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Paix-Travail-Patrie Peace-Work-Fatherland
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UNIVERSITÉ DE BERTOUA THE UNIVERSITY OF BERTOUA
BP 416 P.O. Box 416
Tél : 222 24 18 01/Fax Phone: 222 24 18 01 /Fax
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ÉCOLE SUPÉRIEURE DE ADVANCED SCHOOL OF MINES
TRANSFORMATION DES MINES ET DES PROCESSING AND ENERGY
RESSOURCES ÉNERGÉTIQUES RESOURCES
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ELEMENTS FONDAMENTAUX
D’ELECTRONIQUE ET
D’ELECTROTECHNIQUE
CODE : LSC234
Crédits : 06
Répartition horaire:
CM : 60 heures, TD : 15 heures, TPE : 15 heures
NIVEAU 2
Parcours : SCT
Description et objectifs du cours : Ce cours a pour but de présenter rapidement le plus large
éventail possible des connaissances de base en électronique (analogique et numérique),
électrotechnique, traitement et transport du signal.
Contenu : Quelques mathématiques : Généralités sur les signaux, notion de filtre linéaire, Le
circuit électrique, dipôles électriques, régime sinusoïdale, spectre harmonique. Semi-
conducteur et transistors. Systèmes analogues. Systèmes numériques. Transmission de
l’information. Bases d’électrotechnique. Faire quelques applications sur carte Arduino.
SEMESTRE 4 (Niveau 2)
Code UE Constitutif Eléments constitutifs Crédits CM TD TP TPE
de l’UE du semestre
EC1UEF3 : Bases de 15 5
l’électronique analogique
UEF3: Eléments
fondamentaux EC2UEF3 : Bases de 6 15 5
LSC234 l’électronique numérique
d’électronique et
d’électrotechnique 10
EC3UEF3 : Bases de 20 5
l’électrotechnique
Chapitre 2 :
Chapitre 3 :
Chapitre 4 :
1. Dipôle électrique
Un dipôle électrique ou électrocinétique est un système physique qui possède deux contacts
électriques, et dans lequel peut circuler un courant électrique.
On classe les dipôles électriques en deux catégories : les dipôles passifs et les dipôles actifs.
Un dipôle passif est un dipôle qui, branché seul au voltmètre, ne présente pas de tension à ses
bornes. Ce type de dipôle n’échange de l’énergie qu’avec le circuit auquel il est connecté
Exemple : les résistors et les diodes à jonction.
Par extension, on appelle circuit passif, un circuit uniquement constitué de dipôles passifs
Un dipôle actif est un dipôle qui transforme l’énergie électrique en une autre forme d’énergie,
ou inversement.
Ce type de dipôle échange de l’énergie avec le circuit et avec une source auxiliaire. C’est le
cas des piles, alternateurs, photodiodes, amplificateurs opérationnels et transistors par
exemple.
En électricité et électronique, l’état d’un dipôle électrique est caractérisé par deux grandeurs
algébriques:
Linéaire
U
Figure 2 : Exemples de caractéristiques courant-tension de dipôles
- La caractéristique statique d’un dipôle passif passe par l'origine O (𝑈0 = 0 𝑒𝑡 𝐼0 = 0).
- La caractéristique statique d’un dipôle actif ne passe pas par l'origine O (𝑈0 ≠ 0 𝑒𝑡 𝐼0 ≠ 0).
Ci-dessous les symboles des dipôles les plus fréquemment rencontrés en électronique:
En fonction des orientations des flèches du courant et de la tension dans un dipôle électrique, on
a donc deux situations possibles :
- Si les orientations des deux flèches sont de sens contraires, la convention choisie est appelée
convention récepteur ; Cela permet d'obtenir deux grandeurs positives pour des dipôles
s'opposant à la circulation du courant.
1.3- Générateur
Un générateur est un dipôle actif capable de convertir en énergie électrique une autre forme
d'énergie. Un dipôle est un générateur lorsqu'il fournit de l'énergie électrique. On distingue :
- Les générateurs de tension ;
- Les générateurs de courant.
Un générateur de tension est un dipôle actif qui impose une différence de potentiel (d.d.p)
entres ses bornes quel que soit le courant qui le traverse donc quel que soit la charge.
La droite de charge est obtenue à partir de la loi d’ohm pour le générateur qui alimente la
charge représentée par la résistance :
𝑈 = 𝐸 − 𝑟𝐼.
𝑈 𝐸
Soit : 𝐼=− +
𝑟 𝑟
Les théorèmes généraux sont déduits des lois de Kirchhoff et permettent de simplifier les
méthodes d’analyse et de résolution des circuits électriques et électroniques.
On distingue deux lois de Kirchhoff : la loi des nœuds en la loi des mailles. Elles sont à la
base de l’analyse et de la détermination de l’état électrique des circuits. Ceci étant déterminé
par la connaissance de tous les courants dans les branches et de toutes les tensions entre deux
nœuds.
Un nœud dans circuit ou un réseau électrique est un point de connection relié à trois dipôles
au moins. Toute portion du réseau entre deux nœuds est une branche. Une boucle fermée, ne
passant qu’une seule fois par un nœud donné, forme une maille.
Cette loi exprime la conservation de la charge électrique dans un circuit. Elle stipule que: La
somme des intensités des courants entrants dans un nœud est égale à la somme des intensités
des courants qui en sortent (pas d’accumulation de charge). En d’autres termes : « La somme
algébrique des courants arrivant à un nœud est nulle ».
𝐼1 + 𝐼2 + 𝐼3 = 𝐼4 + 𝐼5
∑ 𝜀𝑘 𝐼𝑘
𝑘=1
Dans cette dernière expression, on compte positivement les courants orientés vers le nœud N
(𝜀𝑘 = 1)et négativement les courants orientés vers tout autre nœud 𝜀𝑘 = −1).
𝑈1 − 𝑈2 − 𝑈3 + 𝑈4 = 0
Figure 13 : Loi des mailles
∑ 𝜀𝑘 𝑈𝑘
𝑘=1
où 𝜀𝑘 = 1si la tension algébrique est orientée selon le sens choisi pour la maille, et 𝜀𝑘 = −1
sinon.
𝑛 est le nombre de tensions aux bornes des dipôles dans la maille considérée.
La loi de Pouillet est relative à des circuits ne comportant qu’une seule maille et dont les
générateurs réels de courant ont été remplacés par les générateurs de tension équivalents. On
détermine alors simplement la valeur de l’intensité du courant dans la maille.
Exemple d’application :
𝐸2 − 𝐸1
𝐼=
𝑅1 + 𝑅2 + 𝑅3
Le schéma d’un pont diviseur de tension est donné par la figure suivant:
𝐸
𝐼=
𝑅1 + 𝑅2
Remarque :
Il faut noter qu’ici, on a des résistances en parallèle contrairement au pont diviseur de
tension où les résistances dans le circuit étaient en série.
𝑈 étant la tension ou la différence de potentiel aux bornes des différents éléments en parallèle,
on obtient :
𝐼 = 𝐼1 + 𝐼2
{
𝑈 = 𝑅1 𝐼1 = 𝑅2 𝐼2
La résolution de ce système d’équation donne les solutions suivantes :
𝑅2 𝑅1
𝐼1 = 𝐼 𝑒𝑡 𝐼2 = 𝐼
𝑅1 + 𝑅2 𝑅1 + 𝑅2
2..2.4 Théorème de superposition
Ce théorème découle des équations linéaires qui relient les courants dans les différentes
branches d’un réseau linéaire, comportant des sources de tension et de courant.
Considérons le montage de la figure suivante constitué d’un circuit alimenté par deux sources
indépendantes ; une source de tension et une source de courant. Les deux source aliment une
charge représentée par la résistance 𝑅. Le théorème de superposition stipule que « le courant
qui traverse la charge 𝑅 est la somme des contribution des différentes sources agissant
individuellement ». Le montage peut ainsi être décomposé en deux montages 1 et 2.
a) Théorème de Thévenin
Il s’énonce comme suit : « tout circuit constitué uniquement de sources idéales de courant, de sources
idéales de tension et de résistances peut être modélisé par un circuit équivalent constitué uniquement
par une source idéale de tension 𝐸𝑡ℎ en série avec une résistance 𝑅𝑡ℎ , dit « générateur de Thévenin
»» (voir figure suivante).
Sa résistance interne 𝑅𝑡ℎ est la résistance équivalente entre les bornes A et B lorsque
chaque générateur indépendant est passivé (remplacé par sa résistance interne).
Sa f.é.m 𝐸𝑡ℎ est la tension mesurée entre A et B à vide (le dipôle n’est pas connecté à
d’autres éléments externes ».
En pratique, pour appliquer le théorème de Thévenin, on procède comme suit :
𝐸
𝐼𝑁 =
𝑅1
Remarque : Le passage du modèle d’un générateur de Thévenin à celui d’un générateur de
Norton conduit à trouver :
𝐸𝑡ℎ
𝑅𝑦ℎ = 𝑅𝑁 𝑒𝑡 𝐼𝑁 =
𝑅𝑡ℎ
Remarque : Ce théorème est une réécriture de la loi des nœuds en fonction des seules
tensions. Il s’avère très commode et très efficace, notamment dans les montages comportant
des amplificateurs opérationnels
La plus grande partie de l’énergie électrique est produite sous forme de courant
alternatif sinusoïdal (alternateurs, générateurs basse fréquence, etc.);
T u(t) Um sin(t
)
U i(t) Im
m sin(t)
UC
C
La valeur efficace d’une fonction 𝑢(𝑡) périodique de période T est définie par :
𝑇
2
1
𝑈𝑒𝑓𝑓 = ∫ 𝑢2 (𝑡)𝑑𝑡
𝑇
0
𝑑𝑥(𝑡) 1
= 𝑗𝜔𝑋. 𝑒 𝑗𝜔𝑡 𝑒𝑡 ∫ 𝑥(𝑡)𝑑𝑡 = 𝑋. 𝑒 𝑗𝜔𝑡
𝑑𝑡 𝑗𝜔
Remarque :
La racine carrée imaginaire de -1 est représentée par le symbole 𝑗 afin d’éviter de possibles
confusions avec la représentation des intensités de courant.
La représentation vectorielle (Fresnel) des relations courant-tension en régime sinusoïdal est
une manière de ne garder du signal qu'un déphasage et une amplitude. Ce résultat peut aussi
être obtenu grâce à l'utilisation des nombres complexes:
𝑑𝑥(𝑡) 1
𝒙(𝒕) → 𝑋 = 𝐴𝑒 𝑗𝜑 ; → 𝑗𝜔𝑋 𝑒𝑡 ∫ 𝑥(𝑡)𝑑𝑡 → 𝑋
𝑑𝑡 𝑗𝜔
Loi d’Ohm en alternatif :
Elle s’écrit en introduisant le nombre complexe Z, appelé impédance complexe tel que :
𝑈 = 𝑍. 𝐼
𝑈𝑚 𝑗𝜑
𝑍= . 𝑒 = |𝑍|. 𝑒 𝑗𝜑
𝐼𝑚
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E. Tchoffo Houdji - 2024/2025
𝑈𝑚
𝑍 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ 𝑖𝑚𝑝é𝑑𝑎𝑛𝑐𝑒𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑒𝑥𝑒 𝑒𝑡 |𝑍| = 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑑𝑢𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑍 𝑒𝑛 Ω
𝐼𝑚
On peut aussi décomposer 𝑍 en partie réelle et partie imaginaire :
4- Quadripôle
Nous n’allons pas entrer ici dans les détails de cette théorie, mais juste indiquer ce qui nous
sera utile pour l'étude des filtres et transistors.
4.1 Définition
Un quadripôle est une boite noire à quatre bornes dans laquelle des courants électriques
peuvent circuler. Cette boite comporte deux bornes d'entrée et deux bornes de sortie :
𝒊𝒆 𝒊𝒔
𝒗𝒆 𝒗𝒔
𝒊𝒆 𝒊𝒔
Deux de ces variables sont indépendantes. Les autres y sont liées par les paramètres du
quadripôle.
En général un quadripôle est alimenté par un dipôle générateur (source de tension ou source
de courant). Le quadripôle alimente à son tour un dipôle récepteur (charge 𝑍𝑐 ). Son rôle
principal consiste à adapter les conditions de fonctionnement du dipôle générateur et du
dipôle récepteur destinés à être connectés l'un à l'autre.
A A
ie is
Zg
eg(t) ve vs Zc
ie is
B B
Dipôle générateur Quadripôle Dipôle Récepteur
Figure 30 : Quadripôle dans un circuit
A partir des paramètres hybride définis ci-dessus, on peut donner un schéma électrique
équivalent du quadripôle.
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E. Tchoffo Houdji - 2024/2025
Figure 31: Schéma équivalent d'un quadripôle
Ce schéma est typiquement celui qui sera utilisé pour représenter le transistor en petits signaux
alternatifs.
Du point de vue de la charge de sortie (dipôle branché sur la sortie), un quadripôle est
modélisable par un générateur de Thévenin dont l’impédance est appelée « impédance de sortie
»:
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E. Tchoffo Houdji - 2024/2025
b) Fonction de transfert
On définit alors, pour un quadripôle et une charge donnés :
d) Pulsation de coupure
La ou les pulsations de coupures 𝜔𝑐 sont telles que :
b) Filtres d’ordre 1
Filtre passe-bas d’ordre 1
Très souvent une fonction de transfert peut se mettre sous la forme d’un produit ou d’un rapport
de fonctions de transfert d’ordre 1 comme :
On pose alors :
On a alors
On a ici deux pulsations frontières, il est donc impossible de définir une pulsation réduite. Ces
deux pulsations frontières délimitent 3 domaines où il faut chercher des équivalents. On peut
soit utiliser le tableau proposé en cours soit faire un tracé par sommation des graphes :
Les équivalents de chaque gain en dB, sont donnés ci-dessous et on obtient le diagramme
La courbe noire finale est donc la somme des courbes rouge et bleue en pointillés.
On procède de même pour le diagramme de Bode de la phase
À noter ici, la pente à – 40 dB/déc dans la partie x > 1. Ce filtre est un meilleur filtre passe bas
que son équivalent d’ordre 1 mais présente une amplification parasite pour 𝑄 > 1⁄ (due à la
√2
résonance en tension aux bornes du condensateur).
Remarque : on a en fait un circuit RLC série pour lequel on regarde la résonance en tension
aux bornes du condensateur.
On donne, à titre documentaire, la forme de la fonction de transfert d’un tel filtre ainsi que
l’allure du diagramme de Bode du gain en dB pour un filtre coupe bande.
1- Introduction
L’électronique est la partie de la physique et de la technique qui étudie et utilise les variations
de grandeurs électriques (champs électromagnétiques, charges électroniques) pour capter,
transmettre et exploiter de l’information. Les semi-conducteurs sont les éléments de bases de
la fabrication de tous les dispositifs électroniques. Ce sont corps dont la résistivité est
intermédiaire entre celle des conducteurs et celle des isolants. On peut donc contrôler leur
conduction électrique (cas des diodes) ou l’amplification (cas des transistors). Ce contrôle peut
être statique (une fois pour toutes) par dopage (diodes) ou dynamique, par un courant circulant
dans une des broches du composant (transistors). Avant de décrire ce qu'est un matériau semi-
conducteur, il est nécessaire de décrire certaines propriétés énergétiques des électrons dans le
matériau.
La cohésion des atomes d'un solide est due à la mise en commun d'électrons pour former des
liaisons (électrons de valence). Selon leur position dans l'atome, les électrons sont dans
différents états énergétiques : ces états correspondent à certaines "bandes énergétiques" qui sont
séparées les unes des autres par des bandes interdites. Dans chaque bande énergétique il y a un
grand nombre de niveaux énergétiques permis, avec un maximum possible de 2 électrons par
niveau (Fig. 1).
L’électron qui se trouve dans la bande de valence participe à une liaison covalente
au sein du cristal.
Un électron ayant acquis suffisamment d’énergie peut se trouver dans la bande de
conduction. Il est alors mobile dans le matériau et peut participer à un phénomène de
conduction.
La mécanique quantique a montré que les électrons dans un atome ne peuvent pas
prendre des niveaux d’énergie quelconques, mais que ceux-ci sont quantifiés. Entre
Les électrons du solide comblent les bandes les plus basses comme dans un atome isolé (en
réalité une telle configuration n'existe que lorsque la température absolue est nulle). Quand la
température s'élève l'agitation thermique provoque des déplacements d'électrons de la bande de
valence vers la bande de conduction et réciproquement. (Figure 2)
2- Types de matériaux
En fonction de la largeur de la bande interdite, on distingue trois types de matériaux, dont les
conducteurs, les isolants et les semi-conducteurs.
Les bandes de valence et de conduction ont une partie commune. Autrement dit, la bande de
conduction est partiellement remplie. A toute température, il existe des électrons mobiles
susceptibles de participer aux phénomènes de conduction électrique sans fournir d’énergie et le
solide conduit alors l'électricité (mobilité suffisante des électrons dans le réseau atomique).
La bande de valence et la bande de conduction sont séparées par une bande interdite de grande
largeur (𝐸𝑔 = 8 à 10 eV) qui ne permet pas aux électrons (même pour des températures élevées)
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E. Tchoffo Houdji - 2024/2025
de passer dans la bande de conduction. La bande de conduction est alors vide en permanence et
le solide ne contient aucun électron capable de participer à la conduction.
Les matériaux semi-conducteurs se situent entre les conducteurs et les isolants. Dans un semi-
conducteur la “ largeur ” de la bande interdite est de l’ordre de 1 eV (𝐸𝑔 de 0,6 eV à 2 ou 3 eV)
Les semi-conducteurs ont une résistivité électrique comprise entre 102 Ω et 109 Ω. En
électronique, les trois principaux semi-conducteurs les plus utilisés sont :
Le Silicium (Si) : c'est le plus utilisé pour la fabrication des composants électroniques.
Le Germanium (Ge) : il est d’utilisation plus limitée (trop sensible en température,
courants de fuite importants)
L’Arséniure de Gallium (AsGa) : il est très utilisé dans la fabrication de composants
optoélectroniques ainsi que des composants plus rapides que ceux en silicium. Ces
applications sont cependant relativement rares.
Un matériau semi-conducteur est dit "intrinsèque" lorsqu’il est parfaitement pur. C’est-à-dire
ne contenant aucun élément étranger. Sa structure cristalline est constituée par des atomes
possédant 4 électrons de valence sur couche périphérique : chaque atome est entouré par 4
autres atomes et la liaison de cet atome avec ses voisins est réalisée par la mise en commun des
électrons de valence pour atteindre 8 électrons, maximum pour une couche stable. C'est la
structure du silicium qui possède un arrangement des atomes en forme de tétraèdre (un atome
central relié à 4 atomes voisins).
