Musique
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I-1- Généralités :
Une fois déclarés, les mouvements de terrain peuvent être regroupés en deux
grandes catégories, selon le mode d’application des phénomènes observés.
Plusieurs classifications sont possibles selon les critères de choix motivé par la
spécialité des auteurs (critère géologique, critère mécanique…..).En fait la
classification n’est pas une fin en soit, mais un moyen de dénombrer les principaux
types de mouvement, de façon à pouvoir évoquer certaines de leur caractéristiques
essentielles ou de les retrouver.
I-1-1-2-Fluage :
Les fluages correspondent à des mouvements lents dus à des sollicitations atteignant
le domaine plastique qui sont de ce fait proche de la rupture. L’état ultime peut être
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Les coulées constituent des mouvements de terrain qui s’assimilent largement autant à
des problèmes de transport de matériaux par l’eau, qu’a des problèmes de glissement.
Le mouvement de la coulée est analogue à celui d’un fluide visqueux, il concerne les
matériaux meubles généralement saturées cependant, ce sont souvent Les
caractéristiques générales des coulées peuvent être énumérées comme suit :
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
• Les falaises sont des zones à risque, à cause de l’eau qui s’infiltre dans les
fissures de la roche. En gelant, elle y exerce des pressions importantes,
L’alternance gel/dégel, La fragilise et la fissure s’approfondie et s’élargit
jusqu’au point de rupture (écroulements et effondrements).
• Les zones à pentes moyennes (40°/50°) sont aussi des zones à risques. La
couche d’humus reposant sur la couche peut glisser. Le glissement se produit
quand cette couche est très humide (le glissement de terrain).
• Les terrains dont le sous-sol est creusé par des cavités (artificielles ou
naturelles) sont des zones à risque, qui peuvent s’affaisser ou s’effondrer.
4
Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Les mouvements simples qui sont les plus courants ont une surface de rupture
proche ou assimilable à un cercle et leur étude fait appel aux méthodes d’analyses
classiques de la mécanique des sols. [2]
5
Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Les glissements complexes ont souvent une surface de rupture non circulaire. Les
ruptures non circulaires peuvent avoir différentes causes :
Anisotropie de structure ;
Anisotropie mécanique ;
Caractéristiques mécaniques variant en profondeur ;
Suppression d’une butée de pied entrainant une rupture régressive ou un
effondrement. Citons :
• Les glissements en escalier constitué par un ensemble de glissement en
courbes peu profonds créant une topographie en escalier.
On distingue :
6
Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
7
Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Ces différents types n’aura pas les mêmes conséquences mais on peut dire que la
stabilité dépond :
• des moments résistants (pris par rapport au centre du cercle de rupture), dus à
la résistance au cisaillement le long de la ligne de rupture ;
• des moments moteurs dus principalement au poids du massif en déplacement.
Il y aura donc glissement si à un moment donné les moments sont supérieurs aux
moments résistants. [4]
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Géométrie de terrain :
Parmi les facteurs qui régissent la stabilité d’une pente, la résistance mécanique
des sols et des roches constitue un élément essentiel.
Dans le cas des argiles raides, que l’on rencontre fréquemment dans les versants
instables (marnes oligocènes du bassin de la Limagne, argile des Flandres, marnes du
Keuper , argile du lias, etc.), La courbe effort-déformation relevée lors d’un essai de
cisaillement présente un pic de résistance plus ou moins marqué, suivi d’une
décroissance sensibles de la résistance au cisaillement : la valeur ultime est la
résistance résiduelle. Cette dernière s’obtient en laboratoire par un essai de
cisaillement alterné.
Les analyses de stabilité consistent habituellement en un calcul d’équilibre limite
prenant en compte la résistance au cisaillement de pic. Dans le cas d’une première
9
Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
10
Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
calcul de stabilité ont été proposées. Celles-ci se différencient par les hypothèses
admises par leurs auteurs (méthodes de calcul en équilibre limite, méthodes de calcul
à la rupture, méthodes de calcul en déformations) et par la facilité de leur mise en
œuvre (calculs à l’aide d’abaques, calculs automatiques à l’aide de logiciels), mais
elles s’accordent toutes à définir un coefficient de sécurité global en fonction duquel
la stabilité du talus étudié est considérée comme assurée ou compromise, ou par des
coefficients de sécurité partiels affectant, d’une part, les sollicitations appliquées et,
d’autre part, les propriétés mécaniques des sols. Diverses techniques de renforcement
des talus ont par ailleurs été développées. Elles se différencient par le procédé de leur
réalisation, leur coût et leur durabilité [6].
La stabilité des pentes peut être améliorée avec différente manières :
aplatissement de la pente en modifiant la géométrie extérieure du sol (terrain), en
effectuant un drainage extérieur, en utilisant des techniques d’amélioration du sol ou
en installant des structures de soutènement tels que des murs de soutènement ou des
pieux. La première solution mène à la réduction des forces qui provoquent le
glissement ; les autres solutions, mènent en général à l’augmentation des forces de
résistance.
I-3-1 Notion de coefficient de sécurité :
I-3-1-1 Définition du coefficient de sécurité : Le calcul de la stabilité des pentes est
généralement estimé à l’aide d’un coefficient appelé: coefficient de sécurité FS. Ce
coefficient est défini comme étant le rapport du moment par rapport à un point fixe de
la résultante des forces résistantes au glissement aux forces provoquant le glissement.
Le coefficient de sécurité F est défini par l’expression suivante :
(I.1)
Avec τmax : résistance au cisaillement du sol;
τ : Contraintes de cisaillement s'exerçant le long de la surface.
La contrainte de cisaillement d'équilibre est la contrainte de cisaillement nécessaire
pour maintenir la pente juste stable ; l’équation (1) peut être exprimée comme :
(I.2)
La résistance au cisaillement peut être exprimée par l'équation de Mohr-Coulomb. Si
la résistance au cisaillement est exprimée en termes de la contrainte totale, l’équation
(I.1) est écrite comme :
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
(I.3)
Où c et φ sont la cohésion et l'angle de frottement pour le sol, respectivement, et σ est
la contrainte totale normale sur le plan de cisaillement. Les mêmes valeurs pour le
coefficient de sécurité sont appliquées à la cohésion et à la l'angle de frottement dans
cette équation.
Si la résistance au cisaillement est exprimée en termes de contrainte effective,
la seule modification de ce qui précède est que l’équation (1) est écrite en termes
d'efficacité, comme suit:
(I.4)
c’ et φ' représentent les paramètres de résistance au cisaillement effective en termes
de la contrainte effective, et μ est la pression de l'eau interstitielle
I-3-1-2- Calcul du coefficient de sécurité :
Considérons un élément carré d’unité (dx = dy = 1) exposé aux contraintes
normales σ1 et σ2 appliquées aux côtés de l’élément. Comme l’élément est assez
petit, il est donc logique d’accepter que le plan de rupture soit une ligne droite.
