Analyse Complexe
Analyse Complexe
MÉMOIRE PRÉSENTÉ À
L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES
PAR
ETIENNE MARTINEAU
DÉCEMBRE 2004
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Université du Québec à Trois-Rivières
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Avertissement
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SOMMAIRE
La théorie présentée ici est développée dans le contexte des nombres bicom-
plexes, mais peut être appliquée à d'autres types de nombres ou de fractales. Par
exemple: les quaternions, les nombres de Cayley et certaines fractales possédant
une fonction de potentiel.
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ABSTRACT
In this document, we present sorne distance estimation formulas that can ap-
plied both to bicomplex Mandelbrot sets and as weIl as bicomplex Julia sets. These
formulas are used to ray trace slices of above mentioned sets in three dimensional
space. Moreover, we will also present a hitherto unpublished method to explore
and infinitely approach above mentioned 3D fractals.
The reader will notice that the images generated with these results are incredi-
bly beautiful. Moreover, the complexity of these fractals justifies the creation of an
exploration method. We will put emphasis on the generalized Mandelbrot set for
bicomplex numbers in three dimensional space, and more specifically the Tétrabrot
(Fig. 1) because of it's rich fractal structure and symmetry.
The theory presented here was developed with bicomplex numbers but can also
be applied to other types of numbers or fractals, including Quaternions, Cayley
numbers and sorne fractals with potential function.
ii
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AVANT-PROPOS
C'est en décembre 2002, durant mon dernier cours d'analyse complexe que
ma maîtrise a non-officiellement commencé. Mon professeur, Dominic Rochon,
présenta un aperçu de son domaine de recherche. C'est lorsqu'il montra les images
du Tétmbrot (Fig. 1) qu'il piqua ma curiosité; d'abord par la beauté des images
mais aussi par le temps nécessaire pour calculer chacune d'elles: 48 heures! Je lui ai
proposé mon aide pour optimiser le processus. Il m'a plutôt suggéré de développer
une toute nouvelle méthode dans le cadre d'une maîtrise.
Toutes ces réalisations n'auraient pu voir le jour sans l'aide de plusieurs per-
sonnes que je dois remercier. Merci à mon directeur, Dr. Dominic Rochon, pour
ses idées, sa rigueur et sa détermination. Merci à ma femme, Chantale, pour son
amour et son support tant moral que technique. Merci à toute ma famille et mes
amis pour les raisons d'usage. Merci à la société d'avoir fait ce que je suis, car en
réalité, nous ne décidons de rien.
iii
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Table des matières
1 Introduction 1
2 Revue de littérature 3
2.1 Les nombres bicomplexes . 3
2.2 Les bornes de distance . . 4
2.3 Visualisation de fractales tridimensionnelles 4
IV
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3.3 Les différents modules de 'JI' ....... 14
3.3.1 Nombres bicomplexes inversibles. 17
3.4 Propriétés des modules 19
3.4.1 Module réel 19
3.4.2 h-module 22
3.4.3 b-module 25
3.4.4 j-module . 26
3.5 Résultats avancés 27
3.5.1 Exponentielle et logarithme bicomplexe . 28
3.5.2 Notions de différentiabilité bicomplexe 29
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6 Ray-Tracing pour les fractales bicomplexes 68
6.1 Introduction.. 68
6.2 Problématique. 69
6.3 Ray-Tracing pour les ensembles de Julia remplis bicomplexes 70
6.4 Ray-Tracing pour les coupes de M 2 dans }R3 72
6.5 Effets visuels 73
6.6 Optimisation 75
6.7 Exploration 76
7 Conclusion 78
7.1 Résumé 78
7.2 Conclusion. 79
Annexe A 80
AnnexeB 83
Bibliographie 86
vi
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Liste des figures
1 Le Tétrabrot . . . . . . . 89
2 Le dessous du Tétrabrot 89
3 Le dessus du Tétrabrot vu en contre-plongée 89
4 Coupe de l'ensemble de Mandelbrot généralisé 89
5 Le dessus du Tétrabrot vu en plongée . . . . . 90
6 Profondément à l'intérieur d'une zone fractale 90
7 Coupe d'un ensemble de Julia remplis bicomplexe 90
vii
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Liste des symboles
viii
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Chapitre 1
Introd uction
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tar de leurs analogues complexes, ils sont difficiles à visualiser et encore plus à
explorer.
