Le Controle de Gestion
Le Controle de Gestion
Plan du cours
Chapitre 1. Fondements du contrôle de gestion
Chapitre 2. Contrôle de gestion, outil d’aide à la prise de décision
Chapitre 3. Contrôle de gestion, outil de pilotage et de la performance organisationnelle
Objectifs du cours
1) Apprendre aux étudiants les fondements de contrôle de gestion
2) Proposer une grille d’analyse de la réalité organisationnelle : mission, environnement et
stratégie
3) Former un contrôleur de gestion opérationnel (avec des applications et études de cas)
Objectifs spécifiques
Utiliser les outils de contrôle de gestion
Faire les prévisions budgétaires
Élaborer le budget d’une organisation
É laborer le tableau de bord
Bibliographie
1) Baratay C. et Monaco L. (2014) : Contrôle de gestion, Paris : Ed. Lextenso
Gualino
2) Berland N. (2015) : Contrôle de gestion, Paris : Ed. PUF
3) Bouquin H. (2015) : Les fondements du contrôle de gestion, Paris : Ed. PUF
4) Loning H. et Malleret V. (2010) : Le contrôle de gestion : organisation, outils et
pratiques, Paris : Ed. Dunod, Paris
5) Norbert G. et al. (2009) : Le contrôle de gestion pour améliorer la performance
des entreprises, Paris : Ed. D’organisations
6) Pillot G. (2000) : Maitrise du contrôle de gestion, Paris : Ed. SEDIFOR
Dans le concept de « management control », le mot contrôle a une autre signification que
« contrôler » en français : Contrôler la gestion d’une entreprise, c’est maîtriser la conduite de ses
activités, piloter les actions, les processus en s’efforçant de prévoir les événements pour s’y
préparer et s’adapter aux changements.
Au sens anglo-saxon du terme, le contrôle doit être entendu comme étant l’action de maîtriser,
de piloter, c'est-à-dire comme le fait de dominer ou à tout le moins, d’avoir une certaine emprise
sur un système.
La maîtrise ne s’exerce pas seulement à un niveau spécifique, mais peut et doit s’étendre à
l’organisation, il s’agit d’un acte de management.
Qu’est-ce que le Contrôle de Gestion ? Pour certains, il s’agit de faire des économies,
d’atteindre l’efficience par la surveillance, pour d’autres, il s’agit d’abord d’être efficace, et de
piloter au mieux l’organisation pour lui faire atteindre ses objectifs.
Le contrôle s’intègre donc dans le système d’information des organisations et doit servir à
connaître l’environnement et les ressources internes afin de déterminer la stratégie et les objectifs
organisationnels.
Le contrôle de gestion donne l’idée de maitrise d’une situation dans le sens anglo-saxon qui peut
être interpréter comme le fait de fixer des objectifs et de diriger l’organisation vers l’atteinte de
ceux-ci. C’est un contrôle qui met l’accent sur la maitrise ou le pilotage" ce qui permet de
concevoir le contrôle comme une activité qui anticipe sur les dysfonctionnements. C’est un
contrôle qui débouche le plus souvent sur le conseil : c’est le domaine privilégié du contrôle de
gestion.
Le contrôle de gestion est donc le processus par lequel les managers obtiennent l’assurance que
les ressources sont obtenues et utilisées de manière efficace et efficiente pour la réalisation des
objectifs de l’organisation ». Il apparaissait comme le « garant » du non gaspillage des ressources
confiées à un manager (Anthony, 1965).
Le contrôle de gestion est donc un élément clé du contrôle organisationnel, outil d’aide à la
décision, au pilotage de l’action, des performances et du changement, outil d’animation et de
coordination. Il est positionné comme interface entre le contrôle stratégique et le contrôle
opérationnel. Le contrôle vérification/sanction a posteriori devient un contrôle suivi/conseil.
1) Dimension stratégique
Cette dimension voudrait que les objectifs fixés par l’organisation soient atteints. Le contrôle de
gestion, procède d’un processus consistant à fixer des objectifs stratégiques et à les décliner à
l’ensemble des échelons de responsabilité au sein de l’organisation, jusqu’aux niveaux les plus
opérationnels.
Le contrôle de gestion est une fonction considérée comme stratégique dans l’entreprise. Il permet
de répondre à deux questions suivantes :
Est-ce que la stratégie est bien appliquée ?
Est-ce que les objectifs attendus sont atteints ?
S’il peut apporter son expertise dans l’aide à la décision stratégique, il joue un rôle central dans
le déploiement de la stratégie depuis le sommet stratégique jusqu’aux niveaux les plus
opérationnels. On parlera alors d’alignement stratégique ou le FIT.
Il s’agit en effet, d’aligner les objectifs et ressources sur les orientations stratégiques de
l’entreprise dans son environnement concurrentiel.
2) Dimension technico-économique
Est-ce que les ressources ont été bien utilisées ? Elles ont été utilisées d’une optimale ?
Elle procède essentiellement de calculs économiques et mobilise à cette fin tout un appareillage
de techniques quantitatives et d’outils de gestion. Le contrôle de gestion doit garantir aux
managers une gestion économique, efficiente et efficace des ressources mobilisées. Pour cela, il
apporte son expertise en matière de modélisation (relation de cause à effet), d’aide à la décision
et d’évaluation des performances.
3) Dimension humaine
Cette dimension suppose que les objectifs ne peuvent être atteints que par l’intermédiaire d’autres
personnes. Est-ce que les hommes sont satisfaits, comment impacter sur leur comportement :
Tout en favorisant l’autonomie et l’exercice des responsabilités, le contrôle de gestion joue alors
un rôle majeur de coordination à travers la production de représentations partageables et
l’orientation des comportements en vue de l’atteinte des objectifs stratégiques.
Finalement, il apparaît que le contrôle de gestion naît de problématiques managériales et
organisationnelles liées à la décentralisation et à la délégation de responsabilités. Les questions
relatives à la motivation, au style de management, à la responsabilisation des acteurs comme à la
coordination, apparaissent ici comme essentielles. Il s’agit ainsi de réaliser un alignement
organisationnel.
Le contrôle de gestion est vu comme un processus, une « boucle » qui suppose l’enrichissement
et l’apprentissage progressif.
Il s’agit d’un cycle constitué de quatre épates principales : Plan – Do – Check - Act
La performance organisationnelle se définit comme étant le résultat obtenu par rapport aux
objectifs fixés, à la stratégie de l'entreprise et/ou aux attentes des parties prenantes.
Pour être performante, l’entreprise doit faire les bonnes choses (efficacité), de bien faire les
choses (efficience), au bon moment (temps), au coût/bénéfice optimal (pertinence).
1.5. La stratégie
La stratégie consiste à mettre en place les actions et d'allouer les ressources nécessaires pour
atteindre lesdites finalités. Elle concourt à la performance. Elle comporte de ce fait deux phases
: la fixation d’objectifs et la détermination des ressources et des moyens. Pour Alfred
Chandler (1960), la stratégie consiste à déterminer les objectifs et les buts fondamentaux à long
terme puis à choisir les modes d’action et d’allocation des ressources qui permettront d’atteindre
ces buts et objectifs.
Pour Porter (1984), la stratégie est l’art de construire des avantages concurrentiels durablement
défendables. L’avantage concurrentiel est tout ce qui permet à une entreprise de surpasser ses
concurrents. L’avantage concurrentiel peut être défini comme un ensemble d’attributs, de
caractéristiques détenus par un produit, une marque et qui donne à l’entreprise une supériorité
sur ses concurrents immédiats.
L'avantage va jusqu'à conférer à celui ou celle qui le détient, une position dominante d'un marché.
Ce leadership lui procure une forte efficacité et une rentabilité, selon le principe du « winner takes
all » (le gagnant rafle tout).
Pour être efficace et durable, l'avantage concurrentiel doit être : unique (ou original) ; difficile à
imiter ; nettement supérieur ; adaptable à diverses situations.
Les stratégies renvoient aux choix formulés par l’équipe dirigeante en regard de ses produits
et services. Elles concernent la formulation de ses objectifs des opportunités et contraintes de
l’environnement. Les stratégies sont élaborées par l’équipe dirigeante (structure de
gouvernance). Elles sont plus ou moins formalisées et définissent le devenir de l’entreprise et
de l’organisation, ses orientations et projets.
Elles visent à une utilisation optimale de ses ressources qu’elles soient matérielles (liquidités,
client, produits, employés) ou immatérielles (qualité des produits ou services, motivation et
implication du personnel, image de l’entreprise). Ces choix sont bien évidemment dépendants
des moyens financiers disponibles : fonds propres, bénéfices éventuels, crédits long terme et court
terme, subsides publics et dons privées pour les associations.
Le Domaine d’Activité Stratégique DAS (ou Stratégic Business Unit) est un domaine d'activité
caractérisé par une combinaison unique de facteurs clés de succès, faisant appel à des savoir-faire
particuliers sur lesquels l'entreprise peut accumuler de l'expérience (Strategor, 2015).
Pour élaborer une stratégie, il faut analyser l’environnement (contexte interne et externe).
La stratégie a pour but :
De faire face à la concurrence, de rechercher un avantage concurrentiel durable.
