Introduction générale......................................................................................
01
Chapitre 1 : Le commerce international et son fonctionnement.....................................03
Introduction du chapitre..........................................................................................03
Section 01 : Définitions et l’évolution du commerce internationale....................................04
Section 02 : Les instruments et les techniques de paiement utilisés dans le commerce
international.................................................................................................................09
Conclusion du chapitre.............................................................................................31
Chapitre 2 : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines.....32
Introduction du chapitre..........................................................................................32
Section 01 : Présentation de la douane.................................................................................33
Section 02 : Les régimes douaniers économique.................................................................40
Section 03 : Les procédures de dédouanements...................................................................50
Conclusion du chapitre.............................................................................................60
Chapitre 3 : opération de dédouanement d’une marchandise importe............................61
Introduction du chapitre..........................................................................................61
Section 01 : présentation de l’agence transit........................................................................62
Section 02 : Le dédouanement des marchandises à l’importation de pièces pour machine
« poinçon supérieur et inferieur et la grille flottante ».............................................66
Conclusion du chapitre.............................................................................................85
Conclusion générale........................................................................................86
Liste des abréviations
ATA : Admission Temporaire / Temporaire Admission
B/L : Bill of Loding (le connaissement)
CAD : Cash Against Documents
CCI : Chambre de Commerce International
CFR : Cost and Freight - Coût et Fret
CIF : Cost, Insurance and Freight - Coût, assurance et fret
CIP : Carriage Insurance
CNRC : Centre National du Registre du Commerce
CMA CGM : Compagne Maritime D’affrètement – Compagnie Générale Maritime
CMR : Contrat de transport de Marchandise par Route
CPT : Carriage Paid To - Port payé jusqu'à
D10 : Document de Déclaration en Douane (Importation définitive)
D11 : Exportation Définitive
D/A : Document Contra Acceptation
DAP : Delivered At Place - Rendu au lieu de destination
DCA : Code Douane Algérien
DCD : Direction des Contrôle et des Prix
DD : Droits de Douane
DDP : Delivered Duty Paid - Rendu droits acquittés
DED : Déclaration en Détail Paid to - Port payé, assurance comprend jusqu'à
D/P : Document Contra Paiements
DPU : Delivered at Place Unloaded - Rendu au lieu de destination déchargé
DPW : DP Word
DSTR : Déclaration Simplifiée du Transit Routier
DZD : Dinar, la monnaie Algérie
EUR : Euro Européen
EUR 1 : Le Certificat De Circulation
EX A : Déclaration d’Exportation
Liste des abréviations
EXW : (Ex-Works) - À l'usine
FAS : Free Alongside Ship - Franco le long du navire
FCA : Free Carrier - Franco-transporteur
FOB : Free On Board - Franco à bord
IPCOC : Inspection Principal aux Contrôle des Opération Commercial
ISO : Organisation International des Normalisation
KG : Kilogramme
L/C : Lettre de Crédit
LTA : Lettre de Transport Aérienne
LTR : Lettre de transport routier
LVI : Lettre de Voiture International
MADT : Magasin Aires du Dépôt Temporaire
NIF : numéro d’identification fiscal
OMC : Organisation Mondial des
Douane PTFN : Prix Total Facture Net
RC : Registre de Commerce
RDE : Régime Douanière Economique
RPS : Frais de la durée de Connexion
Système RUS : Frais de Papier de da
Déclaration SARL : Société à Responsabilité
Limite
SIGAD : Système d’Informatique et de Gestion Automatique des Douane
SWIFT : Society for Worlg wide Interbank Financial Telecommunication
TCS : Taxe Complémentaire sur les Salaries.
VD : Valeur en Douane
TVA : Taux sur la Valeur Ajoutée
USD : United States Dollar
Liste des schémas et figures
Schéma N° 01 : Présentation des étapes de la remise documentaire........................................20
Schéma N° 02 : présentation des étapes du crédit documentaire.............................................25
Schéma N° 03 : L’organigramme de l’agence transit moha transit international....................63
Schéma N° 04 : L’enlévement de la marchandise....................................................................84
Liste des tableaux
Tableau N°01 : Les avantages et les inconvénients du chèque...........................................12
Tableau N°02 : Les avantages et les inconvénients de la lettre de change.........................14
Tableau N°03 : Les avantages et les inconvénients du virement SWIFT...........................16
Tableau N°04 : Les avantages et les inconvénients du billet à ordre..................................17
Tableau N°05 : Les avantages et les inconvénients de la remise documentaire.................21
Tableau N°06 : Les avantages et les inconvénients du crédié documentaire......................24
Tableau N°07 : les caractéristiques de la marchandise importée........................................66
Tableau N°08 : Synthèse des principales conditions figurant dans le contrat d'importation
signé entre l'importateur algérien et l'exportateur français...................................................67
Tableau N°09 : La partie variable de la grille de saisie......................................................74
Tableau N°10 : La valeur en douane des 10 articles importés............................................78
Tableau N°11 : Calcul de montant de T.C.S.......................................................................79
Tableau N°11 : Calcul de la taxe sur la valeur ajoutée.......................................................80
Introduction générale
Introduction générale
Le commerce international a connu, grâce à la mondialisation, une évolution
remarquable, qui a permis d’augmenter le volume des transactions internationales nécessaires
pour satisfaire les besoins économiques de plus en plus croissants des différents pays.
Ainsi, les échanges internationaux se développent de jour en jour, de sorte que des
millions de produits sont transportés, commandés et vendus par voie maritime, aérienne et
terrestre partant des lieux de production jusqu’au marché de consommation.
Le contrôle de ces échanges internationaux est confié aux administrations des douanes
qui prennent diverses mesures, afin de se moderniser de sorte à simplifier les procédures de
dédouanement.
Toute marchandise qui entre ou qui sort du territoire national doit subir une procédure
de dédouanement bien contrôlée. Dès lors, le suivi de cette procédure, par des opérateurs
qualifiés qui prennent en charge toutes les étapes nécessaires pour que les marchandises
puissent atteindre leur destination, devient une nécessité.
Parmi ces opérateurs, on trouve le transitaire qui est une personne physique ou
morale mandatée par l’expéditeur ou le destinataire d’une marchandise qui doit subir
plusieurs transports successifs. Sa mission consiste à organiser la liaison entre les différents
transporteurs et à assurer la continuité de l’opération d’importation ou d’exportation en
supervisant le transport, l’assurance ainsi que toutes les opérations douanières.
L’administration des douanes en tant que représentant des pouvoirs publics dans
l’exécution de ses fonctions est régulièrement en collaboration avec les importateurs, les
exportateurs et les autres intermédiaires tels que les transitaires.
A l’origine, le transitaire désignait un prestataire de service ayant un savoir-faire dans
les opérations courantes de transit, c’est avant tout un agréé en douane qui bénéficie d’un
crédit d’enlèvement, c'est-à-dire la possibilité d’enlever les marchandises avant le règlement
des droits de taxes.
Puisque les marchandises importées ou exportées doivent obligatoirement passer par la
douane, l’objectif de notre mémoire est de répondre à la problématique suivante :
1
Introduction générale
Comment se déroule la procédure de dédouanement d’une opération
d’importation ?
Choix et intérêt du sujet :
L’objet de notre travail porte sur présentation de la procédure de dédouanement d’une
opération d’importation. Dès lors, le choix de ce thème est motivé par, d’une part le fait qu’il
s’inscrit dans notre spécialité à savoir Finance et Commerce International et d’autre part, la
maitrise de cette procédure est un impératif pour toute entreprise qui souhaite opérer à
l’international.
Méthodologie de recherche
Pour répondre à notre problématique la méthodologie suivie repose sur une recherche
bibliographique basée sur la consultation de fonds documentaires de plusieurs universités
algériennes et étrangères, documents, rapports, revues, articles, mémoires, thèses et sites
internet.
Par la suite, nous avons effectué un stage pratique ou sein de l’agence de transit
«MOHA TRANSIT INTERNATIONAL » dans laquelle nous avons suivi une procédure de
dédouanement d’une opération d’importation du début jusqu’à la fin.
Structure de la recherche
Afin de répondre à notre problématique, nous avons divisé notre travail en trois
chapitres.
Le premier chapitre est consacré à la présentation du commerce international à travers
sa définition et son évolution historique ainsi que les instruments et les techniques de
paiement utilisés dans le commerce international.
Le deuxième chapitre aborde des généralités sur la douane, les régimes douaniers
économiques et la procédure de dédouanement des marchandises.
Le troisième et dernier chapitre est consacré à la présentation du déroulement de la
procédure de dédouanement d’une opération d’importation d’une marchandise au sein de
l’agence de transit « MOHA TRANSIT INTERNATIONAL » cas de l’entreprise « SARL
ROYAL CERAM »
2
Chapitre I
Le commerce
international et son
fonctionnement
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
tion du chapitre
Le commerce international occupe actuellement une place importante dans les débats
politiques et économiques, son expansion a imposé à la communauté internationale de mettre
en place un cadre institutionnel uniforme qui permet d’encadrer et d’organiser les opérations
commerciales à l’international dans le but d’harmoniser et d’aplanir les formalités quel que
soit leurs natures.
Le commerce international regroupe l’ensemble des opérations d’achat et de vente de
marchandises entre les pays. Ces opérations trouvent leurs origines dans l’antiquité, mais
l’essor de l’échange moderne apparaît vers la fin de la seconde guerre mondiale, du fait de
l’accroissement de la population et donc de la consommation et du développement des
techniques de production et de financement. Mais c’est à partir des années 1990 que le
commerce international a atteint sa pleine expansion grâce à la globalisation financière et à la
mondialisation de l’économie.
Dans ce premier chapitre nous allons expliquer le fonctionnement du commerce
international à travers son évolution et les modalités de son financement.
3
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
Section 01 : Définitions et évolution du commerce internationale
Le commerce international a évolué au fil de l'histoire, apportant avec lui des
changements liés aux progrès des moyens de transport, de la communication, des techniques
de l'information et de l'évolution des modes de production. La mondialisation des marchés et
l'intégration économique croissante ont facilité la circulation des biens, des services, des
capitaux et des idées à travers le monde.
Dans cette section, nous aborderons tout d'abord la définition du commerce
international et son évolution, et dans la deuxième section nous présenterons les instruments
et techniques de paiement utilisés dans le commerce international.
1.1 Définitions du commerce international
Le commerce international peut être défini de plusieurs manières, parmi lesquelles :
Le commerce international désigne l’ensemble des flux de marchandises (biens) entre
des pays différents. Au sens large, on y inclut également les flux de services marchands.1
Le commerce international est un domaine qui regroupe des acteurs généralement
présents dans différents pays, et leur développement conduit à un mouvement
d’internationalisation des échanges. Le commerce international, est donc un ensemble des
flux de marchandises entre des espaces économiques de nationalités différentes.2
Il est important de différencier entre la notion de commerce international et celle du
commerce extérieur, même si les deux sont souvent considérées comme synonymes.
Le commerce extérieur, est l’ensemble des échanges de biens et de services et de
capitaux entre les résidents d’un pays et ceux d’autres pays. Il implique l’importation et
l’exportation de biens et de services, ainsi que les investissements directs à l’étranger et les
transferts des capitaux.
On peut dire aussi que le commerce extérieur est formé des échanges de produits entre
un pays et les autres. Les produits qui « entrent » sont les importations ; les produits qui
«sortent
1
[Link] (consulté le 06/04/2023 à 22 :45 ).
4
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
2
[Link] (consulté le
06/04/2023 à 23:00 ).
5
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
» sont les exportations. On comptabilise la valeur des entrées (les achats) et des sorties (les
ventes), ce qui indique la balance commerciale »3
De ce fait, le commerce international se mesure par la somme des opérations
d’importations et d’exportations effectuées entre les différents pays. Ces opérations seront
présentées dans le point suivant.
1.1.1 Définition de L’importation
Le terme « importation » désigne en économie l’ensemble des achats de marchandises
à l’extérieur d’un pays, qu’il s’agisse de biens destinés à la consommation (biens de
consommation) ou de biens destinés à servir à l’investissement (biens de capital)4
1.1.2 Définition de L’exportation
Le terme « exportation » désigne en économie, l’ensemble des ventes de marchandises
à l’extérieur d’un pays, qu’il s’agisse de biens destinés à la consommation ou de biens
destinés à servir à l’investissement et constitue de ce fait un moyen crucial pour acquérir des
devises.5
Autrement dit, le commerce d'exportation est celui qui consiste à vendre à l'étranger le
bien produit à l’intérieur des frontières d'un pays.
2.1 L’évolution du commerce international
Le commerce international a connu une évolution en plusieurs étapes depuis ses
débuts jusqu'à nos jours. On peut diviser cette évolution en trois grandes périodes : avant
1945, entre 1945 et 1990, et après 19906. Cette répartition est basée sur les changements
majeurs qui ont eu un impact significatif sur les échanges, notamment la création d'un
nouveau système monétaire international avec les accords de Bretton Woods en 1944, ainsi
que la déréglementation financière qui a commencé dans les années 1970-1980 et qui s'est
généralisée dans les années 1990.
3
BETTONE ALAIN, CAZORLA ANTOINE, DOLLA CHRISTINE, DRAI ANNE-MARY, « dictionnaire des sciences
économiques », 2ème édition, Editeur Armand Colin, Paris, 2007, page 60.
4
NGUYEN-THE MADELEINE, « Importer », 4ème Edition, Edition d’organisation, Paris, 2010, page 05.
5
[Link] ( consulté le 06/04/2023 à 23:30 ).
6
MUCCHIELLI JEAN- LOUIS, « Relations économiques internationales », 4ème édition, Editeur hachette
6
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
Education, Paris, 2005, page 25.
7
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
1.2.1 Le commerce international avant 1945
Avant 1945, de nombreux facteurs expliquent l'essor du commerce international. La
révolution agricole a joué un rôle crucial en améliorant les conditions de vie grâce à la
diversification des produits de consommation et de production. Cette évolution a stimulé le
commerce international dans les pays en développement en favorisant l'investissement et la
croissance économique. De plus, l’apparition de nouvelles technologies a permis la
modernisation des moyens de transport, ce qui a facilité les échanges commerciaux entre les
nations. Cependant, la période entre les deux guerres mondiales, à cause notamment la crise
économique de 1929, a entraîné un fort ralentissement des échanges commerciaux
internationaux.
1.2.2 Le commerce international dans la période 1945-1990
Apres la seconde guerre mondiale on observe un nouveau modèle commercial
hiérarchique, marqué par l'émergence d'une nouvelle puissance (les États-Unis) et le déclin de
l'Europe. La majeure partie du commerce mondial, soit environ 70 %, se concentre au sein du
monde industriel. Les pays en voie de développement représentent un peu plus d'un quart de
ce commerce (27 %), tandis que les pays en transition ne comptent que pour 3 %. La majorité
de ces échanges se déroule à l'intérieur de la "triade" compose de l’Amérique du nord, du
Japon et de l’Europe qui constituent les trois principaux pôles comme origine et/ou
destination des échanges internationaux. 7
De plus, les pays du "Nord" ont tendance à commercer principalement entre eux, avec
les trois quarts de leurs exportations destinées à d'autres pays du "Nord", tandis que
l'intégration commerciale est faible pour les pays du "Sud", qui commercent principalement
avec le "Nord".
Ainsi, le commerce "Nord-Nord" constitue la part prépondérante du commerce
mondial. Ainsi, jusqu'en 1970, la croissance du commerce international des pays industriels a
été plus rapide que celle des pays en développement, ce qui a entraîné la marginalisation
progressive des pays du tiers monde, dont la part dans le commerce mondial a régulièrement
diminué (de 27 % en 1952 à 17,5 % en 1970).8
De plus, dans les années 1970, les deux chocs pétroliers ont provoqué un renversement
de cette tendance, permettant aux pays développés de retrouver en 1980 leur position de 1952.
7
MUCCHIELLI JEAN- LOUIS, op cit, Page 31.
8
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
8
Idem
9
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
1.2.3 De 1990 à nos jours
La période allant de 1990 à nos jours est marquée par plusieurs événements et
transformations majeurs dans le commerce international. Au début des années 90, on observe
un déplacement du centre d'impulsion du commerce international vers les pays du sud, avec
une croissance des exportations des pays en voie de développement de plus de 9,5% à partir
de la fin des années 1990.9
En 1994, le commerce mondial a connu une forte augmentation (+11%), après
plusieurs années de stagnation relative. Cette hausse s'explique principalement par la reprise
économique en Europe après une année 1993 particulièrement difficile. Cette augmentation a
marqué le début d'une période de cinq ans (1994-1998) au cours de laquelle les échanges
internationaux ont fortement augmenté (+7% en moyenne par an). Cette augmentation a été
rendue possible grâce à la baisse des coûts de communication et de transport, ainsi qu'à la
libéralisation des échanges commerciaux dans le cadre de l'Organisation mondiale du
commerce (OMC), créée en 1995.10
De plus, les délocalisations menées par les multinationales des pays industrialisés vers
les pays émergents, ainsi que les fusions et acquisitions transatlantiques, ont contribué à cette
augmentation.11
En 1998, la crise économique qui a touché les pays émergents, notamment en Asie, a
interrompu la dynamique des échanges internationaux. Les sorties de capitaux de ces pays ont
provoqué une récession violente. En réaction, plusieurs pays émergents ont adopté une
stratégie économique mercantiliste afin d'accumuler des devises et faire face à de telles
situations.12
Ensuite, en 2000 et 2001, la crise de la bulle internet et l'adhésion de la Chine à l'OMC
ont marqué le début d'une nouvelle ère dans le commerce international. Les pays émergents
ont développé des stratégies axées notamment sur le faible coût de leur main-d'œuvre pour
attirer les multinationales, qui produisent ensuite dans ces pays pour réexporter tout ou partie
de leur production vers les pays industrialisés, principalement l'Europe et les États-Unis. 13
9
MUCCHIELLI JEAN- LOUIS, op cit, Page 32.
10
Idem
11
Idem
12
Idem
10
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
13
Idem
11
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
Cela a entraîné l'allongement, la fragmentation et la complexification des chaînes de
valeur, nécessitant l'intervention de plusieurs intermédiaires et une multiplication des
échanges entre les pays, car les composants d'un même produit traversent plusieurs frontières.
Ce phénomène a conduit à une augmentation de près de 70% du commerce extérieur entre
2000 et 2007. Cependant, la crise de 2008-2009 a brusquement stoppé cette dynamique avec
un effondrement brutal du commerce international.14
Depuis 2022 l’économie mondiale a été touchée par une crise sanitaire liée à la
diffusion du virus COVID 19. Les mesures de restriction adoptées par les différents pays en
vue de ralentir la propagation du virus ont entrainé un grave dysfonctionnement des
opérations du commerce international. En effet, cette crise a engendres une forte perturbation
des chaines logistiques, qui ont rendu difficile l’approvisionnement des entreprise en matières
premières en autres produit finis ou semi finis. Dès lors tous les pays quel que soit leur degré
de développement ont commencé à mettre en place des politiques de relocalisation afin de
limiter la dépendance de leurs économies vis-à-vis de l’étranges. 15
14
MUCCHIELLI JEAN- LOUIS, op cit, Page 33.
15
[Link]
into-worst-recession-since-world-war-ii
12
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
Section 02 : Les instruments et les techniques de paiement utilisés dans le
commerce international
Lors des négociations commerciales internationales, les modalités financières du
contrat relatives aux modes et aux techniques de paiement, dont certaines sont spécifiques au
commerce international, revêtent une importance primordiale.
Les techniques de règlement utilisées à l’international sont nombreuses et diversifiées,
mais, qui n’offrent pas les mêmes sécurités. L’emploi des unes ou des autres varie en fonction
de la confiance réciproque que s’accordent le vendeur (exportateur) et l’acheteur
(importateur) et de la nature des échanges : les caractéristiques liées à la nature du produit, à
son prix, à sa compétitivité, aux conditions commerciales et financières de la transaction, et au
rapport de force entre les entreprises co-contractantes.
Il faut établir une distinction entre un instrument et une technique de paiement :
L’instrument de paiement est la forme matérielle avec laquelle le paiement sera effectué
tandis que la technique de paiement est la procédure à suivre pour que ce dernier puisse être
réalisé.
Dans cette section nous allons présenter ces divers instruments et techniques de
paiement utilise dans le commerce international.
2.1 Les instruments de paiement utilisés dans le commerce international
On entend par instrument de paiement, la forme matérielle qui sert de support au
paiement, certains instruments de paiement ont une réalité physique (le chèque, le virement
international, la lettre de change et le billet à ordre), alors que d’autres ont une forme
immatérielle entièrement informatisées virement bancaire.
2.1.1 Le Chèque
[Link] Définition du chèque
Le chèque peut être défini comme étant un « ordre écrit et inconditionnel de paiement
à vue, en faveur d’un bénéficiaire » 16
16
LEGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, « Gestion des opérations Import-export », 2éme édition, Edition
13
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
Dunod, paris, 2008, page 128.
14
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
En d’autres termes « le chèque est un écrit par lequel une personne dénommée le
tireur donne l'ordre à une autre personne dénommée le tiré de payer une certaine somme au
titulaire ou à un tiers, appelé le bénéficiaire à concurrence des fonds déposés chez le tiré »17
Donc le chèque est un écrit par lequel un client donne l'ordre à sa banque de payer
une certaine somme à la personne qu'il désigne. Le chèque fait donc intervenir trois
personnes:
Un tireur : est celui qui donne ordre au tiré de régler la somme indiquée sur le chèque. Le
tireur dans ce cas représente la banque de l’importateur.
Un tiré : c’est celui qui exécute l’ordre du tireur
Un bénéficiaire : c’est la partie qui prend possession des fonds, il s’agit de l’exportateur.
[Link] Les différents types de chèque
On distingue différents types de chèque à savoir : le chèque visé , le chèque de banque et le
chèque certifié.
