Guide Aviation
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Aviation
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Guide aviation de Météo-France
Les modifications dues à l’amendement 75 sont surlignées en orange sur les aide-mémoires relatifs au codage
des messages, pages 10 à 17.
Le résumé complet de la mise en application de l’amendement 75 est téléchargeable sur Aéroweb :
[Link]
Les modifications dues à l’application de cet amendement ont été surlignées en jaune sur les aide-mémoires
relatifs aux codages des messages, pages 10 à 17 : METAR, SPECI, TAF.
Avertissement
Ce guide permet de communiquer au pilote les renseignements essentiels sur la production de Météo-France à
destination de l'aéronautique et les moyens de l'interpréter. Il ne se substitue pas aux documents de référence
en la matière (détails, liens et références bibliographiques en fin d’ouvrage, pages 62), mais prend en compte
les modifications imposées pour la mise en application de l’amendement 75 de l’annexe 3 de la convention OACI.
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Préparez votre vol et trouvez
les renseignements météorologiques
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Guide aviation de Météo-France
C
A
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Guide aviation de Météo-France
DOM-TOM
Par téléphone
Guyane 05 94 35 35 35
Martinique 05 96 57 23 23
Guadeloupe 05 90 89 60 84
La Réunion-Mayotte 02 62 28 00 91
Nouvelle Calédonie (687) 354 110 Tontouta
(687) 279 324 Magenta
Polynésie Française (689) 083 334/335
Saint Pierre et Miquelon 05 08 41 18 66
N° non kiosqué coût d'un appel local
FRANCE
[Link]
SUISSE
[Link]
ITALIE
[Link]
ESPAGNE
[Link]
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Fréquences VOLMET
Français Anglais
PARIS 125.15 126.0 METARs de Bâle, Beauvais, Brest, Lille, Lyon St Exupéry, Nantes, Paris CDG, Paris
Orly, Reims, Strasbourg, Tours.
MARSEILLE 128.6 127.4 METARs de Ajaccio, Bastia, Lille, Lyon St Exupéry, Marseille, Montpellier, Nice,
Nîmes, Paris CDG, Paris Orly, Toulouse.
BORDEAUX 127.0 126.4 METARs de Biarritz, Bordeaux, Lille, Marseille, Nice, Pau, Paris CDG, Paris Orly,
Tarbes, Toulouse, Tours.
Centres d’information de vol FIC et organismes désignés à l’intérieur de certains secteurs d’information en
vol SIV/APP.
Les renseignements météorologiques sont élaborés par le CVM (Centres de Veille Météorologique) et les CMA
(Centres Météorologiques d’Aérodrome) : SIGMETs, observations, prévisions d’atterrissage ou d’aérodrome,
prévisions de vol, sur les terrains de la FIR ou du secteur.
Pour chaque FIR (Flight Information Region), le service d’information en vol est assuré par :
- le FIC (Flight Information Center), parfois découpé en secteurs,
- l’APP (APProach control, centre de contrôle d’approche de l’aérodrome auquel est rattaché le SIV) : SIV/APP.
Consultez la documentation aéronautique AIP France ENR 2.6, qui précise les limites verticales et horizontales,
les organismes à contacter et leurs fréquences.
Les limites des FIC et SIV/APP ainsi que leurs fréquences sont indiquées dans les légendes des diverses
cartes aéronautiques.
Organismes de la circulation aérienne sur aérodrome pour obtenir les informations météo utiles au décollage
et à l’atterrissage :
Pendant les horaires d’ouverture de l’ATS (Air Traffic Service), ou ATIS/V ou ATIS/F suivant leur portée
opérationnelle :
Services à contacter Contenu des émissions
- ATIS (Automatic Terminal ATIS :
Information Service), - état de la surface de la piste et de la plate-forme,
en français et en anglais, - situation météo exceptionnelle,
fréquences VHF sur les cartes - direction et force du vent, visibilité, temps présent, nébulosité et base des nuages bas
VAC (Visual Approach Chart). (ou mesure instrumentale), T, Td, QNH, QFE (aérodrome et seuil), renseignements
météorologiques significatifs, changements prévus.
- APP (APProach control), Enregistrement et diffusion de nouveau message si variation météorologique :
centre de contrôle d’approche - vent : direction : 30°, force : 5 kt,
- visibilité : franchissement des valeurs 10 km, 8 km, 4 km, 1 500 m, 800 m,
- TWR (tour de contrôle) - temps présent : apparition/disparition de pluie, grêle, neige, orage ou grain,
- pour couches nuageuses sup à 4/8 : franchissement des valeurs 600 m, 300 m, 150 m,
- AFIS (Aerodrome Flight 60 m,
Information Service) - T et Td : 1 °C,
- QNH et QFE : 1 hPa.
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Les messages
Comment décoder les messages d’observation : METAR, SPECI ?
Runway Visual Range (RVR), R : droite D : en baisse R33R/0150 La RVR est de 150 m sur
ou, Portée Visuelle de Piste C : centre U : en hausse R33L/0300 la piste 33 droite et de 300 m
(PVP) L : gauche N : sans changement sur la piste 33 gauche,
s’il y a lieu, R18/1000D la RVR sur la piste 18 est
4 pistes en service Tendance signalée si l’écart entre les RVRs de 1 000 m en baisse.
au maximum moyennes des 5 premières et des 5 R27/0150V0300U Piste 27, RVR minimale 150 m,
dernières minutes est supérieur ou égal RVR maximale 300 m et RVR
à 100 m. moyenne en hausse.
RVRs min et max signalées si M si RVR < 50 m R14/M0050 Piste 14, RVR inf à 50 m
les extrêmes s’écartent de la P si RVR > 1 500 m R14/P1500 Piste 14, RVR sup à 1 500 m
moyenne (sur 10 min) de plus
de 50 m ou de plus de 20 %.
Nuages NSC : No Significant Clouds : pas de nuage FEW : 1 à 2 octas Le genre n'est précisé que s’il
base par rapport au sol avec base inférieure à hauteur SCT : 3 à 4 octas s'agit de CB ou de TCU.
en ft (pied) du CAVOK, ni CB, ni TCU, ni CAVOK. BKN : 5 à 7 octas
VV/// : ciel invisible. OVC : 8 octas
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Guide
Groupeaviation de Météo-France
Explications Exemples Signification
Supplément "nuages" Dans METAR AUTO : SCT005/// - nuages épars à 500 ft, type
dans METAR AUTO NCD : No Clouds Detected, aucun nuage de nuages non détectable
n’est détecté par le système auto- par système automatique,
matique, en dessous de 1 500 m, //////CB - lorsque le système a détecté
ou le système n’est pas capable //////TCU un CB ou un TCU, et que
de détecter les CB ou TCU. la nébulosité et la hauteur
de ce nuage n’ont pas pu être
observées.
Pression valeur du QNH arrondie au hPa inférieur. Q0995 QNH = 995 hPa.
FM : "from", indicateur TEMPO : indicateur des BECMG : indicateur d'évolution NOSIG : pas
de début de fluctuations temporaires d'un régulière ou irrégulière de changement
changement prévu. ou plusieurs paramètres, durant moins des conditions météo ; est utilisé significatif prévu
AT : "at", indicateur d'une heure et couvrant moins seul lorsque l'évolution débute dans les 2 heures
de l'heure à laquelle de la moitié de la période ; utilisé ou se termine aux heures de début suivant l'heure
une (des) condition(s) seul lorsque le début et la fin et de fin de la tendance d'observation.
prévue(s) est (sont) de la période de fluctuations ou se produit à une heure
attendue(s). temporaires correspondent au début incertaine durant la validité
TL : "until", indicateur de et à la fin de validité de la tendance. de la tendance.
fin de changement prévu. ex : TEMPO FM 1130 TL1230 OVC006 ex : BECMG AT 1200 33010KT
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Exemples de METAR :
METAR LUDO 031100Z 18008KT 2000 0900SW R09R/2000 BCFG BR OVC002 03/02 Q1022=
METAR de la station LUDO, le 03 du mois à 11 h 00 UTC, vent de direction 180°, force 8 kt, visibilité dominante 2 000 m, visibilité
minimale 900 m en direction sud-ouest, piste 09 droite RVR 2 000 m, bancs de brouillard et brume, ciel couvert à 200 ft, T=3 °C,
Td=2 °C, QNH 1022 hPa.
METAR LUDO 211030Z 31015G27KT 280V350 3000 1400NE +SHRA FEW005 FEW010TCU SCT018 BKN025 10/09 Q1000=
METAR (semi-horaire) de la station LUDO, le 21 du mois à 10 h 30 UTC, vent de direction moyenne 310°, variable entre 280° et 350°,
force 15 kt, rafales 27 kt, visibilité dominante 3 000 m, visibilité minimale 1 400 m en direction du nord-est, averses de pluie fortes,
1 à 2 octas à 500 ft, TCU 1 à 2 octas à 1000 ft, 3 à 4 octas à 1800 ft, 5 à 7 octas à 2500 ft, T=10 °C, Td=9 °C, QNH 1000 hPa.
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SPECI LUDO 031312Z 16025G36KT 1200 R18L/1000D +TSRA BKN010 BKN015CB 10/07 Q997 RMK M8=
SPECI de la station LUDO, le 3 du mois à 13 h 12 UTC, vent de direction 160°, force 25 kt, rafales 36 kt, visibilité dominante 1 200 m,
piste 18 gauche RVR 1 000 m en baisse, averses de pluie orageuses fortes, 5 à 7 octas à 1000 ft, cumulonimbus 5 à 7 octas à
1500 ft, T = 10 °C, Td = 7 °C, QNH 997 hPa, remarque aggravation orage (avec ou sans précipitations).