De définir un périmètre d’activité (produits, zone géographique).
De réagir aux évolutions de l’environnement et d’assurer la survie ou la croissance de
l’entreprise.
Remarques :
- Distinguer finalité de l’organisation (raison d’être reflétant les aspirations des
dirigeants et parfois de la « communauté » des parties prenantes, notamment le type de
biens et services devant être fournis à la clientèle), et stratégie (qui permet d’atteindre
des objectifs compatibles avec la finalité).
- Le but est la traduction concrète de la finalité.
- La politique est une modalité de mise en œuvre des moyens fixés par la stratégie.
- La tactique ne concerne qu’une action, une période et un espace limités.
L’équation de l’objectif
L’étude de l’environnement
L’environnement représente les diverses caractéristiques du contexte extérieur (facteurs
exogènes) et intérieur (facteurs endogènes) de l’organisation.
On distingue deux types d'environnement :
1) Micro environnement : Il est composé d'éléments (les facteurs) que l’entreprise peut
légèrement influer.
2) Méso environnement : composés des parties prenantes
3) Macro environnement : Il est composé d'éléments (les facteurs) que l’entreprise n’a pas de
contrôle.
Le modèle stratégique
Le modèle de Ginsberg et Venkatraman (1985) identifient quatre liens de contingences,
généralement examinés dans les recherches en management, qui ont pour objet d'évaluer la
performance de l'entreprise :
(3) considère que la performance passée va déterminer la stratégie présente et les résultats futurs.
Cela peut être analysé en fonction de deux aspects assez proches : les résultats précédents vont
permettre de déterminer une marge de manœuvre financière pouvant entraîner l'orientation
stratégique et les résultats vont stimuler, par le biais d'une mise en confiance, les décisions des
managers.
(4) se retrouve dans la conception "chandlerienne" de la firme pour laquelle la stratégie va
influencer la forme organisationnelle permettant ainsi d'obtenir un meilleur niveau de
performance. Elle est le pendant de la relation (2) et souffre de nombreuses critiques (Hall et
Saias, 1979) comme la plupart des relations envisagées.
c) La Stratégie de domination par les coûts La domination globale au niveau des coûts consiste
à rechercher l’abaissement des coûts par une production de masse.
Les stratégies de domination par les coûts sont des stratégies de volume. L'entreprise recherchera
la part de marché la plus importante.
Elle consiste donc à proposer une offre dont la valeur perçue est comparable à celle des offres
des concurrents mais à un prix plus faible. Elle s’appuie donc sur une domination par les coûts.
souvent obnubilés par leurs concurrents immédiats, alors que bien d'autres forces peuvent
influencer la compétitivité des organisations.
L'analyse de l'industrie repose sur le modèle de Porter. Selon ce modèle, il existe 5 (+1) forces
susceptibles de capter une partie de la rente globale d'une industrie et de limiter ce degré de liberté
: Plus ces forces sont importantes et intenses, moins l'entreprise sera capable de s'assurer des
revenus importants. L'objectif des entreprises est donc de maîtriser ces forces.
Les barrières financières (tickets d'entrée dans l'industrie, coûts de transfert, etc.).
Les barrières légales (professions réglementées comme les avocats ou les médecins,
brevets...).
b) Les acheteurs
Les substituts sont des produits ou services qui offrent un bénéfice équivalent aux clients,
mais selon une approche différente.
d) Les fournisseurs
e) L'intensité concurrentielle
La chaîne de valeur est un outil d'analyse stratégique interne mis au point par M. Porter en 1986
pour repérer les activités qui permettent à une entreprise de créer de la valeur pour le client. La
chaîne de valeur d'une entreprise comporte neuf catégories d'activités liées les unes aux autres :
Cinq activités principales : la logistique interne, la production, la logistique externe, la
commercialisation et la vente, le service après-vente
Quatre activités de soutien : les approvisionnements, le développement technologique, la
gestion des ressources humaines (GRH), l’infrastructure de la firme
L'analyse de la chaîne de valeur permet :
D'identifier les activités qui contribuent le plus à la création de valeur pour le client et qui
sont sources d'avantages concurrentiels pour l'entreprise
De comparer la valeur créée par chaque activité à son coût
De comparer la chaîne de valeur de l'entreprise à celles de ses concurrents
De décider quelles sont les activités à internaliser au sein de l'entreprise et celles qu'elle
peut externaliser
Avant de prendre des décisions stratégiques, l'entreprise doit étudier la filière qui regroupe
l'ensemble des chaînes de valeur des fournisseurs, des distributeurs et des clients.
Toute stratégie s'exprime en relation à la chaîne de valeurs de l'entreprise. Cette chaîne de valeurs
doit être envisagée dans sa totalité en incluant les principaux fournisseurs lorsque ceux-ci sont
déjà intégrés dans la chaîne logistique. La finalité n'est autre que d'accroître la valeur au sens du
client. La chaîne de valeurs telle que la décrit Michael Porter permet justement d'évaluer
précisément les apports de chacune des fonctions, ou plutôt des métiers, à la valeur client.
L'Amélioration des coûts, de la qualité, des délais, mais aussi l'innovation, les services rendus et
la réputation globale contribuent durablement à la satisfaction des clients, donc à la
compétitivité. Le découpage par métier plutôt que par fonction s'inscrit dans une représentation
dynamique de l'entreprise, parfaitement en phase avec l'approche processus. Ce découpage assure
une meilleure identification de la création de valeurs et facilite par conséquence la conception et
le déploiement d'une stratégie plus pertinente.
Ces trois dimensions, Valeur-Imitation-Périmètre (ou VIP), résument l’essentiel des contraintes
stratégiques. Pour satisfaire à ces contraintes, il convient d’équilibrer au sein de votre
entreprise/organisation les trois axes suivants :
L’approche marketing qui a pour objet de réaliser l’adéquation entre votre offre (de
produits/services/aides) et la demande (des clients/du marché/des bénéficiaires);
L’approche financière qui a pour objet d’utiliser/de rentabiliser de manière optimale les
sommes investies par vos actionnaires/pouvoirs subsidiant;
Pour comprendre les sources de l'avantage concurrentiel d'une entreprise, il est nécessaire
d'examiner de façon systématique toutes les fonctions de la firme et leurs interactions. L'ensemble
des fonctions d'une entreprise est appelé la chaîne de valeur. La chaine de valeur décrit les
différentes étapes qui déterminent la capacité d'une organisation à obtenir un avantage
concurrentiel en proposant une offre valorisée par ses clients. Autrement dit, c'est l'ensemble des
différentes étapes d'élaboration d'un produit correspondant à un domaine d'activité, depuis la
matière première jusqu'à l'après-vente. Elle permet de repérer les sources d'avantage concurrentiel
de l'entreprise pour les protéger et définir la stratégie business.
Décomposer les activités de l'entreprise en maillons : La chaîne de valeur des entreprises est
constituée de différentes fonctions appelées également maillons. Ces différentes fonctions (ou
maillons) contribuent plus ou moins directement à l'offre de produit ou de service commercialisé
par une entreprise.
Caractéristiques : elles sont impliquées directement dans le processus de création de valeur. Elles
assurent l'offre de produit ou de service. Elles sont donc impliquées directement dans le processus
de création de valeur.
Production : C'est l'utilisation des matières premières et des composants pour obtenir le
produit ou le service final (transformation, assemblage, emballage, etc.). La création de
valeur repose sur la qualité perçue par le client.
Services : Ce sont les activités qui accroissent ou maintiennent dans le temps la valeur
d'un bien ou d'un service : l'installation du matériel, la réparation, la formation, etc. La
création de valeur repose sur la proximité avec le client, les délais de réponse aux
problèmes, la qualité du service, etc.
La comparaison coût / valeur perçue permet de déterminer les choix stratégiques à prendre.
É LEVÉ
COUTS
NORMAL GÂ CHIS
FORT FAIBLE
3. L’Océan bleu
Océan Bleu est un paradigme d'une stratégie pour les entreprises, exposé par W. Chan
Kim et Renée Mauborgne, chercheurs au Blue Ocean Strategy Institute à dans Stratégie
Océan Bleu : Comment créer de nouveaux espaces stratégiques. Ces auteurs expliquent
que la forte croissance et les profits élevés que peuvent générer une entreprise se font en
créant une nouvelle demande dans un espace stratégique non contesté, ou Océan Bleu
(innovation), plutôt qu'au cours d'affrontements avec des fournisseurs existants pour des
clients existants dans une activité existante.
1) Les océans rouges sont les activités existantes et représentent l'espace connu du marché. Dans
les océans rouges, les frontières de l'activité sont connues et acceptées par les différents acteurs
(fournisseurs, clients, prescripteurs, etc.). Les règles de la concurrence sont également connues.
Dans les océans rouges, les entreprises essaient de dépasser leurs rivaux en conquérant de
nouvelles parts de marché. Pour une entreprise confrontée à cette intensité concurrentielle, il
devient de plus en plus difficile de trouver des opportunités de croissance. L'offre se transforme
et le produit devient une commodité ou s'inscrit dans des niches de marché. La compétition
devient sanglante, d'où le terme d'océan rouge.
2) Les océans bleus, au contraire, sont constitués de toutes les activités n'existant pas
actuellement. Celles-ci constituent donc un marché inconnu, non infecté par la concurrence.
