Oasis
Oasis
Bourses
du MAB pour Jeunes
Scientifiques
Lahcen KABIRI
PLAN
INTRODUCTION 3
CONTEXTE D'INTERVENTION ET PROBLEMATIQUE 3
SITUATION GEOGRAPHIQUE ET GEOMORPHOLOGIQUE 3
a) Les montagnes 5
b) La plaine 5
DONNEES DEMOGRAPHIQUES ET SOCIO- ECONOMIQUES 5
CADRE GEOLOGIQUE 8
Le socle 8
La couverture 9
La couverture éruptive 9
La couverture sédimentaire 9
La couverture paléozoïque 9
La couverture secondaire 10
Le Trias
Le Jurassique
- Lias
- Dogger
- Malm
Le Crétacé
- Infracénomanien
La couverture quaternaire 10
L'étude que nous vous proposons ici rentre dans le cadre d'une
bourse de recherche qui nous a été allouée [jeunes chercheurs
scientifiques] dans le cadre du programme sur l'Homme et la
Biosphère MAB &UNESCO. Elle a pour objectif principal de
contribuer à une mise au point de l'impact des changements
climatiques et anthropiques sur les ressources en eau dans l'oasis de
Ferkla.
3
Elle appartient au Bassin versant de Ghèris (sous bassin Toudgha- Ferkla)
tableau I) qui est limité à l’Est par le bassin de Ziz, à l'Ouest par le bassin de
Dadès, au Nord par celui de oued El El Abbid et au Sud par ses prolongements
sahariens (figure 2).
Elle se situe entre les lignes latitudinales 31°30’ et 30°45’ vers le Nord, et les
lignes longitudinales 5° et 5° 15’ vers l’Ouest.
Cette oasis est limitée au Sud par l’Anti- Atlas, à l’Est par la plaine de
Ghèris et Mellab à l’Ouest et au Nord par le Haut Atlas [Ifgh (Aghbalou-
N’kerdous)].
Bassin versant
Ktaa El Oued
Aït Maamar
Oued Tangarfa
El Khourbat
Oued Ferkla Gardmeit
Asrir
Tinjdad
Aït Assem
Vers Tinéghir Oued Satt
De point de vue géomorphologique, cette oasis est formée par deux unités
bien distinctes qui sont les montagnes et la plaine.
a) Les montagnes :
Elles sont dominées par deux unités presque parallèles entre elles qui sont
le Haut Atlas au Nord [1300 à 2247 m ]et l’Anti- Atlas au Sud [1132 m]. Elles
occupent environs 15% de la surface totale [environ 18450 ha [1a].
b) La plaine
C’est l’unité la plus importante. Elle occupe plus de 80% de la surface totale.
Ce qui correspond environ à 98400 ha [1a]. Elle est caractérisée par une légère
pente vers l’Est. le reste (5% ) [6150 ha] est occupé par d'autres structures
géomorphologiques qui sont des Oueds, des dunes de sable, etc.
40000 37297
29916
30000
Population
22086
19142
20000
10000
0
1960 1971 1982 1994
Années
6
Autres
3%
Artisants
10%
Commerçants
15%
Agriculteurs
55%
Immigrés
17%
Pour une superficie totale de 98400 hectares, seuls 6,28% sont cultivées,
dont 2,6% sont irriguées. L’élevage compte environ 32355 têtes avec
prédominance des caprins et des ovins.
L’effectif des locaux commerciaux à Tinjdad centre est évalué à 250 unités et
constitue un lieu d'emploi pour environ 400 personnes.
7
Tableau II : Les principaux équipements socio-économiques à Ferkla.
Désignation Nombre
Autorités locales :
- Annexe de municipalité 1
- Annexe des communes rurales 1
Les Communes :
- Municipalité 1
- Communes rurales 2
Agriculture : Office Régional de
Mise en Valeur Agricole de Tafilalt
(ORMVA/TF) :
- Centre de Mise en Valeur (CMV) 1
- Centre d’élevage 1
L’Enseignement : Education
Nationale et la Jeunesse :
- Lycée 1
- Collège 4
- Ecole primaire. 10
L’Entraide nationale :
- Dar Taleb (bienfaisance) 1
- Maison des jeunes 1
- Club féminin 1
Finances :
- Agence bancaires (BP) 1
- Western Union 2
Communication
- Poste PTT. 2
- Ittissalat al Maghrib (Maroc 1
télécom)
- Téléboutique 30
Autres administrations :
- Centre de santé
- Centre ONE 1
- Centre ONEP. 1
1
CADRE GEOLOGIQUE
De point de vue géologique, Ferkla appartient au domaine structural de
l’Anti Atlas et de son prolongement saharien. Du Nord au Sud, on distingue le
sillon préafricain (bassin crétacé d’Errachidia) puis la chaîne de l’Anti Atlas (ss).
Le socle
Le socle de cette oasis [19] affleure dans sa partie méridionale. Il montre des
plissements verticaux de direction N45 à Sub méridiennes. La phase tectonique
l'ayant façonné avant le dépôt de la couverture appartient à l'orogenèse
Panafricaine.
8
La phase panafricaine majeure B1 a développé un métamorphisme épizonal
et la phase tardive B2 a provoqué un faible taux de compression. C'est cette
dernière, qui clôt l'histoire de ce socle.
La couverture
La couverture éruptive :
Le précambrien III dit PIII constitue la couverture éruptive de l'Anti Atlas
en général et de cette région en particulier [19]. Elle est formée essentiellement
d'ignimbrites qui montrent par endroit des niveaux basiques. Cet ensemble peut
être constitué parfois de formations volcano détritiques (brèche, poudingue, grès,
arkose et tufs).