SPECI LUDO 032335Z 02008KT 1800 R14C/P2000N OVC015 M01/M01 Q1001 RMK B4=
SPECI de la station LUDO, le 3 du mois à 23 h 35 UTC, vent de direction 020°, force 8 kt, visibilité dominante 1 800 m, piste 14
centrale RVR supérieure à 2 000 m sans changement, 8 octas à 1500 ft, T = -1 °C, Td = -1 °C, QNH 1001 hPa, remarque d’amélioration
des précipitations.
Voir aussi le Guide des codes Météo-France, disponible sur [Link] ou le fascicule OMM (Organisation Mondiale de
la Météorologie) n° 782 « Messages et prévisions d’aérodrome », ou le « Manuel des codes » de l’OMM N° 306.
Entraînez vous avec le didacticiel d’apprentissage des codes météorologiques aéronautiques de l’ENM (Ecole Nationale
de la Météorologie) sur [Link]
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Guide aviation de Météo-France
Groupe d’évolution BECMG : indicateur d'évolution régulière BECMG 1517/1519 Le 15 du mois, de 17 h 00 UTC à
et de probabilités ou irrégulière des paramètres, entre NSC 19 h 00 UTC, les nuages deviendront
(suite) les heures indiquées, sur une période non significatifs (NSC).
normalement de 2 heures, et strictement
Seuls les changements inférieure à 4 heures.
de conditions
météorologiques jugés PROB : indicateur de probabilité PROB30 Probabilité d’occurrence de 30 %
important relativement d’occurrence des phénomènes décrits, 0114/0116 TSRA du phénomène « orage avec pluie »,
à l’exploitation suivi de 30 ou 40 pour indiquer le 1 du mois entre 14 h 00 UTC et
aéronautique régissent 30 % (risque faible) ou 40 % (risque 16 h 00 UTC.
l’inclusion des groupes modéré).
d’évolution (et/ou PROB40 TEMPO Probabilité d’occurrence de 40 %
d’amendements). PROB ne peut être suivi que de TEMPO. 2805/2807 0500 des phénomènes « visibilité
FZFG 500 m » et « brouillard givrant »,
durant moins d’une heure,
entre 05 h 00 et 07 h 00 UTC,
le 28 du mois.
Exemples de TAF :
TAF LUDO 251700Z 2518/2618 28008KT CAVOK BECMG 2600/2602 BKN030 PROB30 TEMPO 2603/2608 BKN010 ...=
TAF long 24 h établi le 25 à 17 h 00 UTC, valable du 25 à 18 h 00 UTC jusqu’au 26 à 18 h 00 UTC. Il est prévu un vent de surface de
280° à 8 kt associé à des conditions CAVOK. Un changement est prévu le 26 entre 00 h 00 UTC et 02 h 00 UTC amenant un plafond
nuageux (5 et 7 octas) à 3000 ft, avec une probabilité faible de voir ce plafond s’abaisser temporairement à 1000 ft, le 26 entre
03 h 00 et 08 h 00 UTC.
Voir aussi : le Guide des codes Météo-France, sur [Link] ou le fascicule OMM (Organisation Mondiale de la Météo-
rologie) n° 782 "Messages et prévisions d'aérodrome", ou le "Manuel des codes" de l'OMM N°306.
Entraînez vous avec le didacticiel d’apprentissage des codes météorologiques aéronautiques de l’ENM (Ecole Nationale de la Météoro-
logie) sur [Link]
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► de turbulence forte :
Exemples de SIGMET :
► d’orages :
LFFF SIGMET 2 VALID 062100/062400 LFPS-
LFFF PARIS FIR/UIR EMBD CB OBS WI N4710 E00120 - N4815 E00040 - N4815 E00140 - N4700 E00222 CB TOP FL300 MOV
NNE 35KT NC=
Second message SIGMET établi et communiqué ce jour pour l’espace borné par les limites latérales de la FIR de Paris ; le message
est valable de 21 h 00 UTC à 24 h 00 UTC le 06 du mois. Cumulonimbus noyés dans la masse nuageuse observés et devant persis-
ter pendant la durée de validité du SIGMET à l’intérieur de la zone délimitée par les points décrits (47 degrés et 10 minutes
Nord / 1 degré 20 minutes Est, 48 degrés 15 minutes Nord / 0 degré 40 minutes Est, 48 degrés 15 minutes Nord / 1 degré
40 minutes Est, 47 degrés Nord / 2 degrés 20 minutes Est), sommet des Cb au FL 300, se déplaçant vers le Nord-Nord-Est à 35 kt
sans changement d’intensité.
► de givrage fort :
LFEE SIGMET 3 VALID 161400/161800 LFST-
LFEE REIMS FIR/UIR SEV ICE FCST FL010/060 E OF LINE N4630 E00500 - N4910 E00710 MOV E SLW NC=
Troisième message SIGMET établi et communiqué par le CVM Strasbourg pour la FIR/UIR Reims, valide le 16 du mois de 14 h 00 UTC
à 18 h 00 UTC ; givrage sévère prévu au dessus du niveau de vol 010 et en dessous du niveau de vol 060 à l’Est d’une ligne
46 degrés et 30 minutes Nord, 5 degrés Est, et 49 degrés 10 minutes Nord, 7 degrés 10 minutes Est, se déplaçant lentement vers
l’Est sans changement d’intensité.
► de cendres volcaniques :
LFMM SIGMET 1 VALID 090600/091200 LFML-
LFMM MARSEILLE FIR/UIR VA ERUPTION MT ETNA LOC N3744 E01500 VA CLD OBS AT 0600Z SFC/FL450 APRX 180KM BY 490KM
N3700 E01545 - N4000 E00900 MOV NW 10KT FCST1200Z VA CLD APRX N38 E0145 - N38 E008 - N41 E014 - N41 E008
FL350/450 N39 E014 - N39 E008 - N40 E014 - N40 E008 =
Premier message SIGMET établi et communiqué pour la région d’information de vol de Marseille par le Centre de Veille Météorolo-
gique d’Aix en Provence; le message est valable de 06 h 00 UTC à 12 h 00 UTC le 9 du mois ; éruption du Mont ETNA, situé à
37 degrés 44 minutes Nord et à 15 degrés Est ; le nuage de cendres volcaniques a été observé à 06 h 00 UTC entre le sol et le
niveau de vol 450, dans une zone d’environ 180 km sur 490 km, entre le 37 degrés Nord et le 15 degrés 45 minutes Est et le
40 degrés Nord et le 09 degrés Est. Elle se déplace vers le Nord-Ouest à 10 kt ; à 12 h 00 UTC, le nuage devrait se trouver environ
dans une zone délimitée par les points suivants : 38 degrés Nord et 14 degrés Est, 38 degrés Nord et 8 degrés Est, 41 degrés Nord
et 14 degrés Est, 41 degrés Nord et 8 degrés Est ; entre les niveaux 350 et 450 : 39 degrés Nord et 14 degrés Est, 39 degrés Nord
et 8 degrés Est, 40 degrés Nord et 14 degrés Est, 40 degrés Nord et 8 degrés Est.
Note : les AIRMETs sont des messages alphanumériques établis par les CVMs, de forme similaire au SIGMET, donnant des renseigne-
ments sur les phénomènes significatifs pour les vols au-dessous du FL100, non signalés dans les prévisions.
Les AIRMETs ne sont pas codés en France.
Voir aussi le Guide des codes Météo-France, sur [Link] ou le fascicule OMM (Organisation Mondiale de
la Météorologie) n° 782 « Messages et prévisions d'aérodrome », ou le « Manuel des codes » de l'OMM N° 306.
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Guide aviation de Météo-France
33 34
32
450
X M3 D2 O
150
25 300 100
37 600
300
26 27 450 49 51300
100 70 600 50
28 100 38 200
450
76
300 m (1000 ft) X M5 M2 M1
350
700
60 77
62 85 200
61 300 63 89
MER 1000
150
88 91
h < 150 m (500 ft) X X X X
600 600
MER
64 65 87
MER
90
300 300 86 MER 92
Message GAFOR
Guideetaviation
Code de Météo-France
explication Exemple(s) Traduction
Groupe d’identification : LFQQ 110900 Lille-Lesquin, rédigé le 11 du mois à 09 h 00 UTC
- indicatif OACI du centre rédacteur,
- jour du mois, heure et minutes (de rédaction).
GAFOR : nom du message et indicatif OACI GAFOR LFQQ 1218 GAFOR de Lille-Lesquin
heures de début et de fin de validité. valable de 12 h 00 UTC à 18 h 00 UTC
BBBB : code de transmission BBBB BBBB
Groupe de temps significatif : 30 X FG LOC M5 BR Zone 30, condition X, brouillard,
Numéros de zones, code ODMX, temps localement condition M5 brume
significatif, précisions avec les indicateurs 31 33 34 Zones 31, 33, 34,
de localisation (LOC, MAR, etc.) et d’évolution M4 LOC M5 conditions M4 localement M5
(BECMG ou TEMPO), heures d’évolutions, BECMG 1214 D3 LOC O devenant de 12 h 00 à 14 h 00 UTC
et nouvelles conditions ODMX ou nouveau condition D3 localement O
temps significatif. BECMG 1416 O LOC D3 devenant de 14 h 00 à 16 h 00 UTC
condition O localement D3
32 O zone 32 : conditions O
36 37 O TEMPO 1215 M3 zones 36, 37, conditions O
TSRA temporairement entre 12 h 00 et 15 h 00 UTC
conditions M3 orages et avec pluie
= : fin du message = fin du message
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Guide aviation de Météo-France
Les cartes
Comment lire les cartes du temps significatif : TEMSI ?
La carte TEMSI est une carte du TEMps SIgnificatif prévu à heure fixe, sur laquelle ne sont portés que les phé-
nomènes intéressant l’aéronautique et les masses nuageuses. Dans le TEMSI EUROC, seules les masses nua-
geuses de nébulosité supérieure à 4/8 sont décrites (BKN et OVC). Dans le TEMSI France, toutes les masses
nuageuses sont décrites.
Axe de jet Axe d'un courant jet (vent supérieur à 80 kt) avec indications sur le
vent maximal (triangle = 50 kt, barbule = 10 kt) et son niveau.