Ce document présente des formules pour borner la distance aux fractales bicom-
plexes qui seront utilisées pour générer des images à l'aide d'un algorithme spécial
de ray-tracing. Ces formules seront aussi utilisées dans une méthode d'exploration
inédite qui permet d'agrandir indéfiniment les parties intéressantes des fractales.
Ces nouveaux résultats seront présentés dans les chapitres 5 et 6.
Dans les pages qui suivent, le lecteur pourra s'initier aux nombres bicomplexes.
Il pourra également suivre la démarche rigoureuse qui mène au résultat principal:
les formules pour borner la distance aux fractales bicomplexes. La méthode analy-
tique sera utilisée pour ne laisser aucun doute sur la validité des résultats. Tous les
détails des preuves seront présentés et aucun aspect mathématique ne sera négligé.
Ce document peut être lu sans aucune autre référence par un étudiant gradué
en mathématiques et de plus, les résultats sont directement applicables dans une
implémentation logicielle.
Une introduction aux nombres bicomplexes débutera l'exposé pour faire com-
prendre les résultats élémentaires nécessaires à leur utilisation. Par la suite, le
développement rigoureux des formules de distance pour les nombres complexes
sera présenté. L'adaptation de ces formules aux cas bicomplexes sera développée
de façon analytique. Finalement, nous verrons comment utiliser ces résultats pour
générer et explorer les fractales bicomplexes à l'aide du ray-tracing. Tout au long de
ce document, nous assumerons que le lecteur est familier avec l'analyse complexe
et, pour la dernière partie, avec le ray-tracing.
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Chapitre 2
Revue de littérature
La théorie des nombres bicomplexes est un domaine qui s'est développé tout
récemment. Les références sur le sujet sont rares mais il est tout de même pos-
sible de souligner des références majeures. En 1892, lorsqu'il cherchait de nouvelles
algèbres, Corrado Segre (1860-1924) publia un article [24] dans lequel il traite d'une
famille infinie d'algèbres qu'il nomme bicomplexe, tricomplexe ... n-complexe. Le
développement analytique de la théorie des nombres bicomplexes se trouve, entre
autre, dans [16], [17], [19] et [23].
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2.2 Les bornes de distance
L'estimation de la distance se base sur un résultat majeur de Hubbard et
Douady [5]. Grâce à ce résultat, à l'analyse complexe et à la théorie des fonctions
univalentes [6], il est possible de borner la distance aux ensembles de Mandelbrot
et Julia connexes. L'estimation des bornes de la distance à ces ensembles est
abordée brièvement dans [13]. Par contre, aucune preuve rigoureuse n'est four-
nie. Une preuve plus complète est fournie dans [4], mais encore une fois, plusieurs
détails importants sont laissés de côté. Il existe aussi des bornes analogues pour
les ensembles de Julia quaternioniques dans [4] et [9].
Grâce au ray-tracing, les images sont générées de la même façon que l'oeil hu-
main les perçoit. La théorie de cette méthode est documentée dans plusieurs livres
de graphisme par ordinateur. Par contre, le ray-tracing se base sur la possibilité
d'établir le point d'intersection entre un rayon et une surface, ce qui est impossible
quand la surface est fractale. Ce problème est surmonté dans [4] et [9] pour la
visualisation de fractales quaternioniques.
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Chapitre 3
Les nombres bicomplexes sont peu connus, c'est pourquoi nous en présentons
la base dans cette section. Le but, ici, est d'informer le lecteur de la mécanique de
ce type de nombre en présentant quelques résultats. Le matériel qui suit dépasse
ce qui est nécessaire pour pouvoir prouver les résultats majeurs de ce document.
Ceci est voulu, l'objectif est de fournir le plus d'information possible au lecteur sur
ce type de nombre.
3.0.1 L'ensemble C
Nous assumerons que le lecteur est familier avec la théorie des nombres réels
et complexes. En particulier, nous supposerons que le lecteur peut voir l'ensemble
des nombres complexes C, comme étant une algèbre engendrée par l'ensemble des
nombres réels IR, et l'élément non-réel i dont la propriété principale est: i 2 = -1.
Ce qui signifie en bref que:
te := {x + iylx,y E IR}.
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De ce fait, nous pouvons considérer l'ensemble te comme une "duplication" des
nombres réels.
Nous présentons formellement cette définition mais notons qu'elle est le résultat
de manipulations algébriques, tout comme les règles suivantes:
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Nous appellerons les éléments de l'ensemble C 2 = 'Ir nombres bicomplexes pour
des raisons évidentes. Les zéros 0 "réels" et "complexes" sont définis comme étant
le "zéro bicomplexe" 0 + Oi 2 , tout comme les unités 1 "réelles" et "complexes" sont
"l'unité bicomplexe" 1 + Ob.