Dans un cristal de silicium pur, tout se passe comme si chaque atome était entouré de 8 électrons
de valence : il est alors dans une configuration stable où il n'y a pas de mouvement d'électrons
entre les atomes. Le matériau semi-conducteur intrinsèque se comporte alors comme un isolant
et son diagramme énergétique se traduit par une occupation totale de la bande de valence et par
un vide complet de la bande de conduction (à 0K). Si un électron reçoit suffisamment d'énergie,
il peut passer dans la bande de conduction et le matériau devient alors conducteur : c'est le cas
lorsque l'on n’est pas à la température du zéro absolu, le matériau a alors une conductivité
intrinsèque, caractéristique du type de semi-conducteur, (conductivité qui est très faible
comparée à celle d'un matériau conducteur mais qui est une caractéristique fondamentale de ce
type de matériau.)
Lorsqu'un électron saute de la bande de valence dans la bande de conduction (ce qui signifie
qu'il a quitté l'atome où il se trouvait pour se déplacer dans le matériau), il laisse à sa place un
"trou" qui est une place vide d'électron ou un site vacant (qui peut être assimilé à une charge
libre positive ; en effet, l’électron quittant la liaison de valence à laquelle il appartenait
démasque une charge positive du noyau correspondant.) (Figure 6b): un électron voisin peut
prendre cette place et à son ancienne place un trou va apparaître. Les électrons et les trous
peuvent alors se déplacer dans le matériau semi-conducteur et leur mouvement combiné
constitue un courant électrique. La création d’une paire électron libre-trou est appelée
génération alors qu’on donne le nom de recombinaison au mécanisme inverse.
Pour que le silicium devienne naturellement conducteur, il faut diminuer sa résistivité. Il faut
donc faire apparaître des électrons libres ou des lacunes pour avoir un terrain propice au passage
du courant électrique. Ceci se fait par "dopage" du semi-conducteur de base. Le dopage est
l’action qui consiste à rendre un semi-conducteur extrinsèque. Par extension, ce terme qualifie
également l’existence d’une concentration d’atomes étrangers. On donne le nom d’impuretés
ou dopants aux atomes étrangers introduits dans la maille cristalline.
En introduisant dans un matériau semi-conducteur de base (le silicium) plus d'électrons que les
niveaux de valence ne peuvent accepter, il restera après recombinaison des électrons libres dans
le matériau ; ces électrons se situant dans la bande de conduction (il n'y a pas de site ou ils
pourraient se placer): on est alors en présence d'un semi-conducteur de type 𝑛.
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E. Tchoffo Houdji - 2024/2025
Ce dopage est réalisé généralement par l'introduction d’un atome pentavalent (métalloïde :
phosphore (P), arsenic (As), antimoine (Sb)) dans le semi-conducteur intrinsèque. Ces
impuretés sont appelées donneurs car chacune d’entre elles donne un électron libre.
Remarque : On peut admettre que le nombre volumique des électrons libres est égal au nombre
volumique des impuretés et que le nombre volumique des trous (charges libres positives) est
négligeable; ils constituent des porteurs minoritaires dans la zone N.
En retirant des électrons au matériau semi-conducteur de base (le silicium), on laisse des sites
inoccupés par ces électrons dans les couches de valence, donc des trous et une prédominance
positive du matériau qui sera alors dit du type P. Ceci est généralement réalisé en introduisant
un atome trivalent (par exemple Bore (B), Aluminium (Al), Gallium (Ga) ou Indium (In)) dans le
semi-conducteur. Les impuretés, pouvant accepter des électrons, sont appelées accepteurs.
Figure 9 : Silicium dopé de type P : le dopage augmente le nombre des trous libres
Remarque :
3- La jonction PN
L’adjonction de deux semi-conducteur de type N et P respectivement ou le dopage non
uniforme d’un semi-conducteur, qui met en présence une région de type N et une région de type
P, donne naissance à une jonction PN. Une telle jonction est aussi appelée diode.
(a)
(b)
Lorsque les zones P et N sont mises en contact, la surface de transition entre les deux régions
est appelée jonction PN abrupte. Du fait de la continuité du réseau cristallin, les « gaz » de trous
de la région P et d’électrons de la région N ont tendance à uniformiser leur concentration dans
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E. Tchoffo Houdji - 2024/2025
tout le volume à disposition. Cependant, la diffusion des trous vers la région N et des électrons
libres vers la région P provoque un déséquilibre électrique si bien que, dans la zone proche de
la jonction, la neutralité électrique n’est plus satisfaite. On trouve, dans la région P, des atomes
accepteurs ionisés et des électrons, soit une charge locale négative, et dans la région N, des
atomes donneurs ionisés et des trous, soit une charge locale positive. Il s’est donc créé un dipôle
aux abords de la jonction et, conjointement, un champ électrique 𝐸⃗𝑖 . Une fois l’équilibre atteint,
ce champ électrique est tel qu’il s’oppose à tout déplacement global de charges libres.
La région dans laquelle la neutralité n’est pas satisfaite est appelée zone de déplétion ou zone
de charge spatiale ou zone de transition ou zone désertée alors que les autres régions sont
dites régions neutres.
Le champ électrique interne créé par le dipôle est nommé champ de rétention de la diffusion
car il s’oppose à toute diffusion des charges mobiles.
Le courant 𝐼𝑑 est appelé courant de diffusion total. Il correspond au bilan de la migration des
porteurs majoritaires. Il est orienté de P vers N.
Une fois la jonction formée, le mouvement des électrons et des trous a créé une barrière de
potentiel 𝑽𝟎 (la hauteur de cette barrière dépend de la quantité de dopant incluse dans le semi-
conducteur) qui résulte de l'accumulation de charges P et N de chaque côté de cette jonction et
qui s'oppose dorénavant au passage des électrons de la zone N vers la zone P et des trous de la
zone P vers la zone N. cette barrière de potentiel est de l’ordre de 0,6 à 0,7 V pour le Silicium
et 0,3 V pour le Germanium.
Par contre les électrons de la zone P et les trous de la zone N peuvent très bien franchir la
jonction et sont même attirés par cette barrière qui est pour eux un "fossé ».
- dans la zone P, les trous créés par le départ des électrons et les trous non occupés par les
électrons venus de la zone N lors de la création de la jonction sont repoussés par la barrière de
potentiel et ils s'accumulent sur la face extérieure de la zone P.
- finalement il se crée un champ électrique entre les 2 faces extérieures du matériau P-N, et si
l'on met en relation ces 2 faces (par un fil conducteur), les électrons vont migrer par ce fil
conducteur pour aller se recombiner avec les trous dans le matériau. Cette migration d'électrons
est un courant électrique (temporaire).
Si le champ 𝐸⃗ maintient les porteurs majoritaires dans leurs zones respectives, il n’interdit pas
le passage des porteurs minoritaires (trous de la zone N et les électrons de la zone P), donnant
naissance à un courant très faible 𝐼𝑠 appelé courant de saturation. A ce courant s’oppose celui
des porteurs majoritaire IM ayant une énergie suffisante pour franchir la barrière de potentiel.
Sans énergie extérieur, le courant global doit être nul (conservation de l’énergie). Ainsi on aura :
𝐼𝑑 = 𝐼𝑀 = 𝐼𝑠
𝑞𝑉0
𝐼𝑀 = 𝐼𝑠 = 𝐼0 𝑒 𝑘𝑇
La polarisation d’un composant électronique est l’alimentation de ce dernier par une tension
continue pour se placer à son point de fonctionnement.
Considérons le circuit de la figure 12 dans lequel une tension positive est appliquée entre la
région P et la région N d’une jonction PN (𝑉 = 𝑈𝑃𝑁 > 0).
Le pôle + de la source attire les électrons et apporte des trous dans le circuit.
Le pôle - de la source attire les trous et apporte des électrons dans le circuit.
𝑞𝑉0
𝐼𝑠 = 𝐼0 𝑒 𝑘𝑇
C’est la loi de Schockley qui exprime le courant circulant à travers la jonction PN en fonction
de la tension à ses bornes.
−𝑞
Soit 𝜆 = , on a 𝜆 ≅ 40 à 27°𝐶 (300𝐾) 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝐼𝑑 = 𝐼𝑆 [𝑒 40𝑉 − 1];
𝑘𝑇
dès que 𝑉 > 0,1𝑉𝑜𝑙𝑡, on a 𝑒 40𝑉 ≫ 1, d’où 𝐼𝑑 ≅ 𝐼𝑠 . 𝑒 𝜆𝑉 . Le courant qui traverse dans la
jonction PN polarisée en direct évolue de manière exponentielle avec la tension entre ses
bornes.
Considérons le circuit de la figure 13 dans lequel une tension négative est appliquée entre la
région P et la région N d’une jonction PN (𝑉 = 𝑈𝑃𝑁 < 0).
La jonction PN est dite polarisée en inverse. Le champ extérieur 𝐸⃗𝑒 vient s’ajouter au champ
interne 𝐸⃗𝑖 et le champ résultant 𝐸⃗𝑟 a pour effet d’empêcher la circulation des porteurs
majoritaires. La jonction est bloquée. Le courant inverse est pratiquement nul.
En effet, le pôle - de la source attire les trous (+) et le pôle + attire les électrons. La barrière de
potentiel s'élargit. 𝑉0devient 𝑉0 + 𝑉; avec 𝑉 > 0;
𝑞(𝑉0 +𝑉) 𝑞𝑉
𝐼𝑀 = 𝐼0 𝑒 𝑘𝑇 = 𝐼𝑆 𝑒 𝑘𝑇
Toute conduction devient impossible, le système est bloqué. L'épaisseur du dispositif restant
dans la pratique de quelques dixièmes de mm, il arrive un moment où la tension positive devient
suffisamment grande pour arracher des électrons dans la zone neutre. Ces électrons sont
fortement accélérés, et leur grande vitesse libère d'autres électrons par chocs.
Les électrons, de plus en plus nombreux, rendent toute la masse conductrice. Le montage se
trouve tout à coup en court-circuit.
Ce phénomène est appelé "effet d'avalanche ou, vu ses effets désastreux sur le silicium,
"claquage".
Remarque : Une jonction bloquée n'a pas une résistance infinie. Elle laisse passer un très faible
-9
courant de quelques nA (nanoampère = 10 A) dû aux électrons ou trous libérés par agitation
thermique à température ambiante. Ce courant est appelé "COURANT DE FUITE EN
INVERSE".
Le tracé des fonctions 𝐼𝑑 = 𝑓(𝑉) correspondant aux polarisations direct et inverse, permet
d’avoir la courbe de la caractéristique courant-tension (I-V) de la jonction PN. La figure 14 ci-
dessous donne la forme générale pour une jonction PN réelle.
Principaux Si, C, Ge, BN, BP, BAs, AlN, BeO, BeS, BeSe, BeTe, MgO,
Sn, SiC AlP, AlAs, AlSb, MgS, MgSe, MgTe, ZnO, ZnS,
semi- GaN, GaP, GaAs, ZnSe, ZnTe, CdO, CdS, CdSe,
conducteurs GaSb, InN, InP, CdTe, HgS, HgSe,HgTe
InAs, InSb
Les composés des groupes III-V et II-VI sont des composés intermétalliques se comportant
comme un semi-conducteur. Chacun de ces semi-conducteurs a un domaine d’application bien
précis. L’arséniure de gallium (GaAs) par exemple convient pour des fréquences très élevées
(domaine des GHz) (télécommunications par satellite) il peut, s'il est convenablement dopé,
atteindre les longueurs d'onde de la lumière (diodes lumineuses ou LEDs). Son seuil de tension
de la barrière de potentiel est légèrement supérieur à 2 V contre 0,7 V pour le silicium. Son
développement commercial est déjà très important et on le trouve dans de nombreuses
applications.
1- Définition
Une diode est un matériau (semi-conducteur) dont on peut contrôler la conduction électrique.
C’est un composant passif non linéaire. Elle est utile pour réaliser des fonctions électroniques
telles que le redressement d’une tension, la mise en forme des signaux (écrêtage, …).
2- Diode à jonction PN
2.1- Symbole de la diode à jonction
La figure suivante donne les deux modes de polarisation d’une diode à jonction
VAK
En polarisation directe, la tension appliquée (𝑉𝐴𝐾 > 0) permet le passage d’un courant
électrique de l’anode vers la cathode appelé courant direct 𝑰𝒅 .
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En polarisation inverse, la tension appliquée (𝑉𝐴𝐾 < 0) empêche le passage du courant. Le
courant inverse 𝑰𝒊 est pratiquement nul.
La figure 3 montre un circuit réalisable en laboratoire. Après avoir effectué les connexions, on
mesure le courant qui traverse la diode en fonction de la tension à ses bornes. On peut aussi
inverser la polarité de la source continue et mesurer en fonction le courant en fonction de la
tension en polarisation inverse. En traçant le courant en fonction de la tension, on obtient la
courbe de la figure 4 qui est la caractéristique courant-tension d’une diode à jonction
Polarisation en direct :
−𝑞𝑉
𝐼𝑑 = 𝐼𝑆 [𝑒 𝑘𝑇 − 1]
Polarisation en inverse:
VT = k • T/e
Is = courant inverse
Pour 𝑽𝒅 ≫ ~𝟎, 𝟕𝑽, le courant augmente rapidement avec une variation à peu près
linéaire
- la diode est dite “passante”
- mais 𝑰𝒅 n’est pas proportionnel à 𝑽𝒅 (il existe une “tension seuil” 𝑽𝟎 )
La tension seuil notée 𝑽𝟎 𝒐𝒖 𝑽𝒔 , est la tension au dessous de laquelle le courant qui traverse la
diode est très faible (de quelques µ𝐴 à quelques 𝑚𝐴) selon le type de la diode. C’est une
caractéristique importante de la diode. D’après le relevé de la caractéristique, cette tension vaut
environ : 0,6 à 0,7 V pour le Silicium et 0,2 V pour le Germanium.
• Une chute de tension en direct qui dépend du courant (résistance du silicium dopé).
La caractéristique de la diode n’est pas linéaire et la modélisation des signaux à ces bornes
devient complexe. On se ramène habituellement au cas linéaires en effectuant une linéarisation
Cette procédure est valable quel que soit la caractéristique I(V) du composant !
Dans cette approximation, la diode n’a pas de tension seuil. Il s’agit d’un interrupteur fermé en
polarisation directe (Figure 10a) et ouvert en polarisation inverse (Figure 10b).
(b)
On rajoute au modèle idéal précèdent, la tension de seuil 𝑉0 qui représente la tension du coude de la
diode. Cette tension correspond à la barrière de potentiel à vaincre de la jonction PN, elle est appelée
aussi le potentiel de contact de la jonction PN.
Note : 𝑉0 est de l’ordre de 0,6 à 0,7 V pour le Silicium et 0,3 V pour le Germanium.
Dans ce modèle, dès que la tension dépasse 𝑉0 , on rajoute en série une résistance 𝑅𝑓 qui reflète une
variation linéaire du courant en fonction de la variation de la tension.
En direct, on rajoute une force contre électromotrice 𝑉0 et une résistance dynamique moyenne
𝑅𝑓 : 𝑉𝑑 = 𝑉0 + 𝑅𝑓 𝐼𝑑 pour 𝐼𝑑 ≥ 0.
En inverse, la diode est considérée comme un circuit ouvert : 𝐼𝑑 = 0 pour 𝑉𝑑 ≤ 𝑉0 . Une
résistance dynamique en inverse 𝑅𝑟 très grande existe aussi (𝑅𝑟 ≫ 𝑀Ω).
La résistance dynamique moyenne 𝑅𝑓 est déterminée par la pente moyenne de la partie utilisée de la
caractéristique directe de la diode :
∆𝑉𝑑
𝑅𝑓 =
∆𝐼𝑑
Ce dernier modèle représente une très bonne approximation linéaire de la caractéristique d’une diode
réelle. Il est plus précis que le deuxième, mais plus complexe.
Remarques :
- En polarisation inverse, on peut aussi déterminer une résistance dynamique 𝑅𝑖 que est
de très grande valeur.
- Le choix du modèle de la diode à utiliser lors de l’analyse d’un circuit dépend de la
précision requise.
Modèle idéal de la diode : Pour une analyse rapide des circuits à diode
Modèle semi-idéal de la diode : Pour une analyse technique simple des circuits à diode.
Modèle linéarisé ou réel de la diode : Pour une analyse technique approfondie des circuits à
diode.
L’analyse statique se limite au calcul des valeurs moyennes des grandeurs électriques (ou
composantes continues, ou encore composantes statiques)
Elle correspond à l’analyse complète du circuit si seules des sources statiques sont présentes
L’analyse dynamique ne concerne que les composantes variables des tensions et courants (ou
“signaux” électriques, ou encore composantes alternatives (AC))
Illustration : Etude de la tension aux bornes d’un composant inséré dans un circuit.
𝑉𝑒 est une source statique (continue) alors que 𝑣𝑒 est une source alternative sinusoïdale.
𝑅2
𝑉(𝑡) = [𝑉 + 𝑣𝑒 (𝑡)] = 𝑉 + 𝑣(𝑡)
𝑅1 + 𝑅2 𝑒
Avec :
𝑅2 𝑅2
𝑉= 𝑉𝑒 𝑒𝑡 𝑣(𝑡) = 𝑣 (𝑡)
𝑅1 + 𝑅2 𝑅1 + 𝑅2 𝑒
𝑅2
𝑉= 𝑉
𝑅1 + 𝑅2 𝑒
Analyse dynamique : 𝑽𝒆 = 𝟎
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La loi du pont diviseur de tension permet d’avoir :
𝑅2
𝑣(𝑡) = 𝑣 (𝑡)
𝑅1 + 𝑅2 𝑒
- A “haute” fréquence (à préciser suivant le cas), le condensateur peut être remplacé par
un court-circuit.
- Le principe de superposition n’est plus valable en présence de composants non-
linéaires ! On peut cependant faire les extrapolations suivantes :
Le point de fonctionnement reste dans un des domaines de linéarité du
composant non-linéaire.
L’amplitude du signal est suffisamment faible pour que le comportement du
composant reste approximativement linéaire.
Tant que le point de fonctionnement reste dans le D.L. la diode peut être décrite par le
modèle linéaire approprié.
ATTENTION, l’utilisation des modèles à segments linéaires n’est plus valable si le point de
fonctionnement passe dans la zone du coude.
Supposons la diode à jonction polarisée en direct au point Q par une tension 𝑉𝑑𝑄 , créant un
courant 𝐼𝑑𝑄 à travers la jonction. L’étude en régime statique consiste à déterminer le point de
polarisation (𝑉𝑑𝑄 , 𝐼𝑑𝑄 ). Superposons à cette tension, une tension variable 𝑣 de faible amplitude
(étude en régime dynamique).
