Guide Avicole
Guide Avicole
AVANT-PROPOS
Bienvenue dans ce guide sur les bonnes pratiques avicoles aux Comores, une ressource essentielle pour
les passionnés de l’aviculture et les éleveurs dévoués de notre magnifique archipel. Les Comores, avec leur
riche histoire, leur culture unique et leur environnement naturel diversifié, offrent un cadre exceptionnel
pour l’élevage avicole.
L’élevage avicole est bien plus qu’une simple activité agricole. C’est une tradition ancienne qui a évolué
au fil des générations pour devenir une source de nourriture, de revenus et de fierté pour de nombreuses
communautés comoriennes. À travers ce guide, nous souhaitons partager nos connaissances, notre
expérience et notre passion pour l’élevage avicole avec vous.
Les Comores sont un véritable joyau de biodiversité, et il est essentiel que nous préservions et protégions
notre patrimoine naturel tout en répondant à nos besoins en protéines et en créant des opportunités
économiques durables. L’élevage avicole, lorsqu’il est pratiqué de manière responsable, peut jouer un rôle
clé dans la sécurité alimentaire et le développement local.
Ce guide couvre une gamme de sujets, de la sélection des races et des souches aux soins quotidiens des
oiseaux, en passant par la construction d’habitat pour les animaux, la nutrition, la santé et la gestion des
déchets. Nous avons rassemblé des informations pratiques, des conseils pour vous guider dans cette
aventure passionnante.
Ce guide n’a pas la prétention d’être complet ou définitif. Il est par conséquent susceptible d’être enrichi et
amélioré. Tous commentaires et observations sont les bienvenus et peuvent être communiqués à l’auteur
ou à la coordination UNIDO – APILE Comores.
Le guide a été produit en Février 2024.
Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce guide (APILE-
Comores – PIDC - UE - ONUDI). Nous espérons que ce manuel vous servira de ressource inestimable pour
élever des volailles en harmonie avec notre environnement et notre culture.
Que ce guide vous inspire à participer à la croissance et au succès de l’élevage avicole aux Comores. Que
votre voyage soit rempli de découvertes, de défis surmontés et de succès partagés.
2
TABLE DE MATIERE
À PROPOS D’APILE 6
INTRODUCTION 7
SECTION I : GENERALITÉS 8
1. Définition de l’aviculture 8
1.1. Aviculture traditionnelle 8
1.2. Aviculture moderne 8
1.3. Importance 8
1.4. Différentes productions 8
1.5. Quelques définitions 9
1.6. Questions d’ordre économique et commercial 9
2. Les clés de la réussite en élevage avicole. 10
4
SECTION IX : BILAN TECHNIQUE ET ECONOMIQUE DE LA BANDE 80
1. Gestion technique et économique des élevages avicoles 80
1.1. Objectifs 80
1.2. Intérêts 80
1.3. Modalités pratiques 81
2. Présentation des données techniques 81
3. Présentation des données économiques 81
3.1. Marge poussin-aliment (marge PA) 81
3.2. Charges variables et charges fixes en élevage avicole 81
4. Système de suivi et gestion des fermes avicoles 86
4.1. Système de gestion de la chaine d’approvisionnement des aliments, de médicaments et
équipement dans une ferme avicole 87
4.2. Système de surveillance de l’environnement (température et humidité) dans une ferme
avicole 88
4.3. Contenu d’un système de suivi de la performance de ponte et de croissance en
aviculture 90
5. Commercialisation et vente 91
5.1. Stratégies de marketing pour la vente de produits avicole. 91
6. Gestion des coûts et des prix 93
7. Durabilité et impact environnemental 94
7.1. Pratiques écologiques en aviculture 94
CONCLUSION GENERALE 96
ANNEXES 97
GLOSSAIRE 102
5
À PROPOS D’APILE
À travers une approche intégrée centrée sur le parcours d’incubation et d’accompagnement des TPE/PME,
l’objectif escompté du projet est de renforcer l’écosystème entreprenarial dans le pays, et d’améliorer
les capacités techniques et la compétitivité des entreprises comoriennes de transformation, tout en
garantissant un meilleur système d’incubation et d’accompagnement au niveau local.
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INTRODUCTION
L’aviculture, la pratique d’élever des oiseaux domestiques tels que les poules, les canards et les dindes,
revêt une importance significative dans la vie quotidienne et l’économie de l’archipel des Comores. Que
vous soyez un agriculteur expérimenté cherchant à améliorer votre élevage ou un novice désireux de
découvrir les bases de cette activité, ce guide est conçu pour vous fournir des informations précieuses et
pratiques.
L’élevage avicole est une source essentielle de protéines, de revenus et de diversification des activités
agricoles aux Comores. Il offre également des avantages environnementaux en favorisant la gestion
durable des déchets organiques. Dans ce guide, vous découvrirez les meilleures pratiques en matière de
logement, de nutrition, de santé des oiseaux, et bien plus encore. Nous explorons également les défis
spécifiques auxquels les éleveurs avicoles aux Comores sont confrontés, ainsi que des solutions adaptées
à notre contexte insulaire.
Que vous soyez un éleveur débutant, un agriculteur chevronné ou simplement curieux d’en apprendre
davantage sur l’élevage avicole aux Comores, ce guide vous aidera à prendre des décisions éclairées pour
réussir dans cette activité. L’aviculture peut jouer un rôle essentiel dans l’amélioration de la sécurité
alimentaire et de la stabilité économique de notre pays. Ce guide est votre premier pas vers une aviculture
prospère et durable aux Comores.
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SECTION I : GENERALITÉS
1. Définition de l’aviculture
L’aviculture est l’élevage des oiseaux (poulets, dindons, pintades, canards, …).
L’on distingue deux types d’élevage avicole qui sont :
• L’aviculture traditionnelle;
• L’aviculture moderne.
L’aviculture traditionnelle est le type d’élevage dans lequel l’oiseau (poulet) se développe de façon naturelle
sans grande intervention de l’homme. La poule pond ses œufs et les fait éclore. La poule réchauffe elle-
même ses poussins. La poule cherche la nourriture dans la nature pour les poussins. Les poussins sont
nourris dans la nature et grandissent à leur rythme jusqu’à la vente.
L’aviculture moderne est le type d’élevage d’oiseau dans lequel les actions de la poule pour la conduite
des poussins sont exécutées par l’homme (la production de poussin, le chauffage, l’alimentation et les
soins).
L’homme fait la production des poussins, les sélectionne (poulets de chair, pondeuses) et les conduit
dans des poulaillers équipés en matériels adaptés avec des aliments performants et l’application d’un
programme rigoureux de soins pour avoir des poulets de chair et des œufs pour la commercialisation et
la consommation.
1.3. Importance
a) La production de chair
L’élevage de poulets de chair, C’est l’élevage des sujets femelles et mâles dont la vente des animaux se fait
avant la maturité sexuelle (28 à 60 jours).
b) La production d’œufs
Elle est faite à partir des poules spécifiques appelées poules pondeuses qui produisent des œufs non
fécondés destinés à la consommation humaine.
c) La production de poussins
Cette activité est pratiquée par des sociétés qui disposent des installations spéciales (couvoirs,
incubateurs…). Ils produisent des poussins d’un jour destinés aux éleveurs de production de chair, de
poules pondeuses, de coquelets et d’œufs.
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1.5. Quelques définitions
Les questions d’ordre économique et commercial influencent constamment la façon dont les poulets sont
élevés, notamment :
• La demande croissante des consommateurs pour des produits de qualité, la sécurité alimentaire
et un haut niveau de bien-être des animaux;
• Un besoin en lots de poulets ayant une croissance répondant à des spécifications toujours plus
prévisibles et prédéfinies;
• La nécessité de réduire la variabilité au sein des lots, et par extension, celle du produit fini;
• La demande croissante d’une production de poulets ayant un impact minimum sur l’environnement;
• L’exploitation totale du potentiel génétique de l’oiseau en termes d’IC, de taux de croissance, taux
de ponte et de rendement de carcasse;
• La minimisation des maladies évitables telles que l’ascite et la faiblesse des pattes;
• La maximisation des carcasses vendables.
La production du poulet n’est qu’une partie d’un processus intégré de production et ne devrait pas être
considérée indépendamment. Tout changement porté à un quelconque niveau de ce processus a de fortes
chances d’influer sur les performances de production et de transformation des poulets, et par extension,
sur les performances biologiques et/ou financières. À titre d’exemple, des analyses des données sur
les poulets produits par des bénéficiaires du programme aux Comores ont régulièrement montré que
l’augmentation de la densité animale, ou la réduction du vide sanitaire entre deux lots, entraînait une baisse
du gain moyen quotidien et un IC dégradé. Ainsi, bien qu’il puisse sembler intéressant, d’un point de vue
financier, d’augmenter le nombre d’oiseaux dans le système de production, les conséquences financières
d’un tel changement doivent être minutieusement évaluées en prenant en compte une croissance réduite,
des performances plus hétérogènes, des coûts d’alimentation plus élevés et des rendements en viande
plus faibles à l’abattage et un taux de ponte faible.
Il est essentiel, pour la réussite de l’élevage de poulets, de répondre aux attentes du client. Ces attentes
varient en fonction des produits commercialisés, les spécifications strictes de poids à respecter ; la qualité
des oiseaux et des œufs. Tout écart par rapport à ces spécifications entraîne des coûts. Le rapport coût-
bénéfice devra alors être évalué.
9
À titre d’exemple, une séparation des sexes et une surveillance méticuleuse de la croissance des oiseaux
(chez les poulets de chairs) sont intéressantes à l’abattage, mais impliquent un coût supplémentaire au
niveau de la production.
Le bien-être de l’animal s’inscrit dans une bonne performance commerciale. Des oiseaux bien soignés,
bien nourris, présenteront un aspect uniforme et un poids vif prévisible. Ils atteindront plus précisément
le poids d’abattage cible (pour les chairs) et répondront aux spécifications de poids des produits élaborés
(poulet effilé, découpe, charcuterie cuite, charcuterie fraîche, produits de saison) et des œufs de bonne
forme et une bonne coloration. Ils présenteront un bon rendement.
Races
Expérience ? disponibles ?
Préférence Situation
commerciale ? Préférences ?
locale ?
Gestion de
la ferme ? Prix ?
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1 Professionnalisme ou
savoir-faire de l’éleveur
2 Conception et
équipement du bâtiment
4 Qualité et conduite
de l’alimentation
5 Conduite générale de
l’élevage
6 Hygiène et maîtrise
sanitaire
11
Tableau 1 : Clés de la réussite en élevage avicole
12
SECTION II : ANATOMIE APPLIQUEE
Le poulet est un oiseau dont le poids adulte varie entre 0,8 à 2,5 kg et plus selon les races.
1. La tête
Elle est surmontée d’une crête rouge, de 2 barbillons pendant de chaque côté du bec :
1.1. Le bec
Le bec joue un rôle très important dans l’exploration de l’environnement chez l’oiseau. Il permet à la fois le
toucher, la préhension, l’alimentation et l’abreuvement. Chez le poussin sa pointe est pourvue du diamant,
petite pièce cornée utilisée pour briser la coquille lors de l’éclosion. L’épointage (chez la pondeuse ; coq
reproducteur) sert à ôter la pointe du bec sur laquelle le diamant est fixé afin que les animaux ne se
blessent pas mutuellement au cours de leur vie. Cette opération doit suivre la réglementation en vigueur
dans le pays et être réalisée par un personnel bien formé à la manipulation et sensibilisé au bien-être
animal. Un épointage trop important gênera la prise alimentaire et donc nuira à la croissance de l’animal
ainsi qu’à son bien-être.
1.2. La crête
La crête, avec les barbillons, constitue chez le coq et la poule un organe sexuel secondaire ayant notamment
un rôle dans la régulation thermique de l’animal. Son développement et sa couleur renseignent sur
l’avancement de la maturité sexuelle. Les femelles débutent leur maturité sexuelle entre 17 et 19 semaines
et commencent à pondre autour de 21 semaines pour certaines pendant que pour d’autres, la maturité
est plus tardive, entre 19 à 21 semaines. Sans stimulation ces femelles ne commencent à pondre que vers
24 ou 25 semaines. La crête se développe et passe de la couleur rose pâle au rouge marqué. C’est l’un des
signes à surveiller pour évaluer la précocité de la ponte.
Dans une ferme, un mâle à la crête et aux barbillons bien rouges, à l’œil vif, est mature et prêt à la
reproduction. Une grande crête attire les femelles et plus la couleur rouge est prononcée, plus cette
stimulation est importante. Enfin, une belle crête est tout simplement un signe de bonne santé.
Lorsque la poule étouffe, comme cela peut arriver en technique cas de fortes chaleurs, de stress ou
d’entassement, elle peine à s’oxygéner et la crête devient plus foncée au point de paraître bleutée. Les
animaux trop gras sont particulièrement sensibles à ce risque. Il est donc important de ne pas faire
paniquer les animaux, de veiller à ce qu’ils soient toujours au poids cible, de maîtriser l’ambiance de son
bâtiment et d’éviter les situations d’entassement.
2. Le tronc
Il est composé du dos, de la poitrine et de l’abdomen. Le tout recouvert de plumes de couleurs variées
selon les races.
3. Les plumes
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C’est pour cela que les oiseaux halètent : le bec ouvert et la langue relevée, ils exposent la muqueuse
humide à l’air libre et ventilent par respiration pour favoriser l’évaporation des fluides corporels
(phénomène évacuant de la chaleur). Dans des conditions d’extrême chaleur les poules d’observation
peuvent augmenter l’évacuation de la chaleur en écartant légèrement les ailes du corps et en hérissant
leurs plumes (rendant la couche isolante de plumes moins compacte). Chaque souche possède une
couleur qui lui est propre (avec certaines variations dans les teintes). En revanche, des plumes nettement
décolorées doivent alerter l’éleveur lorsque cette caractéristique n’est pas normale pour la souche. Ainsi,
des plumes partiellement décolorées révèlent généralement une carence dans l’aliment. Plusieurs pistes
sont alors à explorer : présence de mycotoxines, manque de caroténoïdes, carence en vitamines, etc…
4. Les membres
• Les pattes ; elles sont recouvertes d’écailles et terminées par 4 doigts dont 3 dirigés vers l’avant et
1 dirigé vers l’arrière;
• Les ailes sont recouvertes de plumes.
Le foie est un organe qui sécrète de nombreuses enzymes responsables de la digestion dans la bile. Il est
important de le prendre en considération lorsque l’on fait évoluer la quantité d’aliment donnée au lot
chaque jour. En cas de mortalité, il est conseillé d’évaluer l’état du foie. Un foie hémorragique survient
lorsque l’augmentation de la ration est trop importante.
6. L’appareil génital
L’appareil sexuel de la poule se développe vers la 18ème semaine, ce qui explique l’augmentation constatée
des besoins en eau à cette période (développement de la grappe ovarienne).
Le cloaque devient humide et on peut sentir à la palpation que l’écartement de la zone pelvienne s’agrandit.
Lorsque cette zone est large d’environ 4 cm (près de deux largeurs de doigts) c’est que la poule devient
capable de pondre.
7. L’appareil digestif
Il comprend :
Le poulet ne mâche pas mais avale directement son alimentation qu’il casse en petits morceaux à l’aide de
son bec lorsque c’est nécessaire. Dans un premier temps cette nourriture est stockée dans un renflement
de l’œsophage : le jabot. À cette étape, la nourriture est lubrifiée par la salive et l’amidon commence à être
digéré (via l’enzyme amylase).
Pour savoir si un animal vient de manger, il suffit de palper son jabot. Cette observation doit être faite
dès les premières heures du démarrage. L’eau se mélange à l’aliment. Ainsi, un jabot trop dur révèle que
l’animal ne s’est pas assez abreuvé.
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La digestion débute véritablement dans le proventricule qui est le siège de la production des enzymes
digestifs tels que la pepsine (on appelle ce compartiment l’ « estomac chimique »).
Lorsque l’aliment passe ensuite dans le gésier, il subit une forte pression de la part des muscles de cet
organe (aussi appelé « estomac mécanique »). C’est à ce niveau que les particules alimentaires sont
écrasées et réduites en une pâte qui permettra l’assimilation des nutriments. Lorsque certaines particules
sont trop dures pour être écrasées dans le gésier, elles finissent dans les intestins et peuvent causer une
irritation voire des troubles de l’assimilation et des diarrhées.
Dans la nature, une poule ingère des petits cailloux qui, soumis aux pressions du gésier, écraseront toutes
les particules à la manière des dents chez les mammifères. On appelle ces cailloux du grit.
En élevage, le grit améliore la digestibilité de la ration alimentaire ainsi que le bien-être animal. Lorsqu’on
distribue du grain de maïs concassé, il faut toujours penser à ajouter du grit. Pour les jeunes animaux, le
diamètre doit être à peine supérieur à celui d’un grain de sable.
8. Le squelette
En cas de déséquilibres nutritionnels, des boiteries peuvent apparaître. Le squelette et les articulations
sont alors trop fragiles pour supporter la masse de l’animal. Il est important de conserver un temps de
nuit suffisant car c’est durant cette période que l’essentiel de la synthèse osseuse est réalisé (fixation du
calcium).
Au cours d’une autopsie, l’éleveur peut évaluer la solidité des os en brisant manuellement les tarso-
métatarses de la carcasse. L’os doit être rigide et se briser d’un coup, avec un unique point de cassure,
produisant un bruit similaire à celui d’un claquement. Un os trop souple ou se brisant facilement, avec
une structure friable, dénote un problème physiologique (déséquilibre alimentaire, atteinte sanitaire).
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Oeil
Crête droite
Camail
Narine
Dos Queue
Bec
Barbillon
Aile
Pointe du
bréchet Ventre
Cuisse
Patte
Doigt
Ongle
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SECTION III : CONCEPTION ET MAÎTRISE SANITAIRE DU SITE ET DES BATIMENTS DE
PRODUCTION
La conception du site de production, l’entretien du bâtiment et de ses abords sont les premiers éléments
contribuant à la réussite de l’élevage.
Le choix du site est une étape importante dans la réalisation de votre projet avicole car c’est une opération
irréversible si l’achat est déjà fait. Dans ce cas, faites attention à certains critères qui devraient vous aider
à choisir un lieu plutôt qu’un autre dans l’atteinte de vos objectifs :
Un site suffisamment spacieux pour votre projet (espace entre bâtiment, aire de circulation) ;
L’accessibilité : votre site d’élevage doit être facile d’accès en toute période de l’année car vous aurez
plusieurs fois à emprunter ces accès pour :
• sortir vos productions;
• recevoir des matières premières, du copeau de bois, etc;
• vendre votre fiente, vos animaux, les œufs, etc;
• Disponibilité en eau et électricité;
• Isolé et délimité :
॔ Votre site doit protéger vos installations de la pollution sonore de la ville;
॔ Une zone peu concentrée pour moins exposer vos futurs animaux à la contamination de
maladies;
॔ Il est moins recommandé de construire votre ferme sur un terrain qui ne vous appartient
pas.
• Il faut respecter également les mesures suivantes :
॔ Terrain plat pour éviter les remblais (surcoût de production).
• Le terrain non inondable :
॔ prévoir des tranchées ou des canaux d’évacuation des eaux de pluies autour du bâtiment;
॔ Prévoir des arbres pour créer de l’ombrage et diminuer la vitesse du vent;
॔ Éviter les zones de feu de brousse;
1. Le zonage
Lors de la conception du site de production, l’éleveur doit delimiter la ferme par une clôture et des
entrées uniques pour :
Ces trois axes constituent le cœur de ce que l’on appelle la biosécurité. L’établissement de ces mesures
rentre dans la bonne gestion d’une ferme de qualité et de sécurité alimentaire.
Le site est une enceinte close dont l’accès est contrôlé et doit permettre :
• Une zone publique dans laquelle les visiteurs peuvent circuler librement;
(ex : les bureaux administratifs, la route, le parking);
• Une zone vestiare et de repos dans laquelle le personnel pourra se changer et se reposer
• Une zone professionelle dans laquelle seul le personnel autorisé peut circuler
(ex : le hangar de stockage, les allées vers les bâtiments, les sas sanitaires);
• Une zone d’élevage réservée aux animaux et aux opérateurs chargés de leurs soins
(ex : la poussinière).