Il est facile de démontrer qu'à l'aide de ces opérations, 'Ir est un anneau com-
mutatif avec unité. En identifiant IR comme
nous constatons que IR est un sous-anneau de 'Ir. Une façon évidente d'inclure C
dans 'Ir est de l'identifier comme l'ensemble
qui fait de C un sous-anneau de 'Ir. Il est à noter qu'il existe une autre façon
d'inclure C en le définissant comme
Ces deux représentations, C(h) et C(i 2 ), sont isomorphiques à C mais sont diffé-
rentes à l'intérieur de 'Ir. Il existe d'autres sous-ensembles intéressants dans 'Ir qui
seront introduits plus tard.
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3.1 Autres représentations des nombres bicom-
plexes
Les nombres bicomplexes ont été introduits comme étant une paire de nombres
complexes standards avec une structure additive et une multiplication commu-
tative. Soit W = Zl + Z2i2, écrivons les nombres complexes Zl et Z2 comme Zl =
Wl +W2Ït, Z2 = W3+W4h, avec Wl,W2,W3,W4 réels; alors W = Wl +w2h +W3i2+W4hi2.
Posons
sera nommé l'ensemble des nombres hyperboliques (aussi appelé nombres duplexes).
Grâce à cette nouvelle définition, l'ensemble 'lI' peut être vu comme:
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W = w1io + oh + W3i2 + Oj est identifié par le nombre complexe Wl + W3i2. Le
nombre bicomplexe W = w1io + Oh + 0i2 + Oj est identifié par le nombre réel Wl et
sous cette notation, nous constatons que ]R est un sous-ensemble de 'lI'.
1 Il io 1 h 1 i2 1 j 1
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h h -io j -h
i2 i2 j -io -h
j j -h -h io
Le., io := 1 joue le rôle de l'identité, et
hi2 - i 2h =j,
id - jh = -i2,
i2j - ji2 = -h,
·2 -
Il ·2 .
1 == -10,
2
·2 - io·
J
Cette approche dote l'espace vectoriel quadri-dimensionnel ]R4 d'une base ca-
nonique
io == (l,O,O,O),il = (0,1,0,0),i 2 == (O,O,l,O),j == (0,0,0,1),
avec les opérations arithmétiques suivantes si 8 == 81 . 1 + 82h + 83i2 + 8J et
t == t 1 . 1 + t 2 h + t 3 i 2 + tJ alors
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S· t .- (Slt l - S2 t 2 - S3 t 3 + S4 t 4)
+(Slt2 + S2 t l - S3 t 4 - S4 t 3)h
+(Slt3 - S2 t 4 + S3 t I - S4 t 2)i 2
+(Slt4 + S2 t 3 + S3 t 2 + s4 t dj.
Ce qui fait de 'H', comme mentionné plus tôt, un anneau commutatif avec unité et
diviseur de zéro.
10
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Les propriétés de el et e2 nous assurent que la décomposition est unique, par
conséquent, les deux applications
P2(U' v) - P2(u) . P2 ( v) .
11
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existe trois conjugués dans T, ce qui n'est pas surprenant. En fait, le conjugué com-
plexe est défini en totalité par son action sur la partie imaginaire. Alors, nous pou-
vons facilement concevoir qu'il en existe deux pour T, en plus d'un supplémentaire
pour leur intéraction. Nous allons maintenant considérer ces faits dans les détails.
pour tout Zl,Z2 E C(h) où Zl, Z2 sont les conjugués complexes des nombres com-
plexes Zl, Z2.
12
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Dans les formules ci-dessus, la racine d'un nombre complexe (dans C(h) ou
C(i2 )) est considérée comme l'une des deux valeurs possibles prise avec une partie
réelle non négative. En prenant a,f3 E IR, de deux valeurs
nous choisissons
y'a + {Jo1 := JO/ + y'2 0/' + {J' + 1° . sgn (13) J -0/ + y'20/' + (J'
où
sgn(f3) := {1 -1
si
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13 ~ 0,
13 < o.