On suppose les variations de la tension variable suffisamment lentes (basse fréquence) pour
que la caractéristique “statique” reste valable. On aura alors des variations de faible
amplitude autour du point de fonctionnement statique Q ; ainsi la caractéristique : 𝐼𝑑 =
𝑓( 𝑉𝑑 ) peut être approximée par la tangente en Q.
En régime dynamique, la diode est équivalente à une simple résistance dynamique évaluée à
partir de la tangente à la courbe de sa caractéristique au point de fonctionnement.
Remarque : Ce schéma ne peut être utilisé QUE pour une analyse dynamique du circuit !
On distinguera :
Figure 19: Schémas équivalents dynamiques d’une diode réelle fonction du point de
fonctionnement ou de l’état de la diode
𝑣 𝑑𝑣
𝑖= +𝐶
𝑅𝑓 𝑑𝑡
Les charges restent “stockées” dans la diode (elles n’arrivent pas à suivre les variations de
𝑉𝑑 ). Cette dernière se comporte comme un condensateur, dont la valeur augmente avec 𝐼𝑑 .
𝐶 = 𝐶𝑗 + 𝐶𝑑𝑖𝑓𝑓
𝐼𝑑𝑄
𝐶𝑑𝑖𝑓𝑓 ∝
𝑇
Ordre de grandeur : 𝐶𝑑𝑖𝑓𝑓 ~ 40 nF à 1mA, 300K.
Aux hautes fréquences, ce déplacement donne lieu à un courant mesurable, bien supérieure à
𝐼𝑠 . Ce comportement peut encore être modélisé par une capacité électrique 𝐶𝑗 représentant la
capacité de jonction. On montre que :
𝐼𝑑𝑄
𝐶𝑗 ∝
√𝑉𝑑 − 𝑉𝑑𝑄
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𝐶𝑗 = capacité de “transition” ou “déplétion” ; son ordre de grandeur : ~pF.
Remarque :
La capacité 𝐶𝑗 varie en raison inverse de 𝑉𝑑𝑄 pour une jonction abrupte. On a donc réalisé
l’équivalent d’une capacité (en petits signaux) électriquement variable par une tension de
commande 𝑉𝑑𝑄 . Une diode utilisant cette propriété est appelée varicap ou varactor selon
l’utilisation.
C’est une diode conçue pour fonctionner dans la zone de claquage inverse, caractérisée par
une tension seuil négative ou « tension Zener » (𝑉𝑧 ). C'est un claquage contrôlé, où le courant
se stabilise et ne prend pas des valeurs destructrices, comme le cas d’une diode classique.
Effet Zener :
ou
Principe de fonctionnement
• En sens direct : cette diode fonctionne comme une diode conventionnelle et ne présente
pas d'intérêt particulier.
• En sens inverse : c'est le domaine d'utilisation de la diode Zener.
Le courant que peut supporter la diode Zener en inverse varie de quelques mA à quelques
ampères. Toujours se référer aux indications du fabricant.
𝐼𝑚𝑖𝑛 : courant minimal (en valeur absolue) au-delà duquel commence le domaine linéaire
« Zener » ; 𝐼𝑚𝑖𝑛 ~0,01 − 0,1𝑚𝐴.
𝒅𝑰 −𝟏
𝑹𝒛 = 𝒅𝑽𝒅 | : résistance Zener
𝒅 𝑽𝒅 <𝑽𝒛
Schémas équivalents :
Modèle statique :
La diode électroluminescente ou LED (Light Emitting Diode), est une diode qui émet des
radiations lumineuses invisibles (infrarouge) ou visibles (rouge, orange, jaune, vert ou bleu)
lorsqu’elle est polarisée en directe. Ces diodes ont des caractéristiques intéressantes comme une
durée de vie quasi illimitée (100 000 heures) et une petite taille. On les rencontre dans de
nombreuses applications telles que : les feux tricolores de circulation, les panneaux d'affichage
électroniques (heure, température, noms des places publiques, ...). Les diodes à infrarouges
servent beaucoup dans les télécommandes d'appareils TV, les systèmes d’alarme, …
V
Figure 23: Diode électroluminescente
Comme vu plus haut, la diode varicap est une diode à jonction polarisée en inverse, à capacité
électriquement variable. Elle est équivalente à une capacité C dont la valeur est variable en
fonction de la tension inverse appliquée (tension du point de fonctionnement). Ce type de diode
permet de réaliser une capacité variable commandée par une tension. Avec la technologie
actuelle, la valeur de la capacité ne peut dépasser quelques 100 pF (pico farad = 10-12F). Ces
diodes sont utilisées à hautes fréquences (à partir de 100 MHz) pour régler la fréquence de
résonance d’un capteur (circuit RLC) de signaux radiofréquences de l’lRM (Imagerie par
Résonance Magnétique).
I
La diode Schottky est constituée par une zone métallique (or, argent ou platine) et une zone
N. Les électrons libres sont ainsi les seuls porteurs majoritaires dans la jonction. Cette
jonction hétérogène est très utilisée dans les circuits logiques rapides Elle est donc très utilisée
en haute fréquence. Sa tension 𝑉0 très petit et son temps de réponse très court.
Elle fournit un courant inverse dépendant de l’éclairement. Cette diode réalise la fonction
inverse d’une LED. Ses applications majeures concernent son utilisation comme capteur de
lumière : conversion d’un signal optique, fourni par une fibre optique par exemple, en signal
électrique; récepteur des télécommandes infrarouges. La photodiode, soumise à une différence
de potentiel d’une part et à un rayonnement d’autre part se comporte comme un générateur de
courant. On réalise ainsi une source de courant commandée par un flux lumineux.
v
Figure 26: Photodiode
Redressement et filtrage des courants (ou tensions) alternatifs (utiliser pour les
alimentations continues) ;
Circuit comparateur (comparaison entre deux tensions) ;
Détecteur de crêtes (détection radio) ;
Les circuits limiteurs (sélection de signal) ;
Les circuits logiques (opérateurs Booléennes) ;
Multiplicateurs de tension ;
Stabilisation de tension, à l’aide de diode Zener.
Nous proposons ici uniquement trois applications essentielles : le redressement d’une tension
alternative, la stabilisation d’une tension redressée et l’écrêtage d’une tension.
Le redressement est l’une des principales applications des diodes, il consiste à transformer une
tension bidirectionnelle en une tension unidirectionnelle appelée tension redressée. C’est la
conversion d’une tension sinusoïdale de moyenne nulle en une tension de moyenne non nulle
et plus grande que zéro. Nous nous limiterons dans le cadre de ce cours aux cas des charges
purement résistives. On distingue deux type de redresseur à diode. Les redresseurs simples
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mono-alternances et les redresseurs doubles alternances. Le réseau dans ce cas est monophasé.
Nous supposons dans la suite du cours que la diode est idéale (𝑉𝑑 = 𝑉0 = 0, 𝑅𝑓 = 0 𝑒𝑡 𝑅𝑓 =
∞).
a) Schéma du montage
Le montage redresseur monophasé, est donné par la figure 2. Il est caractérisé par :
b) Analyse du fonctionnement
On écrit aussi :
𝑣𝑒 = 𝑉𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛(𝜃)
Avec 𝜃 = 2𝜋𝑓𝑡 = 𝜔𝑡
𝑇
Pendant l’alternance négative de la tension d’entrée (𝜋 < 𝜃 < 2𝜋 𝑜𝑢 <𝑡<𝑇 ∶
2
𝑣𝑒 (𝑡) < 0), la diode est polarisée en inverse donc elle est bloquée. Aucun courant ne traverse
la charge 𝑖𝑠 (𝑡) = 0𝐴. La tension aux bornes de la charge est alors nulle: 𝑣𝑠 (𝑡) = 𝑅. 𝑖𝑠 (𝑡) = 0𝑉.
𝑉𝑚𝑎𝑥
Soit : 𝑉𝑠 𝑚𝑜𝑦 = 𝜋
𝑉𝑚𝑎𝑥
Le courant moyen dans la charge est : 𝐼𝑠 𝑚𝑜𝑦 = 𝜋𝑅
1 𝑇
La valeur efficace de la tension est : 𝑉𝑠 𝑒𝑓𝑓 = 𝑉𝑠 = √𝑉𝑠 𝑚𝑜𝑦 2 = √𝑇 ∫0 𝑣𝑠 (𝑡)2 . 𝑑𝑡
𝑉𝑚𝑎𝑥
Soit : 𝑉𝑠 𝑒𝑓𝑓 = 𝑉𝑠 = 2
𝑉𝑠 𝑚𝑎𝑥
𝐼𝑠 𝑒𝑓𝑓 = 𝐼𝑠 =
√2𝑅
𝐼𝑠 𝑒𝑓𝑓 𝜋
Le facteur de forme est : 𝐹= =
𝐼𝑠 𝑚𝑜𝑦 2
𝑉𝑚𝑎𝑥 − 𝑉𝑚𝑖𝑛
𝐾0 =
2𝑉𝑠 𝑚𝑜𝑦
Dans ce cas :
𝑉𝑚𝑎𝑥 − 0 𝜋
𝐾0 = 𝜋 =
2𝑉𝑚𝑎𝑥 2
𝐼𝑚𝑎𝑥 − 𝐼𝑚𝑖𝑛
𝐾𝐼 =
2𝐼𝑠 𝑚𝑜𝑦
𝐼𝑚𝑎𝑥 : Valeur maximale du courant redressée ; 𝐼𝑚𝑖𝑛 : Valeur minimale du courant redressée,
𝜋
Dans ce cas : 𝐾𝐼 = 2
Soit
2𝜋
𝑉𝑚𝑎𝑥 . 𝐼𝑚𝑎𝑥 𝑉𝑚𝑎𝑥 . 𝐼𝑚𝑎𝑥 𝑅. 𝐼𝑠2𝑚𝑎𝑥
𝑃𝑠 = ∫ 𝑠𝑖𝑛2 (𝜃)𝑑𝜃 = =
2𝜋 4 4
0
𝑆 = 𝑉𝑠 𝑒𝑓𝑓 . 𝐼𝑠 𝑒𝑓𝑓
𝑉𝑠 𝑒𝑓𝑓 2
Soit : 𝑆= 2𝑅√2
Cet objectif pourra être atteint en adaptant tantôt la source, le commutateur ou la charge ou
plusieurs d’entre–eux.
Ce redressement permet de réaliser des alimentations présentant une ondulation plus faible que
le redressement mono alternance. Pour ce type de redressement, il existe deux montages
possibles :
Montage à pont.
Nous utilisons un transformateur avec deux enroulements secondaires que l'on câble de manière
à ce qu'ils délivrent des tensions en opposition de phase sur les diodes. Dans ce cas, tout se
passe comme si nous avons deux montages identiques à celui de la Figure 2 qui fonctionnent
l'un pour l'alternance positive et l'autre pour l'alternance négative.
Schéma du montage
𝑣𝑒 𝑉𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛(𝜃)
Le courant qui traverse la diode 𝐷1 est : 𝑖2 = =
𝑅 𝑅
𝑣𝑒 𝑉𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛(𝜃)
Le courant qui traverse la charge est : 𝑖𝑠 = 𝑖2 = =
𝑅 𝑅
Les diagrammes du courant à travers la charge et de la tension à ses bornes sont données dans
la figure suivante :
La tension inverse maximale aux bornes des diodes est : 𝑣𝐷 𝑖𝑛𝑣 𝑚𝑎𝑥 = 2𝑉𝑚𝑎𝑥
𝐼𝑠 𝑚𝑜𝑦 𝐼𝑠 𝑚𝑎𝑥
Le courant moyen dans une diode est : 𝐼𝐷 𝑚𝑜𝑦 = =
2 2
Il existe une autre façon de faire un redressement double alternance, ne nécessitant pas un
transformateur à double enroulement : on utilise quatre diodes montées en pont. Les tensions
de sortie du transformateur sont en opposition de phase. Ce montage est encore appelé de Graëtz
en monophasé.
Une tension non nulle apparaît aux bornes de la charge : 𝑣𝑠 (𝑡) = 𝑣𝑒 (𝑡).
𝑣𝑒 (𝑡)
Cette charge est alors parcourue par le courant 𝑖𝑠 (𝑡) = .
𝑅
𝑇
Pendant l’alternance négative de la tension d’entrée (𝜋 < 𝜃 < 2𝜋 𝑜𝑢 <𝑡<𝑇 ∶
2
𝑣𝑒 (𝑡) < 0), les diodes 𝐷3 𝑒𝑡 𝐷4 sont polarisée en direct donc elles conduisent. Les diodes
𝐷1 𝑒𝑡 𝐷2 sont polarisées en inverse et sont donc bloquées.
Une tension non nulle apparaît aux bornes de la charge : 𝑣𝑠 (𝑡) = −𝑣𝑒 (𝑡).
𝑣𝑒 (𝑡)
Cette charge est alors parcourue par le courant 𝑖𝑠 (𝑡) = − .
𝑅
7..2.2- Filtrage
Les tensions redressées (𝑣𝑠 (𝑡)) vus précédemment sont des tensions périodiques qui croissent
jusqu’à un maximum et décroissent jusqu’à zéro et reste même nulle pendant toute la demi-
période négative dans le cas du redressement simple alternance. Ces tensions ne permettent pas
d'alimenter les circuits électroniques qui requièrent une tension continue constante comme celle
fournie par une pile. La technique la plus simple pour améliorer et réduire les ondulations de la
tension redressée est d’utiliser un filtrage capacitif en plaçant en parallèle sur la charge un
condensateur de capacité C. Cependant d’autres types de filtres existent pour cette tâche : les
filtre LC et RC.
L’allure de la tension aux bornes de la charge R après filtrage est donnée par la figure 11.
Remarques :
∆𝑽
- Pour apprécier la qualité du filtrage, on évalue le taux d’ondulation : 𝝉𝒐𝒏𝒅 =
𝑽𝒎𝒐𝒚
- Critère de choix de la capacité de filtrage
∆𝑉 𝑇 1
𝜏𝑜𝑛𝑑 = = = , 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑓 𝑙𝑎 𝑓𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑′𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒
𝑉𝑚𝑜𝑦 2𝑅𝐶 2𝑅𝐶𝑓
Ce calcul suppose que la constante de temps 𝜏 est très grande devant la période de la tension
d’entrée (𝜏 = 𝑅𝐶 ≫ 𝑇). Le filtrage est d’autant plus efficace (faible ondulations) que le
taux d’ondulation (𝝉𝒐𝒏𝒅 ) est faible, ce qui nécessite un RC élevé. Etant donné que la
résistance 𝑅 est généralement imposé par le circuit d’utilisation, il faut donc choisir un
condensateur de capacité 𝐶 élevé pour satisfaire cette condition. Ainsi, on l’inéquation
suivante doit être satisfaite lors du choix du condensateur de filtrage dans un redresseur mono-
𝑇
alternance : 𝐶≫𝑅
1- Introduction
Le Transistor est l’élément “clef” de l’électronique. Le premier transistor à jonction fût inventé
en 1951 par William Schockley. Il s’agit d’un composant semi-conducteur actif qui amplifie
les signaux électroniques tels que ceux de la radio ou de la télévision. L’avènement du transistor
a entrainé l’invention de nombreux autres composants, comme le circuit intégré ; il s’agit d’un
petit circuit contenant des millions de transistors miniaturisés. Grâce à eux, les calculateurs
modernes et autres miracle de l’électronique sont possibles. Comme nous verront dans la suite
du chapitre, le transistor possède deux modes de fonctionnement : le mode linéaire et le mode
de commutation.
On distingue le transistor bipolaire du transistor à effet de champ. Ils diffèrent par les
mécanismes physiques.
Ils agissent en 1ière approximation comme une source de courant commandée en courant
(cas du transistor bipolaire) ou en tension (cas transistor à effet de champ).
Source de courant
Source de courant
commandé par une
commandé par un
tension.
courant.
G = transconductance
A = « gain » en courant
2- Structure et fonctionnement d’un transistor bipolaire
2.1- Structure d’un transistor bipolaire
E C E C
B B
C C
B
B
E
E
La grosse flèche de la figure représente le flux des électrons. Le courant dans l’une des diodes
(généralement dans la jonction base/émetteur) détermine le courant dans la seconde.
Si 𝑉𝐸𝐸 > ~ 0,7𝑉, le courant circule entre l’émetteur et la base. Ainsi, 𝑽𝑩𝑬 ~ 𝟎, 𝟕𝑽, 𝑰𝑬 >> 𝟎.
La jonction EB est dissymétrique (dopage plus élevé côté E). Le courant est alors porté
essentiellement par les électrons (peu de trous circulent de B vers E).
Dès que 𝑉𝐶𝐶 > 0, un champ électrique intense existe à l’interface Base/Collecteur. La
majorité des électrons injectés par l’émetteur dans la base sont collectés par le champ :
𝑰𝑬 ~𝑰𝑬 𝒆𝒕 𝑰𝑩 = 𝑰𝑬 − 𝑰𝑪
𝑺𝒐𝒊𝒕 𝑰𝑬 = 𝑰𝑩 + 𝑰𝑪
Remarques :
Figure 3 : Polarisation directe du transistor bipolaire et principe de l’effet transistor dans un transistor
PNP
Les transistors NPN seront donc préférés aux PNP en termes de rapidité
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Figure 4 : Orientation de tension dans les transistors bipolaires
La flèche dans le symbole du transistor bipolaire indique le sens du courant dans l’état
actif. C'est-à-dire le sens direct de la diode base - émetteur.
Lorsque la Base du transistor est l’électrode de référence des tensions, on a un montage base
commune. Un exemple est le suivant :
𝐼𝐶 = 𝛼𝐹 𝐼𝐸
𝛼𝐹 = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
= 𝑔𝑎𝑖𝑛 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢 𝑒𝑛 𝐵𝑎𝑠𝑒 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑢𝑛𝑒, 𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑑𝑒 1 .
Il s’agit de la proportion des porteurs majoritaires de l’émetteur qui arrivent dans le collecteur.
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0,95 < 𝛼𝐹 < 0,99
𝐼𝐸 = 𝐼𝐶 + 𝐼𝐵
𝐼𝐶 = 𝛽𝐼𝐵
Cette équation qui résume bien l’effet transistor. Le transistor dans ces conditions est en mode
linéaire ou d’amplification.
𝛽 représente le gain statique en courant du transistor dans d’un montage émetteur commun.
C’est une constante caractéristique du transistor.
𝛽≫1
𝐼𝐸 = 𝐼𝐶 + 𝐼𝐵 = (𝛽 + 1)𝐼𝐵 ≈ 𝛽𝐼𝐵 = 𝐼𝐶
La constante 𝛽 varie sensiblement selon le type de transistor et très légèrement suivant
l’échantillon de transistor dans un type donné. On trouve dans la gamme commerciale β entre
20 et 900.