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Chaque zone doit être physiquement délimitée (grillage, mur, clôture ; une haie vive) et uniquement
accessible via un sas sanitaire. Les entrées et sorties des éleveurs, du matériel, des œufs et des animaux,
l’arrivée des matières premières et l’expédition des déchets (œufs, cadavres) doivent être maîtrisées et
chaque circuit ou flux doit être séparé des autres dans l’espace ou dans le temps.
2. Hygiène générale
• A la propreté et à l’hygiène du site et de ses abords, des sas d’entrée du personnel et du matériel,
des sas d’expédition des œufs à vendre, du magasin, des zones de stockage des déchets;
• Au bon fonctionnement des outils de nettoyage et de désinfection;
• A la présence d’appâts pour les rongeurs et autres nuisibles;
• A la qualité de l’eau (contrôle bactériologique annuel, voire semestriel à l’entrée du bâtiment et en
bout de ligne d’abreuvement);
• A la quantité et qualité du copeau dans les batiments ( si copeau present);
• Au propreté des mangeoires et abreuvoirs.
Afin de limiter les risques sur des sites comprenant plusieurs bâtiments, l’éleveur préférera une conduite
en bande unique à une conduite en bandes multiples.
3. Les flux
L’entrée des véhicules sur le site d’élevage doit être limitée au strict minimum. L’accès doit être interdit
à tout véhicule indésirable. Les véhicules de livraison (aliment, gaz, autres consommables, poussins) ou
d’expédition circulent d’élevage en élevage. Ce sont d’excellents vecteurs pour les agents pathogènes. Ils
doivent obligatoirement être nettoyés et désinfectés avant leur entrée sur le site d’élevage.
Le chauffeur circule aussi d’élevage en élevage. Son statut sanitaire vous est inconnu. En aucun cas, il ne
doit pénétrer dans le bâtiment, même pour aider aux tâches (ex : enlèvement).
Installation à l’entrée de la ferme d’une autoluve avec des pulvérisateurs manuels pour une désinfection
systématique. Lors de la réforme, si le site comprend plusieurs bâtiments et si ces derniers ne sont pas
vidés simultanément, le chauffeur ne doit pas pénétrer dans le site avec son véhicule afin de limiter le
risque sanitaire d’introduction d’agent pathogène.
3.2. Le matériel
Le matériel de chaque bâtiment doit être spécifique au bâtiment afin de limiter le risque de contamination.
L’entrée de matériel extérieur doit être limitée au maximum. Avant d’entrer dans le bâtiment d’élevage, tout
matériel doit être obligatoirement désinfecté (lavé avant désinfection si possible). Un sas de désinfection
est prévu à cet effet à l’entrée du bâtiment, voire du site.
Les accès au site d’élevage et au bâtiment doivent être limités aux personnes intervenant sur les animaux :
éleveurs, techniciens, vétérinaires. Chaque personne doit utiliser le sas sanitaire correctement. Il est
tentant d’ignorer le sas sanitaire et de le contourner ou de ne pas tenir compte de ses différentes zones,
surtout lorsque l’on est pressé ou fatigué. Pour cette raison, le sas doit être contraignant, c’est-à-dire qu’il
faut disposer des clôtures et barrières de sorte que le passage par le sas soit obligatoire.
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Nous conseillons la mise en place de sas sanitaires à trois zones. Par exemple, le sas sanitaire situé à
l’entrée de la zone professionnelle comprend :
• Une zone extérieure où les personnes laissent leur tenue civile (vêtements et chaussures);
• Une zone intermédiaire où les personnes prennent une douche complète (cheveux et corps) et se
désinfectent les mains;
• Une zone intérieure où les personnes se vêtissent d’une tenue spécifique à l’élevage comprenant
sous-vêtements, cotte, charlotte et chaussures.
Il est important que le sas sanitaire soit régulièrement et fréquemment désinfecté (au moins une fois
par semaine). Dans chaque bâtiment, on doit retrouver un sas sanitaire qui permet le changement de
tenue pour revêtir la tenue spécifique du bâtiment. La zone intermédiaire doit permettre un lavage et une
désinfection des mains.
Les déchets sont l’un des principaux vecteurs de maladie en élevage. Il est indispensable lors de la
conception d’un site d’élevage de prévoir leur évacuation. Ils peuvent être de plusieurs sortes :
• Poules de réforme;
• Cadavres;
• Œufs pourris;
• Fientes;
• Matériel jetable utilisé;
• Eaux usées.
4. Modèle type
L’élevage commence par la conception du bâtiment avec le choix du site. Le bâtiment lieu :
Il doit être un environnement agréable pour que les sujets puissent donner le maximum de performances
que leur génétique puisse offrir. Pour cela le bâtiment doit être :
Solide : c’est un investissement qui doit accueillir plusieurs lots (le réparer à chaque lot serait un gâchis).
• Si le bâtiment est ouvert, il doit être bien éclairé car les animaux doivent voir le matériel;
• Suffisamment spacieux pour les animaux dans le respect des densités;
• Bien orienté dans le sens est-ouest pour éviter le soleil à l’intérieur du bâtiment;
• Bien ventilé les circulations d’air à l’intérieur des bâtiments doivent être contrôlé;
• Le bâtiment doit être à distance suffisante pour se protéger des transmissions;
• Les dimensions du bâtiment permettent de réduire considérablement la chaleur à l’intérieur du
bâtiment.
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Nous décrivons ici un modèle type de construction idéale. Il s’agit de bâtiment à structure ouverte.
Les parois latérales sont constituées d’un grillage, celui-ci reposant sur un muet de 40 cm environ et
permettant une admission basse d’air au niveau des volailles. La toiture sera largement débordante (1 m à
1.5 m) afin de se protéger de la pluie et du soleil : pendant les heures chaudes de la journée, de 10 heures
à 16 heures, les volailles doivent être à l’ombre. Des bâches plastiques doivent pouvoir être déroulées le
long des parois en cas d’orages violents.
En élevage avicole, le principe de base à respecter est celui de l’élevage en « bande unique » ou All in ; All
out qui consiste en la gestion de lots d’animaux de même âge, même espèce et même type de production.
1.1. Définition
La désinfection est une opération au résultat momentané permettant d’éliminer ou de tuer les micro-
organismes et / ou d’inactiver les virus indésirables supportés par les milieux inertes contaminés
(Définition officielle AFNOR : Association Française de Normalisation).
Après le départ des animaux, que l’élevage soit au sol ou non, le principe reste le même :
• Désinsectisation dans l’heure qui suit le départ des animaux : En effet, de nombreux parasites,
tels que les ténébrions, vont aller se cacher dès que la litière refroidira. Il faut donc les combattre
lorsque l’environnement de l’élevage est encore chaud, soit juste après le départ des animaux.
Il faut par ailleurs toujours adapter son nettoyage et sa désinfection à chaque type de parasite
(coccidies, vers, poux…);
• Mise en place des appâts de dératisation : Le moment est propice car il n’y a aucun autre aliment
présent dans le bâtiment à cette étape;
• Démontage et sortie du matériel d’élevage (abreuvoirs, chaînes d’alimentation, matériel de pesée,
etc.) en dehors du bâtiment de production, sur une aire bétonnée;
• Sortie des tenues de travail non utilisées pour le nettoyage du bâtiment;
• Vidange des circuits d’eau;
• Enlèvement des fientes et/ou de la litière;
• Lavage des parois, des sols, des systèmes de ventilation et de chauffage, des canalisations et des
bacs à eau, des silos;
• Entretien de l’intérieur du bâtiment (canalisations et système d’abreuvement, ventilation et
aération, système d’alimentation);
• Lavage du matériel d’élevage à l’extérieur du bâtiment sur une aire bétonnée équipée d’un système
de collecte des eaux de lavage;
• Révision du matériel d’élevage - Entrée du matériel d’élevage propre dans le bâtiment;
• Lavage des abords du bâtiment de l’ensemble des surfaces bétonnées et des conduites d’évacuation
des eaux;
• Contrôle de l’étanchéité du bâtiment (lutte contre l’intrusion de rongeurs et autres nuisibles);
• Lavage des tenues de travail spécifiques au bâtiment de production;
• Désinfection liquide des canalisations d’eau;
• Une fois le bâtiment sec, désinfection du bâtiment et de l’ensemble du matériel situé à l’intérieur
(désinfection d’ambiance par thermo-nébulisation ou nébulisation);
• Fermeture du bâtiment pendant 24 heures minimum puis aération, suivi d’un vide sanitaire d’une
durée minimale de 21 jours (bâtiment clos);
• Désinfection des abords du site;
• Nouvelle mise en place des appâts de dératisation.
Pendant toute la durée du vide sanitaire, l’accès au bâtiment d’élevage est interdit.
La succession du lavage, de la désinfection et du vide sanitaire permettent de faire chuter la charge
microbienne du bâtiment.
De manière générale, il faut retenir qu’une désinfection n’a d’effet satisfaisant que sur une surface
correctement lavée.
21
Les principaux produits désinfectants utilisés en aviculture sont indiqués dans le tableau ci-dessous.
Activité en Pédiluve
Œufs et Actif avec Action
Virucide Bactéricide p ré s e n c e /
larves détergent corrosive
MO Rotoluve
Soude + +++ ++ - - +++ +/-
Eau de javel +++ ++ - - - +++ +/-
Chloramine ++ +++ + + + +/- +/-
Iode +++ +++ + +/- +++ +++ +++
Formol ++ +++ +/- - - +++ -
Ammoniums
+ ++ - - - - -
quaternaires
Phénols ++ +++ ++ +++ +++ - +++
॔ Aux animaux de vivre dans des conditions de confort favorables à l’extériorisation optimale de
leur potentiel génétique de production c’est-à-dire leur permettre une croissance optimale;
॔ Aux éleveurs d’améliorer leur rendement technico-économique à l’aide de bâtiment adaptés à
leurs contextes de production et utilisés judicieusement.
• La température;
• L’hygromètre ou humidité relative;
• La luminosité;
• La vitesse de l’air;
• La teneur en gaz (ammoniac, gaz carbonique, oxygène);
• La charge en poussière et en microbes;
• L’état des litières.
2.1. La ventilation
L’objectif de la ventilation est d’obtenir le renouvellement de l’air dans le bâtiment afin d’avoir :
• L’admission d’air doit être basse, au niveau des animaux. Par conséquent, le muret de soubassement
du bâtiment doit rester dégagé de tout obstacle. Dans le cas où ce muret aura été construit d’une
taille trop haute, des ouvertures grillagées pourront être aménagées dans celui-ci;
• En cas de vent trop violent, des bâches pourront être descendues sur une petite partie de la paroi
exposée;
• Le grillage doit être nettoyé et débarrassé des poussières, plumes et duvets qui gêne le passage
d’air;
• Dans le cas de la présence d’un lanterneau au faîtage du bâtiment, la pente du toit devra être
suffisante si l’on veut bénéficier de l’effet de cheminée et obtenir un tirage suffisant;
• Il faut éviter les sites encaissés qui risquent de présenter une insuffisance du renouvellement d’air
en ventilation naturelle. Inversement, un site trop exposé aux vents risque de soumettre les
animaux à des courants d’air excessifs. L’orientation du bâtiment doit être décidée en fonction
des vents dominants selon l’effet recherché;
• Orientation du bâtiment dans une limite de 30 à 45° de part et d’autre de la perpendiculaire aux
vents dominants si l’on désire éviter un balayage transversal trop important;
• Orientation du bâtiment perpendiculairement aux vents dominants si l’on souhaite bénéficier de
la ventilation transversale, particulièrement en saison chaude.
Une limitation de l’exposition au soleil peut être obtenue par le choix d’un site ombragé ou par une
orientation du bâtiment parallèlement à un axe Est-Ouest ; ceci permettant un moindre rayonnement
solaire sur les parois latérales en pleine journée.
Bien chauffé
Bien situé
Bien isolé
Étanche
23
2.3. La situation par rapport à l’eau
Il est préférable de choisir un site légèrement isolé, loin d’autres élevages (risque de contamination de
voisinage) ou de zones bruyantes (risque de stress), à condition que cela ne nuise pas à la fréquence des
visites et des observations de l’éleveur ou du volailler responsable. L’accès à l’élevage doit rester aisé
permettant facilement les allées et venues nécessaires au fonctionnement de l’exploitation : livraison
d’aliment ou matières premières, exportation des œufs etc. Il est préférable de spécialiser un site à une
production (poulet de chair ou pondeuse, ou pintade etc.).
a) Chaleur
Des arbres peuvent être plantés autour du bâtiment de telle sorte que leur feuillage ombrage la toiture.
De même, l’entretien de verdure aux bords du local d’élevage limitera la charge en poussière dans le
bâtiment. Enfin, un badigeonnage à la chaux ou une couche de peinture blanche sur la toiture permet de
réfléchir la chaleur et ainsi d’abaisser la température de 30 à 54°C dans l’élevage.
b) Humidité
Un caniveau cimenté et profond (50 cm), situé à l’aplomb du bord de la toiture permet de recueillir et
d’évacuer l’eau de ruissellement.
c) Prédateurs
Un grillage ou filet aux mailles fines posé devant chaque ouverture et sur le lanterneau, intimement
plaqué contre le muret périphérique et le toit permet de réduire ce risque.
En climat chaud, une hygrométrie élevée diminue les possibilités d’évaporation pulmonaire des poulets
et par conséquent, l’élimination de chaleur. Les performances zootechniques des animaux seront alors
inférieurs à celles observées en milieu chaud et hygrométrie modérée.
Une hygrométrie idéale se situe en 55% et 75%. Généralement, l’hygrométrie est supérieure à 70% dans les
régions côtières du sud.
Un air se caractérise par une vitesse de 0.10 m/s chez la jeune volaille de moins de 4 semaines, et par une
vitesse de 0.20 à 0.30 m/s chez une volaille emplumée. Au-delà, elle peut provoquer un rafraichissement
chez l’animal, un effet contraire étant observé en deçà.
f) La teneur en gaz
En présence d’humidité et de chaleur, les matières organiques azotées issues des déjections subissent
une fermentation qui libère de l’ammoniac. L’ammoniac possède une action irritante et corrosive sur
les muqueuses des voies respiratoires. La toxicité de l’ammoniac est particulièrement insidieuse car son
augmentation est progressive et souvent non décelée par l’éleveur qui s’est habitué petit à petit à cette
odeur.
Les principaux moyens de lutte contre la présence de forts taux d’ammoniac en élevage sont :
• Épandage d’une fine couche de litière 2 fois par semaine;
• Utilisation de superphosphate : 100-200 g/m2, 2 fois par semaine.
24
g) Les poussières
Elles ont une action irritante sur la muqueuse respiratoire et peuvent également servir de support pour
des germes pathogènes. Leurs origines sont multiples, provenant parfois des turbulences engendrées par
la ventilation.
Lorsque l’hygrométrie est élevée (supérieur à 70%), les particules libérées par la litière sont moins
nombreuses et d’un diamètre plus important car elles sont hydratées : leur pouvoir pathogène est alors
moindre. En revanche, en atmosphère sèche (hygrométrie inférieure à 55%) les litières peuvent devenir
très pulvérulentes et libérer de nombreuses particules irritantes de petite taille.
La structure de toutes les sociétés d’élevage est tout à fait standard, avec le stock d’élite de la lignée
pure dans des populations relativement petites situées au sommet et un grand nombre de poulets de
chair à la base. Les populations pédigrées de la lignée principale, classées en lignées mâles et femelles,
subissent une sélection génétique pour obtenir des améliorations progressives des principaux caractères
économiques. Les traits majeurs sont améliorés par une sélection intensive (haute intensité), qui est
régénérée à partir des meilleures familles. Des traits mineurs tels que la fertilité, l’éclosion, et la qualité
de vie sont améliorés en éliminant les quelques pires familles (faible intensité) (Pollock,1999).
25
Tableau 3 : les performances de la souche COBB 500 (Cobb -VENTRESS 2012)
- -
0 42 -
26.4 0.902
7 185 167
33.2 1.165
14 465 542
44.9 1.264
21 943 1192
54.4 1.402
28 1524 2137
62.6 1.53
35 2191 3352
68.0 1.675
42 2857 4786
0 42 - - -
7 182 20.00 241 0.98
14 455 39 674 1.201
21 874 59.86 1362 1.359
28 1412 76.86 2378 1.504
35 2021 87 3628 1.648
42 2652 90 5072 1.792
• Poulets de chair à croissance rapide type industriel – Moyenne 2kg en 45 jours : Hubbard, Ross,
Cobb;
• Poulets de chair type Label –Moyenne 2 à 2.5 kg en 84 jours : Chair roux, gris, cou nu rouge, cou
nu noir;
• Poulets de chair semi lourd et lourd –Moyenne 2.5 kg à 60 jours.
26
SOUCHES DESCRIPTION QUALITES
• Le Ross 308 est un poulet de chair • Économe en nourriture : la plupart
robuste, à croissance rapide, économe des aliments sont efficaces;
en nourriture et offrant un très bon
rendement en viande; • Très bon rendement en viande;
• Il s’adapte à tous les milieux et va
satisfaire les demandes des éleveurs qui • Croissance rapide;
exigent une constance de production de
Ross 308
viande et une bonne rentabilité; • Très bonne adaptation à tous les
• Sa patte jaune est issue du croisement environnements.
d’une poule 308 avec un coq européen ;
• Son plumage et son sous-plumage sont
blancs et la couleur de sa peau est jaune
Le poulet de chair le plus efficace au monde • Le plus bas coût de poids vif produit;
présente la conversion alimentaire la plus • Performance supérieure avec des
basse, le meilleur taux de croissance et une rations à moindre coût;
capacité à bien se nourrir avec une nutrition• La plupart des aliments efficaces;
de faible densité et moins coûteuse. • Excellent taux de croissance;
• Meilleure uniformité des poulets de
Cobb 500
Ces caracté-ristiques combinées confèrent chair pour le traitement;
au Cobb500 l’avantage concurrentiel du • Éleveur de compétition.
coût le plus bas par kilogramme ou par
livre de poids vif produit pour la clientèle
croissante du monde entier.
Efficacité de reproduction.
27
Cobb 500 Ross 308
Souche : Hy-Line
PERIODE DE CROISSANCE
(JUSQU’À 17 SEMAINES) :
Viabilité 98%
Consommation alimentaire 5,75–6,13 kg
Poids corporel à 17 semaines 1,40 – 1,4kg
PÉRIODE DE PONTE (JUSQU’À 100 SEMAINES)
Pic de production 95–96%
Œufs par poule présente jusqu’à 60 semaines 257–266
Œufs par poule présente jusqu’à 90 semaines 419–432
Œufs par poule présente jusqu’à 100 semaines 468–483
Œufs par poule départ jusqu’à 60 semaines 253–262
Œufs par poule départ jusqu’à 90 semaines 408–421
Œufs par poule départ jusqu’à 100 semaines 453–467
Viabilité jusqu’à 60 semaines 97%
Viabilité jusqu’à 100 semaines 92%
Age à 50% de production 140 Jours
28
Isa Brown
29
c) Les hybrides
30
2. Préparation de la poussinière
En principe les préparatifs commencent au moins 36 heures avant l’arrivée des poussins. Si la poussinière
ou le poulailler n’ont jamais reçu de poussins il n’y a aucun problème.
Par contre, si une première bande de volaille est passée, il faut respecter un vide sanitaire de 15 jours
avant l’arrivée d’une seconde bande, ainsi de suite.
On prévoit :
Trois ou deux jours avant l’arrivée des poussins, il faut mettre en place une litière ; c’est – à -dire
recouvrir le sol du poulailler d’une couche de copeaux de bois et de balle de riz.
La litière ainsi constituée doit avoir une épaisseur de 5 à 10 cm. La litière doit être étalée de façon
homogène au sol.
Le rythme de changement de la litière est lié à l’état d’insalubrité. En cas de maladie, il faut changer la
litière de façon systématique.
