Cours 07
Cours 07
Le problème de la réduction des endomorphismes consiste à trouver une base dans laquelle la forme de la matrice
associée sera suffisamment simple pour être propice aux calculs.
L’idéal est par exemple de trouver une base dans laquelle la matrice est diagonale. C’est le principe de la
diagonalisation. Ce n’est pas toujours possible, c’est pourquoi on recherche parfois des formes un peu plus
générales, comme des matrices triangulaires par exemple.
Lorsqu’on adapte la situation aux matrices, il s’agit donc de travailler sur l’endomophisme f de Kn canoni-
quement associé à une matrice M , et de trouver une base dans laquelle la nouvelle matrice N de f sera d’une
forme particulière, par exemple diagonale ou triangulaire. Par la formule de changement de base, on a donc une
relation du type M “ P N P ´1 , où P P GLn pKq.
Cette relation est un peu plus forte que la relation d’équivalence, puisqu’on impose l’égalité des deux matrices
de passage. De fait, deux matrices semblables sont équivalentes mais la réciproque est fausse.
Ainsi, le problème de la réduction des endomorphismes se ramène donc à la recherche de représentants simples
dans une classe de similitude donnée. Dans l’idéal, on souhaiterait donner même un représentant privilégié
dans chaque classe de similitude, comme on l’avait fait avec les matrices Jn,p,r pour les classes d’équivalence
matricielle, de sorte à pouvoir classifier les classes de similitude. Comme on le verra, c’est un problème assez
dur, auquel on ne répondra pas complètement cette année.
Réciproquement, une droite Kb est stable si et seulement si upbq P Kb, donc s’il existe P K tel que upbq “ b,
c’est-à-dire pu ´ idqpbq “ 0.
3. Les éléments non nuls de E puq sont alors appelés vecteurs propres associés à la valeur propre .
Remarque 7.1.2
1. Par définition, si est une valeur propre, E puq ‰ t0u, et il existe donc au moins un vecteur propre
associé à .
Une valeur propre se caractérise donc par le fait qu’il existe x P Ezt0u tel que upxq “ x.
2. Un vecteur propre x est, par la remarque qui précède la définition, caratérisé par le fait que Vectpxq
est une droite stable par u.
3. Il arrive parfois, pour des raisons techniques (éviter des discussions) d’étendre la notation E puq
au cas où n’est pas une valeur propre. Dans ce cas, est une valeur propre ssi E puq ‰ t0u.
4. Lorsque E est de dimension infinie, la non injectivité de u´ id n’équivaut pas à sa non inversibilité.
La non inversibilité définit ce qu’on appelle les valeurs spectrales de u (hors programme).
5. Les sev propres sont parfois aussi notés SEP puq.
Exemple 7.1.3
Décrire les valeurs propres et les sous-espaces propres d’un projecteur.
Remarque 7.1.5
En dimension infinie, le spectre est défini non pas avec les valeurs propres, mais avec les valeurs spectrales,
raison pour laquelle cette définition n’est ici donnée qu’en dimension finie.
Ÿ Éléments de preuve.
Par le lemme de décomposition des noyaux. Peut aussi se montrer facilement directement par récurrence,
c’est un bon entraînement, mais c’est un peu plus fastidieux. ô
I Élements propres d’un endomorphisme 127
Corollaire 7.1.7
Soit pxi qiPI une famille de vecteurs propres associés à des valeurs propres 2 à 2 distinctes. Alors pxi qiPI
est libre.
Ÿ Éléments de preuve.
Ce sont des vecteurs non nuls de sous-espaces vectoriels en somme directe. ô
Ÿ Éléments de preuve.
Soit par l’examen des dimensions, soit par le corollaire précédent qui donne sinon une famille libre trop
grande. ô
Dans le but d’étudier des propriétés de réduction simultanée, nous aurons besoin du lemme suivant :
Ÿ Éléments de preuve.
