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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

INTRODUCTION 8

PARTIE 1 : GENERALITE SUR LES FONDATIONS 9

CHAPITRE 1 : GENERALITE SUR LES FONDATIONS 9

I. DEFINITION ET CARACTERISTIQUES 9

1. FONDATIONS SUPERFICIELLES 9

2. FONDATIONS SEMI-PROFONDES 11

3. FONDATIONS PROFONDES 12

• PIEUX BATTUS : 12

• PIEUX MOULES DANS LE SOL : 13

CHAPITRE 2 : GENERALITE SUR LES REMONTEES CAPILLAIRES. I. LE

PHENOMENE DE REMONTEE CAPILLAIRE 15

II. LA LOI DE JURIN 20

PARTIE 2 : CAS PRATIQUE 21

CHAPITRE 1 PRESENTATION DU PROJET 21

I. PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE 21

1. PEDOLOGIE 22

2. GEOLOGIE 23

3. HYDROGRAPHIE-HYDROGEOLOGIE 23

1
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

II. CAUSES DES REMONTEES CAPILLAIRES 29

1) L’INFILTRATION DES EAUX DE RUISSELLEMENT EN SURFACE 29

2) FUITES D’EAU DES RESEAUX D’ALIMENTATION 30 PROTECTION DES


FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

3) LES REMONTEES PERIODIQUES DE LA NAPPE PHREATIQUE 30

CHAPITRE 2 : TECHNIQUES DE PROTECTION DES FONDATION 32

I. PROTECTION CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES 32

1) TRAITEMENT EN AMONT CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES 33

2) TRAITEMENT EN AVAL CONTRE LES REMONTEES D’HUMIDITE 41

Chapitre3 : MISE EN ŒUVRE DES FONDATIONS EN MILIEU AQUIFERE 45

I. METHODE PRECONISEE 45

1) DISPOSITIFS PRELIMINAIRES 45

2) REALISATION DES FONDATIONS 48

3) PROTECTION DES ELEMENTS ENTERRES 50


CONCLUSION 52

BIBLIOGRAPHIE &WEBOGRAPHIE 57

2
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

3
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

TERMINOLOGIE

Les eaux de ruissellement : eaux provenant des précipitations atmosphériques (pluie,


neige, grêle). Elles ruissellent sur le sol puis s’infiltrent.

La nappe phréatique : eaux souterraines stagnantes, en plus ou moins grande quantité,


dont l’écoulement est arrêté par des couches imperméable.

Le drainage : ensembles des ouvrages qui collectent et évacuent les eaux de


ruissellement et les eaux souterraines. Ils sont situés à proximité des fondations d’une
habitation ou d’un mur de soutènement.

Une tranchée drainante : réalisée dans le sol et remplie de matériaux perméables


(cailloux et graviers).

Un drain : tuyau en béton ou en PVC, posé avec une légère pente et comportant des
fentes et des perforations en partie supérieur par lesquelles pénètrent les eaux en
provenant de la tranchée filtrante.

Un géotextile appelé feutre filtrant : matériaux synthétique imputrescible non tissé,


enveloppant complètement le remplissage en cailloux et le drain ou recouvrant
uniquement ce dernier. Son rôle est de laisser passer l’eau filtrée dans le sol tout en
arrêtant les fines particules de terre susceptibles de colmater les perforations du
drain.

Un revêtement étanche : appliqué sur la face extérieure du mur enterré et constitué


d’un enduit au mortier de ciment et de plusieurs couches de produit bitumineux.

4
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

LISTES DES FIGURES

Figure 1 : Semelle isolée

Figure 2 : Semelle filante

Figure 3 : Radier général

Figure 4 : Fondation par micro pieux

Figure 5 : Fondation par pieux battus

Figure 6 : Fondation par pieux moulés

Figure 7 : Cloque et salpêtre sur la paroi des murs intérieurs

Figure 8 : Salpêtre et décollement de l’enduit des murs de façade

Figure 9 : Décollement de l’enduit tyrolien et la rouillure des fenêtres en fer.

Figure 10 : mécanisme de l’ascension capillaire

Figure 11 : Plan de masse de la zone d’étude

Figure 12 : Bassin versant de la Grande Niayes de Pikine

Figure 13 : Bassin hydrologique de Dalifort Est

Figure 14 : Eaux de surface

Figure 15 : Remontée de l’humidité au niveau des parois de la chaussée

Figure 16a : Coupure de capillarité en dessous du chainage et à 15 cm du sol fini

Figure 16b : Coupure de capillarité au-dessous du chainage à 15 cm du sol fini

Figure 17 : Dégagement de la coupure de capillarité

Figure 18 : Textile du drainage

Figure 19 : Système de drainage plus hérisson de cailloux

5
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Figure 20 : Mise en œuvre de siphon atmosphérique

Figure 21 : Siphon atmosphérique

Figure 22 : Cuvelage étanche

Figure 23a : Système de drainage tout à l’égout

Figure 23b : Chemise granulométrique

Figure 24 : Coupure de capillarité

Figure 25 : injection de liquide étanchéifiant dans le mur

Figure26 : Bétonnière Electrique

Figure27 : Membrane étanche sous dallage

Figure28 : Application du bitume

6
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Introduction

Un bâtiment au sens commun est une construction immobilière, réalisée par


intervention humaine, destinée d'une part à servir d'abri, c'est-à-dire à protéger des
intempéries des personnes, des biens et des activités, d'autre part à manifester leur
permanence comme fonction sociale, politique ou culturelle. La construction des
bâtiments relève de spécialités professionnelles définies en corps de métier, appelées
corps d'état, qui forment ensemble le secteur du bâtiment. Il est traditionnellement
divisé en gros œuvre fournissant la bâtisse, au sens propre "la partie édifiée en structure
qui résiste" et le second œuvre partie qui l'habille.

La fondation est une partie du gros œuvre. Elle se définit comme étant un élément
architectural d’un bâtiment qui assure la transmission et la répartition des charges de
cet ouvrage dans le sol (poids propre du bâtiment, forces climatiques et surcharges
liées à son utilisation). Du fait de sa position, les fondations sont exposées à toutes
menaces venant de l’intérieur comme de l’extérieur du bâtiment. Parmi toutes ces
menaces, il y’a l’eau, un liquide clair, inodore, sans saveur et capable d’infiltrer des
espaces trop petits allant d’ordre des microns.

L’eau, une source de vie, existe depuis le déluge cela dit elle existe depuis la création
de la terre. L’absence de celui-ci est néfaste mais une surabondance l’est également.
Elle sert aussi dans la fabrication et la réalisation de nombreux de nos ouvrages.

Dans la zone d’étude de notre exposé qui est la commune de Dalifort, jadis une zone
d’eau, la nappe phréatique est à un niveau trop proche du terrain naturel. Le sol y est
peu perméable et les pluies sont revenues depuis plusieurs années de sécheresse. Avec
les effets combinés de la remontée de la nappe et des pluies abondantes, l’eau remonte
en surface et infiltre molécule par molécule les parois des fondations. Un phénomène
qui détruit le béton, l’acier, le bois et les autres matériaux de construction. Cependant,
pour mieux appréhender ce problème, nous allons d’abord étudiés le phénomène des

7
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

remontées d’humidité, ensuite faire une présentation du milieu en y montrant les


dégâts que causes ce phénomène et pour terminer proposer des solutions contre cette
pathologie.

NB : L’exposé sera débuté par une étude sur les différents types de fondation.

Partie 1 : Généralité

Chapitre 1 : Généralité sur les fondations

I. Définition et caractéristiques

La fondation se définit comme un élément architectural d’un bâtiment. Un élément


constitué par un ensemble d’ouvrages enterrés destinés à recevoir les charges et à les
répartir au niveau du bon sol.