- Le chèque visé
Très peu utilisé, est un chèque dont la provision suffisante est constatée par la banque
émettrice le jour de l’apposition de son visa, sans toutefois garantir son paiement.
- Le chèque de banque
L’émission de ce chèque consiste, pour la banque à apporter au bénéficiaire la garantie
de l’existence de la provision jusqu’au terme du délai de paiement soit 03 ans et 20 jours
(trois ans et vingt jours).
- Le chèque certifié
Est un chèque certifié par une banque à travers la demande du donneur du chèque où il
va transmettre l’argent vers un compte interne pour une durée déterminée. Durant cette
période si le bénéficiaire n’a pas été encaissé, l’argent va se retourner vers le compte de
donneur de chèque.
17
BERNET-ROLLANDE LUC, « Principe de technique bancaire », 21éme Edition, Edition DUNOD, Paris, 2001, page
15
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
42.
16
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
[Link] Les mentions obligatoires du chèque
Le chèque contient les mentions obligatoires suivantes :
- La dénomination chèque ;
- L’indication donnant ordre de payer une certaine somme ;
- Le nom et l’adresse du tireur
- La date et lieu de création du chèque ;
- L’indication du lieu de paiement (nom du tiré, coordonné de l’agence bancaire auprès de
laquelle le chèque est payable) ;
- La signature du tireur et la somme en lettres et en chiffres.
[Link] Les avantages et les inconvénients du chèque
Le chèque représente certains avantages et inconvénients qui seront présentés dans le tableau
suivant :
Tableau N° 1 : Les avantages et les inconvénients du chèque
Les avantages Les inconvénients
Moyen de paiement très utilisé. Risques forts de pertes ;
Le chèque de banque apporte une Risque de change si le chèque est établi en
grande sécurité de paiement. devises étrangère.
Transfert de fonds très pratique ; Le chèque peut être volé, perdu, falsifié
Peu couteux Frais d’encaissement à l’étranger souvent
Commissions faibles sur les chèques de très élevés
montant élevé ; Émission à l’initiative de l’importateur ;
La durée d’encaissement varie ;
Source : élaboré par nous-même à partir de LEGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, op cit, page 102.
2.1.2 La lettre de change
[Link] Définition de la lettre de change
La lettre de change peut être définie comme étant « un écrit par lequel l’exportateur
(le tireur) donne l’ordre à son client étranger importateur (le tiré) de payer un certain
montant (le
17
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
nominal) à vue ou à échéance à lui-même ou à un tiers. La créance ainsi matérialisée est
transmissible par endossement. »18
Autrement dit «La lettre de change est un écrit par lequel une personne appelée tireur
(le créancier c’est-à-dire le fournisseur) invite une autre personne appelée tiré (le débiteur
c’est-à-dire le client) à payer une certaine somme à une date déterminée (date d’échéance) à
une troisième personne appelée bénéficiaire (souvent le tireur ou son banquier)»19
La lettre de change fait donc intervenir trois acteurs :
Le tireur : c’est celui qui émet la lettre de change et qui invite le tiré à payer.
Le tiré : c’est celui qui doit payer à l’échéance la somme inscrite sur la lettre de change, il
doit avoir une dette à l’égard du tireur, c’est cette dette qui constitue la provision.
Le bénéficiaire : c’est à lui que le tiré doit payer, il peut être le tireur lui-même ou une ne
tierce personne.
[Link] Les différents types de la lettre de change
Dans la lettre de change, on distingue :20
A. Traite protestable
En cas de non-paiement à l’échéance, un constat officiel peut être établi par un agent
économique de loi.
B. Traite « sans frais »
En cas de non-paiement à l’échéance, aucun constat officiel n’est établi mais les
parties concernées s’entendent sur un accord à l’amiable.
[Link] Les mentions obligatoires de la lettre de change
Les mentions obligatoires qui doivent figurée dans la lettre de change sont :
- La dénomination de la lettre de change, cela consiste à insérer le terme « lettre de change
» dans le texte du titre et exprimé dans la langue employée dans la rédaction de ce titre.21
18
BERNET-ROLLANDE LUC, « Principes de technique bancaire », 25ème édition, Edition Dunod, Paris, 2008, Page
245.
19
PIEDELIEVRE STEPHANE, « Instrument de crédit et de paiement » Edition Dalloz, Paris, 1999, page 50.
20
LEGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, op cit, page 130.
21
CHRCHEM MOHAMED ; « Système de paiement de masse », Edition SIBF, Maroc, 2005, page 45.
18
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
- L’identification de l’échéance (à vue ou à terme).
- Le nom du tiré (celui qui est désigné pour payer la somme d’argent).
- Le nom du bénéficiaire.
- Le mondât de payer une somme d’argent déterminée.
- La signature du tireur
- La date et le lieu de la création.
- Le lieu de paiement.
[Link] Les avantages et les inconvénients de la lettre de change
Nous pouvons résumer les avantages et les inconvénients relatifs à l’utilisation de
lettre de change dans le tableau suivant :
Tableau N°2 : Les avantages et les inconvénients de la lettre de change
Avantages Inconvénients
L'utilisation de la lettre de change est très le risque d'impayé, de perte et de vol ;
courante entre entreprises ; Le contexte juridique et fiscal varie d'un
La traite émise par l'exportateur détermine pays à l'autre ;
avec précision la date d'échéance ; Le processus de traitement est plus ou
La lettre de change à une double fonction moins long selon le circuit bancaire
de paiement et de crédit ; utilisé ;
La lettre de change peut être transmise par Ce mode de paiement n’est pas très
endossement pour régler une dette ; répandu ;
Source : élaboré par nous-même à partir de LEGRAND GHISAINE, MARTINI HUBERT, Commerce
international, 3éme édition, Edition Dunod, paris, 2010, page 110.
2.1.3 Virement international
[Link] Définition du virement international
Le virement international est défini comme « un transfert d’un compte à un autre
opéré par une banque sur ordre de l’importateur débiteur au profit de l’exportateur
créancier. Il est réalisé dans la devise de paiement spécifiée par le débiteur22».
22
LEGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT « Management des opérations de commerce extérieur », Edition
Dunod, Paris, 1993, page 129.
19
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
En d’autre termes, le virement international est un ordre donné par l’importateur à sa
banques de délites sont compte d’une certaine somme et de crédite le compte de l’exportateur.
[Link] Les supports de transmission d’informations du virement international
- Le virement par courrier : Cet ordre de virement transite par la poste, ce qui fait que
les délais peuvent être plus ou moins longs en fonction de l'éloignement et de l'organisation
postale du pays concerné.
- Le virement par télex : C’est un moyen plus rapide que le virement courrier, il offre
également l’avantage de sécurité, mais le support papier reste l’instrument du virement, ce
qui laisse subsister un risque d’erreur.23
- Le virement par réseau Swift (society for Worldwide Interbank Financial
telecommunication) : Le virement SWIFT est le moyen de règlement le plus couramment
utilisé. Lors d'un virement SWIFT, le débiteur (l'acheteur/importateur) demande à sa banque
de payer son créancier (l'exportateur) par virement. Ce système repose sur des échanges de
messages privés entre les banques participantes, offrant ainsi une solution souple, peu
coûteuse, rapide et fiable. Pour effectuer des virements internationaux, un identifiant
bancaire normalisé au niveau mondial est utilisé, appelé le code SWIFT (ou code BIC, pour
Bank Identifier Code). Ce code, géré par la société SWIFT, est également présent sur les
relevés d'identité bancaire (RIB).24
[Link] Les mentions obligatoires du virement international
Il est facile de virer des fonds à l’étranger, il suffit de passer un ordre d’exécution à sa
banque, pour cela un ensemble de renseignements doivent être fournis.
Les banques ont généralement des imprimés réservés à cet usage qui comprend les
mentions suivantes: 25
N° de compte qui sera débité ; compte de l’importateur.
La monnaie ; le code ISO de la devise : EUR, USD…etc.
La somme ; le montant de la facture.
Le motif du règlement ; N° de la facture
23
DUBOIN JACQUES, DUPHIL FRANCOIS, BARELIER ANDRE, GEVAUDAN-CONTAL NICOLE, « Exporter pratique du
commerce international », 16éme édition, Edition Foucher, Paris, 2000, Page 152.
24
RICHARD MONTBEYRE, « Le transfert de données bancaires à caractère personnel vers les Etats-Unis :
aspects juridiques de l'Affaire SWIFT », Mémoire de Master, Université Paris I Panthéon - Sorbonne, 2007, page
66.
25
MONOD DIDIER-PIERRE, « moyens et techniques de paiements internationaux », 3éme édition, Edition ESKA,
Paris, 2002, page 80.
20
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
La méthode du transfert ; courrier, télex, ou le message SWIFT.
L’adresse du bénéficiaire ; ville, pays.
Le nom du bénéficiaire ; l’exportateur.
La destination du virement ; la banque de l’exportateur
Le N° de compte à créditer.
[Link] Les avantages et les inconvénients du virement international
Nous pouvons résumer les avantages et les inconvénients relatifs à l’utilisation du le
virement bancaire dans le tableau suivant :
Tableau N°3 : Les avantages et les inconvénients du virement SWIFT
Les avantages Les inconvénients
Facilité d’utilisation et rapidité L’initiative de l’ordre de virement est
d’exécution ; laissée à l’importateur ;
La sécurité des transferts est assurée Risque de change si le virement est
grâce à des procédures de contrôle ; libellé en devises étrangère ;
Le système fonctionne 24h/ 24 ; Le paiement peut être retardé pour des
Il est peu couteux ; raisons politiques ou de forces majeures
;
Le virement international ne constitue
pas une garantie de paiement, sauf s’il
est effectué avant l’expédition de la
marchandise.
Source : élaboré par nous-même à partir de MASSIMO KHALDI, « Le crédit documentaire », Mémoire de
Licence, économie et finance, UMMTO, 2009/2010, Page 11.
2.1.4 Le billet à ordre
[Link] Définition du billet à ordre
Le billet à ordre est un écrit par lequel un souscripteur (le débiteur) s'engage à payer au
créancier (le bénéficiaire) une somme fixée à une date et à un lieu donnés. Son avantage
principal est sa simplicité et la possibilité d'une mobilisation immédiate de la créance par
l'escompte.26
26
BERNET-ROLLANDE LUC, op cit, page 11.
21
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
[Link] Mentions obligatoires du billet à ordre
Pour être valable, le billet à ordre doit comporter les mentions suivantes 27:
- La dénomination « billet à ordre » insérée dans l’ordre de paiement ;
- Le nom du bénéficiaire ;
- Le lieu de paiement, par l’indication exacte des coordonnées bancaires du souscripteur
(RIB) et la domiciliation en clair.
- L’indication de la date et du lieu de souscription du billet ;
- L’indication de l’échéance, si elle n’est pas indiquée ;
- La signature du souscripteur ;
- L’engagement de payer et le montant à payer
- Le lieu de paiement
[Link] Les avantages et les inconvénients du billet à ordre
Nous pouvons résumer les avantages et les inconvénients relatifs à l’utilisation du
billet à ordre dans le tableau suivant:
Tableau N° 4: les avantages et les inconvénients du billet à ordre
Les avantages Les inconvénients
Simple à utiliser ; L’échéance ne peut pas dépasser trois
Rapide dans sa mise en œuvre ; mois;
Peut-être avalisé, endossé ou négocié Il est soumis au risque de change ;
Reconnaissance de dette matérialisant Il est soumis au risque d’impayé.
une créance commerciale. Emis à l’initiative de l’acheteur.
Protéger par le droit cambiaires.
Source : élabore par moi-même à partir du LOUIZINI ZOHRA, IDDIR OUERDIA, « Etude comparative
entre le crédit documentaire et la remise documentaire Cas : « ENIEM exécuté par BEA », Mémoire de master,
finance et commerce international, UMMTO, 2020/2021, page 18-19.
27
BENAMMAR JEAN-MARC, «Techniques du commerce international » édition Techniplus, paris, 1995, page
120.
22
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
2.2 Les techniques de paiement
Les techniques de paiement font référence aux méthodes utilisées pour activer ou
mettre en œuvre le moyen de paiement stipulé dans le contrat. Elles sont liées à l'organisation
et à la sécurité du processus de règlement, ainsi qu'à la rapidité avec laquelle il est effectué.
Lorsqu'une entreprise effectue des achats à l'étranger, elle fait généralement appel aux
techniques bancaires de paiement international. Parmi ces techniques, on distingue les
techniques de paiement non documentaire et les techniques de paiement documentaire. Ces
dernières, que nous allons présenter successivement, se divisent en deux : la remise
documentaire et le crédit documentaire. 28
2.2.1. La remise documentaire
Lorsqu’il existe des relations commerciales régulières entre un importateur et un
exportateur, ces derniers peuvent recourir pour le règlement de leur transaction commerciale,
à une technique très simple appelée remise documentaire ou encaissement documentaire29.
[Link] Définition de la remise documentaire
« La remise documentaire est une procédure de recouvrement dans laquelle une
banque a reçu mandat d’un exportateur d’encaisser une somme due par un acheteur contre
remise des documents. Le vendeur fait établir les documents de transport à l’ordre d’une
banque. Cette banque doit remettre les documents commerciaux et de transport à l’acheteur,
contre paiement ou acceptation d’effets de commerce. La remise documentaire est soumise à
des règles et usances uniformes ».30
En d’autres termes " La remise ou encaissement documentaire est l’opération par
laquelle une banque appelée « banque remettant » sur instruction de son client exportateur
(tireur) se charge de l’encaissement du montant de la transaction, par l’intermédiation d’une
28
OUMSALEM YAGHMORASAN, « Procédure de paiement d’une opération d’importation par crédit
documentaire Cas : Banque Extérieure d’Algérie Agence n°34 Tizi-Ouzou » mémoire de master, Management
Financier, Higher International Management Institute Tizi-Ouzou, Promotion 2021, page 67.
29
MEYER VALERE, ROLIN CHRISTIAN, « Technique du commerce international et techniques financières
internationales », 7ème édition, Edition Economica, paris, 2005, page 92.
30
LEGRAND GHISTAINE, MARTINI HUBERT, op cit, page 157.
23
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
banque (chargée de l’encaissement) auprès de l’importateur (tiré) contre remise de
documents."31
La remise documentaire est donc une technique de règlement par laquelle un
exportateur mandate sa banque pour recueillir, par l'intermédiaire d'une banque, le paiement
ou l'acceptation d’effets de commerce par 1'acheteur au moment de la présentation des
documents afférents à la marchandise.
[Link] les intervenants dans la remise documentaire
La remise documentaire fait intervenir quatre principaux acteurs :
- L’exportateur : c’est lui qui vend la marchandise et met en place la remise
documentaire selon les conditions du contrat ;
- La banque de l’exportateur : c’est la banque remettante parce que c’est elle qui a la
charge de transmettre les documents reçus de son client à la banque présentatrice ; 32
- La banque de l’importateur : c’est la banque présentatrice qui se charge de
l’encaissement des fonds auprès de son client, l’importateur. Cette banque est le
correspondant de la banque de l’exportateur dans le pays de l’importateur ;
- L’importateur : c’est l’acheteur des marchandises expédiées. Il paye le montant de la
facture ou signe une lettre de change. En échange, la banque présentatrice lui remet les
documents qui lui permettront de dédouaner les marchandises.33
[Link] Les types de la remise documentaire
On distingue deux types de remise documentaire :
- Remis documentaire contre paiement (D/P)
Appelé en anglais « cash against documents (CAD) », l’ordre d’encaissement précise
que les documents (facture, liste de colisage, titre de transport…etc.) ne seront remis au titre
par la banque présentatrice à l’importateur que contre le paiement de la marchandise 34.
31
ROUYER GERARD, CHOINEL ALAIN, « la banque et l’entreprise » 3ème édition, Edition la revue banque, paris,
1996, page 339.
32
AIMENE FATIMA, TIGHEDINE OUIZA, «les procédures de dédouanement à l’importation ». Mémoire de
master, Finance et Commerce International, UMMTO, 2018/2019, page 22.
33
AIMENE FATIMA TIGHEDINE OUIZA, op cit, page 23.
34
MONOD DIDIER-PIERRE, op cit, page 153.
24
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
- Remis documentaire contre acceptation (D/A)
Dans ce cas, la banque présentatrice ne donne les documents à l’acheteur que contre
l’acceptation par ce dernier d’une ou plusieurs traites payables à une échéance ultérieure.
L’exportateur peut exiger un aval bancaire sur les traites afin d’éviter le risque d’insolvabilité
de l’acheteur. Cependant l’aval, est souvent difficile à obtenir par l’acheteur à moins qu’il
accepte de verser par avance les fonds à sa banque. Dans ce cas, un paiement à vue est plus
intéressant pour les deux parties, acheteur et vendeur35.
[Link] Déroulement de la remise documentaire
Le déroulement de la remise documentaire sera présenté dans le schéma suivant :
Schéma N° 01 : présentation des étapes de la remise documentaire
(1)
IMPORTAYEUR EXPORTATEUR
(2)
(5) (3) (7)
(4)
Banque présentatrice de Banque remettante de
l’importateur (6) l’exportateur
Source : élaboré par nous-même à partir de LERGAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, op cit, page 146.
On distingue sept étapes dans le déroulement de la remise documentaire :
Etape (1) : Conclusion d’un contrat commercial entre l’importateur et l’exportateur ;
Etape (2) : L’exportateur expédie les marchandises à l’importateur ;
Etape (3) : L’exportateur remet à sa banque (la banque remettante) les documents demandés
par l’importateur ;
Etape (4) : La banque remettante transmet les documents à la banque présentatrice
accompagnés d’un ordre d’encaissement comportant les instructions de l’exportateur.
35
MONOD DIDIER-PIERRE, op cit, page 153.
25
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
Etape (5) : La banque présentatrice délivre les documents à l’importateur dans le respect des
instructions qu’elle a reçues (contre paiement au comptant ou acceptation des effets).
Etape (6) : La banque présentatrice paie la banque remettante ou lui remet les effets acceptés
par l’importateur.
Etape (7) : Enfin, la banque remettante paie l’exportateur ou lui remet les effets acceptés.
[Link] Les avantages et les inconvénients de la remise documentaire
Nous pouvons résumer les avantages et les inconvénients relatifs à l’utilisation de la
remise documentaire dans le tableau suivant:
Tableau N°05 : les avantages et les inconvénients de la remise documentaire
Avantages Inconvénients
- cella est une technique et relativement peu - L’encaissement documentaire ne protège pas
couteuse. l’exportateur du risque de change car il ne peut
- L’importateur, par l’utilisation de la traite, acheter des devises à l’ avance.
peu entrer en possession de la marchandise - Les banques jouent seulement le rôle
avant que le paiement ait eu effectivement d’intermédiaire et ne s’engagent en rien à payer
lieu. Il peut réaliser un bénéfice à la vente et l’exportateur en cas de défaillance de
acquérir les fonds suffisants pour payer sa l’importateur.
lettre de change. La remise documentaire peut - L’acheteur ne pourra pas retirer la marchandise
donc constituer un mode de financement. si des documents nécessaires au dédouanement
- L’exportateur a une relative sécurisation de de la marchandise importée sans avoir
son paiement avec l’assurance que les préalablement réglé à sa banque le montant de
documents ne seront remis à l’acheteur que la remise documentaire.
contre paiement ou acceptation d’un effet de - L’importateur n’a aucune garantie en terme de
commerce. délais ni de conformité des marchandises
- L’acheteur peut différer le paiement jusqu’à commandées, l’exportateur, quant à lui, subit
l’arrivée des marchandises voire après, si les un risque car il expédie ses marchandises sans
parties sont convenues d’un paiement tardif. la réception d’un engagement inconditionnel
de
paiement.
Source : élaboré par nous –même à partir de [Link] content/uploads/2014/01/Remises-
[Link] ( consulte le 04/06/2023 à 20:30 )
26
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
2.2.2 Le crédit documentaire
Dans le commerce international, il existe une méfiance entre les opérateurs
internationaux en raison de la distance entre les partenaires commerciaux. Pour faire face à
cette situation, une technique de paiement spécifique appelée "crédit documentaire" ou lettre
de crédit (L/C) a été crée.
Car elle offre une sécurité de paiement recherchée par le vendeur, tout en assurant la
sécurité de la livraison pour l'acheteur.
[Link] Définition du crédit documentaire
Le crédit documentaire « est un engagement écrit pris par une banque (émettrice) et
remis au vendeur (bénéficiaire) à la demande et conformément aux instructions de l’acheteur
(le donneur d’ordre) pour opérer ou de faire opérer un règlement, soit en négociant des effets
de commerce jusqu’à concurrence spécifiée, ceci dans un délai déterminé et sur présentation
de documents prescrits »36
Autrement dit « Le crédit documentaire ou lettre de crédit est un engagement donné à
une banque pour le compte de l’acheteur (le donneur d’ordre) ou pour son propre compte de
payer au bénéficiaire (exportateur) la valeur d’un effet de commerce et/ou de documents sous
réserve que les termes et conditions du crédit soient respectés ».37
[Link] Les intervenants dans le crédit documentaire
Le crédit documentaire fait intervenu en quatre parties38 :
- Le donneur d’ordre
C’est l’acheteur, qui donne les instructions à sa banque d’ouvrir un crédit documentaire
en faveur de son fournisseur étranger.
- La banque émettrice
C’est la banque de l’acheteur, qui procède à l’ouverture du crédit documentaire sur la
base des instructions de son client.
36
COMBALBERT GREGORY « Le crédit documentaire », Edition Dunod, Paris, 1986, page 03.
37
ROUYER GERARD, CHOINEL ALAIN, op cit, page 336.
38
LAGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, op cit, page 150.
27
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
- La banque notificatrice
C’est la banque correspondante de la banque émettrice dans le pays de l’exportateur.
