Chompignons
Chompignons
Le groupe des champignons compte 120 000 espèces décrites aux intérêts économique et médical
très importants. Les premiers champignons seraient apparus au précambrien, il y a 600 millions
d’années.
Ces organismes nécessitent beaucoup d’eau pour accomplir leur cycle biologique et ils ne vivent donc
que sur des milieux terrestres très humides. Ne possédant ni chlorophylle, ni plaste, ils sont
hétérotrophes pour le carbone.
Les champignons étaient autrefois classés comme faisant partie du règne végétal du fait de la
présence d’une paroi cellulaire et plusieurs similitudes entre leurs cycles de reproduction et ceux des
algues.
En 1949, Jahn et Jahn, suivis par Whittaker en 1969, qui les premiers proposent de classer les
champignons et de les placer dans un règne particulier « les Fungi » ou « Mycota » ceci
principalement sur la base du mode de nutrition.
En effet, les comparaisons des séquences génétiques des différentes espèces du monde vivant
ont permis d’établir un arbre phylogénétique dans lequel les champignons prennent une place bien
individualisée. Ils sont nettement séparés des divers groupes de plantes.
On définissait alors les champignons comme étant des organismes eucaryotes, hétérotrophes
(incapables d’’utiliser l’énergie solaire, ils absorbent de nombreuses molécules carbonées fabriquées
par d’autres êtres vivants) et absorbotrophes (se nourrissent par absorption et non pas par
ingestion), thallophytes (appareil végétatif diversifié) et cryptogames (reproduction par des
spores).
L’origine des champignons est ancienne, ils sont connus depuis l’ère primaire et leur filiation est
discutée. Longtemps classé avec les végétaux. La biologie moléculaire confirme que leur
individualisation s’est produite très tôt au cours de l’évolution. Les formes les plus primitives passent
par des stades aquatiques mobiles avec un flagelle (zoospores, gamètes) ce qui suggère une parenté
avec des Protistes.
Il y a 2 hypothèses pour l’origine des Mycophytes :
1ère hypothèse :
Ils dériveraient tous d’algues eucaryotes ayant perdu leur plastes et leur complexes pigmentaires.
L’origine serait multiple (Algues rouges ou algues brunes) : les champignons seraient un
groupe polyphylétique
2ème hypothèse :
Ils dériveraient tous (des plus complexes au plus simples) d’un ancêtre commun : Un protiste
indifférencié parmi les cellules eucaryotes.
On parle dans ce cas d'une origine monophylétique et les champignons constitueraient
un règne distinct dans le domaine Eucaryota du règne végétal et du règne animal. Ils présentent
des formes variées et un mélange de caractères
Thalle plamodial: vient du mot plasmode: masse cytoplasmique molle, déformable sans paroi
squelettique et multinuclée qui se déplace et se nourrit comme une amibe. Ex Myxomycètes (Figure
1).
Thalle filamenteux ramifié: C’est un thalle constitué de filaments ramifiés latéralement ou par
dichotomie appelés hyphes. L’ensemble des hyphes constitue un Mycelium.
Les hyphes peuvent etre cloisonnés ils sont appelés septés ou septomycétes (Figure) avec des
cloisons cellulaires ou septa qui possèdent un pore simple. Ces pores interviennent directemen dans la
croissance de la partie terminale de l’hyphe.
Les hyphes peuvent ètre non cloisonnés; ils sont dits siphonés ou siphonomycètes (Figure 1) .
Leur cytoplasme continu possède plusieurs noyaux.
Il existe deux catégories d’hyphes : les hyphes végétatifs et les hyphes reproducteurs.
a) Les hyphes végétatifs sont plus ou moins enfouis dans la matière organique qu'ils décomposent à
l'aide d'enzymes digestives.
Vacuole: elle est centrale, repoussant le cytoplasme en périphérie réserves: de nature diverse mais le
plus souvent : glycogène ou inclusions lipidiques dans le cytoplasme.
Réserves
Les réserves chez les champignons sont sous forme de glycogène ou de gouttelettes lipidiques dans le
cytoplasme
B/ Reproduction
La reproduction des champignons est complexe reflétant ainsi l’hétérogénéité de leur mode de vie. Le
cycle biologique des champignons peut se faire
Soit avec des fructifications uniquement sexuées
Soit en absence de fructifications et dans ce cas la reproduction se réalise par les sclérotes ou
par des fragments de mycélium.
