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Code Minier

Code minier du Burkina Faso avec ses textes d’applications, Tous les textes officiels sur l’Environnement, Guide de l’Urbanisme et Construction au Burkina Faso,

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Code minier du Burkina Faso avec ses textes d’applications, Tous les textes officiels sur l’Environnement, Guide de l’Urbanisme et Construction au Burkina Faso,

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BURKINA FASO IVE REPUBLIQUE

---------=- - - - -
---------
UNITE-PROGRES-JUSTICE TROISIEME LEGISLATURE DE TRANSITION
-------=-=-
ASSEMBLEE LEGISLATIVE
DE TRANSITION

LOI N°016-2024/ALT

PORTANT CODE MINIER DU BURKINA FASO

d5
....
'

L'ASSEMBLEE LEGISLATIVE DE TRANSITION

Vu la Constitution ;

Vu la Charte de la Trans ition du 14 octob re 2022 et son modificatif du 25


mai 2024;

Vu la résolu tion n°001 -2022 /ALT du 11 novem bre 2022 porta nt


validation du mand at des déput és ;

Vu la résolu tion n°003 -2022 /ALT du 14 novem bre 2022 porta nt


règlem ent de l'Assemblée législative de transi tion;

a délibéré en sa séanc e du 18 juillet 2024

et adopt é la loi dont la teneu r suit :

2
TITRE I: DES DISPOSITIONS GENERALES

CHAPITRE 1: DE L'OBJET ET DU CHAMP D'APPLICATION

Article 1:

La présen te loi porte code minier du Burkina Faso.

Article 2:

La présen te loi régit l'ensemble des opérat ions relatives à la prospection, à la


recherche, des gîtes de substa nces minéra les ainsi qu'au traitem ent, au
transp ort, à la transformation, à la commercialisation et à l'économie des
substances minéra les à l'exclusion de l'eau et des hydroc arbure s liquides et
gazeux.

Il régit égalem ent l'ensemble des opérat ions de réhabilitation et de


fermet ure des sites d'exploitation des mines et des carrièr es.

CHAPITRE 2: DES DEFINITIONS

Article 3:

Au sens du présen t code, on entend par:

Actif minier de l'Etat: l'ensem ble des élémen ts du patrim oine de


l'Etat liés aux activités minières.

Ces éléme nts sont consti tués notam ment des donné es de sondag es
miniers, des donné es numér iques relativ es aux travau x
géologiques, régolithiques, géophysiques, géotechniques et
géochimiques, des résulta ts des analys es chimiques,
métallurgiques, des différents modèl es réalisés, des bâtiments,
dépen dances , puits, galeries et d'une maniè re générale tout
ouvrag e installé à perpét uelle demeu re pour l'exploitation ou la
recher che acquis par l'Etat à la suite d'un retrait , d'une
renonc iation ou de la fin d'un titre minier. Il désigne égalem ent
l'ensem ble des titres minier s détenu s par ses démem breme nts.

3
- Activité minière : l'opération de prospection, de recher che ou
d'exploitation de substa nces minérales.

- Administration : l'ensemble des structu res et agents publics chargés


d'assu rer l'application des lois et règlem ents ainsi que le
fonctionnement des services publics.

- Administration des mines : le Ministère en charge des mines et des


carrièr es et ses démem breme nts ayant pour mission la mise en œuvre
de la politique minière notam ment le suivi et le contrô le des activités
minières.

Agrément : docum ent de l'Administration des mines confér ant des


droits de jouissance à un promo teur pour le traitem ent des résidu s
miniers, pour l'affinage de l'or et la commercialisation de l'or et des
autres substa nces minérales.

- Amodiation : le louage pour une durée déterm inée ou indéte rminée


sans faculté de sous-louage, de tout ou partie des droits attach és à une
autoris ation ou un permis d'exploitation minièr e moyen nant une
rémun ération fixée par accord entre les parties.

- Artisan minier : toute person ne physique de nation alité burkin abè


exerça nt sur un site d'exploitation artisan ale, une activité
d'exploitation ou de traitem ent et détent rice d'une carte d'artis an
minier.

- Autori sation : l'acte délivré par l'Administration des mines compé tente
pour la prospe ction, l'exploitation, le transp ort, le traitem ent, la
transfo rmatio n et la commercialisation de substa nces de mines ou de
carrières.

- Autorité locale : désign e toute autorit é décon centré e ou décentralisée.

- Cadastre minier : l'ensem ble des registr es y compr is les systèm es


d'information, de la représ entatio n cartog raphiq ue et des docum ents
annexe s de tous les titres miniers et autoris ations en cours de validité
compo rtant leur situati on géographique, leur nature , leur titulair e et
leur durée de validité. Le cadast re minier couvre égalem ent les zones
promotionnelles, les couloirs d'exploitation artisanale et les demandes
en traitement.

Carrière : le classement des gîtes de substances minérales utilisées


notamment dans la construction, l'ornementation et l'empierrement de
viabilité, ainsi que le site de l'exploitation de telles substances minérales
avec l'ensemble des installations, équipements, usines de traitement et
autres infrastructures se trouvant sur le site et qui sont nécessaires à
l'exploitation desdites substances minérales.

Catégorie de substances minérales : l'association naturelle de


substances minérales dans un gîte ou gisement donné.

Cité minière : la zone essentiellement résidentielle exclusivement


destinée aux travailleurs d'une mine et à leur famille. Elle peut être
accompagnée d'équipements collectifs. Dans la plupart des cas, elle est
mise à disposition par la compagnie minière.

Code minier : la présente loi.

Colisage : la mise en colis scellé de l'or ou de toute autre substance


précieuse en vue d'une expédition.

Collecteur : toute personne physique de nationalité burkinabè, qui


achète de l'or ou d'autres substances précieuses pour le compte d'un
comptoir établi au Burkina Faso ou de l'organisme public d'achat et de
vente d'or et des autres substances minérales, en vertu d'un titre qui lui
est délivré par l'Administration des mines conformément à la
réglementation en vigueur.

Collectivité territoriale : la subdivision du territoire dotée de la


personnalité juridique et de l'autonomie financière. Elle constitue une
entité d'organisation et de coordination du développement.

Commercialisation : tous actes ou toutes opérations qui consistent en la


possession, la détention, l'achat, la vente, l'échange ou toute cession, au
transport, en la transformation, en l'importation, en l'exportation et au
transit de l'or et des autres substances minérales sous toutes leurs
formes.
Communauté locale : les populations impactées directement ou
indirectement par l'activité minière.

Comptoir: la personne morale titulaire d'un agrément pour l'exercice


des activités d'achat, de vente ou d'exportation de l'or et des autres
substances précieuses.

Concentré : le produit valorisable sur le marché et élaboré dans une


étape intermédiaire de la chaine de traitement qui va du minerai brut au
produit fini.

Coulée: l'opération par laquelle l'or ou toute autre substance précieuse


est reconditionné en lingot par la fonte.

Contenu local : ensemble des mécanismes portant sur le développement


des capacités nationales dans la fourniture de biens et services,
l'utilisation des ressources humaines nationales, le transfert de
technologies, la sous-traitance des entreprises et la promotion des
investisseurs nationaux sur toute la chaîne de valeur de l'industrie
extractive.

Couloir d'exploitation artisanale : la zone déterminée par


l'Administration des Mines en collaboration avec l'Administration
territoriale et celle de l'Environnement, et réservée exclusivement à
l'exploitation artisanale des substances minérales sur une durée limitée.

Date de première production commerciale : la date à laquelle la mine


atteint une période continue de production de soixante jours ou la date
de la première expédition de la production minière à des fins
commerciales.

Développement communautaire : le processus qui vise à améliorer, de


manière durable, le cadre et la qualité de vie des communautés locales.

Droits fixes : les sommes forfaitaires payées par tout requérant lors de
l'octroi, du renouvellement, du transfert des titres miniers délivrés en
vertu de la présente loi.

Droits proportionnels : les sommes payées par tout titulaire de titres


miniers délivrés en vertu de la présente loi et dont les m ~ :
déterminés en fonction soit de la valeur des produits extraits, vendus ou
extraits et vendus, soit de la superficie du périmètre exploité.

Etude de faisabilité: le rapport faisant état de la faisabilité de la mise en


exploitation d'un gisement présentant le programme proposé pour cette
mise en exploitation.

Etude d'impact environnemental et social : l'étude à caractère


analytique et prospectif portant sur l'identification et l'évaluation des
incidences d'un projet sur l'environnement, les milieux naturel et
humain, en vue d'en exposer les conséquences négatives ou positives à
court, moyen ou long terme et de proposer des mesures d'atténuation
ou de suppression des impacts négatifs et de bonification des impacts
positifs.

Exploitation : l'opération qui consiste à extraire d'un gîte naturel des


substances minérales pour en disposer à des fins commerciales et
comprenant, à la fois, l'exploitation proprement dite et éventuellement
l'installation et l'utilisation des facilités destinées à l'écoulement de la
production.

Exploitation artisanale de substances de mine l'ensemble des


opérations qui consistent à extraire et concentrer des substances
minérales classées en substances de mine et en récupérer les produits
marchands en utilisant des méthodes et procédés manuels et
traditionnels. Toutefois l'usage d'un minimum de mécanisation
(concasseur, broyeur; concentrateur gravimétrique) et d'énergie
électrique est autorisé. Elle n'est pas fondée sur la mise en évidence
préalable d'un gîte ou d'un gisement.

Exploitation industrielle : l'ensemble des opérations qui consistent à


extraire et concentrer des substances minérales et à en récupérer les
produits marchands pour en disposer en utilisant des méthodes et
procédés modernes et mécanisées. Elle est fondée sur la mise en
évidence d'un gisement.

Exploitation par dragage : l'opération qui consiste à prélever des


matériaux du fond des cours d'eau et à en récupérer les produits
marchands en utilisant une combinaison des méthodes et procédés
mécanisés.
dÇ>,
des opé rat ion s qui con sis ten t
~xploit~tion sem i-m éca nis ée: l'ensemble
re et con cen tre r des sub sta nce s min érales et à en réc upé rer les
a extr~1
en utilisant des mé tho des et
pro dm ts marchands po ur en dis pos er
chaîne des opérations. Elle est
quelques moyens mécaniques dan s la
ress nnr rPc :: .rni. ni.6 .ra.c __ _ _
fondée sur une évaluation [Link]

ent et les me sur es envisagées


les impacts éventuels sur l'en vir onn em
atifs.
pou r réd uir e ou éliminer les impacts nég

éra tion s min ièr es : tou tes opé rat ion s ent ièr em ent , néc ess air em ent et
Op
exclusivement liées à l'activité minière.
de pet ite taille, fondée sur la
Petite mine : l'exploitation minière
ent, utilisant sel on les règles de
justification de l'existence d'u n gisem
t, des pro céd és sem i-in dus trie ls ou industriels et don t la pro duc tio n
l'ar
de pas un cer tain ton nag e du
annuelle en régime de croisière n'excè
erai, le con cen tré ou le métal.
pro dui t commercialisable tels que le min
topaze, le jade, l'opale et cer tain s
Pierres fin es: l'alexandrite, le béryl, la
nat s, l'an dal ous ite, la cal céd oin e, le quartz, la tou rm alin e, le
gre
ences min éra log iqu es qui ont
corindon, ainsi que tou tes aut res occurr
une forte val eur ma rch and e.
ude, le rub is et le saphir.
Pie rre s pré cie use s: le diamant, l'émera

n de réh abi lita tio n et de fer me tur e : le doc um ent qui pré sen te les
Pla
nifier et gér er les cha nge me nts
moyens les plus app rop rié s pou r pla
io-économiques ind uit s par
env iro nne me nta ux et les effets soc
am me nt:
l'exploitation minière, com pre nan t not

• le nettoyage ;
ations mi niè res ;
• le dém ont age et l'en lèv em ent des install
;
• le tra ite me nt et la réh abi lita tio n du site

• la surveillance pos t-ré hab ilit atio n;

• la rec onv ers ion éve ntu elle du sit e;


.
• la rem ise à dis pos itio n officielle du site
rl'n n ~rt if min iPr rlP. l'E tat : le mo nta nt ver sé à l'E tat en
Pros pecti on: l'ens emb le des investigations systé mati ques et itiné
rante s
de surface par des méth odes géologiques, géophysiques ou
autre s en
vue de déce ler des indices ou des conc entra tions de subs
tanc es
minérales utiles.

Raffinerie : l'unité industrielle d'affinage de l'or.

Recherche: l'ens emb le des travaux exécutés en surface, en prof


onde ur
ou aéro porté s pour étab lir la continuité d'indices de subs
tanc es
minérales, déte rmin er l'existence ou non d'un gisement, en étud
ier les
conditions d'exp loita tion et d'utilisation industrielle, en vue de
dépo ser
une étud e de faisabilité aupr ès de l'Administration des mines.

Règlementation mini ère : l'ensemble des texte s légis


latifs et
règle men taire s régis sant le secte ur minier.

Résidus de carri ères : les rejets, déblais, résid us d'exploita


tion de
subs tanc es de carri ères.

Résidus mini ers : les sous -pro duits issus du trait eme nt du mine
rai et
cont enan t les subs tanc es telles que l'or, l'argent, les platinoïd
es et les
autre s méta ux précieux.

Ressources miné rales : la conc entra tion de subs tanc es


miné rales
identifiées in situ par des donn ées géo-scientifiques.

Réserves : les parti es des resso urce s miné rales mesu rées et
indiquées
pouv ant être exploitées écon omiq uem ent sous les conditions du
marc hé
au mom ent de l'estimation. Les réser ves sont classées en prou
vées et en
probables.

Société d'exp loita tion : pers onne mora le de droi t national créée
en vue
de l'exploitation d'un gisement.

Sous -trai tant : tout e pers onne mora le exéc utan t un travail qui
s'ins crit
dans le cadr e des opér ation s minières du titul aire du titre mini
er.
Substances miné rales : l'ens emb le des subs tanc es natu relle s
amo rphe s
ou cristallines, solides, liquides ou gazeuses ainsi que les subs
tanc es
organiques fossilisées et les gîtes géot herm ique s. Elles regr
oupe nt les
subs tanc es de mine s et les subs tanc es de carri ères.
R
~ 11
Substances minérales radioactives : toute s substances minérales qui,
spon taném ent perde nt de leur masse en émet tant des particules ou des
le
rayon neme nts électromagnétiques, tels que l'uranium, le plomb et
thori um ainsi que leurs descendants.
es
Substances précieuses : l'ensemble des métaux précieux, des pierr
préci euses et des pierr es fines, et toute s autre s subst ances analogues.
e
Substances straté gique s : les subst ances qui prése ntent une impo rtanc
es
capitale pour l'Economie du pays et/ou qui const ituen t des sourc
d'énergie.

Superposition de titres minie rs : la couv ertur e en parti e ou en totalî
d'une mêm e superficie par au moins deux titres miniers.
la
Titre mini er: l'acte règle ment aire donn ant la préro gativ e d'effectuer
ent
reche rche ou l'exploitation des subst ances minérales confo rmém
aux dispositions de la prése nte loi.
le
Tour bière : le lieu de formation de la tourbe, une roche combustib
en
brun âtre formée par l'accumulation de matiè re organ ique et riche
carbone.
rai
Trait emen t: l'activité de conc entra tion et d'enr ichis seme nt du mine
extra it abou tissan t à un prod uit commercialisable.
par
Tran sfert : la mutation d'un titre minie r par cession ou trans missi on
ou
voie d'hér itage ou racha t d'actions majoritaires direc teme nt
indir ectem ent.
mis
Tran sform ation indus triell e: l'ense mble des procé dés indus triels
en place en vue de trans form er des matiè res prem ières ou des prod uits
inter médi aires , en prod uits semi -finis ou finis.
la
Tran sform ation : toute opéra tion par laquelle on change l'aspect,
.
forme ou la composition de l'or ou des autre s subst ances précieuses

Trav aux prép arato ires: l'ensemble des activités relatives à la réalis ation
la
des infra struc tures telles que les voies d'accès, la prépa ratio n du site,
const ructi on et l'installation des équip emen ts d'extraction, de trans port

k ,,
et de trait eme nt nécessaires pour dém arrer l'exploita
tion des
substances minérales.

Zones prom otion nelle s : superficies réservées à l'Eta t pour des


activités
de recherches exécutées par le service géologique national dans
le but
d'app rofon dir la connaissance géologique et mini ère de base
ou à des
fins scientifiques. Les résul tats des travaux effectués sur ces
zones
peuv ent être mis à la disposition du public.

Zone de prote ction : le périm ètre délimité par l'Administratio


n des
mines et les auto rités compétentes auto ur de zone s sensibles
tels que
les villages, ouvrages d'art , voies de communication, lieux cultu
rels ou
cultuels, aires classées, etc. à l'inté rieur desquelles l'activité mini
ère est
soumise à certa ines conditions ou inter dite pour des raisons
d'utilité
publique ou d'int érêt général.

CHAPITRE 3 : DU REGIME GENERAL

Section 1 : Des prin cipe s géné raux

Article 4:

Les gîtes natu rels de subs tanc es minérales cont enus dans le sol
et le sous-sol
du Burkina Faso sont, de plein droit, prop riété de l'Etat.

Ils sont exploités en vue de prom ouvo ir le déve lopp emen t socio
-économique
dura ble du Burkina Faso.

Les sociétés mini ères d'exp loita tion cont ribue nt à la cons
tituti on de la
réser ve natio nale de l'or. Les modalités de leur cont
ribut ion sont
déte rmin ées par voie règle men taire .

L'Etat assu re la mise en vale ur des gîtes natu rels de subs tanc
es miné rales
soit direc teme nt, soit en faisa nt appel au concours de l'init
iative privé e
conf ormé men t aux disp ositi ons de la prés ente loi.

Toutefois, lorsq ue la mise en vale ur est assu rée par une pers
onne de droi t
privé, celle-ci acqu iert la prop riété des subs tanc es miné rales
extraites.
Tout post ulan t à un perm is d'exploitation de gran de ou de
petit e mine ou
perm is d'exp loita tion indu strie lle de subs tanc es de carri ères
est tenu de
. d!J=,
emental et social un
prés ente r en mêm e temps que l'étude d'im pact environn
plan de déve lopp eme nt communautaire.

Arti cle 5:
érer le cara ctèr e
En fonction des nécessités d'in térê t national, l'Eta t peut conf
strat égiq ue à une subs tanc e minérale donn ée.
tanc e strat égiq ue
Les règles d'exploitation et de commercialisation de la subs
sont déte rmin ées par voie réglementaire.

Arti cle 6:
ou conduire une
Les pers onne s physiques ou morales peuv ent entr epre ndre
aine de l'Etat, du
activité régie par la prés ente loi sur les terre s du dom
imo ine foncier des
domaine des collectivités terri toria les et sur le patr
particuliers.
enti on préa labl e
Toutefois, l'exercice d'un e telle activité est soumis à l'obt
la prés ente loi.
d'un titre min ier délivré dans les conditions prév ues par

Arti cle 7:
de droi t privé, ou
L'Etat, seul ou en association avec des pers onn es morales
ale publique, peu t
encore par délégation de pouv oir à une pers onn e mor
ce cas, la stru ctur e
men er des activités régies par la prés ente loi. Dans
mêm es droi ts et
chargée de l'exécution de ces activités est assu jetti e aux
s min iers émis en
obligations que les pers onne s privées titul aire s de titre
vert u de la prés ente loi.
service géologique
Toutefois, le min istèr e en char ge des mines, à trav ers le
but d'am élio rer la
national, peut men er des activités de rech erch e dans le
connaissance géologique ou à des fins scientifiques.

Arti cle 8:
man ière à assu rer
Les opér atio ns min ière s ou de carr ière s sont cond uite s de
conf orm éme nt à la
l'exploitation ratio nnel le des ress ourc es min éral es
prés ente loi.
Article 9:

Le titulaire de titre minier ne peut suspe ndre ses activités sans requé rir l'avis
préalable de l'Administration des mines.

Si l'Administration ne réagit pas dans les délais fixés par voie règlementaire,
l'avis est réput é favorable.

Article 10:

Il est fait obligation aux sociétés minières d'exploitation d'ouv rir leur capital
social aux inves tisseu rs burki nabè au mome nt de la const itutio n de la société.

Les modalités de const itutio n et d'ouv erture du capital des sociét és minières
aux investisseurs nation aux sont déterm inées par voie réglem entair e.

Article 11 :.

L'exploitation semi- mécan isée de substances de mines est réserv ée aux


sociétés de droit national à capitaux déten us exclu sivem ent par des
burki nabè de naissa nce sauf en cas de réciprocité.

Toutefois, en cas de nécessité, l'Etat se réserv e le droit d'ouv rir l'exploitation


semi-mécanisée à des étran gers et à des non burki nabè de naissance.

Artic le 12:

L'exploitation des subst ances de carriè res est réserv ée aux sociét és de droit
national à capita ux déten us exclusivement par des burki nabè de naissance et
dont l'objet social porte uniqu emen t sur l'expl oitati on et la
commercialisation de subst ances de carriè res sauf en cas de réciprocité.

Toutefois, en cas de nécessité, l'Etat se réserv e le droit d'ouv rir l'exploitation


des substa nces de carriè res à des étrang ers et à des non burki nabè de
naissance.

Artic le 13:

La reche rche et l'expl oitati on de subst ances minér ales sont autor isées en
vertu d'un titre minier.
La prospection, le traitement, le transport, la transformation et la
commercialisation de substances minérales sont également soumis à une
autorisation administrative.

Article 14:

Plusieurs titres miniers, à rexception du permis d'exploitation industrielle ou


semi mécanisée, peuvent être détenus par une même personne dans les
limites fixées par voie règlementaire.

Article 15:

Les modalités d'attribution, de maintien, de renouvellement, de cession, de


transmission ou de retrait de titres miniers et les informations relatives à la
composition des demandes sont fixées par voie réglementaire.

Article 16:

La cession des actifs miniers de l'Etat donne lieu au paiement d'un prix de
cession.

Les conditions et modalités de cession des actifs miniers de l'Etat sont


déterminées par voie règlementaire.

Article 17:

Les titres miniers et les conventions minières font l'objet de publication au


Journal officiel du Faso.