Les gains 𝛽 𝑒𝑡 𝛼𝐹 sont liés par la relation :
𝛼𝐹
𝛽=
1 − 𝛼𝐹
Ordres de grandeurs :
𝐼𝐸 ≈ 𝐼𝐶 de quelques 𝑚𝐴 à quelques 10𝑚𝐴 ;
𝐼𝐵 de quelques 10𝜇𝐴 à quelques 100𝜇𝐴
Remarques :
Nous avons donc un dispositif dont la grandeur de sortie est commandée par une grandeur
d’entrée.
On peut voir un transistor comme un quadripôle. Comme c’est en réalité un tripôle, il faut mettre
une de ses connexions en commun entre l’entrée et la sortie du quadripôle. On peut ainsi
distinguer trois configurations possibles :
Ce sont des fonctions de deux variables, donc décrite par des surfaces dans un espace à 3D.
Pour avoir des courbes 2D, il faut paramétrer suivant une variable (il suffit de maintenir une
variable constante). Ces courbes peuvent être tracées dans un diagramme 4-quadrants
Toutes les caractéristiques peuvent être obtenues en réalisant un montage émetteur commun,
représenté ci-dessous (Figure 8).
Dans ce montage, (𝑉𝐵𝐸 , 𝐼𝐵 ) ce sont les grandeurs d’entrée et (𝐼𝐶 , 𝑉𝐶𝐸 )les grandeurs de sortie.
Le circuit de la base est alimenté par une tension 𝑉𝐵𝐵 variable, 𝑅𝐵 est une résistance de
protection. Le circuit du collecteur est alimenté par une tension 𝑉𝐶𝐶 variable, 𝑅𝐶 est la résistance
du collecteur et joue le rôle de charge.
Figure 9 : Caractéristique d’entrée d’un transistor NPN au silicium en mode émetteur commun
On observe que pour 𝑉𝐵𝐸 > 0.6𝑉, jonction EB passante, 𝐼𝐵 << 𝐼𝐸 . En effet les charges non
collectées par le champ électrique se dirigent vers la base; 𝐼𝐵 = (1 − 𝛼𝐹 )𝐼𝐸 . De plus, cette
caractéristique est légèrement influencée par 𝑉𝐶𝐸 (négligeable)
Figure 10 : Caractéristique de sortie d’un transistor NPN au silicium en mode émetteur commun
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Cette caractéristique fait ressortir trois modes de fonctionnement du transistor :
La jonction B-E est passante et la jonction C-B bloquée. Le courant 𝐼𝐶 dépend du courant 𝐼𝐵
(𝐼𝐶 = 𝛽𝐼𝐵 ) et varie très peu avec 𝑉𝐶𝐸 . Cette caractéristique est celle d’un générateur de courant
utilisé en tant que récepteur.
𝛼𝐹 𝛼𝐹
𝐼𝐵 = 𝛽𝐼𝐵 . 𝑑 ′ où 𝛽 =
𝐼𝐶 = 𝛼𝐹 𝐼𝐸 = 𝛼𝐹 (𝐼𝐶 + 𝐼𝐵 ) 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝐼𝐶 =
1 − 𝛼𝐹 1 − 𝛼𝐹
′
𝛽 𝑠𝑒 𝑛𝑜𝑡𝑒 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 ℎ𝐹𝐸 , 𝑐 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑔𝑎𝑖𝑛 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢 𝑒𝑛 𝐸𝐶. 𝐼𝐿 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 20 𝑒𝑡 900.
Lorsque VCE augmente, 𝛼𝐹 tend vers 1 et 𝛽 devient très grand. C’est l’effet Early.
ce mode correspond à la zone des faibles tensions 𝑉𝐶𝐸 (de 0 à quelque volt). Quand la
tension 𝑉𝐶𝐵 diminue pour devenir très faible, la jonction B-C cesse d’être polarisée en inverse
et l’effet du transistor décroit rapidement. A la limite la jonction B-C devient passante mais 𝐼𝐶
est indépendant de 𝐼𝐵 (𝐼𝐶 < 𝛽𝐼𝐵 ). On parle ici d’amplificateur de classe S.
Figure 11 : Caractéristique de transfert en courant d’un transistor NPN au silicium en mode émetteur
commun
Figure 12 : Caractéristique de transfert en tension d’un transistor NPN au silicium en mode émetteur
commun
On observe qu’elles sont presque horizontales. La tension 𝑉𝐶𝐸 présente une faible influence sur
la tension d’entrée 𝑉𝐵𝐸 . Cette caractéristique est souvent ignorée par les constructeurs.
e) Diagramme 4-quadrants
Toutes les caractéristiques du transistor configuré en émetteur commun peuvent être regroupées
dans le diagramme 4-quadrants. La forme générale est donnée à a figure 13.
Résumés des comportements des deux types de transistor configurés en émetteur commun
Mode actif : 𝑉𝐵𝐸 ≈ 0,7𝑉 ~0,3𝑉 < 𝑉𝐶𝐸 < 𝑉𝐶𝐶 𝐼𝐶 ≈ 𝛽𝐼𝐵
Mode actif : 𝑉𝐵𝐸 ≈ −0,7𝑉 ~ − 0,3𝑉 < 𝑉𝐶𝐸 < 𝑉𝐶𝐶 (< 0) 𝐼𝐶 ≈ 𝛽𝐼𝐵
Le tracé de ces droites dans le réseau de caractéristique du transistor permet de trouver les
coordonnées du point de fonctionnement.
Dans les montages usuels, on utilise rarement une source de tension séparée 𝑉𝐵𝐵 pour polariser
la jonction B-E en direct. On alimente la base à l’aide d’un générateur unique 𝑉𝐶𝐶 .
La partie de la droite de charge statique située entre les points de blocage et de saturation définit
la zone active (𝐼𝐶𝑏𝑙𝑜𝑐𝑎𝑔𝑒 < 𝐼𝐶 < 𝐼𝐶𝑠𝑎𝑡 ).
Il doit être à l’intérieur du domaine de fonctionnement du transistor (𝐼𝐶 < 𝐼𝐶𝑚𝑎𝑥 , 𝐼𝐵 < 𝐼𝐵𝑚𝑎𝑥 ,
𝑉𝐵𝐸 < 𝑉𝐵𝐸𝑚𝑎𝑥 , 𝑉𝐶𝐸 < 𝑉𝐶𝐸𝑚𝑎𝑥 ,....)
Dans la suite, nous étudierons deux exemples de circuits de polarisation les plus utilisés.
2.7.1- Polarisation par pont de base 𝑹𝟏 et 𝑹𝟐 ou polarisation par pont diviseur de tension
Le circuit de la polarisation par pont diviseur de tension est donné sur la figure 18. On peut
la transformée en utilisant les notions de générateur de Thévenin et de pont diviseur de tension
pour obtenir un circuit identique à celui de la figure 15.
𝑅2
𝐸𝑡ℎ = 𝐸 = 𝑉𝐵𝐵
𝑅1 + 𝑅2
𝑅1 𝑅2
𝑅 = (𝑅1 ∕∕ 𝑅2 ) = = 𝑅𝐵
{ 𝑡ℎ 𝑅1 + 𝑅2
Le circuit de la polarisation par une résistance de base est donné sur la figure 19.
TAF :
1- Introduction
En régime dynamique, on part des hypothèses suivantes :
La présence de 𝑒(𝑡) fait apparaitre des composantes variables de 𝑖𝐵 (𝑡), 𝑖𝐶 (𝑡), 𝑣𝐵𝐸 (𝑡) 𝑒𝑡 𝑣𝐶𝐸 (𝑡)
Notation : une grandeur variable est notée en minuscule et une grandeur continue en majuscule.
𝑖𝑏 (𝑡), 𝑖𝑐 (𝑡), 𝑣𝑏𝑒 (𝑡) 𝑒𝑡 𝑣𝑐𝑒 (𝑡) représentent des petites variations autour des tensions et des
courants continues (𝐼𝐵0 , 𝐼𝐶0 , 𝑉𝐵𝐸0 , 𝑒𝑡 𝑉𝐶𝐸0) correspondants au point de repos ou
fonctionnement.
En écriture matricielle, on a :
𝒗𝒃𝒆 𝒉 𝒉𝟏𝟐 𝒊𝒃
[ 𝒊 ] = [ 𝟏𝟏 ][ ]
𝒄 𝒉𝟐𝟏 𝒉𝟐𝟐 𝒗𝒄𝒆
Signification des paramètres hybrides
𝑣
ℎ11 = ( 𝑖𝑏𝑒 ) : c’est l’impédance d’entrée entre base et émetteur à sortie court-
𝑏 𝑠𝑖 𝑣𝑐𝑒 =0
circuitée. On note aussi : ℎ11 = 𝑟𝐵𝐸 . Il s’agit de la résistance dynamique de la jonction Base –
Emetteur.
𝑣
ℎ12 = ( 𝑣𝑏𝑒 ) : c’est l’amplification inverse en tension à entrée ouverte ou
𝑐𝑒 𝑠𝑖 𝑖𝑏 =0
coefficient de réaction interne. On le note aussi 𝜇 ; il est souvent négligeable.
𝑖
ℎ21 = (𝑖 𝑐 ) : : c’est l’amplification en courant à sortie court-circuitée. On montre
𝑏 𝑠𝑖 𝑣𝑐𝑒 =0
que ℎ21 ≅ 𝛽.
𝑟𝐵𝐸 , 𝜇, 𝛽, ρ et rCE , sont les paramètres universels. Ils ne sont valables qu’aux basses
fréquences.
En général ℎ22 est très faible de l’ordre de 10−5 Ω (ou 𝜌 est très grande). De même ℎ12 est très
faible. On obtient un schéma simplifié du transistor suivant
Le transistor est considéré ici comme idéal. La jonction BE passante et est représentée par sa
résistance dynamique h11. Entre le collecteur et l’émetteur, l’effet transistor est représenté par
un générateur de courant dépendant de vbe ou ib. ic= gmvbe =h21 ib = β ib or vbe= h11 ib
ℎ
Soit 𝑔𝑚 = ℎ21 = 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 à 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑓𝑒𝑟𝑚é𝑒
11
1
La résistance rce = ℎ représente la résistance interne du générateur de courant dépendant.
22
Note : Le modèle dynamique ne dépend pas du type de (NPN ou PNP) du transistor. Seuls les
sens des courants changent.
L’amplificateur “idéal”:
Au-delà de son domaine de linéarité le signal amplifié subit des distorsions si son amplitude est
trop élevée. Ceci est due à la non-linéarité des caractéristiques électriques des composants et au
fait que la tension de sortie ne peut dépasser les tensions d’alimentation.
Les amplificateurs réels ont aussi une bande passante limitée (le gain est fonction de la
fréquence du signal.) Ceci est dû aux capacités internes des composants, les condensateurs de
liaison ainsi que la dépendance en fréquence des impédances d’entrée et de sortie.
Nous considèrerons deux cas : cas avec découplage de la résistance 𝑅𝐸 et le cas sans découplage
de la résistance 𝑅𝐸
Figure 25a: Circuit d’un montage amplificateur à transistor bipolaire en EC sans découplage
de 𝑅𝐸
En régime dynamique:
- On supprime les générateurs de tension continue (on les court-circuite) tout en
conservant leurs résistances internes ;
- On court-circuite les capacités de liaisons ;
- On court-circuite les capacités de découplage ;
- On remplace le transistor par son schéma équivalent.
Le circuit en régime dynamique est le suivant :
𝒗𝒆
D’où 𝒁𝒆 = = 𝑟𝐵 //(ℎ11 + 𝑅𝐸 (ℎ21 + 1)) ≅ 𝑟𝐵 //(𝑅𝐸 ℎ21 ).
𝒊𝒆
Impédance d’entrée vue après la résistance de polarisation
𝑣𝑒 = ℎ11 𝑖𝑏 + 𝑅𝐸 𝑖𝐸 = ℎ11 𝑖𝑏 + 𝑅𝐸 (ℎ21 + 1)𝑖𝑏 .
𝒗
D’où 𝒁′𝒆 = 𝒊 𝒆 = ℎ11 + 𝑅𝐸 (ℎ21 + 1) ≅ 𝑅𝐸 ℎ21
𝒆
Le gain en courant
𝑖
𝐴𝑖 = 𝑖𝐿
𝑒
𝑣
Or 𝑖𝐿 = −𝑖𝑠 = − ℎ21 𝑖𝑏 et 𝑖𝑒 = 𝑖𝑏 + 𝑟 𝑒
𝐵
De plus 𝑣𝑒 = ℎ11 𝑖𝑏 + 𝑅𝐸 (ℎ21 + 1)𝑖𝑏 .
−ℎ21
D’où 𝐴𝑖 = ℎ +𝑅 (ℎ +1)
1+ 11 𝐸 21
𝑟𝐵
Impédance de sortie
Elle dépend de l’endroit où on regarde la sortie et se calcule selon la technique suivante :
Court-circuiter le générateur d’attaque et le remplacer par sa résistance interne si elle
existe
Débrancher la charge si l’amplificateur est chargé
𝑣𝑐𝑒 = 𝑣𝐿 − 𝑅𝐸 𝑖𝑐 , 𝑜𝑟 𝑣𝐿 = −𝑟𝑐 𝑖𝑐
𝒗𝒄𝒆
𝒊𝒄 = −
𝒓 𝒄 + 𝑹𝑬
Son tracé sur la caractéristique de sortie du transistor est donné dans la figure 27.
(a)
(b)
Le gain en courant
𝑖𝑠
𝐴𝑖 =
𝑖𝑒
Le gain en courant en charge:
𝑖𝑠 ℎ21 𝑅𝑐 𝑟𝐵
𝐴𝑖 = =
𝑖𝑒 (𝑅𝑐 + 𝑅𝐿 )(𝑟𝐵 + ℎ11 )
On définit le gain en courant en sortie court-circuitée
𝑖𝑠
𝐴𝑣0 = |
𝑖𝑒 𝑅 →0
𝐿
Soit :
𝑖𝑠 ℎ21 𝑟𝐵
𝐴𝑣0 = | =
𝑖𝑒 𝑅 (𝑟𝐵 + ℎ11 )
𝐿 →0
𝑣𝑒
𝑍𝑒 = = 𝑟𝐵 //ℎ11
𝑖𝑒
𝑣𝐿
𝑍𝑠 = = 𝑅𝐶
𝑖𝑠
Remarques :
L’amplificateur émetteur commun a un faible gain. Pour résoudre ce problème, on met
plusieurs étages amplificateurs en cascade.
On distingue aussi :
Les montages amplificateurs à collecteur commun (CC) ou encore montage « émetteur
suiveur ». Ils ont pour intérêt:
• Faible impédance de sortie
• Impédance d’entrée élevée
Les montages amplificateurs à base commune (BC).
1- Introduction
Le transistor bipolaire repose sur deux types de charges : les électrons libres et les trous.
D’où l’origine de bipolaire. Les transistors à effet de champ (TEC) sont des composants
unipolaires car leur fonctionnement ne dépend que d’un seul type de charge. Soit les électrons
libres, soit les trous. En d’autres termes, un TEC a des porteurs majoritaires, mais pas de
porteurs minoritaires.
Contrairement au transistor bipolaire qui est commandé en courant, le TEC, bien qu’également
générateur de courant, est quant à lui commandé en tension, d’où son nom de Transistor à effet
de champ.
Son fonctionnement est basé sur les porteurs majoritaires comme indiqué plus haut;
Sa fabrication est simple et occupe un espace très faible ;
Possède une très forte impédance d’entrée ;
Il est peu sensible au bruit.
Soit un cylindre de silicium dopé N sur lequel on ajoute un anneau de silicium dopé P.
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E. Tchoffo Houdji - 2024/2025
Figures 1 et 2
On raccorde les deux extrémités du cylindre à une source de tension, l'anneau extérieur n'est
pas alimenté. (Figure 3 ci-dessous)
Un courant d'électrons prend naissance et s'établit du bas vers le haut du cylindre, ce qui
correspond à un sens inverse du courant électrique.
Le barreau se comporte comme une résistance (résistivité du silicium dopé) et offre un canal au
passage des électrons.
Nous appellerons :
- la borne supérieure DRAIN (D) (électrode par laquelle les porteurs quittent dans le
canal) ;
- la borne inférieure SOURCE (S) (électrode par laquelle les porteurs entrent dans le
canal) ;
- la zone conductrice du silicium CANAL.
Appliquons maintenant une tension négative sur l'anneau de silicium P. (figure 4 ci-dessous)
La borne de raccordement de l'anneau s'appellera GRILLE (en anglais : GATE) (G).
La jonction Grille - Canal constitue une diode qui est polarisée en inverse par la tension Grille
- Source. Le courant de grille est nul (𝐼𝐷 ≈ 0; tout au plus une fuite de quelques nA).
Par contre la tension de grille négative repousse les électrons ce qui a pour effet de rétrécir le
canal, donc d'en augmenter la résistance et finalement diminuer le courant drain source.
Figure 3 Figure4
Si la tension négative devient plus importante, on va avoir le pincement total du canal et le
courant 𝐼𝐷 devient nul. C'est donc bien l'effet du champ électrique de la tension de grille qui va
Figure 5
2.2- Description et symbole
La vraie structure d’un FET est différente de celle utilisée pour le principe physique. Le JFET
à canal N est dopé avec des donneurs et la conduction est dominée par le flux de porteurs
majoritaires, soit des électrons. De la même manière, le canal P est dopé avec des accepteurs et
la conduction se fait par les trous.
(b)
(a)
Figure 6 : (a) structure d’un JFET à canal N ; (b) Symbole d’un N-JFET
(a) (b)
Figure 7 : (a) structure d’un JFET à canal P ; (b) Symbole d’un P-JFET
Pour avoir un fonctionnement en mode actif (amplificateur) du TEC, il faut polariser la jonction
GS en inverse : 𝑉𝐺𝑆 < 0 (pour un TEC canal N). La tension 𝑉𝐷𝑆 doit être > 0 pour que par le
canal transitent les électrons de la source vers le drain (=collecteur d’électrons) : 𝑉𝐷𝑆 > 0 (pour
un TEC canal N)
Pour un TEC canal N : Les électrons, qui sont les porteurs mobiles de charges, circulent dans
le canal dont la largeur est contrôlée par la tension 𝑉𝐺𝑆 < 0.