Dans les océans bleus, la demande est créée plutôt que conquise. Pour les entreprises, il y existe
de nombreuses opportunités pour une croissance rapide et importante. La compétition n'existe
pas car les règles du jeu n'existent pas et sont à être écrites. L'océan bleu est une analogie pour
décrire l'immensité du potentiel non exploré.
2) La phase de maturité : Durant cette phase, le taux de progression des ventes ralentit. La
rentabilité du produit est à son maximum (amortissement des investissements de lancement). La
concurrence devient très vive et le marché est saturé.
3) La phase de déclin : Durant cette phase, les ventes diminuent car apparition de nouveau
produits plus adaptés aux besoins des consommateurs. La rentabilité du produit devient très faible
et peut même devenir une charge pour l’entreprise.
5. La matrice BCG
La méthode du Boston Consulting Group est la plus ancienne et la plus simple à mettre en œuvre.
Elle permet de situer les produits de l’entreprise par rapport à ceux de la concurrence dans le but
de faciliter la prise de décision quant à la consolidation de la position, le développement, ou le
retrait de certains produits.
1. Les produits dilemmes : Ce sont des produits en en phase de lancement. Ils présentent
un fort potentiel de développement pour l’entreprise mais ce sont des produits coûteux
qui nécessitent des investissements en communication. Leur rentabilité est possible si
l’entreprise parvient à augmenter sa part de marché relative, le produit se transforme alors
en un produit vedette. Dans le cas contraire, ce produit évolue en poids mort et sera retiré
du marché.
2. Les produits vedettes (étoiles) : Ce sont des produits en phase de croissance qui sont
prometteur pour l’entreprise. Ils génèrent des profits modestes mais seront très rentables
pour l’avenir.
3. Les produits vaches à lait : Ce sont des produits en pleine phase de maturité. Ils sont
peu coûteux et génèrent un fort profit assurant l’autofinancement des autres produits
(vedettes et dilemmes)
4. Les produits poids morts (chiens) : Ce sont des produits en phase de déclin. Ils sont en
situation difficile et ne rapportent plus rien à l’entreprise.
Elle néglige les effets de synergie entre les Unités d'Affaires (Business Units).
Une part de marché élevée n'est pas le seul facteur de succès.
La croissance du marché n'est pas le seul indicateur de l'attractivité d'un marché.
Des problèmes de collecte des données des parts de marché et de croissance du marché.
Il n'y a aucune définition claire de ce qui constitue un « marché ».
Une part de marché élevée ne mène pas toujours nécessairement à la rentabilité.
Le modèle utilise seulement deux dimensions : part de marché et taux de croissance.
Le modèle néglige les petits concurrents qui ont des parts de marché à croissance rapide.
6. Le modèle McKinsey
mesurée par des facteurs clés de succès plus nombreux et pondérés les uns par les autres. La
valeur du secteur ou attrait du marché s’évalue à partir de la valeur absolue ou intrinsèque (via le
taux de croissance du secteur et sa maturité), mais aussi à partir de la valeur relative qui
correspond à l’intérêt que l’activité représente pour l’entreprise elle-même, et dépend d’éléments
tels que l’existence de synergies avec d’autres activités de l’entreprise, le niveau des barrières à
l’entrée ou la maîtrise d’un facteur clé critique).
La matrice McKinsey se présente sous la forme d’un tableau à double entrées et neuf cases en
abscisse, la position concurrentielle et, en ordonnée, la valeur du secteur ; chacun de ces deux
critères étant mesuré sur une échelle à trois positions : forte, moyenne, faible. La représentation
des activités dans le tableau est identique à celle des deux précédents modèles.
2) Le contrôle de gestion et les théories des relations humaines (Maslow, Emery, Trist) :
l’entreprise est considérée comme un groupe social (privilégiant le facteur de motivation). Le
contrôle de gestion fait la direction par objectifs (DPO) et la direction participative par objectifs
(DPPO).
Du point de vue organisationnelle, la décision est acte par lequel un ou des décideurs opèrent un
choix entre plusieurs options permettant d’apporter une solution satisfaisante à un problème
donné.
Du point de vue économique, la décision est l’acte par lequel un individu (disposant du pouvoir
de décider) prend les mesures favorisant la création et la répartition des richesses dans une
entreprise en s’appuyant sur un ensemble d’informations à sa disposition sur le marché.
Pour chercher une cause, il faut connaître le problème. Qu’est-ce qu’un problème ? Un problème,
c’est une question ou une difficulté, souvent complexe, à laquelle on est confronté et pour laquelle
on recherche une solution satisfaisante. Il peut être « personnel » ou « professionnel », «
technique, matériel, technologique » ou « psychologique », de méthode ou procédure, du milieu
(environnement) simple ou multiple etc. Il est à l’image de la diversité humaine et des situations
de vie et des organisations.
Dans la pratique, un problème exprime à la fois un trop grand décalage perçu entre une situation
existante et une situation souhaitée mais aussi la réaction que cela suscite chez nous en mobilisant
différents processus perceptifs, analytiques et réactifs.
Parmi l’outil de recherche des causes, le diagramme d’Ishikawa est le plus utilisé en contrôle de
gestion parce qu’il prend en compte le contexte (interne et externe) de l’organisation.
1) Le Diagramme d’Ishikawa
Le diagramme d'ISHIKAWA est une représentation structurée des causes qui conduisent à une
situation (ou qui expliquent un problème). Son intérêt est de permettre d'avoir une vision partagée
et précise des causes possibles d'une situation (d’un problème).
Rappelant le squelette d'un poisson, cet outil visuel a pour finalité de lister les causes qui ont une
influence sur un effet (une situation), de les classer, de les hiérarchiser.
Le diagramme porte le nom de son créateur Kaoru Ishikawa (1962). Il est connu comme le
diagramme de causes à effets ou le diagramme en « arêtes de poisson » (d’après sa forme). Il
permet de visualiser toutes les causes à l’origine d’un problème, d’analyser le rapport entre le
problème et ses causes. Le diagramme comprend les facteurs causaux identifiés et catégorisés en
5 familles de M +2 (les 5 M+2).
5M +2 de diagramme d’ISHIKAWA
La construction de diagramme est fondée sur un travail de groupe. Le recensement de toutes les
causes peut se faire lors d’une séance de brainstorming (chaque membre du groupe peut librement
exprimer ses opinions) en utilisant l’outil QQQOCCP.
Le brainstorming ou remue-méninges est une technique formalisée de résolution créative de
problème sous la direction d'un animateur (Osborn, 1959).
Le remue-méninge vise à apporter des solutions à un problème donné grâce à un recoupement
d'idées effectué par un groupe de travail.
Deux principes de base définissent le brainstorming : la suspension du jugement et la recherche
la plus étendue possible.
Ces deux principes de base se traduisent par quatre règles : Ne pas critiquer (pas de mauvaise
réponse, toutes les réponses sont acceptées), Se laisser aller (« freewheeling »), Rebondir
(« hitchhike ») sur les idées exprimées, Chercher à obtenir le plus grand nombre d'idées possibles
sans imposer ses idées (solutions possibles au problème) ; Reformuler, classer, hiérarchiser les
idées sous une forme synthétique
sur celles-ci pour améliorer la performance. Si certaines causes découlent d’autres, elles
deviennent « secondaires » et sont représentées par une flèche en biais.
Noter toutes les idées puis en discuter en groupe afin de définir de façon concrète le plan
de travail de chaque participant.
Rédiger un rapport de synthèse des actions à mener avec le rôle de chaque participant et
le distribuer.
Vérifier auprès de chaque participant qu'il est en mesure d'apporter les informations
recherchées ou de mener à terme l'action qui lui est confiée.
É tapes à suivre :
1. Identifier et qualifiez le problème, l’effet : Il s'agit couramment du problème que vous cherchez
à résoudre.
Exemple : une baisse de marge, une démotivation chez vos collaborateurs, de fréquentes ruptures
de stock, un besoin en fonds de roulement en constante évolution...
Des dysfonctionnements, mais pas seulement. Il est également fort intéressant d'user et d'abuser
de cette méthodologie dans la recherche de leviers sur lesquels s'appuyer pour atteindre un
objectif.
2. Décrivez l'effet de manière factuel : Pas d'opinion ni de jugement. Adoptez une description
simple.
Exemple : Baisse du chiffre d’affaires de KCC de 20% en 2018 par rapport à l’année 2017.
3. Dressez un inventaire des causes possibles : Listez celles qui ont une influence sur le problème.
4. Classez les causes par familles : Ces regroupements forment les arêtes principales de 5M+2
5. É valuez les branches/racines qui ont le plus d'impact : Une fois le diagramme finalisé, sous-
pesez chaque cause pour déterminer les axes prioritaires d'action.
Exemple : Les techniciens d’un Super Marché se sont plaints de la circulation sur le parking de
l’entreprise. Le directeur réunit en votre présence l’ensemble du personnel. L’objectif est de
rechercher les causes qui peuvent être à l’origine des incidents entre les techniciens, les
chauffeurs livreurs qui amènent matériel et pièces détachées et les clients qui peuvent se garer le
temps de leurs achats.
