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UNESCO

Bourses
du MAB pour Jeunes
Scientifiques

Titre du projet de recherche :


Impact des changements climatiques et
anthropiques sur les ressources en eau dans
l’Oasis de Ferkla (Tinjdad, Goulmima,
Errachidia, Maroc).

UNIVERSITÉ MOULAY ISMAIL FACULTE DES SCIENCES ET


BP. 298, Marjane 2, Meknès TECHNIQUES, BP 509 Boutalamine
Tél : (212) 55 46 73 06/07, 52000, Errachidia, Tél. (212) 55 57 44 97/84,
Fax : (212) 55 46 73 05 Fax (212) 55 57 44 85

Laboratoire des Formations Superficielles (Sciences du Climat, de


l'Eau, de l'Environnement et du Patrimoine) [SCEEP].
E-mail : kabirou@[Link]

Lahcen KABIRI
PLAN

INTRODUCTION 3
CONTEXTE D'INTERVENTION ET PROBLEMATIQUE 3
SITUATION GEOGRAPHIQUE ET GEOMORPHOLOGIQUE 3
a) Les montagnes 5
b) La plaine 5
DONNEES DEMOGRAPHIQUES ET SOCIO- ECONOMIQUES 5
CADRE GEOLOGIQUE 8
Le socle 8

La couverture 9

La couverture éruptive 9
La couverture sédimentaire 9
La couverture paléozoïque 9
La couverture secondaire 10
Le Trias
Le Jurassique
- Lias
- Dogger
- Malm
Le Crétacé
- Infracénomanien
La couverture quaternaire 10

DONNEES SUR LES PALEOENVIRONNEMENTS QUATERNAIRES 11


MINERALOGIE 12
PEDOLOGIE 12
DONNEES HYDRO- CLIMATIQUES 13
a- Précipitation et Température 13
b- Aridité 14
c- Evaporation 15
d- Vent 15
DONNEES HYDROGEOLOGIQUES 15
Eaux superficielles
Hydrographie.
Sources
Eaux souterraines
Nappe de l'Ifracénomanien 16
Nappe de Quaternaire 17
Apport de la chimie à la connaissance de la nappe quaternaire et
infracénomanienne 18

EVOLUTION ET GESTION DE L'EAU A FERKLA : PASSE, PRESENT POUR


QUEL FUTUR ? 19
RESSOURCE ET GESTION DE L'EAU A FERKLA DANS LE PASSE 19
GESTION ACTUELLE DE L'EAU A FERKLA 25
CONSEQUENCE 25

PRINCIPAUX PROJETS DU DEVELOPPEMENT REALISES PAR QUELQUES


ORGANISMES NON GOUVERNEMENTAUX 28
Titre du projet 1: «Appui à la conservation des Oasis du sud Marocain : cas
de l'oasis de Ferkla». 29
Titre du projet 2 : «Réhabilitation et Renforcement des ressources en eau
dans l'oasis de FERKLA par l'aménagement d'une khettarat : Palmeraie
d'Ihandar (Ferkla El Oullia, Tinjdad, Errachidia, Maroc) ». 29
Titre du projet 3 : « Projet de recherche pour le transfert des responsabilités
de la gestion de l’irrigation » 29
ACTIVITÉS DE RECHERCHE REALISEES 29-34
ACTIVITE DE SENSIBILISATION ET DE FORMATION POUR LES ACTEURS
LOCAUX 35-39
CONCLUSION 40
PERSPECTIVE 43
RECOMMANDATION 43
PHOTOGRAPHIE 44-47
ILLUSTRATION 48-49
BIBLIOGRAPHIE 50-52
INTRODUCTION

Le conseil International de coordination du Programme sur


l'Homme et la Biosphère MAB & UNESCO a décidé de designer les
OASIS DU SUD MAROCAIN- MAROC comme RESERVE DE LA
BIOSPHERE DES OASIS DE SUD MAROCAIN (RBOSM). Elle a été
agrée par l'UNESCO au 10 Novembre 2000 et a été inauguré
officiellement à Zagora le 5 Octobre 2001. Elle occupe une aire d'une
superficie approximative de 7.200 000 ha, pour une population de
1.200.000 habitants. Les provinces concernées sont : Errachidia,
Ouarzazate et Zagora.

Cette RBOSM se place chronologiquement au 2ème rang à l'échelle


nationale après la Réserve de Biosphère de l'Arganeraie et au 14ème
rang à l'échelle du monde arabe. Elle est inclue dans un réseau
mondial de plus de 400 réserves de biosphère appartenant à plus
d'une une centaine de pays.

Dans ce réseau, les principaux types d'écosystème et de paysages


de la planète sont représentés. Il est consacré à la conservation de la
diversité biologique, à la recherche et à la surveillance continue ainsi
qu'à la définition des modèles de développement durable au service de
l'humanité. Ce réseau mondial facilite la coopération et les échanges
au niveau régional et International.

L'étude que nous vous proposons ici rentre dans le cadre d'une
bourse de recherche qui nous a été allouée [jeunes chercheurs
scientifiques] dans le cadre du programme sur l'Homme et la
Biosphère MAB &UNESCO. Elle a pour objectif principal de
contribuer à une mise au point de l'impact des changements
climatiques et anthropiques sur les ressources en eau dans l'oasis de
Ferkla.

Les changements climatiques et leur impact sur les ressources en


eau dans l'oasis de Ferkla peuvent être reconstituées d'une part grâce
aux archives géologiques et pédologiques, bien conservés avec le
temps, et d'autres part aussi grâce aux données récoltées par des
enquêtes et des travaux de terrain mais aussi grâce à quelques
données disponibles dans les stations hydro- climatiques de la région.
Le choix de cette région d'étude réside d'une part dans le fait qu'elle
appartient au domaine de RESERVE DE LA BIOSPHERE DES
OASIS DE SUD MAROCAIN (RBOSM) et que d'autre part cette belle
oasis du sud marocain est menacée de disparaître si des dispositions
courageuses ne sont pas prises.
CONTEXTE D’INTERVENTION ET PROBLEMATIQUE
SITUATION GEOGRAPHIQUE ET GEOMORPHOLOGIQUE
L'oasis de Ferkla se situe au Sud du Maroc (figure 1). Elle occupe une
superficie totale de 2800 ha [1a]. De point de vue administrative, elle appartient
à la région Meknès-Tafilalt, Province d’Errachidia, Cercle de Goulmima.

Figure 1 : Localisation générale de l’Oasis de Ferkla.

3
Elle appartient au Bassin versant de Ghèris (sous bassin Toudgha- Ferkla)
tableau I) qui est limité à l’Est par le bassin de Ziz, à l'Ouest par le bassin de
Dadès, au Nord par celui de oued El El Abbid et au Sud par ses prolongements
sahariens (figure 2).

Tableau I : Principales donnés numériques relatives au sous bassin du


Toudgha- Ferkla. (DRH, Errachidia) [21]
Longueur totale du Toudgha- Ferkla 155 Km
Longueur du cours limiter Toudgha- Ferkla 153 Km
Superficie totale du bassin versant 4997 Km2
Partie du bassin compris dans le haut atlas 1485 Km2
29.7%
Pente moyenne du Toudgha- Ferkla 13.44%

Le bassin du Ghèris se caractérise par son climat aride, devenant


franchement saharien vers le Sud. Il s'étend largement dans le Haut-Atlas au
Nord, ce qui permet d'assurer à ses affluents atlasiques une alimentation en eau
pérenne relativement abondante grâce à laquelle peuvent exister les Oasis et les
palmeraies de Sud Marocain.

Elle se situe entre les lignes latitudinales 31°30’ et 30°45’ vers le Nord, et les
lignes longitudinales 5° et 5° 15’ vers l’Ouest.

Cette oasis est limitée au Sud par l’Anti- Atlas, à l’Est par la plaine de
Ghèris et Mellab à l’Ouest et au Nord par le Haut Atlas [Ifgh (Aghbalou-
N’kerdous)].

Bassin versant Ziz

Bassin versant

Figure 2 : Localisation du bassin versant de Ghèris


Tadart n’Oumera

Gare lakhtatr Vers Goulmima


Lksiba N’igouramne

Aït Ben Omar

Ktaa El Oued

Aït Maamar
Oued Tangarfa
El Khourbat
Oued Ferkla Gardmeit
Asrir

Tinjdad
Aït Assem
Vers Tinéghir Oued Satt

Figure 3 : Localisation précise de l’oasis Ferkla.

De point de vue géomorphologique, cette oasis est formée par deux unités
bien distinctes qui sont les montagnes et la plaine.

a) Les montagnes :

Elles sont dominées par deux unités presque parallèles entre elles qui sont
le Haut Atlas au Nord [1300 à 2247 m ]et l’Anti- Atlas au Sud [1132 m]. Elles
occupent environs 15% de la surface totale [environ 18450 ha [1a].

b) La plaine
C’est l’unité la plus importante. Elle occupe plus de 80% de la surface totale.
Ce qui correspond environ à 98400 ha [1a]. Elle est caractérisée par une légère
pente vers l’Est. le reste (5% ) [6150 ha] est occupé par d'autres structures
géomorphologiques qui sont des Oueds, des dunes de sable, etc.

DONNEES DEMOGRAPHIQUES ET SOCIO-ECONOMIQUES

La population de Ferkla qui se repartie sur trois communes qui sont :


municipalité de Tinjdad et les deux communes rurales (Ferkla El Oullia et
Essouffla) est, selon le recensement général de l’habitat et de la population de
1994, 37297 habitants [1a]. Elle représente 7,14% de la population totale de la
province d’Errachidia. Cette population est regroupée en 5052 ménages (7,38
habitants/ménage).
L’évolution de cette population de 1960 à 1994 peut être résumée comme
suite (figure 4) :

40000 37297
29916
30000
Population

22086
19142
20000

10000

0
1960 1971 1982 1994
Années

Figure 4: Evolution de la population de Ferkla de 1960 à 1994.

La distribution de la population est liée à la disponibilité de l’eau. En effet


une multitude des ksours longent les principaux points d’eau de cette région. Les
Ksours les plus peuplés sont Tizouggarine, Ktaâ El Oued et Tighfert pour la
commune de Ferkla Es Souffla. Ici il s’agit d’une répartition liée aux systèmes de
Khettarats.

Pour la commune de Ferkla El Oulia, les Ksours d’El Khourbat, de


Tamerdoult et d’Ait Assem sont les plus peuplés.

La municipalité, quant à elle, est occupée par des commerçants et des


salariés [5755].

Une autre catégorie de population, d'ailleurs très importante mais souvent


négligée, est celle des nomades. Elle s'est sédentarisée actuellement à cause de la
multiplication ces dernières années de périodes de sécheresse et les énormes
pertes du cheptel qui se sont produites.

L’agriculture, l’immigration, le commerce et le salariat sont les principales


ressources économiques de cette oasis (figure 5). En effet, 55% de la population
exerce une activité agricole, 17% du travail à l’étranger (immigrés), 15%
pratiquent le commerce, 10% de l’artisanat et environ 3% exercent des activités
diverses (industrie, etc.).

6
Autres
3%
Artisants
10%
Commerçants
15%
Agriculteurs
55%

Immigrés
17%

Figure 5 : Répartition des activités de la population de Ferkla.

Pour une superficie totale de 98400 hectares, seuls 6,28% sont cultivées,
dont 2,6% sont irriguées. L’élevage compte environ 32355 têtes avec
prédominance des caprins et des ovins.

En ce qu concerne le commerce, Ferkla a un Souk très important le


dimanche. Il constitue le point de rencontre et d’échange entre les différentes
souches de la région immédiate ou même lointaines.

L’effectif des locaux commerciaux à Tinjdad centre est évalué à 250 unités et
constitue un lieu d'emploi pour environ 400 personnes.

L’artisanat, quant à elle, contribue au développement de la zone et englobe


plusieurs métiers comme la menuiserie, la plomberie, la soudure, la mécanique,
etc. Elle emploie environ 500 personnes dans 90 unités environ.

Les principaux équipements socio-économiques qui existent à Ferkla sont


consignés dans le (tableau II).

7
Tableau II : Les principaux équipements socio-économiques à Ferkla.
Désignation Nombre
Autorités locales :
- Annexe de municipalité 1
- Annexe des communes rurales 1
Les Communes :
- Municipalité 1
- Communes rurales 2
Agriculture : Office Régional de
Mise en Valeur Agricole de Tafilalt
(ORMVA/TF) :
- Centre de Mise en Valeur (CMV) 1
- Centre d’élevage 1
L’Enseignement : Education
Nationale et la Jeunesse :
- Lycée 1
- Collège 4
- Ecole primaire. 10
L’Entraide nationale :
- Dar Taleb (bienfaisance) 1
- Maison des jeunes 1
- Club féminin 1
Finances :
- Agence bancaires (BP) 1
- Western Union 2
Communication
- Poste PTT. 2
- Ittissalat al Maghrib (Maroc 1
télécom)
- Téléboutique 30
Autres administrations :
- Centre de santé
- Centre ONE 1
- Centre ONEP. 1
1

CADRE GEOLOGIQUE
De point de vue géologique, Ferkla appartient au domaine structural de
l’Anti Atlas et de son prolongement saharien. Du Nord au Sud, on distingue le
sillon préafricain (bassin crétacé d’Errachidia) puis la chaîne de l’Anti Atlas (ss).