FL 310 La double barre verticale indique des changements de niveau de 3000 ft
240/370
et/ou des changements de vitesse du vent de 20 kt. De plus, pour les
valeurs supérieures ou égales à 120 kt, est mentionné sous le niveau de vol un couple de valeurs (bbb/sss)
où bbb représente le niveau de vol inférieur à partir duquel le vent atteint 80 kt (base de l’isotache
80 kt) et où sss représente le sommet de l’isotache 80 kt. (xxx si ce sommet est plus haut que la limite de
l’espace aérien décrit par le TEMSI).
0° SFC Si la température est négative en surface on indique SFC. OCNL : CB ou TCU occasionnels avec
couverture spatiale maximale com-
-10° 110 Dans le cas du TEMSI France, l’isotherme -10 °C est prise entre 50 et 75 % de la zone
0° 035 décrite en plus de l’iso 0 °C, et elles sont données en concernée.
centaines de pieds au dessus du niveau moyen de la
mer. FREQ : CB ou TCU fréquents avec cou-
verture spatiale maximale supérieure
-10° xxx Isotherme -10 °C supérieure à 15000 ft. à 75 % de la zone concernée.
-10° xxx Isothermes 0 °C et -10 °C toutes deux supérieures à EMBD : CB (et pas TCU) noyé(s) dans
0° xxx 15000 ft. la masse nuageuse.
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Guide aviation de Météo-France
Tropopause
-50° 330 Représentation de la température et du niveau
330 Altitude en niveau de vol de l’isotherme -10 °C.
de la tropopause.
H -49° 280
Altitude maximale de la tropopause. Altitude minimale de la tropopause.
-50° 330 L
Un front (chaud, froid ou une occlusion) signalé sur un TEMSI, donc actif, est toujours associé à de la turbulence modérée à
forte le long de la surface frontale.
Le TEMSI France présente les phénomènes présents sur le TEMSI EUROC, et l’altitude de l’isotherme -10 °C, les visibilités
horizontales et les masses nuageuses.
Cet aide mémoire abrégé ne se substitue pas à l’appendice 1 de l’amendement 75 de l’Annexe 3 OACI, 17è édition, juillet
2010.
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Guide aviation de Météo-France
Sur le TEMSI Basses Couches, les niveaux des bases et sommets des nuages sont indiqués en altitude (QNH).
Les éléments contenus dans une zone délimitée par un feston s’appliquent à la totalité de la zone, sauf si ils
sont précédés de VAL, MON, COT, CIT, etc.
Echelle : aux latitudes de ce TEMSI et avec ce type de projection, on compte environ 1° pour 60 Nm, soit
approximativement 300 Nm entre 45° et 50°.
Méthode :
a) Dessiner un graphe abscisse - ordonnée.
b) Graduer l’abscisse en Nautique et l’ordonnée en altitude (peu importe l’échelle).
c) Sur la carte de navigation (ex : 1/500 000 IGN), localiser votre point de départ et d’arrivée, relever les obs-
tacles 5 Nm de part et d’autres de la route et reporter, en mesurant, le relief sur le modèle de coupe.
(rappel : votre altitude minimale de niveau de sécurité sera la hauteur du relief + 500 ft. Si le plafond
s’abaisse, cette altitude constitue votre niveau minimal de vol avant d’envisager un dégagement).
Avec une règle, sur le TEMSI BC :
d) Mesurer la longueur entre point de départ et 1er feston rencontré (en cm par exemple).
e) Reporter cette longueur sur un méridien, déduire la distance en Nm.
f) Reporter cette distance en abscisse du modèle de coupe en traçant un trait vertical sur toute la tranche
d’altitude.
g) Répéter cette opération autant de fois que de festons rencontrés.
h) Sur les TEMSIs, les éléments contenus dans une zone délimitée par un feston s’appliquent à la totalité de la
zone sauf s’ils sont précédés de VAL, MON, COT, CIT… Reporter sur le modèle de coupe les éléments
inscrits dans chaque feston du TEMSI BC :
- Dans chaque secteur : quantité, altitude et type de nuages, givrage, turbulence.
- Tracer l’iso 0 et -10 °C (probabilité de rencontre d’eau surfondue plus grande entre 0 et -10).
- Sous l’abscisse : reporter visibilité et temps présent.
- Si un système frontal est présent : reporter le front sur l’abscisse (qui représente donc la position
du front à l’heure de validité du TEMSI). Prendre en compte les indications de déplacement (flèche
de direction et vitesse) et reporter la position du ou des fronts à intervalles d’une heure (exemple :
pour un vol de 2 h 20 min, reporter la position à l’heure du début du vol, 1 h après, 2 h après, et
3 h après, un vol pouvant se prolonger pour raisons imprévues (vent, nuit aéronautique..) !
- Possibilité de rajouter les espaces aériens.
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Guide aviation de Météo-France
1 Kt = 1 Nm à l’heure
Eléments 100 Kt = 100 Nm à l’heure = 1,7 Nm-par minute
de
conversion 120 Kt = 120 Nm à l’heure = 2 Nm-par minute
150 Kt = 150 Nm à l’heure = 2,5 Nm-par minute
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Guide aviation de Météo-France
Limites d’utilisation :
Ce TEMSI basses couches est valable pour 09 UTC, heure inscrite dans son cartouche, donc globalement entre
09 UTC et 12 UTC, heure du TEMSI suivante.
Un avion de tourisme volant à environ 100 kt, aura fait 300 Nm en 3 heures, et n’aura pas fini son vol au moment
de la sortie du TEMSI suivant : donc cette coupe, esthétiquement séduisante, n’est valable que pour 3 heures maxi-
mum. Il y a nécessité de prendre en compte le déplacement des systèmes perturbés ou des phénomènes dan-
gereux.
En supposant un décollage de Corse vers 08 UTC, notre avion se trouve environ à mi-parcours vers 10 UTC, sur
des lieux où justement, la météorologie se gâte (neige sur les reliefs, turbulence, givrage, sommets accrochés
donc risque de perte de références visuelles).
Se rappeler qu’une prévision météorologique donne les grandes tendances de l’évolution du temps sensible
et des paramètres aéronautiques météorologiques, mais n’est pas à interpréter aussi strictement qu’un indi-
cateur horaire; les limites latérales des festons sont indicatives, prendre en compte également les éléments
du feston adjacent, en recoupant si besoin les informations avec les Wintem, les TAF et les SIGMET. Une carte
de prévision météorologique n’a pas la précision d’une carte de navigation.
Remarque : Annexe 3, paragraphe 6.1.1, la valeur spécifique de l’un quelconque des éléments indiqués dans
une prévision est la valeur la plus probable que cet élément atteindra durant la période couverte par la prévision.
Cette remarque est valable pour toute donnée prévue : TAF, GAFOR, TEMSI, WINTEM et SIGMET.
A fortiori, une coupe (dérivée d’une carte de prévision) ne peut constituer qu’une aide à la mémorisation du
temps sur un trajet en 2 D, et constitue une aide à la représentation mentale de la situation en 3 D, en accom-
pagnement du TEMSI.
Guide aviation de Météo-France
5 kt 15 kt
La hampe indique la direction d'où vient le vent. Les barbules
indiquent la vitesse en nœud selon le code suivant : 10 kt 50 kt
Fronts actifs
(1)
(2) (3)
La carte des fronts donne des renseignements sur la situation météorologique à grande échelle (proche-atlantique) à 12 h ou 24 h
d’échéance, et ne se superpose pas directement sur un TEMSI.
Cette carte contient quelques éléments essentiels pour appréhender une situation météorologique à une
échelle supra-synoptique, mais est inutilisable sous cette forme pour appréhender le temps sensible : phéno-
mènes en basses couches ou locaux, etc…
Pour préparer un vol, mieux vaut se concentrer sur les TEMSI/WINTEM.
25
Guide aviation de Météo-France
Les images
Comment interpréter une image satellite ?
Ces images sont mises à disposition sur le site [Link] Elles sont de deux types : infra-
rouge et visible, la composition colorée est une composition de ces deux canaux.
Canal infrarouge :
Image infrarouge sur l’Europe
Le principe de l’infrarouge est la mesure du rayonnement émis
par le sol ou par les nuages, qui dépend de la température de
Fronts
surface de l’objet, vue de l’espace.
On détermine la nature d’un nuage par sa couleur, donc sa tem-
pérature, ce qui nous indique l’altitude approximative de son Cirrus
sommet.
Les nuages supérieurs masquent tout ce qui est en dessous. Amas d’énormes Cb
Les nuages fins (semi-transparents) d’altitude (cirrus) pertur-
bent cette mesure, comme les amas de nuages de petite taille, Amas de Cb
qui n’occupent pas la totalité de la surface d’observation.
Canal visible :
Image visible sur la France
Cette image visualise la densité des masses nuageuses éclai-
rées par le soleil (quantité de lumière réfléchie par les nua- Front surmonté par
ges ou la surface de la Terre). Elle n’est donc pas exploitable bande de cirrus épais
de nuit. Elle ressemble à une photographie noir et blanc. Traîne, nuages
La mer apparaît en noir (ou très foncée) car l’eau est un mau- cumuliformes
vais réflecteur.
Les sols (donc les zones sans nuage) apparaissent dans une
gamme de gris. Les systèmes nuageux apparaissent très
blancs, d’autant plus blancs qu’ils sont épais. Amas convectifs (Cb)
Certains sols peuvent avoir des réflectivités qui peuvent les Pyrénées enneigées
faire passer pour des nuages (la neige par exemple).
