0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues44 pages

Résumé RDM

c'est un résumé du cours RDM que j'ai établi et j'ai voulu le partager avec tous le monde bonne chance

Transféré par

adnene.zahou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
2 vues44 pages

Résumé RDM

c'est un résumé du cours RDM que j'ai établi et j'ai voulu le partager avec tous le monde bonne chance

Transféré par

adnene.zahou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

COURS RDM COMPLET 2026

Introduction générale
Première partie : Résistance des Matériaux (RDM)
CHAPITRE I : introduction
CHAPITRE II : tractions et compressions simples
CHAPITRE III : caractéristiques géométriques des sections
CHAPITRE IV : flexion simple
CHAPITRE V : flexion déviée
CHAPITRES VI : flexion composée
CHAPITRES VII : flambement
CHAPITRES VIII : treillis isostatique
Deuxième partie : Analyse des Structures
CHAPITRE 1 : Calcul des structures hyperstatiques (statiquement indéterminées)
CHAPITRE 2 : Méthode des trois moments
CHAPITRE 3 : Méthode des forces
CHAPITRE 4 : Méthodes des déplacements
CHAPITRE 5 : Treillis hyperstatiques
Troisième partie : Applications au calcul des structures
CHAPITRE IX : Assemblage boulons ordinaires, HR
CHAPITRE X : Stabilité des structures en refends (étude de la torsion)
Conclusions
Première partie : Résistance des Matériaux (RDM)
I. INTRODUCTION
1. LA STATIQUE
=> Cinématique : Étude du mouvement des corps sans considérer les forces qui agissent sur
ce corps. (On étudie la position, la vitesse, l'accélération, ... d'un corps lors de son
mouvement).

=> Dynamique : Étude des causes (forces) du mouvement. (On relie le mouvement des corps
aux forces qui le produisent).

=> Statique : Étude de l'équilibre des corps. (On étudie ici des conditions auxquelles doivent
satisfaire les forces appliquées sur un corps pour que celui-ci demeure en équilibre).
 La statique est en fait un cas particulier de la dynamique mais il est toujours
préférable de l'étudier séparément.
On étudie la statique afin de rechercher, à partir des conditions d'équilibre, les efforts que
supportent les différentes parties d'une construction. Elle est la base de la résistance des
matériaux.
2. MÉTHODES DE RÉSOLUTION
a) Méthodes graphiques
On utilise ces méthodes si les forces intervenant sur le corps se situent dans le plan (2
dimensions).
b) Méthodes analytiques
Ces méthodes, faisant appels aux calculs théoriques, seront beaucoup plus précises que les
méthodes graphiques. On les utilisera entre autres pour la finalisation d'un projet. Elles sont
souvent plus longues et plus ardues à maîtriser que les méthodes graphiques.
II. FORCES ET VECTEURS
1. TYPES DE FORCES
Poids
Le poids est une force exercée à distance,
cette force est toujours dirigée à la verticale
et représente la force d'attraction de la terre
sur un corps. C'est la seule force à distance
rencontrée en statique.
Forces de contact
Tout objet qui est en contact avec un corps
(ou une structure) sans y être fixé exerce sur
lui une force de poussée perpendiculaire à la
surface de contact. On appelle souvent cette
force la normale.
Forces de liaison
Tout objet qui sert à lier un corps (ou
structure) à un autre corps (ou structure). On
retrouve parmi les liaisons les cordes, les
barres articulées et les articulations (rotule).
2. REPRÉSENTATION DES FORCES
La force est une quantité vectorielle définit à l'aide de sa grandeur, sa direction et son sens.
A : Origine du vecteur (point d'application
de la force),
B : Extrémité du vecteur (donne le sens du
vecteur),
AB : Grandeur (ou module ou intensité) du
vecteur,
ab : C'est la ligne d'action du vecteur, elle
donne la direction du vecteur.
a) Définitions usuelles
Vecteurs colinéaires
Des vecteurs sont colinéaires s'ils possèdent
la même ligne d'action.
Vecteurs coplanaires
Des vecteurs sont coplanaires s'ils sont dans
le même plan. Deux vecteurs non colinéaires
sont toujours coplanaires car ils forment un
plan entre eux.
Vecteurs concourants
Des vecteurs sont concourants si leurs lignes
d'action passent par un point unique.
Vecteurs non concourants
Des vecteurs sont non concourants si leurs
lignes d'action ne passent pas toutes par un
point unique.
Vecteur résultant R Ou résultante
C’est le vecteur unique capable de remplacer un système de vecteurs donnés pour produire
le même effet.
Les vecteurs peuvent être concourants ou non. Lorsque l'on calcule une résultante on doit
donner toutes ses caractéristiques comme tout autre vecteur : sa grandeur, son sens, sa
direction.
Vecteur équilibrant E Ou équilibrante
C'est un vecteur unique qui permet d'équilibrer un système de vecteurs.
L'équilibrante est en fait l'inverse de la résultante : E = −R.
3. RÉSULTANTE D'UN SYSTÈME DE FORCES
a) Décomposition de forces (vecteurs)
côté opposé CO
sin ɵ= D’où
hypothénus H
CO = H * sin ɵ

côté adjacent CA
cos ɵ=¿ ¿ D’où
hypothénus H
CA=H * cos ɵ
Ax = A * sinα=A * cos ɵ
Et
Ay = A * cosα=A * sin ɵ

4. IDENTIFICATION DES FORCES SUR UN CORPS


Gravité : La force est toujours dirigée vers
le bas.
Corde : La force est dirigée dans le sens de
la corde et est en tension.
Barre articulée : La force est dirigée selon
la barre et peut être en tension ou en
compression.
Contact sans frottement : La force est
dirigée perpendiculairement à la surface de
contact.
Appui à rouleau : L'appui ne peut soutenir
que perpendiculaire à la surface sur laquelle
il roule.

Contact avec frottement : En plus de la


force normale, on doit tenir compte du
frottement.
Appui double : Peut retenir verticalement et
horizontalement.