Le socle
Le socle de cette oasis [19] affleure dans sa partie méridionale. Il montre des
plissements verticaux de direction N45 à Sub méridiennes. La phase tectonique
l'ayant façonné avant le dépôt de la couverture appartient à l'orogenèse
Panafricaine.

8
La phase panafricaine majeure B1 a développé un métamorphisme épizonal
et la phase tardive B2 a provoqué un faible taux de compression. C'est cette
dernière, qui clôt l'histoire de ce socle.

De point de vue pétrographique, c'est un dépôt rythmique de bancs de


schistes, de grès et de grauwackes. Plusieurs dykes l'intrudent. Les massifs de
granodiorite ont provoqué, sur les schistes et les quartzites du socle, un léger
métamorphisme de contact.
Au cours de l'orogenèse hercynienne, la couverture de l'Anti Atlas en
général n'a été plissée que très localement et notamment de façon disharmonique
en bordure des blocs de socle précambrien.

La tectonique alpine est responsable de la formation des chaînes de


montagnes intracontinentales du Haut Atlas dans le domaine structural
atlasique dont le socle est paléozoïque.

La couverture
La couverture éruptive :
Le précambrien III dit PIII constitue la couverture éruptive de l'Anti Atlas
en général et de cette région en particulier [19]. Elle est formée essentiellement
d'ignimbrites qui montrent par endroit des niveaux basiques. Cet ensemble peut
être constitué parfois de formations volcano détritiques (brèche, poudingue, grès,
arkose et tufs).

Ces formations sont subtabulaires et reposent sur le socle soit directement


soit par l'intermédiaire d’une brèche sédimentaire et polygénique. Celle ci
renferme des éléments de socle (schistes, grauwackes, grès, pelites) et parfois
aussi des fragments de granodiorite.
La couverture sédimentaire :
La couverture paléozoïque :
Le Paléozoïque affleure plus au Sud du flanc sud du bassin crétacé
d'Errachidia- Tinéghir [19] (photographie 1, tableau III).

Tableau III : Couverture paléozoïque de Ferkla


Carbonifère Schistes et grès.
Dévonien Schistes, marnes, grès et calcaire.

Silurien Schistes noires et bitumineux parfois rougeâtres et grisâtres,


calcaire.

Ordovicien Schistes, grès ferri- oolithique, grès, quartzite.

Cambrien Conglomérat, grès grossiers, grès fins quartzeux, pélites,


calcaire dolomitique, brèche, grès- argileux.

9
La tectonique hercynienne est de type cassante. Elle montre plusieurs
directions. C'est une tectonique souple, responsable des megaplis bien visible par
endroit.

La couverture secondaire

Au Nord de l'oasis, dans le sillon préafricain, et le flanc sud du Haut Atlas


central (photographie 1).apparaissent les formations suivantes [3, 19] :

Le Trias : (Marnes rouges, basalte doléritique).

Le Jurassique :
- Lias :
* Sinémurien, (calcaire dolomitique).
* Carixien, (calcaire).
* Dommerien (calcaire dolomitique +/- marneux).
* Toarcien (marnes vertes fossiles).
- Dogger :
* Aalenien (alternance de marne et de calcaire dolomitique).
* Bajocien (alternance de calcaire et marne).
* Bathonien (calcaire dolomitique massif).
- Malm : Continental (conglomérats, argiles rouges et grès grossiers).

Le Crétacé

Les dépôts crétacés sont de l'Infracénomanien. Ce sont des sables fins, des
argiles sableuses et des grès rouges.

La couverture quaternaire

Les formations quaternaires [19] qui reposent indifféremment sur les


terrains, précédents, précambrien, paléozoïques et secondaires, comportent des
formations du Pléistocène et d'Holocène (photographie 2, tableau IV).

Tableau IV : Couverture quaternaire à Ferkla


Post Holocène Actuel Limon + argile + galet
Holocène Rharbien Travertin + limons
Supérieur Tensiftien et Conglomérats + limons
Pléistocène Soltanien
Conglomérats + encroûtement
Moyen Amirien carbonatés
Inférieur Moulouyen Conglomérats

10
DONNEES SUR LES PALEOENVIRONNEMENTS QUATERNAIRES

Les ''archives'' pédologiques et sédimentologiques bien répartis le long des


oueds de la région et leur affluent ont pu garder la mémoire des modifications des
changements climatiques du passé. Ces ''archives'' doivent être, toutefois,
considérés avec plusieurs hypothèses chronologiques possibles [12, 13, 19].

Ces formations montrent une succession de couches très probablement


holocène (Rharbien). Une coupe assez complète a été identifiée dans la localité
dite "Chaboura" le long de oued Ferkla au niveau des palmeraies d'Ait Assem
[19] et d'Asrir. Cette coupe fait plus de 7 mètres de hauteur sur la rive gauche de
oued Ferkla (photographie 2 ).

Une dizaine d'échantillons ont été prélevés [12, 19] et sont nommés (Fer. 1 à
Fer. 10). Ce dépôt montre une texture essentiellement argilo- limoneuse avec
surtout un niveau, noir à gris, continue et bien visible (échantillon : 8). Ce niveau
est riche en coquille de mollusque (gastéropodes) et de quelques débris de
charbon. Quelques échantillons de charbons et de coquilles y ont été prélevés
dans le but d'en faire des analyses radiométriques au 14C à Gif sur Yvette en
France (Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, France).

L'origine et la dynamique de la mise en place de ces dépôts, nécessitent des


études sédimentologiques encore plus détaillées qui devraient concerner d'autres
coupes dans d'autres sites. Les résultats, actuellement, disponibles sont la
granulométrie et la minéralogie. Ils indiquent une hétérogénéité des apports et
traduisent un mélange de matériel d'origine éolienne et fluviatile dans des
proportions souvent variables.

La fraction granulométrique sableuse présente d'importantes variations


dans les différentes couches. C'est le niveau grisâtre noirâtre qui présente le taux
le plus faible, probablement à cause de l'hydromorphie du milieu (euxinique).

La variation du taux des carbonates le long de cette coupe est très


homogène. Le pourcentage le plus élevé est marqué au niveau des échantillons de
base. Quant au pH, il montre une évolution inverse de celle des carbonates.

L'étude préliminaires des minéraux lourds confirme une alimentation


multiple du matériel (allo- autochtonie). En effet, on note un mélange de matériel
frais et fragile à un autre plus résistant et/ou altéré. : Zircon, Rutile, Anatase,
hornblende, Augite, Epidote, Tourmaline, Sphène, Zoïsite, Biotite, Grenat.

La confrontation de ces résultats par rapports à ceux connus dans les


régions avoisinantes [6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, 16, 17, 19] permettent de confirmer
qu'au passé, les ressources en eau étaient plus abondantes mais surtout que le
couvert végétal était beaucoup plus dense.

11
MINERALOGIE
La diffractométrie sur quelques échantillons bruts de l'Infra-Cénomanien,
indique la présence du quartz, de calcite, de dolomite, de gypse et d'anhydrite
[19].
La fraction inférieure à 2 microns (argile + limon) de quelques formations
du Haut Atlas contiennent du quartz, la calcite, la pyrite, et quelques traces
d'argiles. L'hématite et la goethite sont en trace. Les argiles déterminées sont
illite, kaolinite, smectite, palygorskite et chlorite [12].
Une étude minéralogique systématique des formations quaternaires est
nécessaire.
PEDOLOGIE
Les sols sont en général peu évolués, souvent pierreux ou salins. Les
conditions climatiques qui ont régné dans cette région n'ont pas favorisé une
activité pédogénétique [7, 19]. On peut davantage parler de morphogenèse que de
pédogenèse. Il s'agît souvent de minces couches sédimentaires alluviales à
fertilité facilement épuisable, qui ont été déposées dans les fonds de vallées et les
lits d'oueds par les crues (tableau V).
Elles ont peu évolué et ont donné des sols isohumiques que l'on rencontre à
l'intérieur des palmeraies et qui sont le support de toute l'agriculture oasienne.
On rencontre, en dehors des palmeraies, des sols minéraux bruts, sableux ou
limono- sableux. Des sols squelettiques se trouvent sur le pourtour des
palmeraies.
Tableau V : Caractéristiques des sols de la région de Ferkla
Type de sol Profondeur Caractéristiques morphologiques
en (cm) Couleur Structure Texture Présence de
calcaire
Sol 0- 45 Brun - clair Grumeleuse Limoneuse + +
d’apport 45- 81 Brun- Grumeleuse à Limoneuse + +
d’irrigation 81- 131 rougeâtre grenue Sablo- limoneuse + + +
ancien 131- 200 Brun- rouge Sablo- limoneuse
Rouge
Sol peu 0-34 Brun- clair Grumeleuse Limono- sablo - + + +
évolué sur graveluese
dépôts +34 Gravier et limon + + +
quaternair
es
Sol 0- 22 Brun- clair Grands Limono-sableuse + + +
d’apport 22- 52 Brune grumeaux Limoneuse + + +
alluvial 52- 100 Brun- clair Grumeleuse Limoneuse + + +
100- 154 Brun - Grumeleuse Limono- sablo-
rougeâtre Prismatique argileuse
154- 200 Limono- sablo-
Brun - Prismatique argileuse
rougeâtre

DONNEES HYDRO- CLIMATIQUES

12
a- Précipitation et Température

Les précipitations sont marquées par des irrégularités annuelles et des


variabilités annuelles très marquées (figure 6). La moyenne des précipitations
annuelles (figure 2) est inférieure à 150 mm et diminue du Nord vers le Sud [3,
6, 8, 10, 11, 16, 17, 18, 19, 20, 21].

La région a connu plusieurs périodes de sécheresses : 1913-1918, 1927-1931,


1933-1939, 1945-1947, 1955-1957, 1973-1976, 1979-1984, 1987-1988, 1993-1995
et 1998-2001[1c, 2a, 4, 6, 7, 8, 10, 11, 16, 17, 18, 19, 21].

L'observation des différentes stations météorologiques dans tout le bassin


versant de Ghèris montre que seules quelques unes ont fonctionné assez
régulièrement au cours du temps. En effet, on note ici un(e) :
- manque terrible de mesures,
- manque de matériel technique de mesure,
- mauvaise localisation des stations, etc.

Les données les plus complètes sont dans la station de Tinjdad mais surtout
celle d'Ait Bouijane qui se trouve en dehors de l'oasis de Ferkla (dans Todgha à
Tinghir). Les résultats disponibles de 1982 à 2001 sont ainsi (tableaux : VI, VII,
VIII).

D'une manière générale, le climat de la région est caractérisé par des


précipitations faibles et très irrégulières dans le temps et dans l’espace, par une
moyenne annuelle qui varie de 40 à 283 mm/an et par une moyenne de 125,18
mm/an. Pour la station de Tinjdad, on constate que les fortes précipitations qui
ont eu lieu au cours des dix dernières années sont enregistrées pendant l’année
1995-1996 (295.3 mm) et que les précipitations les plus faibles ont eu lieu, par
contre, pendant l’année 2000-2001 (34 mm).

Tableau VI : Précipitation moyenne annuelle en (mm) de la station Ait Boujane


1982-2001(DRH, Errachidia).
Année 82- 83-84 84-85 85-86 86-87 87-88 88-89 89-90 90-91
83
Précipitations 40 54.3 136.1 62.9 105.7 158.8 277.3 251.6 155.1
(mm)

Année 91-92 92-93 93-94 94-95 95-96 96-97 97-98 98- 99- 00-
99 00 01
Précipitation 149.4 70.8 100.4 144.6 283.2 84.3 152.4 87.1 81.7 82.8
s (mm)

13
Tableau VII : Précipitations enregistrées dans la station de Tinjdad de 1990 à 2001
(CMV 712- Tinjdad)

Période 90- 91- 92-93 93- 94- 95- 96- 97- 98- 99- 00-
91 92 94 95 96 97 98 99 00 01
Précipitati 119. 103. 64.3 144.6 123.1 259.3 85.3 115.8 71.8 123.5 34
ons(mm) 2 5

b- Aridité :

Le diagramme ombrothérmique montre l’existence d’une longue période


sèche durant toute l’année, et qu’il n’y a pas de période humide et que le mois le
plus sec est Juillet (figure 6).