1/ -Reproduction asexuée
La reproduction asexuée se fait sans fusion de gamètes. C'est un mode de reproduction commun à
presque tous les champignons. La Figure 3 représente le cycle général de la reproduction asexuée chez
les champignons:
La reproduction asexuée chez les champignons se fait selon trois modes différents (figure 3 et 4).
Les spores sont produites à l’intérieur de compartiments spécialisés des hyphes appelés asques,
basides ou zygosopranges. La germination d'une spore donne naissance à un filament mycélien
haploïde (n chromosomes) appelé mycélium primaire. Mais ce dernier reste stérile. Il lui faut
rencontrer un autre filament primaire porteur d'un sexe opposé. Cette rencontre donnera un mycélium
secondaire fertile porteur de cellules à deux noyaux (2 chromosomes). Les filaments mycéliens se
ramifient et divergent dans toutes les directions. Dans des conditions idéales, le mycélium forme alors
un disque à la surface du substrat. Lorsqu'un mycélium a accumulé suffisamment de réserves et que les
conditions climatiques sont favorables, un primordium se développe jusqu'à former un sporophore
(partie visible du champignon résultant de la fusion de filaments du mycélium) qui donnera à son tour
naissance à des spores.
Les spores asexuées ou mitospores se divise en deux types :
2/ Reproduction sexuée :
La reproduction sexuée se fait par production de gamètes typiques à l’intérieur des gamétocystes.
Les gamétocystes mâles (spermatocystes) et femelles (oogones) peuvent être morphologiquement
identiques ou différents
Elles résultent de la fusion d'un élément mâle et d'un élément femelle qui donne naissance à un zygote.
Par divisions successives, il produit une série de spores:
o Spores unicellulaires et diploïdes, sorte de formes de résistance auxquelles ont recours les
champignons pour passer la mauvaise saison appelées oospores ou zygospores
Si le développement ultérieur se fait à l'intérieur de l'œuf: celui- ci prend le nom d'asque et les
endospores sont appelées ascospores (Figure 6).
Figure 6: Schéma d’un Asque
o Spores exogènes haploïdes
Si les spores sortent de l'œuf mais y restent attachées par des petits "tubes" (= stérigmates): l'œuf porte
le nom de baside et les spores sont appelées basidiospores (Figure 7)
La première étape est la plasmogamie qui réunit dans un même thalle deux noyaux compatibles (à
noter que deux thalles fusionnent, non pas parce qu’ils sont de sexe différent, mais parce qu’ils sont
dotés d’une compatibilité génétique : on désigne les thalles complémentaires par + et - ou A et a) ;
avant de fusionner, les noyaux vont cohabiter durant une phase (dicaryophase) plus ou moins longue
(le couple de noyaux compatibles prend le nom de dicaryon) ;
Spermatisation : c’est la fusion du contenu d’une spore non mobile et uninuclée (spermatie)
Le cycle de développement des champignons est haplodiplophasique; les spores sont haploïdes (n
chromosomes), ou le carpospore correspond à la phase diploide (2n)
Il existe trois types de cycle de développement chez les champignons (Figure 9a, b,c):
Au niveau des sporocystes a lieu la fusion de deux noyaux haploïdes, ou caryogamie, bientôt
suivie d'une méiose qui génèrera quatre spores méiotiques exogènes. Les sporocytes sont des basides
et les spores méiotiques des basidiospores. Ces spores seront à l'origine du mycélium gamétophytique
haploïde et le cycle est bouclé (Figure 9 b).
Au niveau des sporocystes ou asques, a lieu la fusion des noyaux ou caryogamie suivie d'une
méiose et d'une mitose complémentaire pour engendrer huit spores méiotiques endogènes, les
ascospores. Chaque ascospore sera à l'origine d'un mycélium primaire haploïde (Figure 9 c).
Saprophytes: Se nourrissent de matières organiques mortes dont ils provoquent à l’aide des
bactéries la décomposition des débris végétaux, les cadavres d’animaux et les excréments). Ce
sont des détritivores qui dégradent toutes sortes de substrats et jouent un rôle essentiel dans la
nature, notamment dans l’élaboration de l’humus et des sols.
Ex: Mucor du pain et Penicillium → veinures d’un fromage de type bleu et croûte
blanchâtre du camembert.
Parasites: S’accroissent aux dépens d’autres cellules vivantes. Ils sont pathogènes et peuvent
causer des dégâts considérables notamment aux plantes cultivées.