26
Guide aviation de Météo-France
Un front se visualise par une bande de précipitations. Un front stratiforme est généralement de couleur bleue
et verte. Dans un front pluvio-instable, on observe dans les zones stratiformes de petites taches d’intensité
supérieure (vert foncé, jaune, orange ou rouge), qui visualisent les averses. Une tache de couleur jaune,
orange, ou rouge, est représentative d’un Cb précipitant, le rouge laisse supposer des précipitations sous
forme de grêle dans la plupart des cas.
front pluvio-instable
averses
orages
front pluvio-instable
arrière
1. Exemple de front pluvio-instable, avec des ora- 2. Exemple de front pluvio-instable avec traîne
ges (Cb), points rouges dans la masse nuageuse peu active : averses faibles loin à l’arrière
du front, et à l’arrière.
Il est recommandé de porter une attention particulière lors des situations de traîne convective ou active :
une image satellite ou radar n’est représentative de la situation qu’à l’heure de validité indiquée sur son
cartouche, et ne donne pas directement d’indication sur l’évolution d’une situation.
27
Guide aviation de Météo-France
Principe :
Sur tout mon parcours, j’ai besoin d’avoir en mémoire les 5 éléments suivants :
- la visibilité,
- la base des nuages (attention : la hauteur de la base des nuages doit être compatible avec mon altitude
minimale de sécurité (hauteur maxi du relief + marge de sécurité, conditions VMC (Visual Meteorological
Conditions)),
- la nébulosité des nuages, surtout en basse couche,
- la direction et la vitesse du vent (limitations aéronef, dérive, devis carburant),
- les phénomènes dangereux : au-delà des phénomènes météorologiques significatifs, signalés par les SIG
MET (Cb, orages, grêle, turbulence, givrage), penser également à brume, brouillard, averses ou pluie, visibilité
minimale /visibilité dominante, etc.
Ces éléments définissent l’environnement dans lequel le vol va se réaliser et doivent être compatibles avec
les minima personnels (auto-évaluation du pilote de son habileté à pouvoir faire le vol face aux risques exté-
rieurs, expérience, formation) du pilote.
Méthode de base :
1. Définir une situation générale : carte TEMSI et WINTEM, bulletins.
2. Analyser METAR terrain départ :
- Si les conditions ne sont pas VMC, analyser le TAF du terrain de départ pour différer ou annuler le vol.
- Si les conditions sont VMC alors analyser TAF terrain arrivée :
Si les conditions ne sont pas VMC, annuler le vol ou consulter TAF du terrain de départ pour différer.
Si les conditions sont VMC alors analyser la météo en route :
• Temsi : Visibilité et plafond + phénomènes significatifs et dangereux + Iso 0 et -10.
• TAF des aérodromes à proximité de la route et des aérodromes de dégagement prévus (en
route et à destination).
• Wintem : Vent effectif moyen, Vent traversier. Déduire la vitesse sol et la dérive attendues.
Comparer la température réelle à la température standard.
• Sigmet : identifier l’élément remarquable pour le vol intéressant la sécurité du vol et son évo-
lution, vérifier la zone concernée avec la zone élargie du vol prévu.
3. Prise de décision :
Les conditions sont VMC et pas de phénomènes dangereux : le vol est possible.
Les conditions en route ne sont pas VMC ou phénomènes dangereux présents : vol annulé.
Si étude d’une nouvelle heure de départ ou changement de route ou de destination, vol différé.
Cas particuliers :
Les pilotes ont parfois du mal à dégager une décision :
• Difficultés d’évaluer les conditions qui seront rencontrées en vol (conditions en route sont très
proches VMC mais pas VMC).
• Faible probabilité d’occurrence d’un phénomène dangereux ou très localisé (VAL, COT, MON, etc.).
28
Guide aviation de Météo-France
Ne pas oublier :
• Dans le cas d’un phénomène météo très localisé, possibilité de changer de route ou de méthode de navi-
gation, en étudiant finement la situation à l’aide des images satellites visibles et infra rouges ou/et de la
mosaïque radar pour les précipitations. Si besoin, consulter un instructeur.
• Dans le doute, ne pas hésiter à reporter le vol : mieux vaut être au sol et regretter de ne pas être en vol
que l’inverse.
29
Appréhendez
les phénomènes significatifs ou autres
En résumé : le Cb est un milieu aérien HOSTILE qu’il est nécessaire d’éviter ou de contourner large-
ment (au vent si possible 20 NM minimum).
Turbulence
Les Cb se développent lors de situation à forte
Foudre instabilité verticale, dans des environnements
Turbulence divers et dans des volumes variables :
- Cb isolé, bien visible et facile à contourner
Givrage modéré à sévère (ISOL),
Turbulence
Turbulence - Cb en lignes, formant parfois des barrières
infranchissables (FRQ) et générant des lignes
(étalement Turbulence de grain (SQL),
multidirectionnel) - Cb noyé dans la masse nuageuse (EMBD), diffi-
Foudre
(étalement unidirectionnel) cilement repérable par une base un peu plus
Pluie, grêle basse que celle de la couche nuageuse (en
visibilité réduite, piste contaminée
général des stratocumulus), et beaucoup plus
Front de rafales sombre.
Turbulence : mouvements aléatoires de l'air se superposant au mouvement moyen (fiche page 34).
Souvent observée sous le vent d'un Cb, et dans le sillage du nuage, il est donc préférable de contourner très
largement au vent. Dans le cas d'un nuage convectif, elle est présente dessus, dessous et autour. Un front de rafale
est souvent associé au Cb, il se déplace à l'avant et avec la cellule orageuse.
30
Guide aviation de Météo-France
Cisaillement : on parle de cisaillement lors d’une brusque variation spatiale très marquée de direction ou de
vitesse du vent, sur une échelle réduite, générant de la turbulence forte et très locale (fiche page 35). Les consé-
quences sont une modification brutale de la trajectoire de l’avion.
Phénomène fréquemment observé en situation convective, surtout s’il est accompagné de précipitations : du petit
Cu thermique au super Cb qui génère des micro ou macro rafales (parfois multidirectionnelles) à l’origine des plus
forts gradients de vent observés près du sol.
Givrage : les nuages convectifs ont un fort potentiel givrant (fiche page 36).
Réduction de visibilité : averses de forte (voire très forte) intensité de pluie, de grêle, de grésil, sont des élé-
ments réduisant considérablement la visibilité. Les averses sont souvent citées comme facteur d'accident, à cause
de leur déclenchement rapide et impromptu, qui conduit à une perte de référence visuelle lorsque le pilote se fait
surprendre (fiche page 40).
Foudre : associée aux Cb et aux orages, on en connaît 3 types : foudroiement intra-nuage, foudroiement
inter-nuages et foudroiement nuage-sol (le plus sévère).
Les effets sur les aéronefs sont variés, pouvant affecter la cellule, les équipements et l’équipage (aveuglement,
fusion de certains composants de l'avion, par ex.).
Grêle : phénomène assez peu fréquent, associé au Cb, mais très dangereux (fiche page 33).
Schéma conceptuel 3D
10 km
mouvements verticaux
tourbillonnaires
5 km
CD étalement du courant
Air froid de densité (CD)
1 km multidirectionnel
et sec
0 100 km
Air chaud
et humide
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Guide aviation de Météo-France
Orage
L’orage est un phénomène atmosphérique caractérisé par des séries d’éclairs et de coups de tonnerre, toujours lié
à la présence de Cb (cumulonimbus), et très souvent accompagné de phénomènes violents : rafales de vent et
cisaillement (voir CB, turbulence), parfois de grêle (voir la fiche grêle), de précipitations intenses (réduction de la
visibilité), et de givrage. Un front de rafales, soit dirigé vers l’avant (étalement unidirectionnel), soit dans toutes les
directions (étalement multidirectionnel) accompagne fréquemment ce(s) phénomène(s), et plus rarement des trom-
bes ou des tornades.
10 à 15 km 30 à 50 km 50 à 100 km
- faible cisaillement de vent, - le plus courant, parfois fort, - déplacement toujours différent
- 3 phases de 30 à 50 minutes, - groupes de cellules à différents du vent moyen (dérive à droite)
- propagation à la vitesse moyenne stades de formation, et souvent très rapide,
de l’environnement, - importance du courant - le plus violent (grêle, tornades),
- pas de phénomène très violents. de densité, - overshoot (courants ascendants
- déplacement aléatoire suffisamment violents pour entrer
ou sur un côté préférentiel. dans la basse stratosphère et for-
mer une sorte de « champignon »
au-dessus de l’enclume.
Les orages font l’objet d’un message SIGMET : OBS TS, FREQ TS, EMBD TS, SQL TS, OBSC TSGR, FREQ TSGR, SQL TSGR.
32
Guide aviation de Météo-France
Grêle
La grêle est constituée de
particules de glace de dia-
mètre compris générale-
ment entre 5 et 50
millimètres (jusqu’à 15 cm
pour un poids de 1 kg dans certains cas exceptionnels), appe-
lées grêlons.
C’est un phénomène relativement rare mais spectaculaire et
dangereux en aéronautique.
Il est possible de rencontrer de la grêle à toute altitude dans un Cb, mais aussi dessus, dessous et autour : les grê-
lons peuvent parfois être éjectés par le sommet du nuage ou par les côtés. Environ 10 % des Cb donnent de la grêle
atteignant le sol, mais la proportion de nuages producteurs de grêle n’atteignant pas le sol est plus importante.
Un cumulonimbus peut fabriquer en quelques minutes 300 milliards de grêlons représentant une masse totale
de 50 000 tonnes de glace.
- présence de cumulonimbus,
- plus rarement, avec des cumulus au stade congestus ou des altocumulus castellanus, à développement
vertical prononcé,
- en région tempérée, la saison propice est de la fin du printemps au début de l’été, au dessus des régions
continentales plutôt que maritimes.
33
Guide aviation de Météo-France
Turbulence et cisaillement
Turbulence
La turbulence désigne des mouvements aléatoires de l'air se superposant au mouvement moyen. La turbulence
aéronautique est associée à toute variation de la direction et/ou de la vitesse du vent (cisaillement) engendrant
des accélérations verticales ou horizontales pouvant modifier les paramètres de vol non compensés par des
méthodes normales de pilotage. C’est un phénomène fréquemment observé, aux origines diverses. La notion de
turbulence est liée à l’échelle choisie. La turbulence forte fait l'objet de SIGMET. Les turbulences modérées et
fortes sont décrites comme phénomènes significatifs sur les cartes TEMSI.