Tableau VIII : Température et précipitation moyenne mensuelle de la station d’Ait


Bouijane 1982-2001 (D.R.H, Errachidia)
Sept. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar Avr. Mai Juin Juil. Aoû
. t
9.26 22.6 14.76 14.7 8.39 17.63 13.7 8.42 8.24 9.63 3.28 9.9
P
23.69 17.53 13.29 9.36 8.26 10.62 14.4 19.8 20.5 24.4 28.2 27.9
T 4 6 3 8 5
P : Précipitation en (mm), T : Température en (°c).

DIAGRAME OMBROTHERMIQUE DE LA STATION AIT BOUJAN 1982-2001


(DRH)

60

50

40

30 P

2T
20

10

0
sep oct nov dec jan fev mar avr mai jui juil aou

Figure 6: Evolution de la température et des précipitations moyennes mensuelles de


la station d’Ait Bouijane (D.R.H, Errachidia)

14
c- Evaporation

Elle est intense sous l’effet conjugué de l’intensité de l’insolation, de la


violence des vent et de l’air sec.

d- Vent
L’observation du régime du vent à Ferkla montre que le secteur Ouest -Est
(photographie 3) constitue la direction dominante pendant toute l’année. Elle est
accompagnée par celle de Sud –Est/Nord- Ouest et celle du Sud- Ouest/ Nord-
Est. Une étude systématique et plus complète est indispensable.

DONNEES HYDROGEOLOGIQUES
Eaux superficielles

Hydrographie.
Le réseau hydrographique de cette région est constitué de trois artères
majeures : qui sont du Sud vers le Nord : Satt (Ichm), Ferkla et Tangarfa (figure
3). Oued Satt prend naissance aux sommets du Jbel Saghro dans l'Anti Atlas
oriental, alors que oued Ferkla (photographie 4), qui correspond à oued Todgha
au niveau de l'oasis de Ferkla et oued Tangarfa, ont leur origine aux sommets du
Haut Atlas.

Sources

Cette oasis disposait d'un nombre non négligeables de sources qui servaient
à l'alimentation en eau potable et pour l'irrigation des palmeraies. Actuellement,
très peux de ces sources existent encore comme celle de Kasr Izelf par exemple
qui est toujours vivante. Elle est remarquable et bien connue par la qualité de
son eau. Elle permet d'alimenter encore quelques familles en eau potable mais
surtout elle contribue à l'irrigation de la palmeraie.

Des sources gazeuses existent également à Ferkla, il s’agit de la source dite


Lalla Mimouna sur la rive gauche de Oued Ferkla. (bien visible sur la route qui
ramène de Tinjdad à Tinghir) et de la source dite Tassabalbate dans la rive droite
de Oued Satt. Leur présence est due à un système de faille qui affecte le
Paléozoïque.

Eaux souterraines

Dans la plaine de Ferkla, seule la nappe phréatique existe. Le synclinal


crétacé d'Errachidia –Tinghir (sillon préafricain) abrite en plus l'aquifère infra-
Cénomanien [2a, 3, 11, 13, 16, 17, 19, 21]. Ce bassin est actuellement rechargé
par le Jurassique [Haut Atlas] et par les faibles pluies [2, 3, 19, 21]. Ce synclinal
est dissymétrique et s'approfondit du Sud vers le Nord (figure 8).

15
L'alimentation et l'existence de ces deux aquifères sont en étroite relation
avec le flanc sud du Haut atlas central (Jurassique) au Nord et le flanc nord de
l'Anti Atlas oriental (Ougnat- Saghro) au Sud (figure 8). Autrement dit ce sont
des châteaux d'eau de ces régions [16, 19].

Haut Atlas

Bassin crétacé Errachidia

Hammada
Anti Atlas

Figure 7 : Cadre géologique général de la région

Nappe de l'Ifracénomanien

L'aquifère infracénomanien est situé dans les grès et des sables avec des
intercalations parfois d'anhydrite. Cette nappe est libre et contribue à l'irrigation
des palmeraies et des superficies des particuliers par le système des khettarats1
et des motopompes [1a, 2, 3, 5, 6, 8, 11, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21].

La population de Tinjdad et de Goulmima (à l'Est) est alimentée en eau


potable par l'Office National de l'Eau Potable (ONEP) à partir d'un puits dans

1
Khettarats : Galerie drainante qui ramène par gravité de l’eau de la nappe jusqu’à la surface du sol.

16
l’Infracénomanien [16, 19]. celui ci se situe dans la localité dite TADART
NOUMEIRA au nord de Ferkla (figure, 3).

Nappe de Quaternaire

Cette nappe est dite Quaternaire, ou nappe alluviale ou nappe phréatique.


Elle se rencontre au Nord dans le bassin crétacé d'Errachidia (Infra-Cénomanien)
et au Sud dans l'Anti Atlas. Elle est surtout plus étendue le long de l'axe central
de Ferkla (le long de oued Ferkla). Les roches réservoir [19, 21] sont surtout des
sables et des conglomérats qui se déposent en discordance sur les schistes du
Paléozoïque (bien connue ici par "Salçal") et parfois sur le Précambrien mais plus
au Sud (figures 7 et 8).

Son écoulement est très variable. Elle a une étendue très limitée car elle
reste cantonné aux lits majeurs des oueds. Son hydrodynamisme est très variable
du fait de l'hétérogénéité des alluvions et elle est très vulnérable aux
changements climatiques et aux actions anthropiques [5, 6, 7, 8, 10, 11, 16, 17,
18, 19, 20, 21].

Figure 8 : Coupe géologique Nord -Sud passant par Ferkla.

Quaternaire Infracénomanien Jurassique Paléozoïque

Précambrien
Echelle : ----- 10 km

17
Apport de la chimie à la connaissance de la nappe quaternaire et
infracénomanienne

Dans le cadre du programme de surveillance de la qualité de l’eau, la


Direction Régionale d’Hydraulique d’Errachidia (DRH) organise des compagnes
de mesures [21] pour des analyses in –situ, et des prélèvements des échantillons
pour les analyses chimiques (tableau IX). Cette opération tient compte du sens
des écoulements.

Dans le cadre de cette bourse et d’autres collaborations avec la DRH


d’Errachidia, nous participons à ces campagnes dans le but de définir les
caractéristiques physiques de l’eau (T°, pH, etc.), les ions majeurs mais aussi les
isotopes dans le but de bien définir l’origine précise de l’eau.

Dans quelques endroits à Ferkla, la salinité est importante car la nappe est
en contact avec des formations schisto- gréseuse du Paléozoïque et/ou du
Précambrien (PII) mais surtout de l’Infracénomanien qui renferment des
évaporites.

Deux autres paramètres peuvent expliquer également cette augmentation


de la salinité en aval de l’oasis [19] :
* le paramètre climatique : l'évaporation qui augmente suite à
l'augmentation de la température vers le Sud et,
* la texture fine et la nature des éléments qui renferment l'aquifère dans ces
plaines non favorable à un bon écoulement (Porosité faible).

Les nitrates apparaissent au cours de la phase de nitrification du cycle de


l’azote organique. D’après les normes de l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), l’ion NO3- est considéré nocif à partir de 45 mg/l.

Dans notre cas, le taux des nitrates est variable d'un puit à un autre mais
quelques uns montrent tout de même des valeurs assez élevées, il s'agit surtout
du puit 1358/56 (tableau III).

Ces taux assez élevées de nitrates sont à lier très probablement aux activités
domestiques (fosses septiques) ou à des contacts probables avec des formations
paléozoïques (schiste bitumineux du Silurien en particulier). Pour les puits
1360/56 et 1449/56, l’origine est probablement agricole car ces régions
connaissent une activité agricole assez intense (engrais azotés).

Les eaux du bassin de Ferkla sont caractérisées chimiquement par les faciès
suivants :
chloruré sulfaté calcique et magnésien et chloruré sulfatés
sodique et potassique.
bicarbonaté calcique et magnésien.

18
Les principaux résultats obtenus (tableau IX) vont être confrontés à d’autres
résultats obtenus dans d’autres régions du bassin versant de Ghèris et vont faire
l’objet d’une publication dans une revue internationale, très probablement le
Compte Rendu de l’Académie des Sciences (CRAS) et d’une soutenance de thèse
nationale marocaine que nous co-encadrons.

Tableau IX: Données Hydrochimiques ( en mg/l ).

TA
N° T°C Cond Mg2 CO SO 4 C
Nom pH NH+4 Na+ K+ Ca2+ + Cl- NO2- NO3- HCO3- 2- 2-
IRE (eau) Us/cm 3 (°F
)
El
1445/ 2,9 32,
Khorba 20,1 7,2 1235 0,048 92,9
135 51 186 <0,03 59,2 398 0 100
56 7 62
te 1
1449/ 35, 150
Asrir 19,3 7,11 3615 0,134 399,9 208 706 0,174 54,4 610 0 415 50
56 15 ,7
1476/ Gard 33,
20,2 7,14 2235 0,056 163,7 7,3 244 107 386 0,033 70,5 410 0 341
56 meit 61
1357/ Sidi 8,5 61, <0,03 36,
20,7 7,75 1500 0,102 194,5 93 266 14,9 444 0 167
56 Houari 5 2 1 39
1438/ 2,0 43, <0,03 18,
Sat 21 7,56 1100 0,058 69,3 139 213 31,8 220 0 139
56 1 4 1 03
1360/ 30, 65, 89,
Izelf 21,2 6,95 1840 0,128 192,8 172 168 0,328 54 1088 0 78
56 65 6 18
1358/ 15, 91,
Igli 20,6 6,46 3100 0,044 320 284 114 383 0,134 150,8 1113 0 386
56 14 23

EVOLUTION ET GESTION DE L'EAU A FERKLA : PASSE,


PRESENT POUR QUEL FUTUR ?

RESSOURCE ET GESTION DE L'EAU A FERKLA DANS LE PASSE

Compte tenus des enquêtes que nous avons pues faire dans la cadre de cette
bourse MAB (Man and Biosphere) et de nos activités associatives d'une part et de
nos observations en tant que originaire de cette oasis mais aussi grâce aux
travaux antérieurs [5] d'autres part, les ressources en eau dans cette région
étaient comme suit : 61 % d'eau est pérenne, 30% est souterraines et 9% provient
des crues [5, 6]. L'Homme de Ferkla utilisait alors l'eau des rivières, des crues et
des sources pour son alimentation et pour l'agriculture. Il a également exploité
les eaux souterraines (puits) par des moyens traditionnels bien connus dans toute
la région qui sont Oughrour2 (photographie 5 ) et les Khettarats (photographie 6)
mais aussi par quelques motopompes (photographie 7) de coopératives [1, 5, 6, 7,

2
Oughrour : Système de puisage au moyen d’une outre bousculante dite «Dlou» à traction animale ou humaine.
19
19, 20] pour développer une culture bien adaptée aux conditions écologiques [1,
19] de la région (cultures arbo-fruitière, maraîchère, fourragère, légumineuse,
céréalières, etc.) et un élevage bien caractéristique et assez varié (tableau XI).

Les ''archives'' pédologiques et sédimentologiques bien réparties le long des


principaux oueds de Ferkla (photographie 2) et leurs affluents ont pu garder la
mémoire des modifications des changements climatiques et anthropiques du
passé. Ces ''archives'' doivent être, toutefois, considérées avec plusieurs
hypothèses chronologiques possibles.

Les méthodes de datations radiométriques accompagnées d’études plus fines


du terrain et de laboratoire vont permettre de mettre en évidence plusieurs
coupures morphoclimatiques.

L’étude des carbonates continentaux quaternaires (paléolacs) qui se


répartissent le long des axes des oueds ou non de la région de Ferkla et par
comparaison à ce qui est connu dans d’autres régions à Goulmima et à Yerdi ([12,
13, 19] permet de conclure qu’au cours de leur genèse, ils ont pu enregistrer des
informations et des événements très importants. En effet, leur mise en place et
leur histoire dépendent en grande partie de ce qui se passe en amont dans le
Haut Atlas. Les précipitations qui y tombaient abondamment, le couvert végétal
devrait être beaucoup plus dense pendant ces périodes et en conséquence les
nappes, profondes et superficielles, devraient être très bien alimentées et donc
saturées [19].

Les prélèvements de l'eau dans la nappe alluviale par ces méthodes


traditionnelles, compte tenu des restrictions qui s'appliquaient à l'exploitation de
l'eau d’une part et à la saturation de la nappe d’autre part (eau fossile) [3, 19]
étaient négligeables et n'avaient pas entravé l'équilibre écologique.

Les sécheresses qui se sont succédées ces dernières années sur le Maroc en
général [2a, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16, 17, 19, 21] et plus particulièrement au
Sud ont causé un important déficit en eau potable et d'irrigation, ce qui a incité
l'Homme de Ferkla à surexploiter l'eau souterraine par les méthodes modernes
(motopompes) [2a, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16, 17, 19, 21].