Article 18:

Les installations minières ou de carrières et les substances extraites ne


peuvent être ni réquisitionnées, ni expropriées par l'Etat que pour un motif
de nécessité publique et moyennant une juste et préalable indemnisation
conformément à la législation en vigueur.

Article 19:

Les titres miniers sont superposables, en partie ou en totalité. La


superposition est soumise à l'accord préalable et écrit du titulaire du titre
minier préexistant.

Toutefois, la superposition n'est pas possible dans les cas suivants : Q__
~16
les perm is de reche rche pour la même subst
ance ou les mêmes
catégories de subst ance s;

les perm is d'exploitation pour la même subst ance ou


les mêm es
catégories de subst ances ;

- les autorisations d'exploitation pour la même subst ance ou les mêm


es
catégories de subst ances ;

les autor isatio ns de reche rche ou de prosp ectio n pour la mêm


e
subst ance ou les mêm es catég ories de substances .

A titre exceptionnel, l'Etat peut autor iser la super posit ion du perm
is de
reche rche en dépit de l'opposition du prem ier titulaire.

Article 20:

L'exploitation minière à petit e échelle est autor isée dans les conditions
et
modalités déter miné es suiva nt la natur e des subst ances concernées,
par voie
réglementaire, notam ment en ce qui concerne les niveaux de produ
ction
requi s.

Secti on 2 : Du resp ect des droit s hum ains

Article 21:

Il est mis en place, par voie règle ment aire, un dispositif de préve ntion
et, le
cas échéant, de répar ation des violations des droit s huma
ins des
comm unau tés affectées, enreg istrée s dans le cadre des activités miniè
res.
Artic le 22:

Les titulaires des titres minie rs et les autre s entité s comm ercia les impli
quées
dans l'exploitation miniè re mène nt leurs activités dans la prése rvati
on des
droit s huma ins des popu lation s affectées, notamment, leurs droit
s à un
niveau de vie suffisant et à l'amé liora tion const ante de leurs cond
itions
d'existence.
Section 3 : De la classification des gîtes de subst ances miné rales

Article 23 :

Les gîtes nature ls de substances minérales, excepté l'eau, les hydro carbu res
liquides ou gazeux, sont classés, relati veme nt à leur régime légal, en
substances de mines et substances de carrières.

Les substances minérales sont classées en catégorie par voie règlementaire.

Article 24:

Sont considérés comme substances de carriè res, les matériaux de


construction, d'emp ierrem ent et de viabilité, d'ame ndem ent pour la culture
des terres ainsi que les matér iaux serva nt à l'indu strie céram ique et autres
substances analogues, à l'exception des phosp hates, nitrates, sels alcalins et
autres sels associés dans les mêmes gisements et les tourb ières.

Article 25:

Sont considérées comme substa nces de mines, les subst ances minérales,
autres que l'eau et les hydro carbu res liquides ou gazeux, non visées à l'article
24 ci-dessus.

Article 26:

Une substa nce minér ale classée au régime des substa nces de carriè res peut
être reclassée au régime des substances de mines par voie règlem entair e
après avis de la commission technique visée à l'article 61 de la prése nte loi.

Une substance minér ale classée au régime des subst ances de mines peut
égale ment être reclas sée au régime des subst ances de carriè res dans les
mêmes formes.

Les conditions de reclas semen t de la subst ance minér ale sont fixées par voie
réglementaire.

Article 27:

Les installations etfaci lités annex es sont soum ises au même régime juridi que
que les gîtes natur els de subst ances auxquelles elles se rappo rtent.
Sont considérées comme annexes, les installations et facilités de toute nature,
nécessaires à l'exploitation.

Section 4 : Des fonds miniers

Article 28:

Il est créé les fonds suivants :

- le Fonds minier de développ ement;

- le Fonds de réhabilitation et de fermetur e de la mine;

- le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanau x


et de lutte contre l'usage des produits chimiques prohibés ;

- le Fonds de financement de la recherche géologique et minière et de


soutien à la formation sur les sciences de la terre.

Article 29:

Le fonds minier de développ ement est destiné au financem ent :

- des projets de développ ement endogèn e et des plans commun aux de


développ ement;

- du Fonds de soutien patriotiq ue.

Il est alimenté par :

- 1 % du chiffre d'affaires mensuel hors taxes ou de la valeur des produits


extraits au cours du mois des titulaires de permis d'exploitation de
mines et des titulaires des permis d'exploitation industrie lle de
substanc es de carrières,

- les redevanc es proportio nnelles collectées et perçues par l'Etat, liées à


la valeur des produits extraits et/ou vendus.

Le montant des redevanc es affectées au financement du Fonds minier de


développ ement est détermin é par voie règlementaire.
Article 30:
ge des finances
Le ministère en charge des mines et le min istèr e en char
t des contributions
prod uise nt un rapp ort annuel conjoint exha ustif de l'éta
au Fonds minier de développement.

Article 31:
au titre du Fonds
Les ressources allouées aux collectivités terri toria les
les prog ram mes
mm1er de déve lopp eme nt sont inscrites dans
d'investissements com mun auta ires des bénéficiaires.
sect eurs sociaux
Ces ressources sont prio ritai rem ent affectées aux
nota mm ent:

- le déve lopp eme nt des infra struc ture s de base ;


élioration du
- le déve lopp eme nt des services sociaux de base et l'am
cadr e de vie ;

- le déve lopp eme nt de l'économie locale ;


ation aux
le déve lopp eme nt du capital hum ain à trav ers la form
métiers.
annu els soumis à
L'utilisation des ress ourc es fait l'objet de rapp orts
au contrôle des
l'adoption des Conseils municipaux et régionaux, et
stru ctur es com péte ntes dûm ent man daté es par l'Etat.

Arti cle 32:


dest iné à financer
Le Fonds de réha bilit atio n et de ferm etur e de la min e est
et de ferm etur e de la
les activités de mise en œuv re du plan de réha bilit atio n
mine.
aire s de perm is
Il est alim enté par la cotisation annu elle des titul
n indu strie lle de
d'exploitation de subs tanc es de mines ou d'exploitatio
nels de la mise en
substances de carr ière s en fonction des coût s prév ision
etur e de la mine.
œuv re des activités du plan de réhabilitation et de ferm
Les sommes collectées au titre du Fonds de réhabilitation et de fermeture de
la mine sont en franchise des impôts sur les sociétés sous réserve d'être
effectivement utilisées à cet effet.

Les ministères en charge des mines, de l'environnement et des finances


produisent un rapport annuel conjoint exhaustif et complet de l'état et de la
gestion du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine.

Article 33:

Le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de


lutte contre l'usage des produits chimiques prohibés est alimenté par une
partie des redevances forfaitaires payées par les bénéficiaires d'autorisation
d'exploitation artisanale de substances de mine ou de carrière.

Article 34:

Le Fonds de financement de la recherche géologique et minière et de soutien


à la formation sur les sciences de la terre est alimenté par une partie des
redevances proportionnelles, des taxes superficiaires, des droits fixes et des
frais de demande d'agrément d'achat et de vente d'or.

Article 35:

Les modalités de perception, de répartition, de gestion et de contrôle de


l'utilisation de chaque fonds sont précisées par voie règlementaire.

CHAPITRE 4 : DES CONVENTIONS MINIERES

Article 36:

Le titulaire d'un permis d'exploitation de grande ou de petite mine signe avec


l'Etat une convention minière dans les soixante jours ouvrables suivant
l'attribution de son permis d'exploitation de grande ou de petite mine sous
peine d'amende.

La convention, en plus de constituer un cahier des charges, fixe au titulaire


du titre minier les avantages qui lui sont accordés par la présente loi,
notamment au titre du régime fiscal et douanier. Elle est annexée au décret
d'attribution du permis d'exploitation.
rmin és par voie
Le modèle de convention minière et son contenu sont déte
règlementaire.

Arti cle 37:


ité du permis sans
La convention minière est valable pou r la péri ode de valid
de cinq ans.
dépa sser cinq ans. Elle peut être renouvelée par péri odes
er la convention
Le Ministre char gé des mines a compétence pou r sign
à l'article 61 de la
minière, aprè s avis de la commission tech niqu e visée
prés ente loi et sur auto risat ion du Conseil des ministres.
r renégocier tout e
Le Ministre chargé des mines a compétence pou
de la commission
convention minière avan t sa date d'expiration, aprè s avis
risat ion du Conseil
technique visée à l'article 61 de la prés ente loi et sur auto
des ministres.
ministration des
Dans ce cas, une nouvelle convention est prop osée par l'Ad
mines sur la base du code min ier en vigueur.

TITRE II : DES TITRES MINIERS

CHAPITRE 1 : DES DISPOSITIONS COMMUNES

Arti cle 38:

Les titre s min iers prév us par la prés ente loi sont :

le permis de rech erch e ;

le permis d'ex ploi tatio n industrielle de gran de min e;

le perm is d'ex ploi tatio n industrielle de peti te min e;


de min es;
le permis d'ex ploi tatio n semi-mécanisée de subs tanc es
ière s;
le perm is d'ex ploi tatio n indu strie lle de subs tanc es de carr
de carr ière s;
le perm is d'ex ploi tatio n semi-mécanisée de subs tanc es

l'aut oris atio n de pros pect ion;

l'aut orisa tion d'ex ploi tatio n artis anal e de min es;
l'autorisation de recherche de gîtes de substances de carrières;

I1autorisation d'exploitation artisanale de substances de carrières.


Article 39:

Le permis de recherche, le permis d'exploitation industrielle de substances


de carrières, le permis d'exploitation semi-mécanisée et l'autorisation
d'exploitation artisanale font l'objet d'un cahier des charges dont le contenu
est précisé par voie réglementaire.

Article 40:

Tout titulaire d'un titre minier en vertu de la présente loi, qui ne réside pas
au Burkina Faso, est tenu d'y élire domicile et d'y avoir un représentant dont
il fait connaître l'identité et les qualifications à l'Administration des mines.
Le mandataire ainsi désigné, fournit à l'Administration tous les
renseignements requis.

Article 41:

Ne peuvent obtenir des titres miniers, les personnes physiques ou morales


faisant l'objet de sanctions financières ciblées en lien avec le blanchiment de
capitaux et le financement du terrorisme.

Article 42:

Nul ne peut obtenir un titre minier en vertu de la présente loi s'il est en
redressement judiciaire, en liquidation ou en faillite.

Aucune personne morale ne peut être titulaire d'un titre minier:

si elle n'est immatriculée au registre du commerce et du crédit mobilier


du Burkina Faso ;

si elle fait l'objet d'une procédure collective d'apurement du passif;

si elle a été reconnue coupable ou fait l'objet d'une poursuite pour


fraudes, blanchiment de capitaux, corruption ou pour atteinte grave aux
règles environnementales, sociales ou sécuritaires.
ct ou indirect dans
Aucune pers onne physique ne peut déte nir un inté rêt dire
joui t de ses droits
un titre minier, ni en être titul aire ou bénéficiaire, si elle ne
civiques.

Arti cle 43:


l'Administration
Aucun fonctionnaire ou agen t de l'Etat en service dans
t des sociétés à
publique, aucun agen t des sociétés d'Et at et aucu n agen
ne peu t déte nir un
participation financière publ ique majoritaire de l'Etat
titre minier.
onna lités de l'Etat
Les élus locaux et nati onau x ou assimilés et les pers
ts d'institutions ne
nota mm ent les mem bres du Gouvernement, les prés iden
ente loi.
peuv ent être titul aires d'un titre minier en vert u de la prés

Arti cle 44:


tanc es de mines,
Il est constitué pou r chaq ue perm is d'exploitation de subs
al sur le terri toire
une pers onne mor ale de droi t national ayan t son siège soci
national.

Arti cle 45:


s s'effectuent au
Les analyses d'échantillons et les essais métallurgique
, aprè s auto risation
Burkina Faso . Toutefois, le titul aire d'un titre min ier peut
d'échantillons et
écrite de l'Administration des mines, effectuer des analyses
des essais métallurgiques en deho rs du Burkina Faso.
préc isée s par voie
Les conditions d'ex port atio n de ces échantillons sont
règlementaire.
stra tion des mines
Les résu ltats qui doiv ent être com mun iqué s à l'Admini
l'essai.
port ent sur tout es les subs tanc es objet de l'analyse ou de
au labo rato ire du
Les titulaires de titre s min iers sont tenu s de dépo ser
t des rech erch es
service géologique national, des échantillons prov enan
prod uits min iers
géologiques et min ière s ainsi que des échantillons de
dest inés à l'exportation.

24
La teneu r et la qualité de référence sont celles déterm inées par le labor atoire
du service géologique national et éventuellement par un labora toire tiers en
cas de contestation.

Artic le 46:

Tout titula ire de permis d exploitation ou bénéficiaire d une autori sation


1
1

1
d exploitation procède, à ses frais, au borna ge du périm ètre décrit dans le
permis ou l'autorisation.

La natur e et la forme de la borne ainsi que les modalités de réalisation sont


fixées par voie règlementaire.

Article 47:

Le titulaire d'un titre minier perd les droits y afférents dans les cas suiva nts :

- l'expi ration de la durée de validité du titre minie r;

- la renon ciatio n par le titula ire à son titre minie r ;

- le retrai t par l'Administration des mines du titre minie r;

- le non-r espec t de la règlem entati on relative à la prom otion du conte nu


local;

- la liquid ation définitive de la société déten trice du titre minie r;

- la dissol ution de la société déten trice du titre minier.

CHAPITRE 2: DES TITRES MINIERS DES SUBSTANCES DE MINES

Sectio n 1 : De l'auto risati on de prosp ection

Article 48:

Toute perso nne physi que ou moral e peut mene r des activités de prosp ection
sous réserv e de l'obte ntion préala ble d'une autor isatio n de prosp ection
délivrée par voie réglem entair e.

Toutefois, le princ ipe de récipr ocité est appliq ué aux perso nnes physi ques ou
morales ayant une nation alité étrang ère.

cf! ib 25
Pour les substances minér ales radioactives, l'autorisation de prospection ne
peut être délivrée qu'ap rès avis des autorités comp étente s en la matière.

Article 49:

L'autorisation de prosp ection confère à son titulaire le droit non exclusif de


prospection valable pour toutes les substances minérales sur toute l'éten due
du périmètre octroyé.

La prospection est interd ite dans les zones classées de l'Etat et des
collectivités territo riales ainsi que dans les zones faisant l'objet d'un titre
minier dans le respe ct des dispositions des articles 132 et 133 de la prése nte
loi.

L'autorisation de prosp ection ne confère à son titula ire aucun droit pour
l'obtention subsé quent e d'un autre titre minier.

Artic le 50:

L'autorisation de prosp ection est valable pour un an à comp ter de sa date de


délivrance.

Elle est renouvelable une fois par l'auto rité qui l'a délivr ée et dans les mêmes
formes, pour la même durée , si le titulaire a respe cté les obligations qui lui
incombent et prése nté une dema nde conforme à la réglem entati on minière
sous peine de sanctions.

Artic le 51:

L'autorisation de prosp ection est personnelle et nominative. Elle n'est ni


cessible ni transmissible.

Artic le 52:

L'autorisation de prosp ection peut être retiré e par l'auto rité qui l'a délivrée,
dans les même s formes, pour manq ueme nt aux obligations incom bant à son
titulaire en ve_rtu de la prése nte loi.
Section 2 : Du permis de recherche

Article 53:

Le permis de recherc he est attribué, sous réserve des droits antérieu rs, par
arrêté du Ministre chargé des mines à toute personn e morale ayant présent é
une demand e conforme à la réglementation en vigueur.

La demand e d'un permis de recherc he précise la ou les substan ces de la


catégorie visée à laquelle est joint un program me de travaux que le
demand eur se propose d'effectuer pendan t la validité du permis, ainsi que le
budget corresp ondant

Le titulaire d'un permis de recherche est tenu :

de respect er la réglementation applicable en matière de protect ion de


l'enviro nnemen t, des sites du patrimo ine archéologique et culture l
nationa l;

d'inform er toutes les autorité s locales de son arrivée et de son départ,


ainsi que de la nature des travaux à réaliser lors du séjour de ses équipes
sur chaque territoi re adminis tratif où il réalise ses travaux de recherche.

Article 54:

En cas d'acquisition d'un actif minier l'acqué reur dispose d'un délai de
quatre-vingt-dix jours à compte r de la date de signatu re du contrat de cession
pour dépose r la demand e de permis de recherc he sous peine de sanctions.

Article 55:

Le permis de recherc he confère à son titulaire, dans les limites de son


périmètre, en surface et en profond eur, le droit exclusif de recherc he des
substan ces apparte nant à la catégor ie spécifiée dans le permis ainsi que celui
de dispose r des produit s extraits à des fins d'analy ses et d'essais
conform ément aux dispositions de la présent e loi.

Le titulaire du permis de recherc he peut demand er une extensi on de son


permis à la recherc he d'autre s substan ces minéral es dans les limites de son
périmèt re.

~ 27
aire, le droi t exclusif de
Le permis de recherche confère également à son titul
recherche, un perm is
demander, pen dan t la validité du permis de
plus ieur s gisements à
d 'exploitation lors de la découverte d'un ou de
les obligations qui lui
l'int érie ur du péri mèt re dud it permis, s'il a exécuté
incombent en vert u de la prés ente loi.
part ielle men t couvrir le
Le permis d'exploitation ainsi obtenu peu t toutefois
nan t au même titul aire,
péri mèt re de plusieurs perm is de recherche app arte
du péri mèt re de ces
si le gisement déc ouv ert englobe certaines part ies
permis.

Art icle 56:


l'octroi d'un perm is
L'octroi d'un perm is de recherche n'exclut pas
e péri mèt re, à condition
d'exploitation de sub stan ces de carrières sur le mêm
aux de rech erch e et que
que les travaux de carr ière s ne gên ent pas les trav
erch e ait été obte nu au
l'accord par écrit du titu lair e du perm is de rech
préalable.
e, l'Administration des
En cas de refus du titu lair e du permis de recherch
ploitation de sub stan ces
mines se rése rve le droi t d'ac cord er le permis d'ex
de carr ière pou r des que stio ns d'utilité publique.

Art icle 57:


à com pter de la date de
Le perm is de rech erch e est valable pou r trois ans
signature de l'arr êté d'at trib utio n.
tives de trois ans sous
Il est renouvelable deu x fois par périodes consécu
us par la prés ente loi.
rése rve de l'ac quit tem ent des droi ts et obligations prév

Article 58:
erch e est acco rdé est
La superficie maximale pou r laquelle le permis de rech
fixée par voie règl eme ntai re.

Article 59:
ram me de rech erch e
Le titul aire d'un perm is de rech erch e exéc ute le prog
min istra tion des mines.
qu'il prod uit au déb ut de cha que ann ée aup rès de l'Ad
Il réalise les trava ux de recherche géologique et minière dans le respe
ct de la
natur e et du volume des travaux définis par voie règlementaire.

Le titulaire d'un permis de recherche fourn it un rappo rt annuel des


trava ux
réalisés à l'Administration des mines en formats papie r et digital comp
ortan t
entre autre s les donn ées de cartographie, les point s d'échantillonna
ge, la
natur e des affleurements, les sond ages et géophysiques ainsi
que la
géochimie.

Toute dérog ation au progr amm e de reche rche soumis fait l'obje
t d'une
déclaration préal able auprè s de l'Administration des mines.

Article 60:

Le titulaire d'un perm is de reche rche commence les trava ux de reche


rche à
l'inté rieur du périm ètre du permis, dans un délai maximum de six
mois à
comp ter de sa date d'octroi. Il est tenu de les pours uivre avec diligence.

Section 3 : Du perm is d'exp loita tion indu strie lle

Article 61:

Le permis d'exploitation industrielle de grand e ou de petite mine est


accor dé
par décre t en Conseil des ministres après avis d'une commission techn
ique.
La création, les attributions, la composition, l'organisation
et le
fonct ionne ment de la commission techn ique sont déter miné s par
voie
règlementaire.

Article 62:

La dema nde du perm is d'exploitation indus triell e de grand e ou de


petite
mine est intro duite au moins quatr e-vin gt-dix jours avan t l'exp iratio
n de la
durée de valid ité du perm is de reche rche en vertu duqu el elle est form
ulée
sous peine de sanctions.

Il est joint à la dema nde outre des docu ment s déter miné s par
voie
règle ment aire :

une étude de faisabilité élabo rée par un cabin et agréé, comp renan
t un
plan de form ation et de trans fert des comp étenc es aux cadre
s et
perso nnel locaux et un systè me de prom otion de ces cadre s
et
~ 29
personnel. L'étude de faisabilité doit égale ment définir un plan
et
d'ancrage de l'activité de la société minière à l'économie locale
les
nationale qui indique les liens économiques en amon t et en aval avec
entre prise s et agen ts économiques ainsi que les effets
d'ent raine ment s;

un Plan de déve loppe ment communautaire ;

un avis favorable de faisabilité envir onne ment ale de l'auto rité


comp étent e ;
é
une autorisation de l'Autorité nationale de radio prote ction et de sûret
[Link] dans le cas des subst ances minérales radioactives.

Artic le 63:
de
En cas d'acquisition d'un actif minie r l'acq uéreu r dispo se d'un délai
at de
quatre-vingt-dix jours à comp ter de la date de signa ture du contr
de
cession pour dépo ser la dema nde de perm is d'exploitation sous peine
nullité du contr at de cession de l'actif minier de l'Etat.

Article 64:
petite
L'attribution d'un perm is d'exploitation industrielle de grand e ou de
ètre
mine entra îne l'ann ulatio n du perm is de recherche à l'inté rieur du périm
nuer.
du permis d'exploitation. La reche rche liée à l'exploitation peut y conti
rche
Toutefois, à l'exté rieur du perm is d'exploitation, le perm is de reche
de de
subsiste sur la superficie resta nte jusqu 'à l'expiration de sa pério
validité.

