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Définition du développement économique :

Au fil du temps, le terme « DEVELOPPEMENT » a évolue pour designer la transformation des


sociétés et représenter l’idée de progrès. A partir du milieu du XXe siècle, sa signification s’est
précisée pour englober l’amélioration de la qualité de vie des individus. Par rapport a la simple
croissance économique, le développement vise donc à réintroduire des aspects qualitatifs
pour évaluer les performances d’une économie.
Le développement selon R. Larousse, se définit l’ensemble des stades par lesquelles passe un
organisme, un être vivant pour atteindre sa maturité, sa croissance. A cote selon François
Perroux : « Le développement est la combinaison des changement mentaux et sociaux d’une
population qui la rendent apte à faire croitre, cumulativement et durablement, son produit
global réel ».
Contexte de l’énergie mondiale

Depuis la révolution industrielle, les sociétés occidentales ont dépendu de l’énergie abordable et
facilement accessible. Ce modèle énergivore s’est répandu à travers le monde, principalement grâce
aux combustibles fossiles. Cependant, cela a conduit à des crises énergétiques et à des conséquences
environnementales. Nous sommes actuellement confrontés à une nouvelle crise énergétique
principalement due aux conséquences environnementales de notre consommation énergétique. Nous
avons déjà émis plus de la moitié du carbone que nous pouvons nous permettre d’émettre pour limiter
le réchauffement climatique. L’agence internationale de l’énergie a estimé que la demande mondiale
d’énergie pourrait augmenter de 45% d’ici l’an 2030 notamment en raison du développement
démographique et de l’industrialisation de pays comme la chine et l’Inde. La consommation
d’électricité devrait croitre deux fois plus vite que la consommation moyenne d’énergie. Les énergies
fossiles représentent plus de 80% de la production totale d’énergie dans le monde, mais les réserves
sont limitées. Au rythme actuel de consommation, le pétrole s’épuisera dans 54 ans, le gaz dans 63
ans, le charbon dans 112 ans et l’uranium dans 100 ans.

Source : Energie et changement climatique

Représentation de l’évolution des consommation mondiales d’énergie primaire par source de 1925 à
nos jours :

- La consommation d'énergie commerciale mondiale a augmenté à un rythme très régulier : 2,3


% par an en moyenne entre 1925 et 1950, 4,9 % entre 1950 et 1973, 2,1 % de 1973 à 1988, et
1,8 % ensuite
- À partir des années 1970, une contribution significative a été fournie par l'électronucléaire qui
s'est développé à un rythme très important (16 % par an environ). Toutefois, cette croissance
s'est fortement ralentie depuis quelques années
- La part du charbon a considérablement diminué en 60 ans, pour passer de près de 83 % en
1925 à environ 28 % en 1973. Elle est désormais stabilisée autour d'une valeur moyenne
voisine de 30 %.
- La substitution principale au charbon a été le fait du pétrole, dont la part a plus que triplé de
1925 à 1973, pour diminuer après cette date, puis se stabiliser dans les années 1980.
- Parallèlement, le gaz naturel connaissait une croissance équivalente ou supérieure, qui s'est
poursuivie après 1973 pour se stabiliser après 2007.

Notons par ailleurs que les trois régions les plus consommatrices de pétrole sont les Etats-Unis
(250 Mt), l'Europe de l'Ouest (700 Mt), et la Fédération de Russie (500 Mt). La Chine (et dans une
moindre mesure l'Inde) pèse toutefois d'un poids croissant dans la demande de pétrole.
Contexte énergétique Madagascar :

Le secteur de l'énergie dans le pays repose sur des pratiques non durables qui entravent le
développement économique et social, et menacent l'environnement. Le pays dépend entièrement des
importations d'hydrocarbures, ce qui entraîne des coûts élevés et une insécurité d'approvisionnement.
La majorité de la population utilise du pétrole lampant pour l'éclairage, ce qui est inefficace. Seulement
15% de la population a accès à l'électricité, principalement fournie par une entreprise avec des pertes
élevées et une qualité de service insatisfaisante. De plus, les tarifs ne couvrent pas les coûts
opérationnels ni les investissements nécessaires. Les ressources forestières, qui fournissent 92% de
l'énergie consommée, sont exploitées de manière non durable, entraînant la destruction des forêts
naturelles. Les foyers améliorés sont peu utilisés et la cuisson présente des inefficacités et des risques
pour la sécurité et la santé.

D’importance opportunités se présentent pour améliorer la performance et la durabilité du secteur,


cependant, elles demeurent inexploitées :

• Le pays est doté de ressources de pétrole conventionnel et non conventionnel, gaz


naturel, et charbon qui restent à exploiter, et qui peuvent réduire l’importation
d’hydrocarbures.
• D’abondantes ressources renouvelables peuvent réduire le coût d’exploitation ainsi
que l’importation d’hydrocarbures :
• Le potentiel hydraulique à grande et petite échelle est de presque 8,000 MW distribué
dans l’entièreté du pays, face à une puissance disponible actuelle d’environ 350 MW ;
• Les ressources de biomasse agricole (balle de riz, canne à sucre) et les déchets
organiques et solides peuvent alimenter la production électrique ;
• L’ensoleillement peut être exploité par de nouvelles technologies de production
électrique et d’éclairage de moins en moins chères ;
• Des sites existent pour l’exploitation économiquement viable de l’éolien.
• Des ressources énergétiques océaniques et géothermiques représentent également
un potentiel futur à explorer.
• L’augmentation de l’accès à l’électricité et à l’éclairage peut être réalisée d’une manière
économique à travers d’une combinaison d’extension des réseaux avec production
principalement hydraulique ; mini-réseaux hydrauliques, biogaz, ou solaire/éolien-
diésel ; et lampes solaires et systèmes solaires domestiques (SSD).
• Des investissements dans les réseaux existants peuvent assurer la viabilité
opérationnelle et financière du service électrique. Le remplacement de meules de
carbonisation et foyers traditionnels ave des équipements à haut rendement peut
réduire la déforestation tout en économisant de l’argent tant aux producteurs comme
aux ménages.
• Le potentiel d’utilisation efficace et d’économie de l’énergie est important tant pour
l’électricité que pour les usages thermiques de combustibles fossiles et de biomasse.