De plus, le j-module peut être justifié comme suit:
et
JIZI - Z2Ït 12el + IZI + Z2Ït 12e2 .- JIZI - Z2Ït 12e l + JIZI + Z2Ït 12e2
- IZI - z2hlel + IZI + z2hle2'
16
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3.4 Propriétés des modules
Nous savons que la fonction Il : 'lI' -4 1R est une norme sur l'espace réel1R4 ~ 'lI',
Le. 'Vs,t E 'lI' et a E 1R:
(1) Isl 2: 0,
(2) Isl = a Ç} s = 0,
(3) la· si = lalls/,
(4) Is + tl ~ Isl + Itl·
Puisque, l'espace 1R4 avec la norme euclidienne est connu comme étant un espace
complet, alors l'espace 1R-linéaire normé 'lI' est un espace complet. Plus précisément,
('lI', + , . ,1 1) est un espace de Banach.
Lemme 3.4.1 Soit s= SI + s2h + S3i2 + S4j E'lI' et t = t1 + t2h + t3i 2 + tJ E 'lI',
alors,
(3.5)
ou de façon équivalente,
19
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Preuve. Soit s = Zl + Z2i2 E 'JI' et t = Z3 + Z4i2 E 'JI', alors
18' tl = I(ZI + Z2 i2) . (Z3 + Z4 i2)1 < IZlllz3 + Z4 i21 + IZ211(z3 + Z4 i2) 1
< (IZli + IZ21)lz3 + Z4 i21·
nous notons que la constante y'2 est la meilleure possible dans le théorème 3.4.4.
De plus, si nous combinons le dernier théorème avec le fait que ('JI', + , . ,1 l) est
un espace de Banach, nous obtenons que ('JI"+",I 1) est une algèbre de Banach réelle.
21
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Donc, Iwli2 = 0 si et seulement si (Zl-Z2h)(Zl -Z2Ït) = 0 et (Zl +z2h)(Zl +z2h) =
0, Le. w E Ne = {Zl + z2i2 1 zi + zi = O}. 0
Preuve. Cette preuve peut être établie par un calcul direct en utilisant la définition
de la section 3.4.1. 0
3.4.4 j-module
26
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Théorème 3.4.17 Soit w E 'lI', alors
- Iwl·
De plus, nous savons déjà que Iwl = VRe(w. wh) = VRe(lwlJ). Donc, Ilwbl =
Iwl = VRe(lwlJ). 0
27
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3.5.1 Exponentielle et logarithme bicomplexe
se nomme l'exponentielle d'une variable bicomplexe et est notée exp, i.e., exp w :=
Il est évident que la fonction exponentielle bicomplexe est une extension de son
analogue complexe puisque
et
Dans 11', le logarithme bicomplexe ln( Zl + z2i2) est défini comme l'inverse de la
fonction exponentielle bicomplexe eZl+Z2i2 := e [COS(Z2) + i 2 sin(z2)]' Le théorème
Zl
28
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suivant (voir [16]) montre, avec l'aide de la représentation idempotente dans 1I', que
In(zl + zZi 2 ) possède une représentation en terme de logarithme complexe.
Comme nous l'avons vu, un nombre bicomplexe peut être considéré comme un
élément de CZ, alors une fonction f(Zl + Z2i2) = h(Zl,ZZ) + fZ(Zl,Zz)i 2 de 1I' peut
être définie comme une application f(Zl,ZZ) = (h(ZI,ZZ),!2(Zl,Z2)) de C 2 . Nous
avons la caractérisation de ce type d'application:
01(U). Aussi, soit f(Zl + zzi z ) = fl(Zl,Z2) + fz(Zl,Z2)i z . Alors f est 'Ir-holomorphe
sur U si et seulement si:
29
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Dans [16] il est montré que si Xl et X 2 sont de domaine C(h) alors Xl Xe X 2 est
aussi de domaine 'lI'. Alors, une façon de construire des "disques" (de centre 0) dans
'lI' est de prendre le produit 'lI'-cartésien de disques (de centre 0) dans C(h). Donc,
nous définissons le "disque" de rayons rI et r2 de 'lI' comme suit [16]: D(O; rl,r2) :=
BI(O,rl) Xe B I (0,r2) = {Zl + Z2i2 : Zl + Z2i2 = Wlel + W2e2,lwII < rl,l w21 < r2}
où Bn(O,ri) est la boule ouverte de cn ~ cn(h) de rayon ri pour i = 1,2. De plus,
dans le cas où r = rI = r2, nous notons D(O; rl,r2) = D(O,r) et nous appelons cet
ensemble le 'lI'-disque de rayon r. Il est possible de prouver que D(O,r) est, en fait,
la boule de Lie [1] de rayon r dans C2.
