2de Maths (Transmath87)
2de Maths (Transmath87)
, Wathen
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Kahle/Austin Foundation
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COLLECTION TRANSMATH
MATHEMATIQUES
Programme 1987
Wnathan
© Edition NATHAN 1987 ISBN 2.09.170485.7
AVANT-PROPOS
Cet ouvrage traite le programme de la classe de Seconde tel qu’il est paru au
Bulletin Officiel du 5 février 1987.
Nous avons profité de l’occasion donnée par cette modification de programme pour
tirer parti de l’expérience de l'utilisation de la premiére édition, et en particulier
pour augmenter sensiblement le nombre d’exercices, donc aussi leur variété, tant
dans les difficultés que dans les situations.
Les chapitres de ce manuel, dans leur presque totalité, comportent les rubriques
décrites ci-aprés, étant entendu que les séanees de travaux dirigés
- d’application, nécessaires 4 |’acquisition des techniques et des savoir-faire usuels,
peuvent étre alimentées par des exercices pris en fin de chapitre.
Cette partie aide l’éleve a faire le point sur les connaissances antérieures, en
particulier celles de la classe de Troisiéme, dont il aura besoin pour aborder le
chapitre.
Les exercices incorporés permettent un contréle de l’acquis des connaissances
rappelées.
Partie essentielle. Les notions nouvelles sont introduites par |’étude de situations.
Les explications nécessaires pour que l’éléve puisse «avancer» dans ce travail
nouveau sont fournies dans un langage usuel, et choisi pour donner du «sens » aux
termes mathématiques, pour développer de bonnes images mentales; c’est ce qui
permet plus tard de travailler efficacement en mathématique.
Ces explications favorisent bien sar la compréhension du langage plus formalisé
employé dans le Cours.
3
2. Cours et applications
4. Exercices
Ils sont de deux types, ce que refletent les deux subdivisions de cette rubrique :
e@ pour tester vos connaissances, groupant des exercices dont la réponse est quasi
immédiate (il suffit d’appliquer un résultat introduit dans le chapitre);
e exercices d’entrainement, présentés selon les poles d’intérét du chapitre; ce sont
les exercices nécessaires a la consolidation des techniques et connaissances, a
Vapprentissage de la recherche et de la démonstration. Les questions y sont concues
pour étre abordées par la majorite.
Néanmoins, dans chaque chapitre, nous proposons quelques exercices dont la
résolution nécessite une recherche plus approfondie, ou une technique supérieure.
Ces exercices sont signalés par un astérisque *, a droite de leur numéro. En aucun
cas ils ne doivent servir de référence pour la définition d’un niveau exigible.
Les résultats de certains exercices (indiqués par le logo @&—) sont donnés en fin
d’ouvrage.
Certains exercices, plus synthétiques, peuvent faire l’objet de problémes 4 traiter
a la maison.
Nous avons présenté les chapitres dans l’ordre du programme : analyse, puis
géométrie. I] est bien entendu loisible aux professeurs d’organiser leur planning
comme ils le souhaitent.
Dans cette nouvelle édition, nous avons tenu compte des remarques constructives
faites par les utilisateurs de la précédente version. Nous espérons que les
enseignants utilisant ce nouvel ouvrage en classe continueront a nous transmettre
leurs critiques ou suggestions.
Par avance, nous les en remercions.
LES AUTEURS.
SOMMAIRE
Chapitres pages
ALGEBRE-ANALYSE
1 Ranpramagnumengiue 2 okra be Toeewiw dives’ “‘enetochss ope 7
a Résolution d’équations et d’inéquations F208
__.-._
3 WFaicur apsprie: © 40 fe —=- tial ay’ bene 2 Tae ee ee 40
4. Teg SOS TNS othSORE 9) Ee eee eee ene TS)
5 Premieres notions sur les‘fonctions —____ == 67
6 Densete: VArianOn @2uee
Pe las See 85
“¢ Parte - Pemedicite' 4 --OPS Sema 99
8 Fonction 1-7" Patabole re
ts ee eI
9 Fonctions : x -+—> ax? et x > ax?+bx+c¢ _________——:s«O'SD?
10 Fonction : x /—> . Spero eee ee ree eee ee at
11 Fononones ai—st [Link] poss x ealludiuneby 14 sotto oh. odoasiingds
12 Fonctions circilairé@®2 = 35 0 th sigs OARS oh JORITOIey Sy,
13 Systémes d’équations et d’inéquations du premier degré SS —S—=~—Y'ZZ3
STATISTIQUES
14 manne “eat detnves, ee
See soe es
GEOMETRIE
15 Triangles et quadrilatéres. Théoréme de Thalés VA ee 203
16 Galea seerTranslataous, Syniciries gee
17 Serriiahe Newiiotes 2 8 be ee eee
18 roles @ disques Til scnq BY “en J esey of oh, soloenis sumhivtbianen sive PAh)
eo? Honotheties.— __-2f eet tb hus | ae est 89 Sd)
OA Dek EeAGL ear 0 2 Se eae serena SI
21s Angles orientés. Mesures 2
22 Pron scalaire de deux yecteurs DG MO =
aeeeuie Applications. produit sealaire OT
~g 2
a. votroites ct plans dans |espace __— — BTY
25 CREO EEE POS 1 a a a ani, 75!
26 Rires et volumes de solides - Formulae tC
—_-) $s «24
Corrigés des exercices
Notations
Index des mots clés
Themes du programme
A titre indicatif, le programme donne une liste de quelques themes éventuels. Nous n’avons
pas traité, pour eux-mémes, les thémes cités, préférant insister sur d’autres points qui nous
ont paru plus importants en classe de Seconde (travaux dirigés d’approche, exercices résolus,
exercices traitant de situations issues d’autres disciplines, ...). Néanmoins voici la liste des
exercices et pages du manuel se rapportant 4 chacun des themes cités.
Majoration, minoration d’une fonction sur | n® 33, 34 page 130; n° 48 page 144; n° 44,
un intervalle 45 page 153
Recherche de maximums, de minimums n° 38, 39 page 51; n° 28 page 97; page 132
associée a des problemes élémentaires
d’ optimisation
Recherche de symétries et d’homothéties page 221; n° 45, 46 page 226; page 245;
transformant une configuration simple en n°* 22, 23 page 260
une autre
CHAPITRE
]
PANORAMA
NUMERIQUE
Ce chapitre ne comporte pas de rubrique «Travaux dirigés d’approche», car il s’agit
essentiellement de révisions portant sur les opérations dans R et sur les inégalités. Mais
les nombreux exercices de la fin de ce chapitre peuvent profitablement alimenter une séance
de travaux dirigés.
L’utilisation de calculatrices est abordée au paragraphe 2.3.; vous trouverez d’autres
explications a leur sujet, a l’intérieur d’autres chapitres.
Exemple 1
L’écriture 3—(x+y) désigne le réel obtenu en opérant ainsi: on ajoute x et y, on prend
lopposé de x+y, puis on y ajoute 3.
Exemple 2 te 1
1 Z gtanl :
Il ne faut pas confondre 5 et er a la premiére écriture indique le quotient de 1
Di > 3 <
3 - . i 9
par —: c’est =; la seconde indique le quotient de = par 3: c’est =.
3 r4 2 6
Exemple 3
Il ne faut pas confondre (—2)* et —2*; en effet :
(2) =C2)x(-2)x (C2) x(—2)= 16,
alors que —24= —(2*)=-16.
> Il faut penser qu’une écriture comportant des réels, des signes opératoires et des lettres,
désigne en fait un seul réel.
7
Exemple 1
Dans Vécriture (2x— 1)?—(5x +3), il faut voir 2x—1 comme un réel a et 5x+3 comme
un réel b, pour reconnaitre la « différence de deux carrés » et utiliser l’identité remarquable
a’— b?=(a—b)(a +b) afin d’obtenir une écriture factorisée :
(2x — 1)?
-(5x +3)? = [(2x —1)— (5x +3)
|[(x —1) + (5x +3)|
= (2x —1—5x —3)(2x —1+5x +3)
4
Exemple 2
58 n’est une écriture privilégiée du réel cinquante-huit, que dans certaines circonstances;
: ; Oe e —
alors que dans d’autres c’est peut étre as qui sera préférable.
29 87 580
ae —2 = —_ = X7)+ED2=...
> Il faut connaitre les régles de calcul, c’est-a-dire les lois qui permettent et justifient
les transformations. I] ne faut pas en inventer d’autres!
Exemple 1
Exemple 2
Il est faux d’affirmer que Va?+b? et a+b désignent le méme réel.
Ainsi: V3?+47=V25=5 alors que 3+4=7.
a c_ad+be
Exemple1
bd
ISR bees 2 Soe lO
S38. OXS, 3x8 “pet *24
Ici, on a choisi pour dénominateur commun (et cela convient
toujours), le produit des dénominateurs. Puis on a utilisé le
. 15 OR aie ; : rere
fait que 7 et 8x3 désignent le méme rationnel, ainsi que
Z ‘ 2x8
—e ;
5) Oe
8
I. Panorama numérique
Il est quelquefois possible de choisir un dénominateur commun plus petit que le produit; en
voici un exemple.
Exemple 2
=7+2V10. 2G
Be
b. «Expression conjuguée »
Pour supprimer le radical au dénominateur de certaines écritures, il est nécessaire de
multiplier numérateur et dénominateur par un méme réel.
e Quelquefois, il est simple de trouver ce réel; par exemple :
. 22 2Nes 2/3
Vsi Vevs 8
345 (34 V5)w8 (84+ V5)V8
2V3 2V3V3 6
e Dans d’autres cas, il faut de plus utiliser (a—b)(a+b)=a?—b?.
3
Par exemple, soit le reel ———.
, 4—V3
Il faut remarquer que : (4—V3)(4+V3)=4—-(V3)=16-3=13.
3 3(4+V3) 3(4+ V3)
Donc :
“4—V3 (4—V3)(44-V3) (370%
On dit que 4+ V3 est I’«expression conjuguée» de 4—V3.
i SAVOIR
e (0 y=).
]
5 P (=)
av 10 a Oet0 x 10r =e _ 11 i
1a? ~ 0-32 x (10> 107-9x10-> Pour tous entiers p et q,
(—.) x (10000)~° ( ae 0 a4 pb +q
1000 10° x 107 =10°
10
I, Panorama numérique
2. Cours et applications
Vous devez étre familiarisé avec deux types de techniques : développer et factoriser.
Ces deux techniques reposent sur la méme propriété :
a. Savoir développer
Il est fréquent que l’on ait besoin d’identités remarquables pour développer.
Exemple 1
x est un réel.
(x + 1)(3 — x) —(x — 1)? =x +3-x?—x)—(x?-2x
+1)
#
=3x+3-x?-x-x?+2x-1
= —-2x7+4x4+2.
Exemple 2
x est un réel
‘ (2x
+ 3)(« —5)—(2x +3)(2x —1)=(2x + 3)[(x-5)-(2x—-D]
= (20+ 3-5
2e 41)
= (2x + 3)(—x —4)
= —(2x+3)(x +4).
e x est un réel.
81x? -—64 = (9x) — 8?
= (9x —8)(9x
+ 8).
e x et a sont des réels.
x? +2x-—a74+1=%7+2x+1-a’
=(x+1)?-a?
=(x+1l+a)(x+1l-a).
c. Utilisation de la factorisation
Solution aus
Il peut paraitre naturel de développer; nous vous laissons vérifier que l’on trouve :
1 1 Sede 1
16x° 24++ 4x
Ax a$—— (4x+5)
= (2x +1)=8x"
=8x—x--
—x rr
. ‘ 1
Mais alors trouver le signe de 8x — x7 n’est pas chose simple.
Il est préférable de factoriser, en remarquant que :
1 i
16x? x +4 x +2=(
n 4x +5).
9
12
I, Panorama numérique
1 1
Alors 16x? + 4x ar (4x+5)(2x +1)= (4x+5)(+ + ;)— (2x + D|
2
1| 1
= (4x
(4x+5)
5 (sank— 2x =H
—1
=(4(Sin +5)
1
(2onda?
-5).
1
A ce moment-la, il est simple de trouver le signe d’un produit : il suffit de trouver le signe
de chacun des facteurs.
Or chercher les réels x tels que 4x : 2 soit
2
POSITIF revient a résoudre l’inéquation SAVOIR
1 e Le produit de deux
4x +520. réels positifs est un réel
Vous vérifierez que l’on trouve pour solutions: positif.
x= —=,
e r Le° produit
>
d’un réel
ots
négatif et d’un réel positif,
Il est pratique de présenter les calculs a l’aide du est un réel négatif.
: ; : i
tableau ci-contre, ot sur la ligne « 4x +5> on a
; : : , 1
mis le signe « + » dans les cases «a droite de Fg
Fy9 93 ] a
pour indiquer que «4x os est positif pour
ISO
8
| : 1
Il est clair, qu’alors 4x += est négatif pour x < =e
(inutile de le vérifier).
Nous vous laissons vérifier les autres résultats
consignés dans ce tableau.
Solution aus
Ici encore, développer n’apporte rien d’intéressant. Or il est possible de factoriser :
(2x +3)? + 4x? -9=(2x +3)? + (2x)? — 3?
voll = (2x + 3)? + (2x + 3)(2x — 3)
= (2% +3\2x% +34 2x3)
=4y(2x + 3).
Un réel x est solution de l’équation (2x +3)’?+4x«7—9=0, si et seulement s’il est solution
de |’équation : Ax(2x +3) =0.
b. Produit et inégalités
Il est important de savoir que :
c. Carré et inégalités
> x et y sont des réels positifs. Comparons x? et y?.
Pour cela, considérons le réel x?—y” :
x? —y?=(x—-y\(x+y). v
Lorsque x20 et y2=0, ona x+y20, donc le pf
eexsctet awe
signe de (x—y)(x+y) est le signe de x-y. Vi
Par conséquent x*’—y* et x—y_ ont le méme signe. o
Théoréeme Il
En rassemblant les points Q) et Q), ce théoréme s’énonce aussi : «pour tous réels x et y
POSITIFS, x<y_ si et seulement si x?<y’». :
Commentaires
e Vous pouvez retenir ce théoréme | en disant que deux réels positifs sont rangés dans le méme
ordre que leurs carrés.
Au chapitre 8, paragraphe 3.1., nous traduirons ce résultat par : la fonction x H+ x? est croissante
sur [0; +[.
e x et y sont des réels positifs. Nous savons que: x=y sietseulementsi x>y et x<y.
14
I, Panorama numérique
> Dans le cas ou x et y sont des réels négatifs, il faut faire attention au sens des inégalités.
Théoréme 2
Commentaire
Si x*=y” et si l’on ne connait pas a priori le signe de x et de y, alors on peut seulement affirmer
que x=y ou x=~— yy. En d’autres termes :
deux réels qui ont méme carré sont égaux ou opposés (voir exercices 70 a 73).
d. Applications
Solution aun
Commentaire
Pour résoudre cette inéquation on peut aussi factoriser x7—6 et étudier son signe.
, . , . . . 2 , . .
15
Solution aun
Puisque —4<a<2, on ne sait pas si a est négatif ou si a est positif. Or:
pour tout réel a NEGATIF tel que —4<a, il vient, a’<16;
pour tout réel a POSITIF tel que a <2, il vient a*<4.
Done sachant que —4<a<2Q2, on est seulement sar du fait que a?<16. Comme de plus
a’>0, on conclut que :
pour tout réel a tel que —4<a<2, ona: 0<a’<16.
BHEBBEBEEEES
Théoréme 3
Commentaire
Au chapitre 11, paragraphe 2.1., nous traduirons ce résultat par la fonction x H+ Vx est croissante
sur [0; +.
16
1. Panorama numérique
résultat de resultat
2+(3 X 4) final
4+3 -—-5
Exemple 4: calcul de 8-3 ~2x14
Attention, pour calculer — on peut hésiter entre —5+2 x 14, —5+(2 x 14) et —5+2+14.
Les deux derniers sont corrects, alors que —5+2 X 14 correspond a (—5~+2) x 14, c’est-a-dire
5
a — 1 Ae
ae
17
Touches (| [4 I+] [3] [) |= l(] [8 |-| [3] L)| |x| [5 | |+/-|
b. La notation scientifique
Les décimaux sont les réels qui s’écrivent a X10? avec a et p entiers.
Une calculatrice affiche un nombre fini de chiffres, elle n’affiche que des décimaux.
yp
En particulier pour ry votre calculatrice affiche en fait (si elle visualise dix chiffres) le
décimal | +6666666667 | .
Comment entrer un décimal de la forme a xX 10” sur une calculatrice?
Pour afficher l’exposant p d’une puissance de dix, avec —99<p <99, sur une calculatrice,
on utilise la touche sur une TI-57 II, la touche |EXP | sur Casio fx 180 P ou Sharp
EL351. Voici comment.
2345,38 2 3 4 5 4a
[EXP| ou [EE] a a ee i fp oO
2 23 4 &§ 3a a:
ay ae Ge Oe ee
18
I. Panorama numérique
Si on appuie ensuite sur la touche | =|, la calculatrice écrit ce décimal sous la forme
suivante :
C’est qu’en effet, certaines calculatrices disposent de la notation scientifique, dans laquelle
tout décimal s’écrit sous la forme 6X10”, ot b est un décimal écrit avec un seul
chiffre non nul avant la virgule et p un entier.
Pour l’exemple ci-dessus : 2345,38 x 107° =2,345 38 x 107°.