DIAGNOSTIC DU SECTEUR BOIS ENERGIE


À Madagascar, le bois énergie représente 92% de la fourniture d'énergie. Il est principalement
utilisé comme combustible pour la cuisson dans les foyers. Le bois de chauffe est utilisé par
82,2% des ménages malgaches, tandis que le charbon de bois est utilisé par 17% des ménages.
La majorité des ménages (77,7%) se procurent du bois ramassé, principalement en milieu
rural. Ils collectent des bois morts déjà tombés par terre pour leurs besoins de cuisson.
Cependant, il y a aussi des cas où l'approvisionnement se fait par le biais du commerce.

Le charbon de bois est consommé par 17,1% des ménages, principalement en milieu urbain.
Il est acheté par 47% des ménages urbains, soit environ 431 000 ménages. Le charbon de bois
est la principale source d'énergie de cuisson en ville.
La demande la plus élevée en charbon de bois se trouve dans la région d'Analamanga, suivie
des régions de Haute Matsiatra et Vakinankaratra. Ces régions représentent 77% de la
demande et sont principalement approvisionnées en charbon provenant de plantations
d'eucalyptus. Neuf régions, dont Boeny et Atsimo Andrefana, consomment du charbon
provenant de l'exploitation de forêts naturelles, représentant 12% de la demande nationale.
Le reste provient d'exploitations mixtes (plantations et forêts naturelles).
DIAGNOSTIC DU SOUS-SECTEUR DES HYDROCARBURES
Madagascar dépend entièrement des importations pour ses besoins en produits pétroliers. En
2011, la distribution et la vente de ces produits ont atteint un volume total de 792 863 m3.
Les produits pétroliers représentent 7,3% de l'offre énergétique du pays. Depuis 2011,
Madagascar importe 7 types de produits pétroliers, dont le gasoil qui représente 54% du
volume, le fuel oïl avec 13% du volume, le gaz, l'essence super 95 (sans plomb) et l'essence
aviation.
Ces produits pétroliers sont utilisés par différentes catégories de consommateurs à
Madagascar et ont plusieurs usages. Ils servent de carburant pour alimenter les moteurs et de
combustible pour les brûleurs utilisés dans les foyers pour la cuisson, l'éclairage ou les
chaudières. Les principales catégories de consommateurs sont les ménages, les industries, le
secteur du transport, les entreprises de construction et de BTP, le secteur de l'hôtellerie et de
la restauration, le secteur de la pêche et le secteur de l'énergie.

Le secteur des produits pétroliers à Madagascar est ouvert à tous les acteurs, mais la
concurrence n'est pas réellement présente car les prix affichés dans les stations-service sont
pratiquement les mêmes. La réglementation exige une licence pour exercer des activités dans
ce secteur, et certaines sociétés peuvent détenir plusieurs licences. Il y a 11 sociétés autorisées
à importer, stocker, transporter et distribuer des hydrocarbures, mais 4 principaux opérateurs
dominent la distribution en masse des produits pétroliers. En ce qui concerne les lubrifiants,
17 sociétés ont des licences d'importation.
En raison de l'éloignement des lieux d'approvisionnement et des contraintes portuaires, les 4
opérateurs principaux affrètent ensemble un seul tanker pour acheminer les produits
pétroliers à Madagascar. La société Logistique Pétrolière S.A. s'occupe du stockage, du
transport massif entre les dépôts et d'une partie de la distribution vers les stations-service.
Cela entraîne des coûts similaires pour ces opérateurs.

Le gasoil est le produit pétrolier le plus consommé à Madagascar, principalement par le


secteur du transport terrestre. Il est également utilisé dans la production d'énergie pour
alimenter les groupes électrogènes. La consommation de gasoil dans le secteur de l'énergie
représente 13% de la consommation totale de gasoil, tandis que la quasi-totalité du fuel oil
est utilisée pour la production d'électricité.
En 2012, Madagascar prévoit de dépenser plus de 800 millions de dollars pour importer des
produits pétroliers. Une augmentation de l'importation de 1 171 m3 (1 000 tonnes métriques)
coûterait 1 million de dollars, tandis qu'une diminution permettrait d'économiser la même
valeur. En raison de cette dépendance, le pays est vulnérable aux fluctuations internationales
de l'approvisionnement et des prix des produits pétroliers.

DIAGNOSTIC DU SOUS-SECTEUR ELECTRICITE


La fourniture d'énergie électrique à Madagascar est assurée par la société d'État JIRAMA, qui
approvisionne les zones urbaines, et par l'ADER, une structure créée en 2002 pour promouvoir
et développer l'électrification en milieu rural. Cependant, l'accès à l'électricité reste faible
dans le pays. Selon une enquête de l'INSTAT en 2010, seulement 12% des ménages malgaches
ont accès à l'électricité. Cette enquête a également révélé une inégalité importante entre les
zones rurales et urbaines, avec seulement 4,8% des ménages ruraux ayant accès à l'électricité
en 2010, contre 39% des ménages urbains.
La demande d'électricité à Madagascar provient principalement des abonnés résidentiels, qui
sont principalement des ménages. L'ADER a réalisé 140 projets d'électrification en partenariat
avec JIRAMA et le secteur privé pour répondre aux besoins en électricité en milieu rural.

La consommation nationale d'électricité a augmenté au fil des années, passant de 644 236
MWh en 2001 à 882 910 MWh en 2011. Le nombre d'abonnés est également passé de 320
817 à 444 575 au cours de la même période. Les ménages représentent 95% des abonnés
totaux et leur consommation est passée de 46% à 55% de la consommation nationale
d'électricité en 10 ans. En 2011, les ménages ont consommé 434 510 MWh d'électricité,
principalement pour l'éclairage et pendant quelques heures le soir.
Les consommateurs industriels représentent 39% de la consommation d'électricité, avec une
consommation de 330 714 MWh en 2011. Leur consommation se fait principalement pendant
la journée, sauf pour certaines industries qui nécessitent un fonctionnement continu, comme
les installations frigorifiques industrielles.

La production d'électricité destinée aux zones urbaines et périurbaines contrôlées par la


JIRAMA comprend différents types de sources d'énergie. Il y a une part de production
hydroélectrique, une part de production thermique et une petite part de production solaire.
▪ Production thermique
D'après l'analyse des moyens de production thermique utilisés par la JIRAMA, que ce soit en
production propre, en achat ou en location, il apparaît que le combustible principal utilisé
pour faire fonctionner ces équipements est le HFO (Fuel lourd), qui représente plus de 95%
de la puissance disponible des moyens thermiques.

