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Cours de sédimentation - décantation

 Décantation liquide-solide discontinue, décantation continue, sédimentation continue


 Décanteur épaississeur clarificateur
 Décanteur lamellaire, décanteur à racloir
 Décanteur épaississeur
 Floculation
 Exercice de décantation
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Cours de sédimentation - décantation: introduction

On parle de sédimentation ou décantation lorsqu’un solide est séparé d'un liquide


par l'effet de la gravité seule.
Lorsqu'un élément filtrant est utilisé, voir filtration.
Lorsque la force centrifuge est utilisée, voir centrifugation, décantation centrifuge,
ou hydrocyclone.

Principe de la sédimentation

Lors de la sédimentation de particules solides de masse m, de diamètre d et de


masse volumique S dans un milieu fluide de masse volumique L et de
viscosité , à priori au repos, les particules sont soumises à l’action de trois
forces :

 le poids, mg dirigé vers le bas,


 la poussée d’archimède, fonction de la différence de masse volumique entre
la particule et le milieu fluide et dirigée vers le haut,
 les forces de frottement exercées sur la particule par le fluide, du fait de sa
viscosité (ces frottements croissent avec le carré de la vitesse relative
particule-fluide).

Lorsque les forces de frottement visqueux équilibrent la résultante du poids et de


la poussée d'archimède, la particule se déplace alors à une vitesse constante
appelée vitesse de sédimentation, que l’on peut déterminer dans les deux cas
suivants :

 En régime laminaire, loi de Stokes, v=(d2.(S-L).g)/(18.)


 En régime turbulent, loi de Newton, v=(3.g.d.(S-L)./L)1/2

En conséquence, la vitesse de sédimentation augmente avec la différence de masse


volumique particule-fluide S-L, l’accélération de la pesanteur g (ou centrifuge
rω2), le diamètre de la particule (son carré en régime laminaire). La vitesse de
sédimentation diminue lorsque la viscosité du milieu augmente, ou le diamètre des
particules diminue. Les particules de plus gros diamètre sédimentent plus
rapidement que les particules de petit diamètre, ce qui donne lieu à une méthode
de classement, mais conduit également à un seuil de coupure d’un décanteur.

Les facteurs clefs de la sédimentation sont la différence de masse volumique entre


le solide et le liquide, la taille des particules et la viscosité du fluide. Pour des
particules de quelques microns, la vitesse de sédimentation devient trop faible.
On utilise alors des adjuvants de floculation pour agglomérer les particules entre
elles et augmenter ainsi leur vitesse limite de chute.

Principe de la centrifugation

Les lois régissant la vitesse de sédimentation s’appliquent avec une accélération


centrifuge au lieu de l’accélération de la pesanteur. La vitesse de sédimentation
peut être multipliée par un facteur de 100 à 10000, rendant l’opération réalisable
avec des temps de séjours beaucoup plus court. Il s’en suit des appareils bien
moins encombrant, mais nécessitant une source d’énergie (moteur électrique) et
d’une technologie plus complexe (étanchéité de pièces en rotation par exemple).
Pratique industrielle de la sédimentation, de la décantation, de la
centrifugation
 Epaississeur : épaissir une suspension à faible teneur en solide, pour
récupérer le solide.
 Clarificateur : clarifier un liquide, également à faible teneur en solide.
 Hydrocyclone : séparation basée sur la force centrifuge crée par l’arrivée de
la suspension tangentiellement à l’axe de l’appareil et à grande vitesse
(vitesse transformée en force centrifuge).
 Décantation centrifuge ou centrifugation: séparation basée sur la force
centrifuge crée par la mise en rotation de la suspension à grande vitesse, dans
une machine tournante : centrifugeuses, centrifugeuse à bol, centrifugeuse à
bol et vis, séparateur à assiettes.
 Décanteur florentin : séparer deux phases liquides en émulsion.
Débordement phase légère par trop-plein, soutirage phase lourde par garde
hydraulique avec casse-syphon, respiration.