Celles ci se substituent aux méthodes traditionnelles, en effet, l'Oughrour a


complètement disparu de la région et seulement 28 khettarats sont encore actives
[1c, 19, 20, 21, 22]. Nous citons ici quelques exemples (tableau XII) :

D'après l'exploitation de l'eau à Ferkla, trois unités ont pu être distinguées :


* La partie amont qui est alimentée uniquement par les motopompes. Il s’agit
d’exploitations récentes et de tailles souvent importantes.

20
* La partie centrale comporte un certain nombre de périmètres, dépendant d’un
ou plusieurs seuils de dérivation à partir des Oueds (tableau X) et d’un
nombre important des stations de pompage.

* La partie avale est surtout alimentée par les khettarats.

Tableau X : Liste et caractéristiques des barrages de dérivation de Ferkla


Nom du Oued Ksar Superfic Besoin Observation
barrage ie annuel
dominée Mm3
(ha)
Mohamed V Ferkla rive Khorbat 108 0.91 Barrage fusible
Tamazirt droite Khorbat 69 0.58 Barrage en bon état
Satt Ferkla Satt 180 1.52 Barrage partiellement
Asrir Satt Ait Frah 228 1.92 détruit
Ait Hammou Ferkla rive Ait Lahcen 66 0.55 Barrage en bon état
Ait Assem gauche Ait Assem 126 1.06 Barrage en bon état
Taiyrza Ferkla rive Tairza 74 0.624 Barrage en bon état
Talalt gauche Talalt 48 0.405 Barrage détruit
Gardmeit Ferkla rive Gardmeit 222 1.87 Barrage en bon état
Tighfert droite Tighfert 98 0.82 Barrage en bon état
Tighfirt Tanguerfa Lahsini 70 0.59 Barrage en bon état
Lahsini Tanguerfa Ait Mameur 173 -- En cours de
Khorbat Satt Khorbat 360 1.46 restauration
Ras Sdaf Tanguerfa Khorbat 3.04 Barrage en bon état
Tanguerfa Barrage en bon état
Ferkla
Satt
Ferkla rive
droite

Tableau XI : Elevage à Ferkla


Espèces Bovins Ovins Caprins Camelins Equins
Nombre 1050 13 100 16 800 400 1005

21
Tableau XII : Khettarat encore active par commune à Ferkla (Rapport provisoire de
la JICA/ORMVA/TF 2003) [remanié]
N° Commune Superficie Long
Désignation Périmètre Population Debit (l/s)
ordre rurale en ha (ml)
Ferkla
1 Bakassia Tizagaghine 90 40 2 3000
Soufla
2 Maamrya Tizagaghine F. Soufla 56 30 2 2900
3 Ami Hassan Tizagaghine F. Soufla 60 40 2 2600
4 Lakbira Tizagaghine F. Soufla 50 35 3 2500
5 El Mehdia Tizagaghine F. Soufla 25 10 2 2000
6 Atti kaida Tizagaghine F. Soufla 70 35 2 2500
7 Regaga Ait Ba Maati F. Soufla 446 6 2 1800
8 Mouyjna Ait Ba Maati F. Soufla 446 8 2 2000
Ait My el Ait My el
9 F. Soufla 506 19 2 2200
Mamoun Mamoun
10 Litama Litama F. Soufla 150 11 6 1800
11 Ait Oulgheme Dar Oumira F. Soufla 521 33 3 2000
Dar Oumira
12 Dar Oumira F. Soufla 521 22 3 2250
Lakdima
13 Ikhf N'lghir Dar Oumira F. Soufla 500 10 3 1500
Dar Oumira
14 Dar Oumira F. Soufla 521 36 3 4400
Jdida
15 Azag N'ouchene Azag N'ouchen F. Soufla 953 9 5 2500
16 lzilf lzilf F. Soufla 1193 30 4 7000
17 Charbate Maha Ksiba F. Soufla 935 7 1 900
18 Diba Ksiba F. Soufla 935 14 1 2200
19 Ait Ben Amar Ait Ben Amar F. Soufla 610 44 4 2500
20 Cheikh Ktaa Oued F. Soufla 2052 13 3 2300
21 Tamagourte Tamagourte F. Soufla 935 3 1 500
22 Khamssine Ktaa Oued F. Soufla 2052 4 2 1400
23 El Mach Ait Ben Omar F. Soufla 610 4 2 1700
24 Tighfarte Tighfarte F. Soufla 1986 40 6 9000
25 Toughache Toughache F. Oulia 218 8 2 1500
26 Taghya Taghya F. Oulia 288 10 2 1400
27 Ait M'hmed Ait M'hmed F. Oulia 521 22 3 2500
28 Ihandar Ihandar F. Oulia 240 16 2 1000

22
Plusieurs régions de l'oasis connaissent une extension [1, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 15, 16,
17, 19, 21] assez importante des terrains d'agricultures (figure 9). Cette
extension importante de la céréaliculture et de l'arboriculture a eu lieu jusque
dans les plaines sablonneuses, terre de parcours,

1400

1200

1000

800

600

400

200

0
Sud Goulmima Nord Tinjdad Azag Nouchen Izelf Sud Tinjdad Bour El Palmeraie de
Khorbate Tinjdad

Supérficie irriguée antérieure (ha) Extension en (ha)

Figure 9 : Extension des zones d'irrigation dans l'oasis de Ferkla pendant 10 ans
(1988/89-1998/99

Tableau XIII : Sites d'extension des terrains d'irrigation dans l'oasis de Ferkla
Bour El Khourbate Bour El Khourbate et Ras Sdaff
Sud de Tinjdad Aït Darouich, Aït M'Hamed, Imalouane, Ihander,
Taghia et Taghoucht
Sud Goulmima Tizgaghine, Aït ba Maati, Aït My El Mamoune
Palmeraie de Tinjdad Centre de Tinjdad, Khourbate, Amellel, Aït Assem,
Tighdouine, Gardmeit, Satt, Lahcini, Asrir, Tayrza,
Talalt, Tighfert, Zaouia
Nord de Tinjdad Dar Oumira, Kh litama, Lakssiba, Aït ben Omar, Ktâ
El Oued, Aït oulghoum

Cette extension a eu lieu surtout vers la fin des années soixante dix et elle a
atteint son apogée la décennie qui suit. Les investisseurs sont surtout des
immigrés marocains de Ferkla ou non en France.

23
Au début de ces exploitations (tableaux XIII et IV), les rendements étaient
très importants. Ce qui a incité quelques habitants des autres ksours ou des
autres régions de la province ou carrément d'ailleurs à venir s'installer et investir
à Ferkla.

C'est la localité dite Bour El Khourbate (tableau XIV) qui a, surtout, fait
l'objet d'un investissement intense dans l'agriculture en multipliant l'utilisation
des motopompes de plus en plus modernes et beaucoup plus puissantes. Leur
nombre officiel est plus de 1000 [1] mais le chiffre réel [6, 7, 8] est largement
supérieur, environ 5000.

Au début, les motopompes peuvent fonctionner des journées entières sans


arrêt et avec des débits qui peuvent atteindre 90 l/s [5, 6, 7, 8].

20000
15000
10000
5000
0
Khourbate Satt Asrir Aït Assem T ighdouine Gardmite Lahcini Zaouia Bour
Khourbate

Figure 10 : Régression de la quantité des palmiers dattiers à Ferkla

24
GESTION ACTUELLE DE L'EAU A FERKLA

Tous les oueds sont pratiquement asséchés mais peuvent transporter des
quantités considérables de l'eau pendant des crues 57Mm3 [23]. Ces eaux
d'épandage peuvent être utilisés pour l'irrigation des palmeraies et contribuent à
l’alimentation de la nappe quaternaire. Celle-ci coule dans des formations du
Quaternaire à faciès variés (tableau IV) sur une épaisseur de 15 à 20 m
(photographie 2).

Les prélèvements sont effectués par un grand nombre de puits équipés de


groupes de motopompes (tableau XIV) dont le débit total est estimé à 650 l/s [21].
Les prélèvements sont concentrés dans la zone d’extension amont de la palmeraie
(El Khorbat) (tableau XIV)

Les palmeraies d’Aït Ben Omar, de Lksiba N’igouramine et de Tadart


N’oumera situées au Nord de Tinjdad (figure 3) exploitent une nappe phréatique
qui est alimentée par les infiltrations de pluie sur le glacis et par abouchement
avec l’aquifère infracénomanien. Ce dernier mode d’alimentation explique la
moindre sensibilité de cette nappe à la sécheresse. Les prélèvements sont
constitués par des Khettarats (33 l/s) et des puits (16 l/s) [21].

Les palmeraies de Tinjdad et Nord Tinjdad prélèvent en outre 33 Mm3/an


sur les ressources en eau souterraines (Khettarats et pompages), auxquels
s’ajoutent 5 Mm3/an d’eau de crue dérivée [21].
L'écrasante majorité des puits et des Khettarats de Ferkla ont tari [19].
Seuls les exutoires primaires (profonds) et quelques Khettarats ont résisté aux
aléas climatiques et à l'action de l'Homme.

La persistance de quelques khettarats (tableau XII) en quelques endroit de


l'oasis [6, 7, 8, 10, 11, 14, 15, 16, 17, 19, 20, 21, 22] peut s'expliquer par trois
principales raisons qui sont :

- l'Homme de ces régions a pu développer des lois et des restrictions inviolables


qui limitent l'exploitation de l'eau,
- les surfaces d'irrigations disponibles sont très limitées et enfin à,
- la puissance de l'aquifère (quaternaire ou infracénomanien, précambrien ?)

Actuellement, la durée de fonctionnement des motopompes, par journée,


pour celles qui fonctionnent encore, quelques dizaines, est de l'ordre de quelques
minutes (5 mn) à moins d'une heure. L'agriculteur a utilisé les moyens de bord
pour augmenter le volume de rétention des puits en procédant d'une part au
creusement des galeries souterraines dans tous les sens (10 à 30 m) et à la
multiplication des forages à la recherche de la deuxième nappe, non quaternaire
[6, 7, 8, 19, 21].

25
Tableau XIV : Bilan des prélèvements d’eau et superficies irriguées par pompage
(DRH, 2004).
Volume annuel Surface Nombre. de
Nom du Ksar Q prélevé l/s
prélevé Mm3 irriguée ha pieds d’arbres
Sat 66.78 2.13 163.35 6794
Aït Assem 72.67 2.30 170.45 9363
Asrir 21.06 0.64 120.50 6536
Tighdouine 62.42 1.70 78.75 2955
Gardmeit 13.34 0.42 26.05 1473
Tighferte 7.51 0.24 55.00 3736
[Link] 27.86 0.88 129.00 8647
Aït Ba Maati 18.32 0.58 66.70 3732
Tayarza 5.14 0.16 19.75 -
Tinjdad 1.79 0.05 3.00 -
Bour El Khourbat 247.62 8.61 813.00 -
Dar Oumira 19.70 0.62 51.25 -
Toughach 41.12 0.39 64.05 -
Tizougharine 39.30 1.25 97.80 -
Iself 19.80 0.52 64.00 -
Total 664,43 20.49 1922.65 43236

CONSEQUENCE

L'effet conjoint de cette exploitation intense et du déficit d'alimentation


surtout pendant les années de sécheresse 1979-1987 et 1996 a provoqué une
baisse spectaculaire de la nappe alluviale qui est la plus sollicitée ce qui a
engendré par conséquent la dégradation des conditions écologiques, lourdes de
conséquences, pour toute la population et surtout pour les agriculteurs de l'oasis
(perte des années de travail, des capitaux, etc.). En effet, les rivières et les puits
sont secs, les Khettarats et les résurgences ont tari, les sols ne sont plus exploités
et abandonner au fil des ans laissant à l'érosion éolienne la primauté sur ces
aires, les infrastructures socio-économiques sont menacés par l'envahissement du

26
sable, le couvert végétal est dégradé avec une vitesse inimaginable. Le palmier
dattier est dans un état catastrophique (photographie 8 ; figure 10) même si par
endroit il a pu être survécu sous forme de petits îlots dans des endroits encore
irrigués malgré la pénibilité et les dépenses que tout cela nécessite pour le
propriétaire.

Ce manque d'eau affecte en grande partie le revenu de l'agriculteur et


déstabilise la population en favorisant l'exode vers les régions voisines, vers les
villes ou même actuellement vers l'étranger notamment vers l'Europe (France,
Italie et Espagne). La valeur foncière des terres est également affectée par cette
crise, le prix du mètre carré a diminué terriblement par rapport au début des
années 80 (de 1000 dh à moins 100 dh) [7, 8, 19].

Les effets de la sécheresse ont pour conséquence, une mutation profonde de


tout le système oasien. En effet :

- La diversité génétique, bien adaptée aux conditions hydriques,


pédoclimatiques et socio économiques de tout le système oasien et
bâtie avec le temps par des civilisations qui s'y sont succédées, est
vraiment menacée de disparaître.