Artic le 65:
qui
Le titulaire d'un perm is d'exp loitat ion de grand e mine ou de petite mine
perm is
découvre et exploite des subst ance s autre s que celle pour laquelle le
s dans
d'exploitation est attrib ué, est obligé de décla rer lesdi tes subst ance
rprof it
son chiffre d'affaires. La valeu r de ces subst ances est qualifiée de supe
ie.
et cinqu ante pour cent de celle-ci revie nnen t à l'Etat sans contr epart

d/?30
La non déclaration des autres substances est sancti onnée par la confiscation
desdites substa nces et une amen de de cent pour cent de la valeu r des
substances confisquées.

Artic le 66:

A l'octroi du permi s d'exploitation industrielle de grand e ou de petite mine,


quinze pour cent du capital social revien nent à l'Etat sous forme d'actions
gratuites.

Ces actions gratui tes donne nt droit au verse ment d'un dividende prioritaire.
Elles sont libres de toutes charges et ne peuve nt conna ître aucun e dilution
en cas d'aug menta tion du capital social.

L'Etat a, en sus de sa participation de droit au capital, un droit de souscription


d'au moins trente pour cent pour lui et/ou le secteu r privé national, à titre
onéreux, une partic ipatio n suppl émen taire au capital de la société
d'exploitation.

L'Etat peut déten ir une participation contri butive sans limitation dans le
capital de la société d'exploitation d'un gisem ent pour lequel l'Etat aura
investi dès la phase de reche rche et d'identification du gisement.

Artic le 67:

Lorsqu'un bénéfice distri buabl e est const até par la société d'exploitation,
celle-ci prélèv e sur le bénéfice de l'exercice dimin ué des perte s antéri eures
et des prélèv emen ts pour const itutio n de réserv es légales et augm enté des
repor ts à nouve au bénéficiaires, un divide nde priori taire qui est versé à
l'Etat.

Ce dividende priori taire dont le taux est égal à la quote -part de l'Etat dans le
capital de la sociét é d'exploitation, est servi à l'Etat avant toute autre
affectation du bénéfice distribuable. Il est recou vré par tout moyen.

L'Etat peut exiger le paiem ent de tout ou partie de son dividende en natur e
de la subst ance produ ite ou extraite.

En cas de distri butio n en nature , l'évaluation est faite au cours du jour de la


date à laquelle le divide nde devie nt exigible.

~ 31
Article 68;

Le permis d'exploitation industrielle de grande ou de petite mine confère à


son titulaire, dans les limites de son périmètre, en surface et en profondeur,
le droit exclusi f de recherche et d'exploitation des gisements objet du permis
dans les conditions prévue s par la présen te loi.

Articl e 69:

Le permis d'exploitation industrielle de grande ou de petite mine donne


droit, sous réserv e de la réglementation en vigueur :

de posséder, détenir, transp orter ou faire transp orter les substa nces
minérales extraites, leurs concentrés ou dérivés prima ires ainsi que les
métau x et alliages qui sont produi ts jusqu'a u lieu de stockage, de
traitem ent ou de charge ment;

de dispos er de ces produi ts sur les marchés intérie urs et extérie urs aux
cours mondiaux établis par les marchés libres et de les export er.

Le permis d'exploitation indust rielle de grande ou de petite mine empor te


égalem ent l'autor isation d'établ ir au Burkina Faso des installations
d'extra ction et de conditionnement, de traitem ent, d'affinage et de
transfo rmatio n de substa nces minérales.

Articl e 70:

Tout titulair e de permis d'exploitation industrielle de grande ou de petite


mine est tenu de transf ormer ou de valoris er une partie de sa produc tion sur
le territo ire national.

Les modalités et les taux par nature de substa nce sont fixés par voie
règlementaire.

Articl e 71:

Le permis d'exploitation indust rielle de grande ou de petite mine consti tue


un droit réel immobilier cessible, transm issible et indivisible.

Il est suscep tible d'hypo thèque .

# 32
Article 72:

Le permis d'exploitation industrielle de grande mine est valable pour une


durée de dix ans à compter de la date d'entrée en vigueur du décret
d'attribution. Toutefois, il est valable pour la durée de vie de la mine telle
qu'établie par l'étude de faisabilité, si celle-ci est inférieure à dix ans.

Le permis d'exploitation industrielle de grande mine est renouvelable, par


durées consécutives de cinq ans jusqu'à épuisement du gisement objet du
permis.

Article 73 :

Le permis d'exploitation industrielle de petite mine est valable pour une


durée de cinq ans à compter de la date de signature du décret d'attribution.
Toutefois, il est valable pour la durée de vie de la mine telle qu'établie par
l'étude de faisabilité, si celle-ci est inférieure à cinq ans.

Le permis d'exploitation industrielle de petite mine est renouvelable, par


périodes consécutives de cinq ans jusqu'à épuisement du gisement objet du
permis.

Article 74:

La superficie pour laquelle le permis d'exploitation industrielle de grande ou


de petite mine est accordé, est fixée selon l'importance du gisement dont
l'exploitation est envisagée, tel que défini dans l'étude de faisabilité préparée
par le titulaire du permis de recherche.

Les gisements satellites nouvellement découverts font partie intégrante du


permis d'exploitation existant au moment de la découverte.

Article 75:

Sous réserve d'en être dispensé, le titulaire d'un permis d'exploitation


industrielle de grande ou de petite mine commence les travaux préparatoires
pour la mise en exploitation du gisement dans un délai de deux ans, à
compter de la date d'octroi du permis. Il est tenu de les poursuivre avec
diligence conformément aux engagements pris.
pou r la mise en exploitation du
P_assé ce délai, si les trav aux pré par ato ires
int au moins cin qua nte pou r cent,
~isemen~ ~e son t pas term iné s mais ont atte entaire.
11 peu t lm etre accordé une ann ée sup plé me nta ire par voie règ lem

du per mis d'exploitation minière


P'assé le ~élai supplémentaire/ le titulaire
sen te loi.
s expose a des pénalités pré vue s par la pré

pation de l'Etat dan s le capital de


Les conditions et les modalités de la partici
ée son t précisées par voie
la société d'exploitation semi-mécanis
règlementaire.

Art icle 82 :
le permis d'exploitation semi-
La superficie maximale, pou r laquelle
lementaire.
mé can isé e est accordé, est fixée par voie règ

Art icle 83 :

titu lair e d'u n per mis d'ex plo itat ion semi-mécanisée commence les
Le
ation du gis em ent dan s un délai
trav aux pré par ato ires et de mise en exploit
ttri but ion du permis. Il est ten u de
d'u n an maximum, à com pte r de la dat e d'a
ments pris.
les poursuivre, conformément aux engage
ne son t pas terminés, le titu lair e
Passé ce délai, si les trav aux pré par ato ires
s'expose à des pénalités pré vue s
du per mis d'exploitation semi-mécanisée
par la pré sen te loi.

Ar ticl e 84 :

lair e d'u n per mis d'e xpl oita tion semi-mécamsee exploite les
Le titu
l'art, en res pec tan t les nor me s de
sub sta nce s minérales dan s les règles de
pré ser vat ion de l'en vir onn em ent
san té pub liqu e et de séc uri té au travail, de
com me rcia lisa tion des pro dui ts con for mé me nt à la rég lem ent atio n en
et de
vigueur.
i-mécanisée exploite le gis em ent
Le titu lair e d'u n per mis d'exploitation sem
ire et au pla n d'e xpl oita tion du
en se con for ma nt à l'év alu atio n som ma
tration des mines.
gisement, fournis au pré ala ble à l'Adminis
du gis em ent fait l'ob jet d'u ne
Toute modification du pla n d'exploitation
des mines.
aut ori sat ion préalable de l'Administration
En cas de dommage, le titulaire du permis d'exploitation
semi-mécanisée est
tenu de répa rer les préjudices subis par ces exploitants
sans préjudice des
sanctions péna les.

L'entente est maté riali sée par un acte auth enti que à la char
ge du titulaire du
permis.

Article 86:

L'exploitation min ière des masses constituées par les


haldes et terri ls de
mines et par les rési dus d'exploitation de subs tanc es
de carrières, est
soumise à l'obt enti on d'un titre minier lorsqu'elle est entr
epri se par tout e
personne autr e que le titulaire du titre minier pou r
la superficie où se
trou vent ces masses.

Les dispositions trait ant de l'exploitation semi-mé cani


sée s'ap pliq uent à
l'exploitation visée à l'alin éa 1 ci-dessus.

Article 87:

Le trait eme nt des rési dus miniers est soumis à l'obt enti
on d'un agré men t
lorsqu'il est entr epri s par tout e pers onne autr e que le titul
aire d'un perm is
d'exploitation ou le bénéficiaire d'un e autorisation d'exploi
tation.
Les conditions d'octroi, de renouvellement et de retr ait
de l'agr éme nt sont
définies par voie règl eme ntair e.

Sect ion 5 : De l'au tori sati on d'ex ploi tatio n arti sana
le
Article 88:

L'Autorisation d'ex ploi tatio n artisanale, en abré gé« AEA


», est acco rdée sous
réserve des droi ts anté rieu rs aux sociétés coop érat
ives à part icipa tion
burk inab è majo ritai re inte rven ant dans le sect eur minier.

Toutefois, les pers onn es phys ique s de nationalité burk


inab è peuv ent être
attri buta ires d'AEA dans les conditions définies par voie
régl eme ntair e.
Les conditions de déli vran ce de l'AEA sont préc isée s par
voie réglementaire.
Arti cle 89:
réser vées à
Des zones, déno mmé es« couloir d'exploitation artis anal e», sont
par un arrêt é
l'exploitation artisanale des subs tanc es minérales et sont fixées
terri toria le et
conjoint des ministres chargés des mines, de l'Administration
Collectivités
de l'Environnement, de concert avec les auto rités des
terri toria les dont elles sont du ressort.
isées par voie
Les modalités de création et de gestion de ces zones sont préc
règlementaire.

Arti cle 90:


s conf ère à son
L'autorisation d'exploitation artis anal e de subs tanc es de mine
subs tanc es
bénéficiaire le droit exclusif d'exploitation artis anal e des
est décrit, aux
minérales qui s'y trouvent, dans les limites du périm ètre qui y
patible avec la
conditions qui y sont définies et jusq u'à une prof onde ur com
sécu rité des travailleurs telle qu'ét ablie par la réglementation.
subs tanc es de
Le bénéficiaire de l'aut orisa tion d'exploitation artis anal e de
-mécanisée
mines peut solliciter un perm is d'exploitation semi
conf ormé men t à la règle men tatio n minière.

Arti cle 91:


s ne peut
L'autorisation d'exploitation artis anal e de subs tanc es de mine
erte par ladite
emp êche r les activités de rech erch e sur la superficie couv
autorisation.
rant la mêm e
En cas d'oct roi d'un perm is d'exploitation industrielle couv
ficiaire de
superficie, l'aut orisa tion ne sera pas renouvelée, mais le béné
té au taux
l'aut orisa tion a le choix d'en trer dans le capital social de la socié
d'au moins dix pour cent ou d'êtr e inde mnis é par celle-ci.

Arti cle 92:


s cons titue un
L'autorisation d'exploitation artis anal e de subs tanc es de mine
auto risat ion de
droit non susc eptib le de nant issem ent. Elle est amodiable sur
l'Administration des mines.

~ 38
Article 93:

La superficie, pour laqu elle l'autorisation d'exploitation


artisanale de
substances de mines est accordée, est conforme à la régle men tatio
n minière.
Article 94:

Le bénéficiaire d'un e auto risat ion d'exploitation artis anal e de


subs tanc es de
mines exploite les subs tanc es minérales en resp ecta nt les norm
es de santé
publique et de sécu rité au travail, de prés erva tion de l'env ironn
emen t et de
commercialisation des prod uits conformément à la régle
men tatio n en
vigueur.

Article 95:

Sous réser ve des disp ositi ons des chap itres 2 et 3 du titre III
de la prés ente
loi, le bénéficiaire d'un e auto risat ion d'exploitation artis anal
e ne peut, sauf
ente nte avec les expl oitan ts agricoles, se livrer à des trava ux sur
les terra ins
de culture ni port er entra ve à l'irrigation norm ale des cultu
res. En cas de
dommage, il est tenu de répa rer les préjudices subis par ces expl
oitants.
L'entente est maté rialis ée par un acte auth entiq ue à la char ge
du titula ire du
permis.

Le travail des enfa nts est inter dit dans les activités d'exp loita
tion artisanale.
L'organisation, l'enc adre men t et les proc édés de l'exploita
tion mini ère
artis anal e sont déte rmin és par voie règlementaire.

Article 96:

L'autorisation d'exp loita tion artisanale de subs tanc es de mine


s est valable
pour une duré e de deux ans. Elle est renouvelable par pério des
de deux ans,
par l'aut orité qui l'a déliv rée et dans les mêm es formes, si le
bénéficiaire a
resp ecté les oblig ation s qui lui inco mbe nt et prés enté
une dem ande
conforme à la régle men tatio n minière, à la cond ition que
le périm ètre
concerné ne fasse l'obj et d'un e dem ande de perm is
d'exploitation
industrielle.

dJ= 39
resta urat ion de la
Le reno uvel leme nt de l'autorisation est subo rdon né à la
, une caution de
superficie déjà exploitée ou abandonnée. A cet effet
et les mod alité s de
réhabilitation des sites d'exploitation don t le mon tant
le bénéficiaire en
perc epti on sont fixées par voie règl eme ntair e est due par
vue de gara ntir l'exécution de cette obligation.

Arti cle 97:


anal e de subs tanc es
Le reno uvel leme nt de l'autorisation d'exploitation artis
is de rech erch e ne
de mines se trou vant sur un terra in couv ert par un perm
de recherche.
peut se faire qu'avec l'accord écrit du titul aire du perm is

Arti cle 98:


cessible. Elle est
L'autorisation d'exploitation artis anal e n'es t pas
lle de l'exploitant,
tran smis sible en cas de décès ou d'incapacité pers onne
ion des mines et du
sous rése rve de l'app roba tion préa lable de l'Administrat
imp ôts en mat ière
paie men t des droits et taxes prév us par le code général des
de succession.

Arti cle 99:


e de subs tanc es de
La reno ncia tion à l'aut orisa tion d'exploitation artis anal
est acce ptée sans
mines est autorisée, sans péna lité ni indemnité. Elle
préjudice du resp ect par l'exploitant de ses obligations.

Arti cle 100 :


de mines peu t être
L'autorisation d'exploitation artis anal e de subs tanc es
l'aut orité qui l'a
retir ée aprè s une mise en dem eure de tren te jour s par
ent aux obligations
délivrée et dans les mêm es formes, pou r tout man quem
inco mba nt à leur s bénéficiaires en vert u de la prés ente loi.

Arti cle 101 :


d'un e auto risat ion
En cas d'expiration, de reno ncia tion ou de retra it
ire, le péri mèt re
d'exploitation artis anal e ou de déch éanc e de son bénéficia
ltan t à com pter du
qu'elle couv re se trou ve libé ré de tout droi t en résu
lendemain de :

40
la date d'expiration pour les cas d'expiration;

la date de notification pour les cas de renonciation, de retrait ou de


déchéance du bénéficiaire.

CHAPITRE 3: DES TITRES MINIERS DE SUBSTANCES DE CARRIERES

Article 102 :

Les dispositions applicables aux titres miniers d'exploitation des substances


de mines s'appli quent aux person nes physiques ou morale s réalisa nt à titre
exclusif l'exploitation des substances de carrières sous réserv e de celles
prévues au présen t chapit re.

Article 103 :

La recherche de gîtes de substa nces de carrièr es est autoris ée par


l'Administration des mines.

L'autorisation de recher che de substances de carrièr es est valable pour une


durée d'un an renouvelable une fois.

Article 104:

Les titres miniers de substa nces de carrièr es peuve nt être tempo raires ou
perma nents et délivrés à toute person ne physique ou morale qui en fait la
demande à l'Administration des mines confor méme nt à la règlementation en
vigueur.

Article 105 :

Le permis d'expl oitatio n industrielle de substa nces de carrièr es est accordé,


sous réserv e des droits antérie urs, par arrêté du minist re chargé des mines,
à toute person ne morale ayant présen té une deman de conforme à la
réglementation minière.

La deman de doit compo rter un plan de dévelo ppeme nt comm unauta ire.

Les modalités d'octroi du permis d'exploitation indust rielle de substa nces de


carrièr es sont fixées par voie règlementaire.

~41
Le permi s d'exploitation semi-mécanisée et l'autorisation d'exploitation
artisa nale de substances de carrières sont accordés suiva nt des modalités et
conditions déterm inées par voie réglementaire.

Artic le 106 :

Le propr iétair e terrie n est tenu d'obte nir un permi s ou une autor isatio n
d'exploitation s'il souha ite exploiter lui-même une substa nce de carriè res sur
son terrain.

Toutefois, l'exploitation de substances de carriè res par le propr iétair e terrie n


à des fins exclusiveme nt domestiques ne nécessite pas d'auto risatio n ou de
déclaration préalable. Cette exploitation dome stique deme ure soum ise à la
réglem entati on en matiè re de santé publique, de sécur ité et santé au travail
et d'env ironn emen t.

Artic le 107:

Le permi s d'exploitation de substances de carriè res confère à son titulaire,


dans les limites du périm ètre et des conditions qui y sont définies, le droit
exclusif d'exp loiter les substa nces de carriè res qui s'y trouvent.

Le permi s d'exploitation de substances de carriè res confère égale ment à son


titulaire le droit, sous réserv e de la réglem entati on en vigueur de :

transp orter ou de faire transp orter les substa nces de carriè res extrai tes
et leurs conce ntrés ou dérivés prima ires qui lui appar tienn ent jusqu 'au
lieu de stockage, de traite ment ou de charg emen t;

dispo ser de ces produ its sur le march é intéri eur ou de les expor ter.

Le perm is d'exp loitat ion de substa nces de carriè res perm et égale ment
d'étab lir des installations de condi tionne ment et de traite ment prima ire de
ces subst ances confo rmém ent à la réglem entati on en vigueur.

Le bénéficiaire d'une autori sation d'exploitation artisa nale de subst ances de


carriè res dispo se de ses produ its uniqu emen t sur le march é intéri eur.

Artic le 108 :

Le permi s d'exp loitat ion indus trielle de subst ances de carriè res est valable
pour cinq ans, à comp ter de la date de signa ture de l'arrê té d'attr ibutio n. Il
~2
est renouvelable par pério de de trois ans conf ormé men t à la régle
mentation
en vigueur.

Le permis d'exploitation semi-mécamsee de subs tanc es de


carri ères est
valable pour trois ans, à com pter de la date d'att ribut ion. Il est
renouvelable
pour la même duré e conf ormé men t à la régle men tatio n en vigu
eur.
L'autorisation d'exploitation artisanale de subs tanc es de carri ères
est valable
pour deux ans, à com pter de la date d'attribution. Elle est reno
uvelable pour
la même duré e conf ormé men t à la réglementation en vigueur.

Le perm is d'exploitation temp orair e de subs tanc es de carri ères


est octroyé
exclusivement pour l'activité pour laquelle elle est dem andé
e et valable
seule men t pour la pério de qui y est définie. Toutefois, cette
pério de non
renouvelable ne peut excé der un an.

Article 109 :

La superficie du perm is d'exploitation industrielle de subs tanc


es de carri ères
est fixée par voie règle men taire.

Arti cle 110 :

Le titulaire d'un perm is d'exploitation de subs tanc es de carri


ères est tenu
d'exp loite r la subs tanc e de carri ères en se conf orma nt
au plan de
déve lopp emen t et d'exp loita tion et au prog ramm e de prés
erva tion et de
gestion de l'env ironn eme nt préa lable men t prod uits
aupr ès de
l'Administration des mines. Tout e modification est soum
ise à une
auto risat ion préa lable de l'Administration des mine s aprè s avis
du ministre
char gé de l'env ironn emen t.

Arti cle 111 :

Les perm is d'exploitation indu strie lle et semi -méc anisé e de


subs tanc es de
carri ères sont trans miss ibles et cessibles sous rése rve de
l'app roba tion
préa lable du mini stère en char ge des mines, dans les mêm es
conditions que
les titre s mini ers de subs tanc es de mines, nota mme nt le paie
men t de la taxe
spécifique sur les trans actio ns de titre s mini ers prév ues par
les dispositions
du code général des impô ts.
ères et les
Les perm is d'exploitation temp orair e de subs tanc es de carri
ne sont pas
auto risat ions d'exploitation artisanale de subs tanc es de carri ères
pers onne lle
cessibles. Ils sont transmissibles en cas de décès ou d'incapacité
inistration
de l'exploitant, sous réser ve de l'app roba tion préa lable de l'Adm
dispositions
des mines et du paie men t des droits et taxes prév us par les
fiscales en la matière.

Arti cle 112 :


ne peut être
Aucune exploitation de substances de carri ères aban donn ée
auto risat ion
remise en activité sans un nouveau perm is ou une nouvelle
e d'utilité
d'exploitation. Toutefois, l'Etat peut en disp oser pour caus
publique.

Arti cle 113 :


les haldes et
L'exploitation autre que minière des masses cons titué es par
es de carri ères
terri ls de mines et par les résidus d'exploitation de subs tanc
entre prise par
est soum ise à une autorisation d'exploitation lorsq u'ell e est
tion ou le
toute pers onne autre que le titula ire d'un perm is d'exploita
rficie où se
bénéficiaire d'un e auto risat ion d'exploitation pour la supe
il doit en faire
trouv ent ces masses. S'il s'agit du titula ire ou du bénéficiaire,
la décla ratio n à l'Administration des mines.
subs tanc es de
Les dispositions relat ives aux auto risat ions d'exploitation de
éa 1 ci-dessus.
mines ou de carri ères, s'app lique nt à l'exploitation visée à l'alin
es de mines.
Les hald es et terri ls de mines sont soumis au régime des subs tanc
des subs tanc es
Les résid us d'exploitation de carri ères sont soum is au régime
de carri ères.

Arti cle 114 :


d'exp loita tion
Sous réser ve d'en être dispensé, le titulaire d'un perm is
prép arato ires
indu strie lle de subs tanc es de carri ères commence les trava ux
deux ans au
et de mise en exploitation du gisem ent dans un délai de
tenu de les
maximum, à com pter de la date d'octroi du permis. Il est
pour suiv re avec diligence conf ormé men t aux enga gem ents pris.
Passé ce délai, si les travaux prépar atoires ne sont pas terminés, le titulaire
du permis d'exploitation industrielle de substances de carrièr es s'expose à
des pénalités prévues par la présen te loi.