9
La tectonique hercynienne est de type cassante. Elle montre plusieurs
directions. C'est une tectonique souple, responsable des megaplis bien visible par
endroit.
La couverture secondaire
Le Jurassique :
- Lias :
* Sinémurien, (calcaire dolomitique).
* Carixien, (calcaire).
* Dommerien (calcaire dolomitique +/- marneux).
* Toarcien (marnes vertes fossiles).
- Dogger :
* Aalenien (alternance de marne et de calcaire dolomitique).
* Bajocien (alternance de calcaire et marne).
* Bathonien (calcaire dolomitique massif).
- Malm : Continental (conglomérats, argiles rouges et grès grossiers).
Le Crétacé
Les dépôts crétacés sont de l'Infracénomanien. Ce sont des sables fins, des
argiles sableuses et des grès rouges.
La couverture quaternaire
10
DONNEES SUR LES PALEOENVIRONNEMENTS QUATERNAIRES
Une dizaine d'échantillons ont été prélevés [12, 19] et sont nommés (Fer. 1 à
Fer. 10). Ce dépôt montre une texture essentiellement argilo- limoneuse avec
surtout un niveau, noir à gris, continue et bien visible (échantillon : 8). Ce niveau
est riche en coquille de mollusque (gastéropodes) et de quelques débris de
charbon. Quelques échantillons de charbons et de coquilles y ont été prélevés
dans le but d'en faire des analyses radiométriques au 14C à Gif sur Yvette en
France (Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, France).
11
MINERALOGIE
La diffractométrie sur quelques échantillons bruts de l'Infra-Cénomanien,
indique la présence du quartz, de calcite, de dolomite, de gypse et d'anhydrite
[19].
La fraction inférieure à 2 microns (argile + limon) de quelques formations
du Haut Atlas contiennent du quartz, la calcite, la pyrite, et quelques traces
d'argiles. L'hématite et la goethite sont en trace. Les argiles déterminées sont
illite, kaolinite, smectite, palygorskite et chlorite [12].
Une étude minéralogique systématique des formations quaternaires est
nécessaire.
PEDOLOGIE
Les sols sont en général peu évolués, souvent pierreux ou salins. Les
conditions climatiques qui ont régné dans cette région n'ont pas favorisé une
activité pédogénétique [7, 19]. On peut davantage parler de morphogenèse que de
pédogenèse. Il s'agît souvent de minces couches sédimentaires alluviales à
fertilité facilement épuisable, qui ont été déposées dans les fonds de vallées et les
lits d'oueds par les crues (tableau V).
Elles ont peu évolué et ont donné des sols isohumiques que l'on rencontre à
l'intérieur des palmeraies et qui sont le support de toute l'agriculture oasienne.
On rencontre, en dehors des palmeraies, des sols minéraux bruts, sableux ou
limono- sableux. Des sols squelettiques se trouvent sur le pourtour des
palmeraies.
Tableau V : Caractéristiques des sols de la région de Ferkla
Type de sol Profondeur Caractéristiques morphologiques
en (cm) Couleur Structure Texture Présence de
calcaire
Sol 0- 45 Brun - clair Grumeleuse Limoneuse + +
d’apport 45- 81 Brun- Grumeleuse à Limoneuse + +
d’irrigation 81- 131 rougeâtre grenue Sablo- limoneuse + + +
ancien 131- 200 Brun- rouge Sablo- limoneuse
Rouge
Sol peu 0-34 Brun- clair Grumeleuse Limono- sablo - + + +
évolué sur graveluese
dépôts +34 Gravier et limon + + +
quaternair
es
Sol 0- 22 Brun- clair Grands Limono-sableuse + + +
d’apport 22- 52 Brune grumeaux Limoneuse + + +
alluvial 52- 100 Brun- clair Grumeleuse Limoneuse + + +
100- 154 Brun - Grumeleuse Limono- sablo-
rougeâtre Prismatique argileuse
154- 200 Limono- sablo-
Brun - Prismatique argileuse
rougeâtre
12
a- Précipitation et Température
Les données les plus complètes sont dans la station de Tinjdad mais surtout
celle d'Ait Bouijane qui se trouve en dehors de l'oasis de Ferkla (dans Todgha à
Tinghir). Les résultats disponibles de 1982 à 2001 sont ainsi (tableaux : VI, VII,
VIII).
Année 91-92 92-93 93-94 94-95 95-96 96-97 97-98 98- 99- 00-
99 00 01
Précipitation 149.4 70.8 100.4 144.6 283.2 84.3 152.4 87.1 81.7 82.8
s (mm)
13
Tableau VII : Précipitations enregistrées dans la station de Tinjdad de 1990 à 2001
(CMV 712- Tinjdad)
Période 90- 91- 92-93 93- 94- 95- 96- 97- 98- 99- 00-
91 92 94 95 96 97 98 99 00 01
Précipitati 119. 103. 64.3 144.6 123.1 259.3 85.3 115.8 71.8 123.5 34
ons(mm) 2 5
b- Aridité :
60
50
40
30 P
2T
20
10
0
sep oct nov dec jan fev mar avr mai jui juil aou
14
c- Evaporation
d- Vent
L’observation du régime du vent à Ferkla montre que le secteur Ouest -Est
(photographie 3) constitue la direction dominante pendant toute l’année. Elle est
accompagnée par celle de Sud –Est/Nord- Ouest et celle du Sud- Ouest/ Nord-
Est. Une étude systématique et plus complète est indispensable.
DONNEES HYDROGEOLOGIQUES
Eaux superficielles
Hydrographie.