Divers types
Turbulence de frottements : interaction entre la surface terrestre et le vent de la Couche Limite de Surface
(CLS) entre SFC et 150 ft, donc uniquement dans les basses couches.
Turbulence d’écoulement : résultat du frottement de la viscosité à l’intérieur d’une même tranche, ou entre
deux tranches atmosphériques de caractéristiques différentes en terme d’écoulement ; elle intéresse toute
l’atmosphère et se décline sous de multiples formes :
- turbulence due aux brises, avec un vent de direction très différente entre le sol et le sommet de circulation
de la brise ( vers 1000 ft environ),
- turbulence de sillage, crée par les tourbillons générés par un aéronef,
- turbulence orographique et ondes de relief, jusqu’à 1 500/2 000 m si vent fort, (supérieur à 20 kt),
- turbulence due à une forte inversion thermique, cisaillement,
- turbulence de sillage nuageux, générée par un cumulonimbus, sous le vent dans le sillage du nuage,
- turbulence près des surfaces frontales, due aux contrastes thermiques des masses d’air, aux cisaillements
horizontaux et aux mouvements verticaux induits,
- turbulence en air clair due aux jets, en altitude élevée.
Turbulence d’origine convective ou thermique : elle se manifeste dans le nuage, mais aussi aux alentours,
y compris dessus (voir cumulonimbus et phénomènes associés).
34
Guide aviation de Météo-France
Cisaillement
On parle de cisaillement lors d’une brusque variation spatiale très marquée de direction ou de vitesse du
vent, sur une échelle réduite, s’accompagnant souvent de turbulence forte et très locale ; la conséquence est
une modification brutale de la trajectoire de l’avion.
entraînement
évaporation
gouttes
gravité
gouttelettes
VIRGA : précipitations
entraînement
évaporation n'atteignant pas le sol
rafales descendantes
très fort gradient de vent
SOL
éclatement divergent 1 - 20 N.M.
35
Guide aviation de Météo-France
Givrage
Le risque « givrage » concerne, à des degrés divers, tout aéronef, quels que soient sa taille, son type, son mode
de propulsion. Les conditions givrantes existent en toutes saisons à des latitudes et des niveaux de vol variés.
• En vol et au décollage, le givrage peut conduire à la perte de contrôle de l’aéronef.
• Au sol, à la suite d’un stationnement, en conditions hivernales, le givrage présente un réel danger de conta-
mination de l’aéronef.
Contrairement à une idée trop répandue, l’effet le plus important du givrage sur les avions est la modifica-
tion du profil aérodynamique, et non l’augmentation de la masse.
Les conditions météorologiques favorables au givrage fort font l’objet d'un SIGMET.
Gelée blanche Givre blanc Givre transparent Givre mixte Pluie verglaçante
Au sol :
Avion au parking extérieur, en conditions anticycloniques, de nuit, par température négative et vent calme
(gelée blanche).
36
37
Guide aviation de Météo-France
Cendres volcaniques
Des éruptions volcaniques se produisent dans toutes les
zones du globe. Dans le cas d’éruptions fortement explo-
sives, la cendre est expulsée violemment jusqu’à une ou
plusieurs dizaines de kilomètres d’altitude, sous forme
de nuage de cendres. Le mot « cendre volcanique »
désigne les particules de roche pulvérisée relâchées
dans l’atmosphère et entraînées au gré des courants.
Les particules les plus fines, de l’ordre du micromètre,
peuvent rester en suspension dans l’atmosphère durant
plusieurs jours, et être transportées par les vents à de
grandes distances de leur volcan d’origine. La cendre est très abrasive, fond dans la partie chaude des réacteurs
des jets et peut provoquer des dégâts allant de l’usure accélérée au calage des moteurs de jet, en vol.
Afin de permettre aux opérateurs
aériens de planifier et router les vols
en toute sécurité, neuf VAAC (Centre
Conseil en Cendres Volcaniques) dont
Météo-France à Toulouse produisent
des messages (VAA) et des cartes (VAG)
d’analyse et de prévision décrivant
l’espace aérien contaminé par la cendre
volcanique.
Les nuages de cendres volcaniques
font l’objet de SIGMET, avec la mention
VA (Volcanic Ash) indiquant la position
et le déplacement observés et/ou pré-
vus du nuage.
38
Guide aviation de Météo-France
Remarque : Les dangers liés aux cendres volcaniques sont peu connus du grand public. Ce phénomène inté-
resse principalement l’aviation de transport, compte tenu du danger particulier d’arrêt des réacteurs, mais il
est néanmoins important que tout pilote de l’aviation générale ait quelques connaissances minimales les sur
le sujet.
Pour plus de renseignements concernant la veille volcanique des routes aériennes internationales, ou pour
accéder aux messages et/ou graphiques de cendres volcaniques éventuellement en cours, voir le site du VAAC
de Toulouse : [Link]
39
Guide aviation de Météo-France
Visibilité
Réduction de la visibilité :
de la brume de poussière au brouillard en passant par l’averse
La réduction de la visibilité peut avoir des origines diverses. Sa mesure dépend de nombreux paramètres,
dont par exemple l’emplacement des capteurs de mesure.
40
Guide aviation de Météo-France
Le brouillard de mélange :
Le mélange de deux masses d'air proches de la saturation et thermiquement contrastées peut conduire à la
saturation.
Le brouillard d'évaporation :
Saturation de la masse d'air par apport de vapeur d'eau par les lacs, les marécages, les forêts humides, etc...
Il en résulte localement :
En montagne, le brouillard de pente :
Lorsqu’une masse d’air humide est soulevée le long d’une pente, il y a refroidissement et détente, pouvant
amener la masse d’air à saturation, entraînant formation de brouillard (ou de stratus) sur les hauteurs, accro-
chant le sommet.
En région maritime :
- voir brouillard d’advection (arrivée d’air doux et humide sur sol froid),
- brise de mer ramenant soudainement sur la côte et à l’intérieur des terres, en cours de journée, le brouillard
formé en mer, qui perdure souvent jusqu’à la nuit (changement du régime de brise, qui devient brise de terre).
Les stratus :
Nuages bas (en général vers 200/500 ft), pouvant former une couche continue.
Situations météorologiques propices à la formation de stratus :
- dissipation du brouillard,
- secteur chaud d’une perturbation, ou à l’avant d’un front chaud associés aux précipitations,
- conditions locales : zone de forte humidité, masse d’air humide soulevée le long d’un relief, etc…
Définition : La visibilité dominante correspond à la valeur de la visibilité la plus grande qui est atteinte dans
au moins la moitié du cercle d'horizon ou au moins la moitié de la surface de l'aérodrome. Ces zones
peuvent comprendre des secteurs contigus ou non contigus.
Elle peut être évaluée par un observateur humain et/ou par des systèmes d'instruments (correspond dans
ce cas à la valeur atteinte par au moins la moitié des capteurs).
Dans le cas de plusieurs directions, on indique uniquement la direction la plus importante pour l'exploitation
de l'aérodrome. On n'indique pas la direction de la visibilité minimale si elle varie trop rapidement, mais
seulement sa valeur.
Dans le METAR AUTO, la direction de la visibilité minimale n’est pas indiquée.
Les pilotes accorderont une attention particulière aux interprétations et aux applications pratiques
de ces définitions :
illustration par deux cas particuliers, qui peuvent devenir très délicats en vol VFR, en approche avec le soleil
de face, par exemple.
41
Guide aviation de Météo-France
Une visibilité dominante codée 5000 dans un METAR, sans autre précision, peut signifier :
- que la visibilité réelle est de 5 000 m sur toute la surface de l’aérodrome,
- ou qu’une partie (moins de la moitié) de la surface de l’aérodrome, en secteurs contigus ou non, présente
une visibilité de 2 600 m, qui donc ne sera pas transmise dans le METAR car supérieure ou égale à 50 % de
la visibilité dominante et supérieure ou égale à 1 500 m.
Exemple :
Attention au moyen de mesure et au codage, pour des situations "météorologiques" identiques !
Convention d'écriture :
valeurs convention d'écriture
jusqu'à 800 m arrondie par défaut au multiple de 50 m immédiatement inférieur
entre 800 et 5 000 m arrondie par défaut au multiple de 100 m immédiatement inférieur
entre 5000 et 9 999 m arrondie par défaut au multiple de 1 000 m immédiatement inférieur
supérieur à 9 999 m Codé 9999 qui signifie 10 km ou plus
Retrouvez d'autres exemples et des exercices sur le didacticiel d’apprentissage des codes météorologiques aéronau-
tiques, [Link] accessible également par [Link] rubrique « c'est utile ».
42
Guide aviation de Météo-France
Turbulence :
Partout où l’écoulement est perturbé par des obstacles : le long des falaises, au voisinage des îles, …
Entrées maritimes :
Caractéristiques : Dangers majeurs pour l'aéronautique :
- détection souvent difficile en mer, - arrivée soudaine,
- génération sur place, - chute sensible des visibilités et des plafonds,
- risque de petites pluies totalement imprévues. - risques de givrage accrus au sommet de la couche,
- altération des visibilités obliques.
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Guide aviation de Météo-France
Conditions d'apparition :
En fin de régime anticyclonique, quand les hautes pressions se replient sur l'Europe centrale et qu'un thalweg
s'approche sur l'Atlantique, inversion marquée persistante de basses couches dans cette zone de hautes pressions,
qui piège l'humidité. Plus le trajet maritime de la masse d'air est long, plus elle a le temps de s'humidifier.
Les zones à risques sont déterminées par l'orientation du flux par rapport à la côte : un flux d'Est affectera plutôt
le Golfe du Lion et la plaine orientale en Corse alors qu'un flux de sud à sud-ouest affectera progressivement
tout le littoral méditerranéen.