Articl e 115 :

Sous réserve d'en être dispensé, le titulaire d'un permis d'exploitation semi-
mécanisée de substa nces de carrièr es commence les travau x prépar atoires
et de mise en exploitation du gisement dans un délai d'un an au maximum, à
compt er de la date d'octroi du permis. Il est tenu de les poursu ivre avec
diligence conformément aux engagements pris.

Passé ce délai, si les travau x prépar atoires ne sont pas terminés, le titulaire
du permis d'exploitation semi-mécanisée de substa nces de carrièr es
s'expose à des pénalités prévue s par la présen te loi.

CHAPITRE 4 : DES DROITS ET OBLIGATIONS LIES AUX TITRES MINIERS

Articl e 116 :

Les droits du titulaire d'un titre minier porten t sur l'étend ue de la superficie
délimitée dans l'acte d'attrib ution, orienté Nord-Sud et Est-Ouest et
prolongée en profon deur par des verticales qui s'appu ient sur le périmè tre
défini en surface.

La délimitation du périm ètre des titres mm1ers est établie soit en


coordonnées cartési ennes, soit par des repère s géogra phique s ou la
combinaison des deux tel que prévu par la réglementation minière.

Articl e 117 :

L'extension du périm ètre géogra phique d'un titre minier est autorisée, sous
réserv e des droits ou deman des de titres minier s antérie urs, dans les
conditions fixées par la réglem entatio n minière.

Articl e 118 :

Les titres miniers sont renouv elable s par l'autor ité qui les a délivrés et dans
les même s formes, à la deman de du titulaire, présen tée avant l'expir ation de
la durée de validité en cours.
S'il n'a pas été statué sur ladite dema nde de renouvellement avant
l'expiration de la périod e de sa validité en cours, la validité dudit titre minier
est prorogée de plein droit, sans formalité, jusqu 'à régularisation par
l'autorité compétente.

Toutefois, cette proro gation ne s'applique qu'à la partie du périm ètre visée
par la dema nde de renouvellement ou de délivrance d'un permi s
d'exploitation.

Si le renou vellem ent est refusé, les terrai ns couverts par le titre minier sont
libérés de tout droit en résult ant à comp ter de zéro heure le lendemain
suivant la date de notification de l'acte de retrai t.

Article 119:

Les droits liés aux titres miniers sont cessibles et transmissibles dans les
conditions prévu es par les textes en vigueur.

Tout accord ou tout contr at par lequel le titula ire du titre minie r cède ou
transm et direct emen t ou indire cteme nt les droits et obligations résult ant du
titre minie r est conclu sous la condition suspe nsive de l'accord du ministre
chargé des mines.

Le titulaire du titre minie r doit transm ettre au minis tre chargé des mines tout
proje t de contr at ou d'accord de cession ou de transm ission partielle ou
totale des droits et obligations résult ant du titre minier.

Si le cessio nnaire offre au moins les même s garan ties d'exécution des
obligations prévu es par la prése nte loi que le cédant, l'accord du minis tre
chargé des mines peut être donné lorsqu e le cédan t a satisfait aux obligations
lui incom bant en vertu de la réglementation miniè re et au paiem ent de la taxe
sur les plus-values de cessions.

Toutefois, l'Etat dispo se d un droit de préem ption en cas de cession des titres
1

miniers.

Article 120 :

Le contr at ou l'accord par lequel le titula ire d'un titre minie r amodie, cède ou
transm et, partie lleme nt ou totalement, les droits et obligations dudit titre,
préala bleme nt agréé s par le Ministre charg é des mines, est soum is à la

~
formalité de l'enregistre ment et au paiem ent de la taxe spécifique
sur les
transactions de titres miniers prévu es par les dispositions du code
géné ral
des impôts.

Les plus-values de cessions de droits et les revenus liés aux form


es de
trans actio ns porta nt sur lesdits droits donn ent lieu à la perce ption d'un
droit
spécifique au taux liquidé lors de la formalité de l'enre gistre
ment
confo rmém ent aux dispositions fiscales en la matière.

Le prix de cession ne peut être infér ieur au prix de pleine conc urren
ce telle
que définie par les norm es et la législation nationale ou inter natio nale.
En
tout état de cause, l'Etat peut exerc er son droit de préem ption
sur ces
cessions des droits.

La cession de plus de cinqu ante pour cent des actions est assimilée
à une
cession de titre et les dispositions ci-dessus lui sont applicables.

Artic le 121 :

En cas de décès ou d'incapacité du bénéficiaire d'une autorisation, les


ayan ts
droit en infor ment le minis tre chargé des mine s par tout moyen dans
un délai
de six mois à comp ter du décès ou de l'incapacité.

La trans missi on de l'auto risati on est faite à leur dema nde confo rmém
ent à la
règle ment ation en vigue ur.

Artic le 122 :

La renonciation à une parti e ou à la totali té de la superficie d'un titre


mini er
est, en tout temp s, autor isée sans péna lité ni indemnité.

Toutefois, la renon ciatio n parti elle n'est possible que pour les perm
is de
reche rche et les perm is d'exploitation indus triell e de subst ance
s de
carrières. Elle doit cepe ndan t être accep tée par l'auto rité qui a délivré
le titre.
L'acceptation inter vient après le paiem ent des sommes effectivement
dues et
exigibles en fonction de la pério de écoulée jusqu 'à la date de la renon
ciatio n
et à l'issue de l'exé cutio n des trava ux presc rits par la régle ment ation
miniè re
relative à la réhab ilitat ion des sites.
Article 12 3 :

Toute renonciation à un titre minier est acceptée sous condition de


transmission préalable à l'Administration des mines de l'ensemble des
donnée s sur les travaux réalisés sur le titre concerné.

Article 124 :

Toute réclamation ou revendi cation de l'Etat, suite à la renonci ation du


titulaire, est faite dans un délai de quatre ans à compte r de la date de
renonciation.

Après l'acceptation, les droits et obligations du titulair e sont ajustés en


fonction de la superficie abando nnée lorsque la renonci ation ne couvre
qu'une partie de la superficie du permis.

La superficie à laquelle le titulaire ou le bénéficiaire renonc e partiell ement


ou totalem ent se trouve libérée de tous droits et obligations pour l'avenir, à
compte r de zéro heure le lendem ain du jour de la date de la décision de
l'autori té qui a délivré le titre minier.

Les effets juridiqu es de la renonci ation totale portent sur toute la superficie
à compte r de la même date.

Article 125 :

Tout titre minier peut faire l'objet de retrait, sans indemn isation ni
dédomm agemen t, par l'autori té qui l'a délivré dans les conditi ons prévues
aux articles 207 et 208 de la présent e loi.

Article 126 :

Lorsqu'un titre minier fait l'objet de litige ou de différen d suscept ible de


menace r l'ordre public, le ministr e chargé des mines peut prendre des
dispositions utiles pour suspen dre ou retirer le titre minier.

Article 127 :

Le titulaire dont le titre minier a été retiré, arrête imméd iatemen t les travaux
et dispose d'un délai maximu m de six mois, le cas échéant , pour démant eler
ses installations.
Il est tenu de répa rer tout dommage nota mm ent ceux
à l'env iron nem ent
conformément à la règlementation en vigueur.

Article 128 :

Sous rése rve du droi t de prée mpt ion de l'Eta t visé à


l'article 129 de la
prés ente loi, en cas de retra it d'un titre minier, le péri mètr
e qu'il couvre se
trou ve libéré de tous droits et obligations qui en résultent
à com pter de zéro
heur e du jour suiv ant la notification de la décision de retra
it au bénéficiaire
ou au titulaire à sa pers onne ou à sa dern ière adre sse conn
ue.
Article 129 :

Lorsque le titre min ier pren d fin et si le titul aire ou le béné


ficiaire décide de
céde r le matériel et les équi pem ents dont il est prop riéta
ire, l'Eta t a un droi t
de préemption.

Les bâtiments, dépe ndan ces, infra stru ctur es minières


et d'un e man ière
générale tout ouvr age installé à perp étue lle dem eure
pou r les activités
minières sont cédé s de plein droi t et sans inde mni satio
n à l'Etat et aprè s
réhabilitation des sites conf orm éme nt à la règl eme ntati on
en vigueur.
Article 130 :

Tou t titulaire d'un titre min ier qui a imp orté des équi pem
ents en exon érat ion
des droi ts et taxe s de doua ne et qui cède à l'Eta t ou à une
tierc e pers onne , est
tenu de dem ande r au préalable, une auto risat ion de mise
à la cons omm atio n
à l'Administration des douanes.

Article 131 :

Tou t titul aire de titre min ier don t le titre a été retir é ne
peu t prés ente r une
dem ande de titre min ier avan t l'expiration du déla
i fixé par voie
régl eme ntai re à com pter de la notification de la décision
de retra it.

49
TITRE III: DES DROITS ET OBLIGATIONS LIES A L'EXERCICE
DES ACTIVITES MINIERES

CHAPITRE 1 : DANS LES ZONES D'INTERDICTION OU DE PROTECTION

Article 132 :

Les activités de prospection, de recherche ou d'exploitation de substances


minérales ne peuven t être entrepr ises en surface, en profond eur et aux
alentou rs d'une zone de protection, des proprié tés closes de murs ou d'un
dispositif équivalent, sans le consen tement du proprié taire ou du possesseur.

Il en est de même :

à l'égard des groupes d'habita tions ;

des puits, des édifices religieux, des lieux de sépultu re ou des lieux
considérés comme sacrés, sans le consen tement des commu nautés
concernées ;

des écoles et centres de formation et de santé ;

des dépend ances du domain e public sans autorisa tion de l'Etat;

les plaines agricoles et les zones de pâturag es.

Les conditions et modalit és d'application de la présent e disposi tion sont


déterm inées par voie règleme ntaire.

Article 133 :

Dans les périmè tres de prospec tion, de recherc he ou d'exploitation de


substan ces minérales, des zones de protect ion sont déterm inées par voie
régleme ntaire pour la préserv ation de l'enviro nnemen t et la protect ion des
sites archéologiques, culturels, scientifiques, lieux de culte, des travaux, des
ouvrage s ou des services d'intérê t public.

Des zones de protect ion sont déterm inées égalem ent par voie réglem entaire
pour les zones où la sécurité nationa le ou l'intérê t général l'exige.

Les zones de protect ion sont délimitées, portées à la connais sance du public
et communiquées au demand eur du titre minier.
Les conditions et modalités d'application de la prés ente dispo
sition sont
déterminées par voie règlementaire.

CHAPITRE 2: DES RELATIONS ENTRE LES OPERATEURS MIN


IERS ET LES
PROPRIETAIRES ET AUTRES OCCUPANTS DU SOL

Article 134 :

L'occupation des terra ins nécessaires à l'activité de pros


pection, de
rech erch e ou d'exp loita tion de substances miné rales et aux indu
strie s qui s'y
rattachent, tant à l'inté rieur qu'à l'ext érieu r du périm ètre du
titre mini er
ainsi que le pass age sur ces terra ins pour les mêmes fins,
s'effectuent
conformément aux dispositions en vigueur en la matière.

Article 135 :

L'occupation des terra ins ouvre droit, au profi t du prop riéta ire
du sol ou de
l'occupant à quel que titre que ce soit, à une inde mnis ation juste
et préa lable
dont les conditions et modalités sont déte rmin ées par voie règle
men taire.
Article 136 :

L'occupation des terra ins comporte, le cas échéant, le droit de


coup er le bois
nécessaire à l'activité minière et d'uti liser les chut es d'eau libre
s et les eaux
de surface et sout errai nes, le tout à l'inté rieur du périm ètre
défini dans le
titre minier, sous réser ve d'ind emn isati on ou de paie men
t des taxes ou
rede vanc es prév ues par les textes en vigueur.

Cependant, l'exploitation semi -mécanisée et indu strie lle par


dragage ainsi
que toute autre méth ode dans le lit des cour s d'eau est inter dite.

Article 137:

Le passage sur les terra ins se fait dans le resp ect des norm es de
prés erva tion
de l'env ironn emen t. Il n'ou vre pas droi t à une inde mnis
ation si aucu n
dommage n'en résu lte.

Article 138 :

Les travaux exéc utés anté rieur eme nt, soit par le prop riéta ire
terri en, soit par
l'Etat, à l'inté rieur du périm ètre d'un perm is ou d'un
e auto risat ion
d'exploitation ouvr ent droit, au remb ours eme nt des dépe nses
en &~ ~
au paieme nt de leur juste valeur, déduction faite, le cas échéant, des
avantages que le proprié taire terrien ou l'Etat peut en tirer.

Article 139 :

L'occupation des terrains ainsi que les travaux visés aux articles 134 et 138
de la présent e loi peuven t être déclaré s d'utilité publique dans les conditions
prévues par la législation en vigueur, sous réserve des obligations
particulières ou complémentaires qui pourrai ent être imposées aux titulaires
des titres miniers.

Article 140 :

Le titulaire d'un permis d'exploitation ou le bénéficiaire d'une autorisa tion


d'exploitation, a le droit de disposer, pour les besoins de son exploitation et
des industr ies qui s'y rattache nt, des substances minérales autres que celles
qu'il exploite et dont les travaux entraîn ent nécessa iremen t l'abatta ge.

Le proprié taire terrien peut demand er qu'il lui soit permis de dispose r de ces
substances, si elles ne sont pas utilisées par l'exploitant, contre paieme nt
d'une juste indemn ité s'il y a lieu, sauf si elles provien nent du traitem ent de
substan ces minérales extraites.

Article 141:

Les litiges pouvan t surveni r sur le montan t des compen sations prévue s au
présent chapitr e ou autres matière s s'y rapport ant, sont soumis à la
médiation préalab le de l'Administration des mines dans les conditions
prévues par la régleme ntation en vigueur.

CHAPITRE 3: DES RELATIONS ENTRE EXPLOITANTS MINIERS

Article 14 2 :

Les voies de communication, les lignes électriques et autres installa tions ou


travaux d'infras tructure apparte nant à un exploit ant et suscept ibles de faire
l'objet d'un usage commu n peuven t être utilisés par les établiss ements
voisins et être ouverts à l'usage du public, à condition qu'il n'en résulte aucun
inconvénient pour l'exploitant, à titre gratuit ou moyenn ant le paieme nt
d'une juste indemn ité et la prise en charge des coûts d'utilisa tion et
d'entret ien.
Article 143 :

Les conditions et modalités d'ouverture des installations à un usage commun,


visées à l'article 142, sont définies par des conventions conclues entre les
exploitants voisins.

Les conventions conclues entre l'exploitant concerné, le ministère en charge


des mines et tout autre ministère concerné, définissent les conditions et
modalités d'ouverture de ces installations à l'usage du public.

Lorsque la préservation de l'environnement l'exige, les exploitants ont


l'obligation de négocier une telle convention. En cas de désaccord, le
ministère en charge des mines fixe les conditions d'utilisation en commun
des infrastructures.

Article 144:

S'il est nécessaire d'exécuter des travaux ayant pour but, soit de mettre en
communication des mines voisines pour l'aérage ou l'écoulement des eaux,
soit d'ouvrir des voies d'aérage, d'assèchement ou de secours destinées à des
mines voisines, les titulaires de titres miniers d'exploitation ne peuvent
s'opposer à l'exécution des travaux et sont tenus d'y participer aux
conditions jugées acceptables par l'Administration des mines. Ces travaux
sont faits aux frais de celui ou de ceux qui en tirent les avantages.

Article 145 :

Lorsque les travaux d'exploitation d'une mine occasionnent des dommages à


l'exploitation d'une autre mine voisine, l'auteur doit réparation.

Lorsque ces mêmes travaux tendent à évacuer les eaux des autres mines, en
tout ou en partie, par machines ou par galeries, ils ouvrent droit à
indemnisation de la mine qui en subit les préjudices. Cette évacuation se fait
dans le respect des normes de rejets. En cas de pollution, la mine chargée de
l'évacuation en porte l'entière responsabilité.

Article 146:

Un massif de protection de largeur suffisante, doit être établi pour éviter que
les travaux d'une mine puissent être en communication avec ceux d'une mine
voisine déjà construite ou qui pourrait être construite. ~
53
Les travaux du massif de protection visés à l'alinéa 1 ci-dessus sont prescrits
s'il y a lieu, par voie réglementaire.

CHAPITRE 4 : DE L'HYGIENE, DE LA SANTE ET DE LA SECURITE AU


TRAVAIL DANS LES MINES ET LES CARRIERES

Article 14 7 :

Les titulaires de titres miniers et d'agréments se conforment aux normes du


droit du travail.

Les contrats de travail des travailleurs non nationaux dans le secteur minier
sont visés par l'Administration du travail, dans les conditions précisées par
voie règlementaire.

Article 148:

L'Etat assure la sécurisation des sites miniers et des activités minières à


travers une structure nationale.

Les modalités d'organisation et de mise en œuvre de la sécurisation des sites


miniers et des activités minières, visées à l'alinéa 1 ci-dessus, sont précisées
par voie règlementaire.

Article 149 :

Toute personne physique ou morale exécutant des travaux de prospection,


de recherche, d'exploitation ou de réhabilitation en vertu de la présente loi,
les exécute dans les règles de l'art, de façon à garantir la sécurité et la santé
des travailleurs, y compris les sous-traitants et les populations impactées.

Elle veille au respect des règles qui régissent l'exposition aux rayonnements
radioactifs et électromagnétiques et les activités connexes de transport, de
stockage et d'utilisation de matières explosives.

Les règles de santé et sécurité au travail applicables aux activités des mines
et des carrières sont fixées par voie réglementaire.

54
Article 150 :

Avant tous travaux exposant les travailleurs aux rayonnements radioactifs,


le titulaire d'un titre minier justifie d'un plan d'urgence radiologique
opérationnel conformément à la règlementation en vigueur.

Le titulaire du titre minier met en place un système de gestion de la sécurité


et santé au travail pour les travaux envisagés. Le système de gestion est
soumis à l'approbation des ministères en charge des mines, de la santé, de
l'environnement et du travail. Une fois le système de gestion approuvé, le
titulaire du titre s'y conforme et le fait respecter.

Article 151 :

Tout accident survenu sur un terrain, un chantier, dans une mine, dans une
carrière ou dans leurs dépendances et tout risque imminent identifié, sont
immédiatement portés à la connaissance de l'Administration des mines et du
ministère en charge du travail par le titulaire du titre minier.

En cas de péril imminent ou d'accident sur un chantier, dans une carrière ou


dans une mine, les agents assermentés ou mandatés de l'Administration des
mines ou tout autre agent dûment mandaté ainsi que les Officiers de police
judiciaire, peuvent prendre toutes les mesures nécessaires pour supprimer
le danger ou maîtriser le risque.

S'il y a urgence ou en cas de refus du titulaire du titre minier de se conformer


aux mesures ainsi prescrites, celles-ci sont exécutées d'office à ses frais.

CHAPITRE 5: DE LA PRESERVATION DE L'ENVIRONNEMENT

Article 152 :

Les activités régies par la présente loi sont conduites de manière à assurer la
préservation et la gestion durable de l'environnement dans les conditions et
modalités établies par la réglementation en vigueur.

Un audit environnemental et social est réalisé tous les trois ans par le titulaire
du permis d'exploitation industrielle de mines et le rapport de l'audit est
soumis au ministre chargé de l'environnement pour approbation.
Les services techniques de l'administration publique ont libre accès aux sites
miniers pour réaliser des contrôles et des inspections nécessaires.

Article 153 :

Tout demandeur d'un titre minier, à l'exception du demandeur du permis de


recherche, désireux d'entreprendre sur le terrain un travail susceptible de
porter atteinte à l'environnement fournit un avis de faisabilité émis par le
ministre chargé de l'environnement.

Toute modification des actions prévues doit faire l'objet d'une autorisation
préalable de l'Administration des mines, après avis du ministère en charge
de l'environnement.

En cas de recherche et d'exploitation de minerais radioactifs, d'exploitation


souterraine de tous minerais ou d'utilisation de sources radioactives, les
titulaires des titres miniers sont soumis aux dispositions législatives et
règlementaires relatives à la surveillance radiologique de l'environnement.

Les titulaires des titres miniers concernés par les cas visés à l'alinéa
précédent:

mettent en place un système de comptabilité et de contrôle des


matières nucléaires ;

tiennent à jour un registre des sources de rayonnements ionisants ;

assurent une surveillance radiologique de l'environnement;

nomment une Personne compétente en matière de radioprotection en


abrégé « PCR » ;

respectent les normes en matière de transports des matières ou


substances minérales radioactives.

Article 154 :

Tout titulaire d'un permis d'exploitation de grande ou de petite mine, d'un


permis d'exploitation semi-mécanisée de substances de mines ou d'un
permis d'exploitation industrielle de substances de carrières ouvre et
alimente un compte dans les livres du Trésor public qui servira à la

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constitution d'un fonds pour couvrir les coûts de la mise en œuvre du plan de
réhabilitation et de fermetur e de la mine ou de la carrière.

Article 155 :

Outre les dispositions de la présente loi, les titulaires de titres miniers sont
égalemen t soumis à d'autres dispositions législatives et réglementaires en
vigueur, notamme nt celles relatives à la préserva tion et la gestion durable de
l'environnement, aux établissements classés pour la protection de
l'environnement, à la sûreté et à la sécurité nucléaires.

TITRE IV: DES TAXES ET REDEVANCES MINIERES

Article 156:

Le titulaire d'un titre minier est assujetti au paiemen t de droits fixes et de


droits proportio nnels compren ant une taxe superficiaire et une redevance
proportio nnelle dont le montant, l'assiette, le taux et les modalités de
recouvre ment sont détermin és par voie règlementaire.

Article 157:

L'octroi, le renouvel lement et le transfert de titres miniers sont soumis au


paiemen t de droits fixes dont les montants et modalités de règlemen t sont
détermin és par voie règlemen taire.