De méme: —0,00415=-—4,15 x 107°.
b. En remarquant que
13 415 x 778 413 = (10.000 + 3 415) x (700 000 + 78 413)
déterminez a l’aide de votre calculatrice, le résultat exact.
Exemple 2 : calculs de V2, de (92 puis de 1,414213 562? (sur une TI-57 ID).
Taper les touches 2 | Vx donne sur écran|/.4 (/ Yet a6
Si on tape ensuite |x”| l’écran affiche a
Mais si, maintenant, on affiche sur l’écran 1,4142136, et si on éléve au carré, on a la
surprise de voir affiché COOOOTL
Cela vient du fait que la calculatrice affiche 10 chiffres, mais en fait le registre interne
d’affichage recoit le résultat sur 13 caractéres; ces caractéres supplémentaires sont conservés
de facon a augmenter la précision des calculs, non pour fournir des chiffres significatifs
supplémentaires.
Pour obtenir, dans le cas de l’exemple précédent, les trois chiffres du registre interne
d’affichage et non affiché vous pouvez taper :
Sharp EL351, permettent d’obtenir l’inverse du réel non nul, affiché sur l’écran.
4+8
Exemple 4: calcul de
224
pour ajouter
sur Casio fx 180 P
pour soustraire
pour ajouter
sur Sharp EL531 + mS
: pour soustraire
20
1, Panorama numérique
Pour disposer d’une deuxiéme mémoire, il faut appuyer tout d’abord sur |gra ‘PART| [2|
Eecran
|
[Ret}[o] [+/-] fy] [3 Ib
J/-J[sto]i] [
-45.200869 |
3] [x] [ret] [Lo][x4] [=] [sto] [+] 4] |
38067353 |
[4|[sro] [=] [2] | 34
Lassa
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
(€—j 1. Parmi les réels suivants, quels sont (¢_16. Résolvez l’inéquation a?> 100.
les décimaux?
e—2. a ;
20%
34 (¢—18. Comment choisir le réel x pour que
2<x7<5?
9-210 1% — x? 40 i
me 3. de deux facons diffé- |
-18 ’ ox oie mum 9. Déterminez
rentes le signe de x”—1, suivant les valeurs |
du réel x.
2+V28 1-V169
ou 4.
2° 2 (€—10. Justifiez sans calculatrice le fait |
que '
(€—15. Résolvez dans R les équations 33<V1117<34.
suivantes :
Caleuls sur les écritures fraction- Dans la colonne de droite, on passe d’une
naires ligne a l’autre en multipliant par 2. On raye
toutes les lignes qui correspondent a un
a
naturel pair dans la colonne de gauche; on
Pour les exercices 12 a 18, écrivez plus ajoute tous les naturels, non rayés, de la
simplement les réels. colonne de droite.
Voici la justification de cette technique :
1
ie esl IB 29x 93 = (14+5) x 186
1
au 13.
(744) x37
=(7+3)x372
=(3+5+<)
2°38 x 744
aig em
ee bar:
(1 pee ia)
= 1488 + 7444+ 372 +93.
a) Vérifiez et expliquez les calculs de la
justification précédente.
1 b) Calculez «a la russe», puis justifiez.
OS St 0.03 19837 et 102476.
100
Développement d’écritures
ms2 1.
65 X 65 = 4225 75 X 75 = 5625
rena ete eget, LS osu
Les deux exemples ci-dessus, vous donnent Si Oy 27 @ Blige 243
un algorithme de calcul du carré d’un naturel
se terminant par 5. Cait aoe ee
3) 92 (esi 243
Justifiez-le.
Appliquez-le pour 1257; 4057. c) Pouvez-vous factoriser x’—1 sous la
forme : x7-1=(x-1)...)
et trouver des sommes que cette factorisation
Factorisation permetrait de calculer?
3a2—T2ab + 12b?;
l-—a-—b+ba.
* 8
lis. 4) 25-1. Bb) f<25-
1\4 1
mae 33. 141 +573 x (5) —3x(-4)x=
omm93. Comment calculer a” sur une demander combien auraient actuellement les
ealculatrice qui ne posséde pas de tou- Indiens.
che Fak .
On raconte que Manhattan, péninsule qui 1. Pour le savoir, répondez aux questions
constitue le centre de la ville de New York, suivantes :
entre |’?Hudson, East River et la rivieére de a) Montrez que si l’on place un capital C a
Harlem, a été achetée en 1626 aux Indiens t % par an, et si les intéréts s’ajoutent chaque
par les Hollandais, pour quelques barils de année au capital, alors celui-ci au bout de n
whisky, ce qui correspondait a _ environ années est :
24 dollars.
Imaginez que les Indiens aient placé cette
somme de 24 dollars a 4% l’an, on peut se
1. Panorama numérique
ra se we me ou plus simplement:ie x sa oe
ab ab
Continuons de la facon suivante :
(a+ by=1
(a+b)'=a+b
(a + b)?=a?+2ab + b?
somes
5a ssi
ihrWf Ir
eet i O
a disposition donne les cing premieres Déterminez le nombre de chemins qui permet-
lignes du triangle de Pascal. tent dans ces conditions de se rendre de O
Déterminez ainsi (a + b)’. a M.
c) Faites la somme des naturels écrits sur Indication : notez que le nombre de che-
la premiere ligne, puis la seconde ligne, ..., mins reliant O a M est égal au nombre de
la septiéme ligne du triangle de Pascal. chemins reliant O a P, plus le nombre de
Que remarquez-vous? Prouvez-le. chemins reliant O a Q. Pourquoi?
CHAPITRE
2
RESOLUTION
D’EQUATIONS
ET D’INEQUATIONS
Ce chapitre est essentiellement consacré aux équations et inéquations, déja étudiées en
classe de Troisiéme, aussi ne traitons-nous pas la partie « Travaux dirigés d’approche ».
Ici encore les séances de Travaux dirigés peuvent étre alimentées par les exercices de fin
de chapitre (en particulier pour initier 4 la mise en équations de problémes).
Vous trouverez d’autres équations et inéquations au chapitre 3 (avec la valeur absolue), au
chapitre 9 (du second degré), au chapitre 10 (avec la fonction inverse), au chapitre 11 (avec
la fonction racine carrée), et aux chapitres 13 et 17 (du premier degré a deux inconnues).
Commentaire
Une telle équation affine est dite du premier degré lorsque a #0.
Exemple
6. Interprétation graphique
Vous avez établi en classe de Troisiéme que résoudre dans R l’équation ax + b=0, c’est
aussi :
trouver l’abscisse du point d’intersection de la droite d’équation y=ax+b avec l’axe des
abscisses.
Trois cas sont a envisager :
Commentaire
Rappelons que la droite d’équation y=ax+b est la représentation graphique de la fonction affine
x +— ax+b (voir chapitre 5).
a. Rappels dé définitions
a et b sont des réels tels que a<b.
L’intervalle FERME [a; 6] est l'ensemble des réels
x tels que:
as<x<b.
L’intervalle OUVERT Ja; b[ est l'ensemble des réels
x tels que:
a<x<b.
Le réel b-a est la longueur des intervalles [a; 6]
et Ja; b[.
b. Des notations commodes : + et — ((o; +=)
EXERCICE| Défnis«
Définissez les demi-droites ouvertes a gauche ly; +@[ et a droite
a. Rappels
Une inéquation d’inconnue x est dite affine lorsqu’on peut la mettre sous l’une des
formes :
ax+b=0; ax+b>0; ax+b<0; ax+b<0;
iO SOLtMN A v5
3
$=[-5 +2.
30
2. Resolution d’équations et d’inéquations
x
A savoir =o > =2
x ae soit «x ee :
= 5
2/5
car multiplier chaque membre de l’inégalité par le
réel négatif -s change le sens de l’inégalité.
sa
L’ensemble des solutions est l’intervalle :
6. Interprétation graphique
Vous avez établi en classe de Troisiéme que résoudre dans R l’inéquation ax + b=0, c’est
aussi :
trouver les abscisses des points M de la droite d’équation y=ax+b qui sont au-dessus de
l’axe des abscisses.
Quatre cas sont a envisager :
2. Cours et applications
#
a. Un premier exemple
31
Solution aus
: i 3
Un réel x est solution de cette équation, si et seulement si x “te =2x ~2+5.
by ih -das : 3
Ce qui s’écrit aussi : 4+ %— 2% 2 OT 5
soit Ox = 0.
Par conséquent, tout réel est solution.
L’ensemble des solutions est: S=R.
6. On peut factoriser
Solution aan
Vous savez qu’un produit de réels est nul si et seulement si un au moins de ces réels est
nul.
Donec x est solution de l’équation E, si et seulement si :
ox+1=0 ou 3-2x=0.
On est ramené a résoudre deux équations du premier degré.
L’ensemble des solutions de 5x +1=0 est S;= {-s}.
1 3
En conclusion, ensemble des solutions de l’équation E est : §=8,U8,={-3 5}
5°2
BEB SBEEBEEB SB
Solution uae
s={-8;
-3}.
Solution aun
e Premiére méthede :
Si x est solution de cette équation alors :
2x+1=4(5x-3) soit 2x+1=20x-—12
d 7sou 18x8x=13
=1 soit: 13
«x =—,
18
k é r 13 Pal 3 : :
S’il y a une solution, ce ne peut étre que Ig? M48 15 est-il solution?
13 13..-9
2(Z)+1
18
said
oO ON 22. lo
Il reste aq le vérifier
Arif] : sy 65.54 = —9 K — eH 2x2=4
PX P=
18 18 18
¢ 13
Donc l’ensemble des solutions est s= {ssh
3 Comme
x Ae 13 3 on en déduit
18 4s ray el que s=_ {a5}.
fis si et seulement si
axd=6xe.
33
Solution aan
a) Notons a le nombre d’années cherché; a est donc un naturel. Lorsque le pére aura
(35+a) ans, le fils en aura 7+a, et a ce moment-la :
35+ a =2(7 + a).
Résolvons dans N cette équation : le naturel a est solution si et seulement si,
35+a=14+4+2a
a=35-—14
a=21.
C’est donc dans 21] ans que |’4ge du pére (35+21=56) sera le double de l’age du fils
(7+21=28 et 56=2 x 28).
b) Notons A le nombre d’années cherché; A est un naturel.
L’énoncé conduit a résoudre dans N |’équation : 35+ A=8(7+A).
Le naturel A est solution, si et seulement si:
35+ A=56+ 8A
7A=-2]
A=-3.
—3 nest pas naturel, donc le probleme n’admet pas de solution.
a. Un premier exemple
34
2. Resolution d’équations et d’inéquations
Solution aas
: aie ‘ : . 7 13
x est solution de cette inéquation, si et seulement si x—~+x—1<2x+2, soit Ox =.
: : et : j 13
Tout réel x est donc solution de l’inéquation, car on a bien Uae:
L’ensemble des solutions est donc: S=R.
BEEBE Eee
b. Attention! Danger!
Solution aaa
x<2 ou x2-.
3
7
L’ensemble des solutions est: S=]—%; 2[U E + |.
35
EXERCICES
Aprés ces deux ventes il lui reste 8 métres de 2. Traduisez a l’aide d’intervalles.
tissu. th
Quelle était la longueur initiale de la piéce a) x=2. b) a>2et a <>.
d’étoffe?
i Pour trouver le signe de
(¢_15. Un carré est tel que si |’on = kx — 2),
augmente la mesure de son coté de 3 unités,
alors son aire augmente de 21 unités d’aire. un éléve propose le raisonnement suivant :
Quelle est la mesure du cété de ce carré? «j étudie le signe de ce produit dans chacun
des quatre cas suivants :
e x2letx22; e x2=let x2;
[€-16. Pouvez-vous déterminer trois
naturels, consécutifs dont la somme soit égale e xslet x22; e xsl et x=2.»
a 197? Qu’en pensez-vous?
Exercices d’entrainement
Equations
thi bene J @Q- sein
)
Pour les exercices 12 a 19, résolvez dans 6 Sh ee 12
R les équations suivantes et interprétez-les
graphiquement : :
1 1
me | 4. 3 ox) pe? —5)= =(3x +6). (nes
3 u 2 u Coe
ne
36
2. Resolution d’équations et d’inéquations
sy - (5
mumm37. Trois cousins ont respectivement
x+1 Spe 32; 20 et 6 ans.
Dans combien d’années I|’age de I|’ainé sera-t-il
égal a la somme des ages des deux autres?
le trouver et lui demande de gratter le chiffre multipliait par 3, qu’on ajoutait au résultat 10,
a l’extréme gauche du nombre qui indique sa qu’on doublait la somme et lui ajoutait 10, on
dette, et le fait reporter a |’extréme droite de obtiendrait 90. »
ce nombre. (Al-Kashi prenait x,=5 et x,=7 comme
Ainsi, cette somme se trouve divisée par 4. fausses positions.)
Quelle était done cette somme_ avant
l’intervention du coupable faussaire?
Intervalles
Indication : sachez qu'un nombre, 295327
par exemple, s’écrit a l’aide puissances de
dix :
Pour les exercices 45 a 49, déterminez la |
295 327 =2 x 10° + 9 x 104 +5 x 10° +3 x 10? réunion et l’intersection des intervalles I et J. ee
eS
e
ON
Ce eeT
2 LOA fs
Vous montrerez qu'il suffit de connaitre le
chiffre de Vextréme gauche gratté par le out k. 1=[1:3]: J=]-~;3]
faussaire.
Gall
me 58. >
—,
Xx. Mumm67. (2—3x)3(1—2x).
x+2
oe Vx
(3 —2x)?(x —5) a mu 638. :
me 5 9.x (a= 1Gxn4 cae Game
the iO 36
_ =————__., Systémes d’inéquations
x-3 «+3 x?-9
at
mmmm62. Sion augmente de 5 unités le cété mumm69. -1<— soak
x
d’un carré, on obtient un autre carré dont
| Vaire est comprise entre 4 fois et 9 fois celle
du précédent.
| Quelle peut étre la mesure du cété du premier x2>4
| carré? moe 70. x
Bd fo
VALEUR ABSOLUE
4.0
3. Valeur absolue
—r-
1 > > 1 >
La proposition 2 permet d’écrire : Ol=5 (au + bu iS (a+ b)u.
+b
Le milieu I du segment [AB] est donc le point de D d’abscisse =
+b
Par analogie, = est le milieu (ou centre) de l’intervalle [a; b].
2
a+b
Notez que 5 est aussi le milieu des intervalles [a; b[, ]a; b] ou Ja; b[. Par exemple,
1
le milieu de l’intervalle [1; 5] est le réel 5 (ll+5)=3.
41
e A, B, C, D, E, F sont les points d’abscisses respectives 7; 4; —3; —=; —112;
2
d’une droite de repére (O; w ).
C D QO F B A
tt tH
0 1
La distance entre deux points est un réel positif.
La distance entre les points A et B est : 7—4=3; on la note d(A; B)=3.
On dit aussi que 3 est la distance entre les réels 7 et 4; on note d(7; 4)=3.
La distance entre les points C et B est: d(C; B)=4—(-—3)=7, on note aussi
d(4; —3)=7.
Vous remarquez que la distance entre deux points donnés, est égale a la plus grande
abscisse moins la plus petite.
: ; : pe 7
e Met N sont les points d’abscisses respectives x et y d’une ol
droite de repére (QO; wu ). > U 0
La distance entre M et N, ou encore la distance entre les PON
réels x et y, est celui des réels x—y et y—x qui est M
ositif : c’est la valeur absolue de x—y; on la note _d(M, N)=y-x
x-yl.
De facon plus précise :
sy Bi “oy
Jx-yl= {0 si x=y
yor si °x<y. O
d(M, N)=x-y
42
3. Valeur absolue
x 30x —x+90=65
x ~= 30 5x — 90=
65.
4.3
2.4. Faire le point sur divers langages
x est élément de
l’intervalle de milieu -
et de demi-longueur -.
13
milieu
ili :~
3
demi-longueur : 5
a
demi-longueur :
(avec r>0)
2. Cours et applications
Définition 1
Pour tout réel x non nul, on appelle valeur absolue de x, et on note |x|,
celui des deux réels x et —x qui est positif.
En outre, si x=0, on dit que |x/=0.
44.
3. Valeur absolue
Définition 2
Interprétation géométrique M N
D est une droite de repére (O; a ). Sap col eoeny
M et N sont les points de D d’abscisses respectives ‘
x et y. d(M; N)=y-x
Ecrivez sans la notation valeur absolue, le réel {2x +3], suivant les
BALE CICE valeurs du réel x.
resolu
Solution aug
al
ea
2
—2x-3 si 2x+3<0 donc si XS 5.
45
c. Propriétés
> Calcul de |x|?
Six=0, |x|=x done |x|?=x?.
Six<0, |x|=-x done |x|?=(—x)? =x.
D’ou le théoréme suivant :
Théoréme Il
Théoréeme 2
c. D’aprés le théoreme 2, les réels x—1] et 2x—3 qui ont méme valeur absolue, sont
égaux ou opposés.
Donc : A ee ma ou ph Laig pea
46
3. Valeur absolue
4.7
3.2. Valeur absolue et intervalles
a et r sont des réels, r=0.
Le milieu de l’intervalle [a—r; a+r] est a.
Sa demi-longueur est r.
Un réel x est dans [a —r; a+r], si et seulement si la distance
entre x et a est infoniete acer
Nous admettrons le théoréme suivant, dont nous vous
proposons une démonstration a l’exercice 43 page 51.
