0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues247 pages

Main An

Transféré par

micky.oubro
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues247 pages

Main An

Transféré par

micky.oubro
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

4- Suites et séries.

Suites.  4.1 - p. 366

Suite = liste ordonnée

{x0, x1 , x2, . . . , xk , . . .} = {xk }

Exemple : Formule de Taylor

(x − a) ′ (x − a)2 ′′
f (x) = f (a) + f (a) + f (a) + · · ·
1! 2!
(x − a)n (n)
+ f (a) + Rn(x)
n!
où
(n+1)(ξ)
n+1 f
Rn(x) = (x − a)
(n + 1)!

Convergence : Rn(x) → 0 quand n → ∞ ?


Exemple : Méthode de Newton-Raphson


Racines de f (x) = 0 ?

Construire {x0, x1 , x2, . . .} par

f (x )
x0, xk+1 = xk − ′ k k = 0, 1, 2, . . .
f (xk )

• La suite converge-t-elle ?
• Si oui, vers quoi ?


Suites convergentes.  4.1.1 - p. 368

a = lim xk (a fini)
k→∞
la suite converge vers a
m
(∀ε > 0)(∃N ∈ N)(∀k > N) : |xk − a| 6 ε

⇒ suite convergente ou divergente.

La convergence d’une suite est indépendante des premiers termes


de la suite. (Pour k suffisamment grand...)
√ √
Exemple : Soit {k1/k } = {1, 2, 3 3, . . .}

lim k1/k = 1
k→∞

En effet,


1
lim x1/x = lim exp ln x
x→∞ x→+∞ x
 
ln x
= exp lim = exp 0 = 1
x→+∞ x

Exemple :

∀z ∈ C, |z| < 1 lim zk = 0


k→∞

zk
∀z ∈ C, lim = 0
k→∞ k!

Propriétés des suites.  4.1.2 - p. 369

Si limx→x0 f (x) = a ∈ C, alors

• la limite est unique ;

• f est bornée au voisinage de x0 .

• La limite d’une suite convergente est unique.


• Toute suite convergente est bornée :

lim ak = a ∈ C ⇒ ∃C ∈ R : |ak | 6 C ∀k ∈ N
k→∞

ATTENTION

|ak | 6 C ∀k ∈ N 6⇒ lim ak = a
k→∞

Exemple : {(−1)k } = 1, −1, 1, −1, . . . ⋄


Si lim ak = a et lim bk = b (a, b ∈ C), alors
k→∞ k→∞
• lim (αak + βbk) = αa + βb ∀α, β ∈ C
k→∞
• limk→∞ zk = c + id ⇔ lim ℜ(zk ) = c et lim ℑ(zk ) = d
k→∞ k→∞
• lim (ak bk ) = a b
k→∞
a a
• lim k = si b 6= 0
k→∞ bk b
• Si ak 6 bk ∀k > N , alors lim ak 6 lim bk
k→∞ k→∞
• Si ak 6 bk 6 ck ∀k > N , et

lim ak = lim ck = L
k→∞ k→∞
alors

lim bk = L
k→∞
Toute suite {xk } réelle, bornée supérieurement et croissante est
convergente et converge vers sa borne supérieure.

Soit M la borne supérieure de la suite.


∀ε > 0, ∃N t.q.
M − ε 6 xk 6 M ∀k > N
soit

|xk − M| 6 ε et lim xk = M
k→∞


Évidemment :

Toute suite {xk } réelle, bornée inférieurement et décroissante est


convergente et converge vers sa borne inférieure.
 4.2.1 - p. 374
Exemple :
p n o
x1 = 1, xk+1 = 6 + xk , k ∈ 1, 2, . . .

La suite est croissante



• x1 = 1 < x2 = 7
• Pour k > 1, si xk+1 > xk alors
p p
xk+2 = 6 + xk+1 > 6 + xk = xk+1

La suite est bornée supérieurement



• x1 = 1 < 3, x2 = 7<3
• Si xk < 3, alors
p
xk+1 = 6 + xk < 3

⇒ La suite converge.
p
lim xk+1 = lim 6 + xk
k→∞ k→∞

a = 6+a ⇒ a=3
et

lim xk = 3
k→∞

Critère de Cauchy.  4.2 - p. 373

Critère de Cauchy pour la convergence des suites :


Une suite réelle ou complexe {xk } est convergente si et seulement
si elle est de Cauchy, i.e. si et seulement si

(∀ε > 0)(∃N ∈ N) : (∀q > p > N) : x p − xq 6 ε

Condition est nécessaire


Si {xk } converge vers x alors

x p − xq 6 x p − x + x − xq 6 ε

Condition est suffisante


Conséquence de la définition de R.

Intérêt théorique !
Suites et topologie des espaces métriques.
 4.2.2 - p. 378

Dans un espace métrique quelconque, {xk } = liste ordonnée


d’éléments xk de cet espace.

a = lim xk
k→∞
m
(∀ε > 0)(∃N ∈ N)(∀k > N) : |xk − a| 6 ε
Toute suite convergente est de Cauchy.
Un espace métrique E est complet si toute suite de Cauchy converge
vers un point de E.

Exemple : R, Rn , C et Cn sont complets.

L’ensemble des rationnels n’est pas complet :


 
1 1 1
1, 1 + , 1 + + , . . .
2 2 3!
est de Cauchy mais converge vers e qui n’est pas un rationnel. ⋄

• Espace de Banach = espace vectoriel complet et normé.


• Espace d’Hilbert = espace vectoriel complet muni d’un produit
scalaire.

• Une partie A d’un espace métrique est fermée ssi les limites
de suites convergentes d’éléments de A appartiennent à A.
• Un sous-ensemble A d’un espace métrique est compact ssi de
toute suite {xk } d’éléments de A, on peut extraire une sous-
suite qui converge vers un point de A.
Séries.  4.3 - p. 378

Exemple : Rebond d’une balle

Soit une balle lâchée d’une hauteur de 27 mètres et qui perd


deux tiers de son énergie cinétique à chaque rebond. La distance
(verticale) totale ainsi parcourue par la balle est donnée par
∞ 9
S = 27 + 2(9 + 3 + 1 + · · ·) = 27 + 2 ∑ k
k=0 3

Exemple : Mécanique quantique

Système d’oscillateurs interagissant à la température T :

∞ nhν

∑ nhν e kT
n=0
E(T ) =

nhν

∑ e kT
n=0
h = constante de Planck, ν = constante de Boltzmann. ⋄

Questions :
• La somme ainsi définie existe-t-elle, est-elle finie ? Si oui,
comment la calculer ?
• La somme permet-elle de définir une fonction ? Si oui, dans
quel domaine ? Comment en calculer la dérivée ou l’intégrale
(si elles existent) ?
Définition.  4.3.1 - p. 380

Une série est une somme de la forme


N ∞
∑ uk ou ∑ uk
k=1 k=1
• uk ∈ R ou ∈ C = termes de la série.
n
• Sn = ∑ uk =somme partielle.
k=1

Toute série est équivalente à la suite de ses sommes partielles


∑ uk
k=1


n o
S1 , S2 , S3 , . . . , Sn , . . .
n n o
= u1 , u1 + u2 , u1 + u2 + u3 , . . . , ∑ uk , . . .
k=1
Séries convergentes.  4.1.1 - p. 368

n
S = lim Sn = lim
n→∞ n→∞ ∑ uk (S fini )
k=1
m
n
(∀ε > 0)(∃N)(∀n > N) : ∑ uk − S 6ε
k=1

Sinon la série est divergente.

Exemple :
1 1 ∞ 1
e = 1+1+ + +··· = ∑
2! 3! k=0
k!

Exemple :

∑ (−1)k = 1 − 1 + 1 − 1 + 1 · · · diverge
k=0

Série Géométrique  4.4.2 - p. 383

n−1
Sn = a + ar + ar2 + · · · + arn−2 + arn−1 = ∑ ark
k=0
r est la raison de la série.

rSn = ar + ar2 + ar3 + · · · + arn−1 + arn

(1 − r)Sn = a − arn
et donc (r 6= 1)

n−1 a(1 − rn)


k
Sn = ∑ ar =
1−r
k=0
n−1 a(1 − rn)
k
Sn = ∑ ar =
1−r
k=0
Si |r| < 1, lim rn = 0
n→∞

∞ a(1 − rn) a
k
S = ∑ ar = lim =
n→∞ 1 − r 1−r
k=0

si |r| < 1

Si |r| > 1, la série diverge.

Exemple :
∞ 9
S = 27 + 2 ∑
k
k=0 3
La somme vaut donc
18
S = 27 + = 27 + 27 = 54
1 − 1/3

Propriétés des séries numériques.
 4.4.4 - p. 385

∞ ∞
Si ∑ ak = a et ∑ bk = b (a, b ∈ C), alors
k=1 k=1

• ∑ (αak + βbk) = αa + βb ∀α, β ∈ C
k=1
∞ ∞
• Si ak 6 bk ∀k ∈ N, alors ∑ ak 6 ∑ bk
k=1 k=1

∞ ∞
∑ uk converge ⇔ ∑ uk (p ∈ N) converge
k=1 k=p
Critère de Cauchy.  4.5 - p. 385

n
S = lim Sn = lim
n→∞ n→∞ ∑ uk (S fini )
k=1
m
n
(∀ε > 0)(∃N)(∀n > N) : ∑ uk − S 6ε
k=1

Critère de Cauchy pour les suites :


La suite {Sn} est convergente ssi

(∀ε > 0)(∃N ∈ N) : (∀q > p > N) : S p − Sq 6 ε

Critère de Cauchy pour les séries :



∑ uk est convergente ssi
k=1

q
(∀ε > 0)(∃N ∈ N)(∀q > p > N) : ∑ uk 6ε
k=p
• Le terme général d’une série convergente tend vers 0.
• Toute série dont le terme général ne tend pas vers zéro est
divergente.

n
Si ∑ uk converge, alors (Cauchy)
k=1

p
(∀ε > 0)(∃N)(∀p > N) : ∑ uk = up 6 ε
k=p
et

lim uk = 0
k→∞

La réciproque est fausse !
Il ne suffit pas que le terme général de la série tende vers zéro pour
assurer la convergence de la série.

Exemple : La série harmonique


∞ 1
∑k
k=1
est divergente. En effet,
2p
1 1 1
∑ k > p 2p = 2
k=p+1

Convergence des séries à termes positifs.
 4.5.1 - p. 386

Séries bornées.

Toute suite croissante {xk } bornée supérieurement converge vers sa


borne supérieure.

n
∃N ∈ N, M ∈ R, un > 0, ∑ uk 6 M ∀n > N
k=1

⇒ ∑ uk converge
k=1
Critère de comparaison.  4.5.1 - p. 387

Soit uk , vk les t. g. de séries à termes positifs.



∑ vk converge, uk 6 Cvk ∀k > N
k=1



∑ uk converge
k=1

Par Cauchy :

Pour p et q suffisamment grands,

q q q q
∑ uk = ∑ uk 6 C ∑ vk = C ∑ vk 6ε
k=p k=p k=p k=p


Soit uk , wk les t. g. de séries à termes positifs.

∑ wk diverge, uk > Cwk (C > 0) ∀k > N
k=1



∑ uk diverge
k=1

Par l’absurde :

 ∞

∑ k


 u converge

k=1

⇒ ∑ wk converge
 k=1
wk 6 uk


C
ABSURDE


Série géométrique

∑ ark
k=0
• converge si |r| < 1 :
∞ a(1 − rn) a
k
∑ ar = lim
n→∞ 1 − r
=
1−r
k=0
• diverge si |r| > 1.
Critère de la racine de Cauchy :
Soit uk le t. g. d’une série à termes positifs.


k
uk 6 q avec q < 1 ⇒ ∑ uk converge
k=1

uk > qk avec q > 1 ⇒ ∑ uk diverge
k=1

En pratique :
1/k
lim u <1 ⇒ convergence
k→∞ k

1/k
lim uk > 1, = 1+ ⇒ divergence
k→∞

lim = 1, 1− Pas de conclusion !


k→∞
1/k
En effet, si lim uk = α < 1, alors
k→∞

1/k
(∀ε > 0)(∃N)(∀k > N), uk −α 6 ε

1+α 1−α
En particulier pour ε = −α = , (∃Ñ)(∀k > Ñ),
2 2
1/k 1−α
uk −α 6 ε =
2
i.e.
1/k 1+α
uk 6 = q < 1(si α < 1)
2

⇒ converge
1/k
• Si lim uk = α > 1 alors,
k→∞

1+α α−1
pour ε = α − = , (∃Ñ)(∀k > Ñ),
2 2
1/k α−1
uk −α 6 ε =
2
i.e.
1/k α−1
uk > = q > 1(si α > 1)
2

⇒ diverge
1/k
• Si lim uk = 1+, alors
k→∞
1/k 1/k
(∀ε > 0)(∃N)(∀k > N), uk − 1 6 ε et uk >1

⇒ diverge
Critère du quotient de d’Alembert :
Soit uk le t. g. d’une série à termes positifs.

uk+1 ∞

uk
6q<1 ⇒ ∑ uk converge
k=1

uk+1 ∞

uk
>1 ⇒ ∑ uk divergence
k=1

Pour k > N ,
uk+1
6 q < 1, i.e. uk+1 6 q uk
uk
et donc
−N  k
uk 6 quk−1 6 q2 u k−2 6 · · · 6 qk−N u N= q uN q
| {z }
C
⇒ série convergente.

Pour k > N ,
uk+1
>1
uk
⇒ Le terme général ne tend pas vers zéro,
⇒ série divergente.

En pratique :
uk+1
lim <1 ⇒ convergence
k→∞ k u
u
lim k+1 > 1, = 1+ ⇒ divergence
k→∞ uk

u
lim k+1 = 1, 1− Pas de conclusion !
k→∞ uk

Le critère de la racine est plus discriminant


que le critère du quotient.
Série de Riemann.  4.5.1 - p. 389

∞ 1
∑ kα (α > 0)
k=1

• α = 1, série harmonique
∞ 1
∑ k Diverge (Cauchy)
k=1
1 1
• α < 1, α > Diverge
k k
• α > 1,
 1/k  
1 α ln k −
lim = lim exp − = 1 ?
k→∞ kα k→∞ k
et
kα −
lim = 1 ?
k→∞ (k + 1)α

∞ 1
∑ kα converge ssi α > 1
k=1

La série de Riemann peut être utilisée comme série de comparaison


dans le critère de comparaison.
Critère en kα :
Soit uk le terme général d’une série à termes positifs.

Si ∃α > 1 et C 6= 0 t.q.
 
1 C
uk = o ou uk ∼ α (k → ∞)
kα k

alors ∑ uk est convergente.
k=1

Si ∃α 6 1 et C 6= 0 t.q.
1 C
= o(uk ) ou uk ∼ α (k → ∞)
k k

alors ∑ uk est divergente.
k=1
Convergence absolue et semi-convergence.
 4.5.2 - p. 393

Les critères précédents uniquement pour séries à termes positifs (au


moins à partir d’un certain indice).

Quid si les termes sont de signes variables ou complexes ?

∞ ∞
Si ∑ |uk| converge, alors ∑ uk converge.
k=1 k=1

On dit alors que ∑ uk converge absolument.
k=1

q q
∑ uk 6 ∑ |uk| 6 ε ∀q > p > N
k=p k=p

Rem : toute série convergente à termes positifs (ou négatifs) est


automatiquement absolument convergente.
Exemple :

∞ (−1)k
∑ 2
k=1 k
Série des modules
∞ 1
∑ 2
Converge
k=1 k

∞ (−1)k
∑ 2
Converge absolument
k=1 k

∞ ∞
Si ∑ uk converge, et ∑ |uk| diverge
k=1 k=1

alors ∑ uk est semi-convergente
k=1

Si le critère du quotient ou le critère de la racine montre que ∑ |uk|
k=1

diverge, alors ∑ uk diverge.
k=1

Divergence si
|uk+1|
>1 |uk |1/k > 1
|uk |

|uk | 6→ 0 ⇒ uk 6→ 0

∑ uk diverge
k=1

Séries alternées.  4.5.3 - p. 394

Série alternée si uk uk+1 < 0 pour k = 1, 2, 3, . . .,



kv
∑ (−1) k
k=1
où les vk sont tous de même signe.

Exemple : La série harmonique alternée :


∞ (−1)k−1 1 1 1
∑ k
= 1− + − +···
2 3 4
converge
k=1
alors que
∞ 1
∑k diverge
k=1

∞ (−1)k−1
∑ k
semi-conv.
k=1

Suite des sommes partielles :


1 5 7
{1, , , , . . .} = {1., 0.5, 0.833, 0.583, 0.783, . . .}
2 6 12

Pour qu’une série alternée de la forme

∑ (−1)kvk
k=1
soit convergente il suffit que la suite des {vk } tende monotonément
vers 0.