Elle va notifier à ce dernier l’ouverture du crédit documentaire en sa faveur. Cette banque
n’est pas forcement la banque habituelle du vendeur. La banque notificative peut être invitée à
confirmer le crédit documentaire. Si elle s’engage à payer l’exportateur lorsqu’il lui présente
les documents.
- Le bénéficiaire
C’est le fournisseur étranger (l’exportateur) qui bénéficiera de l’engagement d’être payé
par la banque émettrice et éventuellement de la banque confirmatrice.
[Link] Les types de crédit documentaire
On distingue trois types de crédit documentaire qui sont le crédit documentaire
révocable, le crédit documentaire irrévocable et le crédit documentaire irrévocable et
confirmé.
A. Le crédit documentaire révocable
C’est un crédit qui peut être annulé ou amendé par la banque émettrice (banque de
l’importateur) tant que les documents ne lui ont pas été présentés sans avis préalable au
bénéficiaire39.
Cependant, l’annulation reste sans effet à partir du moment où les documents ont été
présentés par le bénéficiaire à sa banque. Ce type de crédit est favorable pour l’acheteur en
raison de son faible coût, mais ne procure pas une réelle sécurité pour le vendeur.
Il est important de signaler que ce type de crédit documentaire a été annulé en 2007.
B. Le crédit documentaire irrévocable
Ce type de crédit documentaire constitue un engagement ferme et irrévocable de la
banque émettrice vis-à-vis de l'exportateur d'effectuer ou de faire effectuer le règlement contre
la présentation, par ce dernier, des documents conformes aux instructions de l'importateur.
Lorsque le crédit documentaire est irrévocable, il ne peut être annulé ou amendé
qu'avec l'accord conjoint de la banque émettrice et du bénéficiaire, ce qui fait que ce crédit
documentaire
28
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
39
Article 9 des règles et usance uniforme (RUU500) de la chambre du commerce international.
29
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
est moins souple pour l'importateur et plus sûr pour l'exportateur que le précédent. Néanmoins
l'exportateur supporte les risques de politique de non transferts, etc du pays de l'importateur40
C. Le crédit documentaire irrévocable et confirmé
Ce crédit documentaire implique non seulement l’engagement de la banque émettrice
vis-à-vis du vendeur, mais aussi celui de la banque notificatrice. Comme cette confirmation
couvre le risque politique, le vendeur a une garantie totale, pour autant qu’il remplisse ses
obligations. C’est la catégorie de crédit documentaire qui offre la meilleure protection au
vendeur.41
[Link] Les avantages et les inconvénients de crédit documentaire
La technique du crédit documentaire présente un certain nombre d'avantages et
d’inconvénients qui seront présentés dans le tableau suivant :
Tableau N°06 : les avantages et les inconvénients du crédié documentaire
Les avantages Les inconvénients
- Il apporte à l’exportateur de la garantie - Il est relativement complexe (rigidité
de paiement d’une banque dans le cas documentaire) et minutieux et doit donc
d’un crédit documentaire irrévocable. être bien maîtrisé pour être une bonne
- Il apporte à l’exportateur une sécurité sécurité de paiement.
totale qui permet de ne pas recouvrir à - Le crédit documentaire doit être utilisé
l’assurance-crédit pour les crédits avec beaucoup de professionnalisme pour
irrévocable et confirmés. être efficace, à défaut, il perd son
- Le crédit documentaire formalise la efficacité et peut devenir onéreux.
transaction en rédigeant le contrat sous - Durée trop longue dans la circulation des
une forme standardisée ce qui permet de documents originaux pour les expéditions
réduire les litiges. en aérien ou les trajets maritimes
Source : élaboré par nous-même à partir de BOUCHTAL SABIHA : « le commerce international : paiement,
financement et risque y afférant », mémoire DESB, école supérieure des banques, page 42.
40
Article 9 des règles et usance uniforme (RUU500) de la chambre du commerce international.
41
Moussa L, « le crédit documentaire », EDITIONS Enag, page 19. Repris de KHIAL AHMAD, « La chaine
logistique en commerce international fabrication, réalité et perspectives », mémoire de magister, finance
international Université d’Oran 2012/2013, page 69, 70.
30
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
[Link] Déroulement du crédit documentaire
Le déroulement du crédit documentaire sera présenté dans le schéma suivant :
Schéma N° 02 : Présentation des étapes du crédit documentaire
(1)
IMPORTATEUR EXPORTATEUR
MARCHANDISE
(12) (5)
(2) (10) (11) (4) (6) (7)
(3)
Banque
Banque
(3) émettrice (8) notificatrice et
confirmatrice
(9)
Source : élaboré par nous-même à partir de MONOD DIDIER PIERRE op cit, page 109.
Le schéma suivant représente les étapes d’un crédit documentaire :
Etape (1) : conclusion d’un contrat commercial entre l’importateur et l’exportateur ;
Etape (2) : A la requête de l’exportateur, l’importateur demande à sa banque (banque
émettrice) l’ouverture d’un crédit documentaire en faveur du fournisseur ;
Etape (3) : La banque ouvre le crédit en faveur de l’exportateur ;
Etape (4) : La banque notificatrice (banque correspondante) informe le bénéficiaire
(l’exportateur) et lui communique l’ouverture du crédit documentaire ;
Etape (5) : Expédition de la marchandise, vers le pays de l’importateur.
Etape (6) : Remise des documents, par le fournisseur à sa banque qui contrôle les documents
et le paye ;
Etape (7) : Remise des fonds (crédit confirmé) ;
31
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
Etape (8) : Envoi des documents à la banque de l’importateur ;
Etape (9) : La banque confirmatrice va transfert des fonds a la banque émettrice ;
Etape (10) : La banque émettrice remet les documents à l’importateur contre
paiement ; Etape (11) : débit du compte de l’importateur ;
Etape (12) : Muni des documents, l’acheteur prend possession des marchandises l’importateur.
Apres avoir présente les principales technique de paiement utilisées dans le commerce
international à savoir la remise documentaire et le crédit documentaire, nous tenons à préciser
que parmi les informations devant y figurer les incoterms, ces dernière seront présenter dans
ce qui suit :
2.3 Les incoterms
Les Incoterms sont des règles, établies en 193642 par la Chambre de Commerce
International (CCI), qui s'appliquent aux relations commerciales internationales, et en
particulier aux conditions de livraison des marchandises vendues : (prise en charge du
transport, assurances, formalités de douane, droits et taxes, obligations de dédouanement,
transfert des risques).43
Les Incoterms sont révisés tous les 10 ans afin de refléter l'évolution des pratiques du
commerce international. La dernière révision est entrée en vigueur le 1er janvier 2020.
2.3.1 Définition des incoterms
Les incoterms sont l’abréviation de l’expression anglaise International Commercial
Terms". « Plus clairement il s’agit de clauses standardisées, reconnues par tous les acteurs
du commerce international qui permet de répartir clairement les coûts et les risques entre
l’acheteur et le vendeur lors de la conclusion d’un contrat de vente à l’international »44
2.3.2 Présentation des incoterms
Les incoterms définissent donc précisément les droits et obligations de chaque partie
dans un contrat commercial. La nouvelle version, en vigueur depuis le 1er janvier 2020,
apporte
42
HADDAD .S et collectif « Les incoterms : International commercial terms », Edition pages bleues, Alger,
2009 ; page 8.
43
[Link] (consulte le 08/06/2023 à 00:00)
32
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
44
HADDAD.S et collectif, op cit, page 10.
33
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
quelques ajustements par rapport à la version précédente de 2010, mais elle est toujours
composée de 11 incoterms classés en deux groupes selon le mode de transport des
marchandises45 ces groupes seront présenté dans ce qui suit :
[Link] Premier groupe (Les incoterms multimodaux)
Les incoterms multimodaux qui sont au nombre de 07 sont, applicables à tous les
modes de transport, peuvent également être utilisés lorsque le contrat couvre plusieurs modes
de transport, notamment lorsque les marchandises sont transportées par conteneurs. 46
EXW (Ex-Works) - À l'usine
Le vendeur a rempli son obligation de livraison lorsque la marchandise est mise à
disposition dans son établissement (atelier, usine, entrepôt, etc.). L'acheteur prend en charge
tous les frais et risques liés à l'acheminement des marchandises de l'établissement du vendeur
à la destination souhaitée. De plus, le vendeur n'a pas l'obligation de charger la marchandise
sur un quelconque véhicule d'enlèvement. Ce terme représente l'obligation minimale du
vendeur.47
FCA : Free Carrier - Franco-transporteur
Le vendeur remplit son obligation de livraison lorsqu'il remet les marchandises,
dédouanées à l'exportation, au transporteur désigné par l'acheteur au point convenu.
L'acheteur choisit le mode de transport et le transporteur. L'acheteur paie les frais
préacheminements des marchandises. Le transfert des frais et des risques intervient lorsque le
transporteur prend en charge les marchandises.48
CPT : Carriage Paid To - Port payé jusqu'à
Le vendeur choisit le mode de transport et paie le fret pour le transport des
marchandises jusqu'à la destination convenue. Il dédouane les marchandises à l'exportation.
Lorsque les marchandises sont remises au transporteur principal, les risques sont transférés du
vendeur à l'acheteur.49
45
BELOTTI JEAN : «transport international des marchandises»,2ème édition, Edition Vuibert, paris, 2002, page 77
46
[Link]
%20DPU%20remplace%20le%20DAT,convenu%20(terminal%20ou%20autre) (consulte le 12/06/2023 a
23 :00)
47
Idem.
48
Idem.
34
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
49
Idem.
35
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
CIP : Carriage Insurance Paid to - Port payé, assurance comprise jusqu'à
Le vendeur a les mêmes obligations qu'en CPT, mais il doit également fournir une
assurance tous risques. Le vendeur dédouane les marchandises à l'exportation50.
DAP: Delivered At Place - Rendu au lieu de destination
Le vendeur doit livrer les marchandises en les mettant à la disposition de l'acheteur sur
le moyen de transport arrivant, prêtes à être déchargées à l'endroit prévu, si spécifié, au lieu de
destination convenue, à la date ou dans les délais convenus. Le vendeur assume les risques
liés au transport des marchandises jusqu'au lieu de destination.51
DPU : - Delivered at Place Unloaded - Rendu au lieu de destination
déchargé
Lorsque le vendeur utilise l'incoterm DPU, il a rempli ses obligations dès que la
marchandise est mise à la disposition de l'acheteur, déchargée du moyen de transport, à
l'endroit convenu pour la livraison (qui peut être un terminal, un entrepôt ou les locaux de
l'acheteur).52
DDP : - Delivered Duty Paid - Rendu droits acquittés
Contrairement à l'incoterm EXW à l'usine, le terme DDP impose la plus grande
obligation au vendeur. Le vendeur s'occupe de toutes les démarches, y compris le
dédouanement à l'importation et le paiement des droits et taxes applicables. Le transfert des
frais et des risques a lieu lors de la livraison chez l'acheteur. Cependant, le déchargement de la
marchandise incombe à l'acheteur, qui assume également les frais et les risques associés. 53
[Link] Deuxième groupe (Les incoterms maritimes et fluviaux)
Ce groupe d’INCOTERMS concerne le mode de transport maritime et fluviale. Ces
INCOTERMS sont qualifiés de "maritimes" car ils sont conçus pour être utilisés lorsque le
vendeur place les marchandises à bord (ou à proximité dans le cas du FAS) d'un navire, dans
50
[Link] douane#:~:text=Le
%20DPU%20remplace%20le%20DAT,convenu%20(terminal%20ou%20autre) (consulte le 12/06/2023 a 23 :00).
51
Idem.
52
Idem.
53
Idem.
36
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
un port maritime ou fluvial. C'est à cet endroit que le vendeur est considéré comme ayant livré
les marchandises à l'acheteur54.
En pratique, les termes commerciaux maritimes sont généralement utilisés pour le
transport de marchandises en vrac. Le transport en conteneurs est réglementé par les termes
commerciaux multimodaux.
FAS (Free Alongside Ship) - Franco le long du navire
L'obligation de livraison du vendeur est remplie lorsque la marchandise est placée le
long du navire, sur le quai du port d'embarquement convenu. L'acheteur est responsable de
tous les frais et risques de perte ou de dommage que la marchandise pourrait subir. Le
vendeur est tenu de dédouaner la marchandise pour l'exportation.55
FOB (Free On Board) - Franco à bord
L'obligation de livraison du vendeur est remplie lorsque la marchandise est placée à
bord du navire au port d'embarquement désigné. Le vendeur est responsable du dédouanement
de la marchandise pour l'exportation. L'acheteur choisit le navire et assume les frais de
transport maritime. Le transfert des risques se fait lorsque les marchandises sont à bord du
navire, à partir de ce moment-là, l'acheteur supporte tous les frais.56
CFR (Cost and Freight) - Coût et Fret
Le vendeur est responsable du choix du navire et du paiement des frais et du fret
nécessaires pour acheminer la marchandise jusqu'au port de destination désigné. Les
formalités d'exportation sont à la charge du vendeur. Le transfert des risques s'effectue lorsque
les marchandises sont chargées à bord du navire.57
CIF (Cost, Insurance and Freight) - Coût, assurance et fret
Le vendeur a les mêmes obligations qu'en CFR, mais il doit également fournir une
assurance maritime minimale. Les formalités d'exportation incombent au vendeur. La
54
[Link] douane#:~:text=Le
%20DPU%20remplace%20le%20DAT,convenu%20(terminal%20ou%20autre) (consulte le 12/06/2023 a 23 :00).
55
Idem.
56
Idem.
57
Idem.
37
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
marchandise voyage, sur le transport maritime ou fluvial, aux risques et périls de l'acheteur.
Le transfert des risques s'effectue lorsque les marchandises sont chargées à bord du navire.58
2.3.3 Autre classification des incoterms
On peut classer les incoterms selon le type de vente, par famille et par mode de
transport (cité précédemment).
[Link] Le classement selon le type de vente
L’objectif est de connaître les obligations de l’acheteur et du vendeur en vertu de
l’incoterm utilisé donc il est primordial de porter attention à la répartition des coûts et des
risques entre le vendeur et l’acheteur.
- Les ventes au départ
Les incoterms vente au départ sont au nombre de (8). Sur le transport principal, la
marchandise voyage aux risques et périls de l'acheteur. Les incoterms de vente au départ
libèrent donc le vendeur de ses obligations dans le pays d’expédition59
Incoterms multimodaux – vente au départ : EXW / FCA / CPT / CIP
Incoterms maritimes – vente au départ : FAS / FOB / CFR / CIF
- Les ventes à l'arrivée
Les incoterms ventes à l'arrivée sont au nombre de (3). Sur le transport principal, la
marchandise voyage aux risques et périls du vendeur, jusqu'au lieu de destination. Les
incoterms de vente à l’arrivée ne libèrent le vendeur de ses obligations que lorsque les
marchandises arrivent à destination, le vendeur assume donc les coûts et les risques liés au
transport de la marchandise.
Incoterms multimodaux – vente à l’arrivée : DAP / DPU / DDP
[Link] Classement des incoterms selon le type de famille
On peut également classer les INCOTERMS selon la premier lettre de chaque INCOTERMS :
58
[Link] douane#:~:text=Le
%20DPU%20remplace%20le%20DAT,convenu%20(terminal%20ou%20autre) (consulte le 12/06/2023 a 23 :00).
59
Idem.
38
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
La famille de « C » : Coste et Carriage : CFR, CIF, CPT, CIP.
La famille de « D » : DELIVERED : DAF, DES, DEQ, DDU, DDP.
La famille de « E » : EXWORK : EXW.
La famille de « F » : FREE : FCA : FAS, FOB.
2.3.4 Les ajustements apportés par les incoterms version 2020
Les ajustements apportés par les incoterms version 2020 peuvent être résumées comme suit :
La règle FCA des Incoterms 2020 permet désormais au vendeur de demander un
connaissement. L'acheteur doit donner des instructions au transporteur pour remettre au
vendeur une preuve de chargement à bord.
L'Incoterm DAT (2010) a été remplacé par l'Incoterm DPU (2020). Avec l'Incoterm
DPU, le vendeur livre la marchandise dédouanée à l'exportation au lieu de destination
convenu, qui peut être le "terminal" d'arrivée ou un endroit désigné. Le vendeur est
responsable des frais et des risques jusqu'à ce lieu. L'acheteur est responsable du
dédouanement à l'importation.
Les Incoterms s'appliquent également lorsque le transport est effectué avec les propres
moyens du vendeur, sans faire appel à un transporteur tiers. Cette disposition est prévue dans
les règles FCA, DAP, DPU et DDP.
Les Incoterms CIP et CIF différencient désormais la couverture d'assurance transport.
En effet, l'Incoterm CIP exige une garantie tous risques, tandis que le CIF nécessite une
couverture minimale. Dans les deux cas, l'assurance doit couvrir au moins 110% de la valeur
facturée.
39
Chapitre I : Le commerce international et son fonctionnement
Conclusion du chapitre :
Tout au long de ce chapitre nous avons constaté que le commerce international a
connu une croissance importante qui ne date pas d’hier mais qui est le fruit d’une longue
évolution historique. Les facteurs ayant contribué à cette croissance sont nombreux à savoir le
développement des moyens de transport, des techniques de télécommunication et des moyens
de financement. Cependant, la forte croissance des opérations du commerce international
connue après la seconde guerre mondiale, même si elle a incontestablement contribué à la
réduction de la pauvreté dans le monde, elle a aussi engendré des risques importants. Pour
faire face à ces risques, les importateurs et les exportateurs doivent choisir les instruments et
les techniques de paiements les plus adéquats en fonction de plusieurs critères notamment le
degré de confiance entre ces deux opérateurs.
40
Chapitre II
Présentation de la douane
et de la procédure de
dédouanement des
marchandises
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
tion du chapitre
La douane est une administration de régulation des échanges, chargée de faciliter et de
sécuriser les flux de marchandises. Elle s’adapte en permanence aux évolutions du commerce
et des moyens de transport des marchandises.
Avec la croissance des échanges internationaux, les autorités douanières jouent un rôle
crucial en imposant des droits et des taxes et en contrôlant les marchandises importées ou
exportées par des individus ou des entreprises.
Pour ce faire, des procédures sont mises en place pour définir les responsabilités de
chaque acteur impliqué dans les opérations de dédouanement, nécessitant une collaboration
étroite entre différentes entités telles que les services d'achat à l'étranger, les services de
transit, les fournisseurs, les douanes, les consignataires et les entreprises portuaires.
La douane, en tant qu'organe de contrôle, joue un rôle clé dans le traitement rapide et
sécurisé des marchandises importées ou exportées. Elle collabore avec les sociétés de
transport (maritime, aérien et terrestre), les entreprises portuaires et les professionnels de la
logistique, tels que les services de contrôle aux frontières, les transitaires et les
commissionnaires en douane afin de mener à bien les opérations du commerce international.
De plus, la douane a mis en place des mesures visant à accélérer les procédures de
dédouanement et a conclu des accords de confiance avec des opérateurs économiques. Cela
leur permet de bénéficier, de facilitations maximales pour le dédouanement rapide des
marchandises, avec un contrôle ultérieur sur site.
Dans ce chapitre, nous allons aborder dans un premier temps des généralités sur la
douane et dans un deuxième temps, nous allons présenter les régimes douaniers ainsi que la
procédure de dédouanement des marchandises.
32
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Section 01 : Présentation de la douane
La douane est un service administratif responsable de l’application de la législation
douanière et de la réception des droits et taxes, est en outre elle chargée de remplir certaines
fonctions et l’application des lois et règlements relatifs aux opérations du commerce extérieur
(à l’importation, à l’exportation, à l’acheminement ou au stockage des marchandises).
Dans cette section nous allons présenter la douane à travers sa définition, son rôle ainsi
que ses missions.
1.1 Définition de l’administration des douanes
La douane est une agence nationale ou un service administratif public chargé
d'organiser et de superviser la perception des droits d'importation ou d'exportation sur les
marchandises, la surveillance du commerce extérieur d’un pays et la prévention des trafics
illicites.
L’administration des douanes est chargée de certaines missions conformément à la
législation et la réglementation. C’est pour cela qu’elle doit être techniquement armée pour
conserver une disponibilité, une souplesse d’adaptation et une rapidité d’exécution répondant
aux impératifs de la politique économique du gouvernement dont elle constitue un instrument
régulateur.
60
La douane est une administration très ancienne et particulière par ce qu’elle est à la
fois l’une des plus modernes et des plus réactives car le contexte commercial international est
en évolution rapide. Elle est chargée de par ses vastes compétences de mettre en œuvre et de
faire respecter les dispositions législatives et réglementaires chaque fois que des personnes ou
des marchandises traversent les frontières.61
C’est une administration étatique chargée du contrôle économique et juridique du
passage transfrontalier des marchandises et des capitaux, ainsi que de la détermination et de la
perception des droits et taxes imposés sur ses marchandises, que ce soit à l’entrée ou à la
sortie
60
ALICHE DJOUHER, AKLI OURDIA, « Les procédures de dédouanement des marchandises à l’importation »,
33
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Mémoire de master, finance et commerce international, UMMTO, 2021/2022, page 18.
61
KARAR THINHINANE, IKHELEF CHABHA, « Les procédures de dédouanement des marchandises à
l’importation », Mémoire de master, Finance et Commerce International, UMMTO, 2019/2020 page 72.
33
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
du territoire. Il s’agit de l’une des structures de pouvoirs publics à caractère paramilitaire qui
est sous la tutelle du ministère des finances.
1.2 Le rôle de la douane
Le rôle principal de la douane est de contrôler et de réglementer les mouvements des
marchandises, de personnes et des capitaux traversant les frontières d'un pays. Les douanes
sont responsables de l'application des réglementations douanières, fiscales et commerciales en
vigueur pour protéger les intérêts économiques, sociaux et sécuritaires de la nation.