III. ÉTUDE DE L'ÉQUILIBRE DES CORPS


1. MOMENT D'UNE FORCE
Le moment d'une force est l'efficacité d'une force à produire une rotation par rapport à
un point
a) Calcul du moment
Si on observe cet exemple, on s'aperçoit que
pour un même point d'application ce n'est pas
nécessairement toute la force qui produit la
rotation.
Ainsi, la composante horizontale de la force
Ax ne produit aucune rotation par rapport
à l'axe de rotation que représente les
charnières. Par contre, la composante
verticale de la force Ay produit à elle seule
"toute" la rotation.
On peut définir le moment d'une force par rapport à un axe de rotation comme étant :
"Le produit de la grandeur de la force multipliée par la distance entre sa ligne d'action
et l'axe de rotation considéré"
La distance ou bras de levier est mesurée perpendiculairement à la ligne d'action de la force.
** selon la méthode graphique
Mo = Force x bras de levier (perpendiculaire)
=Axh
À partir des lois de la trigonométrie on peut déduire que :
h = r * sin θ
Donc Mo = A * r * sin θ
** selon la méthode analytique
De même, si on observe les composantes de A, on a vu que :
Ax = A * cos θ
Ay = A * sin θ
La composante horizontale de A (Ax) ne possède pas de bras de levier (sa ligne d'action
passe par "O" ; h = 0) donc son moment est nécessairement égal à 0 aussi. La composante
verticale de A (Ay) est déjà perpendiculaire au bras de levier "r" donc son moment est égal
à:
Mo = Ay x r
Comme Ay = A * sin θ, alors :
Mo = A * sin θ * r
"Le moment d'une force peut être calculé par la somme des moments des composantes
de cette force".
En résumé :
 Moment d'une force (Mo) = force * bras de levier (perpendiculaire) [Nm] ou Σ
moments des composantes de cette force
 Moment résultant (ΣM0) = Σ des moments de chacune des forces ou Σ des moments
des composantes des forces
 Mo (+) => Le corps a tendance à tourner anti-horaire autour de "O"
 Mo (-) => Le corps a tendance à tourner horaire autour de "O"
On calcul toujours un moment par rapport à un axe de rotation quelconque, exemple l'axe "O"
on notera alors le moment Mo.
2. COUPLE
a) Valeur des couples
Un système de deux forces parallèles,
d'égales grandeurs, de sens opposés et de
lignes d'action différentes.
La distance perpendiculaire "d" séparant
les deux forces s'appelle bras de levier du
couple.
Le moment du couple est égal à la grandeur
de l'une des forces multipliées par la
distance (mesurée perpendiculairement)
entre leurs lignes d'action.
M=F*d
Le moment du couple est indépendant de
l'axe de rotation considéré. Comme par
exemple dans la figure ci-contre le moment
est donné par :
M = - F x d (horaire)
MA = F*s – F*(s + d) = F*s – F*s – F*d = - F*d
MB = -F*(d/3) – F*(2d/3) = - F*d
MC = F*h – F*(h + d) = F*h – F*h – F*d = - F*d
3. PRINCIPES GÉNÉRAUX DE LA STATIQUE
1- On peut faire glisser une force sur sa ligne
d'action, sans changer son effet sur un
corps. Ce principe est appelé théorème du
glissement.
2- La ligne d'action de la résultante d'un
système de force concourantes doit passer
nécessairement par le point de rencontre
des lignes d'action de ces forces.
3- On peut remplacer plusieurs forces
quelconques par leur résultante sans
changer leur effet sur un corps.
4- On peut appliquer en un point quelconque
d'un corps deux forces égales et
directement opposées sans déranger l'état
de ce corps.
5- Lorsqu'un corps A exerce une force sur un
corps B, celui-ci exerce toujours sur le
corps A une force égale en grandeur mais
directement opposée. On appelle ce
principe action et réaction.
4. APPUIS ET LIAISONS
a) Liaisons simples
 Fil
=> Effort possible seulement en traction.
=> Ligne d'action de la force donnée par la direction du fil.
Une seule inconnue : Grandeur de la force
 Barre articulée
Barre dont chacune des extrémités est fixée par une articulation et qui ne
supporte aucun effort entre ses extrémités.
=> Effort possible en traction ou compression.
=> Ligne d'action de la force donnée par la droite qui passe par les deux
articulations.
Deux inconnues : Grandeur et Sens de la force
* Si la barre subit un effort de 100 N en tension, F = 100 N ou 100 N T
* Si la barre subit un effort en 100 N en compression, F = -100 N ou 100 N
C
 Articulation simple
Rotule ou charnière fixant un corps à un mur, à un plancher ou au sol.
=> Effort possible : la force peut être dans n'importe quelle direction. La force passe par
l'articulation.
=> Ligne d'action de la force donnée passe par l'articulation.
Trois inconnues : Grandeur, Sens et Direction de la force

b) Réactions des appuis


 Appui simple (ou à rouleaux)
Ce type d'appui donne lieu à une réaction R y perpendiculaire à la
surface d'appui (ou de contact).
=> Effort perpendiculaire au plan de roulement.
=> Ajouter à l'articulation, il empêche la rotation.
Une seule inconnue : Grandeur de la force

 Appui double (ou à rotule ou à articulation)


Ce type d'appui donne lieu à une réaction R de grandeur et de
direction inconnues. On résout ce type de force en décomposant la
réaction R en deux inconnues ; Rx horizontale et Ry verticale.
=> Effort passe par l'articulation.
=> Empêche le mouvement horizontal et vertical mais permet la
rotation.
Deux inconnues : Grandeur et Direction (ligne d'action) de la
force.

 Appui triple (ou encastrement)


Par exemple, lorsqu'on enfonce un pieu dans le sol ou lorsqu'on
soude une pièce de métal à une structure. Ce type d'appui donne
lieu à une réaction R de grandeur et de direction inconnues et à un
moment d'encastrement Mc. On a donc trois inconnues ; Rx
horizontale, Ry verticale et Mc.
=> Effort passe par l'encastrement.
=> Il empêche tous les mouvements (horizontal, vertical et
rotation)
Trois inconnues : Grandeur, Direction (ligne d'action) de la force et Moment
d'encastrement.
c) Liaisons équivalentes
La présence d'une ou de deux barres articulées peut être assimilée à des liaisons équivalentes
ainsi :
d) Liaisons complètes
On est en présence de liaisons complètes lorsque la ou les liaisons (ou/et articulations)
présentent 3 inconnues. On dénote quatre types de liaisons complètes couramment utilisées.

 Trois barres articulées


On peut complètement lier un corps au moyen de trois
barres articulées à condition que "les barres ne soient ni
concourantes ni parallèles". Avec les trois barres, on a
trois inconnues ; les trois grandeurs des forces dans les
barres.

 Une barre articulée (ou un appui à rouleaux) et une


articulation
On peut complètement lier un corps au moyen d'une barre
articulée (ou appui à rouleaux) et d'une articulation à condition
que "la ligne d'action de la barre articulée ou de l'appui à
rouleaux ne passe pas par l'articulation". Avec une barre on a une
inconnue et deux autres avec l'articulation ; ce qui nous donne
nos trois inconnues.

 Un encastrement
On peut complètement lier un corps au moyen d'un
encastrement. Avec un encastrement, on a nos trois mouvements ;
horizontal, vertical et la rotation ; ce qui nous donne nos trois
inconnues.
5. CONDITIONS D'ÉQUILIBRE
Dans le plan, il y a trois degrés de liberté :
1-mouvement horizontal,
2-mouvement vertical,
3-rotation.
Pour qu'un corps soit en équilibre il faut empêcher ces trois mouvements.
a) Équations d'équilibre
 Équilibre de translation
Il y a équilibre de translation si la somme vectorielle de toutes les forces extérieures agissant
sur le corps étudié est nulle. C'est-à-dire :
ΣF = 0
Cette relation vectorielle se traduit sur les axes des x et y par les relations suivantes :
Σ Fx = F1x + F2x + F3x + ... = 0
Et Σ Fy = F1y + F2y + F3y + ... = 0
 Équilibre de rotation
Il y aura équilibre de rotation si la somme algébrique des moments de toutes les forces
coplanaires appliquées sur un corps est nulle par rapport à n'importe quel axe. C'est-à-dire :
Σ Mo = M1o+ M2o + M3o + ... = 0
H --------» Σ Fx = 0
V --------» Σ Fy = 0 3 équations 3 inconnues
R --------» Σ Mo = 0
b) Identification des forces
Méthode :
1- Choisir le corps, la structure ou la partie de structure qui nous intéresse. Généralement pour
un premier calcul on prend toute la structure.
2- Isoler l'item choisi en le débarrassant de tous ses liens et de tous les autres corps en contact.
3- Remplacer tous les liens ou contact par les forces que ces liens ou contacts peuvent exercer
sans oublier le poids du corps s'il y a lieu.
c) Efforts internes
Méthode :
1- Dessiner la structure avec les charges qu'elle supporte en prenant soin de bien les localiser.
2- Partant du fait qu'une structure est un corps en équilibre et que de ce fait chaque partie,
point ou articulation est en équilibre, faire un choix de corps à étudier et identifier toutes les
forces en présences.
3- Solutionner graphiquement (prochain chapitre) ou analytiquement en appliquant les trois
conditions d'équilibre :
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0 et
Σ Mo = 0 (s'il y a lieu).
d) Calcul des réactions d'appuis
Méthode :
1- Choisir le corps dont on veut étudier l'équilibre (généralement on choisira la totalité de la
structure à moins que le nombre d'inconnues soit trop grand).
2- Remplacer les appuis (liens) par les forces qu'ils exercent sur le corps choisi. On suppose
toujours un sens aux forces (tension).
3- Établir les équations d'équilibre.
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
Σ Mo = 0
4- Interpréter les résultats. Ne pas oublier que chacune des forces calculées représente l'action
d'un appui sur le corps choisi. C'est précisément pour enlever toute ambiguïté qu'on suppose
les barres en tension car :
• si la valeur trouvée est (+) cela signifie que la force est dans le sens supposé.
• Si la valeur trouvée est (-) cela signifie que la force est dans le sens contraire du sens
supposé.
Convention :
(+) effort en TENSION ------ (-) effort en COMPRESSION
IV. LES TREILLIS
1. INTRODUCTION
Les treillis sont des structures dont les pièces sont assemblées de façon à former des triangles.
Le triangle a été pris comme base de ces constructions parce qu'il est la seule figure
géométrique indéformable.