Hypothèses équivalentes

vk > 0 vk 6 0
vk 6 vk−1 ou vk > vk−1
lim vk = 0 lim vk = 0
k→∞ k→∞
pour tout k > N .
Supposons, vk décroı̂t vers 0 ∀k > N .

Si q − p est pair, il vient,

q
∑ (−1)kvk =
k=p

= (v p − v p+1 ) + (v p+2 − v p+3 ) + · · · + (vq−2 − vq−1) + vq

6 (v p − v p+1) + (v p+1 − v p+2) + (v p+2 − v p+3) + · · ·


+ (vq−1 − vq) + vq
6 vp

Si q − p est impair, on a

q
kv =
∑ (−1) k
k=p

= (v p − v p+1 ) + (v p+2 − v p+3 ) + · · · + (vq−1 − vq )

6 (v p − v p+1) + (v p+1 − v p+2) + (v p+2 − v p+3) + · · ·


+ (vq−1 − vq)
6 vp
Dans les deux cas,

q
k v 6 v 6 ε ∀q > p > N
∑ (−1) k p
k=p

La série converge (critère de Cauchy) 


Sommation approchée - Erreur.  4.5.4 - p. 397

Si la série converge,
∞ n ∞
∑ uk = ∑ uk + ∑ uk = Sn + εn
k=1 k=1 k=n+1
soit

εn = ∑ uk Majoration ?
k=n+1

Cas des séries alternées

q
∑ (−1)kvk 6 vp ∀q > p > N
k=p

Pour q → ∞ (et p = n + 1 > N fixé)


εn = ∑ (−1)k vk 6 vn+1
k=n+1
L’erreur commise en approchant la valeur d’une série alternée
convergente (selon les conditions du théorème précédent) par une
somme partielle Sn est inférieure ou égale au premier terme négligé.

Exemple : La série harmonique alternée :


∞ (−1)k−1 1 1 1
∑ k
= 1− + − +···
2 3 4
k=1
Suite des sommes partielles :
1 5 7
{1, , , , . . .} = {1., 0.5, 0.833, 0.583, 0.783, . . .}
2 6 12
7 1
S4 = = 0.583, ε4 6 = 0.2
12 5
Valeur exacte ln 2 = 0.693.

Pour être assuré d’une précision de 10−3, il faut 1000 termes ! ⋄


Suites et séries de fonctions.  4.6 - p. 400


lim fk (x) ou
k→∞
∑ fk (x)
k=1
représente une fonction f (x) pour toutes les valeurs de x pour
lesquelles il y a convergence.

Exemple :

∑ k23kxk
k=1

lim |uk |1/k = lim 3k2/k |x| = 3|x| < 1?


k→∞ k→∞

 1
convergence (absolue) pour
 |x| <
⇒ 3
 1

divergence pour |x| >
3

Fonction définie dans ] − 1/3, 1/3[.

1
Rem : Diverge pour x = ±
3


fn(x) → f (x) : lim | fn(x) − f (x)| = 0
n→∞
n n
∑ fk (x) → f (x) : lim f (x) −
n→∞ ∑ fk (x) = 0
k=1 k=1




 | fn(x) − f (x)| 6 ε

Pour x fixé, ∀ε > 0, ∃Nx : ∀n > Nx n
 f (x) −


 ∑ fk (x) 6 ε
k=1

Pour ε et n fixés, les inégalités


n
| fn(x) − f (x)| 6 ε ou f (x) − ∑ fk (x) 6 ε
k=1
peuvent être vérifiées pour certains x et violées pour d’autres !
( )
k2 x
Exemple : Soit la suite { fk (x)} =
1 + k3x3

√3
4k
3 k2 x
fk (x) =
1 + k3 x3

√3 x
4
2k

∀x ∈ R+ : lim fk (x) = 0
k→∞
MAIS ...

| fk (x) − 0| 66 ε simultanément ∀x ∈ R+


Convergence uniforme.  4.6.1 - p. 400

Convergence uniforme sur I :


I
{ fk } =⇒ f
m
(∀ε > 0)(∃N)(∀x ∈ I, ∀n > N) : | fn(x) − f (x)| 6 ε

n
I
Sn = ∑ fk =⇒ f
k=1
m
(∀ε > 0)(∃N)(∀x ∈ I, ∀n > N) : |Sn(x) − f (x)| 6 ε
Sinon, convergence simple.

Convergence uniforme :

sup | f (x) − fn(x)| 6 ε ∀n > N


x∈I
ou
n
sup f (x) −
x∈I
∑ fk (x) 6 ε ∀n > N
k=1
Convergence dans l’espace fonctionnel

{ fk } converge vers f
m
(∀ε > 0)(∃N)(∀n > N) : k fn − f k 6 ε

Convergence uniforme si la norme uniforme sur I :

k fn − f k∞ = sup | fn(x) − f (x)|


x∈I

f (x) + ε
f (x)
f (x) − ε

fn(x)

x

Exemple : Convergence de f (x) = ∑ xk ?
k=0

n1 − xn+1 1
k
Sn(x) = ∑ x = → = f (x) ∀x ∈] − 1, 1[
k=0
1 − x 1 − x
Convergence simple

∀ε > 0, ∃N? t.q., ∀x ∈] − 1, 1[, ∀n > N ,

1 − xn+1 1 xn+1
|Sn(x) − f (x)| = − = 6ε
1−x 1−x 1−x
Il faudrait prendre
 
ln [ε(1 − x)]
n+1 > N = sup =∞ ?
x∈]−1,1[ ln |x|

⇒ Pas de convergence uniforme sur ] − 1, 1[


Par contre

|Sn(x) − f (x)| 6 ε ∀x ∈ [−1/2, 1/2]

ln(ε/2) ln ε
∀n > N = = 1−
ln(1/2) ln 2

⇒ Convergence uniforme sur [−1/2, 1/2]

y f (x)

S2 (x)

S1 (x)

1
S0 (x)

0 x
−1/2 1/2
Cauchy pour la convergence uniforme.

I
fk =⇒ f

m
∀ε > 0, ∃N , ∀q > p > N , ∀x ∈ I, fq(x) − f p (x) 6 ε


I
∑ fk =⇒ f
k=1

m
q
∀ε > 0, ∃N , ∀q > p > N , ∀x ∈ I, ∑ fk (x) 6 ε
k=p
Critère de Weierstrass :
Soit ck le t.g. d’une série numérique convergente.

| fk (x)| 6 ck ∀x ∈ I



∑ fk (x)
k=1
converge absolument et uniformément sur I.

Convergence simple : critère de comparaison.

Convergence uniforme :

q q q
∑ fk (x) 6 ∑ | fk(x)| 6 ∑ ck 6 ε
k=p k=p k=p

indépendamment de x.

⇒ convergence uniforme (Cauchy).


Exemple :
∞ cos kx
∑ 2
k=1 k
converge absolument et uniformément sur R puisque

cos kx 1
6 2 (Riemann convergente)
k2 k

Propriétés des suites et séries de fonctions.
 4.6.2 - p. 407

Continuité d’une suite/série de fonctions.


 4.6.2 - p. 408

La limite d’une suite/série de fonctions continues n’est pas


forcément continue.
Exemple :

{ fk (x)} = {xk }

(
k 0 ∀x ∈ [0, 1[
f (x) = lim fk (x) = lim x =
k→∞ k→∞ 1 en x = 1

y = xk (x)
1 b

k=1 k=2 k=5 k = 10

0 f (x) 1 x



fk ∈ C0([a, b])
⇒ f ∈ C0([a, b])
[a,b] 
fk =⇒ f


fk ∈ C0([a, b])


∞ [a,b] ⇒ f ∈ C0([a, b])
∑ fk =⇒ f 


k=1

Pour un x fixé dans [a, b],


h i
f (x + h) − f (x) = fk (x + h) − fk (x)
h i h i
+ f (x + h) − fk(x + h) − f (x) − fk (x)
d’où

f (x + h) − f (x) 6 fk (x + h) − fk(x)

+ f (x + h) − fk (x + h) + f (x) − fk (x) 6 ε
(convergence uniforme, continuité des fk )

Soit f (x + h) − f (x) 6 ε ∀|h| < η


et f ∈ C0([a, b]) 
Exemple :

y = xk (x)
1 b

k=1 k=2 k=5 k = 10

0 f (x) 1 x

La suite { fk (x)} = {xk } ne converge pas uniformément sur [0, 1] !


Intégration d’une série de fonctions.  4.6.2 - p. 409

Exemple : La suite de fonctions



 2 1

 xk si 0 6 x <


 k
 
2 1 2
fk (x) = − x k2 si 6 x <


 k k k

 2

0 si 6 x 6 1
k
converge simplement vers 0 sur [0, 1].

y
k

fk (x)

0 1/k 2/k 1 x

Z 1 Z 1
0= lim fk (x)dx 6= lim fk (x)dx = 1
0 k→∞ k→∞ 0

[a,b]
Si fk ∈ C0([a, b]) et fk =⇒ f alors
Z b Z b Z b
f (x)dx = lim fk (x)dx = lim fk (x)dx
a a k→∞ k→∞ a

∞ [a,b]
Si fk ∈ C0([a, b]) et ∑ fk =⇒ f alors
k=1
Z b ∞ ∞ Z b

a k=1
fk (x)dx = ∑ fk (x)dx
k=1 a

Les intégrales sont bien définies.

Z b n Z b Z b
" #
n

a
f (x)dx − ∑ fk (x)dx = f (x) − ∑ fk (x) dx
k=1 a a k=1

n
6 (b − a) sup f (x) − ∑ fk (x)
x∈[a,b] k=1


Convergence !


Corollaire : primitivation des suites et des séries de
fonctions.  4.6.2 - p. 410

[a,b]
Si fk ∈ C0([a, b]) et fk =⇒ f , alors, ∀x0 ∈ [a, b],
Z x Z x
[a,b]
fk (t)dt =⇒ f (t)dt
x0 x0

n [a,b]
Si fk ∈ C0([a, b]) et ∑ fk =⇒ f , alors, ∀x0 ∈ [a, b],
k=1
n Z x [a,b]
Z x
∑ fk (t)dt =⇒ f (t)dt
k=1 x0 x0
Dérivabilité d’une suite/série de fonctions.
 4.6.2 - p. 411

Exemple :
∞ sin k2 x
R
∑ 2
=⇒ f (x)
k=1 k
puisque

sin k2x 1
6
k2 k2
Cependant,

∑ cos k2x 6→ f ′(x)
k=1
La série des dérivées diverge en x = 0 ! ⋄
[a,b] [a,b]
Si fk ∈ C1([a, b]), fk −→ f et fk′ =⇒ g

alors f ∈ C1([a, b]) et


 
d
f ′(x) = lim fk (x) = lim fk′ (x) = g(x)
dx k→∞ k→∞

[a,b] ′ [a,b]
Si fk ∈ C1([a, b]), ∑ fk −→ f , et ∑ fk =⇒ g
k k
alors f ∈ C1([a, b]) et
" #
d ∞ ∞
′ fk′ (x) = g(x)
f (x) = ∑
dx k=1
fk (x) = ∑
k=1

g(x) ∈ C0([a, b]) (Convergence uniforme)

Pour x, x0 ∈ [a, b],


Z x Z x Z x
g(t)dt = lim fk′ (t)dt = lim fk′ (t)dt
x0 x0 k→∞ k→∞ x0
h i
= lim fk (x) − fk (x0 ) = f (x) − f (x0)
k→∞
Z x
⇒ ∀x ∈ [a, b] : fk (x) → f (x) = f (x0 ) + g(t)dt
x0

f ′(x) = g(x) ∈ C0([a, b])



Résumé :

Convergence uniforme :

n
I
Sn = ∑ fk =⇒ f
k=1
m
(∀ε > 0)(∃N)(∀x ∈ I, ∀n > N) : |Sn(x) − f (x)| 6 ε

Critère de Weierstrass :


∑ ck ∈ R, | fk (x)| 6 ck ∀x ∈ I
k=1


n
I
∑ fk =⇒ f (converge absolue)
k=1
n [a,b]
Si fk ∈ C0([a, b]) et ∑ fk =⇒ f
k=1


 f ∈ C0([a, b])

alors Z b Z b ∞ ∞ Z b



a
f (x)dx = ∑
a k=1
fk (x)dx = ∑ fk (x)dx
k=1 a


fk ∈ C1([a, b])
  n

  [a,b]
n [a,b]







 ∑ f k =⇒ f ∈ C1([a, b])
∑ kf −→ f 

 k=1
k=1 !′

 
 ∞ ∞
  ′ (x)
 ∑ k ∑ k
n [a,b]

 
 f (x) = f
′ =⇒ g 
∑ kf 

 k=1 k=1
k=1
Remarque sur la convergence uniforme.
 4.6.2 - p. 412

La convergence uniforme sur tout intervalle fermé borné [a, b] ⊂]α, β[


suffit pour que les théorèmes de continuité et dérivabilité s’appliquent
dans l’ouvert ]α, β[.

Exemple :
∞ xk
∑ k! converge absolument sur R
k=0

Critère du quotient :
uk+1 |x|
lim = lim =0
k→∞ uk k→∞ k + 1
⇒ Convergence simple sur R.

Convergence uniforme sur tout [a, b] puisque

xk ck
∀x ∈ [a, b] 6 où c = sup{|a|, |b|}
k! k!

∞ xk
⇒ ∑ k! = f (x) ∈ C0(R)
k=0
La série des dérivées

∞ xk−1 ∞ xk−1 ∞ xk
∑ k k! = ∑ (k − 1)! = ∑ k! = f (x)
k=0 k=1 k=0
• converge uniformément sur tout [a, b]
• représente la dérivée de la série de départ sur R.

∞ xk
⇒ ∑ k! = f (x) ∈ C∞(R)
k=0

d
f (x) = f (x), f (0) = 1
dx
m

f (x) = ex

Séries de puissances.  4.7 - p. 413


∑ akxk
k=0
ou, plus généralement,

∑ ak (x − x0)k
k=0

Convergence d’une série de puissances.


 4.7.1 - p. 414

Critère de la racine de CAUCHY :

La série converge absolument si


1/k p
lim ak xk = |x| lim k |ak | < 1
k→∞ k→∞
⇒ Convergence absolue si
1
|x| < p
k
=ρ (si la limite existe)
lim |ak |
k→∞
La série diverge si
1
|x| > p
k

lim |ak |
k→∞


∞  converge absolument pour |x| < ρ
∑ ak xk
k=0
 diverge pour |x| > ρ

• ρ = rayon de convergence de la série.


• ] − ρ, ρ[ = intervalle de convergence
• C.P. ρ = 0 : convergence en x = 0 uniquement.
ρ = +∞ : convergence sur R.

Quid en x = −ρ et x = ρ ? ? ?

Seul cas ‘favorable’ :


p
lim |x| k
|ak | = 1+ ⇒ Divergent !
k→∞

∑ akxk converge absolument et uniformément
k=0
sur tout [α, β] ⊂] − ρ, ρ[.

Soit α ∈] − ρ, ρ[ \ {0}

∑ akαk = S.N. absolument convergente
k=0

∀x : |x| 6 |α|, |ak xk | 6 |ak αk |



⇒ Convergence absolue et uniforme de ∑ akxk sur [−α, α]
k=0

(Weierstrass)

⇒ Idem sur tout [α, β] ⊂] − ρ, ρ[


Exemple :
∞ xk
∑ k
k=1
Critère du quotient à la série des modules
k
lim |x| = |x| < 1 ⇔ |x| < 1
k→∞ k + 1

Convergence absolue pour tout x ∈] − 1, 1[


Divergence pour |x| > 1

BONUS : Convergence uniforme sur tout [α, β] ⊂] − 1, 1[

En x = 1,
∞ xk ∞ 1
∑ k
= ∑k
k=1 k=1
Série harmonique : diverge.

En x = −1,
∞ xk ∞ (−1)k
∑ k
= ∑ k
k=1 k=1
Série alternée semi-convergente. ⋄
Opérations sur les séries de puissances.
 4.7.3 - p. 419


Convergence uniforme de ∑ akxk
k=0

⇒ • fonction continue sur ] − ρ, ρ[


• intégrable/primitivable terme à terme sur [α, β] ⊂] − ρ, ρ[

Rem : la fonction reste continue en les extrémités de son intervalle


de convergence où la série converge.
Dérivée d’une série de puissances.