Le rôle de la douane est d'une importance capitale dans le domaine du commerce
international, car elle exerce une influence considérable sur le mouvement des marchandises
au-delà des frontières. L'agence des douanes nationales agit en accord avec les mesures de la
politique commerciale, financière et tarifaire du gouvernement. La douane joue également un
rôle essentiel en tant qu'institution chargée de protéger la production nationale contre la
concurrence étrangère et de lutter contre la fraude fiscale.
L'intervention de la douane permet aussi de surveiller la conjoncture économique et
d'utiliser des moyens de contrainte pour discipliner, si nécessaire, les échanges.
1.3 Les missions de la douane
L’administration des douanes a notamment pour mission 62:
Selon l'article ''N° 03'' du Code des Douanes Algérien (DCA), les missions de la
douane sont déterminées et stipulées dans la loi douanière. Les activités de l'administration
des douanes comprennent la déclaration en douane par les importateurs et les exportateurs 63,
dans le but d’assurer la régularité des opérations liées au commerce extérieur, de sorte que
tous les flux de marchandises en provenance ou à destination de l’étranger soient
systématiquement enregistrés
La douane a pour mission principale de protéger les intérêts d’un pays en assurant le
contrôle des marchandises aux frontières. Cela implique l'application des dispositions
législatives et réglementaires liées au commerce, aux finances, à la défense nationale, à
l'agriculture, à l'industrie, à la santé, aux transports, au tourisme, à l'information et à la
culture.64
33
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
62
Article 3 du code de douane, Loi N° 98.10 du 22.08.1998.
63
[Link] le 27/05/2023 à 20:00 )
64
[Link] le 27/05/2023 à 20 :00)
33
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
En conséquence, la mission de l'administration des douanes est variée, ce qui signifie
que sa compétence ne se limite pas à une seule tâche spécifique, mais englobe plusieurs
missions différentes.
Ainsi, le du rôle de l'administration des douanes dans l'application des lois et
réglementations commerciales peut être résumée en trois domaines principaux : fiscal,
économique et de sécurité.
1.3.1 La mission fiscale de la douane
La douane, en tant qu’administration fiscale, exerce des missions classiques
que l’on retrouve dans tous les Etats. Ces missions anciennes et universelles peuvent entre
résumées dans les points suivants
Le recouvrement des droits de douane, des redevances douanières et des amendes dues
sur les infractions.
La vente aux enchères des marchandises et des moyens de transport confisqués,
La mise en œuvre des mesures légales et règlementaires permettant d’assurer
l’application de la législation douanière et de la loi tarifaire
Le recouvrement des redevances douanières spécifiques (redevances pour prestations
de services et redevances d’utilisation du système d’information et de gestion
automatisée des douanes SIGAD) ;
Le suivi et le contrôle les avantages fiscaux
L’application de la législation des changes lors du passage physique des frontières ou
en matière de valeur en douane des marchandises déclarées à l’importation ou à
l’exportation ;
La lutte contre la fraude douanière par la justification de l’origine des marchandises,
leur espèce et leur valeur en douane pour le contrôle de l’assiette des droits et taxes ;
L’application des mesures de rétorsion édictées à l’encontre des pays qui pourraient
soumettre les produits nationaux à des mesures discriminatoires et moins favorables
que celles appliquées à d’autres pays (surtaxes)65.
1.3.2 Les missions économiques
Sur le plan économique, l’action des services des douanes porte sur :
65
[Link] le 27/05/2023 à 21 :00)
34
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Mise à la disposition des entreprises, des procédures douanières destinées à
encourager leurs activités productives. Il s’agit essentiellement de régime douanier
économique.
Application des textes législatifs et règlements régissant la circulation des
marchandises et des capitaux à travers les frontières.
Encourager les investissements nationaux et étrangers par les mécanismes douaniers et
fiscaux.
Appliquer en collaboration avec les institutions concernées, la législation et la
réglementation régissant la circulation transfrontalière des marchandises ;
Promouvoir la concurrence loyale par la prévention, la recherche et la répression des
pratiques déloyales et frauduleuses ;
Participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des mesures de protection et de
promotion de la production nationale ;
Assister et conseiller les entreprises en mettant à leur disposition l’expertise et les
facilitations offertes par la législation douanière ;
Élaborer les statistiques du commerce extérieur, sans lesquelles il n’est pas possible
d’élaborer une politique du commerce extérieur ou intérieur fiable (mission d’aide à la
prise de décision) ;
Contrôler l’authenticité de l’origine des marchandises lorsque des conventions
prévoyant l’octroi de préférences commerciales et tarifaires sont conclues avec un
pays;66
1.3.3 Missions de protection de la douane
En raison de l'implantation des structures de la douane sur l'étendue du territoire
national, les pouvoirs publics ont confié à l'administration des douanes, un rôle prépondérant
dans la protection de certains secteurs de l'Etat en collaboration ou au compte d'autres
administrations. Les missions de protections de la douane seront présentées dans les points
suivants :
Participation à la préservation de l’ordre et de la sécurité publics en réglementant et en
contrôlant l’importation des armes, explosifs, substances chimiques et produits
dangereux ;
Participation à la préservation de la morale publique (écrits et autres supports
contraires à la morale publique) ;
35
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
66
[Link] le 29/05/2023 à 18 :00)
36
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Participation à la protection du consommateur en veillant à ce que les produits de
consommation et alimentaires et les produits domestiques soient soumis au contrôle de
conformité et aux normes de fabrication et de sécurité ;
La protection du patrimoine naturel, archéologique, artistique et culturel ;
Protéger, sous l’égide de l’Organisation mondiale de propriété intellectuelle (OMPI),
la propriété intellectuelle relative aux inventions, aux dessins et modèles industriels et
aux marques de fabrique67 ;
1.3.4 Mission d’aide à la prise de décision
Les missions de la douane en matière d’aide à la prise de décision seront présentées dans
les points suivant :
L’institution douanière élabore et analyse les statistiques du commerce extérieur pour
faciliter la prise de décision pour les pouvoirs publics et pour les opérateurs
économiques.
A la demande des pouvoirs publics, la douane élabore des études spécifiques sur
l’évolution du commerce extérieur, sur les prévisions de perceptions des droits et taxes
dans le cadre de la préparation des lois de finances, ou sur les impacts d’une mesure
ou d’une décision à prendre.68
1.4 La description des droits de douane
Pour déterminer les droits de douane qui seront appliques sur une marchandise importée ou
exportée il faut :
1.4.1 Le code de douane
Le code de douane est le texte de base qui fixe les règles d’application d’entrée et de
sortie de marchandises, impose les obligations, précise les formalités à remplir et prévoit les
sanctions appliquées aux infractions commises.
1.4.2 Le tarif douanier
La mise en œuvre d’une politique douanière par l’Etat est comme une action indirecte
sur les quantités des produits à importer ou à exporter. Les prix de vente des biens importés
67
[Link] le 29/05/2023 à 18 :15)
68
Idem.
37
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
augmente par l’application d’un droit de douane. Cet accroissement entraine à son tour un
découragement de la consommation de cette catégorie de biens69.
Les droits de douane sont payables pour toutes les marchandises à l’entrée du territoire
douanier. La liste de tous les droits de douane pratiqués par un pays constitue le tarif douanier.
Celui-ci peut être fixé unilatéralement par les autorités publiques qui l’appliquent ou peut être
le résultat d’un accord international passé entre le pays qui le pratique et une ou plusieurs
nations étrangères. Dans le premier cas, le tarif est dit autonome, dans le second cas, ou
contraire, il est dit conventionnel et ne peut être modifié unilatéralement. 70
Lorsqu’un pays pratique l’autonomie tarifaire , il a intérêt à avoir plusieurs tarifs afin
de pouvoir bénéficier en contre partie des avantages pour l’exportation de ses propres produits
lors des négociations internationales. Le plus souvent, il existe un tarif général qui est le tarif
de droit commun, qui est un tarif minimum inférieur au tarif général dont bénéficient les
produits originaires des pays auxquels la faveur est accordée, et un tarif de représailles
supérieur au tarif général qu’on applique aux pays que l’on veut pénaliser pour une raison
quelconque.71
1.4.3 L’assiette des droits de douanes
Une assiette est un ensemble de règles ou d’opérations tendant à déterminer des
éléments (bénéfices, chiffre d’affaires ....) qui doivent être soumis à l’impôt. Ce sont les
opérations administratives qui recherchent et évaluent la matière imposable.
1.5 La détermination des droits de douanes
Le montant des droits de douane dépend de trois (3) éléments à savoir : l’espèce tarifaire
(position tarifaire, La valeur en douane et l’origine de la marchandise.
1.5.1 L’espèce tarifaire (position tarifaire)
L’espèce tarifaire « correspond à la dénomination attribuée à une marchandise dans
le tarif des douanes, à partir de laquelle dépend le taux de base des droits susceptibles d’être
prélevés »72
69
GUENDOUZI BRAHIM « relations économiques internationales » édition EL MAARIFA, Alger, 1998 page 33.
70
GUENDOUZI BRAHIM, op cit, page 33.
71
Idem
72
TEULE-MARTIN CATHERINE, « la douane : instrument de la stratégie internationale », Edition Economica,
38
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
paris, 1995, page 11.
39
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
L’inspecteur douanier doit s’assurer que le produit correspond bien à l’espèce tarifaire
reprise dans la nomenclature du système harmonisé de codification et de désignation des
marchandises.
1.5.2 La valeur en douane
La valeur en douane est la valeur des marchandises telle qu’elle doit être déclarée à
l’administration douanière .il s’agit du prix net effectivement payé ou à payer par l’acheteur
au vendeur pour les marchandises importées sur le territoire douanier il faut ajouter certains
éléments tels que les frais de transport et d’assurance des marchandises ainsi que les frais de
manutention jusqu’au lieu d’introduction.73
1.5.3 L’origine de la marchandise
Il n’existe pas de définition internationale de l’origine, mais sa détermination est
nécessaire pour le traitement différencié de la marchandise, c'est-à-dire le calcul des droits de
douane applicables dont les taux varient en fonction de ce critère. L’origine est également
utilisée pour tenir les statistiques du commerce extérieur établies par des critères
géographiques, mais aussi pour l’application de réglementations particulières et la mise en
œuvre de la politique commerciale. Le principe généralement retenu est qu’une marchandise a
pour origine le pays où elle a subi une transformation suffisante et sa justification se fait
souvent par un certificat délivré par les autorités douanières du pays d’exportation.
73
GUENDOUZI BRAHIM , op cit, page 34.
40
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Section 02 : Les régimes douaniers économiques
Le régime douanier est l'identité juridique des marchandises à la sortie des douanes. Il
détermine si des droits et taxes sont payés et si des contrôles du commerce extérieur sont
appliqués. Il s'applique à l'exportation et à l'importation, on peut également dire que le régime
douanier est le traitement appliqué par la douane aux marchandises sous contrôle douanier.
Cela varie d'un pays à l'autre et peut changer avec le temps. La présentation de ces régimes
douaniers est l’objet de cette section
2.1 Définition des régimes douaniers
Le régime douanier économique se définit comme « un ensemble de traitements
applicable par la douane aux marchandises assujetties au contrôle douanier ». 74 Aussi les
régimes douaniers économiques sont l’ensemble des réglementations applicables aux
marchandises qui traversent la frontière d’un Etat.
Selon le code de douane « les régimes douaniers économique sont les régimes qui
permettent le stockage, la transformation, l’utilisation et la circulation des marchandises en
suspension des droits et taxes et de mesure de prohibition à caractère économique ».75
2.2 Les caractéristiques des régimes douaniers
Les régimes douaniers ont de nombreuses caractéristiques. Nous allons présenter trois
caractéristiques les plus importants est qui sont l’exterritorialité, la suspension des droits et
taxes, et l’engagement cautionné76.
2.2.1 L’exterritorialité
Toutes les marchandises importées ou exportées sous un régime douanier économique
sont supposées, par l’administration des douanes, séjourner en dehors du territoire douanier
national de leurs provenances ou de leurs destinations. Cet outil administratif a pour but
d'exonérer ces marchandises des Droits de Douane (DD) et de la Taxe sur la Valeur Ajoutée
(TVA).77
74
Document interne : manuel des régimes douaniers, DRD d’Alger extérieur.
75
[Link] (consulte le 21/06/2023 à 21 :00)
76
BOURI CHAOUKI, « La logistique du commerce extérieur en Algérie .théorie et pratique », 1ère édition, Edition
EDIK, Alger, 2003, page 220.
77
BOURI CHAOUKI, op cit, page 221.
41
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
2.2.2 Suspension des droits et taxes de douane
La suspension des droits et taxes de douane à l'importation et à l'exportation
s'applique aux marchandises importées sous le régime douanier économique et réexportées
telles quelles ou après transformation.78
2.2.3 Le cautionnement (engagement cautionné)
Les articles116 et 117 du code des douanes obligent les opérations économiques
bénéficiant des régimes douaniers d’engager une caution ou une consignation garantissant les
droits et taxes suspendues au cas où l’opérateur ne respecterait pas les engagements souscrits
par les régimes douaniers79.
2.3 Les fonctions des régimes douaniers économiques
Les régimes douaniers économiques ont pour objet principal de stimuler l'activité des
entreprises et de renforcer leur compétitivité sur le marché international. Ils le font en offrant
une gamme variée d'options qui répondent aux besoins spécifiques des entreprises à différents
stades de leur activité, tels que la production, le stockage et la commercialisation.
Selon l’article 115 de code des douanes « les régimes économiques permettent le stockage, la
transformation, l’utilisation ou la circulation de marchandises en suspension des droits de
douane, des taxes intérieures de consommation ainsi que tous les autres droits et taxes et
mesures de prohibition de caractère économique dont elles sont passibles ».
A partir de cet article on peut distinguer quatre fonctions des régimes douaniers
économiques (RDE) qui sont : le stockage, la transformation, l’utilisation en l’état et la
fonction de la circulation :
2.3.1 La fonction de stockage
La fonction de stockage offre la possibilité d'importer et de retenir les marchandises
provenant de tiers, sans payer immédiatement les droits et les taxes. Les marchandises
peuvent ainsi être conservées pendant une durée correspondant aux besoins de l'entreprise.
Les droits et les taxes sont acquittés uniquement au moment où les marchandises quittent
l'entrepôt, en fonction des taux en vigueur à cette date.
78
BOURI CHAOUKI, op cit, page 221.
79
Article 116 et 117 du code des douanes.
42
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Cette approche présente un avantage financier considérable, car elle permet de différer
le paiement des droits de douane et de la TVA jusqu'à la commercialisation des marchandises.
De plus, si les marchandises sont finalement exportées vers un pays-tiers, l’entreprise
n’aura à s’acquitter ni des droits de douane, ni de la TVA.80
2.3.2 La transformation
Cette fonction permet la transformation, l’ouvraison et le complément de main
d’œuvre des marchandises nationales à l’étranger ou des marchandises étrangères sur le
territoire national, en suspension des droits et des taxes et autres mesures de prohibitions à
caractère économique.
2.3.3 L’utilisation en l’état
La fonction de l’utilisation assurée par les régimes douaniers économique (RDE),
permet l’importation temporaire ou l’exportation temporaire de marchandise pour une
utilisation définie, et leur réexportation ou réimportation après un délai déterminé, en
suspension des droits et des taxes et autres mesures à caractère économique81. Elle couvre :
- Le régime de l’admission temporaire de matériel pour emploi en l’état (article 174-
185 du code des douanes).
- Le régime de l’admission temporaire pour foires, expositions et autres manifestations
similaires.
- Le régime de l’exportation temporaire de matériel pour emploi en l’état (article 193-
196 du code des douanes).
2.3.4 La fonction de circulation
Les régimes douaniers économiques ayant pour fonction la circulation des
marchandises importées ou exportées sont susceptibles de rattachement à un concept cher aux
intervenants dans la chaîne du commerce international, le transit (transit par voie ferrée, le
transit par voie aérienne et le transit par voie routière).82
80
[Link] le 29/05/2023 à 22 :00)
81
LEGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, op cit, page 89.
82
[Link] (consulté le 30/05/2023 à 18 :00)
43
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
2.4 Les différents régimes douaniers
Il existe plusieurs régimes douaniers que nous allons présenter dans ce qui suit :
2.4.1 Le régime de transport d’un point à l’autre du territoire douanier avec
empreint de la mer
Selon l’article 124 du code des douanes « les marchandises produites sur le territoire
douanier, ainsi que celles qui ont été régulièrement dédouanées, sont dispensées des droits et
taxes et prohibitions de sortie lorsqu'elles sont transportées par mer d'un point à un autre du
territoire douanier. Le transport de ces marchandises a lieu sous le couvert d'une déclaration
sommaire decabotage »83
2.4.2 Le régime de transit sous douane
Le régime de transit douanier permet d'optimiser le processus de transport en réduisant
les délais d'attente aux différents postes douaniers. Il évite également les interruptions dans le
parcours des marchandises et permet le dédouanement à un bureau situé à proximité de
l'entreprise.
Il s'agit d'un régime administratif qui réglemente le déplacement des marchandises
entre deux pays ou entre deux régions d'un même pays lorsque ces marchandises sont sous
contrôle douanier. En échange, les droits, taxes, restrictions et autres mesures économiques,
fiscales ou douanières sont suspendes pour ces marchandises. Dans certains cas, elles peuvent
toutefois être soumises à des mesures sanitaires.84
2.4.3 Le régime d’entrepôt des Douanes
L'entrepôt des Douanes est un régime douanier qui permet de stocker des
marchandises sous contrôle douanier dans des locaux approuvés par l'administration des
douanes, en suspendant les droits, les taxes et les mesures d'interdiction à caractère
économique85.
83
Article 124 du code des douanes
84
PAVEAU JACQUES, avec la collaboration de BARELIER ANDRE, DUBOIN FRANCOIS, «Exporter, pratique du
commerce international », 24éme édition, Edition Foucher, Paris, 2013. Page 307.
44
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
85
Article 129, Code des douanes Algérien, 2002.
45
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Les marchandises peuvent rester en entrepôt pendant une période d'un an, sauf si une
prolongation est accordée par l'administration des douanes. 86 Ce régime permet d’avoir sur le
territoire national des marchandises étrangères et il offre les avantages suivants : 87
Il faciliter les négociations ;
Il favorise l'activité des entreprises nationales fournissant des services liés à
l'entrepôt, tels que les services bancaires, d'assurance et de transport ;
Il permet d'acheter des produits en grandes quantités au meilleur moment et à
moindre coût.
Il existe trois catégories d'entrepôts des douanes : l'entrepôt public, l'entrepôt privé et
l'entrepôt industriel.
[Link] Entrepôt public
L'entrepôt public est un espace ouvert à tous les utilisateurs où ils peuvent stocker des
marchandises de toutes sortes, à l'exception de celles qui sont spécifiquement exclues selon
l'article 116 du code des douanes. Il peut être créé par toute personne physique ou morale
établie dans le territoire douanier, dont l'activité principale ou accessoire concerne les services
de stockage, de transport et de manutention des marchandises.88
Toute personne ayant le droit de disposer des marchandises dans un entrepôt public est
autorisée à les inspecter, à prélever des échantillons conformément aux règles établies par
l'administration des douanes, ainsi qu'à effectuer les opérations nécessaires pour les conserver.
Une fois autorisées par l'administration des douanes, les marchandises entreposées
peuvent subir des manipulations courantes visant à améliorer leur présentation, leur qualité
marchande ou à les préparer pour le transport. Cela peut inclure la division ou la réunion de
colis, le tri, l'assortiment des marchandises et le changement d'emballage. Toutes ces
opérations sont réalisées sous le contrôle de l'administration des douanes.89
86
Article 132 et 133 du code des douanes.
87
ELSEVIER MASSON DELMAS, « Douane et exportation, guide pratique des procédures douanières », Direction
générale des douanes et produits indirectes, Collection française, Paris, 1987, page 132.
88
Idem.
89
Article 139, 140, 146, Code des douanes Algérien, 2002.
46
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
[Link] L’entrepôt privé
L'entrepôt privé est un espace réservé à l'usage exclusif d'une personne physique ou
morale afin d'y stocker des marchandises liées à son activité, en attendant de leur attribuer un
autre régime douanier autorisé. L'entrepôt privé est considéré comme spécial lorsqu'il est
destiné au stockage de marchandises nécessitant des installations spécifiques pour leur
conservation.90
L’entrepôt privé est autorisé par décision du directeur général des douanes après avoir
accompli des formalités telle qu’une demande d’autorisation d’un entrepôt privé, par ailleurs,
la mise en exploitation de l’entrepôt privé est subordonnée à la souscription par l’entreposeur
d’une soumission générale, d’une caution ou d’une garantie. Durant leur séjour en entrepôt
privé, les marchandises peuvent être recensées par les agents des douanes. Pour attribuer un
autre régime douanier aux marchandises, il est nécessaire de déposer une déclaration détaillée.
Enfin, il est interdit de céder des marchandises stockées dans un entrepôt privé.
Cependant, des cessions entre entrepôts sont autorisées lorsque les acquéreurs bénéficient d'un
avantage fiscal, tel qu'une suspension des droits et taxes.91
[Link] Entrepôt industriel
L’entrepôt industriel est un établissement placé sous le contrôle de l’administration des
douanes, où les entreprises sont autorisées à procéder à la mise en œuvre de marchandises
destinées à la production pour l’exportation, en suspension des droits et taxes.92
Le régime de l'entrepôt industriel est accordé par décision du directeur général des
douanes, sur recommandation favorable du ministre compétent. Les marchandises importées
sous ce régime, ainsi que les produits résultant de leur transformation, ne peuvent être cédés
pendant leur séjour dans l'entrepôt. La cession ne peut avoir lieu qu'après un changement de
régime douanier permettant cette opération commerciale.93
90
Article 154 du code des douanes.