▪ Production hydraulique
Madagascar dispose d'une importante ressource hydroélectrique, principalement située dans
les régions Centre, Nord-Ouest, Nord et Est du pays. Cependant, la région Sud a peu de sites
potentiels en raison de la rareté des sites et de l'irrégularité des débits des rivières. Les sites
hydroélectriques sont généralement identifiés à partir de divers documents tels que des
cartes et des photos aériennes, mais les informations disponibles sont souvent insuffisantes.
Actuellement, environ 170 MW de puissance hydroélectrique sont exploités à Madagascar,
dont 145 MW sont disponibles. Cela représente environ 2% du potentiel total estimé à 7800
MW. La majeure partie de cette puissance est répartie sur les réseaux interconnectés de
Toamasina (6,8 MW), d'Antananarivo (150,5 MW) et de Fianarantsoa (5,9 MW), avec une
petite partie de 2,6 MW à Maroantsetra.
▪ Les autres énergies renouvelables
1. Photovoltaïque
Le potentiel d'énergie photovoltaïque à Madagascar est prometteur en raison d'une
excellente irradiation solaire globale annuelle, qui atteint en moyenne 2 005 kWh/m2/an.

Figure [Link] SOLAR ATLAS

Actuellement, le potentiel d'énergie solaire photovoltaïque à Madagascar est largement sous-exploité,


comme le montre le tableau suivant. Le pays ne dispose que de 26 MWc d'énergie solaire
photovoltaïque, dont la centrale solaire d'Ambatolampy représente 20 MWc et a été mise en service
en 2018.
▪ Energie éolienne

Madagascar dispose de ressource éolienne considérables avec des zones potentielles d’implantation
de projet qui pourraient être viables économiquement.

Cette forme d’énergie reste compétitive pour le pompage et la production d’électricité surtout dans :

➢ La zone Nord (vitesse moyenne annuelle du vent compris entre 6 et 8m/s à 50m de hauteur)
➢ La zone centre (vitesse moyenne annuelle du vent compris entre 6 et 6.5m/s à 50 de hauteur)
➢ La zone sud (vitesse moyenne annuelle du vent supérieur a 6 et 6.5m/s à 50m)
➢ L’extrême sud : Taolagnaro, ambovombe, tsihombe, tiampolo, androka, vohimena, Tanjona
dont la vitesse moyenne du vent est superieure à 8, 9m/s à 50m de hauteur.

Figure 2. Global Wind Energy

▪ Biomasse

La filière de la biomasse n'est pas encore suffisamment développée à Madagascar pour permettre
l'alimentation d'une centrale de plusieurs dizaines de MW. Cependant, il pourrait être envisageable
d'utiliser cette technologie localement dans le cadre de projets visant à électrifier les zones rurales.
Contexte ambovombe Androy
Ambovombe est une localité située dans le sud extrême de Madagascar, au sein de la province
autonome de Tuléar. Elle occupe le statut de chef-lieu de la région Androy, qui englobe les
districts d'Ambovombe, Bekily, Tsihombe et Beloha. Toutefois, cette région souffre d'un retard
de développement par rapport aux autres régions du pays. Ce retard peut être attribué à
divers facteurs, parmi lesquels la commune urbaine d'Ambovombe joue un rôle prépondérant
en tant que chef-lieu régional. Parmi les éléments entravant le développement de cette zone,
il convient notamment de mentionner les dommages occasionnés par les changements
climatiques, qui favorisent l'insécurité alimentaire (kere). De plus, l'absence d'infrastructures
adéquates limite les échanges et les relations avec la capitale Antananarivo, ce qui entrave le
développement économique régional. L’enclavement, voire la marginalisation de la région,
résulte à la fois du mauvais état des routes qui relient la région au reste de l’île, aggravé à la
fin des années 1970 par la dégradation générale du réseau routier, et d’un rapport État-société
très distant. Ce dernier s’explique tant par la résistance ancienne au pouvoir centralisé et une
méfiance à l’égard de ce qui se rapporte au fanjakana, que par le faible investissement des
pouvoirs publics dans la région durant l’époque coloniale, où l’Androy relevait du «
Madagascar inutile » – comme sous les différents régimes qui se sont succédés depuis
l’indépendance, en 1960. Enfin, un déficit en matière d'éducation se fait également ressentir,
restreignant ainsi les opportunités d'amélioration des conditions de vie et de développement
humain. Selon les archives historiques, il aura fallu cinquante ans après la période coloniale
pour que le premier lycée soit établi à Ambovombe. L'ensemble de ces facteurs combinés
contribue à ralentir le développement de la région Androy.
1. Toponymie
Le mot "Ambovombe" est une combinaison de deux mots distincts. "Androy" est dérivé du
mot "Roy", qui désigne une plante appelée scientifiquement "Acacia fanersiana" et qui
prédomine dans la région Androy, située dans le sud de Madagascar. Le mot "Ambovombe"
quant à lui provient du terme "Vovombe", qui peut être traduit par "grand puits".
Historiquement, un village appelé Ambondro s'est formé dans la région Androy. En raison du
manque d'eau dans la région, les habitants devaient se rendre à la rivière Mandrare, située à
35 km de la commune d'Ambovombe, pour s'approvisionner en eau. Une vieille dame
nommée Andindo, ne pouvant plus suivre le rythme des villageois, a observé des fourmis
transportant du sable mouillé et a déduit qu'il devait y avoir de l'eau sous terre. Elle a
commencé à creuser et a découvert une source d'eau précieuse. Les villageois ont découvert
son secret et ont donné le nom du site "Ambovombe" en référence à ce grand puits.
2. Localisation géographique
La commune urbaine d'Ambovombe Androy est située dans le sud de Madagascar à 1000 km
de la capitale de Madagascar, avec des coordonnées géographiques xxx. Elle est délimitée au
Nord-Ouest par la commune rurale d'Ambohimaaza, à l'Est par la commune rurale d'Ankilikira,
à l'Ouest par la commune rurale d'Ambanisarika, au Sud-Est par la commune rurale de
Maroalomainty et au Nord par la commune rurale d'Ifotaka (district d'Amboasary, région
d'Anosy). Avec une superficie de 679 km2, la commune urbaine d'Ambovombe est composée
de 96 fokontany. (Source Soandro roger)
3. Rattachement administratif
La commune est une collectivité décentralisée de base au même titre que la région. Elle
est une collectivité locale de droit public dotée de la personnalité morale et de l’autonomie
financière et administrative. Ses organes, le maire et les conseillers sont élus au suffrage
universel direct et administrent librement la commune. (Monographie).
La commune d’Ambovombe Androy est une commune urbaine de 2 -ème catégories. En
effet, les premiers responsables de la commune sont composés d’un Maire, deux adjoints
au Maire, un comptable et un comptable adjoint et 12 conseillers. Mais la mairie compte
actuellement 42 employés qui sont liés à la commune par un contrat de travail.
Contexte démographique
4. La population
Selon les données du collectés au bureau communal, la commune d'Ambovombe Androy
compte une population de 174 000 habitants, dont 81 971 hommes, représentant ainsi
47,11 % de la population totale, et 92 133 femmes, soit 52,95 %. Cette population est
répartie sur une superficie de 679 km2. LA densité pour le district d’’ambovombe androy
est e 40/km2. On peut dire que la ville d’Ambovombe est la plus peuplée de la commune
de la région Androy.
Tableau 1. Monographie ANDROY