∑ akxk
k=0
Dérivée terme à terme :
∞ ∞
k−1
∑ akkx = ∑ kakxk−1
k=0 k=1

Critère de la racine :
1/k
lim kak xk−1 = lim |x|(k−1)/k lim k1/k lim |ak |1/k
k→∞ k→∞ k→∞ k→∞
p
= |x| lim k |ak |
k→∞
|x|
=
ρ
⇒ Intervalle de convergence ] − ρ, ρ[

Convergence absolue et uniforme


sur tout [a, b] ⊂] − ρ, ρ[

ak xk ∈ C1([a, b]) 




n

 
[a,b] 
  f (x) ∈ C1([a, b])
∑ ak xk =⇒ f (x) 
k=0 ⇒

  g(x) = f ′(x)


n [a,b] 

k−1
∑ k
ka x =⇒ g(x) 



k=1

d ∞ ∞ d ∞
∑ ak x = ∑ ak x = ∑ kak xk−1
k k
dx k=0 k=0
dx k=1
Toute série de puissances représente une fonction indéfiniment
continûment dérivable sur son intervalle de convergence et peut être
dérivée et primitivée terme à terme.

Les séries obtenues en dérivant ou en primitivant une série


de puissances convergent absolument et uniformément sur tout
intervalle fermé borné de l’intervalle de convergence de la série
initiale.
Série de puissances d’une fonction connue.
 4.7.4 - p. 421

Taylor et de MacLaurin ⇒ Séries de puissances

x2 x3 xk
ex = 1 + x + + + · · · + + · · ·
2! 3! k!
∀x
x2 x4 k x2k
cos x = 1 − + + · · · + (−1) +···
2! 4! (2k)!
∀x
x3 x5 k x2k+1
sin x = x − + + · · · + (−1) +···
3! 5! (2k + 1)!
∀x
1
= 1 − x + x2 − x3 + · · · + (−1)kxk + · · ·
1+x
−1 < x < 1
1
= 1 + x + x2 + x3 + · · · + xk + · · ·
1−x
−1 < x < 1
α(α − 1) 2
(1 + x)α = 1 + αx + x +···
2!
α(α − 1) . . . (α − k + 1) k
+ x +···
k!
−1 < x < 1
Derrière ces égalités se cachent deux choses :
i. Les séries convergent dans leur intervalle de convergence.
ii. Elles convergent vers les fonctions attendues, i.e.
n f (k)(0) k
f (x) = ∑ x + Rn(x)
k=0
k!
avec lim Rn(x) = 0 ∀x ∈ I
n→∞

Rem : C’est le cas, par exemple, si

| f (n)(x)| 6 M ∀n, ∀x ∈ I
Du neuf avec de l’ancien !

Exemple :

Développement en série de ln(1 + x) ?


Z Z ∞
dx
ln |1 + x| =
1+x
= ∑ (−1)kxk dx
k=0
∞ xk+1
= ∑ (−1)k k + 1 + 0
k=0
Valable pour |x| < 1

Si une série de puissances converge en une extrémité +ρ (resp. −ρ)


de son intervalle de convergence, elle converge uniformément sur
tout intervalle du type [α, ρ] (resp. [−ρ, α]) quel que soit α ∈] − ρ, ρ[.

Toute série de puissances reste continue en une extrémité de son


intervalle de convergence où elle converge.

⇒ Valable aussi en x = 1
∞ (−1)k
ln 2 = ∑ k+1
k=0

Exemple : Développement en série de
1
f (x) = p
1 − x2

O.K. en utilisant la série binomiale car


1
p = (1 + y)−1/2
1 − x2 y=−x2

Valable ∀|y| < 1, i.e. ∀|x| < 1

... ⋄
Exemple : Distribution statistique Gaussienne.

ϕ(z)

Φ(z) = P(Z < z)

2
Z z y
1 −
Φ(z) = P(Z < z) = 0.5 + √ e 2 dy
2π 0

Z
1 ∞ z k y2k
Φ(z) = 0.5 + √ ∑ (−1) k dy
2π k=0 0 2 k!

1 ∞ k z2k+1
= 0.5 + √ ∑ (−1) k
2π k=0 2 k!(2k + 1)

Fonction eix.  4.7.5 - p. 430

Définition :
∞ (ix)k
eix = ∑
k=0
k!
Convergence absolue sur R :

k!(ix)k+1 |x|
lim k
= lim =0
k→∞ (k + 1)!(ix) k→∞ k + 1

Convergence uniforme sur tout [a, b] :

(ix)k |c|k
6
k! k!
où |c| = max(|a|, |b|)

⇒ eix ∈ C∞(R)
eix + e−ix ∞ (ix)k + (−ix)k
= ∑
2 k=0
2k!
∞ (1 + (−1)k )ik xk
= ∑
k=0
2 k!
∞ x2k
k
= ∑ (−1)
(2k)!
k=0
= cos x

eix − e−ix ∞ (ix)k − (−ix)k


= ∑
2i k=0
2ik!
∞ (1 − (−1)k )ik xk
= ∑
k=0
2i k!
∞ x2k+1
= ∑ (−1)k
k=0
(2k + 1)!
= sin x
Par dérivation terme à terme :

d ix ∞ d (ix)k ∞ (ix)k−1
e = ∑ = ∑ ki
dx k=0
dx k! k=0
k!
∞ (ix)k−1 ∞ (ix)k
= ∑i = ∑i
k=1
(k − 1)! k=0
k!
= i eix

On a aussi
∞ d (0)k
ei0 = ∑ dx =1
k=0
k!
et
∞ (ix)k ∞ (i x)k
eix = ∑ k!
= ∑
k!
k=0 k=0
∞ (−ix)k
= ∑
k=0
k!
= e−ix
Définition :
∞ zk
ez = ∑ k!
k=0
Conver. absolue sur C :

k!(z)k+1 |z|
lim k
= lim =0
k→∞ (k + 1)!(z) k→∞ k + 1

Conver. uniforme sur tout fermé borné de C

∞ z2k
k
cos z = ∑ (−1)
(2k)!
k=0
∞ 2k+1
k z
sin z = ∑ (−1) (2k + 1)!
k=0
Éq. différentielles et séries de puissances.
 4.74 - p. 436

Équation de Bessel d’ordre ν (ν ∈ R+) :

x2 y′′(x) + xy′ (x) + (x2 − ν2)y = 0, x ∈ [0, +∞[


Solutions = Fonctions de Bessel

y(x) = C1 J (x) + C2 Yν(x)


| ν{z } | {z }
1° espèce 2° espèce
1
0.8 J0
0.6 J2
0.4
0.2
x
2 4 6
−0.2
J3
−0.4 J1

1
Y0 Y1 Y2
x
2 4 6

−1 Y3

−2

−3
Équation de Bessel d’ordre zéro

x2 y′′ (x) + xy′ (x) + (x2 − ν2)y = 0

xJ0′′(x) + J0′ (x) + xJ0 (x) = 0


∞ (−1)k 2k
J0 (x) = ∑ 2k 2
x ∀x ∈ R
k=0 2 (k!)

Convergence ?

Critère du quotient :

(−1)k+1
x2(k+1)
|uk+1| 22(k+1)[(k + 1)!]2
lim = lim
k→+∞ |uk | k→+∞ (−1)k 2k
x
22k (k!)2
|x|2
= lim 2 2
=0
k→+∞ 2 (k + 1)

Convergence absolue sur R : J0 est définie sur R.


Solution de l’équation différentielle ?

La série de puissances est dérivable terme à terme sur R.


 ∞ (−1)k
 2k

 J0(x) = ∑ 2k x
2 (k!)2



 k=0

 ∞ (−1)k (2k)

J0(x) = ∑ 2k x 2k−1

 k=1 2 (k!)2

 ∞ (−1)k (2k)(2k − 1)

 ′′(x) = 2k−2

 J
 0 ∑ 22k (k!)2
x
k=1

xJ0′′(x) + J0′ (x) + xJ0 (x) = 0 ?

∞ (−1)k (2k)(2k − 1) ∞ (−1)k (2k)


2k−1 2k−1
∑ 2 2k (k!)2
x +
2

2k (k!)2
x
k=1 k=1
∞ (−1)k
+ ∑ 22k(k!)2 x2k+1 = 0 ?
k=0
Les séries contiennent les mêmes puissances : x, x3 , x5 ,. . .
Posons k = ℓ − 1 dans la troisième expression
∞ (−1)k 2k+1 ∞ (−1)(ℓ−1)
∑ 22k(k!)2 x = ∑ 22(ℓ−1)[(ℓ − 1)!]2 x2ℓ−1
k=0 ℓ=1
∞ (−1)k−1
= ∑ 22(k−1)[(k − 1)!]2 x2k−1
k=1
∞ (−1)k (2k)(2k − 1) ∞ (−1)k (2k)
2k−1 2k−1
∑ 2 2k (k!)2
x + ∑ 2 2k (k!)2
x
k=1 k=1
∞ (−1)k−1 ∞
2k−1
+ ∑ x = ak x2k−1

2(k−1)[(k − 1)!]2
k=1 2 k=1
où
(−1)k h i
2k 2 = 0
ak = 2k 2k(2k − 1) + 2k − 2
2 (k!)2
∞ (−1)k 2k
∑ 22k(k!)2 x vérifie l’équation de Bessel d’ordre 0 !
k=0
5- Intégration.

Introduction.  5.1 - p. 481

Théorie de l’intégration du chapitre 1 = Théorie de Riemann

Généralisation nécessaire car

• Comment intégrer f (x, y, z) ?


• ‘Intégrale = variation d’une primitive’ trop restrictif
• ‘Intégrale d’une fonction continue sur un compact’ trop
restrictif
Z +∞
• f (x)dx = ?
0
• Il arrive souvent que
Z b Z b
fk → f et fk (x)dx → f (x)dx
a a
Mesure d’un ensemble.  5.2 - p. 482

Mesure µ : S ∈ S 7→ µ(S) t. q.
• µ(S) ∈ [0, +∞[∪{+∞},
• µ(φ) = 0,
• La mesure est dénombrablement additive :

 ∞
[

 S= Sk


 ∞
k=1
S ∩ S = φ, ∀i 6
= j ⇒ µ(S) = ∑ µ (Sk )
 i j

 k=1


S ∈ S , k = 1, 2, . . .
k

Si A ⊃ B (A, B ∈ S ), alors

µ(A) = µ(B) + µ(A\B) > µ(B)


Dans Rn

Mesure des semi-intervalles

n
I =]a1, b1]×]a2, b2] × · · · ×]an, bn] = ∏ ]ai, bi]
i=1
avec ai < bi , i = 1, . . . , n.

Mesure de Lebesgue d’un semi-intervalle :

µ(I) = (b1 − a1)(b2 − a2) · · · (bn − an)


n
= ∏ (bi − ai) ∈ R
i=1

⇒ distance ds R, surface ds R2, volume ds R3

⇒ Mesure de l’union dénombrable de semi-intervalles.


Ensembles mesurables  5.5.4 - p. 499

Recouvrement UE de E : Ensemble dénombrable de


semi-intervalles Ik disjoints t.q.

[
Ik ⊃ E
k=1

Mesure de Lebesgue d’un ensemble E


( )
∞ ∞
[
µ(E) = inf
UE
∑ µ(Ik) : E ⊂ Ik
k=1 k=1

Les éléments S pour lesquels cette borne inférieure vérifie les


axiomes de la mesure sont dits mesurables.
Ils forment l’ensemble S .
Ensemble négligeable.

Un ensemble E ⊂ Rn est négligeable si


∀ε > 0, ∃{Ik } ⊂ Rn t. q.

[ ∞
E⊂ Ik et ∑ µ(Ik) 6 ε
k=1 k=1

Remarquons que
• Tout sous-ensemble d’un ensemble négligeable est
négligeable.
• L’intersection d’un ensemble négligeable avec tout autre
ensemble est négligeable.
• Toute union dénombrable de sous-ensembles négligeables
est négligeable.
• Un point est négligeable dans Rn, une courbe “assez
régulière” est négligeable dans R2, une surface “assez
régulières” est négligeable dans R3.
Un point x = (x1 , x2, . . . , xn) est négligeable dans Rn

Recouvrement par
n √
n

n

ε ε
I(ε) = ∏ xi − , xi + ε>0
i=1 2 2
où
 
µ I(ε) = ε
peut être rendu arbitrairement petit.

n n n
µ( ∏ ]ai, bi]) = µ( ∏ ]ai, bi[) = µ( ∏ [ai, bi])
i=1 i=1 i=1

Ces ensembles ne diffèrent que par un ensemble négligeable.

Une propriété est valable p.p. sur E si le sous-ensemble de E sur


lequel elle n’est pas valable est un ensemble négligeable.

1
Exemple : f (x) = est définie et continue p.p. sur R. ⋄
x
Intégrale d’une fonction mesurable.
 5.3 - p. 487

Intégrale d’un ensemble mesurable.

Fonction caractéristique d’un ensemble E :


(
1 si x ∈ E
δE(x) =
0 si x 6∈ E

Intégrale de la fonction caractéristique


Si E est mesurable,
Z  Z 
δE(x) d x ≡ µ(E) = dx
E
Intégrale d’une fonction simple.

N
Fonction simple : ϕ(x) = ∑ CkδAk (x)
k=1
= C.L. finie de fonctions caractéristiques

Intégrale d’une fonction simple


Si les Ak (k = 1, 2, . . .) sont mesurables,
Z Z
!
N N
ϕ(x)d x ≡ ∑ Ckµ(Ak) = ∑ Ck Ak
dx
k=1 k=1

ϕ(x, y)
Exemple :

1 2 y
1

3
x

ZZ
ϕ(x, y)dxdy = 3 × 1 + 2 × 2 + 1 × 1 + (−1) × 1 = 7
R2

Intégrale d’une fonction mesurable.

Idée : approcher la fonction par des fonctions simples.


Z Z
ϕn(x) → f (x) : f (x)d x = lim ϕn(x)d x
n→∞

Pour que ça marche. . .

Intégrale d’une fonction mesurable f > 0


Z Z
f (x)d x ≡ lim ϕn(x)d x
n→∞
{ϕn(x)} : suite monotone croissante de fonctions simples non
négatives qui converge presque partout vers f .
Une suite de fonctions simples qui converge vers f . . .

      
1 1 2 1
Pn = 0, n , n , n , . . . 2n − n , 2n , [2n, +∞[
2 2 2 2

 
(n) k k+1
Ak = x : n 6 f (x) < n , k ∈ {0, 1, 2, . . . , 22n − 1}
2 2
(n)
A22n = {x : f (x) > 2n}

f
ϕn(x)
k+1
2n
k (n)
2n Ak

22n k Z 22n k
(n)
ϕn(x) = n∑δ (n) (x)
2 Ak
ϕn(x)d x = ∑ 2 n µ(A k )
k=0 k=0
Une suite monotone croissante. . .

k+1 2k + 2
2n 2(n+1)
2k + 1 ϕn+1
2(n+1)
k ϕn 2k
2n 2(n+1)

(n) (n+1) (n+1)


Ak A2k A2k+1

k (n) 2k (n+1) 2k + 1 (n+1)


⇒ µ( A k ) ⇒ µ(A2k )+ µ( A 2k+1 )
2n 2(n+1) 2(n+1)
k (n) 1 (n+1)
= µ( A k ) + µ( A 2k+1 )
2 n 2(n+1)

Z Z
ϕn(x)d x 6 ϕn+1(x)d x

Z
(
α∈R
⇒ lim ϕn(x)d x = ∈ R̄+
n→∞ +∞

Rem : C’est la suite qui est monotone croissante, pas les fonctions.
Pour des fonctions mesurables f > 0. . .

f
ϕn(x)
k+1
2n
k (n)
2n Ak

22n k
(n)
ϕn(x) = ∑2 n δA(n) (x); Ak mesurable ?
k=0 k

f : Rn → R est mesurable si

f −1(I) = {x ∈ Rn : f (x) ∈ I} est mesurable


quel que soit l’intervalle I ⊂ R (y compris ]a, +∞[ ou ] − ∞, a])

• Une fonction complexe est mesurable lorsque ses parties


réelle et imaginaire sont mesurables.
• Si f et g sont mesurables, alors, sont également mesurables
f
α f + βg, f · g, (g 6= 0), max( f , g), min( f , g), |f|
g
• Toutes les fonctions rencontrées en pratique sont mesurables !
Intégrale d’une fonction mesurable f > 0
Z Z
f (x)d x ≡ lim ϕn(x)d x
n→∞
{ϕn(x)} : suite monotone croissante de fonctions simples non
négatives qui converge presque partout vers f .
Fonction intégrable.  5.5 - p. 494

Une fonction réelle f mesurable est intégrable si les intégrales de

f + = max(0, f ) et f − = max(0, − f )
sont finies. On pose alors
Z Z Z
f (x)d x = f +(x)d x − f −(x)d x
Une fonction g à valeurs complexes est intégrable si ses parties réelle
et imaginaire sont intégrables. On pose
Z Z Z
g(x)d x ≡ ℜ{g(x)}d x + i ℑ{g(x)}d x
L’ensemble des fonctions intégrables est noté L1.

f+

f−

f = f+− f−
Une fonction f est intégrable sur un ensemble E ⊂ Rn lorsque la
restriction f δE de f à l’ensemble E est intégrable :
Z Z
f (x)d x = f (x)δE(x)d x
E
On écrit alors f ∈ L1(E).

f f δE
δE

E E
Propriétés de l’intégrale de Lebesgue.  5.5.1 - p. 495

Intégrale d’une fonction mesurable f > 0


Z Z
f (x)d x ≡ lim ϕn(x)d x
n→∞
{ϕn(x)} : suite monotone croissante de fonctions simples non
négatives qui converge presque partout vers f .