TD. Dresser le diagramme d’Ishikawa à l’aide des données ci-après : Durant le « brainstroming »,
les arguments suivants ont été avancés : Le parking est trop petit , Le parking est rempli de
voitures, de motos, de vélos, de camions de livraisons et de voiture de clients ; Il n’y a pas de
place attitrée ; L’entrée trop étroite ; La cour est « défoncée », il y a des trous partout ; Nous
changeons trop souvent de véhicules ; Il n’y a pas de plan de circulation, Chacun traverse
n’importe où ; C’est la « bagarre » le matin, la nuit le parking n’est pas éclairé.
2) Le diagramme de Pareto
L’économiste italien Vilfredo Pareto avait observé que 80 % des richesses étaient détenues par
20 % de la population (d’où le nom de la règle 20/80 ou 80/20).
Le diagramme de Pareto est un moyen pour classer les phénomènes par ordre d’importance. Il
est un graphique à double axes qui présente les données sur un histogramme (par ordre
décroissant).
Dans le suivi de qualité, il faudrait donc travailler en priorité sur les 20% pour améliorer
significativement la performance à 80%. Dans tout groupe de causes contribuant à un effet
commun, la majeure partie de l’effet (80%) est attribuable à un nombre relativement faible (20%)
de ces causes.
Les premières applications sont :
Après analyse des opérations, 20% sont à l’origine de 80% du chiffre d’affaires.
La gestion de la qualité de la production : 20% des causes sont responsables de 80% des
défauts constatés.
La vente des produits : 20% des produits contribuent à 80% du chiffre d’affaires.
80% des réclamations clients sont dues à 20% des causes. En mettant en évidence ces
20% causes et en les traitant, la qualité de l’entreprise ne s’en verra qu’améliorée à 80%.
L'exploitation de cette loi permet de déterminer les éléments les plus pénalisants afin d'en
diminuer leurs effets :
- Diminuer les coûts
Exemple 1 : Le nombre de réclamations dans une maison de couture TX concernant les jeans ont
été analysés et classées comme suit :
Tailles 5 3% 98% C
Fermetures 3 2% 100%
Total 144 100%
En conclusion pour les réclamations : Il faudrait donc travailler en priorité sur la qualité des
coutures et la bonne teinte des jeans (la couleur), soit 20% pour éviter les réclamations les plus
nombreuses, soit 80%.
Exemple 2. Pour la route nationale n°1, qui aboutit à un carrefour, avec une maison sur la droite
; en six mois on a dénombré 60 accidents.
Dépassement 2 3,3% F
Mauvaise visibilité 8 13,3% D
Refus de priorité 12 20% B
Taux d'alcoolémie 2 3,3% G
É tat du véhicule 11 18,3% C
É tat de la route 1 1,6% H
Vitesse excessive 19 31,6% A
Autres 5 8,6% E
Total 60 100
Conclusion : La vitesse excessive donne lieu à un nombre d'accidents élevé suivi de refus de
priorité. Donc il faudrait mettre l’accès sur les deux causes (20%) pour résoudre 80% des
accidents.
Mais ce classement brut peut être revu, en fonction de la gravité. Dans cet exemple, on multiplie
le nombre d'accidents relevé par celui des morts.
F Dépassement 2 0 0
D Mauvaise visibilité 8 2 16
B Refus de priorité 12 8 96
G Taux d'alcoolémie 2 1 2
C É tat du véhicule 11 1 11
H É tat de la route 1 0 0
A Vitesse excessive 19 2 38
E Autres 5 1 5
3) La méthode de 5 Pourquoi
Taiichi OHNO (1912 – 1990), ingénieurs Toyota introduit la méthode des 5 pourquoi
(questionnements successifs), pour trouver la vraie origine des problèmes
Les 5 pourquoi est la base d'une méthode de résolution de problèmes proposée dans un
grand nombre de systèmes de qualité.
Il s'agit de poser la question pertinente commençant par un pourquoi afin de trouver la
source, la cause principale de la défaillance. Cette méthode de travail est surtout faite pour
trouver la cause principale du problème rencontré.
Avec cinq questions commençant par « pourquoi », on essaie de trouver les raisons les
plus importantes ayant provoqué la défaillance pour aboutir à la cause principale.
Le questionnement d'un problème devient :
Pourquoi ce problème est-il apparu ? (recherche des causes d'apparition)
Pourquoi ce problème n'a-t-il pas été détecté ? (recherche des causes de non détection)
Pourquoi le système mis en place a-t-il permis l'apparition de ce problème ? (causes
système, renvoyant au manque d'anticipation et aux méthodes de prévention)
En effet, on peut déceler deux causes à la question « Pourquoi la chambre froide n’a pas été
alimentée ? » Ainsi, l’analyse continue dans chaque branche de l’analyse.
L’inconvénient principal des 5 Pourquoi, est qu’il ne permet pas de découvrir des causes que l’on
ne détecte pas. Afin de s’assurer que l’ensemble des causes ont été identifiées, il est possible
d’allier la méthode des 5 Pourquoi à celle des 5 M +2.
Ainsi à chaque question « Pourquoi cela s’est-il passé ? », il convient de se poser les questions
suivantes les unes après les autres :
Les tâches sont reliées par des contraintes (relation d’antériorité). L’ordonnancement doit
permettre l’enchainement des tâches et de déterminer la durée minimale du projet, les dates au
plus tôt et les dates au plus tard auxquelles doivent commencer les différentes tâches. Ces dates
permettent de calculer les marges de temps pour la réalisation de chaque tâche
Ainsi, par exemple, deux dates au plus tôt sont possibles pour l’opération I :
début de H (6) + durée de H (8) = 14
début de G (11) + durée de H (2) = 13
On retiendra la plus tardive des deux dates, soit 14.
Le chiffre 20 inscrit dans la case « fin » signifie qu’il faudra au minimum 20 mois pour réaliser
le projet.
3) Dates « au plus tard »
Les dates « au plus tard » des opérations sont inscrites en haut à droite des carrées représentant
ces opérations. Leur calcul s’effectue en partant de la droite du graphe, à partir de l’opération «
fin » jusqu’à l’opération « début ».
La date « au plus tard » de l’opération « fin » est égale à sa date « au plus tôt ».
Les opérations précédentes sont alors remplies successivement :
Date au plus tard d’une opération = date au plus tard de l’opération suivante - durée de l’opération.
Ainsi, par exemple, la date au plus tard de l’opération I est de 17 (Fin de « fin » = 20 - durée de
I = 3) et celle de l’opération G est de 15 (fin de I = 17 - durée de G = 2).
Dans le cas où plusieurs opérations succèdent à la même opération, c’est la moins tardive des
dates « au plus tard » calculées qui est retenue.
Ainsi, par exemple, 3 dates au plus tôt sont possibles pour D :
- fin de E (11) - durée de D (5) = 6
- fin de F (14) - durée de D (5) = 9
- fin de G (15) - durée de D (5) = 10
On retiendra la moins tardive des trois dates, soit 6.
Le diagramme permet :
de déterminer les dates de réalisation d'un projet ;
d'identifier les marges existantes sur certaines tâches ;
de visualiser d'un seul coup d'œil le retard ou l'avancement des travaux.
Le diagramme de Gantt ne résout pas tous les problèmes, en particulier si l'on doit planifier des
fabrications qui viennent en concurrence pour l'utilisation de certaines ressources de l'entreprise.
Toutefois, il est souvent possible de trouver des solutions satisfaisantes en appliquant simplement
des règles de priorité heuristiques.
La méthode consiste à placer les tâches à effectuer dans le diagramme de Gantt dans l'ordre défini
par la priorité et en tenant compte des ressources encore disponibles.
Les règles les plus courantes sont :
priorité à la réalisation des fabrications dont la date de livraison est la plus rapprochée ;
priorité à la première commande arrivée ;
priorité aux fabrications dont la durée totale est la plus courte ;
priorité aux fabrications qui utilisent au moins une ressource critique ;
priorité aux fabrications qui disposent du minimum de marge globale.
La durée d'utilisation d'un poste de travail (ou la durée d'exécution d'une tâche) est matérialisée
par une barre horizontale. Initialement, le diagramme de Gantt ne visualise que le temps : les
dates (début et fin) ainsi que la durée des tâches. Aujourd'hui, il est fréquent de matérialiser par
des flèches, les liens de dépendance entre les tâches (la flèche relie la tâche précédente à la tâche
suivante). Dans la pratique, et à la différence du PERT, le diagramme de base est souvent
complété en ligne par la liste des ressources affectées à chacune des tâches ainsi que par divers
indicateurs, fonction de la charge ou du délai, permettant d'en suivre l'avancement.
Concernant les délais, le diagramme de Gantt permet de déterminer les dates de réalisation des
différentes opérations, en tenant compte :
De la date de début au plus tôt : il n'est pas possible de commencer une opération avant
celle-ci. Choisir de commencer une opération à la date au plus tôt est intéressant, car cela
laisse une marge de manœuvre, mais cela peut aussi parfois poser des difficultés, par
exemple du stockage du produit de cette opération, si le délai entre l'opération donnée et
la suivante est trop important ;
De la date de début au plus tard : c'est la date la plus défavorable sans mettre le projet
en péril. Choisir de commencer une opération à la date au plus tard est techniquement
possible, mais constitue toujours une difficulté, car le moindre retard dans l'exécution de
cette tâche entraînera automatiquement un retard de l'ensemble du projet.