91
Article 156 Code des douanes Algérien, 2002
92
Article 160 du code des douanes.
93
Article 162, 163, Code des douanes Algérien, 2002.
47
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Ce régime présente un double intérêt :94
Sur le plan administratif, l'entrepôt industriel remplit deux fonctions, à savoir le stockage
et la transformation des marchandises.
Sur le plan économique, l'entrepôt industriel permet à son utilisateur de réagir aux
fluctuations de l'offre et de la demande sur les marchés nationaux et internationaux, tout
en bénéficiant de la suspension des droits et taxes à l'importation.
2.4.4 Le régime d’usine exercée
Ce système confère aux unités économiques à caractère industriel un avantage tarifaire
ou fiscal. Considérant l'entreprise sous le principe de la mise en œuvre du système d'usine,
elle effectue les opérations suivantes :
• Le traitement ou raffinage de pétrole brut ou d'huile minérale, de gaz de pétrole et
d'autres hydrocarbures gazeux pour obtenir des produits pétroliers qui seront soumis à la
taxe intérieure de consommation et à toutes autres taxes.
• La production de pétrole et de produits similaires est soumise à la taxe intérieure de
consommation et à toutes autres taxes ou redevances.
• La fabrication de produits chimiques dérivés du pétrole et de produits similaires.
2.4.5 Le réapprovisionnement en franchise
Ce régime douanier permet d’importer, en exonération totale ou partielle (franchise) des
droits et taxes à l’importation, les marchandises équivalentes par leurs espèces, leurs qualités
ou leurs caractéristiques techniques à celles qui sont prises sur le marché intérieur et qui ont
été utilisées pour obtenir des produits préalablement exportés à titre définitif 95.
Le bénéfice du régime du réapprovisionnent en franchise est réservé :
Aux fabricants, aux exportateurs et propriétaires des produits exportés, établis sur le
territoire douanier ;
Aux matières premières, aux produits semi finis, aux parties et pièces détachées
équivalentes à celles qui, sans avoir été transformées, ont été néanmoins incorporées
dans les produits exportés.
94
KSOURI IDIR, op cit, Page 237.
95
Article 186 du code des douanes.
48
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
2.4.6 L’admission temporaire :
La procédure d'admission temporaire concerne l'introduction temporaire de
marchandises non communautaires dans le territoire douanier, avec une exonération totale ou
partielle des droits et taxes d'importation. Cette admission temporaire est autorisée dans le but
de les utiliser temporairement à diverses fins telles que des présentations lors de foires, des
travaux spécifiques, ou pour une durée de séjour autorisée (maximum de 24 mois).
À la fin de cette période, les marchandises doivent être réexportées dans leur état
d'origine. Les marchandises bénéficiant d'une exonération totale des droits et taxes sont
principalement les équipements destinés à être exposés, les matériels pédagogiques, éducatifs
et scientifiques, ainsi que les marchandises importées à des fins d'essai.96
2.4.7 L’exportation temporaire :
C’est un régime douanier qui permet d’exporter temporairement des marchandises qui
se trouvent sur le territoire douanier en vue d’une prestation, d’un emploi, d’une ouvraison,
d’une transformation, d’une réparation ou d’une exposition dans une foire ou autre
manifestation analogue.97
Le régime douanier qui permet l’exportation temporaire, sans application des mesures
de prohibitions à caractère économique et dans un but défini, de marchandises destinées à être
réimportées, dans un délai déterminé :
Soit en l’état, sans avoir subi de modification, exception faite, de leur dépréciation
normale par suite de l’usage qui en est fait ;
Soit dans le cadre du perfectionnement passif, après avoir subi une transformation,
une ouvraison, un complément de main-d’œuvre ou une réparation.
La personne qui exporte temporairement les marchandises, doit déposer une demande
préalable auprès de l’administration des douanes, précisant la nature de l’usage, de
l’ouvraison ou de la transformation que ces marchandises doivent subir à l’étranger.
96
CORINNE PASCO-BERHO, « commerce international » 4éme édition, Edition Dunod, paris, 2002, page 96.
97
Article 193 du code des douanes.
49
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
2.4.8 Le régime des magasins centraux d’approvisionnement
Ce régime permet le stockage, sous surveillance douanière et en suspension des droits
et taxes, des marchandises appartenant à des fournisseurs étrangers liés à un opérateur public
national par contrat de création de magasins d’approvisionnement. Le délai de séjour des
marchandises est fixé de deux ans renouvelables.
2.5 La classification des régimes douaniers
On peut distinguer cinq types de régimes douaniers à savoir les régimes généraux, les
régimes d'attente de dédouanement, les régimes non commerciaux, les régimes simplifiés ou
les procédures de dédouanement simplifiées et les régimes économiques.
2.5.1 Les régimes généraux
Les régimes généraux désignent généralement les importations et les exportations
définitives (D10, D11). L'un des principaux objectifs de la déclaration en douane est
d'attribuer à la marchandise une situation juridique spécifique selon le droit douanier. Ainsi,
dans la plupart des cas, il s'agit d'une situation juridique relativement simple correspondant à
ce que l'on appelle communément "les régimes généraux", à savoir la mise à la consommation
et l'exportation en simple sortie.
2.5.2 Les régimes en attente de dédouanement
Ils se réfèrent aux procédures de stockage temporaire, telles que magasin aires du
dépôt temporaire (MADT), les ports secs et les dépôts d'office. Ces procédures sont régies par
des documents tels que le manifeste, la déclaration simplifiée du transit routier DSTR et le
bulletin de dépôt, etc.
2.5.3 Les régimes non commerciaux
Ils concernent exclusivement les opérations effectuées par des particuliers. Par
exemple, le dédouanement d'un véhicule par un particulier ou le dédouanement de
marchandises ou d'effets personnels non commerciaux par des voyageurs séjournant
temporairement sur le territoire national.98
98
Document interne de la douane élaboré par l’inspecteur principale des contentieux, inspection divisionnaire
des douanes (FRET).
50
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
2.5.4 Les régimes simplifiés ou les procédures de dédouanement simplifiées
Ils désignent les facilitations douanières qui visent à simplifier les procédures afin
d'accélérer les échanges internationaux. Par exemple, le carnet d’admission temporaire (ATA)
permet aux échantillons commerciaux destinés à être utilisés à l'étranger lors de foires ou
d'expositions internationales de bénéficier de facilitations spécifiques.
2.5.5 Les régimes économiques
Ils définissent le statut juridique des marchandises après leur dédouanement. Ces
régimes déterminent si les droits et/ou taxes doivent être acquittés, ainsi que la nécessité de
contrôles sur le commerce extérieur.
51
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Section 03 : Les procédures de dédouanement
L’objet de cette section est de présenter les trois phases essentielles à la procédure de
dédouanement qui sont : le pré-dédouanement, le dédouanement et le post-dédouanement :
3.1 Le pré-dédouanement
Il s’agit de la première étape du processus administratif des douanes, où l'importateur
est chargé de constituer un dossier comprenant divers documents administratifs. Les
documents requis dans cette étape seront présentes dans ce qui suit :
3.1.1 Le connaissement endossé
Le connaissement est un document essentiel dans le commerce international,
principalement utilisé dans le transport maritime. Il remplit à la fois la fonction de titre de
transport et de représentation de la marchandise.99
En outre, il joue un rôle de titre de propriété, ce qui signifie que seule la personne qui
le présente peut prendre possession de la marchandise. Un connaissement est dit "endossé"
lorsqu'il est émis à l'ordre d'une personne spécifique. L'endossement est le processus par
lequel la banque domiciliaire autorise la livraison de la marchandise au bénéficiaire. Cela
implique l'apposition d'un cachet spécial à l'arrière du connaissement, comportant la signature
du responsable concerné, la date et d'autres informations pertinentes. L'endossement
représente l'engagement de la banque à payer le montant dû sous sa responsabilité.
3.1.2 Le registre de commerce
Le registre de commerce est un registre public géré par le Centre National du Registre
du Commerce (CNRC), qui relève du Ministère du Commerce. Il est destiné à enregistrer
toutes les informations relatives aux entreprises commerciales opérant sur le territoire
national. Il est aussi doté d’un numéro unique qui sert à identifier l’entreprise auprès des
organismes publics et privés.
La tenue d'un registre de commerce est obligatoire pour toute entreprise exerçant une
activité commerciale. Les informations enregistrées dans le registre de commerce
comprennent généralement :
99
MONOD DIDIER-PIERRE, op cit, page 226.
52
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Les informations d'identification de l'entreprise : raison sociale, forme juridique, adresse
du siège social, numéro d'identification fiscale, etc.
Les informations sur les dirigeants et les associés : noms, adresses, nationalité, etc.
Les activités commerciales réalisées par l'entreprise : description des produits ou services
proposés, secteur d'activité, etc.
Les éventuelles succursales ou filiales de l'entreprise.
Les informations financières : capital social, chiffre d'affaires, résultats financiers, etc.
Les éventuelles modifications statutaires de l'entreprise : changement de dirigeants, transfert
de siège social, augmentation ou diminution du capital, etc.
3.1.3 L'immatriculation fiscale
Il s’agit d’un enregistrement délivré par la direction générale des impôts qui contient
des informations telles que
• Le sigle (abréviation) de l'entité ;
• Le numéro d'immatriculation fiscale ;
• La durée de validité de la carte fiscale.
3.1.4 La liste de colisage
C’est un document qui répertorie les caractéristiques des différents articles inclus dans
un envoi. Elle mentionne des détails tels que le poids, la marque, le nombre d'articles, ainsi
que la facture des marchandises.
3.1.5 Le certificat d'analyse
Lorsqu'il s'agit d'accomplir les formalités douanières, les services compétents tels que
la direction des contrôles et des prix, les services phytosanitaires et vétérinaires doivent
effectuer des prélèvements d'échantillons afin que le laboratoire puisse identifier les éléments
nécessaires pour déterminer la nature des marchandises déclarées et établir l'identité des
produits soumises au régime douanier économique100. Ces prélèvements ont plusieurs
objectifs:
-Faire analyser les échantillons par un laboratoire afin de déterminer l'espèce de la
marchandise déclarée.
100
LEGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, op cit, page 65.
53
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
-Établir l'identité des matières premières qui sont soumises au régime économique en
douane, par rapport au produit transformé présenté à l'exportation ou à l’importation.
-Vérifier la conformité du produit déclaré aux législations spécifiques, telles que la
répression des fraudes, les contrôles sanitaires et phytosanitaires, avant l'exportation ou
l’importation.
Pour attester de la conformité des produits, il existe différents types de certificats
d'analyse délivrés par des laboratoires et des organismes compétents, notamment :
- Le certificat d'analyse de la Direction des Contrôles et des Prix (DCD).
- Le certificat d'analyse du contrôle vétérinaire.
- Le certificat d'analyse du contrôle phytosanitaire.
3.1.6 La police d'assurance
Il s’agit d’un contrat dans lequel l'assureur s'engage à indemniser les pertes et les
dommages subis par les marchandises au cours du voyage, en contre partie du paiement par
l’assuré d’une certaine prime. Cette police peut couvrir un seul voyage (police au voyage) ou
une série de voyages pour une durée déterminée (police flottante ou police d'abonnement) 101.
Les risques généralement couverts par la police d'assurance comprennent les accidents
survenus lors du transport (naufrage, accident routier, etc.), les dommages causés aux
marchandises (vol, perte, etc.) et les opérations de manutention102.
3.2 Le dédouanement des marchandises
Toutes les marchandises importées doivent être déclarées en douane conformément au
code des douanes. Cette déclaration se déroule en deux étapes :
La déclaration sommaire (générale) qui est faite pour fournir des informations générales
sur les marchandises importées.
La déclaration détaillée qui fournit des informations spécifiques sur les marchandises.
101
TALBI NABILA, « les opérations du commerce extérieure », mémoire de master, école supérieure, Alger,
2005, page 18. Repris par HIKEM MYMIA, HOUACINE MERIEM, « Le commerce Extérieur en Algérie pour la
période 2010-2017: Cas du CPA de Tizi-Ouzou », mémoire de master, Economie monétaire et bancaire,
UMMTO, 2017/2018, page 26.
102
HIKEM MYMIA, HOUACINE MERIEM, op cit, page 26.
54
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
3.2.1 La déclaration sommaire
Dans cette déclaration on peut trouver deux opérations qui sont
[Link] La conduite en douane des marchandises
La conduite en douane se réfère à l'obligation de transporter les marchandises, à
importer ou à exporter vers le bureau de douane le plus proche de la frontière douanière. Cette
obligation prend effet dès que les marchandises franchissent la limite du territoire douanier
lors de l'importation. Pour se conformer à cette obligation, le transporteur doit suivre
l'itinéraire légal spécifiquement prévu à cet effet. Il est important de souligner que cette
formalité est obligatoire pour toutes les marchandises, même si elles sont exemptées des
droits et taxes.
L'objectif principal de cette opération est de contrôler et de canaliser les flux de
marchandises à travers le passage obligatoire par un bureau de douane, afin de prévenir les
pratiques frauduleuses liées à l'introduction de marchandises importées sur le marché national.
Lors de l'importation, c'est le transporteur des marchandises (tel que le capitaine d'un
navire, le commandant de bord d'un avion ou le conducteur d'un véhicule de transport) qui est
tenu responsable de la conduite en douane.
Cette opération nécessite la présentation du document de transport spécifique a chaque
mode de transport.103
A. Le transport maritime
Le connaissement maritime (BL) bill of ladin, est un document essentiel à travers le
quel, le capitaine d’un navire, ou son agent, reconnait avoir reçu les marchandises qui sont
mentionnées et s’engage à les transporter aux conditions convenues et à les délivrer à
destination conformément aux instructions reçues moyennant le paiement des frais de
transport.104
B. Le transport aérien
Le document utilisé dans le transport aérien est la lettre de transport aérien (LTA) Air.
Waybill. Cette dernière est émise par l’agent de la compagnie aérienne. S’il s’agit d’un envoi
en groupage la « house Air Way Bill » est établie par le groupeur du fret aérien. Elle est
ensuite
55
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
103
LEGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, op cit, page 16.
104
BOUDINOT ANDRE ET FRABOT JEAN-CLAUDE, « Techniques et pratiques bancaires », 4éme édition, édition
Dunod, Paris, 1974, page 38.
56
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
signée par la compagnie aérienne et remise au chargeur avant l’embarquement effectif de la
marchandise.105
C. Le transport routier
La lettre de transport routier LTR truck waybill, est le document utilisé dans le
transport routier est aussi appelée la Contrat de transport de Marchandise par Route (CMR).
Ce document atteste de la prise en charge des marchandises en bon état si elle est nette de
réserve, et de l’expédition dès la signature par le transporteur106.
D. Le transport ferroviaire
Le document utilisé dans le transport ferroviaire est la lettre de voiture internationale
(LVI) rail way bill. Ce document est établi par l’expéditeur et la compagnie de chemin de fer.
Il y a contrat de transport dès l’instant où la compagnie a accepté de transporter la
marchandise.107
[Link] La mise en douane des marchandises
Cette opération consiste à placer les produits dans une zone douanière en vue
d'effectuer les formalités de dédouanement. Une fois que ces formalités ont été remplies et en
attendant d'attribuer un régime douanier aux marchandises, ces dernières sont placées sous le
régime de magasin d'aires de dépôt temporaire (MADT) ou de port sec108.
Le MADT est un régime spécifique qui vise à garantir le statut juridique des
marchandises pendant la période d'attente de dédouanement. Lorsque les marchandises
entrent dans le MADT, la responsabilité est transférée du transporteur à l'exploitant du MADT
ou du port sec.
Afin d'éviter la saturation des zones douanières la durée de séjour des marchandises en
magasin ou sur une aire de dépôt temporaire est limitée à vingt et un (21) jours (article 71 du
code des douanes), ces délais visent à éviter l’engorgement des enceintes douanières qui sont
destinées au dédouanement et non au stockage. Passé ce délai, les marchandises sont
conduites à un lieu désigné par l’administration des douanes pour être constituées sous le
régime du dépôt
105
KOLB FRONCOIS, « La logistique approvisionnement production distribution », Edition Entreprise moderne,
paris, 1972, page 89.
106
BESSA ADEL, « processus d’une opération d’importation », mémoire de master, école ESIG, 2008/2009, page
27.
107
KOLB FRONCOIS, op cit, page 87.
57
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
108
Article 739 du code maritime.
58
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
en douane109. Les marchandises sous surveillance110 douanière relèvent dès lors de la
responsabilité de leur propriétaire.
3.2.2 La déclaration en détail (DED)
La déclaration en détail concerne toutes les marchandises importées et nécessite
l’établissement de la DED, recevabilité et enregistrement de la DED.
[Link] L’établissement de la DED
Le déclarant en douane, qui peut être le propriétaire de la marchandise, le
commissionnaire en douane ou le transporteur, doit signer et déposer cette déclaration dans un
bureau de douane agréé. Le délai maximum pour effectuer cette déclaration est de 21 jours à
compter de la date d'enregistrement du document autorisant le déchargement ou la circulation
des marchandises111.
La déclaration doit être préparée en cinq exemplaires, à savoir :
- Un exemplaire statistique,
- Un exemplaire banque,
- Un exemplaire douane,
- Un exemplaire déclarant
- Un exemplaire retour.
Ainsi, Le déclarant en douane doit fournir un dossier comprenant :
La facture définitive et tout autre document prévu dans les législations et
réglementations en vigueur que l’administration des douanes est chargée d’appliquer
tel que : le certificat d’origine, certificats phytosanitaires, ….etc.
Le mandat du propriétaire.
La carte NIF, registre de commerce.
Un bordereau de détail des marchandises importées destiné à faciliter la vérification
lorsque les colis déclarés ne sont pas uniformes.
109
Article 74 du code des douanes.
110
Article 207 du code des douanes.
111
BERRI JEAN-CLAUDE TREMEAU HENRI « Le droit douanier », 6éme édition, Edition Economica, paris, 2006,
page 177.
59
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Cette déclaration est valable pour toutes les opérations, quel que soit le régime
douanier assigné aux marchandises
[Link] Recevabilité et enregistrement de la DED
La recevabilité consiste à vérifier si tous les documents obligatoires sont joints à la
déclaration et si celle-ci contient toutes les informations essentielles. Cette vérification est
effectuée par l'agent des douanes chargé de la recevabilité, immédiatement après le dépôt de
la déclaration.112
L'enregistrement quant à lui consiste à attribuer un numéro d'enregistrement à la
déclaration détaillée, soit dans le registre, soit dans le Système d’Informatique et de Gestion
Automatique des Douane (SIGAD), avec un horodatage. Ce processus est effectué par
l'administration douanière dans un délai d'un jour maximum.
Une fois enregistrée, une déclaration ne peut être modifiée que dans les cas suivants :
déclaration anticipée ou annulation de la déclaration.
3.3 Le post-dédouanement
On peut résumer cette opération en cinq étapes essentielles qui sont : la vérification de la
marchandise, la liquidation et le paiement des droits et taxes, l’enlèvement des marchandises,
la réception des marchandises et le stockage.
3.3.1 La vérification de la marchandise
A ce stade, les marchandises sont soumises à un contrôle des marchandises soit sur une
pièce (documentaire), soit sur place (physique), par un inspecteur vérificateur dans un délai
raisonnable afin de s’assurer du bien-fondé des énonciations reprises sur la DED et leur
concordance avec les documents joints113.
3.3.2 La liquidation et le paiement des droits et taxes
Une fois la déclaration admise et les marchandises vérifiées, le déclarant s’acquitte des
droits et taxes dus vis à vis de l’administration des douanes.
La liquidation des droits et taxes dus est faite selon les taux et tarifs en vigueur à la
date d’enregistrement de la déclaration en détail. L’opération de liquidation de la
déclaration en
112
GUYOMAR ABDER MARIN ETIENNE, « Commerce international », Edition Sirey, Paris, 1995, page 135
60
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
113
Article 92 du code des douanes.
61
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
détail consiste pour l’administration douanière à calculer le montant des droits et taxes
exigibles pour cette marchandise.
L’achèvement des opérations de contrôle permet de procéder aux formalités tendant à
assurer le paiement des droits de douane et autres impositions aux quelles sont assujetties les
marchandises qui ont été présentées au dédouanement.
A cet effet, le montant des droits et taxes liquidé est arrondit au Dinar inférieur alors
que le montant des droits et taxes dû à l’administration des douanes se calcule par la formule
suivante :
Le calcul de la valeur en douane :
VD = Valeur de la facture × le taux de change
Le calcul des droits de douane :
DD = VD × Taux de droit de douane (%)
Le calcul de la TVA :
TVA = (VD + DD) × 19%
Le total des droits et taxes à payer :
Total = les droits de douane + le montant de la TVA
Les agents des douanes qui constatent le paiement des droits et taxes sont tenus d’en
délivrer une quittance. Cette dernière est le document par lequel un receveur des douanes
reconnait en sa qualité de créancier, avoir été réglé par son débiteur, et qui est le porteur de
ladite quittance.
Au terme de cette présentation exhaustive des démarches et formalités de
dédouanement, nous pouvons dire que le dédouanement a pour finalité la vérification
essentiellement de la conformité de l’opération du pré-dédouanement pour permettre de
calculer les droits et taxes, une fois la marchandise est admise en douane.
[Link] Disposition générale
Dès l’achèvement des opérations de contrôle et de vérification, il est immédiatement
procédé aux formalités tendant à assurer le paiement des droits et taxes exigibles. Le montant
62
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
des droits et taxes et des pénalités éventuelles à payer est déterminé par les résultats non
contestes de la vérification, le cas échéant, des décisions de la commission nationale de
recours.
S’agissant des déclarations admises conformes sur documents, sans vérification des
marchandises déclarées, le montant des droits et taxes à payer est celui déterminé suivant les
énonciations de la déclaration. Les droits et taxes applicables sont ceux en vigueur un jour de
l’enregistrement de la déclaration en détail.