Dès lors . . .

Deux fonctions φ, ψ définies presque partout sur E ⊂ Rn et égales


presque partout sont simultanément intégrables et ont la même
intégrale.

• Si f1 et f2 ∈ L1, alors, ∀α, β ∈ C, α f1 (x) + β f2(x) ∈ L1 et


Z Z Z
[α f1(x) + β f2(x)] dx = α f1(x)d x + β f2(x)d x
Rn Rn Rn

• f ∈ L1(E1 ∪ E2) ssi f ∈ L1 (E1) et f ∈ L1(E2) :


Z Z Z
f (x)d x = f (x)d x + f (x)d x
E1 ∪E2 E1 E2
• Si f ∈ L1 et f > 0 p.p., alors
Z
f (x)d x > 0
Rn

• Si f , g ∈ L1 et f 6 g, alors
Z Z
f (x)d x 6 g(x)d x
Rn Rn
Convergence absolue.

Si f est réelle et ∈ L1 ,

f+

f−

f = f+− f−

|f| = f++ f− avec f +, f − ∈ L1

⇒ | f | ∈ L1
Inversement, si f est mesurable et si | f | ∈ L1 alors
Z Z Z
f +(x)d x + f −(x)d x = | f (x)|d x < ∞
Z Z
⇒ f +(x)d x, f −(x)d x ∈ R

⇒ f ∈ L1

En généralisant :

Pour toute fonction mesurable f , on a

f ∈ L1 ⇔ | f | ∈ L1
et
Z Z
f (x)d x 6 | f (x)|d x

Si f est réelle, en effet


Z Z Z
f (x)d x = f +(x)d x − f −(x)d x
Z Z Z
6 f +(x)d x + f −(x)d x = | f (x)|d x
Critère de Lebesgue :

f mesurable
⇒ f ∈ L1
| f | 6 F ∈ L1

)
|ℜ f |
6 |f| 6 F ∈ L1
|ℑ f |
Z 
|ℜ f (x)|d x

 Z
Z 6 F(x)d x < ∞

|ℑ f (x)|d x

⇒ |ℜ f (x)|, |ℑ f (x)| ∈ L1

⇒ f ∈ L1


Toute fonction f continue sur un compact K ⊂ Rn
est intégrable sur ce compact.

Si f ∈ C0(K) alors ∃C ∈ R t.a.

| f (x)| 6 C ∀x ∈ K
Soit un semi-intervalle I ⊃ K ,

| f δK | 6 C δI : fonction simple, ∈ L1

⇒ f ∈ L1 (K)


Les ensembles L1 et L2.  5.5.4 - p. 499

Les fonctions intégrables forment un espace vectoriel.

Norme :
Z
k f k1 = | f (x)|d x

ATTENTION

Si f ∈ L1, alors
Z
| f (x)|d x = 0 si et seulement si f = 0 p.p.

et non pas

k f k1 = 0 ⇒ f =0

L1 = Espace vectoriel normé complet = espace de Banach


Produit scalaire ? Pas évident !

Espace vectoriel L2 :
n o
2
L2 = f : | f | ∈ L1
Norme :
rZ
k f k2 = | f (x)|2d x

Produit scalaire :
Z
( f |g) = f (x)g(x)d x

Rem : Inégalité de Cauchy-Schwartz :


Z rZ rZ
| f g|d x 6 | f (x)|2d x |g(x)|2d x

L2 = espace vectoriel complet avec produit scalaire


= espace de Hilbert
Convergence dominée  5.5.3 - p. 498

Théorème de la convergence dominée


ou théorème de Lebesgue

p.p.
Si fk ∈ L1 −→ f
si ∃F ∈ L1 t.q. | fk | 6 F p.p.
alors
• Intégrabilité : f ∈ L1
• Passage à la limite sous le signe :
Z Z
lim fk (x)d x = f (x)d x
k→∞ Rn Rn
p.p.[0,1] [0,1]
Exemple : fk (x) = xk −→ 0, 6⇒
(
0 si 0 6 x < 1
lim fk (x) = f (x) =
k→∞ 1 si x = 1

1 b

y = xn

n=1 n=2 n=5 n = 10

0 f (x) 1 x

et ne peut donc justifier


Z 1 Z 1
lim fk (x)dx = f (x)dx = 0
k→∞ 0 0

Avec le théorème de Lebesgue puisque


• xk ∈ L1(]0, 1[)
p.p.
• fk −→ 0
• | fk (x)| 6 1 ∈ L1(]0, 1[)
Z 1 Z 1 Z 1
lim fk (x)dx = lim fk (x)dx = f (x)dx = 0
k→∞ 0 0 k→∞ 0
Riemann ↔ Lebesgue.  5.6 - p. 501

• Soit f ∈ C0(K) où K = compact de Rn,


• Soit une suite de partitions Uk de K en sous-ensembles

ek,l , l = 1, 2, . . . , N(k) t.q.
• les ek,l sont mesurables,
• les ek,l sont disjoints p.p.

• limk→∞ supx,y∈ek,l |x − y| = 0, ∀l ∈ 1, 2, . . . , N(k)
Formons
N(k)
ϕk (x) = ∑ f (xk,l )δek,l (x) où xk,l ∈ ek,l
l=1

• ϕk (x) ∈ L1(K) puisque les ϕk (x) sont des fonctions simples.


p.p.
• ϕk (x) −→ f (x)δK

Pour presque tout x ∈ K ,

ϕk (x) = f (xk,l ) avec x, xk,l ∈ ek,l

lim |x − xk,l | = 0 i.e. xk,l → x


k→∞

lim f (xk,l ) = f (x) car f ∈ C0(K)


k→∞
• f ∈ C0(K) ⇒ ∃C ∈ R t.q | f (x)| 6 C et
N(l)
p.p.
|ϕk (x)| 6 C ∑ δek,l (x) = CδK (x) ∈ L1
l=1

Par le théorème de Lebesgue, il vient donc


Z Z
f (x)d x = lim ϕk (x)d x
K k→∞ Rn
N(k) Z
= lim
k→∞
∑ f (xk,l )
Rn
δek,l (x)d x
l=1
soit

Pour toute fonction f continue sur un compact K


Z N(k)

K
f (x)d x = lim
k→∞ l=1
∑ f (xk,l )µ(ek,l )

Conséquences :
• Idem intégrale de Riemann
• Interprétation géométrique
L’ensemble L1 des fonctions intégrables au sens de Lebesgue est
beaucoup plus vaste que celui des fonctions intégrables au sens de
Riemann.
Les intégrales de Riemann et de Lebesgues sont identiques
lorsqu’elles existent toutes deux.
Intégration dans R.  5.7 - p. 505

Notations particulières :

Si
!
f ∈ L1(]a, b[) = L1([a, b]) si a, b ∈ R

on écrit
Z Z b
f (x)dx = f (x)dx
I a

Convention :
Z b Z a
f (x)dx = − f (x)dx
a b
et
Z b
f (x)dx = 0 si a = b et si f est mesurable.
a
Critères généraux d’intégrabilité dans R.
 5.7.1 - p. 506

Théorème fondamental du calcul intégral (1)


Si f ∈ C0([a, b]) alors f ∈ L1(]a, b[) et
Z b
f (x)dx = F(b) − F(a), ∀F ∈ C1([a, b]) t.q. F ′ = f
a

Exemple :
Z 3 3
dx 1 1 1
= − = − + 1 = OK
2 (x − 1)2 x−1 2 2 2

Quid de
Z 2 2
dx 1 1
2
= − = −1 + lim = +∞ ?
1 (x − 1) x − 1 1 x→1 x − 1

Z 2 √ i2
dx
√ = 2 x − 1 = 2 (1 − 0) = 2 ?
1 x−1 1

Z ∞ ∞
dx 1 1
2
= − = − lim +1 = 1 ?
2 (x − 1) x−1 2 x→+∞ x − 1


Z 2 Z 2
dx ? dx
√ = lim √ =2
1 x−1 α→1 α x−1

Théorème de Lebesgue (convergence majorée)


p.p.
Si fk ∈ L1 −→ f
et si ∃F ∈ L1 t.q. | fk | 6 F p.p.
alors
• Intégrabilité : f ∈ L1
• Passage à la limite sous le signe :
Z Z
lim fk (x)d x = f (x)d x
k→∞ Rn Rn

1
Exemple : Si √ ∈ L1(]1, 2[), alors soit
x−1
1
fk (x) = √ δ (x) où {εk } ↓ 0
x − 1 ]1+εk ,2[

• fk ∈ L1
p.p. 1
• fk −→ √ δ]1,2[(x)
x−1
1
• | fk (x)| 6 F(x) = √ δ]1,2[(x) ∈ L1
x−1
⇒ (Lebesgue) • Intégrabilité (rien de neuf) :
1
√ δ]1,2[(x) ∈ L1
x−1

• Passage à la limite sous le signe


Z Z
f (x)dx = lim fk (x)dx
k→∞
soit
Z 2 Z2
1 1
√ dx = lim √ dx
1 x − 1 k→∞ 1+εk x − 1
Z 2
1
= lim √ dx
ε→0 1+ε x − 1
√ i2
= lim 2 x − 1
ε→0
√ 1+ε

= 2 lim 1 − ε
ε→0
=2


Dans le cas général, il vient. . .

Si f ∈ L1(]a, b[), (a et b finis ou non), on a


Z b Z β
f (x)dx = lim f (x)dx
a α→a+,β→b− α
L’intégrale d’une fonction intégrable dépend continûment de
ses bornes.

Théorème fondamental du calcul intégral (2)


Si f ∈ L1 (]a, b[) et f ∈ C0(]a, b[), toute primitive F de f sur ]a, b[
admet des limites finies en a+ et b− et
Z b b
f (x)dx = lim F(x) − lim F(x) = F(x)
a x→b− x→a+ a

Z b Z β
f (x)dx = lim f (x)dx
a α→a+,β→b− α
h i
= lim F(β) − F(α)
α→a+,β→b−

= lim F(β) − lim F(α)


β→a+ α→a+

Si f ∈ L(]1, 2[),
Z 2 √ i2
dx
√ = 2 x − 1 = 2 (1 − 0) = 2
1 x − 1 1

Si f ∈ L(]2, ∞[),
Z ∞
1 ∞

dx 1
=− = − lim +1 = 1
2 (x − 1)2 x−1 2 x→+∞ x − 1

Si f ∈ C0(]a, b[), et que


Z β
lim f (x)dx ∄
α→a+,β→b− α
i.e. si toute primitive F ∈ C1((]a, b[) de f est telle que

lim F(x)∄ ou lim F(x)∄


α→a+ α→b−
alors f 6∈ L1(]a, b[).

Puisque
Z 2
dx 1
lim 2
= +∞, i.e. lim F(x) = lim ∄
α→1+ α (x − 1) α→1+ α→1 + 1 − x
il vient
1
6∈ L(]1, 2[)
(x − 1)2

Z β
lim f (x)dx ∈ C ⇒ f ∈ L1(]a, b[) ?
α→a+,β→b− α

Si
• f ∈ L1(]α, β[) ⊃ C0 (]a, b[) ∀α, β ∈]a, b[,
• f réelle de signe constant au vois. de a et b,
Z β
• lim f (x)dx ∈ C
α→a+,β→b− α
Alors

 f ∈ L1(]a, b[)


Z b Z β


 f (x)dx = lim f (x)dx
a α→a+,β→b− α
Exemple :
1
f (x) = √ ∈ L1(]1, 2[) ?
x−1

• f ∈ L1 (]α, 2[) ∀α ∈]1, 2[

• f > 0 sur ]1, 2[


Z 2 √ i2
dx
• limα→1+ √ = lim 2 x − 1 = 2
α x − 1 α→1+ α

 f ∈ L1 (]a, b[)


⇒ Z 2 2 dx Z
dx


 √ = lim √ =2
1 x−1 α→1 α x−1

Z b
1
Exemple : α dx (a < b ∈ R) ∃ ?
a (x − a)

1
f (x) = α ∈ C0(]a, b]) et admet la primitive
(x − a)

1−α
 (x − a)

si α 6= 1
F(x) = 1−α ∀x ∈]a, b]

ln(x − a) si α = 1

α>1
lim F(x) = +∞, ⇒ f 6∈ L1(]a, b[
x→a+
α<1
⋄ f > 0 ∀x ∈]a, b[
⋄ lim F(x) = 0 ⇒ f (x) ∈ L1(]a, b[)
x→a+

Z b
1 (b − a)1−α
α dx = F(b) − lim F(x) =
a (x − a) x→a 1−α


Z ∞
dx
Exemple : ∃ ?
1 xα

1
f (x) = α ∈ C0([1, +∞[) et y admet la primitive
x

1−α
x

si α 6= 1
F(x) = 1 − α ∀x ∈ [1, +∞]

ln x si α = 1

α61
lim F(x) = +∞, ⇒ f 6∈ L1(]a, +∞[
x→+∞
α>1
⋄ f > 0 ∀x ∈]a, +∞[
⋄ lim F(x) = 0 ⇒ f (x) ∈ L1(]1, +∞[)
x→+∞

Z +∞
1 1
dx = lim F(x) − F(1) =
1 xα x→+∞ α−1


Critères pratiques d’intégrabilité.
 5.7.3 - p. 512

Résumé de l’épisode précédent

Si f ∈ C0[a, b], alors f ∈ L1 (]a, b[)

Soit F une primitive de f ∈ C0(]a, b[) (où a et b sont finis ou non),




 lim F(x) ∄
x→a+

ou ⇒ f 6∈ L1(]a, b[)


 lim F(x) ∄

x→b−

Soit F une primitive de f ∈ C0(]a, b[) (où a et b sont finis ou non),




 lim F(x) ∃


x→a+
 lim F(x) ∃
x→b− ⇒ f ∈ L1(]a, b[)



 f réelle et de signe constant


dans V (a)/V (b)
Intégration au voisinage de a fini

Z b
1 1
α dx ∈ R, ∈ L1(]a, b[)
a (x − a) (x − a)α

α<1

Z a+ε
1


 dx ∈R
 a (x − a)1/4
Z



 a+ε 1
∈R


 dx
1/2
Z a+ε (x − a)
a
 1


 1
dx 6∈ R


 Za (x − a)

 a+ε 1

 2
dx 6∈ R
a (x − a)
Soit f ∈ C0(]a, b]) avec a, b ∈ R.
 
1
• Si ∃α < 1 : f (x) = O (x → a+)
(x − a)α
alors f ∈ L1(]a, b[)
1
• Si = O[ f (x)] (x → a+)
x−a
alors f 6∈ L1(]a, b[)
 
1
• Si ∃α < 1 t.q. f (x) = O (x → a+)
(x − a)α
C
| f (x)| 6 ∈ L1(]a, a + ∆a[) dans ]a, a + ∆a[
(x − a)α

⇒ f ∈ L1(]a, a + ∆a[)

Par ailleurs, f ∈ C0([a + ∆a, b]) ⊂ L1 (]a + ∆a, b[).

Dès lors, f ∈ L1(]a, b[)


1
• Si = O[ f (x)] (x → a+)
x−a
1
6 C| f (x)| dans ]a, a + ∆a[
x−a
⇒ f 6∈ L1(]a, a + ∆a[)
car on aurait sinon
1
6 | f (x)| ∈ L1(]a, a + ∆a[)
C(x − a)
et
1
∈ L1 (]a, a + ∆a[) Absurde
C(x − a)

Soit f ∈ C0(]a, b]) avec a, b ∈ R.

• f ∈ L1(]a, b[) si ∃C ∈ C et α < 1 tels que


 
C C
f (x) ∼ ou f (x) = o
(x − a)α (x − a)α

• f 6∈ L1(]a, b[) si ∃C ∈ C et α > 1 tels que


C 1 h i
f (x) ∼ ou = o f (x)
(x − a)α x−a

Idem pour f ∈ C0([a, b[) ou f ∈ C0(]a, b[).


Exemple :
Z b
dx
p
a (x − a)(b − x)

L’intégrand ∈ C0(]a, b[) ∩ L1(]a, b[) car


1 1 1
p ∼√ √ , x→a
(x − a)(b − x) b−a x − a
1 1 1
p ∼√ √ , x→b
(x − a)(b − x) b−a b−x

Exemple : Période d’un pendule simple :
Z θ
0 4dθ
T= r ∈R
0 2g
(cos θ − cos θ0 )

L’intégrand ∈ C0([0, θ0[) et


s
4 8l 1
r ∼ √ , (θ → θ0)
2g g sin θ0 θ0 − θ
(cos θ − cos θ0)

puisque

cos θ ∼ cos θ0 − sin θ0 (θ − θ0), (θ → θ0)

⇒ La période T est finie.