Article 158:

Tout titulaire d'un titre minier est soumis au paiemen t annuel d'une taxe
superficiaire détermin ée en fonction de la superficie et de l'ancienneté du
titre.

Le montant et les modalité s de règlemen t sont précisés par voie


règlementaire.

Les collectivités territoria les du ressort de la superficie couverte par le titre


minier ont droit à vingt pour cent du montant de la taxe superficiaire.
Article 159 :

La redevance proportionnelle liée à la valeur des produits miniers extraits ou


vendus est déterm inée en fonction de la nature et de la valeur du produit
extrait.

TITRE V : DE LA FISCALITE MINIERE

CHAPITRE 1: DES AVANTAGES FISCAUX ET DOUANIERS EN PHASE DE


RECHERCHE

Article 160 :

Les titulaires de titres miniers en phase de recherc he bénéficient dans le


cadre de leurs opérati ons de recherche minière de l'exonération de la taxe
sur la valeur ajoutée sur:

les importa tions et les acquisitions en reg1me intérieu r des biens


nécessa ires à la réalisation des activités géologiques et/ou minières à
l'exclusion des biens exclus du droit à déduction conform ément aux
dispositions du code général des impôts ;

- les services fournis par les entrepr ises de géo services disposa nt d'un
contrat dûmen t enregistré.

Ils bénéficient égalem ent de l'exonération :

- de l'impôt sur les société s;

- du minimu m forfaitaire de percept ion ;

- des acompt es provisionnels ;

- de la contrib ution des patente s;

- des droits d'enreg istreme nt sur les actes portant augmen tation du
capital.

L'exonération de l'impôt sur les sociétés et de la contrib ution des patente s


qui se limite strictem ent aux activités de recherc he minière ne fait pas
obstacle à l'accom plissem ent des obligations déclaratives prévues par la
règlem entation fiscale en vigueur.
Article 161 :

Sous réserve des dispositions des conventions fiscales dûment ratifiées, les
titulaires d'un permis de recherche sont tenus de procéder à la retenue à la
source sur les sommes versées en rémunération de prestation de toute
nature à des personnes n'ayant pas d'installations professionnelles au
Burkina Faso et au reversement de ladite retenue conformément à la
réglementation fiscale en vigueur.

Article 162:

Les matériels, matériaux, machines et équipements neufs destinés aux


activités de recherche et dont l'importation est nécessaire à la réalisation du
programme de recherche sont soumis au paiement :

- du droit de douane de la catégorie I du tarif des douanes au taux de


cinq pour cent ;

- de la redevance statistique au taux en vigueur;

- de tout autre prélèvement prévu par les textes en vigueur.

Cette fiscalité à l'importation s'étend également aux parties et pièces


détachées destinées aux machines et équipements. Dans tous les cas, la
valeur des parties et pièces détachées ne peut excéder trente pour cent de la
valeur Coût-assurance-fret en abrégé «CAF» globale des machines et
équipements importés.

Elle s'étend également aux carburants et lubrifiants alimentant les


installations fixes, matériels de forage, machines et autres équipements neufs
destinés aux activités de recherche.

Article 163 :

Une liste des matériels, matériaux, machines et équipements neufs pouvant


bénéficier de la fiscalité ci-dessus indiquée est établie par voie règlementaire.

Lorsque certains matériels, matériaux, machines et équipements neufs


devant être importés par la suite ne se trouvent pas sur cette liste, une liste
additive peut être établie et soumise à l'approbation des ministres chargés
des mines et des finances.
Article 164 :

Les matériels neufs utilisés pour la recherche, l'équipement professionnel


neuf importé, les machines neuves ainsi que les véhicules neufs à usage
spécial ou de chantier, à l'exclusion des véhicules neufs de tourisme,
bénéficient du régime de l'admission temporaire pendant la durée de la
phase de recherche.

Les titulaires du permis de recherche sont tenus de fournir dans le premier


trimestre de chaque année à l'Administration des douanes, un état du
matériel admis sous le régime de l'admission temporaire.

Article 165 :

Les matériels, matériaux, machines et équipements dont on peut trouver


l'équivalent fabriqué au Burkina Faso et qui sont disponibles à des conditions
d'acquisition au moins égales à celles des biens à importer, les meubles
meublants ou autres effets mobiliers ainsi que les véhicules utilisés ou
importés uniquement à des fins personnelles ou familiales ne peuvent
bénéficier de la fiscalité ci-dessus indiquée.

Article 166 :

Les sociétés de géo-services offrant des services liés aux activités de


recherche et d'exploitation et travaillant exclusivement pour les sociétés
minières, bénéficient de la fiscalité prévue à l'article 162 ci-dessus pour
autant qu'elles agissent en tant que sous-traitantes et qui disposent de
contrats dûment enregistrés.

CHAPITRE 2: DES AVANTAGES FISCAUX ET DOUANIERS PENDANT LA


PERIODE DES TRAVAUX PREPARATOIRES

Article 167 :

Pendant la durée des travaux préparatoires, les titulaires d'un permis


d'exploitation bénéficient de l'exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée en
abrégé « TVA ».

Lorsque les travaux sont réalisés par le titulaire du permis d'exploitation,


l'exonération à la TVA s'applique:
aux importations des matériels, matériaux, machines et
équipements nécessaires à la réalisation des infrastructures
techniques de la mine conformément à la liste minière et de la cité
minière à l'exclusion des biens exclus du droit à déduction
conformément aux dispositions du code général des impôts ;

aux acquisitions en régime intérieur d'équipements de fabrication


locale conformément à la liste minière, nécessaires à la réalisation
des infrastructures techniques de la mine et de la cité minière à
l'exclusion des biens exclus du droit à déduction conformément aux
dispositions du code général des impôts;

aux services fournis par les entreprises de géo-services et


assimilées qui disposent de contrats dûment enregistrés.

Lorsque la construction de la mine fait l'objet d'un contrat de construction


clé en main, l'exonération de la TVA s'applique au montant de la TVA facturée
au titre du contrat.

Les personnes visées à l'alinéa 1 ci-dessus bénéficient en outre des autres


exonérations prévues à l'article 160 de la présente loi.

Pendant la durée des travaux préparatoires, les titulaires d'un permis


d'exploitation bénéficient de l'exonération:

de l'impôt sur les sociétés ;

du minimum forfaitaire de perception;

des acomptes provisionnels ;

de la contribution des patentes ;

des droits d'enregistrement sur les actes portant augmentation du


capital.

Article 168:

Pendant la durée des travaux préparatoires à l'exploitation minière, qui est


de trois ans maximum, les titulaires d'un permis d'exploitation industrielle
sont exonérés du droit de douane lors de l'importation des matériels,
matériaux, machines et équipements destinés à la production d'énergie et au
cff> 61
fonctionnement des véhicules à usage spécial ou de chantier à l'exclusion des
véhicules de tourisme, ainsi que leurs parties et pièces détachées à
l'exception :

de la redevance statistique au taux en vigueur;

de tout autre prélèvement prévu par les textes en vigueur.

Ils bénéficient également du régime de l'admission temporaire pour les


équipements et matériels neufs importés dans le cadre de ces travaux.

Article 169 :

La liste des matériels, matériaux, machines et équipements neufs ainsi que


des parties et pièces détachées neuves pouvant bénéficier de l'exonération
douanière est annexée au permis d'exploitation dont elle fait partie
intégrante.

Les matériels, matériaux, machines et équipements neufs qui ont servi dans
la phase de recherche et pouvant être utilisés dans la phase des travaux
préparatoires, sont repris dans la liste des équipements des travaux
d'exploitation.

Les conditions de reprise des matériels, matériaux, machines et équipements


neufs qui ont servi dans la phase de recherche à la phase d'exploitation sont
fixées par voie règlementaire.

Article 170:

La durée des exonérations prévues aux articles 167 et 168 ci-dessus ne peut
excéder deux ans pour les mines.

Toutefois, une seule prorogation d'un an à compter de la date d'expiration du


délai d'exonération peut être accordée par voie règlementaire, lorsque le
niveau des investissements réalisés atteint au moins cinquante pour cent des
investissements projetés.

Dans tous les cas, ces exonérations prennent fin à la date de la première
production commerciale.

La fin de la durée des travaux préparatoires est constatée par voie


règlementaire.
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Article 171:

Les avantages prévus à l'article 168 ci-dessus s'étendent aux sous-traitants


de la société d'exploitation travaillant exclusivement pour les sociétés
minières, sur présentation à l'Administration des douanes d'un contrat
régulièrement enregistré et conclu dans le cadre des travaux préparatoires.

Ce contrat est soumis à la formalité de l'enregistrement au taux prévu pour


les actes innomés.

Article 172 :

En cas de cession ou de vente des biens et équipements bénéficiant du régime


de l'exonération douanière ou de l'admission temporaire, les droits et taxes
de douane sont perçus conformément à la réglementation en vigueur.

CHAPITRE 3 : DES DISPOSITIONS FISCALES ET DOUANIERES EN PHASE


D'EXPLOITATION

Article 173 :

En phase d'exploitation, les titulaires d'un permis d'exploitation sont soumis


au paiement de :

- l'impôt sur les sociétés au taux du droit commun,

- l'impôt sur les revenus des capitaux mobiliers au titre des revenus <les
valeurs mobilières au taux de droit commun.

Article 174 :

Le bénéfice imposable au titre de l'impôt sur les sociétés est déterminé selon
la règlementation fiscale en vigueur.

Pendant la phase d'exploitation, les titulaires des permis d'exploitation sont


soumis au paiement des impôts, droits et taxes exigibles selon le régime fiscal
de droit commun.

Article 175 :

Sous réserve des dispositions des conventions fiscales dûment ratifiées, le


titulaire d'un permis d'exploitation est tenu de procéder à la retenue à la
p.,
source sur les sommes versées en rémunération de prestation de toute
nature à des personnes n'ayant pas d'installations professionnelles ou
d'établissements permanents au Burkina Faso et au reversement de ladite
retenue conformément à la réglementation en matière fiscale.

Article 176:

Pendant la phase d'exploitation et à partir de la date de première production


commerciale, tous les titulaires de permis d'exploitation industrielle
s'acquittent des droits et taxes conformément à la règlementation en vigueur
lors de toute importation.

Article 177 :

Les titulaires de permis d'exploitation semi mécanisée de substances de


mines sont soumis au régime fiscal applicable aux titulaires de permis
d'exploitation industrielle prévu à l'article 176 ci-dessus.

Article 178 :

Le titulaire d'un permis d'exploitation de substances de mine peut bénéficier


du régime de l'admission temporaire.

En cas de cession ou de revente d'un article sous le régime de l'admission


temporaire, les titulaires des titres miniers en phase d'exploitation
deviennent redevables de tous les droits et taxes suspendus conformément
à la règlementation en vigueur.

Article 179 :

Les dispositions fiscales et douanières prévues en phase d'exploitation


s'appliquent aux sous-traitants de la société d'exploitation, travaillant
exclusivement dans le cadre de l'exploitation des substances minérales et qui
disposent de contrats régulièrement enregistrés auprès de l'Administration
fiscale.

Ces contrats sont soumis à la formalité de l'enregistrement au taux prévu


pour les actes innommés.

64
CHAPITRE 4: DE LA STABILISATION DU REGIME FISCAL ET DOUANIER

Article 180 :

La stabilisation du régime fiscal et douanier prévu par la présente loi est


garantie au titulaire du permis d'exploitation pour la durée de vie de la
convention minière sans excéder cinq ans sous réserve des dispositions de
l'article 37 de la présente loi.

Cette stabilisation ne couvre pas les éventuelles prorogations de la durée de


vie de la mine.

Article 181 :

Pendant la période de stabilisation du régime fiscal et douanier prévu par la


présente loi, les taux des impôts et taxes visés au chapitre 3 du Titre V de la
présente loi demeurent sous réserve des dispositions de l'article 37 de la
présente loi.

Article 182 :

La stabilisation du régime fiscal et douanier prévue aux articles 180 et 181


de la présente loi s'applique aux titulaires de permis d'exploitation de
substances de carrières exerçant exclusivement cette activité et ayant réalisé
un niveau d'investissement déterminé par décret en Conseil des ministres
sous réserve de l'application de l'article 37 de la présente loi.

CHAPITRE 5: DE LA DECLARATION POUR OPERATIONS DIVERSES

Article 183 :

Toute personne physique ou morale se livrant de manière habituelle et


répétée à des opérations d'achat, de vente, de transport, de stockage,
d'exportation ou d'importation de substances minérales régies par la
présente loi est tenue d'en faire la déclaration semestrielle au ministère en
charge des mines. Cette obligation de déclaration s'étend également aux
opérations de conditionnement, de traitement, de transformation, y compris
de l'élaboration de métaux et alliages portant sur ces substances ou leurs
concentrés ou dérivés primaires éventuels. Dans tous les cas, le résultat des
opérations doit être consigné dans un registre tenu à jour conformément à la
réglementation minière. ~
~65
Les titulaires de titres miniers sont tenus de participer aux mécanismes de
transparence des paiements qu'ils effectuent à l'Etat au titre des initiatives
relatives à la bonne gouvernance et à la transparence des industries
extractives auxquelles le Burkina Faso adhère.

Article 184 :

Tout contrat entre les titulaires d'un titre minier et une société affiliée ou
entre les titulaires d'un titre minier et leurs actionnaires ne peut être conclu
à des conditions plus avantageuses que celles d'un contrat négocié avec des
tiers.

TITRE VI : DES GARANTIES FINANCIERES ET DE LA REGLEMENTATION


DES CHANGES

Article 185 :

Tout titulaire de titres miniers en vertu de la présente loi est soumis à la


réglementation des changes au Burkina Faso.

A ce titre et sous réserve du respect des obligations qui lui incombent,


notamment en matière de réglementation des changes, il est autorisé à :

importer tous fonds acquis ou empruntés à l'étranger nécessaires à


l'exécution de ses opérations minières;

transférer à l'étranger les fonds destinés au remboursement des


dettes contractées à l'extérieur en capital et intérêts, au paiement
des fournisseurs étrangers pour les biens et services nécessaires à
la conduite des opérations sous réserve du paiement des impôts et
dividendes y afférents ;

transférer à l'étranger les dividendes et produits des capitaux


investis ainsi que le produit de la liquidation ou de la réalisation de
ses avoirs sous réserve du paiement des impôts y afférents ;

accéder librement aux devises au taux du marché et convertir


librement la monnaie nationale et autres devises.

66
Article 186 :

Le titulaire d'un titre minier peut être autorisé par le ministre chargé des
finances à ouvrir auprès d'une banque intermédiaire agréée de la place ou à
l'étranger un compte en devises pour le traitement de ses opérations. Le
fonctionnement du compte à l'étranger est soumis à la réglementation en
vigueur.

Il peut également, sur demande, bénéficier de l'ouverture auprès de la


Banque centrale d'un compte de domiciliation qui encaisse les recettes
générées par la commercialisation des substances minérales extraites et d'un
compte de règlements extérieurs qui sert aux différents règlements des
engagements financiers vis-à-vis de l'étranger.

Article 187 :

Le titulaire de titre minier d'exploitation de substances minérales a


l'obligation de rapatriement des recettes générées par la commercialisation
des substances minérales extraites sous peine de sanctions conformément
aux textes en vigueur.

Article 188 :

Le personnel expatrié du titulaire d'un permis minier résidant au Burkina


Faso peut convertir et transférer librement dans son pays d'origine tout ou
partie des sommes qui lui sont payées ou dues, y compris les cotisations
sociales et fonds de pension, sous réserve de s'être acquitté des impôts et
cotisations diverses qui lui sont applicables conformément à la
réglementation en vigueur.

Article 189 :

Le bénéfice des dispositions des articles 186 et 188 est soumis à l'exercice
exclusif de l'activité d'exploitation de substances de mines ou de carrières.

TITRE VII: DU SUIVI-CONTROLE DES ACTIVITES MINIERES

Article 190 :

L'Administration assure le suivi-contrôle des activités minières. ~

~ 67
Les structures spécifiques mises en place pour assurer le suivi et le contrôle
de l'application de la présente loi opèrent conformément aux normes
nationales et internationales.

Les modalités de participation ou d'intervention de ces structures aux


différentes activités de recherche et d'exploitation sont déterminées par voie
règlementaire.

Article 191:

Les agents assermentés ou mandatés de l'Administration des mines ou tout


autre agent dûment mandaté par une autre administration, veillent à
l'application de la présente loi ainsi qu'à la surveillance administrative et
technique des activités visées à l'article 190 ci-dessus.

Leur compétence s'étend à tous les travaux de prospection, de recherche et


d'exploitation, à la conservation des édifices et à la stabilité des terrains.

Article 192 :

Les agents assermentés de l'Administration des mines ont la qualité


d'Officiers de police judiciaire ou d'Agents de police judiciaire.

Les agents retenus pour l'assermentation prêtent serment devant le Tribunal


de grande instance du lieu d'exercice.

La formule du serment est la suivante : « Je jure de bien et loyalement remplir


mes fonctions avec toute l'objectivité qui sied à une personne libre, digne et ·
patriote, de garder en tout temps et en tout lieu le secret qu'elles m'imposent et
de me conduire en toutes circonstances avec honneur, dévouement, intégrité et
discrétion ».

Article 193 :

Les agents assermentés ou mandatés font respecter les normes de gestion et


de préservation de l'environnement établies par la réglementation en
vigueur et sont dotés de pouvoirs nécessaires à cet effet.

Article 194 :

Les agents assermentés ou mandatés de l'Administration des mines ou tout


autre agent dûment mandaté par une autre administration ont accès, soit
~68
pendant, soit après leur exécution, quelle que soit leur profondeur, à tout
sondage, ouvrage souterrain ou travail de fouille afin de vérifier si les
dispositions de la présente loi, notamment les règles relatives à la sécurité et
santé au travail, les normes de gestion et de préservation de l'environnement
sont respectées. Ils ont également accès aux travaux et installations de
recherche et d'exploitation pour y effectuer les mêmes vérifications.

A chacune de leurs visites, les agents assermentés ou mandatés de


l'Administration des mines ou tout autre agent dûment mandaté peuvent se
faire présenter tous les plans, registres et documents dont la tenue est exigée
par la réglementation minière et la réglementation du travail en matière
d'hygiène,' de sécurité et santé au travail. Ils peuvent faire des observations
techniques sur les questions soumises à leur surveillance.

Article 195:

Les titulaires de titres miniers ainsi que ceux qui effectuent des travaux ou
leurs préposés doivent fournir aux agents de l'Administration des mines ou
tout autre agent dûment mandaté les moyens d'accès et de vérification dont
ils ont besoin.

Ils les font accompagner par des agents qualifiés.

Article 196 :

L'Administration a droit à la communication des registres à jour, des


déclarations, des renseignements, des rapports et des documents dont le
contenu, la forme et la périodicité de production sont précisés par voie
règlementaire.

Les informations, données et documents ainsi obtenus ne peuvent, sauf


autorisation du titulaire ou du bénéficiaire, être rendus publics ou
communiqués à des tiers par l'Administration des mines avant un délai de
trois ans à compter de la date à laquelle ils ont été obtenus. Tout agent de
l'Administration des mines qui vient à connaître les informations et le
contenu des documents est soumis à la même obligation de confidentialité.

Cependant en cas d'enquête judiciaire, les informations sont communiquées


aux Officiers de police judiciaire commis à cette tâche.

c& 69
Article 197 :

A la fin de leurs titres miniers, les titulaires et les bénéficiaires remettent à


l'Administration des mines pour conservation et renforcement du
patrimoine géologique et minier, les carottes de sondage, les autres
échantillons conservés et les données y relatives.

Le transfert à l'Administration des mines se fait préalablement à la prise de


l'acte mettant fin au titre minier.

Les titulaires et bénéficiaires fournissent annuellement à l'Administration


des mines toutes les données physiques et numériques relatives aux travaux
de recherche géologique et d'exploitation minière, y compris les résultats des
analyses chimiques, les rapports et les données sur les études techniques et
géo-scientifiques réalisées.

Article 198 :

Des registres sont tenus à jour par l'Administration des mines, pour
l'enregistrement des titres miniers émis en vertu de la présente loi. Sur ces
registres, il est fait mention, pour chaque titre, de la date de l'acte
d'attribution ainsi que de tous les actes administratifs, civils ou judiciaires les
concernant.

Il est aussi tenu à jour par l'Administration des mines, une carte géologique
et une carte des titres miniers en vigueur.

Article 1 99 :

Les registres, le cadastre minier et les cartes sont mis à la disposition du


public et leur contenu communiqué à tout requérant justifiant de son
identité.

La réglementation minière établit la forme et le contenu des registres, du


cadastre minier et des cartes que l'Administration des mines doit tenir.

Article 200 :

Le ministère en charge des mines est responsable de l'établissement et de la


gestion d'un centre de documentation et d'information dans le but de mettre
à la disposition des investisseurs miniers potentiels, tous les d : c et
• . 70
informations dont ils peuvent avoir besoin pour la réalisation de leurs
investissements.

Il fait la promotion des ressources minérales du Burkina Faso.

Article 201:

Tout sondage, ouvrage souterrain, travail de fouille, en cours d'exécution,


quel qu'en soit l'objet, dont la profondeur dépasse vingt mètres, fait par toute
personne titulaire d'un titre minier doit faire l'objet d'une déclaration
préalable auprès de l'Administration des mines et de l'Administration locale.

Article 202 :
L'Administration des mines ou les autorités administratives compétentes ou
les collectivités territoriales sont tenues de prendre acte et de répondre à
toute demande d'avis ou d'autorisation présentée en vertu de la présente loi
avant l'expiration d'un délai de trois mois. A défaut, l'avis est réputé acquis
et l'autorisation obtenue de plein droit.

Article 203 :

Avant qu'une action de l'Administration des mines affectant des droits


sollicités ou acquis en vertu de la présente loi, ne soit entreprise à l'endroit
d'un titulaire de titre minier, un avis écrit est envoyé à l'intéressé ou publié
conformément à la réglementation minière sous réserve des dispositions de
l'article 205 aux points 12 à 17 de la présente loi.