Application directe de 6.2.17. ô
Remarque 7.1.10
En particulier, puisque u commute avec lui-même, les sous-espaces propres de u sont stables par u. Cela
se comprend bien de façon directe, sans passer par ce résultat, et c’est une évidence, mais ça ne fait pas
de mal que ce soit dit explicitement au moins une fois !
Enfin, remarquons qu’une façon de restreindre la recherche des valeurs propres de u est de s’intéresser à des
polynômes annulateurs :
Ÿ Éléments de preuve.
1. Par récurrence, si x est un vecteur propre associé à , un pxq “ n
¨ x, puis P puqpxq “ P p q ¨ x.
2. Pour le point 2, une inclusion est acquise. Si l’inclusion est stricte, on peut factoriser P puq par u ´ id,
où n’est pas une valeur propre. L’injectivité de u ´ id permet alors de contredire la minimalité de
µu .
ô
Remarque 7.1.12
Lorsque E est de dimension finie, on peut réexprimer ces propriétés à l’aide du spectre :
1. Pour tout polynôme annulateur P de u, Sppuq Ä RacpP q ;
2. Sppuq “ Racpµu q.
128 CHAPITRE 7. RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES
Exemples 7.1.13
1. Quelle est la seule valeur propre possible d’un endomorphisme nilpotent ?
¨ ˛
0 0 1
˚ ‹
2. Déterminer les valeurs propres dans C de l’endomorphisme de C3 canoniquement associé à ˝1 0 0‚.
0 1 0
Ÿ Éléments de preuve.
Si M et N sont semblables, M ´ In et N ´ In le sont aussi, donc ont même rang. ô
Le lien entre éléments propres d’une matrice et éléments propres d’un endomorphisme se fait via les résultats
suivants.
Sur les matrices, on dispose d’une opération d’extension des scalaires, consistant à voir les matrices de Mn pKq
comme des matrices de Mn pK1 q, dès lors que K1 est un corps contenant K. C’est notamment ce qu’il se pro-
duit lorsqu’on considère une matrice à coefficients réels comme une matrice à coefficients complexes. Dans cet
exemple, on peut notamment se demander si le spectre d’une matrice réelle M reste le même selon qu’on consi-
dère M comme une matrice réelle ou comme une matrice complexe. La réponse est non en général, mais une
inclusion est vraie.
Proposition 7.1.17 – Extension du corps des coefficients
Soit K Ä K1 deux corps tels que K soit un sous-corps de K1 , et soit M P Mn pKq. On note SpK pM q et
SpK1 pM q le spectre de M vue respectivement comme matrice de Mn pKq et de Mn pK1 q. Alors SpK pM q Ä
SpK1 pM q.
Ÿ Éléments de preuve.
Un vecteur propre X P Mn,1 pKq est aussi un vecteur propre dans Mn,1 pK1 q. ô
Exemple 7.1.18
˜ ¸
0 ´1
L’inclusion peut être stricte, comme le montre l’exemple de M “ .
1 0
Ÿ Éléments de preuve.
Par la formule de développement, tous les termes sont de degré au plus n ´ 2, sauf celui indexé par id. En
effet, une permutation de Sn ne peut pas avoir exactement n ´ 1 points fixes.
130 CHAPITRE 7. RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES
On obtient donc les termes de degré n et n ´ 1 en développant pX ´ a1,1 q ¨ ¨ ¨ pX ´ an,n q, ce qui se fait avec
les relations de Viète.
Le coefficient a0 s’obtient par évaluation. ô
Ÿ Éléments de preuve.
est racine ssi detp In ´ M q “ 0. Qu’est-ce que cela signifie sur l’inversibilité de la matrice ? ô
Voici une situation dans laquelle le polynôme caractéristique est simple à calculer :
Par conséquent, vu les deux derniers résultats obtenus, si on recherche une matrice triangulaire T semblable à
une matrice M , les coefficients diagonaux de T sont les valeurs propres de M , leur multiplicité sur la diagonale de
T correspondant à leur multiplicité dans le polynôme caractéristique de M . C’est ce qu’on appelle la multiplicité
algébrique d’une valeur propre.
