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Séquence Moi

Lecture implicite

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Laure Vialle
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Lecture – compréhension CP : l’implicite – faire des inférences

Laure Vialle Saint Étienne de Serre CP - CE1

Rosalie chérie

Ce qui n’est pas dit : Rosalie et sa maman se préparent pour


aller à l’école.
On s’en rend compte seulement à la fin.
Photocopier en A3 chaque page de l’album.
Lecture orale par les enfants ou l’enseignante de l’album
(support original album).
Lorsqu’ils se rendent compte que Rosalie se préparait pour
l’école, leur demander s’il n’y avait pas des indices plus tôt
dans l’album. Relire les pages photocopiées, surligner les
indices.

Les deux maisons

Ce qui n’est pas dit : à la fin, le vieux et la vieille vivent de nouveau sous le même toit.
Pour le comprendre : lire l’album.
Jouer le scénario : par exemple avec des maisons constituées de
blocs de bois/kaplas/blocs logiques, et deux figurines ou marottes
du vieux et de la vieille ; pour bien identifier les maisons : faire
des maisons en carton avec du sel/terre/sucre collés dessus, ou
bien coller des étiquettes sur les maisons.
Relire page par page tout en déplaçant les personnages dans les
maisons : on se rend bien compte à la fin qu’ils sont de nouveau
ensemble dans la maison de départ.

Les deux grandes pierres

(récit extrait de l’ouvrage La soupe à la souris d’Arnold Lobel, L’école des loisirs)
Ce qui n’est pas dit : les pierres ne peuvent pas aller de l’autre côté de la colline car elles ne sont pas
vivantes, dans l’histoire elles parlent mais elles ne peuvent se déplacer.
Matériel : 5 feuilles A4 blanches + 1 pour la 1ère de couverture, le texte
des 5 pages séparées, les 5 illustrations correspondantes. (trouvé sur le
site [Link])
Faire lire dans l’ordre les 5 parties du texte. Chercher l’illustration qui va
avec. Coller le texte + son illustration sur une feuille blanche. Numéroter
chaque page de 1 à 5.
Faire expliciter le mensonge de la souris : elle ment pour ne pas rendre
malheureuses les pierres.
Chercher sur chaque page les indices : les pierres ne peuvent pas bouger
(« nous ne le sauront jamais » par exemple).
Agrafer les pages pour former un album, réaliser la 1ère de couverture : écrire le titre (avec modèle
au tableau), dessiner le décor : la colline avec ses deux versants, les pierres, la souris et l’oiseau.
Gruffalo

Ce qui n’est pas dit : tout le monde ment à tout le monde !! la souris ment au renard, au hibou, au
serpent et au monstre pour ne pas qu’ils le mangent ; les prédateurs lui mentent pour l’attirer dans
leur piège.
Lecture du texte. Résumer, vérifier que les élèves ont bien compris les
ruses de chacun.
Chercher à expliciter ensemble les mensonges de tous les personnages.
Au tableau ou sur un grand affichage : placer les illustrations de chaque
personnage ; tracer des bulles (type BD : pour chaque personnage une
bulle « parole » + une bulle « pensée »). Rédiger ensemble une phrase
dans chaque bulle « parole », pour indiquer le mensonge (par exemple
le hibou dit à la souris qu’il l’invite à boire le thé) + une phrase dans la
bulle « pensée » (le hibou pense qu’il veut la manger).

Chut ! Chut ! Charlotte !

Ce qui n’est pas dit : Charlotte fait des bêtises car elle veut signaler qu’on ne s’occupe pas assez
d’elle et elle en souffre.
Lecture de l’album.
Lister les bêtises.
Demander aux élèves pourquoi elle fait cela.
Chercher les indices au fil des pages.

Devine qui fait quoi

Cette fois-ci, faire des inférences à partir des illustrations. Il s’agit d’un album sans texte.
Ce qui n’est pas dit : tout ! Mais surtout qui se déplace et qui agit.
Lire le titre, montrer la 1ère de couverture.
« Lire » l’album c’est à dire tourner les pages et montrer les illustrations.
Lister les personnages, les nommer. Remarquer que les personnages ne sont jamais montrés tout au
long du récit, mais avant et après l’histoire oui, dans la couverture.
Reprendre les pages une à une : à qui appartiennent ces traces de pas ? Et que fait ce personnage ?
Pourquoi fait-il cela ?
A partir de l’album photocopié : écrire des phrases sur chaque page, pour raconter l’histoire.
Production d’écrit collective.
Mon jour de chance
Ce qui n’est pas dit : le porcelet fait semblant de se tromper de maison, pour se faire dorloter par le
renard (puis l’ours, etc).
Après lecture de l’histoire : s’assurer que chacun a bien compris la ruse du
porcelet, sinon expliciter (en faisant expliquer par exemple par un élève qui a
saisi la supercherie).
Puis afficher au tableau en A3 des pages de l’album sur lesquelles on a ajouté
des bulles « paroles » et des bulles « pensées ». Par exemple le porcelet dit
« Oh non ! » en voyant le renard lorsqu’il ouvre la porte, mais il pense « Je vais
me faire servir un bon repas ! ».

L’Afrique de Zigomar
Ce qui n’est pas dit : Zigomar se trompe d’itinéraire, il ne voyage pas vers
l’Afrique mais vers le Pôle Nord. Et il ne veut pas admettre son erreur,
malgré les remarques de Pipioli et de la grenouille qui
voyagent sur son dos.
Jouer, après lecture, le scénario, avec un globe terrestre et des gommettes
que l’on déplace et qui représentent les personnages.
Relever dans le texte les indices montrant que les personnages se trouvent
au pôle Nord et non en Afrique.

Remarques :
- j’ai choisi de consacrer une seule séance à chaque récit, car je complète Émilie et n’ai les CP CE1
en lecture qu’une seule fois par semaine. Il n’y a qu’un seul CE1 dans ce groupe et son niveau et
plutôt celui des CP.
- à chaque fin de séance, féliciter les élèves d’avoir trouvé, d’avoir deviné ce que l’auteur n’avait
pas dit. Ce qui développe la confiance en soi, la fierté, notamment pour les faibles lecteurs ;
- je complète à chaque fois par des petits exercices sur les inférences, car après cette séance sur un
album le groupe est en autonomie, ils font donc leurs exercices seuls sur fiche (il y a parfois une
Atsem qui les surveille)
- lorsque je n’ai pas l’album à disposition je cherche au moins le tapuscrit, il y a aussi les vidéos
You tube, qui permettent d’avoir le récit lu et les illustrations, mais je préfère privilégier le vrai
texte écrit, que l’on lit ensemble.
- comme nous sommes en co-enseignement, nous allons présenter un ou plusieurs album(s) aux
maternelles/aux grands (CE2 – CM), soit en lisant, ou en jouant le scénario… Puis les CP – CE1
interrogeront les « auditeurs-spectateurs » pour voir s’ils font bien, eux aussi, les inférences !
- ces séances viennent en complément de l’apprentissage du code, que travaille avec eux Émilie,
avec la méthode Piano.
- en périodes 1, 2 et 3 nous avons travaillé avec la méthode Narramus, car les CP ne savaient pas
encore suffisamment lire, on travaillait donc la compréhension plutôt à l’oral et en jouant les scènes.
Nous avons fait La chèvre biscornue, Une soupe 100 % sorcière, et Roule galette. Souvent en
fabriquant le matériel, en empruntant à d’autres écoles, en cherchant sur Internet.
Pour la période 5 je vais poursuivre le travail sur les albums sans texte, pour passer cette fois-ci à
davantage d’écrit.

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