Intégrabilité sur un domaine non borné.

Z ∞
1 1
α dx ∈ R, α ∈ L1(]a, b[)
a x x
m

α>1

Z
 +∞ 1


 2
dx ∈R

 a x


 Z +∞ 1



 dx ∈R
a x3/2
Z +∞
 1


 dx 6∈ R

 a x


 Z +∞
 1


 √ dx 6∈ R
a x
Soit f ∈ C0([a, +∞[) avec a ∈ R.
 
1
• Si ∃α > 1 : f (x) = O (x → +∞)

alors f ∈ L1(]a, +∞[)
1
• Si = O[ f (x)] (x → +∞)
x
alors f 6∈ L1(]a, +∞[)
 
1
• Si ∃α > 1 t.q. f (x) = O α (x → +∞)
x
C
| f (x)| 6 α ∈ L1(]M, +∞[) ds voisinage ]M, +∞[
x
⇒ f ∈ L1(]M, +∞[)

Par ailleurs, f ∈ C0([a, M]) ⊂ L1(]a, M[).

Dès lors, f ∈ L1(]a, +∞[)

1
• Si = O[ f (x)] (x → +∞)
x
1
6 C| f (x)| ds voisinage ]M, +∞[
x
⇒ f 6∈ L1(]M, +∞[)
car on aurait sinon
1
6 | f (x)| ∈ L1(]M, +∞[)
Cx
et
1
∈ L1(]M, +∞[) Absurde
Cx

Soit f ∈ C0([a, +∞[) avec a ∈ R.

• f ∈ L1(]a, +∞[) si ∃C ∈ C et α > 1 tels que


 
C C
f (x) ∼ α ou f (x) = o α
x x

• f 6∈ L1(]a, +∞[) si ∃C ∈ C et α 6 1 tels que


C 1 h i
f (x) ∼ α ou = o f (x)
x x

Idem pour intégrabilité au voisinage de −∞.


Exemple :
Z ∞
2
e−x dx
0

2
• f (x) = e−x ∈ C0([0, +∞[).

• Au voisinage de +∞, on a
 
−x2 1
e =o 2 , (x → +∞)
x

2
⇒ e−x ∈ L1(]0, +∞[)

Exemple :
Z +∞
ln x dx
√ ∃?
0 x(1 + x)

• L’intégrand ∈ C0(]0, +∞[)

⇒ ∈ L1([α, β]) ∀[α, β] ⊂]0+∞[


• Au voisinage de 0 :
 
1 1
ln x = o , ∼ 1, (x → 0)
x1/4 1 + x
 
ln x 1
⇒ √ =o , (x → 0) OK Intégrable
x(1 + x) x 3/4

• Au voisinage de +∞ :
h i 1 1
ln x = o x 1/4 , ∼ , (x → +∞)
1+x x
et
 
ln x 1
√ =o , (x → +∞) OK Intégrable
x(1 + x) x5/4

Z +∞
ln x dx
⇒ √ ∈R
0 x(1 + x)


Critère intégral pour les séries numériques
 4.5.1 - p. 391

Si f est positive, continue et décroissante sur [N, +∞[, alors


∞ ∞
∑ ak = ∑ f (k) converge ssi f ∈ L1(]N, +∞[)
k=N k=N

Exemple :

∞ 1
∑ k ln k est divergente
k=2

1
f (x) = ∈ C0(]2, +∞[) décroissante
x ln x
Z Z
1
F(x) = f (x)dx = dx = ln(ln x) +C → +∞ (x → +∞)
x ln x
∞ 1
⇒ 6 L1(]2, +∞[) et ∑
f∈ diverge
k=2
k ln k
. ⋄
Les ensembles L1 et L2.  5.5.4 - p. 499

Les fonctions intégrables forment un espace vectoriel.

Norme :
Z
k f k1 = | f (x)|d x

ATTENTION

Si f ∈ L1, alors
Z
| f (x)|d x = 0 si et seulement si f = 0 p.p.

et non pas

k f k1 = 0 ⇒ f =0

L1 = Espace vectoriel normé complet = espace de Banach


Produit scalaire ? Pas évident !

Espace vectoriel L2 :
n o
2
L2 = f : | f | ∈ L1
Norme :
rZ
k f k2 = | f (x)|2d x

Produit scalaire :
Z
( f |g) = f (x)g(x)d x

Rem : Inégalité de Cauchy-Schwartz :


Z rZ rZ
| f g|d x 6 | f (x)|2d x |g(x)|2d x

L2 = espace vectoriel complet avec produit scalaire


= espace de Hilbert
Intégration dans Rn.  5.8 - p. 519

Tonelli et Fubini.

Soit à calculer
Z ZZ
f (x)d x = f (x, y)dxdy
R2 R2

Critère de Tonelli

Si
Z
g(y) = | f (x, y)|dx ∃ (pour presque tout y)
R
et si
Z Z Z 
g(y) ∈ L1(R), i.e. g(y)dy = | f (x, y)|dx dy ∃
R R R
alors

f (x, y) ∈ L1(R2 )
Exemple :
ZZ −x2
xe
dx dy ∃ ?
R2 1 + y2
i.e.
−x2
xe 2)?
f (x, y) = ∈ L1 (R
1 + y2

• Étape 1 :
Z Z +∞ −x2
|x| e
g(y) = | f (x, y)| dx = dx ∃ ?
R −∞ 1 + y2

OUI, car...
• Étape 2 :
+∞ Z h i∞
2 2
−x dx = 1 −x2 1
g(y) = x e − e =
1 + y2 0 1 + y2 0 1 + y2
• Étape 3 :
1
g(y) = ∈ L1(R) ?
1 + y2
OUI, car...

ZZ −x2
xe
⇒ dx dy ∃ (= 0)
R2 1 + y2

Plus généralement, soit (x1, x2 , . . . , xn ) = (ξ, η) avec

ξ = (xν1 , xν2 , . . . , xν p ) ∈ R p

η = (xν p+1 , xν p+2 , . . . , xνn ) ∈ Rn−p

Critère de Tonelli
Si • f (ξ, η) mesurable,
• | f (ξ, η)| intégrable par rapport à η sur Rn−p pour
presque tout ξ ∈ R p ,
Z
• | f (ξ, η)|dη intégrable par rapport à ξ,
Rn−p
alors f (ξ, η) est intégrable sur Rn .

Z Z
dξ | f (ξ, η)|dη ∃
Rp Rn−p


Z
f (x)d x ∃
Rn
Théorème de Fubini
Si f (ξ, η) ∈ L1 , alors
Z Z Z
f (ξ, η)dξdη = dη f (ξ, η)dξ
Rn Z Rn−p Z Rp
= dξ f (ξ, η)dη.
Rp Rn−p

Tonelli + Fubini

Si f est mesurable et si
Z Z Z Z
dξ | f (ξ, η)|dη ou dη | f (ξ, η)|dξ
Rp Rn−p Rn−p Rp
a un sens, alors f ∈ L1 et
Z Z Z
f (ξ, η)dξdη = dη f (ξ, η)dξ
Rn Rn−p Rp

Z Z
= dξ f (ξ, η)dη.
Rp Rn−p
Remarque :

Si f est réelle et de signe constant : | f | = f ou | f | = − f

Z Z
dη f (ξ, η)dξ
Rn−p Rp
f ∈ L1 si ou a un sens.
Z Z
dξ f (ξ, η)dη
Rp Rn−p

ATTENTION
Z Z

 dξ | f (ξ, η)|dη ∃



 R p Rn−p

et/ou ⇒ f ∈ L1



 Z Z


 dη | f (ξ, η)|dξ ∃
Rn−p Rp
Z Z

 dξ f (ξ, η)dη ∃



 R p Rn−p

et/ou 6⇒ f ∈ L1



Z Z


 dη f (ξ, η)dξ ∃
Rn−p Rp
Z Z
dξ | f (ξ, η)|dη ∄ ⇒ f 6∈ L1
Rp Rn−p
Exemple : Soit

2 2
 x −y

pour 0 < x < 1, 0 < y < 1
f (x, y) = (x2 + y2)2

 0 sinon

Z 1 Z 1 2 Z 1 1
x − y2 x
dy 2 2 2
dx = − 2 2
dy
0 0 (x + y ) 0 x +y 0
Z 1
dy π
= − 2
=−
0 1 + y 4

Z 1 Z 1 2 Z 1 1
x − y2 y
dx 2 2 2
dy = 2 2
dx
0 0 (x + y ) 0 x +y 0
Z 1
dx π
= 2
=
0 1 + x 4

Z Z Z Z
dη f (ξ, η)dξ 6= dξ f (ξ, η)dη
Rn−p Rp Rp Rn−p

f 6∈ L1
Réduction des intégrales dans Rn.
 5.8.2 - p. 521

Soit f (x, y) ∈ L1 (Ω), d’après Fubini,


ZZ Z Z
I= f (x, y)dxdy = dx f (x, y)δΩ (x, y)dy
Ω ZR ZR
= dy f (x, y)δΩ (x, y)dx
R R

d
y dy
dx
y2 (x)

y1 (x)
c
a x x1(y) x2(y) b
Z
g(x) = f (x, y)δΩ(x, y)dy
R
0
Z x < a ou x > b
=
 f (x, y)δ]y1(x),y2(x)[(y)dy x ∈]a, b[
 R
0
 x < a ou x > b
Z y (x)
= 2

 f (x, y)dy x ∈]a, b[
y1(x)
Z y (x)
2
= δ]a,b[(x) f (x, y)dy
y1 (x)

ZZ Z Z
I= f (x, y)dxdy = dx f (x, y)δΩ (x, y)dy
Ω R R
Z Z  Z y (x) 
2
= g(x)dx = δ]a,b[(x) f (x, y)dy dx
R R y1(x)
Z b Z y (x) 
2
= f (x, y)dy dx
a y1(x)
d

y dy

dx
y2 (x)

y1 (x)
c
a x x1(y) x2(y) b
Z Z
I= dx f (x, y)δΩ (x, y)dy
R R
Z b Z y (x) Z d Z x (y)
2 2
= dx f (x, y)dy = dy f (x, y)dx
a y1(x) c x1 (y)
d

y dy

dx
y2 (x)

y1 (x)
c
a x x1(y) x2(y) b

C.P. : Calcul d’aire.


Z d Z x (y) Z d
2 
S= dy dx = x2 (y) − x1(y) dy
c x1 (y) c
Z b Z y (x) Z b
2 
= dx dy = y2 (x) − y1(x) dx
a y1(x) a
Exemple : Calculons la mesure du triangle rectangle

dy
x + 2y = 2

x
0
0 dx 2

Z 2 Z 1− x Z 1 Z 2−2y
2
dx dy ou dy dx
0 0 0 0
Il vient
Z 2  2 2
x x
(1 − )dx = x − =1
0 2 4 0
et
Z 1  1
(2 − 2y)dy = 2y − y2 = 1
0 0


Dans R3 , 6 ordres d’intégration partielle !

Dans R3 ,
ZZZ
f (x, y, z)dxdydz
Ω Z x ZZ
2
= dx f (x, y, z)dydz
x1 Σ(x)
Z x Z y (x) Z z (x,y)
2 2 2
= dx dy f (x, y, z)dz
x1 y1(x) z1(x,y)

Si f (x, y, z) = 1 ⇒ Volume de Ω.

Dans Rn, n! ordres d’intégration partielle !


Exemple : Volume du tétraèdre

z
c

Σ(x)

dz
b
dx bx y
y = b−
dy a

a
x

ZZZ Z a ZZ
V= dxdydz = dx dydz
Ω 0 Σ(x)
 
Z a Z b− bx Z c 1− y − x
a b a
= dx dy dz
0 0 0
Z a Z b− bx 
a x
y
= dx c 1− − dy
0 0 b a
Z a
" #y=b− bx
y2 xy a
=c y− − dx
0 2b a
y=0
Z a
!
bx2 bx b abc
=c − + dx =
0 2a2 a 2 6

Exemple : Calculons
Z +∞ Z +∞ −y
e
I= dx dy
0 x y

La fonction étant positive, il suffit que l’un des ordres d’intégration


partielle ait un sens pour garantir l’intégrabilité. Mais, comment
calculer l’intégrale ?

e−y
Si f (x, y) = ∈ L1(E),
y
Z +∞ Z +∞ −y ZZ
e e−y
I= dx dy = dxdy
0 x y E y
y y=x

En permutant l’ordre des intégrations partielles, il vient


ZZ −y Z +∞ Z y −y Z +∞
e e
I= dxdy = dy dx = e−y dy = 1
E y 0 0 y 0

Rieman vs Lebesgue : interprétation géométrique
 5.6 - p. 501

Pour toute fonction f continue sur un compact K ⊂ Rn


Z N(k)

K k→∞

f (x)d x = lim f (xk,l )µ(ek,l )
l=1

pour toute suite de partitions ek,l , l = 1, 2, . . . , N(k) de K et tout
choix de xk,l ∈ ek,l

Conséquences :
• Idem intégrale de Riemann
• Interprétation géométrique
C.V. dans les intégrales.  5.9 - p. 524

Changement de variables régulier d’ordre p :

x′ ∈ Ω′ → x = x(x′) ∈ Ω
• bijection : x = x(x′ ) admet une et une seule solution x′ ∈
Ω′ ∀x fixé ∈ Ω ;
• p fois continûment dérivable sur Ω′ avec
∂(x) ∂(x1, x2 , . . . , xn ) ′
= det 6
= 0 sur Ω
∂(x′) ∂(x′1, x′2 , . . . , x′n )

Soit

E′ ∈ Ω′ → E∈Ω
par un C.V. régulier d’ordre 1

′ ∂(x) ′)
f (x) ∈ L1(E) ⇔ f [x(x )] ∈ L1 (E
∂(x′ )
et
Z Z
∂(x)
f (x)d x = f [x(x′ )] d x′
E E′ ∂(x′)

∂(x) ′ ′
d x dans Ω ⇔ d x dans Ω
∂(x′)
Remarque I

Z Z
′ ∂(x) ′
f (x)d x = f [x(x )] d x
E E′ ∂(x′)

• Transformer le domaine d’intégration


Triple Action : • Transformer l’intégrande
• Introduire le Jacobien
Remarque II

Dans R,
Z Z
∂(x)
f (x)d x = f [x(x′ )] d x′
E E′ ∂(x′)
Z b Z b′
′ dx ′
devient f (x)dx = f [x(x )] ′ dx
a a ′ dx
x dx x dx
>0 x(x′ ) x(x′ ) <0
dx′ dx′
b b

a a

a′ b′ x′ b′ a′ x′

Z b Z
f (x)dx = f (x)dx
a
]a,b[
Z Z ′
 dx b dx ′

 ′
f [x(x )] ′
dx = ′
f [x(x )] ′ dx
 ′ ′ dx′ ′ dx
= Z]a ,b [ a
Z a′  
 ′ dx ′ ′ dx ′
 ′ ′ f [x(x )] dx′ dx = ′ f [x(x )] − dx′ dx


]b ,a [ b
Z b′
dx
= f [x(x′ )] ′ dx′
a′ dx
Coordonnées cylindriques


x = r cos θ

y = r sin θ


z=ζ
 
  cos θ −r sin θ 0
∂(x, y, z)
=  sin θ r cos θ 0
∂(r, θ, ζ)
0 0 1

dx dy dz ⇔ r dr dθ dζ
et
ZZZ
f (x, y, z)dxdydz
E ZZZ  
= f x(r, θ, ζ), y(r, θ, ζ), z(r, θ, ζ) rdrdθdζ
E′
En général :

∂(x) ′ dans Ω′
d x dans Ω ⇔ d x
∂(x′)

C.P. : coordonnées polaires,

dx dy ⇔ r dr dθ
et
ZZ ZZ  
f (x, y)dxdy = f x(r, θ), y(r, θ) rdrdθ
E E′
z
h
Exemple : Le volume du cône

 z
R(z) = a 1 −
h

a y

Z h Z 2π Z R(z)  z
V= dz dθ rdr où R(z) = a 1 −
0 0 0 h
Z h
2  1 2
V= πR(z) dz = πa h
0 3

Volume de révolution

Révolution d’une courbe plane


Z h
V= πR2(z)dz
0
Intégrale de Poisson  5.13.1 - p. 582

Z +∞ r
2 1 π
I= e−ax dx = (a > 0)
0 2 a

2
e−ax ∈ L1(]0, +∞[) ∀a > 0

Calcul :
Z +∞ Z +∞
2 −ax2 −ay2
I = e dx e dy
ZZ
0 0
−a(x2+y2 )
= e dxdy
]0,+∞[×]0,+∞[

L’intégrale dans R2 a un sens par Tonelli.