• Définir les dimensions de la surface par rapport au nombre de poussins à recevoir (densité 40
poussins/m²) à la 1ère semaine;
• 30 poussins / m² à la 2ème semaine;
• 20 poussins / m² à la 3ème semaine;
• En phase de croissance 10 poussins / m²;
• Nettoyer et désinfecter le sol et matériel (mangeoires, abreuvoirs);
• Installer la bâche (à la partie grillagée);
• Mettre en place la litière et la désinfecter (épaisseur : 9 à 10 cm);
• Installer l’éleveuse (système de chauffage) au centre;
• Disposer de façon alternée mangeoires et abreuvoirs autour de l’éleveuse;
• Vérifier le bon fonctionnement de tout le matériel.
31
2.2. Matériel lié au processus de production (FONSTAB, 2014)
32
Densité et équipements de 2 à 5 semaines
33
Le matériel est incontournable pour faire un bon élevage et une bonne performance de production. Il peut
varier en fonction.
Avec l’absence du matériel chez la poule pondeuse, la ponte est quasi nulle notamment le système
d’abreuvement : Le système d’alimentation.
Lors de la confirmation du jour et de l’heure de livraison, indiquer au fournisseur les règles d’hygiène
propres à vote site. En aucun cas le chauffeur ne doit entrer dans le bâtiment, même pour aider les
équipes à décharger :
• Positionner le camion de sorte que les poussins restant dans les cartons soient protégés des
courants d’air;
• Indiquer votre protocole de prélèvements au chauffeur s’il doit les réaliser. Bien réaliser les
prélèvements dans le camion et non sur la zone de déchargement;
• Effectuer le déchargement le plus rapidement possible en alignant les cartons à distance suffisante
des radiants pour ne pas surchauffer les poussins;
• Contrôler la quantité et la qualité livrées (état général des poussins, aspect particulier du duvet,
mortalité…);
• Signaler toute anomalie sur le bon de livraison, aucune observation ne pourra être faite après le
départ du chauffeur;
• Signer le bon de livraison;
• Réaliser une pesée individuelle d’un échantillon de poussins (10%). Pour cela, on prend une ou
deux cartons de poussins et on pèse tous les animaux sans exception;
• Enregistrer ces poids sur la fiche d’élevage et calculer l’homogénéité du lot à plus ou moins 10%;
• Sortir les poussins des cartons et les placer dans la zone de démarrage, sous les radiants et à
proximité des abreuvoirs;
34
• Contrôle à effectuer;
• Nombre de poussins livrés : il faut vérifier que ce nombre correspond effectivement à la commande.
Certains couvoirs ont l’habitude de fournir 2% de poussin en plus afin de tenir compte de la
mortalité pendant le transport. La connaissance du nombre initial réel de poussins permet de
mieux apprécier la mortalité;
• Poids des poussins : le poids des poussins d’un jour varie de 35 à 45 grammes selon l’âge et la
souche des reproducteurs. Il faut peser un échantillon de poussins prélevés dans plusieurs cartons
différents. Une étroite relation existe entre le poids à un jour et le poids à l’abattage. Il faut préférer
les couvoirs fournissant des animaux dont le poids est supérieur à 35 grammes et homogène dans
tout le lot afin de donner à chaque poussin toutes les chances;
• État des poussins : il faut vérifier l’état et comportement des sujets dans les cartons. Le duvet
doit être sec, les ombilics cicatrisés ; les sujets doivent être vifs ; les pattes et le bec ne doivent
pas être déformés. Une fois, ces contrôles réalisés, il faut mettre en place les poussins délicatement
en évitant de les jeter avec « le geste du semeur ».
• Empiler les cartons sur une hauteur trop élevée ou non horizontalement;
• Oublier de laisser un espace entre les cartons lors du chargement;
• Exposer les poussins à la chaleur, aux fumées des véhicules, aux courants d’air.
b) Précaution à respecter
Le démarrage des poussins est probablement l’étape la plus importante pour conditionner la réussite de
la période de production. Il s’agit d’acclimater les poussins à leur lieu de vie, c’est-à-dire de s’assurer que
les poussins deviennent autonomes pour trouver eau, alimentation et zone de vie confortable. Puisque
les besoins d’un poussin évoluent avec le temps, il est important de régler les paramètres d’ambiance
de manière intelligente jour après jour. Au cours de ce chapitre nous commencerons par rappeler la
procédure lors de la réception vis-à-vis du transporteur. Puis nous détaillerons, paramètre par paramètre,
les recommandations techniques à suivre pour que le démarrage soit un succès. Nous proposerons enfin
un récapitulatif des étapes à ne pas manquer.
Les systèmes d’élevage sont multiples et les poussins chair peuvent s’adapter à la plupart d’entre eux à
condition que l’éleveur soit attentif à leurs besoins essentiels (eau, nourriture, comportements naturels,
conditions d’ambiance satisfaisantes…).
Afin de ne manquer aucune étape nous allons détailler, pour chaque paramètre d’importance, la procédure
à suivre et les erreurs à éviter. Chaque paramètre nécessite une préparation avant réception des poussins.
a) La zone de démarrage
Il est important de déterminer précisément quelle est la zone qui accueille les poussins. Dans la plupart
des cas le démarrage a lieu dans une partie ou dans la totalité du bâtiment d’élevage. Cette zone doit
pouvoir fournir au poussin tout ce dont il a besoin.
Afin que le poussin trouve rapidement les sources de chaleur, de boisson et de nourriture, cet espace doit
être préférablement restreint en un parc.
35
Il sera nécessaire de l’agrandir progressivement après quelques jours lorsque les poussins seront
parfaitement autonomes. Un poussin explore son environnement de manière erratique et peut-être amené
à suivre les parois du parc de démarrage. Il est important qu’au cours de son exploration le poussin ne
puisse pas sortir du parc ou se coincer dans les différentes installations.
Les parois du parc doivent être arrondies pour que le poussin ne se retrouve pas bloqué dans un coin. Une
fois seul, le poussin appelle en pépiant et ce faisant attirer par d’autres poussins. Ces poussins restent
blottis entre eux par instinct grégaire et ne partent plus en recherche d’aliment ou de boisson.
Chez les poussins pontes : Au 8ème jour, on peut enlever les barrières de la zone de vie pour laisser le
poussin découvrir la surface de tout le bâtiment. Cela peut être fait de manière progressive, en élargissant
dans un premier temps la zone de vie puis, deux jours plus tard, en l’enlevant complètement.
De la même manière vers 8 jours, on passera du matériel de démarrage au matériel d’élevage de manière
progressive afin de s’assurer que les animaux aient le temps de s’adapter.
b) La litière
L’essentiel des échanges thermiques avec l’extérieur ont lieu au niveau des pattes chez le poussin. Il est
très important de bien maîtriser la température du sol et donc de la litière.
La litière doit être fine (1 cm est suffisant) et plane afin de ne pas gêner le poussin dans l’exploration de
son environnement.
Une litière aussi fine est optimale pour un bon démarrage mais nécessite de la préparation. Nous
recommandons de préchauffer à 20°C dès 72 heures avant réception des poussins. Il faut allumer les
radiants à température modérée pour augmenter progressivement la température du bâtiment et les
abaisser pour chauffer le béton en profondeur tout en évitant la condensation sous la litière.
Cela permet en outre de faciliter le séchage du désinfectant (il faut également bien ventiler le bâtiment).
La litière peut être constituée de copeaux de bois, de cosses de riz, de sous-produits végétaux divers… Il
est important que la litière soit absorbante et non abrasive pour ne pas blesser les poussins ou irriter les
coussinets plantaires.
Quelle que soit la matière utilisée pour la litière des bâtiments des poulets de chair, une bonne litière
doit :
Les sols bétonnés sont lavables et permettent une gestion plus efficace de la biosécurité et de la litière. Les
sols en terre sont à éviter. Une litière de qualité médiocre est un facteur déterminant du développement
de la dermatite des coussinets plantaires. Étant admis que l’une des principales causes de dermatite est
la litière humide et agglomérée, il est important de maintenir une ventilation adaptée afin de contrôler
le taux d’humidité à l’intérieur du bâtiment. La dermatite des coussinets plantaires peut augmenter la
fréquence de déclassement des carcasses. Elle doit être surveillée pour déterminer si l’ajout de litière est
nécessaire.
Pendant les 15 premiers jours (chez les poules pondeuses), il faut remettre une fine couche de litière trois
fois par semaine si nécessaire après avoir ôté les parties croutées.
36
Le rythme de changement de la litière est lié à l’état d’insalubrité. En cas de maladie, il faut changer la
litière de façon systématique.
Cependant chez les poules pondeuses après le chauffage de durée (1mois) il est recommandé de changer
toute la litière du bâtiment. En phase de production chaque mois reprendre l’activité de changement de
la litière.
Le Tableau 7 : ci-dessous décrit les avantages et inconvénients des différentes matières utilisées pour la litière.
37
Matière de la litière Avantages et inconvénients
Matière peut coûteuse dans les régions où elle
est produite. Elles peuvent avoir tendance à
Cosses de noix de coco
s’agglomérer et former une croûte ; mais facile
à surmonter.
Utilisation possible dans les zones arides sur
des sols bétonnés. Si la profondeur est trop
importante, le mouvement des oiseaux peut
être entravé. Gestion adaptée nécessaire. Le
Sable maintien de la température du sol pendant
la phase de démarrage par temps froid est
plus compliqué. Il faut beaucoup de temps de
ventilation pour que la litière soit bien sèche
avant le démarrage.
Disponibilité limitée. Possibilité accrue
Épis de maïs broyés
d’ampoules au niveau de la poitrine.
Forte tendance à l’agglomération. Le
développement des moisissures est également
Paille ou foin haché possible. Son utilisation en mélange en
proportion égale avec des copeaux de bois est
préférable. Décomposition lente.
Leur capacité de rétention d’eau est supérieure
Granulés de paille à la sciure de bois. Ils s’agglomèrent moins
facilement que la sciure de bois.
Sa gestion peut être compliquée dans
des conditions humides. Tendance à
l’agglomération avec une augmentation de la
Papier traité
taille des particules. Il peut être intéressant de
répartir des copeaux sur une base de papier
pour limiter l’agglomération.
À utiliser selon les recommandations du
Granulés de paille traités chimiquement
fournisseur.
À éviter. Risque plus élevé de contamination
Litière recyclée
bactérienne.
c) La température
La température est un paramètre plus difficile à contrôler qu’il n’y parait. Il existe plusieurs valeurs de
température en fonction de la distance aux sources de chaleur (comme les radiants) et de la hauteur de
l’air (qui monte quand il est chaud). La ventilation influe également sur la température. Certains éleveurs
règlent la température dans tout le bâtiment, d’autres dans une zone se limitant aux parcs de démarrage
(via des cloisons mobiles comme des bâches). Par ailleurs, un poussin a des besoins en chaleur qui
évoluent au cours de son développement.
Avant environ 10 jours le poussin régule très mal sa propre température. Sa température corporelle est
initialement d’environ 39 à 40°C (elle augmentera encore d’un ou deux degrés par la suite). Si l’environnement
est trop froid, il devra puiser dans ses réserves vitellines et dans l’aliment pour se chauffer alors que
ces ressources doivent surtout servir au développement de son système immunitaire et de son poids
(squelette, organes, muscles).
38
Si l’environnement est trop chaud le poussin réduira sa consommation d’aliment et donc retardera sa
croissance. Il faut donc pouvoir mettre en place des conditions de température adaptées et être capable
de les faire évoluer au cours du temps.
Les pondeuses ont des caractéristiques physiologiques qui les rendent sensibles au froid dans leurs
premières semaines de vie et à la chaleur en fin d’engraissement. Les tableaux 9 et 10 donnent les
températures moyennes conseillées en élevage, avec ou sans source de chauffage localisé.
Tableau 8 : Normes de température avec source de chauffage localisé (Radiant, par exemple)
Age (Jour) Température sous chauffage Température aires de vie Évolution du plumage
0-3 38°C 28°C Duvet
3-7 35°C 28°C Duvet et ailes
7-14 32°C 28°C Duvet et ailes
14-21 29°C 28°C Ailes et dos
21-28 28°C - 22°C Ailes, dos et bréchet
28-35 20°C - 23°C
35-42 18°C - 23°C
42-49 17°C - 21°C
Age (Jour) Température sous chauffage Température aires de vie Évolution du plumage
0-3 38°C 33°C - 31°C Duvet
3-7 35°C 32°C - 31°C Duvet et ailes
7-14 32°C 31°C - 29°C Duvet et ailes
14-21 29°C 29°C - 28°C Ailes et dos
21-28 28°C - 22°C Ailes, dos et bréchet
28-35 22°C - 21°C
A/c 35 21°C - 18°C
L’une des fonctions premières de la ventilation, notamment dans la phase initiale de production, est de
maintenir le bâtiment à une température appropriée afin de permettre aux oiseaux de rester dans un bon
confort thermique. La température doit toujours se fonder sur le confort visible des oiseaux.
Les variations de température affectent l’efficacité de la conversion alimentaire. Ceci est particulièrement
vrai lorsque la température ambiante est trop froide : l’aliment sera plus utilisé pour la production de
chaleur que pour la croissance. Il faut se souvenir que l’air chaud monte et qu’on peut donc avoir un
bâtiment plus froid au sol qu’au niveau de l’éleveur.
39
Chez le poulet de chair
Chaque bâtiment d’élevage de poulets de chair doit disposer d’une capacité de chauffage suffisante
pour fournir la ventilation nécessaire au maintien d’une qualité d’air acceptable et pour maintenir la
température du bâtiment tout au long de l’année. La chaleur doit être uniformément répartie dans tout
le bâtiment. Une distribution de chaleur inégale peut avoir un effet négatif sur l’uniformité des oiseaux.
Lorsque les ventilateurs de circulation sont utilisés pour véhiculer et diffuser la chaleur dans le bâtiment,
il faut veiller à ne pas créer de courants d’air à hauteur des oiseaux. Lors des premières phases du cycle de
production, le chauffage doit se déclencher au plus près de la température programmée pour le bâtiment.
À mesure que les oiseaux grandissent et commencent à générer plus de chaleur corporelle, l’écart entre la
température de référence du bâtiment et celle à laquelle le chauffage se déclenche pourra être augmenté.
À titre d’exemple, le chauffage peut être réglé pour démarrer seulement si la température du bâtiment est
inférieure de 1 à 2 °C à la température fixée pour le bâtiment. Ces choix et ces paramètres sont dictés en
fonction de la réaction et du confort observés chez les oiseaux.
Lors du préchauffage du bâtiment, avant la mise en place des poussins, il est conseillé de maintenir un taux
de ventilation minimale. Ce taux minimum dépend du type de chauffage utilisé. L’objectif est d’évacuer tous
les gaz nocifs du bâtiment et de diffuser la chaleur uniformément avant l’arrivée des poussins. Consultez
les recommandations du fabricant du système de chauffage pour la ventilation minimale requise à cette
étape. Ces recommandations sont normalement affichées sur le boîtier du dispositif de chauffage.
L’utilisation de radiants permet au poussin de choisir une zone où il n’a ni trop chaud, ni trop froid. La
position des poussins dans la zone de démarrage peut indiquer un excès ou un déficit de chaleur.
La ventilation est importante avant la mise en place (évacuation des produits de désinfection volatils et
des gaz de combustion). Pendant le démarrage il faut aussi s’assurer que l’air reste pur.
La bâche qui entoure le poulailler est totalement enlevée au 21ème jour. Elle sera rabaissée en cas de
pluie accompagnée de vents.
40
d) Éclairage
L’éclairage et son mode de gestion (heures de lumière et d’obscurité, répartition de la lumière tout au long
de la journée) peuvent autant avoir une incidence sur la productivité que sur le bien-être des poulets de
chair. Ces derniers bénéficient d’une alternance définie de lumière et d’obscurité (jour et nuit) qui crée des
périodes distinctes pour le repos et l’activité. Un nombre de processus physiologiques et comportementaux
importants suivent les rythmes diurnes normaux. Ainsi, des cycles définis de lumière et d’obscurité
permettent aux poulets de chair de vivre les schémas naturels de croissance, de développement et de
comportement.
Les programmes d’éclairage doivent être aussi simples à établir que faciles à mettre en œuvre. Le
programme d’éclairage idéal d’un lot dépend des caractéristiques particulières du lot et des exigences
du marché. Toutefois, il convient de respecter un certain nombre de points de gestion de base en toutes
circonstances les ajustements pourront être réalisés en fonction des caractéristiques du lot.
Lumière
Les effets combinés de ces différents facteurs doivent être pris en compte pour l’éclairage des poulets
de chair. À titre d’exemple, certains paramètres de production ou de bien-être (croissance, IC, mortalité)
peuvent évoluer avec la répartition des périodes de lumière et d’obscurité. Il en est de même pour
l’intensité lumineuse et les variations de couleur.
Nous déconseillons l’éclairage continu ou quasi-continu (offrant une courte période d’obscurité allant
jusqu’à une heure) pendant toute la durée de vie des lots de poulets de chair.
Le postulat selon lequel l’apport d’un éclairage continu favorise une meilleure prise d’aliment et une
croissance plus rapide est désormais erroné. Non seulement la programmation d’un éclairage continu sur
toute la durée de vie du lot entraîne des poids réduits à l’abattage, elle a aussi un effet nocif sur la santé
et le bien-être du poulet de chair.
L’incidence du programme lumineux sur la production de poulets de chair est déterminée par un certain
nombre de facteurs :
• le moment de la mise en œuvre du programme une mise en place précoce est plus efficace et
bénéfique pour la santé des oiseaux;
• l’âge d’abattage : une période d’obscurité plus étendue est généralement plus bénéfique pour les
oiseaux plus âgés;
• l’environnement : les effets d’une densité animale importante (supérieure aux taux recommandés)
seront aggravés par une période d’obscurité étendue. Cependant, l’utilisation d’un système
d’éclairage de l’aube au crépuscule permet des ajustements qui atténuent ce problème;
• la gestion des mangeoires et abreuvoirs : les effets négatifs d’un espace d’alimentation et
d’abreuvement restreint seront renforcés par une exposition prolongée à l’obscurité. Mais là
encore, une bonne gestion des programmes lumineux (c.-à-d. des systèmes aube et crépuscule)
peut limiter le problème;
41
• le taux de croissance des oiseaux : l’impact de l’éclairage sera augmenté pour les oiseaux à
croissance rapide;
• Lorsque l’on envisage un programme lumineux pour les poulets de chair, il convient de prendre en
compte les points suivants :
॔ Tous les programmes lumineux doivent prévoir une longue période diurne de 23 heures pour une
heure d’obscurité dans les toutes premières phases de croissance, jusqu’à 7 jours de vie. Ceci
favorise un bon développement précoce de la prise de nourriture et d’eau chez les poussins, et par
extension, une croissance, un bon état de santé et un bien-être précoce;
॔ Tprès 7 jours, 5 heures d’obscurité environ constituent une durée optimale (4 à 6 heures). 4 heures
d’obscurité au moins sont recommandées à partir de 7 jours de vie. Dans le cas contraire, certains
effets peuvent comprendre :
* des prises de nourriture et d’eau anormales dues à la privation de sommeil;
* des performances biologiques sous-optimales (IC, taux de croissance, mortalité);
* une diminution du bien-être animal.
• Les programmes d’éclairage des élevages de poulets de chair sont soumis à la législation dans
certains pays. La durée d’obscurité apportée doit être conforme à la législation locale;
• Juste avant l’abattage, allonger la durée de l’éclairage (par exemple, augmenter à 23 heures
de lumière 3 jours avant la réforme) peut faciliter le retrait de l’aliment (en stabilisant le régime
alimentaire) et l’attrapage (en aidant les oiseaux à rester calmes), mais certains impacts négatifs
sont possibles sur l’IC;
Un programme lumineux intermittent est préféré. Si on n’a pas utilisé un programme lumineux intermittent
de 0 à 7 jours, on utilise 22 heures de lumière de 0 à 3 jours puis 21 heures de 4 à 7 jours.
• Ne laissez pas l’éclairage pendant 24h;
• Une lumière vive (30-50 lux) pendant 0-7 jours aide les poussins à trouver l’eau et les aliments et
à s’adapter à leur nouvel environnement;
• Après la première semaine, on diminue l’intensité lumineuse puis on démarre une diminution
lente du programme.