Tranche d’âge Pourcentage Effectif


05 – 09 6,7 11 658
10 – 14 14,3 24 882
15 – 24 31 ,3 54 462
25 - 64 44,6 77 604
65 et plus 3,1 5 394

Selon la monographie d'Androy, Ambovombe Androy présente une moyenne d'âge de 28,1
ans. La population est principalement composée de la race Antandroy, qui est la plus
dominante dans la région. On peut également y trouver différentes tribus de Madagascar,
telles que les Mahafaly, Bara, Vezo, Merina, Betsileo, Antakarana et Antanosy. Les habitants
de la commune sont majoritairement jeunes, avec 52,3 % de la population ayant moins de 20
ans en général. De plus, 53,8 % de la population active sont des hommes.
La cohésion sociale de la commune repose sur l'attachement aux valeurs traditionnelles, qui se
manifeste par le respect de la structure clanique patriarcale. En général, la taille moyenne des
ménages nucléaires (père, mère, enfants) est de 6,0 personnes par ménage. Ce chiffre est
légèrement supérieur à la moyenne nationale qui est de 5,5 personnes par ménage.
5. Catégories socioprofessionnelles
L’agriculture constitue l’activité principale des habitants de la Commune. La plupart des chefs
de ménage se consacrent à l’agriculture et à l’élevage. Néanmoins, ils pratiquent d’autres
activités économiques telles que le commerce, l’artisanat, la pêche et la métallurgie. Selon le
résultat de l’enquête qu’on a effectué, environ 85% de la population exerce les activités
agricoles et élevages, ensuite 15% de la population occupent la place de commerçant et
d’artisans et aussi la métallurgie et la pêche. (Soandro Roger)
6. INFRASTRUCTURE routière
Le tronçon de la route nationale 13 (RN 13) traversant le centre-ville d'Ambovombe est en très
mauvais état, ressemblant davantage à une piste recouverte de sable. Il n'est pas équipé de
systèmes d'assainissement ni de réhabilitation. Cette route est la plus fréquentée de la ville,
car tous les véhicules se rendant à Taolagnaro ou à Antananarivo y passent obligatoirement.
La plupart des routes reliant les fokontany d'Ambovombe Androy sont souvent classées comme
secondaires. Certaines parties de ces routes sont pavées, mais uniquement dans certaines
zones de la ville. Cependant, ces routes présentent des caractéristiques problématiques telles
que leur étroitesse, leur revêtement sablonneux et l'envahissement de cactus et d'herbes. De
plus, certaines parties de ces routes sont difficilement accessibles pour les voitures légères, à
l'exception des véhicules tout-terrain, en raison de l'épaisseur du sable sur la chaussée. En
outre, l'envahissement des cactus servant de clôture pour les maisons et les champs de culture
a réduit certaines portions de ces routes à une seule voie étroite.
7. Services télécommunication :
La commune d'Ambovombe Androy bénéficie de la présence des réseaux de
télécommunications tels que Telma, Orange et Airtel, qui permettent à la population d'être
joignable par téléphone mobile. Airtel est le plus utilisé par la majorité des habitants en raison
de sa couverture presque complète dans toute la commune. Cependant, la connexion à
internet peut parfois être lente en raison de problèmes de réseau et de l'absence de couverture
de la fibre optique. Actuellement 2 cybercafés sont disponibles dans la commune.
La commune compte également cinq stations de radio, à savoir Radio JM, Radio Feo n’Androy,
Radio Cactus, Radio RNM et Radio JetA. Ces stations de radio offrent un accès à l'information
et au divertissement pour les habitants. En ce qui concerne les services postaux, la commune
dispose d'un service de poste et colis express, permettant d'envoyer des colis vers toutes les
régions de l'île. En matière de divertissement audiovisuel, la commune propose des services
de télévision par câble (TVM) ainsi que des services de Canalsat. Ces infrastructures de
télécommunications et de médias contribuent à améliorer la connectivité et l'accès à
l'information dans la commune d'Ambovombe Androy.
8. Banque et institution financière
La ville d'Ambovombe dispose actuellement de plusieurs institutions financières. Parmi les
banques, on retrouve la Banque BOA, la BNI et la BFV. En plus de ces banques, il y a également
des agences du CNAPS (Caisse Nationale de Prévoyance Sociale) et du Trésor Public.
En ce qui concerne les microcrédits, il existe des institutions telles que les SMMEC (Service de
Microfinance et Mobilisation des Epargnes de la Commune) et le FIVOY (Fikambanana Vonjy)
qui offrent des services de crédit rural et urbain.
Ces différentes institutions financières jouent un rôle important dans le développement
économique de la ville d'Ambovombe en offrant des services bancaires et de crédit aux
résidents et aux entreprises.
Date de création de BOA : Novembre 2009
Date de création de BNI : Février 2023
Date de création de BFV : 2019
FIVOY et SMMC :
9. Education
Le taux d'alphabétisation de la Commune est malheureusement très faible, s'élevant
seulement à 20%. Malgré la présence d'infrastructures scolaires dans la Commune, l'enjeu de
l'Etat Malgache "Education pour tous" est loin d'être réalisé.
La principale raison de ce faible taux d'alphabétisation réside dans l'incompatibilité entre la
coutume Antandroy et l'approche mise en place dans le domaine de l'éducation. Comme la
plupart des jeunes à Madagascar qui fréquentent l'école ne parviennent pas à trouver un
emploi qui en vaille la peine, Cette situation engendre une méfiance chez les parents
Antandroy quant à l'idée d'envoyer leurs enfants à l'école, craignant qu'ils deviennent
chômeurs plutôt que de prendre soin et de s'occuper de leur bétail, qui constitue actuellement
leur principale richesse. Par conséquent, les enfants sont contraints de garder les troupeaux et
il leur est donc impossible de fréquenter l'école. Le taux d'alphabétisation se réfère au nombre
de personnes capables de lire et d'écrire au sein d'une population donnée. La pénurie
d'infrastructures scolaires et la distance considérable entre les établissements scolaires sont
également des facteurs contribuant à la faiblesse du taux d'alphabétisation. Par exemples il y
en en moyenne 100 élèves par salles or la norme nationale est de 35 élèves par salle.
En dépit de cela, il est néanmoins observé un taux élevé de fréquentation des écoles primaires.
Ce taux est estimé en moyenne à 61,45% de l'effectif total. Source (la matrice de suivi de
déplacement)
Il est regrettable de constater que l'Université Régionale CURA de l'Androy et le centre de
formation professionnel public, située dans la Commune d'Ambovombe Androy, est également
confrontée à un manque d'infrastructures essentielles. Le manque de salles de classe, de
connexions internet et d'électricité, ainsi que le manque d'enseignants et de professeurs, sont
des problèmes qui entravent le bon fonctionnement de l'université et limitent les opportunités
d'apprentissage pour les étudiants
Le manque et fa faiblesse en termes de niveau intellectuelles des instituteurs également une
grande difficulté de l’éducation de la commune d’Ambovombe Androy.
La Commune d'Ambovombe Androy, en tant que chef-lieu de la région, fait face à un retard
considérable dans le domaine de la technologie numérique, caractéristique de l'ère du 21e
siècle. En effet, la commune souffre d'un manque de cybercafés pour la connexion à internet
et de l'indisponibilité de services informatiques. Cette situation a un impact négatif sur le
développement intellectuel des habitants, car l'accès à internet est limité en raison de ces
conditions défavorables.

