foi en Dieu quand nous croyons en Sa Parole ; nous nous confions en Dieu et
nous lui obéissons quand nous gardons Ses commandements ; et nous aimons Dieu
quand nous aimons Sa loi.
Nous avons plus de lumière qu'ils n'en avaient à leur époque ; et si nous voulons être
acceptés par Dieu, nous devons être fidèles en obéissant à la lumière et en y marchant
comme ils le firent eux-mêmes en recevant et en obéissant à la lumière que Dieu leur
a envoyée. Nous devons accepter et accroître la lumière qui brille sur notre sentier
aussi fidèlement qu'ils ont accepté et accru la lumière qui a illuminé leur sentier dans
leur génération. Nous serons jugés en accord avec la lumière qui brille dans le temple
de l'âme de nos jours ; et si nous suivons cette lumière, nous serons des hommes et
des femmes libres en Jésus-Christ.
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