Les fondations varient selon la qualité du sol sur lequel le bâtiment doit être
implanté, la nature et la taille de la construction. Ainsi, elles sont classées en trois (3)
catégories selon leur profondeur.

1. Fondations superficielles

Les fondations superficielles ont une profondeur qui peut varier jusqu'à trois mètre (3
m). Elles rassemblent les fondations par rigole, les fondations par semelles filantes,
les fondations par semelles isolées et les fondations par radier général.

8
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Figure 1 : Semelle isolée

9
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Figure 2 : Semelle filante

Figure 3 : Radier général

2. Fondations semi-profondes

Les fondations semi-profondes ont une profondeur qui varie entre trois mètre (3m) à
huit mètre (8m). Elles rassemblent les fondations par puits, les fondations par semelles
isolées, les fondations par radier général et les fondations par micro pieux.

Définition d'un micropieu


Dans son utilisation fondation la plus courante, le micropieu est un élément vertical
ou incliné transmettant en profondeur, au sein de couches de sol capacitives, les
efforts appliqués en tête.

Les micropieux pour fondation sont généralement forés, d’un diamètre compris entre
100 et 250 mm (D.T.U.) ou 300 mm (EUROCODES) mais 140 mm est souvent
retenu pour les micropieux de reprise en sous-œuvre habitation. Leur profondeur
n’est pas limitée.

10
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Ils comportent nécessairement une armature métallique continue toute hauteur : tube,
profilé ou barre.

Figure 4 : Fondation par micro pieux

3. Fondations profondes

Les fondations profondes ont une profondeur supérieure à huit mètre (8m). Elles sont
fabriquées à partir des pieux. Les pieux peuvent être moulés d’avance et enfoncés, ou
réalisés directement dans le sol. On distingue deux (2) types de pieux :

 Pieux battus :

Ils peuvent être en bois ou en béton armé. Les pieux en bois ne peuvent
être envisagés que s’ils sont noyés sur toute leur hauteur (risque de

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

pourriture par l’alternance d’air et d’eau). Longueur maximum: environ


8m.

Les pieux en béton armé préfabriqués peuvent atteindre 30m de longueur


et 30 à 40cm de diamètre.

Ils peuvent être battus ou confectionnés dans le sol.

Ces problèmes nécessitent la compétence de spécialistes qui, dans chaque


cas particulier, fixeront la force portante de l’élément en fonction de la
nature géologique du terrain.

Figure 5 : Fondation par pieux battus

 Pieux moulés dans le sol :

12
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Ces pieux peuvent être réalisés dans le sol selon les différents systèmes (Franki,
Compressol…) qui font l’objet de brevets, et offrent d’excellents moyens pour la
réalisation de telles fondations.

Le système Franki présente un éventail de possibilités qui permet d’adapter


l’appareillage en fonction du sol rencontré. En terrain dur, l’enfoncement du tube est
provoqué par percussion au moyen d’un mouton sur un bouchon de béton mou.

En terrain aquifère, lorsque l’eau risque de détériorer le tampon de béton mou, le


système Franki comporte une pointe durcie, que le mouton frappe, avec l’interposition
de pièces de bois destinés à amortir le choc.

En terrain saturé d’eau, le tube constitue une enveloppe à l’intérieur de laquelle se


glisse un pieu en béton armé. Dans ce cas, il ne s’agit donc plus d’un pieu moulé dans
le sol, offrant une résistance par frottements latéraux.

Les repères utilisés lors du bétonnage servant à connaitre, un niveau du plan de travail,
la hauteur du remplissage de béton.

Le mouton sert d’une part à l’enfoncement et d’autre part au tassement du béton dans
le tube et contre le sol.

Le système Compressol doit être employé dans les terrains de remblais ou de faible
consistance, lorsque les eaux ne sont pas abondantes. Il permet d’établir des fondations
sur puits flottants. Grâce à la cohésion du pieu au terrain, il n’est pas toujours
nécessaire d’atteindre le bon sol.

Ce procédé consiste à perforer le sol par la chute d’un pilon et à remplir les puits
ainsi réalisés par un béton dosé à 400 kg par mètre cube de C.P, frottement comprimé
par pilonnage.

Dans les terrains particulièrement vaseux, ce système doit comprendre en outre un


blindage par un tuyau de tôle (ce qui complique l’exécution). Ce dernier n’est pas
nécessaire dans les autres sols.

13
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Pour obturer les venues d’eau gênantes, il est possible de procéder à des adjonctions
d’argile qui colmate les parois lors de la perforation.

Figure 6 : Fondation par pieux moulés

Chapitre 2 : Généralité sur les remontées capillaires

I. Le phénomène de remontée capillaire

La remontée d'humidité par capillarité, fréquemment appelée remontées capillaires,


désigne la migration de l’eau dans les murs en contact avec un sol humide et du fait
de la structure poreuse du matériau qui les constitues (bois, béton, torchis, etc.)

14
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Les remontées capillaires sont, avec les infiltrations d'eau, la pression hydrostatique,
une mauvaise ventilation et les causes accidentelles, l'une des sources principales
d'humidité à l'intérieur des habitations. Le phénomène de remontées capillaires
provient de l'humidité du sol qui remonte dans les murs enterrés jusqu'à environ 1 m
50 cm de hauteur, malgré le phénomène de pesanteur.

Comme une goutte de café sur un morceau de sucre, l'humidité peut ainsi monter
jusqu'à l'étage d'une habitation.

Les remontées capillaires touchent les murs en contact avec l'eau (fondations) ; très
poreux (non imperméables) ; capillaires (dotés de réseaux capillaires qui permettent à
l'eau de remonter) : plus le réseau est fin, plus l'eau remonte haut.

Les remontées capillaires rendent les murs humides, particulièrement dans leur partie
basse :

À l'intérieur : apparition de salpêtre ; petits champignons ; papier peint qui se décolle


en bas ; revêtement de sol qui pourrit (moquette) ; dégradation des plâtres et enduits
qui s'effritent.

À l'extérieur : crépi dégradé ; auréoles ; cloques...

Figure 7 : Cloque et salpêtre sur la paroi des murs intérieurs

15
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

L'apparition de ses signes doit vous alerter. Contactez un professionnel de l'humidité


au plus vite ! Celui-ci réalisera un diagnostic précis des problèmes d'humidité et vous
proposera un ou des traitements adaptés.

Le constat : On observe en façade des traces franges ou ondulées qui peuvent s’élever
à plusieurs mètres au-dessus du sol. La partie de façade située en dessous de ces traces
est généralement plus sombre que la partie située au-dessus, et saturée d’humidité.
Dans les cas extrêmes, les enduits et peintures de façade se décollent et laissent
apparaitre du salpêtre. L’humidité, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur entraine
l’apparition de salpêtre, efflorescences, le décollement des revêtements et le
pourrissement des pièces de bois qui sont au contact.

Figure 8 : Salpêtre et décollement de l’enduit des murs de façade

16
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Le diagnostic : l’eau présente dans le sol imprègne les embases de murs de maçonnerie
enterrée, puis elle remonte par capillarité à l’intérieur de ceux-ci. Cette humidité
s’évapore par les parements hors sol du mur, abandonnant les sels minéraux qu’elles
avaient dissous dans les matériaux. Ce sont ces dépôts de sels minéraux, et des
développements de micro-organismes, qui constituent les franges visibles en façade.