Les treillis peuvent être sollicitées par des forces externes comme les charges à supporter, le
poids propre de la structure, le poids de la neige, le trafic, les réactions d'appuis, ... tandis que
les pièces de ces structures sont soumises à des forces internes de la part des pièces
voisines.
Définitions :
 Barres ou membrures : Les pièces d'une structure triangulée sont des barres. Elles sont
faites d'acier, de bois ou autre. On associe généralement les barres ou membrures des treillis à
des barres articulées.
 Nœud : Le point de rencontre de deux ou plusieurs barres s'appelle un noeud. Les
noeuds peuvent être fait de joint solide (assemblage par rivetage, soudage, ...) ou des
articulations (assemblage par rotule, axe, ...).
a) Construction
Les treillis étant généralement des barres articulées, doivent être construits selon des règles
strictes afin d'en assurer leur rigidité.
Méthode :
 1- On construit un premier triangle avec trois barres articulées ; ce qui donne trois
barres et trois nœuds.
 2- On ajoute à ce premier triangle un autre triangle en insérant deux barres ; ce qui
donne maintenant cinq barres et 4 nœuds.
 3- On ajoute triangle par triangle (en ajoutant deux barres et 1 nœuds) jusqu'à
l'obtention de la structure complète.

Donc si l'on ajoute 1 triangle, on ajoute par le fait même 2 barres et 1 noeud. En
généralisant on peut dire que : si on ajoute x triangles, on ajoute de ce fait x noeuds et 2x
barres.
Posons :
m = nombre de barres du treillis
n = nombre de nœuds du treillis
Donc : n= 3 + x
Nœuds du nœuds
Premiers triangles ajoutés
m = 3 + 2x
m = 2n – 3
b) Assemblage
On construit les treillis en assemblant les barres aux nœuds par différents moyens.
L'assemblage se fait par boulonnage, rivetage, chevillage, soudage, ... Si l'assemblage se fait
par soudure ou rivetage, on considère que le nœud est articulé si les axes des barres sont
concourantes et si les barres sont longues par rapport à leur grosseur.

c) Chargement
Le chargement que doit supporter un treillis doit être appliqué aux
nœuds ; ce qui a pour effet de provoquer des contraintes en
traction et en compression dans les barres. Le fait d'ajouter une
charge sur une barre entre ses articulations amènerait un effort en
flexion qui pourrait provoquer la destruction du treillis.

d) Systèmes isostatiques et hyperstatiques


 Système isostatique
Si le nombre d'éléments inconnus des réactions d'appuis est égal au
nombre d'équations d'équilibre dont on dispose, le système est dit
isostatique. On a un système possédant autant d'inconnues que
d'équations donc on peut résoudre ce type de système.
Trois équations :
Équilibre de translation :
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
Équilibre de rotation :
ΣM=0
Trois inconnues : Ax, Ay et By.
 Système hyperstatique
Si le nombre d'éléments inconnus des réactions d'appuis est supérieur
au nombre d'équations d'équilibre dont on dispose, le système est dit
hyperstatique. On a un système possédant plus d'inconnues que
d'équations donc on ne peut résoudre ce type de système par les
méthodes que l'on connaît.
Trois équations si :
Équilibre de translation :
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
Équilibre de rotation :
ΣM=0
Quatre inconnues : Ax, Ay, Bx et By
Système instable
Si le nombre d'éléments inconnues des réactions d'appuis est inférieur au
nombre d'équations d'équilibre dont on dispose, le système est dit instable.
C'est par exemple le cas d'un système reposant sur deux appuis simples comme l'exemple ci-
contre : la structure peut se déplacer latéralement.
Trois équations si :
Équilibre de translation :
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
Équilibre de rotation :
ΣM=0
Deux inconnues : Ay et By.
2. FORCES INTERNES
Le treillis est une structure en équilibre, donc chacune de ses parties et composantes (barres,
nœuds et sections) est en équilibre. Afin de déterminer les forces internes de tension ou de
compression dans les barres on a des méthodes qui se divisent en deux catégories :
 Méthodes des nœuds : Méthode analytique,
 Méthodes des coupes : Méthode analytique de Ritter,
 Si m < 2n -3 le treillis est mou (système instable)
 Si m > 2n - 3 le treillis est hyperstatique, c'est-à-dire qu'il contient plus de barres que nécessaire
et nous n'étudierons pas ce cas ici.
 Si m = 2n - 3 est respectée, il faut alors vérifier si l'ordre de construction a été respecté. Le fait
de déplacer une barre détruit la rigidité d'un treillis.
a) Représentation des forces internes
L'action des forces externes sur une structure engendre des forces internes de tension ou de
compression dans les barres de cette structure.
 Force de tension (ou traction)
Lorsque les forces externes, agissant par exemple sur les nœuds A et B
d'une structure, tendent à allonger la barre AB, on dit que cette barre
travaille en tension. Mais les forces externes provoquent les forces
internes opposées de même grandeur, c'est le principe d'action et
réaction. On représente donc une force de tension dans une barre en
tirant sur ce nœud. La figure ci-contre illustre une force de tension dans
une barre.
 Force de compression
Lorsque les forces externes, agissant par exemple sur les nœuds A et B
d'une structure, tendent à comprimer la barre AB, on dit que cette barre
travaille en compression. Mais les forces externes provoquent les forces
internes opposées de même grandeur, c'est le principe d'action et réaction.
On représente donc une force de compression dans une barre en poussant
sur ce nœud. La figure ci-contre illustre une force de compression dans une
barre.
b) Méthode analytique des nœuds
Cette méthode est basée sur le fait que chaque nœud isolé doit être en équilibre. Sur chaque
barre, l'effort est nécessairement sur l'axe reliant les deux articulations. Par le fait même, les
forces sur un nœud sont toujours concourantes. Donc, les efforts se rencontrent sur le nœud.
En plus, on a vu que l'on ne peut charger un treillis sur une barre mais on peut sur le nœud
donc, on en arrive à un système de forces concourantes autour des nœuds.
Les forces étant toutes concourantes, on n'a pas besoin de vérifier l'équilibre de rotation donc
il ne nous reste que l'équilibre de translation ; à savoir Σ Fx = 0 et Σ Fy = 0.
Ou si on travaillait avec les méthodes graphiques on dirait que le polygone de forces doit être
fermé.