Brume de mer :
C'est un brouillard d'advection formé en mer et rabattu sur la côte par le vent (ou la brise de mer).
Caractéristiques :
- peu épais mais souvent dense avec des visibilités extrêmement réduites,
- brutale augmentation de l'humidité et chute des températures,
- peu visible voire invisible sur les images satellites,
- ne concerne que la frange littorale.
Conditions de formation :
- air chaud et stable,
- mer froide (T mer < T air),
- vent (ou brise de mer) modéré(e),
- se rencontre le plus souvent au printemps ou au début de l'été.
Tous ces phénomènes peuvent se former dans des délais très courts, de l’ordre de la demi-heure, et sont parfois
difficiles à prévoir de manière fine, même en cours de journée.
45
Guide aviation de Météo-France
Orages :
Relief = soulèvement orographique de la masse d’air.
Les cumulus et altocumulus de plaine peuvent, par soulèvement, évoluer en Cb sur le relief, surtout en situation
ensoleillée favorable à la convection.
Plus généralement, renforcement de l’activité au voisinage d’un front et/ou d’un orage (voir le Cb !) notable sur la
partie au vent de la chaîne montagneuse : les crêtes et les cols peuvent se boucher rapidement, devant ou der-
rière vous.
Turbulence : Échelle
0 5 10 15 20 25 km
effets au passage d’un relief Sens de déplacement du vent
- sur la partie du relief sous le vent, turbulences km Bord d'attaque du nuage Altocumulus de forme
avec rabattants, surtout si le vent souffle perpendi- lenticulaire
46
Guide aviation de Météo-France
Nuages
Genres et altitude des nuages
Épaisseur moyenne
(mètres) 300 2 000 7 000 600 3 000 2 000 1 500 500 500 300
48
Guide aviation de Météo-France
Soulèvement
FRONT FROID FRONT CHAUD
frontal
Jet
basses
couches
Soulèvement
Soulèvement orographique
orographique
Convection
Le réchauffement du sol se communique à l'air qui, dilaté donc plus léger, se met à monter
et se refroidit par détente. Les nuages de convection apparaissent d'autant plus facilement
qu'il y a de l'air froid en altitude (masse d’air instable).
Les sommets de tels nuages évoluent en fonction de la température. Ils sont fréquents l'été
sur terre, l'hiver sur mer.
Refroidissement
par la base
Surface froide
Air chaud et humide
Stratus
Brouillard
49
Guide aviation de Météo-France
Cirrus
Nuages élevés en forme de filaments blancs, de bandes étroites, de vir-
gules ou crochets, composés de cristaux de glace dispersés.
Pas de précipitations associées.
Cirrocumulus
Banc, nappe ou couche mince de nuages élevés dont la plupart des éléments
ont une largeur apparente inférieure à 1 degré*.
D’aspect ondulé ou “moutonné”, ils sont constitués de cristaux de glace et
parfois d'eau fortement surfondue (eau liquide à température négative).
Pas de précipitations associées.
Cirrostratus
Voile nuageux élevé, transparent et blanchâtre, couvrant partiellement ou tota-
lement le ciel. Il est constitué de cristaux de glace et donne lieu généralement
à des phénomènes de halo.
Pas de précipitations associées.
Altocumulus
Banc, nappe ou couche de nuages blancs ou gris composés d'éléments
réguliers ayant une largeur apparente comprise entre 1 et 5 degrés*. Ils sont
constitués de gouttelettes d'eau parfois accompagnées de cristaux de glace.
Altostratus
Nappe ou couche nuageuse grisâtre ou bleuâtre couvrant totalement ou par-
tiellement le ciel, laissant voir le soleil comme au travers d'un verre dépoli.
Constituée de gouttelettes d'eau (parfois surfondues), de cristaux de glace ou
de neige. Précipitations associées : pluie, neige ou granules de glace.
50
Guide aviation de Météo-France
Nimbostratus
Couche nuageuse grise et sombre dont l’aspect est rendu flou par des chutes de
pluie ou de neige atteignant le sol.
L’épaisseur de cette couche est partout suffisante pour masquer complètement
le soleil. Ce nuage est constitué de gouttelettes d’eau, de cristaux de glace ou
de flocons de neige.
Précipitations associées : pluie, neige ou granules de glace.
Cumulonimbus
Nuage dense et puissant au développement vertical considérable. La partie
supérieure lisse ou fibreuse s'étale en forme d'enclume ou de vaste panache.
La partie inférieure apparait très sombre du fait de la grande extension
verticale du nuage.
Précipitations associées : averses de pluie, neige, neige roulée, grêle ou grésil.
Les orages sont toujours provoqués par ce genre de nuage.
Cumulus congestus
Cumulus avec développement vertical important, dont l’aspect bouillonnant
révèle de puissants mouvements verticaux. Ils sont constitués de gouttelettes
d’eau ou de cristaux de glace (si la partie supérieure du nuage est très < 0 °C).
Précipitations associées : averses de pluie, neige ou neige roulée.
Cumulus humilis
Nuages séparés, contours bien délimités, base horizontale avec faible développe-
ment vertical. Nuages de beau temps, apparaissant le matin et disparaissant le soir.
Ils sont constitués de gouttelettes d'eau.
Pas de précipitations associées.
Stratocumulus
Banc, nappe ou couche de nuages composés de “dalles, galets”.
La plupart des éléments (soudés ou non) ont une largeur apparente supérieure
à 5 degrés*. Ils sont constitués de gouttelettes d’eau (parfois accompagnées
de neige roulée ou de flocons de neige).
Précipitations associées : pluie du neige faible ou neige roulée.
Stratus
Couche nuageuse grise, dense, uniforme donnant lieu à du brouillard quand
sa base atteint le sol. Il est constitué de gouttelettes d’eau (parfois de particules
de glace).
Précipitations associées : bruine ou neige en grains.
51
Guide aviation de Météo-France
Aérologie
L’aérologie est définie comme l’étude de l’atmosphère dans son étendue verticale. Les phénomènes météo-
rologiques de petite échelle concernent particulièrement les vélivoles et les libéristes. Ils peuvent être utili-
sés avec profit, comme les ascendances, ou présenter un risque à la pratique aéronautique. Les cartes
produites par Météo-France ont une vocation préventive, mais une analyse plus fine des phénomènes dits
« aérologiques » permet une pratique mieux sécurisée et plus efficace de ce type d’activités aériennes.
Météo-France met aussi à disposition des informations aérologiques.
Préparer son vol :
connaître le temps sensible, et pour les différents niveaux du vol, la direction et la force du vent, et la tem-
pérature :
- [Link] rubrique « aérologie » : contient des cartes de vents, d’altitude de géopotentiel, de
nombreux radio sondages observés et prévus.
Il est impossible de rassembler dans ce guide tous les phénomènes aérologiques qui sont extrêmement nombreux
et multiformes. Les plus significatifs, qui impliquent la sécurité des vols, doivent être connus des pratiquants et les
scénarios qui correspondent à leurs réalisations doivent être reconnus. Les trois situations suivantes en font partie.
8 de crête.
ératu
7
- Au dessus jusqu’à un angle de 30°
6
des montagnes une par rapport à la normale
1
alternance de couches 5 à la ligne de crête.
moins stables peut 15.000
3 2
52
Guide aviation de Météo-France
La convection
Mouvements internes verticaux se produisant dans une masse d’air et dont l’origine est d’ordre mécanique ou
thermodynamique. C’est un phénomène complexe qui dépend de nombreux paramètres tels que le degré de sta-
bilité (ou d’instabilité) de la masse d’air, de la situation synoptique en basses couches et en altitude, du relief, etc.
Les reliefs, les terrains secs, les zones à fort contraste de luminosité, sont des zones géographiques favorisant les
ascendances thermiques. A l’inverse, les zones humides, ou sans contraste thermique, défavorisent les ascendances.
On gardera en mémoire qu’un petit cumulus de beau temps, un TCU (towering cumulus) et un CB (cumulonimbus)
ont un même processus physique initial de formation. On surveillera donc l’évolution des nuages convectifs en cours
de vol. (voir les pages correspondantes : cumulonimbus, phénomènes associés, turbulence et cisaillement).
Au dessus de la tropopause
la température est constante
(entre -50 et -60 °C au latitudes
tempérées), puis croissante
avec l'altitude.
tropopause :
- température : -59,7 °C
- altitude : 10 000 M env.
Échelle d'altitude-pression en km
échelle de pression en hPa
Limite
supérieure
de la couche
d'inversion
Inversion de la température. nocturne
Au lieu de décroître
la température augmente
avec l'altitude.
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Guide aviation de Météo-France
Retrouvez
des informations utiles
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Guide aviation de Météo-France
Foehn (effet de) : refroidissement d’une masse d’air par caux (notamment la convection) vont en s’amplifiant.
ascendance forcée avec précipitations au vent du relief, Une atmosphère instable peut donner naissance à
puis phénomène de réchauffement et d’assèchement des cumulonimbus (à condition que l’humidité de la
sous le vent. masse d’air soit suffisante pour qu’il y ait condensa-
tion).
Front chaud : limite entre l’air froid antérieur et l’air
chaud d’une perturbation, généralement accompagnée Inversion : couche dans laquelle la température croît
d’une vaste zone nuageuse et de précipitations. lorsque l’altitude augmente, ce qui est l’inverse de ce
qui se produit généralement dans la troposphère.