Le dernier résultat permet aussi de définir le polynôme caractéristique d’un endomorphisme u d’un espace E
de dimension finie. En effet, si B et C sont deux bases de E, MatB puq et MatC puq sont semblables.
Les propriétés du polynôme caractéristique de u sont alors similaires à celles d’une matrice représentant u.
Par exemple, comme la trace de u est également définie comme étant la trace commune des matrices représentant
u dans une base quelconque, et comme le déterminant vérifie aussi cette propriété, on en déduit que
Ÿ Éléments de preuve.
Dans une base convenable, la matrice de u est triangulaire par bloc, l’un des blocs étant une matrice de
uF . Utiliser le calcul du déterminant de matrices triangulaires par blocs. ô
I Élements propres d’un endomorphisme 131
Exemples 7.1.28
1. Déterminer les valeurs propres et les espaces propres associés de l’endomorphisme D : f fiÑ f 1 du
C-ev C 8 pR, Cq.
2. Déterminer les valeurs propres et les sous-espaces propres de M P M2n pCq définie par
¨ ˛
0 ¨¨¨ ¨¨¨ ¨¨¨ 0 ´1
˚. ‹
˚ .. 0‹
.
.
..
..
˚ ‹
˚. .. ‹
˚ .. . ‹
.
´1
..
..
˚ ‹
M “ ˚. .. ‹
˚. ‹
.
˚. . ‹
..
..
1
˚ ‹
˚ .. ‹
.
˝0 . ‚
..
..
Remarque 7.1.30
Les deux notions peuvent différer, comme le montre le dernier exemple du 7.1.28.
En d’autres termes, la dimension du sous-espace propre E puq est majorée par la multiplicité de en tant que
racine de u .
Ÿ Éléments de preuve.
Considérer le polynôme caractéristique de uE puq , l’endomorphisme induit par u sur le sous-espace stable
E puq. ô
Faisons pour terminer un bilan des résultats obtenus pour les endomorphismes induits.
Ÿ Éléments de preuve.
Démonstration non exigible.
Les deux énoncés sont évidemment équivalents. On montre le cas matriciel.
ÿn ÿ
n´1
Écrire A pXq “ ak X k , et CompXIn ´ AqJ “ X k Ck .
k“0 k“0
Avec la formule de Cayley, trouver une relation matricielle reliant Ck , Ck´1 , A et ak . Former alors A pAq
par télescopage. ô
2. En particulier, degpµu q § n.
II Diagonalisation
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie.
(iv) u est scindé, et pour tout P SppEq, la multiplicité algébrique de est égale à la multiplicité
géométrique de .
Ÿ Éléments de preuve.
‚ piq ùñ piiq : toute base de diagonalisation est une famille libre de vecteurs propres.
‚ piiq ùñ piiiq par propriété de la dimension d’une somme directe.
‚ piiiq ùñ pivq car la multiplicité géométrique est toujours inférieure à la multiplicité algébrique, et car
le degré de u est connu.
‚ pivq ùñ piq : construire une base de diagonalisation à partir de bases des E puq.
ô
Ÿ Éléments de preuve.
∞
1. Dans ce cas, on a nécessairement dim E puq • n, et trivialement dans l’autre sens aussi.
134 CHAPITRE 7. RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES
2. C’est un corollaire du point 1. On peut aussi remarquer que cela implique que la multiplicité algébrique
et la multiplicité géométrique de toutes les valeurs propres sont égales.
ô
Ÿ Éléments de preuve.
π
‚ piq ùñ piiq : Considérer pX ´ q, et utiliser le décomposition de E en somme directe de sev
PSppEq
propres.
‚ piiq ùñ piiiq : Dans ce cas, le polynôme minimal est un diviseur d’un polynôme scindé.