L’inclinaison du plan de rupture est définie par l’angle ϴ. La rupture du milieu est
normalement due aux contraintes de cisaillement développées à la surface de rupture.
A partir des équations d’équilibre, la contrainte mobilisée de cisaillement τf et la
contrainte normale mobilisée σf au plan de rupture peuvent être déterminées en
fonction de σ1 et σ3 [7]
Contrainte normale au plan de rupture:
(4)
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
(I.5)
On définit le facteur de sécurité FS comme le rapport de la résistance au cisaillement
disponible à la résistance au cisaillement mobilisée, ce qui traduit la réserve de
sécurité dispose le terrain sous cette sollicitation (σ1 ;σ3) et en fonction du critère de
rupture (c, f).
FS= Résistance au cisaillement disponible / Résistance au cisaillement mobilisée
Donc, on peut écrire:
(I.6)
En remplaçant les équations (I.4) et (I.5) dans l’équation (I.6), on trouve:
(I.7)
En mécanique et selon le critère de Mohr-Coulomb, nous pouvons prouver que
l’angle du plan de rupture est égal à 45+ φ/2 par rapport à la direction principale.
Il est uniquement fonction de l’angle de frottement. Nous pouvons donc calculer la
valeur du facteur de sécurité par rapport au plan potentiel de rupture. En remplaçant la
valeur de par 45+φ/2 dans la relation (I.8), nous trouvons:
(I.8)
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
reste du massif et son glissement se fait suivant une surface de rupture. Ayant défini
une surface de rupture « S », on étudie la stabilité de la masse (1) mobile par rapport
au massif (2) qui est fixe (figure I-6).
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
est donc liée à celle de la bande considérée. Les méthodes de calcul consistent à
rechercher la surface le long de laquelle le coefficient de sécurité FS est minimal.
Ce mode de calcul suppose que le terrain se comporte comme un solide rigide-
plastique et obéit aux lois classiques de la rupture par cisaillement. Il est utilisé depuis
plusieurs décennies et a donné naissance, dans l’hypothèse de ruptures rotationnelles,
à plusieurs méthodes de calcul.
Les ruptures planes représentent un cas particulier très simple dans son
principe. Pour les surfaces de rupture de forme quelconque, le calcul est beaucoup
plus complexe.
Pou r évaluer la stabilité des pentes par une méthode à l’équilibre limite, il
existe des méthodes linéaires et non linéaires. Les méthodes linéaires sont des
méthodes directes de calcul de FS et les méthodes non linéaires nécessitent un
processus itératif.
Ces méthodes sont basées sur les hypothèses suivantes : le massif en
mouvement peut être décomposé en un ensemble de blocs rigides indéformables qui
frottent les uns sur les autres. Le comportement de l’interface est presque toujours
défini par la loi de Coulomb.
Ces hypothèses fortes des calculs à l’équilibre limite, distinguent une partie
potentiellement mobile, séparée d’une partie fixe du massif, par une courbe de rupture
définissant une rupture cinématiquement admissible. Dans ce cas :
• Le calcul d’équilibre est fait à la rupture.
• Les équations résolvantes sont des équations de la statique.
• Le coefficient de sécurité FS est spatialement bien déterminé (on peut
considérer par exemple FS constant par tout).
Les avantages et les inconvénients de méthode de l’équilibre limite:
a- Les avantages:
• Facile à utiliser vue les hypothèses simplificatrices.
• Pour les formes simples leurs résultats différent peu de ceux des méthodes
rigoureuses.
• Moins couteuses en moyen et en temps d'exécution.
b- Les inconvénients :
• Les hypothèses de ces méthodes sont loin être vérifiées pour les cas
complexes.
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Ausilio et Al. Développé une méthodologie pour l'analyse de la stabilité des pentes
renforcé avec des pieux en utilisant l'approche cinématique de l'analyse limite.
D'après leurs études, l’emplacement optimal des pieux dans la pente est la partie
proche du pied de la pente où la force de stabilisation nécessaire pour augmenter le
facteur de sécurité à la valeur de désirée devient minimale Ils ont également constaté
que les pieux semblent être très efficaces quand ils sont installés dans la région du
milieu de la partie inférieure de la pente.
Nian et alont conclu que l'emplacement optimal des pieux est proche du pied des
pentes, où la force nécessaire pour augmenter la stabilité de la pente pour le facteur de
sécurité de conception a la valeur la plus faible
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
𝑐𝑐 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
Fs=𝑐𝑐 =𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 (1)
𝑚𝑚
FS indique où le facteur de sécurité; c et ϕ sont respectivement la cohésion et l’angle
de frottement du sol; cm et ϕm sont la cohésion et l’angle de frottement mobilisés. En
d'autres termes, FS est définie comme étant le facteur par lequel les paramètres du sol
devraient être divisés pour donner déclencher le début de du glissement.
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
(2)
où r0 = rayon initial de la spirale logarithmique correspondant à l'angle θ0. La masse
de sol à défaut tourne comme un corps rigide autour du centre de rotation avec une
vitesse angulaire ώ. C mécanisme, précédemment considéré par Chen, est
géométriquement définie parles angles β, θ0, θh et l'angle de frottement de la
résistance au cisaillement mobilisée tgϕ/FS. la géométrie de la pente est spécifiée par
la hauteur H, α et β les angles, qui sont également indiqué dans la Figure(I.7).
Le taux de travail externe est du à poids du sol et aux surcharges Q. Ces deux
composantes du taux de travail externe sont indiqués dans cette étude comme W et Q:
respectivement. Le taux de travail en raison du poids du sol prend la forme.
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Lorsque la pente est soumise à une surcharge, comme le montre la Figure I.8, la taux
de travail effectué par cette charge est :
𝐿𝐿
Q’=q L ὡ[ r0 cos (θ0 +α)- ] + s L ὡ r0 sin(θ0 +α) (4)
2
Où L est la distance entre la surface de rupture à la partie supérieure de la pente et le
bord de la pente (Figure I.7); q = surcharge de traction normale appliquée et s est la
surcharge et tangentielle appliqué.