Méthode :
1- Trouver les réactions d'appuis.
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
ΣM=0
2- On équilibre successivement chacun des nœuds au moyens des équations d'équilibre
de translation :
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
Remarque :
 On isole le nœud en laissant les charges qui s'exercent sur lui et en remplaçant toutes les barres
qui s'y rattachent par leurs efforts supposés en tension.
 On avance de nœud en nœud de manière qu'à chaque nœud il y ait seulement deux barres dont
les forces internes sont encore inconnues.
c) Méthode (analytique) des coupes de Ritter
On a souvent besoin de connaître seulement la force interne dans une barre bien déterminée
de la structure considérée (par exemple, une barre cassée ou en mauvais état que l'on doit
réparer ou changer). Dans ce cas, il serait fastidieux d'utiliser la méthode analytique des
nœuds.
De plus, s'il y a eu un nœud plus de deux barres dont les forces internes sont encore
inconnues, la méthode analytique des nœuds deviennent inutilisables.
Si tel est le cas, la méthode des coupes de Ritter s'impose. C'est une méthode analytique,
appelée aussi méthode des sections ou des moments.
La méthode de Ritter est basée sur l'équilibre d'une partie isolée de la structure considérée.
Méthode :
1- Trouver les réactions d'appuis.
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
ΣM=0
2- On isole une partie de la structure considérée par une ligne imaginaire que coupe au
maximum trois barres dont on veut calculer les forces internes.
3- On considère la partie isolée comme un corps en équilibre. On suppose les barres
coupées en tension et on applique l'équilibre de rotation et de translation :
Σ M = 0*
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
*On choisit un nœud comme axe de rotation.
V. EFFORTS INTERNES ET CONTRAINTES
Définition :
1-Résistance : La pièce doit supporter et transmettre les charges externes qui lui sont
imposées.
2-Rigidité : La pièce ne doit pas subir de déformation excessive lorsqu'elle est sollicitée.
3-Stabilité : La pièce doit conserver son intégrité géométrique afin que soient évitées des
conditions d'instabilité (flambement).
4-Endurance : La pièce, si elle est soumise à un chargement répété, doit pouvoir tolérer sans
rupture un certain nombre de cycles de sollicitation variable (fatigue).
5-Résiliences : Enfin, dans le cas où un chargement dynamique (impact) est à prévoir, la
pièce doit pouvoir absorber une certaine quantité d'énergie sans s'en trouver trop
endommagée.
1. PROPRIETES DES MATERIAUX
Définition :
1-Élasticité : La propriété physique d'un corps à reprendre sa forme après suppression de la
sollicitation (charge).
2-Résistance : La capacité qu'a un corps de résister aux forces appliquées.
3-Rigidité : La propriété qu'a un corps à résister aux déformations.
4-Ductilité : La propriété d'un corps à pouvoir être étiré en fils très mince.
5-Malléabilité : La propriété d'un corps de pouvoir être réduit en feuilles minces. Un corps
ductile est généralement malléable. Un corps qui n'est pas ductile, ni malléable est un corps
dit cassant.
Hypothèses de base
Dans les problèmes traités, nous supposerons que les matériaux satisfont déjà à un certain
nombre d'exigences. Ces exigences sont les suivantes :
1- Les matériaux utilisés n'ont ni fissures ni cavités.
2- Les matériaux sont homogènes, c'est-à-dire qu'ils ont les mêmes propriétés en tout point.
3- Les matériaux sont isotropes, c'est-à-dire qu'ils ont les mêmes propriétés dans toutes les
directions.
Conditions d'équilibre
Tout comme en statique, les corps sont en équilibre en tout point donc les mêmes conditions
d'équilibre sont appliquées sur les corps.
Équilibre de translation :
Σ Fx = 0 translation horizontale
Σ Fy = 0 translation verticale
Équilibre de rotation :
Σ Mz = 0 rotation par rapport à n'importe lequel axe perpendiculaire au plan
des forces xy.
2. EFFORTS INTERNES
Rx : étant une force normale à la coupe, cette force tendera à étirer
ou à comprimer la pièce. C'est un effort de tension ou de
compression.
Ry et Rz : sont les composantes de la force agissant dans le plan de
la coupe. Ces forces tendent à cisailler la pièce. Ry et Rz sont donc
des forces tangentielles, que l'on appelle : effort tranchant.
Cx : est un couple qui tend à tordre la pièce, on l'appelle donc
couple de torsion.
Cy et Cz : sont des couples qui tendent à plier la pièce, ce sont des
efforts de flexion, que l'on appelle : moment fléchissant.
a) Efforts internes dans le plan
Afin de simplifier l'étude des efforts internes nous nous contenterons que de regarder dans le
plan, c'est-à-dire en deux dimensions. Cette simplification nous amènera à diminuer le
nombre d'efforts à 3. C'est-à-dire les efforts Rx, Ry et Cz. Nous changerons aussi les
appellations de ces efforts, ainsi :
Rx s'appellera N : effort normal : Parallèle à l'axe longitudinal de la pièce
Ry s'appellera V : effort tranchant ou cisaillement : Perpendiculaire à l'axe
longitudinal de la pièce
Cz s'appellera M : moment fléchissant : De façon à plier la pièce.
b) Effort normal (N)
L'effort normal est l'effort de tension ou de compression produit par deux forces opposées qui
tendent à allonger ou à raccourcir la pièce sur laquelle elles s'exercent.
Pour trouver l'effort normal que subit une pièce en un endroit donné, il faut effectuer une
coupe à cet endroit. On note "N" l'effort normal que l'on placera toujours, par
convention, en tension dans une coupe.
Comme toute la poutre ainsi que chacune de ses parties sont en équilibre, on trouve cet effort
en appliquant les conditions d'équilibre (équilibre de translation) sur le corps.
L'effort normal ne dépend que des charges, il est indépendant de la forme ou de la
grosseur de la pièce.
c) Effort tranchant (en cisaillement) V
L'effort tranchant est l'effort produit par deux forces opposées qui tendent à sectionner
(trancher ou cisailler) la pièce qui la subit.
Pour trouver l'effort tranchant que subit une pièce en un endroit donné, il faut effectuer une
coupe à cet endroit. On note "V" l'effort tranchant ou en cisaillement, que l'on placera
toujours, par convention, dans le sens positif.
Comme une poutre ainsi que chacune de ses parties sont en équilibre, on trouve cet effort en
appliquant les conditions d'équilibre (équilibre de translation) sur le corps.
La valeur de l'effort tranchant V change, de la valeur de la charge perpendiculaire à
l'axe rencontré, en se déplaçant sur la poutre.
d) Moment de flexion (M)
L'effort exercé par un couple ou des forces appliquées perpendiculairement à l'axe principal
d'une poutre et qui tend à plier ou courber la poutre sont des moments de flexion.
Pour trouver le moment fléchissant que subit une pièce en un endroit donné, il faut effectuer
une coupe à cet endroit. On note M le moment de flexion, que l'on placera toujours, par
convention, dans le sens à faire plier la pièce vers le bas (voir chap. 8).
Comme une poutre ainsi que chacune de ses parties sont en équilibre, on trouve cet effort en
appliquant les conditions d'équilibre (équilibre de rotation) sur le corps.
La valeur du moment fléchissant varie en fonction de la position de la coupe dans une
poutre lorsque celle-ci est sollicitée par des charges.

Si l'effort provient d'un couple comme dans cet exemple, le moment de flexion est le
même partout dans la poutre.
3. CONTRAINTES
a) Contrainte normale (σ) (sigma)
La contrainte normale (σ) est l'intensité de l'effort normal (N). C'est l'effort supporté par unité
de surface.
N
σ = A [N/m2] - [Pa]
Où N = effort normal [N]
A = aire de la section supportant l'effort N [m2]
b) Contrainte en cisaillement (τ) (Tau)
La contrainte en cisaillement "τ", c'est l'intensité de l'effort tranchant. C'est l'effort tranchant
par unité de surface.
V
τ = A [N/m2] - [Pa]
Où V = l'effort tranchant [N]
A = aire de la section de la pièce supportant l'effort V [m2]
c) Efforts et contraintes multiples
Lorsque l'on veut étudier un corps en entier, il est souvent préférable de vérifier toutes les
contraintes s'exerçant sur celui-ci. Dans ce cas, on doit effectuer une coupe aux points
considérés et tenir compte des trois efforts possibles N, V et M qui nous permettent de
calculer les contraintes respectives.
d) Charges uniformément réparties
Une charge uniformément répartie ou distribuée est une charge qui agit sur une distance
considérable de la poutre, et ce de façon uniforme. C'est-à-dire la charge sollicitant la poutre
par unité de longueur est constante. Le poids propre de la poutre est une charge distribuée.
En général, la charge distribuée peut être répartie sur une partie de la poutre ou sur toute sa
longueur. On appelle :
W = w * x [N]
Où w = charge par unité de longueur (charge linéaire) [N/m]
W = charge totale uniformément répartie sur une longueur "x" [m].
VI. CONTRAINTES ET DÉFORMATIONS
1. CHARGEMENT UNIAXIAL
Lorsqu'un corps est soumis à des forces extérieures, il y a un changement de sa forme ou de
ses dimensions. Ce changement s'appelle déformation. Tous les corps se déforment sous
l'effet des forces qui s'exercent sur eux. Cette déformation est plus ou moins grande
dépendamment de la grandeur des forces et des matériaux qui sont en cause.
Une structure peut être construite afin de supporter un millier de tonnes mais se déformera
tout de même sous le poids d'un seul homme. Évidemment, dans ce cas, la déformation sera
minime mais elle n'en sera pas moins là.
Cette première section vise surtout l'étude des déformations se faisant suivant l'axe
longitudinal du matériau. Les forces agissant sur les corps tendront donc à étirer ou
comprimer le corps.
a) Barreau en traction ou en compression
Définitions :
1-Déformation :
C'est la modification que subit un corps sous l'effet de la force
qu'il subit.
2-Déformation longitudinale (δ) :
C'est l'allongement ou le raccourcissement que subit une pièce
sous l'effet d'un effort de traction ou de compression. [m]
δ = L - L0 [m]
3-Déformation unitaire (ε) :
C'est la déformation par unité de longueur. La déformation n'a pas d'unité [m/m].
δ L−L 0
ε = L0 = L 0
Où L0 : longueur de la tige sans charge
L : longueur de la tige supportant une charge P
Loi de Hooke :
Nous savons par expérience que tout dépendant de
l'intensité de la force qu'on exerce sur une pièce ou
partie d'une structure, elle se déforme de façon minime
et temporaire ou de façon prononcée et permanente.
Expérimentalement, on note que la déformation est
proportionnelle à la charge que l'on place sur la pièce.
Lorsqu'on charge un matériau, si la contrainte produite
demeure inférieure à sa limite élastique, sa déformation
est proportionnelle à la contrainte qu'il subit.
εασ
σ = E * ε [N/m2] ou [Pa]
Où E : la constante de proportionnalité appelée module d'élasticité ou module de Young. [Pa].
Définitions :
1-Élasticité : Propriété qu'a un corps, après avoir été déformé par une charge, de reprendre sa
forme initiale lorsque la charge est enlevée.
2-Limite élastique : C'est la contrainte maximum que peut supporter un matériau sans danger
de déformation permanente.
3-Module de Young (élasticité) : C'est la constante de proportionnalité entre la contrainte
qu'un matériau subit et sa déformation unitaire. C'est une constante propre à chaque matériau.
4-Plasticité : Propriété qu'a un corps de conserver partiellement les déformations produites
par une charge lorsque celle-ci est enlevée. La déformation plastique se produit quand la
contrainte dépasse la limite d'élasticité.

