Module - SIG
Module - SIG
Liboum Mbonayem
Introduction............................................................................................................... 2
SÉQUENCE 1 : Les systèmes d’information géographique ................................. 3
A. Bases théoriques des systèmes d’information géographique .......................... 3
B. Utilité du SIG dans la gestion forestière .............................................................11
SÉQUENCE 2 : Modes de données et organisation d’un SIG ............................. 12
A. Modes de données dans les SIG .........................................................................12
B. Organisation de l’information géographique dans un SIG ................................15
C. Types de production cartographique via les SIG...............................................17
D. Plateformes d’apprentissages SIG et de collecte des données (OFAC, GFW,
BIOPAMA) .......................................................................................................................17
E. Les logiciels SIG libres de droits et avec licence ..................................................18
SÉQUENCE 3 : Principaux champs d’application du SIG ................................... 20
A. Usages des SIG ....................................................................................................20
B. Domaines d’application des SIG .........................................................................21
C. Types de territoire et applications du SIG ..........................................................21
Conclusion .............................................................................................................. 27
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Ressources documentaires. Technologies de l’environnement / Module Foresterie et
sylviculture – Introduction aux systèmes d’information géographique
Introduction
Bienvenue dans ce module consacré aux SIG, les systèmes d’information géographique, qui
sont des instruments de planification pour la collecte, la visualisation, l’analyse et la gestion
des données spatiales. La cartographie étant un outil de travail indispensable pour la gestion
forestière, les SIG fournissent ici des données précieuses et permettent de fournir dans des
délais très courts des cartes réactualisées et spécifiques.
Ce module vous permettra de découvrir ces instruments. Il est découpé en trois séquences.
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sylviculture – Introduction aux systèmes d’information géographique
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L’IG est une donnée ayant une référence spatiale soit sous forme de :
• Coordonnées géographiques
• Nom de lieu
• Adresse postale ou autres.
Elle peut être dupliquée sans détérioration, s'échanger à haute vitesse au travers des
réseaux du web, se cumuler avec différentes informations en vue d'en produire de nouvelles.
L’IG est obtenue, déposée, analysée, affichée et partagée à l’aide de systèmes
d’information géographique (SIG). C’est une information liée à un objet ou à un phénomène,
décrit plus ou moins complètement :
• Par ses caractéristiques diverses (c.-à-d. sa nature et son aspect).
• Par son emplacement sur la terre.
Les caractéristiques diverses sont aussi appelées attributs, alors que l’emplacement sur
la terre est appelé donnée géométrique. Par exemple l’IG sur une route se définit par son
nombre de voies, son revêtement, son nom, sa grandeur et son positionnement sur la
surface terrestre. Il faut signaler que l’IG est de plus en plus présente dans notre vie sous une
forme numérique (Figure 1).
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D’après Konecny (2003) « Un SIG, dans une définition étroite, est un système
informatique pour la saisie, la manipulation, le stockage et la visualisation des données
spatiales numériques. Dans une définition plus large, il est un système numérique
d'acquisition, de gestion, d'analyse, de modélisation et de visualisation de données spatiales
aux fins de la planification, l'administration et le contrôle de l'environnement naturel et aux
applications socio- économiques ».
La technologie du SIG intègre les opérations courantes de base de données telles que
l’interrogation des données et l’analyse statistique avec la visualisation unique ainsi que les
avantages de l’analyse géographique offertes par les cartes. De telles capacités distinguent le
SIG d’autres systèmes d’informations et le rendent utile à une gamme variée d’entreprises
publiques et privées en ce qu’elles permettent d’expliquer les évènements, de prévoir les
situations et de planifier les stratégies.
Donc, le SIG est un instrument de planification pour la collecte, la visualisation, l’analyse et la
gestion des données spatiales. C’est une base de données qui rattache l’information à un lieu.
Le SIG stocke les informations sur le monde comme une collection de couches thématiques
qui peuvent être liées par la position géographique. Ce concept simple mais extrêmement
puissant et polyvalent est d’un apport inestimable dans la résolution de nombreux problèmes
dans le monde du réel.
Données
5 localisées à la
Base de données
surface de terre
géoréférencées
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Un Système d’Information c’est : – Du matériel (souvent des ordinateurs au sens large) – Des
informations (des données) – Des procédures (notamment des logiciels) – Des ressources
humaines.