Ex : Quelques champignons parasites de spermaphytes : Mildiou de la vigne
(Plasmopora viticola : Phycomycètes) et Hernie de chou au niveau du collet (excroissance)
Mixomycètes.
Même l’homme est sujet à diverse affections mycosiques: teignes, muguet, mycétomes….dont
certaines peuvent être mortelles.
Symbiose avec les algues formant les Lichens : ils sont les premiers à avoir colonisés le milieu
terrestre. C’est une association permanente et stable établie entre un champignon
(Septomycètes) et une algue (cyanobactérie ou algue verte unicellulaire « chlorelle »). L’algue
assure la nutrition et le champignon va fournir l'eau et les sels minéraux Ce sont des bio-
indicateurs de la pollution atmosphérique.
-Ecotomycorhizes :
Le champignon forme un feutrage entourant la racine, peut pénétrer entre les cellules
mais jamais à l’intérieur : Fréquente chez les basidiomycètes
- Endomycorhizes
Le mycélium pénètre dans les cellules en formant des vésicules sans dépasser le
péricycle, elles sont arrêtées par la lignification du cadre de Caspari : Fréquente chez les
Ascomycètes
Chez les mycorhizes le champignon fournit les minéraux qu’il tire du sol alors que la
plante apporte les éléments organiques qu’elle synthétise. Plus de 95% de tous les
végétaux vasculaires possèdent des mycorhizes ex : l'orchidée
Symbiose avec les insectes (coleoptéres ,xylophages, foumis, Termites….
C/ Systématique :
La classification des mycètes était et reste toujours difficile à établir vues l’importance diversité et
l’hétérogénéité observées au sein de règne.
a/ -Classification classique
La classification classique était basée sur la constittution de l’appareil végétatif et la mobilité des
spores:
Champignons à spores mobile ou zoides
A. Myxomycota :
Les myxomycètes sont une classe de protistes appartenant à l'embranchement des amibozoaires, ce
sont des organismes à plasmode. Le radical « myxo » fait référence à la formation du plasmode, un des
stades de développement, caractérisé par une masse gélatineuse. Cette masse correspond à une seule
cellule non segmentée, dans laquelle baignent de nombreux noyaux.
Les myxomycètes ont été longtemps considérés comme des végétaux, puis des champignons, et
inclus dans les anciens Mycetozoa. Pour cela leur appartenance aux champignons est aujourd’hui
réfutée. Les travaux sur la composition chimique de la paroi ainsi que les recherches en biologie
moléculaire confirment qu’ils sont distincts Ils ne possèdent pas de mycélium.
Ils possèdent un plasmode et assurent leur nutrition par phagocytose, qui est un mode de nutrition
par ingestion, ce qui les exclut également des Fungi qui ont pour mode de nutrition exclusif
l'absorption.
Ils ne possèdent pas les caractères propres au règne fongique et ne sont donc plus des champignons
au sens strict ; ils ne peuvent pas non plus s'intégrer dans l'un des quatre autres règnes, à l'exception
des Mycetozoa. Leur reproduction sexuée se fait par formation des spores inertes entourées par une
paroi glucidique dans sporocyste nu et entouré d’une tunique appelé le peridium. Ils sont pour la plus
part des saprophytes sur les feuilles en décomposition ou bois pourri. Sous des conditions d’humidité
forte, ils peuvent se développer sur les plantes vivantes sans les parasiter :
Le phylum des Myxomycètes est composé de 600 espèces environ, répartie en une cinquantaine de
genres eux-mêmes répartis par Van Tieghem en quatre familles-: Endomyxées, Cératiées, Acrasiées
et Plasmodiophorées.
b/-Systématique Phyllogénétique
La systématique actuelle se base sur les données phyllogénétiques (biologie moléculaire, séquençage
d’ADN et d’ARN
Les « vrais champignons » ou Amastigomycota ou Eumycètes
Seuls les Eumycota constituent le règne des champignons on y distingue actuellement Cinq divisions
ou embranchement (Figure 10).
Figure 10 : Différents groupes des Mycophytes
Le groupe des oomycètes est retiré du règne des mycètes car il est plus proche aux algues.
Les chytridiomycètes sont un groupe de champignons très mal connu.
1- Les Ascomycètes:
1-1- Généralités :
Les Ascomycètes sont caractérisés par des spores formées à l'intérieur de cellules mères
sous forme de sacs appelées asques. De ce fait, les spores sont nommées ascospores.