Si 𝑉𝐺𝑆 = 0, le canal est à sa largeur maximale (zone de transition max.) : 𝐼𝐷 est maximal
(transistor saturé)
Si 𝑉𝐺𝑆 = 𝑉𝑝 (< 0)), le canal est rétréci au maximum (zone de transition min.) : 𝐼𝐷 = 0 (transistor
bloqué) (𝑉𝑝 s’appelle la tension de pincement du canal). En effet, les deux zones de déplétion
se rejoignent et le canal est supprimé. Le TEC fonctionne en déplétion ou appauvrissement.
Dans ce cas, on peut considérer le TEC comme une résistance commandée en tension.
Un J FET canal P est alimenté avec une polarité négative sur le drain et positive sur la grille.
Remarque : Dans le cas d'un J FET canal N, une tension positive sur la grille crée un courant
grille - source non désiré et dangereux pour le transistor.
Cette situation ne doit pas se produire. De même il ne faut pas appliquer de tension négative
sur la grille d'un J FET canal P.
Comme le cas d’un transistor bipolaire, on peut avoir trois montages de base pour le TEC :
source commune, drain commun et grille commune. On considère le montage source commune
suivant :
Région (1) : 𝑉𝐷𝑆 est faible (<200mV), 𝐼𝐷 croit linéairement. Le canal se comporte alors comme
une résistance. On l’appelle encore zone ohmique.
Région (3) : à partir de la tension de coude, le courant 𝐼𝐷 conserve une valeur constante, c’est
la région de pincement (ou linéaire). Le TEC se comporte comme une source de courant
commandée en tension.
Si 𝑉𝐺𝑆 ≠ 0, 𝑉𝐷𝑆 𝑐𝑜𝑢𝑑𝑒 = 𝑉𝑃 + 𝑉𝐺𝑆 . Or pour un N-JFET, on a 𝑉𝐺𝑆 < 0. Ce qui conduit à :
Région (4) : zone d’avalanche, si 𝑉𝐷𝑆 dépasse 𝑉𝐷𝑆 𝑚𝑎𝑥 , on obtient le claquage de la jonction.
Le semi-conducteur est détruit par effet avalanche.
La caractéristique 𝐼𝐷 = 𝑓(𝑉𝐺𝑆 )|𝑉𝐷𝑆 =𝐶𝑡𝑒 est quasiment une parabole. On le modélise par la
relation :
𝑉𝐺𝑆 2
𝐼𝐷 = 𝐼𝐷𝑆𝑆 (1 − )
𝑉𝑃
La caractéristique 𝐼𝐺 = 𝑓(𝑉𝐺𝑆 ) indique que le TEC possède une résistance d’entrée très
élevée : 𝐼𝐺 = 0 quelque soit 𝑉𝐺𝑆 < 0.
La tension 𝑉𝐺𝑆 𝑜𝑓𝑓 est la tension de blocage (𝐼𝐷 = 0∀ 𝑉𝐷𝑆 ), 𝑉𝐺𝑆 𝑜𝑓𝑓 = −𝑉𝑃
On parle de polarisation automatique car la résistance de grille 𝑅𝐺 n’a pas d’influence sur la
polarisation (du fait que 𝐼𝐺 ≈ 0). On prend néanmoins 𝑅𝐺 ≫ 1 pour avoir de bonnes
performances en dynamique : on polarise donc avec une résistance de Grille 𝑅𝐺 ≈ 1𝑀Ω). Le
point de fonctionnement peut se déterminer soit par la méthode graphique soit par la méthode
analytique.
Maille d’entrée :
Donc :
𝑉𝐺𝑆 = − 𝑅𝑆 𝐼𝑆 (∆)
Maille de sortie :
D’où ;
Le tracé de ces deux droites dans le réseau de caractéristique du TEC permet de déterminer le
point de fonctionnement ou point de repos. (𝑉𝐺𝑆0 , 𝐼𝑆0 , 𝐼𝐷0 , 𝑉𝐷𝑆0)
La loi de maille appliquée sur les mailles d’entrée et de sortie du circuit de polarisation
automatique du n-JFET (figure 11) donne le système d’équation suivant auquel s’ajoute la loi
qui régit la caractéristique d’entrée du JFET :
𝑉𝐺𝑆 = − 𝑅𝑆 𝐼𝑆
𝐸 = (𝑅𝑆 + 𝑅𝐷 )𝐼𝐷 + 𝑉𝐷𝑆
𝑉𝐺𝑆 2
𝐼 = 𝐼𝐷𝑆𝑆 (1 − )
{ 𝐷 𝑉𝑃
𝑉𝐺𝑆0 = − 𝑅𝑆 𝐼𝑆0
𝐸 = (𝑅𝑆 + 𝑅𝐷 )𝐼𝐷0 + 𝑉𝐷𝑆0
𝑉𝐺𝑆 2
𝐼𝐷0 = 𝐼𝐷𝑆𝑆 (1 − )
{ 𝑉𝑃
• Lorsque 𝑉𝐺𝑆 = 0𝑉, le courant drain - source est à son maximum, le transistor J FET
est saturé, il est équivalent à un interrupteur fermé.
• Lorsque 𝑉𝐺𝑆 est suffisamment négatif pour pincer le canal (𝑉𝐺𝑆 = 𝑉𝑃 (ou 𝑉𝐺𝑆 < 𝑉𝑃 ) ),
le transistor J FET est bloqué, il est équivalent à un interrupteur ouvert. En général,
on applique sur la grille une tension un peu plus négative que la tension 𝑉𝐺𝑆 donnant
𝐼𝐷 = 0, ceci pour garantir le blocage du J FET.
Dans la zone linéaire ou zone de pincement, le TEC se comporte comme une source de courant
commandée par la tension 𝑉𝐺𝑆 . On définit la transconductance ou pente 𝑔𝑚 et La résistance
drain - source 𝑟𝑑𝑠 .
∆𝐼𝐷
𝑔𝑚 = |
∆𝑉𝐺𝑆 𝑉
𝐷𝑆 =𝐶𝑡𝑒
Pour le JFET, la caractéristique 𝐼𝐷 = 𝑓(𝑉𝐺𝑆 )|𝑉𝐷𝑆 =𝐶𝑡𝑒 est modélisée par la relation :
𝑉𝐺𝑆 2
𝐼𝐷 = 𝐼𝐷𝑆𝑆 (1 − )
𝑉𝑃
2𝐼𝐷𝑆𝑆
Cette pente est maximale lorsque 𝑉𝐺𝑆 = 0, elle est alors égale à : 𝑔𝑚0 = − .
𝑉𝑃
D’où :
𝑉𝐺𝑆 √𝐼𝐷
𝑔𝑚 = 𝑔𝑚0 (1 − ) = 𝑔𝑚0
𝑉𝑃 √𝐼𝐷𝑆𝑆
C’est l’inverse de la pente des caractéristiques 𝐼𝐷 = 𝑓(𝑉𝐷𝑆 )|𝑉𝐺𝑆 =𝐶𝑡𝑒 . C’est donc une résistance
dynamique, autrement dit la résistance du canal pincé à une composante alternative, 𝑖𝑑 , du
courant drain. Les caractéristiques dans la zone de pincement étant presque horizontales, la
résistance drain-source 𝑟𝑑𝑠 est élevée, de l’ordre d’une centaine de kilo-ohms. Elle diminue
lorsque 𝐼𝐷 ou 𝑉𝐺𝑆 croit. Pour des courbes horizontales, 𝑟𝑑𝑠 est infinie et la conductance drain-
source 𝑔𝑑𝑠 = 1/𝑟𝑑𝑠 est nulle.
C’est le schéma équivalent le plus utilisé dans l’étude en régime dynamique des amplificateurs
à TEC.
Lorsque la fréquence augmente, il faut prendre en compte les capacités parasites. Toute jonction
PN polarisée en inverse constitue un condensateur. Pour le TEC, on considère deux
condensateurs parasites, l'un entre grille et source (𝐶𝑔𝑠 ), l'autre entre grille et drain (𝐶𝑔𝑑 ),.
Remarque :
En hautes fréquences la résistance d’entrée n’est plus infinie. D’autre part, il existe une
réaction de la sortie sur l’entrée due à la présence de la capacité 𝐶𝑔𝑠 .
En resumé :
Le TEC est un amplificateur de courant (𝑔𝑚 𝑣𝑔𝑠 )commandé en tension (𝑣𝑔𝑠 ), d’où son nom :
Effect de champ (électrique)→ tension (de commande). ( La commande ne se fait pas par le
courant de grille : 𝑖𝑔 ≈ 0). (alors que le transistor bipolaire est amplificateur de courant (β𝑖𝑏 )
commandé en courant (𝑖𝑏 )). Sa résistance d’entrée r est très élevée (on prendra ∞ ) (alors que
celle du transistor bipolaire est faible)
Le TEC est désormais moins fragile que par le passé aux charges électrostatiques (celles-ci ne
sont plus destructrices du fait de protection interne du TEC par diode zener).
Utilisation : En amplification, le TEC présente moins de bruit et de distorsion en
radiofréquences que le transistor bipolaire. Il est très pratique du fait de sa commande en
tension.
Il existe deux types de transistors MOSFET: l’un dit à appauvrissement, et l’autre dit à
enrichissement. Dans le MOSFET à appauvrissement, un canal entre le drain et la source existe
initialement, mais sa section diminue au cours du fonctionnement, d’où leur nom. Par conte
dans le MOSFET à enrichissement, ce canal, initialement absent, se crée au cours du
fonctionnement, d’où leur nom. La grille agit sur la conductivité du canal par effet capacitif, en
la réduisant en régime d’appauvrissement, ou en l’augmentant en régime d’enrichissement.
Pour chaque type de transistor, le canal peut être dopé n ou p. La figure 22 donne la structure
ainsi que les symboles des MOS canal n qui sont les plus utilisés.
Excepté pour quelques applications particulières (comme dans les amplificateur RF (Radio-
Fréquences) des circuits de communication à hautes fréquences), les MOSFET à
appauvrissement ne sont pas très utilisés. Les MOSFET à enrichissement sont très employés,
aussi bien dans les circuits discrets que dans les circuits intégrés. Leurs usages principaux
étaient dans la commutation de puissance, c’est-à-dire la commutation de forts courants (dans
les convertisseurs de puissance). Ils sont aussi utilisés aujourd’hui principalement pour la
commutation numérique (le processus fondamental dans les ordinateur modernes)
Les caractéristiques du MOSFET sont semblables à celles des JFET puisque les
fonctionnements sont analogues ; en particulier, le canal pouvant également se pincer, le
courant ID est alors quasiment indépendant de VDS . Seules les valeurs de VGS changent,
puisqu’elles peuvent prendre des valeurs positives.
-
Vcc
(a) Le composant (b) Son symbole
Figure 1 : Photo de l’Ampli Op et son symbole
L’amplification différentielle propre, dite en boucle ouverte, est très élevée, de l’ordre de 105.
La tension à la sortie donne une tension proportionnelle à la différence de potentiel entre les deux
entrées, cependant, en aucun cas elle ne peut être supérieure aux valeurs absolues des différentes
tensions d’alimentation du composant. Elle est donc comprise entre +𝑉𝐶𝐶 et -𝑉𝐶𝐶 .
L’impédance d’entrée est très grande, les intensités des courants d’entrées 𝑖 + 𝑒𝑡 𝑖 − (appelés
courants de polarisation), sont très faibles, de l’ordre du pico ampère.
L’impédance de sortie est très faible, l’intensité du courant de sortie ne peut dépasser quelques
dizaines de milliampères, il est donc conseillé de ne pas utiliser une charge trop faible en
sortie de l’amplificateur opérationnel.
La valeur de la tension à la sortie de l’amplificateur opérationnel dépend de la valeur de la
différence de potentiel entre 𝑉 + et 𝑉 − , soit 𝑉𝑑 .
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- 𝑉𝑝 𝑉𝑑 (V)
Lorsque la tension à la sortie est égale soit à +𝑉𝑝 , soit à −𝑉𝑝 , l’amplificateur travaille en
régime non linéaire, ou, régime de saturation. La valeur absolue de la tension Vp est
légérement inférieure à la tension Vcc.
Sur un intervalle très restreint, la tension de sortie est proportionnelle à la différence : 𝑉𝑑 =
𝑉 + − 𝑉 − . Cet intervalle correspond à un régime linéaire, un zoom sur cette partie permet de
visualiser ce fonctionnement.
𝑉𝑠 (V)
+ Vcc
0,3
mV
𝑉𝑑 (V)
- Vcc
Il comprend :
On préfère souvent simplifier ce modèle électrique équivalent et faire l’étude d’un montage avec
celui représenté ci-contre :
Le gain différentiel est infini ; 𝐴𝑑 = ∞. Ce qui implique que la différence vd est nulle. Soit :
𝑉 = 𝑉−.
+
L’impedance de sortie est nulle . La tension de sortie en charge est égale à la tension de sortie
à vide, c-à-d 𝑉𝑠 = 𝐴𝑑 . 𝑉𝑑 quel que soit la charge.
La caractéristique de sortie 𝑉𝑠 en fonction de la différence des deux tensions d’entrée sera idéalisée
comme suit :
𝑉𝑠 (V)
+ Vcc
- Vcc 𝑉𝑑 (V)
La tension de sortie de l’amplificateur opérationnel ne peut prendre que deux valeurs avec un
fonctionnemnt en régime non linéaire, ces deux valeurs sont les tensions d’alimentation +𝑉𝐶𝐶 ou
−𝑉𝐶𝐶 , nous considérons ainsi que l’amplificateur ne subit aucune perte.
Dans tous les cas d’un fonctionnement non linéaire pour un amplificateur idéal :
Pour cela il convient de relier la sortie avec l’entrée inverseuse, cette liaison est parfois nommée
contre réaction négative ou boucle de réaction négative, on réinjecte une partie de la tension de sortie
sur l’entrée inverseuse.
v- i-
-
s
i+
+
v+
Dans tous les cas d’un fonctionnement linéaire : = 𝑽+ − 𝑽− = 𝟎𝑽, soit 𝑽+ − 𝑽− . Et l'AOP
fonctionne en régime linéaire.
Remarque : On reconnaît un montage linéaire lorsqu’un composant est branché entre la sortie et
l’entrée inverseuse de l’amplificateur opérationnel; cela produit une contre-réaction assurant la
stabilité du montage.
ve vs
Il y a une liaison entre 𝐸 − , l’entrée inverseuse et S la sortie, le fonctionnement est donc linéaire.
R2
u1
R -
1 A
i +
ve v
s
Figure 10: Oscillogrammes des tensions dans un Montage suiveur à ampli op.
Le signal à amplifier est appliqué sur l'entrée non inverseuse de l'amplificateur opérationnel.
Une fraction du signal de sortie est ramenée sur l'entrée inverseuse par un diviseur de tension à deux
résistances. Ce signal est donc en opposition de phase avec le signal d'entrée. Il y a contre-réaction.
Etude N° 1 :
0 vs
+
R1 R 2 R1
Appliquons le théorème de Millman au point A : 𝑽𝑨 = = v
1 1 R1 + R 2 S
+
R1 R 2
vA
𝑢1 = 𝑉𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒 − 𝑉𝐴 = 𝑅1 . 𝑖 donc : 𝑖 = - (1)
R1
vA - vS
𝑢2 = 𝑉𝐴 − 𝑉𝑠 = 𝑅2 . 𝑖 donc : i = (2)
R2
R1
En égalisant les équations (1) et (2) : 𝑉𝐴 = vS
R1 + R 2
Il y a une liaison entre 𝐸 − , l’entrée inverseuse et S la sortie, le fonctionnement est linéaire, = 0𝑉,
donc 𝑉𝐴 , le potentiel en A est égal à 𝑉𝑒.
𝑽𝑺 𝑹𝟏 + 𝑹𝟐
𝑨𝑽 = =
𝑽𝒆 𝑹𝟏
u2
i R2
u1
R1 -
A
+
ve vs
L’entrée non inverseuse est reliée à la masse donc le potentiel de V+ est égal à 0 V.
En utilisant les théorèmes généraux des circuits électriques, montrer que le gain en tension de ce
montage est :
𝑽𝑺 𝑹𝟐
𝑨𝑽 = =−
𝑽𝒆 𝑹𝟏
i 2
R2
u1
A
R1 -
B
R1 +
R2
v1 v2 vs
En utilisant les théorèmes généraux des circuits électriques, montrer que la tension 𝑉𝐴 vaut :
R 2 v1 R1 v S
𝑉𝐴 =
R1 R 2
R2
Egalisons les équations (1) et (2) : v S = (v 2 - v 1 )
R1
u3
+
v1 v2 v3 vs
L’entrée non inverseuse est reliée à la masse donc le potentiel de V+ est égal à 0 V.
En utilisant les théorèmes généraux des circuits électriques, montrer que la tension 𝑉𝑠 vaut :
v1 v2 v3
vs = - R ( + + )
R1 R2 R3
u
i
uC R
C
-
A
+
ve vs
𝑢𝑐 = 𝑉𝑒 (1)
q
La tension uc est également égale à : . La charge q peut se mettre sous la forme :
C
𝑞 = 𝐶. 𝑉𝑒 (2)
dq
Sachant que : 𝑖 = (3)
dt
dv e
Les deux équations (2) et (3) montrent que : 𝑉𝑆 = - RC.
dt
uC
i C
R -
A
+
ve vs
L’entrée non inverseuse est reliée à la masse donc le potentiel de V+ est égal à 0 V.
q
La tension 𝑢𝐶 est également égale à : .
C
1
vs peut donc se mettre sous la forme : vs = -
C idt (2)
1
𝑉𝑆 = − ∫ 𝑉𝑒 𝑑𝑡
𝑅𝐶
Nous allons voir maintenant plusieurs montages (et il en existe bien d'autres) dans lesquels cette
condition n'est plus vérifiée.
Pour ce faire, on va forcer artificiellement les deux entrées à des valeurs différentes, ce qui impliquera
en sortie deux seules valeurs : +Vsat et -Vsat (respectivement les tensions de saturation positive et
négative) parce que l’amplification différentielle infinie (très grande pour les amplificateurs
opérationnels réels).
Vu que l'ampli ne peut prendre que deux valeurs de tension en sortie, ces montages sont appelés
montages en commutation, et peuvent être interfacés avec des circuits logiques, qui ne connaissent,
eux aussi, que deux états.
-
vd
+
v1 v2 vs
Ce montage est utile pour comparer entre elles deux tensions, ou une tension inconnue à une tension
de référence.
𝑉− = 0 𝑉
𝑅1
𝑉+ = 𝑉
𝑅1 + 𝑅2 𝑐𝑐
D'où les chronogrammes obtenus avec un signal triangulaire 𝑉 + et une tension continue 𝑉 − .