Les marges certaines, libres et totales dépendent des écarts entre les fins des opérations au plus
tôt ou au plus tard et le début de l'opération suivante, au plus tôt ou au plus tard. Ceci offre donc
3 combinaisons qui peuvent intéresser le planificateur.
GANTT offre la possibilité de gérer clairement les ressources de l'industrie. L'outil permet de
suivre de façon claire, les délais, les ressources humaines et les ressources matérielles. Ceci
permet au planificateur de suivre facilement l'avancement du projet.
SR = CF x 1
t
ou encore :
SR = CF
t
Critères de risque
La marge de sécurité absolue (MS), représente le montant du CA qui peut être supprimé par
une conjoncture défavorable sans entrainer de pertes pour le centre.
MS = CA – SR
L'indice de sécurité (IS), exprime la position du CR, de son volume activité par rapport au seuil
de rentabilité :
IS = (MS100)
CA prévisionnel
Le levier opérationnel
C'est le coefficient de volatilité du résultat par rapport au CA. Exprime la sensibilité du résultat
par rapport à une baisse du CA (É lasticité)
MCV pré visionnelle 1
LO = LO =
R pré visionnel IS
Exemple 1. Le site touristique Zongo
Le circuit touristique de Zongo est vendu 350 $ par touriste par jour. Les coûts fixes sont de 2
000 $ (coût du bus, du chauffeur et du guide) ; les coûts variables sont de 210 $ par touriste par
jour (repas et hébergement).
TD. A partir de quel nombre des touristes, le circuit est rentable par jour?
Solution :
MSCV unitaire = 350 – 210 = 140 $ / touriste
SR = CF/t = 2 000 / 140 = 14,3
121.700 X 26.000
Pour MCV = 26.000 → SR =-------------------
31.642
SR = 100.000
t = MSCV/CA
= 31.642/121.700 = 0,26
SR = CF = 26.000 = 100.000
t 0,26
b) Solution algébrique :
Le modèle de la roue de Deming (de l'anglais Deming wheel de Shewhart) est une
illustration de la méthode de gestion de la qualité dite PDCA (Plan-Do-Check-Act). La
roue de Deming est un moyen mnémotechnique permettant de repérer avec simplicité les
étapes à suivre pour améliorer la performance organisationnelle.
Démarche d’utilisation
La méthode comporte quatre étapes (PLAN - DO – CHECK – ACT), chacune entraînant
l'autre, et vise à établir un cercle vertueux.
Sa mise en place doit permettre d’améliorer sans cesse la qualité d’un produit, d’un
service, d’un projet….pour sa performance.
Outils à utiliser
Identification du problème à résoudre ou du processus à améliorer (par exemple à l'aide
de l’algorithme QQQCCPO)
Recherche des causes racines (par exemple à l'aide de diagramme d’Ishikawa ou le
diagramme de Pareto)
Recherche de solutions avec écriture du cahier des charges (reporting) et établissement
du planning (ordonnancement).
Mise en place des indicateurs de performance et système d’audit.
Faire vivre un système d’amélioration continu tel que la roue de Deming, pour viser le niveau
d’excellence, nécessite la mise en œuvre de 4 principes de base :
[penser P] ➞ Principe d’ajustement pour assurer la COHÉ RENCE
[penser D] ➞ Principe de maturité pour atteindre la MAÎTRISE
[penser C] ➞ Principe d’efficacité pour garantir le RÉ SULTAT
[penser A] ➞ Principe d’amélioration pour accroitre la COMPÉ TITIVITÉ́
Exemple : Pour le mois d’octobre 2019, chiffre d’affaires de Grand hôtel Karavia pour
l’Hébergement et la restauration sont égaux de 1.000 avec un coût opérationnel de 850 et 880, les
actifs nets employés de 2.000 et 1.200, les frais financiers étant de 20 pour les deux activités. Le
coût du capital employé est de 9% et l’impôt sur le bénéfice de 40%. TD. Calculer les indicateurs
de performance économique.
Tableau d’analyse
4. Interst 20 20 40
6. Tax 40% 52 40 92
3.1. Introduction
La planification est une démarche descendante (on part du sommet stratégique), ascendante (les
unités font des propositions agrégées au niveau direction) ou les deux : la direction lance la
procédure, les unités donnent un avis, la direction synthétise (démarche en « V » ou en « W » si
plusieurs aller-retour sont prévus).
Elle traduit la stratégie en un ensemble d’objectifs concrets et contrôlables.
Analyse stratégique
Amont (mise en
place)
Suivi et évaluation
Aval (réalisation)
Décisions correctives
Le plan stratégique
Le plan stratégique est l’aboutissement de la démarche d’analyse stratégique (du diagnostic aux
choix). C’est une approche globale et qualitative qui traduit les orientations stratégiques :
-en mettant en évidence les objectifs et priorités à LMT;
- en intègrant les choix stratégiques en un ensemble cohérent, lisible, conforme au but de
l’organisation.
Le plan est un élément de communication et de motivation, un cadre d’action, une référence.
- plans d’actions à horizon limité (souvent entre 3 et 5 ans), revus chaque année (plan glissant =
correctifs, couverture permanente de l’horizon).
Le plan opérationnel
Le plan opérationnel est une programmation quantitative à court et moyen terme (pluriannuelle
– ex : 2 ou 3 ans) des actions et des moyens s’inscrivant dans le plan stratégique :
- objectifs intermédiaires, chiffrés, avec des échéances précises (résultats à obtenir et délais) ;
- construction d’un cadre pour l’action ;
- définition des responsabilités (centres, directions, divisions) ;
- établissement d’un plan de financement (faisabilité, business plan) ;
- allocation des moyens ;
- établissement en association avec les responsables opérationnels.
Les moyens de donner des repères pour l’action, de décentraliser les responsabilités, de contrôler
(dérives, correctifs) sont :
- les budgets ;
- les tableaux de bord ;
- les tableaux de bord prospectifs ;
La planification et le pilotage sont les étapes importantes dans le modèle PDCA. Elles concernent
to Plan and to Act.
Elles se font à travers les outils suivants :
1) Le budget
2) Le tableau de bord
Pourquoi planifier ?
La planification est une étape indispensable à la réussite et à une bonne gestion du temps.
Planifier consiste à organiser logiquement les différentes étapes à suivre et déterminer les
ressources essentielles pour atteindre un but défini. Elle vous aide à vérifier si votre objectif est
atteignable ou pas. Sa dimension essentielle est le temps.
Elle apporte une vision globale du projet et vous dévoile de quelle manière le temps est employé.
C'est un excellent moyen de contrôler, de maîtrise des différentes étapes lors de l'exécution. Elle
vous permet anticipez, de faire face aux obstacles lorsqu'ils surviennent. Elle vous permet de
limiter les risques d'échecs et les retards !
Planifier, c'est gagner en efficacité.
La planification consiste à fixer des objectifs et à déterminer les actions permettant de les
réaliser.
La planification se fonde en général sur une analyse de la trajectoire passée de
l'organisation, des ressources à sa disposition, de sa situation actuelle et des buts à
atteindre.
Outre la dimension principale qui est le temps (Quand), la planification prend forme selon
ses autres dimensions que sont le périmètre des objectifs du projet (Quoi), les ressources
É tapes de la planification
1) Analyse des opportunités et des menaces de l'environnement, ainsi que des forces et des
faiblesses de l'entreprise (utilisation du modèle SWOT) ;
2) Examen des options possibles et détermination de la stratégie appropriée ;
3) Déclinaison de cette stratégie en budgets ;
4) É laboration des plans détaillés ;
5) Vérification régulière de l'atteinte des objectifs fixés
Mise à jour du plan en fonction des événements réels et actions correctives décidées en cas d'écart
par rapport au plan initial.
La planification stratégique
La planification stratégique a pour objet de préparer les options stratégiques possibles,
pour mettre en œuvre avec succès la stratégie fixée par le décideur.
Pour cela, l’entreprise met en œuvre un processus de planification stratégique, c’est-à-
dire définit d’abord la vision stratégique, puis adapte en permanence, à travers des
propagations d’effets, les leviers d’actions ainsi que les indicateurs stratégiques globaux
pour atteindre l’objectif stratégique fixé.
Pourquoi piloter ? Le pilotage des performances comme l'ensemble des actions ayant pour objet
de fixer le niveau des performances à atteindre (à travers les indicateurs) dans le cadre de la
stratégie et d'y consacrer les moyens nécessaires, financiers, humains ou organisationnels.
L’indicateur doit montrer le niveau de performance atteint de manière explicite.
Pour être pertinent, il doit être spécifique aux enjeux, aux opportunités et aux risques de
l'entreprise.
É tapes de pilotage
1) Anticiper : l'estimation du marché, du contexte socio-économique
2) Simuler : selon les anticipations, il est possible d'évaluer les conséquences financières
des décisions (recruter, investir, mener des opérations marketing).
3) Affecter des ressources : investir dans du matériel, ouvrir un nouveau bureau en région,
recruter un commercial, etc.