Front froid : limite entre l’air chaud et l'air froid posté-
rieur d'une perturbation, généralement accompagnée Inversion nocturne (ou de rayonnement) : couche déli-
d'une vaste bande nuageuse et de précipitations assez mitant l’air refroidi près du sol (lors des nuits claires) et
fortes. l’air de plus haute altitude non refroidi. Il faut en géné-
ral plusieurs heures de réchauffement du sol par le
GAFOR : General Aviation FORecast : bulletins de prévi- rayonnement solaire pour que l’inversion soit résorbée
sion pour l’aviation générale, élaborés 3 ou 4 fois par par la base.
jour, pour les sept régions de Météo-France, décrivant,
sur des zones aéronautiquement homogènes, les condi- Isobare : ligne reliant les points de pression identique.
tions prévues sur des périodes de 6 heures : visibilité,
Isohypse : ligne reliant les points d’égale altitude pour
plafond en code ODMX, vent (surface, 500 m, 1 000 m,
une pression donnée, représentant sur les cartes météo
1 500 m), iso 0 °C et turbulence.
la topographie des surfaces 850, 700, 500 hPa.
Gradient (de pression) : taux de variation de la pression
Jet : courant tubulaire aplati, quasi horizontal, voisin de
suivant la distance. Plus le gradient horizontal de pres-
la tropopause, axé sur une ligne de vitesse de vent
sion est élevé, plus le vent est fort.
maximale supérieure à 60 kt, caractérisé par des cisaille-
Gradient (de vent) : taux de variation spatiale de la ments verticaux et horizontaux du vent.
vitesse du vent. Le gradient de vent près du sol peut
Masse d’air : vaste volume d’air aux caractéristiques
générer des turbulences et/ou occasionner une perte de
assez homogènes en température, en humidité et en
contrôle de l’aéronef.
stabilité, sur une grande épaisseur.
Grain : accroissement soudain et très important du vent
METAR : message codé d’observation météorologique
d’une durée de l’ordre de plusieurs minutes, souvent
régulière pour l’aviation.
accompagné d’averses ou d’orages.
Nébulosité : fraction de la voûte céleste couverte par les
Givrage carburateur : phénomène indépendant du
nuages, exprimée en octas.
phénomène de météorologie aéronautique appelé
givrage. Le givrage carburateur dépend du couple Niveau : terme générique pour désigner la position ver-
T/Td. Du givrage apparaît à l’intérieur du carburateur ticale exprimée, selon le cas, en hauteur, en altitude ou
d’un aéronef, par effet combiné de l’évaporation du en niveau de vol. Un altimètre barométrique étalonné
carburant et de la détente de l’air au niveau du d’après l’atmosphère type :
papillon des gaz. Fréquent en aviation légère, ce
phénomène peut se produire en toute saison, en air - calé sur le QNH, indique l’altitude
fortement humide, pour des températures générale- - calé sur le QFE, indique la hauteur par rapport au
ment comprises entre -5 °C et +25 °C, (et jusqu’à niveau de référence QFE
+30 °C en air tropical) !
- calé sur une pression de 1013,2 hPa peut être utilisé
Hauteur : distance verticale entre un niveau, un point ou pour indiquer le niveau de vol.
un objet assimilé à un point, et un niveau de référence
spécifié. Niveau de vol : surface isobare, liée à une pression de
référence spécifiée, soit 1013,2 hPa, et séparée des
IFR : Instrument Flight Rules, règles de vol aux instru- autres surfaces analogues par des intervalles de pression
ments. spécifiés.
Instable : état d’une masse d’air ou d’une tranche Nœud (abréviation kt) : unité de mesure de vitesse du
d’atmosphère dans laquelle les mouvements verti- vent ou de déplacement des fronts.
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Nuage : volume d’air chargé de gouttelettes d’eau et/ou QNH : pression atmosphérique ramenée par calcul au
de cristaux de glace. En fonction de leur apparence et de niveau de la mer dans les conditions de l'atmosphère
leur altitude, il a été classé en genre standard.
Cirrus (Ci) ; Cirrocumulus (Cc) ; Cirrostratus (Cs) ; Altocu-
Renseignements AIRMET : renseignements établis et
mulus (Ac) ; Altostratus (As) ; Nimbostratus (Ns) ; Stra-
communiqués par un centre de veille météorologique,
tocumulus (Sc) ; Stratus (St) ; Cumulus (Cu), pouvant être
concernant l’apparition effective ou prévue de phéno-
qualifié par taille croissante, TCU (Tower CUmulus) pour
mènes météorologiques en route, spécifiés, qui peuvent
le cumulus congestus ; Cumulonimbus (Cb).
affecter la sécurité des vols exécutés à basse altitude et
Occlusion : zone nuageuse et pluvieuse caractérisée par qui ne sont pas déjà inclus dans les prévisions destinées
le rejet en altitude de l'air chaud d'une perturbation. à ces vols dans la région d’information de vol concernée
Cette limite de masses d'air résulte de la jonction du ou l’une de ses sous-régions.
front chaud et du front froid d'une même perturbation
RVR (Runway Visual Range) ou PVP (Portée Visuelle de
(front chaud rattrapé par le front froid). L’intensité des
Piste) : distance jusqu’à laquelle un pilote d’un aéronef
précipitations forte près du centre de la dépression asso-
placé sur l’axe de la piste peut voir les marques ou les
ciée, diminue en s’en éloignant.
feux qui délimitent la piste ou qui balisent son axe.
Octa : fraction du ciel (divisé en 8) occultée par les nua-
Secteur chaud : zone située entre un front chaud et un
ges d’un genre donné ou par tous les nuages présents.
front froid, généralement humide, brumeuse et accom-
Ce terme est utilisé pour décrire la nébulosité.
pagnée de bruine, pouvant aussi être peu nébuleuse
Ondes (de ressaut) : ondulations de l’atmosphère se dans sa partie méridionale.
produisant en aval d’une barrière montagneuse lors-
SIGMET : message destiné aux aéronefs, signalant les
qu’un vent fort franchit le relief.
phénomènes météorologiques significatifs pouvant
Perturbation : (atlantique, méditerranéenne) zone affecter la sécurité de l’exploitation aérienne, observés
nuageuse et généralement pluvieuse (ou neigeuse), et/ou prévus (orages, turbulence, givrage, etc.).
associée à une dépression en basses couches.
SPECI : message d’observation météorologique spéciale
Phénomène météorologique significatif : phénomène établi en cas de changement important du vent (en direc-
météorologique pouvant affecter la sécurité de tion et/ou intensité), de la visibilité horizontale, de la
l’exploitation aérienne : orage, grêle, turbulence, hauteur des nuages bas et des phénomènes significatifs.
givrage, ondes orographiques, tempête de sable ou de
Subsidence : affaissement de l’air.
poussière, cyclone tropical, nuage radioactif. Il est
signalé par un message SIGMET. Stable : état d’une masse d’air ou d’une tranche
d’atmosphère dans laquelle les mouvements verticaux
Point de rosée : (température du point de rosée) tem-
(notamment convectifs) ont tendance à s’affaiblir ou
pérature à laquelle il faut refroidir, à pression constante,
disparaître.
une particule d’air pour qu’elle soit juste saturée en
vapeur d’eau. Td (Temperature of dew point). TAF : Terminal Aerodrome Forecast ; message
météorologique de prévision d’aérodrome.
Portée Visuelle de Piste : voir RVR, terme à utiliser
désormais. Temps sensible : description des conditions météorolo-
giques dominantes sur une zone donnée : pluie, averse,
Prévisions de zone GAMET : prévisions de zone en lan-
grain, grêle, brouillard, neige, orage, etc., avec parfois
gage clair abrégé pour les vols à basse altitude et
une notion de durée et de situation spatiale : épars,
concernant une région d’information de vol ou l’une des
temporaire, occasionnel, se dissipant, s’atténuant, etc.
sous-régions, élaborées par le centre météorologique
désigné par l’administration météorologique concernée, TEMSI : carte schématique du TEMps SIgnificatif prévu à
et transmises avec les centres météorologiques de heure fixe, où ne sont portés que les phénomènes
régions d’information de vol adjacentes. importants et les masses nuageuses.
QFE : pression atmosphérique calculée pour le point le Tendance : permet de décrire schématiquement
plus élevé de l’aire d’atterrissage de l’aérodrome ; l’évolution de la situation prévue, en insistant sur les
l’altitude de ce point est également l’altitude officielle phénomènes significatifs.
de l’aérodrome.
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Thalweg : axe (ou « vallée ») de basses pressions pro- Visibilité aéronautique : la visibilité pour l’exploitation
longeant une dépression. aéronautique correspond à la plus grande des deux
valeurs suivantes :
Thermique pur : ascendance thermique non matériali-
sée par un cumulus en raison d’une trop faible humidité 1- la plus grande distance à laquelle on peut voir et
de la masse d’air. Les libéristes l’appellent parfois « ther- reconnaître un objet noir de dimensions appropriées
mique bleu ». situé près du sol s’il est observé sur un fond lumineux.
2- la plus grande distance à laquelle on peut voir et
Traîne : partie postérieure d’un système nuageux. Une identifier des feux d’une intensité voisine de 1000 can-
traîne active est une masse d’air instable dans laquelle delas lorsqu’ils sont observés sur un fond non éclairé.
de nombreux cumulus et cumulonimbus se forment et
donnent lieu à des averses. Une traîne chargée est une Note : les deux distances sont différentes pour un coef-
masse d’air froid et humide, dans laquelle les nuages ficient d’atténuation donné de l’atmosphère. La seconde
convectifs sont très nombreux. distance (2) varie selon la luminance du fond. La pre-
mière distance (1) est représentée par la Portée Optique
Tropopause : limite supérieure de la troposphère. La tro- Météorologique (POM). En France, la visibilité aéronau-
popause bloque le plus souvent l’extension verticale des tique est toujours la POM, cette différence est notifiée à
cumulonimbus à son niveau. l’OACI.
UTC : Temps Universel Coordonné. L’heure légale fran- Visibilité dominante : valeur de la visibilité, observée
çaise est en avance d’une heure en hiver et de deux conformément à la définition de visibilité, qui est
heures en été par rapport à l’heure UTC (ex : 12 h UTC = atteinte ou dépassée dans au moins la moitié du cercle
13 h locale en hiver et 14 h locale en été). d’horizon ou au moins la moitié de la surface de
Vent moyen : par convention, en météorologie, le vent l’aérodrome. Ces zones peuvent comprendre des sec-
moyen est un vent moyenné sur 10 minutes et mesuré teurs contigus ou non contigus.