𝑅2 𝑅2
𝑉 + = 𝑢𝑅2 = 𝑢𝑠 = × ±𝑉𝑠𝑎𝑡
𝑅1 + 𝑅2 𝑅1 + 𝑅2
𝑅2
𝑢𝑒 = −𝜀 + 𝑉 + < 𝑉
𝑅1 + 𝑅2 𝑠𝑎𝑡
𝑅2
𝑢𝑒 = −𝜀 + 𝑉 + > − 𝑉
𝑅1 + 𝑅2 𝑠𝑎𝑡
On pose :
𝑅2
𝑢1 = 𝑉
𝑅1 + 𝑅2 𝑠𝑎𝑡
On remarque que 𝑢𝑠 peut avoir deux valeurs différentes à certains endroits pour une valeur de
𝑢𝑒 . La valeur de 𝑢𝑠 dépend alors dans cette zone du dernier changement d’état de saturation de
l’amplificateur opérationnel.
Dans le cas où on a affaire à un signal peu clair, on observe qu’un seul changement d’état au lieu
de plusieurs dans le cas d’un comparateur simple
Traditionnellement on associe l'électrotechnique aux "courants forts" par opposition aux "courants
faibles" qui seraient du domaine exclusif de l'électronique.
Cependant si on rencontre bien en électrotechnique:
- de très fortes puissances, de plusieurs mégawatts ( MW ) à quelques milliers de MW,
principalement lors de la production et du transport de l'énergie électrique ( une tranche de
centrale nucléaire a une puissance de 1300 MW ) ;
- on rencontre aussi de faibles puissances, de l'ordre du kW ou du W, pour le chauffage,
l'électroménager, etc. ;
- il y a aussi des très faibles puissances, de quelques µ W pour les micro moteurs de montres à
quartz, à quelques nW dans la motorisation de certaines techniques d'exploration médicale ;
L'électrotechnique dite classique traite essentiellement des machines usuelles et des réseaux en
régime permanent. L'électrotechnique approfondie généralise et complète la précédente en
s’interessant aux phénomènes transitoires.
Dans ce cours, nous donnerons les instruments d'étude analytique des machines électriques et
montrerons comment on les utilise pour analyser le fonctionnement de ces machines électriques en
régime transitoire ou dynamique. La connaissance du comportement des machines électriques en
régime variable est en réalité très importante pour deux raisons:
- L'augmentation des puissances unitaires ou puissances actives et des puissances massiques (le
ratio d'une puissance (en W) par une masse (en kg); elle traduit la capacité d'un dispositif d'une
masse donnée à développer une puissance) nécessite une connaissance précise des contraintes
électriques et mécaniques maximales; celles-ci se rencontrent lors des régimes transitoires.
- L'augmentation croissante des processus industrielles notamment leur contrôle et
automatisation, nécessite la connaissance du comportement des machines en régime dynamique.
En effet, l'électrotechnique est liée étroitement à l'électronique (de puissance) et à l'automatique
auxquelles elle a fréquemment recours, en particulier pour la commande des moteurs.
Une grandeur analogique (tension ou intensité) périodique est constituée par : une suite de motifs
identiques.
Période
La fréquence du signal est le nombre de périodes par secondes. Elle s’exprime en fonction
de la période par la relation suivante : f = 1/T s’exprime en en Hertz (Hz).
Valeur instantanée
La valeur instantanée d’une grandeur variable est la valeur qu’elle prend à tout instant ; on la
note par une minuscule : u(t) ou u.
Valeur moyenne
On dispose d'une intensité périodique i(t) de période T. Pendant une période T, le courant périodique
i transporte la quantité d'électricité Q (cette quantité d'électricité représente l'aire A entre la courbe
et l'axe des abscisses). La même quantité d'électricité peut être transportée par un courant d'intensité
constante <i> ou i avec < 𝒊 > = 𝑨/𝑻
Pour mesurer la valeur moyenne d’une tension ou de l’intensité d’un courant on utilise des
appareils à aiguille magnétoélectriques en position DC, ou des appareils numériques en position
DC.
Signal alternatif
Valeur efficace
On appelle intensité efficace, notée I, du courant variable i, l’intensité du courant continu qui
dissiperait la même énergie dans la même résistance pendant la même durée. On peut montrer
que :
I est la valeur efficace en ampères (A)
𝑰 = √𝒊𝟐 (𝒕) avec :
𝒊 est la valeur instantanée en ampères (A).
Mesure
Pour mesurer la valeur efficace d’une tension ou de l’intensité d’un courant on utilise des appareils à
aiguille ferromagnétiques, ou des appareils numériques RMS (ou TRMS) en position AC.
Une grandeur alternative sinusoïdale est une grandeur périodique dont la valeur instantanée est une
fonction sinusoïdale du temps.
Avec :
Par définition, le sinus varie entre –1 et 1 ; donc u varie entre −𝑼𝒎𝒂𝒙 et +𝑼𝒎𝒂𝒙.
L’amplitude d’une grandeur sinusoïdale est sa valeur maximale.
Pulsation
𝝎 en radian par seconde : rad/s (car 𝜽 = 𝝎𝒕 est en radian)
on montre que 𝜔𝑇 = 2 𝜋 où 𝑻 est la période du signal (en s) or 𝑻 = 𝟏/𝒇 donc 𝝎 = 𝟐𝝅/𝑻 = 𝟐𝝅𝒇
et 𝒇 fréquence du signal (en Hz).
Phase à l’origine
La valeur moyenne d’une grandeur sinusoïdale est nulle puisqu’elle est alternative.
Valeur efficace
On démontre que la valeur efficace 𝑼 peut s’exprimer en fonction de l’amplitude 𝑈𝑚𝑎𝑥 ∶ : 𝑼 = 𝑼𝒎𝒂𝒙/√𝟐
La valeur efficace est celle indiquée par les voltmètres et les ampèremètres. En électrotechnique on
donne toujours la valeur efficace des tensions et des courants. Ainsi quand on parle du réseau électrique
domestique à 220 V il s'agit bel et bien de la valeur efficace de la tension.
On peut faire correspondre à toute fonction sinusoïdale un vecteur de Fresnel partant de l'origine du
repère, de module l'amplitude de la fonction et faisant un angle égale à sa phase instantanée avec l'axe
( Ox ) pris comme origine des phases, grâce à sa projection sur l'axe ( Ox ).
𝝋 est le déphasage entre les deux vecteurs ( on prendra souvent les tensions comme référence pour les
déphasages ).
Attention: dans un même diagramme de Fresnel on ne peut représenter que des grandeurs ayant la
même pulsation.
Exemple
Représenter par leur vecteur de Fresnel ces deux tensions :
𝑢1(𝑡) = 2√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 + 𝜋/4); 𝑢2(𝑡) = 3√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − 𝜋/6)
On caractérise également les grandeurs sinusoïdales par les composantes de leurs vecteurs représentatifs
dans le plan complexe.
Le vecteur de Fresnel est un outil intéressant mais il conduit à des diagrammes vectoriels et donc à une
résolution graphique (des problèmes). On utilise donc un autre outil pour étudier un circuit en régime
sinusoidal.
On caractérise également les grandeurs sinusoïdales 𝑢(𝑡) par les composantes de leurs
vecteurs représentatifs dans le plan complexe, 𝑈.
A une grandeur sinusoïdale u(t), on associe une grandeur complexe U
On a :
- module U de U ↔ valeur efficace U de 𝒖(𝒕)
- argument 𝝋 de U ↔ phase à l’origine 𝝋 de 𝒖(𝒕)
Cas particuliers :
Modèle parallèle:
Puissance réactive
Puissance apparente
c) Théorème de Boucherot
« Les puissances active et réactive absorbées par un groupement de dipôles sont
respectivement égales à la somme des puissances actives et réactives absorbées par chaque
élément du groupement. »
𝑃𝑡 = ∑ 𝑃𝑖 𝑒𝑡 𝑄𝑡 = ∑ 𝑄𝑖
b) Tensions délivrées
Représentation temporelle des tensions
Ce sont les d.d.p entre les divers conducteurs de phase et de point neutre (réel ou fictif) : 𝑣1, 𝑣2, 𝑣3.
𝑣1(𝑡) = 𝑉√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡)
𝑣2(𝑡) = 𝑉√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − 2𝜋/3)
𝑣3(𝑡) = 𝑉√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − 4𝜋/3)
𝑉 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 é𝑓𝑓𝑖𝑐𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛
Ce sont les d.d.p entre les conducteurs des phases consécutives : 𝑢12, 𝑢23, 𝑢31
𝜋
𝑢12(𝑡) = 𝑉√3 √2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 + 6 ) = 𝑈√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 + 𝜋/6)
𝑢23(𝑡) = 𝑉√3√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − 𝜋/2) = 𝑈√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − 𝜋/2)
𝑢31(𝑡) = 𝑉√3√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − 7𝜋/6) = 𝑈√2 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 − 7𝜋/6)
𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑈 = 𝑉√3
Par exemple : 𝑢12(𝑡) = 𝑣1(𝑡) − 𝑣2(𝑡)
Ecriture en complexe :
Les tensions simples :
𝑣1 = [𝑉, 𝑂°]; 𝑣2 = [𝑉, −12𝑂°] 𝑒𝑡 𝑣1 = [𝑉, −24𝑂°]
𝑉 𝑉
𝑣1 (𝑉0); ⃗⃗⃗⃗
Ou encore : ⃗⃗⃗⃗ 𝑣2 (−2𝜋) ; 𝑣3 (−4𝜋)
⃗⃗⃗⃗
3 3
𝑈 𝑈 𝑈
𝑜𝑢 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒: ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢12 ( 𝜋 ) ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑢23 ( 3𝜋) ; 𝑢31 ( 7𝜋) ;
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
6 − 6 − 6
Remarque : On voit ainsi apparaître un nouveau système de tensions triphasées : 𝑢12, 𝑢23, 𝑢31.
La relation qui existe entre l'amplitude V et U se calcule facilement à partir du triangle des tensions:
2. 𝑉. 𝑐𝑜𝑠 (𝜋/6) = 𝑈 c'est à dire 𝑼 = 𝑽√𝟑
Ainsi, un système triphasé à basse tension sur le réseau est intitulé : 230V/400V, 230Vreprésentant
la tension simple efficace et 400V la tension composée efficace.
En régime équilibré le courant dans le neutre est nul et les impédances des dipôles étant identiques,
l’application de la loi des nœuds donne 𝑖1 +𝑖2 + 𝑖3 = 0.
Le couplage étoile engendre une égalité entre les courants en ligne et les courants par phase,
𝑖1 = 𝑗1
𝐼 = 𝐼2 = 𝐼3 = 𝐼
{𝑖2 = 𝑗2 ⇒ {1 ⇒ 𝐼=𝐽
𝐽1 = 𝐽2 = 𝐽3 = 𝐽
𝑖3 = 𝑗3
Puissances
L'effet Joule est un effet thermique qui se produit lors du passage du courant électrique dans un
conducteur. Il se manifeste par une augmentation de l'énergie interne du conducteur et généralement de
sa température.
Soient P𝑟 la puissance de la résistance 𝑟, 𝑈𝑟 sa tension a ces bornes et 𝐼 l’intensité du courant qui la
traverse.
P𝑟 = 𝑈𝑟 . 𝐼
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Or, comme tout conducteur ohmique, elle vérifie la loi d’ohm. Donc
U𝑟 = 𝑟. 𝐼 ⇒ 𝑃𝑟 = (𝑟. 𝐼). 𝐼 = 𝑟. 𝐼 2
Pour déterminer les pertes Joule globales qui intéresse la partie résistive du récepteur :
Ou
L’application de la loi des nœuds sur un couplage triangle engendre les relations suivantes entre les
courants en ligne et les courants par phase,
𝑖1 = 𝑗12 − 𝑗31
{ 𝑖2 = 𝑗23 − 𝑗12
𝑖3 = 𝑗31 − 𝑗23
Et puisque le réseau et le récepteur étant équilibrés ;
𝐼 = 𝐼2 = 𝐼3 = 𝐼
{ 1
𝐽12 = 𝐽23 = 𝐽31 = 𝐽
Pour un couplage triangle : 𝐼 = √3. 𝐽
Puissances
La puissance absorbée par chaque dipôle (phase) est,
P𝑖 (i=1,2,3) = U. J. cos 𝜑
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(𝜑 est le déphasage entre la tension et le courant de la même phase)
Pour déterminer la puissance globale absorbée par le récepteur on applique le théorème de Boucherot,
on trouve ;
P = 3𝑃1 = 3U. J. cos 𝜑 = √3𝑈. 𝐼. 𝑐𝑜𝑠𝜑 (𝑜𝑛 𝑎 𝐽 = 𝐼/√3)
De même, la puissance réactive s’écrit,
Q = 3𝑄1 = 3U. J. sin 𝜑 = √3𝑈. 𝐼. 𝑠𝑖𝑛𝜑
On distingue, la puissance apparente et le facteur de puissance,
P
S = √3𝑈. 𝐼 , k = S = cos 𝜑
b) Couplage triangle
On détermine les courants I1, I2 et I3 à partir des courants J1, J2 et J3 calculés par :
Une trop grande consommation d'énergie réactive (facteur de puissance faible) pour une installation
électrique va augmenter considérablement ses courants en ligne bien que sa puissance active n'est pas
changée. Pour limiter les courants en ligne et donc les pertes par effet joule, on doit donc installer des
batteries de condensateurs sources d'énergie réactive en parallèle sur notre installation. On appelle cette
technique "Compensation de l'énergie réactive ". Cette compensation permet d'améliorer le facteur de
puissance (cos φ).
Finalement:
𝑃. (𝑡𝑔𝜑 − 𝑡𝑔 𝜑′)
𝐶 = 𝐶∆ =
3𝜔𝑈 2
a1) Couplage des condensateurs en étoile
En utilisant le même raisonnement que précédemment, on montre que la capacité du condensateur est
donnée par la relation :
Remarque:
Le couplage en étoile est donc moins intéressant puisque la capacité des condensateurs nécessaires est
trois fois plus grande que pour le couplage en triangle. Plus la capacité est grande, plus le condensateur
est volumineux et onéreux.
Un terme constant,
Un terme sinusoïdal de fréquence f (appelé fondamental ou premier harmonique),
Une suite limitée ou non, de terme sinusoïdaux de fréquence multiple entier de f (appelés les harmoniques)
∞
Ou bien s(t) = 𝑆0 + ∑∞
𝑘=1 𝑆𝑘 √2 𝑠𝑖𝑛(𝑘𝜔𝑡 + 𝜑𝑘 )
Avec : 𝜔 = 2𝜋𝑓 est la pulsation du fondamentale, k désigne le rang de l’harmonique, Sk sa valeur efficace et 𝜑𝑘
est son déphasage lu à l’échelle de sa pulsation kw.
𝑡0 +𝑇 𝑡0 +𝑇 𝑡0 +𝑇
1 2 2 𝐴2 + 𝐵𝑘2
𝑆0 = ∫ 𝑠(𝑡)𝑑𝑡 , 𝐴𝑘 = ∫ 𝑠(𝑡)𝑐𝑜𝑠𝑘𝜔𝑡 𝑑𝑡 , 𝐵𝑘 = ∫ 𝑠(𝑡)𝑠𝑖𝑛𝑘𝜔𝑡 𝑑𝑡 , 𝑆𝑘 = √ 𝑘
𝑇 𝑇 𝑇 2
𝑡0 𝑡0 𝑡0
𝐴𝑘
𝜑𝑘 = 𝐴𝑟𝑐𝑡𝑎𝑛
𝐵𝑘
Si 𝑠(𝑡) = −𝑠(−𝑡), c.à.d 𝑠(𝑡) est une fonction impaire alors le calcul se réduit à : 𝑆0 = 0, 𝐴𝑘 = 0 (pas de terme
𝑇
4
en cosinus) et on calcule B sur la moitié de la période 𝐵𝑘 = 𝑇 ∫02 𝑠(𝑡)𝑠𝑖𝑛𝑘𝜔𝑡 𝑑𝑡
v(t) = 𝑉0 + ∑ 𝑉𝑘 √2 𝑠𝑖𝑛(𝑘𝜔𝑡 + 𝜃𝑘 )
𝑘=1
∞
i(t) = 𝐼0 + ∑ 𝐼𝑘 √2 𝑠𝑖𝑛(𝑘𝜔𝑡 + 𝜗𝑘 )
𝑘=1
a) Puissance active
En posant 𝜑𝑘 = 𝜃𝑘 − 𝜗𝑘 on montre que puissance moyenne est
∞
P = 𝑉0 𝐼0 + ∑ 𝑉𝑘 𝐼𝑘 𝑐𝑜𝑠 𝜑𝑘
𝑘=1
Ces charges non linéaires sont responsables de la pollution harmonique du réseau alternatif de distribution, qui
engendre une distorsion de la tension d’alimentation et une surcharge des câbles et des équipements.
b) Puissance réactive
Lorsque les valeurs moyennes 𝑉0 𝑒𝑡 𝐼0 de la tension et du courant sont nulle ce qui est généralement le cas des
machines à courant alternatif alimentées par des convertisseurs statiques (onduleur), le calcul de la puissance
réactive Q aboutit à :
∞
𝑄 = ∑ 𝑉𝑘 𝐼𝑘 𝑠𝑖𝑛 𝜑𝑘
𝑘=1
c) Puissance apparente
C’est par définition le produit des valeurs efficaces du courant et de la tension. En utilisant la relation de Parseval
𝑆 = 𝑉𝐼 = √∑∞ 2 ∞ 2
𝑘=0 𝑉𝑘 ∑𝑝=0 𝐼𝑝
d) Puissance déformante
Pour illustrer cette notion on reprend le cas des charges non linéaires. La tension u (t) est sinusoïdale, le courant
est périodique alternatif, on le développe en série de Fourier
∞
Les puissances actives et réactives sont mises en jeu par les harmoniques de même rang. Ici uniquement le
fondamental du courant et la tension
D est la puissance déformante du dipôle. Son nom rappelle qu’elle est liée à une présence d’harmonique qui
déforme le signal. Elle disparait en régime purement sinusoïdal.
𝑃 𝑃
𝑓𝑝 = =
𝑆 √𝑃 + 𝑄 2 + 𝐷 2
2
On obtient ainsi un champ magnétique grâce à des aimants permanents ou bien des circuits électriques
parcourus par des courants appelés électroaimants
On distingue trois types de matériaux magnétiques:
- Les paramagnétiques (rares); l’Oxygène (O), le Platine (Pt); 𝜒 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 > 0; 𝜒 très petite
10−3 à 10−7 , tel 𝐽 𝑒𝑡 𝐻
⃗ sont de même sens. Très faible aimantation temporaire.
- Les diamagnétiques (près que tout les corps); 𝜒 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 < 0; 𝜒 très petite 10−4 à 10−6 , tel 𝐽 𝑒𝑡 𝐻
⃗
sont de sens opposés. Aimantation très faible et temporaire.