Théorème 3.5.10 Si fei : Xl --+ C(h) et fe2 : X 2 --+ C(h) sont des fonctions
holomorphes de C(h) sur le domaine Xl et X 2 respectivement, alors la fonction
f : Xl Xe X2 --+ 'lI' définie comme
Théorème 3.5.11 Soit X un domaine dans 'lI' et soit f : X --+ 'lI' une fonction
'lI' -holomorphe sur X. Alors il existe des fonctions holomorphes fel : Xl --+ C(h)
31
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et fe2 : X 2 ~ C(Ït) avec Xl = Pl (X) et X 2 = P2(X), telle que:
32
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Cet ensemble est appelé l'ensemble de Julia rempli associé à c, il est fermé et soit
connexe, soit une poussière de Cantor [3].
Dans les sections qui suivent, nous fournissons la démarche analytique pour prouver
rigoureusement les formules. Notons que lorsque nous référerons aux ensembles de
Julia, il sera question uniquement des ensembles remplis et connexes.
Alors, grâce aux travaux de Hubbard et Douady qui affirment que nous pou-
vons trouver des applications CPc ou 'IjJ de nos ensembles au disque unité, nous nous
servirons du potentiel pour appliquer les résultats de distance du disque unité vers
nos ensembles.
34
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nous obtenons
L
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Lemme 4.2.2 Soit f une fonction dont la décomposition en série de Taylor est la
suivante:
00
n=O
dans N(zo,R) = {z : Iz - zol < R}. Si 0 < r < R. Si M(r) est le maximum de Ifl
sur le cercle Iz - zol = r, alors
L
00
la n l2 r 2n :s; M 2 (r).
n=O
Preuve. Puisque
36
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Maintenant, démontrons que l'image F 0 W sur un disque D(p,o,r) C C\Kc
est incluse dans le disque D(O,l) où r > O. Afin de prouver ceci, nous devons
d'abord montrer que F(w) est une transformation homographique du disque unité
qui déplace Wo à O. Soit w = x + yi et Wo = a + bi. Si Iwl < 1, montrons que
IF(w)1 < 1.
IF(w)1 < 1 ~ IF(w)12 < 1
Iw - wol 2 < 1
~
11- wwol 2
~ (x 2 + y2) + (a 2 + b2) - 2ax - 2by < 1 + (x 2 + y2)(a 2 + b2) - 2ax - 2by
~ (x
2 + y2) + (a 2 + b2) < 1 + (x 2 + y2)(a2 + b2)
~ (x 2 + y2) + (a 2 + b2) _ (x 2 + y2)(a 2 + b2) < 1
mais
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40
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4.3 Borne inférieure aux ensembles de Julia
remplis
Définition 4.3.1 (Univalente) Une fonct'ton f est dite univalente sur un en-
semble DcC si elle est injective sur D, i. e. f (Zl) = f (Z2) implique que Zl = Z2
'ïlZ 1 ,Z2 E D.
L anzn.
00
f(z) = z+
n=2
Définition 4.3.3 (classe 'E) On dit qu'une fonction analytique f est de classe 'E
si et seulement si f est univalente dans DO = {z : 1z 1 > 1} et si f est telle que sa
décomposition en série de Laurent autour de 0 possède la forme suivante:
L b_nz- n.
00
f(z) = z+
n=O
h(z) _ f(z)
- 1 - w-1f(z)
est dans S.
42
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On observe que h est analytique et impair, Le. h( -z) = -h(z). Si h(Zl) = h(Z2)'
Nous avons donc deux cas: Zl = Z2 ou Zl= -Z2. En regardant le second cas de plus
près, si Zl = -Z2, alors h(Zl) = h(Z2) = -h(Zl)' Donc h(Zl) = 0 ce qui implique
que Zl = 0 (car f =f 0 sur D\ {O}) et ainsi, dans les deux cas, Zl = Z2' Ce qui
prouve que h(z) est injective et donc que hE S. 0
45
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Chapitre 5
Les théorèmes qui suivent sont totalement inédits. Ils fournissent des formules
pour borner la distance aux ensembles de Julia et Mandelbrot généralisés. Grâce à
l'analyse bicomplexe, il est possible d'adapter les formules de distance complexes
au cas bicomplexe. Avant de débuter, nous allons définir les ensembles suivants
(voir [20]):
56
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ne converge pas vers l'infini alors w E lC 2 ,c, i. e.