Définitions :
1-Allongement longitudinal : δ = L - L0 [m]
L

2-Allongement radial : δ R = R - R0 [m]


δL
3-Déformation unitaire longitudinale : ε L= L0
δR
4-Déformation unitaire radiale : ε R =
R0
5-Coefficient de Poisson (υ) : C'est le rapport entre les déformations unitaires transversales et
axiales, quand la déformation a lieu dans les limites d'élasticité.
εR
ν = - εL

b) Diagramme d'essai de traction


σp : Limite de proportionnalité: au-dessus de cette valeur l'allongement est encore élastique
mais n'est plus proportionnel à la contrainte.
σe : Limite élastique: au-dessus de cette valeur, la déformation plastique commence.
σy : Yield point ou limite de fluage: quand la contrainte atteint cette valeur, la déformation se
poursuit légèrement sans augmenter la contrainte.
σu : La contrainte maximale ou contrainte ultime que peut supporter l'éprouvette; après cet
instant l'allongement se poursuit tout en diminuant la charge jusqu'à la rupture ( début de la
striction).
σr : La contrainte à la rupture.
De 0 à σp : La contrainte σ est proportionnelle à la déformation unitaire ε, au-delà de cette
valeur la relation entre σ et ε n'est plus linéaire.
De σp à σe : La contrainte σ n'est plus proportionnelle à la déformation unitaire ε, par contre
la déformation n'est pas encore permanente (limite élastique), au-delà de cette contrainte la
déformation devient permanente.
De σe à σy : On est au début de la zone plastique, rendu à σy la barre s'allonge soudainement
sans qu'il y ait eu augmentation appréciable de la
contrainte de traction. On appelle aussi le Yield
point σy, la limite d'allongement.
De σy à σu : À partir de σy l'éprouvette passe un
stage appelé fluage ou palier d’écoulement ;
représenté par un trait horizontal. Au cours de
l'étirement ultérieur, le matériau recouvre sa
résistance et, comme le montre le diagramme, la
contrainte de traction croît avec la déformation jusqu'au point σu, où la contrainte atteint sa
valeur maximum.
De σu à σr : À partir de σu l'allongement de la barre continue avec une diminution de la
traction, et finalement le matériau se rompt à la contrainte de rupture σr.

Dilatation thermique (Effet d'un changement de température sur les déformations)


Lorsque la température d'un solide change, on observe généralement une variation de sa
longueur (surface et volume également). Une élévation de température produit ordinairement
une dilatation (augmentation des dimensions du corps), tandis qu'une diminution de
température entraîne une contraction (diminution des dimensions).
Ce phénomène a pour effet de produire des déformations dans les structures.
 Si une pièce est libre, une variation de température produit un déplacement de l'(des)
extrémité(s) libre(s).
 Si une pièce est fixée rigidement à ses deux extrémités, une variation de température
produit une contrainte dans la pièce. Il faut dans certains cas prévoir des joints
d'expansion.
ε = α * ΔT = α * (T - T0)
Où, α = est le coefficient de dilatation thermique (propre au matériau) [°C-1]
Et ΔT = T - T0 la variation de température (finale - initiale) [°C].

 Si la température finale est plus grande (>) que la température initiale, variation
positive, la déformation est nécessairement positive, donc il y a allongement.
 Par contre, si la température finale est plus petite (<) que la température initiale,
variation négative, la déformation est négative, donc il y a contraction.
c) Facteur de sécurité
Le coefficient de sécurité noté n est le rapport entre la contrainte correspondant à la ruine
(contrainte ultime σu) et la contrainte d'utilisation ou admissible ( σadm.). Nous calculerons
donc les contraintes d'utilisation en fonction des coefficients de sécurité adaptés aux différents
matériaux.
contrainte ultime
n = coefficient de sécurité = contrainte admissible
σu
n = σ adm
Où σu = contrainte ultime [Pa] tableau
et σadm = contrainte d'utilisation [Pa] (La contrainte admissible ou d'utilisation est appelée
encore contrainte de sécurité, ou contrainte de service, ou contrainte de travail).
2. DÉFORMATION CAUSÉE PAR LE CISAILLEMENT
Lorsque l'on charge une pièce transversalement, il se produit
du cisaillement, tout comme pour le chargement axial, le
chargement transversal produit des déformations. Nous
noterons ces déformations γ et mesurerons l'angle de
déformation en radians. Le corps se déforme comme s'il y
avait glissement entre les surfaces successives. On sait que la
contrainte en cisaillement τ vaut :
V
τ= A
Et que la déformation unitaire vaut :
δs
εs= L
L'angle de déformation γ étant très petit :
tan γ = γ
δs
tan γ = γ = L = ε s
On définit le module de rigidité G comme le module d'élasticité (E = σ/ε). Donc :
τ τ
G = γ = εs
Loi de Hooke en cisaillement :
τ=Gγ
Où G : Module de rigidité [Pa]
Et γ : Déformation angulaire [rad]

Il existe aussi une relation entre le module d'élasticité, le module de rigidité ainsi que le
coefficient de Poisson. Nous ne démontrerons pas cette relation mais elle se définit comme
suit :
E
G = 2∗(1+ν )
VII. POUTRE : EFFORT EN FLEXION
1. TYPES DE POUTRES
a) Poutre simple
C'est une poutre reposant sur deux supports ; l'appui double et
l'appui simple. Les points d'appui sont articulés de façon à ce
que les extrémités puissent se mouvoir librement pendant la
flexion.
b) Poutre console
C'est une poutre encastrée dans un mur à une l'extrémité.
L'extrémité encastrée ne bouge pas pendant la flexion, tandis que
l'autre extrémité est entièrement libre. On appelle aussi cette
poutre, poutre en porte-à-faux ou poutre encastrée à une
extrémité.
c) Poutre avec porte-à-faux
C'est une poutre qui repose sur deux appuis (un simple et l'autre
double) et a une ou deux extrémités qui dépassent de façon
appréciable les appuis (porte-à-faux). On appelle aussi cette poutre ;
poutre en porte-à-faux d'extrémité (overhanging).