A cet effet, l’assiette des droits et taxes est calculée sur la valeur en douane des
marchandises alors que les taux des droits et taxes sont applicables conformément au tarif
douanier et aux lois et règlements que l’administration des douanes est chargée d’appliquer.
Le paiement des droits et taxes exigibles et des pénalités éventuelles s’effectuera
auprès de la recette des douanes, par le déclarant ou toute autre personne agissant pour le
compte de ce dernier. Les agents des douanes habilités qui constatent le paiement sont tenus
de délivrer une quittance.
[Link] Modes de paiement des droits et taxes
Le paiement des droits et taxes peut être effectué en numéraires, par chèques
bancaires, postaux, ou par traites.
Le paiement en numéraires
Ce monde de paiement consiste en le versement de la monnaie ayant cours légal,
directement à la caisse du receveur des douanes qui en délivre la quittance et l’autorisation
d’enlèvement des marchandises.
Le paiement par chèques bancaires et postaux
Le paiement par chèque est le moyen privilégié actuellement par les opérateurs
économiques lorsqu’il s’agit de grosses sommes en raison des garanties qu’offre ce moyen.
En revanche, ce moyen de paiement peut présenter des difficultés et des anomalies
quant à sa régularité, c’est la raison pour laquelle le receveur des douanes doit s’assurer la
conformité du chèque remis pour le paiement des droits et taxes avant d’en délivrer la
quittance.
Par ailleurs, la réglementation en vigueur concernant les chèques bancaires et postaux
prévoit la certification du chèque par une institution financière lorsque le montant dépasse
63
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
100.000 DA, ce qui constitue un gage pour l’administration des douanes.
64
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
3.3.3 L’enlèvement des marchandises
C’est un processus qui permet au déclarant de disposer librement des marchandises. Il
n’est autorisé par l’administration des douanes que lorsque les droits et taxes sont payés.
Dans cette étape, le déclarant dispose d’un délai de 15 jours à compter de l’obtention de la
main levée des marchandises pour retirer les marchandises.
Après avoir dépassé la date limite, les marchandises non enlevées sont susceptibles
d’être vendues aux enchères pour permettre au service des douanes de récupérer ses droits et
taxes.
3.3.4 La réception des marchandises
Cette opération désigne l’acte par lequel le destinataire prend possession des
marchandises. Lors de cette réception, on effectue généralement deux types de contrôles.
Le contrôle qualitatif : c’est un jugement porté sur la qualité des
marchandises reçues, plus précisément sur leur capacité à répondre aux besoins de leur
utilisateur. Par conséquent, il est recommandé d’ouvrir tous les emballages afin d’en vérifier
le contenu.
Le contrôle quantitatif : on parle de contrôle quantitatif lorsque les
vérifications des marchandises sont basées sur le comptage des quantités. Ces produits
peuvent être comptés un par un ou en masse, mais dans le dernier cas il aura recours à des
appareils de mesure.
3.3.5 Le stockage
Après la réception des marchandises, ces dernières sont stockées dans l’entrepôt
général en attendant leur utilisation ultérieure. Les conditions de stockage de ces
marchandises dépendent de l’entrepôt (hauteur, surface, la manutention….).
65
Chapitre 2 : Présentation de la douane et de la procédure de dédouanement des
marchandises
Conclusion du chapitre
En conclusion, ce chapitre permet de comprendre les différentes étapes et procédures
associées au dédouanement de la marchandise. Il est essentiel de bien comprendre ces
processus pour s’assurer la conformité aux réglementations douanières et faciliter les
échanges commerciaux internationaux. La connaissance de l’opération des régimes douaniers
économiques et des procédures de dédouanement est un atout majeur pour les opérateurs
économiques et les professionnels du commerce international.
66
Chapitre III
Opération de
dédouanement d’une
importation de pièces de
machines
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Introduction du chapitre
Dans le commerce extérieur, la plupart des opérateurs économiques font appel à des
professionnels appelés « transitaires », pour gérer leurs opérations d'importations et
d'exportations. Ces professionnels sont responsables de la réception et de l'expédition des
marchandises.
Avec l'ouverture du marché algérien, le nombre de bureaux de transit a augmenté, ce
qui a entraîné une augmentation du volume des transactions commerciales avec l'étranger.
Afin de mettre en pratique les concepts développes dans la partie théorique, nous avons
effectué un stage pratique au sein de l'agence "MOHA TRANSIT INTERNATIONAL" à
ALGER, au sein de laquelle nous avons suivi la procédure de dédouanement des
« poinçon supérieur soude et avec gomme, poinçon inferieure soude et avec gomme et la
grille flottant nid d’abeille ».
Dans ce chapitre nous allons, dans un premier temps, présenter l’organisme d’accueil
au sein duquel nous avons effectué notre stage pratique à savoir l'agence "MOHA TRANSIT
INTERNATIONAL" à ALGER.
Nous allons dans un deuxième temps expliquer les différents étapes du dédouanement
d’une opération d’importation de « poinçon supérieur soude et avec gomme, poinçon
inferieure soude et avec gomme et la grille flottant nid d’abeille ».
61
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Section 01 : présentation de l'agence transit « MOHA TRANSIT
INTERNATIONALE»
Située à un emplacement géographique stratégique à proximité du port d’Alger,
l'agence de transit moha transit internationale vise à offrir rapidité et efficacité dans
l'exécution des procédures douanières pour ses clients, qui ne possèdent pas les compétences
spécifiques des transitaires, ce qui va leur permettre un gain de temps et d’agent
considérables.
1.1 Historique de l'agence de transit moha :
L'agence de transit moha, située au 02 Rue Mohamed Belouizdad Alger, a été créée et
agréée par la direction générale des douanes le 20 mars 2005, avec le numéro d'agrément
(05034).
L’organisation de l’agence de transit moha transit internationale sera présentée dans la
figure suivante :
62
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Schéma N° 03: L’organisation de l’agence transit moha transit international
Directeur général
Secrétariat
Comptable /Financier
Chef déclarant en douane
Agent de saisie Agent de visite Déclarant
Source :élabore par nous-même à partir du document interne de l’agence transit moha
transit internationale
L'agence de transit moha transit international à Alger, supervise dix agents travaillant
sous la direction d'un directeur général (commissionnaire agréé en douane). Ces agents sont
chargés de différentes tâches, dont quatre travaillent à des postes fixes à l'intérieur de l'agence
et les autres à des postes qui sont affectés à des missions exercées à l'extérieur de l'agence qui
sont chargés de la remise des documents, la visite des marchandises, etc.
Les rôles de chaque agent dans l'agence de transit moha transit international seront
présentés présentes dans ce qui suit :
63
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
1.2 Directeur général
Le directeur général, qui est également le commissionnaire agréé en douane, assume
personnellement et directement les responsabilités financières, techniques, sociales et morales
de l'agence. Ses diverses tâches peuvent être détaillées comme suit :
Gestion de l'activité du transit et coordination des activités de consignation, de
transport, de manutention, etc.
Réalisation des opérations de transit et de dédouanement dans les meilleures conditions
économiques et de temps.
Constitution et mise à jour d'une documentation relative aux tarifs douaniers et aux
dispositions réglementaires concernant les importations.
Étude détaillée des documents, évaluation de leur conformité et intervention en cas
d'erreur.
1.3 Comptable / Financier
Le responsable de la comptabilité de l'agence est responsable de tous les documents
comptables, fiscaux et financiers. Il élabore et présente le bilan de l'agence et est
l'interlocuteur direct du directeur général.
1.4 Chef Déclarant en douane
Sa mission consiste à accomplir les tâches suivantes :
Établissement des documents de douane conformément à la réglementation en vigueur
pour effectuer le dédouanement dans les meilleures conditions économiques et de
prix.
Établissement de notes détaillées de ventilation des valeurs par position tarifaire, en
origine et en provenance des produits.
Conversion de la valeur en dinar et calcul des taxes douanières.
Suivi des déclarations jusqu'à leur liquidation définitive.
Réception des bons à enlever et vérification des documents notificatifs accompagnant
les déclarations.
Vérification de la nature et du montant des droits et taxes réclamés par la douane.
64
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
1.5 Agent de saisie
Son rôle est de saisir les déclarations en douane à partir de la recette des douanes ou de
son bureau de transit (à distance), en utilisant une base de données informatique appelée
"SIGAD" (système d'information et de gestion automatisée des douanes) mise à la disposition
des transitaires.
1.6 Agent de visite
Le rôle d'un agent de visite est d'accompagner l'inspecteur vérificateur lors des visites
des marchandises importées est de s'assurer que elles sont conformes aux réglementations
douanières.
L'agent examine les documents de déclaration d'importation, y compris les factures,
les listes de colisage et les certificats d'origine. Il convient si toutes les informations requises
sont présentes et si elles correspondent aux marchandises présentées.
1.7 Déclarant en douane
Son rôle consiste à :
Établir des notes détaillées.
Effectuer des visites en douane.
Prévoir les ressources humaines et matérielles nécessaires à la réalisation de telles
opérations (manutentionnaires, équipement, etc.).
Maîtriser la réglementation et les procédures douanières et veille à leurs respectes.
65
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Section 02 : Le dédouanement des marchandises à l’importation de pièces pour
machine « poinçon supérieur et inferieur et la grille flottante »
Pour atteindre notre objectif, nous avons eu un stage pratique,au sein de transitaire «
MOHA TRANSIT INTERNATIONALE » nous avons reçu des explications détaillées sur
l’étude d’un dossier d’importation qui nous a été proposée par notre encadreur le déclarant en
douaneafin de le traiterles étapes dedédouanement des différentes pièces importées.
Dans le but d’expliquer les étapes de dédouanement, nous allons présenter d’une part
les documents que nécessitent cette opération et d’autre part, expliquer les différentes
opérations inhérentes au dédouanement.
A cet effet, l’objectif de cette section est de présenter le processus de dédouanement,
d’une pièce de machine appelée « poinçon supérieur soude et avec gomme, poinçon
inferieure soude et avec gomme et la grille flottant nid d’abeille », au sein d’une agence
transit « MOHA TRANSIT INTERNATIONAL ».
2.1 Présentation de la marchandise importée
SARL ROYAL CERAM est une entreprise spécialisée dans la fabrication de carreaux
de céramique, carrelage, carrelage de sol céramique et dalle de sole.
SARL ROYAL CERAM a importé des pièces pour machine céramique (poinçon
supérieur soude et avec gomme, poinçon inferieure soude et avec gomme et la grille flottant
nid d’abeille) avec une facture commerciale N° 2023/0002 (voir annexe n° 01)établie le
23/01/2023 à paris par le fournisseur T-FRANCE.
Dans le tableau suivant nous allons présenter les caractéristiques de la marchandise importée :
Tableau N° 07 : les caractéristiques de la marchandise importée
Désignations du
position Nombre L’importateur L’exportateur Pays
produit tarifaires de colis d’origine
poinçon supérieur 820730900008 Colis SARL ROYAL T-FRANCE France
poinçon inferieure CERAM
la grille flottant nid 8466919000
d’abeille
Source : élaboré par nous-même à partir des documents fournis par l’agence transit « MOHA TRANSIT
INTERNATIONAL »
66
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Le tableau suivant est une synthèse des principales conditions figurant dans le contrat
d'importation signé entre l'importateur algérien et l'exportateur français.
Tableau N° 08 : synthèse des principales conditions figurant dans le contrat d'importation
signé entre l'importateur algérien et l'exportateur français.
Date de Date Incoterms Mode de Poids Mode de Prix PTFN
chargement d’arrive transport brut (KG) paiement (EUR)
05/02/2023 06/02/2023 FOB maritime 6694 Remise 82428.7800
documentaire par
le paiement a vue
Source : élaboré par nous- même à partir des documents fournis par l’agence transit « MOHA
TRANSIT INTERNATIONAL »
Cette opération a été traitée selon un régime 1025 qui correspond un accord
d’association entre l’Algérie et l’Union Européenne à fin de bénéficier de l’exonération des
droits et taxes.
2.2 La récupération des documents
L’exportateur ou le fournisseur (T-France) envoie des documents par sa banque
remettante (CREDIT INDUSTRIEL ET COMMERCIAL) à l’importateur (SARL ROYAL
CERAM) et ce dernier va les récupérer auprès de la banque présentatrice (GULF BANK
ALGERIE). Et les dépose au niveau de l’agence transit « MOHA TRANSIT
INTERNATIONAL ».
Lors de l'importation, le transporteur ou l'armateur, en tant qu'affréteur, communique
au représentant désigné (agent) les informations et les documents relatifs au navire et à sa
cargaison (nom, type, caractéristiques du navire, désignation et quantité des marchandises)
appelés "SKYVIEW".
Une fois que le navire arrive et accoste au quai, et que les différentes cargaisons sont
débarquées, l'agent consignataire informe le transitaire (commissionnaire en douane) de
l'arrivée de sa marchandise par le biais d'un "Avis d'arrivée" (voir annexe n°02). Cela permet
au commissionnaire en douane de récupérer les documents qui seront présentés comme suit.
67
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
2.2.1 Registre de commerce (RC)
Le registre de commerce (voir annexe n°03) est une 'immatriculation des personnes
physiques, qui vise à enregistrer l'immatriculation des individus qui ont la qualité de
commerçant ou de personne morale commerciale. Ce registre est délivré par le centre du
registre de commerce. Ce document contient des informations concernant la société à
responsabilité limitée (SARL) importatrice, telles que :
- Le code des marchandises importées, lié au code enregistré dans le registre de
commerce;
- Le secteur d'activité de l'entreprise : production de marchandise
- Le montant du capital social (102 000 000,00 DZD)
- Le nom du gérant et sont associés ;
- Date de début d’activité : 04/03/2011
2.2.2 Carte d'identification fiscale (NIF)
Carte d'identification fiscale (voir annexe n°04) et un document administratif délivré
par la direction générale des impôts, qui a pour but de recevoir l'immatriculation fiscale des
personnes enregistrées auprès des services fiscaux. Elle comporte un numéro
d'immatriculation fiscale composé de 15 chiffres (001105022428105), ainsi que
l'identification de l'opérateur économique.
2.2.3 Facture commerciale domiciliée
Facture commerciale domiciliée (voir annexe n°01) est un document officiel qui
confirme un achat effectué à l'étranger. Le paiement est effectué de banque à banque (par
domiciliation bancaire). Cette facture indique les détails de l'achat, tels que la nature du
produit, la quantité, le poids, le prix unitaire, et le montant total de la facture qui est exprimé
en Euro (EUR). L'incoterm utilisé dans ce cas est le FOB (free on board).
2.2.4 Connaissement (B/L)
Connaissement (voir annexe n°05) est le document de base dans le transport
maritime, car c’est une preuve du contrat de transport conclu entre la SARL ROYAL
CYRAM et la compagnie maritime d’affrètement – compagnie générale maritime CMA
CGM. Le connaissement est établi par la compagnie maritime au port d’embarquement dans
lequel il mentionne :
68
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Le nom de l’importateur : (SARL ROYAL CERAM)
Le numéro de BL : MRS0915007
Les caractéristiques de la marchandise
Le nombre conteneur : 1 conteneur (8 Cases)
Le numéro des conteneurs : (GLDU5336869)
Le nom du navire : SKYVIEW
Le port d’embarquement : MARSEILLE
Le port de débarquement : ALGER
Le poids : 6694.00 KG
2.2.5 Certificat d'origine
Certificat d'origine (voir annexe n° 06) est une sorte de carte nationale de cette
marchandise car il identifie son origine (France), il certifie que le produit «poinçon supérieur
soude et avec gomme, poinçon inferieure soude et avec gomme et grille flottant nid d’abeille»
importé est de fabrication française.
2.2.6 Certificat de conformité
Certificat de conformité (voir annexe n°07) est un document établi par le fournisseur
dont l’objectif est d’affirmer la conformité de la marchandise et de les certifier par
l’Organisation Internationale des Normalisation (ISO) et la communauté européenne.
Ce document contient :
- l’exportateur est son adresse ;
- Le type de marchandise importée ;
- Le numéro de facture : 2023-0002
2.2.7 Liste de colisage
La liste de colisage (voir annexe n°08) est rédigée par l’expéditeur. Ce document
permet au destinataire à la douane et au transporteur de connaître de manière très précise le
contenu de chaque colis. Le contenu de ce document du produit importé se résume comme
suit :
- Le nom ou le siège social de fournisseur (T FRANCE SAS) ;
- Le nom ou le siège social de l’importateur (SARL ROYAL CERAM) :
- La référence de la facture commerciale ; (TF2023/0002)
69
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
- La nature du produit ; (poinçon supérieur et inferieure et la grille flottante)
- Le nombre de sacs ; (08 Caisses)
- Le poids : poids net (6068,00 KG), poids brut (6694,00 KG)
2.2.8 Le certificat de circulation des marchandises (EUR1)
Le certificat de circulation des marchandises (EUR1) (voir annexe n°14), autorise la
circulation de la marchandise importée de la France vers l’Algérie. Ce document est délivré
par les pays avec lesquels l’Algérie a signé des accords commerciaux.
2.2.9 Déclaration d’exportation EX A
La déclaration d’exportation EX A (voir annexe n°15) est un formulaire utilisé dans
le cadre des procédures douanières pour les marchandises destinées à l'exportation hors de
l'Union européenne (UE). Il est aussi utilisé pour prouver que les marchandises ont été
dédouanées et qu'elles peuvent quitter le territoire douanier de l'UE.
2.2.10 Les factures de prestation
Les honoraires des prestataires de service seront présentés dans ce qui suit :
[Link] La prestation de consignataire CMA /CGM
Au moment de l’échange, le transitaire remet un connaissement original au
consignataire en contrepartie de la délivrance d’un bon à délivrer. Ce dossier contient les
documents suivants :
- L’original et une copie de chèque bancaire délivré à l’ordre du consignataire qui porte
le montant indiqué dans l’avis d’arrivée ;
- Chèque de caution ;
- Une copie de l’avis d’arrivée (voir annexe n°02) ;
- Connaissement original (voir annexe n°05) ;
- Une copie de mandat ;
Après le paiement du montant, le consignataire atteste de ce règlement par une facture
(voir annexe n°09) et établit un bon à délivrer (voir annexe n°10) qui est un document
nécessaire pour les formalités d’enlèvement, car il constitue une preuve que l’opération
économique est en règle avec la compagnie maritime (CMA CGM). Le transitaire récupère le
chèque de caution ou bien l’avance surestarie (voir annexe n° 11) sur le conteneur qu’il va
70
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
déposer auprès de la CMA CGM, une fois le paiement des frais figurant sur l’avis d’arrivée
sont effectués.
2.3 La préparation, saisie et dépôt de la déclaration en douane
2.3.1 La préparation de la déclaration en douane
La déclaration en douane consiste à remplir un document juridique dans lequel le
déclarant précise le régime douanier (l'espèce tarifaire) qui sera attribué à la marchandise. Ce
document fournit toutes les informations nécessaires pour identifier la marchandise déclarée
et appliquer les droits et taxes correspondants.
Dans le cas de l'agence MOHA TRANSIT INTERNATIONAL, le déclarant
mentionne le classement tarifaire du produit importé, de la marchandise « Poinçon supérieur
et inferieur » sous la position tarifaire ([Link].00) et «Grille flottante nid d’abeille », la
sous position tarifaire ([Link].00), sous le régime "1025".
Il est très important pour le déclarant de trouver la bonne position tarifaire de la
marchandise déclarée car toute mauvaise classification de la marchandise peut engendrer un
contentieux pour fausse déclaration d’espèce sanctionnée en conséquence par le paiement
d’une amende.
Les droits et taxes appliqués à la marchandise se font automatiquement par le système
SIGAD, suivant la position tarifaire et la loi douanière applicable. Plus précisément,
l’opération de calcul des droits et taxes sera effectuée à la fin de la saisie de la déclaration en
détail systématiquement par le SIGAD Cela indique un droit de douane de 0 % et une taxe sur
la valeur ajoutée (TVA) de 19% qui s'applique à ce produit. Pour cela, le déclarant procède à
l'établissement d'une grille de saisie.
2.3.2 L'établissement de la grille de saisie
La grille de saisie (voir annexe n°12) après avoir classé le produit en fonction de sa
catégorie tarifaire, le déclarant procède à la création de la grille de saisie, une étape essentielle
qui contient des informations détaillées sur l'opération. La grille de saisie est divisée en deux
parties : la partie fixe et la partie variable.
La partie fixe comprend les informations suivantes :
- le nom ou le siège social : SARL ROYAL CERAM ;
- La date et le numéro d'agrément : 20/03/2005, N° 05034 ;
71
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
- Registre de commerce et la date ; 05/00-0224281011 du 19/03/2018
- Adresse ; Ouled Mazwar Commune Houled Fadel BATNA
- Type d’opération : importation pour mise à la consommation.
- Cod fiscal : 001105022428105
Le code et le libellé du régime : 1025 ;
Code postal : 05000
Le nombre d'articles : 10 ;
Le mode de paiement de l'opérateur : paiement cash ;
L'identité de l'importateur et du fournisseur; T-France / France
Type de dédouanement ; Global
Le mode de contrat : FOB ;
Le mode de financement : cash ;
Le type d'opération : Fonctionnement ;
La relation acheteur/vendeur : indépendance totale ;
Pays de production ; France (532)
L'identification des marchandises, comprenant les éléments suivants :
- La marque de la marchandise : poinçon supérieur soude et avec gomme, poinçon
inferieure soude et avec gomme et la grille flottant nid d’abeille;
- La domiciliation bancaire : 2023/1/10/00140 EUR ;
- Le nombre de colis : 08 ;
- Le numéro de gros : 2023 ;
- Gros ; 246
- Article ; 176
- Le poids net : 6 068,00 ;
- Le poids brut : 6 694,00 ;
Le mode de transport et le numéro d'enregistrement des marchandises :
- Le type de manifeste : maritime ;
- Le bureau de douane : 10 ;
Le coût facturé :
- Le prix total facturé net (PTFN) : 82 428,78 EUR ;
- Autres frais : 2 571,22 EUR ;
- Le fret : 900,00EUR.