- Les ferromagnétiques sont constitués d'éléments métalliques tels que le fer (surtout), le nickel et
le cobalt qui leur permettent de prendre une forte aimantation. 𝐽 très élevée, non proportionnelle
à𝐻⃗ , avec saturation. 𝜒 est variable. 𝜒(𝐻) > 0 grande 104 à 106 . 𝐽 𝑒𝑡 𝐻 ⃗ sont de même sens.
Aimantation forte et persistence.
Lorsqu’un matériau ferromagnétique est place dans un champ d’excitation magnétique 𝐻 ⃗ , le matériau
acquiert une aimantation induite qui persite après le retrait du champ extérieur. Ce champ dit rémanant
peut être détruit par un champ opposé (champ coercitif), mais aussi par des chocs ou des courts-circuits.
Dans un champ d’excitation alternative, on obtient un cycle d’hystérésis après excitation et désexcitation
dans les deux sens (Figure 1.1). Les chocs et vibrations rétrécicent le cycle d’hystérésis. Ces phénomènes
sont à l’origine du vieillissement des tôles des machines électriques soumises en permanence à des
échauffements suivis de refroidissements.
Les matériaux magnétiques utilisés dans les machines électriques principalement les transformateurs
sont feuilletés. Chaque feuille de tôles est constituée de fer avec adjunction d’un petit pourcentage de
silicium. Ces tôles soumises à des champs d’excitations magnétiques alternatifs ont des pertes par
hystérésis données par la formule de Steinmetz,
1,6
𝑊𝑤𝑎𝑡𝑡/𝑘𝑔 = 𝜂𝑓𝐵𝑚𝑎𝑥
Où 𝑓 est la fréquence du champ alternative, 𝜂 = 5. 10−2 à 1,6. 10−2 selon la proportion croissante de
silicium.
Les matériaux ferromagnétiques doux soumis à des champs variables, même d’amplitude constant, ont
des pertes par courants de Foucault données par:
𝑊𝑤𝑎𝑡𝑡/𝑘𝑔 = 𝛾𝑒 2 𝑓 2 𝐵𝑚𝑎𝑥
2
Les courants induits dans la masse du matériau obligent à feuilleter tous les organes. L’épaisseur 𝑒 des
tôles a une influence énorme sur les pertes. On réduit donc 𝑒 au minimum compatible avec la résistance
mécanique des tôles. Le feuilletage est réalisé dans le plan de déplacement du champ d’excitation. Pour
une machine donnée, 𝑒 est fixée ainsi que la nature des tôles.
Lorsqu’un champ magnétique 𝐻 ⃗ (ou champ d’exitation magnétique) circule dans un matériau
⃗ , dont la variation suit
ferromagnétique, il se crée dans le matériau, un champ d’induction magnétique 𝐵
la relation :
⃗ = 𝜇. 𝐻
𝐵 ⃗
avec B: induction magnétique en Tesla (T), H : Champ magnétique en (A/m) et 𝜇: la perméabilité
magnétique du matériau.
On definit la perméabilité relative 𝜇𝑟 comme suit:
𝜇
𝜇𝑟 =
𝜇0
−7
Avec 𝜇0 = 4𝜋10 H/m est la perméabilité du vide.
Le tableau suivant donne les perméabilités magnétiques de quelques materiaux
Tableau 1.1. Perméabilités de quelques materiaux magnétiques
Matériau Fer Acier Acier au cobalt
Perméabilité (H/m) 10 000 40 000 à 50 000 3 500
Considérons un circuit (C) placé dans un champ d’induction magnétique 𝐵 ⃗ et une surface
⃗ à travers la surface (S)
quelconque (S) qui s'appuie sur lui (Figure 1.3). Le flux magnétique du champ 𝐵
est exprimé par la relation:
⃗ . ⃗⃗⃗⃗
∅ = ∬𝑆 𝐵 𝑑𝑆
⃗ . 𝑆 = 𝐵𝑆. cos(𝜃) = 𝐵𝑛 𝑆
∅=𝐵
- La loi de Faraday
Pour les circuits filiformes bobinés et comportant N spires, la f.e.m est donnée par la loi de Faraday. Elle
énonce que “ le force électromotrice induite dans un circuit fermé baigné par un champ magnétique est
directement proportionnelle à la variation dans le temps du flux du champ magnétique pénétrant dans le
circuit.” Elle s'exprime par la relation suivante:
𝑑∅
𝑒=𝑁
𝑑𝑡
Dans le cas où l'effet du flux s'oppose à la cause qui lui a donné naissance, on met un signe (-) dans la
formule de la f.e.m.: c’est la loi de Lenz. Elle énonce que le sens du courant induit est tel qu’il s’oppose
par ses effets magnétiques à la cause qui a produit le courant.
𝑑∅
𝑒 = −𝑁
𝑑𝑡
𝑑∅ = 𝐵𝑑𝑆 = 𝐵𝑙𝑑𝑥
𝑑∅ 𝑑𝑥
𝑒= = 𝐵𝑙 = 𝐵𝑙𝑉 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑁 = 1
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Note: Dans le cas où la f.e.m. dans le fil conducteur s’oppose à la tension de la source 𝐸0 , on ajoute le
signe (-) (loi de Lenz).
Théorème d’Ampère
Il s’énoncé comme suit: “La circulation de l’excitation magnétique le long d’une courbe fermée est égale
à la somme algébrique des forces magnetomotrices qui traversent toute la surface s’appuyant sur le
contour”. La somme algébrique des courants est appelé force magnétomotrice f.m.m.
⃗ . ⃗⃗⃗
∫𝐻 𝑑𝑙 = 𝑁𝐼 = 𝑓. 𝑚. 𝑚.
- Somme algébrique: pour la faire, il faut déterminer les courants qui doivent être comptés
positifs et ceux qui doivent être comptés négatifs. Les courants dans le sens de la normale
seront comptés positifs, les autres négatifs.
Pour une portion de circuit de longueur 𝑙 et de section droite 𝑆 et comportant 𝑁 spires (figure
1.7).
𝑓. 𝑚. 𝑚. = 𝐻. 𝑙 = 𝑁𝐼
𝐵 ∅
Or 𝐻 = 𝜇 et 𝐵 = 𝑆 . Soit:
∅
𝐻=
𝜇. 𝑆
On obtient la f.m.m.
𝑙. ∅
𝑓. 𝑚. 𝑚. =
𝜇. 𝑆
𝑙
Le terme est appelée réluctance. on la note ℜ et elle est experimée en 𝐻 −1 , d’où la relation
𝜇.𝑆
d’Hopkinson:
𝑓. 𝑚. 𝑚. = ℜ. ∅
𝑙
ℜ=
𝜇. 𝑆
𝑁𝐼
D'après le théorème d'ampère, on obtient: 𝐻 = 𝑙
𝐵
Sachant que 𝐻 = 𝜇 , l'induction magnétique de ce circuit est donnée par l'équation suivante:
𝑁𝐼
𝐵=𝜇
𝑙
Le flux d’induction magnétique ∅ sera défini comme suit en fonction de la réluctance du circuit
magnétique ℜ:
𝑁𝐼 𝑁𝐼 𝑁𝐼
∅ = 𝐵. 𝑆 = 𝜇 𝑆= =
𝑙 𝑙 ℜ
𝜇𝑆
Cette relation introduit une proportionnalité ente le flux d’induction magnétique et la différence de
potentiel magnétique scalaire (𝑁𝐼) associée à la réluctance du noyau correspondant. (la différence de
potentiel magnétique est appelé aussi "force magnétique notée e”).
𝑑∅ 𝑁 2 𝑑𝐼
𝑒=𝑁 = .
𝑑𝑡 𝑙 𝑑𝑡
𝜇𝑆
𝑁2
Le facteur de proportionnalité ( 𝑙 ) s'appelle l'inductance propre de la bobine et notée 𝐿:
𝜇𝑆
𝑁2 𝑁2
𝐿= =
𝑙 ℜ
𝜇𝑆
Finalement:
𝑑𝐼
𝑒 = 𝐿. 𝑒𝑡 𝑁∅ = 𝐿𝐼
𝑑𝑡
• D’un circuit magnétique formé d’un empilement de tôles magnétiques minces isolées entre elles par
une couche de vernis.
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• D’une bobine de N spires
b) Etude du fonctionnement
Si on alimente la bobine à noyau de fer par une tension 𝑢(𝑡) = 𝑈√2𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡 + 𝜑), on aura une force
magnétomotrice 𝑁𝐼 qui engendre un flux ∅1 = ∅ + ∅𝑓 , avec ∅ : flux circulant dans le circuit magnétique
ou flux de magnétisation (on note aussi ∅𝑚 ) et ∅𝑓 : flux de fuite dans l’air. L'inductance propre de la
bobine est:
𝑁∅1
𝐿=
𝑖
Dans ces conditions ; on définit deux autres inductances, faisant intervenir ces flux de fuite (∅𝑓 ) et de
magnétisation (∅) :
𝐿 = 𝐿𝑚 + 𝐿𝑓
∅ ∅ 𝐿𝑚
𝐶𝑓 = = =
∅1 ∅ + ∅𝑓 𝐿
𝑁𝑖 = ℜ∅1 = ℜ𝑓 ∅𝑓 = ℜ𝐶𝑀 ∅
On montre ainsi que les trois réluctances sont liées par une relation semblable à celles des résistances
parallèles:
1 1 1
= +
ℜ ℜ𝑓 ℜ𝐶𝑀
Remarques:
⃗ . ⃗⃗⃗
𝑓. 𝑚. 𝑚. = 𝑁𝐼 = ∫ 𝐻 𝑑𝑙 = ∅ ∑ ℜ𝑖
𝐵
- Sachant que 𝐻 = 𝜇 et que 𝑓. 𝑚. 𝑚. = 𝑁𝐼 = ℜ. ∅, on trouve l’expression générale de la réluctance
d’un circuit magnétique:
𝑑𝑙 𝑙
ℜ=∫ =
𝜇𝑆 𝜇. 𝑆
𝑢 + 𝑒1 = 𝑟. 𝑖
𝑑∅1 𝑑∅ 𝑑∅𝑓
Avec : 𝑒1 = −𝑁 = −𝑁 𝑑𝑡 − 𝑁
𝑑𝑡 𝑑𝑡
On peut réécrire:
𝑑∅ 𝑑𝑖(𝑡)
𝑢(𝑡) = 𝑟. 𝑖(𝑡) + 𝑁 + 𝐿𝑓
𝑑𝑡 𝑑𝑡
Ou en écriture complexe:
𝑈 = 𝑟𝐼 + 𝑗𝐿𝑓 𝜔𝐼 + 𝑗𝑁𝜔∅
Si on suppose qu'il n’y a pas de flux de fuite et que la résistance de la bobine est suffisamment faible
pour que l'on puisse négliger la chute de tension 𝑟𝑖 (Hypothèses de Kapp), il vient que :
𝑑∅
𝑢(𝑡) = −𝑒 = 𝑁
𝑑𝑡
𝑈√2 𝜋 𝜋
d’où ∅(𝑡) = 𝑁𝜔
𝑐𝑜𝑠 (𝜔𝑡 + 𝜑 − 2 ) = ∅𝑚𝑎𝑥 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑 − 2 )
𝑈√2
Avec ∅𝑚𝑎𝑥 = 𝑁𝜔
Le flux dans le circuit magnétique est sinusoïdal et en quadrature retard par rapport à la tension. La
valeur efficace de la tension est exprimée comme suit:
𝑈 = 4,44𝑁𝑓∅𝑚𝑎𝑥 = 4,44𝑁𝑓𝐵𝑚𝑎𝑥 𝑆
où S est la section de circuit magnétique et 𝐵𝑚𝑎𝑥 est l’induction maximale en Tesla. Cette équation est
appelée formule de Boucherôt; elle permet de calculer le nombre de spires
𝑃𝑓 = 𝑃𝐻 + 𝑃𝑐𝐹
Le circuit de la bobine N°1 parcouru par un courant 𝐼1 alternatif (source 𝑉1) de 𝑁1 spires et le circuit de
la bobine N°2 en circuit ouvert de 𝑁2 spire. Le flux alternatif ∅ dȗ à la circulation de 𝐼1 traverse les deux
circuits, s'il n y a pas de fuites. Il apparait donc aux bornes du circuit N°2 une f.é.m. dite "de
transformation".
𝑑∅ 𝑑∅
𝑒1 = 𝑁1 𝑒𝑡 𝑒2 = 𝑁2
𝑑𝑡 𝑑𝑡
On en déduit que:
𝑒2 𝑁2
=
𝑒1 𝑁2
Le flux ∅ circulant dans le circuit magnétique définit parfois le "flux totalisé", ou encore le "flux-spires".
Il est donné aussi en fonction de deux variables (𝑖 𝑒𝑡 𝑥) comme suit: ∅(𝑖, 𝑥)
𝑑∅ 𝑑𝑥
- Le terme: 𝑑𝑥 . 𝑑𝑡 est appelé f.é.m. de vitesse.
On parle dans un tel cas de couplage magnétique des bobinages correspondants. Les flux totalisés dans
les deux bobines s'écrivent alors:
𝑁2 𝑖2
- Le flux de fuite sur la bobine 2: ∅𝑓2 =
ℜ𝑓2
Note: Le tube d'induction est l'ensemble des lignes de champ qui s'appuient sur un contour fermé.
1 1 𝑁1 𝑁2 𝑁1 𝑁2 1 1
∅1 = 𝑁12 𝑖1 ( + )+ 𝑖2 𝑒𝑡 ∅2 = 𝑖1 + 𝑁22 𝑖2 ( + )
ℜ𝐶𝑀 ℜ𝑓1 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝑓2
1 1 1 1
𝐿11 = 𝑁12 ( + ) = 𝐿𝑚1 + 𝐿𝑓1 𝑒𝑡 𝐿22 = 𝑁22 ( + ) = 𝐿𝑚2 + 𝐿𝑓2
ℜ𝐶𝑀 ℜ𝑓1 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝑓2
𝑁1 𝑁2
- Inductances mutuelles: 𝐿12 = 𝐿21 = 𝑀 = ℜ𝐶𝑀
𝑁12 𝑁22 𝑁1 𝑁2
ℜ𝑓1 = ℜ𝑓2 = ∞; 𝐿11 = ; 𝐿22 = ; 𝐿12 = 𝐿21 =
ℜ𝐶𝑀 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝐶𝑀
Dans le cas général (avec flux de fuite), on peut poser: 𝐿12 = 𝐿21 < √𝐿11 𝐿22
Le coefficient de couplage (𝐶𝑐 ) est le quotient de l’inductance mutuelle par l’inductance mutuelle
𝑀
correspondant à un couplage parfait: 𝐶𝑐 = <1
√𝐿11 𝐿22
Champ 𝐸⃗ ⃗
𝐻
Vecteur caractéristique 𝑗 ⃗
𝐵
Eléments en série 𝑅 = ∑ 𝑅𝑘 ℜ = ∑ ℜ𝑘
𝑘 𝑘
Les transformateurs sont des machines entièrement statiques ; ce qui est à l’origine de leur excellent
rendement. Leur utilisation est primordiale pour le transport de l’énergie électrique où l’on préfère «
transporter des volts plutôt que des ampères ». Ils assurent l’élévation de la tension entre la source
(alternateurs fournissant une tension de 20 kV) et le réseau de transport (de 50 kV à 400 kV au Cameroun
et 50 kV à 225 kV au Burkina Faso), puis ils permettent l’abaissement de la tension du réseau vers
l’usager. En outre, le transformateur procure un isolement entre les réseaux et permet de changer le
régime de neutre.
Les transformateurs sont réalisés en toutes puissances et tensions, de quelques VA et à basse tension
pour l’alimentation de circuits électroniques à quelques centaines de MVA et de kV pour l’alimentation
ou le couplage des réseaux de transport de l’énergie électrique. Le transformateur est également utilisé
comme adaptateur d’impédance en électronique.
Il est constitué d’un circuit magnétique fermé (de grande perméabilité, feuilleté et constitué par des tôles
de 0,2 à 0,3mm d’épaisseur afin de limiter les courants de Foucault) comportant deux bobinages : le
primaire et le secondaire. Le primaire comporte 𝑁1 spires (l’indice 1 désignant par la suite toute les
grandeurs au primaire, l'indice 2 les grandeurs au secondaire). Cette machine est basée sur la loi de
Faraday. En effet, le primaire étant alimenté par une tension sinusoïdale, il en résulte un flux sinusoïdal
dans le circuit magnétique. Ce flux induit à son tour la création d'une force électromotrice sinusoïdale
𝑒2 au secondaire (enroulement comportant 𝑁2 spires). Cette f.e.m. permet d'alimenter une charge
branchée aux bornes du secondaire. On lui adopte alors la convention générateur. Les enroulements
primaires et secondaires sont isolés électriquement mais ils sont accouplés magnétiquement.
Le circuit électrique lié au générateur est appelé le circuit primaire, celui qui est lié au récepteur est
appelé le circuit secondaire.
Le transformateur monophasé peut être représenté par l’un de deux symboles suivants :
a) Définition
On appelle transformateur parfait, ou idéal, un transformateur vérifiant les conditions suivantes:
- Les résistances des enroulements sont nulls (𝑅1 = 𝑅2 = 0), autrement dit pas de pertes Joules;
b) Equations de fonctionnement
Le schéma électrique équivalent d’un transformateur monophasé parfait est:
Avec:
𝑑∅(𝑡)
𝑒1 (𝑡) = −𝑁1 : force électromotrice induite au primaire
𝑑𝑡
𝑑∅(𝑡)
𝑒2 (𝑡) = −𝑁2 : force électromotrice induite au secondaire
𝑑𝑡
𝑑∅(𝑡)
𝑉1 (𝑡) + 𝑒1 (𝑡) = 𝑅1 𝑖1 (𝑡) = 0, 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑉1 (𝑡) = −𝑒1 (𝑡) = 𝑁1
{ 𝑑𝑡
𝑑∅(𝑡)
𝑉2 (𝑡) − 𝑒2 (𝑡) = 𝑅2 𝑖2 (𝑡) = 0, 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑉2 (𝑡) = 𝑒2 (𝑡) = −𝑁2
𝑑𝑡
En écriture complexe, on obtient:
𝑉1 = 𝑗𝑁1 𝜔∅ 𝑒𝑡 𝑉2 = −𝑗𝑁2 𝜔∅
Soit :
𝑉2 𝑁2
=− = −𝑚
𝑉1 𝑁1
𝑉2 𝑁2
= =𝑚
𝑉1 𝑁1
𝑁
𝑚 = 𝑁2 est le rapport de transformation.