Coordonnées polaires :
Z π Z +∞
" #+∞
π e −ar2 π
2 2 −ar2
I = dθ e rdr = =
0 0 2 −2a 4a
0

Z +∞ r
−ax2 1 π
e dx = (a > 0)
0 2 a

Généralisations :
Z +∞ r 2
−ax2 1 π −b
e cos bxdx = e 4a , a > 0, b ∈ R
0 2 a

Z +∞  r
2 b
− ax + 2 1 π −2√ab
e x dx = e a > 0, b > 0.
0 2 a
Fonction d’erreur
Z x
2 2
erf(x) = √ e−t dt
π 0

Exemple : Statistique :
Z z   
2 1 z
Φ(z) = P(Z < z) = e−y /2 dy = 1 + erf √
−∞ 2 2

Exemple : Équation de la chaleur :

∂T ∂2 T
=κ 2
∂t ∂x
√  
π x
T (t, x) = T0 erf √ +C
2 2 κt

Fonction d’erreur
Z
x
2 −t 2
erf(x) = √ e dt
π 0

• ∈ C∞(R) avec
x Z
d d 2 −t 2 2 −x2
erf(x) = √ e dt = √ e
dx dx π 0 π
Z 0
2 −t 2
• erf(0) = √ e dt = 0
π 0
Z
−x Z
2 −t 2 (t=−u) −2 x −u2
• erf(−x) = √ e dt = √ e du = −erf(x)
π 0 π 0
Z +∞ √
−t 2 π
• lim erf(x) = ±1 car e dt =
x→±∞ 0 2
erf(x)
1

0.5

x
−3 −2 −1 1 2 3

−0.5

−1
Coordonnées sphériques


x = r sin θ cos ϕ

y = r sin θ sin ϕ


z = r cos θ
 
  sin θ cos ϕ r cos θ cos ϕ −r sin θ sin ϕ
∂(x, y, z)
=  sin θ sin ϕ r cos θ sin ϕ r sin θ cos ϕ 
∂(r, θ, ϕ)
cos θ −r sin θ 0

dxdydz ⇔ r2 sin θdrdθdϕ


et
ZZZ
f (x, y, z)dxdydz
E ZZZ   2
= f x(r, θ, ϕ), y(r, θ, ϕ), z(r, θ, ϕ) r sin θdrdθdϕ
E′
Exemple : Volume de la sphère de rayon R :
Z 2π Z π Z R
4
V= dϕ dθ r2 sin θdr = πR3
0 0 0 3

Intégrales de surface et de volume.
 5.10 - p. 529

Int. de surface dans R2.

L’aire d’une surface plane définie par



E = (x, y) ∈ R2 : x = x(u, v), y = y(u, v), (u, v) ∈ E ′
est la mesure de cet ensemble dans R2 soit
ZZ ZZ
∂(x, y)
S= dxdy = dudv
E E ′ ∂(u, v)

Int. de volume dans R3.

Le volume de

E = (x, y, z) ∈ R3 : x = x(u, v, w),
y = y(u, v, w), z = z(u, v, w), (u, v, w) ∈ E ′
est la mesure de cet ensemble dans R3 soit
ZZZ ZZZ
∂(x, y, z)
V= dxdydz = dudvdw
E E ′ ∂(u, v, w)
Intégrale sur une courbe.  5.11 - p. 535

Courbe régulière.

Courbe de classe C p : ensemble C des points décrits par

s(t) = x(t)ex + y(t)ey + z(t)ez, t ∈]a, b[


où s ∈ C p(]a, b[)

s′(t)
s(t)

e3 s(t + ∆t)
a b O C
t e2
e1

Exemple : vecteur position d’un mobile au cours du temps.

′ s(t + ∆t) − s(t)


v(t) = s (t) = lim
∆t→0 ∆t
s′(t) est tangent à la trajectoire.
• s(t) est une représentation paramétrique de C .
• Arc : s(t) avec t ∈ [a, b] et

s(a) = lim s(t) ∃ et s(b) = lim s(t) ∃


t→a+ t→b−
• Contour = courbe fermée : s(a) = s(b)
• Courbe simple : pas d’intersection avec elle-même, i.e.

∀t1, t2 ∈]a, b[, t1 6= t2 ⇒ s(t1) 6= s(t2 )

Une courbe simple de classe C1 est dite régulière si

s′(t) 6= 0 ∀t ∈]a, b[
En tout point d’une courbe régulière, on peut définir la tangente

s′(t)
τ(t) = ′
ks (t)k

s′(t)
s(t)

e3 s(t + ∆t)
a b O C
t e2
e1
• Tout paramétrage induite une orientation de la courbe.
• Toute courbe possède deux orientations possibles C et −C .
• Propriété intrinsèque = propriété invariante dans toute
représentation équivalente, i.e. préservant l’orientation.
• Propriété géométrique = propriété invariante dans toute
représentation.

s(a)
s′(t)
b

s(t)

e3
a b O C
t e2 s(b)
b

e1

s̃′(u)
s̃(β)
b

s̃(u)

e3
α β O
−C
u e2 s̃(α)
b

e1
Longueur d’une courbe.  5.11.2 - p. 537

ZZZ
LC 6= δC (x) d x
R3

La courbe C est de longueur finie lorsque

ks′(t)k ∈ L1(]a, b[)


Dans ce cas
Z b
LC = ks′(t)kdt
a

Exemple : Segment de droite parallèle à OX :

s(t) = te1 + y0e2 + z0e3 t ∈]a, b[

s′(t) = 1e1 + 0e2 + 0e3 t ∈]a, b[


Z b
LC = 1 dt = (b − a)
a

Soit une partition de [a, b] t.q.

a = t0 < t1 < · · · < tn+1 = b b

b
b
b

b b C
C ≈ s(t0), s(t1), . . . , s(tn+1)
s(tk+1 ) b

n
LC ≈ ∑ s(tk+1 ) − s(tk ) b

s(tk )
k=0 b

À la limite pour n → ∞ avec supk (tk+1 − tk ) → 0,


n ks(t Z
k+1 ) − s(t k )k
LC = lim
n→∞ ∑ tk+1 − tk
δ]tk ,tk+1[(t)dt
k=0
Z n ks(t
k+1) − s(tk )k
= lim
n→∞ ∑ tk+1 − tk
δ]tk ,tk+1[(t)dt
k=0
Z n ks(t
k+1) − s(tk )k
= lim
n→∞ ∑ tk+1 − tk
δ]tk ,tk+1[(t)dt
k=0
Z b
= ks′(t)kdt
a
L’intégrale
Z b
LC = ks′(t)kdt
a
est indépendante du paramétrage de la courbe C . C’est une
propriété géométrique.

Soit un C.V. régulier t = t(u), avec u ∈]a′, b′[


Z b Z b′
ds
ks′(t)kdt = [t(u)] |t ′(u)|du
a a′ dt
Z b′ Z b′
ds ds
= [t(u)] du = du
a′ du a′ du

Exemple : Longueur de la cycloı̈de :

y
2a

ψ
−aπ aπ x

π π
s(ψ) = a(2ψ + sin 2ψ)e1 + a(1 − cos 2ψ)e2 ψ ∈] − , [
2 2

s′ (ψ) = 2a(1 + cos 2ψ)e1 + 2a sin 2ψe2


= 4a cos2 ψe1 + 4a sin ψ cos ψe2
= 4a cos ψ(cos ψe1 + sin ψe2 )

ds = ks′(ψ)kdψ = 4a| cos ψ|dψ


Z π Z π
2 2
LC = 4a| cos ψ|dψ = 8a cos ψdψ = 8a
− π2 0

• Courbe plane

y = f (x) où x ∈ [a, b] et f ∈ C1([a, b])

s(x) = xe1 + f (x)e2, s′(x) = e1 + f ′(x)e2


q
′  ′ 2
ds = ks (x)kdx = 1 + f (x) dx
et donc
Z bq  ′ 2
L= 1 + f (x) dx
a
• Courbe plane

s(θ) = r(θ)er (θ) où θ ∈ [θ1, θ2] et r ∈ C1([θ1, θ2 ])

 
d d d
s(θ) = r(θ) er + r(θ) er
dθ dθ dθ
 
d
= r(θ) er + r(θ)eθ

soit
q
′  ′ 2  2
ds = ks (θ)kdθ = r (θ) + r(θ) dθ
et donc
Z θ q
2 ′ 2  2
L= r (θ) + r(θ) dθ
θ1
Pour tout t > t0,
Z t
s(t) = ks′(u)kdu
t0
représente la longueur de l’arc compris entre les points de C repérés
par s(t0) et s(t) et est appelée l’abscisse curviligne d’origine s(t0).

= changement de variable entre t ∈]a, b[ et s ∈]sa, sb [ tel que

ds = ks′(t)kdt

• Paramétrage normal de C : s(s)


ds
=1
ds
Z s
b
• En fonction de s, LC = ds
sa

Z t
s= ks′(u)kdu
b
t0
s(t0)

s(t)
t0 t1 O C
t s(t1)
b

0
s
Repère de Frenet.  5.11.3 - p. 542

Si C est régulière de classe C2


ds
• tangente : τ=
ds
dτ dτ −1
• normale : ν=ρ où ρ=
ds ds

• binormale : β = τ ∧ ν

ρ = rayon de courbure, κ = 1/ρ = courbure

C ν

β β
τ τ
ν
ρ
Centre de courbure

τ·τ = 1 ⇒ 2 ·τ = 0
ds
⇒ ν⊥τ
La torsion T (s) de la courbe C en un point s(s) est le scalaire T défini
par la relation

= −T (s)ν
ds

Définition licite car


dβ d dτ dν
= (τ ∧ ν) = ∧ν+τ∧
ds ds ds ds
dν dν
= κν ∧ ν + τ ∧ = τ∧
ds ds

⇒ ⊥ β, ⊥τ ⇒ selon ν
ds
Exemple : Hélice circulaire

s(θ) = aer (θ) + hθez, θ ∈ [0, 2π]


où a = rayon de l’hélice, h = pas vertical.

β
τ
ν

x y

s′(θ) = aeθ + hez


q
ds = ks′(θ)k = a2 + h2
Z θ q
s= ks′(u)kdu = a2 + h2 θ
0
ds ds dθ s
τ= = où θ=p
ds dθ ds a2 + h2
 1
= aeθ + hez p
a2 + h2
De façon alternative,

s′ (θ) ae + hez
τ(θ) = ′ = pθ
ks (θ)k a2 + h2

La tangente présente un angle constant arctg(h/a) avec le plan


horizontal.

dτ dτ dθ
=
ds dθ ds
−aer 1 −aer
=p p = 2 2
=κν
2
a +h 2 2
a +h 2 a +h

1 a
ν = −er , κ= = 2
ρ a + h2

aez − heθ
β = τ∧ν = p
a2 + h2
z

β
τ
ν

x y

Torsion ?
dβ dβ dθ
=
ds dθ ds !
d ae − heθ 1
= pz p
dθ a2 + h2 a2 + h2
her h
= 2 2
= −T ν ⇒ T= 2
a +h a + h2

NB : Le cercle et l’hélice circulaire sont les seuls courbes dont la


courbure et la torsion sont constantes. ⋄
Intégrale curviligne.  5.11.4 - p. 548

• Champ scalaire φ(s) ;


• Courbe régulière C : s(t) = x(t)ex + y(t)ey + z(t)ez avec t ∈
[a, b]

Intégrale de φ sur C :
Z Z b
φ ds = φ[s(t)] ks′(t)k dt
C a
si l’intégrale du second membre existe.

Exemple : Câble selon C avec la masse par unité de longueur ρ


Z
m= ρ(s) ds
C
L’intégrale de φ sur C existe au moins si ⋄
• C est de longueur finie : ks′(t)k ∈ L1(]a, b[)
• φ est borné sur C : ∃M = supC |φ|
En effet

φ[s(t)]ks′(t)k 6 Mks′(t)k ∈ L1(]a, b[)

et
Z
φds 6 MLC
C
• Champ vectoriel F(s)

• Courbe régulière C :

s(t) = x(t)ex + y(t)ey + z(t)ez, t ∈ [a, b]

Intégrale curviligne de F sur C :


Z Z b
F(s) · ds = F[s(t)] · s′ (t) dt
C a
si l’intégrale du second membre existe.

Exemple : Travail d’une force F :

Z C
ds
W= F(s) · ds α b

C
Z
F
= kFk cos α ds
C


Autres intégrales curvilignes

Circulation de F = intégrale curviligne sur C fermée


Z I
F · ds = F · ds
C C

Exemple : Théorème d’Ampère n



I
B · ds = µ0 i
C
C

Z Z b
F(s) ∧ ds = F(s(t)) ∧ s′ (t) dt
C a
Z Z b
F(s)ds = F(s(t))ks′ (t)k dt
C a
Z Z b
φ(s)ds = φ(s(t))s′ (t) dt
C a
Paramétrage et orientation

Soit les deux paramétrages

C : s(t) = x(t)ex + y(t)ey + z(t)ez , t ∈ [a, b]


C : s⋆(u) = x⋆ (u)ex + y⋆(u)ey + z⋆(u)ez, u ∈ [a⋆, b⋆]

• L’intégrale de φ ne dépend pas du paramétrage utilisé.


Z Z b Z b⋆
φ ds = φ[s(t)] ks′(t)k dt = φ[s⋆(u)] ks′⋆(u)k du
C a a⋆

• L’intégrale curviligne de F ne dépend pas du paramétrage


utilisé si les paramètrages induisent la même l’orientation à
la courbe.
Z Z
[Link] = − [Link]
C −C

a⋆ b⋆
u
C
ds b
ds
a b F
t −C
Théorème fondamental des intégrales curvilignes.

Soit C un arc régulier de longueur finie d’extrémités s1 et s2 et inclus


dans l’ouvert Ω ⊂ R3 et un champ φ ∈ C1(Ω)
Z
∇φ · ds = φ(s2 ) − φ(s1)
C
Corollaire : l’intégrale est indépendante du chemin entre s1 et s2 .

L’intégrale curviligne existe car


• C est de longueur finie ;
• ∇φ ∈ C0(Ω) ⇒ ∇φ borné sur le compact C .

C : s(t) = x(t)ex + y(t)ey + z(t)ez, t ∈ [a, b]

s(a) = s1, s(b) = s2


Z Z b
∇φ · ds = ∇φ[s(t)] · s′(t)dt
C a
Z b
∂φ  ′ ∂φ  ′
= x(t), y(t), z(t) x (t) + x(t), y(t), z(t) y (t)
a ∂x ∂y

∂φ 
+ x(t), y(t), z(t) z′ (t) dt
∂z
Z b
d
= φ(x(t), y(t), z(t))dt
a dt
= φ(s2 ) − φ(s1) 
Exemple :

Une force F est dite conservative si elle peut s’écrire F = −∇V où
V ∈ C1(R3)
Z Z P
2
W= F · ds = − ∇V · ds = V (s1) −V (s2 )
C P1

Le travail est stocké sous forme d’énergie potentielle V .

Force de rappel d’un ressort (cas plan) :


1
F = −∇V avec V = V (r) = k(r − ℓ)2
2
puisque (coord. polaires)
∂V 1 ∂V
F=− er − eθ = −k(r − ℓ)er
∂r r ∂θ
Z
1 1
W= −k(r − ℓ)er · ds = k(r1 − ℓ)2 − k(r2 − ℓ)2
C 2 2

Champ vectoriel dérivant d’un potentiel scalaire.
 5.11.5 - p. 555

F dérive d’un potentiel (scalaire) sur Ω s’il existe un champ scalaire


φ dérivable sur Ω tel que

F = ∇φ sur Ω

Si F dérive d’un potentiel et C est entièrement dans Ω :


Z
• F · ds = φ(s2 ) − φ(s1)
IC
• F · ds = 0
C
• F est irrotationnel si φ ∈ C2(Ω) : ∇ ∧ F = ∇ ∧ (∇φ) = 0
En effet
     
∂Fz ∂Fy ∂Fx ∂Fz ∂Fy ∂Fx
∇∧F = − ex + − ey + − ez
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
 
∂ ∂φ ∂ ∂φ
= − ex
∂y ∂z ∂z ∂y
   
∂ ∂φ ∂ ∂φ ∂ ∂φ ∂ ∂φ
+ − ey + − ez
∂z ∂x ∂x ∂z ∂x ∂y ∂y ∂x
=0
Pour que F dérive d’un potentiel φ ∈ C2(Ω), il est nécessaire que

∇ ∧ F = 0 sur Ω, i.e.
∂Fz ∂Fy ∂Fx ∂Fz ∂Fy ∂Fx
= , = , =
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y

Exemple : F = yex − xey ne dérive pas d’un potentiel scalaire.


En effet, on a
     
∂Fz ∂Fy ∂Fx ∂Fz ∂Fy ∂Fx
∇∧F = − ex + − ey + − ez
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
 
∂(−x) ∂y
= − ez = −2ez 6= 0
∂x ∂y

Exemple : Le champ vectoriel F = xex − yey dérive d’un potentiel


scalaire.