42
• Pendant les trois premiers jours, une intensité lumineuse de 60 W suspendre à 2 m de haut pour
10-20 m² soit une superficie d’un cercle de 4 m de diamètre doit être fournie aux poussins 24 h/24h
afin de leur apprendre à se repérer et à se servir des mangeoires et des abreuvoirs;
• Après les trois premiers jours à 50 lux (ampoule de 60W), une réduction progressive jusqu’à 5-10
lux doit être réalisé, la durée d’éclairage pouvant être :
* De 24h/24, de 23h/24;
* Fractionnée : une heure de lumière / trois heures d’obscurité.
• Il est important de ne pas augmenter l’intensité ou la durée d’éclairage pour ne pas provoquer de
nervosisme ou picage chez les volailles.
Abreuvement
Les poussins se déshydratent très rapidement et il est important qu’ils puissent boire le plus tôt possible
surtout si leur transport a été long et sous une forte chaleur. Si les poussins paraissent affaiblis au sortir
des cartons, il faut tremper leur bec dans l’eau d’un abreuvoir et les laisser à côté de celui-ci. Les deux
premiers jours, l’eau doit être à une température de 16-20° C environ afin d’éviter les risques de diarrhée.
L’addition de 1 gramme de vitamine C par litre pendant les douze premières heures favorise une bonne
réhydratation et une bonne adaptation des poussins. Il faut noter que les abreuvoirs de couleur vive
attirent la curiosité des poussins.
Les volailles doivent avoir un accès illimité, à tout moment, à de l’eau de boisson propre, fraîche
et de bonne qualité. Lorsque la consommation d’eau est naturellement faible, au cours des périodes
d’obscurité par exemple, alors que les oiseaux sont inactifs, il peut être intéressant de contrôler le système
d’approvisionnement en eau pour réduire les fuites inutiles et les problèmes de litière associés. Ce type
de contrôle doit être mené avec soin : il ne peut y avoir aucune restriction dans la quantité d’eau mise à
disposition des oiseaux, et un équilibre doit être trouvé entre croissance, bien-être et risque potentiel de
dermatite des coussinets plantaires. Un approvisionnement en eau inadapté, que ce soit en volume ou en
nombre de points d’eau, ralentira le taux de croissance. Pour s’assurer que le lot reçoit suffisamment d’eau,
il est recommandé de surveiller le taux eau/aliment consommé chaque jour. Un changement au niveau
de la consommation d’eau peut être un indicateur précoce d’un problème de santé et de performance. La
consommation d’eau doit être surveillée quotidiennement.
Les besoins en eau varient également avec la température ambiante. Les oiseaux s’abreuvent plus lorsque
la température ambiante est élevée. Les besoins en eau augmentent approximativement de 6,5 % pour
chaque degré supplémentaire à partir de 21 °C. Les fortes températures sur de longues périodes doubleront
la consommation d’eau quotidienne. Par temps chaud, une bonne pratique consiste à purger l’eau des
conduites à intervalles réguliers pour éviter que l’eau ne devienne trop chaude.
Une réserve d’eau adéquate doit être installée sur le site de l’élevage pour remédier à toute défaillance de
la distribution d’eau. Dans l’idéal, cette réserve doit pouvoir assurer l’approvisionnement d’eau pendant
24 heures à consommation maximale. La hauteur de tous les abreuvoirs doit être vérifiée chaque jour
et ajustée si nécessaire. Les abreuvoirs doivent être maintenus en un bon état de fonctionnement et de
propreté, sans litière ni matière fécale. Toute accumulation de dépôt calcaire doit être éliminée à l’aide
d’un produit nettoyant adapté lors de l’opération de nettoyage du bâtiment.
Alimentation
Il faut attendre 2-3 heures avant de distribuer l’aliment, le temps que les poussins se réhydrate. L’aliment
non consommé sera jeté à la fin de chaque journée. Les mangeoires seront reparties radialement par
rapport au centre du cercle, les abreuvoirs seront installés entre celle-ci. Il est important que les mangeoires
et abreuvoirs soient en nombre suffisant pour ne pas entrainer une hétérogénéité du troupeau due à la
compétition pour l’accès à l’eau et à l’aliment.
Le changement de type de matériel de distribution d’eau ou d’aliment doit toujours être effectué
progressivement sur deux ou trois jours, afin d’habituer les animaux.
Un aliment pour volailles se présente essentiellement sous trois formes : miettes, granulés ou farine.
43
La miette comme le granulé a comme avantage d’être très facilement digestible et d’équilibrer la prise
alimentaire : tous les nutriments sont également répartis dans les particules et donc tous les besoins de
l’animal sont couverts avec le repas.
Nous conseillons de commencer par un aliment en miettes pour les premières semaines d’élevage, puis
d’effectuer une transition vers 4 semaines avec de la farine en s’assurant qu’un vide de chaîne ou de
mangeoire suffisant soit respecté.
• Le démarrage : 1 à 5 semaines d’âge avec un objectif de poids autour de 400 g;
• La croissance : 6 à 10 semaines d’âge avec un objectif de poids de 850g;
• La poulette : 11 à 16 semaines d’âge avec un poids de 1355g;
• Le pré-ponte : à 17 semaine pour un poids d’environ 1500g.
L’efficacité alimentaire réside dans la capacité de l’éleveur à ajuster la ration en fonction des contrôles de
poids.
(miette à raison de 100- 200g / sujet) puis continuer avec l’aliment farine pour atteindre 1.2kg /sujet au
démarrage et 2 kg/ Sujet en croissance.
Lorsque les températures sont hautes, les volailles ont un appétit réduit. On pourra alors scinder la ration
en deux pour servir les repas aux heures les plus fraîches. Cela permettra une digestion pendant les pics
de chaleur, au moment où les animaux ne sont pas très actifs. Certains éleveurs préféreront distribuer la
ration en majorité le matin ou au contraire le soir. Cela dépend des conditions climatiques locales.
Trois heures après la mise en place l’éleveur pose les pattes des poussins sur sa joue : normalement les
pattes doivent paraitre chaudes. Sur l’échantillons testés 2% des poussins au maximum doivent sembler
avoir les pattes froides.
Test du jabot
Après 3 h, 90 % des poussins doivent avoir le jabot plein. Lors de la palpation on doit sentir entre les
doigts la présence d’une pâte, mélange d’aliment et d’eau. Toutefois :
• Si le jabot est vide alors le poussin a des difficultés à trouver l’aliment et la boisson;
• Si le jabot est rempli mais très mou, c’est qu’il est plein d’eau et cela peut signifier une difficulté
à accéder à l’aliment;
• Si le jabot est rempli mais dur, c’est qu’il est plein d’aliment et peut signifier une difficulté à
accéder à la boisson;
• Si le jabot est rempli et souple sans être trop mou ou trop dur, c’est qu’il contient un mélange
d’eau et d’aliment. Cela signifie que le poussin a bu et mangé, ce qui est l’objectif recherché !
Un démarrage réussi se prépare longtemps en avance, mais il nécessite également d’investir beaucoup
d’efforts et de temps dans les heures qui suivent la mise en place des poussins. Il faut s’assurer que les
poussins ont bien compris où se trouvent les sources de chaleur, d’alimentation et de boisson. L’éleveur
et son équipe doivent régulièrement stimuler les poussins aux mangeoires et abreuvoirs, faire des rondes
pour rassembler les égarés vers les zones de chaleur et s’assurer que le parc est bien étanche (pas de
poussins coincés ou échappés).
Une fois les poussins devenus autonomes, le parc peut être agrandi et le petit matériel remplacé par le
matériel d’élevage. Commence alors la période d’élevage dont l’objectif est d’amener les poussins au bon
poids et au bon développement pour être vite commerçable pour les chairs et apte à la ponte dans de
bonne conditions chez les pondeuses.
44
Suivi des états d’emplument
Il permet d’apprécier rapidement le déroulement normal vers la croissance : vers 7 jours, les plumes des
ailes recouvrent l’arrière du corps et les reins, le dos est progressivement recouvert vers l’âge de 21 jours ;
dans le même temps, deux lignes d’emplument se développent de chaque côté du bréchet ; vers 30 jours
l’emplument est pratiquement terminé.
a) 15 jours avant l’arrivée des poussins, préparer le poulailler et le matériel d’élevage : poussinière,
mangeoires, abreuvoirs, et le matériel de chauffage.
b) 3 jours avant l’arrivée des poussins, vérifier le fonctionnement du matériel de chauffage, les abreuvoirs
et mangeoires.
c) Quelques heures avant l’arrivée des poussins, installer les mangeoires et abreuvoirs.
d) Réception des poussins, installer doucement les poussins dans la poussinière après la pesée pour
déterminer le poids moyen de départ (Pm).
e) Les jours suivants l’arrivée des poussins, augmenter progressivement l’espace autour des poussins en
déplaçant les cartons ou contreplaqué pour atteindre à la fin du 21ème jour une densité 20 sujets au mètre
carré.
L’alimentation doit apporter aux animaux tous les constituants permettant leur croissance et leur
production.
• Eau;
• Éléments énergétiques : glucides (amidon, sucres) et lipides (matières grasses d’origine animal);
• Les protéines;
• Les minéraux : calcium, sodium, potassium, phosphore;
• Les oligo-éléments : le fer, le magnésium, le cuivre, le zinc…;
• Les vitamines.
Cette notion de besoin n’est pas absolue, elle est obligatoirement référence à un critère ou à un objectif :
gain de poids recherché indice de consommation souhaité, taux de ponte espéré. Ces besoins peuvent
varier en fonction de l’âge, des effets zootechniques recherchés, des conditions d’ambiance.
a) Matières premières
La qualité et l’approvisionnement des matières premières sont souvent irréguliers, ce qui provoque une
fluctuation du coût, de la qualité et des performances de l’aliment.
L’aliment est constitué de la combinaison des matières premières disponibles afin d’obtenir un certain
niveau d’énergie et de protéine. Ceci ne permet pas en générale d’atteindre les niveaux vitaminiques
et oligo-éléments, ainsi que les taux d’acides animés et de minéraux nécessaires à la croissance et à la
production optimale des animaux. Quelquefois, le taux de protéines lui-même n’est pas atteint.
Le Complément Minéral Vitaminé (CMV) est un correcteur permettant d’équilibrer la ration des animaux,
en apportant sous une forme concentrée ce qui n’a pas été fourni par les autres matières premières.
Cette correction s’effectue afin de conférer à l’aliment des caractéristiques précises correspondant à des
performances de production données.
Selon sa composition, le CMV peut s’utiliser en mélange dans l’aliment complet à différentes concentrations
(à 2%, 4%, 5%, en général).
c) L’eau
L’eau est le premier aliment du poussin. Il est crucial de lui fournir de l’eau saine, à température appropriée
(15-20° C), et en abondance afin de lui permettre de s’hydrater dès son arrivée. Le plan de contrôle de la
qualité de l’eau en laboratoire doit prendre en compte la qualité de l’eau à la sortie des pipettes ou des
tuyaux des abreuvoirs et non celle du réservoir dans le local technique. Avant l’arrivée des poussins l’eau
doit être débarrassée de toute trace de désinfectant. En effet, une désinfection par thermo-nébulisation
laisse du désinfectant séché sur les parois des abreuvoirs, et il s’en trouvera aussi dans les lignes de
pipettes. L’ingestion de ce type de produit peut irriter le tube digestif du poussin et causer des diarrhées
(responsables à leur tour de déshydratation) ou des problèmes d’assimilation des nutriments.
Il est conseillé de disposer l’eau dans les abreuvoirs et lignes de pipettes deux ou trois heures maximum
avant l’arrivée des poussins afin qu’elle ne soit pas trop chauffée. Nous recommandons de laisser le
poussin avec les abreuvoirs environ deux heures avant de servir la première ration afin de s’assurer que
chaque poussin ait bu suffisamment avant le repas.
46
Nous préconisons de disposer un abreuvoir pour 50 au maximum. Mieux vaut trop d’abreuvoirs que pas
assez, surtout lorsque le temps de transport entre le couvoir et le bâtiment a été long. Il suffira d’enlever
quelques abreuvoirs les jours suivants, lorsque le démarrage aura été correctement effectué.
Les oiseaux produisent une quantité d’eau substantielle qui est transférée à l’environnement. L’évacuation
de cette eau présente dans le bâtiment est une fonction primordiale du système de ventilation.
Un oiseau de 2,3 kg (poulet de chair) consomme en moyenne 6,3 litres d’eau au cours de sa vie et en
restitue 4,9 litres dans l’atmosphère. Pour un lot de 10 000 poulets de chair, cela représente environ 49
000 litres d’eau qui seront réémis dans l’environnement sous forme d’humidité issue de la respiration ou
d’excréments. La ventilation doit éliminer ce volume d’eau du bâtiment.
47
4.2. Alimentation en période de forte chaleur
Une température ambiante élevée induit une détérioration des performances de production. Le phénomène
est aggravé en présence d’humidité relative élevée :
• Diminution de l’ingéré;
• Augmentation de la mortalité;
• Diminution du gain de poids;
• Dégradation de l’indice de consommation;
• Chez la poule pondeuse, baisse de la production :
En période de forte chaleur (à partir de 30°C), plusieurs mesures permettent de réduire les effets négatifs
de la température sur les performances des animaux.
a) Au niveau de l’abreuvement
• Distribuer l’aliment pendant les heurs fraiches (tôt le matin ou pendant la nuit);
• Prévoir une alimentation calcique séparée pour les pondeuses afin de leur permettre de faire face
à leur besoins accrus en calcium. Cette source de calcium sera distribuée de préférence le soir;
• Renouveler fréquemment l’aliment afin de toujours présenter aux volailles un aliment frais et
appétant.
• Augmenter la concentration générale des nutriments dans l’aliment pour compenser la baisse
quantitative de l’ingérer alimentaire;
• Présenter l’aliment sous forme de farine grossière ou de granulés;
• Apporter l’énergie de la ration sous forme de graisse;
• L’apport isolé des acides aminés limitants (méthionine et/ ou lysine);
• Augmenter la teneur en potassium;
• Ajouter 15g/kg d’aliment de bicarbonate de sodium;
• Maximiser l’utilisation de certains antibiotiques comme Nicarbazine, le Monensin.
48
*Au niveau de la conduite d’élevage
• Diminuer la densité des animaux de 25%;
• Disposer des perchoirs afin que certains animaux puissent se hisser au niveau de zones d’air plus
confortables;
• Augmenter le nombre d’abreuvoirs.
a) Contrôle de la croissance
Poulet de chair
Une fois par semaine, il faut procéder à la pèse de 25 à 50 individus (le nombre variera en fonction de
l’effectif) au hasard ; chez le poulet de chair, on pourra comparer le poids moyen obtenu avec celui attendu
au même âge et prévu par le fournisseur de poussins. Cela permet de déceler un retard de croissance dû
à une anomalie dans l’élevage.
L’aliment représente la part la plus importante du coût de production des poulets de chair. Pour obtenir
une performance optimale, la ration des poulets de chair doit être formulée de façon à fournir un bon
équilibre entre énergie, acides aminés (AA), minéraux, vitamines et acides gras essentiels. Le choix du
programme alimentaire dépend des objectifs commerciaux : l’attention sera portée sur une rentabilité
maximale, soit de la production d’animaux vivants, soit de la carcasse entière, soit sur le rendement des
parties de la carcasse. À titre d’exemple, des teneurs supérieures en acides aminés digestibles peuvent
être bénéfiques à la production de volaille à la découpe.
L’aliment de croissance est généralement distribué jusqu’à la vente s’il n’y a pas d’aliment de finition. La
transition entre l’aliment de démarrage et l’aliment de croissance impliquera un changement au niveau de
la texture, de miettes/mini-granulés à des granulés, ainsi qu’un changement de la densité nutritionnelle.
Selon la taille du granulé produit, il peut être nécessaire de distribuer une première ration d’aliment de
croissance sous forme de miettes ou de mini-granulés, pour empêcher toute réduction de la consommation
alimentaire, due par exemple à la taille de granulés trop gros pour les poussins.
Pendant la phase d’aliment de croissance, les taux de croissance journaliers des poulets de chair
continuent d’augmenter rapidement. Cette phase de croissance doit être soutenue par une prise adéquate
de nutriments.
49
Les aliments sous forme de granulés améliorent la croissance du poulet de chair et l’efficacité alimentaire.
Ces améliorations de performance sont attribuées :
Des miettes ou granulés de qualité médiocre entraîneront une consommation alimentaire réduite et de
mauvaises performances biologiques. Au niveau de l’élevage, l’attention doit se porter sur la gestion de la
distribution de l’aliment, de manière à réduire la détérioration des miettes et des granulés.
Lors de la distribution de farine, une attention spéciale doit être portée à l’homogénéité et à la répartition
granulométrique des particules. Lorsque les circonstances exigent l’apport d’une farine (à la place de
miettes ou de granulés), il est possible d’atteindre de bonnes performances en utilisant du maïs comme
céréale principale. L’aliment à base de farine pourra être amélioré par l’ajout de matières grasses ou
d’huile dans la préparation, ce qui limitera les émissions de poussières.
Chez la poulette
À l’issue de la période dite de démarrage les poussins sont autonomes pour trouver leur eau et leur aliment.
Ils sont capables d’explorer leur environnement et sont moins vulnérables aux écarts de température.
L’élevage, qui dure environ 20 semaines, permet au poussin de développer harmonieusement sa charpente
squelettique, des tissus mous ainsi que sa masse musculaire. Cette croissance dépend de nombreux
facteurs que nous allons détailler. Il est important de tous les maîtriser afin que l’animal arrive en période
de production avec le bon poids et la bonne maturité sexuelle. L’objectif est de faire entrer les animaux en
production ni trop tôt afin d’éviter les œufs trop petits, ni trop tard afin d’éviter un engraissement excessif
de poulettes néfastes à cette production d’œufs. Cet objectif doit se traduire par une courbe de croissance
la plus régulière possible, la plus proche possible des préconisations de poids.
L’aliment non consommé sera éliminé afin d’éviter toute humidification et développement de champignons
ou de mycotoxines. Les chaînes d’alimentation ou les trémies doivent être vides avant l’extinction de la
lumière. L’aliment est l’un des vecteurs d’introduction de salmonelles dans l’élevage de poules pondeuses.
L’éleveur doit régulièrement évaluer la croissance du lot et adapter la ration en conséquence. Son
système d’élevage, la formulation de son aliment et la zone géographique dans laquelle il se situe vont
rapidement l’amener à trouver la bonne quantité d’aliment lui permettant d’atteindre les objectifs de
poids recommandés.
b) La pesée
Dès la première semaine, l’éleveur doit contrôler et maîtriser la croissance des futures poules. Ce contrôle
est réalisé chaque semaine, par pesée d’un échantillon d’animaux. Pour que ce contrôle soit efficace,
l’éleveur pèse toujours les animaux le même jour de la semaine, à la même heure, de préférence avant la
distribution de la ration. Il est conseillé de placer ce jour le plus proche possible de celui de leur arrivée
dans l’élevage.
50
Le poids moyen obtenu vous permet de vous positionner par rapport à la courbe théorique de poids,
fournie par votre fournisseur de poussins. Il vous permet de rationner les futures poules en ajustant
les quantités d’aliment distribuées. Le rationnement alimentaire est une étape essentielle de l’élevage
des futures pondeuses. En rationnant, vous obtiendrez des poulettes avec une composition corporelle
correcte à l’entrée en ponte, avec un bon gabarit et sans graisse excessive.
Il ne faut surtout pas croire que l’on peut choisir aléatoirement les animaux dans un parc. Les gros animaux
s’offrent plus facilement au regard et il est plus facile de les attraper car ils recouvrent les petits. Pour
compenser l’éleveur peut alors choisir prioritairement les plus petits. Dans tous les cas, il y aura un biais.
Nous conseillons de parquer les animaux et de peser 100 % des animaux parqués. Si l’on pense qu’il y en
a trop il vaut mieux ouvrir le parc et le refermer sur un nombre plus petit plutôt que de s’arrêter en cours
de pesée, au risque d’avoir fait passer les plus gros en priorité.