Théoréme 5
On a de méme :
|x-al|<r si et seulement six€la-—r;at+r[
|x-a| >r_ si et seulement six€]—%;a-—r[UJlatr; +%[.
Solution saa
Solution aus
e 2
De méme, : Wea : sem? :
chercher les solutions de E dans E Ar revient a résoudre le systéme :
is x <2
OT! ay
1-x=2.
2 S
e Chercher les solutions de E dans E +o], revient a résoudre le systéme : se
4 — 3 = 28
Nous vous laissons vérifier que l’ensemble des solutions de E est S= {es1}.
BESS S888
Solution aus
D’aprés le théoréme 5 : , A é
|2x +5| 76 si et seulement si 2xe|-5—< -5 +5].
4
27 ~~ 13 ‘ 2a 3 : 27 13
2xe| -m7: —_—
=| se traduit par ——<9y<
A <2x<—— a? soit —-—<f<
3 x ——,3
EXERCICES
|
=[34+].
Iax-+5
(€__] 5. Résolvez dans R Péquation
las: [el=_2s [21 24s [vl 0.75.
f¢_13. Résolvez dans R, les équations:
49
[4 7. a et b sont des réels négatifs tels mmm 10. Traduisez a l’aide d’intervalles :
que |a|<|d]. 3
Comparez a et b. a) |x|<-. b) lz|>5.
Exercices d’entrainement
Sans notation valeur absolue mmm 24. |z|+/z2+1|=2.
Pour les exercices 12 4 17, écrivez le réel mmm 25. [3x +1|/=|x-3].
sans la notation valeur absolue.
mmmm26. |a|+|2—a|+|a-1|=1.
mmm 2. (2x +7).
mmm 27. |(3x +4)\(2—x)|
=0.
Interprétation géométrique
Démonstrations
kb
| Le campeur prévoit qu'il fera journellement :
Démontrez que si Vi+ bev alors
un aller-retour tente-mer;
un aller-retour tente-centre commercial;
un aller-retour tente-sanitaires.
|» Walt
a) Quelle distance parcourra-t-il journelle-
mmm 4.5. x et y sont des réels non nuls.
ment s’il plante sa tente a 200 m de la mer?
a) Montrez que : x?+y?>2xy.
b) Ov doit-il planfer sa tente pour que la
distance journaliére soit minimale? b) Déduisez-en que :
7
m@mmms5. a) Déterminez l’ensemble des mmm 69. x<-1 ou x>s.
réels x qui vérifient simultanément :
3 mu 70. 2x—1E€]-3; Of.
|x-1] <5 et |x +1|<2,8.
APPROXIMATIONS
DES REELS
a. Le réel u
3
1 : : vas : :
3 est le réel quotient de 1 par 3, c’est-a-dire le réel dont le produit par 3 est égal a 1.
A partir de cette définition et de la pratique de la division dans le systeme décimal, on écrit :
1
—= 0,333 3...
3
Les pointillés sous-entendent que |’écriture se continue; d’ailleurs vous savez que dans ce
cas elle se continue perpétuellement avec des 3.
1 1 1
Donc : 3 n’est pas’0,3; 3 n’est pas 0,33; 3 n’est pas 0,333 33;
1 ‘
Mais dans la pratique, on est souvent obligé de remplacer 3 Par un décimal : on dit que
1
0,3; 0,33; :.. sont des approximations décimales de 3
Un menuisier a qui vous demanderez une planche de 3 de métre vous livrera certainement
une planche de 0,333 métre.
Une calculatrice qui affiche dix chiffres, et a qui l’on propose 3 fait apparaitre sur l’écran :
b. Le réel V6
V6 est le réel dont le carré est 6: (V6) =6:
Comment trouver des approximations décimales de V6?
La calculatrice est le moyen le plus rapide de répondre a cette question. Une calculatrice
qui affiche dix chiffres fournit le décimal :
2,449 489 743.
A-t-on vraiment l’égalité? Sinon, quel encadrement d’amplitude 10~° peut-on en
déduire? L’approximation proposée par la calculatrice est-elle par défaut ou par
exces?
Ce sont quelques-uns des types de problémes qui se posent 4 l'utilisateur.
Bien sir la calculatrice est trés rapide, mais si l’on veut un encadrement de V6 d’amplitude
10°*°, elle n’est plus d’aucun secours. Aussi présentons-nous par la suite des méthodes
d’approximations qui, avec un peu de patience, permettent de trouver des encadrements
d’amplitudes aussi petites que l’on veut.
54
2. Travaux dirigés d’approch
Commentaire
Le passage d’un encadrement au suivant nécessite de longs calculs auxiliaires.
Ainsi, pour passer de l’encadrement 94<V6<25 a 2,44<V6<2,45, il a fallu calculer les
carrés de 2,41; 2,42; 2,43 avant de trouver les décimaux 2,44 et 2,45 qui encadrent le réel V6.
2.2. Algorithme de Babylone
Voici une autre méthode ae permet d’obtenir des encadrements d’amplitudes aussi
petites que l’on veut de Vp, ou p est un naturel.
Avant de présenter cette méthode, nous demandons de résoudre deux exercices dont
nous utiliserons les résultats.
“ <V387T<7.
Commentaire
Un algorithme est un procédé de calcul qui permet de résoudre un probléme par |’exécution
souvent répétitive de certaines régles.
C’est la raison pour laquelle la technique précédente est appelée algorithme de Babylone
(méthode utilisée 4 Babylone entre les années —2000 et —600).
Le mot algorithme résulte de la déformation successive (algoritmus, algorisme) du nom du
mathématicien Al Kuwarizmi (IX° siécle), originaire de Kuwarizm, aujourd’hui Khiva située en
Ouzbékistan (U. R. S.S.).
37
> Mise en place de l’algorithme sur une calculatrice
Reprenons le calcul de V37 en partant de a,=7.
Voici la suite des touches a taper sur une TI-57 II (aprés avoir appuyé sur
pour pouvoir utiliser deux mémoires ).
e Il étape:
e 2° étape:
** [3][7] [+] [Rex] [0] [=] [sto] [1] [+] [+] [Re]
[0] [=].
e 3° étape :
On recommence les deux lignes * et **, ...
Commentaire
38
4. Approximations des réels
3. Cours et applications
Vocabulaire
Exemple
1,4095 est une approximation par défaut a 10°” prés de V2 car
1,4095<V2<1,4195.
3,1617<V2V5<3,1641. Ss.
Comme le dessin l’indique, il faut veiller a ne pas réduire s aes
l’amplitude de l’encadrement...
Voici un autre exemple : 2,14<u<2,15 et —0, 05<0 <0,08.
Si —0,05<v<0 alors 0S —v<0,05
donc : 0<u(—v)<2,15 x 0,05
0<u(—v)<0,1075
—0,1075<uv 0. (1)
Si 0OXv<0,08
alors : 0< uv <0,08
X 2,15
0<uv<0,172. (2)
60
4, Approximations des réels
En utilisant alors les valeurs extrémes des encadrements (1) et (2), il vient
—-0,1075<uv<0,172.
Notez qu'il n’y a pas de régle générale pour déterminer un encadrement du produit xy a
partir de ceux de x et de y.
On applique suivant le cas les régles de calcul dans l’ensemble R.
Approximation d’ordre n
par défaut par excés
Commentaire
Notez que dans le cas d’un réel négatif, par exemple — V7, ’approximation décimale par excés d’ordre
3 est —2,645, et par défaut, —2,646; ...
Xo ) X3 Xo %y
6 6,25 6,95 ef
Ao A,
Ay
>————_s+3-S As
On obtient ainsi des segments emboités qui contiennent tous le réel V37, et a chaque
étape le nouvel intervalle a une longueur moitié de celle de l’intervalle précédent.
On arréte les calculs dés que la longueur d’un intervalle qui contient \37 est inférieure
a l’amplitude désirée.
62
4, Approximations des réels
age
Notez que 345555 cela vous rappelle peut étre quelque chose!
c, désigne la longueur du cété du polygone inscrit dans C de 3X2” cotés; p, est son
périmétre.
C,, désigne la longueur du coté du polygone circonscrit 4 C de 3X2" cotés; P, est son
périmétre.
0 3 60° 0,866 025 1,732 051 2,098 075 5,196 153 2,998 078
1 6 30°
63
EXERCICES
‘€¢ J]. On veut mettre bout a bout deux Mmm4. Déterminez |’approximation déci-
tables de longueurs / et L (en métres). male d’ordre 3 par défaut de aV2, puis son
Sachant que : approximation décimale d’ordre 5 par exces.
212< L213 et>—1,03<2= 706;
quelle est la longueur totale occupée par les [(€¢ 15, Assimilons la Terre a une sphére
deux tables? dont le cercle équatorial a pour périmétre
40000 km.
@@mmmi2. Ecrivez les encadrements d’un réel En prenant 3,14<7<3,15, est-il raisonnable
x fournis par chacun des renseignements d’affirmer que le rayon de la Terre est de
suivants : 6 369,4 km?
a) les premiers chiffres de l’écriture déci-
male sont 2,718;
MM 6. On donne:
b) Vapproximation décimale d’ordre 3 par
1,85<a <1,86;
excés est 2,719;
—-15<b<-1,49;
c) 2,7186 est une approximation a 5X10 —0,2<c S0,5.
prés.
Déduisez alors de ces renseignements un Déduisez-en des encadrements de a+ b, a — b,
encadrement de x le plus précis posssible. a+b+c, a+b-—c, a”, ab et abc.
Exercices d’entrainement
mmm 16. Les décimaux 1,4142 et 1,7320 mmm 25. Connaissant l’encadrement :
sont des approximations 4 10~* prés par défaut
le 20) <a 128
de V2 et V3.
déterminez l’encadrement de t.
a) Déterminez un encadrement de V2+ V3.
Quel est le nombre de décimales exactes
obtenues? mum 26. (O; i, j )est unrepére orthonormé
b) Méme question pour V2V3. (unité 10 cm sur chaque axe).
a) Représentez les droites d’équations
y =2x+2,1 et y=2x4+2.
mu 17. On donne : yo ls <25532.
Déduisez-en des encadrements de : b) Représentez les droites d’équations
y = 1,6 et y=1,7.
5x7; 7x—-3; 5x?7+7x—-3.
c) a et b sont des réels tels que :
2<as2,1 et 1,6<b<1,7
Pour les exercices 18 a 21, déterminez 4
D est la droite d’équation y=2x+a et A la
Vaide d’une calculatrice les approximations
droite d’équation y = b. Déterminez graphique-
décimales par excés d’ordre 0 a 6 des réels :
ment un encadrement de l’abscisse du point
d’intersection de D et A.
0,1875 x 95,5 d) Retrouvez cet encadrement par le calcul,
ee
0,0266 x 10-2 de deux facons différentes.
mm 24. Ona:
gu 30. 1,01x10-*<R<1,02x10°°
4,2<x<4,3 et 0,15<y<0,16. avec 3,141
<7 <3,142.
a) Déterminez un encadrement s,<s<sy du
réel s=xty. mum 31. 10°°<R<1,1x10°°
b) Placez s, et sz sur un axe; ou est situé le avec 3,1415<7<3,1416.
réel s?
ec) Déterminez des réels k, h, | tels que: mum 32.% Déterminez les approximations
|s—s,|<k, |s —s3|<h, décimales par défaut d’ordre 1 et 2 de la
longueur du cété d’un triangle équilatéral qui
S$, +S a méme aire qu'un cercle de_ rayon
= a
Z, 2783 metres.
Mmmm 33.% Uncercle a pour rayon R. H est Pour réaliser cette conduite on dispose de
un hexagone régulier inscrit dans ce cercle. tuyaux de 5m a 5cm pres. Les tuyaux
s’emboitent l’un dans l’autre sur une partie de
a) Exprimez en fonction de R la longueur c
20 cm a 1 cm pres.
du coté de H.
Quelle quantité minimale de tuyaux faut-il
b) Déterminez en fonction de R laire a de
pour réaliser ce projet?
Sat
c) On suppose que 15,21<R<15,22
et on choisit 1,732<V3<1,733. mami 38.% L’algorithme des moyennes.
Donnez des encadrements de ¢ et a. 1. «x et y sont deux réels positifs.
pa eXtats 2% y
Les réels 5 y V xy et = sont respective-
x
@mm34. Dans certaines recettes de ment la moyenne arithmétique, la moyenne
cuisine, on lit : « Mettre 100 g de sucre, soit géométrique et la moyenne harmonique de x
6 a 8cuillerées 4 soupe». Si vous faites et y.
Vexpérience, selon que vous prenez une
cuillerée rase ou une «bonne cuillerée» de a) Pour x=3 et y=12, calculez leurs trois
gourmand, vous avez entre 12 ¢ et 16 g par moyennes et rangez ces cing nombres par
cuiller. ordre croissant.
Si vous mettez 6 «bonnes cuillerées» ou Mat
8 cuillerées rases, vous mettez environ 100 g b) Pour x<y, rangez x, y, 5 a Vxy et
(le calcul donne 96 g).
Mais dans quelle «fourchette » (qui n’a rien a 2xy E
par ordre croissant.
voir avec la cuiller 4 soupe!) se trouve de toute anys
facon le poids de sucre mis?
(D’aprés I.R.E.M. Poitiers, Seconde 1982-83.) 2. wu est un réel positif dont on veut encadrer
la racine carrée. Notons x, et y, des approxi-
mations par défaut et par exces de Vu et
Mmmm 35. Assimilons la Terre 4 une sphére telles que x,y, =u.
dont le cercle équatorial a pour périmétre Posons : d,=y¥,—%.
40000 km a 100 km prés par défaut. A partir de ces deux approximations on calcule
Pour calculer son rayon a moins de 8 km pres, leur moyenne arithmétique x. et harmonique
quelle approximation décimale de 7 suffit-il Yo:
de choisir : 3? 3,1? 3,14? 3,141? 3,1416? = Sy i wd 2%1N1
Xo et Yo i
By x+y
Mami 36.* On a mesuré la longueur a du a) Prouvez que xsy.=u; ¥o<Vu<x5 et
coté d’un carré dont les angles sont supposés que dg<d, avec d,=%X.—Yo.
parfaitement droits et on a trouvé 20cm a
5 mm pres. b) Construisez alors un algorithme qui per-
mette de calculer une approximation de Vu
a) Dans quel intervalle se situe a? a Vaide de moyennes arithmétiques et
b) Dans quel intervalle se situe l’aire S de harmoniques.
ce carré? Y-a-t-il un lien entre cet algorithme et celui
de Babylone?
c) Si Ton veut S a lcm? prés, quel
encadrement suffisant doit-on choisir pour a? fer: te. 4
3. Application numérique : u=V2, a
PREMIERES NOTIONS
SUR LES FONCTIONS
67
2. Travaux dirigés d’approche
68
5. Premieres notions sur les fonctions
Aux imprécisions de mesure pres, le physicien admet que, pour une masse m,
Yallongement du ressort est proportionnel 4 cette masse et que :
a(m)= 240m.
Conventionnellement, en mathématiques, on note la fonction ainsi définie :
ae ak
m t'—> a(m).
Il est important de remarquer que si a est définie sur R*, en fait pour de grandes
masses le ressort ne reprend pas sa longueur initiale lorsque la charge est supprimée.
Cela signifie que pour une masse m=150 par exemple, on peut calculer a(150), mais
ce résultat n’est pas l’allongement du ressort, si celui-ci a résisté a une telle charge!...
2.3. En Biologie :
évolution d’une population d’amibes
Un biologiste étudie l’évolution d’une population d’amibes qu'il cultive dans son
laboratoire. Une amibe est un étre unicellulaire sans forme fixe. Au jour J (noté 0), le
biologiste évalue a 1 million le nombre de ses amibes et il constate que ce nombre
double tous les jours. Voici la table qu’il dresse sur une période de 10 jours.
Effectif
de la population
(en millions)
69
Le biologiste représente graphiquement cette
fonction : il obtient les points en noir sur la figure
(en-millions) 3 yp
ci-contre.
Le biologiste a constaté que le doublement de la
population ne se fait pas brusquement, mais de fagon
continue au cours du temps. I] traduit cette continuité
en considérant la fonction :
R* +> R
ei 2”
qui est représentée par la courbe ci-contre.
Elle contient évidemment les points déja placés de
coordonnées (n; f(n)).
Le biologiste veut déterminer approximativement
l’effectif de la population au bout d’un jour et demi,
donc a la date t=1,5.
Sur le graphique, il lit la valeur approchée
2,8 millions.
70
5. Premieres notions sur les fonctions
Un train se rend de Moulins a Paris en 2,5 heures. On suppose qu’il effectue ce trajet
a la vitesse constante de 126 km/h.
Aprés un arrét d’une heure a Paris, le train repart pour Moulins, mais cette fois a la
vitesse constante de 105 km/h.
Remarque
&
Ce qu’il faut comprendre ici, c’est qu’il n’y a qu’une seule fonction deéfinie
(et non pas trois) de [0; 6,5] dans IR, parce qu’a chaque réel t de [0; 6,5] est associé
un réel et un seul méme si l’expression de f(t) change selon lintervalle ot est t.
6. Un autre exemple
EXERCICE d est une droite graduée, O est le point d’abscisse zéro, I celui
d’abscisse 1.
a. Faites un dessin et placez sur ce dessin le point A d’abscisse
—1 et le point B d’abscisse 2.