4) Comparer la performance obtenue à celle prévue, en déduire les causes afin de réajuster
dans un nouveau cycle.
3.2. Le budget
3.2.1. Définition
Le budget est une prévision chiffrée relative à un plan d'actions, correspondant aux
objectifs définis et comprenant les moyens arrêtés pour atteindre ces objectifs.
Le budget est l’expression quantitative du programme d’actions proposé, il contribue à la
coordination et à l’exécution des programmes.
Il couvre les aspects, tant financiers que non financiers, et tient lieu de feuille de route.
Le « budget » est un programme d’action envisagé pour une période donnée (trimestre, semestre,
mois ou année) et exprimé (en quantité et) en valeur.
La technique budgétaire comprend deux parties distinctes à exécuter dans un ordre déterminé : la
prévision qui suppose un choix des objectifs à atteindre, l’établissement des budgets selon une
typologie « objectifs/moyens ».
Le budget est la prévision annuelle chiffrée des éléments d’un programme d’action (recettes et
dépenses).
Un budget = un responsable opérationnel. Le budget général d’un programme se
décompose en plusieurs budgets détaillés (par action, service ou nature).
Le budget fixe un cadre à l’action, c’est un outil de décentralisation.
Le budget résulte d’une décision centralisée ou négociée (optique contractuelle).
Les budgets sont liés et conduisent à des synthèses prévisionnelles (trésorerie, résultat).
Des écarts prévision / réalisation sont calculés périodiquement (souvent mensuellement)et
ceux qui sont significatifs sont analysés avec les responsables concernés pour décider de
mesures appropriées.
2013 639,60
2014 665,18
2015 691,79
2016 719,46
Par la méthode des moindres carrés ordinaires (MCO), on peut faire de projection des ventes
(chiffre d’affaires prévisionnel) en considérant : Qu’une droite d’ajustement ne passe pas par tous
les points ; Il existe des écarts entre les points observés et les points ajustés
En minimisant la somme de ces écarts pour permettre un meilleur ajustement.
En calculant le coefficient directeur de la droite (a) et d’en déduire la constante (b) par la
formule :
a = ∑ XiYi –nX’ Y’
∑(Xi-X’ )2
b = Y’ – aX’ dans Y = aX + b
Cas 2. Le chiffre d’affaires annuel en million de $ de HAKUNA MATATA réalisé pendant les
dernières mois vous est fourni dans le tableau suivant :
Mois 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
CA 110 120 130 145 138 162 170 167 195 198
Tableau d’ajustement
Xi Yi XiYi (Xi – Xi)2 (Yi – Yi)2
(82,5 x 8108,5)
Le coefficient de corrélation est voisin de 1, cela indique qu’il existe entre les deux variables
(temps et chiffre d’affaires) une tendance linéaire.
L’augmentation du CA sera régulière dans le temps et suivra la droite de la forme Y = aX + b
a = = 9243 – 10 (5,5 x 153,5) = 9,703
17,50
b = 153,5 – (9,7 x 5,5) = 100,13
La droite d’ajustement est Y = 9,703X + 100,13
Le chiffre d’affaires du 11ème mois : Y = (9,703 x 11) + 100,13 = 206,86 millions de $
Le chiffre d’affaires du 12ème mois : Y = (9,703 x 12) + 100,13 = 216,57 millions de $.
Période Chiffre d’affaires prévisionnel
Novembre 206,86
Décembre 216,57
Les prévisions d’achat et des ventes de la boulangerie La Brioche pour les 6 premiers mois en
2016
Période 1 2 3 4 5 6
Achat d’avril 75 75
Période 1 2 3 4 5 6
Vente de janvier 60 540
Vente de juin 70
Le Budget de trésorerie
Période 1 2 3 4 5 6
Trésorerie d’ouverture 1500 30 280 390 525 715
Rentabilité Parts de marché par Durée de mise en œuvre Taux de mobilité (rotation
ROI segment nouveaux produits du personnel)
EVA Portefeuille clients R&D / Ventes Productivité de poste
Profitabilité Satisfaction clients R&D / Produit Coût moyen utilisé
Croissance Interventions É volution coût unitaire (personnel – nombre
Solvabilité clientèle Durée de fabrication personnes)
Liquidité Motivation Productivité des activités Age moyen (pyramide des
Durée du cycle clientèle Contrôle de qualité âges)
d’exploitation Fidélisation % de tâches informatisées Formation
Taux Temps de gestion É valuation des ventes par Absentéisme
d’endettement d’une commande produits Délai de détection d’un
Effet de levier client Part de nouveaux produits problème
dans les ventes Délai de réaction
Délai de solution
Satisfaction employé
Les indicateurs contenus dans le tableau de bord prospectif sont de deux natures :
Les indicateurs de résultat mesurent les performances de l'entreprise (par exemple, le
taux de satisfaction client).
Les indicateurs de moyens mesurent les ressources consommées (par exemple, le
nombre de visite par commercial) au sein de chaque axe stratégique.
Le navigateur Skandia
Le navigateur Skandia, conçu par Edvinsson et Malone (1997), pour corriger les limites du
tableau de bord prospectif de Kaplan et Norton. Ce modèle place l'humain au centre de la
démarche. Il privilégie le capital intellectuel, véritable moteur de la création de valeur.
EXERCICES D’APPLICATION
1) Construire le diagramme d’ISHIKAWA sur base des facteurs suivants qui expliquent le retard
dans la livraison aux clients chez la Bralima Lubumbashi : Rupture de stock des boissons
gazeuses, manque des techniciens formés dans les usines, les taches ne sont pas bien définies dans
les usines, certains véhicules de livraison en panne, certains superviseurs sont absents de leur
poste de travail, rupture de stock des matières premières, certains clients sont absents à l’heure de
livraison, pas de budget consistant pour les opérations de livraison, certains fournisseurs livrent
les matières consommables en retard, charges de travail importantes, certains chauffeurs sont
stressés lors de la livraison, pas de communication dans l’équipe dirigeante, les outils de mesure
de sucre en panne, absence de l’ambiance au travail, certains bon de commande sont non signés,
la mauvaise route dans certains quartiers où résident les dépositaires, les check-lists à la sortie de
camions de livraison sont incomplètes, certains chauffeurs ne sont pas motivés, système
informatique indisponible, coupure intempestive de courant électrique, le budget d’entretien des
camions de livraison n’est pas disponible, timing de livraison non défini, absence de coordination
dans le contrôle, les heures supplémentaires non payés, condition de travail du personnel de la
manutention est pénible, manque de tenues et bottes appropriés dans les usines, manque des
bouteilles pour le soutirage des boissons gazeuses, manque de carburants dans les véhicules de
livraison, pas de réunion de staff pour solutionner les problèmes.
2) Suite à des pannes répétitives sur deux machines appartenant à une chaîne de production nous
avons décidé d’agir sur les natures de pannes et causes de pannes afin de mener une action de
maintenance. Le dépouillement des fiches d’historique de pannes (tableau ci-dessous) se fera par
la méthode de Pareto.
Nature des pannes Désignation par famille de pannes Heures d’arrêt
A Mécaniques (moteur) 420
B É lectricité (moteur) 320
C Réglage mécanique et changement de 815
pièces mécaniques
D Pièce de sécurité 75
E Pneumatique 790
F Hydraulique 650
G Organe de commande 220
H Frein 200
3) La société MONALISA fabrique des « contenants » pour les usines agroalimentaires. Ces
contenants sont destinés à recevoir des consommables (salades, plats préparés, …). La ligne
fonctionne à feu continu, 24 heures, 7 jours sur 7. Elle ferme 4 semaines en août. Le tableau
suivant donne l’historique des défaillances depuis le 02/05.
Symboles de sous-ensembles :
BROY = Broyeur EMP = Empileur DECOUP = Découpe
MISAC = Mise en sachet EXT = Extrudeuse FIL = Filière
FORM : Formage VUL = Vulcatherm
Travail demandé : Dresser un tableau regroupant les sous-ensembles, le nombre de défaillances N, les
temps d’arrêt par sous-ensemble Nt et la moyenne des temps d’arrêt t.
À partir d’une analyse quantitative des défaillances par l’approche de Pareto, indiquer les sous-ensembles
mettant en cause la disponibilité, la fiabilité et la maintenabilité de la ligne.
4) Soit l’évolution de frais de publicité et des ventes suivants chez QUIN MAT :
Travail à faire : Indiquer si l’évolution de frais de publicité évolue dans le même sens que les ventes.
5) Manoah Investissment vous fournit les informations suivantes relatives à ses ventes au cours des
périodes 1 à 7.
Xi Yi
1 10800
2 15250
3 17920
4 20100
5 24600
6 18575
7 25000
Travail à faire : Déterminer la droite de tendance de cette série ; Prévoir les ventes pour la période 8,
9,10, 11 et 12.