TITRE VIII: DES SANCTIONS AUX VIOLATIONS DES DISPOSITIONS


RELATIVES AUX ACTIVITES MINIERES

CHAPITRE 1 : DES DISPOSITIONS GENERALES

Article 204 :

La sanction des violations des dispositions relatives aux activités minières


est régie par le présent titre.

Les sanctions administratives pécuniaires et/ou pénales encourues en


application du présent chapitre sont prononcées sans préjudice des
sanctions prévues par les autres lois en vigueur.
Article 205 :

Sont constitutifs de violations aux dispositions relatives aux activités


minières:

1. le titulaire d'un permis ou bénéficiaire d'une autorisation de


prospection ou de recherche de substances de carrières qui se livre
à des activités d'exploitation minière ;

2. le non-paiement des dividendes prioritaires à l'Etat;

3. le non-paiement des contributions aux différents fonds visés à


l'article 28;

4. le retard ou la suspension de l'activité de recherche sans motif


valable, pendant plus de six mois ;

S. le retard ou la suspension des travaux préparatoires ou


d'exploitation sans autorisation, pendant plus d'un an et, avec
autorisation, pendant plus de deux ans pour les permis
d'exploitation industrielle de substances de mines ou de carrières;

6. le retard ou la suspension des travaux préparatoires ou .


d'exploitation sans autorisation, pendant six mois et, avec
autorisation, pendant deux ans pour les permis d'exploitation semi-
mécanisée de substances de mines ou de carrières;

7. la cession ou la transmission de titre minier ou toute autre


transaction non autorisée ;

8. le non-paiement des droits et taxes prévus par la législation et la


réglementation minière ;

9. la non réalisation du volume des travaux prévus par la


règlementation minière ;

10. le manquement aux obligations ayant trait à l'étude d'impact


environnemental et social ou à la notice d'impact environnemental
et social;

11. la violation des règles relatives à l'hygiène, à la santé et à la sécurité


au travail;
# 72
12. la vente ou la transaction illicite portant sur des substances
minérales;

13. la modification des statuts annexés à la demande de titre ou le


changement dans le contrôle de la société de nature à remettre en
cause les critères qui ont prévalu à l'attribution du titre minier sans
informer au préalable l'Administration chargée des mines;

14. l'emploi ou la tolérance de l'emploi des enfants sur son site;

15. l'utilisation non autorisée des produits faisant l'objet d'un


encadrement ou d'une interdiction dans l'exploitation artisanale ;

16. la corruption ou la tentative de corruption lors de l'acquisition du


titre minier ;

17. le non-respect des engagements pris pour commencer les travaux


préparatoires et de mise en exploitation du gisement d'une grande
ou petite mine ;

18. le non-respect des engagements pris pour commencer les travaux


préparatoires et de mise en exploitation du gisement d'une mine
semi-mécanisée;

19. le non-respect des engagements pris pour commencer les travaux


préparatoires et de mise en exploitation du gisement d'une carrière
industrielle ;

20. le non-respect des engagements pris pour commencer les travaux


préparatoires et de mise en exploitation du gisement d'une carrière
semi-mécanisée;

21. le dépassement de la production prévisionnelle sans autorisation


préalable;

22. le non-respect de l'étude de faisabilité technique et du plan de


développement et d'exploitation du gisement produit;

23. les fausses déclarations de production;

24. la non-réalisation de l'audit environnemental et social tel que


prescrit;
~3
25. la non-communication des documents à la requête de tout agent
habilité;

26. la communication à l'Etat ou au public des informations fausses,


mensongères, incomplètes ou déformées dans le cadre des activités
régies par la présente loi ;

27. la non réalisation du bornage du périmètre du titre minier


d'exploitation ;

28. toute opposition au contrôle des agents dûment mandatés de


l'Administration publique;

29. la non soumission d'un projet de convention minière dans les délais
requis.

Article 206 :

Les violations des dispositions relatives aux activités minières sont


constatées par procès-verbal dressé par les agents de l'administration des
mines ou d'autres administrations dûment habilitées à cette fin.

Les procès-verbaux ainsi dressés font foi jusqu'à inscription de faux pour les
constatations matérielles et jusqu'à preuve de contraire des déclarations
qu'ils rapportent.

CHAPITRE 2: DES SANCTIONS ADMINISTRATIVES

Article 207 :

Peut faire l'objet de retrait, le titre minier, après mise en demeure de soixante
jours restée infructueuse, lorsque le titulaire du titre est auteur des
violations visées aux points 1 à 11 de l'article 205.

Article 208 :

Le titre minier peut faire l'objet de retrait, sans mise en demeure, lorsque son
titulaire est auteur des violations visées aux points 12 à 16 de l'article 205.
Article 209 :

Le titulaire du titre minier, auteur des violations visées aux points 1, 2, 3, 8,


24, 25, 26, 28 et 29 de l'article 205 paie une amende comprise entre dix
millions (10 000 000) et cinquante millions (50 000 000) de FCFA.

L'amende est comprise entre cent millions (100 000 000) et deux cent
cinquante millions (250 000 000) de FCFA en cas de manquement aux
dispositions du point 22 de l'article 205.

L'amende est de deux fois la valeur de la différence de la production en cas


de manquement aux dispositions du point 23 de l'article 205.

En cas de récidive, l'amende est portée au double.

Article 210 :

Le titulaire du permis d'exploitation minière, auteur des violations visées au


point 17 de l'article 205 s'expose à une pénalité de retard de cinquante
millions (50 000 000) de FCFA par mois pour les trois premiers mois.

Cette pénalité sera augmentée de quinze pour cent par mois par rapport au
mois précédent, à compter du quatrième mois de retard, et ce, jusqu'au
douzième mois de retard.

Au-delà du douzième mois, l'Etat se réserve le droit de retirer le permis


d'exploitation conformément à l'article 207.

Article 211 :

Le titulaire du permis d'exploitation industrielle de substances de carrières,


auteur des violations visées au point 19 de l'article 205 s'expose à une
pénalité de retard de deux millions (2 000 000) de FCFA par mois pour les
trois premiers mois.

Cette pénalité est augmentée de quinze pour cent par mois par rapport au
mois précédent, à compter du quatrième mois de retard, et ce, jusqu'au
douzième mois de retard.

Au-delà du douzième mois, l'Etat se réserve le droit de retirer le permis


d'exploitation conformément à l'article 207.

~75
Article 212:

Le titulaire du permis d'exploitation semi-mécanisé de substanc es de


carrières, auteur des violations visées au point 20 de l'article 205 s'expose à
une pénalité de retard de cinq cent mille (500 000) FCFA par mois pour les
trois premiers mois.

Cette pénalité est augment ée de quinze pour cent par mois par rapport au
mois précédent, à compter du quatrièm e mois de retard, et ce, jusqu'au
douzième mois de retard.

Au-delà du douzième mois, l'Etat se réserve le droit de retirer le permis


d'exploitation conform ément à l'article 207.

Article 213 :

Le titulaire du permis d'exploitation semi-mécanisée de mines, auteur des


violations visées au point 18 de l'article 205 s'expose à une pénalité de retard
de cinq millions (5 000 000) de FCFA par mois pour les trois premiers mois.
Cette pénalité est augment ée de quinze pour cent par mois par rapport au
mois précéden t, à compter du quatrièm e mois de retard, et ce, jusqu'au
douzième mois de retard.

Au-delà du douzième mois, l'Etat se réserve le droit de retirer le permis


d'exploitation conform ément à l'article 207.

Article 214 :

Le non-resp ect des dispositions prévues au point 21 de l'article 205 est


sanction né par l'application d'une pénalité dont le taux s'ajoute à celui de la
redevanc e proportio nnelle sur la producti on excédent aire ainsi qu'il suit :

6 points si le dépassem ent est compris entre dix et trente pour cent
inclus, de la producti on prévision nelle;

12 points si le dépassem ent est compris entre trente et cinquant e pour


cent inclus, de la producti on prévision nelle;

18 points si le dépassem ent est compris entre cinquant e et cent pour


cent inclus, de la producti on prévision nelle;
24 points si le dépassement est supérieur de cent pour cent à la
production prévisionnelle.

Article 215:

Le non-respect des dispositions prévues au point 27 de l'article 205 est puni


d'une amende de :

- cinquante mille (50 000) FCFA pour le bénéficiaire de l'autorisation


d'exploitation artisanale de carrière et deux cent mille (200 000)
FCFA pour le bénéficiaire de l'autorisation d'exploitation artisanale
de mine.

deux cent mille (200 000) FCFA pour le titulaire du permis


d'exploitation semi-mécanisée de carrière et cinq millions (5
000 000) de FCFA pour le titulaire du permis d'exploitation semi-
mécanisée de mine.

cinq cent mille (500 000) FCFA pour le titulaire du permis


d'exploitation industrielle de carrière et dix millions (10 000 000)
de FCFA pour le titulaire du permis d'exploitation de grande ou de
petite mine.

Article 216:

Les sanctions administratives sont appliquées sans préjudice des sanctions


pénales.

CHAPITRE 3: DES SANCTIONS PENALES

Article 2 17 :

Est puni d'une peine d'emprisonnement de cinq à dix ans et d'une amende de
dix millions (10 000 000) à cent millions (100 000 000) de FCFA quiconque

- utilise des explosifs ou des substances dangereuses sans


autorisation dans les activités d'exploitation minière;

- se livre à des activités régies par la présente loi sans titres miniers
ou agrément en vertu de titres miniers expirés ou non~

7
se livre à l'exploitation mécanique ou semi-mécanique et
industrielle de substances minérales par dragage ou par toute
autre méthod e dans le lit des cours d'eau.

Article 218 :

Est puni d'un empriso nnemen t de six mois à deux ans et d'une amende de
cinq cent mille (500 000) à cinq millions (5 000 000) de FCFA, quiconq ue:

- exploite sans autorisa tion une carrière sur ses propres terres, sur
les terres du domaine public ou sur des terres privées pour des
besoins autres que domest iques;

- transpo rte ou vend des matéria ux de carrière s proven ant d'une


exploitation non autorisée.

La même peine est applicable à tout titulaire d'un permis de recherc he qui
dispose de produit s extraits au cours de ses travaux de recherc he sans en
faire la déclara tion à l'Administration des mines.

Article 219 :

Est puni d'un empriso nnemen t de deux à cinq ans, tout titulaire d'un titre
minier et d'une amende de cinq millions (5 000 000) à vingt-cinq millions
(25 000 000) de FCFA qui:

- ne se conforme pas aux prescrip tions du règlem ent relatif à


l'hygiène et à la santé et la sécurité au travail dans les mines et
carrièr es;

- ne se conforme pas dans les quinze jours ou, dans les cas d'extrêm e
urgence, immédi atemen t aux injonctions des agents de
l'Administration des mines relatives aux mesure s d'hygiène, de
santé et de sécurité au travail, de préserv ation et de gestion de
l'enviro nnemen t et de réhabil itation des sites exploit és;

- ne fournit pas à l'Administration des mines, dans les délais prévus,


les informa tions et docume nts exigés en vertu de la réglem entation
minière ;

78
- ne tient pas régulière ment à jour les registres exigés par la
réglementation minière ou refuse de les présente r aux agents
habilités à les contrôle r;

ne s'acquitt e pas, après avis écrit, des droits fixes, taxes


superficiaires et redevances proportionnelles ;

- se livre à des activités minières ou de carrière dans une zone


interdite ou de protectio n ;

- ne porte pas à la connaissance de l'Administration des mines un


accident survenu ou un danger identifié sur un chantier, une
exploitat ion ou dans leurs dépenda nces;

- minore ou tente de minorer la valeur taxable des produits


extraits;

exerce des violences ou voies de fait sur les agents de


l'Administration dans l'exercice de leur fonction ;

- tolère ou feint d'ignorer la présence ou le travail d'enfants mineurs


ou scolarisés, ou en a connaissance mais s'abstien t de prévenir les
autorités administ ratives compétentes, ou de prendre des mesures
pour y mettre fin.

Est puni des mêmes peines, tout titulaire d'un permis d'exploitation
industrielle qui ne réalise pas les audits sur le système de managem ent
environn emental dans les délais requis conform ément à la règlemen tation
en vigueur.

Article 220 :

Est puni d'un empriso nnement de cinq à dix ans et d'une amende de dix
millions (10 000 000) à cinquant e millions (50 000 000) de FCFA
quiconqu e:

- falsifie ou modifie un titre minier ou porte une mention fraudule use


sur les registres du cadastre minier et sur les cartes de
l'Admini stration des mines;

cff:
- fournit sciemment des renseignements inexacts en vue d'obtenir
un titre minier ;

- modifie un périmètre régulièrement attribué ;

détruit, déplace ou modifie d'une façon illicite des signaux ou


bornes des périmètres de titres miniers ;

- dans le cadre des activités régies par la présente loi, fournit à l'Etat
ou au public des informations fausses, mensongères, incomplètes
ou délibérément déformées.

Article 221:

Est puni des mêmes peines que l'auteur de l'infraction, quiconque:

- aide ou assiste l'auteur d'une infraction prévue au présent Titre;

- prépare ou facilite l'une des infractions prévues au présent Titre,


notamment en procurant à ses auteurs, des moyens de transport,
des produits et substances chimiques, des lieux de réunion et
d'hébergement ou des instruments de travail;

- s'emploie à assurer l'impunité aux auteurs d'infractions prévues au


présent Titre, notamment en leur permettant d'échapper aux
enquêtes ou de se soustraire aux recherches en leur procurant des
moyens de transport, des lieux de réunion, de retraite ou
d'hébergement ou en entravant l'action de la justice par des
renseignements volontairement erronés ou par tout autre moyen.

Article 222:

La tentative de commission des infractions prévues par le présent chapitre


est punissable conformément aux dispositions du code pénal.

Article 223 :

Les substances minérales extraites illicitement sont confisquées au profit de


l'Etat.

Les instruments de travail et les autres moyens utilisés sont confisqués au


profit de l'Etat. A~

~ 80
Indépendamment de la procédure suivie devant la juridiction, l'Etat peut solliciter,
à titre conservatoire, l'utilisation de tout matériel ou moyen ayant servi à la
commission de l'infraction.

Article 224 :

Dans tous les cas d'infraction, la juridiction saisie peut en cas de


condamnation, ordonner:

- l'affichage de la décision de condamnation au lieu de commission


de l'infraction et au chef-lieu des collectivités territoriales
concernées pendant trois mois aux frais des condamnés ;

- la publication de la condamnation dans trois quotidiens paraissant


au Burkina Faso, trois fois successivement aux frais des
condamnés;

- l'interdiction de séjour conformément aux dispositions du code


pénal.

Article 225:

En cas de récidive aux infractions prévues au présent Titre, la peine est


portée au double.

Article 226:

Les personnes morales peuvent être déclarées responsables pénalement


dans les conditions prévues par le code pénal et encourir solidairement les
amendes prévues au présent Titre.

CHAPITRE 4: DE LA PROCEDURE DE CONSTATATION DES


INFRACTIONS ET DES POURSUITES

Article 227:

Outre les Officiers de police judicaire, les agents mandatés de


l'Administration des mines ou tout autre agent dûment mandaté, sont
habilités à rechercher et constater, conformément au code de procédure
pénale ou toute autre disposition législative ou règlementaire, les infractions
aux dispositions relatives à la recherche, à la prospection et à l'exploitation
des substances minérales. ~
81
Ils peuven t à cet effet, requéri r directem ent la force publique et opérer des
enquêtes, perquisitions et saisies s'il s'en trouve un à proximité.

Les plaintes en vue de l'exercice des poursui tes devant les juridictions
territor ialemen t compét entes sont rédigées et déposé es par l'agent judicaire
de l'Etat en relation avec le ministère en charge des mines sans préjudice du
droit qui apparti ent au ministère public près ces juridictions.

Article 228 :

Les autres agents dûment mandatés qui, à l'occasion de l'exercice de leur


mission, procèd ent à la constatation d'infractions et à la saisie de substan ces
minérales, sont tenus d'en dresser un procès- verbal qu'ils transm ettent à
l'Administration des mines avec le cas échéant, les substances minérales
saisies.

L'Administration des mines a la responsabilité de la gestion des produit s


chimiques dangere ux saisis par les agents dûmen t mandat és dans le cadre
des activités minières.

Article 229:

Les procès- verbaux constat ant les infractions et un échantillon des produit s
saisis sont transm is au procure ur du Faso territor ialemen t compétent.

Les poursui tes des infractions à la présent e loi obéisse nt aux règles définies
par le code de procéd ure pénale.

Article 230 :

Les autorité s civiles, militaires et paramilitaires sont tenues de prêter main


forte aux agents de l'Administration des mines à premiè re réquisition.

Article 231 :

Tout compte ou écriture se trouvan t à l'étrang er et se rapport ant aux


opérati ons minière s au Burkina Faso peut faire l'objet de contrôl e par des
agents dûmen t mandat és par l'Etat.

Les frais relatifs à ces contrôl es sont support és conjoin tement par l'Etat et le
titulaire du compte.
Article 232 :

Dans tous les cas de litiges relatifs aux activités minières, les rapports et avis
de l'Administration des mines tiennent lieu de rapports d'experts.

Au cas où la conservation des produits saisis exige des dispositions


particulières relevant de l'expertise de l'Administration des mines, un
échantillon pourra être transmis aux fins des actions et poursuites.

Ces rapports d'experts font foi jusqu'à preuve de contraire.

Article 233:

Dans le cadre de la répression des infractions commises en violrition des


dispositions relatives aux activités minières, le ministre chargé des mines
transige en relation avec le ministre chargé des finances en fonction des
seuils définis par les barèmes de transaction.

Le montant des transactions est acquitté dans les délais fixés dans l'acte de
transaction, faute de quoi, il est procédé aux poursuites judiciaires.

Le barème des transactions applicables aux infractions commises en


violation des dispositions du présent titre est fixé par voie règlementaire.

TITRE IX: DE LA· COMMERCIALISATION DE L'OR ET DES AUTRES


SUBSTANCES MINERALES

CHAPITRE 1 : DES DISPOSITIONS COMMUNES

Article 234 :

La commercialisation de l'or et des autres substances minérales extraits


conformément aux textes en vigueur se fait en application des dispositions
du présent titre.

Article 235 :

L'or, objet de commercialisation, doit être présenté sous forme de pièces, de


lingots ou de barres titrées.

Les autres substances minérales, objet de commercialisation, doivent être


présentées sous les formes standards de commercialisation. ~~
~ 83
Articl e 236:

Toute person ne qui intervi ent dans la commercialisation de l'or et des autres
substances minérales doit être munie des docum ents requis, respec ter les
procéd ures instituées, utiliser des documents administratifs ou privés
authen tiques et des instrum ents de pesée et de titrage certifiés par les
services techni ques nationaux compétents ou toute autre structu re agréée.

Articl e 237:

L'Etat dispose d'un droit de préem ption en matièr e de commercialisation de


l'or et des autres substances minérales d'exploitation industrielle, semi-
mécanisée et artisanale.

Ce droit est exercé par le Trésor public ou l'organ isme public d'acha t et de
vente d'or et des autres substa nces minérales.

Les conditions et modalités de l'exercice du droit de préemption, les


attributions, l'organisation et le fonctionnement de l'organisme public
d'acha t et de vente d'or et des autres substances minéra les sont fixés par voie
règlementaire.

Articl e 238:

L'activité de commercialisation de l'or et des autres substa nces minéra les est
soumise à autori sation préalable dans les conditions fixées par voie
réglementaire.

Pour les person nes physiques, cette autoris ation prend la forme d'une carte
d'artis an minier de l'or et des autres substa nces précie uses délivrée par
l'organisme public d'acha t et de vente d'or et des autres substa nces
minérales.

Nul ne peut avoir la qualité d'artis an minier s'il ne possèd e une carte
d'artis an minier.

Les modalités de délivrance de la carte d'artis an minier sont fixées par voie
réglementaire.
Article 239:

Les personnes physiques ou morales faisant l'objet de sanctions financières


ciblées en lien avec le blanchiment de capitaux et le financement du
terrorisme, ne peuvent être titulaires d'agrément pour l'exercice des
activités d'achat, de vente, de transformation, d'importation et d'exportation
de l'or ou des autres substances minérales.

Article 240 :

Ne peuvent être titulaires d'agrément pour l'exercice des activités d'achat, de


vente, de transformation, d'importation et d'exportation de l'or ou des autres
substances minérales, les personnes physiques ou morales faisant l'objet de
sanctions financières ciblées en lien avec le blanchiment de capitaux et le
financement du terrorisme.

Article 241 :

Les personnes physiques, les exploitants des mines semi-mécanisées, des


haldes et terrils de mines et les exploitants artisanaux détenant ou possédant
une quantité donnée d'or ne peuvent vendre à des structures autres que les
comptoirs ou l'organisme public d'achat et de vente d'or et des autres
substances minérales.

Les conditions dans lesquelles intervient la vente sont précisées par voie
règlementaire.

Article 242 :

Hormis les bénéficiaires d'autorisation d'exploitation, les bijoutiers régulièrement


installés, les titulaires d'agrément ou de permis d'exploitation, les personnes
physiques ne peuvent détenir ou posséder une certaine quantité d'or brut sans
déclaration.

Lorsque la quantité détenue par une personne physique est supérieure à la quantité
maximale d'or brut ou des autres substances précieuses non soumise à déclaration,
une déclaration à l'organe de coordination des activités de lutte contre la fraude
en matière de commercialisation de l'or et des autres substances minérales est
reqmse.
La quantité maximale d'or brut ou des autres substances précieuses non soumise
à déclaration et les conditions d'acquisition de cette quantité sont précisées par
voie règlementaire.

La détention ou la possession d'objets en or ou en d'autre s substances


minérales par des voyageurs sont autorisées dans les conditions et limites de
quanti tés définies par voie réglementaire.

Article 243 :

Les opérations de vente au Burkina Faso et d'expo rtation de l'or et des autres
substa nces minéra les sont soumises aux formalités de paiem ent des taxes el
redevances minièr es en vigueur.

Toutefois, l'organ isme public d'achat et de vente d'or et des autres


substa nces minéra les est dispensé des formalités de paiem ent des taxes et
redevances minières.

Article 244 :

Tout échange, toute cession, export ation ou import ation, sous quelle que
forme que ce soit, de tout rejet ou minerai brut, s'opèr e dans les conditions
déterm inées par voie réglementaire.