L’épointage a pour avantage de limiter le picage ; de réduire le gaspillage d’aliment. Il se réalise par des
professionnels.
Après l’épointage :
• Favoriser la consommation d’eau (hauteur d’eau dans les abreuvoirs, pression dans les circuits);
• Distribuer une épaisseur suffisante d’aliment en évitant de faire vider les mangeoires au cours de
la semaine suivant l’opération.
1. Poulettes et pondeuse
• Une dizaine de jours avant l’entrée présumé en ponte, les poulettes seront transférées (15 et 17
semaines) dans le bâtiment de production afin d’éviter le stress du transfert à cette période. Un
premier tri sera alors effectué afin d’éliminer les sujets malformés ou chétifs ; à l’entrée en ponte,
quelques nids pourront être placés sur le sol pendant deux ou trois jours pour habituer les poulettes.
Les autres nids doivent se situer à l’ombre, à environ 40 cm de hauteur, et être présents en nombre
suffisant pour empêcher la ponte au sol. Celle-ci est en effet à l’origine d’œufs cassés, souillés et elle
prédispose au picage et au prolapsus anal.
51
• L’œuf est un produit vivant ayant des échanges gazeux avec le milieu extérieur principalement
au niveau de la poche d’air situé au gros bout de celui-ci. C’est pourquoi il faut procéder à leur
ramassage fréquent (6 à 8 fois par jour) afin de les stocker rapidement dans les meilleures conditions
de conservation. Il faut également prendre soin de stocker les œufs dans les alvéoles, pointe en bas
et gros bout en haut pour permettre à l’œuf de respirer.
• La chute des plumes est un phénomène physiologique naturel se produisant à la fin du cycle de
ponte (vers 16-18 mois d’âge), ou accidentel lorsque les conditions d’élevage sont défavorables. La
mue s’accompagne toujours d’une interruption de la ponte et d’une sensibilité accrue des animaux
aux maladies, en particulier à celle provoquées par les mauvaises conditions d’ambiance.
Dans l’élevage intensif, on réforme généralement les pondeuses avant l’apparition de la mue dès que le
taux de ponte descend en dessous du seuil de rentabilité de l’exploration. Néanmoins, une technique
de mue provoquée permet de prolonger la vie économique des pondeuses en fin de cycle, à condition
de pouvoir maîtriser tous les paramètres de l’élevage. La mue provoquée est déclenchée lorsque la
diminution du taux de ponte s’accompagne d’un début de mue naturelle : chute des plumes de la tête
et du cou, suivie de celle de la poitrine chez les sujets les premiers atteints.
52
2. La production
La réussite de la production dépend énormément du démarrage et de la phase d’élevage. Il est trop tard à
présent pour corriger le poids des animaux. Si toutes les recommandations ont été suivies, il n’y a aucune
raison pour que la production ne donne pas satisfaction. Une poule en bonne santé, au bon poids et au
bon stade de maturité sexuelle sera une bonne pondeuse. Comment passer de l’élevage à la production
et comment obtenir un pic de ponte aussi haut et durable que possible ?
2.1. Le transfert
Lors du transfert des animaux dans les bâtiments de production, les fiches d’élevage doivent accompagner
les lots. Afin de limiter les effets du transfert, les animaux doivent être placés dans un bâtiment dont
les conditions de température et d’hygrométrie sont équivalentes à celles du bâtiment d’élevage. La
montée en température du bâtiment de production sera donc prévue en conséquence. Le transfert est
généralement réalisé entre la 15ème et 17ème semaine. Cette opération permet de maîtriser la maturité
sexuelle du troupeau. Il doit obligatoirement avoir lieu 2 à 3 semaines avant l’entrée en ponte des poules
afin de favoriser leur accoutumance à un nouvel environnement et de limiter la ponte au sol.
Il existe une grande variété de bâtiments de production : obscurs ou ouverts, à nids automatiques ou
manuels, avec ou sans caillebottis… La plupart des bâtiments permettent une bonne production et une
ponte satisfaisante à condition de respecter plusieurs règles de gestion de lot.
Il faut noter que certains systèmes de production utilisent un même bâtiment pour l’élevage et la
production. On ajoute les nids manuels autour de la 18ème semaine afin d’habituer les poules à grimper
dessus. Dans ce cas on ne parlera pas de transfert.
Le programme de vaccination doit se terminer au moins une semaine avant le transfert l’appareil
reproducteur se développe principalement au cours des 10 premiers jours précédant la ponte du premier
œuf).
Un transfert tardif entraine souvent un retard d’entrée en ponte et une mortalité plus élevée.
Le transfert a lieu le matin afin que l’environnement technique soit exploré durant la première journée.
Le transfert est une perturbation dans les habitudes de la poule et il peut s’écouler plusieurs heures
sans qu’elle puisse avoir accès à l’eau. Il est important de favoriser la réhydratation des poules en ne
proposant l’aliment que 2 à 3 heures après le transfert pour leur laisser le temps de boire. En augmentant
la durée d’éclairement le premier jour (24 heures) on s’assure que la poule découvre correctement son
nouvel environnement, s’abreuve et se nourrisse correctement. Les poules sont en effet très sensibles aux
changements divers. Un stress élevé favorise les réactions de panique et donc les situations d’étouffement.
La consommation d’aliment sera favorisée en laissant se vider les mangeoires entre les repas (afin d’éviter
que la partie la plus fine soit systématiquement laissée), en limitant le nombre de distributions et en
utilisant une formule adaptée dite « pré-ponte ».
Tant que la ponte n’a pas démarré (moins de 0,5 % de ponte) la durée de lumière reste égale à la durée
de lumière naturelle à 20 semaines. Dès le transfert à 17-18 semaines on augmente l’intensité lumineuse
au maximum. Conserver une faible intensité lumineuse augmente le risque d’avoir de la ponte au sol.
Dès que la production démarre (0,5 % de ponte) on augmente la durée d’éclairement d’une heure chaque
semaine (+30 minutes le matin, +30 minutes le soir).
Cette durée doit être stabilisée à 16 h d’éclairement par jour pendant toute la production du lot. Il convient
ici encore de faire coïncider le plus possible la durée de jour artificiel et la durée de jour naturel.
Eclairement dégressif : stimulation tardive (NB : après 20% ; 1/² heure par semaine jusqu’à 15 heure)
15-20%
Age 1-2 3-7 8-14 15-21 22-35 36-49 50- 63 64-77 78-91 92-98 99-105 106-127
Ponte
Durée 24H 22H 20H 19H 18H 17H 16H 15H 14H 13H30 13H Lumière naturelle 14H
53
Programme : maxi initiale : sans stimulation (NB : A partir de 8 semaines, lumière naturelle et pas de stimulation à l’entrée en
ponte.)
Age S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7
Absence de programme d’éclairement (NB : à partir de J11 ; lumière naturelle et pas de stimulation à l’entrée en ponte.)
Age J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 J10
Durée 24H 24H 24H 24H 24H 24H 24H 24H 24H 24H
a) Le pic de ponte
Durant toute la période d’élevage la ration est donnée en fonction de la croissance. C’est donc le poids vif
qui constitue l’indicateur principal du calcul de la quantité d’aliment à donner. Dès que la ponte a débuté
la ration quotidienne est donnée en fonction du taux de ponte. Le poids vif n’est plus un indicateur aussi
pertinent, il est d’ailleurs trop tard pour le modifier. La quantité d’aliment doit beaucoup augmenter
chaque jour. Il faut d’une part encourager les poules à pondre en envoyant un signal d’abondance. Dans
de nombreux cas on observe que la hausse de la ration est trop lente. Cela a pour conséquence l’obtention
d’un pic de ponte éventuellement correct mais incapable d’être maintenu.
Les poules produisant un œuf par jour à cette période, si la ration est insuffisante elles puiseront dans
leurs réserves propres et ne pourront maintenir la fréquence de ponte. À ce stade en effet la quasi-
intégralité de l’énergie de la ration sert à la ponte.
• La ration augmente d’environ 5 g/jour à partir de 0,5 % à 1 % de ponte journalière et avec pour
objectif 120 à 125 g d’aliment par jour entre 30 % à 40% de ponte;
• La ration augmente d’environ 1 g/jour dès que l’on atteint 85 % de ponte jusqu’à atteindre environ
130 à 135 g/j au pic.
Lorsque la consommation d’aliment augmente le foie est davantage sollicité. Il est important de s’assurer
de sa bonne santé pour prévenir tout problème. Nous conseillons d’appliquer le protocole suivant :
Au fur et à mesure de l’augmentation de la ration on doit contrôler la durée pendant laquelle les mangeoires
sont vides.
La ration ne doit jamais augmenter au point que la durée de vide de mangeoire soit inférieure à 3 h.
Cette limite s’atteint généralement à l’approche du pic de production. Chaque jour on augmente la ration
d’un gramme et on s’assure que la durée de vide de mangeoires soit suffisante.
Lorsque la limite est atteinte, on arrête d’augmenter la ration (celle-ci doit approcher les 130 g d’aliment
selon la souche, la formulation d’aliment, le climat et le système d’élevage).
54
Le pic de ponte est obtenu en générale 5 à 6 semaines après le début de l’entrée en production. Sa valeur
et sa persistance dans le temps caractérisent la productivité de l’élevage et sa conduite.
En montée de ponte et jusqu’au pic, l’augmentation de la ration permet de soutenir l’activité de ponte.
Cette dernière diminue progressivement pendant toute la vie de l’animal de manière naturelle. Il convient
d’adapter la ration afin de limiter la prise de gras des poules qui accentuerait la diminution de ponte.
Même si le pic n’a pas été particulièrement élevé, il est important de ralentir la baisse de ponte le plus
possible pour collecter le maximum d’œufs sur toute la période de production.
Après le pic de ponte on constate alors, semaine après semaine, une diminution progressive du taux de
ponte. L’objectif est que cette diminution soit la plus lente possible.
Il est très important que l’évolution du poids d’œuf soit régulière, c’est-à-dire parallèle à la courbe
d’évolution du poids de l’œuf donnée.
Ainsi un poids d’œuf légèrement sous les objectifs ne doit pas être amené au standard mais évoluer selon
une vitesse régulière. En pratique, une évolution de +1 g de poids de l’œuf amène à diminuer la ration de -1
g. Par exemple prenons le cas d’une poule de 39 semaines avec une ration quotidienne de 124 g d’aliment
et un poids d’œuf de 60,1 g. A 42 semaines le poids de l’œuf est de 61,1 g, il faut donc adapter la ration qui
passe à 123 g par jour.
La période d’alimentation idéale calculée en fonction de la période de calcification de l’œuf est la fin
d’après-midi. Une distribution d’aliment 3 à 4 heures avant l’extinction de la lumière facilite la calcification
de l’œuf et permet aux animaux d’avoir une réserve énergétique importante, surtout en période hivernale.
Le ratio doit être contrôlé quotidiennement. Le gaspillage sera aussi évité en réglant la hauteur des
abreuvoirs et le niveau d’eau dans les abreuvoirs. L’eau ne doit jamais être coupée tant qu’il y a de l’aliment
dans les circuits de distribution.
La distribution d’eau a lieu une demi-heure avant l’alimentation, elle est coupée une heure avant
l’extinction de la lumière dans le bâtiment, sauf en période de fortes chaleurs où elle peut être distribuée
à volonté. Il faut s’assurer que les abreuvoirs soient vidés et laissés secs pendant la nuit.
55
Mortalité
Pendant la période d’élevage des poulettes, le taux de mortalité-tri ne doit pas dépasser 6%. En période
de ponte, ce taux doit rester inférieur à 0.5-1% par mois.
Dès le début de ponte, l’éleveur doit contrôler le poids moyen des œufs. Pour cela, il faut peser
quotidiennement environ 100 œufs prélevés en début de tapis dans le cas de pondoir à ramassage
automatique ou dans les mêmes nids dans le cas de nids manuels.
Tous les œufs (à l’exception des œufs doubles, des œufs tout petits et des œufs complètement cassés)
doivent être pesés ce qui comprend notamment les œufs sales et les fêlés.
Ce poids moyen des œufs permet de contrôler le manque d’aliment, d’eau, ou d’éventuelles pathologies.
L’éleveur doit aussi enregistrer quotidiennement le nombre d’œufs pondus afin de déterminer le taux de
ponte de son troupeau.
Lorsque le pic est passé et que le taux de ponte commence à diminuer, c’est le poids de l’œuf qui détermine
l’évolution de la ration, et non plus le poids de la poule. L’évolution de ces deux poids doit être progressive.
Il est indispensable de maîtriser la propreté des nids et la ponte au sol. Pour cela, il faut :
• Enlever les fientes des nids tous les matins avant le début de ponte;
• Mettre des copeaux ou de la paille dans les nids une fois par semaine;
• Si l’on trouve des œufs cassés ou si les nids sont souillés, les vider et les recharger en litière.
Ne jamais laisser de nid sans litière. 2 à 3 fois au cours de la période de ponte, les nids doivent être
entièrement vidés, la litière doit être complètement renouvelée. Pour ne pas perturber le troupeau, cette
opération est réalisée en plusieurs fois, par séries de nids.
b) Les nids
Pour éviter que les poules ne se perchent sur les nids, plusieurs systèmes peuvent être mis en place
comme des rouleaux, des câbles fins ou des palettes mobiles.
Les nids en bois doivent être trempés dans le chlore lors de la phase de nettoyage désinfection du bâtiment.
Le perchoir de l’étage du bas d’un nid manuel doit permettre d’accéder à l’étage du haut qui doit être lui-
même facilement accessible.
Exemple : 3 barres de perchoir en étage du bas pour permettre un envol confortable et minimum 2 barres
en étage du haut pour permettre une bonne réception.
Les perchoirs doivent être mobiles et capables de condamner l’accès aux nids.
Dans l’idéal ces perchoirs sont remontés la nuit pour empêcher que les femelles viennent dormir dans les
nids et le salissent par leurs déjections. Bien entendu cela signifie qu’il faut passer dans le bâtiment le
matin à l’allumage de la lumière pour ouvrir tous les nids avant la ponte.
56
Pour produire des œufs de bonne qualité sanitaire et commerçable, il est indispensable de maîtriser la
propreté des nids et la ponte au sol. Pour cela, il faut :
• Enlever les fientes des nids tous les matins avant le début de ponte;
• Mettre des copeaux ou de la paille dans les nids une fois par semaine;
• Si l’on trouve des œufs cassés ou si les nids sont souillés, les vider et les recharger en litière.
Ne jamais laisser de nid sans litière. 2 à 3 fois au cours de la période de ponte, les nids doivent être
entièrement vidés, la litière doit être complètement renouvelée. Pour ne pas perturber le troupeau, cette
opération est réalisée en plusieurs fois, par séries de nids.
Des repères sont proposés (Nombre d’œufs par an et par poule départ) :
Parmi l’ensemble des phénomènes dégradant la qualité de la ponte on compte la ponte au sol et le
phénomène de couvaison.
a) Ponte au sol
Lors de l’éversion de l’oviducte, qui survient pendant la ponte, la poule a besoin de s’isoler pour éviter
tout risque d’agression et se sentir en sécurité. Le nid, individuel ou collectif, doit la protéger pendant
cette phase délicate.
Toutefois de nombreux phénomènes peuvent occasionner de la ponte au sol :
A l’inverse certains comportements sont à encourager pour favoriser le bien-être de vos animaux
• Ramassage des œufs au sol insuffisant (la poule retrouve son œuf au sol, elle continue de pondre
au sol et entraîne ainsi ses congénères);
• Durées d’alimentation et d’abreuvement trop courtes créant un comportement d’attente chez la
femelle qui ne pond donc pas;
• Courants d’air : l’hiver par exemple, un courant d’air sur les caillebottis dissuadera les poules
d’accéder aux nids. De manière générale les oiseaux chercheront toujours à rester le plus près
possible du sol pour se protéger du froid;
Lorsque ce phénomène de ponte au sol est constaté, il est possible de mettre une clôture autour des zones
de ponte au sol afin d’en interdire l’accès, mais il faut veiller à ce que cela n’entrave pas le déplacement
des mâles et femelles dans le bâtiment.
57
b) Phénomène de couvaison
La présence de couveuses dans un lot de poules pondeuses doit être vérifiée dès que le lot atteint le pic
de ponte.
Cette vérification est réalisée :
• Le soir en pondoir manuel. L’éleveur dénombre la présence de couveuses dans les nids de ponte;
• Au moment de la distribution d’aliment en pondoir automatique. L’éleveur vérifie s’il y a des poules
dans les nids ou groupées au sol ou sur le caillebotis.
La vigilance doit augmenter si le nombre de couveuses augmente chaque jour. Les raisons de ce phénomène
sont multiples :
c) Comportements positifs
La litière doit être sèche, friable et homogène d’observation pour permettre aux poules d’exprimer
divers comportements naturels. Les bains de poussière sont essentiels à leur bien-être car ils permettent
de réguler la quantité de corps gras présents sur les plumes. D’autres comportements sont également
témoins d’un état mental positif chez la poule : l’étirement des ailes et des pattes, l’exploration (avec le
bec ou les pattes par grattage), le toilettage des plumes… Il est important d’observer ces comportements
chez vos animaux.
Les maladies ou les baisses de performances observées en élevage peuvent être dues soit à des entités
pathologiques déterminées, on parle alors de pathologie mono-factorielle, soit à l’intervention de
plusieurs paramètres néfastes et on parle alors de pathologie poly-factorielle ou plurifactorielles. Suivant
son intensité et l’état de réceptivité des animaux, une même affection peut se traduire par un simple
retard de croissance, ou l’expression de symptômes cliniques allant jusqu’à la mort.
58
Tableau 16: principales sources de contamination microbienne
2. Prophylaxie
C’est l’ensemble des mesures d’hygiène sanitaire et médicale adoptées pour éviter l’apparition et la
propagation des maladies.
On distingue la prophylaxie sanitaire et la prophylaxie médicale.
Il existe plusieurs vecteurs susceptibles de propager et d’introduire des germes pathogènes et/ou des
parasites dans l’élevage. Certaines mesures permettent d’en limiter le risque. Ces vecteurs et les mesures
de protection sanitaires à mettre en place sont présentés ci-après :
59
2.2. Prophylaxie sanitaire
a) Hygiène de l’habitat
Pendant l’élevage
b) Hygiène du personnel
L’hygiène du personnel est très importante car c’est celui-ci qui transporte les microbes responsables des
maladies d’un élevage à un autre.
A l’entrée du poulailler, il faut prévoir une bassine (pédiluve) contenant de l’eau et du crésyl. Tous ceux
qui entrent ou sortent du poulailler (éleveurs, visiteurs) doivent tremper leurs pieds dans cette solution.
Après chaque visite, il faut se laver les mains avec de l’eau savonneuse.
c) Hygiène du matériel
• 15 jours avant l’arrivée des poussins désinfecter les abreuvoirs et mangeoires avec de l’eau de
javel.
Pendant l’élevage
• Chaque matin avant tout apport d’aliment ou d’eau nettoyer les mangeoires et les abreuvoirs.
d) Autres mesures
60
2.3. Prophylaxie médicale des maladies infectieuses : vaccination
a) La décision de vaccination
La vaccination prépare l’oiseau aux infections du terrain transmises par des pathogènes spécifiques en
exposant les oiseaux à des formes pathogènes d’agents infectieux (antigène). Dans l’environnement actuel,
les procédures correctes de vaccination sont essentielles à la gestion du troupeau (poulet de chairs ou
pondeuse). Un programme de vaccination approprié doit être élaboré en collaboration avec un vétérinaire
et tenir compte des infections locales. Le tableau ci-dessous présente quelques-uns des facteurs clés
d’une vaccination réussie.
• Ne pas vacciner les animaux en période de stress : débecquage, transfert, forte chaleur;
• Utiliser des matériels propres et stériles;
• Ne pas utiliser des abreuvoirs métalliques;
• Ne pas utiliser d’eau contenant des désinfectants ou des matières organiques lors de l’administration
locale de vaccins car cela risque de détruire le virus vaccinal;
• Utiliser la solution vaccinale aussitôt après sa reconstitution (1h à 1h30 d’abreuvement);
• Dans le cas d’une administration du vaccin dans l’eau de boisson, les abreuvoirs doivent être
vidés en une heure maximum et tous les animaux doivent y avoir accès. Respecter les conditions
de conservation des vaccins.