Le réseau hydrographique de cette région est constitué de trois artères
majeures : qui sont du Sud vers le Nord : Satt (Ichm), Ferkla et Tangarfa (figure
3). Oued Satt prend naissance aux sommets du Jbel Saghro dans l'Anti Atlas
oriental, alors que oued Ferkla (photographie 4), qui correspond à oued Todgha
au niveau de l'oasis de Ferkla et oued Tangarfa, ont leur origine aux sommets du
Haut Atlas.
Sources
Cette oasis disposait d'un nombre non négligeables de sources qui servaient
à l'alimentation en eau potable et pour l'irrigation des palmeraies. Actuellement,
très peux de ces sources existent encore comme celle de Kasr Izelf par exemple
qui est toujours vivante. Elle est remarquable et bien connue par la qualité de
son eau. Elle permet d'alimenter encore quelques familles en eau potable mais
surtout elle contribue à l'irrigation de la palmeraie.
Eaux souterraines
15
L'alimentation et l'existence de ces deux aquifères sont en étroite relation
avec le flanc sud du Haut atlas central (Jurassique) au Nord et le flanc nord de
l'Anti Atlas oriental (Ougnat- Saghro) au Sud (figure 8). Autrement dit ce sont
des châteaux d'eau de ces régions [16, 19].
Haut Atlas
Hammada
Anti Atlas
Nappe de l'Ifracénomanien
L'aquifère infracénomanien est situé dans les grès et des sables avec des
intercalations parfois d'anhydrite. Cette nappe est libre et contribue à l'irrigation
des palmeraies et des superficies des particuliers par le système des khettarats1
et des motopompes [1a, 2, 3, 5, 6, 8, 11, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21].
1
Khettarats : Galerie drainante qui ramène par gravité de l’eau de la nappe jusqu’à la surface du sol.
16
l’Infracénomanien [16, 19]. celui ci se situe dans la localité dite TADART
NOUMEIRA au nord de Ferkla (figure, 3).
Nappe de Quaternaire
Son écoulement est très variable. Elle a une étendue très limitée car elle
reste cantonné aux lits majeurs des oueds. Son hydrodynamisme est très variable
du fait de l'hétérogénéité des alluvions et elle est très vulnérable aux
changements climatiques et aux actions anthropiques [5, 6, 7, 8, 10, 11, 16, 17,
18, 19, 20, 21].
Précambrien
Echelle : ----- 10 km
17
Apport de la chimie à la connaissance de la nappe quaternaire et
infracénomanienne
Dans quelques endroits à Ferkla, la salinité est importante car la nappe est
en contact avec des formations schisto- gréseuse du Paléozoïque et/ou du
Précambrien (PII) mais surtout de l’Infracénomanien qui renferment des
évaporites.
Dans notre cas, le taux des nitrates est variable d'un puit à un autre mais
quelques uns montrent tout de même des valeurs assez élevées, il s'agit surtout
du puit 1358/56 (tableau III).
Ces taux assez élevées de nitrates sont à lier très probablement aux activités
domestiques (fosses septiques) ou à des contacts probables avec des formations
paléozoïques (schiste bitumineux du Silurien en particulier). Pour les puits
1360/56 et 1449/56, l’origine est probablement agricole car ces régions
connaissent une activité agricole assez intense (engrais azotés).
Les eaux du bassin de Ferkla sont caractérisées chimiquement par les faciès
suivants :
chloruré sulfaté calcique et magnésien et chloruré sulfatés
sodique et potassique.
bicarbonaté calcique et magnésien.
18
Les principaux résultats obtenus (tableau IX) vont être confrontés à d’autres
résultats obtenus dans d’autres régions du bassin versant de Ghèris et vont faire
l’objet d’une publication dans une revue internationale, très probablement le
Compte Rendu de l’Académie des Sciences (CRAS) et d’une soutenance de thèse
nationale marocaine que nous co-encadrons.
TA
N° T°C Cond Mg2 CO SO 4 C
Nom pH NH+4 Na+ K+ Ca2+ + Cl- NO2- NO3- HCO3- 2- 2-
IRE (eau) Us/cm 3 (°F
)
El
1445/ 2,9 32,
Khorba 20,1 7,2 1235 0,048 92,9
135 51 186 <0,03 59,2 398 0 100
56 7 62
te 1
1449/ 35, 150
Asrir 19,3 7,11 3615 0,134 399,9 208 706 0,174 54,4 610 0 415 50
56 15 ,7
1476/ Gard 33,
20,2 7,14 2235 0,056 163,7 7,3 244 107 386 0,033 70,5 410 0 341
56 meit 61
1357/ Sidi 8,5 61, <0,03 36,
20,7 7,75 1500 0,102 194,5 93 266 14,9 444 0 167
56 Houari 5 2 1 39
1438/ 2,0 43, <0,03 18,
Sat 21 7,56 1100 0,058 69,3 139 213 31,8 220 0 139
56 1 4 1 03
1360/ 30, 65, 89,
Izelf 21,2 6,95 1840 0,128 192,8 172 168 0,328 54 1088 0 78
56 65 6 18
1358/ 15, 91,
Igli 20,6 6,46 3100 0,044 320 284 114 383 0,134 150,8 1113 0 386
56 14 23
Compte tenus des enquêtes que nous avons pues faire dans la cadre de cette
bourse MAB (Man and Biosphere) et de nos activités associatives d'une part et de
nos observations en tant que originaire de cette oasis mais aussi grâce aux
travaux antérieurs [5] d'autres part, les ressources en eau dans cette région
étaient comme suit : 61 % d'eau est pérenne, 30% est souterraines et 9% provient
des crues [5, 6]. L'Homme de Ferkla utilisait alors l'eau des rivières, des crues et
des sources pour son alimentation et pour l'agriculture. Il a également exploité
les eaux souterraines (puits) par des moyens traditionnels bien connus dans toute
la région qui sont Oughrour2 (photographie 5 ) et les Khettarats (photographie 6)
mais aussi par quelques motopompes (photographie 7) de coopératives [1, 5, 6, 7,
2
Oughrour : Système de puisage au moyen d’une outre bousculante dite «Dlou» à traction animale ou humaine.