Les poutres sont classées suivant leurs appuis. Les trois types de poutres précédentes entrent
dans la catégorie des poutre statiquement déterminées (poutre isostatique). Car ces poutres
possèdent trois inconnues reliées aux trois degrés de liberté et par le fait même aux trois
équations d'équilibre.
Équilibre de translation :
1- Σ Fx = 0 translation horizontale
2- Σ Fy = 0 translation verticale
Équilibre de rotation :
3- Σ Mz = 0 rotation par rapport à n'importe lequel axe perpendiculaire au plan des
forces xy.
Poutre encastrée et supportée
C'est une combinaison des types A et B. On note que la poutre est liée quatre fois (4
inconnues), c'est donc une poutre en équilibre hyperstatique.

d) Poutre continue
C'est une poutre supportée par plus de deux supports, c'est donc
une poutre en équilibre hyperstatique.

e) Poutre à double encastrement


C'est une poutre supportée par deux encastrements, c'est donc
une poutre en équilibre hyperstatique.

f) Poutre supportée à double encastrement


C'est une poutre soutenue par deux encastrement et supportée par
un ou plusieurs supports, c'est donc une poutre en équilibre
hyperstatique.

Les poutres D à G sont des poutres hyperstatiques. Elles ont plus de fixations ou supports que
nécessaires. Cependant, ces supports augmentent la capacité portante de la poutre. Les
équations des statiques ne suffisent pas pour analyser ces poutres. On a recouru à différentes
méthodes.
2. TYPES DE CHARGES
a) Charge concentrée
Une charge concentrée est une charge qui s'étend sur une distance
relativement très courte de la poutre, de sorte que l'on puisse considérer que
cette charge agit en en point, sans erreur appréciable. Une colonne de béton
supportée par une poutre reposant sur deux poteaux d'acier, est un exemple
d'une charge concentrée.
On considère également que les réactions des poteaux agissent en des points
situés aux centres de ces poteaux, même si la longueur d'appui est la largeur
du poteau.
b) Charge uniformément répartie
Une charge uniformément répartie ou distribuée est une charge qui agit sur une distance
considérable de la poutre, et ce de façon uniforme, c'est-à-dire la charge sollicitante par unité
de longueur "w" [N/m] de la poutre est constante. Le poids de la poutre, lui aussi, est une
charge uniformément répartie sur toute sa
longueur.
La charge totale "W" de cette charge distribuée
est le produit (aire de la charge : base (x) x
hauteur (w)) de la charge linéaire par la longueur
(wx) et est appliquée au centre (x/2) de cette
distribution.

c) Charge non uniformément répartie


Il existe plusieurs types de charges non
uniformément réparties, la plus souvent rencontrée
est la charge triangulée. Un peu comme la charge
uniformément répartie, la charge totale d'une charge
triangulée est donnée par "l'aire de la charge", c'est-à-
dire base (x) x hauteur (w) divisée par 2 (aire d'un
triangle) (w * x/2) et est appliquée au centre de la
distribution (comme pour un triangle) 2x/3.
d) Couples
On rencontre aussi des couples de forces dans une poutre, ces
couples tendent à courber la poutre. Ils modifient donc les moments
de flexions des poutres.
Dans les charges concentrées, il y a aussi les charges axiales et les
charges obliques ou inclinées par rapport à l'axe. Dans la pratique,
on peut rencontrer l'un ou l'autre des types de charges ou une combinaison de plusieurs types
de charges. Il est bon de pouvoir les reconnaître et les identifier.
3. DIAGRAMMES DE V ET DE M
Dans le plan, il y a trois degrés de liberté ; c'est-à-dire trois types de mouvements possibles :
← translation dans la direction de l'axe de la poutre (horizontale)
↑ translation perpendiculairement à l'axe de la poutre (verticale)
→ rotation.
Pour qu'une poutre en équilibre statique soit liée complètement, il faut empêcher ces trois
mouvements par trois forces non concourantes. Lorsqu'une poutre est en équilibre, chacune de
ses parties est aussi en équilibre. Il faut donc que les efforts internes au point de coupe soient
en mesure de restreindre les trois degrés de liberté. Ces efforts sont :
N : Effort normal (empêchant tout mouvement horizontal)
 L'effort normal représente la transmission des efforts axiaux à l'articulation ou à
l'encastrement.
V : Effort tranchant (empêchant tout mouvement vertical)
 L'effort tranchant représente les transmissions intégrales des charges aux appuis.
M : Moment de flexion (empêchant la rotation)
 Le moment de flexion dépend de la position des charges et de l'écartement des appuis.
 C'est le seul effort qui dépend de la longueur de la poutre.
On calcul ces efforts en appliquant les équations d'équilibre :
Équilibre de translation :
Σ Fx = 0
Σ Fy = 0
Équilibre de rotation :
Σ Mz = 0
a) Recherche des efforts en tout point d'une poutre
Afin de pouvoir tracer les diagrammes des efforts tranchants et des moments fléchissant, il
faut connaître en tout point de la poutre quelles sont les valeurs de ces efforts et moments.
Pour ce, on doit effectuer des coupes dans la poutre afin d'appliquer les équations d'équilibre
nous permettant de connaître tous les efforts. La figure suivante illustre un cas exagéré de
charges s'appliquant sur une poutre, dans cet exemple il faut effectuer plusieurs coupes afin de
trouver les efforts tranchants et les moments fléchissant en tout point.
Règle à suivre :
1- On se déplace sur la poutre de gauche à droite et on effectue une coupe chaque fois
que les conditions de charge changent. C'est-à-dire que l'on effectue une coupe à
chaque nouvelle charge. On ne coupe jamais vis-à-vis une charge.
2- Il y a changement en entrant dans la poutre, après une charge concentrée ou réaction
d'appui, en entrant dans une charge répartie, en rencontrant une charge concentrée
dans une charge distribuée, en quittant une charge distribuée.
b) Convention de signes
 Effort normal (ou axial) N
On place toujours l'effort normal en tension sur la coupe. Et si :
1- N > 0 (ou positif (+)) ; on a une tension.
2- N < 0 (ou négatif (-)) ; on a une compression.

 Effort tranchant (ou de cisaillement) V


1- V > 0 (ou positif (+)) ; si la somme des forces externes (Σ F ext) sur la partie de gauche
isolée de la poutre agit vers le haut.
2- V < 0 (ou négatif (-)) ; si la somme des forces externes (Σ F ext) sur la partie de gauche
isolée de la poutre agit vers le bas.

 Moment fléchissant (ou de flexion) M


1- M > 0 (ou positif (+)) ; si les charges et réactions d'appuis tendent à courber la poutre
de sorte que les fibres inférieures soient tendues.
2- M < 0 (ou négatif (-)) ; si les charges et réactions d'appuis tendent à courber la poutre
de sorte que les fibres supérieures soient tendues.

c) Diagrammes de V et M à partir des équations d'équilibre


Méthode :
1- Calculer les réactions d'appuis.
2- Déterminer le nombre de coupes à effectuer et délimiter la poutre en sections.
3- Résoudre les conditions d'équilibre pour chaque coupe afin de déterminer comment
varie V et M en tout point de la section.
4- Calculer les valeurs aux limites de chaque section.
5- Tracer les diagrammes de V et M à partir des relations trouvées et des conditions aux
limites.
Relation effort tranchant-moment fléchissant :
dM
V = dx
Résumé :
Si V = 0  Extremum (min ou max)
Si M = 0  Point d’inflexion
d) Relation entre V et M
V représente la pente (dérivée) de M en tout point ; nous pouvons tirer une autre conclusion.
En physique, comme en mathématique, qui dit pente (dérivée) dans un graphique dit aire sous
la courbe (intégrale) dans l'autre. En effet, cette relation entre la pente et l'aire sous la courbe
existe dans chaque cas, et elle nous est très importante dans l'étude des différentes courbes.
Aire sous la courbe dans le diagramme de V = variation de M =
ΔM
M2 x2
dM
V = dx  ∫ dM = ∫ V ∗dx
M1 x1
Ces deux relations nous permettent de trouver l'un des deux diagrammes à partir de l'autre.
Ainsi, si on connaît le diagramme de M, on peut tracer aisément le diagramme de V en
calculant la dérivée (pente) de M en tout point. Cette pente représente l'équation de V donc la
valeur directe de V.
De l'autre côté, si on connaît le diagramme de V ; on peut, en calculant l'aire sous la courbe de
V, trouver la variation de M (ΔM).
Cette méthode nous demande par contre de connaître la valeur initiale de M car ici on a la
valeur indirecte de M (ΔM) ou si on veut la variation que subit M durant l'intervalle
représenté dans la section où l'on a calculé l'aire sous la courbe.