Ce chapître contient les rubriques suivantes:


Sédimentation discontinue
Sédimentation continue
Décanteur épaississeur circulaire (Dorr-Oliver, Larox..)
Décanteur à lamelles
Décanteur épaississeur à étages
Coagulation et floculation

Cours de sédimentation - décantation: opération discontinue

Sédimentation en discontinu
Lorsqu'on opère en discontinu, la suspension est laissée en repos dans un récipient. Dans de
telles conditions, une suspension homogène de solides bien calibrés se sédimente
progressivement. Au bout d'un moment apparaissent dans le recipient différentes couches,
de hauteur variable avec le temps.

On observe ainsi de bas en haut :


 une couche inférieure (1), riche en solide déposé.
 une couche (2) dite de transition, de concentration intermédiaire entre celle de la
couche précédente et celle de la suspension initiale.
 une couche (3) de même concentration que la suspension initiale.
 une couche supérieure (4) de liquide clair

La surface de séparation entre la couche de liquide claire (4) et le reste de la solution est en
général très nette.
Tandis que l'épaisseur de la couche de transition reste constante, les hauteurs des couches
extrêmes (solide et liquide clair) augmentent avec le temps. A un certain moment, dit point
critique, apparaît un nouveau phénomène, appelé compression, correspondant à la
disparition de couche de transition et à l'expulsion du liquide imprégnant la couche de
sédiments. Après la compression, la sédimentation est terminée.

Cours de sédimentation - décantation: opération continue

Décantation continue

Lorsqu'on opère en continu, l'alimentation en pulpe et le soutirage du liquide clair


s'effectuent sans interruption, l'évacuation du sédiment pouvant être intermittente ou
continue. Dans ces conditions, on observe la formation de couches distinctes, comme en
régime discontinu, mais tandis que dans ce dernier cas la hauteur de chacune de ces couches
varie en fonction du temps, en sédimentation continue, les couches sont de hauteur
invariable. Il s'établit un état permanent, avec:
 une couche supérieure de liquide clarifié.
 une couche intermédiaire où se produit la sédimentation
 une couche inférieure de sédiment.

Les particules solides qui pénètrent dans la cuve de sédimentation sont soumises à leur
poids apparent (comme en sédimentation discontinue) et à l'entraînement tenant au
mouvement du liquide. Pour que les particules ne soient pas entraînées hors de la cuve par
le courant de liquide, et qu'elles se déposent au fond du récipient, la durée de séjour du
liquide dans l'appareil doit être supérieure à la durée de sédimentation.
Cours de sédimentation - décantation : exercices

Exercice 1: calcul d'une vitesse de sédimentation

Calculer la vitesse de sédimentation d’une particule de diamètre d=10


micromètres, de masse volumique S=1700 kg.m-3, plongée dans un fluide de
masse volumique L=1000 kg.m-3 et de viscosité L=10-3 Pa.s.

Réponse : environ 1 m en 8 h.

Exercice 2: Bassin de décantation

On considère un bassin de décantation de section rectangulaire (h=1 m de hauteur


de liquide et l=4 m de largeur), dont la longueur est L=10m. Une suspension
contenant des particules de diamètre allant de 1 à 100 microns est alimentée à
raison de 5 m3.h-1 à la surface du bassin, à une de ses extrémités. On considère
l’écoulement de liquide comme étant uniforme sur toute la section verticale du
bassin. Le liquide clarifié sort par débordement à l’autre extrémité du bassin.
Calculer la section de l’écoulement, l’inventaire en solution dans l’appareil, le
temps de séjour moyen, la vitesse horizontale VL du liquide.
Calculer la vitesse de sédimentation VS que doit avoir une particule pour qu’elle se
retrouve au fond du bassin à l’aplomb du débordement (cette particule aura donc
parcouru 10 m horizontalement et 1 m verticalement).
Calculer le diamètre minimal des particules qui seront sédimentées dans ce bassin.
Rappel : en régime laminaire, la vitesse de sédimentation d’une particule est
donnée par la loi de Stokes, VS=(d2.(S-L).g)/(18.L)
Données : h=1 m, l=4 m, L=10 m, S=1700 kg.m-3, L=1000 kg.m-3 et L=10-3 Pa.s.

Réponses : section=4 m2, temps de séjour 8 h, inventaire 40 m3, VL=10 m en 8 h


soit 1.25m.h-1, ou encore 0.347mm.s-1, VS=1 m en 8 h soit 0.125m.h-1,ou encore
0.0347mm.s-1, seuil de décantation environ 10 microns.