Pour le mécanisme bloc rigide considéré, la seule dissipation d'énergie a lieu le long
de la surface de glissement. Le taux de dissipation d'énergie, D :, peut être écrit
comme suite :
(5)
En égalisant à la limite de rupture le taux de travail externe au taux de dissipation de
l'énergie, nous avons
(6)
Le remplacement dans cette dernière équation par les expressions W: Q: et D: donne
𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
𝐻𝐻 𝐵𝐵 𝑐𝑐
γ𝐴𝐴 (f1-f2-f3-f4) + q B [cos(θ0 +α) - ] +s B sin (θ0 +α)= [ 𝑒𝑒 2(𝜃𝜃ℎ−𝜃𝜃0) 𝐹𝐹𝐹𝐹 -1]
2 2𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡
(7)
ou’
(8)
(9)
H=A r0 (10)
L= B r0 (11)
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Pour une valeur de FS donnée, une limite supérieure pour la hauteur de la pente est
obtenu en résolvant l'équation.(7), à savoir :
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Figure I.8 : Mécanisme de rotation de l'effondrement rigide pour une pente renforcée
avec une rangée de pieux.
Dans ce cas le taux de travail extérieur est toujours obtenu par l'équation 1
ȣ r0(f1−f2−f3−f4)−c r02 fr
Fp= (3)
sin Өf rf
L'équation (3) donne la force par unité de largeur de sol que doit être fourni
par une rangée de pieux pour atteindre la valeur du facteur de sécurité de la pente.
Dans l'équation. (3), F1-f5 sont fonctions de F, les propriétés du sol et la géométrie de
la pente. Pour toute surface de rupture connu, le seules inconnues sont Fp et F .Si Fp
est connu, le facteur de sécurité peut être obtenu. En considérant toutes les surfaces de
glissement possibles, un facteur de sécurité minimum de la pente peut être trouvé.
23
Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
.
1
1 𝐷𝐷1−𝐷𝐷2 𝜋𝜋 ϕ
P(z)=cA {exp [ Nϕ tgϕ tg( + )]-2 𝑁𝑁𝑁𝑁 2 tgϕ-
𝑁𝑁𝑁𝑁 𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡𝑡 𝐷𝐷2 8 4
1 −1 1 −1
−1
2 𝑡𝑡𝑡𝑡ϕ+𝑁𝑁𝑁𝑁 2 +𝑁𝑁𝑁𝑁 2 2 𝑡𝑡𝑡𝑡ϕ+2𝑁𝑁𝑁𝑁2 +𝑁𝑁𝑁𝑁 2
1} 1 -C(D1 1 -2 D2𝑁𝑁𝑁𝑁 2 )
𝑁𝑁𝑁𝑁2 𝑡𝑡𝑡𝑡ϕ+Nϕ−1 𝑁𝑁𝑁𝑁 2 𝑡𝑡𝑡𝑡ϕ+Nϕ−1
𝛾𝛾𝛾𝛾
+ {A exp [(D1-D2/D2) Nξ . tgξ.tg(π/8+ π/4)]-D2} (4)
𝑁𝑁𝑁𝑁
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Le facteur de sécurité global de la pente est une moyenne de ces facteurs de sécurité
locaux.
Cette démarche montre l’étroite liaison entre cette méthode et les techniques
des éléments finis et des différences fines.
Le modèle de sol dans ces méthodes est caractérisé six paramètres sont:
• φ′ : Angle de friction.
• c′: Cohésion.
• ψ′: Angle de dilatation.
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
Si l'on ne peut modifier la hauteur du talus, on peut alors essayer d'en abaisser la pente
ß par profilage (Figure I.7). Le coefficient de sécurité est pratiquement linéairement
décroissant en fonction de tan ß. Cette solution, très efficace, a cependant le double
inconvénient :
• D’augmenter les emprises, ce qui n'est pas toujours possible,
• D’augmenter le volume des terrassements.
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
subhorizontal. Leur rayon d'action est très faible (quelques centimètres) dans les
milieux cohérents, aussi faut-il en réserver l'usage au cas spécifique de nappes piégées
dans des milieux perméables.
Puits drainants :
Lorsque la nappe est trop profonde par rapport au terrain naturel, il peut être impératif
d’avoir recours des puits drainants.
I-4-3- Action mécanique:
Elle est de plusieurs types :
Blindage des tranchées provisoires :
Le calcul de tels ouvrages est très empirique.
Notons qu’il existe des systèmes de coffrage glissants permettant de réaliser des
blindages rapides et peu onéreux dans le cas de tranchées de faible profondeur.
Soutènement :
en pied du talus, soit par un mur classique en béton armé, soit par un mur
cellulaire de type Gabions, Peller, Armco, etc., soit par un mur en terre armée, soit par
un rideau (palplanches, parois moulées). La réalisation d’un soutènement, quel qu’il
soit, hormis les rideaux, nécessite un surcroît de terrassement, à l’arrière du mur,
pouvant poser des problèmes d’emprise et de stabilité à court terme.
Tirants actifs (précontraints) :
Le but de tels tirants est d’augmenter l’effort normal, donc la résistance au
cisaillement, le long d’une surface de rupture potentielle, tout en diminuant le moment
moteur du talus. Il n’y a aucune méthode satisfaisante de calcul des tirants dans cette
configuration.
I-4-4- Renforcement des pentes par inclusions rigides :
Le renforcement par inclusions a été largement employé durant les dernières
années comme une technique de stabilisation des pentes instables. La raison en est
qu’il est aisé et rapide à mettre en œuvre et qu’il n’affecte pas la géométrie du site. On
distingue habituellement deux catégories d’inclusions, en fonction de l’inertie des
armatures utilisée:
I-4-4-1- Clouage:
La stabilisation, par clouage, de pentes instables ou en mouvement consiste à
placer des inclusions linéaires passives capables de résister à des moments fléchissant.
Les inclusions sont des barres battues ou scellées qui sont mises en place le plus
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
par les clous. Deux options sont possibles pour introduire les efforts résistants
apportés par les clous:
• Prendre en compte les efforts maximaux admissibles pour le clou et le contact
sol/clou.
• Prendre en compte les efforts engendrés dans le clou par le déplacement de
sol le long de la surface de rupture, déplacement que l’on choisit tel que la
structure puisse le tolérer.
Figure I.11: Stabilisation par clouage du glissement de« la Membrolle» (d'après Cartier
et Gigan, 1983)
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
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Chapitre I : Généralités sur les glissements de terrain
I-5- Conclusion:
Les glissements de terrain sont une catégorie des mouvements de terrain dont
l'impact sur l'économie et les vies humaines est parfois affreux, l'évaluation de la
stabilité des pentes est un souci éternel des décideurs et des spécialistes.