De 0 à 3 m : Aire sous la courbe (rectangle) de V = variation de M = ΔM = 120,45 N x 3 m =


361,36 Nm.
De 3 à 6 m : Aire sous la courbe (rectangle) de V = variation de M = ΔM = 20,45 N x 3 m =
61,36 Nm.
De 6 à 9 m : Aire sous la courbe (deux triangles) de V = variation de M = ΔM = (20,45 N x
0,409 m)/2 + (- 129,55 N x 2,591 m)/2 = 4,18 Nm - 167,83 Nm = - 163,64 Nm
De 9 à 11 m : Aire sous la courbe (rectangle) de V = variation de M = ΔM = -129,55 N x 2 m
= - 259,09 Nm.
Comme l'aire sous la courbe représente la variation de M (ΔM), on peut donc dire que :
 M (3) = M (0) + ΔM (0-3)
C'est-à-dire que M (3) (M à 3 m) vaut M (0) (M à l'origine (0 m)) + la variation de M entre 0
et 3 m ou l'aire sous la courbe de V entre 0 et 3 m : ΔM(0-3).
Comme il n'y a pas de moment au début de la poutre, on suppose que le moment initial est nul
(M (0) = 0). Ainsi, après 3 m, le moment subit une variation de 361,36 Nm donc passe à 0 +
361,36 Nm = 361,36 Nm. Donc :
 M (3) = 0 + 361,36 Nm = 361,36 Nm
Comme M (3) = 361,36 Nm. Ainsi, après trois autres mètres, le moment subit une variation de
61,36 Nm. Il passe à 361,36 Nm + 61,36 Nm = 422,73 Nm. Donc :
 M (6) = 361,36 + 61,36 Nm = 422,73 Nm
Comme M (6) = 422,73 Nm. Ainsi, après encore trois autres mètres, le moment subit une
variation de -163,64 Nm. Il passe à 422,73 Nm - 163,64 Nm = 259,09 Nm. Donc :
 M (9) = 422,73 - 163,64 Nm = 259,09 Nm
Finalement, comme M (9) = 259,09 Nm. Ainsi, après les deux derniers mètres, le moment
subit une variation de - 259,09 Nm. Il passe à 259,09 Nm - 259,09 Nm = 0 Nm. Donc :
 M (11) = 259,09 - 259,09 Nm = 0 Nm
e) Diagrammes de V et de M directement à partir des charges
En se déplaçant sur la poutre :
1- Si on ne rencontre pas de charge (espace entre deux charges) :
 V demeure constant
 M varie linéairement (pente constante)
2- Si on rencontre une charge concentrée (ou réaction d'appui) :
 V saute brusquement d'une valeur égale à la charge et dans le sens de la charge
 M change brusquement de pente (cassure dans la courbe mais pas de saut)
3- Si on rencontre une charge distribuée :
 V varie linéairement changeant graduellement d'une valeur égale à la totalité de
la charge distribuée.
 M varie de façon parabolique
4- Si on rencontre un couple (ou moment d'encastrement) :
 V ne change pas (il ne sera affecté que par les réactions causées par le couple)
 M change brusquement d'une valeur égale à celle du couple (saut positif si
horaire et négatif si anti-horaire)
Si V est constant et positif (+) ; M est une droite dont la pente est constante et positive. M
augmente d'une valeur égale à l'aire sous la courbe de V = ΔM (positif). M peut être négatif
ou positif, il augmente toujours d'une valeur égale à l'aire sous la courbe de V.

Si V est croissant et positif (+); M est une parabole dont la concavité est vers le haut (a > 0).
M augmente d'une valeur égale à l'aire sous la courbe de V = ΔM (positif). M peut être négatif
ou positif, il augmente toujours d'une valeur égale à l'aire sous la courbe de V.
Si V est croissant et négatif (-); M est une parabole dont la concavité est vers le haut (a > 0).
M diminue d'une valeur égale à l'aire sous la courbe de V = ΔM (négatif). M peut être négatif
ou positif, il diminue toujours d'une valeur égale à l'aire sous la courbe de V.

Si V est croissant mais passe de négatif (-) à positif (+); M est une parabole dont la concavité
est vers le haut (a > 0 car croissant). Alors V passe par "0" donc la pente de M tombe à "0" au
même point; ce qui signifie que M passe par un minimum (relatif ou absolue) M varie d'une
valeur égale à l'aire sous la courbe de V = ΔM. M peut être négatif ou positif, il varie toujours
d'une valeur égale à l'aire sous la courbe de V et passe dans cette section par un minimum.
VIII. PROPRIÉTÉS DES SECTIONS
1. AXE NEUTRE, CENTROÏDE ET MOMENT STATIQUE
a) Surface neutre et axe neutre
Lorsqu'une poutre est soumise à des forces qui tendent à la courber, les fibres situées au-
dessus (ou au-dessous) d'un certain plan de la poutre sont en compression et elles se
raccourcissent, tandis que les fibres situées au-dessous (ou au-dessus) de ce plan sont tendues
et elles s'allongent. Le plan intermédiaire en question est appelé surface neutre de la poutre.
Pour une section droite de la poutre, la ligne correspondant à la surface neutre s'appelle axe
neutre de cette section. L'axe neutre passe toujours par un point particulier "cg" de la section
droite d'une poutre nommé centroïde ou centre de gravité de cette section.

L'axe neutre A.N. passe par le centre de gravité ou centroïde

b) Centre de gravité (cg)


Le centre de gravité (cg) ou centroïde d'un
corps ou d'une surface est un point imaginaire où
toute cette surface peut être considérée comme
concentrée. C'est aussi le point où le poids d'un
corps est concentré.
Si un corps est homogène, c'est-à-dire constitué d'un seul matériau, le cg dépend seulement de
la forme du corps. Si un corps possède un axe de symétrie, son cg est situé sur cet axe

2. MOMENT D'INERTIE
a) Moment d’inertie
Considérons une surface plane A dans laquelle un élément de surface ai infiniment petit est
indiqué. Cet élément se trouve à une distance di d'un axe quelconque "o". On appelle moment
d'inertie Ii de l'élément de surface ai par rapport à l'axe considéré "o", le produit de cet
2
élément par le carré de la distance di : Ii(o) = ai x di

b) Théorème des axes parallèles


Si on connaît le moment d'inertie d'une surface par rapport à un axe qui passe par son centre
de gravité, on peut connaître son moment d'inertie par rapport à tout autre axe parallèle à ce
dernier. Il suffit d'ajouter la quantité As2 à son Icg
I = Icg + As2
Où s = distance entre l'axe choisi et l'axe qui passe par le cg.
A = aire de la section
Icg = moment d'inertie par rapport à un axe qui passe par le cg.
3. MODULE DE SECTION ET RAYON DE GIRATION
a) Module de section
Une propriété des sections fréquemment employée dans la conception des poutres est le
module de section. Il s'emploie notamment dans les calculs des contraintes normales dues à la
flexion. Par contre on s'en sert surtout si la surface est symétrique par rapport à l'axe
horizontal, c'est-à-dire que son axe neutre est dans le plan de symétrie de la figure.