Condition nécessaire : OK car


     
∂Fz ∂F y ∂Fx ∂Fz ∂Fy ∂Fx
∇∧F = − ex + − ey + − ez
∂y ∂z ∂z ∂x ∂x ∂y
 
∂(−y) ∂x
= − ez = 0
∂x ∂y
Recherche de φ.

 ∂φ

 Fx = x = (a)


 ∂x

∂φ
Fy = −y = (b)


 ∂y

 ∂φ
Fz = 0 =
 (c)
∂z
1
(a, c) ⇒ φ(x, y, z) = x2 + f (y)
2
Dans (b)
df 1
−y = (y) soit f (y) = − y2 +C
dy 2
où C désigne une constante d’intégration arbitraire.

1 2
φ(x, y, z) = (x − y2) +C
2

Le champ vectoriel F ∈ C1(Ω) dérive d’un potentiel scalaire


φ ∈ C2(Ω) sur un ouvert simplement connexe Ω si et seulement
si ∇ ∧ F = 0 sur Ω.
Ouvert Ω connexe : deux points quelconques de Ω peuvent être
reliés par une courbe régulière par morceaux entièrement comprise
dans Ω.

y y Ω

x x
Ouvert (simplement) connexe Ouvert non connexe

Ouvert simplement connexe Ω : ouvert connexe tel que toute courbe


simple (i.e. qui n’a pas d’intersection avec elle-même) fermée tracée
dans Ω peut être déformée continûment en un point sans sortir
de Ω.

Ω b

Courbe réductible

Courbe irréductible

x
Ouvert non simplement connexe
Le champ vectoriel F ∈ C1(Ω) dérive d’un potentiel scalaire
φ ∈ C2(Ω) sur un ouvert simplement connexe Ω si et seulement
si ∇ ∧ F = 0 sur Ω.

Condition nécessaire : OK.

Condition suffisante : démo. dans


le cas d’un ouvert étoilé par
rapport à l’origine, i.e. ∀sP ∈ Ω,
b b

P 0
C : s(t) = t sP ∈ Ω ∀t ∈ [0, 1]

On pose
Z Z 1
φ(sP) = F · ds = F(t sP) · sP dt
C 0
Z 1h
= xPFx(txP ,tyP,tzP) + yPFy(txP,tyP,tzP)
0 i
+ zPFz(txP ,tyP,tzP) dt
L’intégrale existe car C ⊂ Ω est de longueur finie et que kFk est
bornée sur C .

Montrons que ∇φ = F
Par dérivation sous le signe (. . .)
Z 1h
∂φ ∂Fx
(s ) = Fx(txP,tyP,tzP ) + txP (tx ,ty ,tz )
∂xP P 0 ∂x P P P
∂Fy ∂Fz i
+ tyP (txP ,tyP,tzP) + tzP (txP ,tyP,tzP) dt
∂x ∂x
Puisque F est irrotationnel,
∂Fy ∂Fx ∂Fz ∂Fx
= , =
∂x ∂y ∂x ∂z

Z 1h
∂φ ∂Fx
(sP ) = Fx (txP,tyP,tzP) + txP (txP,tyP,tzP )
∂xP 0 ∂x
∂Fx ∂Fx i
+ tyP (txP,tyP,tzP) + tzP (txP,tyP,tzP) dt
∂y ∂z
Z 1  h i1
d
= tFx (txP,tyP,tzP)]dt = tFx (txP,tyP,tzP )
0 dt 0
= Fx(xP, yP, zP)

Idem
∂φ ∂φ
(sP) = Fy(xP, yP, zP), (sP) = Fz(xP, yP, zP)
∂yP ∂zP

Potentiel vecteur.  5.11.6 - p. 560

Un champ vectoriel F ∈ C1(Ω) dérive d’un potentiel vecteur s’il existe


A ∈ C2(Ω) tel que
F = ∇∧A sur Ω

i. Si ∇ ∧ A = F, alors ∀ψ ∈ C2(Ω)
 
∇ ∧ A + ∇ψ = ∇ ∧ A + ∇ ∧ (∇ψ) = ∇ ∧ A = F
Le potentiel vecteur est indéterminé à un gradient près.
ii. Si F dérive d’un potentiel vecteur, alors,

∇ · F = ∇ · (∇ ∧ A) = 0
Le champ vectoriel est dit solénoı̈dal.

F ∈ C1(Ω) dérive d’un potentiel vecteur A ∈ C2(Ω) sur un ouvert


Ω tel que l’intérieur de toute surface fermée tracée dans Ω est
entièrement contenu dans Ω si et seulement si ∇ · F = 0 sur Ω

Exemple : Maxwell : ∇ · B = 0

⇒ B = ∇∧A

Formule de Green.  5.11.7 - p. 562

Formule de Green
Si K ⊂ R2 est un compact régulier dont la frontière ∂K+ constituée
d’un ou plusieurs contours réguliers par morceaux est orientée ‘aire
à gauche’ et si F = Fx ex + Fyey ∈ C1(K), alors
ZZ ZZ   I
 ∂Fy ∂Fx
∇ ∧ F · ez dxdy = − dxdy = F · ds
K K ∂x ∂y ∂K +

Compact y-simple de R2 = ensemble du type



(x, y) ∈ R2 : a 6 x 6 b, y1(x) 6 y 6 y2(x)
où y1, y2 ∈ C0([a, b]).

Compact x-simple de R2 = ensemble du type



(x, y) ∈ R2 : c 6 y 6 d, x1(y) 6 x 6 x2 (y)
où x1, x2 ∈ C0([c, d]).

Domaine régulier = union finie de sous-ensembles d’intérieurs


disjoints à la fois x-simples et y-simples ;
= domaine dont l’intersection avec toute droite
parallèle à un des axes de coordonnées est vide, réduite à un point
ou union finie d’intervalles fermés bornés.
y y
y2 (x) y2 (x)

y1 (x)
y1 (x)

a b x a b x
a) compact y-simple b) compact y-simple
y y
d
x2 (y)

x1 (y)
c
x x
c) Compact x-simple d) Compact régulier
Orientation ‘aire à gauche’

τ
∂K + n = τ ∧ ez

ey

ez
ex
Formule de Green
Si K ⊂ R2 est un compact régulier dont la frontière ∂K+ constituée
d’un ou plusieurs contours réguliers par morceaux est orientée ‘aire
à gauche’ et si F = Fx ex + Fyey ∈ C1(K), alors
ZZ ZZ   I
 ∂Fy ∂Fx
∇ ∧ F · ez dxdy = − dxdy = F · ds
K K ∂x ∂y ∂K +

Démonstration si K est x-simple et y-simple.


Puisque K est y−simple :
ZZ Z b Z y (x)
∂Fx 2 ∂Fx
− dxdy = − dx dy
K ∂y a y1 (x) ∂y
Z bh i
= Fx(x, y1 (x)) − Fx(x, y2 (x)) dx
Ia I  
= Fx dx = Fx ex · ds
∂K+ ∂K+
Puisque K est x−simple :
ZZ I I
∂Fy  
dxdy = Fy dy = Fyey · ds
K ∂x ∂K + ∂K +

Dès lors,
ZZ   I
∂Fy ∂Fx
− dxdy = Fx dx + Fy dy
K ∂x ∂y +
I∂K  I

= Fxex + Fyey · ds = F · ds
∂K + ∂K +

Intégrale de surface.  5.12 - p. 564

• Surface Σ de classe C1 :

s(u, v) = x1 (u, v)e1 + x2(u, v)e2 + x3(u, v)e3

où x1, x2 , x3 ∈ C1(Ω)


• Surface régulière ,
∂s ∂s
∧ 6= 0 sur Ω ⇒ ∃n
∂u ∂v

Aire d’une surface courbe Σ :


ZZ ZZ
∂s ∂s
S= dσ = ∧ dudv
Σ Ω ∂u ∂v
si
∂s ∂s
∧ ∈ L1(Ω)
∂u ∂v
Justification :
n u = u0
v
v0 + dv S R
S′
v = v0 R′
P′
v0
P Q Q′

u0 u0 + du u


 Aire P’Q’R’S’ ≈ kP ′ Q ′ ∧ P′ S ′ k


P′Q′ = sQ′ − sP′ = s(u0 + du, v0) − s(u0, v0) ≈ ∂s (u0, v0 )du



∂u




 ∂s
P′S′ = sS′ − sP′ = s(u0, v0 + dv) − s(u0, v0 ) ≈ (u0, v0)dv

∂v
∂s ∂s
dσ = ∧ dudv
∂u ∂v
ZZ ZZ
∂s ∂s
S= dσ = ∧ dudv
Σ Ω ∂u ∂v
• Surface x3 = f (x1 , x2)
où (x1 , x2) ∈ Ω ⊂ R2 et f ∈ C1(Ω)

s(x1 , x2 ) = x1e1 + x2e2 + f (x1, x2 )e3


s
 2  2
∂f ∂f
dσ = 1 + + dx1dx2
∂x1 ∂x2
et
s
ZZ    2
∂f 2 ∂f
S= 1+ + dx1dx2
Ω ∂x1 ∂x2
• Surface engendrée par rotation de y = f (x) > 0 (x ∈]a, b[)
autour de l’axe OX,

y s(x, θ) = xex + f (x)er (θ)


y = f (x) er ∂s
= 1ex + f ′(x)er (θ)
θ ∂x
x
a ex b ∂s ∂er
z = 0ex + f (x)
eθ ∂θ ∂θ
= f (x)eθ

d σ = (ex + f ′(x)er ) ∧ f (x)eθ dxdθ


= f (x) −er + f ′(x)ex dxdθ
q
= f (x) 1 + f ′(x)2 dxdθ
Z 2π Z b q
S= f (x) 1 + f ′(x)2 dxdθ
0 a
Z b q
= 2π f (x) 1 + f ′(x)2 dx
a
ez
Exemple : Surface d’un tore

φ
er

Coordonnées cylindriques :

s(θ, φ) = (R + a cos φ)er (θ) + a sin φez

d σ = (R + a cos φ)eθ ∧ (−a sin φer + a cos φez) dθ dφ

= (R + a cos φ)a dθ dφ
Il vient
Z 2π Z 2π
S= dθ (R + a cos φ)adφ = 4π2Ra
0 0

Surface en coordonnées cylindriques

s(θ, z) = r(θ, z)er + zez


 
∂r
dσ = er + rer + ez dθdz
∂θ
s
 2  2
∂r ∂r
= r2 + + r2 dθdz
∂θ ∂z
s
Z 2π Z z  2  2
1 2 ∂r 2 ∂r
S= dθ r + +r dz
0 z0 ∂θ ∂z
Intégrale sur une surface.  5.12.3 - p. 571

Soit φ(s) défini sur Σ,


ZZ ZZ
∂s ∂s
φ dσ = φ(s(u, v)) ∧ dudv
Σ Ω ∂u ∂v
à condition que l’intégrale du second membre existe.

O.K. si
• Σ est d’aire finie
• φ est borné sur Σ : ∃M = supΣ |φ|

ZZ
φ d σ 6 MS
Σ
n
u = u0
∂s
dv
∂v
v = v0

∂s
du
∂u

∂s ∂s
∂s ∂s ∧
dσ = ∧ du dv, n= ∂u ∂v
∂u ∂v ∂s ∂s

∂u ∂v

∂s ∂s
∧ ∂s ∂s

∂s ∂s

⇒ dσ = nd σ = ∂u ∂v ∧ du dv = ∧ du dv
∂s ∂s ∂u ∂v ∂u ∂v

∂u ∂v

Flux de F au travers de Σ :
ZZ ZZ
F · dσ = F · n dσ
Σ ZZΣ  
∂s ∂s
= F(s(u, v)) · ∧ dudv
Ω ∂u ∂v
Exemple : Fluide de masse volumique ρ
Champ de vitesse v
Flux au travers de Σ :
ZZ ZZ
ρ(s)v(s) · nd σ = ρ(s)v(s) · dσ
Σ Σ

Exemple : Le flux d’énergie électromagnétique dégagé par une


source entourée par une surface fermée Σ est donné par
ZZ
(E ∧ H) · dσ
Σ
où E et H désignent respectivement le champ électrique et le champ
magnétique. ⋄
Deux façons de calculer la normale :
∂s ∂s

s(u, v) ⇒ n= ∂u ∂v
∂s ∂s

∂u ∂v
∇g
g(x, y, z) = 0 ⇒ n=
k∇gk
z
n

z = f (x, y)

y

x


 ∂s ∂f
 = ex + ez

∂x ∂x
s = xex + yey + f (x, y)ez :
 ∂s ∂f
 = ey + ez

∂y ∂y
∂s ∂s ∂f ∂f
∧ = ez − ex − ey
∂x ∂y ∂x ∂y

∂f ∂f
g(x, y, z) ≡ z − f (x, y) = 0 : ∇g = ez − ex − ey
∂x ∂y

∂f ∂f
ez −
ex − ey
∂x ∂y
n=s  2  2
∂f ∂f
1+ +
∂x ∂y
Sens de la normale ?

⇒ surface orientable

∂Σ+

⇒ surface non orientable (ruban de Moebius)

α γ
β δ

δα
γβ

Pour une surface fermée Σ, on choisit n pointant vers l’extérieur de


la surface.
Généralisation. . .

ZZ ZZ  
∂s ∂s
F · dσ = F(s(u, v)) · ∧ dudv
Σ Ω ∂u ∂v
ZZ ZZ  
∂s ∂s
φ dσ = φ(s(u, v)) ∧ dudv
Σ Ω ∂u ∂v
ZZ ZZ  
∂s ∂s
F ∧ dσ = F(s(u, v)) ∧ ∧ dudv
Σ Ω ∂u ∂v
Théorème de Gauss.  5.12.4 - p. 572

Théorème de Gauss dans R2


Si K ∈ R2 est un compact régulier dont la frontière ∂K+ constituée
d’un ou plusieurs contours réguliers par morceaux est orientée ‘aire
à gauche’ et si F ∈ C1(K), alors
ZZ I
∇ · F dxdy = F · n ds
K ∂K +
où n désigne la normale unitaire extérieure à K.

τ
n = τ ∧ ez
∂K+ : s(t), t ∈ [a, b]
∂K + K
s′ (t)
τ= ′
ks (t)k

ez s′ (t) ∧ ez
b

n = τ∧ez = ′
ks (t)k
Soit G = ez ∧ F = −Fyex + Fxey ,
ZZ ZZ  
∂Fx ∂Fy
∇ · F dxdy = + dxdy
K K ∂x ∂y
ZZ  
∂Gy ∂Gx
= − dxdy
K ∂x ∂y
Appliquant la formule de Green, on calcule ensuite successivement
ZZ   I Z b
∂Gy ∂Gx
− dxdy = G · ds = (ez ∧ F[s(t)]) · s′(t)dt
K ∂x ∂y ∂K+ a
Z b
= (s′(t) ∧ ez ) · F[s(t)] dt
a
Z b
= n · F[s(t)] ks′(t)k dt
Ia
= F · n ds
∂K +
de sorte que
ZZ I
∇ · F dxdy = F · n ds
K ∂K +

Théorème de Gauss dans R3
Si K ⊂ R3 est un compact régulier dont la frontière ∂K est constituée
d’une ou plusieurs surfaces fermées régulières par morceaux et si
F ∈ C1(K), alors
ZZZ ZZ ZZ
∇ · F dxdydz = F · dσ = F · n dσ
K ∂K ∂K
où n désigne la normale extérieure à K.

Interprétation physique de la divergence :


ZZ
1
∇·F ≈ F · dσ
µ(K) ∂K
La divergence en un point représente le flux net par unité de volume
qui s’échappe d’un élément infinitésimal centré en ce point.
Exemple : Loi de Gauss en électricité :
ZZ
q
E · dσ =
Σ ε0
où ε0 désigne la permittivité du vide.

ZZZ
Soit ρ la densité de charge : q = ρ dV
V

ZZZ ZZ ZZZ
ρ
∇ · E dV = E · dσ = dV
V Σ ε
V 0
L’égalité étant valable quel que soit V :
ρ
∇·E =
ε0

Exemple : Équation de continuité :

Σ
ZZZ
M(t) = ρdV v
V

nd σ
V

ZZZ
Masse du fluide dans V : M(t) = ρ(s,t)dV
V
(ρ = masse par unité de volume)
ZZZ ZZ
dM d
= ρ(s,t)dV = − ρv · n d σ
dt dt V Σ
ZZZ ZZZ
∂ρ
dV = − ∇ · (ρv) d σ
V ∂t V
ZZZ  
∂ρ
+ ∇ · (ρv) dV = 0
V ∂t

∂ρ
+ ∇ · (ρv) = 0
∂t


Théorème de Stokes.  5.12.5 - p. 578

Formule de Green
Si K ⊂ R2 est un compact régulier dont la frontière ∂K+ constituée
d’un ou plusieurs contours réguliers par morceaux est orientée ‘aire
à gauche’ et si F = Fx ex + Fyey ∈ C1(K), alors
ZZ ZZ   I
 ∂Fy ∂Fx
∇ ∧ F · ez dxdy = − dxdy = F · ds
K K ∂x ∂y ∂K +

Théorème de Stokes (= Green 3D)


Si F est un champ vectoriel continûment dérivable sur un ouvert
contenant la surface régulière Σ, alors
ZZ I
(∇ ∧ F) · n d σ = F · ds
Σ ∂Σ+
où ∂Σ+ désigne le contour de la surface Σ orienté dans le sens
compatible avec la règle de la main droite appliquée à la normale n.
Exemple : Le théorème d’Ampère :
I ZZ
B · ds = µ0 i = µ0 j · dσ
C Σ
où Σ = une surface s’appuyant sur C .