C’est un facteur aggravant plus qu’une cause. En effet, ces parements empêchent
l’évaporation au plus près du sol de l’eau présente dans la maçonnerie. Celle-ci migre
alors plus haut pour trouver une surface d’évaporation suffisante. Le sel présent dans
le terrain ou dans les matériaux de construction se fondent dans l’eau et montent grâce
à l’effet capillaire jusqu’à la surface. Sous l’effet de la chaleur, l’eau s’évapore et le
sel lui reste dans l’enduit. Une fois cristallisé, ce dernier augmente son volume jusqu’à
ce qui cause une poussée vers l’enduit et vers le matériau de construction. L’enduit se
détache et même le matériau de construction peut aussi exploser. Avec le temps, on
arrive à une dégradation et à un affaiblissement statique de la structure.

Des dégâts esthétiques sont aussi notés : taches et auréoles d’humidité, présence de
moisissure, enduit qui s’effrite, couleur qui s’écaille, efflorescences salines, meubles
et structures en bois qui s’abîment, et dans le pire des cas, le détachement de l’enduit
dû à la poussée du sel. C’est le cas sur cette image ci-dessous, l’eau s’est élevée à la
même hauteur que les fenêtres. Elle a attaqué l’enduit tyrolien et a oxydé les fenêtres
en fer.

17
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Figure 9 : Décollement de l’enduit tyrolien et la rouillure des fenêtres en fer.

Ce désordre concerne essentiellement les murs construits en matériaux capillaires (à


cause de leurs pores fins) : pierres tendres, briques ou agglos, par exemple. Mais il
peut aussi n’affecter que les enduits de façade si la maçonnerie est non capillaire ou
protégée.

Quelques déficiences de construction

Absence d’arase étanche (ou coupure de capillarité)

Les constructions anciennes n’en comportent généralement pas, sauf emploi de pierres
très peu capillaires type schistes, grés ou granit, en soubassement des murs porteurs.

Mauvaise exécution de l’arase étanche

 Arase étanche positionnée dans le sol : l’eau provenant du sol passe au-dessus
de l’arase étanche, qui est alors inefficace.
 Arase étanche positionnée à trop faible hauteur du sol extérieur, le bas des murs
est éclaboussé par les eaux de rejaillissement, l’efficacité de l’arase est alors
partiellement compromise.
 Arase étanche discontinue. C’est le cas lorsqu’elle n’est pas bien réalisée sur
toute la section horizontale d tous les murs en contact du sol. C’est aussi le cas d’un

18
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

certains traitements curatifs par injection de résine lorsque celle-ci n’imprègne pas la
maçonnerie de manière homogène.

Présence de parements ou de revêtements de façade peu perméables à la vapeur d’eau

(enduits de mortier, doublages, revêtements d’imperméabilité) Pourquoi le béton

pompe l’eau ?

La porosité des éléments en béton, ou de leur revêtement, permet à l'eau de progresser,


essentiellement sous forme liquide, en fonction de la tension capillaire (fonction
notamment du rayon du capillaire ou pore, d'après la Loi de Jurin), y compris en allant
à l'encontre de la gravité, les forces exercées par tension sur l'eau l'équilibrant. Outre
la teneur en eau du sol, c'est donc la nature du matériau (sa structure poreuse) qui a un
impact décisif sur la hauteur des remontées capillaires. Ainsi pour pouvoir expliquer
ce phénomène, nous allons essayer de comprendre les propos de Jurin sur la remontée
de l’humidité.

II. La Loi de JURIN

Figure 10 : mécanisme de l’ascension capillaire

Un tube de verre de faible diamètre est plongé dans un liquide mouillant, de l’eau par
exemple. Dans le tube, le niveau du liquide est supérieur au niveau de la surface
libre du récipient. Le ménisque concave fait un angle θ avec la surface du tube.

19
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

L’ascension capillaire est due aux forces superficielles appliquées en tout point du
contour du ménisque. La résultante F de ces forces équilibre le poids P du liquide
soulevé. L’élévation du liquide dans le tube compense la différence de pression entre
les deux côtés de la paroi. (Loi de Laplace).

2
Le poids de la colonne de liquide dans le tube P = mg = πR hρg est équilibré par la
force de tension superficielle F = 2πRγcosθ

On obtient ainsi cette relation que l’on appelle la Loi de Jurin.

R : rayon intérieur du tube


ρ : masse volumique du liquide g :
accélération de la pesanteur, γ

  tension superficielle du liquide, θ :


angle de raccordement liquide/solide,
Cos θ : parce que seule la composante verticale contribue à la résultante
F.
D’âpres la relation de JURIN plus le rayon intérieur des parois des murs est petit plus
la hauteur de montée des gouttes d’eau augmente. Ce qui revient à dire que ces
remontées sont plus fréquentes chez les murs construits en matériaux capillaires (à
cause de leurs pores fins).

Le béton est un mélange de sable, de ciment, d’eau et de graviers (et d’acier pour les
bétons armés). Avec une granulométrie grosse, les parois du béton sont plus aérées que
chez le mortier de ciment qui lui ne contient pas de graviers. C’est pourquoi il est

20
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

préférable d’utiliser des agglos en béton pour les soubassements pour diminuer la
hauteur de montée de l’humidité.

Partie 2 : Cas pratique

Chapitre 1 : Présentation du projet

Dans cette partie, il s’agira de l’étude concrète dont on identifiera les causes des
remontées capillaires dans la commune de Dalifort afin d’apporter des solutions aux
problèmes suite à une étude comparative des différentes techniques pour y remédier

I. Présentation du milieu d’étude

Créée en 1996, Dalifort (ou Dalifort-Foirail) est l'une des 16 communes


d'arrondissement de la ville de Pikine (Sénégal). Situé dans la région de Dakar elle est
une partie intégrante de la ville de Pikine. Elle couvre une superficie de 253,67 ha, la
Commune compte une population cosmopolite d'environ 35.000 habitants.

Figure 11 : Plan de masse de la zone d’étude.

21
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Cette étude s’inscrit dans une dynamique de réflexion sur le présent et l’avenir de la
commune de Dalifort. Elle constitue en réalité la première partie d’un travail de
recherche. Cette première partie consiste à réaliser un diagnostic participatif
préliminaire sur la commune à travers une analyse critique documentaire et la
validation des données par des échanges avec des acteurs ayant une certaine
connaissance de la ville. Ainsi, ce travail s’est déroulé en plusieurs étapes :

1. Pédologie

La pédogenèse dépend de l’importance des pluies mais aussi des facteurs au niveau
local notamment la roche mère. Une bonne partie de la région de Dakar est occupée
par des dunes continentales fixées datant de l’Ogolien. C’est sur ces terrains que l’on
retrouve des sols ferrugineux non lessivés. Ces sols sont pauvres en matière organique
et sont sujets à l’érosion éolienne et aux eaux de ruissellement.

Le Département de Pikine se trouve dans une dépression contenant un système dunaire


continental des dunes rouges (erg de Pikine et erg de Keur Massar) avec un réseau
hydrographique assez dense. Cette configuration géographique fait que certaines
communes d’arrondissement sont les plus exposées aux problèmes d’inondation.

2. Géologie

La géologie de la région de Dakar détermine largement son relief. On rencontre


généralement trois (3) formations géologiques dans la région de Dakar : les roches
volcaniques du Tertiaire et du Quaternaire (tête de la presqu’île), les dépôts du
Quaternaire de la zone des « Niayes » et les calcaires et marnes de l’Éocène moyen
(Tertiaire et Secondaire) que l’on retrouve dans le reste de la région de Dakar.

Sa stratigraphie est connue depuis le Jurassique supérieur et le Crétacé jusqu’au


Quaternaire, en passant par le Paléocène et l’Éocène grâce aux affleurements, aux
prospections pétrolières et aux forages hydrauliques.

La succession litho-stratigraphique présente dans le secteur donne les informations


nécessaires à la compréhension de l'hydrogéologie du secteur étudié et les séries

22
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

stratigraphiques les plus pertinentes pour la présente étude concernent essentiellement


le Quaternaire ancien et récent.