Plusieurs méthodes ont été développées pour calculer le facteur de sécurité vis-à-
vis du glissement, qui est le rapport des effets stabilisants (Forces, moment ou
simplement Résistance au cisaillement) aux mêmes types d'effets favorisant le
glissement. Ces méthodes peuvent être groupées en deux grandes catégories:
• Les méthodes classiques de l'équilibre limite et de l'analyse limite qui suppose
un déplacement rigide d'une partie de sol par rapport à une autre partie;
• Les méthodes numériques (MEF et MDF) basées sur la réduction de la
résistance au cisaillement du sol jusqu'à la rupture.
Des méthodes de confortement diverses ont été utilisés pour lutter contre le
glissement des terrains en pente, certaines de ces méthodes jouent sur la géométrie de
la pente, ou sur les conditions hydraulique du site, d'autres optent au traitement de la
pente par soutènement ou par inclusions rigides, et c'est dans ces dernières que
s'inscrit la technique de renforcement des pentes par pieux traitée dans la suite de
l'étude.
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Introduction :
Dans ce chapitre, nous essayons de justifier le calcul des pentes et talus renforcées par
une série de pieux , dans le cas simple d’un sol purement pilvérulent, par les méthodes
simples utilisés pour le calcul des pentes et talus non traités, nous donnons d’abord un aperçu
sur le code PLAXIS utilisé, nous présentons par lmasuite les cas étudiés, nous terminons par
la présentation et la discussions des résultats afin d’en tirer le jugement convenable
concernant la proposition émise.
III-1- Présentation de programme de calcul :
PLAXIS est un programme d’éléments finis en deux dimensions spécialement conçu
pour réaliser des analyses de déformation et de stabilité pour différents types d’applications
géotechniques. Les situations réelles peuvent être représentées par un modèle plan ou
axisymétrique. Le programme utilise une interface graphique pratique permettant aux
utilisateurs de générer rapidement un modèle géométrique et un maillage d’éléments finis
basés sur la coupe verticale de l’ouvrage à étudier. Les utilisateurs sont supposés être capables
de travailler dans un environnement Windows.
L’interface d'utilisation de PLAXIS se compose de quatre sous-programmes (Input,
Calculations, Output et Curves).
Conçu par des géotechniciens numériciens, le code éléments finis PLAXIS représente
certainement un optimum actuel sur les plans scientifique et pratique en l’analyse
pseudostatique2D. Scientifiquement, c’est un outil d’analyse non linéaire en élasto-plasticité
non standard, avec prise en compte des pressions interstitielles (et même consolidation
linéaire), doté de méthodes de résolution et d’algorithmes robustes, éprouvés, ainsi que de
procédures de choix automatique évitant des choix délicats à l’opérateur peu averti. Bien que
très fiable sur le plan numérique, le code fait appel à des éléments de haute précision (triangle
à 15 noeuds), ainsi qu’à des processus de pilotage de résolution récents (méthode de longueur
d’arc). Du point de vue pratique le système de menus arborescents à l’écran rend l’utilisation
souple et agréable, car l’opérateur ne s’encombre pas l’esprit outre mesure. Le recours aux
manuels devenant rare, ceux-ci sont de volume réduits, faciles à consulter. L’ensemble des
options par défaut (conditions aux limites) rend la mise en données aisée et rapide. Enfin, les
options simplifiées (initiation des contraintes, pressions interstitielles) permettent d’aller droit
au but (prévoir le comportement d’un ouvrage), quitte à réaliser ultérieurement, avec le même
code et les mêmes données, un calcul affiné [12].
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
deviennent très simples puisqu’il s’agit seulement de manier les variations de la poussée
d’Archimède ; PLAXIS offre cette possibilité qui est souvent très appréciable.
La conduite des calculs non linéaires constitue un autre exemple de la souplesse
d’utilisation que procure ce logiciel : L’opérateur peut évidemment faire lui-même ses choix
de taille d’étape de chargement, de nombre d’étapes, de rigidité d’interface, de méthode de
résolution, … etc. ; s’il ne désir pas assumer ces choix, le logiciel peut les décider à sa place,
compte tenu de l’expérience des numériciens en la matière. Pour les calculs de consolidation,
réalisés en différences finies explicites sur le temps, le choix du pas de temps peut également
être décidé par l’utilisateur, ou bien calculé dans l’option par défaut, selon les critères
numériques connus.
Le coefficient de sécurité est une notation peu magique en géotechnique, puisqu’il
résume en une seule information une quantité considérable de données. L’approche classique
évalue généralement ce nombre selon la théorie de l’équilibre limite, supposant une réduction
proportionnelle généralisée de la résistance mécanique des matériaux impliqués, ce qui ne
constitue manifestement pas un scénario réel de rupture. C’est la même approche, adaptée aux
éléments finis élasto-plastique, qui préside à l’évaluation du coefficient de sécurité dans
PLAXIS. Le critère de rupture est ici qualitatif, et laissé à l’appréciation de l’observateur ; en
tout état de cause, il est fondé sur le niveau de déplacement d’un point de contrôle lié à
l’ouvrage étudié. Le champ de déplacement obtenu est évidemment tout à fait fictif.
Un calcul par éléments finis fournit une masse imposante de résultats : Des résultats
directement utiles au projeteur : déplacements, contraintes, pressions interstitielles à un stade
donné du chargement, et des résultats plus mathématique concernant le déroulement du
processus de calcul proprement dit. L’ensemble de ces résultats est accessible, selon que l’on
est intéressé par l’un ou l’autre aspect ; c’est également un système de menu arborescent qui
permet de sélectionner les informations souhaitées.
III-1-2- Les modèles de comportements utilisés dans PLAXIS :
Les modèles de comportement de sols sont très nombreux : depuis le modèle
élastique-plastique de Mohr-Coulomb jusqu’aux lois de comportement les plus sophistiquées
permettent de décrire presque tous les aspects du comportement élasto-visco-plastique des
sols, aussi bien sous sollicitation monotone que cyclique. Ces modèles ont été développés
dans le but d’être intégrés dans des calculs par éléments finis. Dans ce schéma, lamodélisation
par éléments finis permet de résoudre le problème aux limites en tenant compte, par une loi de
comportement réaliste, du comportement réel du sol. Deux difficultés majeurs ont empêché la
réalisation complète de ce schéma : d’une part les lois de comportement qui décrivent bien le
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
comportement des sols sont complexes et demande, pour la détermination des paramètres
qu’elles contiennent, des études spécifiques lourdes sortant du cadre des projets d’ingénierie
même complexe. La validation des lois de comportement a fait l’objet, dans les années 80 de
plusieurs ateliers pour comparer les réponses des différents modèles sur différents chemins de
sollicitation. La seconde difficulté a été l’intégration de ces lois de comportement dans ces
codes par éléments finis, bi ou tridimensionnels. Peu de codes sont opérationnels
actuellement, avec des lois sophistiquées. Le coût de ces calculs est généralement important
[12].