Exercice 1: corrigé

Le diamètre de la particule est 10x10-6 m


La vitesse de sédimentation est donnée par VS = (d2.(S-L).g)/(18.L) = (10x10-
6 2
) x(1700-1000)x9.81/18x10-3 = 0.000038 m.s-1
soit 0.1368 m.h-1, ou encore 1.09 m en 8 heures.

Exercice 2: corrigé

Le section du bassin est S = h x l = 4 m2 et son inventaire V = h x l x L = 40 m3


La vitesse horizontale est VL = QV/S = (5/3600)/4 = 0.000347 m.s-1, soit 1.25 m.h-1.
Le temps de séjour s'écrit V/QV = 40/5 = 8 heures
Pour que la particule qui sédimente se retrouve au fond du bassin à l'aplomb du
débordement, sa vitesse de sédimentation doit être telle que
h/VS = L/VL , càd VS = VL x (h/L) = 1.25/10 = 0.125 m.h-1, soit 0.0000347m.s-1.
Le diamètre de la particule qui sédimentera à cette vitesse est tel que:
d = [(VS x 18L)/(g.(S-L))]1/2 = [(0.125x18x10-3/3600/9.81/(1700-1000)]1/2 =
6.54x10-6 m, soit 10 microns

Tableau de comparaison bassin de décantation / décanteuse centrigeuse (voir


ex centrifugation)
Vitesse Vitesse
Procédé Distance de Temps Diamètr
décantatio Sectio horizontal Inventair
de sédimentati de e
n n e e
séparation on séjour limite
VS VL

0.000034
0.000347
7 m.s-1
Bassin de m.s-1
0.125 8 9.54
décantatio 4 m2 1.25 m.h-1 10 m 40 m3
m.h-1 heures microns
n 10 m en 8
1 m en 8
heures
heures
0.00632
Décanteus 0.00427 238
0.22 m.s-1 3.14
e m.s-1 0.15 m seconde 0.33 m3
m2 22.74 m.h microns
centrifuge 15.4 m.h-1 -1
s

Cours de filtration: généralités et définitions

La filtration a pour objectif, en partant d'une suspension de solide dans un liquide,


d’obtenir :
 un liquide clair nommé filtrat , plus ou moins clarifié (par exemple pas de
particules supérieures à 100, 10 ou 1m)
 un solide nommé gateau, déposé sur le filtre ou soutiré en continu, plus ou
moins sec

La surface filtrante (ou média filtrant) peut être constituée de nombreux


matériaux parmi lesquels le papier, la toile, le verre fritté, le sable, du treillis inox,
etc... Le solide déposé sur le filtre (gateau) joue également le rôle de média filtrant.
Lors de la filtration, il y a une une résistance au passage du liquide liée entre autres
à la porosité du milieu et à la viscosité. Cette résistance se traduit par une perte de
charge (P) d'autant plus élevée que l'épaisseur du gateau est importante ou que la
vitesse du liquide est importante. Ainsi, les éléments qui déterminent le débit de
filtration sont
 la surface du média filtrant
 sa résistance (liée à son épaisseur, sa porosité, la viscosité, etc...)
 la P appliquée de part et d'autre du milieu filtrant.

La P, force motrice de la filtration peut être obtenue par:


 gravité (hauteur de suspension au dessus du media filtrant),
 mise en pression de la suspension à filtrer (jusqu'à quelques bars),
 mise sous vide en aval du filtre, la suspension étant alors en général à
pression atmosphérique.

Définition des principaux termes liés à la filtration:


 Suspension : solution contenant le liquide et le solide alimentant l’unité de
filtration
 Filtrat : solution contenant le liquide sans les particules solides retenues
lors de la filtration. Certaines particules de petite taille peuvent néanmoins
traverser le filtre, selon les cas.
 Gâteau : solide accumulé sur le filtre support lors de la filtration. Ce gâteau
contient également entre les particules solides du liquide constituant la
suspension.
 Colmatage : se dit d’un filtre lorsque les particules finissent par boucher les
pores du filtre, conduisant à une baisse importante de débit de filtration. Le
colmatage peut être réversible ou irréversible.
 Lavage du gâteau : opération consistant à éliminer le liquide qui imprègne
le gâteau, en le remplaçant par une solution de lavage (par exemple de
l’eau) en fin d’un cycle de filtration.
 Contre-lavage : opération consistant à séparer le gâteau ou le solide retenu
du média filtrant par circulation de liquide (ou de gaz) à contre courant au
travers du filtre.
 Essorage : opération de mise en rotation du gâteau afin d’éliminer le liquide
qu’il contient (liquide de lavage ou suspension d’alimentation), avant une
éventuelle opération de séchage.
 Séchage : opération consistant à éliminer le liquide résiduel contenu dans le
solide par circulation d’un gaz, en générale de l’air.
 Filtration sur support : une toile filtrante (ou membrane poreuse)
possédant des orifices de taille inférieure aux particules solides à filtrer
assure la retenue du solide, qui forme ainsi un gâteau. Le liquide traverse le
gâteau et le média, et donne un filtrat plus ou moins exempt de particules
solides.
 Filtration sur précouche : le média filtrant a dans ce cas des orifices de taille
supérieure aux particules à filtrer. Néanmoins certaines particules (tailles et
formes diverses) sont retenues et après une courte période, une couche de
solide se forme assurant la filtration à la taille requise. On parle alors de
filtration sur précouche. La solution ayant servi à former la précouche, non
complètement clarifiée, peut-être recyclée.
 Filtration sur masse poreuse, ou filtration en profondeur : la filtration des
particules solides s’effectue au travers d’un lit assez épais, par exemple de
sable, de papier ou de feutre. Au cours de leurs trajet forcément sinueux,
les particules en suspension heurtent celles du lit et s’y accroche
progressivement. Il y a alors accumulation de solide en profondeur, sans
formation de gateau. Lorsque le lit est saturé, soit il y a perçage (des
particules solides finissent par traverser le lit, soit il y a colmatage. Dans le
cas d’un filtre à sable, un contre-lavage avec mise en fluidisation du lit
permet de recommencer un cycle de filtration.
 Filtration sous pression, sous vide, par gravité : pour traverser le lit filtrant,
la suspension a besoin d’une différence de pression de part et d’autre du
média filtrant. Cette différence de pression (qui est la perte de charge au
travers du filtre), peut être assurée soit par mise sous pression du filtre côté
suspension, soit par mise sous vide en aval du filtre (côté filtrat), soit encore
par gravité, la hauteur du lit et de la suspension donnant un certain gh.
 Filtres clarificateurs : leur objectif est de clarifier le liquide dont la teneur
initiale en solide est en général inférieure à 0.15%. Les débits traités sont
important devant la quantité de solide retenu.
 Filtres pour extraction de solides, ou filtres épaississeurs : leur objectif est
récupérer le solide, qui peut être en proportions importantes dans la
suspension d’alimentation. L’accumulation de solide dans le gâteau ou le
filtre est alors importante, nécessitant des volumes et des surfaces adaptés
à l’épaisseur du gâteau obtenu.

Principe de la filtration:

La force motrice de la filtration est un général une différence de pression amont-


aval, égale à la perte de charge du filtre (mesure par PDI). Au cours de la filtration,
l’accumulation de solide dans le gâteau ou dans la masse filtrante augmente la
perte de charge pour un débit donné, ou réduit le débit de filtration pour une
différence de pression donnée. Cette réduction conduit à effectuer des cycles de
filtration, avec remplacement ou contre-lavage du média filtrant. La marche en
continu peut être obtenue en disposant deux filtres en parallèles (l’un en service,
l’autre en reconditionnement). Dans certains filtres, la suspension circule de façon
tangentielle au média filtrant, limitant ainsi la croissance du gâteau et permettant
un fonctionnement continu.

En dimensionnement, de nombreux paramètres sont à prendre en compte parmi


lesquels :
 le mode de fonctionnement discontinu, semi-continu, ou continu,
 le débit à traiter, la perte de charge maximale admissible et la viscosité de
la solution, ce qui conditionne en partie la surface de filtration à utiliser et
l’épaisseur maximale admissible du gâteau,
 la quantité et la qualité des solides et du liquide à traiter : filtration à 0.1, 1,
10 ou 100 microns (tailles des particules arrêtées), lavage, essorage et/ou
séchage du gâteau, etc…
 le besoin d’adjuvant de filtration (noir de carbone, silice, filtration plus
sélective).