En aviculture moderne, il existe de nombreuses maladies qui frappent les sujets. Comme un sujet malade
est toujours moins productif, mieux vaut éviter que les maladies n’entrent dans le poulailler, d’où l’adage
« mieux vaut prévenir que guérir ».
a) Picage
Le picage se repère par des plumes cassées, ébouriffées ou déchiquetées mais aussi dans des cas plus
sévères par des plaies cutanées, éventuellement infectées (croûtes, pus séché). Il s’agit d’un comportement
anormal qui révèle un problème dans la conduite d’élevage. Il est important de réagir vite pour des raisons
de bien-être animal mais aussi car les dégâts altèrent les résultats techniques. En cas de picage, il faut
chercher l’origine du problème.
b) Abreuvement :
Une eau à l’équilibre acido-basique perturbé peut causer du picage. Il faut vérifier que le pH soit à la
bonne valeur, c’est-à-dire autour de 6 (acide) pour conserver une protection efficace contre les micro-
organismes.
c) Aliment :
Certains déséquilibres alimentaires peuvent provoquer du picage. Lorsque cette piste est explorée, il est
important d’examiner la litière. En temps normal celle-ci est jonchée de plumes, mais lorsque la ration
est carencée en fibres ou en acides aminés soufrés (lysine et cystéine notamment), les poules quant à
elles mangent les plumes et on n’en trouve aucune au sol. Il convient alors d’examiner précisément la
composition nutritionnelle de la ration.
d) Densité :
Si la densité d’élevage est trop importante le comportement de l’animal peut changer et on peut observer
du picage. Attention à bien adapter la densité à votre système d’élevage (températures, système de
contrôle de la température, souche utilisée…).
e) Luminosité :
Une source de lumière trop vive peut énerver les animaux et causer du picage. Il est important de
pouvoir contrôler la luminosité du bâtiment afin de trouver la bonne intensité lumineuse. Une durée de
lumière excessive peut également causer du picage (surtout chez les pondeuses). En particulier après une
intervention (tri, vaccination), il est important de vérifier que la minuterie est correctement réglée.
Certaines sujets trop chétifs ou différents physiquement comme les erreurs de sexage (très clairs de
plume) peuvent être victimes de picage. Il convient de les retirer du lot.
g) Température :
62
h) Gouttes viscérales
Articulations gonflées.
i) Avitaminose
j) Carence minérale
Elles sont parmi les plus meurtrières. Les maladies virales ne peuvent pas être traitées avec aucun
médicament chimiques, mais peuvent être empêchées ou contrôlées si les animaux sont vaccinés avant
que la maladie n’apparaisse dans le troupeau. Si la maladie est présente dans le troupeau, les vaccinations
chimiques peuvent augmenter la sévérité de la maladie. Il faut toujours éloigner les oiseaux malades de
ceux en bonne santé. Voici les maladies virales les plus importantes :
Maladie de Newcastle :
Qu’est-ce que c’est ? La maladie est très fréquente pendant les saisons sèches et se voit parmi les poussins
jeunes, mais aussi les adultes. Elle se diffuse rapidement via les gouttelettes projetées et transportées
dans l’air par la toux ou l’éternuement des sujets infectés. Le virus peut être transporté par les oiseaux
sauvages, les œufs contaminés et l’habillement. Comme la mortalité peut atteindre souvent 100 %
chez les jeunes poussins. Cette maladie représente probablement la contrainte la plus importante au
développement de l’aviculture familiale. Les sujets de tous âges peuvent être affectés, quoique les jeunes
soient plus susceptibles. La mortalité chez les oiseaux plus âgés est habituellement plus faible, mais la
production peut être sévèrement réduite.
Comment la reconnaître ?
63
• Le diagnostic est difficile à poser à partir des seuls symptômes, car ces derniers, très variés, se
retrouvent dans beaucoup d’autres maladies.
Comment la prévenir ?
La maladie de Newcastle peut être empêchée par l’hygiène, la propreté des volailles ; la limitation du
contact avec des oiseaux non suivis ou d’autres sources de contamination et la vaccination en prévention.
Variole Aviaire
• Le virus peut demeurer vivant dans les croûtes tombées des oiseaux et garder son pouvoir virulent
pendant 10 années;
• Les moustiques et autres insectes hématophages peuvent transmettre le virus. La maladie est
saisonnière et apparaît après la période de reproduction des moustiques. C’est également une
maladie majeure dans beaucoup d’autres régions tropicales souvent parmi les jeunes poussins
mais aussi chez les adultes.
Comment la reconnaître ?
Grippe Aviaire
La maladie est normalement commune chez les canards et autres oiseaux aquatiques, et se dissipe sous
forme très contagieuse et potentiellement dangereuse chez les poulets. Forte mortalité dans le troupeau.
Comment la reconnaître ?
Caroncule et crête bleus et gonflés. L’infection se fait par de la nourriture ou de l’eau de mares contaminées.
La meilleure prévention est une hygiène stricte et la mise à part des oiseaux malades.
Comment la prévenir ?
64
d) Les Maladies Fongiques
Mycotoxicoses
Définition
Aspergillus flavus se développe communément sur des aliments stockés dont la teneur en humidité dépasse
onze pour cent, spécialement les céréales (maïs) et les farines de tourteaux (arachide). L’aflatoxine est la
toxine spécifique produite par [Link]. La toxine peut subsister même si tous les signes de moisissure
ont disparu. Les canards sont plus sensibles, la dose léthale dans la nourriture est d’un pour un million
(ppm) alors que le poulet peut tolérer jusqu’à 4ppm. Dans les formes aiguës de la maladie, la mortalité
peut s’élever jusqu’à 50 pour cent. Les autres effets secondaires incluent une croissance ralentie chez les
jeunes sujets et une ponte réduite chez les poules.
Comment la prévenir ?
Aspergillose
Définition
Comment la reconnaître ?
Les oiseaux peuvent inhaler les spores, qui se développent en lésions aisément visibles sous forme de
nodules verts ou jaunes qui vont envahir complètement les poumons.
Comment la prévenir ?
Eviter de laisser la litière mouillée dans le poulailler ou de conserver des restes de nourriture en
décomposition.
Déficiences alimentaires
Définition
La santé de la volaille est également affectée par des facteurs nutritionnels et environnementaux, tels
une alimentation déficiente soit en quantité, soit en qualité. Une mortalité élevée chez les poussins
pendant les premiers jours ou les premières semaines après l’éclosion peut être due à un manque d’eau
ou d’aliment. Chez les adultes, une mortalité élevée peut être provoquée par des problèmes nutritionnels,
comme une carence en sel.
Comment la reconnaître ?
Les symptômes sont une déformation des os et la perte des plumes. Les oiseaux se déplacent difficilement,
ils boitent. Les pattes sont déformées. Quelques déficiences causent la perte des plumes. Des déficiences
et déséquilibres en énergie et protéines peuvent survenir lorsque les aliments contiennent des quantités
insuffisantes de ces nutriments, ce qui entraîne une croissance ralentie chez les jeunes sujets, une chute
dans la quantité d’œufs produits ainsi qu’une diminution du poids de l’œuf chez les poules pondeuses.
65
Des déficits en minéraux et vitamines peuvent entraîner une croissance ralentie, une production faible
ou la mort. Le manque de vitamine D provoque le rachitisme (déformation des os) chez les poussins est
combiné à un déficit en calcium, chez les sujets de tout âge. Un manque de manganèse entraîne des
déformations des pattes chez les poulets.
Comment la prévenir ?
Le respect scrupuleux de la proportion de chaque nutriment dans la formulation des aliments, le respect
des quantités servies et des délais de service sont les meilleures armes de prévention.
Intoxications
Définition
Un excédent de certains nutriments, spécialement de minéraux, peut causer des problèmes. Certaines
toxines sont produites par des micro-organismes, comme celles libérées par les bactéries Clostridium
botulinum et [Link], toutes deux retrouvées dans le sol. [Link] est responsable de l’entérite
nécrotique, provoquée par la multiplication de la bactérie dans le tractus intestinal en conditions
favorables et la libération subséquente de toxine très puissante qui entraîne une mortalité élevée.
Comment la reconnaître ?
Trop de sel commun (NaCl) par exemple induit des déformations de la coquille de l’œuf et une
augmentation de la consommation d’eau ; si l’eau de boisson est insuffisante – comme c’est souvent
le cas chez les volailles en liberté – des signes d’intoxication peuvent apparaître. Un accès libre à une
alimentation riche en hydrates de carbone et pauvre en graisse, combiné à un manque d’exercice, une
température élevée, et un stress, peut causer le syndrome du foie gras, conduisant à une mortalité élevée.
Occasionnellement, certains oiseaux atteints présentent de l’anorexie, de la dépression et de la diarrhée,
mais la plupart meurent sans montrer le moindre signe clinique. [Link] provoque le botulisme, qui
est une intoxication alimentaire aiguë. Elle est plus fréquente chez le canard qui présente des symptômes
nerveux, comme le cou replié vers le bas, ainsi qu’une chute accélérée des plumes au moindre toucher.
Comment la prévenir ?
Veiller au respect des limites d’incorporation des nutriments dans la composition des aliments.
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MICROBES
BACTERIES PARASITES VIRUS
• Colibacillose • Coccidiose
• Maladie de Gumboro
• Salmonellose • Aspergillose
• Maladie de Newcastle
• Pasteurellose • Candidose
• Bronchite infectieuse
• Coryza infectieux • Ascaridiose
• Variole aviaire
• Staphylococcie • Taeniasis
Signes de maladie
Une enquête épidémiologique nécessite des connaissances sur les signes normaux selon l’âge et la
détection des anomalies pendant l’élevage d’un lot. Il est important d’être familier des paramètres ou
normes de production habituelle de l’espèce. Lorsque des problèmes de santé sont observés ou suspectés
dans le lot de poulets, le vétérinaire doit être consulté immédiatement.
Il est utile de rester informé des problèmes sanitaires qui surviennent à l’échelle locale et régionale pour
être au courant des difficultés sanitaires potentielles.
Une approche systématique est indispensable en matière de résolution des problèmes sanitaires sur
l’élevage.
67
Tableau 17: reconnaître les signes d’une maladie.
• Sérologie appropriée.
68
3.3. Les voies d’administration
La vaccination prépare l’oiseau aux infections du terrain transmises par des pathogènes spécifiques en
exposant les oiseaux à des formes apathogènes d’agents infectieux (antigène). Dans l’environnement
actuel, les procédures correctes de vaccination sont essentielles à la gestion d’une ferme avicole.
Un programme de vaccination approprié doit être élaboré en collaboration avec un vétérinaire et tenir
compte des infections locales.
Deux types de vaccins :
Élaboration du programme de
Administration du vaccin Efficacité du vaccin
vaccination
Les programmes doivent se fonder Suivez les recommandations du Consultez un vétérinaire avant de
sur les conseils du vétérinaire, tenir fabricant pour la manipulation du vacciner des d’oiseaux malades ou
compte des problèmes spécifiques produit et le mode d’administration. stressés.
locaux et régionaux, et être établis
d’après les enquêtes épidémiologiques Formez soigneusement le personnel Un nettoyage régulier et efficace
et les analyses de laboratoires. à la manipulation et l’administration du bâtiment, suivi par la mise en
des vaccins. place d’une nouvelle litière, réduit
Sélectionnez avec soin les vaccins, la concentration de pathogènes
monovalents ou combinés, en fonction Tenez les registres de vaccination dans l’environnement.
de l’âge et de l’état de santé des lots. à jour.
Un temps d’arrêt adéquat entre
La vaccination doit développer une Lors de l’administration de vaccins deux lots permet de réduire le
immunité solide tout en minimisant vivants dans de l’eau chlorée, la développement des pathogènes
ses effets secondaires potentiels. chloration doit être suspendue 24 habituels du bâtiment qui peuvent
à 48 heures avant l’ajout du vaccin affecter les performances du lot
Les programmes de reproducteurs et un stabilisateur de vaccin (tel en cas de réutilisation de la litière.
doivent fournir des taux d’anticorps que du lait écrémé en poudre ou
d’origine maternelle suffisants et liquide) doit être ajouté à l’eau Des audits réguliers sur la
uniformes qui protégeront les poussins avec le vaccin. manipulation, l’administration
contre différentes maladies virales et les techniques de vaccination,
pendant les premières semaines de ainsi que sur les réponses post
vie. vaccinales, sont indispensables pour
limiter les problèmes et améliorer
Les anticorps d’origine maternelle les performances.
peuvent interférer avec la réponse
immunitaire du poussin à certaines La ventilation et la gestion doivent
souches de vaccins VIVANTS. Les taux être optimales après vaccination,
d’anticorps maternels présents dans particulièrement en cas de réaction
les poulets de chair déclineront à induite par le vaccin.
mesure que le lot de reproducteurs
vieillit.
70
Échecs de vaccination
Il s’agit de l’apparition de la maladie contre laquelle l’animal a été vacciné. Les facteurs responsables
de ces échecs sont divers : mauvaise conservation du vaccin, maladies intercurrentes, stress, présence
d’anticorps maternels, rapidité excessive du vaccinateur.
Les oiseaux possèdent deux organes lymphoïdes primaires : le thymus et la bourse de Fabricius.
Ces organes sont sollicités lors de la vaccination par des vaccins vivants atténués selon les différentes
voies :
instillation oculaire, imprégnation de la fente palatine au moment de la déglutition (eau de boisson),
inhalation de gouttelettes.
Déposer une goutte de suspension vaccinale sur le globe oculaire ou le conduit nasal à l’aide d’un Compte-
gouttes calibré. Sur le terrain, elle est obligatoirement indiquée sur certains vaccins comme Laryngo-
trachéite infectieuse. Elle permet de développer à la fois une immunité locale et générale. Elle convient
aussi bien à la primo vaccination qu’au rappel. La vaccination par goutte dans l’œil est souvent pratiquée
en même temps que l’injection d’un vaccin inactivé huileux (NEWCASTLE, GUMBORO).
Trempage du bec
Tremper le bec jusqu’aux narines de façon à faire pénétrer la solution vaccinale dans les conduits nasaux
(150 à 200 ml pour 1000 poussins). Le trempage du bec demeure une variante de l’instillation oculo-nasale.
Il ne doit s’appliquer que sur des poussins de moins d’une semaine d’âge. La vaccination par trempage du
bec est aussi souvent effectuée en même temps que l’injection d’un vaccin inactivé huileux.
Transfixion et scarification
Cette méthode est réservée au seul vaccin vivant contre la variole aviaire. La transfixion de la membrane
alaire à l’aide d’une double aiguille cannelée est largement préférée à la scarification de la peau de la
cuisse, à l’aide d’un vaccinostyle.
Les vaccins injectables sont soit remis en suspension dans leur diluant avant d’être injectés (vaccins
vivants) ou soit prêts à l’emploi (vaccins inactivés). Le matériel utilisé doit être stérile, et veiller à changer
toujours l’aiguille pour ne pas déchirer la peau ou le muscle. Pour améliorer la fluidité des vaccins inactivés
huileux, sortir les flacons du réfrigérateur plusieurs heures avant leur utilisation. La voie intramusculaire
est préconisée chez les oiseaux plus âgés au niveau des muscles du bréchet tandis, que la voie sous-
cutanée est préconisée à la base du cou de l’oiseau pour des raisons pratiques d’utilisation.
Injection in ovo
Elle consiste à injecter un vaccin vivant (Marek, Gumboro) dans l’œuf embryonné au moment du transfert
entre incubateur et éclosoir.
71
c) Méthode de vaccination collective
Cette méthode ne s’applique qu’aux volailles de plus de 4 jours. Elle est très utilisée pour des raisons
pratiques ; il faut respecter toutes les étapes clés pour une réussite de la vaccination en eau de boisson.
C’est de pulvériser une solution vaccinale de telle sorte que les gouttelettes contenant un nombre suffisant
de particules virales vivantes entrent en contact avec les muqueuses de l’œil ou d’appareil respiratoire.
NB : il faut privilégier les posologies exprimées en kg de poids vif par rapport aux posologies exprimés en
consommation d’eau (en g ou ml de produit par litre d’eau de boisson).
L’expression de la posologie quantité de produit par litre d’eau consommé doit être délaissée en raison
de nombreuses erreurs pouvant provenir de la variation de la consommation journalière d’eau. Nous
recommandons donc la posologie exprimée en produit (ou principe actif) par kg de poids vif. Pour cela :
Cette méthode permet d’intervenir rapidement et efficacement, les volailles malades continuant de boire
alors qu’elles mangent plus. L’eau utilisée doit être appétence et de bonne qualité bactériologique. La
posologie doit être calculée en fonction de la consommation réelle d’eau par les volailles et de la quantité
de produit actif qui doit être absorbé par les malades. Dans tous les cas, produit liquide ou poudre
hydrosoluble, il faut effectuer un pré mélange avant de verser la solution, lentement et en agitant, dans
l’eau de boisson des volailles.
Il faut rappeler ici que l’évaluation de la consommation réelle d’eau par les animaux est capitale lors de
l’utilisation de l’eau de boisson comme support de la thérapeutique choisie. Il en dépend en effet de la
qualité de médicament qui sera réellement absorbée par chaque individu. Cette consommation dépend
de :
• L’âge de volailles;
• Conditions ambiance;
• La température de l’eau de boisson;
• La qualité de l’eau;
• L’état des animaux.
72
L’éleveur doit donc connaitre chaque jour la consommation réelle de ses animaux afin de pouvoir adapter
la posologie d’un traitement aux conditions du terrain. De plus, au fil de la journée, l’éleveur doit contrôler
la prise effective de l’eau additionnée de médicament pour parer à toute sur ou sous consommation
inattendue.
Dans l’aliment
C’est une méthode à ne pas mettre en œuvre que lorsqu’on possède la technologie pour mélanger de
façon homogène des microéléments à un substrat.
Cette méthode permet de traiter certaines maladies parasitaires externes (cas des anticoccidiens).
Par injection
Elle permet d’administrer d’une dose précise de médicament, mais sa mise en œuvre est lourde et
demande beaucoup de précautions pour ne pas créer de stress chez les animaux.
b) Consommation d’eau
73
Les solutions nutritionnelles proposées :
॔ Aliment pré-starter de 1 à 5 semaines d’âge;
॔ Éviter les distributions d’aliment en 9 et 15/18h;
॔ Favoriser la consommation;
॔ Ajuster la concentration en acide-aminé et protéine au niveau de consommation;
॔ Apport d’huiles insaturées et de matières premières riche en fibre;
॔ Attention particulière à la granulométrie de la farine;
॔ Vigilance sur la variabilité des matières premières (sels, digestibilité).
5.1. La quarantaine
• Enterrement;
• Incineration.
Gérer la phase finale du processus de production de façon à envoyer les poulets à l’abattoir dans des
conditions optimales, en veillant au respect des exigences d’abattage et au maintien de normes élevées
concernant le bien-être des oiseaux reste l’enjeu majeur de tous les éleveurs. En effet avant l’arrivé de la
chair emballé dans le marché, deux étapes importantes, suivant la méthode de marche en avant, restent
importantes pour la transformation du poulet :
La finalité pour l’éleveur est de fournir dans des conditions optimales de production et de transformation.
La qualité des oiseaux, pour le consommateur, profitera d’une attention soutenue portée à la gestion de
l’environnement et au bien-être des oiseaux :
• lors de l’attrapage;
• lors de leur manipulation entre le bâtiment d’élevage des poulets et le système de transport;
• pendant le transport;
• à l’usine de transformation.
La production de carcasses de haute qualité et à forte rentabilité dépend de l’intégration efficace des
opérations d’élevage, d’attrapage et d’abattage.
1. Préparation à l’attrapage
1.1. L’éclairage
Il est essentiel de revenir à une photopériode de 23 heures avant l’attrapage. Ceci afin que les oiseaux
restent calmes pendant l’attrapage. Les oiseaux doivent être exposés à 23 heures de lumière au moins
trois jours avant l’attrapage.