- Les khettarats taries, les puits, les lits des oueds mais surtout
Tirrguines1 (souaguis,) sont devenus des dépôts d'ordure ou
carrément des fosses septiques.

- Les Khettarats encore actives sont de plus en plus vulnérables face aux
changements climatiques et surtout aux actions anthropiques [17,
19, 21].

Face à cette situation de plus en plus alarmante et de plus en plus


inquiétante, l’Etat marocain a réagi en partenariat avec des bailleurs de fond
étrangers (FIDA, PNUD, Banque mondiale, etc.) mais aussi avec la société civile
(ONGs et associations) pour subvenir aux besoins d'une population de plus en
plus exigeante par la multiplication des forages pour l'irrigation, l'alimentation
en eau potable, la multiplication de la construction des barrages de dérivations
(tableau X).

1Tirrguines : Targa au singulier, mot amazigh qui signifie souaguis en arabe (séguia au singulier). Ce sont des canaux
d'irrigation.

27
PRINCIPAUX PROJETS DU DEVELOPPEMENT REALISES PAR QUELQUES
ORGANISMES NON GOUVERNEMENTAUX ‘(ONG)

Conscient et convaincu par le rôle que peuvent jouer les associations dans la
conservation et la gestion rationnelles des ressources naturelles dans cette oasis
(Ferkla), un groupe de personne a pris l'initiative de créer une association dite :
ASSOCIATION OASIS FERKLA POUR L'ENVIRONNEMENT ET LE
PATRIMOINE [AOFEP].

Cette association, que j'ai l'honneur de présider, a retracé dans ses objectifs
liés à l'environnement (CHAPITRE PREMIER : Dénomination – Siège – Objectifs
; article 3 du statut de l'association) ce qui suit

A - Maintien des écosystèmes de l’oasis :


- Sensibilisation de la population pour la protection de l’environnement et ses
effets sur le développement socio-économique de la région.
- Lutte contre les effets de la sécheresse, de la désertification, de l’ensablement et
l’érosion.
- Protection des espaces verts et contribution a en créer d’autres.
- Contribution à mettre fin a l’expansion des ordures ménagées.
- Contribution de l’association dans la prévention et la lutte contre les maladies
contagieuses émanantes de l'eau et de l’air.
- Participation de l'association à renforcer les recherches géologiques et
hydrogéologiques dans la région.

Pour la réalisation des objectifs suscités, l’association envisage :


- La Participation de tous les intervenants de la société civile pour la sauvegarde
du palmier dattier.
- l'Encadrement et la participation des citoyens dans la protection des
écosystèmes et l’équilibre naturel.
- Sensibilisation des citoyens sur les changements climatiques et leurs impacts
sur les ressources en eau, sur la faune et la flore de l’oasis.
- La Sensibilisation des citoyens sur la nécessité d’une meilleure gestion des eaux
superficielles et souterraines ainsi que leur meilleure qualité pour le bien
du citoyen.

Depuis sa création le 13/05/2001, elle a pu démarrer quelques


projets ayant pour objectifs de contribuer au développement durable
de ces écosystèmes classés par l’UNESCO comme étant une Réserve
de la Biosphère (voir site web : [Link]).

28
Projet 1 :
Titre du projet : «Appui à la conservation des Oasis du sud Marocain : cas de
l'oasis de Ferkla».

Ce projet qui est financé par le PMF/FEM/PNUD vise pour principal objectif
la conservation et la réhabilitation de l'Oasis de Ferkla. Nous présentons ici
quelques photographies du Hamam solaire qui est construit dans l’oasis de
Ferkla pour la population du ksar Talalt et environs (photographie, 10, 11, 12). Il
a pour but entres autres de limiter la destruction du couvert végétal.

Projet 2 "AMAL" (Espoir)


Titre du projet : «Réhabilitation et Renforcement des ressources en eau dans
l'oasis de FERKLA par l'aménagement d'une khettarat : Palmeraie d'Ihandar
(Ferkla El Oullia, Tinjdad, Errachidia, Maroc) ».
Ce projet qui est fiancé par l'Agence de Développement Social (ADS- Maroc)
a pour objectif principal la lutte contre la pauvreté en augmentant le débit des
khettarats (photographies, 13, 14, 15, 16).

Projet 3 :
Titre du projet : « Projet de recherche pour le transfert des responsabilités de la
gestion de l’irrigation »
Ce projet à Ferkla qui a pour partenaire l’ORMVA/TF et l’AOFEP est un
don du FIDA qui vise pour principal objectif, la contribution à la création, à la
formation et à la sensibilisation des AUEAs (Association des Usagers de l’Eau en
Agriculture) pour une gestion rationnelle de l'eau d’irrigation (photographies, 17,
18).

ACTIVITÉS DE RECHERCHE REALISEES

Dans le cadre de cette bourse du programme de recherche MAB, nous avons


pu participer à des manifestations scientifiques à l’échelle nationale (Rabat,
Meknès et Erfoud) et internationale (Orléans, France) pour diffuser et présenter
les principaux résultats scientifiques obtenus dont deux publications sont en
cours :

29
Orléans, France
Colloque International
“ Quaternaire et Changements Globaux : Bilan et Perspectives”
Hommage au Professeur Hugues FAURE
“ Quaternary and Global Changes : Review and New Issues ”
In Honour to Professor Hugues FAURE
Le 03 Juin 2004

Titre de la communication :
Impact des changements climatiques et anthropiques sur les ressources en
Eau dans les Oasis de Sud Marocain : Cas de Ferkla (Tinjdad, Errachidia,
Maroc).
Lahcen KABIRI
Cette communication rentre dans le cadre du programme de recherche
MAB/Bourse UNESCO/ Jeunes Chercheurs/2003.

Résumé
L'oasis de Ferkla est l'une des principales oasis de Sud Marocain qui
font parties de l'aire désignée par l'UNESCO de Réserve de la Biosphère des
Oasis de Sud marocain (RBOSM).
Le contexte hydrologique de ces oasis reste principalement influencé
par une irrégularité annuelle et une variabilité inter-annuelle très marquées
des précipitations.

La région a connu plusieurs périodes de sécheresses : 1913-1918,


1927-1931, 1933-1939, 1945-1947, 1955-1957, 1973-1976, 1979-1984, 1987-
1988, 1993-1995 et 1998-2001[1, 2a, 4, 6, 7, 8, 10, 11, 12] ce qui a entraîné
une augmentation du nombre des stations du pompage qui ont remplacé
progressivement les systèmes traditionnels d'exploitations (Oughrour,
Khettara, etc.).

L'effet conjoint de cette exploitation intense et du déficit


d'alimentation en eau a provoqué une baisse spectaculaire de la nappe
alluviale.

L'origine, la répartition et les propriétés des eaux souterraines dans


cette oasis sont étroitement dépendantes des conditions climatiques et des
structures géologiques qui lui sont propres [2, 3, 5.6, 7, 8, 9, 11, 12].

Mots clés : Géologie, Eau, Climat, Homme, Oasis, Ferkla, RBOSM, Maroc.

30
Rabat, Maroc.
Séminaire organisée par l'Association Marocaine de l'Agro- Economie (AMAEco),
sous le thème de «Développement des zones arides et semi-arides de la région
méditerranéenne » : Atouts, contraintes et perspectives de développement des
zones arides et semi-arides dans les pays du pourtour méditerranéen.
Rabat, 4-5 Décembre 2003.

Les Ressources en eaux dans les Oasis de Sud Marocain : cas de Tafilalt, Ghèris
et de Ferkla (Errachidia, Maroc).

L. KABIRI

Résumé
Les oasis de la province d'Errachidia sont classées par l’UNESCO comme
étant une réserve de la biosphère

Actuellement ces oasis soufrent de plusieurs problèmes que seule une


approche, qui tend à intégrer les réalités du terrain, les enseignements tirés
d’expériences passées, les enjeux en rapport avec les évolutions récentes aux
niveaux national, méditerranéen et international et les stratégies des acteurs,
qui peut contribuer à leur sauvegarde.

Des populations en pleine expansion exercent des pressions sans


précédents sur les ressources naturelles mais surtout sur l’eau, d’où le besoin
urgent de nouvelles méthodes de planification et de gestion de ses ressources si
l’on veut renverser le processus de dégradation de l’environnement.

Les ressources en eau dans ces régions sont limitées de point de vue
qualitatif et quantitatif. Le Haut Atlas constitue en fait le « château d’eau de ces
régions ce qui veut dire qu’en grande partie, tout le système y dépend

La région connaît un important déficit en eau d'irrigation, à cause des


sécheresses prolongées qui affectent ces régions déjà fragiles mais aussi et
surtout à cause du comportement humain. En effet dans certaines oasis le
motopompage qui a remplacé les systèmes traditionnels d'exploitations
(Oughrour, Khettarat. Etc.) a provoqué une baisse spectaculaire de la nappe
alluviale qui est la plus sollicitée. Dans d’autres c’est l’ensablement qui est
menaçant, il s’agit par exemple de Jorf (Erfoud).

L’intervention de l’UNESCO par l’attribution de ce label va dans le sens de


la sauvegarde de la biodiversité des Oasis du Sud marocain.
Cette communication rentre dans le care de la bourse UNESCO/ MAB/ Jeunes
Chercheurs/ 2003

31
Meknès, Maroc

Colloque International sur la gestion et la préservation des


ressources en eau, 24 et 25 septembre 2004, Meknès, Maroc.
Université Moulay Ismaïl, Faculté des sciences, Meknès, Maroc
U.F.R. Qualité et Fonctionnement Hydrobiologique des Systèmes Aquatiques

Titre : CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT DURABLES DES OASIS DU


SUD MAROCAIN : CAS DE FERKLA (TINJDAD, ERRACHIDIA, MAROC).

Lahcen KABIRI1-2
[1] Laboratoire des Formations Superficielles (L.F.S.) : Sciences du Climat, de
l'Environnement, de l'Eau et du Patrimoine (LFS/SCEEP]. Email : kabirou@[Link]
ou kabiri_lahcen@[Link]
[2] Association Oasis Ferkla pour l'Environnement et le Patrimoine (AOFEP), Tinjdad,
52006, Errachidia, Maroc. E-mail : aofep2001@[Link], web : [Link]

Résumé

Au cours des siècles, des sociétés humaines se sont succédées et ont organisé
l’espace oasien de Tafilalt en utilisant des coutumes et des méthodes
traditionnelles basées sur la maîtrise de l’eau.
Les ressources en eau dans les Oasis du Sud Marocain sont rares et
disproportionnées. Les demandes sont de plus en plus croissantes à cause de
l’évolution démographique, du développement agricole et des sécheresses qui
deviennent de plus en plus longues.
Au début des années quatre vingt, la région a connu une augmentation du
nombre des stations du pompage qui ont remplacé progressivement les systèmes
traditionnels d'exploitations qui sont essentiellement Oughrour et les Khettarats.
En amont de ces oasis, les ressources en eau souterraines (crétacé et
jurassique) et superficielles sont assez importantes par contre dans la partie avale
ces ressources sont très limitées aussi bien quantitativement que qualitativement.
La fragilité du secteur eau, est accentuée par l’exploitation abusive des
nappes, surtout Quaternaire, et par les différentes formes de pollution auxquels les
différents écosystèmes aquatiques sont soumis. La pénurie en eau, due à différents
facteurs tant climatiques qu’anthropiques nécessite de définir une stratégie de
gestion des ressources en eau dans cette région du Maroc. En effet, une prise de
conscience pour la gestion de l'eau prend de plus en plus une dimension assez
importante dans ces régions et surtout dans l'oasis de Ferkla.
Quelques résultats des activités de recherche et du développement,
actuellement en cours dans l'Oasis de Ferkla et qui ont pour objectif principal l'appui
à la conservation et au développement durable des oasis du Sud Marocain, vont être
présentés dans cette communication.
Cette communication rentre dans le care de la bourse UNESCO/ MAB/ Jeunes
Chercheurs/ 2003

32
Erfoud, Errachidia, Maroc

SYMPOSIUM INTERNATIONAL : DEVELOPPEMENT


AGRICOLE DURABLE DES SYSTEMES OASIENS
Thème 3. Gestion durable des ressources naturelles de l’espace oasien (eau, sol,
biodiversité végétale et animale).
07-10 Mars 2005, Erfoud au Maroc

GESTION DES RESSOURCES EN EAU DANS LES OASIS DE SUD


MAROCAIN : CAS DE FERKLA
(TINJDAD, ERRACHIDIA, MAROC).