Nombre école Nombre salle de classe


EPP (Privé + Public) 21 +25 51+75
Ecole secondaire public 1 +4 11+19
Lycée
Université
Centre de formation technique

10. US et COUTUMES
11. Sport, loisirs et jeunesse
La commune d'Ambovombe-Androy est pourvue de cinq terrains de basket-ball situés à Beabo,
à Andaboly, au lycée, au collège Sacré-Cœur et à la Maison des Jeunes. De plus, elle compte
également deux terrains de football. La Maison des Jeunes d'Ambovombe met à disposition
des jeunes divers instruments de musique et jeux de divertissement. En ce qui concerne les
manifestations culturelles, seule la salle LAPANY PAROASY est utilisée à cet effet
12. Energie et adduction d’eau
• Electricité et énergie
La ville d'Ambovombe est équipée d'une centrale thermique depuis la Deuxième République.
Auparavant, la JIRAMA était responsable de la fourniture d'électricité dans la commune, mais
actuellement, c'est un prestataire d'énergie électrique appelé LOCAPRO qui s'en charge. La
satisfaction en termes d'électricité à Ambovombe est difficile à définir, car il y a parfois des
coupures de courant qui représentent environ un quart du mois de l'année. Ce problème est
lié à plusieurs facteurs, tels que le manque de combustibles, le vol d'énergie illicite, une
mauvaise gestion et l'état défectueux des groupes électrogènes. De plus, les problèmes liés à
la JIRAMA au niveau national ont également un impact sur la production normale de la centrale
d'Ambovombe.
Cette instabilité énergétique a plusieurs conséquences économiques et sociales dans la ville
d'Ambovombe, telles que la perte de matériel et d'aliments, les perturbations des activités des
petites entreprises, des artisans, des restaurants et des hôtels, sans oublier l'insécurité. La
commune dispose de lampadaires publics pour réduire les actes de banditisme dans les
différents quartiers et assurer la sécurité publique.
En ce qui concerne la couverture électrique, seulement 30% des quartiers de la commune
bénéficient de l'électricité, et il y a même des quartiers de la ville qui ne sont pas raccordés au
réseau électrique. Le coût de l'extension du réseau est trop élevé pour les clients, et le
processus de demande auprès du fournisseur d'énergie électrique prend beaucoup de temps
pour être validé.
Actuellement, la ville d'Ambovombe compte un total de 1 191 abonnés, répartis sur une ligne
moyenne tension d'une longueur de 4,238 km.
Le centrale thermique d’Ambovombe Androy est doté de cinq groupes électrogènes dont trois
sont opérationnels.
Quelques données sur le centrale électrique ambovombe Androy
Longueur ligne MT : 4,238km
Longueur ligne BT : 76,103km
Nombre d’abonnés : 1191
Nombres postes transformateurs abaisseurs : 06
Puissance jour : 270kW
Puissance heure de pointe 500 kW
Puissance maximale disponible : 500 kW

Marque Puissance Puissance disponible Consommation


constructeur
Groupe VOLVO IV 160kW 80kW disponible due à l’état 30L/H : Heure creuse
du moteur 40L /H/ Heure pointe
Groupe 440kW 440 kW dispo due à l’état du 60L/H : Heure creuse
CATERPILLAR : moteur 80L/H : Heure pointe
Groupe POYAUD 550kW 150kW dispo due à l’état du 70l/H : Heure creuse
moteur 90L/H : Heure pointe