4. Objectif du SIG
Le but de tout système d’information est d’apporter un soutien aux processus de travail dans
l’organisation selon trois modalités principales (pouvant être combinées) :
• fournir de l’information ;
• assister le travail humain ;
• automatiser le travail.
Le but ultime d’un SIG est donc l’aide à la décision, appuyée sur des connaissances
géographiques et des moyens de traitement, de représentation et de communication de celles-
ci.
Généralement pour qu’un objet spatial soit bien décrit et prêt à être utilisé par un SIG,
trois informations doivent être fournies:
- sa position géographique dans l’espace
- sa relation spatiale avec les autres objets spatiaux : topologie
son attribut, c’est à dire ce qu’est l’objet avec un caractère d’identification (code)
-
Les systèmes d’information géographique permettent de traiter les données spatiales et
associées (figure 3).
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➢ Données spatiales
Elles déterminent les caractéristiques spatiales d’une entité géographique où sont
représentés et identifiés tous les éléments graphiques:
- la localisation : coordonnées par rapport à une échelle graphique de référence ;
- la forme: point, ligne, surface ;
- la taille: longueur, périmètre, surface ;
Les informations font référence à des objets de trois types (figure 4) :
- Point: est désigné par ses coordonnées et à la dimension spatiale la plus petite.
- Ligne: a une dimension spatiale constituée d’une succession de points proches
les uns des autres.
- Polygone (zone ou surface): est un élément de surface défini par une ligne
fermée ou la ligne qui le délimite.
Les données spatiales (Figure 4) sont réparties thématiquement en différentes couches, ou
thèmes. Par exemple, les ruisseaux, l’utilisation du sol, l’utilité (électricité, eau, distribution du
gaz), l’élévation et les immeubles seront chacun stockés comme source de données spatiales
distincte. Une telle organisation rend plus facile la manipulation des données, surtout du fait
qu’une grande partie de la force du travail géographique provient de la capacité d’analyser
les relations spatiales entre différents thèmes géographiques.
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➢ Données associées
Les données associées des entités géographiques permettent de compléter la
représentation géométrique de l’entité spatiale. Chaque élément de l’espace reçoit
un code d’identification qui peut être numérique ou littéral (figure 5). Ce code
constitue en quelque sorte une étiquette caractérisant le point, la ligne ou le polygone.
Parmi ces données, il faut distinguer :
a) Données de classification : Elles permettent de ranger le point isolé, la
ligne ouverte ou la ligne fermée, dans une catégorie : limite administrative, contour
de parcelle, bordure de trottoir, arbre d’alignement, conduite de réseau d’eau...
Souvent ces distinctions seront prises en compte par l’organisation même du travail
de saisie. Tout se passe, comme si l’on distinguait plusieurs couches d’informations,
que l’on saisit successivement.
b) Données d’identification : Elles permettent d’individualiser chaque objet
figurant sur le plan : nom propre de l’objet, par exemple nom de la commune ou
numéro permettant de l’identifier: numéro de parcelle, numéro de vanne...
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La première utilisation est consacrée aux documents administratifs, afin d'avoir des
documents clairs et compréhensibles rapidement et des chiffres précis (surfaces et linéaires).
Ces documents sont destinés aux concessionnaires/gestionnaires forestiers, mais aussi aux
administrations qui valident ces documents administratifs (carte forestière, plan de sondage).
La seconde utilisation est de faciliter l'accès aux informations et aux cartes pour les missions
sur le terrain des techniciens forestiers :
• être précis dans le calcul des surfaces et linéaires pour leur permettre de chiffrer au plus
juste les devis de travaux et pour la localisation précise des parcelles de prélèvement
de bois
• avoir des cartes détaillées à transmettre aux entreprises sous-traitantes qui
interviennent dans les parcelles et éviter ainsi les litiges de surfaces travaillées,
• gagner du temps dans la réalisation des cartes qui sont obligatoires, dans la liste des
éléments constituant les dossiers à transmettre à l'administration : documents de
gestion
Le technicien forestier qui a la maitrise du SIG se donne un profil technique indispensable
dans la chaine de planification et de prélèvement optimale et durable de la ressource bois ; et
par conséquent assure son emploi permanemment au sein de l’entreprise.