Lahcen KABIRI1-2
[1] Laboratoire des Formations Superficielles (L.F.S.) : Sciences du Climat, de
l'Environnement, de l'Eau et du Patrimoine (LFS/SCEEP]. Email : kabirou@[Link]
ou kabiri_lahcen@[Link]
[2] Association Oasis Ferkla pour l'Environnement et le Patrimoine (AOFEP), Tinjdad,
52006, Errachidia, Maroc. E-mail : aofep2001@[Link], web : [Link]

Résumé
Le Tafilalt qui se présente comme un chapelet d’oasis se situe dans la zone
pré saharienne sud atlasique et s’étend sur une superficie estimée à 70.000 km2
dont 60 000 ha est irriguée. Elle englobe quatre bassins versants qui sont : le
Ziz, le Ghèris, le Guir et le Maeder. L’oasis de Ferkla qui est l’une des principales
oasis du Tafilalt se localise dans le bassin versant de Ghèris.

Les oasis du Sud du Maroc recèlent, non seulement des trésors de


biodiversité et de géodiversité, mais également une civilisation millénaire de
l'aride qui possède encore un savoir-faire parfaitement en phase avec les normes,
dites aujourd'hui de développement durable. C’est pourquoi l’UNESCO les a
désignées comme étant Réserve de la Biosphère des Oasis de Sud marocain
(RBOSM).

Compte tenus des enquêtes que nous avons pues faire dans ces oasis en
général, dans le cadre de nos diverses activités de recherches [bourse MAB
&UNESCO « Man and Biosphere » et projet PROTARS 1999 « P2T3/13 »] et
associatives, mais aussi grâce aux travaux antérieurs, les ressources en eau dans
ces régions proviennent en grande partie du Haut Atlas et varient
considérablement de l’amont en aval. A Ferkla par exemple, 61 % d'eau est
pérenne, 30% est souterraines et 9% provient des crues..

L'Homme de Ferkla et des autres Oasis a pu construire des barrages


collinaires qui sont des retenues créées par une digue en terre dont la capacité va
de quelques dizaines de milliers à un million de mètres cubes. Ils régulent les

33
flux hydriques et ont pu maintenir les populations en place en leur assurant de
réelles possibilités de développement. Ces aménagements s'intègrent de façon
naturelle dans le paysage sans créer de nuisance particulière.

Leur construction vise la mise à disposition d'une ressource en eau de


manière disséminée dans le paysage pouvant servir à l'alimentation humaine, à
l'abreuvement du bétail, à la micro- irrigation, à la création de nouvelles
extensions agricoles etc.

Depuis longtemps, les oasiens ont pu exploiter les eaux souterraines (puits)
par des moyens traditionnels bien connus dans toute la région qui sont Oughrour
et les Khettarats mais aussi par quelques motopompes de coopératives pour
développer une culture bien adaptée aux conditions écologiques de la région
(cultures arbo- fruitière, maraîchère, fourragère, légumineuse, céréalières, etc.) et
un élevage bien caractéristique et assez varié.

Les prélèvements de l'eau par ces méthodes traditionnelles, compte tenu des
restrictions qui s'appliquaient à l'exploitation de l'eau, étaient négligeables et
n'avaient pas entravé l'équilibre écologique à l’inverse de ce qu’on observe
actuellement.

Mots clés : Géologie, Eau, Climat, Homme, Oasis, Ferkla, RBOSM, ONGs, Maroc.

Cette communication rentre dans le care de la bourse UNESCO/ MAB/ Jeunes


Chercheurs/ 2003

Deux publications sont en cours d’une part dans une revue nationale
(Publication de l’Université My Ismaïl (UMI) et d’autre part dans une
revue internationale qui est : Comptes Rendus de l’Académie des
Sciences, CRAS, soumis).

34
ACTIVITE DE SENSIBILISATION, DE FORMATION ET DE
COMMUNICATION POUR LES ACTEURS LOCAUX
Plusieurs ateliers et conférences et sorties sur le terrain ont été
programmées et organisées pour des groupes cibles en collaboration avec des
partenaires locaux et provinciaux dans le but de faire bénéficier le plus grand
nombre d'individus et de secteurs possibles des résultats et données disponibles
sur cette région d’étude et notamment le classement par l'UNESCO de ces Oasis
du sud marocain, dont fait partie Ferkla, comme étant une Réserve de la
Biosphère car elles témoignent d’une géodiversité et d’une biodiversité très
importante.

Les groupes cibles et collaborateurs sont :

♦ Facultés des Sciences et Techniques d'Errachidia (FSTE), laboratoire des


Formations Superficielles : Sciences du Climat de l’Eau, de l’Environnement
et du Patrimoine (LFS/SCEEP), Université My Ismaïl (UMI), Maroc,
♦ Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Tafilalet (ORMVA-TF),
♦ Centre Régional de Recherche Agronomique (CRRA),
♦ Office National de l’Eau Potable (ONEP),
♦ Délégations de la Culture, du Tourisme et de l'Education et la Jeunesse,
♦ Autorités provinciales et locales, etc.),
♦ Etudiants d'école, de collège, et d'université,
♦ Associations locales et surtout des femmes,
♦ Fonctionnaires à tous les niveaux,
♦ Secteur privé,
♦ Membres du personnel de la municipalité locale et des communes rurales,
♦ Coopératives agricoles,
♦ Association des Usagers de l’Eau Agricole (AUEAs),
♦ Groupements ethniques,
♦ Chioukhs des Ksours,
♦ Etc.

Un travail très important de sensibilisation, de formation et de


communication, pour les AUEAs, les élèves (photographie, 19, 20) , les
associations locales féminines (photographie, 21)ou non, les collectivités locales,
les groupements ethniques, les Chioukhs sur le terrain ou non, a été programmé
et réalisé (conférences, ateliers, école de terrain, etc. ).

Plusieurs enquêtes sur les ressources en eau et la piézomètrie des puits ont
pu être faites dans le cadre de cette bourse en partenariat avec l’AOFEP. Celles-
ci vont être complétées en collaboration avec la DRH dans le cadre d’un Projet de
Fin d’Etude (PFE) pour les étudiants de la maîtrise de l’environnement (FSTE,
UMI, Maroc).

35
Les principaux résultats actuellement disponibles (dépouillement du
questionnaire) indiquent qu'à Ferkla, la nappe phréatique (alluviale) reçoit d'une
part les apports d’eau du versant nord de l’Ougnat et d’autre part et surtout du
Haut Atlas dans sa partie septentrionale et médiane.

Les crues (photographie, 23) des principaux oueds (Ferkla, Ichem et


Tangarfa) apportent des quantités considérables d'eau « 60 Mm 3 » [21] et
contribuent à la recharge de la nappe mais surtout à l'irrigation des palmeraies
(photographies 9 et 17).

Un autre résultat très important aussi concerne la participation et le rôle de


la population dans la gestion de l'eau en agriculture, il ressort en effet qu'il existe
énormément de problème liés surtout à la pauvreté, à l'analphabétisme, à
l'ignorance, aux conflits sociaux, au manque de volonté politique au moins
localement. En effets, plusieurs infrastructures hydro- agricoles sont
actuellement abandonnées et délaissées et ne permettent plus de contribuer à
l'irrigation des palmeraies (photographie 22).

Les résultats importants obtenus de quelques principaux ateliers de


sensibilisation et de formations qui ont été organisés au bénéfice de la population de
Ferkla, à Tinjdad ou ailleurs, peuvent être résumés ainsi :

Atelier sur la gouvernance locale de l’eau :


La Région Hydraulique de Guir- Ghèris- Ziz d’Errachidia (DRH), la Faculté
des Sciences et Techniques d’Errachidia (FSTE), Université My Ismaïl, Meknès,
Maroc et l’Association Oasis Ferkla pour l'Environnement et la Patrimoine
(Tinjdad, Errachidia, Maroc) (AOFEP) ont organisé un atelier ayant pour thème
« La Gouvernance de l'eau dans les Oasis du Sud Marocain / Cas de Ferkla
(Tinjdad, Errachidia, Maroc) » le 24 Septembre 2004.

Cet atelier a été tenu au sein d’un séminaire, qui a pour thème : Foggara au
Maroc : renforcer le réseau local ? Il a été organisé à Erfoud (Errachidia, Maroc) du 23 au
25 septembre 2004, par l’Université Moulay Ismaïl Errachidia- Meknès- Maroc, le
Réseau INCOMED- FOGGARA, Sud- Timmi Adrar – Algérie, EPAU- Alger – Algérie,
Université de Valence- Espagne, IPOGEA – Italie et Institut des régions Arides-
Tunisie.

Cette activité vise pour objectif de :


• Dresser un bilan sur les ressources en eau dans cette oasis,
• Rassembler les informations sur les données scientifiques disponibles et celles
qui manquent, coutumes et les traditions liées à l'eau dans cette oasis.

Cet événement a été un rassemblement pour des discussions et des débats


ouverts au public et a été concrétisé par une liste de recommandation.

36
Il a été animé par Mrs A. ELMESSAOUDI, Directeur de la DRH et ses
collaborateurs A. MAHBOUB et A. AMEZIANE et L. KABIRI, Professeur à la
Faculté des Sciences et Techniques d’Errachidia et Président de l’Association
Oasis Ferkla pour l’Environnement et le Patrimoine (AOFEP, Tinjdad).

La DRH a exposé et a dressé un bilan sur les ressources en eau à Ferkla et a


présenté quelques comparaisons par rapport aux ressources en eau dans d’autres
régions du bassin versant de Ghèris et d’ailleurs (bassins de Ziz et de Guir).

Lahcen KABIRI a, quant à lui, retracé brièvement l’histoire géologique de la


région et a expliqué le contexte hydrogéologique. Il a également présenté les
causes et les conséquences de la désertification à Ferkla. Il a également rappelé
quelques projets en cours de réalisation par l’association Oasis Ferkla pour
l’Environnement et le Patrimoine AOFEP- Tinjdad). Il a insisté et a expliqué la
signification du thème de l’atelier et l’importance de la gouvernance locale.

La parole a été donnée par la suite surtout aux agriculteurs et aux


responsables des AUEAs ainsi présents avant d’ouvrir un débat qui a duré plus
de deux heures.

Les principales recommandations issues de cet atelier peuvent être


résumées ainsi :

- Renforcer les capacités des différents intervenants,


- Collecte des documents d’étude et de travaux,
- Etablir et réaliser des enquêtes (Inventaire des prélèvements),
- Actualiser la carte piézomètrique,
- Interdire la reprise des pompages d’eau à usage agricole,
- Plus de sensibilisation et de formation pour les usagers de l’eau
agricole,
- Réaliser des études de recharge artificielle de la nappe,
Approcher et comprendre les principales interactions qui influencent
l’évolution de l’écosystème oasien de Ferkla,
Obtenir une meilleure connaissance de la nappe et de son
environnement,
Améliorer la gestion de la ressource eau (recherche d’eau
souterraine, utilisation rationnelle des eaux d’irrigation,
assainissement et réutilisation des eaux ….),
- Mobiliser les ressources supplémentaires par la construction des
barrages notamment ceux de Timkit (sur oued Ifgh), d’Ifni (sur oued
Ifni-Ichm) et de Taroucht (oued Taroucht),

Remerciement

37
Nous remercions vivement la DRH d’avoir assuré le transport des agriculteurs, des
AUEAs et des représentants des groupements ethniques de Tinjdad à Erfoud pour
participer à cet atelier.

ATELIER AVEC LES FEMMES ET ELEVES DU PRIMAIRE ET DE


SECONDAIRE
Plusieurs séances de sensibilisation et de formations ont été assurées soit
dans les écoles primaires et secondaire soit dans les sièges de l’AOFEP et
d’autres associations locales partenaires.

Une importance particulière a été consacrée à la femme (photographie, 21 )


et à l’enfant. En effet plus de 2000 femmes et de 1000 élèves ont bénéficiés des
cours de l’éducation écologique et de lutte contre l’analphabétisme.

Les élèves ont eu droit aussi à des séances de travail sur le terrain
(photographies 19 et 20) et en classe sur l’importance et le rôle de l’eau, de
l’arbre et surtout du palmier dattier dans l’écosystème oasien.

Des documentaires sur la désertification, sur la gestion de l’eau, sur


l’hygiène etc. ont été projetés et discutés par la suite avant de passer à l’étape de
distribuer des cadeaux pour les élèves qui ont bien su répondre à quelques
questions préparés à l’avance par les organisateurs.

38
CONFERENCES EN RELATION AVEC LE THEME

- Réserve de la Biosphère des Oasis de Sud Marocain (RBOSM) : Enjeux et Défis.


Cite universitaire, Errachidia, Faculté des Sciences et Techniques d’Errachidia
[Laboratoire des Formations Superficielles [SCEEP]] et le Département de
Géographie de la Facultés des Lettres et des Sciences Humaines de Beni Mellal,
Mars 05/2004.

- Animateur et Rapporteur de l'atelier n° 3 : sur les écosystèmes oasiens. Atelier


national de réflexion sur la thématique de la désertification : Renforcement de
l'implication de la société civile dans la mise en œuvre du PAN- Désertification.
Organisé par ENDA Maghreb, 28-29 Mai 2003.