Le Quaternaire ancien est caractérisé par les lithos faciès suivants : les sables
infrabasaltiques, les produits volcaniques, les grès à ciment calcaire de Yoff et les
alluvions graveleux. Le Quaternaire est constitué par des formations sédimentaires et
volcaniques et se subdivise en deux (2) zones :

• Un système dunaire qui s’étend sur la zone de Thiaroye-Pikine-Dagoudane et qui


se prolonge tout le long du littoral Ouest ;

• Des sables masqués par des coulées volcaniques au niveau de la tête et de la


Presqu’île.

3. Hydrographie-Hydrogéologie

Sur le plan hydrologique, le réseau hydrographique a un caractère souvent «


artificialisé » et les bassins versants sont de faibles dimensions. La dégradation du
réseau hydrographique a entraîné la formation d’un chapelet de lacs ou de mares. Les
écoulements sont endoréiques car les cordons littoraux empêchent leur évacuation vers
la mer. La forte imperméabilisation des sols en zone urbaine a modifié la nature du
ruissellement quantitativement (diminution des pertes à l'écoulement, accélération du
mouvement de l'eau). Au cours de ces trente dernières années, cette région a connu
une urbanisation très rapide, liée à l’exode rural que la péjoration climatique et la
dégradation des conditions de vie en milieu rural ont entraîné dans toute la région
Sahélienne.

Identification et caractérisation des différents bassins et du réseau


hydrographique

Le domaine de l’étude appartient à la zone des sables quaternaires qui longent le


littoral nord de la presqu’île du Cap Vert. L’examen de la carte altimétrique ou du
modèle numérique de terrain permet de mettre en évidence le réseau hydrographique
et les bassins versants drainés. Ce sont de petits bassins versants, de superficies

23
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

comprises entre 1 et 35km². Ils sont caractérisés par des pentes moyennes de l’ordre
de 2 à 3 %. Deux groupes de bassins versants se distinguent :

• Les bassins versants de la façade nord de la presqu’île, caractérisés par une pente
générale orientée vers le nord :

o Bassin versant du lac Tiourour : le bassin versant du lac Tiourour s’étend


sur 5.76 km2 entre Guédiawaye et Yeumbeul ;

o Bassin versant Gounass : le bassin versant de Gounas s’étend sur 4.04 km2
dans la zone de Pikine et Médina Gounass ;

o Bassin versant du lac Warouwaye : le bassin versant du lac Warouwaye


s’étend sur 3.45 km2 entre le bassin de Tiourour et le bassin du lac Wouye
;

o Bassin versant du lac Wouye : le bassin versant du lac Wouye est situé dans
la zone de Malika –Yeumbeul. Il a une superficie de 6.04 km2 ;

o Bassin versant du lac Mbeubeuss : le bassin versant du lac Mbeubeuss est


situé dans la zone de Keur Massar. Il a une superficie de 28.6 km2 ;

• Les bassins versants de la façade sud de la presqu’île caractérisés par une pente
générale orientée vers le sud :

o Bassin versant de la Grande Niaye : la Grande Niaye est située entre Pikine
et Patte d’oie. C’est une vaste dépression qui s’ouvre sur la baie de
Hann. Superficie est de 12.06 km2 ;

o Bassin versant du Sotiba-Icotaf : ce bassin versant est situé entre la Grande


Niaye et le bassin de SIPS-Thiaroye. C’est un petit bassin qui a une
superficie de 1.36 km2 ;

o Bassin versant de Sips : ce bassin versant est situé dans la zone de


Thiaroye –SIPS- Guinaw Rail. Il a une superficie de 3.89 km2 ;

24
PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

o Bassin versant du Diamagueune : le bassin versant de Diamagueune est


situé entre Diamagueune et la forêt de Mbao. Sa superficie de 8.47 km2
;

o Bassin versant du Marigot de Mbao : le bassin du Marigot de Mbao est


situé au nord de Mbao-Keur Mbaye Fall. C’est le plus grand bassin de la
zone avec une superficie de 34.72 km2.

Tous ces bassins versants partagent une même nappe d’eau souterraine, appelée nappe
des sables quaternaires de Thiaroye. Cette nappe est en contact avec les eaux marines
dans sa limite nord -ouest. Les affleurements du substratum imperméable constituent
la limite sud de cette nappe. La nappe des sables quaternaires est affleurant au niveau
des lacs et de nombreuses dépressions appelées plus communément « Niayes ». Ces
dépressions sont les vestiges d’un ancien réseau hydrographique, très dégradé
aujourd’hui. Certains de ces bassins versants sont endoréiques à cause de la présence
des cordons dunaires et des nombreux bouchons dans le réseau hydrographique.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRES

Figure 12 : Bassin versant de la Grande Niayes de Pikine

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Figure 13 : Bassin hydrologique de Dalifort Est

Parmi tous ces bassins, celui qui nous concerne est le bassin versant de la Grande
Niaye, elle est située entre Pikine et Patte d’oie. C’est une vaste dépression qui s’ouvre
sur la baie de Hann. Superficie est de 12.06 km2. Ce bassin est en contact avec la
nappe phréatique qui remonte pendant l’hivernage ou garde son niveau selon le niveau
du bassin. Aujourd’hui, malgré les remblais, la nappe se recharge avec les effets
conjugués du retour des pluies après plusieurs années de sécheresses et de la pression
sur le sol résultant de la densité des habitations provoquant ainsi des reflux à plusieurs
endroits. Cette situation s’associe à la reprise des eaux de leurs chemins traditionnels
pour se retrouver et s’installer confortablement dans leurs lits naturels ; principaux
plans d’eau (saisonniers) actuels entraînant sur leur passage les inondations que
connait cette zone ces dernières années. Aujourd’hui près de la moitié de la ville est
installée sur un espace insalubre et peu commode à la vie.

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Figure 14 : Eaux de surface

Mise à part l’Océan Atlantique, la région de Dakar ne dispose pas de véritable réseau
hydrographique bien développé. Cependant, on note l’existence de deux (2) grands
types de bassins versants drainés par les eaux de ruissellement directement corrélés à
la pluviométrie :

• Les bassins versants de façade Nord de la Presqu’île ;

• Les bassins versants de la façade Sud de la Presqu’île.

La dégradation du réseau hydrographique a entraîné la formation d’un chapelet de lacs


ou de mares. On peut noter dans la région de Dakar plusieurs milieux inondés
temporaires dont la grande « Niaye » de Pikine, les « Niayes » de Maristes, de Patte
d’Oie, de Thiaroye, la mare de Guinaw Rails, etc. En plus, on peut citer dans l’espace

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régional l’existence d’autres points d’eau dont le marigot de Mbao, le lac Tiouroure,
le lac Warouwaye, le lac Mbeubeuss, le lac Rose, etc.

II. Causes des remontées capillaires

Cependant les fondations sont souvent réalisées dans des zones humides. L’humidité
peut provenir de plusieurs sources. L’infiltration des eaux de ruissellement en surface
d’où les inondations des eaux de pluies, les fuites d’eau au niveau des tuyaux sous
l’ouvrage, les remontées périodiques de la nappe phréatique peuvent toutes être
sources d’humidité. Elles peuvent créer des remontées capillaires au niveau des
éléments de fondation.

1) L’infiltration des eaux de ruissellement en surface

Les eaux pluviales désignent l’eau de pluie et l’eau provenant de la fonte de la neige
qui s’infiltrent dans le sol ou qui ruissellent à sa surface avant de terminer leur course
dans les cours d’eau avoisinants ou la nappe d’eau souterraine. Certaines définitions y
incluent aussi les eaux issues d’activités humaines comme le lavage des automobiles,
l’arrosage des pelouses, les eaux usées provenant des maisons…

L’eau de pluie ruisselle sur les pentes et s’infiltre plus ou moins lentement suivant la
perméabilité des couches superficielles.