7) Le bilan de RUASHI MINING arrêté au 31/12/2018 se présente comme suit : Bâtiment 45.000,
amortissement bâtiment 4.500 ; stock de marchandises 35.000 ; créances commerciales 10.000,
effets à recevoir 40.000, réserves 15.000, Dettes à plus d'un an 30.000 et dettes fournisseurs
15.000. Sachant que le capital vaut le triple des avoirs en banque augmenté de 25.000.
Les prévisions de la société pour le premier semestre de l’exercice 2019 se trouvent dans le tableau
suivant :
Ventes TTC 60 000 60 0000 90 000 120 000 120 000 150 000
- Les clients paieront 50% dans le mois, 20% à 30 jours fin de mois et le reste 60 jours fin de mois. Les
créances commerciales au bilan seront payées moitié en janvier et moitié en février.
- Les factures de fournisseurs de marchandises seront réglées à raison de 10% dans le mois, 40% à 30
jours fin de mois et le reste à 60 jours fin de mois. Les créances clients du bilan seront payées par les tiers
en janvier, février, et mars.
- Les salaires seront payés à la fin de chaque mois. Les charges sociales représentent 50% des salaires
mensuels et sont payés au début du mois suivant. Les autres charges sont payées dans le mois au cours
duquel elles ont été réalisées.
- Un camion d’un montant de 100 000 sera acquis à crédit au mois de janvier, paiement prévu en juin. Par
contre, un amortissement linéaire au « prorata temporis » sera appliqué mensuellement, le taux annuel est
de 20%.
- Une provision pour grosses réparations est constatée à la fin de chaque semestre, montant 10 000.
- Les effets à recevoir au bilan sera remis à l’encaissement en fin avril, date de leur échéance.
T.D. É tablir le budget de trésorerie en faisant ressortir clairement le tableau des encaissements et le tableau
des décaissements.
8) La compagnie aérienne CONGO AIRWAYS souhaite étudier un problème de non - qualité de son
service. Effets observés :
8) Les observations suivantes ont été réalisées dans une usine de production de cuivre chez BOSS
MINING :
Machine 1 : 26 pannes, 265 minutes d'arrêt
9) Un examen des données rassemblées par le service de qualité dans un atelier de fabrication des
chemises au cours d'une période de 50 jours, fait ressortir un taux de réparation des retouches très
élevé. Ayant pris note de la situation, l'entreprise décide d'entreprendre une action corrective
systématique qui consiste à donner la priorité aux types des retouches les plus importants.
Données :
10) La société HAKUNA MATATAT est confrontée à un nombre croissant de plaintes des clients. Il
ressort d’une étude auprès des clients et du personnel que les dysfonctionnements suivants sont
souvent cités :
1. Nombre de camionneurs insuffisant
2. Saisie des commandes trop longues
3. Le chargeur souvent en panne,
4. Nettoyage des quais de chargement insuffisant
5. Impression des bons de livraison trop longue
6. Bon de livraison non joint aux colis
7. Pas de salle de détente, pas de boisson, pause insuffisante
8. Fatigue du personnel des entrepôts
9. Entrepôt chaud
10. Faiblesse du Service après-vente qui répond avec retard
11. Manque de personnel au service commercial
1) Qualité insuffisante des cartons qui se déchirent,
2) Mauvaise manutention des colis qui sont abimés
3) Les étiquettes sur les colis se décollent
4) Pannes sur les camions.
12) Vous gérez un bistrot et j'ai de nombreuses réclamations de mes clients : la bière que je vends n'est
pas bonne. Je cherche les causes, puis je les classe par nature à l'aide d'un diagramme d'ISHIKAWA.
Après un brainstorming réalisé nous utiliserons les 5M dans l'exemple :
Travail à faire :
1. Déterminer la droite de tendance
13) Soit l’évolution de frais de publicité et des ventes suivants chez QUIN MAT :
Travail à faire : Indiquer si l’évolution de frais de publicité évolue dans le même sens que les ventes.
13) Une boutique d'habillement PORTA PORTEZ commercialise trois modèles de pantalons. Elle a
vendu cette année : 1500 pantalons jeans à 55$ l'un ; 800 pantalon tissus à 40 $ l'un et 250 chemises
façonnable à 135 $ l'une. Les coûts variables unitaires respectifs sont de : 35 $, 30$ et 83 $.
TD. Calculer le seuil de rentabilité et le point mort correspondant
14) Les taches suivantes sont prévues pour l'aménagement d'un achalandage :
TD. Déterminez le nombre de semaines nécessaires et le chemin critique pour réaliser ce projet.
15) L'entreprise minière TFM produit 2.000 tonnes de cuivre le mois d'Avril 2013 qui entrainent le coût
variable de 10.000.000 $ et le coût fixe de 6.000.000 $. Sur le marché international, le prix de vente
unitaire du cuivre est de 6.500 $ la tonne. Au mois de Mai 2013, l’entreprise reçoit une commande
supplémentaire de 800 tonnes de cuivre au prix de vente de 7.800 $ la tonne.
Deuxième hypothèse : la fabrication entraîne une majoration des coûts fixes de 400.000
Travail demandé :
1. Calculer le seuil de rentabilité significatif et dire à quelle quantité de cuivre vendu l’entreprise
serait au point mort.
2. Représenter graphiquement le point mort significatif.
3. Calculer la marge de sécurité absolue et la marge de sécurité relative significatives.
16) Le chiffre d'affaires annuel HT de l'entreprise THE ICON GROUP CONGO en millions d'euros
réalisé pendant la dernière décennie vous est fourni dans le tableau suivant :
Période (xr) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
CA (yi) 9000 12500 15030 17545 18538 21762 22700 25100 28050 30250
17) La construction d'une usine de traitement industriel de cuivre chez AMCK à Kinsevere comporte les
opérations suivantes :
Opération Durée Contraintes de succession
minimale
A É tudes préalables 3 mois Avant toute autre opération
B Construction d'un concasseur 2,5 mois Succède à l'opération A
C Construction d'un agglomérateur 1 mois Succède à l'opération B
D Construction d'une unité de lixiviation 2,5 mois Succède à l'opération A
E Construction de remblais de minerais 1,5 mois Succède à l'opération D
appauvris, coffret électrique
F Aménagement d'aires de stockage des 3 mois Succède à l'opération D
stériles, réservoir de lixiviation
G Construction du broyeur, usine acide, 1 mois Succède à l'opération D
épaississeur, extraction par solvant
H Usine d'électrolyse 4 mois Succède à l'opération A
I Usine de traitement 1,5 mois Succède aux opérations G et H
J Aménagement collecteur d'eau, la bande 3 mois Succède aux opérations C et E
transporteuse, remblais de terre,
pipelines
Travail demandé :
1) Calculez les dates au plus tôt et les dates au plus tard sur le projet
2) Mettez en évidence le chemin critique du projet.
18) On cherche à résoudre un problème de casse sur une ligne de fabrication de produits en verre. Après
recherche, une liste de causes possibles a été établie. Une feuille de relevé a été remplie. La grandeur de
mesure est le nombre de fois où la cause est vérifiée.
20) Supposons que l'on veuille étudier les raisons de la résiliation d'un abonnement en ligne. Un
questionnaire a été proposé à un échantillon de 150 clients candidats à la résiliation. Les observations
suivantes sont faites : Le contenu du site ne correspondait pas à mes attentes 40 ; Le contenu n'est pas bon
50 ; Le contenu n'est pas renouvelé assez souvent 10 ; Difficultés techniques pour accéder au contenu 30 ;
Autres 20
20) Les observations suivantes sont faites sur les lombalgies fréquentes parmi les magasiniers d'un
entrepôt de meubles UAC à Lubumbashi :
1. Chariot non utilisé
2. Cartons lourds
3. Non formalisation des bonnes postures
4. Antécédents médicaux
5. Encombrement des cartons
6. Manutention manuelles
7. Mauvaise organisation des équipes
8. Précipitation
9. Non-respect de cadence de travail
10. Pas d'affichage de sensibilisation
11. Mauvaise prise en charge
TD. Faites l'analyse de ce problème en utilisant le diagramme d'Ishikawa
21) L’entreprise BICOCE fabrique des copieurs. Pour le produit P3 (un copieur pour des tirages moyens),
vous disposez des informations suivantes portant sur les six premiers mois de l’année :
É léments Montants
L’amortissement concerne des machines acquises à une valeur hors taxes de 100 000 $. Il sera linéaire sur
5 ans.
Travail à faire
1. É laborer le tableau différentiel.
2. Déterminer le seuil de rentabilité en valeur et en quantités.
3. Déterminer la date du seuil, en supposant les ventes régulières au cours de la période.
22) Suite à une étude de marché, on estime que le nombre de bibliothèques vendues par trimestre suit une
loi normale de moyenne 1 500 et d’écart-type 600. Un investissement permet d’obtenir une marge sur coût
variable de 90 € par bibliothèque et des charges fixes de 70 000 €
23) Une entreprise n’ayant pas des ventes régulières au cours de l’année vous demande de lui présenter
les prévisions pour l’année suivante. La statistique des ventes ( en milliers d’unités) des 4 dernières années
est présentée dans le tableau ci-dessous.
24) Crée en 2015, la SIL s’est développé de manière progressive dans le secteur de l’impression et du
façonnage de livres. Au fil du temps, elle a développé de nombreux partenariats avec les entreprises
d’édition. Pour développer la nouvelle collection et répondre à la demande d’autres maisons d’édition, la
mise en place d’une nouvelle unité de production dans un bâtiment de 1 000 m2 est envisagée. Elle
nécessite une multitude d’opérations et il est indispensable d’utiliser une méthode d’ordonnancement.