- Ressource en Eau dans l'oasis de Ferkla (Tinjdad, Errachidia, Maroc) et coutumes


locales et gestion de l’eau : cas de distribution de l’eau dans la palmeraie d’Ait Assem.
Journée d'action méditerranéenne sous le thème "L'EAU ET LA CULTURE"..
Journée Organisée par : Association Oasis Ferkla pour l’environnement et Le
Patrimoine (AOFEP) (Tinjdad, Errachidia, Maroc), Club Marocain de l'Education
en matière de la Population et d’Environnement [CMEPE] et le Bureau
Méditerranéen d'Information sur l'Environnement la Culture et le
Développement Durable (MIO-ECSDE). Tinjdad, Le 28 Décembre 2003.

- Hydrogéologie et problématique de l’Eau dans les Oasis de Sud du Maroc. Journées


de formation et de sensibilisation pour les Ingénieurs et les Techniciens de l'Office.
Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Tafilalt (ORMVA/TF). Mars 2003.

- Apport d'une ONG locale à la gestion rationnelle de l'eau : Cas de Ferkla.


Séminaire organisé par JICA et ORMVA/TF, Sous le thème : Réhabilitation des
Khettarats et Développement durable dans les régions aride et semi aride du
Maroc. Errachidia,. 23 Octobre 2003.

- Irrigation à Ferkla : Enjeux Et Defi (Tinjdad, Errachidia, Maroc). Les pratiques


d’irrigation dans les pays du Maghreb, quelle durabilité ? Atelier d’échanges et de
réflexion.. Cet atelier est organisé par ENDA Maghreb en partenariat avec le
Réseau Arabe pour le Développement d’une Agriculture Durable (ANSAD).
Rabat, Maroc 23 et 24 octobre 2003.

- Apport d'une ONG locale à la conservation des Oasis de Sud Marocain : cas de
Ferkla. Manifestation organisée par le service des affaires culturelles, Cité
universitaire My Ismaïl, Errachidia. 14 Novembre 2003.

- Impact des changements climatiques et anthropiques sur les ressources en Eau


dans le Tafilalt. Journée organisée par le Conseil Scientifique de Zagora,
Ouarzazate et Errachidia. Palais des congrès, Salle de la Palestine, Errachidia, le
22 Février 2004.

39
CONCLUSION

La confrontation des résultats obtenus dans le cadre de cette bourse de


recherche du programme MAB à d’autres travaux réalisés dans d’autres régions
voisines [19] permet de conclure ce qui suit :
Les apports pluviométriques et les potentialités hydriques sur l'ensemble du
la région en général sont très inégalement répartis. En effet, les ressources en
eau sont limitées aussi bien quantitativement que qualitativement. Elles
dépendent à la fois de la géologie (faciès et structure) et des conditions
climatiques [19]. Les ressources en eau sont marquées ici par :
la rareté et
l’irrégularité dans le temps et dans l'espace.

Les écoulements des eaux de surface sont étroitement liés aux précipitations
et sont donc caractérisés par d'importantes variabilités, en effet :

- Au cours d’une même année, l’essentiel des débits écoulés sont


sous forme de crues qui sont souvent courtes et violentes :
et les apports sont concentrés en général sur quelques
mois, voire quelques jours, voir même quelques heures
seulement.

- Sur plusieurs années, les apports d'eau sont souvent faible et


parfois nuls notamment vers le Sud,

- L'importance des écoulements diminue également du Nord


vers le Sud.

Si le Haut Atlas constitue une barrière face aux pénétrations et aux


influences marines, il constitue par contre « le château d’eau » [19] pour ces
régions sur de grandes distances. Cette eau est alors « allochtone » pour ces oasis.

Le développement et la mise en place de ces Oasis depuis l’antiquité sont en


relation étroites avec la géologie du Haut Atlas [19] car celui ci influe, en plus de
la ressource hydrique, sur la structure et la qualité des sols des palmeraies. En
effet, ce sont ces oueds qui prennent naissance aux hauts sommets du Haut Atlas
qui érodent des sols, formés en montagne, les transportent avant de les déposer
pour former les terrasses étagées ou non le long de leurs lits. Ce sont ces dépôts
fluviatiles avec d’autres sédiments d’origine éolienne qui vont constituer le
principal support où vont se développer les palmeraies [19].

L’ouverture de cette région également vers le désert au Sud accentue les


besoins en eau même si celle ci y est déjà rare et de qualité médiocre.

40
L’impact des changements climatiques et anthropiques sur les ressources en
eau dans cette Oasis et de ses lisières, très vulnérables, permet de conclure que
les systèmes de gestion et d’exploitations utilisés actuellement des ressources
naturelles dépassent largement les capacités de ces milieux. En conséquence c’est
le déséquilibre écologique actuel de tout le système. [lorsqu’un un seul chaînon
faiblisse, c’est l’ensemble du système qui échoue].

Sur l'ensemble du territoire d’étude, on dénombre 1 à 2 nappes profondes et


une nappe superficielle (nappe phréatique ou Quaternaire).

C’est dans la nappe infracénomanienne que la population des oasis de


Ferkla et de Ghèris au Nord -Est est alimentée en eau potable. Ces ressources
souterraines constituent une part importante du patrimoine hydraulique dans
ces oasis du Tafilalt (sl) en général et celle de Ferkla en particulier. Leur
exploitation en agriculture nécessite tout de même un suivi et une
rationalisation avant d’atteindre des situations désastreuses.

Les ressources en eau étaient beaucoup plus abondantes dans le passé et en


conséquence, les nappes profondes étaient saturées comme en témoignent
l’extension des dépôts de travertins qui ont fossilisé les différents exutoires. Les
précipitations étaient plus abondantes et régulières qu’actuellement en amont
dans le Haut Atlas. En effet, les résultats disponibles dans les régions
limitrophes [19] montrent que cette région du Maroc actuellement désertique
dans sa globalité a connu tout au long de son histoire et surtout depuis déjà
quelques centaines de millénaires des changements climatiques et
environnementaux considérables. A 20 000 et à 6500 ans BP environ par
exemple, il régnait un climat tempéré dans le Tafilalt. La végétation était
beaucoup plus diversifiée et plus dense et les nappes souterraines étaient
saturées [19].

Les effets de la désertification et des sécheresses dans le passé n’ont pas


abouti à ce désastre écologique car les moyens de prélèvement de l’eau des
nappes souterraines sont faibles et n’ont pas entravé un déséquilibre. Le palmier
dattier, ossature de ces oasis, a la capacité de s ‘alimenter en quantité suffisante
en eau grâce à ses racines profondes.

Les sécheresses, anormalement longues, qui ont affecté la région depuis les
années 80 ont engendré avec le comportement humain de Ferkla [19] ce qu'on
peut qualifier de sécheresse : météorologique, hydrologique, agricole et "sociale".

Elle est météorologique en raison des très faibles précipitations enregistrées


par rapport à la normale; elle est hydrologique comme le montrent les baisses
continues des niveaux des nappes et souvent même leur épuisement totale, les
rares apports des cours d'eau et de l'absence des infrastructures de stockage et/ou
de freinage de l'eau sur l'un des grands oueds de cette oasis. Elle est agricole

41
comme le prouvent les faibles productions et le dessèchement d'une partie du
patrimoine arboricole. Enfin, "sociale" comme en témoigne la paupérisation de la
population, le taux de chômage assez élevé, diminution et /ou disparition de
l'esprit de solidarité qui caractérisait ces régions, etc.

Pour assurer leur production vivrières et en particulier leurs récoltes, le


paysan opte pour les solutions extrêmes, ce qui risque d'aggraver fortement la
situation. Ils ont surexploité la nappe par la multiplication des motopompes et
ont provoqué son épuisement total et en conséquence c'est le dépérissement totale
de quelques palmeraies comme celle d’Ait Assem.

Les dégâts de cette sécheresse et du comportement humain auraient pu être


encore plus catastrophiques si certaines mesures de sauvegardes et de lutte
n'avaient pas été prises.

En l'espace de trente cinq ans environs, l'agrosystème que constitue cette


magnifique Oasis de Ferkla a subi un profond changement dans son
fonctionnement. Bien que caractérisée, comme toutes les autres régions arides et
présahariennes par un bilan hydrique général négatif, ces oasis ont toujours
bénéficié pour leur système sol - eau d'une situation géochimique d'équilibre. Cet
équilibre qui reste relatif car lié à la disponibilité de l'eau.

Les pratiques locales ont accéléré des processus de dégradations de


l'écosystème oasien de Ferkla.

Face à cette situation, il s'est déclenché des mutations et les conséquences


qu'elles engendrent sur la dégradation et la désertification encore plus intenses
de ces milieux. Ces espaces sont malheureusement, par manque d'eau
principalement, de plus en plus abandonnées et par voie de conséquence soumis à
l'envahissement par les sables d'apport éolien.

Enfin, nous pouvons dire que cette oasis est, par excellence, un exemple type
de la crise mondiale des oasis.

42
PERSPECTIVE

Approfondir et compléter cette étude dans un premier temps puis la


généraliser dans d’autres écosystèmes similaires.
Publier les résultats disponibles.
Créer une Unité de Formation et de Recherche (UFR) au sein de la
Faculté des Sciences et Techniques d’Errachidia (FSTE) en relation
avec les thèmes du programme MAB,
Créer un site web pour la diffusion des résultats obtenus.
Poursuivre les programmes de formation et de sensibilisation au
profit de la population locale et leur évaluation.

RECOMMANDATION
Créer un centre de Recherche et du Développement Durable des
Oasis du sud Marocain.
L’interdiction de l’extension des terrains agricoles qui exploitent
plus d’eau avec des motopompes.
Encourager les techniques rationnelles de l’eau en agriculture.
Développer l’écotourisme,
Généraliser les séances de formation, de sensibilisation et
d’accompagnement de la population afin de contribuer à une
meilleure gestion de leur écosystème et de sa valorisation.
Plus de concertations avec les différents utilisateurs de l’eau au
niveau des bassins, des palmeraies et chez les particuliers.
Suivi et contrôle rigoureux des volumes d’eau à prélever (Compteur,
etc.) par les motopompes.
limiter l’augmentation de la demande en eau et de son gaspillage
par des actions de sensibilisation, d’encouragement des utilisateurs
qui en font de l’économie, tarification et/ou autres.
Un travail rigoureux sur le terrain avec des approches participatives
doivent aboutir à des projets intégrés qui viseront pour principaux
objectifs le bien et la stabilité des populations locales. Ces projets
doivent tenir compte bien entendu, des difficultés institutionnelles,
sociales, techniques etc. qui se posent souvent.
La promotion et le développement du traitement des ressources en
eau non conventionnelles (eaux usées « domestiques », eaux
saumâtres) s’imposent de plus en plus. Les recharges artificielles
des réservoirs souterrains le sont encore plus.
Les organes de concertation locaux au niveaux des palmeraies et des
communes doivent être crées ou réanimés (réactivés) pour
rassembler les différents opérateurs et usagers de l’eau pour définir
des choix stratégiques communs dans la planification, la
mobilisation, l’affectation et la protection des ressources en eau.
Autrement dit c’est créer un comité des sages de l’eau à
Ferkla.