Plus de 48000 espèces d’Ascomycètes ont été décrites à ce jour. Le mycélium est
cloisonné. Beaucoup sont des moisissures, et se reproduisent le plus souvent de façon asexuée
(pas de production d'asques) (Ex.: Les Penicillium. Moisissures souvent vertes)
Certains Ascomycètes forment des carpophores visibles à l'œil nu, dont certains sont
comestibles (Ex.: les Truffes, les Morilles, les Pezizes).
Plus de la moitié des espèces d’ascomycètes s’associent aux algues par symbiose pour
former des lichens, aux racines des végétaux pour former les mycorhizes.
Ils comprennent aussi les agents pathogènes les plus dévastateurs pour les plantes Ex : truffes,
morilles, l’ergot de seigle, levures, tavelures
Les spores sont produites à l'intérieur de sacs (les asques) et sont projetées, à maturité, à
l'extérieur par ouverture de l'asque.
1-2- Reproduction :
a- Reproduction asexuée :
Les ascomycètes fabriquent des conidiospores ou conidies qui germent pour donner de
nouveaux hyphes cloisonnés qui vont développer des conidiophores et des conidies et ainsi de
suite.
b- Reproduction sexuée :
- Des mycéliums de types sexuels opposés s'entrelacent et produisent un gamétocyste appelé
ascogone
- L'ascogone possède ainsi un échantillon des noyaux des deux parents.
- L'ascogone produit des hyphes qui forment un ensemble ascocarpe
- Les extrémités des hyphes sont séparées en asques. La fusion des noyaux s'y produit, suivi
d'une méiose et d'une mitose, ce qui donne huit noyaux haploïdes. Une paroi cellulaire se
développe autour de chaque noyau pour donner des ascospores
- Arrivées à maturité, toutes les ascospores sortent par l'extrémité de l'asque.
- La germination des ascospores donne naissance à des nouveaux mycéluims haploïdes
Penicillium est connue, et ce genre est également classé avec l’embranchement des
Ascomycota.
Ce sont des contaminants fréquents de nombreux substrats, notamment des aliments. Certains
d'entre eux produisent des métabolites toxiques pour les mammifères.
Les Penicillium sont très répandus dans l'environnement, ce sont des contaminants alimentaires
fréquents, mais certaines espèces sont utilisées par l’industrie : P. roqueforti, P. camemberti, P.
nalgiovense.
Certaines espèces produisent des métabolites d'intérêt médical; Fleming en 1928, a été à l’origine
de la découverte de la pénicilline à partir d’une souche de P. notatum.
Très peu d'espèces sont incriminées en pathologie humaine.
Position systématique :
Règne : Fungi
Embranchement : Ascomycota
Classe : Eurotiomycetes
Ordre : Eurotiales
Famille : Trichocomaceae
Genre : Penicillium
Description :
Les Penicillium sont caractérisés par la présence de conidiophores dressés, plus ou moins
ramifiés, terminés par des phialides.
Les phialides sont disposées en verticilles à l’extrémité des conidiophores. Elles sont insérées
directement (Penicillium monoverticillés) ou par l’intermédiaire d’une rangée de métules
(Penicillium biverticillés) ou de deux rangées successives de métules (Penicillium triverticillés) sur
les conidiophores.
Les conidies produites en grand nombre par les phialides restent en chaîne et contribuent à
donner à la tête conidienne un aspect en pinceau (ou pénicille).
Conidiophore
Un groupe qui comporte1000 espèces, ce sont des moisissures, très discrets et de taille le plus
souvent microscopique, ce sont des champignons à spores non flagellés, dans lesquels les cellules ne
sont pas séparées par des cloisons, leurs hyphes étant cœnocytiques ou siphonnés, avec de nombreux
noyaux dans un même siphon.
Ces champignons sont également caractérisés par une abondante reproduction asexuée et une
croissance rapide qui leur permettent de coloniser rapidement leur milieu.
ILS sont souvent des parasites de plantes ou d’animaux. La plupart vivent en milieu terrestre ou sur
des matières végétales ou animales en décomposition.
Ils peuvent s’associer aux racines des végétaux pour former des mycorhizes. Le nom de cet
embranchement vient des zygosporanges, les structures résistantes qui se forment durant la
reproduction sexuée.
On trouve deux ordres selon le nombre des spores. Une spore unique (Entomophthorales) ou un
grand nombre de spores (Mucorales) .