Par Stokes
ZZ ZZ
(∇ ∧ B) · dσ = µ0 j · dσ
Σ Σ
soit

∇ ∧ B = µ0 j

Théorème de Stokes (= Green 3D)
Si F est un champ vectoriel continûment dérivable sur un ouvert
contenant la surface régulière Σ, alors
ZZ I
(∇ ∧ F) · n d σ = F · ds
Σ ∂Σ+
où ∂Σ+ désigne le contour de la surface Σ orienté dans le sens
compatible avec la règle de la main droite appliquée à la normale n.

Si Σ1 et Σ2 s’appuyent sur la même courbe ∂Σ+


ZZ ZZ
(∇ ∧ F) · n1 d σ = (∇ ∧ F) · n2 d σ
Σ1 Σ2
nV = n1
V

Σ1

n2
C
Σ2

nV = −n2

ZZZ ZZ
∇ · (∇ ∧ F)dV = (∇ ∧ F) · nV d σ
V Σ1∪Σ2
ZZ ZZ ZZ
0= (∇ ∧ F) · nV d σ = (∇ ∧ F) · nV d σ + (∇ ∧ F) · nV d σ
ZZΣ ZZΣ1 Σ2

= (∇ ∧ F) · n1 d σ − (∇ ∧ F) · n2 d σ
Σ1 Σ2
OK si ∂Σ est constituée de plusieurs courbes distinctes
n
C2 n n Σ0
-C2
= −
Σ Σ⋆
C1 C1

ZZ ZZ ZZ
(∇ ∧ F) · n d σ = (∇ ∧ F) · n d σ − (∇ ∧ F) · n d σ
Σ Σ⋆ Σ0
ZZ I


 (∇ ∧ F) · n d σ = F · ds
ZZΣ⋆ IC 1


 (∇ ∧ F) · n d σ = F · ds
Σ0 −C2
En regroupant les résultats,
ZZ I I
(∇ ∧ F) · n d σ = F · ds − F · ds
Σ
IC 1 I−C2 I
= F · ds + F · ds = F · ds
C1 C2 C 1 ∪C 2
Exemple : Calculez (n vers le haut)
ZZ
(∇ ∧ F) · n d σ
Σ
où
 
F = α yex + zey + xez
et
n o
2 2 2
Σ = (x, y, z) : ℓz = ℓ − x − y , z > 0

ZZ Z ZZ
(∇ ∧ F) · n d σ = F · ds = (∇ ∧ F) · n0 d σ
Σ C Σ0
Calcul (sur Σ0)
 
F = α yex + zey + xez
ex ey ez
∂ ∂ ∂
∇∧F = = −αex − αey − αez
∂x ∂y ∂z
αy αz αx
n0 = ez
(∇ ∧ F) · n0 = −α

ZZ ZZ
(∇ ∧ F) · n d σ = (∇ ∧ F) · n0 d σ
Σ Σ0
ZZ
= −α dσ
Σ0

= −α(πℓ2)


Fonctions définies par une intégrale.
 5.13 - p. 581

Primitive d’une fonction continue.


Théorème d’existence des primitives :
Si f (x) ∈ C0(]a, b[), alors, pour λ0 ∈]a, b[,
Z λ
Φ(λ) = f (x)dx ∈ C1(]a, b[)
λ0

d
Φ(λ) = f (λ)

Théorème fondamental du calcul intégral :



 lim Φ(λ)

λ→a
f ∈ L1(]a, b[) ⇒ ∃
 lim Φ(λ)

λ→b
Fonction d’erreur et intégrale de Poisson.

Fonction d’erreur
Z
x
2 2
erf(x) = √ e−t dt
π 0
Fonction d’erreur complémentaire
+∞ Z
2 −t 2
erfc(x) = 1 − erf(x) = √ e dt
π x

erf(x)
1

0.5

x
−3 −2 −1 1 2 3

−0.5

−1
Intégrales paramétriques.

Z b
I(λ) = f (x, λ)dx
a
Domaine, continuité, dérivabilité ?

Domaine.

Λ = {λ : f (x, λ) ∈ L1 (]a, b[)} ⊂ R

Exemple :
Z +∞ −λx
e
I(λ) = dx
0 1+x

e−λx
∈ L1(]0, +∞[) ∀λ > 0
1+x
⇒ Domaine Λ =]0, +∞[


Continuité.

Si f (x, λ) ∈ L1(]a, b[) ∀λ ∈ Λ


et si, pour presque tout x fixé dans ]a, b[,

• f (x, λ) est continue sur Λ


• ∀[α, β] ⊂ Λ, ∃F[α,β](x) ∈ L1 (]a, b[)t.q.

| f (x, λ)| 6F[α,β](x) ∀λ ∈ [α, β]


Alors
Z b
I(λ) = f (x, λ)dx ∈ C0(Λ)
a

Si f (x, λ) ∈ L1(]a, b[) ∀λ ∈ Λ


et si, pour presque tout x fixé dans ]a, b[,

• f (x, λ) est continue sur Λ


• ∀[α, β] ⊂ Λ, ∃F[α,β](x) ∈ L1 (]a, b[) t.q.

| f (x, λ)| 6F[α,β](x) ∀λ ∈ [α, β]


Alors
Z b
I(λ) = f (x, λ)dx ∈ C0(Λ)
a
Rappel

Théorème de Lebesgue

p.p.
Si fk ∈ L1 −→ f
si ∃F ∈ L1 t.q. | fk | 6 F p.p.
alors
• Intégrabilité : f ∈ L1
• Passage à la limite sous le signe :
Z Z
lim fk (x)d x = f (x)d x
k→∞ Rn Rn
Soit λ0 fixé dans Λ,
soit [α, β] ∈ Λ t.q. λ0 ∈ [α, β]
soit λk (k = 1, 2, . . .) t.q. λk ∈ [α, β] et λk → λ0.

Suite gk (x) = f (x, λk ) ∈ L1 (]a, b[).


Théorème de Lebesgue :
• f continu ./. λ,
p.p.
⇒ gk (x) ∈ L1 (]a, b[) −→ f (x, λ0 )
p.p.
• gk (x)| 6 F[α,β](x) ∈ L1(]a, b[)

Z b
lim I(λ) = lim gk (x)dx
λ→λ0 k→∞ a
Z b
= f (x, λ0)dx = I(λ0)
a
et I est continue en λ0.


Exemple :
Z 1 λx
e
I(λ) = dx
0 1+x

Domaine

eλx
∈ L1(]0, 1[) ∀λ ⇒ Domaine Λ = R
1+x

Continuité

eλx
∀[α, β] ⊂] − ∞, +∞[, f (x, λ) = ∈ C0 ([0, 1] × [α, β])
1+x

Dès lors

eλx
• ∈ C0(R)
1+x
• Convergence dominée :

eλx
6 M δ[0,1] ∈ L1 ∀λ ∈ [α, β]
1+x

Z 1 λx
e
⇒ I(λ) = dt ∈ C0(R)
0 1+x

Si f (x, λ) ∈ C0([a, b] × Λ) où a et b sont finis,
alors
Z b
I(λ) = f (x, λ)dx ∈ C0(Λ)
a

En effet,

• f (x, λ) ∈ L1([a, b]),


• f (x, λ) est continue sur Λ
• il y a convergence dominée :

∀[α, β] ⊂ Λ, ∃F[α,β](x) = Mδ[a,b] ∈ L1(]a, b[) t.q.

| f (x, λ)| 6 Mδ[a,b](x) ∀λ ∈ [α, β]


Dérivabilité.

Si f (x, λ) ∈ L1(]a, b[) ∀λ ∈ Λ


si, pour presque tout x fixé dans ]a, b[,

∂f
• (x, λ) ∃ ∀λ ∈ Λ
∂λ
• ∀[α, β] ⊂ Λ, ∃F[α,β](x) ∈ L1 (]a, b[) t.q.

∂f
(x, λ) 6F[α,β](x) ∀λ ∈ [α, β]
∂λ
Alors
Z b
I(λ) = f (x, λ)dx est dérivable sur Λ
a
et
b∂fZ
dI
(λ) = (x, λ)dx
dλ a ∂λ
Exemple :
Z +∞ −λt
e
I(λ) = dt ∈ C0(]0, +∞[)
0 1+t

Dérivabilité

Pour presque tout t ∈]0, +∞[,


!
∂ e−λt t e−λt
• =−
∂λ 1+t 1+t

• ∀λ ∈ [α, β] ⊂]0, +∞[,

t e−λt t e−αt
− 6 ∈ L1(]0, +∞[)
1+t 1+t

Z +∞ −λt
te
⇒ I ′(λ) = − dt
0 1+t
et même
Z +∞ −λt
e
I(λ) = dt ∈ C∞(]0, +∞[)
0 1+t


Si f (x, λ) ∈ C1([a, b] × Λ) où a et b sont finis,
alors
Z b
I(λ) = f (x, λ)dx ∈ C1(Λ)
a
Z b
∂f
I ′(λ) = (x, λ)dx
a ∂λ

En effet,

• f (x, λ) ∈ L1([a, b]),


∂f
• (x, λ) est continue sur Λ
∂λ
• ∀[α, β] ⊂ Λ, ∃F[α,β](x) = Mδ[a,b] ∈ L1 (]a, b[) t.q.

∂f
(x, λ) 6 Mδ[a,b](x) ∀λ ∈ [α, β]
∂λ


Si f (x, λ) ∈ L1(]a, b[) ∀λ ∈ Λ et si

• a(λ) et b(λ) ∈ C1(Λ)



• f (x, λ) ∈ C1(Ω) t.q. Ω ⊃ (x, λ) : x ∈ [a(λ), b(λ)], λ ∈ Λ
alors
Z b(λ)
I(λ) = f (x, λ)dx est dérivable sur Λ
a(λ)
et
Z
b(λ) ∂ f
dI
(λ) = (x, λ)dx
dλ a(λ) ∂λ
′   ′  
+ b (λ) f b(λ), λ − a (λ) f a(λ), λ
Posons
Z v
Φ(u, v, λ) = f (x, λ)dx
u

I(λ) = Φ[a(λ), b(λ), λ]


Théorème de dérivation des fonctions composées,
dI ∂Φ
(λ) = [a(λ), b(λ), λ]a′(λ)
dλ ∂u
∂Φ ′ ∂Φ
+ [a(λ), b(λ), λ]b (λ) + [a(λ), b(λ), λ]
∂v ∂λ
Z b(λ)
  ′   ′ ∂f
= − f a(λ), λ a (λ) + f b(λ), λ b (λ) + (x, λ)dx
a(λ) ∂λ

puisque
v Z
∂Φ ∂
= f (x, λ)dx = f (v, λ)
∂v ∂v u
v Z u Z
∂Φ ∂ ∂
= f (x, λ)dx = − f (x, λ)dx = − f (u, λ)
∂u ∂u u ∂u v
v Z v∂f Z
∂Φ ∂
= f (x, λ)dx = (x, λ)dx
∂λ ∂λ u u ∂λ

Exemple : Hydrodynamique marine

Variables : • Vitesse : v = u(t, x, y, z)ex


• Niveau de la surface libre : ζ(t, x, y)

ez
ζ(t, x, y)
ex

−h(x, y)

Z ζ(t,x,y)
Transport total : U(t, x, y) = u(t, x, y, z)dz
−h(x,y)

Z
ζ(t,x,y) ∂u
∂U
(t, x, y) = (t, x, y, z)dz
∂x −h(x,y) ∂x
∂ζ 
+ (t, x, y) u t, x, y, ζ(t, x, y)
∂x
∂(−h) 
− (x, y) u t, x, y, −h(x, y)
∂x

Interprétation graphique.
Z b(λ) Z b(λ)
d ∂f
f (x, λ)dx = (x, λ)dx
dλ a(λ) a(λ) ∂λ
′   ′  
+ b (λ) f b(λ), λ − a (λ) f a(λ), λ

Z b f [b(λ)]
f (x)dx
a

a(λ) a(λ + ∆λ) b(λ) b(λ + ∆λ)

Z b(λ+∆λ) Z b(λ) Z b(λ+∆λ)


f (x)dx − f (x)dx = f (x)dx
a(λ) a(λ) b(λ)
h i
= b(λ + ∆λ) − b(λ) f [b(λ)] + o(∆λ)

= b′(λ) f [b(λ)]∆λ + o(∆λ)


Application aux intégrales eulériennes.

La fonction gamma, ou première intégrale eulérienne, est définie par


l’intégrale
Z +∞
Γ(n) = e−x xn−1 dx n>0
0
Fonction indéfiniment continûment dérivable sur ]0, +∞[ :
Z
dk +∞
−x n−1 k
k
Γ(n) = e x (ln x) dx
dn 0

En effet, e−x xn−1 ∈ C0(]0, +∞[) et

(x → 0) e−x xn−1 ∼ xn−1 OK pour n − 1 > −1


 
1
(x → +∞) e−x xn−1 = o 2 OK ∀n
x

⇒ e−x xn−1 ∈ L1(]0, +∞[)


∂ −x n−1
• (e x ) = e−x xn−1(ln x)
∂n
• ∀n ∈ [α, β] ⊂]0, +∞[,
∂ −x n−1
(e x ) 6 e−x | ln x| sup |x|n−1
∂n [α,β]
∈ L1 (]0, +∞[)
(
|x| α−1 si x 6 1
où sup |x|n−1 =
[α,β] |x|β−1 si x > 1

Z+∞
d
⇒ Γ(n) = e−x xn−1(ln x)dx
dn 0

∂k −x n−1 −x xn−1 (ln x)k


• (e x ) = e
∂nk
• ∀n ∈ [α, β] ⊂]0, +∞[,
∂k −x n−1 −x | ln x|k sup |x|n−1
(e x ) 6 e
∂nk [α,β]
∈ L1(]0, +∞[)
(
n−1 |x|α−1 si x 6 1
où sup |x| =
[α,β] |x|β−1 si x > 1


Z
dk +∞
−x xn−1 (ln x)k dx
Γ(n) ∈ C∞(]0, +∞[), Γ(n) = e
dnk 0
Pour n > 1,
Z +∞
Γ(n) = e−x xn−1 dx
0
Z +∞  
d −x n−1
=− e x dx
0 dx
+∞ Z +∞
= − e−x xn−1 + (n − 1) e−x xn−2 dx
0 0
= (n − 1)Γ(n − 1)
Or
Z +∞ +∞
Γ(1) = e−x dx = − e−x =1
0 0
  Z +∞ Z +∞
1 −x −1/2 −t 2 √
Γ = e x dx = 2 e dt = π
2 0 0

Γ(n) = (n − 1)Γ(n − 1), n > 1

Γ(1) = 1 : Γ(n + 1) = n! ∀n ∈ N
1 √ 1 (2n)! √
Γ( ) = π : Γ(n + ) = 2n π ∀n ∈ N
2 2 2 n!
100000.
Γ(n)
10000

1000

100

10

1 n
0 2 4 6 8 10
Approximation de Stirling

Γ(n + 1) = n! ∼ 2πn nn e−n
ou encore

ln n! ∼ n ln n − n

Erreur rel.
0.01

0.008

0.006

0.004

0.002

n
20 40 60 80 100
Z ∞
Γ(n) = e−t t n−1dt
0
C.V. : t = n u, dt = n du
Z ∞
= nn e−nu un−1du
Z0∞
1  
= nn exp − n(u − lnu) du
0 u
Z 1+ε
n 1  
∼n exp − n(u − lnu) du
1−ε u
Z 1+ε
" !#
n 1 (u − 1)2
∼n exp −n 1 + du
1−ε u 2
Z 1+ε
" #
n −n n(u − 1)2
∼n e exp − du
1−ε 2
Z +∞
" #
n −n n(u − 1)2
∼n e exp − du
−∞ 2
Z +∞
" #
nx 2
∼ 2nn e−n exp − dx
0 2
r
2π n −n
∼ n e
n

n! = Γ(n + 1) = nΓ(n)

∼ 2πn nn e−n

Vous aimerez peut-être aussi