71
EXERCICE b. M est un point d’abscisse x; on note f(x) le réel MB — MA.
On fabrique ainsi une fonction f, définie sur R, puisqu’a chaque
réel x on associe un réel et un seul, qui est MA— MB.
Définissez la fonction f de la facon suivante, en complétant les
pointillés :
{ea Si Keel
f(a)=... si -+bsxe2
f{a)ee.) BR Se
Calculez f(0, 3); f(—18); f(5, D; f(-I); fQ).
| [= [os 0| (=|
EXERCICE a. Affichez un réel x, et exécutez a tour de rdle chacun de ces
trois programmes. Recommencez avec d’autres valeurs de x.
Que se passe-t-il si x =1? Que conjecturez-vous?
b. Pour un réel x41, quel réel, noté f(x), associe le 1%
programme.
c. Pour un réel x 41, quels réels, notés g(x) et h(x), associent
respectivement les 2° et 3° programmes.
d. Démontrez votre conjecture du a.
2. Cours et applications
Exemples
e La fonction f définie sur R par f(x)=2, est appelée une fonction constante.
e La fonction f définie sur R par f(x)=x, est appelée la fonction identité de R.
e La fonction f définie sur R par f(x)= |x| est la fonction valeur absolue.
72
3. Premieres notions sur les fonctions
: f(x)= : si x€[-2; 1]
x si x Ell; +o[
f est-elle une fonction de R dans R?
Commentaire
73
3.4. Les problémes de la représentation
graphique
f est une fonction dont l’ensemble de définition est D.
Résultat important
Commentaires
e Sur la représentation ci-dessus, on indique que 3 n’a pas d’image a l’aide d’un crochet; par contre,
2 a pour image 2; on l’indique a l’aide d’un point.
e Comme tout dessin, le tracé d’une représentation graphique n’est qu’ approximatif.
De plus vous serez limité par les dimensions de votre feuille de papier, et ce quelles que soient les
unités choisies sur les axes.
Vous ne tracerez donc, le plus souvent, qu’une partie de la représentation, graphique.
e Les unités ne sont pas obligatoirement les mémes sur les axes.
Essayez par exemple de représenter x +— x” sur [—10; 10]. Avec une feuille de papier de format
ordinaire, vous pourrez prendre le centimétre comme unité pour l’axe des abscisses, mais non comme
unité pour l’axe des ordonnées. :
e Quelquefois, une fonction n’est connue que par sa représentation graphique : c’est le
cas par exemple pour un barométre enregistreur lorsqu’il trace une représentation de la pression
atmosphérique en fonction du temps.
e Attention, ne pas confondre f et f(x)!
f désigne une fonction : avec son ensemble de définition D et l’indication de la fagon de calculer
Vimage de chaque réel de D.
f(x) désigne un réel, c’est image du réel x de D.
74
3. Premieres notions sur les fonctions
Exemples
Définition 1
Solution sua
Commentaire
De facon générale, lorsque la représentation graphique d’une fonction f est la réunion de demi-droites
ou de segments, on dit que f est une fonction affine par morceaux.
Exemple I
Supposons que pour un certain tissu le prix du métre soit de 60 francs. Le prix a payer
pour l’achat de 2 métres est 2 X 60 (francs); pour x métres le prix a payer est 60 X x (francs).
On dit que le prix a payer y est proportionnel a la longueur x achetée, et que 60 est
le coefficient (ou facteur) de proportionnaliteé.
Les réels x et y sont liés par la relation y=60x; on peut donc dire que y est l’image
de x par la fonction linéaire f : x +— 60x.
Remarquez que si y =60x, on a aussi x= et donc que la longueur x est proportionnelle
60
au prix y, le coefficient de proportionnalité étant cette fois —
60°
Exemple 2
Pour deux cercles quelconques C et C’ de rayons respectifs non nuls R et R’, de périmétres
IBY
L et Lon/
a RRa
En effet on sait que : L=27R et L’'=27R’; la valeur commune de ces rapports est donc
le réel 277.
On traduit cela en disant que le périmétre d’un cercle est proportionnel a son rayon, le
coefficient de proportionnalité étant 27.
En d’autres termes, L est l’image de R par la fonction linéaire R +> 27R.
b. Proportionnalite ;
Considérons deux triplets : (a,; a2; a3) et (b); bo; bs).
Il y a deux facons équivalentes pour dire qu’ils sont proportionnels.
1” facon : Il existe un réel k tel que:
b,=ka,, bag=kaz, b3;=kasz.
2° facon : Il existe une fonction linéaire f telle que :
b,=f(a)), bs=f(az), b3 = fas).
76
5. Premieres notions sur les fonctions
Ces deux propositions sont équivalentes, car si l’on a: b;=ka,, by=kay, b3=kasz, alors :
b= f(a,), b2= flay), bs=f(a3), ou f est la fonction linéaire : x H-> kx; et réciproquement,
si f est la fonction linéaire : x +> kx, et si b,, bo, bz sont les images respectives de aj,
do, a3 par f, alors on a: b,=ka,, bo=kao, b3= kas.
Remarque : Dans le cas ou tous les réels a,, az, a3 sont différents de zéro, alors la
proportionnalité des triplets (a); az; a3) et (b,; by; b3) se traduit par:
b, by _ bs
a, a2 a3.
(Le réel k est alors la valeur commune de ces rapports.)
Commentaires
: Se ; : 1 1
e Avec les notations précédentes, notez que |’on a aussi =F Die Coe T bs, a3 => ibe
e Onades définitions comparables pour dire que (aj; az; ...; a,,) et (by; bs; ...; b,,) sont proportionnels.
c. Applications
Solution uae
Or eee
u=0, ral
ou =0,5x
u=0, 12=6
=6. DS aE
0,2 2,4 e pag ape
u os02 :
77
EXERCICE Proportionnalité et chimie : pyrolyse de oxyde de mercure
L’équation bilan de cette réaction chimique est
résolu 3
2 HgO —> 2Hg + Ong.
Le bilan massique est :
433 ,2 401,2 32
Quelle masse d’oxyde de mercure HgO faut-il détruire par pyrolyse
pour obtenir 4,8 grammes de dioxygéne O.?
Quelle masse de mercure Hg obtiendra-t-on?
Solution aus
fl faut savoir que dans une réaction chimique les masses mises en jeu sont proportionnelles
aux masses correspondantes du bilan massique. Plus précisément, si x désigne la masse
cherchée d’oxyde de mercure et y la masse cherchée de mercure, les triplets
(433,2; 401,2; 32) et (x; y; 4,8) sont proportionnels.
Partage proportionnel
EXERCICE Un pere a quatre enfants de 7, 10, 11 et 12 ans. Pour leur attribuer
résolu 4 de Vargent de poche, il veut partager une somme de 400 francs
proportionnellement a |’4ge de chacun.
Combien chaque enfant recoit-il?
Solution uae
738
5. Premieres notions sur les fonctions
EXERCICES
fe jl. f est la fonction définie sur R par (¢__]5. Précisez dans chaque cas si vous
x E> 2x”. avez affaire a une fonction.
a) [-l; +~[ —> R
a) Déterminez les images des réels 0; V2;
—4 par f. x ke > Vet.
79
Exercices d’entrainement
distance
moe 16.
moe
| 7.
Amiens
100 — ou18.
wee 19.
ou 20).
Fabriquons des fonctions
mmmm26. Déterminez, dans chaque cas ci-dessous, la fonction dont la représentation graphique
est:
m@umm27. Définissez une fonction g dont Le prix payé par un malade est-il proportionnel
Vensemble de définition est R et telle que a la somme restant a sa charge? Si oui, quel
g0)=7, g(l)=—3, g(2)= 2,291. est le coefficient de proportionnalité?
d) Un article augmente de 10 %, puis dimi-
mumm28. Définissez une fonction affine f nue de 10%. Est-il revenu a son prix de
telle que : départ?
mmm 41. f:¢ > [¢+3]+[2¢-1]. gue 45. Fonction partie entiére
. Un réel x est toujours entre deux entiers
consécutifs : nSx<ntl.
: mmm 42. f:+—> [x]
“t
(Le dessin ci-dessous le suggére.)
n est la partie entiére du réel x; on note
E(x) =n.
Par exemple : E(0, 3)=0; EWDe Ife
2a lcs) = 00 9)] E(@@=3: EC 2%5)——337 ee) =
| oe 43. fixe f3 si x E]l;4[ Attention! certaines calculatrices ont une
~—4 ‘six S425 |e
touche qui donne la partie entiére d’un
réel; mais quelquefois elles affichent par
|} mmm 44. Attention, la calculatrice ne exemple —3 pour E(—7) alors que pour nous
fait pas tout!... E(—7) = —4.
a) Tabulez sur l’intervalle [—10; 10] avec le a) Trouvez
| pas h=0,5, la fonction
i
E(1,67), E(—2,09), (10), E(¥31).
f SE ee Poe 6) La fonction partie entiére, notée E, est
la fonction de R dans Z telle que x +> E(x).
c’est-a-dire calculez f(—10), f(—9,5), f(—9), Représentez la fonction E sur Jlintervalle
£8.) mae [—4; 4].
—(m+1) -—m
SENS DE VARIATION
e De facon générale, nous vous laissons vérifier que si (x,; y,) sont les coordonnées de
A, (xpi yp) celles de B avec x,#xp, alors le coefficient directeur de la droite (AB) est :
SARI
—————————
XA
— XB
85
(notez que l’on prend x,#xp afin que la droite (AB) ne soit pas paralléle a l’axe des
ordonnées ).
C’est souvent de cette facon que l’on calcule un coefficient directeur sans pour cela écrire
une équation de la droite.
86
6. Sens de variation
b. Aspect intuitif
Intuitivement il apparait que f est une fonction décroissante si, lorsqu’on donne
a x des valeurs de plus en plus grandes, on obtient pour f(x) des valeurs de plus en
plus petites.
Le dessin ci-contre présente la représentation graphi-
que d’une fonction décroissante sur [—10; 20], car cette
courbe «ne monte pas». L 20
Voici son tableau de variation :
20
| ——)
et
| iw)S
87
EXERCICES
soit 12000 francs (car en ordonnées l’unité est le millier de francs). Ce coat est celui
de la fabrication de 1000 objets; donc en moyenne la fabrication de chacun d’eux
coute : 12 franes.
838
6. Sens de variation
EXERCICE | a. Quel est le cout moyen d’un objet fabriqué dans le lot
rR d’usinage allant du deux-milliéme au cinq-milliéme objet?
b. Quel est le taux de variation de C entre 5000 et 8000?
Que représente-t-il concrétement?
ec. Quel est le taux de variation de C entre 8000 et 10000?
d. La croissance du cotit moyen de fabrication d’un objet
n’a-t-elle pas tendance a ralentir?
e. L’industriel pense que le cot moyen d’un objet fabriqué
entre le dix-milliéme et le douze-milliéme sera égal au coat d’un
objet fabriqué entre le huit-milliéme et le dix-milliéme.
Combien alors cofitera au total la fabrication de 12000 objets?
Définition 1 (croissance)
Dire que f est croissante sur l’intervalle I signifie que pour tout couple de
réels u et v dans I,
si u<v alors f(u)<f(v).
Dire que f est strictement croissante sur l’intervalle I signifie que pour tout
couple de réels u et v dans I,
si u<v alors f(u)<f(v).
Commentaires
e Il suffit donc qu’il existe un seul couple de réels u et v dans I tels que u<v et f(u)>f(v) pour
que f ne soit pas croissante sur I.
e La définition 2 est différente de la définition 1 en ce sens que dans f(u)<f(v) l’inégalité est stricte.
89
Une fonction strictement croissante sur I est croissante sur I. L’inverse n’est pas nécessairement vrai
comme le montrent les exemples suivants :
fonction croissante sur [a; 6b] mais non fonction strictement croissante
strictement croissante sur [a;b]: on a sur [a’; b’].
c<d et f(c)=f(d).
e Notez que la croissance est liée a l’intervalle choisi comme le montrent les exercices du
paragraphe 2.3.
Définition 3 (décroissance)
Dire que f est décroissante sur l’intervalle I signifie que pour tout couple
de réels u et v dans I,
si u<v alors f(u)=f(v).
Dire que f est strictement décroissante sur l’intervalle I signifie que pour
tout couple de réels u et v dans I,
si u<v alors f(u)>f(v).
Définition 5 (monotonie)
Dire que f est monotone sur l’intervalle I signifie que f est soit croissante
sur I, soit décroissante sur I.
90
6. Sens de variation
Définition 6
a est un réel de I.
1. Dire que f(a) est un minimum de f signifie qu’il existe un intervalle
ouvert J contenant a tel que : pour tout x de I et de J, f(a)<f(x).
2. Dire que f(a) est LE minimum de f sur I signifie que pour tout x de
I, f(a)<f(x).
Définition 7
a est un réel de I.
1. Dire que f(a) est un maximum de f signifie qu’il existe un intervalle
ouvert J contenant a tel que : pour tout x de I et de J, f(a)=f(x).
2. Dire que f(a) est LE maximum de f sur I signifie que pour tout x de
I, f(a)> f(x).
|
|
|
| |
' |
b J 9 0 ere
(|
ee
|ae
a b 9
Commentaire
On dit aussi que f admet un minimum (resp. maximum) en a, au lieu de dire que f(a) est un
minimum (resp. maximum) de f.
Puisque cela est vrai pour tous réels u et v tels que u<v,
nous énoncons le théoréme suivant :
Théoréme Il
{bet
hs.X5- > 5%
wits
Or h est strictement décroissante sur R d’aprés le théoréme
précédent, donc f est strictement décroissante sur ]|—©; 0].
On en déduit donc le tableau de variation de f ci-contre.
Définition 8 :
Commentaires
e Pourquoi prend-on u 4 v?
v-u=—(u-v) et f(v)—f(u)=—(f(u)—f(v)).
Il en résulte donc que t(v, u)=t(u, v).
Théoréme 2
En Météorologie, prévoir le temps, oblige entre autres, a étudier les variations de la pression
atmosphérique P en fonction de l’instant t. Mais c’est surtout la rapidité des variations de
cette pression qui intéresse le météorologiste; pour mesurer cette rapidité, il calcule des
taux de variation de la fonction t #— P(t).
3.5. Applications
a. Unexemple d’étude de variation
Dressez le tableau de variation de la fonction f définie sur [0; +%[
telle que :
x E> 2x?-x +1.
93
Solution aaa
Donnons-nous deux réels u et v de [0; +%[, avec u<v, et étudions le signe de f(u)—f(v).
+))
fu) — fv) =2u?-—u+1-—(Qv?-0
=2(u?—v’)-—utv
=2( Ul ev) v),
En mettant 2(u—v) en facteur, il vient : ;
flu) = flo)=2(u =»)(uto~5).
oF , 1 1 1
Il est essentiel de remarquer ici, que si be ET o=7 alors u + v> 5, donc u Mune
] 1 ‘
D’ou: si Yon a u <1, aa et cane alors f(u)— f(v) <0 soit f(u)<f(v).
She 1 Lan 5 ? 1
Les inégalités aaa et hor signifient que u et v sont dans lintervalle me +o], donc:
f est croissante
: ;
sur lintervalle
1
4° +o],
1 1 |
Nous remarquons que si 0ST ET OS VAG alors : u ve ee: donc f(u)= f(v).
] ]
Les inégalités 0<u =i et 0SvS—7 signifient que
s ]
u et v sont dans lintervalle 0:Al donc : f est
7
Comme f(0)=1 et t(j)=5 nous avons le
tableau de variation ci-contre :
u=v, u et v sont
.
bien dans un
ae!
méme intervalle et alors on
anes
doit avoir 2u pel
1 l
(ou 2u -5<0), soit
u=-
=j (ov «<4)
4
(ou ux-).
4
nr f 1 1
Cela conduit a regarder ce qui se passe sur [= +20f et [o:51. Cette «méthode» fondée sur
Vexpérience trouvera sa justification en classe de Premiére.
94.
6. Sens de variation
Solution aun
L’inégalité a démontrer est équivalente 4 2x7—x+1>0.
Notons f la fonction x /#-—> 2x?-x +1.
Démontrer l’inégalité précédente pour tout x >0, revient & démontrer que pour tout x>0,
on a f(x)>0.
Or nous connaissons le tableau de variation de cette fonction f sur [0; +~[ (voir exercice
précédent).
Ce tableau indique que f est décroissante sur [o:| que f(0)=1 et i(z)=3 3°
. 1
Donec si l’on a: oe a alors §(7) <fe) <0) soit : f<fix)<1,
7
Comme 3° 0 on en déduit que pour tout xe|0; i/ on a f(x)>0.
SA are ; 1
Le tableau de variation indique que f est croissante sur E +0 .
1
Donec si ae alors fi=s(7), soit flx)>Z>0.
En conclusion : pour tout réel x=0, on a f(x)>0.
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
(¢}1. Que dire d’une fonction qui est a m@umm5S. f est une fonction décroissante sur
la fois croissante et décroissante sur un l’intervalle I=[a; b] (a<b).
intervalle I? Pourquoi peut-on dire que pour tout x de I,
ona: f(b)<f(x)<f(a)?
mumm2. Représentez graphiquement une
fonction décroissante” et non strictement mumm6. Pour chacune des fonctions
décroissante sur J’intervalle [—1; 4]. suivantes, dressez son tableau de variation.
a) x > 122x-5812.