Les spores sont produites au sein du sporocyste et libérées après rupture de la paroi du
sporocyste.
b- Reproduction :
Reproduction asexuée :
Les spores germent directement pour donner un nouvel hyphe avec un zygosporange qui libère des
spores.
Reproduction sexuée :
C’est une cystogamie.
Certaines espèces sont homothalliques (auto-fertile) et d’autres hétérothalliques (auto- stérile). Chez
les espèces hétérothalliques, la reproduction sexuée nécessite deux colonies physiologiquement
compatibles (désignées + et -).
- Des mycéliums de types sexuels opposés forment des prolongements appelés gamétanges
cloisonnés à plusieurs noyaux.
- Les gamétanges haploïdes fusionnent et forment un zygosporange diploïde.
- La cellule se recouvre d'un revêtement épais et rugueux pour résister aux rigueurs du climat.
- Lorsque les conditions s'améliorent, la méiose survient
- Le zygosporange germe et produit des petits sporanges
- les spores haploïdes se dispersent, germent et deviennent des nouveaux mycéliums.
Le genre Rhizopus :
Position systématique :
Règne : Mycota
Embranchement : Zygomycota
Sous embranchement : Mucoromycotina
Classe : Zygomycètes
Ordre : Mucorales
Famille : Mucoracées
Genre : Rhizopus
Description :
Rhizopus est un genre de moisissures communes qui se développent sous forme de filaments dans les
sols, sur les fruits et les végétaux en décomposition et sur le pain. Il fait partie de l'ordre des
Mucorales.
Le hyphe est un siphon (sans cloison),multinuclé, à noyaux haploïdes, et à croissance apicale,
possédant une paroi de chitine et de glucanes.
Le protoplasme renferme de nombreuses vacuoles qui repoussent le cytoplasme et les noyaux à la
périphérie. Les réserves de nourriture sont stockées sous forme de glycogène et de lipides.
Le genre Rhizopus se caractérise par :
- La formation d'appendices en forme de racines, nommés rhizoïdes, qui se forment à la base des
sporocystophores (ou sporangiophores) et fixent le
Avec l’age:
- Les sporangiospores munies de parois épaisses striées.
Le mycélium est lâche, extensif, cotonneux devenant brun-noir à maturité. Lorsqu'il envahit le
substrat, il se manifeste comme une moisissure duveteuse, blanchâtre puis grise. À la loupe, on
distingue clairement les fructifications noirâtres (sporocystophore et sporocystes).
Figure12- Développement du Rhizopus sur le substrat (morceau de pain)
Les thalles de Rhizopus se reproduisent par des sporocystes (sporanges) qui produisent des spores
directes, ce sont des vésicules sphériques formées au sommet des axes appelés :
sporocystophores ou sporangiophores. Le sporocyste se sépare sporocystophore par une cloison
appelée : Columelle.
Figure 14- Observation microscopique du genre Rhizopus
3- Les Basidiomycètes :
a- Généralités :
Basidiomycota constitue un vaste embranchement de mycètes qui regroupe la plupart des espèces
désignées dans la langue courante par le nom de champignon, ils sont caractérisés par des spores
formées à l'extrémité de cellules spécialisées, les basides sur des carpospores (chapeaux) et sont
dispersées par le vent à maturité.
Les basidiomycètes sont couramment appelés « champignons à chapeau ». Ces champignons
peuvent être classés sur des critères morphologiques (forme du pied et du chapeau, consistance de la
chair, couleur des spores), organoleptiques (odeur et saveur) et chimiques.
L’embranchement comprend environ 25,000 espèces. Ils sont d’importants décomposeurs debois et
d’autres matières végétales. Ex : bolets, agarics, Amanites.
Le thalle des Basidiomycètes est un hyphe cloisonné qui vit sur la terre riche en humus, les
végétaux en décomposition, le vieux bois, les agglomérations de feuilles mortes.
A/- Structure:
Un lichen est le résultat de la symbiose entre un champignon entre une algue procaryote
(cyanobactérie dans 10% des cas) ou eucaryote (algue verte chlorophyceae) dans 80% des cas. Pour le
champignon, c’est le plus souvent un ascomycète, plus rarement un basidiomycète. C’est le
mycobionte.