19
19, 20] pour développer une culture bien adaptée aux conditions écologiques [1,
19] de la région (cultures arbo-fruitière, maraîchère, fourragère, légumineuse,
céréalières, etc.) et un élevage bien caractéristique et assez varié (tableau XI).
Les sécheresses qui se sont succédées ces dernières années sur le Maroc en
général [2a, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16, 17, 19, 21] et plus particulièrement au
Sud ont causé un important déficit en eau potable et d'irrigation, ce qui a incité
l'Homme de Ferkla à surexploiter l'eau souterraine par les méthodes modernes
(motopompes) [2a, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16, 17, 19, 21].
20
* La partie centrale comporte un certain nombre de périmètres, dépendant d’un
ou plusieurs seuils de dérivation à partir des Oueds (tableau X) et d’un
nombre important des stations de pompage.
21
Tableau XII : Khettarat encore active par commune à Ferkla (Rapport provisoire de
la JICA/ORMVA/TF 2003) [remanié]
N° Commune Superficie Long
Désignation Périmètre Population Debit (l/s)
ordre rurale en ha (ml)
Ferkla
1 Bakassia Tizagaghine 90 40 2 3000
Soufla
2 Maamrya Tizagaghine F. Soufla 56 30 2 2900
3 Ami Hassan Tizagaghine F. Soufla 60 40 2 2600
4 Lakbira Tizagaghine F. Soufla 50 35 3 2500
5 El Mehdia Tizagaghine F. Soufla 25 10 2 2000
6 Atti kaida Tizagaghine F. Soufla 70 35 2 2500
7 Regaga Ait Ba Maati F. Soufla 446 6 2 1800
8 Mouyjna Ait Ba Maati F. Soufla 446 8 2 2000
Ait My el Ait My el
9 F. Soufla 506 19 2 2200
Mamoun Mamoun
10 Litama Litama F. Soufla 150 11 6 1800
11 Ait Oulgheme Dar Oumira F. Soufla 521 33 3 2000
Dar Oumira
12 Dar Oumira F. Soufla 521 22 3 2250
Lakdima
13 Ikhf N'lghir Dar Oumira F. Soufla 500 10 3 1500
Dar Oumira
14 Dar Oumira F. Soufla 521 36 3 4400
Jdida
15 Azag N'ouchene Azag N'ouchen F. Soufla 953 9 5 2500
16 lzilf lzilf F. Soufla 1193 30 4 7000
17 Charbate Maha Ksiba F. Soufla 935 7 1 900
18 Diba Ksiba F. Soufla 935 14 1 2200
19 Ait Ben Amar Ait Ben Amar F. Soufla 610 44 4 2500
20 Cheikh Ktaa Oued F. Soufla 2052 13 3 2300
21 Tamagourte Tamagourte F. Soufla 935 3 1 500
22 Khamssine Ktaa Oued F. Soufla 2052 4 2 1400
23 El Mach Ait Ben Omar F. Soufla 610 4 2 1700
24 Tighfarte Tighfarte F. Soufla 1986 40 6 9000
25 Toughache Toughache F. Oulia 218 8 2 1500
26 Taghya Taghya F. Oulia 288 10 2 1400
27 Ait M'hmed Ait M'hmed F. Oulia 521 22 3 2500
28 Ihandar Ihandar F. Oulia 240 16 2 1000
22
Plusieurs régions de l'oasis connaissent une extension [1, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16,
17, 19, 21] assez importante des terrains d'agricultures (figure 9). Cette
extension importante de la céréaliculture et de l'arboriculture a eu lieu jusque
dans les plaines sablonneuses, terre de parcours,
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
Sud Goulmima Nord Tinjdad Azag Nouchen Izelf Sud Tinjdad Bour El Palmeraie de
Khorbate Tinjdad
Figure 9 : Extension des zones d'irrigation dans l'oasis de Ferkla pendant 10 ans
(1988/89-1998/99
Tableau XIII : Sites d'extension des terrains d'irrigation dans l'oasis de Ferkla
Bour El Khourbate Bour El Khourbate et Ras Sdaff
Sud de Tinjdad Aït Darouich, Aït M'Hamed, Imalouane, Ihander,
Taghia et Taghoucht
Sud Goulmima Tizgaghine, Aït ba Maati, Aït My El Mamoune
Palmeraie de Tinjdad Centre de Tinjdad, Khourbate, Amellel, Aït Assem,
Tighdouine, Gardmeit, Satt, Lahcini, Asrir, Tayrza,
Talalt, Tighfert, Zaouia
Nord de Tinjdad Dar Oumira, Kh litama, Lakssiba, Aït ben Omar, Ktâ
El Oued, Aït oulghoum
Cette extension a eu lieu surtout vers la fin des années soixante dix et elle a
atteint son apogée la décennie qui suit. Les investisseurs sont surtout des
immigrés marocains de Ferkla ou non en France.
23
Au début de ces exploitations (tableaux XIII et IV), les rendements étaient
très importants. Ce qui a incité quelques habitants des autres ksours ou des
autres régions de la province ou carrément d'ailleurs à venir s'installer et investir
à Ferkla.