La partie variable comprend les informations suivantes :
72
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
l'origine du produit/code pays : 532 (France)
Les documents joints, codifiés comme suit :
• 610 : facture domiciliée ;
• 620 : une copie du registre de commerce ;
• 648 : une copie du connaissement ;
• 650 : avis d’arrive ;
• 655 : une copie de la carte d'immatriculation fiscale ;
• 667 : certificat de circulation de marchandise (EUR1).
Par ailleurs, on trouve des informations concernant la marchandise à savoir sa
désignation commerciale, sa position tarifaire, son prix unitaire, la quantité, et son poids
net, qui seront présentés dans le tableau suivant :
73
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Le tableau N° 09: La partie variable de la grille de saisie
informations La sous- Désignation Le prix Unité de La Le poids La quantité
sur m/ses Position commerciale unitaire facturation quantité net complémenta
tarifaire EUR facturée (KG) ire
Les articles
01 82.07.30. poinçon supérieur 1 047,62 U 12.00 1145,00 12.00
90.00 30×90 soudé et avec
gomme réf 1257/3083
02 82.07.30. poinçon inferieur 596,62 U 30.00 1283,00 30.00
90.00 25×75 soudé et avec
gomme réf 2929-
A1/3083/3076
03 82.07.30. poinçon inferieur 585,55 U 8.00 340,00 8.00
90.00 30×60soudé et avec
gomme réf 3077
04 82.07.30. poinçon supérieur 960,40 U 12.00 632,00 12.00
90.00 30×60 avec système
isostatique
05 82.07.30. poinçon inferieur 475,30 U 18.00 1241,00 18.00
90.00 30×60 soudé et avec
gomme lis / biseauté
06 82.07.30. poinçon inferieur 3606,40 U 2.00 248,00 2.00
90.00 30×60 soudé et avec
gomme réf 3078-A
07 82.07.30. poinçon inferieur 1842,40 U 3.00 530,00 3.00
90.00 30×60 soudé et avec
gomme lis
08 82.07.30. poinçon inferieur 2312,80 U 2.00 248,00 2.00
90.00 30×60 soudé et avec
système isostatique
09 82.07.30. poinçon inferieur 622,177 U 8.00 355,00 8.00
90.00 30×60 soudé et avec 5
gomme réf 2217-A3
10 84.66.91. Grille flottante nid 4851,00 U 1.00 46,00 1.00
90.00 d’abeille 60×120
Source :élaboré par nous-même à partir de l’annexe n°12
74
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Le déclarant saisit et valide la déclaration en douane dans le SIGAD (système
d'information et de gestion automatisée des douanes). Le système procède ensuite à la
sélection et oriente automatiquement la déclaration vers l'un des trois circuits de
dédouanement (vert, orange, rouge) et désigne l’inspecteur vérificateur de cette opération.
Une fois que le circuit et l’inspecteur de vérification est désigné, le déclarant imprime
la déclaration qui sera signée et revêtue du cachet de transitaire pour la transmettre aux
services des douanes. A cet effet, cette déclaration est appelée déclaration douanière, porte
toutes les énonciations dans la note en détail, la date de validation, le numéro de la
déclaration, le circuit et l’inspecteur de vérification. (Voir annexe n° 13).
2.3.3 Le dépôt de la déclaration en douane
Dans cette étape, le déclarant doit déposer la déclaration douanière dans un bureau de
douane (recevabilité) accompagnée du dossier complet de la marchandise importée. Les
documents joints sont les suivants :
L’original du facteur d’achat domicilié (voir l’annexe n°01) ;
Une copie de certificat d’origine (voir l’annexe n°06) ;
Une copie de registre de commerce (voir l’annexe n°03);
La grille de saisie (note en détails) (voir l’annexe n°12) ;
Une copie de connaissement (voir l’annexe n° 05) ;
Une copie de la carte d’immatriculation fiscale (voir l’annexe n° 04);
L’original du Certificat De Circulationl’EUR1 (voir annexe n°14) ;
Une copie d’une déclaration d’exportation d’EX 1(voir l’annexe n° 15) ;
2.4 Le circuit de dédouanement
Une fois le dossier de dédouanement est complet, il sera aux différents services
desdouanes d’Alger, pour permettre un bon déroulement de cette procédure selon l’ordre
chronologique suivant :
2.4.1 La recevabilité de la déclaration
Une fois toutes les énonciations nécessaires confirmées, la déclaration sera enregistrée
par le déclarant qui possède tous les documents demandés par l’administration des douanes
pour le dédouanement de la marchandise. L’agent de la recevabilité doit s’assurer que toutes
les indications nécessaires ont été fournies dans le cadre de la déclaration ainsi que les
75
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
documents nécessaires qui y sont annexés. Ces derniers doivent être complets et réguliers
dans la forme, Après la validation de la déclaration en détail, un numéro d’enregistrement
sera donné par le SIGAD, ainsi que, l’heure et la date d’enregistrement. Dans notre cas ces
critères sont comme suit :
Le numéro d’enregistrement de la déclaration : 2023/010548
La date et l’heure : 23/02/2023 à 15 :07
Code- bureau : 10, ALGER PORT
A l’issue de cette opérations; le déclarant établit la déclaration en détail en quatre
exemplaires de couleurs différentes, avec l’apposition de son cachet et de sa signature. Les
exemplaires sont les suivants:
1- L’exemplaire décantant (vert/bleu)
2- L’exemplaire douane (blanc)
3- L’exemplaire Banque (jaune)
4- L’exemplaire retour (rose)
Le déclarant, doit aussi enregistrer le numéro et la date de validation et le numéro du
déclarant sur un registre spécial. Ensuite, la déclaration passe à la cotation automatique par le
SIGAD pour affecter le dossier à un inspecteur vérificateur liquidateur. Après l’établissement
et le dépôt de la déclaration par le déclarant, les agences du service de recevabilité procède au
contrôle formel de la déclaration
Ce contrôle permet la vérification de l’existence des documents nécessaire quiaccompagnent
la déclaration.
contrôle des documents
Il permet le contrôle de l’énonciation portée sur les documents relatifs au produit
importé(soude caustique).
2.4.2 L’enregistrement de la déclaration
Cette opération attribue un numéro à la déclaration qui permet de la reconnaître. Le
numéro attribué à cette déclaration est le numéro affecté à la validation.
76
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
2.4.3 La vérification de la déclaration
La déclaration est vérifiée au niveau de l'IPCOC (Inspecteur Principal aux Contrôles
des Opérations Commerciales) par le biais d'une méthode de cotation aléatoire du système
informatique qui sélectionne directement l'inspecteur chargé de la vérification. Deux types de
contrôles sont effectués :
Vérification documentaire : Avant la finalisation du dossier, l'inspecteur
vérifie les documents soumis par le déclarons en douane
Vérification physique : Une fois que la déclaration est considérée conforme et
que les documents requis sont fournis, l'inspecteur se rend sur le site de stockage pour vérifier
physiquement la cargaison. L'objectif est de certifier que les marchandises correspondent à la
description figurant dans les documents, une fois que les opérations d'enregistrement et de
vérification sont terminées.
2.5 Liquidation et acquittement des droits et taxes
Dès que la déclaration est vérifiée, elle est soumise à un passage obligatoire à la caisse,
pour le paiement des droits et taxes, en contrepartie le déclarent remet une quittance au
commissionnaire en douane. Le paiement des droits et taxes peuvent être payés en espèce ou
par un autre moyen de paiement ayant un pouvoir libératoire (la monnaie fiduciaire et la
monnaie scripturale). (Voir l’annexe n°17). Pour calculer le montant d’acquittement des
droits et taxes, on doit procéder comme suit :
La valeur en douane (VD)
- Le montant d’achat sur la facture en Euro est de : 82 428,78 EUR ;
- Le cout fret : 900,000 DZD ;
- Autres frais : 2571,22 DZD ;
- Le taux de change à l’heure de l’enregistrement (15h07 ; 23/02/2023) est de:
145,95160DZD;
La valeur en douane (en dinars) = (Prix d’achat en Euro +fret +autres frais) × taux de change
- La valeur en douane (en dinars) = (82 428,78 + 900,00 + 2 571,22) × 145,95160 =
=12 537242,44 DZD.
Lors de l’établissement de la déclaration, le système SICAD a calculé
automatiquement les droits et taxes. En incluant le montant de la taxe de papier liée à la
déclaration (RUS) ainsi que le temps de saisie de cette dernière (RPS). En raison des grandes
77
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
quantités d’articles que l’importateur a importées, nous allons présenter les feuilles de
déclaration. La valeur en douane est divisée en 10 articles qui seront présentés dans le tableau
suivant:
Tableau N°10: La valeur en douane des 10 articles importés
Feuille Article La désignation des articles La valeur en
douaneDZD
Première Article(01) (poinçon supérieur 30×90 soudé et avec 1 916 842,06
feuille gomme réf 1257/3083)
Article(02) (poinçon inferieur 25×75 soudé et avec 2721607,96
gomme réf 2929-A1/3083/3076)
Deuxième Article (03) (poinçon inferieur 30×60 soudé et avec 712382,47
feuille gomme réf 3077)
Article(04) (poinçon supérieur 30×60 avec système 1748213,13
isostatique)
Troisième Article (05) (poinçon inferieur 30×60 soudé et avec 1314488,92
feuille gomme lis / biseauté)
Article(06) (poinçon inferieur 30×60 soudé et avec 1090925,98
gomme réf 3078-A)
Quatrième Article (07) (poinçon inferieur 30×60 soudé et avec 843340,49
feuille gomme lis)
Article(08) (poinçon inferieur 30×60 soudé et avec 701541,25
système isostatique)
Cinquième Article (09) (poinçon inferieur 30×60 soudé et avec 756807,94
feuille gomme réf 2217-A3)
Article(10) (Grille flottante nid d’abeille 60×120) 731092,15
Source :élaboré par nous-même à partir de l’annexe n°13.
Le calcul des droits de douane
Pour trouver la valeur en dinars, on doit d’abord ajouter les droits de douane (DD) ;
mais dans notre cas les droits de douane sont nuls, car selon le régime utilisé (1025), les
produits importés proviennent de l’Union Européenne avec la quelle l’Algérie a signé un
accord d’association qui est entré en vigueur en 2005.
78
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Le montant des DD= VD × taux des DD
Le produit est d’origine française donc la SARL ROYAL CERAM bénéficie d’un tarif
préférentiel par lequel le droit de douane est nul. Le produit est soumis à une taxe qui est
complémentaire sur les salariés (T.C.S) d’un taux de 2%
Calcul de montant des Taxes Complémentaires sur les Salariés (T.C.S)
T.C. S= VD × 2%
Dans le tableau ci-dessous nous allons présenter le calcule de la taxe complémentaire sur les
salariés de chaque article :
Tableau N° 11 :Calcul de montant de T.C.S
T.C. S= VD × 2% Résulta de T.C. S (DZD)
Article (01) : T.C.S= 1916842 × 2% T.C.S =38336,84
Article (02) : T.C.S = 2721607 × 2% T.C.S = 54432,14
Article (03) : T.C.S = 712382 × 2% T.C.S = 14247,64
Article (04) : T.C.S = 1748213 × 2% T.C.S = 34964,26
Article (05) : T.C.S = 1314488 × 2% T.C.S = 26289,76
Article (06) : T.C.S = 1090925 × 2% T.C.S = 21818,50
Article (07) : T.C.S = 843340 × 2% T.C.S = 16866,80
Article (08) : T.C.S = 701541 × 2% T.C.S = 14030,82
Article (09) : T.C.S = 756807× 2% T.C.S = 15136,14
Article (10) : T.C.S = 731092 × 2% T.C.S = 14621,84
Source : élaboré par nous-mêmes à partir des documents fournis par l’agence transit « MOHA
TRANSIT INTERNATIONAL ».
Le total de la taxe complémentaire sur les salariés pour chaque article est de 250 744,74 DZD
Le calcul du la taxe sur de la valeur ajoutée
TVA (taux sur la valeur ajoutée) = 19%
79
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Le montant du la taxe sur la valeur ajoutée = (VD+DD+ T .C. S) × TVA
Le calcul de la taxe sur la valeur ajoutée de chaque article du document D10 sera présenté
dans le tableau ci-dessous :
Tableau N° 12 : Calcul de la taxe sur la valeur ajoutée
Les articles Formule le calcul pour le montant du la taxe Le montant total
sur la valeur ajoutée = (VD + DD + T .C. S) (DZD)
× TVA
Article 01 : = (1 916 824,06 + 00 + 38 336,84) × 19% 371 480,571
Article 02 : = (2 721 607,96 + 00 + 54 432,14) × 19% 537 447,619
Article 03 : = (712 382,47 + 00 + 14 247,64) × 19% 138 059,721
Article 04 : = (1 748 213,13 + 00 + 34964,26) × 19% 338 803,704
Article 05 : = (1 314 488,92 + 00 + 26 289,76) × 19% 254 747,949
Article 06 : = (1 090 925,98 + 00 + 21 818,50) × 19% 211 421,451
Article 07 : = (843 340,49 + 00 + 16 866,80) × 19% 163 439,385
Article 08 = (701 541,25 + 00 + 14 030,82) × 19% 135 958,693
Article 09 : = (756 807,94 + 00 + 15 136,14) × 19% 146 669,375
Article 10 : = (731 092,15 + 00 + 14 621,84) × 19% 141 685,658
Source :élaboré par nous-même à partir des documents fournis par l’agence transit « MOHA
TRANSIT INTERNATIONAL ».
Le montons total de la taxe sur la valeur ajoute et de 2 429 714,126 DZD
Le calcul du montant des droit et taxes
En plus des droits et taxes exigibles, le déclarent doit aussi payer des frais de la durée
de connexion de système (RPS= 3 000,00 DA) ainsi que les frais de papier de la déclaration
(RUS= 100,00).
Droits et taxes = DD+T.C. S + le montant de la valeur ajoutée + RPS+ RUS
Droits et taxes= 0 ,00+250 744,74+ 2 429 714,126 + 3 000,00 + 100,00
Droits et taxes = 2 683 558,866 DZD.
80
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
2.6 Le paiement des droits et taxes:
Après avoir calculé les droits et taxes, le déclarant se présente auprès de la caisse de la
douane pour payer le montant total qui est de 2 683 558,866 DZD. Par ailleurs, avant de
procéder au paiement des droits et taxes par le déclarant, le receveur des douanes a d’abord
vérifié la régularité de la déclaration en détail sur le système SIGAD.
Le paiement des droits et taxes s’effectue au comptant, le déclarant devrait payés
l’intégralité de la somme, qui est de 2 683558,866DZD. Enfin le paiement a été enregistré sur
le SIGAD est une quittance a été délivrée au déclarant
2.7 L’enlèvement des marchandises
Dès l’acquittement des droits et taxes, un bon à enlever sera délivré par un service des
douanes (voir annexe n° 16), qui doit porter le numéro de la quittance, la date de sa
délivrance, ainsi que la nature et la quantité de la marchandise autorisée à l’enlèvement.
Une fois que le déclarant prend possession du bon à enlever, il prépare quatre dossiers
pour les remettre auprès des différents services, afin de procéder à l’enlèvement des
marchandises. Ces dossiers sont présentés comme suit :
Le premier dossier destiné à la douane contient les documents suivants :
L’original du bon à enlever (voir annexe n° 16) ;
L’original D10 (exemplaire retour) (voir annexe n° 13) ;
Copie de la facture d’achat domiciliée (voir annexe n°01) ;
L’original du bon à délivrer (voir annexe n°02) ;
Une copie du connaissement (voir annexe n°05) ;
Après avoir déposé le dossier ci-dessus qui joint le bon à délivrer pour l’apurement du
manifeste « Cachet + n°:D10 (2023/10548) et la date (23/02/2023) +gros/article (246/176)
»
Par la suite le déclarant établit un bon de chargement accompagné d’un connaissement
et d’un bon à délivrer visé par la douane et se dirige vers le responsable du service concerné
du chargement des conteneurs (DP WORD) pour établir le CMR (conteneur mouvement
requit) qui est une demande de manipulation de conteneurs, qui sert à l’enlèvement des
conteneurs
81
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Le deuxième dossier destiné au service concerné du chargement des conteneurs, il
contient les documents suivants :
Une copie du bon à délivrer (voir annexe n°16) ;
Une copie du connaissement (voir annexe n° 05) ;
Un bon du chargement délivré par le transitaire ;
Une copie de la mise à quai.
La mise à quai (engagement de restitution) est un document produit par le transitaire
afin de permettre la restitution des conteneurs. Elle a des caractéristiques propres aux
conteneurs que ce soit sur leur nombre ou sur leur taille.
Après avoir enlevé les conteneurs et les avoir chargé sur un camion, le pointeur du
service concerné délivre un bon de sortie en quatre (04) exemplaires
• Rouge pour le responsable du service concerné du chargement des conteneurs
(archive) ;
• Jaune pour le chauffeur ;
• Bleu pour la reconnaissance et le dénombrement des colis (ECOR) ;
• Blanc pour la sortie du port.
Ajouté à cela, le déclarant doit préparer un dossier qui sera adressé au service scanner
pour effectuer le contrôle des cinq conteneurs qui sont mentionnés dans le D10
Le troisième dossier est destiné au scanner, il contient les documents suivants :
Une copie de la quittance scanner;
Une copie du connaissement (voir l’annexe n°05) ;
Une copie de la facture d’achat domiciliée (voir l’annexe n° 5) ;
Une copie du D10 (voir l’annexe n° 13) ;
Une copie du bon à enlever (voir l’annexe n° 10) ;
Les trois bons de sortie.
L’intérêt de service scanner est de contrôler la marchandise importée en vue de lutter
contre la fraude.
Le quatrième dossier est destiné à la sortie des marchandises, il contient les documents
suivants :
Une copie du connaissement (voir l’annexe n° 05) ;
82
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Une copie de la facture d’achat domiciliée (voir l’annexe n°01) ;
Une copie du D10 (voir l’annexe n°13) ;
Une copie du bon à enlever (voir l’annexe n° 16) ;
Le bon de sortie (exemplaire blanc).
A la sortie de la marchandise du port, elle doit être vérifiée par un agent afin de
finaliser la procédure. Les étapes de l’enlèvement de la marchandise seront présentées dans le
schéma suivant :
83
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Schéma N° 04 : L’enlèvement de la marchandise
Avis d’arrivée
Vérification du dossier d’importation (commissionnaire)
Saisie et validation
Dépôt et cotation de la déclaration (douane)
Vérification des documents et visite la nature de la marchandise
Liquidation de la marchandise
Paiement
Bon à enlever
3. Apurement de manifeste
1. Chargement du conteneur
4. Signature de bon a délivrai Brigade commerciale 2. Sortie de la marchandise
5. Etablissement du bon de
Enlèvement de la marchandise
Source :élaboré par nous-même à partir d’un document interne de l’agence transit « MOHA
TRANSIT INTERNATIONAL »
84
Chapitre III : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Conclusion du chapitre
Dans le cas que nous avons traité portant sur le dédouanement d’une opération
l’importation de poinçon supérieur soude et avec gomme, poinçon inferieur soude et avec
gomme et la grille flottant nid d’abeille par la SARL ROYAL CERAM. Le stage pratique
nous a permis de confronter nos connaissances théoriques acquises présentées dans les deux
premiers chapitres de notre mémoire à la réalité du terrain. Les principales étapes de l’étude
menée se résument comme suit:
- Avant tout dédouanement, l’opérateur économique doit signer un mandat par lequel il
engage un transitaire pour intervenir à sa place ;
- Pour procéder au dédouanement, la douane exige une série de documents à savoir : le
connaissement, la facture d’achat domiciliée, le certificat d’origine, liste de colisages…
etc.
- La déclaration en détail est une étape importante dans le dédouanement car elle indique
le régime douanier à assigner aux marchandises ;
- Une fois les droits de douane et le taxes sont acquittés soit au comptant soit à crédit, les
services des douanes autorisent l’enlèvement des marchandises.
De plus, nous remarquons que les procédures de dédouanement présentées dans le
deuxième chapitre sont conformes à la réalité de l’agence transit MOHA TRANSIT
INTERNATIONAL.
En effet, le dédouanement se fait en suivant quatre (04) étapes à savoir :
• La constitution du dossier de dédouanement ;
• La déclaration des marchandises en douane ;
• La liquidation et l’acquittement des droits et taxes ;
• L’enlèvement des marchandises.
85
Conclusion générale
Conclusion générale
L'objectif recherché à travers ce travail, est de présenter la douane et ses régimes
douaniers ainsi que le dédouanement d’une opération d’importation au sein d’une agence
transite.
Notre attention s'est portée plus particulièrement sur le dédouanement d’une opération
d’importation effectuée au sein de l’agence transitaire « MOHA TRANSIT
INTERNATIONAL » à Alger, qui nous a permis de comprendre les étapes suivies pour une
opération de dédouanement.
Durant l’évolution du commerce international dans le monde a été encouragée par le
développement des moyens de transport, notamment le transport maritime qui a permis de
jouer un rôle important dans les échanges internationaux des marchandises.
Les opérations de transport sont facilitées par le transit, qui est l’élément indispensable
pour la réussite des opérations du commerce extérieur. Les activités du transit sont
complémentaires avec les autres auxiliaires du transport et constitue de ce fait, un maillons
fort dans la chaine du transport maritime, et dans la chaine économique et commerciale.