‚ piiiq ùñ piq : par le lemme de décomposition des noyaux.
ô
Ÿ Éléments de preuve.
Le lemme implique qu’alors uF est simplement scindé. ô
On en déduit le résultat suivant, hors-programme mais archi-classique en concours.
Ÿ Éléments de preuve.
Les E i puq sont stables par v. L’endomorphisme induit vi est alors diagonalisable. Il existe donc une base
de E i puq formée de vecteurs propres de v. Faire cela pour chaque sev E i puq et concaténer toutes ces
bases. ô
Ÿ Éléments de preuve.
‚ piq ñ piiq par la formule de changement de base.
‚ piiq ñ piiiq est la définition de matrices semblables.
ô
Proposition 7.2.10 – Caractérisation matricielle de la diagonalisabilité de u
Soit u P LpEq. Les propositions suivantes sont équivalentes:
(i) u est diagonalisable ;
(ii) pour toute base B de E, MatB puq est diagonalisable ;
(iii) il existe une base B de E telle que MatB puq soit diagonalisable.
Du fait même de cette correspondance très forte entre diagonalisabilité d’un endomorphisme et diagonalisabilité
d’une matrice, ainsi que d’après les propositions 7.1.15 et 7.1.16, toutes les propriétés vues dans le paragraphe
précédent reste valides pour les matrices, et en particulier :
‚ la caractérisation géométrique 7.2.2 de la diagonalisabilité par la décomposition de E en somme directe
de sous-espaces propres, ou par l’égalité entre multiplicité algébrique et géométrique des valeurs propres ;
‚ la diagonalisabilité d’une matrice de Mn pKq ayant n valeurs propres distinctes (corollaire 7.2.3) ;
‚ la caractérisation algébrique 7.2.4 de la diagonalisabilité par les polynômes simplement scindés.
‚ la propriété (HP) de codiagonalisabilité.
Définition 7.2.11 – Diagonaliser M
Diagonaliser une matrice M consiste à expliciter une matrice P P GLn pKq et une matrice diagonale
D P Dn pKq telles que M “ P DP ´1 .
propres.
5. Définir P comme la matrice de passage de la base canonique à cette base, et écrire la formule de
changement de base pour conclure.
Remarque 7.2.13
La diagonalisation permet par exemple de calculer les puissances d’une matrice A “ P DP ´1 . En effet,
par simplification des termes intermédiaires, An “ P Dn P ´1 .
On peut donc aussi notamment calculer ainsi des exponentielles matricielles.
Exemples 7.2.14
Diagonalisabilité, et le cas échéant, diagonalisation des matrices suivantes :
¨ ˛ ¨ ˛
1 0 1 2 ´1 1
˚ ‹ ˚ ‹
A “ ˝0 1 1‚ et B “ ˝1 0 1‚.
1 ´1 2 1 ´1 2
III Trigonalisation
Toutes les matrices ne sont donc pas diagonalisables. On peut déterminer, sur C, des formes réduites privilégiées
(sous forme de matrices diagonales par blocs du type I ` J, où J est une matrice de Jordan), valide de façon
plus gérénale dès que le polynôme caractéristique est scindé sur K (réduction de Jordan).
Cette décomposition n’est pas simple à obtenir (même si cela reste accessible avec les outils de classe prépara-
toire). Nous nous contentons d’étudier une propriété intermédiaire un peu dégradée, qui est l’existence d’une
base B de E dans laquelle la matrice de u est triangulaire (c’est le cas de la réduction de Jordan).
D’autres types de réduction existent, valides sous des conditions sur K plus générales, par exemple la décom-
position de Forbenius qui donne une forme réduite diagonale par blocs, avec des blocs diagonaux égaux à des
« matrices compagnons » de certains polynômes.
E désigne toujours un K-espace vectoriel de dimension finie.
Les deux définitions (vectorielle et matricielle) se ramènent l’une à l’autre, comme dans le cas de la diagonali-
sabilité.