(¢_j3. a) f est une fonction croissante b) x HR> —14x% +1985.
sur l’intervalle [a; 5] (a<b).
f a-t-elle un maximum? un minimum? Préci-
| sez-les. (e¢_}7%. Quel est le taux de variation d’une
fonction constante?
| b) Mémes questions si f est décroissante Ce résultat est-il conforme a l’idée du taux de
sur [a; b]. variation?
(¢— 14. f est une fonction définie sur R, (¢_18. f est une fonction définie sur R
croissante sur R et telle que f(0)=a. telle que f(2)=5 et t(2; 3)=3.
Pourquoi peut-on dire que : pour tout x20, Calculez f(3).
on a: f(x)za? f est-elle croissante sur [2; 3]?
Exercices d’entrainement
@mmm 28. Un projectile est lancé a partir du Mmmm30. f:x > |x|
sol a un instant pris comme origine. On note
h(t) sa hauteur a l’instant t.
Les physiciens estiment que l’on a 4 tout
instant ¢ : Mmm3l. f:x +> 2-x
h(t) = —5t? + 100.
a) Quelle hauteur maximale a atteint le
projectile?
Indication :
Pour cela, étudiez le sens de variation de la
fonction h.
b) A quel instant le projectile atteindra-t-il
le sol?
Maximum. Minimum
Gam33. Biologie.
On injecte a un lapin par piqtre intramuscu- | —
laire une certaine substance. Celle-ci passe
du muscle dans le sang et est ensuite éliminée
par les reins.
S(t)
Dee
1,5
58 64 7072 80 95 100
PARITE. PERIODICITE
PA
99
EXERCICE Quelles sont les coordonnées de M’?
Exemple important
Il est clair que si x est réel, —x est aussi un réel. Ainsi, R est symétrique par
rapport a zéro.
100
Les ensembles E- suivants sont- ils symétriques par rappo
zéro? (Dessinez. ) :
| a. E=[2; 3]U]-3; a
E=[-1; 1].
EXERCICE | Notons
Nets «(0
u(t) la tension aux bornes a l’instant t, et u la fonction
102
7. Parité. Périodicité
2. Cours et applications
Définition |
Commentaires
e Pour une fonction f définie sur R, la premiére condition est toujours vérifiée.
e L’égalité f(—x)=f(x) doit avoir lieu pour tout x de D. II suffit qu'il existe un seul réel x de D
tel que f(x) soit différent de f(—x) pour dire que f n’est pas paire.
Par exemple, si f est la fonction définie sur R par f(x)=x?+x, ona: f(I)=2, f(—1)=0;
f nest pas paire.
Conséquence graphique
f est une fonction paire et C est sa courbe représentative
dans le repére orthogonal (O; i, ; ).
Alors les points M de coordonnées (x; f(x)) et M’ de
coordonnées (—x; f(—x)) ont des abscisses opposées et
ont la méme ordonnée.
Ils sont donc symétriques par rapport a l’axe des ordonnées.
L’axe des ordonnées est un axe de symétrie de la
courbe C.
&
Définition 2
103
Commentaires
Conséquence graphique
Commentaire
ce h:ix Ro x®-5Sxtl.
Solution san
La question posée, signifie «la fonction est-elle paire, impaire ou ni l’un ni l’autre?».
a. La fonction f est définie sur R—{—1; 1}; cet ensemble de définition est symétrique
par rapport a 0. .
Pour tout réel x distinct de 1 et de —1,
104
7. Parité. Périodicité
e. La fonction h est définie sur R; cet ensemble est symétrique par rapport a 0.
Pour tout réel x :
h(—x)=(—x)? -—5(—x)+1=—x°+5x41.
La fonction h n’est pas paire, car en général h(—x)#h(x) (par exemple h(—1)=5 et
h(1)=—3). Par ailleurs :
—h(x) = —-(«*° -—5«%+1)=—-x°+5x«-1.
La fonction h n’est pas impaire, car par exemple h(—1)#—A(l).
d. La fonction k est définie sur R.
Pour tout réel x :
k(—x)=(—x)? —5 (—x) = —x? + 5x = —(x? — 5x) = —k(x).
La fonction k est impaire.
Commentaires
Définition 3
f est une fonction dont l’ensemble de définition est D. T est un réel non nul.
Dire que f est périodique de période T signifie que les trois circonstances
suivantes sont réalisées :
1. pour tout réel x de D, x«+T est aussi dans D;
2. pour tout réel x de D, x-—T est aussi dans D;
3. pour tout x de D, f(x+T)=f(x) et f(x —-T)=f(x).
Commentaire
Nous admettrons (reportez-vous 4 l’exercice 24 page 109) que si T est une période d’une fonction
périodique f, alors tout réel kT, avec k entier non nul, est aussi une période de f.
Le plus petit de ces réels qui est positif s’appelle LA période de f : elle n’existe pas toujours.
Conséquence graphique
Pour tracer la représentation graphique d’une fonction f périodique de période T, on choisit
dai |
un intervalle I de longueur T (par exemple, I=[0; T], 1=| ay | 2) et on trace la
105
courbe @’ représentant la fonction f sur DN,
ou D est l’ensemble de définition de f.
Ensuite, on translate (’ par les translations
de vecteurs de coordonnées (—T; 0) et (T; 0).
Si I=[0; T], on obtient ainsi la courbe de la
restriction de f a DO[-T; 2T].
Pour obtenir d’autres morceaux de la courbe
représentant f, on opeére par d’autres
translations.
3.4. Applications
EN MATHEMATIQUES
1. En mathématiques, savoir si une fonction est paire, impaire, ou périodique, permet de
réduire l’ensemble d’étude d’une fonction. Il y a done économie de travail.
Par exemple, f est une fonction paire définie sur D. On peut se borner a étudier f sur
[0; +o[ ND.
Des propriétés de f mises en évidence sur cet ensemble, on pourra déduire les propriétés
de f sur DN ]——; O].
Mais ATTENTION, la déduction ne se fait pas mot pour mot, comme vous le montre
l’exercice suivant.
Solution ous
EN PHYSIQUE
1. Dire qu’un dipole est symétrique, signifie que la fonction
u:t e—> u(t)
106
7. Parité. Périodicite
est impaire (i est l’intensité, u la tension). On peut se borner a l’étudier pour des valeurs
positives de i.
2. Les fonctions périodiques interviennent dans de nombreux domaines.
En physique, les phénoménes étudiés ont un début et une fin.
Par exemple, la courbe ci-contre représente pour le
physicien une fonction périodique de période 4. (Il s’agit :
des variations de la tension aux bornes d’un générateur
en fonction du temps.) 1
Pour le mathématicien, comme 0 appartient a4 l’ensemble t
de definition, 0-—4=-—4 devrait aussi étre dans cet c 1 2 4 6
ensemble. Pour lui cette fonction n’est que la restriction zl
d'une fonction périodique.
EXERCICES
_Exercices d’entrainement
Parité l1+«|—|1—«|
mu 1 1. heel pelea
Pour les exercices 8 a 15, étudiez la parité
des fonctions suivantes.
x
gum 12. 0 x He 5x28 +6x°4+
2x7 43.
| mm 8. x +>
s x? 4+]
~7+2
x mu 13. x +
ome 9. igasmeceal AR, xe
—x
x-+1
107
mmm 5. x Hh Vx? 4x.
FONCTION : x -— x
PARABOLE
x H-> x”. ut
EXERCICE f est la fonction définie sur R telle que
C est sa représentation graphique dans un repére (O; i, ; ).
Le point O appartient-il a C?
Et le point A de coordonnées (2; 6)?
8. Fonction : x > x”. Parabole
we
2.2. En électricité
Un circuit électrique est constitué d’une résistance de
valeur R.
La puissance moyenne P consommée pour une intensité R
lest:
P=RP. if
Etudier les variations de la puissance en fonction de
l’intensité c’est étudier la fonction :
I+— RP.
111
[Link] mécanique : la chute des corps
Un hélicoptére est fixe 4 une altitude de 300 metres. Ro
2. Cours et applications
b. Parité
112
8. Fonction: x t-> x. Parabole
c. Sens de variation
f est paire, il suffit done de mener l’étude sur [0; +~[ par exemple.
Choisissons deux réels u et v dans cet intervalle, tels que u<v, et comparons f(u)=u? et
f(v) =v.
Or, nous avons établi au chapitre 1 que :
si OSu<v_ alors u?<v”’.
Ainsi: f est strictement croissante sur [0; + ~[.
En utilisant la parité de f (exercice résolu 2 page 106) on en déduit que :
f est strictement décroissante sur ]—©; 0].
Commentaire
La proposition : si 0<a<b alors a*<b?, peut se retenir maintenant en disant que la fonction carré
est strictement croissante sur [0; +~[. De méme : si a<b<0 alors a?>b?, se traduit par la fonction
carré est strictement décroissante sur ]—©; 0].
Commentaire
Vous démontrerez a l’exercice 12, page 117, que pour tout réel a >0, et pour tout réel x tel que x >a
on a x*>ax.
Ce qui se traduit graphiquement ainsi :
si l’on trace une droite d’équation y=ax (avec a>0O), alors, sur l’intervalle [a; +™[, cette droite
est au-dessous de la représentation de f.
113
e. Etude pour les grandes valeurs de x
e La fonction f peut-elle prendre de grandes valeurs? Peut-elle prendre des valeurs aussi
grandes qu’on le souhaite?
Nous avons vu que l’on a pour tout réel x >1: x?>x, soit: f(x)>x.
Il est évident alors que f(x) est grand dés que x est grand.
De facon plus précise pour avoir : x7>10°, il suffit de choisir x supérieur a 10°°.
En fait, pour tout x>10°°, on a: x?>10°°, car les inégalités :
x*>x et x >10°° impliquent : x?>10°.
e Interprétation graphique
Commentaire
Nous savons que si A est un réel positif, l'ensemble des solutions positives de linéquation:
x2>A est [VA; +f.
Ainsi, pour tout x>VA, ona: x2>A.
114
8. Fonction : x +--+ x”. Parabole
Définition
Commentaire
3.2. Applications
a Fa
Graphiquement, les solutions sont les abscisses des points d’intersection de la parabole
d’équation y=x” et de la droite d’équation y =a.
115
b. Résolutions dans R de x”>a et x?<a
c) Représentez f sur [—0,1; 0,1] avec pour c) placez un point H sur D et tracez la}
échelle : 1 m pour unité. droite A perpendiculaire en H a D. E
d) tracez la médiatrice de [FH]; elle :
coupe A en M :
mmm 12. a) Résolvez, dans R, l’iné-
quation x?>ax, ot a est un réel donné e) vérifiez que MF=MH; donc M est | —
strictement positif. sun be
Conclusion
Les coordonnées d’un point du plan dépendent du repeére choisi. Si |’on change
de repére, on change de coordonnées.
Dans (O'; ‘8 :
Conclusion
Une méme courbe du plan peut représenter deux fonctions différentes dans des
reperes différents.
120
9. Fonctions : x t+-—> ax? etx K> ax’? tbxtce
Commentaire
Notez que les deux repéres ont la méme base we j ), mais ont des origines O et O’ différentes.
D’ot le nom : changement d’origine.
121
'M est le point de coordonnées (x; y) dans (O; FE7);
comment trouver ses coordonnées (X;Y) dans
(O; ki, j )? ee
Nous savons que: OM=xi ase oa
mais aussi que : OM=X(ki )+ Yj =kXi + Yj.
Dans une base, un vecteur admet un unique couple de
coordonnées,
x
{*= kX x ae
donc: soit :
ray Y=y
Commentaire
Remplacer dans (O; i,j) le vecteur i par un vecteur colinéaire (non nul) k Ie est;
géométriquement, changer la graduation de l’axe des abscisses.
L’unité de longueur est devenue Tel, et l’orientation a été conservée si k est positif, et changée
si k est négatif.
a. Exemples
Solution aan
122
9. Fonctions : x +--+ ax? et x > ax? +bxte
Cela suggere un changement d’échelle sur l’axe des abscisses. Plus précisément, considérons
le repére (O; ki, j ) avec k réel non nul.
Comment choisir k?
M est un point de coordonnées (x; y) dans (O; 2 e et (X; Y) dans (O; ki, 7%:
De OM=xi +yj
et OM=X(ki )+Yj
on déduit que x =kX et y=Y.
Si Pon veut X=2x et Y=y, on doit choisir k =>.
sate F l;-
Considérons donc le repere (0; — i,j ).
4
Dans (O; i,j ), M de coordonnées (x; y) appartient 4 © si et seulement si y = 4x”.
1+? :
Dans (0; 5 é a M a pour coordonnées (X=2x; Y=y): il est sur C si et seulement si
xX 2
y=4(5)
v:
=X?,
Une équation de C@ dans (0; 5i, i) est donc :
Yak.
X +> X?;
C est donc une parabole.
l+-? :
Attention! N’oubliez pas que dans (0; 5h i) le point de
coordonnées (1; 0) est le point A et celui de coordonnées
(0; 1) est le point B.
Nous en déduisons le tableau de variation.
Commentaire
Vous démontrerez a l’exercice 32 page 129 que les courbes représentant respectivement dans le
méme repére les fonctions x +> x” et x +> 4x” se déduisent l’une de l’autre par une homothétie
de centre O.
“= et) iS si,
VieX*2
C est donc une parabole.
r ; x 1 a oa
Nous l’avons tracée ci-contre dans le repére (0;—= 3, ] ).
V3
Nous obtenons le tableau de variation suivant :
124
9. Fonctions : x t/-> ax? etx FH ax? thx te
Pour tracer rapidement la parabole représentant une telle fonction, vous pouvez
tracer directement la parabole dans le repére donné (OQ; i, j) sans effectuer un
changement de repére.
Il suffit de placer des points de coordonnées (x; ax”) dans (O; a j) et les joindre de facon
a donner l’allure d’une parabole.
Solution uuu
5 2
Bd DANS 25 gin’ =( 52
En effet: (x >) =x Bel tale et x 5 caNe ua 16:
Vee 25 5\2 25
D’ou :
"-on: y = 2|(x—-)=) —-—| + et y = 3
2(x—-)4) ——+ 1
a S\FiowllZ
y=2(2-7) =
5
et on prend X=x 7, Y= jules
> >
Plus précisément, considérons le repere (O'; i,j ) ou O' est le point de coordonnées
125
M est un point de coordonnées (x; y) dans (O; i,j ) et (X; Y) dans (O'; i, ip)
La relation de Chasles donne :
OM =0'0
+ OM.
Dans la base (i, 7) ; OM a pour coordonnées (X; Y)
OM a pour coordonnées (x; y)
cee : 5 lg
O’O a pour coordonnées mrad
5 17
D one >: X=x-=
ee ti Ye,
bade
a2
Ce point M appartient a C si et seulement si
Sh ag
; span 6
ou encore : Y= 2X".
Ainsi dans le repére (0’; i, ry) la courbe C représente la
fonction : >
X +—> 2X”.
C est donc une parabole que nous tragons dans le repere
(O': i, 7 )comme il a été dit au paragraphe 3.1. en remarque.
Nous Sues le dessin et le tableau de variation ci-contre.
(O; i, J ys
Commentaires
e Pour trouver le changement de repére adéquat, retenez que l’objectif de la méthode est d’arrive:
a mettre l’équation sous la forme :
y=a(x—b)?+ce
afin de poser X=x—b et Y=y~—c, et d’aboutir a Y=aX?.
e Remarquez que dans le cas qui nous intéresse, C coupe l’axe des ordonnées de (O; i 7) au poini
d’abscisse 0 et d’ordonnée f(0)=1
e Notez que la fonction f : x H+ 2x*—5x+1 n’est pas paire et que pourtant sa représentatior
graphique admet un axe de symétrie.
e Pour démontrer qu’une courbe © admet un axe de symétrie, une méthode consiste 4 montrer qué
dans un certain repére elle représente une fonction paire. :
Résoudre cette équation c’est trouver les abscisses-dans (O; i, j) des points qui sont a lc
fois sur la courbe C d’équation y = f(x) et l’axe des abscisses d’ae y =0.
y: ; { L?
Dans (0’; 7, j;) cet axe a pour équation Geir et la courbe @ a pour équation Y=2X?
Trouver les points d’intersection de C et de cette droite, c’est résoudre le systéme :
126
9. Fonctions : x +--+ ax? etx > ax?t+bxte
X= i ae We V17
=,/—=—- ou = —-——
Pou:
: Bu8
16 4 4
§ 5 AE de
Sachant que X=x a nous en déduisons les abscisses dans (O; a) ) de ces points
Vintersection :
wae 17 5+V17 eta Li
== + = et "=
4 4 4 4
Solution aan
Vous la donnons plus rapidement; la démarche est la méme qu’a l’exercice précédent. A
itre d’exercices, vérifiez certaines des affirmations.
nes
Ce systéme
‘
n’a pas de solution, car l’équation
— : —2X
oe =9tesoiteeX* Lena
= ~i6 n’en a pas.
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
| Pour les exercices 1 a 4, complétez les Pour les exercices 11 a 18, dressez le
égalités de la fagon la plus simple qui soit. tableau de variation et tracez rapidement la
representation graphique de chacune des
mmm. (6 +2x)?=4x7+ex4+1 fonctions.
ee Pa 2
oe 4. (ere 4) 4x coe ay 13.
2u?-—5u= :
mmm 7. x 1 (x-1).