En filtration centrifuge ou essorage, la pression motrice de la filtration est obtenue


par mise en rotation de la suspension et du media filtrant dans une essoreuse. Le
filtrat est centrifugé et sort vers l’extérieur, alors que le solide est retenu à
l’intérieur du filtre de l’essoreuse. Ces appareils sont en général discontinus
(essoreuse à salade). L’essorage se distingue de la centrifugation dans laquelle il
n’y a pas de media filtrant pour séparer le solide du liquide. En centrifugation, le
solide est récupéré dans la partie externe et le liquide dans la partie interne de la
centrifugeuse.
Cours de filtration: filtres à sable et à plateaux

Filtre à sable

Ils sont très utilisés


pour la filtration
des eaux,
notamment pour la
production d'eau
potable ou
industrielle, ou le
traitement des eaux
de piscines. Parmi
leurs
caractéristiques on
peut citer:
 filtration par
gravité ou
sous pression
 fonctionnem
ent continu
avec cycles
de nettoyage
 nettoyage par
circulation à
contre-
courant (avec
mise en
suspension
du lit)
 détection de
fin de
filtration par
haute P
 solides
retenus en
surface mais
surtout dans
la profondeur
du lit de
sable
Filtre à plateau simple

Ce sont des appareils à


fonctionnement discontinu, à
décharge manuelle du gateau.
Ils peuvent fonctionner sous
vide ou pression.
Ils peuvent être:
 à cuve ou à cloche
 à position fixe sur 3 ou
plusieurs pieds
 à cuve basculante sur
tourillons
 avec ou sans couvercle
(BUSCHNER)

La surface active de ce type


d'appareils est comprise entre
0,2 et 10 m2.
Ils sont construits en
 acier au carbone nu ou
revêtu
 aciers inoxydables
 titane
 alliages de nickel

Doc ECI
Filtre à plateaux multiples

 La suspension est alimentée par le


corps du filtre
 Le filtrat est soutiré via l'arbre creux
 Le débatissage du gateau est manuel

Doc ECI
Doc ECI
Filtre à plateaux
multiples à
débatissage
centrifuge

 La suspension
est alimentée en
continu dans le
corps du filtre.
 Elle est filtrée
par un empilage
de plateaux, le
gateau se
déposant à
l'extérieur des
disques.
 Le filtrat est
repris à
l'intérieur des
plateaux vers
l'arbre central,
duquel il ressort
à une des
extrémités.
 Lorsque le
gateau obtenu
est suffisant, la
filtration est
arrêtée et le
filtre vidangé.
 Le gateau est
alors décollé
par la force
centrifuge
obtenue par
mise en rotation
(Doc Dorr-Oliver) des disques
filtrants. Il est
déchargé en
fond de filtre.

Cours de filtration: filtres à disques rotatif

Ils sont basés sur le même principe que les filtres à tambour. Des disques
recouverts de media filtrant plongent dans une auge ou est alimentée la suspension
à filtrer. Les disques sont animés d'un mouvement de rotation dans le plan vertical,
et sont reliés par leur axe de rotation à un collecteur de filtrat, puis à la pompe à
vide. Des racloirs assurent l'évacuation du gâteau en continu vers une bande
transporteuse ou une vis sans fin.
 Les filtrats
étant aspirés
sous vide
(3), il est
donc
nécessaire
de disposer
d'une pompe
de reprise
des filtrats
(4) avec bac
d'alimentati
on (2)
 L'évacuatio
n du gâteau
est effectuée
par un
transporteur
à solides. Le
décollement
du gâteau
des disques
peut être
réalisé par
racloir, par
rouleaux, ou
par air
comprimé
(5 et 6)

Pour éviter la
sédimentation dans la
cuve, le filtre peut être
équipé d'un agitateur à
(Doc Larox) ailettes ou d'un barbotage
d'air.