Articl e 245 :

Le contrô le de quanti té et de qualité de l'or et des autres substa nces


minéra les est effectu é par l'organ isme public habilit é à assure r le contrô le
minier délégué par l'Etat dans les conditions déterm inées par voie
réglementaire.

CHAPITRE 2 : DISPOSITIONS SPECIFIQUES A L'OR ET AUX AUTRES


SUBSTANCES MINERALES D'EXPLOITATION
INDUSTRIELLE

Article 246 :

Le permis d'expl oitatio n industrielle confère à son titulaire, le droit de


commercialiser, à l'intér ieur et à l'extér ieur du territo ire national, l'or et les
autres substa nces minéra les produits.

~ 6
A l'intérieur du territoire national, l'or et les autres substances précieuses
issus de l'exploitation industrielle sont vendus à l'Etat et à l'organisme public
d'achat et de vente d'or et des autres substances minérales.

A l'intérieur du territoire national, les substances de carrières issues de


l'exploitation industrielle sont commercialisées à toute personne physique
ou morale.

Les formalités administratives de vente à l'intérieur du territoire national


sont définies par voie réglementaire.

Article 24 7 :

Les opérations de coulée, de pesée, de colisage et de transport de l'or et des


autres substances minérales produits sont réalisées dans les conditions
déterminées par voie réglementaire.

Article 248 :

Les titulaires de permis d'exploitation industrielle tiennent des registres en


version papier ou numérique de commercialisation de l'or et des autres
substances minérales pour enregistrer de manière chronologique, sans
ratures, ni blancs, ni surcharges, toutes les quantités d'or et d'autres
substances minérales vendues sur le territoire national ou exportées.

Ces registres sont cotés et paraphés par le Président du tribunal de


commerce territorialement compétent. Leur contenu est défini par voie
réglementaire.

CHAPITRE 3 : DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES A L'OR ET AUX AUTRES


SUBSTANCES MINERALES D'EXPLOITATION SEMI-
MECANISEE ET ARTISANALE

Article 249 :

Le permis d'exploitation semi-mécanisée confère à son titulaire le droit de


commercialiser à l'intérieur du territoire national, l'or et les autres
substances minérales produits.

A l'intérieur du territoire national, l'or et les autres substances précieuses


issus de l'exploitation semi-mécanisée sont vendus à un comptoir établi au
cff.,
Burkina Faso ou à l'organisme public d'achat et de vente d'or et des autres
substan ces minérales.

A l'intérie ur du territoi re national, les substan ces de carrière s issues de


l'exploitation semi-mécanisée sont commercialisées à toute personn e
physique ou morale.

Article 250:

Les titulaires de permis d'exploitation semi-mécanisée tiennen t des registres


de commercialisation de l'or et des autres substan ces minéral es pour
enregis trer de manièr e chronologique, sans ratures , ni blancs, ni surcharges,
toutes les quantit és d'or et d'autres substances minérales, vendue s sur le
territoi re national. Leur contenu est défini par voie réglementaire.

Ces registres sont cotés et paraphé s par le respons able de l'organe de


coordination des activités de lutte contre la fraude en matière de
commercialisation de l'or et des autres substan ces minéral es ou le membr e
de l'organe désigné par lui.

Les titulaires de permis d'exploitation semi-mécanisée sont en outre tenus


de produir e et de transm ettre les rapport s périodi ques de leurs activités
conform ément à la réglem entation en vigueur.

Article 251 :

Les bénéficiaires d'autor isation d'exploitation artisan ale de l'or et des autres
substan ces précieu ses sont tenus de vendre la totalité de leur production à
un compto ir établi sur le territoi re national ou à l'organ isme public d'achat
et de vente d'or et des autres substan ces minérales.

Les bénéficiaires d'autor isation d'exploitation artisana le de substan ces de


carrière s comme rcialise nt leur production sur le territoi re national à toute
personn e physiqu e ou morale.

Article 252:

Les activités d'achat, de vente de l'or et des autres substan ces minérales
d'exploitation artisana le et semi-mécanisée sont soumis es à l'obtent ion d'un
agrément.
Les conditions d'octroi, de renouvellement, de retrait ainsi que les modalités
d'achat, de vente de l'or et des autres substances minérales d'exploitation
artisanale et semi-mécanisée sont fixées par voie réglementaire.

Article 253 :

L'agrément n'est délivré qu'aux personnes morales de droit burkinabè dont


l'activité a pour objet exclusifl'achat, la vente de l'or et des autres substances
minérales d'exploitation semi-mécanisée et artisanale.

Toutefois, l'agrément pour la commercialisation des substances de carrières


peut être octroyé à des personnes physiques.

Article 254:

L'agrément confère au titulaire le droit sur tout le territoire national


d'acheter, de détenir, de transformer, de transporter, de vendre l'or et les
autres substances minérales d'exploitation semi-mécanisée et artisanale,
sous réserve du respect de la réglementation en vigueur.

Article 255 :

L'agrément est délivré pour une durée de trois ans renouvelable


conformément à la réglementation en vigueur.

L'agrément ne peut faire l'objet de cession ni de location.

Article 256:

L'organisme public d'achat et de vente d'or et des autres substances


minérales est dispensé de l'agrément visé à l'article 252 de la présente loi.

Article 257:

Les bénéficiaires d'autorisation d'exploitation artisanale doivent tenir à jour


des registres pour enregistrer de manière chronologique, sans ratures, ni
blancs, ni surcharges, toutes les quantités, d'or et d'autres substances
minérales vendues au Burkina Faso.

Les comptoirs doivent tenir à jour des registres en version papier ou


numérique pour enregistrer de manière chronologique, sans ratures, ni
blancs ni surcharges, toutes les quantités d'or et d'autre s substances
précieuses achetées et vendues au Burkina Faso.

Ces registres sont cotés et paraph és par le Présid ent du tribunal de


commerce territo rialem ent compétent.

Le contenu de ces registr es est défini par voie réglementaire.

Ils sont en outre tenus de produi re et transm ettre les rappor ts périodiques
de leurs activités confor méme nt à la réglementation en vigueu r.

Articl e 258:

L'or et les autres substa nces précieuses sont acheté s pour le compte des
comptoirs ou de l'organisme public d'acha t et de vente d'or par des
collecteurs.

CHAPITRE 4: DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES A L'OR ET AUX AUTRES


METAUX PRECIEUX ISSUS DU TRAITEMENT DES RESIDUS
MINIERS

Articl e 259 :

Le titulaire de l'agrém ent pour le traitem ent de résidu s minier s a le droit


d'acheter, de recevoir, d'impo rter, de traiter les sous-p roduit s tels que le
charbo n fin, les scories, la boue solide ou liquide, les poussi ères ou tout autre
sous-p roduit issus de la prépar ation, de l'enric hissem ent et de la sépara tion
des minerais.

Articl e 2 60 :

Le titulaire de l'agrém ent pour le traitem ent des résidu s minier s a le droit de
commercialiser, à l'intér ieur et à l'extér ieur du territo ire national, l'or et les
autres métaux précie ux issus du traitem ent des résidu s miniers.

A l'intéri eur du territo ire national, l'or et les autres métau x précie ux issus du
traitem ent des résidu s minier s sont vendu s à l'organ isme public d'acha t et
de vente d'or et des autres substa nces minérales.
A l'extérieur du territoire national, l'or et les autres métaux précieux issus du
traitement des résidus miniers sont commercialisés conformément à la
réglementation en vigueur.

Les opérations de coulée, de pesée, de colisage et de transport de l'or et des


autres métaux précieux issus des résidus miniers au Burkina Faso sont
réalisées dans les conditions déterminées par voie réglementaire.

CHAPITRE 5 : DES DISPOSITIONS SPECIFIQUES A LA


COMMERCIALISATION DE L'OR AFFINE AU BURKINA
FASO

Article 261 :

L'or affiné au Burkina Faso est commercialisé à l'intérieur et à l'extérieur du


territoire national.

A l'intérieur du territoire national, il est vendu à l'Etat et à l'organisme public


d'achat et de vente d'or et des autres substances minérales.

L'or affiné au Burkina Faso est commercialisé à l'extérieur du territoire


national conformément à la réglementation en vigueur.

Article 262 :

Les opérations de coulée, de pesée, de colisage et de transport de l'or affiné


au Burkina Faso sont réalisées dans les conditions déterminées par voie
réglementaire.

Article 263 :

L'exercice de l'activité d'affinage de l'or est soumis à l'obtention préalable


d'un agrément dont les conditions d'octroi, de renouvellement et de retrait
sont fixées par voie réglementaire.

Article 264 :

Les raffineries d'or installées au Burkina Faso tiennent des registres en


version papier ou numérique de commercialisation de l'or et des autres
substances preCieuses pour enregistrer de manière chronologique, sans
ratures, ni blancs, ni surcharges, toutes les quantités d'or et d'autres

~1
substa nces précieuses affinées, vendues sur le territo ire national ou
exportées.

Les registres sont cotés et paraph és par le Présid ent du tribunal de


commerce territo rialem ent compétent. Leur conten u est défini par voie
réglementaire.

CHAPITRE 6: DE LA REPRESSION DES VIOLATIONS DES DISPOSITIONS


RELATIVES A LA COMMERCIALISATION DE L'OR ET DES
AUTRES SUBSTANCES MINERALES

Sectio n 1 : De la répre ssion des violat ions

Article 265 :

Est puni d'une amend e de :

- deux millions (2 000 000) de FCFA, tout bénéficiaire d'auto risatio n


d'exploitation artisan ale de l'or ou des autres substa nces précieuses
qui ne tient pas à son siège des registres de vente;

- deux millions (2 000 000) de FCFA, tout compt oir qui ne tient pas à son
siège ou dans ses centre s d'acha t des registr es d'achat, ou de vente de
l'or ou des autres substa nces précie uses;

dix millions (10 000 000) de FCFA, tout titulai re de permis


d'exploitation semi-mécanisée, titulaire d'agré ment de traitem ent de
résidus minier s qui ne tient pas à son siège des registr es de vente et
d'expo rtation de l'or ou des autres substa nces précie uses;

cinqua nte millions (50 000 000) de FCFA, tout titulai re de permis
d'exploitation industrielle, toute raffinerie qui ne tient pas à son siège
des registr es de vente et d'expo rtation de l'or ou des autres substa nces
précieuses ;

- vingt-cinq mille (25 000) FCFA lorsqu e l'infraction est commise par le
bénéficiaire d'auto risatio n d'exploitation artisan ale de substa nces de
carriè res;
- deux cent mille (200 000) FCFA lorsque l'infraction est commise par le
titulaire de permis d'exploitation semi-mécanisée de substances de
carrières ;

- cinq cent mille (500 000) FCFA lorsque l'infraction est commise par le
titulaire de permis d'exploitation industrielle de substances de
carrières.

Article 266 :

Est puni d'une amende égale au double de la valeur de l'or ou des autres
substances minérales, tout bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation
artisanale, tout titulaire de permis d'exploitation semi-mécanisée ou
industrielle, tout comptoir, tout titulaire d'agrément de traitement de résidus
miniers, toute raffinerie qui ne renseigne pas de manière chronologique ses
registres d'achat, de vente, d'exportation, ou dont les registres contiennent
des ratures, des blancs ou des surcharges.

Dans tous les cas, l'amende ne saurait être inférieure à:

- deux millions (2 000 000) de FCFA, pour le titulaire d'autorisation


d'exploitation artisanale de l'or ou des autres substances précieuses et
les comptoirs ;

dix millions (10 000 000) de FCFA, pour le titulaire d'un permis
d'exploitation semi-mécanisée de l'or ou des autres substances
précieuses et le titulaire d'agrément de traitement de résidus miniers;

- cinquante millions (50 000 000) de FCFA, pour le titulaire de permis


d'exploitation industrielle de l'or ou des autres substances précieuses
et les raffineries.

Article 267 :

Est puni d'une amende égale au double de la valeur de l'or ou des autres
substances minérales dont les quantités sont en cause, tout bénéficiaire
d'une autorisation d'exploitation artisanale, titulaire de permis
d'exploitation semi-mécanisée ou industrielle, tout comptoir, tout titulaire
d'agrément de traitement de résidus miniers, toute raffinerie, qui utilise du
matériel de pesée ou de titrage truqué, non conforme, ou non certifié par les
services de la qualité et de la métrologie ou par toute autre str~ure
~93
ou les étalonnages son t
administrative habilitée, ou don t les certifications
expirés ou non à jour.

Dans tous les cas, l'amende ne peu t être inférieure à:


aire d'au tori sati on
- deux millions (2 000 000 ) de FCFA, pou r le titul
ces précieuses et
d'exploitation artis anal e de l'or ou des autr es sub stan
les com ptoi rs;
titul aire de perm is
- dix millions (10 000 000 ) de FCFA, pou r le
es substances
d'exploitation semi-mécanisée de l'or ou des autr
rési dus min iers ;
précieuses et le titul aire d'ag rém ent de trai tem ent de
titul aire de perm is
- cent millions (100 000 000 ) de FCFA, pou r le
stan ces précieuses
d'exploitation indu strie lle de l'or ou des autr es sub
et la raffinerie.

Art icle 2 68 :
FCFA, tout collecteur qui
Est puni d'un e ame nde d'un million (1 000 000) de
ificatifs à la dem and e ou
ne prés ente pas les doc ume nts réglementaires just
ane de coo rdin atio n des
lors d'un e inte rpel latio n par les membres de l'org
mercialisation de l'or et
activités de lutte con tre la frau de en mat ière de com
pers onn e habilitée par la
des autr es sub stan ces min éral es ou par toute autr e
cialisation de l'or et des
réglementation en vigu eur en mat ière de commer
autr es sub stan ces minérales.
A lors que l'infraction est
L'amende est de deu x millions (2 000 000) de FCF
n arti sana le de l'or ou
commise par le bénéficiaire d'au tori sati on d'exploitatio
des autr es sub stan ces préc ieus es ou un com ptoi r.
A lors que l'infraction est
L'amende est de dix millions (10 000 000) de FCF
i-mé cani sée de l'or ou
commise par le titul aire de perm is d'exploitation sem
rém ent de trai tem ent de
des autr es sub stan ces préc ieus es ou un titulaire d'ag
rési dus miniers.
A lors que l'infraction est
L'amende est de cen t millions (100 000 000) de FCF
strie lle de l'or ou des
commise par le titu lair e de perm is d'exploitation indu
autr es sub stan ces préc ieus es ou une raffinerie.
L'amende est de vingt-cinq mille (25 000) FCFA lorsque l'infraction est
commise par le bénéficiaire d'autorisation d'exploitation artisanale de
substances de carrières.

L'amende est de deux cent mille (200 000) FCFA lorsque l'infraction est
commise par le titulaire de permis d'exploitation semi-mécanisée de
substances de carrières.

L'amende est de cinq cent mille (500 000) FCFA lorsque l'infraction est
commise par le titulaire de permis d'exploitation industrielle de substances
de carrières.

Article 269 :

Quiconque refuse l'accès à ses locaux, son site, ses installations ou tout autre
lieu de l'exploitation minière, lors d'un contrôle des membres de l'organe de
coordination des activités de lutte contre la fraude en matière de
commercialisation de l'or et des autres substances minérales ou à toute autre
personne habilitée par la réglementation en vigueur en matière de
commercialisation de l'or et des autres substances minérales, est puni d'une
amende de:

- cinq millions (5 000 000) de FCFA, pour le bénéficiaire d'autorisation


d'exploitation artisanale de l'or ou des autres substances précieuses ou
un comptoir;

dix millions (10 000 000) de FCFA, pour le titulaire de permis


d'exploitation semi-mécanisée de l'or ou des autres substances
précieuses et le titulaire d'agrément de traitement de résidus miniers;

- cent millions (100 000 000) de FCFA, pour le titulaire de permis


d'exploitation industrielle de l'or ou des autres substances précieuses
et la raffinerie ;

- cent mille (100 000) FCFA lorsque l'infraction est commise par le
bénéficiaire d'autorisation d'exploitation artisanale de substances de
carrières;

- un million (1 000 000) de FCFA lorsque l'infraction est commise par le


::~::;:s~e permis d'exploitation semi-mécanisée de s u b ~::
- cinq millions (5 000 000) de FCFA lorsque l'infraction est commise par
le titulaire de permi s d'exploitation industrielle de substa nces de
carrières.

Artic le 270 :

Est puni d'une amen de d'un million (1 000 000) de FCFA, tout collecteur qui,
à la demande ou lors d'une interpellation, refuse de donne r suite à une
dema nde d'informations ou communique volon tairem ent de fausses
informations aux memb res de l'orga ne de coordination des activités de lutte
contr e la fraude en matiè re de commercialisation de l'or et des autre s
substa nces minérales ou à toute autre perso nne habili tée par la
règlementation en vigueur.

L'amende est de deux millions (2 000 000) de FCFA lorsqu e l'infraction est
commise par le bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation artisa nale ou le
titula ire d'agré ment d'ach at et de vente d'or et des autre s substa nces
précieuses.

L'amende est de cinq millions (5 000 000) de FCFA lorsqu e l'infraction est
commise par le titula ire de perm is d'exploitation semi-mécanisée de l'or ou
des autres substa nces précie uses ou le titulaire d'agré ment de traite ment de
résidu s miniers.

L'amende est de cent millions (100 000 000) de FCFA lorsqu 'elle est commise
par le titula ire de permi s d'exploitation industrielle de l'or ou des autres
substa nces précie uses ou le titula ire de l'agré ment d'affinage d'or.

L'amende est de cinqu ante mille (50 000) FCFA lorsqu e l'infraction est
commise par le bénéficiaire d'auto risatio n d'exploitation artisa nale de
substa nces de carrières.

L'amende est de deux cent mille (200 000) FCFA lorsqu e l'infraction est
commise par le titula ire de permi s d'exploitation semi- méca nisée de
substa nces de carrières.

L'amende est deux millions (2 000 000) de FCFA lorsqu e l'infraction est
commise par le titula ire de perm is d'exploitation indus trielle de subst ances
de carrières.
Article 271 :

Est puni, d'une amende de deux millions (2 000 000) de FCFA, le bénéficiaire
d'autorisation d'exploitation artisanale, le titulaire de permis d'exploitation
semi-mécanisée ou industrielle de l'or ou des autres substances précieuses,
le comptoir, le titulaire de l'agrément d'affinage d'or, qui, sans en informer au
préalable l'administration des mines, change l'adresse de son siège social.

L'amende est de vingt-cinq mille (25 000) FCFA lorsque l'infraction est
commise par le bénéficiaire d'autorisation d'exploitation artisanale de
substances de carrières.

L'amende est de deux cent mille (200 000) FCFA lorsque l'infraction est
commise par le titulaire de permis d'exploitation semi-mécanisée de
substances de carrières.

L'amende est de cinq cent mille (500 000) FCFA lorsque l'infraction est
commise par le titulaire de permis d'exploitation industrielle de substances
de carrières.

Article 272 :

Quiconque détient plus du seuil de la quantité maximale d'or brut ou des


autres substances précieuses non soumise à déclaration est puni d'une
amende égale au moins à la moitié de la valeur de la quantité d'or
supplémentaire.

Article 273 :

Est puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende égale
au double de la valeur de l'or ou des autres substances précieuses :

1. quiconque, sans permis, autorisation d'exploitation, agrément, titre


de collecteur ou tout autre titre valide, ou en violation des
dispositions de la présente loi, possède, détient, transporte ou
transforme, achète, vend, échange ou exporte de l'or et les autres
substances précieuses sous réserve des dispositions de l'article 269
ci-dessus;

2. le titulaire de permis d'exploitation semi-mécanisée, le bénéficiaire


d'autorisation d'exploitation artisanale d'or ou d'autreskes
97
s ou
précieuses qui vend à des perso nnes autre s que les comptoir
s
l'organisme public d'ach at et de vent e d'or et des autre s substance
préc ieuse s;
res
3. quiconque, sans déclaration, impo rte ou expo rte de l'or ou d'aut
substances préc ieuse s;
res
4. quiconque, ainsi que ses complices utilisent des man œuv
rales
frauduleuses tend ant à faire pass er d'au tres subs tanc es miné
t de
pour de l'or ou pour d'au tres substances précieuses, ou usen
s
trom perie sur la qualité et la quan tité de l'or ou des autre
et
substances précieuses, dans toutes trans actio ns port ant sur l'or
les autre s substances préc ieuse s;
n
S. quiconque, en l'absence d'un repr ésen tant de l'adm inist ratio
des
habilitée, proc ède à la coulée, à la pesé e ou au colisage de l'or et
de
autre s subs tanc es préc ieuse s prod uits indu strie llem ent ou issus
l'affinage ou des unités de trait eme nt des résid us miniers.
est punissable.
La tenta tive des faits prév us aux poin ts 1 à 4 du prés ent article
préc éden ts du
Lorsque les faits prév us à l'alinéa 1, aux points 1, 2, 3, 4 et 5
nem ent de
prés ent article sont commis en réunion, la peine est un emp rison
ou des autre s
trois ans et une ame nde égale au double de la vale ur de l'or
subs tanc es précieuses.
ts du prés ent
Lorsque les faits prév us à l'alinéa 1, aux poin ts 1 et 2 préc éden
de trans port
artic le sont commis en réun ion et avec usage de quel que moy en
ame nde égale
que ce soit, la pein e est un emp rison nem ent de cinq ans et une
ieuse s.
au quad ruple de la vale ur de l'or ou des autre s subs tanc es préc
es subs tanc es
La juridiction saisie pron once la confiscation de l'or ou des autr
ayan t servi à
précieuses, des moyens de tran spor t et de tous autre s obje ts
com mett re l'infraction.

Arti cle 274 :


ame nde égale
Est puni d'un emp rison nem ent de trois mois à un an et d'un e
au doub le de la vale ur des subs tanc es de carri ères :
p_
~
1. quiconque, sans permis, autorisation d'exploitation des substances
de carrières, ou tout autre titre valide, ou en violation des
dispositions de la présente loi, possède, détient, transporte ou
transforme, achète, vend, échange ou exporte des substances de
carrières ;

2. quiconque, sans déclaration, importe ou exporte des substances de


carrières;

3. quiconque, ainsi que ses complices utilisent des manœuvres


frauduleuses ou usent de tromperie sur la qualité et la quantité des
substances de carrières, dans toutes transactions portant sur des
substances de carrières.