à une hauteur de 10 mètres. Les bulletins météorolo- Note : cette valeur peut être évaluée par un observateur
giques français font toujours référence au vent moyen. humain et/ou par des systèmes d’instruments. Lors-
Vent en atmosphère libre : vent calculé en fonction du qu’ils sont installés, les systèmes d’instruments sont uti-
« gradient de pression » existant entre deux zones, ne lisés pour obtenir la meilleure estimation de la visibilité
prenant pas en compte tous les effets locaux provoqués dominante.
par le relief (contournement, brises, etc.). Les météoro- VFR : Visual Flight Rules, règles de vol à vue.
logues le qualifient également de vent « synoptique »,
ou « géostrophique », ou « du gradient » (corrigé des VMC : Visual Meteorological Flight Condition ; conditions
effets de courbure du flux). de vol à vue.
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AT : « at », indicateur de l’heure à laquelle une (des) FREQ : CB ou TCU fréquents avec couverture spatiale
condition(s) prévue(s) est(sont) attendue(s) (TEND) maximale supérieure à 75 % de la zone concernée
(TEMSI)
ATIS : Automatic Terminal Information Service, en fran-
çais et en anglais, fréquences VHF sur les cartes VAC FRQ TS : orages fréquents (couverture spatiale supé-
rieure à 75 % de la zone concernée) (SIGMET)
BC : en bancs
FU : fumée (METAR, SPECI, TAF)
BECMG : indicateur d’évolution régulière ou irrégulière
des conditions météo ; est utilisé seul lorsque l’évolution FZ : se congelant (METAR, SPECI, TAF)
débute ou se termine aux heures de début et de fin de GR : grêle (METAR, SPECI, TAF)
la tendance ou se produit à une heure incertaine durant
GS : grésil/neige roulée (METAR, SPECI, TAF)
la validité de la tendance (TEND, TAF)
HVY DS : tempête de poussière (SIGMET)
Ex : BECMG AT 1200 33010KT
HVY GR : forte grêle associée à un orage (SIGMET)
BKN : 5 à 7/8 (broken, fragmenté)
HVY SS : tempête de sable (SIGMET)
BL : chasse-poussière, sable, neige élevé (METAR, SPECI,
TAF) HZ : brume sèche (METAR, SPECI, TAF)
BR : brume (METAR, SPECI, TAF) IC : cristaux de glace (METAR, SPECI, TAF)
CAVOK : visi sup ou égale à 10 km, et pas de nuages INTSF : s’intensifiant (SIGMET)
significatifs au-dessous de 1 500 m (5000 ft) ou au-des- ISOL : CB ou TCU séparés avec couverture spatiale maxi-
sous de l’altitude minimale de secteur le plus élevée male inférieure à 50 % de la zone concernée (TEMSI)
(si > 1 500 m), absence de CB ou TCU et de temps signi-
ficatif observé/prévu LYR : nuages en couches (layers) (TEMSI)
CLRD// : groupe à la place des huit caractères, associé MI : mince (METAR, SPECI, TAF)
à un groupe d’identification des pistes, lorsque les MOV : se déplaçant, suivi en général d’une direction,
conditions de contamination ont cessé d’exister éventuellement d’un qualificatif de vitesse ou d’une
DR : chasse-poussière, sable, neige bas (METAR, SPECI, vitesse (SIGMET)
TAF) NC : sans changement d’intensité (SIGMET)
DS : tempête de poussière (METAR, SPECI, TAF) NCD : No Clouds Detected, aucun nuage n’est détecté
DU : poussières généralisées (METAR, SPECI, TAF) par le système automatique, ou le système n’est pas
capable de détecter les CB ou TCU
DZ : bruine (METAR, SPECI, TAF)
NOSIG : pas de changement significatif prévu dans les
EMBD CB : Cb noyés dans la masse nuageuse (TEMSI) 2 heures suivant l’heure d’observation (TEND, SPECI)
EMBD TS : orages noyés dans les couches nuageuses NSC : No Significant Clouds : pas de nuages avec base
(SIGMET) inférieure à hauteur du CAVOK, ni CB, ni TCU, ni CAVOK
EMBD TSGR : orages noyés dans la masse nuageuse, (METAR, SPECI, TAF)
avec grêle (SIGMET) NSW : No Significant Weather, pas de temps significatif
FEW : 1 à 2/8 (peu de) prévu (TAF)
FC : nuages en entonnoir (trombe terrestre ou marine) OBS : observé et persistance prévue ; OBS peut être
(METAR, SPECI, TAF) suivi de l’heure d’observation (SIGMET)
FCST : prévu (SIGMET) OVC : 8/8 (overcast, couvert)
FG : brouillard (METAR, SPECI, TAF) OBSC TS : orages obscurcis
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Guide aviation de Météo-France
OBSC TSGR : orages obscurcis avec grêle SNOCLO : remplace le groupe état des pistes si l’aéro-
drome est fermé par suite d’enneigement (METAR, SPECI)
OCNL : CB ou TCU occasionnels avec couverture spatiale
maximale comprise entre 50 et 75 % de la zone concer- SQ : grain (METAR, SPECI, TAF)
née (SIGMET)
SQL TS : orages organisés en lignes de grain (SIGMET)
PL : granules de glace (METAR, SPECI, TAF) SQL TSGR : orages organisés en lignes de grain, avec
PO : tourbillon de poussières/sable (METAR, SPECI, TAF) grêle (SIGMET)
PR : partiel (METAR, SPECI, TAF) SS : tempête de sable (METAR, SPECI, TAF)
PROB : indicateur de probabilité d’occurrence des phé- STNR : stationnaire (SIGMET)
nomènes décrits, suivi de 30 ou 40 pour indiquer 30 ou TC : Tropical Cyclone avec le nom du cyclone (SIGMET)
40 % ; PROB ne peut être suivi que de TEMPO (TAF)
TD : température du point de rosée (diew point)
PVP : Portée Visuelle de Piste
TEMPO : indicateur des fluctuations temporaires d’un
RA : pluie (METAR, SPECI, TAF) ou plusieurs paramètres, durant moins d’une heure
RDOACT CLD : Nuage radioactif (SIGMET) et couvrant moins de la moitié de la période ; utilisé
seul lorsque le début et la fin de la période de fluc-
RE : conditions météo récentes, se compose avec les
tuations temporaires correspondent au début et à la
phénomènes (ex : REBLSN chasse-neige élevé récent)
fin de validité de la tendance (METAR, SPECI, TEND,
(METAR, SPECI)
TAF)
RMK : Remarque, dans les SPECIs, suivi de M pour une
TEND : Tendance en français (TREND en anglais),
aggravation ou de B pour une amélioration
supplément aux METARs et SPECIs pour les deux heures
RVR : Runway Visual Range (ou PVP) suivant l’observation
SA : sable (METAR, SPECI, TAF) TL : « until », indicateur de fin de changement prévu
SCT : 3 à 4/8 (scattered, épars) (TEND)
SEV ICE FZRA : givrage fort causé par pluie se congelant TS : orage (METAR, SPECI, TAF)
(SIGMET) TWR : tour de contrôle
SEV MTW : onde orographique forte (SIGMET) TX : température maximale
SEV TURB : turbulence forte (SIGMET) VA : cendres volcaniques (SIGMET)
SG : neige en grains (METAR, SPECI, TAF) VV/// : ciel invisible (METAR, SPECI, TAF)
SH : averse (METAR, SPECI, TAF) WKN : en atténuation (SIGMET)
SIV/APP : Secteur d’information de vol rattaché à l’APP) WS RY : cisaillement du vent (METAR, SPECI)
SN : neige (METAR, SPECI, TAF)
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Tableaux de conversion
Correspondance pression-altitude et pression-niveau de vol en atmosphère standard
Pression Altitude moyenne Altitude atm std Altitude en ft Niveau de vol
850 hPa 1 500 m 1 457 m 4781 ft FL 050
700 hPa 3 000 m 3 013 m 9882 ft FL 100
500 hPa 5 500 m 5 574 m 18289 ft FL 180
Vent
m/s kt km/h
1 2 3,6
5 10 18
10 20 36
15 30 54
20 40 72
25 50 90
Température
degrés Celsius degrés Fahrenheit
C = (F-32)/1,8 F = (1,8xC) + 32
1 °C 33,8°F
0 °C 32°F
10 °C 50°F
15 °C 59°F
20 °C 68°F
25 °C 77°F
Longueurs usuelles
Unités diverses Mètres Commentaires
1 NM (mile nautique) 1852
1 SM (statute mile) 1609 statute mile : unité de longueur utilisée dans les METARs US
2,5 SM 4000 Noté 2 ½ dans METARs US
1 ft 0,3048
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Guide aviation de Météo-France
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Guide aviation de Météo-France
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Guide aviation de Météo-France
Crédits photographiques
Météorologie générale/ISBN367-8, Météorologie aéronautique ISBN387-2 et Assistance météorologique
à l'aéronautique/ISBN384-8, MF DPREVI AERO et D2C, l’ONERA, J-J. Boutinaud, J-P. Fièque, G. Gras, M. Ramadier,
Ph. Nacass, G. Facon, P. Taburet.
Remerciements :
G. Bottlaender, R. Coatmeur, D. Cruette, G. Delacote, G. Facon, J.-P. Fièque, H. Hallot, S. Hunault, A. Lera, P. Moreau,
V. Salmon-Legagneur, les Fédérations et Associations représentant les usagers membres de la Commission
Aviation Légère du Conseil Supérieur de la Météorologie, l’ENAC/DPFV, le SIA , les services Météo-France D2I-AERO,
DPREVI-AERO, ENM, D2C, DSO.
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LES GUIDES PRATIQUES METEO FRANCE
Aviation