La démarche suivie dans le développement du code PLAXIS est différente. Un des
objectifs de PLAXIS est de fournir à l’utilisateur un code d’éléments finis qui soit à la fois
robuste et convivial, permettant de traiter des problèmes géotechniques réels, dans un délais
raisonnable en utilisant des modèles de comportement de sols dont les paramètre puissent être
déterminés à partir d’une étude géotechnique normale. En ce sens, PLAXIS peut apparaître
comme une règle à calcul de l’ingénieur géotechnicien, où le micro-ordinateur a remplacé la
règle. C’est pourquoi les différents modèles de comportement utilisés dans PLAXIS sont des
modèles qui peuvent apparaître simple, voir simplistes, mais qui sont efficients quand ils sont
utilisés dans des cas adaptés.
Pour traiter un problème de soutènement (paroi moulée, palplanche, … etc.), il est tout
à fait adapte de considérer le sol comme élasto-plastique et le modèle de Mohr-Coulomb sera
bien adapté dans ce cas ; on rejoint ici le calcul des soutènements par les méthodes élasto-
plastique de coefficient de raideur. Mais pour traiter une construction de remblai sur sols
mous, avec chargement par étapes et consolidation, il faut tenir compte de l’écrouissage. Le
matériau se consolide et il est plus adapté d’utiliser le soft soil model qui prend en compte
cette évolution du matériau. Pour un calcul d’écoulement, il suffit de prendre un matériau
élastique, mais on peut avoir à coupler, écoulement et déformation ; dans ce cas un modèle
élasto-plastique peut être justifié.
Les règles d’or dans le domaine de la simulation du comportement d’un ouvrage sont :
Quel est le comportement principal à modéliser ?
Utiliser un modèle qui décrive ce comportement ;
Interpréter les résultats, notamment en fonction des paramètres de la modélisation.
En ce sens, la modélisation numérique ne fournit sous une autre forme que les données du
problème posé.
III-1-2-1- Comportement élasto-plastique
50
Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
51
Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Le modèle élastique linéaire utilisé dans PLAXIS est classique. Les tableaux de rentrée
des données demandent le module de cisaillement G et le coefficient de Poisson ν. l’avantage
de G est d’être indépendant des conditions de drainage du matériau (Gu= G’), ce qui n’est pas
le cas des modules d’Young : le module d’Young non drainé est supérieur au module
d’Young drainé. Il aurait pu sembler logique, si G est utilisé comme paramètre élastique,
d’utiliser K comme second paramètre. D’une part Ku est infini (correspondant à νu= 0.5) et il
est moins courant d’emploi. G est en fait le module mesuré dans les essais
pressiométriques[14].
La relation entre le module d’Young E est les autres modules sont données par les équations :
Le modèle élastique linéaire de PLAXIS peut être employé surtout pour modéliser les
éléments de structures béton ou métal en interaction avec le sol. Il peut aussi être intéressant
pour certains problèmes de mécanique des roches.
Les paramètres de ce modèle sans représentés sur la figure III.4 :
52
Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
a- Module d’Young
Le choix d’un module de déformation est un des problèmes les plus difficiles en
géotechnique. Le module de déformation varie en fonction de la déformation et en fonction de
la contrainte moyenne. Dans le modèle de Mohr-Coulomb, le module est constant. Il parait
peu réaliste de considérer un module tangent à l’origine (ce qui correspondait au Gmax
mesuré dans des essais dynamiques ou en très faibles déformations). Ce module nécessite des
essaisspéciaux. Il est conseillé de prendre un module moyen, par exemple celui correspondant
à un niveau de 50 % du déviateur de rupture (figure III.9).
L’utilisateur doit rester conscient de l’importance du choix du module qu’il prendra en
compte. Il n’y a là rien d’étonnant et la même question se retrouve par exemple dans tout
calcul classique de fondation, par exemple.
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
des calculs avec des valeurs raisonnables d’angle de frottement, quitte à les augmenter dans la
suite. Cette valeur de 35° est compatible avec les angles de frottement φcv (à volume constant,
au palier).
En peut déterminer l’angle de frottement à partir de la courbe intrinsèque du modèle de Mohr-
Coulomb (figure III.6).
d- Cohésion
Il peut être utile d’attribuer, même à des matériaux purement frottants, une très faible
cohésion (0,2 à 1 kPa) pour des questions numériques. Pour les analyses en non drainé avec :
φu = 0, PLAXIS offre l’option de faire varier la cohésion non drainée avec la profondeur : ceci
correspond à la croissance linéaire de la cohésion en fonction de la profondeur observée dans
des profils au scissomètre ou en résistance de pointe de pénétromètre. Cette option est réalisée
avec le paramètre c-depth. Une valeur nulle donne une cohésion constante. Les unités doivent
être homogènes avec ce qui a été choisi dans le problème (typiquement en kPa/m).
e- Angle de dilatance
Le dernier paramètre est l’angle de dilatance noté Ѱ ; c’est le paramètre le moins courant. Il
peut cependant être facilement évalué par la règle (grossière) suivante :
Ѱ = φ - 30° pour φ > 30°.
Ѱ = 0° pour φ < 30°.
Le cas où Ѱ < 0° correspond à des sables très lâches (état souvent dit métastable, ou
liquéfaction statique). La valeur Ѱ = 0° correspond à un matériau élastique parfaitement
plastique, ou il n’y a donc pas de dilatance lorsque le matériau atteint la plasticité. C’est
souvent le cas pour les argiles ou pour les sables de densité faibles ou moyenne sous
contraintes assez fortes.
f- Les contraintes de traction
La pyramide de Mohr-Coulomb permet des contraintes de traction (figure III.7). Cellescisont
souvent peu réalistes pour les sols et il est possible de couper ces contraintes de traction
(tension cut-off) ou de les diminuer (Tensilestrength).
g- Les paramètres avancés
Pour tenir compte des variations avec la profondeur, on utilise les paramètres avancés (figure
III.10).
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
le sol est constituée d’une couche de matériaux frottant d’angle de frottement ϕ surmontant
une couche suffisamment résistante .
D’autre part on considère la même pente mais cette fois constituée - pour la partie contenant
le pieu dans le cas précédent – de plusieurs couches de sols frottant chacun à son propre angle
de frottement, Ces angles de frottement sont calculés à partir de l’expression et du programme
présenté au chapitre précédent.