On parle d'infiltrations d'eau lorsque l'eau de pluie pénètre dans les parois ou le toit
de votre habitation. Elle finit par imbiber les murs intérieurs, ce qui peut causer de
graves dégâts.

Les infiltrations d'eau peuvent aussi être présentes dans les caves, les sous-sols ou tout
autres parties de la maison enterrées ou semi-enterrées. L'eau imprègne d'abord
l'extérieur des murs et envahit peu à peu l'intérieur sous la pression exercée par le sol.

Les infiltrations d'eau dans la maison peuvent être la conséquence :

De fissures dans les murs ;

De fuites de canalisations ;

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De gouttières bouchées ;

De problèmes d'étanchéité (murs, fondation, menuiseries...) ;

De problèmes de vieillissement des joints (fenêtres, pierres de façade, baignoires...) ;


Des problèmes de porosité des matériaux de construction : il n'y a pas de fissure, mais
ils ne sont plus imperméables, l'humidité pénètre donc « un peu partout » ;

De différence de niveau du sol entre l'extérieur (plus haut) et l'intérieur (plus bas) de
votre habitation : ce sont les infiltrations latérales (dans les caves et sous-sols).

Les conséquences d'une infiltration d'eau sont ennuyeuses et parfois dangereuses pour
les maisons et la santé des personnes : moisissures ; développement de bactéries ;
odeurs nauséabondes ; pourrissement du bois...

2) Fuites d’eau des réseaux d’alimentation

Les fuites d’eau des réseaux d’alimentation en eau potable (A.E.P) et d’assainissement
peuvent être des causes d’affouillement et d’imprégnation en permanence du sol de
fondation provoquant la perte de la force portante et tassements. Dès lors, la
canalisation est souvent entraînée dans le mouvement ; elles s’ouvrent et fuit davantage
et personne n’est plus capable de dire si le sol a tassé à cause de la fuite ou si la
canalisation s’est rompue par suite de tassement.

Les argiles ont la propriété de pouvoir renfermer des quantités d’eau appréciables qui
ont pour effet de modifier leur force portante, mais aussi pour certaines de les faire
gonfler. La dessiccation produit l’effet inverse et peuvent conduire à des tassements.

3) Les remontées périodiques de la nappe phréatique

Le système aquifère s’étend de la tête de la presqu’île de Dakar où il est masqué par


les coulées volcaniques des Mamelles jusqu’à Saint-Louis sur une dizaine de
kilomètres de largeur. Il s’agit donc de la même formation aquifère qui se subdivise en
trois réservoirs appelés respectivement de l’Ouest vers le Nord-est :

• La nappe infra basaltique de la tête de la presqu’île de Dakar ;

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• La nappe des sables quaternaires du col de la presqu’île de Dakar qui s’étend de la


grande « Niayes » de Pikine jusqu’au Lac Tanma ;

• Et la nappe du littoral nord qui s’étend au-delà du lac Tanma.

A l’Ouest, les coulées volcaniques se sont mises en place sur les sables marins et
continentaux. Cette morphologie est en relation avec la nature des deux (2) nappes que
l’on y rencontre : l’une captive sous la couverture basaltique, l’autre libre dans le
secteur des « Niayes ».

La nappe qui nous concerne directement dans le cadre de cette étude est celle des sables
du Quaternaire du col de la presqu’île de Dakar. Dans les dépressions inter dunaires «
Niayes » et aussi selon certains chenaux qui recoupent les alignements, la nappe
phréatique affleure donnant naissance à une végétation luxuriante.

Jusqu’au milieu des années 80, la pluviométrie a été faible sur la région de Dakar. Le
niveau de la nappe des sables de Pikine avait sérieusement baissé et les seules
concentrations d’eaux ruisselées n’étaient observées qu’au niveau des points les plus
bas tels que dans la zone des « Niayes ». Ainsi, la nappe est très souvent subaffleurante
à affleurant dans la quasi-totalité des « Niayes » pendant l’hivernage du fait des effets
conjugués du retour de la normale pluviométrie et de l’accélération du coefficient de
ruissellement vers ces zones dépressionnaires. La profondeur de la nappe phréatique
varie de 0,5 mètres à environ 5 mètres suivant les apports pluviométriques.
Aujourd’hui avec les réseaux d’évacuation des eaux pluviales installés au niveau de
cette zone, nous remarquons pendant la saison sèche, le niveau de la nappe peut
descendre jusque dans les 2 mètre. Cependant, les nouvelles maisons dont leur
fondation ne dépasse pas les 2 mètre sont en effet protégées contre l’eau de la nappe.
Mais n’empêche, elles sont toujours exposées à des remontées d’humidité puisque le
sol est en permanence humide même pendant la saison sèche. Cette image ci-dessous
a été prise dans le quartier de cité soleil (Dalifort) une semaine avant les premières
pluies du mois de Juin de l’année 2015. Dans cette image, nous voyons nettement
l’humidité remontée par les parois de la chaussée, un phénomène récurrent du fait du
niveau très élevé de la nappe.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure 15 : Remontée de l’humidité au niveau des parois de la chaussée

Chapitre 2 : technique de protection des fondations

I. Protection contre les remontées capillaires

La zone de Dalifort est située dans un milieu dont le niveau moyen de la nappe est
environ à 2 mètre. Une fondation dépassant les 2 mètre de profondeur peut être
considérée comme étant dans l’eau. L’eau est en effet nuisible pour les matériaux tels
que le béton, le mortier, l’acier… les voies que pourrait prendre l’eau pour infiltrer le
bâtiment sont nombreuses. On peut citer le toit d’un bâtiment exposé au ciel donc à la
pluie, un toit non étanche, dont la dalle n’est pas couverte de couche protectrice
étanche. Elle peut aussi infiltrer la maçonnerie ou remonter au niveau des semelles de
fondation pour ainsi atteindre le rez-de-chaussée.

Cependant, cette étape de l’exposé sera libellée en deux parties. En premier lieu, il est
question de protéger une construction pas encore réalisé en agissant au niveau des
fondations dans le cas d’une remontée de la nappe ou d’une fuite de conduite d’eau.
En deuxième lieu, nous essayerons de donner des solutions aux problèmes de remontée
d’humidité survenus âpres la réalisation de la construction.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

1) Traitement en amont contre les remontées capillaires


 Cas d’une remontée de la nappe

Dans ce cas-ci, la construction n’a pas encore été entamée. On se trouve sur un terrain
nu dont le sol de fondation est humide, la nappe n’est pas loin et que son niveau
pourrait augmenter. L’eau peut infiltrer la semelle à construire soit par ses contours ou
par sa base. Dans le cas où le niveau de la nappe est à son plus haut point, le sol qui
servira de remblais pour le soubassement et une partie de la maçonnerie sera humide.
Ainsi, avec une teneur en eau très élevée de ce sol, cette partie de la fondation sera
exposée à des remontées d’humidité.

Cependant il est possible d’éviter ces infiltrations d’eau par plusieurs techniques que
l’on mettra en œuvre pendant la réalisation des fondations.

 Coupure de capillarité ou arase étanche

Lorsque les murs de soubassement sont en maçonnerie de petits éléments ou en agglos,


les maçonneries en élévation doivent être protèges des remontes d’eau du sol. Un
chainage en béton armé disposé au niveau du plancher bas du rez-de-chaussée ou du
dallage sur toute l’épaisseur des maçonneries de soubassement assure cette protection
sans disposition complémentaire. Ce chainage doit être l’air libre et au minimum 15
cm au-dessus du sol extérieur fini (Figure 16 a)).