Cet ensemble est appelé l'ensemble de Julia rempli généralisé associé à c, il est
fermé et connexe, ou une poussière de Cantor, ou non-connexe mais pas totale-
ment non-connexe.
Définition 5.0.3 (Le Tétrabrot T) Pour tout cET de la forme a+bit +ci2 +Oj,
nous associons l'application Pc(w) = w 2 + c. Si l'itération de Pc(w) appliquée à 0
ne converge pas vers l'infini alors w ET, i. e.
Notons que lorsque nous ferons référence aux ensembles de Julia généralisés (Fig.
7), il sera question uniquement des ensembles remplis et connexes.
5.1 Préliminaire
Afin de démontrer la version bicomplexe des distances présentées dans le chapi-
tre précédent, nous devrons définir une propriété de la distance d'un point w E '11'
comme une fonction de deux distances dans le plan complexe (avec it).
Lemme 5.1.1 Soit d(w,lC 2 ,c) = inf{lw - al : a E lC 2 ,c} défini comme la distance
"bicomplexe" de w = Zl + z2i2 ET à l'ensemble de Julia lC 2 ,c où c = Cl + c2i2 ET.
Alors,
(5.1)
57
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Il est possible d'exprimer ce potentiel électrostatique bicomplexe de façon si-
milaire à celui d'une variable complexe.
Preuve. D'après la définition 5.1.2, le potentiel bicomplexe G(w) peut être ex-
primé comme G I (ZI-z2Ït)el +G 2(ZI +z2Ït)e2 où G I (ZI-Z2Ït) = lnlcPCl-C2 i l(ZI-
z2Ït)1 et G2 (ZI +Z2Ït) = lnlcPCl+C2h(ZI +z2h)1 avec cPq-c2h: C(il) \lCCI-C2h ----t
C(it) \ BI(O,l) et cPcl+czh : C(it) \ lCCl+C2h ----t C(h) \ BI(O,l) qui sont deux
fonctions biholomorphes d'une variable complexe. Soit
où
De plus, d'après le théorème 3.5.10, cPc et cP;;l sont deux applications 1r-holomor-
phes où D(O,l) := BI(O,l) Xe BI(O,l) et lC2 •c = lCCI-C2h Xe lCq +czh (voir [18]). En
particulier, <Pc est biholomorphe en terme de deux variables complexes. 0
60
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5.3 Bornes de la distance à l'ensemble de
Mandelbrot généralisé
Comme nous l'avons démontré dans la section 4.4, les formules (4.4) du théorè-
me 4.5.2 fonctionnent aussi pour l'ensemble de Mandelbrot en utilisant le potentiel
respectif à cet ensemble. Par conséquent, d'après le fait que M 2 = Ml Xe Ml (voir
[18]) où Ml := {b E C(i1 ) : Pbn(o) -rt 00 lorsque n ~ oo} il est simple d'obtenir
la formule d'estimation de la distance pour M 2•
(5.11)
(5.12)
65
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67
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Chapitre 6
6.1 Introduction
Le ray-tracing est une méthode simple dont le fonctionnement est similaire à
celui de l'oeil humain. Elle fut popularisée durant les dernières années par les fa-
natiques du réalisme des images de synthèse. La capacité de calcul des ordinateurs
d'aujourd'hui et les logiciels gratuits comme POV-RAY ont aussi aidé à répandre
l'usage de la technique.
Pour les fractales en trois dimensions, le ray-tracing apporte une solution élé-
gante à plusieurs problèmes. En effet, l'algorithme d'échappement utilisé dans [18]
nécessite beaucoup de temps de calcul. Le ray-tracing est rapide, offre des images
réalistes et permet d'explorer facilement les fractales.
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ombrage, réflexion, réfraction et perspective. La technique consiste à suivre chaque
rayon lumineux de la scène qui arrive dans l'oeil de l'observateur en passant par
un pixel de l'écran. Le suivi des rayons se fait à partir de l'oeil de l'observateur,
en partant du principe que le sens d'un rayon lumineux n'a pas d'importance. Les
rayons issus de l'oeil rencontrent, en général, un objet de la scène. Il reste donc à
déterminer la lumière reçue au point d'intersection.
6.2 Problématique
Nous voulons utiliser le ray-tracing pour générer des images de nos fractales,
mais un problème évident nous empêche d'utiliser cette méthode sans modification.
Par définition, nous ne pouvons déterminer l'emplacement exact d'un point faisant
partie de la frontière d'un de nos ensembles. Alors, il est impossible de trouver
l'intersection entre un rayon et la bordure fractale.