C'est la localité dite Bour El Khourbate (tableau XIV) qui a, surtout, fait
l'objet d'un investissement intense dans l'agriculture en multipliant l'utilisation
des motopompes de plus en plus modernes et beaucoup plus puissantes. Leur
nombre officiel est plus de 1000 [1] mais le chiffre réel [6, 7, 8] est largement
supérieur, environ 5000.
20000
15000
10000
5000
0
Khourbate Satt Asrir Aït Assem T ighdouine Gardmite Lahcini Zaouia Bour
Khourbate
24
GESTION ACTUELLE DE L'EAU A FERKLA
Tous les oueds sont pratiquement asséchés mais peuvent transporter des
quantités considérables de l'eau pendant des crues 57Mm3 [23]. Ces eaux
d'épandage peuvent être utilisés pour l'irrigation des palmeraies et contribuent à
l’alimentation de la nappe quaternaire. Celle-ci coule dans des formations du
Quaternaire à faciès variés (tableau IV) sur une épaisseur de 15 à 20 m
(photographie 2).
25
Tableau XIV : Bilan des prélèvements d’eau et superficies irriguées par pompage
(DRH, 2004).
Volume annuel Surface Nombre. de
Nom du Ksar Q prélevé l/s
prélevé Mm3 irriguée ha pieds d’arbres
Sat 66.78 2.13 163.35 6794
Aït Assem 72.67 2.30 170.45 9363
Asrir 21.06 0.64 120.50 6536
Tighdouine 62.42 1.70 78.75 2955
Gardmeit 13.34 0.42 26.05 1473
Tighferte 7.51 0.24 55.00 3736
[Link] 27.86 0.88 129.00 8647
Aït Ba Maati 18.32 0.58 66.70 3732
Tayarza 5.14 0.16 19.75 -
Tinjdad 1.79 0.05 3.00 -
Bour El Khourbat 247.62 8.61 813.00 -
Dar Oumira 19.70 0.62 51.25 -
Toughach 41.12 0.39 64.05 -
Tizougharine 39.30 1.25 97.80 -
Iself 19.80 0.52 64.00 -
Total 664,43 20.49 1922.65 43236
CONSEQUENCE
26
sable, le couvert végétal est dégradé avec une vitesse inimaginable. Le palmier
dattier est dans un état catastrophique (photographie 8 ; figure 10) même si par
endroit il a pu être survécu sous forme de petits îlots dans des endroits encore
irrigués malgré la pénibilité et les dépenses que tout cela nécessite pour le
propriétaire.
- Les khettarats taries, les puits, les lits des oueds mais surtout
Tirrguines1 (souaguis,) sont devenus des dépôts d'ordure ou
carrément des fosses septiques.
- Les Khettarats encore actives sont de plus en plus vulnérables face aux
changements climatiques et surtout aux actions anthropiques [17,
19, 21].
1Tirrguines : Targa au singulier, mot amazigh qui signifie souaguis en arabe (séguia au singulier). Ce sont des canaux
d'irrigation.
27
PRINCIPAUX PROJETS DU DEVELOPPEMENT REALISES PAR QUELQUES
ORGANISMES NON GOUVERNEMENTAUX ‘(ONG)
Conscient et convaincu par le rôle que peuvent jouer les associations dans la
conservation et la gestion rationnelles des ressources naturelles dans cette oasis
(Ferkla), un groupe de personne a pris l'initiative de créer une association dite :
ASSOCIATION OASIS FERKLA POUR L'ENVIRONNEMENT ET LE
PATRIMOINE [AOFEP].
Cette association, que j'ai l'honneur de présider, a retracé dans ses objectifs
liés à l'environnement (CHAPITRE PREMIER : Dénomination – Siège – Objectifs
; article 3 du statut de l'association) ce qui suit
28
Projet 1 :
Titre du projet : «Appui à la conservation des Oasis du sud Marocain : cas de
l'oasis de Ferkla».
Ce projet qui est financé par le PMF/FEM/PNUD vise pour principal objectif
la conservation et la réhabilitation de l'Oasis de Ferkla. Nous présentons ici
quelques photographies du Hamam solaire qui est construit dans l’oasis de
Ferkla pour la population du ksar Talalt et environs (photographie, 10, 11, 12). Il
a pour but entres autres de limiter la destruction du couvert végétal.
Projet 3 :
Titre du projet : « Projet de recherche pour le transfert des responsabilités de la
gestion de l’irrigation »
Ce projet à Ferkla qui a pour partenaire l’ORMVA/TF et l’AOFEP est un
don du FIDA qui vise pour principal objectif, la contribution à la création, à la
formation et à la sensibilisation des AUEAs (Association des Usagers de l’Eau en
Agriculture) pour une gestion rationnelle de l'eau d’irrigation (photographies, 17,
18).
29
Orléans, France
Colloque International
“ Quaternaire et Changements Globaux : Bilan et Perspectives”
Hommage au Professeur Hugues FAURE
“ Quaternary and Global Changes : Review and New Issues ”
In Honour to Professor Hugues FAURE
Le 03 Juin 2004
Titre de la communication :
Impact des changements climatiques et anthropiques sur les ressources en
Eau dans les Oasis de Sud Marocain : Cas de Ferkla (Tinjdad, Errachidia,
Maroc).
Lahcen KABIRI
Cette communication rentre dans le cadre du programme de recherche
MAB/Bourse UNESCO/ Jeunes Chercheurs/2003.
Résumé
L'oasis de Ferkla est l'une des principales oasis de Sud Marocain qui
font parties de l'aire désignée par l'UNESCO de Réserve de la Biosphère des
Oasis de Sud marocain (RBOSM).