S = I * c m3
Où I = moment d'inertie de la surface par rapport à l'AN
c = distance perpendiculaire entre l'AN et le point le plus éloigné de la section.
b) Rayon de giration
Dans l'analyse des colonnes, on utilise constamment une caractéristique nommée rayon de
giration. Le rayon de giration est la distance entre un axe et un point où on peut considérer
que toute la surface est concentrée de telle sorte que son moment d'inertie demeure le même.
I = ΣA d2 = A r2
r=
Où I = moment d'inertie de la surface au cg
√ I
A
m

A = aire de la surface

4. PROPRIÉTÉS DES SECTIONS : TABLEAUX


IX. CONTRAINTES DANS LES POUTRES EN FLEXION
1. CONTRAINTES NORMALES DE FLEXION
On dit qu'il y a flexion pure si, à une section donnée d'une poutre, seul le moment fléchissant
M n'est pas nul. Dans la zone 2 à 4 m, V = 0 tandis que M = 200 Nm (constant). On dit que
cette zone est en flexion pure car elle n'est sollicitée que par le moment fléchissant.
Si, à une section donnée d'une poutre, le moment fléchissant M ainsi que l'effort tranchant V
ne sont pas nuls (V ≠ 0 et M ≠ 0), la poutre est en flexion simple ou ordinaire.
Une poutre sollicitée en flexion pure est soumise seulement à des contraintes normales
(tension et compression) car en fléchissant (pliant) une partie des fibres de la poutre
(supérieures ou inférieures) est soumise à de la compression et l'autre partie à de la tension.
Tandis qu'une poutre sollicitée en flexion simple est soumise aussi à des contraintes normales
mais aussi à des contraintes de cisaillement (dû à l'effort tranchant).

Dans la portion 2 à 4 m, le moment fléchissant a tendance à faire fléchir (plier) la poutre vers
le bas, de telle sorte que les fibres inférieures de la poutre sont sollicitées en tension tandis
que les fibres supérieures sont sollicitées en compression. Il n'y a pas d'autres efforts que
ceux-ci dans cette section. Donc on peut assimiler le moment de flexion à deux efforts de
tension et de compression.

Isolons une petite portion en flexion pure de la poutre montrée et exagérons la flexion pour
mieux illustrer les spécifications.
Pendant la flexion, les fibres supérieures se compriment et les fibres inférieures se tendent,
tandis que l'axe neutre ne change pas de longueur. La compression ou l'allongement des fibres
est proportionnel à leur distance de l'axe neutre. Ici, pour les besoins de la démonstration nous
avons exagéré la courbure, mais en réalité, la poutre ne subit pas une flexion aussi grande.
Le rayon de courbure R est très grand et l'angle qu'on mesure θ est très petit. Si on mesure θ
en radian on peut affirmer à partir de la définition du radian que :
longueur de l ' arc ²x
Ɵ= rayon = R = δy
D'où on peut tirer:
δ = y * θ et Δx = R * θ
En considérant que Δx à l'axe neutre ne change pas de dimensions, nous pouvons définir la
déformation unitaire par :
δ y∗θ y
ε = x ² = R∗θ = R
Et selon la loi de Hooke (σ = E ε), on a :
δ σ
ε = x² = E
D’où
E∗ y
σ= R

Donc la contrainte est proportionnelle à l'éloignement de l'axe neutre, plus on s'éloigne de part
et d'autre de l'axe neutre, plus la contrainte est grande.

Si on veut maintenant calculer le moment interne total, il faut calculer le moment de chaque
élément pris séparément.

Ainsi, l'élément de moment ΔMf par rapport à "f" d'un élément de surface ΔA, situé à y de
l'axe neutre sera:
Δ Mf = (force) x (bras de levier) = (σ * ΔA) x (y)
Et nécessairement :
Σ Mf = Σ σ ΔA*y = M
Remplaçons σ par la valeur que nous avons trouvé précédemment ( σ = E*y/R) ; nous
aurons :
_Mf = E y ²A yR = ER_ _²A y2 = M
Si on se réfère au chapitre 9, ΣΔAy2 = I , moment d'inertie de la section. Donc :
E∗I
M= R
Malheureusement on ne connait pas le rayon de courbure R mais on sait par contre que :
E∗ y
σ= R
D'où
R=E*y*σ
Ce Qui nous donne :
E∗¿ I ∗σ
M= E∗ y
¿ = y

Et finalement, en isolant σ de l'équation précédente, que l'on appelle σf du fait qu'elle provient
de la flexion, on obtient :
M∗y
σf = I

Si la poutre n'est pas symétrique :


Par exemple si yT > yC
M yc
σfC = I
M yt
σfT = I

La contrainte maximale en compression est plus petite que la contrainte maximale en tension
(σfT > σfC). On voit donc que la contrainte est maximale sur la fibre la plus éloignée. Pour
vérifier la capacité d'une poutre, il s'agit de calculer la contrainte maximum à l'endroit où elle
subit le moment de flexion maximum.

Si la poutre est symétrique :


Par exemple si yT = yC
M yc
σfC = I
M yt
σfT = I

La contrainte maximale en compression est égale à la contrainte maximale en tension ( σfT =


σfC). Or lorsque les poutres sont symétriques, leur moment d'inertie divisée par la distance de
l'axe neutre à l'extrémité est égal au module de section (voir chap. 9) => S = I/y d'où :
M
σf = S
Où :
M : Moment de flexion maximum (valeur absolue)
S : Module de section = I/y
Y : Distance de l'axe neutre à l'extrémité la plus éloignée de la section.
I : Moment d'inertie par rapport à l'axe neutre.

L'équation de la contrainte a été démontrée en se servant d'une partie de poutre où le moment


de flexion était constant. L'équation est cependant valable même si le moment de flexion varie
constamment en se déplaçant sur la poutre. On pourrait refaire la démonstration en se servant
d'une partie très courte d'une poutre à moment variable et le résultat serait le même.

2. CONTRAINTE EN CISAILLEMENT

X. DÉFORMATION DANS LES POUTRES EN FLEXION


1. DÉFLEXION DES POUTRES
a) La flèche
La déflexion d'une poutre est habituellement mesurée par la déformation de la surface neutre
de la poutre à partir de sa position non chargée jusqu'à sa position chargée. La figure 10.1 (a)
montre une poutre non chargée et la figure (b) la même poutre chargée, pour une distance "x"
le long de la poutre, la déflexion est donnée par la distance verticale Δx (ou yx), entre la
surface neutre de la position non chargée et la surface neutre de sa position chargée, figure
10.2 (c). On nomme flèche de la poutre, cette déflexion notée Δx (ou yx).
À partir d'une poutre simple appuyée aux extrémités (figure 10.3), on trace une tangente à la
poutre déformée au point commun A (il existe deux points communs où la poutre déformée et
non déformée se recoupent, A et B). On appelle la déviation d'un point B par rapport à un
point A "tBA", la distance entre la position de B sur la poutre déformée et sa position sur la
tangente à la poutre déformée tracée à partir du point A.
Ainsi, on note qu'au point C la tangente au point A est à tCA + ΔC de la poutre non déformée.
Tandis qu'au point B, la tangente au point A est à tBA de la poutre non déformée (au point B
la poutre déformée est au même point que la poutre non déformée).

Définition :
 Flèche (ΔX) : Distance entre la surface neutre de la poutre non-déformée et celle de la
poutre déformée à un point X.
 Déviation (tXA) : Distance entre la tangente en A et un point X de la poutre déformée.

b) Quelques cas particuliers


c) Méthode de superposition
Définition :
 La méthode de superposition est donc définie comme suit : "La flèche résultante en un
point d'une poutre produite par plusieurs charges sollicitant simultanément cette poutre
est égale à la somme algébrique des flèches à ce point dues à chacune de ces charges
agissantes séparément."

XI. TORSION
Torsion des arbres
Contraintes de torsion
Angle de torsion
Sections circulaires
Sections non circulaires
Dimensionnement des arbres (voir chapitre torsion)

XII. FLAMBEMENT
Élancement
Euler
Rankine
Charge critique
Dimensionnement (voir chapitre flambement)

XIII. FLEXION COMPOSÉE ET FLEXION DÉVIÉE


Traction excentrée
Axe neutre
Noyau central (voir chapitre flexion composée et flexion déviée)

XIV. MÉTHODES ÉNERGÉTIQUES


Énergie de déformation
Travail virtuel
Théorème de Castigliano (voir chapitre flambement : version avec commentaire)

XV. INTRODUCTION À LA MÉTHODE MATRICIELLE


Matrice de rigidité
Assemblage
Déplacements
Résolution

Vous aimerez peut-être aussi