_ 2x7 9,2 + 14x a Montrez
eis que la courbe de é cette fonction
> se
éduit de celle de la fonction x +—> x? par
un changement d’origine du repére.)
V3 x2—8x=
Exercices d’entrainement
que I appartient a une droite A dont vous b) Pourquoi, pour x > 30, a-t-on f(x)<—300? :
donnerez une équation cartésienne. Tracez A
sur le méme dessin que @. Le point I décrit-il c) Trouvez un réel B>0O tel que pour tout |
A en entier? x >Bon ait f(x)<—10".
CHAPITRE
10
1
Si x est un réel non nul, — est son Inverse car:
x
woes 1.
x
te: 1 . , =e
Cette égalité montreque x et — sont de méme signe (car leur produit est positif).
x
1
Et aussi que x est l’inverse de —.
x
10
1.2. Inégalités
an : 1
Soit a résoudre dans R I’inéquation : —>10?.
x
Si xo est solution, “ est supérieur 4 10? donc est positif non nul et xo est aussi positif.
Cherchons donc les eolarone de cette inéquation parmi les positifs.
De x 9>0 et de —>10?, nous déduisons successivement 1>10?xp, >t Xy<—s
et %<10-”. :
Done si x» est solution, on a: Ox, 10
; a 1 2
Réciproquement, vous pouvez vérifier que si: 0<x<10 2 alors on a: Pega :
ll
EXERCICES 1. Résolvez dans R l’inéquation : 0<—<10™.
1
2. Résolvez dans R l’inéquation : oat le.
ae x
Voici deux exemples.
132
10. Fonction : x > ©. Hyperbole
x
3. Cours et applications
a. Premiéres proprietes
e L’ensemble de définition de f est R*, c’est-a-dire ]—~; O[ U]0; + of,
Graphiquement, le fait que 0 n’ait pas d’image par f permet d’affirmer que la courbe
C représentant f dans un repére ne coupe pas l’axe des ordonnées.
133
4 1
e Pour tout réel x>0, on a —>0.
%
: 1
e Pour tout réel x<0, on a —<0.
x
Graphiquement, cela se traduit par le fait que la courbe
C est située dans les zones coloriées du schéma ci-contre.
En outre, © ne coupe pas les axes de coordonnées.
e Pour tout réel r#QO, il existe un réel x et un seul tel
1
que f(x)=r; ce réel est x =-.;
Graphiquement, cela se traduit par le fait que toute droite horizontale d’équation y=r
(avec r#0) rencontre la représentation graphique de f en un point et un seul.
b. Parité
IR* est un ensemble symétrique par rapport a 0.
Pk
De plus pour tout x #0 : —= ae soit :
x
f(—x)=—f(x).
La fonction f est donc impaire.
Nous ne l’étudions alors que sur ]0; +™[ et nous savons que sa courbe © admet lorigine
du repére pour centre de symétrie.
c. Sens de variation
On a: cS oe
Ce ee aes Ly ¢2
Les inégalités 0<u<v impliquent : v-—u>0 et uv>0, donc ———>0, et alors :
uv
pour tous réels u et v tels que 0<u<v, ona f(u)>f(v).
Ainsi f est strictement décroissante sur ]0; +©[.
En utilisant le fait que f est impaire on en déduit que :
f est strictement décroissante sur ]—~; O[.
EXERCICE Il est faux d’affirmer que f est strictement décroissante sur son
ensemble de définition ]—©; O0[ U]0; +[. Pourquoi?
0<a<b alors
a<b<0O alors
Commentaire
Vous pouvez mémoriser ces résultats en retenant que si deux réels, tous deux positifs ou tous deux
négatifs, sont rangés dans un certain ordre, alors leurs inverses sont rangés dans |’autre ordre.
134
10. Fonction : x H-> ©. Hyperbole
x
d. Etude de f pour les grandes valeurs de x
: : 1
e Remarquez que pour tout réel x #0, on a x X—-=1.
x
Seon : ee :
Donc, intuitivement, si x est grand, e doit étre petit pour que son produit par x soit égal
als
a : taal
e Comment choisir un réel B tel que : pour tout x >B on ait —<10°7'?
53
Il est clair que f(10'%)=107'™.
Comme f est strictement décroissante sur ]0; +&[ :
gi 1 1
pour tout x>1 5 Oh! 10"
= Se
x
Il suffit done de choisir B=10'™.
suffisamment grand.
De facon plus précise, si p est un naturel,
f : : “4 1
e Graphiquement, cela signifie que si l’on trace la droite d’équation y = 10 ” =P? alors
f 4 ] ‘
pour tous les réels x > 10’, les points de coordonnées (x;=| sont entre cette droite et |’axe
x
des abscisses.
Donc, la courbe représentative de f restreinte a ]10’; +[ est dans la partie colorée sur
les figures ci-dessoys. Et cela est vrai pour tout naturel p, aussi grand soit-il.
On traduit ce fait en disant que f a pour limite 0 en +.
Intuitivement, il apparait que la courbe se rapproche sans cesse de l|’axe des abscisses.
On dit que l’axe des abscisses est asymptote a la courbe représentant f.
135
e. Etude de f pour les petites valeurs positives de x
De plus, comme f est strictement décroissante sur ]0; +%[, pour tout réel x tel que
it
0<x%<10 on a —> 10”.
x
vote : d 1 1009
e Comment choisir un réel B tel que : pour tout x tel que 0<x<B on ait nia 10
pak: 2 ’ F ee <n
e Il semble qu’on puisse
avoir — aussi grand que l’on veut, a condition de choisir x
%
suffisamment petit et positif.
le ; : 2 1
De facon plus précise, si p est un naturel, pour tout réel x tel que 0<x<10 ”, ona —>10?.
x
Cela résulte directement de la décroissance de f sur ]0; +™[.
Définition
La courbe représentative de la
fonction x + —> — dans. un
x
repere orthogonal est une
hyperbole.
fo i fe
fetitet Locery { t
oS as i OiaisSer meee elOe
I i , tr
Commentaires
e Dans un repére orthonormé, les droites d’équations y=x et y=—x sont chacune des axes de
1
symétrie de la représentation graphique de x +—> — (voir exercice 22 page 142).
x
e L’hyperbole est aussi une courbe qui se définit géométriquement (voir exercice 19
page 141).
> > % ‘ ui
Dans ce repére (O; ai,j ), © représente la fonction X -—> Xx
C est donc une hyperbole, dont les axes du repére sont les asymptotes.
Voici l’allure de la courbe représentative
de f suivant les valeurs de a, ainsi que son tableau
de variation :
137
(cas ol a= 2) (cas ou a=—2)
(O; 5 j) est un repére orthonormé. C est l’hyperbole représentant f dans ce repére. Placons
quelques points appartenant a C.
138
10. Fonction : x +> ©. Hyperbole
x
3.3. Exemple d’une autre fonction
dont la représentation graphique
est une hyperbole
x
f est la fonction : x H—>
x+1
Donnez le tableau de variation de f et tracez sa représentation
eraphique.
Solution sun
. é a : a aoe
On souhaite pour C une équation de la forme Y=x dans un autre repére; d’ot l’idée de
«poser» : X=x+1, a savoir x=X-1.
Sete 1 1
A vec ce choix:
hoix : yy=———=1-—,
X x soitsoit y y-]=—-=.
—1 X
1
Prenons Y=y~—1, et alors Y= "x
Nous voyons que_ pour présenter convenablement la courbe C, on est conduit a considérer
le repére (O'; i,j )ou O’ est le point de coordonnées (—1; 1) dans (O; Lhe ae
Vérifions-le : M est un point de coordonnées (x; y) dans (O; ia} ) et (X; Y) dans (O’; iz} ).
La relation de Chasles donne : na a ae
se O’M=0'0
+ OM.
Dans la base (i, j ) :
O’M a pour coordonnées (X; Y)
O’O a pour coordonnées (1; —1)
OM a pour coordonnées (x; y).
D’oi : eo +1
; Y=y-1
Si ce point M appartient 4 C on a
aerat soit encore :
Ke 1 :
Base fa ——, asavoir Y= —-=.
Donc, dans le repére (O'; i i) la
courbe C est une hyperbole.
Nous avons représenté la fonction
X > 1
-X dans le repére (0’; i, j )
nae
e Centre de symétrie
La fonction X #—> “xX est impaire,
donc V’origine O’ du repére (0’; i,j)
est centre de symétrie de C.
139
e Asymptotes
Les asymptotes de hyperbole C sont
les axes des abscisses et des ordon-
nées du repére (0’; i, j i
Donc, ce sont les droites d’équations :
x=-l ety=l
dans le repére (O; io Ie
Le tableau de variation de f est donné
ci-contre.
Commentaire
Notez que la fonction f n’est pas impaire (vérifiez-le), et pourtant sa représentation graphique admet
un centre de symétrie.
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
b) 5x 10®<f{(x«).
ec) f(x)<—10°. Pour les exercices 4 a 9, donnez le tableau
de variation et tracez la représentation graphi-
que de la fonction donnée.
1
c|3. f est la fonction: x HK —-.
x
a) Trouvez un réel B>0 tel que pour tout
x >B on ait —10°'°<f(x)<0.
b) Trouvez un réel B>O tel que pour tout
x €]0; B[ on ait f(x)<—10".
140
2b Fonction = . Hyperbole
Exercices d’entrainement
. a
Fonctions x +— — mmm 18.* a) Représentez dans un méme
x repere orthonormé (lcm pour unité), les |
fonctions
; mm 10. f est la fonction : x +> cayh fit
t-— >>4 eto 25% oem,
2
x
Montrez que la représentation one de f
b) Déterminez graphiquement les coordon-
se déduit de celle de la fonction g : x H> — nées du point A d’intersection de ces deux |
par un changement d’origine du repére. : courbes.
c) Déterminez une équation de la droite D |
passant par C et B de coordonnées respectives | _
mum 11. Méme question qu’a l’exercice 10 (—1;2) et (3; 6). Tracez cette droite sur le |—
avec les fonctions schéma précédent.
2 2 Déterminez graphiquement les coordonnées |
fix
t> ---5 et gixb
> —--. des points d’intersection de D avec l’hyperbole |
x x représentant f.
d) Déterminez graphiquement 1|’ensemble
Pour les exercices 12 a 16, représentez des solutions de chacune des inéquations
graphiquement la fonction proposée.
4 4 2 Dy
=—=f-3s = a Oo eee
% 5%
me|2.
Déduisez-en l’ensemble des solutions de cha-
cun des systémes :
x? —2x—-3<0 “3
| me 13. ees Cit eG ete
XK x Ai () x
/me 1 4.
mam 19. Droites sécantes 4 une hyper-
bole.
| mm 15. Dans un repére orthogonal (O; fede H est
a
V’hyperbole d’équation y=— ou a est un réel
x
| mmm 16. non nul. :
M, et Mz sont les points de H d’abscisses x,
et X_ (avec x;<%2). La sécante (M,M,) coupe
l’axe des abscisses en I et l’axe des ordonnées
mum 17. Etude de x +—> = (a #0). en J.
searascr
par le point A (: 2).
142
10. Fonction : x +> Hyperbole
me 33.
me 34.
I. A. Calcul: la densité d et la hauteur y
sont liées par la relation :
28,864
y = 28,864 ———. Mu 35.
_ , 28,864
a) Calculez les valeurs du réel 7 pour
me36.
Ml fevariant de 0.25 en 0,25 dela’ 3.95.
143
Pour les exercices 43 a 47, résolvez |
graphiquement, puis par le calcul l’inéquation
proposée.
oe 4.3.
8)
oe 4.4.
Doral
ms 39, 0x >
x+2
te_145.
mmm 4.0.% Nous vous proposons d’étu-
1
dier la fonction f : x #—> —.ed <—
Ceandh | Yasara!
a) Quel est ensemble de définition de f?
b) Montrez que f est paire. a
Résolution d’inéquations 4 1 ]
laste >
x 2
Pour les exercices 41 et 42, résolvez b) Déduisez-en que pour tout x>10, on a
graphiquement le systeme proposé. f(x) >x?> x.
c) Pourquoi pour x >100 a-t-on
xy =2
me 4.1. oes ]
0<—<0,01?
f(x)
d) Trouvez un réel B tel que pour tout x >B
meee 42. eg area: ]
on ait: 0<——<=1072°:
xy =2. f(x)
144
CHAPITRE
11
FONCTIONS : x +> Vx
ET x + — x3
.
EXERCICE Reportez-vous au chapitre 1, si nécessaire
Soit a résoudre dans R J’inéquation : Vx>a ov a est un réel donné.
S désigne son ensemble des solutions.
a. Justifiez la proposition suivante :
si a<0O alors tout réel x positif ou nul est solution et donc
S=[0; +f.
b. Justifiez la proposition suivante :
si a=0 alors §=]a’; + [.
a. Ensemble de définition
L’ensemble de définition de f est [(0; +~[ car tout réel positif a une racine carrée.
b. Sens de variation
Vous savez que pour tous réels u et v tels que OSu<v, ona Vu< Vv (chapitre 1, page 16).
Cela prouve que f est strictement croissante sur [0; +~[.
EXERCICE Trouvez un réel B tel que pour tout x supérieur a B on ait : Vx>10™.
NIle
i]
146
ll. Fonctions : » H+ Vx et x KY x3
Commentaire
2.2. Applications
| = \/ 9x — 3.
EXERCICE Résolvez l’équation \/g
Solution aus
Or 42-, donc xo =4 est la seule solution de léquation initiale et son ensemble des solutions
est: S={4}.
Solution uuu
La fonction racine carrée est strictement croissante sur [0; +™[, donc, pour tous réels
positifs a et }, a=Vb si et seulement si ab.
147
Donc résoudre |’inéquation donnée revient 4 résoudre le systeme :
1
2x -120 —,
x -520 a savoir le systeme : 5
Dae | Was ie) saat
y 24,
L’ensemble § des solutions de l’inéquation donnée est donc l’intervalle [5; +[.
Solution uaa
Solution saa
>
C est la courbe représentative de f dans le repére (O; ‘@ pt)
Son équation est y= \V—x. Elle est de la forme :
Y=VX avec: X=-x et Y=y.
Cela suggere un «changement d’échelle», c’est-a-dire
Putilisation du repére (O; 7’, j) avec i'=-i.
Nous vous laissons le soin de montrer que, dans ce repére,
C représente la fonction X HK> VX.
148
ll. Fonctions : x +> Vx et x HK x3
a. Premieres propriétés
b. Parite
c. Sens de variation
d. Comparaison de x et x*
x étant un réel, on déduit de l’inégalité : x >1, en multipliant les deux membres par le réel
positif x”, que x*>«x*. Mais on a vu que pour x>1, on a x?>x.
Donec pour x>l, ona _ x*>x.
De la méme facon, on déduit des inégalités 0<x <1 que 0<x*°<x’. Or on a vu que pour
0<x<1, ona x?<x. Donc:
pour 0<x<l1, ona xi<x.
149
e. Etude de f pour les grandes valeurs de x
Puisque pour x>1, on a x*>x, on voit que lorsque x est
grand, x° l’est aussi.
Donec si l’on se donne un réel A>1, aussi grand que |’on
veut, on aura x°>A pour tout x>A (car alors x°>x >A).
Donc les valeurs f(x) finissent par dépasser définitivement
n’importe quel réel A aussi grand soit-il.
On traduit cela par: f a pour limite + en +.
En utilisant le fait que f est impaire, nous en déduisons
que : f a pour limite —© en —%.
-
EXERCICE f est la fonction :x H—~> (x +2).
re (QO; i, j ).
résolu 5 Tracez sa courbe représentative @ dans un repé
Solution sag
150
11. Fonctions :x +> Vx et x Ho x3
EXERCICES
Exercices d’entrainement
151
Gammg22?. x t—> Noel.
En faisant intervenir un barycentre des points
A et B de C d’abscisses respectives a et b,
interprétez graphiquement Jlinégalité pré-
cédente.
mmm 23. x +> -V3x.
a(S
a+2b
)=fla)+2
0b) mmmm37. Soit une tige métallique de lon-
gueur |, a 0° Celsius.
b) C est la représentation graphique de f La longueur de cette tige a t °C est donnée par
dans un repére (O; iy). L=1,.(1+At)
152
11. Fonctions :x t-—> Vx et x K-> x?
153
CHAPITRE
12
FONCTIONS
CIRCULAIRES
Le but de ce chapitre est de définir, pour tout réel x, le cosinus de x et le sinus de x,
et d’étudier ensuite les fonctions ainsi définies, qui sont dites fonctions circulaires (ou
trigonométriques). Pour ce faire, il est nécessaire de connaitre les notions d’angles orientés
(chapitre 21).
154
12. Fonctions circulaires
LOT. “eon
trouvez : cos — et sin —.
4 4
(OA; OB)= Bo
155
2.2. Usage de la calculatrice
Il faut prendre garde a l’unité choisie. Pour accéder au mode voulu, on proceéde ainsi :
e sur Casio fx 180P: (pour degré), (pour radian).
MODE [6| (pour grade). En cas d’arrét de la calculatrice, le dernier mode est
conserve;
e sur Sharp EL-531 : | 2nd F| [DRG change le mode angulaire; en appuyant
successivement sur ces touches on sélectionne degrés ——> radians —— grades
—-> degrés ——... En cas d’arrét, le mode degré revient automatiquement;
e sur T.I. 5711: on procéde comme sur Sharp EL-531, a l’aide des touches | 2nd |
|
Deg]. : 7
Une fois sélectionné le mode angulaire en radians, par exemple, calculons cos 73 on
obtient une approximation en procédant ainsi :
T.I1. 5711 Casio fx 180P Sharp EL-531
2.3. La barre-sinus
I] est quelquefois plus facile de mesurer une longueur,
plutot qu’en angle; c’est le cas, par exemple en
Mécanique, dans la situation suivante.