La cyanobactérie est généralement une nostocale (genre Nostoc) alors que la chlorophyceae est
une chlorococcales. C’est la phytobionte. Un même mycobionte peut s’associer à différentes espèces
de phytobiontes. Dans la construction du thalle, l’algue est représentée par des cellules ou gonidies et
le champignon est représenté par des hyphes. Le lichen est un organisme autotrophe.
B/ Nature de l’association:
Les observations au microscope électronique ont apporté des précisions sur les relations
cytologiques. Il s’agit d’une pénétration de suçoirs fongiques dans les cellules de l’algue.
Sur le plan physiologique, les hyphes, grace aux gonidies, disposent d’une source de glucides. Les
gonidies sont ravitaillées en eau et sels minéraux par l’intermédiaire du mycélium. Il s’agit de la
confrontation de l’autotrophie de l’algue et l’hétérotrophie du champignon:
L’algue cède les substances organiques qu’elle produit par photosynthèse.
Le champignon alimente l’algue en eau et sels minéraux provenant du milieu extérieur et
du substrat (par capillarité ou diffusion). Il lui offre une protection contre la dessiccation
et les fortes intensités de lumière.
C/ Ecologie :
Les lichens se développent dans les milieux les plus divers dans le monde entier, sous toutes les
latitudes et aux altitudes les plus hautes. Ils colonisent les substrats naturels ou artificiels, vivant dans
des conditions que ni les gonidies ni le mycélium ne supporteraient s’ils étaient seuls.
Les lichens ont une propriété de reviviscence très grande. En effet, ils ont le pouvoir de passer
très rapidement de l’état sec à l’état humide en quelques minutes. C’est un phénomène physique que
physiologique. L’absorption d’eau se fait par toute la surface du thalle. Les lichens sont bien adaptés à
des variations hydriques de courtes durées et peuvent résister à de très fortes dessiccations (2% de
teneur en eau).
Ils résistent aux températures extrêmes en particulier les basses temperatures (- 70°c +70°c).
C’est pourquoi les régions du nord et les hautes montagnes sont riches en lichens. Ce sont des
bioindicateurs de pollution car ils sont sensibles à celle-ci.
D/ Morphologie :
La structure des lichens est très variée (Figure 60). Les principaux types sont représentés par:
Thalles gélatineux : ils contiennent des cyanobactéries réparties dans toute l’épaisseur du
thalle. A l’état sec ils sont noirs, coriaces et friables. En présence d’eau ils gonflent pour donner des
masses gélatineuses
Thalles crustacés : ils forment une croute fortement adhérente au substrat Plus d 4/5 des
lichens ont des thalles crustacés ; la plus part d’entre eux sont souvent appelés les microlichens.
Thalles foliacés : ils forment des lames plus ou moins lobées, facilement séparables du substrat
auquel ils sont parfois fixés par des rhizines Ex : Xanthoria parietina.
Certains thalles foliacés n’adhérent au substrat que par une petite zone (crampon) souvent située au
centre de la face inférieure.
Thalles fructiculeux : Ils n’adhérent au substrat que par une surface très réduite, ils sont plus
ou moins buissonnants, plus ou moins ramifiés, à section ronde ou aplati.
Figure 16: Aspects morphologiques des lichens
E/ Structure anatomique :
L’examen d’une coupe d’un lichen montre une structure homéomère ou hétéromère avec la structure
morphologies :
*Thalles homéomère des couronnes: Les gonidies ou cellules de l’algue isolées ou formant des
couronnes sont mélangées aux hyphes du champignon dans toute l’épaisseur du thalle.
*Thalles hétéromère : Quand le thalle est limité par plusieurs couches :
- Un cortex supérieur et un cortex inférieur. Les gonidies et les hyphes sont réparties en couches
superposées ou concentriques: -une couche gonidiale, -une couche médullaire (hyphes).
Le cortex inférieur peut présenter des filaments destinés à la fixation. Ce sont des rhizoïdes ou
rhizines (Figure 17)
*Sorédies : elles sont constituées par des gonidies et des hyphes regroupés en soralies en forme de
verrue ayant une couleur différente du thalle qui ont un poids léger, sont transportées par le vent, la
pluie, les insectes colonisant ainsi d’autres endroits (Figure 18).
*Isidies : ce sont des éclatements du thalle, sortes de bourgeonnement émient par le thalle, formées
par des gonidies et des hyphes, de la même couleur que l’algue et plus lourdes que les soralies, ne
peuvent être transportées, elles assurent une colonisation du substrat (Figure 18).