1. Expliquer en une dizaine de lignes dans quels cas il est intéressant de recourir à une méthode
d’ordonnancement et quels sont les avantages d’un tel outil.
2. Représenter, par un graphe MPM, le planning d’avancement des travaux. Déterminer le chemin
critique et en déduire la date prévisionnelle de fin des travaux.
3. Calculer et interpréter les marges totales et libres de chaque tâche.
4. Quelle opération doit-on réduire en priorité pour diminuer la durée du projet au moindre coût ?
Justifier la réponse.
Question : A l’aide du modèle METRA, dresser le graphe et indiquer le chemin critique pour ce
projet (au verso).
25) Le chiffre d'affaires mensuel HT de l'entreprise THE ICON GROUP CONGO SARL réalisé
pendant les dix derniers mois vous est fourni dans le tableau suivant :
Période 1 2 3 4 5
CA 15.000 20.000 25.000 22.000 30.000
Supposons que dans les six mois à venir, le coût de matières achetées représente 20% du chiffre
d’affaires ; le salaire, les charges sociales et l’impôt sur le revenu professionnel qui sont des
charges de structure représentent 25% du chiffre d’affaires ; le frais de services extérieurs étant
15% du chiffre d’affaires, les autres consommations internes 5% et les charges d’amortissement
10% du chiffre d’affaires.
Travail demandé : Calculez le seuil de rentabilité pour les six mois à venir en tenant compte de
16% de la TVA.
26) La compagnie aérienne CAA souhaite étudier un problème de non - qualité de son service
qui occasionne le retard d’embarquement et débarquement des passagers dans ses vols. Les faits
observés sont les suivants avec leurs effets d’amplification causés par une faible coordination des
équipes :
27) Le lancement d’une nouvelle boisson aromatisée dénommée « XXL » à la Brasimba nécessite
les tâches suivantes :
Tâches Durée (en semaine) Tâches antérieures
Analyse des besoins 10 -
Analyse des saveurs 7 A
Analyse des couleurs 5 B
Etude d’emballage 8 A
Contrôle de saveur, couleurs et emballage 2 D–C
Choix du produit en fonction des tests 2 E
Chaîne de production adaptée au produit 11 F
Présérie effectuée 1 F
Elaboration d’une stratégie marketing 10 F
Recherche des canaux de distribution 8 A
Installation de la nouvelle chaîne 3 E-G
Question : A l’aide du modèle METRA, dresser le graphe et indiquer le chemin critique pour ce
projet.
28) Une entreprise fabrique des appareils, référence de A à H, selon un programme semestriel. Le coût de
production est alourdi par le nombre de retour de produits croissants qui par surcroît tend à détruire l'image
de marque de l'entreprise.
Le tableau ci-dessous récapitule des différents éléments par références : Nombre d'appareils fabriqués,
Nombre de retouches, Nombre d'heures de retouches.
29) Le lancement d’une nouvelle aromatisée a la BRASIMBA nécessite les taches suivantes :
30) Pour l'ouverture d’un vidéoclub, les tâches suivantes sont prévues :
Un deuxième tableau (appelé tableau des antériorités) permettant l’ordonnancement des taches
est ensuite établi. Il se présente de la manière suivante :
Durée en Taches
Taches
semaines antérieures
A Préparation et signature du bail commercial 2 -
Contacts avec les entreprises pour aménagement du
B magasin 2 A
C Choix des entrepreneurs, réalisation des travaux 6 B
Contacts avec les éditeurs et grossistes pour l'achat
D des cassettes 1 A
E commande des cassettes, attente des livraisons 2 D
Réception des cassettes, codification de chacune
F d'elles, mise en rayon 2 E-C
Choix d'un fournisseur de micro-ordinateur,
G commande 1 A
H Installation du matériel informatique, formation 1 G-C
Création du fichier cassettes, édition et impression du
I catalogue destiné aux clients 1 H-F
J Ouverture du compte en banque 1 A
Demande d'immatriculation au RC, obtention du
K numéro 2 A
Commande à l'imprimeur des documents
L administratifs et commerciaux 2 J-K
M Réception des documents imprimés 3 L
N Derniers préparatifs matériels 1 I-M
31) Une entreprise désire augmenter sa productivité en diminuant les pannes couteuses. Pour cela, elle
demande au service maintenance de définir des priorités sur les améliorations à apporter. L’historique
des avaries relevées sur un robot de peinture représenté ci-dessous :
No de machine Nombre d’heures d’arrêt Nombre de pannes
1 100 4
2 32 15
3 50 4
4 19 14
5 4 3
6 30 8
7 40 12
8 80 2
9 55 3
10 150 5
11 160 4
12 5 3
13 10 8
14 20 8
1. Tracer la courbe ABC et déterminer les machines prioritaires pour le service maintenance.
2. Proposer des actions à envisager sur ces éléments afin d’augmenter la production de l’entreprise.
32) Une entreprise désire augmenter sa productivité en diminuant les pannes sérieuses. Pour cela elle
demande au service au service de maintenance de définir des priorités sur les améliorations a apporter
a la chaine de production. Pour ce faire, le responsable d’entretien fait appel a l’historique des pannes
enregistrées sur une période de 2 ans dans l’atelier pour chaque type de matériel.
Les données sont regroupées dans le tableau suivant :
Types de matériel Temps de réparation (h) Nbr de pannes
Chaudière 100 2
Compresseur d’air 85 10
Vanne manuelle 175 6
Pompe centrifuge 145 2
Vanne automatique 60 7
Moteur électrique 52 6
Réducteur de vitesse 36 15
É changeurs 200 2
Système de transmission 12 20
Pompe a lobes 250 5
1. À partir de l’historique donné ci-dessus, et en respectant les étapes de la méthode ABC, tracer le
diagramme de Pareto et déterminer sur le diagramme les zones A,B et C.
2. À partir du diagramme tracé, déterminer les éléments à étudier en priorité.
3. Proposer des actions a envisager sur ces éléments afin d’augmenter la production de l’entreprise.
NB : Vous devez détailler les actions proposées.
33) L’étude faite par le service maintenance a pour but de réduire le nombre d’heures de pannes en
mettant en œuvre un entretien préventif rationnel. Pour cela, il exploite l’historique des avaries relevées
sur un robot de peinture représenté ci-dessous.
Afin de mieux cerner les pannes onéreuses, tracer la courbe ABC des pourcentages de temps d’arrêt
cumulé en fonction de la nomenclature de panne.
À partir du diagramme tracé, déterminer les éléments à étudier en priorité.
D 10 - E
E 10 D H
F 30 B G
G 60 F H
H 10 C-G-E -
A 5 D
B 2 G.H
C 5 B
D 4
E 2 G.H
F 4 E.I
G 3
H 2 D
I 6 A
Questions :
1- É tablissez la matrice des antériorités et classez les taches par niveaux.
2- Réalisez le graph sagittal potentiel-étapes.
3- Réaliser le Pert potentiel taches avec les dates au plus tôt, au plus tard, les marges libres et totales.
4- A partir du Pert potentiel taches réalisez le diagramme de Gantt (ne pas tenir compte des jours fériés),
positionnez les marges sur le diagramme de Gantt.
36) La direction d’un hôpital décide de mettre en place un service de soins palliatifs. Ce projet comporte
12 taches distinctes repérées par une lettre. L’effectif (personnel nécessaire à la réalisation de la tache),
la durée des taches ainsi que les antériorités nécessaires sont indiquées ci-dessous :
Tache Durée (jour) Effectif Antécédents
A 3 5
B 1 2 A
C 5 3 A
D 6 2 B
E 4 4 B
F 2 3 C.D.I
G 9 4 E.F
H 5 4
I 8 4 H
J 2 2 H
K 3 2 I
L 7 4 J.K
Questions
1- É tablissez la matrice des antériorités et classez les taches par niveaux.
2- Réalisez le graphe sagittal potentiel taches.
3- Réalisez le METRA potentiel taches en calculant les dates au plus tard, au plus tôt, les marges libres et totales
et en déterminant le chemin critique.
4- Réalisez le diagramme de Gantt relatif au Pert potentiel taches.
37) Construire le diagramme d’ISHIKAWA et de Pareto sur base des facteurs suivants qui expliquent le
retard dans la livraison aux clients chez la Bralima Lubumbashi, avec les fréquences d’apparition (dans
une échelle de 0 à 10) :
1. Rupture de stock des boissons gazeuses 7
2. Manque des techniciens formés dans les usines 5
3. Les taches ne sont pas bien définies dans les usines 4
4. Certains véhicules de livraison en panne 5
5. Certains superviseurs sont absents de leur poste de travail 9
6. Rupture de stock des matières premières 6
7. Certains clients sont absents à l’heure de livraison 2
8. Pas de budget consistant pour les opérations de livraison 4
9. Certains fournisseurs livrent les matières consommables en retard 3
10. Charges de travail importantes 2
11. Certains chauffeurs sont stressés lors de la livraison 4
12. Pas de communication dans l’équipe dirigeante 10
13. Les outils de mesure de sucre en panne 2
14. Absence de l’ambiance au travail 4