Le contexte hydrologique de ces oasis reste principalement influencé
par une irrégularité annuelle et une variabilité inter-annuelle très marquées
des précipitations.
Mots clés : Géologie, Eau, Climat, Homme, Oasis, Ferkla, RBOSM, Maroc.
30
Rabat, Maroc.
Séminaire organisée par l'Association Marocaine de l'Agro- Economie (AMAEco),
sous le thème de «Développement des zones arides et semi-arides de la région
méditerranéenne » : Atouts, contraintes et perspectives de développement des
zones arides et semi-arides dans les pays du pourtour méditerranéen.
Rabat, 4-5 Décembre 2003.
Les Ressources en eaux dans les Oasis de Sud Marocain : cas de Tafilalt, Ghèris
et de Ferkla (Errachidia, Maroc).
L. KABIRI
Résumé
Les oasis de la province d'Errachidia sont classées par l’UNESCO comme
étant une réserve de la biosphère
Les ressources en eau dans ces régions sont limitées de point de vue
qualitatif et quantitatif. Le Haut Atlas constitue en fait le « château d’eau de ces
régions ce qui veut dire qu’en grande partie, tout le système y dépend
31
Meknès, Maroc
Lahcen KABIRI1-2
[1] Laboratoire des Formations Superficielles (L.F.S.) : Sciences du Climat, de
l'Environnement, de l'Eau et du Patrimoine (LFS/SCEEP]. Email : kabirou@[Link]
ou kabiri_lahcen@[Link]
[2] Association Oasis Ferkla pour l'Environnement et le Patrimoine (AOFEP), Tinjdad,
52006, Errachidia, Maroc. E-mail : aofep2001@[Link], web : [Link]
Résumé
Au cours des siècles, des sociétés humaines se sont succédées et ont organisé
l’espace oasien de Tafilalt en utilisant des coutumes et des méthodes
traditionnelles basées sur la maîtrise de l’eau.
Les ressources en eau dans les Oasis du Sud Marocain sont rares et
disproportionnées. Les demandes sont de plus en plus croissantes à cause de
l’évolution démographique, du développement agricole et des sécheresses qui
deviennent de plus en plus longues.
Au début des années quatre vingt, la région a connu une augmentation du
nombre des stations du pompage qui ont remplacé progressivement les systèmes
traditionnels d'exploitations qui sont essentiellement Oughrour et les Khettarats.
En amont de ces oasis, les ressources en eau souterraines (crétacé et
jurassique) et superficielles sont assez importantes par contre dans la partie avale
ces ressources sont très limitées aussi bien quantitativement que qualitativement.
La fragilité du secteur eau, est accentuée par l’exploitation abusive des
nappes, surtout Quaternaire, et par les différentes formes de pollution auxquels les
différents écosystèmes aquatiques sont soumis. La pénurie en eau, due à différents
facteurs tant climatiques qu’anthropiques nécessite de définir une stratégie de
gestion des ressources en eau dans cette région du Maroc. En effet, une prise de
conscience pour la gestion de l'eau prend de plus en plus une dimension assez
importante dans ces régions et surtout dans l'oasis de Ferkla.
Quelques résultats des activités de recherche et du développement,
actuellement en cours dans l'Oasis de Ferkla et qui ont pour objectif principal l'appui
à la conservation et au développement durable des oasis du Sud Marocain, vont être
présentés dans cette communication.
Cette communication rentre dans le care de la bourse UNESCO/ MAB/ Jeunes
Chercheurs/ 2003
32
Erfoud, Errachidia, Maroc
Lahcen KABIRI1-2
[1] Laboratoire des Formations Superficielles (L.F.S.) : Sciences du Climat, de
l'Environnement, de l'Eau et du Patrimoine (LFS/SCEEP]. Email : kabirou@[Link]
ou kabiri_lahcen@[Link]
[2] Association Oasis Ferkla pour l'Environnement et le Patrimoine (AOFEP), Tinjdad,
52006, Errachidia, Maroc. E-mail : aofep2001@[Link], web : [Link]
Résumé
Le Tafilalt qui se présente comme un chapelet d’oasis se situe dans la zone
pré saharienne sud atlasique et s’étend sur une superficie estimée à 70.000 km2
dont 60 000 ha est irriguée. Elle englobe quatre bassins versants qui sont : le
Ziz, le Ghèris, le Guir et le Maeder. L’oasis de Ferkla qui est l’une des principales
oasis du Tafilalt se localise dans le bassin versant de Ghèris.
Compte tenus des enquêtes que nous avons pues faire dans ces oasis en
général, dans le cadre de nos diverses activités de recherches [bourse MAB
&UNESCO « Man and Biosphere » et projet PROTARS 1999 « P2T3/13 »] et
associatives, mais aussi grâce aux travaux antérieurs, les ressources en eau dans
ces régions proviennent en grande partie du Haut Atlas et varient
considérablement de l’amont en aval. A Ferkla par exemple, 61 % d'eau est
pérenne, 30% est souterraines et 9% provient des crues..
33
flux hydriques et ont pu maintenir les populations en place en leur assurant de
réelles possibilités de développement. Ces aménagements s'intègrent de façon
naturelle dans le paysage sans créer de nuisance particulière.
Depuis longtemps, les oasiens ont pu exploiter les eaux souterraines (puits)
par des moyens traditionnels bien connus dans toute la région qui sont Oughrour
et les Khettarats mais aussi par quelques motopompes de coopératives pour
développer une culture bien adaptée aux conditions écologiques de la région
(cultures arbo- fruitière, maraîchère, fourragère, légumineuse, céréalières, etc.) et
un élevage bien caractéristique et assez varié.