Voilà qui conclut cette première séquence. Je vous propose maintenant de découvrir la
séquence 2 qui vous permettra de découvrir de quelle manière les données sont organisées
au sein d’un SIG.
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1. Mode vecteur
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Une couche réunit généralement des éléments géographiques de même type. Les éléments
géographiques (objets spatiaux) peuvent être représentés sur une carte par des points, des
lignes ou des polygones (figure 9).
2. Mode raster
Ces deux modes sont complémentaires. Le raster est mieux adapté à certains types
d’applications (télédétection) et apporte une réponse économique à certains besoins.
L’exploitant d’un réseau pourrait par exemple se contenter de scanner des fonds de plans
en les conservant au format raster et on numérisant par-dessus son réseau en mode
vecteur (qui nécessite une définition par formes géométriques). Le vecteur correspond à
l’ensemble des besoins courants en gestion de données localisées.
L’organisation est à la base de l’action collective. Dès qu’une activité dépasse la capacité d’un
seul individu, l’organisation constitue la réponse appropriée. Elle se caractérise donc par :
• un ensemble d’individus : participants, acteurs ;
• un accord, implicite ou explicite, sur un ou plusieurs objectifs partagés par les
divers participants ;
• une division du travail, définissant le rôle de chaque participant ;
• une coordination plus ou moins formalisée, qui assure la cohérence des
comportements et donc le respect des objectifs communs en dépit de la division
du travail.
Les SIG sont créés pour répondre à différentes demandes et comme le système
commun n’existe pas, il faut les ajuster selon les objectifs établis. Néanmoins il faut
dire qu’il y’a 5 fonctionnalités « on les appelle les 5A » que tous les SIG doivent
assurer :
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Selon ESRI France (ESRI, 2018) un Système d’Information Géographique est composé de :
A/Matériel informatique (hardware)
Les SIG marchent sur une très grande panoplie d’ordinateurs (pc de bureaux raccordés en
réseau ou exploités de manière autonome).
B/ Logiciels (software)
Les logiciels de SIG offrent les outils nécessaires pour sauvegarder, examiner et visualiser
l’information géographique.
C/ Données (Information Géographique)
Les données constituent la composante maîtresse des SIG. L’information géographique peut,
soit être constituée en interne, soit acquise auprès de producteurs de données.
D/ Personnel formé
Un SIG étant avant tout un outil, donc c’est à l’utilisateur « expert en SIG » de l’exploiter. Il faut
signaler que les SIG sont élaborés d’une manière qui leurs permettent d’être manipulés par
plusieurs types d’utilisateurs, depuis ceux qui créent et maintiennent les systèmes, jusqu’aux
utilisateurs de logiciel pour le traitement de l’information géographique. Actuellement, grâce à
l’accession des SIG sur Internet, le nombre d’utilisateurs de SIG s’agrandit de façon
importante.
1. Plateformes d’apprentissage
Des plateformes en ligne mettent à la disposition des utilisateurs des données issues du
traitement de l’information géographique et aident à la prise de décision des décideurs
politiques en faveur de la gestion durable de l’environnement. Ces plateformes web
visualisent les informations environnementales sous formes de produits
cartographiques. Sans être exhaustif, on peut citer :
• OFAC : L’OFAC est l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale, une cellule technique
de la Commission des Forêts d'Afrique Centrale (COMIFAC), qui met une plateforme
d’analyse avec les indicateurs clés des tendances des politiques régionales, nationales
et locales et de leurs impacts sur les écosystèmes forestiers.
([Link]
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• GFW : Global Forest Watch est une application Web open source pour surveiller les
forêts mondiales en temps quasi réel. ([Link]
• OSFAC : L’OSFAC est l’Observatoire Satellite des Forêts d’Afrique Centrale, a été
créé comme un forum régional pour surmonter la difficulté d’acquisition des données
environnementales, le manque d'institutions de formation permanente et la capacité
limitée d’utilisation de l'information satellitaire. OSFAC a été lancé comme réseau du
GOFC-GOLD pour l’Afrique Centrale sous l’égide de « Global Terrestrial Observing
System » (GTOS). ([Link]
• BIOPAMA : Le Programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées
(BIOPAMA) aide les pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) à traiter leurs priorités
pour améliorer la gestion et la gouvernance de la biodiversité et des ressources
naturelles. Le BIOPAMA offre divers outils, services et financement aux acteurs de la
conservation dans les pays ACP. ([Link]
Tous les pays Africains peuvent mettre en place des plateformes web au niveau national pour
le suivi de leurs ressources forestières et fauniques. Ce sont donc des initiatives capables
d’offrir des opportunités d’emplois durables.