Figure 3. Rapport consommation électrique ambovombe de l’année 2022. Source ORE


• Adduction d’eau
L'accès à l'eau potable est un objectif clé dans le cadre des Objectifs de développement durable
(ODD) des Nations Unies. Cet objectif est spécifiquement mentionné dans l'ODD numéro 6, qui
vise à "garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des
ressources en eau". La région d'Androy est souvent associée à un manque d'accès à l'eau, et la
commune d'Ambovombe, en tant que chef-lieu de la région, souffre particulièrement de ce
problème d'approvisionnement en eau potable pour les besoins domestiques et autres
utilisations. L'Agence d'Eau et d'Assainissement (AES) joue un rôle important en assurant
environ 25 à 30% de l'approvisionnement en eau dans certains quartiers de la commune selon
AES. Elle alimente Ambovombe grâce à des forages, notamment le forage de Mahavelo.
Le système de Mahavelo est composé de trois puits équipés de groupes électropompes
immergés qui refoulent l'eau vers deux réservoirs cylindriques et rectangulaires d'une capacité
respective de 24m3 et 65m3. La fourniture d'énergie est assurée par la Jirama et un système
de pompage solaire, bien qu'un groupe électrogène soit également présent mais actuellement
hors service. À partir du forage, l'eau est acheminée vers un château d'eau de 200m3 situé à
l'entrée de la ville depuis Fort Dauphin.
Dans la ville, 25 bornes-fontaines sont réparties pour permettre aux habitants et aux vendeurs
d'eau locaux de s'approvisionner. En 2018, 150 branchements privés ont été enregistrés. L'AES
vend l'eau au prix de 70 Ariary le seau de 15 litres au niveau des bornes-fontaines. Malgré les
efforts déployés par l'AES pour améliorer l'accès à l'eau potable dans la commune
d'Ambovombe, il reste encore des défis à relever pour assurer un approvisionnement en eau
adéquat à l'ensemble de la population.

Nombre de puits 3 Forage A3, A4, A5 [Mahavelo]


Nombre de borne 25 Reparties dans les quartiers de la ville
fontaines
Branche prives 150 En 2018
Production journalière 150m3 En moyenne
Production mensuelle 4600m3 En moyenne
Alimentation en eau 20 – 25% De la population de la commune
Source d’énergie JIRAMA, SOLAIRE, GE
Consommation mensuelle 3500 kWh
Conductivité de l’eau 2800 a 3400uS/cm Etude de MSF Juillet – Septembre 2022

Cependant, en raison de problèmes techniques récurrents, de la salinité relativement élevée


de l'eau (de 2800 à 3400 µS/cm) et de la demande importante, une grande partie de la
population d'Ambovombe s'approvisionne également en eau à partir de puits privés. Certains
achètent directement l'eau des puits, tandis que d'autres passent par des charretiers. Chaque
jour, plus d'une centaine de charretiers se rendent dans des puits en périphérie de la ville pour
ensuite vendre l'eau dans les différents quartiers d'Ambovombe. Ces puits sont principalement
des puits traditionnels et ne sont pas conformes aux normes de protection de l'eau. Cependant,
la population ne se préoccupe pas beaucoup de la qualité de l'eau tant que son goût leur
convient.
Ces puits sont principalement localisés dans les quartiers Sud d'Ambovombe, tels que
Mitsangana ou Anjatoka. Ils sont très fréquentés en raison de leur faible coût de construction.
Le seul prix à payer est le salaire de l'ouvrier chargé de la construction, qui utilise des
équipements simples tels que deux potos, une corde et un seau. Selon le recensement effectué
par AES en 2013, il a été dénombré plus de 100 puits dans la commune d'Ambovombe.\
Selon une étude menée par MSF en 2022, la plupart des charretiers achètent de l'eau à environ
6 Ariary par litre et la revendent entre 20 et 30 Ariary en ville, soit environ 500 Ariary le bidon
de 20 litres. Le prix du bidon peut varier et augmenter pendant la saison sèche, atteignant
parfois entre 1000 et 2000 Ariary. Certains charretiers viennent de villages éloignés, parfois
très loin comme Sarisanga dans la commune d'Ambovombe, pour acheter de l'eau et la
revendre dans leurs villages.
De nombreux charretiers des zones rurales éloignées achètent de l'eau à Berary, où les puits
ont un bon débit et l'eau est moins chère en raison de la salinité élevée. En revanche, les
habitants d'Ambovombe peuvent être plus sélectifs quant à la salinité de l'eau qu'ils achètent.
Les puits d'Ambovombe permettent donc d'alimenter certains secteurs situés à plusieurs
kilomètres de distance de la ville.
Selon l'enquête menée par MSF au niveau des ménages, il a été constaté que la consommation
d'eau varie généralement entre 1 et 9 bidons par semaine. Cette consommation dépend de
plusieurs facteurs tels que la taille du ménage, les besoins en eau pour la cuisine, l'hygiène
personnelle et les autres activités domestiques.
Besoin pour bétail :
Conductivité et salinité
La problématique liée à la salinité de l’eau souterraine du Grand sud n’épargne pas
Ambovombe. Le seuil de potabilité définie par la réglementation malgache (Décret n°2004-635
du 15/06/04) concernant la conductivité, paramètre traduisant la salinité, est de 3000 µS/cm.
Pour les 70 puits analysés, 75 % ont une conductivité inférieure à 3000 µS/cm [MSF 2022].
Selon le rapport de MSF, La conductivité des puits ne semble pas être liée à la profondeur de
l’ouvrage. Plusieurs études montrent que la salinité des eaux souterraines d’Ambovombe peut
avoir différentes sources, et dont les principales sont les suivantes :
- Origine géologique : Lessivage et dissolution d’évaporites, qui sont des roches créées suite
à de fortes évaporations en domaine lagunaire ou lacustre ;
- Origine géographique : Apport de sels par les embruns marins liés au vent sur la mer ;
- Origine anthropique : Apports de sels minéraux par les déjections animales et l’activité
agricole
Potentiel ressource en eau
L'étude menée par JICA en 2005 a identifié deux solutions possibles pour l'approvisionnement
en eau de la commune d'Ambovombe Androy :
• Le forage F015 qui se trouve dans la banlieue de la ville a’ Mangarivotra qui permet
utiliser à l'usage domestique mais en ce moment il n'est pas exploité car l'eau y est de
qualité médiocre avec 678mg/l de chlorures pourtant la norme est de 250mg/L (jica
2006).
• Les sites F006 et F006B, situés à Antanimora au nord-ouest, à 60 km de la ville
d'Ambovombe, abritent une source d'eau souterraine de qualité confirmée au site
F006B. Cette source respecte les normes de qualité de l'OMS, avec une conductivité
électrique (EC) d'environ 100 mS/m. Grâce à cette ressource, la ville d'Ambovombe
ainsi que les secteurs côtiers peuvent être approvisionnés en eau potable. Le nombre
de bénéficiaires s'élève à environ 265 000 habitants.