74
1.2. Retrait de l’aliment
La mise à jeun est nécessaire pour permettre à l’appareil gastro-intestinal (AGI) de se vider avant
l’abattage. Cette précaution réduit le risque de contamination fécale pendant le transport et à l’usine de
transformation. Elle permet également de maintenir l’intégrité de l’AGI à l’abattage.
La mise à jeun doit atteindre un équilibre entre sécurité alimentaire (par l’élimination maximale du contenu
de l’AGI) et la prévention d’une perte de poids excessive (en minimisant le délai entre l’élimination du
contenu de l’AGI et l’abattage). Cet équilibre peut être atteint par le retrait de l’aliment 8 à 12 heures avant
l’abattage.
Une période de mise à jeun trop courte ne permet pas de vider totalement le contenu de l’intestin avant
l’abattage. Ceci entraîne une estimation erronée du poids vif et augmente le risque de contamination
fécale à l’usine de transformation.
Une mise à jeun trop longue entraîne une perte de poids excessive et inutile avant l’abattage, qui réduit
également la probabilité d’atteindre le poids cible à l’usine de transformation.
La mise à jeun doit s’intégrer au schéma alimentaire du lot et tenir compte du bien-être des oiseaux.
Des poulets bien gérés, disposant d’un accès continu à l’aliment et à l’eau, mangent et boivent à un
rythme constant tout au long de la journée. Ils se nourrissent normalement toutes les 4 heures environ et
l’abreuvement est renouvelé plusieurs fois au cours de ce cycle alimentaire de 4 heures.
Il est capital que les schémas alimentaires ne soient pas perturbés pendant les derniers jours, et en
particulier pendant les dernières 24 heures qui précèdent le transport. Ceci peut générer une prise de
nourriture agressive et incontrôlée qui affectera le remplissage de l’intestin et la vidange de l’AGI, ainsi
que l’efficacité de la mise à jeun. Les causes de perturbations du schéma alimentaire les plus courantes
sont :
Pendant la phase de retrait de l’alimentation, laisser les mangeoires à terre jusqu’à l’arrivée du personnel
d’attrapage permet de réduire la consommation de litière.
Après le début de la mise à jeun, le lot ne doit pas être dérangé, par exemple, par des visites ou l’ouverture
des portes excessives dans le bâtiment.
Les céréales entières (tels que le maïs) doivent être retirées deux jours avant l’abattage pour éviter leur
présence dans l’appareil digestif au moment de l’abattage.
Lorsque l’AGI est totalement vide, la vitesse de perte de poids va s’accélérer du fait que les protéines et
les matières grasses sont mobilisées pour assurer le métabolisme. L’eau absorbée par les tissus corporels
peut également s’accumuler dans l’appareil digestif, ce qui réduit davantage le rendement et la qualité de
la viande, et augmente les risques de contamination fécale à l’usine de transformation.
75
Une fois l’intestin totalement vidé, les oiseaux vont perdre entre 0,25 et 0,4 % de leur poids par heure, en
fonction :
• De l’âge des oiseaux : les pertes sont plus importantes chez les oiseaux plus âgés;
• Du sexe : les mâles perdent plus de poids;
• De la température du bâtiment : les pertes de poids sont plus importantes sous des températures
extrêmes, chaudes ou froides;
• Du dérèglement des schémas alimentaires avant le retrait de l’aliment : ce qui entraîne des
variations dans le contenu de l’appareil digestif et par extension, une perte de poids selon les oiseaux;
• De la durée du trajet en cagettes/modules : plus le temps passé en modules de transport est long,
plus la perte de poids sera conséquente;
• De la température de la zone d’attente : des températures élevées entraînent une perte de poids
plus conséquente.
Celle-ci réduit à la fois le bien-être et la valeur des oiseaux, et doit donc être limitée au maximum.
À 3 kg, un oiseau perd entre 3 et 15 g de poids s’il reste une seule heure supplémentaire sans aliment après
la vidange de l’AGI.
Le retrait de l’aliment doit être contrôlé et revu pour chaque lot. Il doit être modifié sans délai en cas de
problème. Si la mise à jeun n’est pas correctement gérée, il y aura des conséquences en termes de bien-
être des oiseaux, de rentabilité, de sécurité alimentaire et de durée de conservation.
Une surveillance de routine des procédures de retrait de l’aliment est indispensable pour s’assurer qu’elles
restent adaptées. L’observation visuelle est le meilleur moyen de contrôler que la durée du retrait est
correcte. La présence de fientes humides chez le poulet de chair en attente d’abattage, de liquide dans
l’intestin grêle et de litière dans le jabot et le gésier à l’abattoir sont tous des signes que la durée de
retrait est trop longue (supérieure à 12 heures). La présence d’aliment dans le jabot ou de contamination
fécale à l’usine de transformation indique que la période de retrait de l’aliment est inadaptée (inférieure
à 8 heures).
1.3. Eau
L’eau doit rester accessible à volonté jusqu’au moment de l’attrapage. Sans eau, les oiseaux peuvent se
déshydrater et la vitesse de vidange de l’AGI sera réduite.
Si des produits pharmaceutiques (p. Ex : des coccidiostatiques, des médicaments prescrits) ont été ajoutés
à l’aliment pour une raison quelconque, ceux-ci doivent être retirés de l’aliment pendant une durée
suffisante avant l’abattage pour permettre l’élimination des résidus pharmaceutiques dans la viande.
A cet effet, les antibiotiques doivent être supprimés dans les prescriptions 7- 14 jours avant l’abattage
pour éviter leur présence dans la viande nuisible pour la consommation humaine.
76
1.5. Attrapage
1.6. Ventilation
Au moment de l’attrapage, la température du bâtiment doit se situer, dans la mesure du possible, entre
16°C et 18°C. La ventilation doit être contrôlée et soigneusement ajustée pour éviter tout refroidissement
ou stress lié à la chaleur. Les oiseaux doivent être surveillés de près pour détecter le moindre signe de
coup de chaleur (halètement) ou de blottissement, pouvant entraîner la suffocation.
Les courants d’air doivent être réduits au maximum. Toutefois, il convient d’apporter de l’air frais pendant
toute l’opération d’attrapage par le soulèvement des bâches de protection tout autour du bâtiment.
Le détassage, ou la réforme partielle, d’un lot pour répondre à des exigences particulières de poids
d’abattage, doit être géré avec prudence pour que les oiseaux restant dans le bâtiment bénéficient d’une
ventilation adéquate au cours de l’opération de détassage. À moins d’un bâtiment spécialement adapté à
un programme de détassage, la pratique habituelle consiste à relever l’ensemble des mangeoires et des
abreuvoirs en même temps au cours du détassage.
Ceci signifie que les oiseaux qui restent dans le bâtiment seront privés d’aliment et d’eau au cours de cette
phase. Ce délai où les oiseaux restants sont privés d’aliment doit être réduit au maximum pour :
- Éviter les comportements instables pouvant entraîner des lésions de la peau (dans certaines régions,
l’attrapage des oiseaux se fait sous faible intensité lumineuse pour éviter ce comportement instable);
- Éviter aux oiseaux restant dans le bâtiment d’ingérer l’aliment trop rapidement lorsque le détassage est
terminé, ce qui peut perturber le passage de l’aliment et potentiellement altérer la santé intestinale de
l’oiseau, entraînant un déséquilibre bactérien et la dysbactériose.
Il convient de maintenir les niveaux de température et de ventilation pour les oiseaux laissés dans le
bâtiment. L’opération de détassage doit être réalisée dans des conditions de biosécurité aussi conformes
que possible. Tous les équipements utilisés doivent être entièrement nettoyés et désinfectés avant de
pénétrer dans le bâtiment.
Ceci permet de réduire au maximum les risques de contamination croisée et l’introduction d’agents
infectieux.
77
1.8. Avant l’attrapage
a) L’attrapage
Seuls les oiseaux en état de voyager doivent être attrapés (si l’abattoir loin de la ferme). Pendant la phase
d’attrapage, les oiseaux doivent être maintenus au calme et leur activité doit être limitée au maximum.
Une opération d’attrapage mal menée ou supervisée peut provoquer des lésions sous forme de contusion,
aile cassée et hémorragie interne au niveau des pattes. Vérifiez les procédures régulièrement et veillez à
avoir des directives d’attrapage claires.
Attrapés à la main, les poulets doivent être saisis avec soin et tenus par les deux pattes ou au niveau
du corps en maintenant les ailes le long du corps. Ceci réduit la panique, les lésions et les blessures au
maximum. Les oiseaux ne doivent pas être tenus par le cou ou par les ailes.
78
Une fois attrapés, les oiseaux doivent être placés dans les cagettes ou modules avec soin, en les chargeant
du haut vers le bas. Les modules génèrent moins de panique et de lésions chez les oiseaux, que les
cagettes. Il convient de vérifier les cagettes et les modules pour s’assurer qu’aucun oiseau n’est tombé sur
le dos. Tout oiseau retrouvé sur le dos doit être correctement replacé avant le chargement des cagettes/
modules dans le camion de transport.
Installer trop d’oiseaux par cagette ou par module entraîne des coups de chaleur, la panique, une mortalité
accrue et un nombre de saisies plus important à l’usine de transformation. S’il y a trop peu d’oiseaux dans
les cagettes ou les modules, les oiseaux ne seront pas stables pendant le transport, ce qui favorise les
lésions.
Le nombre d’oiseaux par cagette ou module pendant le transport relève de la réglementation locale. Par
temps chaud, le nombre d’oiseaux par cagette ou module doit être réduit. Le nombre exact dépend de la
température, de la taille des cagettes/modules et de la réglementation locale et l’heure de l’enlèvement.
Pendant l’opération d’attrapage, les portes principales du bâtiment doivent rester fermées, dans l’idéal,
pour maintenir la pression négative et une ventilation adéquate. Cette possibilité dépend de la méthode
d’attrapage sélectionnée.
Le microclimat des compartiments où se trouvent les oiseaux à l’intérieur du véhicule sera différent de la
température et de l’humidité ambiantes.
Par temps chaud, il est conseillé de faire le chargement des oiseaux très tôt le matin ou la nuit pendant les
heures fraiches pour maintenir un bon niveau de circulation de l’air entre les cagettes ou les modules du
camion. Tous les deux niveaux de cagettes, prévoyez un espace d’au moins 10 cm ou placez des cagettes
vides à intervalles réguliers d’un bout à l’autre du chargement pour améliorer le flux d’air.
Les oiseaux peuvent rapidement souffrir de la chaleur lorsque le véhicule est à l’arrêt, surtout par temps
chaud. L’organisation du trajet doit permettre au véhicule de quitter l’élevage dès que le chargement est
terminé. Les pauses des conducteurs doivent être courtes.
Le déchargement dans l’aire d’attente de l’usine de transformation doit être effectué sans délai.
Par temps froid, le chargement doit être couvert pour réduire les courants d’air au maximum durant le
transport. Contrôlez le confort des oiseaux fréquemment.
1.9. Livraison
À l’usine de transformation, les camions doivent se garer sous abris. L’aire d’attente, à l’usine de
transformation, doit être équipée d’un système de contrôle de la ventilation et de la température, d’un
éclairage, de ventilateurs en parfait état de fonctionnement. Il est possible de pulvériser de l’eau sur les
ventilateurs pour favoriser le rafraîchissement par évaporation.
79
Une réglementation matière de transport pouvant être appliquée.
La ligne d’abattage de poulet doit suivre les normes pour la qualité et la sécurité alimentaire. Une marche
en avant s’impose pour éviter des contamination croisés entre les viscères et la chair consommable. En
effet plusieurs étapes indépendantes reste nécessaire pour une abattage de qualité:
Définition
1.1. Objectifs
1.2. Intérêts
80
1.3. Modalités pratiques
• L’âge d’abattage;
• Le rapport, poids moyen divisé par l’âge d’abattage, mesure la vitesse moyenne de croissance
(GMQ);
• L’indice de consommation (IC);
• La mortalité;
• La saisie abattoir;
• L’indice de performance : GMQ × (1- mortalité) × 10 / IC;
• La densité au démarrage;
• La durée de vie sanitaire;
• Le nombre de lots par an, qui dépend de l’âge d’abattage et de la durée de vie sanitaire;
• La productivité : densité × rotation ×poids moyen × (1-mortalité technique);
• Taux de ponte;
• L’homogénéité du lot;
• Le poids de l’œuf;
• La ration quotidienne.
Le suivi de l’évolution des postes de charges, l’analyse et la synthèse de toutes les recettes et dépenses
de l’exploitation permettront à l’éleveur de faire un compte d’exploitation.
Pour cela l’éleveur doit disposer des outils simples de gestion tels que :
• Cahier de dépenses;
• Cahier de recettes.
Le relevé des données doit être quotidien à des heures fixes, sur le lieu de travail.
Il faut toujours employer le même mode de calcul pour comparer les bandes entre elles ou par rapport à
une référence locale.
Elle constitue pour l’aviculteur le premier indicateur économique de l’élevage. Il s’agit de la différence
entre le prix de vente des volailles et les dépenses en aliment et en poussins. La marge PA doit permettre
d’une part de couvrir les charges liées à l’élevage, ainsi que les investissements dans le bâtiment et le
matériel d’élevage, d’autre part de rémunérer le travail de l’exploitant et le capital investi.
CAHIER DE DEPENSES
DATE DESIGNATION QUANTITE PRIX UNITAIRE MONTANT OBSERVATIONS
CAHIER DE RECETTES
NATURE DU PRIX MODE PAIE
DATE QUANTITE OBSERVATION
PRODUIT UNITAIRE
COMPTE D’EXPLOITATION
Le compte d’exploitation est un outil qui permet d’apprécier l’état des finances d’une exploitation. On y
retrouve les frais de fonctionnement, les amortissements et les recettes. Cet outil permet de dégager les
résultats et les marges.
MOIS
RUBRIQUES
JAN FEV MARS AVRIL MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC
FONCTIONNEMENT
AMORTISSEMENT
RECETTES
RESULTATS
MARGE
82
b) Tenue de registres et gestion financière
Comme dans toute entreprise avicole, la tenue de registres et la gestion financière sont essentielles pour
assurer le succès et la rentabilité de l’exploitation :
• Registres d’élevage :
॔ Tenir des registres détaillés sur chaque lot de volailles, y compris les naissances, les achats,
les ventes, les pertes, les vaccinations, et autres soins de santé.
• Analyse financière :
॔ Analyse régulière des états financiers pour évaluer la rentabilité de votre exploitation
avicole.
॔ Identification des coûts excessifs et cherchez des moyens de les réduire.
• Économies d’échelle :
॔ Explorer la possibilité de regrouper les achats de nourriture et d’autres fournitures avec
d’autres éleveurs en intégrant les mesures de biosécurité pour économiser de l’argent.
• Planification fiscale :
॔ Tenir compte des implications fiscales de votre entreprise avicole et assurez-vous de
respecter toutes les obligations fiscales locales.
• Assistance professionnelle :
॔ Si nécessaire, envisagez de faire appel à un comptable ou à un consultant financier pour
vous aider dans la tenue de vos registres et la gestion financière.
La gestion financière dans votre élevage nécessite une attention particulière à la rentabilité et à la
durabilité de l’entreprise. En maintenant des registres précis et en planifiant judicieusement, vous pouvez
maximiser vos bénéfices tout en assurant le bien-être de vos volailles.
83
c) Calculs de paramètres zootechniques
Comme dans toute entreprise avicole, la tenue de registres et la gestion financière sont essentielles pour
assurer le succès et la rentabilité de l’exploitation :
POULETTE
TECHNIQUE ECONOMIQUE
Effectif à J1 Poussins
Effectif à S18 Aliments
Taux de mortalité à S18 Produits vétérinaires
Taux de viabilité à S18 Chauffage; éclairage
Poids à S18 Copeaux
Homogénéité à S18 Main d’œuvre employé
Consommation totale de 0- S18 Honoraire consultant
GMQ de 0 – S18 Charges d’amortissement
IC de 0- S18 Loyer
IP de 0- S18 Transport et divers
Densité à J1 TOTAL CHARGES
Cout de la poulette prêt à
Densité à S18
pondre
84
PONDEUSES
TECHNIQUE ECONOMIQUE
Effectif au départ Poulettes prêtes à pondre
Effectif à la réforme Aliments
Durée de la ponte Produits vétérinaires
Age à la réforme Alvéoles
Taux de mortalité à la réforme Litière
Taux de viabilité à la réforme Main d’œuvre employé
Taux au pic de ponte Honoraire vétérinaire
Oeuf par poule au depart Charges d’amortissement
Oeufs par poule présente Loyer
Consommation Moyenne par jour Transport et divers
Poids moyen poule à la réforme TOTAL CHARGES
Homogéneité à la réforme Vente d’œufs
Vente de poules de réforme
Autres ventes (litière ...)
TOTAL PRODUITS
MARGE
POULET DE CHAIR
TECHNIQUE ECONOMIQUE
Effectif initial Poussin
Effectif final Aliment
Début enlèvement Produits vétérinaire
Fin enlèvement Chauffage, éclairage
Cumul mortalité Copeaux
Ecart Main d’œuvre
Age moyen (jour) Honoraire vétérinaire
Ecart Charges d’amortissement
Viabilité Loyer
Poids Moyen Transport et divers
GMQ TOTAL CHARGES
Total aliment Cout du kg de poulet
Aliment par poulet Vente de poulets
Indice de conversion Autres ventes
Indice de performance TOTAL PRODUITS
MARGE
85
4. Système de suivi et gestion des fermes avicoles
Il regroupe un ensemble d’outils essentiels pour les fermes avicoles. Il aide à surveiller et à gérer
efficacement tous les aspects de l’exploitation afin d’assurer la santé des oiseaux, la qualité de la
production et la rentabilité globale. Les principaux éléments qui peuvent constituer le contenu d’un tel
système :
• Gestion de la nutrition :
॔ Planification des régimes alimentaires en fonction de l’âge et du type de volaille;
॔ Suivi de la consommation d’aliments et ajustements en conséquence.
• Gestion de la production :
॔ Suivi de la production d’œufs et / ou de viande;
॔ Enregistrement des données sur la qualité des produits (poids, taille, taux de ponte, etc.).
• Gestion de l’environnement :
॔ Surveillance de la température, de l’humidité et de la qualité de l’air dans les bâtiments;
॔ Contrôle de la ventilation et de l’éclairage pour optimiser le confort des oiseaux.
• Planification de la reproduction :
॔ Suivi des cycles de reproduction et de l’incubation des œufs;
॔ Gestion des reproducteurs, y compris le suivi des performances de reproduction.
• Rapports et analyses :
॔ Génération de rapports automatisés sur la performance de la ferme;
॔ Analyses pour prendre des décisions informées sur l’optimisation des opérations;
॔ Utilisation de capteurs, de caméras, pour surveiller et collecter des données en temps réel.
Cependant, le système de suivi et de gestion d’une ferme avicole peut être personnalisé en fonction des
besoins spécifiques de chaque exploitation. Il peut être informatisé grâce à des logiciels dédiés ou être
basé sur des applications mobiles pour une gestion plus efficace et précise de l’exploitation avicole.
86
4.1. Système de gestion de la chaine d’approvisionnement des aliments, de médicaments et équipement
dans une ferme avicole
• Rapports et analyses :
॔ Génération de rapports : Production de rapports sur les niveaux de stock, les dépenses,
la performance des fournisseurs, etc.
॔ Analyse des données : Utilisation des données pour optimiser la gestion de la chaîne
d’approvisionnement et prendre des décisions informées.
87
4.2. Système de surveillance de l’environnement (température et humidité) dans une ferme avicole
Un système de surveillance de l’environnement dans une ferme avicole est essentiel pour assurer des
conditions optimales de croissance et de bien-être pour les oiseaux. Les éléments clés qui peuvent être
inclus dans un tel système de surveillance de la température et de l’humidité :
• Capteurs de température :
॔ Des capteurs de température sont installés à plusieurs endroits de la ferme pour mesurer
la température ambiante;
॔ Les capteurs doivent être précis et fiables pour garantir un suivi constant de la température.