(Doc Larox)

(Doc Dorr-Oliver)
 Les filtres à disques Dorr-Oliver appartiennent au groupe des filtres à vide travaillant
en continu. La filtration s'opère dans le sens normal à celui de la pesanteur, sur des
disques parallèles disposés sur un arbre creux horizontal.
 Ce mode de construction permet de disposer d'une grande surface de filtration pour
un encombrement réduit. Les disques présentent une immersion de 40°/o et sont
constitués de 8 à 10 secteurs.
 Chacun des secteurs est revêtu sur ses deux faces d'un tissu filtrant.
 Le filtrat rejoint la valve automatique par les tuyaux disposés dans l'arbre creux
horizontal. La valve comporte deux tubulures d'évacuation et une entrée d'air
comprimé pour le décollage du gâteau dans la zone de décharge.
 Le gâteau tombe sur les déflecteurs situés de part et d'autre des disques dans les
poches d'évacuation. L'entraînement du filtre se fait par moto-variateur.

Cours de filtration: filtres à tambour

Principe: un tambour horizontal, recouvert (ou non) de media filtrant et divisé en


différents secteurs, plonge dans une auge ou est alimentée la suspension à filtrer.
Le tambour est animé d'un mouvement de rotation régulier. Chaque secteur du
tambour est relié par un distributeur tournant, soit à une collecte de filtrat sous
vide, soit à une collecte d'eau de lavage, soit à de l'air comprimé
Un racleur assure l'évacuation du gâteau en continu vers une bande transporteuse.
Certains tambours supportent directement le média filtrant. D'autres sont équipés
d'une toile filtrante avec renvois par rouleaux pour la tension et système de lavage.
D'autres enfin sont des filtres à pré-couche.

On distingue sur
cette photo:

 3 filtres à
tambour
de 50
m2 chacun
disposés
en ligne
 le
distributeu
r-
collecteur
du filtre au
premier
plan
 la
décharge
du gâteau
en continu
par
couteau
racleur
 le
transport
des solides
issus des 3
(Doc Dorr-Oliver) filtres par
un seul
transporte
ur à bande
sans fin

On distingue sur
cette photo:

 3 filtres à
tambour
équipés de
hottes
aspirantes po
ur reprises
des vapeurs
 Des rampes
de lavage du
gâteau
(lignes
bleues)
 L'auge de
récupération
des solides, à
gauche, avec
le moteur de
ce qui est
probablemen
t une vis sans
Doc Dorr-Oliver fin
Filtre à tambour
à décharge par
toile sortante

On distingue sur
cette photo:
 au premier
plan le
collecteur -
distributeur
de filtrat,
 les lignes de
soutirage
des 16
secteurs
 les rouleaux
de renvoi et
de tension
de la toile
filtrante
 le racleur du
gâteau situé
à gauche
 le système
de lavage de
la toile avec
Doc Dorr-Oliver l'auge de
récupération
 le piquage
d'alimentati
on de la
suspension

(Doc ECI)
On distingue sur cette photo:
 la pompe de reprise et le bac de filtrat
 le ballon tampon avec la ligne
supérieure d'aspiration de la pompe à
vide
(Doc ECI)
 la pompe à vide, située derrière en
bleu

Filtre à précouche Le filtre Dorr-Oliver à


précouche a été
La clarification des suspensions à faible teneur en solides ainsi développé pour des
que la séparation de fines particules de structure amorphe exigent applications
l'utilisation du filtre à précouche. Contrairement à ce qui se passe particulières à partir du
dans la filtration sur les autres filtres à tambour, il ne se forme pas filtre à tambour
de gâteau à épaisseur déchargeable et le médium filtrant ne retient standard.
pas les solides ni ne subit de colmatage.  Une couche
Ce type de filtre est donc recommandé pour les filtrations dites de auxiliaire
»polissage«. déposée sur la
 La décharge du gâteau est réalisée par un racleur à couteau toile (Kieselgur -
dont l'avance mécanique est proportionnelle à la rotation du farine de bois -
 tambour. Ce dispositif permet l'enlèvement d'une épaisseur charbon
précise de solides déposés sur la précouche et ce dans une pulvérisé ou
gamme de réglage allant d'un centième à quelques matières
dixièmes de mm par révolution. similaires)
 L'avancement du racleur est déclenchée par une fin de constitue
course dès que la précouche atteint une épaisseur limite effectivement le
imposée. médium filtrant.
 Ce système de décharge permet un fonctionnement sûr du Cette couche est
filtre à précouche, avec un minimum de surveillance. déposée par
filtration jusqu'à
une épaisseur
maximum allant
jusqu'à 100 mm.
 Les matières
séparées se
déposent sur la
partie extérieure
de la couche qui
doit être
régénérée en
continu.
 Cette
régénération
(Doc Dorr-Oliver) s'opère par
l'enlèvement en
marche de la
pellicule chargée
du médium
filtrant. Selon la
nature des
particules à
séparer et de la
 matière de
précouche
utilisée, celle-ci
est consommée
en l'espace de
quelques-jours.
A ce moment, la
filtration est
interrompue et
une nouvelle
couche auxiliaire
est déposée.