43
PHOTOGRAPHIES

1- Vue de bassin crétacé d’Errachidia 2- Coupe géologique de plus de 7 3- Trace de la dernière tempête
mètres de hauteur sur la rive gauche de sable enregistrée à Tinjdad le
de oued Ferkla (Aït Assem, Ferkla El 24 Août 2003.
Oullia

4 : Oued Ferkla au niveau de Tazrout. 5 : Oughrour (Tighdouine, 6 : Réseau de Khettarats à


(pont ramenant de Tinjdad vers Municipalité de Tinjdad) Ferkla (Ait Ben Omar, Ferkla
Goulmima) Essoufla)
7 : Motopompe de coopérative de 1958 8 : Situation très difficile du palmier 9 : Irrigation des palmeraies par
(El Khourbat, Ferkla El Oulia). dattier (Ait Assem Ferkla El Oulia) des crues (Ait Assem Ferkla El
Oulia)
10 : Destruction du couver végétal 11 : Hammam solaire de Talalt
(Ras Sdaf, Ferkla El Oullia) (Ferkla Essoufla)
12 : Bassin de traitement des eaux
usées de Hammam solaire
13 : Pénurie d’eau au niveau du bassin d’Ihandar (Ferkla 14: Traçage des travaux de creusement d’une
El Oullia) Khettarat ( Ihandar, Ferkla El Oullia)
15 : Début des travaux de creusement d’une Khettarat 16: Atteinte de la nappe à 5 mètre environ (Ihandar,
(Ihandar, Ferkla El Oullia) Ferkla El Oullia)
17 : Irrigation par les eaux de crue (Asrir, Ferkla El 18 : Irrigation par le goutte à goutte (Bour El
Oullia) Khourbar, Ferkla El Oullia).
19 Sortie et étude sur le terrain (Palmearie de Lahsini 20 : Elèves ayant bénéficié d’un ateliers de
(Ferkla Essoufla) formation (Municipalité de Tinjdad). Elève de le
6ème .
21 : Séance de sensibilisation et de formation des Femmes (Ihandar, Ferkla El Oullia)
22 : Barrage détruit sur oued Ferkla ‘Palmeraie d’Ait 23 : Oued Ferkla en crue
Assem, Ferkla El Oullia)

(Photographies, L. KABIRI, Tinjdad, Errachidia, Maroc)


ILLUSTRATIONS
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : Localisation générale de l’Oasis de Ferkla.
Figure 2 : Localisation du bassin versant de Ghèris
Figure 3: Localisation précise de l’Oasis de Ferkla
Figure 4: Evolution de la population de Ferkla de 1960 à 1994
Figure 5 : Répartition des activités de la population de Ferkla.
Figure 6 : Evolution de la température et des précipitations moyennes
mensuelles de la station de Bouijane de 1981 à 2001
Figure 7: Cadre géologique général de la région
Figure 8 : Coupe géologique nord sud passant par Ferkla
Figure 9 : Extension des terrains d'agriculture
Figure 10 : Régression de la quantité des palmiers dattiers
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Principales données numériques relatives au sous bassin de Toudgha-
Ferkla.
Tableau II : Principaux équipements socio-économiques à Ferkla.
Tableau III : Couverture paléozoïque à Ferkla
Tableau IV : Couverture quaternaire à Ferkla
Tableau V : Caractéristiques des sols de la région de Ferkla.
Tableau VI : Précipitations moyennes annuelles en (mm) de la station d'Ait
Boujane de 1982 à 2001
Tableau VII : Précipitations enregistrées dans la station météorologique de
Tinjdad de 1990 à 2001 (CMV 712- Tinjdad)
Tableau VIII : Température et précipitation moyenne mensuelle de la station
d’Ait Bouijane 1982-2001
Tableau IX : Données hydro- chimiques (en mg/l)
Tableau X : Liste et caractéristiques des barrages de dérivation de Ferkla
Tableau XI : Elevage à Ferkla
Tableau XII : Khettarats encore active à Ferkla
Tableau XIII : Sites d'extension des terrains d'irrigation dans l'oasis de Ferkla
Tableau XIV : Bilan des prélèvements d’eau et superficie irriguées par pompage

48
LISTE DES PHOTOGRAPHIES

Photographie 1: Vue du bassin crétacé d'Errachidia- Tineghir


Photographie 2 : Coupe géologique de plus de 7 mètres de hauteur sur la rive
gauche de oued Ferkla (Aït Assem, Ferkla El Oullia)
Photographie 3 : Trace de la dernière tempête de sable enregistrée à Tinjdad le
24 Août 2003.
Photographie 4 : Oued Ferkla au niveau de Tazrout. (pont ramenant de Tinjdad
vers Goulmima)
Photographie 5 : Oughrour (Tighdouine, Municipalité de Tinjdad)
Photographie 6 : Réseau de Khettarats à Ferkla
Photographie 7 : Motopompe de coopérative de 1958 (Khourbat, Ferkla El Oulia).
Photographie 8 : Situation très difficile du palmier dattier (palmeraie d’Ait Assem).
Photographie 9 : Irrigation des palmeraies par les eaux des crues ( AUEA
Assagm Ait Assem).
Photographie 10 : Destruction du couver végétal (Ras Sdaf, Ferkla El Oullia)
Photographie 11 : Hammam solaire de Talalt (Ferkla Essoufla)
Photographie 12 : Bassin de traitement des eaux usées de Hammam solaire
Photographie 13 : Pénurie d’eau au niveau du bassin d’Ihandar (Ferkla El Oullia
Photographie 14: Traçage des travaux de creusement d’une Khettarat ( Ihandar,
Ferkla El Oullia)
Photographie 15 : Début des travaux de creusement d’une Khettarat
(Ihandar, Ferkla El Oullia
Photographie 16: Atteinte de la nappe à 5 mètre environ (Ihandar, Ferkla El
Oullia)
Photographie 17 : Irrigation par les eaux de crue (Asrir, Ferkla El Oullia)
Photographie 18 : Irrigation par le goutte à goutte (Bour El Khourbar, Ferkla El
Oullia).
Photographie 19 : Sortie et étude sur le terrain (Palmearie de Lahsini (Ferkla
Essoufla)
Photographie 20 : Elèves ayant bénéficié d’un ateliers de formation (Municipalité
de Tinjdad). Elève de le 6ème .
Photographie 21 : Séance de sensibilisation et de formation des Femmes
(Ihandar, Ferkla El Oullia
Photographie 22 : Barrage détruit sur oued Ferkla ‘Palmeraie d’Ait Assem,
Ferkla El Oullia)
Photographie 23 : Oued Ferkla en crue

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Bibliographie

[1] Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Tafilalt (O.R.M.V.A/TF) :


a) 1997 : Monographie du Centre de Mise en Valeur Agricole de
Tinjdad (CMV 712).
b) 2001: Rapport d’activités de l'ORMVA/TF.
c) 1999 : Rapport sur la sécheresse au niveau de la zone d'activité du
CMV 712 .

[2] Direction de Recherche et de Planification de l’Eau (D.R.P.E.)


a) 1991: Etude du pré-plan directeur de l’aménagement des eaux des
bassins de Guir, Ziz, Ghéris et Drâa. Rabat. Volumes 1, 2 et 3.
b) 1990 : Etude de plusieurs systèmes aquifères du Maroc à l'aide des
isotopes du milieu.

[3] El OUALI A., 1999 : Modalité d’alimentation et échange entre aquifères de


piémonts en conditions climatiques arides. Cas des systèmes aquifères du
Haut Atlas–Bassin crétacé d’Errachidia (Maroc). Thèse d’état, Univ.
Mohamed V, Ecole Mohammadia d’Ingénieurs. Rabat. 177p.

[4] BENMOHAMMADI A., BENMOHAMMADI L., BALLAIS JL. et RISER J.,


2000 : Analyse des inter-relations anthropiques et naturelles : leur impact
sur la recrudescence des phénomènes d'ensablement et de désertification au
sud - est du Maroc (vallée de Drâa et vallée de Ziz. Sécheresse; 11 (4) : 297-
308.

[5] MARGAT J., 1958 : Les recherches hydrogéologiques et l’exploitation des


eaux souterraines au Tafilalt. Mines et Géologie, Rabat, n° 4, p.43 –68.

[6] KABIRI L., 2001 : Ressources en eau dans les oasis de Tafilalt, Ghèris et
Ferkla. Séminaire international sur les petits barrages dans le pourtour
méditerranéen. 28-30 Mai, Tunis.

[7] KABIRI L., 2001 : Rapport d'activité sur les enquêtes sur le nombre des
puits et des années de sécheresse dans l'oasis de Ferkla, Questionnaire.
Projet Thématique d’Appui à la Recherche Scientifique « P2T3/13 ») :.

[8] KABIRI L., BOUDAD L. et FAURE H., 2001 : Sécheresse climatique et


comportement humain dans les palmeraies de Ferkla. Colloque
international sur la sécheresse au Maroc, Fès, 12-14 Novembre 2001.

[9] KABIRI L, BOUDAD L., KRIMOU A., KHARDI A., ELMRANI L., 2003 :
Etude préliminaire de la dynamique des dunes continentales dans le Sud
Est marocain. Sécheresse, n° 3, , vol. 14, septembre, p149-156.

[10] KABIRI L., 2003 : Les ressources en Eaux dans les Oasis de Sud Marocain :
Cas de Tafilalt; Ghèris et de Ferkla. Séminaire organisée par l'Association

50
Marocaine de l'Agro-Economie (AMAEco), sous le thème de «Développement des
zones arides et semi-arides de la région méditerranéenne » : Atouts, contraintes
et perspectives de développement des zones arides et semi-arides dans les pays
du pourtour méditerranéen, Rabat, 4-5 Décembre 2003.

[11] BOUDAD L. ET KABIRI L., 2002 : Désertification et crise de quelques oasis


dans les bassins versants de Ziz et Ghèris (Errachidia, Maroc). Revue de
Géographie du Maroc, (RGM), VOL. 20, Nouvelle série, n° 1 et 2 pp 97106.

[12] KABIRI L., BOUDAD L., KRIMOU A., FONTUGNE M., WEISROCK A. et
WENGLER L., 2003 : Les formations pléistocène et Holocène de Ghèris (Bordure
méridionale de Haut Atlas central) : nouvelles données chronologique et
paléoenvironnementales. Deuxième Rencontre des Quaternaristes Marocains
(RQM2), 26-27-28 Septembre, Errachidia, Maroc.

[13] BOUDAD L., KABIRI L., FARKH S., FALGUERES CH, ROUSSEAU L.,
BEAUCHAMP J., NICOT E. ET CAIRANNE G., 2003 : Datation par la méthode
U/Th d'un travertin quaternaire du Sud- Est marocain : Implications
paléoclimatiques pendant le pléistocène moyen et supérieur. Compte Rendu,
Géoscience 335, pp. 469-478.

[14] KABIRI L, JAAKOU A. et OUACHOUA A., 2003 : Irrigation à Ferkla :


Enjeux et Défi (Tinjdad, Errachidia, Maroc). Les pratiques d’irrigation dans les
pays du Maghreb, quelle durabilité ? Atelier d’échanges et de réflexion. Cet
atelier est organisé par ENDA Maghreb en partenariat avec le Réseau Arabe
pour le Développement d’une Agriculture Durable (ANSAD). Rabat, Maroc 23 et
24 octobre.

[15] KABIRI L. : 2003 - Apport d'une ONG locale à la gestion rationnelle de l'eau
: Cas de Ferkla. Séminaire organisé par JICA et ORMVA/TF, Errachidia,. Sous le
thème : Réhabilitation des Khettarats et Développement durable dans les régions
aride et semi aride du Maroc. 23 Octobre 2003.

[16] KABIRI L., 2003 : Premier rapport d'activité sur l'impact des changements
climatiques et anthropiques sur les ressources en Eau dans l'Oasis de Ferkla
(Tinjdad, Errachidia, Maroc). 26 pp. Bourse pour les Jeunes Chercheurs
scientifiques. MAB & UNESCO.

[17] KABIRI L., 2004 : Impact des changements climatiques et anthropiques sur
les ressources en Eau dans les Oasis de Sud Marocain : Cas de Ferkla (Tinjdad,
Errachidia, Maroc). Colloque International, “ Quaternaire et Changements
Globaux : Bilan et Perspectives” en Hommage au Professeur Hugues FAURE,
Orléans, France, 3 Juin 2004.

[18] KABIRI L., 2004 : Contribution au développement durables des oasis du sud
marocain : cas de Ferkla (Tinjdad, Errachidia, Maroc). Colloque International sur
la gestion et la préservation des ressources en eau, 24 et 25 septembre 2004,

51
Meknès, Maroc. Université Moulay Ismaïl, Faculté des sciences, Meknès, Maroc.
U.F.R. Qualité et Fonctionnement Hydrobiologique des Systèmes Aquatiques

[19] KABIRI L., 2004 : Contribution à la connaissance, la préservation et la


valorisation des Oasis du Sud marocain : cas de Tafilalt. Thèse d’habilitation
universitaire, Facultés des Sciences et Techniques, Errachidia, Université My
Ismaïl, Maroc, 280 pp

[20] KABIRI L., 2005 : Gestion des ressources en eau dans les oasis de sud
marocain : Cas de Ferkla (Tinjdad, Errachidia, Maroc). Symposium
international : développement agricole durable des systèmes oasiens. Thème 3.
Gestion durable des ressources naturelles de l’espace oasien (eau, sol, biodiversité
végétale et animale). 07-10 Mars 2005, Erfoud au Maroc

[21] EL MESSAOUDI A., MAHBOUB A. ET AMEZIANE A., 2004 : Bilan des


ressources en eau dans l’oasis de Ferkla. Atelier sur « La Gouvernance locale de
l'eau dans les Oasis du Sud Marocain / Cas de Ferkla (Tinjdad, Errachidia,
Maroc) » le 24 Septembre 2004/ Séminaire ayant pour thème : Foggara au Maroc :
renforcer le réseau local

[22] Rapport d’activité initial de l’Agence Japonaise de Coopération


Internationale (JICA) et l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Tafilalt
(O.R.M.V.A/TF), 2003 : Projet de Développement des Communautés Rurales à
Travers la Réhabilitation des Khettarats dans les Régions Semi_ Arides de L’Est
Sud Atlasique, 36p.

[23] Monographie de l'Environnement, Région Meknès- Tafilalt, 2001. Ministère


de L’Amenagement du Territoire de l’Urbanisme, de L’Habitat et de
l’Environnement, Département de l’Environnement, Observatoire National de
l’Environnement, 368p.

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