1. Logiciels libres
▪ QGIS : Il permet de visualiser les cartes ainsi que leurs transformations. Il présente
une qualité qui le rend très simple à utiliser. Vous trouverez dans ce module une
démonstration de prise en main de la version 3.16.01 de ce logiciel.
▪ PostGIS : C’est une extension pour la base de données PostgreSQL, qui permet
de faire des requêtes SQL et spatiales.
▪ uDig, gvSIG : Logiciels libres développés en Java pour Linux et Windows.
2. Logiciels Gratuits
3. Logiciels Commerciaux
Avec cette séquence, vous avez déjà une meilleure vision des fonctionnalités offertes par les
SIG. Je ne peux que vous encourager à visiter les plateformes d’apprentissage et prendre en
main les logiciels cités plus haut, notamment ceux en libre accès. De nombreuses ressources
existent à ce sujet et ne sont qu’à un clic de souris de vous.
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Les SIG peuvent être utilisés pour étudier plusieurs phénomènes, entre autres on peut
citer :
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Les domaines d’application des SIG sont multiples et au-delà de la gestion forestière on peut
citer :
Géographie qui permet de Mathématique qui est une Informatique qui permet
décrire entre autres la terre et science utilisée dans le de traiter de manière
en particulier participe à développement des automatique l’information
l’études des phénomènes algorithmes puissants qui numérique comme les
physiques, biologiques et permettent de faciliter données de gestion
humains utiles dans l’analyse des images forestière
l’élaboration des documents satellites pour la gestion
technique de gestion forestière
Géodésie qui est une
forestière.
science qui a pour but
l'étude et la détermination
de la taille et de la forme
de la Terre.
Cartographie
forestière
Photogrammétrie Arpentage qui est
utilisée pour affiner la une technique de
Télédétection pour la mesure de la surface
conception des
production des cartes des terres, en
cartes de
forestière et la particulier des
stratification
surveillance des forêts terrains agricoles
forestière par
l’analyse d’image
De manière plus concrètes, le SIG offre dans les pays en développement et notamment en
Afrique de nombreuses possibilités d’application et donc d’emploi que nous pouvons énumérer
comme suit aux regards de ce qui se fait ailleurs :
assainissement…
Il existe déjà quelques observatoires régionaux décrit plus haut à savoir :
• Un exemple pratique est la gestion des arbres à Paris utilise une application
SIG
En agriculture
➢ Géomarketing
• Il brasse énormément d’infos sur : les ventes, les clients, les perspectives, les points
de vente ou d’implantation ...
• Le cœur de ces infos est géographique, c’est-à-dire avec : des adresses, des zones
de chalandise, des tournées de prospection ou de livraison
• Il permet de réaliser des études d’implantation : clientèle potentielle, accessibilité ...
• On procède par couplage avec des données démographiques
Le géomarketing pourrait être utilisé par un opérateur exploitant de bois au niveau national
pour la distribution efficiente des débités auprès de sa clientèle locale
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La plupart des compagnies forestières possèdent une grande flotte de véhicules gros porteur
de bois destinés au transport du bois du parc à bois à la base vie et de la base vie vers le port.
Une telle application leur est très utile pour la gestion efficace de ces flottes.
Ceci conclut cette troisième séquence. J’espère que toutes ces applications pratiques des SIG
sauront vous inspirer.
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Conclusion
Il apparaît au regard de ce cours introductif sur les systèmes d’information géographique que
les opportunités d’emploi sont nombreuses et pourraient être valorisées par les jeunes
africains à la recherche d’emploi durable. Si les universités offrent de plus en des formations
continues en système d’information géographique, nous espérons que cette introduction au
SIG permettra de leur donner un éventail des choix disponibles et non capitalisées à ce jour.
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