Pour empêcher l’eau d’infiltrer la fondation, une peinture bitumeuse est appliquée aux
parois de la semelle et qui remonte la fondation jusqu’au chainage. La peinture jouera
le rôle d’enduit étanche. Elle doit bien être réalisée sur tous les coté de la semelle

NB : En cas d’enduit extérieur, son niveau inférieur doit être positionné au-dessus de
la coupure de capillarité.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure 16a : Coupure de capillarité en dessous du chainage et à 15 cm du sol fini.

Figure 16b : Coupure de capillarité au-dessous du chainage à 15 cm du sol fini.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Légende

1. Habillement en maçonnerie
2. Chainage en béton armé
3. Plancher
4. Soubassement en maçonnerie
5. Coupure de capillarité
6. Arase étanche

A éviter :

Quand l’arase étanche est positionnée dans le sol, le niveau du sol dépasse l’arase :
l’eau provenant du sol passe au-dessus de l’arase étanche, qui est alors inefficace. C’est
pourquoi il est préférable de réaliser l’arase à une hauteur supérieure ou égale à 15 cm
du sol fini.

 Système de la bâche

La bâche est une toile ou une couche plastique dont l’utilité est de couvrir les remblais
en même protéger le dallage contre les remontées d’eau. Elle est réputée par ses
caractéristiques d’étanchéité à l’eau.

Dans une zone comme celle-ci, la nappe phréatique est proche de la surface à bâtir, le
système de bâche est d’une grande importance.

La bâche est placée sous le dallage, sur les remblais. Elle constituera de barrière
étanche à l’eau. Ainsi, l’eau ne pourra pas remonter la dalle et le sol de la pièce restera
sec. Ce système est souvent utilisé dans les constructions de cave et du sous-sol.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure 17 : Dégagement de la coupure de capillarité

 Cas d’infiltration d’eau de surface


 Pavage en pierre de Rufisque

Dans la zone d’étude, à cause du niveau de la nappe et de la nature du sol, les eaux
stagnent et inondent les rues âpres le passage de la pluie. Ces eaux ruissellent le bord
des murs de façade des maisons pour ensuite infiltrer le sol puis remonter les murs de
façade des maisons.

Ce phénomène peut être évité en évacuant ces eaux vers les regards. On fixe un pavage
de pierres de Rufisque en dallage ou en dalle autobloquante au niveau des sols
extérieurs. La dalle sera réglée en pente vers des regards ou des caniveaux des collectes
des eaux de ruissellement.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Image sur une pente en pierre de Rufisque.

On lutte efficacement contre les eaux de ruissellement par un circuit de drainage, à la


condition qu’il fonctionne tant tout au long de son parcours qu’à son exutoire.

 Drainage

Un drainage comporte obligatoirement :


- Une tranchée drainante, remplie de matériaux perméables. Une chemise
granulométrie en trois couches allant de la plus importante en bas (pierres autour du
drain) à la plus faible en haut (du sable par exemple). Chaque couche aura une
épaisseur égale au tiers de la profondeur de la fouille.
- Un drain placé toujours sur la face supérieure de la fondation afin d’éviter les
affouillements sous celle-ci.
- Des regards de visite à chaque changement de direction et au point haut.
- Un dispositif d’évacuation des eaux recueillies par les drains.

Un drainage périphérique autour du bâtiment n’est pas une obligation et ne se conçoit


qu’en présence d’une nappe phréatique peu profonde.

Figure 18 : Textile du drainage

Ce procédé est d’une meilleure efficacité s’il est couplé avec une couche de cailloux
lavés avec aération appelée hérisson pour ainsi éviter les remontées d’humidité.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure 19 : Système de drainage plus hérisson de cailloux

 Les siphons atmosphériques

Cette technique consiste à assécher le mur en augmentant la surface d’évaporation par


ventilation naturelle des murs. Ce dispositif utilise des drains en terre cuite ou en
plastique placer horizontalement à une profondeur égale aux deux tiers de l’épaisseur
du mur et au-dessus de la zone à assécher. Les formes de ces tubes sont circulaires
hexagonale ou triangulaire. Ces formes sont ainsi étudiées pour favoriser une bonne
circulation de l’air interne.

L’air sec extérieur pénètre dans le drain, se charge d’humidité, se refroidit, devient plus
léger et s’évapore vers l’extérieur en faisant place à une nouvelle quantité d’air sec.

Cet échange atmosphérique se réalise constamment et assèche progressivement le mur


qui respire en permanence.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

C’est une solution de traitement des remontées capillaires pas couteuse et simple à
mettre en œuvre. Pour une meilleure efficacité, il est conseillé de coupler ce procédé à
un drainage.

Mise en œuvre :

Figure 20 : Mise en œuvre de siphon atmosphérique

• Faire des trous de 5cm de diamètre tous les 50 cm maximums, sur une ou 2 rangées
en fonction du pourcentage hygrométrique des matériaux.
• Placer horizontalement dans la partie basse du mur à traiter, l’assécheur FILTREX.
• Sceller l’assécheur avec un mortier maigre à base de chaux ou de plâtre sur une
profondeur d’environ 1cm

Les assécheurs de mur sont situés juste au-dessus de la zone à traiter. Dans tous les
cas ils doivent être placés en dehors de la zone de rejaillissement. Les assécheurs
FILTREX sont réalisés en matière plastique insensible au temps. L’A.B. S de par
ses qualités résiste au gel et conserve ses de microporosité sans être altéré.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure 21 : Siphon atmosphérique

 Le cuvelage

En cas d’humidité du sol, divers problèmes peuvent survenir comme les remontées
capillaires et les infiltrations d’eau. Pour les éviter, la réalisation d’un cuvelage est
recommandée.

Le cuvelage est un caisson étanche installé dans le sous-sol. Il est destiné à empêcher
les remontées capillaires (infiltrations verticales venant du sol sous la maison) et les
infiltrations d'eau par pression hydrostatique (infiltrations latérales).

Le cuvelage est un ouvrage très dur en béton armé qui augmente la pression sur vos
murs et peut les déstabiliser.

Le cuvelage en lui-même ne résout pas les problèmes d'humidité. En effet un excès


d'humidité dans un sous-sol révèle un désordre qu'il faut traiter.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Le cuvelage doit donc être accompagné d'autres traitements. Par exemple :

• Le drainage qui permet d'évacuer l'eau de pluie gorgeant le sol au pied des murs
et entraînant par exemple des infiltrations d'eau.

• La membrane étanche posée aux bas des murs enterrés qui crée une barrière à
l'extérieur de vos murs.

• L'injection de résine qui permet de combler les capillarités présentes dans les
murs permettant ainsi à l'eau de remonter dans vos murs.

• L'hydrofuge de surface qui permet d'empêcher les infiltrations tout en laissant


respirer le mur.

Figure 22 : Cuvelage étanche

Un diagnostic effectué par un professionnel des problèmes d'humidité est primordial.


Lui seul peut diagnostiquer l'origine des désordres et vous conseiller la ou les solutions
adaptées à votre habitation.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

2) Traitement en aval contre les remontées d’humidité

Dans ce cas-ci, la construction a déjà été réalisée. On se retrouve donc dans une maison
déjà habitée et on constate depuis quelques temps une humidité qui longe le long des
murs. A l’intérieur comme à l’extérieur l’eau monte en faisant apparaitre des
efflorescences au bas des murs dégarnissant ainsi les revêtements notamment la
peinture et faisant ainsi apparaitre des taches humides et au séchage de ces
efflorescences apparait des cristaux de sel appelé salpêtre.

 Drainage

Ce procédé est la même que celui donné plus haut. Dans ce cas-ci, une tranchée est
exécutée autour de la construction dans laquelle sera réalisé le système de drainage.
En mettant en place un drain perforé dans la tranchée en pente douce l’eau qui remonte
au niveau de la fondation sera récupérée par le tuyau de drainage. Ainsi elle sera
évacuée jusqu’aux réseaux d’évacuation d’eaux pluviales.