Les prélèvements de l'eau par ces méthodes traditionnelles, compte tenu des
restrictions qui s'appliquaient à l'exploitation de l'eau, étaient négligeables et
n'avaient pas entravé l'équilibre écologique à l’inverse de ce qu’on observe
actuellement.
Mots clés : Géologie, Eau, Climat, Homme, Oasis, Ferkla, RBOSM, ONGs, Maroc.
Deux publications sont en cours d’une part dans une revue nationale
(Publication de l’Université My Ismaïl (UMI) et d’autre part dans une
revue internationale qui est : Comptes Rendus de l’Académie des
Sciences, CRAS, soumis).
34
ACTIVITE DE SENSIBILISATION, DE FORMATION ET DE
COMMUNICATION POUR LES ACTEURS LOCAUX
Plusieurs ateliers et conférences et sorties sur le terrain ont été
programmées et organisées pour des groupes cibles en collaboration avec des
partenaires locaux et provinciaux dans le but de faire bénéficier le plus grand
nombre d'individus et de secteurs possibles des résultats et données disponibles
sur cette région d’étude et notamment le classement par l'UNESCO de ces Oasis
du sud marocain, dont fait partie Ferkla, comme étant une Réserve de la
Biosphère car elles témoignent d’une géodiversité et d’une biodiversité très
importante.
Plusieurs enquêtes sur les ressources en eau et la piézomètrie des puits ont
pu être faites dans le cadre de cette bourse en partenariat avec l’AOFEP. Celles-
ci vont être complétées en collaboration avec la DRH dans le cadre d’un Projet de
Fin d’Etude (PFE) pour les étudiants de la maîtrise de l’environnement (FSTE,
UMI, Maroc).
35
Les principaux résultats actuellement disponibles (dépouillement du
questionnaire) indiquent qu'à Ferkla, la nappe phréatique (alluviale) reçoit d'une
part les apports d’eau du versant nord de l’Ougnat et d’autre part et surtout du
Haut Atlas dans sa partie septentrionale et médiane.
Cet atelier a été tenu au sein d’un séminaire, qui a pour thème : Foggara au
Maroc : renforcer le réseau local ? Il a été organisé à Erfoud (Errachidia, Maroc) du 23 au
25 septembre 2004, par l’Université Moulay Ismaïl Errachidia- Meknès- Maroc, le
Réseau INCOMED- FOGGARA, Sud- Timmi Adrar – Algérie, EPAU- Alger – Algérie,
Université de Valence- Espagne, IPOGEA – Italie et Institut des régions Arides-
Tunisie.
36
Il a été animé par Mrs A. ELMESSAOUDI, Directeur de la DRH et ses
collaborateurs A. MAHBOUB et A. AMEZIANE et L. KABIRI, Professeur à la
Faculté des Sciences et Techniques d’Errachidia et Président de l’Association
Oasis Ferkla pour l’Environnement et le Patrimoine (AOFEP, Tinjdad).
Remerciement
37
Nous remercions vivement la DRH d’avoir assuré le transport des agriculteurs, des
AUEAs et des représentants des groupements ethniques de Tinjdad à Erfoud pour
participer à cet atelier.
Les élèves ont eu droit aussi à des séances de travail sur le terrain
(photographies 19 et 20) et en classe sur l’importance et le rôle de l’eau, de
l’arbre et surtout du palmier dattier dans l’écosystème oasien.
38
CONFERENCES EN RELATION AVEC LE THEME
- Apport d'une ONG locale à la conservation des Oasis de Sud Marocain : cas de
Ferkla. Manifestation organisée par le service des affaires culturelles, Cité
universitaire My Ismaïl, Errachidia. 14 Novembre 2003.
39
CONCLUSION
Les écoulements des eaux de surface sont étroitement liés aux précipitations
et sont donc caractérisés par d'importantes variabilités, en effet :
40
L’impact des changements climatiques et anthropiques sur les ressources en
eau dans cette Oasis et de ses lisières, très vulnérables, permet de conclure que
les systèmes de gestion et d’exploitations utilisés actuellement des ressources
naturelles dépassent largement les capacités de ces milieux. En conséquence c’est
le déséquilibre écologique actuel de tout le système. [lorsqu’un un seul chaînon
faiblisse, c’est l’ensemble du système qui échoue].
Les sécheresses, anormalement longues, qui ont affecté la région depuis les
années 80 ont engendré avec le comportement humain de Ferkla [19] ce qu'on
peut qualifier de sécheresse : météorologique, hydrologique, agricole et "sociale".
41
comme le prouvent les faibles productions et le dessèchement d'une partie du
patrimoine arboricole. Enfin, "sociale" comme en témoigne la paupérisation de la
population, le taux de chômage assez élevé, diminution et /ou disparition de
l'esprit de solidarité qui caractérisait ces régions, etc.
Enfin, nous pouvons dire que cette oasis est, par excellence, un exemple type
de la crise mondiale des oasis.
42
PERSPECTIVE
RECOMMANDATION
Créer un centre de Recherche et du Développement Durable des
Oasis du sud Marocain.
L’interdiction de l’extension des terrains agricoles qui exploitent
plus d’eau avec des motopompes.
Encourager les techniques rationnelles de l’eau en agriculture.
Développer l’écotourisme,
Généraliser les séances de formation, de sensibilisation et
d’accompagnement de la population afin de contribuer à une
meilleure gestion de leur écosystème et de sa valorisation.
Plus de concertations avec les différents utilisateurs de l’eau au
niveau des bassins, des palmeraies et chez les particuliers.