La géométrie de la pente étudiée est représenté sur la figure III-11. La hauteur du talus est
H=20 m, la pente β=30° , la position des pieux les pieux de stabilisation sont placés en une
série au milieu de la pente. (Cas 1)
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Pour la création du modèle on d’abord crée la géométrie selon les données du problème
présentés dans le tableaux de coordonnées ci-dessous (c'est-à-dire en définissant le sol comme
constitué de 5 couches)
Ensuite on a introduit les conditions aux limites (ux=0 pour les plans verticaux d’extrémités
présenté sur le modèle par les lignes verticales délimitant la géomètrie) et (ux=uy=0 pour le
plan limitant le modèle à sa base)
On a introduit aussi les éléments structuraux (pieux) ainsi le modèle se présente comme le
montre la figure ci dessous
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Les caractéristiques des couches et des pieux sont par la suite définies
a. Propriétés des couches de sols et des interfaces
Les propriétés des couches de sols sont résumées dans le tableau III.2 :
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Phase 5 :
Calcul de la pente avec les couches de sols équivaments Cette phase est caractérisé par :
- Type de calcul : plastique
- Options Reset displacements to zero et Delete intermediate steps activées.
- Case staged construction. sélectionnée
- assignation des sols équivalents aux couches correspondantes
Phase 6 : Calcul du coefficient de sécurité avec le sol équivalent.
- Type de calcul : Phi-c réduction
- Option Delete intermediate steps activée.
- case Incremental multipliers. activée
III-3- Présentation des résultats :
III-3-1- Exemples de résultats
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Figure III.21 : Incrément des déplacements cas de pente non traité (φ′=32)
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Figure III.23 : Incrément des déplacements cas d’un sol renforcé par pieu (φ′=40)
Figure III.24 : Coefficient de sécurité cas d’un sol renforcé par pieu (φ′=40)
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Des courbes des figures III-22, III-24 et III-26 on constate que le coefficient de sécurit de la
pente non renforcé FS=1.055, celui de la pente renforcée avec une série de pieux est FS
=1.17, alors que pour un sol équivalent ce coefficient vaut FS =1.143
On voit que les deux facteurs de sécurité calculé en présence de pieux et avec sol équivalent
sont très voisins l’un de l’autre, pour avoir une meilleure idée sur la relation entre les deux
valeurs on va étudier d’autres cas avec des angles de frottement différents.
Cas 2 : Angle de frottement initial = 35°.
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Figure III.27 : Incrément des déplacements cas de pente non traité (φ′=40)
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Figure III.29 : Incrément des déplacements cas d’un sol renforcé par pieu (φ′=48)
Figure III.30 : Coefficient de sécurité cas d’un sol renforcé par pieu (φ′=48)
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Des courbes des figures III-28, III-30 et III-32 on constate que le coefficient de sécurité de la
pente non renforcé FS=1.138, celui de la pente renforcée avec une série de pieux est FS
=1.472, alors que pour un sol équivalent ce coefficient vaut FS =1.496
Cas 3 : Angle de frottement initial = 40°.
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Figure III.33 : Incrément des déplacements cas de pente non traité (φ′=57)
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Figure III.35 : Incrément des déplacements cas d’un sol renforcé par pieu (φ′=63)
Figure III.36 : Coefficient de sécurité cas d’un sol renforcé par pieu (φ′=63)
Cas d’un sol équivalent :
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
Des courbes des figures III-34, III-36 et III-38 on constate que le coefficient de sécurité de la
pente non renforcé FS=1.56, celui de la pente renforcée avec une série de pieux est FS =2.05,
alors que pour un sol équivalent ce coefficient vaut FS =2.06
III-3-3 Discussion des résultats :
De tous les résultats précédents on voit que le calcul de la stabilité en considérant la présence
des pieux donne des valeurs proches de ceux données par un calcul avec sol équivalent.
Pour mieux évaluer la justification d’utiliser les méthodes de calcul de la stabilité des pentes
et talus non renforcées pour le calcul de pentes et talus renforcés par pieux nous allons étudier
la variation du rapport Fséq/Fsp(Rapport du facteur de sécurité obtenu par un calcul avec sol
équivalent à celui obtenu par le calcul en présence du pieu)
Cas 1 ϕ=30° Cas 2 ϕ=35 Cas 3 ϕ=40
Fséquiv 1.143 1.496 2.06
Fspieu 1.17 1.472 2.05
Fséquiv/ Fspieu 0.98 1.01 1.004
Tableau III-4 : Le coefficient de sécurité et le rapport
On voit bien que le rapport des deux facteurs est présque = 1 ce qui veut dire que les deux
procédures donnent le même facteur de sécurité.
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Chapitre III : Etude d’un cas pratiques
III-3-4 Conclusion :
Pour des cas différents ( talus de même pente avec différents angles de frottement), nous
avons évaluer la stabilité de la pente renforcée par une série de pieux de deux manières :
En considérant la présence des pieux.
En considérant que la pente ou le talus non renforcée mais avec de nouvelles angles
de frottement.
Les deux calculs ont donné le même facteur de sécurité ce qui justifie l’utilisation des
méthodes, relativement simples , de calcul de stabilité des pentess non traités pour calculer
les pentes traités avec une série de pieux en remplacant les caractéristiques (angle de
frottement) du sol dans la zone encadrant la position du pieux sur une largeur 10 fois le
diamètre du pieu par les caractéristique du sol équivalent dont l’angle de frottement à une
profondeur donnée est estimé par la relaion développée au chapitre précédent:
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
Introduction :
Plusieurs études et recherches ont été effectuées pour estimer l’apport des pieux inclus dans le
sol à la stabilité des pentes. Une grande partie de ces méthodes présente l’effort résistant au
glissement comme étant la somme de l’effort résistant du sol et l’effort pris par le pieu.
Dans la plupart de ces méthodes, une solution théorique pour les pieux considérés comme
passifs a été obtenue soit par la résolution du problème d'un seul pieu ou en analysant un groupe
de pieux comme supposé travaillant comme mur de soutènement.
La proposition de Winter et al(1983) considère la solution des pieux placés dans une
rangé et prend en compte l'espacement entre les pieux. Cependant, cette méthode ne peut être
utilisée dans les pentes purements cohésif subissant un fluage.
Une méthode théorique a été proposée par Ito et Matsui (1975) pour analyser le
mécanisme des forces latérales agissant sur la stabilisation des pieux lorsque le terrain est forcé
de glisser entre les pieux de croissance
L’idée discutée dans ce chapitre est d’exploiter les résultats de cette dernière méthode pour
remplacer le système sol-pieu par un système sol seul ayant de nouvelles caractéristiques
mécaniques donnant une résistance vis-à-vis du glissement, équivalente à celle du système sol
pieu.