Proposition 7.3.2 – Trigonalisabilité d’un endomorphisme versus matrice
Soit u P LpEq et B une base de E
1. u est trigonalisable si et seulement si MatB puq est trigonalisable.
2. En particulier, M est trigonalisable si et seulement si l’endomorphisme fM P LpKn q canoniquement
associé à M est trigonalisable.
La pratique de la trigonalisation est quelque chose de technique et compliqué, vous serez nécessairement guidé
dans la démarche. En revanche, il existe une condition très simple de trigonalisabilité. Cette CNS a évidemment
un analogue matriciel.
III Trigonalisation 137
Ÿ Éléments de preuve.
‚ piq ùñ piiq : exprimer le polynôme caractéristique à partir d’une base de trigonalisation.
‚ piiq ùñ piiiq : d’après Cayley-Hamilton
‚ piiiq ùñ pivq : car µu divise alors un polynôme scindé
‚ pivq ùñ piq : faire une récurrence, en distinguant suivant que µu est constant ou non. S’il n’est pas
constant, il a une racine, qui est alors une valeur propre de u. Considérer une base commençant par un
vecteur propre associé.
ô
Remarque 7.3.4
On peut se dispenser de l’utilisation du théorème de Cayley-Hamilton ici, en remarquant que piiq ùñ piq
peut se faire comme pivq ùñ piq, et que piq ùñ piiiq peut se faire directement, en considérant le polynôme P
simplement scindé dont les racines sont les coefficients diagonaux d’une matrice triangulaire T représentant
u, et en remarquant que P pT q est strictement triangulaire supérieure. On a alors pP pT qqn “ 0, donc P n
est un polynôme annulateur scindé de T .
Corollaire 7.3.5
Toute matrice de Mn pCq est trigonalisable
Ÿ Éléments de preuve.
C’est d’Alembert-Gauss ô
De la même façon, toutes les propriétés qui suivent, utilisant une hypothèse de scindement du polynôme carac-
téristique, sont systématiquement vraies sur C.
ÿ
n π
n
trpAq “ i et detpAq “ i.
i“1 i“1
Ÿ Éléments de preuve.
Trigonaliser. Les coefficients diagonaux sont les valeurs propres, avec leur multiplicité algébrique.
On peut aussi retrouver ce résultat à l’aide des relations de Viète sur le polynôme caractéristique. ô
Le sous-espace N puq (parfois aussi noté SEC puq) est appelé sous-espace caractéristique associé à la valeur
propre de u.
Ÿ Éléments de preuve.
Les points 1 et 2 sont immédiats. On déduit du 2 que le polynôme caractéristique de pu ´ idq est pX ´ qd ,
où d “ dim N puq.
Utiliser la divisibilité de u par u et la décomposition de E en somme d’espaces caractéristiques pour
conclure simultanément les points 3 et 4. ô
Corollaire 7.3.11
π
k
Soit u un endomorphisme tel que u “ pX ´ iq
mi
.
i“1
III Trigonalisation 139
Alors il existe une base B telle que MatB puq soit diagonale par blocs, de blocs diagonaux A1 , . . . , Ak
vérifiant :
(i) la matrice Ai est de taille mi ;
(ii) la matrice Ai est triangulaire à coefficients diagonaux tous égaux à i.
On remarquera que cette matrice est en particulier triangulaire, et cela donne une forme possible un peu plus
précise de la trigonalisation de u.
Corollaire 7.3.12
π
k
Soit M P Mn pKq à polynôme caractéristique scindé M “ pX ´ iq
mi
.
i“1
Alors M est semblable à une matrice T diagonale par blocs, de blocs diagonaux A1 , . . . , Ak vérifiant :
(i) la matrice Ai est de taille mi ;
(ii) la matrice Ai est triangulaire à coefficients diagonaux tous égaux à i.
’ On termine cette section par un théorème, grand classique des concours, mais à la marge du programme.