Dans notre cas, pour les ensembles de Mandelbrot et Julia remplis généralisés,
il est tout de même possible de savoir si un point est à l'intérieur ou à l'extérieur
de l'ensemble. Avec ce fait, il serait possible de vérifier, à certains intervalles sur
le rayon, si nous avons atteint l'ensemble. Par contre, des parties de la structure
fractale peuvent se trouver à l'intérieur d'un intervalle et donc, le rayon traverserait
l'ensemble. Si nous diminuons la taille des intervalles, il n'est pas garanti que ce
problème sera réglé et de plus, le temps de calcul augmenterait énormément.
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bicomplexes. Nous ne présenterons pas le fonctionnement du ray-tracing car c'est
un sujet simple et très documenté (voir [8]).
Il est décrit dans [4] et [9] comment utiliser des estimations des bornes de
distance en conjonction avec le ray-tracing pour produire des images de fractales
déterministiques. Nous présentons, ici, sensiblement la même méthode, mais d'une
façon qui est mathématiquement plus rigoureuse.
Soit
La borne inférieure de la distance, notée Dl, garantit que pour tout vecteur quadri-
dimentionnel w E C 2 \K2 ,c, la boule BIR.4(w,DI(Z)) ne croisera pas l'ensemble de
Julia K 2 ,c' Puisque nous avons seulement la borne inférieure de la distance, le
volume maximal de la boule qui ne croise pas K 2 ,c peut être supérieur. C'est pour-
quoi, lorsque nous suivons le rayon, nous avançons de la longueur Dl et de façon
successive, nous réévaluons Dl pour progresser vers la fractale.
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Soit 'Ü un vecteur unitaire dans }R4 et /.L un point dans C2\K2,c. Définissons
_ }._
{z/.L,v,n .-
- -- ,...II.
Z /.L,V,O
(6.1)
{ Z/.L,v,n = Z/.L,v,n-l + DI(Z/.L,V,n-l)'Ü
Par définition, aucun point dans K 2,c ne peut être membre de cette séquence. Si
nous posons /.L comme l'oeil de projection et que nous utilisons v comme l'orienta-
tion du rayon, alors
(6.2)
00 (6.3)
n=O
ou
00
(6.4)
n=O
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ne sommes pas dans le cas (6.4) nous assumons que la condition 6.3 est satisfaite.
Une façon plus efficace de traiter èe cas est discutée dans la section 6.6.
Cette méthode nous permet de suivre les rayons dans JR4 et de discerner si nous
approchons ou non de l'ensemble de Julia. En spécifiant un € suffisamment petit,
il sera possible de s'approcher très près de la structure fractale à l'aide des rayons ..
Pour M2' nous ne possédons pas l'équivalent de Dl pour Dl, mais des résultats
expérimentaux dans [13] ont démontré que la formule de distance estimée pour
les ensembles de Julia donne d'excellents résultats pour l'ensemble de Mandelbrot.
Par contre, nous devons être prudents. À chaque intervalle sur le rayon, nous de-
vons vérifier si nous sommes dans l'ensemble pour nous assurer que la formule ne
donne pas une distance erronée. Cette vérification peut être exécutée à l'aide de
l'algorithme d'échappement standard. À partir de ce fait, nous utilisons Dl des
ensembles de Julia pour le ray-tracing de M 2 .
Pour générer les images des coupes des ensembles de Julia et M2' comme le
Tétrabrot, nous utiliserons
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Évidemment,
Puisque nous calculons la distance dans JR4, le rayon peut arrêter près de M2'
mais loin de la coupe désirée. Pour avoir la certitude que nous générons une
. représentation fidèle de l'objet, il est nécessaire de prendre de petits €.
En considérant
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l'ajout de lumière et d'ombre, il est possible de voir la texture des objets. De plus,
en appliquant différentes couleurs aux points, nous pouvons obtenir beaucoup d'in-
formation sur l'ensemble tracé.
Pour ajouter de l'ombre, ou autrement dit, savoir si une source de lumière éclaire
le point tracé, nous devons lancer un rayon du point jusqu'à la source lumineuse.
Pour ce faire nous utilisons la même méthode de ray-tracing présentée dans la
section précédente. Si notre source de lumière est au point L et le point tracé est
w alors dans les équations (6.1)
JJ, - w
v- L-w
IL-wl'
Aussi, il est nécessaire de prendre un epsilon inférieur à celui utilisé pour tracer
74
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De plus, puisque nous considérons seulement les ensembles de Julia remplis géné-
ralisés connexes, cE M 2 alors Ici < 2. Donc, tous nos ensembles sont contenus
dans une boule fermée BJR4 (0,2) et les coupes dans JR3 sont contenues dans la boule
fermée BJR3 (0,2).