I-1- Evaluation de la charge prise par les pieux selon la théorie de la déformation plastique
de Ito- Matsui :
Dans cette analyse, l'état plastique qui satisfait au critère d’écoulement de Mohr Coulomb
est supposé se produire dans le sol juste autour des pieux. La méthode a été développée
spécifiquement pour le calcul des pressions qui agissent sur des pieux passifs placés dans un
rangé .
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
Figure II-1 : Déformation d’un sol plastique autour de pieux stables ( Ito et Matsui , 1975).
I-1-1- Hypothèse:
On suppose que les piles placés à déformer plastiquement le sol, comme un glissement
de terrain, peuvent empêcher une nouvelle déformation plastique. Afin de concevoir les piles, les
forces latérales doivent être estimées aussi précisément que les forces.
Ces possibilités, cependant, sont fonction du mouvement, à une valeur finale, en cas de
grand mouvement.
Ito et Matsui (1975) ont développé la théorie de la déformation plastique afin d'estimer
une valeur de la force latérale entre ces deux estimations, en supposant qu'aucune réduction de la
résistance au cisaillement le long de la surface du glissement à eu lieu en raison de la cause de
ramollissement provoqué par le mouvement du glissement de terrain.
Pour cette raison, seul le sol autour des piles (figure 1) est supposé être dans un état
d'équilibre plastique, satisfaisant le critère de rendement de Mohr-Coulomb. Par conséquent, la
force latérale agissant sur les piles peut être estimée quel que soit l'état d'équilibre de la pente.
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
1) Lorsque la couche de sol se déforme, deux surfaces de glissement, AEB et A'E'B ', se
produisent, faisant un angle de (π / 4 + φ / 2) avec l'axe des x (figure 1);
2) Le sol est dans un état d'équilibre plastique dans la zone AEBB’E’A’ lorsque le critère de
rupture de Mohr-Coulomb est appliqué.
4) les conditions de déformation planes sont vérifiées et sont en rapport avec la profondeur.
6) Les forces de frottement sur les surfaces AEB et A'E'B 'sont négligeables lorsque la répartition
des contraintes dans le AEB'A du sol est considérée.
La dernière hypothèse a été un point de controverse dans le passé, car il semble indiquer
que les contraintes agissant sur les surfaces AEB et A'E'B 'sont des contraintes principales.
Cependant, cela est faux (Ito et Matsui, 1978); Considérons deux petits éléments dans la région
plastique (Figure 2), élément 1 dans le centre de cette région, et l'élément 2 sur le bord.
Les contraintes indiquées dans l'élément 1, σa1 et σx1, sont des contraintes principales, et
les cercles de Mohr pour ces éléments sont représentés sur les figures 3a et 3b pour les sols
purement cohésifs et cohésives, respectivement. [11]
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
Figure II-2 : Contraintes agissantes sur les éléments d’un sol déformé plastiquement (Ito et Matsui
,1975)
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
Figure II-3 : Cercles Mohr d'éléments déformés plastiquement dans le sol (Ito et Matsui, 1975)
Il est constaté que les cercles Mohr se déplacent vers la droite lorsque les différents
éléments pris en considération, avancent du centre vers le bord de la surface GHH'G (figure 3,
point N se déplace le long de l'enveloppe de rupture au point M). Cependant, il serait difficile
d'analyser une telle répartition complexe des contraintes.
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
Par souci de simplification, chaque point sur la zone GHH'G, à l'exception des plans GH
et G'H', est supposé être sous les mêmes contraintes que l'élément 1.
Pour les plans GH et G'H ', il est supposé que la contrainte normale agissant sur l'élément
2, σa2, est égale à la contrainte normale agissant sur l'élément 1, σa1 ( figure 3).
Il est clair que l'hypothèse d'une distribution uniforme des contraintes pour AEBB'E'A
»ne tient pas compte des plans EB et E'B’ entre plans principaux.
Les contraintes agissant sur ces plans sont représentées par le point M et M ', et sont pris
en compte dans les équations d'équilibre écrites pour la zone GHH'G' (équation 3-2 ci-dessous).
I-1-2- Dérivation:
Les étapes successives nécessaires pour calculer la force agissant par unité de profondeur de pieu
sont présentées ci-après. L'expression de cette force est donnée pour un sol quelconque de
caractéristiques C- φ, pour un sol purement cohérent de cohésion C et pour un sol frottant d’angle de
frottement φ.L'équilibre de l'élément différentiel GHH'G 'entouré par des traits pleins sur la figure 4a est
considérée.[11]
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
(a)
(b)
Figure II-4 : Les contraintes exercées sur les éléments de terres déformés plastiquement.
Comme il est supposé que σa2 est approximativement égale à σa1, alors σa2 correspond à
une contrainte principale σx selon l’hypothèse 6.
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
où
de la géométrie, on a :
L'intégration de l'équation ci-dessus donne l'état de contrainte dans la zone EBB'E ':
où C2 est une constante d'intégration. Enfin, l'hypothèse 3 donne la contrainte normale sur plan
AA'(x = 0):
Où est la profondeur depuis la surface du sol et ϒ est le poids unitaire du sol. Reconnaissant
que le plan AA'est le plan x = 0, l'équation (3-10) peut être considéré comme une condition aux
limites. La constante C₂ est obtenue par l'introduction de cette condition limite dans l'équation
(3-9):
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
La contrainte normale agissant sur plan EE 'est déterminé en utilisant l'équation (3-9) et (3-11) à
la distance x = AE.
De la géométrie.
Puis,
La constante C₁ est obtenue en considérant l'équation (3-13) comme une condition aux limites et
sa substitution dans l'équation (3-7).
La force latérale par unité d'épaisseur de la couche agissant sur le plan BB’ dans la
direction x est obtenue en substituant la valeur ci-dessous dans l'équation (3-7):
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
Où
La force latérale F agissant sur le pieu par unité d'épaisseur de la couche est la différence
entre les forces agissant sur les plans BB’ et AA’ (Equation (3-10) et Equation (3-15)):
Pour un sol purement pulvérulent, la cohésion C est zéro et l'équation (3-5) se réduit à
l'expression suivante pour la force latérale par unité d'épaisseur.
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
Comme la zone d'influence de chaque pile ne dépasse pas 5D (Reese & Van Impe, 2001),
la longueur du modèle peut être limite à 10D. Afin de modéliser une tranche de sol représentatif,
la largeur du modèle a été prise égale à l’espacement D1 entre axes des pieux.