Climat
La commune d'Ambovombe Androy est située dans une région caractérisée par un climat
tropical semi-aride à aride. Elle connaît deux saisons distinctes : une saison humide,
correspondant à l'été, et une saison sèche, correspondant à l'hiver. Cette aridité est renforcée
par des températures élevées constantes et des vents forts, persistants et desséchants connus
sous le nom de "tiok’atsimo ». (Monographie p.28)
- La première saison commence du mois de novembre jusqu’au mois d’Avril, c’est une
saison chaude et humide.
- La deuxième saison est marquée par une période sèche et un peu fraiche : s’étalant du
mois d’avril au mois d’octobre.
Pluviométrie et température
La pluviométrie désigne la mesure des précipitations annuelles dans un lieu donné. Elle est
répartie de manière inégale dans différentes régions de Madagascar. Selon le rapport de
Hikersbay, les précipitations annuelles à Ambovombe s'élèvent à 1736 mm Les mois de février,
mars et janvier sont ceux qui enregistrent le plus de précipitations, avec 624 mm en moyenne.
La plupart des précipitations se produisent en février, avec une moyenne de 231 mm. La
température moyenne annuelle à Ambovombe est de 28℃. Le mois le plus chaud de l'année
est janvier, avec une température moyenne de 31℃. Juillet est généralement le mois le plus
froid, avec une température moyenne de 25℃ à Ambovombe. La différence entre le mois le
plus chaud (janvier) et le mois le plus froid (juillet) est de 6℃. La différence entre les
précipitations les plus élevées (février) et les plus faibles (septembre) est de 157 mm. La
température minimale enregistrée (moyenne mensuelle) a été de 20℃ en août 1993 à
Ambovombe. La température maximale enregistrée (moyenne mensuelle) a été de 28℃ en
février 2006 à Ambovombe. L'année 2000 a été la plus chaude à Ambovombe, avec une
température moyenne de 25℃. L'année la plus froide a été 1998, avec une température
moyenne de 24℃.
Sol et hydrologie

• Sol
En général, le sol de la commune est caractérisé par un complexe de sols sablonneux
dunaires et de sols jaunes ferrugineux(monographie). Ce dernier fait référence à un sol
riche en oxyde de fer et en alumine, que l'on trouve souvent dans les zones tropicales.

• Hydrologie
En raison de l'absence d'exutoire vers la mer, le bassin d'Ambovombe est une cuvette
fermée. L'évaporation y est plus importante que le volume d'eau provenant des pluies. Les
cours d'eau sont temporaires et se limitent strictement à la saison des pluies, sans atteindre
la mer car les eaux se perdent par évaporation et infiltration dans le lit des cours d'eau. En
raison de leur mauvaise qualité et de leur quantité insuffisante, les eaux de surface ne
peuvent pas être directement exploitées pour l'approvisionnement en eau potable. Il est
donc nécessaire de recourir à d'autres moyens tels que l'exploitation des nappes alluviales
ou des sous-écoulements.

En effet, la région d'Ambovombe Androy est délimitée par trois fleuves dans sa partie sud
de la grande île de Madagascar. Au nord, on trouve le fleuve Menarandra dans le district de
Beloha. À l'est, c'est le fleuve Mandrare dans le district d’Amboasary qui marque la limite.
À l'ouest, on trouve le fleuve Manambovo dans le district de Tsihombe. Cependant, le
fleuve le plus proche d'Ambovombe Androy est le fleuve Mandrare.
Végétation
La région d'Ambovombe Androy présente une couverture végétale abondante, composée de
plantes qui peuvent s'adapter au climat de la région. Une des particularités de cette couverture
végétale est la présence de forêts caducifoliées ou xérophytiques. Ces formations végétales
abritent différentes espèces sauvages uniques au monde, formant une végétation dense et
épineuse. On peut dire que la diversité végétale dans la région est très importante. Ces
formations forestières sont également une source de matière première pour les pharmacopées
traditionnelles. Les plantes héliophiles pionnières jouent un rôle économique essentiel dans la
vie quotidienne des habitants d'Ambovombe Androy, car elles fournissent du bois de chauffe,
du charbon, du bois de construction, etc.
La végétation de la région est principalement constituée d'un tapis herbacé dominé par
l'AHIDAMBO (Heteropogon contertus). La nature du sol rend la taille moyenne de la végétation
de la région relativement faible. Environ 25% de la surface de la commune est couverte de
forêts, ce qui représente environ 169,75 km2. ( Sandro Roger)
Ressource économique