Figure 23a : Système de drainage tout à l’égout.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure 23b : Chemise granulométrique

 Arase horizontale étanche

Appelé également coupure de capillarité, ce procédé consiste à introduire


horizontalement dans l’épaisseur du mur une barrière étanche par le biais des tubes
en alu. Ce procédé comporte ainsi des risques comme la fragilisation de la structure
du mur.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure 24 : Coupure de capillarité

 Injection de liquide étanchéifiant dans le mur

La barrière étanche peut être constituée d’un liquide étanchéifiant, injecté sous
pression ou simplement par gravité en utilisant un entonnoir dans une série de
percements.

La barrière étanche peut être réalisée à l’aide d’un film de matériau imperméable
(plomb, cuivre, membrane bitumée, résine…), après sciage de la maçonnerie.

Sinon nous avons l’injection de résine dans le mur. Un liquide qui agit directement
dans les pores et empêche l’eau de remonter.

Figure 25 : injection de liquide étanchéifiant dans le mur

NB : procédé à une analyse détaillée de la situation du bâtiment et des matériaux avant


de choisir le procédé de traitement. Quel que soit la solution retenue, le traitement de
cette pathologie est en effet couteux.

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Chapitre3 : Mise en œuvre des fondations en milieu aquifère

I. Méthode préconisée

Pour la réalisation des fondations et pour minimiser la surface d’imprégnation (contact


des ouvrages enterrés avec l’eau), on choisit d’adopter des fondations avec semelles
isolées.

1) Les dispositifs préliminaires


Avant d’entamer la mise en œuvre des fondations proprement dites, il faut au
préalable enlever .L’eau dans les fouilles, traiter le béton et mettre un dispositif pour
empêcher les remontées capillaires.

 Le choix du dispositif de rabattement

Hormis les conditions techniques que nous venons d’évoquer et qui conduisent à
choisir tel ou tel dispositif de rabattement, d’autres considérations, en particulier
d’ordre financière, peuvent influer sur la décision finale. En effet la réalisation d’un
système de drainage représente un investissement important .C’est pourquoi de
nombreux responsables préfèrent s’accommoder du désordre ou de la nuisance même
si à long terme les dommages conduise à un cout d’entretien beaucoup plus élevé,
plutôt que de réalisé un dispositif plus approprié. Par contre, l’alternative du
rabattement par pompage exige un investissement moins important mais présente tout
de même l’inconvénient d’un cout de fonctionnement beaucoup plus élevé (entretien
moteur, consommation d’énergie etc.) .A priori, cette dernière solution est préférable
dans les cas où le temps moyen de fonctionnement du dispositif est court, les frais
d’entretien étant réduits en conséquence

 Evacuation de l’eau

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Les nappes phréatiques sont également dites « libres » car aucune couche imperméable
ne les sépare du sol. Elles sont alimentées par la pluie, dont une partie s'infiltre dans le
sol et rejoint la nappe. Lorsque l'eau de pluie atteint le sol, une partie va s’évaporée,
une autre partie s'infiltre et est reprise plus ou moins vite par l'évaporation et par les
plantes, une troisième s'infiltre plus profondément dans la nappe. Après avoir traversé
les terrains contenant à la fois de l'eau et de l'air qui constituent la zone non saturée (en
abrégé ZNS) elle atteint la nappe où les vides de roche ne contiennent plus que de
l’eau, et qui constitue la zone saturée.

Et quand la zone devient saturée l’eau contenue dans la nappe a tendance à s’échappé
ce qui explique le phénomène des remontés capillaire .Ainsi cette remonté de la nappe
va influer sur la construction en inondant les fouilles.

Pour évacuer ces eaux contenues dans les fouilles, la méthode de l’asséchement des
fouilles par pompage sera préconisée.

Cette pompe est vendue à un prix on peu cher, mais pour des raisons économiques la
pompe sera louée la journée y compris les frais de carburant.

Pour assurer une bonne évacuation de l’eau la pompe sera placée à l’extérieur de la
fouille. Une conduite relie à la moto pompe sera plongée dans le puits et c’est cette
pompe qui va assurer l’aspiration de l’eau contenue dans la fouille. Cette eau aspirée
sera déverse à l’extérieur dans un lieu sûr. Ce travail sera répété jusqu’à ce qu’il n’y
ait plus de l’eau dans les fouilles. Juste après l’évacuation totale de l’eau vient la
couche anticontamination

 Utilisation du polystyrène

Lorsque l’on coule une dalle de béton, on a souvent l’impression que le béton seul
servira à isoler la pièce qui s’élèvera par-dessus. En réalité, il n’en est rien ! En effet,
le béton est un très mauvais isolant. Posé directement sur la terre, il aura tendance à
transmettre la température de la terre. Ainsi, une dalle de béton non isolée va tout
simplement refroidir votre intérieur en hiver.

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Au contraire, l’isolation d’une dalle de béton va permettre de supprimer définitivement


le pont thermique issu du sol. C’est d’autant plus important qu’il soit bien plus facile
de placer un isolant pour dalle de béton plutôt que d’isoler un sol après coup.

L’isolation d’une dalle de béton n’est pas extrêmement complexe, ce pourquoi il serait
dommage de s’en passer. Elle consiste simplement en l’application d’une couche
d’isolant pour dalle de béton (le plus souvent une épaisseur de polystyrène) par dessous
la future dalle.

Voici comment isoler une dalle de béton, étape par étape :

Appliquez une couche de sable : une fois votre terrain préparé pour le coulage de la
dalle en béton, appliquez et aplanissez une épaisseur de sable directement sur la terre.
Le sable va permettre à l’isolant de ne pas se briser.

Posez une couche de Polyane : avant de poser une couche d’isolant, appliquez une
épaisseur de Polyane. Le Polyane est un simple film de polyéthylène, qui va permettre
l’étanchéité et la protection de l’isolant.

Posez une couche de polystyrène : posez enfin une couche de polystyrène expansé
comme isolant de dalle en béton. Vendu en plaques, le polystyrène est un isolant
efficace et très facile à poser, dont la densité permettra de supporter sans mal le poids
de la dalle de béton.

Une fois la couche isolante en place, vous pouvez sans problème poser par-dessus un
treillis métallique, qui empêchera les fissures du béton après que vous ayez coulé la
dalle.

Attention : une fois votre isolation de dalle de béton mise en place, ne tardez pas à
couler la dalle, ou utilisez une bâche pour protéger l’isolation en attente de la dalle de
béton. En effet, en cas d’intempéries, la pluie pourrait totalement détériorer votre
couche de polystyrène

 Mise en Place du Coffrage

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Les coffrages sont des moules dans lesquels on verse le béton fraîchement préparé. Ils
assurent la forme permanente d'un ouvrage en retenant la poussée du béton

Jusqu’au moment où celui-ci aura suffisamment durci. Ils protègent aussi le béton des
effets de la température au moment de sa prise initiale.

Certains principes généraux sont à considérer avant de fabriquer et de mettre en place


les coffrages. Un bon coffrage sera évalué à partir des six qualités qui suivent :

• reproduire la forme et la texture souhaitées;


• résisté aux pressions lors de la coulée et de la vibration du béton (coffrage
de mur);
• résisté à la charge du béton (coffrage de dalle);
• être relativement lisse, propre et étanche;
• être bien ancré sur sa base et bien étayé à son sommet (coffrage de mur); 
être facilement récupérable.