𝐷𝐷2
→ 𝑇𝑇1 = 𝛾𝛾𝛾𝛾 tan 𝜑𝜑 × 𝑠𝑠 = 𝛾𝛾𝛾𝛾 tan 𝜑𝜑 [(10𝐷𝐷) × 𝐷𝐷1 − 𝜋𝜋 ]
4
𝐷𝐷 2 𝐷𝐷 2
Alors 𝑇𝑇1 = 𝛾𝛾𝛾𝛾 tan 𝜑𝜑 �(10𝐷𝐷) × 𝑛𝑛𝑛𝑛 − 𝜋𝜋 � = 𝛾𝛾𝛾𝛾 tan 𝜑𝜑 (10𝑛𝑛𝐷𝐷2 − 𝜋𝜋 )
4 4
La résistance par unité de profondeur du pieu est égale à la charge par unité de
profondeur prise par le pieu déterminée précédemment :
ℎ
L’effort résistant du pieu est donc 𝑇𝑇2 = ∫0 𝑞𝑞 𝑑𝑑𝑑𝑑
1
2 tan 𝜑𝜑+𝑁𝑁 −1
𝑁𝑁𝜑𝜑
𝐷𝐷1 𝜑𝜑
Or 𝐴𝐴 = 𝐷𝐷1 � � =
𝐷𝐷2
1 𝜑𝜑 + 𝑁𝑁𝜑𝜑 − 1 = 𝑁𝑁𝜑𝜑1
En posant 𝑁𝑁𝜑𝜑 tan
2
𝜋𝜋 𝜑𝜑
𝑒𝑒𝑒𝑒 𝑁𝑁𝜑𝜑 tan 𝜑𝜑 tan �8 + 4 �
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
Et 𝐴𝐴 = 𝐷𝐷 × 𝐴𝐴1
1
𝑛𝑛 𝑁𝑁2 tan 𝜑𝜑+𝑁𝑁𝜑𝜑−1 𝑛𝑛 𝑁𝑁
𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎𝑎 𝐴𝐴1 = 𝑛𝑛( ) 𝜑𝜑 = 𝑛𝑛( ) 𝜑𝜑1
𝑛𝑛 − 1 𝑛𝑛 − 1
1
𝛾𝛾𝛾𝛾
Alors 𝑞𝑞 = 𝑁𝑁 𝐷𝐷[𝐴𝐴1 × 𝑒𝑒 𝑛𝑛−1𝑁𝑁𝜑𝜑2 − (𝑛𝑛 − 1)]
𝜑𝜑
Ce qui donne
𝑧𝑧
𝛾𝛾𝑧𝑧 2 1
𝑇𝑇2 = � 𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞𝑞 = = 𝐷𝐷[𝐴𝐴1 × 𝑒𝑒 𝑛𝑛−1𝑁𝑁𝜑𝜑2 − (𝑛𝑛 − 1)]
0 2𝑁𝑁𝜑𝜑
1
𝐷𝐷 2 𝛾𝛾𝑧𝑧 2
𝑇𝑇 = 𝛾𝛾𝛾𝛾 tan 𝜑𝜑 (10𝑛𝑛𝐷𝐷2 − 𝜋𝜋 ) + 2𝑁𝑁 𝐷𝐷[𝐴𝐴1 × 𝑒𝑒 𝑛𝑛−1𝑁𝑁𝜑𝜑2 − (𝑛𝑛 − 1)]
4 𝜑𝜑
′
𝜋𝜋𝐷𝐷2 𝑧𝑧 1
𝑁𝑁
tan 𝜑𝜑 = tan 𝜑𝜑 �1 − 2
� + (𝐴𝐴1 𝑒𝑒 𝑛𝑛−1 𝜑𝜑2 − 𝑛𝑛 + 1)
40𝑛𝑛𝐷𝐷 2 ∗ 10𝑛𝑛𝑛𝑛𝑁𝑁𝜑𝜑
Pour faciliter ce calcul et pour choisir les épaisseurs des couches on à développer le petit
programme en Matlab suivant :
Function phic(f)
[d, phi, n ,z]= feval(str2func(f));
phi=phi*pi/180;
nphi=(tan((pi/4)+(phi/2)))^2;
nphi1=(nphi^0.5)*(tan(phi))+nphi-1;
nphi2=(nphi^0.5)*(tan(phi))*(tan((pi/8)+(phi/4)));
A1=n*(n/(n-1))^nphi1;
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
b1=(tan(phi))*(1-(pi/(40*n)));
b2=(z/(20*n*d*nphi))*(A1*(exp((1/(n-1))*nphi2))-n+1);
tphip=b1+b2;
phip=(180/pi)*atan(tphip);
display(phip);
I-3- Conclusion :
Nous avons résumé la méthode de Ito et Matsui développée pour évaluer la charge subie
par un pieu ou un groupe de pieu inclus dans un sol susceptible de se déformer plastiquement
comme le cas d’un glissement de terrain,
Nous avons utilisé cette méthode pour calculer la résistance au cisaillement d’un modèle
de sol de longueur 10D et de largeur nD car des recherches précitées ont montré que la zone
influencée par la présence de pieux est 5D de chaque côté.
Nous avons présenté l’idée de remplacer le système sol pieux par un nouveau sol seul en
supposant qu’il donnera la même résistance qe celui du sol initial renforcé par pieux et nous
avons déterminer pour le cas simple d’un sol purement frottant l’angle de frottement du sol
équivalent en fonction de l’angle de frottement du sol initial et des caractéristiques des pieux de
renforcement (Diamètre et espacement)
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Chapitre II : Présentation de la proposition et évaluation des
caractéristiques du sol équivalent
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Résumé :
Le travail présenté ici vise à justifier, pour le cas simple d’un sol purement frottant,
l’utilisation des méthodes, relativement simples, de calcul de la stabilité des pentes non
traitées aux cas des pentes traitées par des pieux en remplaçant le système sol- pieu par un
système sol seul avec de nouvelles caractéristiques donnant une stabilité équivalente. Une
expression pour estimer l’angle de frottement du sol équivalent est d’abord établie, suivi
d’une étude de plusieurs cas pratiques par Plaxis en considérant alternativement la présence
des pieux et le sol équivalent.
L’étude a montré que le facteur de sécurité obtenu pour la pente avec sol équivalent
est pratiquement identique à celui calculé en considérant la présence de pieux ce qui justifie la
proposition émise.
Mots clés : stabilité, pente, sol équivalent, facteur de sécurité, équilibre limite, réduction de la
résistance au cisaillement, pieu, Plaxis .