• Agriculture
La surface agricole de la commune d'Ambovombe Androy représente 55% de sa superficie
totale, soit 375,45 km2. Les agriculteurs de la région se consacrent principalement aux cultures
vivrières tels que le maïs, manioc, patate douce... En raison du manque de ressources
hydriques, la riziculture et la culture maraîchère ne sont pas pratiquées dans la commune.
Cependant, la commune est approvisionnée en riz par les communes de Betioky, Tsivory,
Betroka, Ihosy et en légumes par la capitale de Madagascar. La production agricole de la
commune est destinée à trois usages principaux : la consommation des ménages, les semences
pour les futures activités agricoles et la vente des produits. La commune d'Ambovombe Androy
fournit les communes environnantes ainsi que celle de Taolagnaro en manioc et en patate
douce. Ces produits constituent les aliments de base de la commune.
La culture du ricin est également très répandue dans la commune d'Ambovombe Androy. Les
agriculteurs l'utilisent comme produit cosmétique (huile de ricin) et pharmaceutique. Le ricin
est une plante sauvage qui pousse spontanément et ne nécessite aucun soin, tout comme les
Raketa (opuntia), qui sont également très utiles pour la population locale. Les Raketa
fournissent une source de nourriture et servent également de haies vives pour les champs et
les hameaux.
Grâce à sa forte teneur en eau, le cactus peut être utilisé comme substitut à l'eau potable. Il
constitue également l'aliment de base pendant la période de soudure, qui est une période où
la plupart de la population a des difficultés à accéder à une nourriture suffisante pour subvenir
à ses besoins et maintenir une bonne santé.
En raison des changements climatiques et de la faible quantité de précipitations, ainsi que de
la forte vitesse des vents, la production agricole des paysans à Ambovombe est gravement
affectée. En particulier, la culture du maïs est vulnérable à ces conditions. En d’autres termes,
les paysans d'Ambovombe sont confrontés à des défis importants en raison des changements
climatiques et de la faible quantité de précipitations, ainsi que des vents forts. La culture du
maïs est particulièrement vulnérable à ces conditions, ce qui nécessite une adaptation des
pratiques agricoles et un soutien approprié pour assurer la sécurité alimentaire et la
subsistance des agriculteurs locaux.
• Elevage
L'élevage est l'une des principales activités économiques de la population de la Commune
d'Ambovombe Androy. Les habitants pratiquent principalement l'élevage extensif de bétail et
de petits ruminants.
L'élevage de bétail et de petits ruminants est considéré comme une forme d'épargne
villageoise et/ou un capital social pour faire face aux événements à venir tels que les rites, les
cérémonies traditionnelles, la période de soudure et la campagne agricole. Posséder un
troupeau de bovins est également considéré comme un prestige et une valeur traditionnelle
pour les ménages.
Cependant, il existe plusieurs obstacles à la promotion de l'élevage dans la commune.
L'insuffisance des couloirs de vaccination et des services vétérinaires, ainsi que le coût élevé
des produits phytosanitaires, sont des freins à l'élevage. De plus, le manque d'espace pastoral
et la sécheresse constituent des obstacles majeurs à l'élevage dans la commune. Malgré ces
défis, l'élevage de volaille est le plus développé, suivi de l'élevage de caprins, d'ovins et de
bovins. L'élevage porcin occupe le dernier rang. L'élevage de volaille occupe 55,36% de
l'élevage dans la commune, avec un nombre moyen de 5 à 20 têtes par famille. L'élevage de
caprins représente 20,69% de l'élevage, avec un nombre moyen de 1 à 10 têtes par famille.
L'élevage d'ovins représente 12,35% de l'élevage, avec un nombre annuel de 1 à 5 têtes par
famille. L'élevage de bovins représente 10,95% de l'élevage, avec un nombre annuel de 1 à 4
têtes par famille. Enfin, l'élevage porcin représente seulement 0,64% de l'élevage, avec un
nombre moyen annuel très faible allant de 0 à 1 par famille.
Outre l'élevage de bétail et de petits ruminants, les habitants pratiquent également l'aviculture
et l'apiculture. L'apiculture est pratiquée comme une activité de cueillette par les paysans, mais
la méthode traditionnelle utilisée entraîne une mauvaise qualité de production. L'aviculture
est principalement pratiquée par les femmes pour subvenir aux besoins de leur ménage.
Cependant, l'aviculture souffre de problèmes sérieux en termes de disponibilité
d'alimentation, en particulier pendant la période de soudure. Ce problème affecte non
seulement l'aviculture, mais aussi l'élevage de bétail et de petits ruminants.

• Pêche
Les produits halieutiques exploités dans la Commune d'Ambovombe Androy sont
principalement les langoustes et les poissons. Les pêcheurs de la commune se rendent dans
les voisines littorales pour pêcher des langoustes et des poissons notamment à beanike,
ekonka, esanta...
Cependant, les pêcheurs ne disposent que de pirogues et de filets pour la production de
ressources marines, ce qui limite la qualité des produits halieutiques. La production varie en
fonction de la saison et des espèces. Les langoustes sont abondantes entre mars et octobre,
tandis que les autres espèces sont plus riches entre novembre et mars. Les activités de pêche
ne se déroulent pas normalement en raison de l'enclavement des zones littorales. Ce problème
d'enclavement, ainsi que le manque de matériel adéquat, empêchent les pêcheurs
d'Ambovombe d'améliorer leur production halieutique.
Il est nécessaire de mettre en place des mesures pour améliorer l'accès aux zones littorales et
fournir aux pêcheurs le matériel nécessaire afin d'optimiser leur production halieutique. Cela
permettrait d'augmenter les revenus des pêcheurs et de contribuer au développement
économique de la commune.

• Artisanat
La filière artisanat joue un rôle essentiel dans l'économie des habitants d'Ambovombe Androy.
Les activités telles que la vannerie, le tissage de rabane et de natte, ainsi que la couture sont
principalement exercées par les femmes de la commune. Ces activités leur permettent de
subvenir aux besoins de leur famille. Quant aux hommes, ils sont principalement menuisiers,
charpentiers, maçons et forgerons.
Cependant, le développement de cette filière est menacé par le manque de matières
premières. Les artisans doivent souvent effectuer de longs déplacements pour trouver des
fibres pour la fabrication de nattes ainsi que du bois de construction.
En plus du problème d'approvisionnement en matières premières, le revenu constitue un
obstacle majeur pour les artisans d'Ambovombe. Le manque de revenus suffisants limite leur
capacité à investir dans leur activité et à développer leurs compétences.
Il est donc nécessaire de trouver des solutions pour améliorer l'accès aux matières premières
et augmenter les revenus des artisans. Cela pourrait se faire en facilitant l'approvisionnement
en fibres et en bois, en offrant des formations professionnelles et en favorisant la
commercialisation des produits artisanaux locaux.
Le développement de la filière artisanat à Ambovombe Androy contribuerait non seulement à
améliorer les conditions de vie des artisans et de leur famille, mais aussi à promouvoir le
patrimoine culturel local et à stimuler l'économie de la commune.
Transformation agroalimentaire
Actuellement, la commune d'Ambovombe Androy abrite plusieurs unités de transformation
agroalimentaire, gérées par des associations de femmes, des ONG et des entreprises privées,
dont l'entreprise TAZA Production. Cette entreprise locale se consacre à la valorisation des
ressources naturelles de la région, notamment l'huile de ricin et ses dérivés tels que les savons
à base de ricin et d'aloe vera. Elle transforme également le manioc en semoule ou en gari,
produit du beurre d'arachide, de la confiture et du vin à base de cactus.
Ce secteur de transformation agricole présente un fort potentiel économique pour la
commune s'il est valorisé et soutenu. Il est possible de créer une chaîne de valeur pour les
cultivateurs et les producteurs, ce qui contribuerait à réduire le taux de chômage et la pauvreté
dans la commune.
L’apport d’un soutien financier, technique et logistique aux acteurs de ce secteur permet de
renforcer leur capacité de production, d'améliorer la qualité des produits et de faciliter leur
commercialisation. Cela permettrait non seulement de dynamiser l'économie locale, mais aussi
de valoriser les ressources naturelles de la région et de promouvoir le développement durable.

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