1
𝑁1 . 𝑖1 + 𝑁2 . 𝑖2 = ℜ. ∅
Si on remplace les grandeurs temporelles par des grandeurs efficaces, on aboutit à la relation suivante,
valable dans le cas idéal:
𝐼2 𝑁1 1
= =
𝐼1 𝑁2 𝑚
Note: Les tensions (et les courants) au primaire et au secondaire sont en opposition de phase.
c) Schéma équivalent
Le schéma électrique équivalent d’un transformateur monophasé idéal est le suivant:
Sur le premier schéma, les points portés sur les bobinages indiquent la borne d'entrée du courant pour
obtenir des flux orientés dans le même sens. Une fois ce sens repéré, il faut ensuite orienter les courants
de telle manière à toujours faire apparaître le primaire en récepteur et le secondaire en générateur.
Cherchons à quel générateur (𝐸1 , 𝑍1) est équivalent le montage vu des bornes A et B:
𝑉2 = 𝐸2 + 𝑍2 𝑖2
Éliminons 𝑉2 𝑒𝑡 𝑖2 en les remplaçant par leurs expressions en fonction des grandeurs primaires:
𝑁2 𝑁1
𝑉2 = − 𝑉1 𝑒𝑡 𝑖2 = − 𝑖1
𝑁1 𝑁2
𝑁1 𝑁1 𝑁1 𝑁1 2
𝑉1 = − (𝐸2 − 𝑍2 𝑖1 ) = − 𝐸2 + ( ) 𝑍2 𝑖1 )
𝑁2 𝑁2 𝑁2 𝑁2
Soit:
𝑉1 = 𝐸1 + 𝑍1 𝑖1
Avec :
𝑁1 𝑁1 2 𝑍1 𝑁1 2 1
𝐸1 = − 𝐸2 𝑒𝑡 𝑍1 = ( ) 𝑍2 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 =( ) = 2
𝑁2 𝑁2 𝑍2 𝑁2 𝑚
Tout se passe comme si le générateur alimentant le primaire du transformateur était directement relié à
une charge d'impédance 𝑍1 , c'est l'impédance ramenée au primaire. Cette propriété des transformateurs
est parfois utilisée pour réaliser l'adaptation d'impédance en puissance d'un générateur avec une charge
non adaptée.
Par exemple dans le domaine de l’électronique, cette relation est souvent utilisée afin de calculer les
transformateurs chargés d’adapter les impédances des hauts-parleurs à l’impédance de sortie des
amplificateurs.
d) Bilan de puissance
𝑉2 𝑁2 𝑖2 𝑁1 1
On a déjà établit que: =− = −𝑚 𝑒𝑡 =− =− .
𝑉1 𝑁1 𝑖1 𝑁2 𝑚
Soit:
𝑉2 𝑖1
= 𝑜𝑢 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑉1 . 𝑖1 = 𝑉2 . 𝑖2 . 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑆1 = 𝑆2
𝑉1 𝑖2
Sachant que:
𝑆1 = 𝑉1 . 𝑖1 = 𝑃1 + 𝑗𝑄1 𝑒𝑡 𝑆2 = 𝑉2 . 𝑖2 = 𝑃2 + 𝑗𝑄2
Les puissances active et réactive absorbées par le primaire seront totalement transmises à la charge
connectée au secondaire (pas des pertes). Le rendement d’un transformateur parfait est alors égal à
1.
𝜑 = 𝜑1 = 𝜑2
Dans un transformateur réel, on ne néglige plus les pertes. Aussi doit-on prendre en compte:
Le flux fournit par chacun des enroulements peut être exprimé comme:
∅1 = ∅𝑚 + ∅𝑓1 𝑒𝑡 ∅2 = ∅𝑚 + ∅𝑓2
1 1 𝑁1 𝑁2 𝑁1 𝑁2 1 1
𝜆1 = 𝑁12 𝑖1 (
+ )+ 𝑖2 𝑒𝑡 𝜆2 = 𝑖1 + 𝑁22 𝑖2 ( + )
ℜ𝐶𝑀 ℜ𝑓1 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝑓2
Les équations des flux de deux bobines couplées magnétiquement sont:
1 1 1 1
𝐴𝑣𝑒𝑐: 𝐿11 = 𝑁12 ( + ) = 𝐿𝑚1 + 𝐿𝑓1 𝑒𝑡 𝐿22 = 𝑁22 ( + ) = 𝐿𝑚2 + 𝐿𝑓2
ℜ𝐶𝑀 ℜ𝑓1 ℜ𝐶𝑀 ℜ𝑓2
𝑁1 𝑁2
𝐿12 = 𝐿21 = 𝑀 =
ℜ𝐶𝑀
Les tensions induites dans les deux bobines sont données par :
D’après la loi de maille appliquée aux circuits électriques (primaire et secondaire), on aura:
𝑁1 ∅𝑓1 𝑁2 ∅𝑓2
Sachant que: 𝐿𝑓1 = et 𝐿𝑓2 =
𝑖1 𝑖2
𝑑∅𝑚 𝑑𝑖1
𝑉1 = 𝑅1 𝑖1 + 𝑁1 + 𝐿𝑓1
{ 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑∅𝑚 𝑑𝑖2
𝑉2 = −𝑅2 𝑖2 − 𝑁2 − 𝐿𝑓2
𝑑𝑡 𝑑𝑡
En écriture complexe, on aura:
𝑉1 = 𝑅1 𝑖1 + 𝑗𝐿𝑓1 𝜔𝑖1 + 𝑗𝑁1 𝜔∅𝑚
{
𝑉2 = −𝑅2 𝑖2 − 𝑗𝐿𝑓2 𝜔𝑖2 − 𝑗𝑁2 𝜔∅𝑚
Soit: 𝑁1 𝑖1 + 𝑁2 𝑖2 = ∅𝑚 ℜ𝐶𝑀
𝑁1 𝑖10 = ∅𝑚 ℜ𝐶𝑀
𝑁1 𝑖1 + 𝑁2 𝑖2 = 𝑁1 𝑖10
Soit :
𝑁1 (𝑖1 − 𝑖10 ) + 𝑁2 𝑖2 = 0
𝑉2′ 𝑁
Si on considère cette équation et le fait que = − 𝑁2 = −𝑚 , on peut construire le cœur d'un schéma
𝑉1′ 1
𝑁
équivalent du transformateur réel avec un transformateur parfait de rapport de transformation 𝑚 = 𝑁2.
1
Les équations précédentes donnant les tensions 𝑉1 𝑒𝑡 𝑉2 permettent de compléter le schéma équivalent
avec les résistances d'enroulement et les inductances de fuite. Le courant de magnétisation absorbé par
le schema équivalent de la bobine à noyau de fer, permet de modéliser les pertes fer du circuit
magnétique.
Figure 2.10: Schéma équivalent du transformateur réel avec impédances ramenées au secondaire
Figure 2.12: Schéma équivalent du transformateur réel dans le cadre de l'approximation de Kapp avec
impédances ramenées au secondaire
Un transformateur est conçu pour fonctionner de façon optimale à une tension nominale et un courant
nominal donnés; ces valeurs sont inscrites sur sa plaque d'identification ou plaque signalétique. Les
paramètres du schéma équivalent du transformateur doivent être determinés par des essais
expérimentaux. On peut effectuer des mesures directement sous tensions et courants nominaux.
Cependant il est préférable de séparer les essais (Essais à vide et essais en court-circuit), ce qui, en outre,
permet de travailler à puissance réduite et ainsi limiter les risques liés à la manipulation des fortes
puissances.
Essai à vide.
Cet essai s'effectue sous tension nominale, le secondaire étant en circuit ouvert (cf. figure 2.13). On
mesure la tension à vide au secondaire, le courant et la puissance à vide absorbées par le primaire.
L'essai en court-circuit est réalisé avec le secondaire branché en court-circuit. On applique au primaire
une tension réduite 𝑉1𝑐𝑐 ≪ 𝑉1𝑛 (tension nominale), on augmente progressivement 𝑉1𝑐𝑐 depuis 0 jusqu’à
avoir 𝐼2𝑐𝑐 = 𝐼2𝑛 .
On choisi l'impédance de charge, 𝑍𝑐 , telle que le transformateur fonctionne dans ces conditions
nominales de tension et de courant. On définit la chute de tension au secondaire Δ𝑉2 comme la différence
des tensions secondaires à vide et en charge:
Δ𝑉2 = 𝑉20 − 𝑉2
Elle dépend du courant I2 et de déphasage φ2 et peut être négative (surtention 𝑉2 > 𝑉20). Généralement
la chute de tension est donnée par sa valeur relative:
Δ𝑉2
𝜀% = . 100
𝑉20
En considérant le modèle du transformateur réel avec les impédances ramenées au secondaire (cf. figure
2.15), on peut écrire:
𝑑𝑖2
𝑚𝑉1 + 𝑉2 + 𝑅𝑠 𝑖2 + 𝐿𝑠 =0
𝑑𝑡
En notation complexe, on à:
−𝑚𝑉1 = 𝑅𝑠 𝑖2 + 𝑗𝐿𝑠 𝜔𝑖2 + 𝑉2
Figure 2.15: Schéma équivalent du transformateur réel chargé avec impédances ramenées au secondaire
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E. Tchoffo Houdji - 2024/2025
La tension au secondaire du transformateur parfait du modèle (−𝑚𝑉1) correspond à la tension à vide
mesurée sous la même tension primaire nominale (𝑉20 ), d’où:
𝑉20 = −𝑚𝑉1
On obtient ainsi :
Δ𝑉2 ≈ 𝑅𝑠 𝐼2 𝑐𝑜𝑠(𝜑2 ) + 𝐿𝑠 𝜔𝐼2 𝑠𝑖𝑛(𝜑2 )
f) Caractéristiques en charge
Ce sont les courbes donnant la variation de la tension en charge en fonction du courant dans la charge.
𝑉2 = 𝑓(I2 ) à 𝜑2 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑉1 = 𝑉1𝑛 .
Les pertes par effet joule totales sont:𝑃𝐽 = 𝑅1 𝐼12 + 𝑅2 𝐼22 = 𝑅𝑝 𝐼12 = 𝑅𝑠 𝐼22 ≈ 𝑃1𝑐𝑐
𝑃2
𝜂=
𝑃1
Il peut être déterminé pratiquement à l’aide de deux wattmètres pour les faibles puissances. Pour les
grandes puissances, on utilise généralement la méthode des pertes séparées basée sur l’estimation des
pertes. La relation utilisée est la suivante:
𝑉2 𝐼2 𝑐𝑜𝑠(𝜑2 )
𝜂=
𝑉2 𝐼2 𝑐𝑜𝑠(𝜑2 ) + ∑ 𝑝𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠
L’allure de la courbe de rendement en fonction du courant au secondaire est donnée par la figure
suivante:
C’est une courbe croissante au début; elle passe par un maximum puis elle décroit.
Remarques
– Le transformateur aura toujours un rendement meilleur que celui d’une machine tournante à cause des
pertes mécaniques.
√𝑃10
– Le rendement maximal est obtenu par un courant optimal 𝐼2𝑜𝑝𝑡 tel que 𝐼2𝑜𝑝𝑡 = 𝑅𝑠
- Les autotransformateurs;
- Les transformateurs de tension (TT);
- Les transformateurs de courant (TI).
a) Autotransformateur
Soit un autotransformateur (Figure 2.19) composé d’un enroulement AB de 𝑁1 spires montées sur un
circuit magnétique. L’enroulement est raccordé à une source de tension constante 𝑉1. Le courant
d’excitation crée un flux et, comme dans tout transformateur, ce flux demeure constant tant que 𝑉1 est
constante. Supposons que l’on sorte une prise C entre les extrémités A et B de l’enroulement, et que 𝑁2
spires soient comprises entre les bornes A et C. Comme la tension induite est proportionnelle au nombre
de spires, la tension entre ces bornes est :
𝑁2
𝑉2 = 𝑉
𝑁1 1
Cette relation est la même que celle obtenue avec un transformateur conventionnel à deux enroulements
ayant 𝑁1 et 𝑁2 spires respectivement au primaire et au secondaire. Cependant, comme les enroulements
primaires AB et secondaire AC ont une borne commune A, ils ne sont plus isolés. Si l’on branche une
charge entre les bornes A et C, le courant 𝐼2 provoque la circulation d’un courant 𝐼1 au primaire (voir
figure 2.20).
La section BC de l’enroulement est traversée par le courant 𝐼1 . D’après la loi des nœuds appliquée en A,
la section CA est traversée par une intensité (𝐼2 − 𝐼1). De plus, la force magnéto-motrice créée par 𝐼1
doit être égale et opposée à celle produite par (𝐼2 − 𝐼1 ). On a donc:
𝐼1 (𝑁1 − 𝑁2 ) = 𝑁2 (𝐼2 − 𝐼1 )
Soit :
𝐼1 𝑁1 = 𝑁2 𝐼2
Enfin, si l’on suppose que les pertes fer et le courant magnétisant sont négligeables, la puissance
apparente absorbée par la charge doit être égale à celle fournie par la source. Par conséquent, 𝑉1 𝐼1 =
𝑉2 𝐼2 .
On constate que ces équations sont identiques à celles obtenues avec un transformateur conventionnel
𝑁
ayant un rapport de transformation 𝑁2. Cependant, dans un autotransformateur, l’enroulement secondaire
1
fait partie de l’enroulement primaire. Il s’ensuit qu’un autotransformateur est plus petit, moins lourd et
moins coûteux qu’un transformateur conventionnel de même puissance. Cette économie devient
particulièrement importante lorsque le rapport de transformation se situe entre 0,5 et 2. Par contre,
l’absence d’isolation entre la haute tension et la basse tension constitue un inconvénient parfois
prohibitif.
Les autotransformateurs servent au démarrage à tension réduite des moteurs, à la régulation de la tension
des lignes de distribution et, en général, à la transformation de tensions de valeurs assez rapprochées.
Un transformateur à deux enroulements peut être monté en autotransformateur : il suffit de relier le
secondaire en série avec le primaire. Selon le mode de connexion, la tension secondaire peut s’ajouter à
la tension primaire ou se soustraire de celle-ci. Lorsqu’on utilise des transformateurs conventionnels
comme autotransformateurs, il est important d’appliquer les règles suivantes:
Autotransformateur variable
Lorsque l’on a besoin d’une tension variable de 0 à 220 V ou plus, on a souvent recours à un
autotransformateur ayant une prise mobile (Figure 2.21). Le transformateur comprend un enroulement
d’une seule couche de fil bobiné sur un noyau magnétique toroïdal et un balai en graphite mobile que
l’on peut déplacer au moyen d’un bouton de réglage. Le balais glisse sur les spires, et à mesure que le
point de contact se déplace, la tension 𝑉2 augmente proportionnellement au nombre de spires parcourues.
Si la source de tension 𝑉1 est connectée sur une prise fixe englobant 85 % des spires, on peut faire varier
la tension 𝑉2 de 0 à la tension 𝑉1. Ainsi, par exemple, si 𝑉1 = 220𝑉, 𝑉2 pourra varier entre 0 et 220 V.
On préfère l’autotransformateur au rhéostat car, pour une position donnée du curseur, la tension 𝑉2 varie
beaucoup moins avec la charge, et les pertes joule sont bien moindres.
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Figure 2.21: Schéma de principe d’un autotransformateur variable.
Les transformateurs de tension sont utilisés sur les lignes à haute tension pour alimenter des appareils
de mesure (voltmètre, wattmètre, etc.) ou de protection (relais). Ils servent à isoler ces appareils de la
haute tension et à les alimenter à des tensions appropriées. Le rapport de transformation est choisi de
façon que la tension secondaire soit d’une centaine de volts, ce qui permet l’utilisation d’instruments de
fabrication courante pour la mesure de tension élevées. Le primaire des transformateurs de tension est
branché en parallèle avec le circuit dont on veut connaître la tension. Leur construction diffère très peu
de celle des transformateurs conventionnels. Cependant, leur puissance nominale est généralement faible
(inférieure à 500 VA) de sorte que le volume de l’isolation dépasse souvent celui du cuivre et de l’acier
utilisé. Les transformateurs de tension installés sur les lignes HT sont toujours raccordés entre une ligne
et le neutre. Cela élimine la nécessité d’utiliser deux grosses bornes de porcelaine, une des deux
extrémités de l’enroulement étant reliée à la terre. Par exemple, la figure 2.23 montre un transformateur
utilisé sur une ligne à 140 kV, il comprend une grosse borne (traversée) en porcelain afin d’isoler la
ligne haute tension du boitier qui est mis à la terre. Ce dernier renferme le transformateur proprement
dit.
Afin d’éviter le risque de choc électrique en touchant l’instrument de mesure ou un de ses fil de
raccordement, un des fils de l’enroulement secondaire doit systématiquement être relié à la masse
(Figure 2.24).
Le voltmètre ayant une très forte impédance, le transformateur de tension est pratiquement à vide. On a:
𝑉2 𝑁
= 𝑁2, et comme 𝑉1 ≫ 𝑉2, il faut : 𝑁1 ≫ 𝑁2 . L’impédance ramenée au primaire du transformateur de
𝑉1 1
tension sera très grande:
𝑁2 2
𝑍 𝑟𝑎𝑚𝑒𝑛é𝑒 = ( ) 𝑍𝑣𝑜𝑙𝑡𝑚è𝑡𝑟𝑒
𝑁1
Les transformateurs de courant sont utilisés pour ramener à une valeur facilement mesurable les courants
intenses des lignes à haute ou à basse tension. Ils servent également à isoler les appareils de mesure ou
de protection des lignes à haute tension (Figure 2.25). Le primaire de ces transformateurs est monté en
série avec la ligne dont on veut mesurer l’intensité. Ces transformateurs étant employés seulement à des
fins de mesure et de protection, leur puissance sera faible, de l’ordre de 15 à 200 VA. Le courant nominal
𝑁1 2
𝑍 𝑟𝑎𝑚𝑒𝑛é𝑒 = ( ) 𝑍𝑎𝑚𝑝è𝑟𝑒𝑚è𝑡𝑟𝑒
𝑁2
est très faible et n’entraîne qu’une très faible chute de tension dans le primaire du TI. On ne doit jamais
ouvrir le secondaire d’un TI lorsque le primaire est alimenté. S’il est nécessaire de retirer un instrument
raccordé au secondaire, il faut auparavant mettre le secondaire en court-circuit et ensuite retirer
l’instrument, ou encore, ce qui est souvent plus facile à réaliser, court-circuiter le primaire. Si on ouvre
le circuit secondaire d’un TI, le courant dans le primaire continue à circuler, inchangé, car celui-ci ne
dépend que de la charge du réseau. Les ampères-tours du primaire ne sont plus compensés par ceux du
secondaire, il se produit une saturation du circuit magnétique.