Cours de filtration: filtre presse

Ce sont des filtres sous pression. Ils sont très employés lorsque la filtrabilité du
gâteau n'est pas bonne, et qu'il faut une grande DP pour obtenir un débit de
filtration satisfaisant.

Il sont
constitués par
des éléments
verticaux
alternés (plateau
- cadre),
l'ensemble étant
maintenu par
des rails et serré
entre deux
plaques.

Noter sur cette


photo:
 les
tubulures
d'admision
et de sortie
non
connectées
 le
manomètre
sur l'entrée
 la cuvette
de
rétention
 le
matériaux
de
constructio
n (usine
alimentaire
)

Une des plaques


est fixe et reçoit
les tubulures
d'admission de la
suspension et de
soutirage du
filtrat.

Noter sur cette


photo:
 La plaque
fixe
présente ici
uniquement
la tubulure
d'alimentati
on
 Le filtrat est
évacué dans
une goulotte
(Doc ECI) latérale avec
une sortie
pour chaque
plateau
L'autre plaque
est amovible et
reliée à un vérin
(ici hydraulique),
permettant de
serrer les cadres
entre eux ou de
débattir le filtre.

(Doc ECI)

 Les plateaux
sont pleins
mais
présentent
des
cannelures
pour le
drainage du
liquide filtré.
 Les cadres
sont creux et
reçoivent le
gateaux.
 Le média
filtrant
entoure les
cadres.
 Des orifices
diagonnalem
ent opposés
sur les
plateaux et
cadres
forment,
lorsque le
filtre est
monté, les
canaux
d'alimentatio
n et de
soutirage du
filtrat.

Cours de filtration: filtre presse automatique Larox

 Filtration: la pompe d'alimentation


force la suspension dans un collecteur
d'où elle est transférée, par des tuyaux
souples, dans chaque chambre. Le
pompage continue jusqu'à ce que
suffisamment de solide soit contenu
dans les chambres.
 Compression: la pompe haute
pression envoie de l'eau derrière la
membrane de chaque chambre et les
membranes compriment le gâteau,
réduisant ainsi son volume.
 Lavage (option): lorsque le procédé
nécessite un lavage du gâteau, le
liquide de lavage est dirigé dans la
même voie que la suspension durant
la phase de filtration. Le liquide de
lavage remplit alors le même espace
et lave le gâteau efficacement.
 Seconde compression (option): les
gâteaux, qui ont été humidifiés
pendant le lavage, sont comprimés de
nouveau par la membrane comme
dans la première compression.
 Soufflage d'air: le séchage des
gâteaux est complété par le soufflage
d'air comprimé, par la même voie que
dans la phase de filtration. L'air, qui
passe au travers des gâteaux, est un
réducteur d'humidité très effectif.
 Déchargement du gâteau: les
gâteaux sont déchargés lorsque toutes
les phases de filtration nécessaires
sont terminées. Le dispositif de
fermeture abaisse les plateaux de sorte
qu'ils restent suspendus avec des
espaces égaux entre eux. La toile
filtrante, sur laquelle se trouvent les
gâteaux, zigzague d'un plateau a
l'autre et agit comme un transporteur,
les gâteaux tombant des deux côtés du
filtre.

En même temps, la toile passe entre des


buses de pulvérisation d'eau et est lavée.
L'efficacité auto-nettoyante de la toile
filtrante est le résultat du changement de la
face d'utilisation de cette dernière, qui passe
du plateau supérieur au plateau inférieur, le
sens de passage du filtrat au travers de la
toile étant alors inversé.
 Toutes les opérations sont commandées par des
impulsions venant de l'armoire de commandes
automatique
 La durée des différentes opérations est contrôlée au
moyen de minuteries.
 Sur le panneau de l'armoire de commandes, on peut
voir l'opération en cours, grâce à des lampes
témoins.

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