Suivi et contrôle rigoureux des volumes d’eau à prélever (Compteur,
etc.) par les motopompes.
limiter l’augmentation de la demande en eau et de son gaspillage
par des actions de sensibilisation, d’encouragement des utilisateurs
qui en font de l’économie, tarification et/ou autres.
Un travail rigoureux sur le terrain avec des approches participatives
doivent aboutir à des projets intégrés qui viseront pour principaux
objectifs le bien et la stabilité des populations locales. Ces projets
doivent tenir compte bien entendu, des difficultés institutionnelles,
sociales, techniques etc. qui se posent souvent.
La promotion et le développement du traitement des ressources en
eau non conventionnelles (eaux usées « domestiques », eaux
saumâtres) s’imposent de plus en plus. Les recharges artificielles
des réservoirs souterrains le sont encore plus.
Les organes de concertation locaux au niveaux des palmeraies et des
communes doivent être crées ou réanimés (réactivés) pour
rassembler les différents opérateurs et usagers de l’eau pour définir
des choix stratégiques communs dans la planification, la
mobilisation, l’affectation et la protection des ressources en eau.
Autrement dit c’est créer un comité des sages de l’eau à
Ferkla.
43
PHOTOGRAPHIES
1- Vue de bassin crétacé d’Errachidia 2- Coupe géologique de plus de 7 3- Trace de la dernière tempête
mètres de hauteur sur la rive gauche de sable enregistrée à Tinjdad le
de oued Ferkla (Aït Assem, Ferkla El 24 Août 2003.
Oullia
48
LISTE DES PHOTOGRAPHIES
49
Bibliographie
[6] KABIRI L., 2001 : Ressources en eau dans les oasis de Tafilalt, Ghèris et
Ferkla. Séminaire international sur les petits barrages dans le pourtour
méditerranéen. 28-30 Mai, Tunis.
[7] KABIRI L., 2001 : Rapport d'activité sur les enquêtes sur le nombre des
puits et des années de sécheresse dans l'oasis de Ferkla, Questionnaire.
Projet Thématique d’Appui à la Recherche Scientifique « P2T3/13 ») :.
[9] KABIRI L, BOUDAD L., KRIMOU A., KHARDI A., ELMRANI L., 2003 :
Etude préliminaire de la dynamique des dunes continentales dans le Sud
Est marocain. Sécheresse, n° 3, , vol. 14, septembre, p149-156.
[10] KABIRI L., 2003 : Les ressources en Eaux dans les Oasis de Sud Marocain :
Cas de Tafilalt; Ghèris et de Ferkla. Séminaire organisée par l'Association
50
Marocaine de l'Agro-Economie (AMAEco), sous le thème de «Développement des
zones arides et semi-arides de la région méditerranéenne » : Atouts, contraintes
et perspectives de développement des zones arides et semi-arides dans les pays
du pourtour méditerranéen, Rabat, 4-5 Décembre 2003.
[12] KABIRI L., BOUDAD L., KRIMOU A., FONTUGNE M., WEISROCK A. et
WENGLER L., 2003 : Les formations pléistocène et Holocène de Ghèris (Bordure
méridionale de Haut Atlas central) : nouvelles données chronologique et
paléoenvironnementales. Deuxième Rencontre des Quaternaristes Marocains
(RQM2), 26-27-28 Septembre, Errachidia, Maroc.
[13] BOUDAD L., KABIRI L., FARKH S., FALGUERES CH, ROUSSEAU L.,
BEAUCHAMP J., NICOT E. ET CAIRANNE G., 2003 : Datation par la méthode
U/Th d'un travertin quaternaire du Sud- Est marocain : Implications
paléoclimatiques pendant le pléistocène moyen et supérieur. Compte Rendu,
Géoscience 335, pp. 469-478.
[15] KABIRI L. : 2003 - Apport d'une ONG locale à la gestion rationnelle de l'eau
: Cas de Ferkla. Séminaire organisé par JICA et ORMVA/TF, Errachidia,. Sous le
thème : Réhabilitation des Khettarats et Développement durable dans les régions
aride et semi aride du Maroc. 23 Octobre 2003.
[16] KABIRI L., 2003 : Premier rapport d'activité sur l'impact des changements
climatiques et anthropiques sur les ressources en Eau dans l'Oasis de Ferkla
(Tinjdad, Errachidia, Maroc). 26 pp. Bourse pour les Jeunes Chercheurs
scientifiques. MAB & UNESCO.
[17] KABIRI L., 2004 : Impact des changements climatiques et anthropiques sur
les ressources en Eau dans les Oasis de Sud Marocain : Cas de Ferkla (Tinjdad,
Errachidia, Maroc). Colloque International, “ Quaternaire et Changements
Globaux : Bilan et Perspectives” en Hommage au Professeur Hugues FAURE,
Orléans, France, 3 Juin 2004.
[18] KABIRI L., 2004 : Contribution au développement durables des oasis du sud
marocain : cas de Ferkla (Tinjdad, Errachidia, Maroc). Colloque International sur
la gestion et la préservation des ressources en eau, 24 et 25 septembre 2004,
51
Meknès, Maroc. Université Moulay Ismaïl, Faculté des sciences, Meknès, Maroc.
U.F.R. Qualité et Fonctionnement Hydrobiologique des Systèmes Aquatiques
[20] KABIRI L., 2005 : Gestion des ressources en eau dans les oasis de sud
marocain : Cas de Ferkla (Tinjdad, Errachidia, Maroc). Symposium
international : développement agricole durable des systèmes oasiens. Thème 3.
Gestion durable des ressources naturelles de l’espace oasien (eau, sol, biodiversité
végétale et animale). 07-10 Mars 2005, Erfoud au Maroc
52