La tentative des faits prévus aux points 1 à 3 du présent article est punissable.

Lorsque les faits prévus aux alinéas précédents du présent article sont
commis en réunion, la peine est un emprisonnement d'un an et une amende
égale au double de la valeur des substances de carrières.

La juridiction saisie prononce la confiscation des substances de carrières, des


moyens de transport et de tous autres objets ayant servi à commettre
l'infraction.

Article 275:

Est punie d'une peine d'emprisonnement de deux ans à cinq ans et d'une
amende égale au double de la valeur de l'or ou des autres substances
précieuses, quiconque se rend coupable d'escroquerie en matière de
commercialisation de l'or et des autres substances précieuses.

Dans tous les cas, l'amende ne saurait être inférieure à:

- dix millions (10 000 000) de FCFA lorsque l'escroquerie est commise
par une personne physique;

- vingt millions (20 000 000) de FCFA lorsque l'escroquerie est


commise par un comptoir;

~ 99
erie est
- cinq uant e millions (50 000 000) de FCFA lorsq ue l'esc roqu
e ou
commise par le titulaire de perm is d'exploitation semi-mécanisé
le titula ire d'agr émen t de trait eme nt de résid us mini ers;
erie est
- cent millions (100 000 000) de FCFA lorsq ue l'esc roqu
lle, la
commise par le titulaire de perm is d'exploitation industrie
raffinerie ou le titulaire d'un agré men t d'affinage.

Article 276 :
de égale au
Est puni d'un emp rison nem ent d'un à cinq ans et d'un e amen
s ayan t fait
double de la valeu r de l'or ou des autre s subs tanc es précieuse
enan t d'un
l'objet d'un trafic illicite, tout bénéficiaire d'un flux financier prov
tel trafic.

infractions à
Section 2 : De la procédure en mat ière de répr essio n des
es
la commercialisation de l'or et des autr es subs tanc
min éral es

Sous-Section 1 : De la constatation des infractions


s
Paragraphe 1 : De la procédure de cons tata tion des infraction

Article 277 :
s subs tanc es
Toute infra ction à la commercialisation de l'or et des autre
minérales est cons tatée par un procès-verbal.
habi litée s est
Le proc ès-v erba l dres sé par une ou les pers onne s ou struc tures
action à la
rédigé et signé par elle(s) et le prés umé aute ur de l'infr
sur chaq ue
commercialisation de l'or et des autre s subs tanc es minérales
feuillet du procès-verbal.
rbal ou d'y
Lorsque le prés umé aute ur du délit refus e de sign er le proc ès-ve
ledit procès-
appo ser ses emp reint es, men tion de ce refus doit être faite dans
verbal.
ités de lutte
Ce proc ès-v erba l est trans mis à l'org ane de coor dina tion des activ
et des autre s
contre la fraud e en mati ère de commercialisation de l'or
et en dres se un
subs tanc es miné rales qui ente nd le prés umé aute ur du délit
~
proc ès-ve rbal joint au dossier.
~ 100
Article Z78 :

Le procès-verbal énonce :

- la date et la cause de la saisie;

- les noms, qualités et demeures des saisissants;

- la nature des objets saisis et leur quantité;

- la présence du prévenu au moment de la description des objets saisis


ou la sommation qui lui est faite d'y assister;

- le lieu de la rédaction du procès-verbal et l'heure de sa clôture;

- la mention de la lecture du procès-verbal donnée au prévenu et


l'interpellation qui lui a été faite de le signer ou d'y apposer ses
empreintes.

Article 2 79 :

Les procès-verbaux dressés par l'organe de coordination des activités de


lutte contre la fraude en matière de commercialisation de l'or et des autres
substances minérales font foi jusqu'à inscription de faux.

Article 280 :

Sont habilitées à constater les infractions prévues par le présent titre, les
personnes suivantes :

- les membres de l'organe de coordination des activités de lutte contre


la fraude en matière de commercialisation de l'or et des autres
substances minérales et tout autre Officier et Agent de police
judiciaire;

- les agents des douanes ;

- les agents assermentés de l'administration des mines;

- les agents assermentés du ministère en charge du commerce;

- les agents assermentés de l'autorité nationale de lutte contre la fraude;

~
c::§ 101
emen t
- les agen ts des eaux et forêts et les insp ecteu rs de l'env ironn
investis de pouvoir de police en mati ère d'env ironn emen t;

- tout autre agent spécialement habilité.

Article 281 :
rcice de leur
Les agents spécialement habilités qui, à l'occasion de l'exe
de l'or et des
mission, proc èden t à la constatation d'infractions et à la saisie
s bien s en lien
autre s subs tanc es minérales, des num érair es et de tous autre
avec l'infraction dres sent un procès-verbal.
ités de lutte
Ce procès-verbal est trans mis à l'organe de coordination des activ
et des autre s
cont re la fraude en mati ère de commercialisation de l'or
subs tanc es minérales, accompagné de toute s les saisies.

Article 282 :
des mine s ou
Les Officiers de police judiciaire, les agen ts de l'adm inist ratio n
ente loi, qui
tout autre agen t dûm ent mandaté, visés à l'article 280 de la prés
et des autre s
cons taten t une infraction à la commercialisation de l'or
confiscation et
subs tanc es minérales, peuv ent saisi r tous obje ts passibles de
tous autre s docu men ts relatifs aux objets saisis.
s subs tanc es
Auta nt que les circonstances le perm etten t, l'or et les autre
t servi à la
minérales obje t d'infraction, les moyens de trans port ayan
à l'org ane de
commission de l'infraction, et le cont reve nant sont conduits
mati ère de
coordination des activités de lutte cont re la fraude en
commercialisation de l'or et des autre s subs tanc es minérales.

Article 283 :
e, de jour et
Les perq uisit ions et saisies peuv ent être effectuées à toute heur
et d'au tres
de nuit, à l'inté rieur des locaux supp osés , soit abrit er de l'or
de l'or et des
subs tanc es miné rales obje ts d'infraction à la commercialisation
mission de
autre s subs tanc es minérales, soit serv ir de lieux de com
l'infraction.
de saisie est
Autant que les circonstances le perm etten t, le procès-verbal
désignée ou de
dres sé en prés ence du prév enu ou d'un e pers onne qu'il aura
deux témo ins désignés par }'Officier de police judiciaire.
c P ,02
A défaut, il est dressé par !'Officier de police judiciaire.

Compte rendu en est fait au procureur du Faso territorialement compétent.

Article 284:

En cas d'abandon par fuite, le contrevenant dispose d'un délai de huit jours
pour se présenter à l'organe de coordination des activités de lutte contre la
fraude en matière de commercialisation de l'or et des autres substances
minérales ou à la structure qui a opéré la saisie.

Passé ce délai, le corps du délit et les moyens matériels et techniques ayant


servi à la commission de l'infraction deviennent de plein droit la propriété de
l'Etat sur requête adressée par l'organe de coordination des activités de lutte
contre la fraude en matière de commercialisation de l'or et des autres
substances minérales au Président du tribunal de grande instance
territorialement compétente.

Article 285 :

L'or ou toute autre substance minérale saisi(e), est contrôlé(e) par


.l'organisme public habilité à assurer le contrôle minier délégué par l'Etat en
présence de l'organe de coordination des activités de lutte contre la fraude
en matière de commercialisation de l'or et des autres substances minérales,
des représentants de la structure saisissante et de l'auteur de l'infraction.

L'or ou toute autre substance minérale ainsi saisis sont placés sous scellé à
l'organe de coordination des activités de lutte contre la fraude en matière de
commercialisation de l'or et des autres substances minérales avant son
transfert.

En l'absence de l'auteur du délit, le corps du délit est contrôlé par l'organisme


public habilité à assurer le contrôle minier délégué par l'Etat en présence de
l'organe de coordination des activités de lutte contre la fraude en matière de
commercialisation de l'or et des autres substances minérales et des
représentants de la structure saisissante.

Les résultats des contrôles opérés par l'organisme public habilité à assurer
le contrôle minier délégué par l'Etat dans les conditions du présent article
sont consignés dans une fiche de contrôle d'objets en or ou autres substances
minérales et par un procès-verbal de contrôle et transmis sansft~: à
~.L03
l'organe de coordination des activités de lutte contr e la fraude en matiè re de
commercialisation de l'or et des autres substa nces minérales.

La garde de l'or et des autres substances minér ales ainsi contrôlés est assur ée
par l'orga ne de coord inatio n des activités de lutte contr e la fraude en matiè re
de commercialisation de l'or et des autres subst ances minérales.

A cet effet, tout saisis sant doit :

- porte r à la connaissance de l'organe de coord inatio n des activités de


lutte contre la fraude en matiè re de commercialisation de l'or et des
autres subst ances minérales, sans délai, toute information relative à
l'infraction;

- mettr e le contr evena nt à la disposition del' organ e de coord inatio n des


activités de lutte contr e la fraude en matiè re de commercialisation de
l'or et des autre s substances minér ales;

- transm ettre à l'orga ne de coordination des activités de lutte contr e la


fraude en matiè re de commercialisation de l'or et des autre s
subst ances minér ales son procès-verbal de saisie accompagné du
corps du délit, des matér iels et moyens de transp ort ayant servi à la
commission de l'infraction.

Paragraphe 2: De l'organe de coord inatio n des activ ités de lutte contr e


la fraude en matiè re de comm ercia lisati on de l'or et des
autre s subst ances miné rales

Article 286 :

Il est institu é un organ e de coord inatio n des activités de lutte contr e la fraude
en matiè re de commercialisation de l'or et des autre s substa nces minér ales
placé sous la tutell e du minis tre charg é des mines.

Article 287 :

L'organe de coord inatio n des activités de lutte contr e la fraude en matiè re de


commercialisation de l'or et des autre s subst ances minérales à tout pouvo ir
d'investigation, d'info rmati on et de const atatio n des infractions relativ es à la
commercialisation de l'or et des autre s subst ances minérales.
Il est la structure de référence au plan national, qui coordonn e les activités
de lutte contre la fraude en matière de commercialisation de l'or et des autres
substanc es minérales.

L'organe de coordination des activités de lutte contre la fraude en matière de


commercialisation de l'or et des autres substances minérale s a pour mission
la recherche, la constatation et la répressio n des infractions relatives à la
commercialisation de l'or et des autres substances minérale s.

Article 288 :

Le responsable et les membres de l'organe de coordina tion des activités de


lutte contre la fraude en matière de commercialisation de l'or et des autres
substanc es minérales ont qualité d'Officier de police judiciaire. Ils ont pour
mission de rechercher, de constate r les infractions à la commercialisation de
l'or et des autres substanc es minérales et d'en dresser procès-verbal.

Ils peuvent placer les présumé s auteurs des infractions à la


commercialisation de l'or et des autres substances minérale s en garde à vue.

À cet effet, le responsable et les membres de l'organe de coordina tion des


activités de lutte contre la fraude en matière de commercialisation de l'or et
des autres substanc es minérale s peuvent requérir, directem ent toute force
publique et opérer des enquêtes , perquisitions et saisies.

Article 289 :

En dehors du secret médical et du secret défense, aucun autre secret ne peut


être opposé aux membres de l'organe de coordination des activités de lutte
contre la fraude en matière de commercialisation de l'or et des autres
substanc es minérale s dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs
fonctions.

Article 290 :

Pour l'exercice de leurs fonctions, le responsa ble et les membre s de l'organe


de coordination des activités de lutte contre la fraude en matière de
commercialisation de l'or et des autres substanc es minérale s reçoiven t du
ministre chargé des mines, une commission permane nte d'emploi.

~
Arti cle 291 :
tion et le
La dénomination, les attributions, la composition, l'organisa
lutte cont re la
fonctionnement de l'org ane de coordination des activités de
s subs tanc es
fraude en mati ère de commercialisation de l'or et des autre
minérales sont déte rmin és par voie règlementaire.
cle 280 de la
Il est appuyé dans sa mission par les pers onne s visée s à l'arti
prés ente loi.

Arti cle 292 :


de l'organe de
Avant d'en trer en fonction, le responsable et les mem bres
mati ère de
coordination des activités de lutte cont re la fraude en
prête nt le
commercialisation de l'or et des autre s subs tanc es minérales
rcice : «je
serm ent suiv ant deva nt le tribu nal de gran de insta nce du lieu d'exe
ectivité qui sied
jure de bien et loya leme nt remplir mes fonctions avec toute l'obj
à une personne libre et digne, de gard er en tout temp s et
en tout lieu le secre t
avec honneur,
qu'elles m'im pose nt et de me conduire en toutes circonstances
dévouement, intég rité et discrétion».
lutte cont re la
Les mem bres de l'org ane de coordination des activités de
s subs tanc es
fraude en mati ère de commercialisation de l'or et des autre
ent en cas de
minérales sont disp ensé s d'un e nouvelle pres tatio n de serm
renouvellement de man dat.

Arti cle 293 :


lutte cont re la
Les mem bres de l'org ane de coordination des activités de
s subs tanc es
fraude en mati ère de commercialisation de l'or et des autre
anen te pour
minérales sont • astre ints à une disponibilité perm
tout moment.
l'accomplissement de leurs missions. Ils peuv ent être requ is à

Arti cle 294 :


lutte cont re la
Les mem bres de l'org ane de coordination des activités de
s subs tanc es
fraude en mati ère de commercialisation de l'or et des autre
rcice de leurs
minérales ont droi t au port d'arm e de poing dans l'exe
fonctions.
Ils ne peuve nt faire usage de leurs armes, outre les cas de légitime défense,
que pour faire des tirs de sommation dans les cas ci-après :

- lorsqu e des violences ou des voies de fait sont exercées sur eux ou
lorsqu 'ils sont menacés par des individus armés ;

- lorsqu'ils ne peuve nt immobiliser autrem ent les véhicules,


embar cation s et autres moyens de transp ort dont le condu cteur
n'obte mpère pas à l'ordre d'arrê t;

- lorsqu'ils ne peuve nt autrem ent s'oppo ser au passag e d'une réunio n de


person nes qui n'obte mpère pas à l'ordre d'arrêt .

Articl e 295 :

L'organe de coordination des activités de lutte contre la fraude en matièr e de


commercialisation de l'or et des autres substa nces minéra les peut requér ir
toute person ne qualifiée pour l'exécution de certain s travau x spécifiques.

Articl e 296:

Le respon sable et les memb res de l'organ e de coordi nation des activités de
lutte contre la fraude en matièr e de commercialisation de l'or et des autres
substa nces minéra les jouiss ent de la protec tion de l'Etat contre les actes
préjudiciables dont ils sont victimes dans l'exercice ou à l'occasion de
l'exercice de leurs fonctions.

Les autori tés civiles et militaires sont tenues, à premi ère réquisition, de
prêter main-forte aux memb res de l'organ e de coordi nation des activités de
lutte contre la fraude en matièr e de commercialisation de l'or et des autres
substa nces minéra les en cas de nécessité.

Articl e 297 :

Les domm ages causés à autrui du fait d'un memb re de l'organ e de


coordi nation des activités de lutte contre la fraude en matièr e de
commercialisation de l'or et des autres substa nces minéra les et les
person nes habilit ées dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs
fonctions sont réparé s par l'Etat.
Article 2 98 :
nnel
Les indemnités et avan tages du responsable, des mem bres et du perso
e la
administratif de l'orga ne de coordination des activités de lutte contr
ances
fraude en matiè re de commercialisation de l'or et des autre s subst
minérales sont fixés par voie règlementaire.

Article 299:
ités
A la fin de leur mand at, les mem bres de l'organe de coord inatio n des activ
autre s
de lutte contr e la fraud e en matiè re de commercialisation de l'or et des
uts
substances miné rales restit uent les objets et autre s équipements, attrib
de la fonction.

Sous-Section 2 : Des mod es de règle ment des infractions à la


commercialisation de l'or et des autres subs tanc es
miné rales

Article 300 :
rale
Pour le règle ment de toute affaire d'or ou toute autre subst ance miné
e en
dont l'organe de coord inatio n des activités de lutte contr e la fraud
est
matiè re de commercialisation de l'or et des autre s subst ances miné rales
n.
saisi, il peut être accor dé au mis en cause le bénéfice de la transactio
acquis
La trans actio n inter vient avan t que la décision judiciaire n'ait
l'auto rité de la chose jugée.
é des
Le droit de trans iger est exercé conjo intem ent par le ministre charg
mines et le mini stre charg é des finances.
de lutte
Toutefois, le respo nsab le de l'organe de coord inatio n des activités
autre s
contr e la fraud e en matiè re de commercialisation de l'or et des
chargés
substances miné rales peut trans iger par délégation des minis tres
des mines et des finances.
voie
Les conditions et les modalités de la trans actio n sont fixées par
réglementaire.

cf f 108
Article 301:

L1exécution des termes de l'accord transactionnel met fin aux poursuit es de


l'Administration.

Aucune autre procédur e amiable ou contentieuse ne peut être sollicitée,


engagée ou reprise par l'une des parties à l'accord transacti onnel en raison
des infractions constatées, des droits et des pénalités dus.

L'accord transactionnel implique l'exécution intégrale des engagem ents pris


par le mis en cause. A défaut, il est abandon né au profit de l'Etat le corps du
délit et les moyens matériels et techniqu es ayant servi à la commission de
l'infraction.

Article 302 :

L'accord transactionnel est formé par écrit et signé de toutes les parties.

Article 303 :

La part attribuée au Trésor public dans le produit de la vente de l'or et des autres
substances minérales, des objets et numéraires abandonnés ou confisqués et des
amendes en cas de condamnation à des amendes ou de recours à la voie
transactionnelle, est de soixante-quinze pour cent du produit net.

Les conditions de répartitio n des vingt-cinq pour cent restants sont


détermin ées par voie réglementaire.

Article 304 :

En cas d'échec de la transaction, le contreve nant est déféré devant le


procureu r du Faso compéte nt pour poursuit es à engager.

Le dossier constitué des procès-verbaux, d'un exemplaire de la fiche de


contrôle de l'organisme public habilité à assurer le contrôle minier délégué
par l'Etat, des autres matériels et du moyen de transpor t ayant servi à la
commission de l'infraction sont égaleme nt transmis au procureu r du Faso .

.La première audience de l'affaire a lieu dans un délai d'un mois à compter de
la date de transmis sion du dossier au procureu r du Faso.
ités
En cas de condamnation du prévenu, l'organe de coord inatio n des activ
autre s
de lutte contre la fraude en matière de commercialisation de l'or et des
autre s
subst ances minérales procè de à la trans missi on de l'or ou des
vente
substances minérales confisquées, à l'organisme public d'ach at et de
itions
d'or et des autre s subst ances minérales pour la vente dans les cond
définies par voie règlementaire.
dure de
La vente des autre s biens saisis se fait aux ench ères selon la procé
droit commun.
ou par
En aucun cas, le saisi ne peut se porte r acqu éreur direc teme nt
perso nne inter posée du prod uit saisi.

TITRE X : DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Artic le 305 :
six mois
Les sociétés minières d'exploitation déjà const ituée s ont un délai de
e en
pour se conformer aux dispositions de la prése nte loi dès son entré
vigueur.

Artic le 306:
rieur e à
Les dispositions de la prése nte loi ont une valeu r jurid ique supé
celles des conventions minières.
s et des
Les perm is d'exp loitat ion et les autor isatio ns d'exploitation des mine
d'une
autre s subst ances des carri ères en cours de validité et dispo sant
nte,
convention miniè re dum ent signée, reste nt soumis, pour leur durée resta
ont été
sans excéd er cinq ans, et pour les subst ances pour lesquelles ils
ayan t
délivrés, aux dispo sition s des textes législatifs et régle ment aires
prési dé à leur délivrance.
ention
L'expiration d'un perm is d'exploitation entra îne la cadu cité de la conv
minière signée entre son titula ire et l'Etat.
îne celui
Le renou velle ment du perm is d'exploitation en fin de validité entra
prése nt
de la convention minière. Ces renouvellements reste nt soumis au
code au jour du renou velle ment .
Les permis de recherche en cours de validité restent soumis aux dispositions
du code qui a présidé à leur délivrance.

Toutefois, les dispositions de la présent e loi s'appliq uent au momen t de leur


renouvellement ou lors de la demand e du permis d'exploitation. Une
nouvelle convention d'exploitation doit être négociée sur la base du code
minier en vigueur.

Le ministr e chargé des mines a compét ence pour renégocier toute


convention minière avant sa date d'expiration, après avis de la commission
technique visée à l'article 61 de la présent e loi et sur autorisa tion du Conseil
des ministres.

Dans ce cas, une nouvelle convention est proposé e par l'Administration des
mines sur la base de la présent e loi.

Article 307 :

Les titulaires de permis d'exploitation de grande mine et de petite mine


existant avant l'entrée en vigueur de la présent e loi sont tenus, dans un délai
de six mois après sa publication, d'initier une consultation et des discussions
avec l'Administration des mines.

Cette consult ation a pour but de conclure un ou plusieu rs contrat s de soutien


au dévelop pement commu nautair e avec les populations locales affectées par
le projet minier.

Article 308 :

Tous rapport s et docume nts établis ou à établir en application ou en vertu de


la présent e loi sont rédigés en langue française.

Article 309 :

La présent e loi abroge toutes autres dispositions antérie ures contrai res,
notamm ent la loi n°036-2015/CNT du 26 juin 2015 portant code minier du
Burkina Faso et son modificatif la loi n°012-2 023 / ALT du 25 juillet 2023 et
la loi n°028- 2017 / AN du 18 mai 2017 portant organis ation de la
commercialisation de l'or et des autres substan ces précieu ses au Burkina
Faso.
Article 310 :

La présent e loi sera exécuté e comme loi de l'Etat.

Ainsi fait et délibéré en séance publique

à Ouagadougou, le 18 juillet 2024

Le Pré •

La Secréta ire de séance

Esther BAMOUNI/KANSONO

112

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