Chapitre 7 : Le management formel
Le management traditionnel était depuis longtemps l’unique
forme présente dans la gestion des administrations, mais aux
vues des théoriciens cette forme méritait d’être rejeté et c’est
alors qu’apparut une nouvelle forme de management : Le
management formel.
L'auteur aborde comme premier point la logique formelle que le
célèbre Marc Weber qualifie parfois de rationnel et d’autres fois
de légale. Cette logique consiste à suivre des règles précises au
sein d’une organisation aux lieux d’obéir à des chefs ou des
supérieures. Ainsi l’organisation devient un projet perfectible
qui est soutenue par des analyses constantes qui ne laissent
pas de doute au sein de l’organisation afin d’atteindre tous les
objectifs fixés
Le management formel utilise toujours une démarche
analytique dans le processus de détermination de ses objectifs.
L’auteur décrit le gestionnaire formel comme quelqu’un qui
s’identifie pleinement aux objectifs de l’organisation pour
laquelle il travaille. Il se soumet volontiers aux règles et trouve
sa satisfaction dans les succès de l’organisation. Pour lui,
l’organisation est à la fois un enfant à guider et un maître à
servir, ce qui donne un sens profond à son action.
Une fois les objectifs établis, le gestionnaire formel
diagnostique activement son organisation pour trouver toutes
opportunités, résoudre les problèmes et maximiser l’efficacité
en évaluant systématiquement les ressources disponibles afin
de choisir la meilleure option pour atteindre les objectifs fixés.
Quand le gestionnaire a pris sa décision, il doit convaincre les
membres de l’organisation que c’est la meilleure et la plus
efficace pour atteindre l’objectif.
Le management formel voit le travail comme une série de
tâches spécialisées, organisées et coordonnées pour être
efficaces. Les membres de l’organisation disent qu’ils
accomplissent des tâches qui, ensemble, rendent l’organisation
efficace.
La spécialisation : Le management formel décompose le travail
en tâches simples pour maximiser l’efficacité, avec des
indicateurs de performance et des systèmes de rémunération.
Inspiré par Taylor, cette approche transforme le travail en
routines standardisées, utilisant des méthodes modernes
comme la « réingénierie des processus » et le « lean
management ».
La formalisation : La formalisation des tâches implique de
définir non seulement ce qu’il faut faire, mais aussi comment le
faire. Elle fixe des comportements spécifiques pour assurer
l’efficacité et la prévisibilité, facilitant ainsi le contrôle et la
correction des écarts. Cela aide à atteindre des niveaux élevés
d’efficacité.
La coordination : dans le management formel implique de
diviser le travail en tâches simples et de fournir des instructions
détaillées à chaque ouvrier. Le management assure une vue
d’ensemble et coordonne les tâches pour maintenir le sens
global du travail, augmentant ainsi l’efficacité de l’organisation.
Le gestionnaire formel utilise l’abstraction pour simplifier et
comprendre objectivement les éléments à gérer, en les isolant
de leur contexte concret. Cela permet de traiter toutes les
personnes et les situations de manière uniforme et efficace, en
se concentrant sur des caractéristiques communes et
mesurables comme le temps, l’espace, et l’argent.
Le gestionnaire formel mesure tout pour être objectif. Les
personnes sont vues comme des actifs mesurables, tandis que
les marchés sont évalués en transactions monétaires.
La quantification permet la généralisation, facilitant les
opérations logico-mathématiques. Par exemple, le rendement
sur l’investissement permet de comparer différentes
entreprises. Le gestionnaire formel peut établir des
équivalences, comme l’argent et le temps, pour mieux gérer
l’organisation.
Le gestionnaire formel quantifie le temps pour l’utiliser
efficacement dans tous les aspects de l’organisation,
économisant ainsi des ressources et maximisant la
productivité.
Sous la logique formelle, les relations dans l’organisation sont
contractuelles, basées sur des intérêts convergents et une
réciprocité contractuelle.
La réciprocité contractuelle règne dans l’organisation, avec des
contrats de travail, de performance et même des contrats
psychologiques, assurant des obligations claires en échange de
bénéfices concrets ou symboliques, bien que les attentes
subjectives puissent parfois causer des tensions.
Dans une organisation formelle, les relations reposent sur le
respect des règles et la satisfaction des intérêts individuels,
sans besoin de valeurs communes. Pour le gestionnaire formel,
les intérêts convergent naturellement vers l’intérêt général.
Dans le management formel, l’efficacité est un idéal vital pour
tous, mais pour que cela ait du sens dans un cadre contractuel,
il doit y avoir une récompense proportionnelle à l’effort
consenti, selon le gestionnaire formel.
Pour le gestionnaire formel, l’efficacité est essentielle pour la
survie de l’organisation dans un environnement compétitif.
Les organisations formelles visent à satisfaire la clientèle en
étant efficaces. Pour les gestionnaires formels, l’efficacité est
essentielle pour une gouvernance saine et répondre aux
attentes des parties prenantes de manière objective.
Dans les organisations formelles, la stratégie est cruciale pour
assurer un avantage concurrentiel. Les ajustements fréquents
sont nécessaires pour répondre aux exigences du marché.
Dans les organisations formelles, la structure est strictement
définie pour garantir l’efficacité et servir la stratégie
concurrentielle de l’entreprise, tous les aspects des opérations
sont mesurés par des indicateurs de performance, soulignant
l’importance de l’efficacité quotidienne pour la réalisation de la
stratégie.
Dans les organisations formelles, le pouvoir est perçu comme
un obstacle à l’efficacité. Il se manifeste à travers les règles
formelles, plutôt qu’à travers des individus. Les jeux politiques
visent à définir et à modifier ces règles, souvent entraînant une
bureaucratisation de l’organisation, l’efficacité technique est
primordiale. Les membres utilisent constamment de nouvelles
techniques pour accroître la productivité et atteindre des
solutions optimales.
Dans l’organisation formelle, les besoins psychologiques sont
satisfaits à travers des contrats de travail et de performance.
Le climat psychologique dépend du respect des promesses
tacites par les gestionnaires. Cependant, le management
formel peut dévaloriser la subjectivité des membres,
privilégiant les structures et objectifs quantitatifs.
Dans une organisation formelle, le savoir tacite devient des
règles et techniques de gestion. Les membres utilisent ces
connaissances sans toujours en être conscients, ce qui fait de
l’organisation une seconde nature pour eux.
L’expertise domine dans la société contemporaine et les
organisations, mais elle peut entraîner une bureaucratisation
excessive, éloignant les gestionnaires de leur rôle d’experts en
résolvant les problèmes humains.