Une fausse équerre est constituée de deux barres
mobiles autour d’un axe; on souhaite les écarter d’un
angle de 151°.
Pour cela on utilise une barre-sinus, a savoir une
réglette d’acier portant deux décrochements dans
lesquels on place deux piges (ici deux cylindres étalons)
de méme diametre donné; l’entr’axe de ces deux piges
est 100 mm.
On utilise cette barre-sinus de la facon suivante : sur un marbre (surface plane), on
pose Pune des barres de la fausse équerre, on place une cale étalon de hauteur connue
¢, entre une pige et le marbre, ensuite on pose l’autre branche de la fausse équerre
sur la barre-sinus, comme indiqué sur la figure suivante.
156
12. Fonctions circulaires
3.1. Preéliminaires
r e e e
(OA; OB)= oy
Définition Il
A tout réel x nous pouvons associer, comme il a été dit, l’unique réel noté cos x, et aussi
Yunique réel noté sin x; nous définissons ainsi deux fonctions : la fonction cosinus, notée
cos, et la fonction sinus, notée sin.
Chacune de ces fonctions est définie sur R.
Commentaire
Notez que si nous savons dire ce qu’est le cosinus du réel x, nous ne savons pas donner le
développement décimal de cos x avec suffisamment de précision; par exemple, pour connaitre
cos (3,12), il faudrait placer le point M correspondant, puis le point P et mesurer OP. Le réel ainsi
obtenu donnerait cos (3,12) avec une précision extreémement médiocre! Les mathématiciens ont trouvé
des méthodes permettant d’obtenir pour chaque cos x des approximations décimales aussi précises
que l’on veut. Ce travail a duré des siécles. C’est grace a lui et a celui des physiciens en électronique
qu'il vous suffit maintenant d’appuyer sur des touches de calculatrice pour lire cos x avec six, sept
ou huit décimales exactes.
a. Encadrement
Le point P, projeté orthogonal de M sur |’axe des abscisses,
est nécessairement sur le segment [AA’] (voir figure).
Les abscisses des points A’ et A étant respectivement —1
et Fl; on*a:
—-1<OP<l.
Ainsi, pour tout réel x : .
—-l<cos x<l.
Vous vérifierez de méme que, pour tout réel x :
—lSsin x<1.
Par conséquent, pour tout réel x, on a
|cos x|<1 et [sin x] <1.
EXERCICES 1. Quels sont les réels x qui vérifient cos x =1? cos x =—1?
2. Quels sont les réels x qui vérifient sin x =1? sin x =—1?
158
12. Fonctions circulaires
Théoréme 1
Solution aus
a. D’aprés le théoreme 1, on a cos’ x+sin® x=1, donc
1\ 248
cos? x =1-—sin’ x=1-(3) =<,
On en déduit que :
cos
= |aaa
X= 9 3 ou COS Xx
= _2V2 3 :
Théoréme 2
Chacune des fonctions sinus et cosinus est périodique de période 27.
Donc, pour tout réel x et tout entier k :
cos(x+2ka)=cos x, sin(x+2k7)=sin x.
Solution sau
Cela étant vrai pour tout réel x, et les fonctions sinus et cosinus étant définies sur R, on
a le théoréme suivant :
Théoréme 3
160
12. Fonctions circulaires
a. Fonction sinus
Cette fonction étant périodique de période 27, il suffit de l’étudier sur un intervalle
d’amplitude 27, par exemple [—7; +7].
Cette fonction étant aussi impaire, il suffit de l’étudier sur [0; 7]. Nous connaitrons alors
son sens de variation sur [—7; +77] et par périodicité, sur R
Pour connaitre le sens de variation, utilisons la définition : imaginons qu’un mobile M
parcoure l’arc AA’ dans le sens direct en partant de A, et regardohs les variations de
lordonnée de M, c’est-a-dire de OQ.
Nous obtenons alors la courbe suivante sur [0; 7] :
Commentaire
T nee F x
Toute droite d’équation x = ko avec k EZ est un axe de symétrie de la courbe représentative de la
fonction sinus. —
Tout point d’abscisse x =ka, avec k EZ, est un centre de symétrie de cette courbe.
161
6b. Fonetion cosinus
Commentaires
e Toute droite d’équation x =k, avec k EZ est un axe de symétrie de la courbe représentative de
la fonction cosinus.
e Tout point d’abscisse x airs km, avec kEZ est un centre de symétrie de cette courbe.
. *. . T , .
e Vous montrerez a l’exercice 7 page 169, que cette courbe se déduit de celle représentant la fonction
: 2 ak : ae x ; 5
sinus, a laide de la translation de vecteur = i. La courbe représentant la fonction cosinus est donc
Théoréme 4
162
12. Fonctions circulaires
b. Réels de somme
M est le point de © associé au réel x.
M’ est le symétrique de M par rapport a l’axe des ordonnées.
Alors : O00=00': OP’ =-—OP.
Par ailleurs, vérifiez, en utilisant la relation de Chasles, que :
(OA; OM’)= eX
D’ou :
Théoréme 5
A 7
c. Réels de somme —
2
Finalement :
Théoréme 6
F T
sin x = COs aa e
163
d. Réels de différence >
Théoréme 7
Commentaire
Si vous mémorisez durablement toutes ces relations, tant mieux pour vous.
Sinon, n’oubliez pas que vous pouvez les retrouver rapidement; il vous suffit de faire un dessin:
: cae . . - 7 . x x x T
ayant placé M associé a x sur C, placez ensuite le point M’ associé soit a m—x, a +x, a 3 * —
et utilisez les définitions de sinus et cosinus.
Oe, ee ee 8
. 7 : Adee
Calculons donc sin re nous vous laissons vérifier
que toh 2-V2
sin* — =———_..
4
164
12. Fonctions circulaires
3 5 W T
soit: 2 cos” —=] et cos” dio
4
Alors le triangle OMA est équilatéral; la hauteur [MP] est donc aussi médiane.
Se sat
ead |
Dou OP= =>
— 1
Mais OP=OP, donc cos ee
D’aprés la relation fondamentale :
. 9 7 ear
sin yy HPS
3
d’ou:
e Comme : =
a ae Se av 1
sin == sin (7) = cosa =5.
165
Dou:
e Tableau récapitulatif
Commentaire
L’usage de la calculatrice n’empéche pas
de retenir les valeurs remarquables don-
nées dans le tableau ci-contre. En effet, un
inconvénient de la calculatrice est de ne
donner que des approximations, et quelque-
fois alors on complique plus que l’on ne
simplifie.
résolu 4
Solution uae
Utilisation de la calculatrice
Il convient tout d’abord de s’assurer que la calculatrice est dans le mode voulu (radian,
degré, grade).
Votre calculatrice vous permet, lorsque la] <1, de trouver une approximation du
réel x de l’intervalle [0; 7] (dans le cas du mode radian) tel que cos x=a.
Pour cela, dans le cas par exemple de a =0,8, on procéde ainsi en radians :
T.1. 5711 Casio fx 180P Sharp EL-531
[= |[8] [2nd] [1Nv] [cos] | [-] [8] [inv] [cos -|[8][ 2nd F] [cos]
bY 5Stil = toePd
Alors, on en déduit qu’une solution dans R, de l’équation cos x =0,8. est 0,6435 a 10-4
pres.
Les autres solutions s’obtiennent comme il a été dit précédemment.
Solution aus
sin x =-.
4
Il ne peut y avoir d’autres solutions.
TW
La caleulatrice donne une approximation de la solution dans |-$3 | de
1 , ; Seacncnattes
V’équation sin x =-. On trouve alors pour solution approchée 0,253 a 10 3 prés.
4
On détermine les autres solutions comme dit précédemment.
By
aS
167
4.2. La fonction tangente
Par définition, pour tout réel x tel que cos x soit non nul, on appelle tangente de x, e
on note tan x, le réel :
sin x
tan x= °
cos x
D=R-{F4 ka:kez}.
2. Montrez que la fonction tangente est impaire.
3. Montrez que 7 est une période de la fonction tangente. Nou:
admettrons que c’est la plus petite période positive, donc que 7 es
LA période de tan.
| 1. Donnez sans calculatrice les sinus (€ 13. Dans chaque cas, déterminez celui
et cosinus de chacun des réels suivants : des réels cos x ou sin x manquant :
7 : 1
Um 13m a) 0<x<— et sinx=-.
Ged 6 2 : 4
d) ~ 5<8 <0 et
(e712. «x est un réel.
Trouvez, en fonction de cos x et de sin x, les
| sinus et cosinus de chacun des réels suivants : @mmm4. Pour chacun des cas, a l’aide de
la calculatrice, trouvez un réel x dans [0; 7]
oman: Ge Aare — eta tel que :
ihe a) cos x=0,9. b) sinx=-0,8.
ec) sinx=—2.
(€ 15. Résolvez dans R les équations (€ 18. a) Démontrez que, pour
V3 réel x :
cosx=-= et sinx=—-—.
2 2 cos (7 +x)=cos (am — x).
(€- 16. Montrez que, pour tout réel x, b) Comment cela se _ traduit-il
phiquement?
cos
(F-=)=sin (Z+)
(——x}=sin |—+~x)}.
3 6
Exercices d’entrainement
@mmmml2.* sin® x+cos” x—2 sin' x Pour les exercices 19 a 21, donnez les
—cos' x+sin” x =0. ensembles de définition des fonctions :
mum 25. x > sin(x+2) +1. mum 32.* Avec les notations de la figure
ci-dessous on a:
AD=1, AB=2 et ED=EF.
mum 26.% x += sin 2x. B Ui
(échelle
Pour les exercices 27 et 28, en connaissant
les courbes des fonctions sinus et cosinus,
non respectée)
représentez graphiquement les fonctions sui-
vantes et précisez leurs cenires et axes de
symétrie.
Gum 34.% ABC est un triangle rectangle en mmm 37. A la cathédrale (extrait de Jeux
et Stratégie, n° 14).
A tel que BC=2a et B= rad. On fit récemment des travaux importants dans
la Cathédrale Saint-Pierre de Genéve; c’est
a) O est le milieu de [BC] et H le projeté ainsi que l’un des vitraux cassé y a été
orthogonal de A sur [BC]. remplacé par un vitrail moderne. C’est un
cercle de 2 métres de diamétre, traversé par
une croix, formée par 2 segments perpendicu-
ie 7
a) Démontrez que
AB? =4 x OB? —4 x OM? sin? a.
b) Déterminez de méme CD”.
c) Calculez AB? +CD?.
T .
par défaut de 2 sin i a 2X10 °° prés.
| 2. a) Construisez un triangle équilatéral mguees47. Sur un plan on trouve les indica-
“ ABC de coté R. tions suivantes.
Pouvez-vous calculer la distance entre la
b) Calculez en fonction de R, la hauteur de maison et le poteau électrique.
ce triangle.
| 3. Construisez un cercle C de rayon 4 cm
et déduisez des questions précédentes, une
| construction «approchée» d’un heptagone
_ | régulier inscrit dans C. Déterminez en milli-
metres l’erreur commise sur le périmétre de
- Vheptagone régulier.
Equations et inéquations
mumm40. 2cosx=-l.
| od 1.
| ee 45.
Fonction tangente
SYSTEMES
D°’EQUATIONS ET
D°’INEQUATIONS DU
PREMIER DEGRE
Pour aborder ]’étude de ce chapitre, il est nécessaire de connaitre les chapitres 2 et 17.
173
(3) Résolution du systéme (S).
Ce systéme de deux équations 4 deux inconnues s’écrit aussi :
AP = 800+ 0,65 d
G) cE+ 116 = 750 + 0,85 d
Il reste a reporter la valeur trouvée pour d, a savoir d = 830, dans la premiere équation
du systéme (S’); vous vérifierez que l’on trouve p =1339,5.
Si le systeme (S) admet une solution ce ne peut étre que d = 830 et p =1339,5. Est-ce
effectivement la solution?
On dit que l’on a résolu le systéme (S) par la méthode des substitutions. Ce systéme
admet donc une seule solution, formée d’une valeur de d et d’une valeur de p; on dit
que la solution du systéme (S) est le couple (d; p)=(830; 1339,5).
6. Autre méthode
174
13. Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré
175
EXERCICE Vérifiez que l’on est ainsi conduit 4 résoudre le systéme :
b+7c = 408
(S’) {28 —3c=-—68
a=272—b6—4c
Remarquez que l’une des équations du systéme (S”) contient seulement l’inconnue c,
une autre contient b et c, et la troisiéme a, b et c; un tel systeme s’appelle un
systéme triangulaire, il est alors simple de le résoudre.
EXERCICE a. : Terminez
i la résolution du systeme (S”).
eaaonune b. Réciproquement, vérifiez que les valeurs a=20, b=44,
c=52 constituent bien la solution du systéme (S).
Le systéme (S) admet donc un seul triplet solution : (a; 6; c)=(20; 44; 52).
(4) Examen des résultats :
La solution du systéme est un triplet de naturels, donc, dans ce cas, le probléme de
Diophante admet pour solutions les trois nombres : 20, 44 et 52.
176
13. Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré
2. Cours et applications
droites droites
sécantes confondues paralléles
eer
Définition 1
ax+by+c=0
Le réel ab’—a’b s’appelle le déterminant du systéme eS a3
On le note
a’
; Bb’ |
Théoréme Il
ax+by+c=0
Le systeme : {
a'x+b'y+c’=0
admét une solution unique si et seulement si ab’'—ba'#0. Si ab'—ba=0,
alors le systéme n’a pas de solution ou en admet une infinité.
Commentaires
Solution uae
x+2y= -?
x+2y=1.
178
13, Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré
Ces deux équations sont incompatibles car le réel x +2y ne peut étre egal a la fois a 1
et a D5: Ce systeme n’admet donc pas de couple solution.
‘ 5 St
Solution aus
Calculons le déterminant : 2
3
=2x--1x3=0.
2
NIlw
ww
2 3 Bie il
Par exemple pour a=1, on a la solution (1;5);pour a= —5 ona la solution (-5; 5)3io
Le systeme admet donc une infinité de solutions car |’on peut donner a a mimporte
quelle valeur.
Graphiquement, chaque couple solution correspond aux coordonnées d’un point de la droite
d’équation 2x +3y=4.
BSSSS88e8een ~
(1) .Divisons par 2 les deux membres de (2) Par soustraction : «deuxiéme équation
la premiére équation, afin de rendre le moins premiére», «troisiéme équation
coefficient de a égal a 1: moins premiére », construisons deux équa-
tions ot l’inconnue a est éliminée :
1 1
BT spr 5 6-68 | i
ats bt, E08
(S,) a+3b+ c=204
a+ b+4c=272
(So) >5 b+51 ¢=136
1 7
5
= 5¢
+o =) 04
(3) Divisons par °les deux membres de (4) Divisons par :chaque membre de la
la seconde équation, afin de rendre le troisieme équation et par soustraction cons-
coefficient de b égal a 1: truisons une équation ot l’inconnue b est
éliminée : 1 1
1 1
a +=5° bt+=c=
5¢ 68 Gite bt pens
a mgs ELA 1
ea
Ziz
(S3) co 5 (S4) b ke 5
1
5
ne +—
5 ¢ =
204 11ere
|_ 884
(6) Le systeme (S;) est triangulaire; par
(5) Divisons par 5 les deux membres de substitutions nous obtenons pour solution le
la troisiéme équation : triplet
] ] (a; b; c)=(20; 44; 52).
a +-=b+=c=
5 6 5 ¢ 68
En reportant ces valeurs dans le systeme
(Ss) pot pac? (S) nous constatons que ce triplet est
a os effectivement solution.
@=o52 La méthode décrite s’appelle la méthode
d’élimination de Gauss.
Au paragraphe 1.2. nous avons proposé un exemple de résolution par substitutions d’un
systeme de 3 équations a 3 inconnues.
Nous vous proposons de résoudre les systémes ci-dessous par combinaisons, afin de se
ramener a la résolution d’un systéme triangulaire.
Solution aan
180
13, Systémes d’équations et d’inéquations du premier degré
Les deux derniéres équations sont identiques : le systéme (S,) se réduit donc a un systéme
de deux équations 4a trois inconnues:
Rb e3
G2) { 3y—5z=1.
Nous pouvons donner a l’une des trois inconnues une valeur arbitraire, par exemple x =a,
ou @ est un réel;
il vient alors (Ss){ y—2z=3-a
3y-—5z=1.
C’est un systéme de deux équations 4 deux inconnues y et z qui admet pour solution le
couple:
(y; z)=(Sa — 13; 3a —8).
Finalement si le systéme (S) admet des solutions elles sont nécessairement données par les
triplets :
(x3 ¥3 z)=(a@; 5a—13; 3a—-8)
ou @ est un réel quelconque.
Réciproquement nous vous laissons vérifier que ces triplets vérifient effectivement chacune
des équations du systéme (S).
Le systéme (S) admet donc une infinité de solutions car ]’on peut donner a @ n’importe
quelle valeur.