• Capteurs d’humidité :
॔ Des capteurs d’humidité relative sont également placés dans diverses zones de la ferme
avicole pour mesurer le taux d’humidité dans l’air;
॔ Les capteurs d’humidité peuvent être capacitifs, résistifs ou optiques en fonction des
besoins spécifiques de la ferme;
॔ Le contrôle de l’humidité est crucial pour éviter des problèmes tels que la moisissure, les
maladies respiratoires et le stress chez les oiseaux.
• Alarmes :
॔ Le système de surveillance est généralement équipé d’alarmes pour avertir les éleveurs en
cas de fluctuations anormales de la température ou de l’humidité;
॔ Les alarmes peuvent être configurées pour envoyer des notifications par SMS, e-mail ou via
une application mobile.
• Automatisation :
॔ Dans certains cas, le système de surveillance peut être intégré à un système d’automatisation
de la ferme avicole;
॔ Par exemple, il peut être utilisé pour contrôler les systèmes de chauffage, de ventilation et
d’humidification en fonction des données en temps réel.
• Rapports et analyses :
॔ Le système peut générer des rapports et des analyses périodiques pour aider les agriculteurs
à prendre des décisions éclairées sur la gestion de leur ferme avicole;
॔ Ces rapports peuvent inclure des tendances de température et d’humidité, des statistiques
sur les variations quotidiennes et saisonnières, etc.
88
Un système de surveillance de l’environnement dans une ferme avicole est essentiel pour assurer des
conditions optimales de croissance et de bien-être pour les oiseaux. Les éléments clés qui peuvent être
inclus dans un tel système de surveillance de la température et de l’humidité :
• Capteurs de température :
॔ Des capteurs de température sont installés à plusieurs endroits de la ferme pour mesurer
la température ambiante;
॔ Les capteurs doivent être précis et fiables pour garantir un suivi constant de la température.
• Capteurs d’humidité :
॔ Des capteurs d’humidité relative sont également placés dans diverses zones de la ferme
avicole pour mesurer le taux d’humidité dans l’air;
॔ Les capteurs d’humidité peuvent être capacitifs, résistifs ou optiques en fonction des
besoins spécifiques de la ferme;
॔ Le contrôle de l’humidité est crucial pour éviter des problèmes tels que la moisissure, les
maladies respiratoires et le stress chez les oiseaux.
• Alarmes :
॔ Le système de surveillance est généralement équipé d’alarmes pour avertir les éleveurs en
cas de fluctuations anormales de la température ou de l’humidité;
॔ Les alarmes peuvent être configurées pour envoyer des notifications par SMS, e-mail ou via
une application mobile.
• Automatisation :
॔ Dans certains cas, le système de surveillance peut être intégré à un système d’automatisation
de la ferme avicole;
॔ Par exemple, il peut être utilisé pour contrôler les systèmes de chauffage, de ventilation et
d’humidification en fonction des données en temps réel.
• Rapports et analyses :
॔ Le système peut générer des rapports et des analyses périodiques pour aider les agriculteurs
à prendre des décisions éclairées sur la gestion de leur ferme avicole;
॔ Ces rapports peuvent inclure des tendances de température et d’humidité, des statistiques
sur les variations quotidiennes et saisonnières, etc.
89
Un système de surveillance de l’environnement de ce type contribue à maintenir des conditions optimales
pour les oiseaux dans une ferme avicole, ce qui peut améliorer leur santé, leur bien-être et leur productivité.
Il permet également de réagir rapidement en cas de problème, réduisant ainsi les risques pour l’élevage.
Un système de suivi de la performance de ponte et de croissance en aviculture est essentiel pour les
éleveurs de volailles afin d’optimiser la production, la santé et le bien-être des oiseaux. Les principaux
éléments et données que vous pourriez inclure dans un tel système :
• Données de population :
॔ Nombre initial d’oiseaux;
॔ Taux de mortalité;
॔ Nombre d’oiseaux à différents stades de développement (âges).
• Suivi de la croissance :
॔ Poids moyen de l’ensemble du lot à des âges spécifiques;
॔ Courbes de croissance individuelle (si possible);
॔ Consommation d’aliment par oiseau;
॔ Taux de conversion alimentaire (TCA).
• Mesures de la santé :
॔ Évaluation de la santé des oiseaux (signes de maladies, vaccinations, traitements);
॔ Événements sanitaires exceptionnels (épidémies, éclosions de maladies);
॔ Utilisation de médicaments ou d’antibiotiques (si nécessaire).
• Rapports et suivi :
॔ Génération de rapports réguliers sur les performances;
॔ Suivi des objectifs de production et d’amélioration.
L’utilisation d’un système de suivi de la performance de ponte et de croissance en aviculture permet aux
éleveurs de prendre des décisions éclairées pour améliorer la rentabilité, la santé des oiseaux et la qualité
des produits tout en optimisant les ressources et en minimisant les pertes.
90
En résumé, l’intégration de ces systèmes de gestion dans une exploitation avicole sera en fonction de :
• Objectifs de l’éleveur;
• La capacité de la ferme;
• Le niveau d’investissement consenti;
• La vision à long terme du promoteur;
• Le plan de développement national avicole des autorités compétentes et des bailleurs.
Après le départ des animaux : les ventes, les mesures de nettoyage désinfection et vide
sanitaire.
A partir des données recueillies dans le document d’enregistrement, il faut calculer
certains paramètres et établir les différents bilans techniques et économiques (mortalités;
Calculer
consommation par sujet; indice de consommation; gain moyen quotidien; taux de ponte
nombre d’œufs par poule; prix de revient du poulet; de la poulette; de l’œuf; bénéfice …).
Avec les données collectées d’une part et calculées d’autre part, on compare avec les
Comparer normes théoriques des souches utilisées ou avec les données nationales s’il existe des
statistiques ou encore avec nos propres objectifs.
Les résultats obtenus et les écarts constatés doivent être interprétés par votre conseil en
Interpréter fonction de son expertise (c’est-à-dire ses connaissances théoriques et son expérience
terrain).
L’interprétation faite devra conduire à une décision à proposer au propriétaire de la ferme
Décider
en vue de son application.
5. Commercialisation et vente
La vente de produits avicoles, nécessite une stratégie de marketing efficace pour attirer les clients, établir
une présence sur le marché et stimuler les ventes :
Effectuez une étude de marché pour comprendre les préférences des consommateurs locaux en matière
de produits avicoles.
Identifiez la demande et les tendances actuelles du marché.
b) Qualité et traçabilité :
Mettre l’accent sur la qualité des produits avicoles, en veillant à ce qu’ils soient frais et sains. S’assurer
d’avoir une traçabilité claire pour rassurer les clients quant à l’origine des produits.
91
c) Diversification de l’offre :
Proposition d’une variété de produits avicoles, tels que poulet de chair ; les hybrides ; poulet traditionnels,
œufs, dinde, canard, etc., pour répondre aux différents besoins des consommateurs.
d) Marketing en ligne :
Création d’un site web professionnel pour votre entreprise après la phase de démarrage et / ou d’amorçage,
y compris des informations sur les produits, les prix et les coordonnées. Utilisation des médias sociaux
pour promouvoir vos produits et interagir avec les clients.
Utilisation des publicités locales dans les journaux, à la radio et à la télévision pour sensibiliser les gens
à vos produits.
f) Partenariats locaux :
Établissement de partenariats avec des restaurants, des épiceries, des hôtels et d’autres entreprises
locales pour fournir vos produits avicoles.
g) Labels de qualité :
Obtention des certifications de qualité ou des labels (par exemple, label bio) pour renforcer la confiance
des clients.
h) Promotions et réductions :
Offrir des promotions spéciales, des remises et des offres groupées pour attirer de nouveaux clients et
fidéliser les clients existants.
Offrir un excellent service client, répondre rapidement aux questions et aux préoccupations des clients.
Participation aux marchés locaux ou aux foires pour vendre directement vos produits et établir des liens
avec les clients.
k) Sensibilisation à la santé :
Mettre en avant les avantages pour la santé des produits avicoles que vous vendez, en mettant en évidence
leur teneur en protéines de qualité.
Communication sur les pratiques durables et responsables de votre ferme, ce qui peut attirer les clients
soucieux de l’environnement.
Encouragez les clients à laisser des avis en ligne et prenez en compte leurs retours pour améliorer vos
produits et services.
92
n) Analyse de la concurrence :
Surveillez la concurrence pour rester compétitif en ajustant vos prix et vos offres en conséquence.
Une approche bien planifiée et ciblée aidera à maximiser vos chances de succès dans la vente de produits
avicoles. La nécessité de planification de la production pour éviter les ruptures sera encouragé pour rester
compétitif.
La gestion des coûts et des prix en aviculture est essentielle pour la rentabilité et la viabilité de votre
exploitation. Elle passe par :
• Optimisation de la production :
॔ Augmentation de l’efficacité de la production pour réduire les coûts par unité. Cela peut
être réalisé en améliorant la gestion de l’alimentation, de l’eau, de l’environnement et de
la santé des oiseaux.
• Prix de vente :
॔ Établir un prix de vente compétitif qui couvre vos coûts tout en dégageant un profit. Prendre
en compte la demande du marché, la qualité de vos produits et la concurrence.
• Économies d’échelle :
॔ Dans certaines situations, l’expansion de l’exploitation peut entraîner des économies
d’échelle, réduisant ainsi les coûts unitaires. Cependant, cela doit être fait judicieusement
pour éviter une croissance excessive et non rentable.
• Investissements judicieux :
- Investir dans des équipements et des technologies qui peuvent améliorer l’efficacité et
réduire les coûts à long terme.
93
n) Analyse de la concurrence :
La gestion des coûts et des prix en aviculture est un processus continu qui nécessite une attention constante
aux détails, une analyse des coûts et des revenus, et une adaptabilité aux conditions changeantes du
marché et de l’industrie avicole. Une gestion efficace de ces aspects contribuera à la rentabilité de votre
exploitation avicole.
L’élevage avicole peut avoir un impact significatif sur l’environnement en raison de la production de
déchets, de la consommation d’eau et d’énergie, de la déforestation due à la production de nourriture
pour les poulets, et des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, il existe des pratiques écologiques
que les éleveurs de poulets peuvent adopter pour réduire leur empreinte environnementale :
• Gestion de l’alimentation :
- Utilisation d’aliments durables et locaux pour réduire l’empreinte carbone associée au
transport;
- Équilibrage précis de la ration alimentaire pour éviter le gaspillage et réduire les émissions
de méthane provenant de la digestion des poulets.
94
• Gestion de l’alimentation :
- Utilisation d’aliments durables et locaux pour réduire l’empreinte carbone associée au
transport.
- Équilibrage précis de la ration alimentaire pour éviter le gaspillage et réduire les émissions
de méthane provenant de la digestion des poulets.
• Certification écologique :
- Obtention de certifications telles que l’agriculture biologique ou des certifications
environnementales spécifiques à l’élevage de poulets pour démontrer l’engagement en
faveur de pratiques durables.
• Énergie renouvelable :
- Utilisation de sources d’énergie renouvelable, comme l’énergie solaire ou éolienne, pour
alimenter les installations d’élevage.
• Éducation et sensibilisation :
- Sensibilisation des employés, des clients et des parties prenantes aux pratiques écologiques
mises en place.
• Hygiène :
- Maintenir une hygiène adéquate dans le poulailler est essentiel pour minimiser les déchets
et éviter la propagation des maladies.
• Conformité réglementaire :
- Il est important de se conformer aux réglementations locales et nationales en matière de
gestion des déchets, d’élimination des produits chimiques et de protection de
l’environnement.
Sécurité alimentaire :
॔ L’élevage avicole peut contribuer à améliorer la sécurité alimentaire en fournissant une
source de protéines abordable et accessible à la communauté locale.
Les œufs et la viande de poulet sont des sources importantes de protéines de haute qualité.
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Sécurité alimentaire :
॔ L’élevage avicole peut contribuer à améliorer la sécurité alimentaire en fournissant une
source de protéines abordable et accessible à la communauté locale.
Les œufs et la viande de poulet sont des sources importantes de protéines de haute qualité.
Génération de revenus :
॔ Les petits éleveurs peuvent tirer des revenus de la vente d’œufs et de poulets, ce qui peut
contribuer à améliorer leur niveau de vie et à réduire la pauvreté dans les communautés
rurales.
Création d’emplois :
॔ L’élevage avicole peut créer des emplois locaux, notamment pour la gestion des poulaillers,
la distribution des produits avicoles, la vente d’intrants (produits vétérinaires, provendes)
et la transformation des œufs et de la viande.
Autonomie alimentaire :
॔ L’élevage avicole peut réduire la dépendance à l’importation de produits avicoles et
renforcer l’autonomie alimentaire des Comores.
Cependant, il est essentiel de veiller à ce que l’élevage avicole soit géré de manière durable pour minimiser
les impacts négatifs. Les problèmes potentiels à surveiller comprennent la gestion des déchets, la santé
des poules, la surutilisation des ressources locales (comme l’eau et les terres) et les questions liées à la
biodiversité.
Il est recommandé de promouvoir des pratiques d’élevage avicole respectueuses de l’environnement, telles
que l’utilisation de systèmes de production en plein air, la rotation des pâturages, l’alimentation durable
des animaux et la gestion responsable des déchets. En outre, les autorités locales et les organisations de
développement peuvent offrir une formation aux éleveurs pour les aider à mettre en œuvre des pratiques
durables et à maximiser les avantages positifs de l’élevage avicole pour la communauté et l’environnement.
CONCLUSION GENERALE
L’élevage avicole aux Comores offre un potentiel immense pour l’amélioration de la sécurité alimentaire,
la génération de revenus et le développement économique. Ce guide a été conçu pour vous fournir les
connaissances nécessaires pour réussir dans cette entreprise passionnante, mais exigeante.
Nous espérons qu’il vous a été utile pour comprendre les bases de l’élevage avicole, de la sélection des
races à l’entretien des poules, en passant par la gestion de la santé et de l’alimentation.
L’avenir de l’élevage avicole aux Comores repose sur votre engagement, votre dévouement et votre
persévérance. En suivant les bonnes pratiques présentées dans ce guide, vous pouvez contribuer à renforcer
la sécurité alimentaire de votre communauté, à créer des opportunités économiques et à améliorer la
qualité de vie de nombreuses personnes.
N’oubliez pas que l’élevage avicole peut être exigeant, mais les récompenses en valent la peine. Restez
informés, continuez à apprendre et partagez vos connaissances avec d’autres éleveurs. Ensemble, nous
pouvons développer une industrie avicole florissante aux Comores.
Nous vous souhaitons tout le succès possible dans votre aventure avicole, et nous sommes convaincus
que, avec le bon engagement, vous pouvez réaliser vos objectifs et contribuer de manière significative au
bien-être de votre communauté et de votre nation.
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ANNEXES
FICHE DE PONTE
Eleveur Date d’éclosion :
Poulailler N° Effectif à l’arrivée :
Lot N° Effectif à l’entrée en ponte :
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FICHE DE PONTE
OBSERVATION
POULES JOURNEES ŒUFS
DATE ALIMENT (Calibre, consommation,
MORTES PONDEUSE PONDUS
traitements….)
TOTAUX
99
PLAN DE PROPHYLAXIE POULETTES
100
Après passage de GUMBORO, pour relancer la consommation mettre en place VIGOSINE ou SOLIDIGEST
(1m/ l) en eau de boisson
Déparasiter régulièrement (une fois / mois) au LEVAMISOLE ou avec AMPROL (1-2l / 100l pendant 5 jours)
Toutes les 10 semaines : vaccination ND au clone 30 ou LA SOTA
Vaccination grippe aviaire en production : faire une vaccination et son rappel un mois après
101
GLOSSAIRE
Agent pathogène : Tout facteur capable d’engendrer une lésion ou de causer une maladie (processus
morbide).
Appât : Une nourriture mise pour attirer un animal que l’on chasse, que l’on pêche, que l’on piège ou que
l’on veut empoisonner ou endormir.
Biosécurité : Ensemble de mesures sanitaires et hygiéniques qui peuvent limiter l’entrée et la propagation
des pathogènes.
Contrôle de Décontamination : Opération visant à éliminer ou détruire tout facteur présentant un risque
sanitaire pour les volailles.
Décontamination : L’ensemble des opérations visant à supprimer les sources et les réservoirs de
contaminants pathogènes et à détruire les contaminants résidents.
Désinfectant : Un produit chimique ou physique qui tue ou inactive des micro- organismes.
Désinfection : Application d’un processus physique ou chimique sur une surface dans le but de détruire
ou de supprimer l’activité d’agents pathogènes.
Détergent : Un composé chimique doté de propriétés tensioactives, ce qui le rend capable d’enlever les
salissures.
Homogénéité du lot : Appréciation de la qualité d’homogénéité du lot, une pesée individuelle de quelques
poussins permet de cerner ce critère, 90 % de l’échantillon doivent se situer dans une fourchette de plus
ou moins 10 % par rapport à la moyenne.
Nettoyage : Enlèvement des souillures, des saletés, de la poussière, des résidus d’aliments, de la graisse
ou de toute matière indésirable.
Nuisibles : Tout animal (oiseaux, moustiques, mouches, rongeurs…) qui peut présenter un risque sanitaire
ou un stress pour les animaux.
Maîtrise des flux : Contrôle de la circulation de tout ce qui peut accéder à un élevage avicole (véhicules,
personnes, nuisibles).
Pédiluve : Tout dispositif provisoire ou permanent destiné à désinfecter ou nettoyer les chaussures ou
bottes susceptibles d’avoir été souillés par des microbes ou matériaux indésirables.
102
Rotoluve : Tout dispositif destiné à nettoyer et/ou désinfecter les pneus et les roues de véhicules
susceptibles d’avoir été contaminés par des organismes pathogènes et de les transporter.
SAS : Bloc sanitaire composé de deux zones séparées physiquement, une zone sale et une zone propre,
devant comporter plusieurs éléments tels que, un vestiaire, un lavabo, des tenues d’élevage, un registre
d’élevage, une poubelle…
Système « All in all out » (bande unique) : Système d’élevage qui consiste à élever des volailles du même
âge, entrant le même jour, maintenues pendant une même période et sortant le même jour.
Vide sanitaire : Temps séparant la première désinfection et l’arrivée de la nouvelle bande, pendant lequel
le bâtiment doit être fermé à clé.
Visiteur : Toute personne autre que le personnel chargé de la production quotidienne dans le centre.
Volaille : Tout oiseau élevé ou gardé en captivité à des fins de reproduction, de production d’œufs ou de
viande pour consommation humaine
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Financé par l’UE :
La Délégation de l’Union européenne aux Comores fait partie du Service extérieur
de l’Union européenne et est l’une des plus de 130 délégations dans le monde.
La Délégation a le statut de mission diplomatique et représente officiellement
l’Union européenne aux Comores.
Pour plus d’informations, consultez le site : [Link]
Contrepartie Nationale :
Ministère de l’Économie, des Investissements et de l’Energie est l’agence
gouvernementale de soutien de ce programme et le principal conseiller politique
du gouvernement en matière d’industrie et de développement du secteur privé.
Il est responsable de la formulation et de la mise en œuvre des politiques de
promotion, de croissance et de l’industrie au niveau national et international.
Cette publication a été réalisée avec le soutien financier de l’Union européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité des auteurs et ne reflète pas nécessairement les vues de l’ONUDI ou de l’Union
Européenne.
Ce document a été produit sans avoir été officiellement édité par les Nations Unies. Les appellations employées dans ce document et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part du
Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant
au tracé de leurs frontières ou limites, ni quant à leur système économique ou leur degré de développement.
Les désignations telles que “développé”, “industrialisé” ou “en développement” sont destinées à des fins de commodité statistique et n’expriment pas nécessairement un jugement sur le stade atteint par un
pays ou une zone particulière dans le processus de développement.
La mention de noms de sociétés ou de produits commerciaux ne constitue pas une approbation de l’ONUDI ou de l’Union européenne.
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ONUDI Département de la compétitivité des PME, de la qualité et de la création d’emplois
[Link]
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