Sur le plan législatif, le code des douanes vise à simplifier les procédures et règles
douanières. Le développement des procédures de dédouanement reste la clé nécessaire à la
maitrise des métiers liés à la mission fiscale et économique de la douane. Des lors ces
procédures s’effectuent selon une phase préliminaire «la mise et conduite en douane »,
suivies de différentes opérations postérieures « l’établissement et l’enregistrement de la
déclaration en détail, la vérification de la forme et du contenu, le paiement des droits et taxes
et l’enlèvement des marchandises ».
A cet effet, l’administration des douanes porte une attention particulière à la
simplification et à la matérialisation des procédures de dédouanement. Elle participe
également au renforcement de l’économie nationale en mettant à la disposition des opérateurs
économiques des procédures douanières simples, allégées et harmonisées
Les régimes douaniers économiques permettent aux entreprises nationales d’importer
des marchandises sans payer les droits de douane et les taxes qui sont normalement exigibles ;
ainsi que, de stocker, d’utiliser ou de transformer ces marchandises pour les utiliser, les
stocker ou leur faire effectuer des opérations dans un pays tiers et qui ne sont taxés, les cas
échéant, au retour que sur la plus-value réalisée à l’étranger.
86
Conclusion générale
De plus le développement technologique comme les systèmes informatiques, et la
libéralisation des échanges avec l’apparition des zones franches et les accords commerciaux,
peut réduire l’activité des agents de transit, ainsi perdre de son importance dans le commerce
extérieur.
Actuellement, 99% du trafic du commerce extérieur est traité par le programme
informatique douanier appelé « système SIGAD », qui opère dans un réseau qui s’étend à la
majorité des principaux bureaux de douane du territoire national. Ce logiciel fait gagner aux
opérateurs des gains de temps considérable, par rapport au système de traitement manuel
traditionnel.
Le transitaire joue les intermédiaires et intervient lors de l’arrivée de la marchandise
pour faciliter le travail des douanes, en procèdent au dédouanement des marchandises dans
des règles de l’art en prenant soin de vérifier chaque manœuvre établie.
87
Références bibliographiques
Références bibliographie
Ouvrage :
BELOTTI JEAN : «transport international des marchandises»,2ème édition, Edition
Vuibert, paris, 2002.
BENAMMAR JEAN-MARC, «Techniques du commerce international » édition
Techniplus, Paris, 1995.
BERNET-ROLLANDE LUC, « Principes de technique bancaire », Edition Dunod,
25ème édition, Paris, 2008.
BERNET-ROLLANDE LUC, « Principe de technique bancaire », 21ème édition,
Edition Dunod, Paris, 2001.
BERRI JEAN-CLAUDE TREMEAU HENRI « Le droit douanier », 6 éme édition,
Edition Economica, paris, 2006.
BETTONE ALAIN, CAZORLA ANTOINE, DOLLA CHRISTINE, DRAI ANNE-
MARY, « dictionnaire de sciences économiques », 2ème édition, Editeur Armand Colin,
2007.
BOUDINOT ANDRE ET FRABOT JEAN-CLAUDE, « Techniques et pratiques
bancaires », 4éme édition, édition Dunod, paris, 1974.
BOURI CHAOUKI, « La logistique du commerce extérieur en Algérie .théorie et
pratique », 1ere édition, Edition EDIK, Alger, 2003.
CHRCHEM MOHAMED ; « Système de paiement de masse », Edition SIBF, Maroc,
2005.
COMBALBERT GREGORY « Le crédit documentaire », Edition Dunod, Paris, 1986.
CORINNE PASCO-BERHO, « commerce international » 4éme édition, Edition Dunod,
paris, 2002.
DUBOIN JACQUES, DUPHIL FRANCOIS, BARELIER ANDRE, GEVAUDAN-
CONTAL NICOLE, « Exporter pratique du commerce international », 16éme édition,
Edition Foucher, Paris, 2000.
ELSEVIER MASSON DELMAS, « Douane et exportation, guide pratique des
procédures douanières », Direction générale des douanes et produits indirectes,
Collection française, Paris, 1987.
GUENDOUZI BRAHIM « relations économiques internationales » édition EL
MAARIFA, Alger, 1998.
88
Références bibliographie
GUYOMAR ABDER MARIN ETIENNE, « Commerce international », Edition
Sirey, Paris, 1995.
HADDAD .S et collectif « Les incoterms : International commercial terms », Edition
pages bleues, Alger, 2009.
KOLB FRONCOIS, « La logistique approvisionnement production distribution »,
Edition Entreprise moderne, 1972, paris.
KSOURI IDIR, « Le contrôle du commerce extérieur et des changes », Grand, Alger-
Livres, Edition, Mai 2006.
LEGRAND GHISLAINE et MARTINI HUBERT, Commerce international, Edition
Dunod, 3éme édition, paris, 2010.
LEGRAND GHISLAINE, MARTINI HUBERT, « Gestion des opérations import-
export », 2éme édition, Edition Dunod, paris, 2008.
LEGRAND GHISLAINE, « Management des opérations de commerce extérieur »,
Edition Dunod, 1993.
MEYER VALERE, ROLIN CHRISTIAN, « Technique du commerce international et
techniques financières internationales », Edition Economica 7éme édition, paris, 2005.
MONOD DIDIER-PIERRE, « Moyens et techniques de paiements internationaux »,
3éme édition, Edition ESKA, Paris, 2002.
MUCCHIELLI JEAN- LOUIS, « Relations économiques internationales », 4éme
édition, Editeur hachette Education, Paris, 2005.
NGUYEN-THE MADELEINE, « Importer », Edition d’organisation, 4éme édition,
Paris, 2010.
PAVEAU JACQUES, avec la collaboration de BARELIER ANDRE, DUBOIN
FRANCOIS, «Exporter, pratique du commerce international », 24 éme édition, Edition
Foucher, Paris, 2013.
PIEDELIEVRE STEPHANE, « Instrument de crédit et de paiement » Edition Dalloz,
paris, 1999.
ROUYER GERAND, CHOINEL ALAIN, « la banque et l’entreprise », 3éme éditeur,
édition la revue banque, 1996.
TEULE-MARTIN CATHERINE, « la douane : instrument de la stratégie internationale
», Edition Economica, paris, 1995.
89
Références bibliographie
Document
Document interne de l’agence transit moha transit international
Document interne : manuel des régimes douaniers, DRD d’Alger extérieur.
Document interne de la douane élaboré par l’inspecteur principale des contentieux,
inspection divisionnaire des douanes (FRET).
Code des douanes:
Article 3 du code de douane, Loi N° 98.10 du 22.08.1998.
Article 9 des règles et usance uniforme (RUU500) de la chambre du commerce
international
Article 74 du code des douanes
Article 92 du code des douanes
Article 115 du code des douanes
Article 116 et 117 du code des douanes.
Article 124 du code des douanes
Article 129, Code des douanes Algérien, 2002.
Article 132 et 133 du code des douanes.
Article 139, 140, 146, Code des douanes Algérien, 2002.
Article 154, 156, Code des douanes Algérien, 2002
Article 160, 162, 163, Code des douanes Algérien, 2002.
Article 186 du code des douanes.
Article 193 du code des douanes.
Article 207 du code des douanes
Article 477 du code de commerce algérien.
Article 739 du code maritime.
90
Références bibliographie
Mémoire :
ALICHE DJOUHER, AKLI OURDIA, « Les procédures de dédouanement des
marchandises à l’importation », Mémoire de master, finance et commerce
international, UMMTO, 2021/2022.
AIMENE FATIMA, TIGHEDINE OUIZA, «les procédures de dédouanement à
l’importation ». Mémoire de master, Finance et Commerce International, UMMTO,
2018/2019.
BESSA ADEL, « processus d’une opération d’importation », ESIG, 2008/2009.
BOUCHTAL SABIHA : « le commerce international : paiement, financement et
risque y afférant », mémoire DESB, école supérieure des banques.
HIKEM MYMIA, HOUACINE MERIEM, « Le commerce Extérieur en Algérie pour
la période 2010-2017: Cas du CPA de Tizi-Ouzou », mémoire de master, Economie
monétaire et bancaire, UMMTO, 2017/2018.
KADI BILAL, LAZIB SOUHILA, « Le Financement du Commerce Extérieur : Etude
comparative entre le crédit documentaire et la remise documentaire Cas de la BNA
584
» Mémoire de master, Economie Monétaire et Bancaire, UMMTO, 2019/2020.
KARAR THINHINANE, IKHELEF CHABHA, « Les procédures de dédouanement
des marchandises à l’importation », Mémoire de master, Finance et Commerce
International, UMMTO, 2019/2020.
KHIAL Ahmad, « La chaine logistique en commerce international fabrication, réalité
et perspectives », mémoire de magister, finance international Université d’Oran
2012/2013.
LOUIZINI ZOHRA, IDDIR OUERDIA, « Etude comparative entre le crédit
documentaire et la remise documentaire Cas : « ENIEM exécuté par BEA », Mémoire
de master, finance et commerce international, UMMTO, 2020/2021.
MASSIMO KHALDI, « Le crédit documentaire », Mémoire Licence, économie et
finance, UMMTO, 2009/2010.
MONTBEYRE RICHARD. « Le transfert de données bancaires à caractère personnel
vers les Etats-Unis : aspects juridiques de l'Affaire SWIFT », Mémoire de Master,
Université Paris I Panthéon - Sorbonne, 2007
OUMSALEM YAGHMORASAN, « Procédure de paiement d’une opération
d’importation par crédit documentaire Cas : Banque Extérieure d’Algérie Agence n°34
91
Références bibliographie
Tizi-Ouzou » mémoire de fin de formation, Management Financier, Higher
International Management Institute Tizi-Ouzou, Promotion 2021.
Site internet :
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
douane#:~:text=Le%20DPU%20remplace%20le%20DAT,convenu%20(terminal%20
ou%20autre
[Link]
plunge-global-economy-into-worst-recession-since-world-war-ii
92
Table des matières
Tables des matiéres
Remerciement
Dédicaces
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des schémas et figures
Introduction générale................................................................................................................1
Chapitre 01: Le commerce international et son fonctionnement
Introduction.................................................................................................................................3
Section 01 :Définition et évolution du commerce international............................................4
1.1 Définition du commerce international...................................................................................4
1.1.1 Définition de l’importation..................................................................................................5
1.1.2 Définition de l’exportation..................................................................................................5
1.2 L'évolution du commerce international.................................................................................5
1.2.1 Le commerce international avant 1945..............................................................................6
1.2.2 le commerce international dans la période 1945-1990........................................................6
1.2.3 De 1990 à nos jours.............................................................................................................7
Section 02: Les instruments et les techniques de paiement utilisés dans le commerce
international...............................................................................................................................9
2.1 Les instruments de paiement utilisés dans le commerce international..................................9
2.1.1 Le chèque...........................................................................................................................9
[Link] Définition du chèque.......................................................................................................9
[Link] Les différentes formes de chèque..................................................................................10
[Link] Les montions obligatoires du chèque............................................................................11
[Link] Les avantages et les inconvénients du chèque..............................................................11
2.1.2La lettre de change............................................................................................................11
[Link] Définition De la lettre de change...................................................................................11
[Link] Les différentes types de la lettre de change...................................................................12
Tables des matiéres
[Link] Les montions obligatoires de la lettre de change..........................................................12
[Link] Les avantages et les inconvénients de la lettre de change.............................................13
2.1.3Le virement international...................................................................................................13
[Link] Définition du virement international.............................................................................13
[Link] les supports de transmission d'information du virement international..........................14
[Link] Les montions obligatoires du virement international....................................................14
[Link] Les avantages et les inconvénients du virement international.......................................15
2.1.4 Le billet à ordre................................................................................................................15
[Link] Définition du billet à ordre :..........................................................................................15
[Link] Les montions obligatoires du billet à ordre:..................................................................16
[Link] Les avantages et les inconvénients du billet à ordre......................................................16
2.2 Les techniques de paiement.................................................................................................17
2.2.1 La remise documentaire...................................................................................................17
[Link] Définition de la remise documentaire............................................................................17
[Link] Les intervenant dans la remise documentaire................................................................18
[Link] Les types de la remise documentaire.............................................................................18
[Link] Déroulement de la remise documentaire.......................................................................19
[Link] Les avantages et les incontinents de la remise documentaire........................................20
2.2.2 Crédit documentaire.........................................................................................................21
[Link] Définition du crédit documentaire.................................................................................21
[Link] Les intervenants du crédit documentaire.......................................................................21
[Link] Les types de crédit documentaire..................................................................................22
[Link] Les avantages et les inconvénients du crédit documentaire..........................................23
[Link] Déroulement du crédit documentaire............................................................................24
2.3 Les incoterms......................................................................................................................25
2.3.1 Définition des incoterms...................................................................................................25
2.3.2 Présentation des incoterms...............................................................................................25
Tables des matiéres
[Link] Premier groupe (Les incoterms multimodaux)..............................................................26
[Link] Deuxième groupe (Les incoterms maritimes et fluviaux).............................................27
2.3.3 Autre classification des incoterms....................................................................................29
[Link] Le classement selon le type de vente.............................................................................29
[Link] Classement des incoterms selon le type de famille.......................................................29
2.3.4 Les ajustements apportés par les incoterms version 2020................................................30
Conclusion :..............................................................................................................................31
Chapitre 02 : le dédouanement de la marchandise
Introduction...............................................................................................................................32
Section 01 : présentation de la douane..................................................................................33
1.1 Définition de l’administration des douane..........................................................................33
1.2 Le rôle de la douane............................................................................................................34
1.3 les missions de la douane....................................................................................................34
1.3.1 La mission fiscale de la douane.........................................................................................35
1.3.2 La mission économiques...................................................................................................35
1.3.3 La mission de protection de la douane..............................................................................36
1.3.4 La mission d’aide à la prise de décision...........................................................................37
1.4 La description des droits de douane....................................................................................37
1.4.1 Le code douane.................................................................................................................37
1.4.2 Le tarif douanier...............................................................................................................37
1.4.3 L’assiette des droits de douane.........................................................................................38
1.5 La détermination des droits de douane................................................................................38
1.5.1 L’espèce tarifaire (position tarifaire )..............................................................................38
1.5.2 La valeur en douane.........................................................................................................39
1.5.3 L’origine de la marchandise.............................................................................................39
Section 02 : Les régimes douaniers économiques.................................................................40
2.1 Définition des régimes douanières......................................................................................40
Tables des matiéres
2.2 Les caractéristique des régimes douanières.........................................................................40
2.2.1 L’exterritorialité................................................................................................................40
2.2.2 Suspension des droits et taxes de douane.........................................................................41
2.2.3 Le cautionnement (engagement cautionné)......................................................................41
2.3 Les fonction des régimes douaniers économiques..............................................................41
2.3.1 La fonction de stockage....................................................................................................41
2.3.2 La transformation.............................................................................................................42
2.3.3 L’utilisation en l’état........................................................................................................42
2.3.4 La fonction de circulation.................................................................................................42
2.4 Les différents régimes douaniers.........................................................................................43
1.5 Le régime de transport d’un point à l’autre du territoire douanier avec empreint de la mer
................................................................................................................... 43
2.4.2 Le régime de transit sous douane.....................................................................................43
2.4.3 Le régime d’entrepôt des douanes....................................................................................43
[Link] Entrepôt public..............................................................................................................44
[Link] Entrepôt privé................................................................................................................45
[Link] Entrepôt industriel :.......................................................................................................45
2.4.4 Les régime d’usine exercée :............................................................................................46
2.4.5 Le réapprovisionnement en franchise...............................................................................46
2.4.6 L’admission temporaire....................................................................................................47
2.4.7 L’exportation temporaire..................................................................................................47
2.4.8 Le régime des magasins centraux d’approvisionnement..................................................48
2.5 La classification des régimes douaniers..............................................................................48
2.5.1 Les régimes généraux.......................................................................................................48
2.5.2 Les régimes d’attentes de dédouanement.........................................................................48
2.5.3 Les régimes non commerciaux.........................................................................................48
2.5.4 Les régimes simplifies ou les procédures de dédouanement............................................49
2.5.5 Les régimes économiques.................................................................................................49
Tables des matiéres
Section 03 : Les procédure de dédouanement.......................................................................50
3.1 Le pré-dédouanement..........................................................................................................50
3.1.1 Le connaissement endossé................................................................................................50
3.1.2 Le registre de commerce..................................................................................................50
3.1.3 L’immatriculation fiscale.................................................................................................51
3.1.4 La liste de colisage...........................................................................................................51
3.1.5 Le certificat d’analyse......................................................................................................51
3.1.6 La police d’assurance.......................................................................................................52
3.2 Le dédouanement des marchandises....................................................................................52
3.2.1 La déclaration sommaire..................................................................................................53
[Link] La conduite en douane des marchandises......................................................................53
[Link] La mise en douane des marchandise.............................................................................54
3.2.2 La déclaration en détail (DED)........................................................................................55
[Link] L'établissement de la DED............................................................................................55
[Link] Recevabilité et enregistrement de la DED....................................................................56
3.3 La post-dédouanement........................................................................................................56
3.3.1La vérification de la marchandise :...................................................................................56
3.3.2 La liquidation et le paiement des droits et taxes :............................................................56
[Link] Disposition générale......................................................................................................57
[Link] Modes de paiement des droits et taxes..........................................................................58
3.3.3 L'enlèvement des marchandises.......................................................................................59
3.3.4 La réception des marchandise..........................................................................................59
3.3.5 Le stockage.......................................................................................................................59
Conclusion.................................................................................................................................60
Chapitre 03 : Opération de dédouanement d’une importation de pièces de machines
Introduction...............................................................................................................................61
Section 01 : présentation de l’agence transit « MOHA TRANSIT INTERNATIONAL »
...................................................................................................................62
Tables des matiéres
1.1 Historique de l’agence de transit moha...............................................................................62
1.2 Directeur général.................................................................................................................64
1.3 Comptable / financier..........................................................................................................64
1.4 Chef déclarant en douane....................................................................................................64
1.5 Agent de saisie....................................................................................................................65
1.6 Agent de visite.....................................................................................................................65
1.7 Déclarant en douane............................................................................................................65
Section 02 : Le dédouanement des marchandises à l’importation de pièces pour machine
« poinçon supérieur en inferieur et la grille flottante »......................................................66
2.1 Présentation da la marchandise importée............................................................................66
2.2 La récupération des documents...........................................................................................67
2.2.1 Registre de commerce......................................................................................................68
2.2.2 Carte d’identification fiscale ( NIF)..............................................................................68
2.2.3 Facture commercial domiciliée.....................................................................................68
2.2.4 Connaissement (B/L).....................................................................................................68
2.2.5 Certificat d’origine........................................................................................................69
2.2.6 Certificat de conformité....................................................................................................69
2.2.7 Liste de colisage............................................................................................................69
2.2.8 Le certificat de circulation des marchandises (EUR1)..................................................70
2.2.9 Déclaration d’exportation EX A....................................................................................70
2.2.10 Les factures de prestation...............................................................................................70
[Link] La prestation de consignataire CMA CGM.................................................................70
2.3 La préparation, saisie et dépôt de la déclaration en douane................................................71
2.3.1 La préparation de la déclaration en douane.....................................................................71
2.3.2 L’établissement de la grille de saisie...............................................................................71
2.3.3 Le dépôt de la déclaration en douane............................................................................75
2.4 Le circuit de dédouanement.................................................................................................75
2.4.1 La recevabilité de la déclaration....................................................................................75
Tables des matiéres
2.4.2 L’enregistrement de la déclaration...................................................................................76
2.4.3 La vérification de la déclaration.......................................................................................77
2.5 Liquidation et acquittement des droit et taxes....................................................................77
2.6 Le paiement des droit et taxes.............................................................................................81
2.4 L’enlèvement des marchandises..........................................................................................81
Conclusion.................................................................................................................................85
Conclusion générale :.............................................................................................................86
Références bibliographiques..................................................................................................88
Table des matières...................................................................................................................93
Annexes...................................................................................................................................100
Annexes
Résume :
Le développement du commerce international et l’accroissement du volume des échanges
internationaux ont fait que les opérateurs économiques font appel, la plupart du temps, aux
intermédiaires appelés «< transitaires » qui effectuent les formalités administratives et
réglementaires, et s’assurent que les marchandises faisant l’objet d’échanges internationaux
circulent entre le point d’origine et le point de destination.
Les marchandises importées ou exportées doivent obligatoirement passer par la douane, quel
que soit la nature de la marchandise et le mode de transport utiliser (maritime, aérienne et
terrestre), de sont arrivée au territoire douanier jusqu’à leur enlèvement, et pour que
l’importateur reçoit sa marchandise il doit effectuer des procédures de dédouanement
(l’échange, la déclaration en détail, le contrôle et l’enlèvement), et payer des droits et taxes
sur cette dernière. Et tous cela afin de protéger l’économie nationale du pays et s’assurent que
les marchandises faisant l’objet des échanges internationaux.
Mots clés : Commerce international, procédures de dédouanement, la douane. Transitaires,
marchandise, droits et taxes, importation, exportation.
Summary :
The international development of the foreigntrade and the increase of the volume of Trade
made that the economicoperatorsappealmost of the time to the intermediariescalled
« forwarders » whichmakes the administrative and statutoryformalities, and makes sure that
theGoodsmaking the item of exchange international circulatebetween the point of origin and
the Place of destination.
Imported or exportedgoods must passthrough customs, whatever the nature of the goods and
the mode of transport used (sea, air and land), fromtheirarrival in the customs
territoryuntiltheirremoval, and for the importer to receivehisgoodshe must carry out customs
clearance procedures (exchange, detaileddeclaration, control and removal), and payduties and
taxes in this last one. And all this in order to protect the national economy of the country and
ensurethat the goodssubject to international trade.
Keywords : International trade, customs clearance procedures, customs, freightforwarders,
merchandise, duties and taxes, import, export.