Si un rayon ne croise pas la sphère âBJR3 (0,2), nous n'avons pas besoin de tracer
le point associé. Si un rayon sort de la sphère, alors nous savons qu'il est impossible
de croiser la fractale et nous sommes dans le cas (6.3). Grâce à cette propriété il
est possible de réduire grandement le temps nécessaire pour produire les images
des ensembles.
6.7 Exploration
Toutes les notions vues précédemment sont suffisantes pour générer des images
des ensembles de Mandelbrot et de Julia remplis généralisés. Par contre, il faut à
chaque fois se positionner dans l'espace pour obtenir des images différentes. Nous
présentons ici une méthode d'exploration similaire à celle pour les fractales com-
plexes. Cette procédure permet de sélectionner une partie de la fractale dans l'es-
pace et d'avancer vers celle-ci pour obtenir plus de détails sur la région d'intérêt.
Nous présentons seulement l'idée principale sans entrer dans les détails. Cette
méthode fut testée avec grand succès dans un prototype, mais beaucoup de re-
cherche sont encore nécessaires pour l'optimiser.
Tout d'abord, une première image de la fractale doit être générée en gardant en
mémoire la longueur du plus court rayon tracé. L'image apparaîtra sur un écran
noté S défini par quatre points coplanaires dans l'espace. Ce sont les coins de
l'écran. Nous divisons S en pixels, en fonction de la résolution désirée pour notre
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image. La position de l'oeil Il sera fonction de la position et de la taille de S. De
cette façon, lorsque nous déplacerons S, Il suivra.
77
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Chapitre 7
Conclusion
7.1 Résumé
Dans la première section, une présentation des nombres bicomplexes a permis
d'introduire le lecteur à l'algèbre de base de ce type de nombre. De plus, quelques
résultats plus avancés en analyse furent fournis afin de permettre de développer la
formule d'estimation de la distance bicomplexe.
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Finalement, la borne inférieure de la distance fut appliquée à un algorithme
spécial de ray-tracing pour générer les ensembles de Mandelbrot et Julia remplis
généralisés. De plus, une façon d'explorer et d'agrandir les fractales en trois dimen-
sions fut présentée.
7.2 Conclusion
Ce document a présenté de façon rigoureuse les nombres bicomplexes et les
bornes de la distance, tant pour les nombres complexes que pour les nombres bi-
complexes. L'objectif fut de ne laisser aucun doute sur la validité des résultats,
mais de familiariser le lecteur aux nombres bicomplexes.
Ce travail n'était qu'un des trop peu nombreux ouvrages traitant de la dy-
namique bicomplexe, beaucoup de sujets restent encore à explorer. D'ailleurs, les
formules données dans les pages précédentes se simplifieraient grandement si l'exis-
tence de l'application cp était démontrée pour les bicomplexes. Aussi, la méthode
d'exploration pourrait être étudiée dans les détails pour fournir une version plus
optimale. Finalement, la majeure partie des résultats présentés dans ce mémoire
pourraient, dans certains cas, se récupérer pour être utilisés avec d'autres types de
nombres.
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Annexe A
Théorème A.1 Soit f(z) et g(z) dont la décomposition en série de Taylor est la
suivante (les rayons de convergence sont R):
00 00
Preuve. Premièrement, montrons que f(z)g(z) peut être vue comme une seule
sommation h(z). Puisque f(z) et g(z) convergent absolument
00 00
80
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L anbm(z - zo)n+m L
00
= = CI(Z - ZO)I.
n,m /=0
Deuxièmement, montrons que h(z) converge uniformément sur C(zo,r). Du fait que
n,m
converge, sur C(zo,r), afin d'utiliser le critère de Weierstrass [7] et prouver que la
convergence est uniforme. Or,
n,m n,m
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Du côté droit, selon le théorème 7 (p.21O) dans [10], puisque la convergence est
uniforme sur C(zo,r), nous pouvons interchanger la limite et l'intégrale, donc
lim ;
l-HXJ 1
1 ~ CI(Z -
C( zo,r ) L..J
1=0
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1
1
C( zo,r )
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82
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Fig. 1 Fig. 2
Fig. 3 Fig. 4
89
Fig. 5 Fig. 6
Fig. 7
90