Selon les situations et les genres de travaux, certaines qualités auront plus ou
moins d'importance. Ainsi, la semelle ne sera pas apparente, donc la propreté du
coffrage ne sera pas aussi importante; par contre, lorsque le béton deviendra un
ouvrage apparent, le coffrage devra être lisse et propre. Le devis accompagnant
le plan, précise ce point : on pourra même exiger du contreplaqué neuf qui ne
servira qu'une seule fois! Toutefois, deux critères devront toujours être respectés
: solidité et récupération du matériel. Vous savez que le poids du béton est un
facteur important à considérer : il est très coûteux de réparer un ouvrage à la suite
d’une déformation produite par la pression du béton sur le coffrage. On aura
toujours avantage à étayer davantage que le minimum nécessaire. Vous devrez
faire un effort constant d'imagination pour tenir compte de ce point. Une
compagnie de coffrage ne pourra durer si ses ouvriers ne prêtent pas attention à
l'utilisation du matériel. Le matériel doit pouvoir servir plusieurs fois : – les
parois en contact avec le béton devront être huilées; – on doit couper le moins
possible les matériaux et, lorsque c'est nécessaire, on coupe dans les pièces les

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

plus endommagées ou les plus courtes; – le coffrage devra être assemblé de


manière à faciliter le décoffrage et éviter le bris du matériel

2) Réalisation des fondations


Le béton de propreté
On aura des fondations hors d’eau mais avec la nappe la menace de l’eau reste
imminente c’est la raison pour laquelle le béton de propreté sera posé sur le
polystyrène afin d’éviter le contact direct avec le sol. Par mesure de sécurité le béton
aura une épaisseur de 10cm et sera dose à 150kg/[Link] ciment utilisé est le ciment
portland CEM II /B de résistance 42,[Link] effet ce choix n’est pas hasardeux car ce
ciment a un temps de prise rapide. Pour le gravier notre choix a été porté sur le
basalte du fait de sa résistance élevée. Le béton de propreté aura un débord de 5cm de
part et d’autre de la semelle.

Le Ferraillage de la Semelle
Le béton est un matériau très résistant en compression, mais faible en traction et au
cisaillement. Pour compenser ce déséquilibre, on incorpore dans la masse de béton des
barres d'armature destinées à reprendre ces efforts.

Pour le ferraillage de la semelle on va utiliser des armatures de diamètre 14mm


espacées de 15cm, le ferraillage de la semelle sera accompagnée de celle de l’amorce
de poteau L’ensemble semelle + amorce de poteau sera posé sur le béton de propreté

Le Mélange du Béton
Le mélange se fera à l’aide d’une bétonnière électrique d’une capacité de 500l. Elle
aura le rôle de malaxer les différents constituants du mortier ou du béton de façon à
avoir un béton de qualité et facile à mettre en œuvre

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure26 : Bétonnière Electrique

Traitement du béton
Le béton comme défini précédemment est un matériau composite aggloméré,
constitué de granulats durs de diverses dimensions collées entre eux par un liant. Les
composants sont très différents: leurs masses volumiques s vont, dans les bétons
courants de 1 pour l’eau eau à plus de 3 pour le ciment. Le béton possède deux
comportements: l’état frais et l’état durci. Pour améliorer certaines propriétés des
bétons on a recours à des adjuvants chimiques. Les adjuvants sont des produits
organiques et inorganiques qui, quand ils sont ajoutés en petite quantité, modifient
certaines propriétés des bétons Les plus connus sont: Entraineur d’air, Réducteur d’eau
à moyen ou à forte action, accélérateur où retardateur de prise etc….

L'addition de ces produits dans le béton engendre des phénomènes physico-chimiques


très complexes. On utilise les adjuvants surtout pour :

• Diminuer le coût des constructions en béton ;


• Donner au béton certaines caractéristiques plus efficacement que par d’autres
moyens ;
• Assurer la qualité du béton durant le malaxage, le transport, la mise en place
et la cure dans des conditions météorologiques défavorables ;
• Obéir à certaines urgences durant le bétonnage.
• Accélérer le temps de prise du béton

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Pour notre présent projet l’objectif est d’accélérer le temps de prise du béton et ensuite
d’augmenter les caractéristiques du béton telles que sa résistance et sa longévité. Nous
allons faire recours à l’adjuvant entrainé d’air qui une fois ajoutés au béton, entraîne
une quantité définie d'air, sous forme de bulles calibrées microscopiques réparties de
manière homogène dans le béton et de façon durable. Lors des inondations, le volume
de l’eau augmente et la pression ainsi provoquée peut être suffisante pour entraîner la
rupture du béton. Les bulles d'air entraînées forment autant de réservoirs qui
reprennent l'excès d'eau introduit en force, et contribuent ainsi à diminuer les pressions
qui s'exercent et, par suite, à prévenir l'endommagement du béton.

Coulage de la Semelle
Après la mise en place du coffrage, et humidification du bois de coffrage, le coulage
se fera de préférence la nuit pour éviter que le béton ne perde une partie de son eau de
gâchage due aux rayons du soleil .Il faudra rappeler que s’il perd une partie de son ,
il sera sec et difficile à mettre en œuvre .

3) Protection des éléments enterres


Après avoir réalisé les fondations, vient alors la mise en place des éléments de
protection de cette dernière pour augmenter ses chances de survie

Membrane étanche de protection


Les murs enterrés ou mur de soubassement doivent être protégé contre les remontées
capillaires .L’ eau a tendance à remonter par capillarité et peut à la longue nuire au mur
de soubassement. En absence de cette membrane étanche, la résine peut jouer le même
rôle si elle est injectée sur les murs enterrés (mur de soubassement)

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

Figure27 : Membrane étanche sous dallage

Utilisation du bitume et de l’enduit étanche


Le bitume est un produit étanche utilisé dans les ouvrages routiers mais néanmoins il
peut être utilisé dans les constructions en milieu humide pour protège les longrines et
les chainages bas. L’enduit étanche quant à elle sera utilisé extérieurement contre les
longrines pour protéger contre l’humidité et éventuellement contre les eaux stagnantes

Figure28 : Application du bitume

Conclusion

Les remontées d’humidité sont à l’origine de beaucoup de désordres dans les ouvrages
en génie civil notamment dans les fondations. Du fait de sa position, ces fondations

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PROTECTION DES FONDATIONS CONTRE LES REMONTEES CAPILLAIRE

sont menacées par l’eau qui remonte soit de la nappe soit par infiltration venant de la
surface du sol. L’eau remonte l’ouvrage suivant les pores. Plus les pores sont fins plus
la hauteur d’ascension de l’eau augmente. D’âpres une observation faite dans la zone
de Dalifort, un lieu où le sol y est peu perméable avec un niveau de la nappe très élevé,
l’idée était de soulever le problème pour mieux le comprendre ensuite chercher son
origine pour enfin trouver des solutions qui pourront faire face à ces remontées
d’humidité dans cette zone.

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BIBLIOGRAPHIE & WEBOGRAPHIE :

BIBLIOGRAPHIE :

• Le projet Pikine aujourd’hui et demain Diagnostic participatif de la


ville de Pikine (Dakar, Sénégal)
• PROJET DE GESTION DES EAUX PLUVIALES ET
D’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE (PROGEP)
• Mémoire sur « La problématique des remontés capillaires au niveau des
fondations des bâtiments » présenté par Abdoulaye TAMBADOU et
Mamadou DIALLO de l’année 2012.
• Mémoire sur « L’étude de l’étanchéité dans le bâtiment » présenté par
Fatima Achami MAHATMA et Massaer THIAM.
• Mémoire sur « L’étanchéité des fondations » présenté par Masse LO

WEBOGRAPHIE :
Sur les moteurs de recherche :
Google
Wikipédia
Sur les sites :
• http//[Link]é[Link]/outils/fichepathologie/humiditéen-
sous-sol-des-batiments/[Link]
• http//[Link]é[Link]/outils/fichepathologie/remontésca
[Link]
• [Link]/dalifort/

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