Solution aug
6x +15y est le nombre de tonnes que peuvent transporter x avions du type A et y avions
du type B; comme on veut transporter 90 tonnes, il faut que :
6x + l5y = 90.
ou encore:
0<x<12
0<ys<9
2x + y= 16
2x + DY'2280.
Parmi toutes ces solutions, recherchons celles qui minimisent le cout de l’opération.
e La fonction cout
182
13. Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
mmmil. Deux réels ont pour somme 89 et c_j5. Dans un repére (O; is ) du plan,
pour différence 9. Quels sont ces réels? D, D’ et D” sont les droites d’équations
respectives :
y=2x-1; x+3y—-5=0; 3x+4y-—8=0.
Pour les exercices
.
2 a 4, résolvez dans R
. la ee
fae.
les systémes suivants et interprétez-les a) Tracez D, De D* =|
graphiquement: ~~ Ces droites vous semblent-elles concourantes’
b) Déterminez par la résolution d’un systéme
si ces trois droites sont concourantes ou non.
34-Ty=1
cao Etee) + 2y
be
=29 to Pour les exercices 6 a 8, résolvez dans R*
les systémes suivants :
x—-3y=4
c_3. { a+ b+ c=0
—2x +6y=7. [e_16 a+2b+3c=-5
a+4b+9c=—18.
, 2x +4y —5z=0
rea 8. x—4y+2z=2
x — a=18
Exercices d’entrainement
1
12: a oe gal
x—-lt+y=0. (x +2y —10)(x + y -—2)=0
a pga
1 1
mmm 22. En posant X= et Y=——.,
résolvez le systéme : 1—& View2
1 1 Shap ol
lew
ee
3% y) 5 2 ey
gry
1
g@ty)-l=x. Tessa
My
(a—3)?+b—-2=8
Pour les exercices 17 a 21, résolvez dans {
| R? les systémes suivants : 3(a — 3)? +5(b —2)=—-10.
mmm 26. Deux villes A et B sont distantes mam 31.% Deux horloges distantes de 2 km
de 150 km. Un cycliste part de A a 8h a la sonnent a 2 secondes d’intervalle.
vitesse moyenne de 24 km/h et va vers B. Déterminez en quel point de la droite passant
| Deux heures plus tard un automobiliste part par les deux horloges, un observateur les
| de B r la vitesse moyenne de 65 km/h et va entend sonner simultanément.
| vers A.
Rappel : vitesse du son 340 m/s.
| a) A quelle heure et 4 quelle distance de A
| se fait le croisement?
| 6) Est-il possible qu’un second auto- mum 32. Un particulier place une somme
| mobiliste, partant de B vers A 4 vitesse de 27000F en deux parties. La premiere
constante, croise le cycliste 4 11 h 30 min et partie est placée au taux de 10 % et la seconde
| dépasse l’automobiliste a 11 h 50 min? au taux de 8 %.
Déterminez chacune de ces parties sachant
que l’intérét annuel total est de 2610 F.
u+ v+ w=4
Tom See 2u- v+ w=8
u—3v—20
=1.
te 34.
Résolution d’inéquations
mum 46.* Déterminez un naturel de trois
chiffres tel que : la somme de ses chiffres soit Pour les exercices 51 a 54, résolvez
24; le naturel diminue de 9 lorsqu’on permute graphiquement les systémes :
les deux derniers chiffres et diminue de 90
lorsqu’on permute les deux premiers chiffres. 51. fe + v)(u —2v)<0
Indication : notez que par exemple U0)
275 =2 X10? +7 x 1045.
30x + 1l5y = 20
l3x+8y=10
mu 52. 40x + 60y = 51
mu 4.7. ABC est un triangle et C est le
cercle inscrit dans ce triangle. En centimétres & hy =:
ona:
BC=5,5 »AG=5:-~ ZAB=3)3. mmmmms3. -—3<x+2y<0.
mmm 4k (x —y +3\(xt+2y+1)<0.
186
13. Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré
mmm 7.* Dans un repére orthonormé, A Mmmm62.% Cet été un restaurateur propose
et B sont les points de coordonnées respecti- a sa clientele deux types de desserts glacés :
| ves (1; 0) et (—1; 0). Fraisier et Frio.
Au point M de coordonnées (x; y), on associe Fraisier nécessite 1 péche, 3 boules de sorbet
| le point M’ de coordonnées (x’; y’), barycentre a la fraise et 5 boules de glace vanille.
| des points massifs (A; x), (B; y) et (M; 3). Frio nécessite 2 péches, 1 boule de sorbet a
a) Calculez x’ et y' en fonction de x et y. Ja fraise et 6 boules de glace vanille.
Le stock de ce restaurateur, lui permet de
b) Déterminez graphiquement l'ensemble des passer chaque jour 175 péches, 220 boules de
points M tels que ~1<x'<1. vanille, 600 boules de sorbet a la fraise.
Le restaurateur a calculé que son bénéfice sur
Pour les exercices 58 a 60, déterminez Frio est de 5 F et sur Fraisier de 3 F.
| lensemble des points M(x; y) dans un repére Déterminez Je nombre idéal de chaque type
orthonormé qui vérifient la condition proposée. de dessert, que devrait passer chaque jour ce
restaurateur, pour avoir un bénéfice maximal?
| 53. est le sinus d’un angle. mmm63.* Une usine fabrique des réfrigé-
a mae
rateurs et des congélateurs. Pour un
réfrigérateur, les matieres premieres coiitent
2x 600 F, Ja main-d’ceuvre s’éleve 4 450 F et le
me 59. est le cosinus d’un angle
BAY. cout de stockage a 90 F. Pour un congélateur,
T , les matieres premieres coitent 720F, la
dont la mesure est entre 0 et 3 radians. main-d’cuvre 400F et le coit de stockage
143 F. L’entreprise dispose d’un budget de
240000 F pour les matiéres premieres, de
a 60. on le sinus d’un angle dont 150000 F pour payer les ouvriers et de
BALY 45760 F pour les frais de stockage.
T me Un réfrigérateur est vendu 1800F et un
la mesure est entre O et = radians. congélateur 2300 F.
Quel est le nombre de réfrigérateurs et de
congélateurs que doit fabriquer l’usine pour
avoir un chiffre d’affaires maximal?
Programmation linéaire
(€161. Une usine produit deux types de mmmmo4. E est l’ensemble des points du
| radios a transistors Radix et Filix. Tous les plan dont les coordonnées sont solutions du
| composants sont fabriqués sur place, sauf trois systeme :
| types de transistors T,, Tz et T, qui provien- 6x +7y S85
nent d’un sous-traitant. 2x +3y 224
Un accident survient chez celui-ci; la livraison 4x +3y 237
des transistors est suspendue pour un certain x26
| temps. Un inventaire montre alors qu'il y a y=.
| en stock 4500 transistors T,, 3000 transistors
| T, et 1100 transistors T3. 1. Parmi les points de E, quels sont ceux qui :
|Le modéle Radix exige 6 transistors Tj, a) maximisent la fonction F définie par
| 2 transistors T, et 1 transistor T, et rapporte F(M)=3 (x + y)?
p41 20F. b) minimisent la fonction G définie par |
| Le modéle Filix ige 3 transistors Ty),
| 3 transistors T, et I transistor T, et rapporte GM)=y +2?
12F. 2. Parmi les points de E, quels sont ceux qui
‘Il n’y a pas d’impératif commercial pour ont des coordonnées entiéres et qui:
| fabriquer un modele plutét qu'un autre. a) maximisent la fonction H définie par
Cependant, l’usine veut produire un bénéfice H(M)=x+y?
maximal avec le stock dont elle dispose.
Combien de radios de chaque type doit-elle b) minimisent la fonction K deéfinie par
construire? K(M)
=3y + 2x?
ee
a
he
CHAPITRE
14
ANALYSE
DES DONNEES
Sans le savoir, tout le monde fait de la statistique : vous en faites lorsque vous prévoyez
la durée d’un trajet en fonction du jour et de l’heure de la journée; vous tenez compte de
votre expérience concernant la circulation.
De méme, lorsqu’on dit «En avril, ne te découvre pas d’un fil», la sagesse populaire utilise
des observations transmises oralement de génération en génération, observations qui vous
incitent a4 vous méfier du mois d’avril.
Cependant, que pensez-vous de votre voisin, qui avant de faire son jeu de Loto, consulte
attentivement les numéros qui sont sortis lors des tirages précédents et qui vous dit «les
numeéros 7 et 9 sont actuellement tres en forme! »?
Vous serez sans doute surpris d’apprendre qu'il y a environ 4000 ans, existaient déja des
embryons de statistique en Chine et que les Chinois utilisaient a cette époque des tables
de statistiques agricoles!
188
14. Analyses des données
Classe d’ages
Pour extraire des informations de ce tableau, il faut lire attentivement les valeurs
numériques; cependant, il reste difficile de s’en faire une idée globale. Pour présenter
ces données de manieére plus suggestive, il suffit de les traduire par des représentations
graphiques.
Le tableau précédent pose plusieurs questions; en particulier : comment comparer le
nombre de chomeurs par classe d’ages et par sexe?
Pour effectuer graphiquement ces comparaisons, voici deux graphiques a barres;
les longueurs des barres sont proportionnelles au nombre de chomeurs de chacune des
catégories.
HOMMES | FEMMES
ES
ae ee de 25 4 49 ans
ee de 15 a 24 ans
189
Par contre, pour mettre en évidence les différences 700000
entre sexes et par classe d’ages, il est préférable
d’utiliser la représentation ci-contre.
Il est aussi intéressant, a l’intérieur de l’ensemble des
hommes par exemple, de comparer |’importance rela- 2
tive de chaque classe d’ages. 500 000 5
Pour cela, déterminons les pourcentages : 2
: 393 048 x 100 4
‘
e des chomeurs de 15 a 24 ans: 7180010
soit environ 33,3 %;
3 596 226 x 100
e des chémeurs de 25 a 49 ans : TF
180010
soit environ 50,5 %;
190 736 x 100
e des chdmeurs de 50 ans et plus : —T1g0010 100.000
soit environ 16,2 %.
0
Le graphique suivant rend compte de ces trois résultats. ae ae ee
ga gh FG
ce Sh Te
190
14, Analyses des données
x
Faiblement Fortement
détérioré détérioré sec Nombre
d@’arbres observés
f 10 a 19 % 20 a 59 % 60499% | 100% | 204 100%
Et dans les pays voisins, quelle est la situation? Voici en pourcentages, toutes essences
confondues, les données pour quatre pays européens (document Ministére de
l’Environnement, 19835).
191
3. Cours et applications
Hommes
Age en années |
réyolues Celibataires Veufs Celibataires
=e a |Se Divorcées
15-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70-79
80-89
90 et plus
Remarquez le symbole ¢ (lettre grecque qui se lit epsilon) pour indiquer le nombre d’>hommes
de 90 ans et plus, divorcés : il signifie que ce nombre, en milliers, est trés petit.
Nous pouvons extraire de ce tableau la série statistique sur la population des femmes
célibataires, ot l’on étudie le caractére age, et ot l’on donne l’effeectif de chaque classe.
Voici cette série :
Valeur du Effectif
1. Une série d’effectifs est une série du
caracteére en milliers type:
30-39 caractere a Be :
40-49
re
60-69
70-79
80-89
90 et plus
L’effectif total de la population est :
Ne nythitgtacctnet on Fn,
14, Analyse des données
Valeur du Fréquence
caractére La série des fréquences est :
C’est Veffectif cumvlé jusqu’a la valeur 39 La série des effectifs cumulés est :
du caracteére.
Voici la série des effectifs cumulés. Valeur du Effectif cumulé
caractere jusqu’a la valeur x;
Effectif
Valeur du N,=n,
cumulé
caractere No=n,+ne
en milliers
Fi=fithet..th
F =fitt<-otletacti=!
Notez que: 4
F,=fitfot...+f,=—+—t..+
a. Les histogrammes
e Les hauteurs hy, hg, ..., h, sont les longueurs de segments de l’axe des ordonnées telles
que les aires des rectangles soient proportionnelles aux effectifs des classes.
Si nj, Ng, ..., np, sont les effectifs de chaque classe, il faut choisir un réel k (coefficient
de proportionnalité) tel que :
nN;
Ce choix étant fait, il faut calculer les hauteurs des rectangles : h; =k —
bi
194
14. Analyse des données
Exemple
Le tableau suivant donne, en pourcentages, la répartition des salaires pour les salariés a
temps complet (au nombre de 12490700) au 1° janvier 1980, dans l’industrie et le commerce.
Salaire mensuel
Moins de 1370 F
De 1370 a 2055 F
De 2055 a 2680 F
De 2680 a 3900 F
De 3900 a 5200 F
De 5200 a 6350 F
De 6350 a 7620 F
De 7620 a 8890 F
De 8890 a 10160 F
De 10160 a 15240 F
De 15240 a 19000 F
Plus de 19000 F
Prenons k = 100000 et calculons les hauteurs des rectangles pour la série des salaires des
hommes. Le tableau suivant présente les résultats.
Effectif Hauteur h;
JO; 1370f
[1370; 2055]
[2055; 2680[
[2680; 3900]
[3.900; 5 200]
[5 200; 6 350f
[6 350; 7620]
[7 620; 8890]
[8 890: 10 160]
[10 160; 15 240[
[15 240; 19 000[
salaire
SSS Se -S"te S,.S =)
LSE S S19 SQN S + =
NOEOSBARA NM © B® N
FANN MDM MO &~ © SO ve) nD
ee oe =
LA
PYRAMIDE
: DES
SALAIRES
= Nombre de salariés a
125 temps complet, en milliers
FEMMES
1197
196
14. Analyse des données
3.3. Moyenne
Voici la série chronologique de l’évolution du S.M.1.C. (Salaire Minimum Interprofessionnel
de Croissance) poyr année 1982.
Ceen F
Slo dB Ab Joiedeiee P7e29,0F0L)) 15,64 | 20,29
(Source : Liaisons sociales 9-7-86.)
Lorsqu’on étudie l’évolution du S.M.I.C. sur plusieurs années, il est fréquent que l’on
associe a chaque année un S.M.I.C. «moyen» afin d’avoir a travailler avec moins de
données.
Par exemple, ici, pour l’année 1982, on résume l’ensemble de ces données par une seule :
la moyenne.
197
Pour la calculer, il nous faut savoir pendant
Pour la série statistique d’effectifs :
combien de mois la valeur du S.M.I.C. est
restée inchangée.
D’ow la série : Valeur
du
, caractere
Effectif
Commentaires
e Cette situation est comparable a celle d’un candidat a un examen dont les notes sur 20 sont: 15
en francais (coefficient 2), 11 en mathématiques (coefficient 3), 9 en anglais (coefficient 2), 10 en
histoire (coefficient 1).
Sa moyenne est en effet : (15 x 2)+ (11 x 3)+(9 x 2)+ (10 x 1) 91 an 38
2+34+2+1 8 tas
e Pour une étude de l’évolution du S.M.1I.C. reportez-vous a l’exercice 15 page 202.
Utilisation de la calculatrice
e Dans le cas d’une Sharp EL-531, le programme statistique est activé a l’aide de [2nd F | [ STAT ’
mais alors on ne peut plus utiliser de parenthéses ou de mémoires, car l’effectif total est donné par
la touche DE la moyenne par |x > M], et DATA par [M+]. Les données s’introduisent comme
précédemment.
e Si votre calculatrice ne posséde pas de touches «statistiques », pensez tout de méme, a mettre le
résultat de chacun des produits x;n,; en mémoire, a l’aide de [M+], cela vous donnera immédiatement
a la fin, le résultat de n,x,+...+n,x,pp a l’aide de
(RA
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
Dans le bulletin trimestriel de la Banque de cement de ventes a tempérament par les
France, n° 48 de septembre 1983, on trouve banques et établissements financiers pour
la table 1 donnant en milliards de francs Vacquisition de biens 4 usages domestiques et
les crédits annuels accordés pour le finan- particuliers :
Table lL
Voitures de tourisme
INenges? 23232, Be Fe cee
WDROCCASION ec cke csskee vanes
Véhicules a deux roues ..
Appareils ménagers .......
Radio-télévision .............
Meuinlesser ta.c ses. mostiens
DiVeree eoceee
cea nanan vena
Gm). A Vlaide de graphiques a barres, minez la série des fréquences pour la période
comparez les crédits alloués aux voitures 1971-1982.
neuves et d’occasion pour la période 1971-
1982.
Mmm4.. Pour les radios et téléviseurs,
déterminez la série des effectifs cumulés pour
G@mmm2. Calculez les crédits moyens accor- la période 1971-1982, puis déterminez les
dés aux voitures neuves, d’occasion et aux séries des fréquences et celles des fréquences
véhicules a deux roues pour la_ période cumulées.
| 1971-1982.
M5. Construisez l’histogramme des cré-
@@mmi3. Pour les appareils ménagers, déter- dits sur les meubles.
199
Exerecices d’entrainement
Gam6. La table 2 donne la population des 96 départements métropolitains,au recensement général Des
de la population de 1982 :
Table 2
29%] 74
477 296 675
390 139 466
462 ; 206 544
363 ‘ 996 PAN |
828 ‘ 536 212
530 155 CLG
824 F 299 200
(en milliers)
g@umm7. La table 3 fournit pour 1983 et 1984 les effectifs de nés vivants et mort-nés par sexe
ou légitimité (source : I. N.S. E. E.)
Table 3
Nés vivants | 383659 | 364866 | 629674 118851 | 389310 | 370629 | 624674 | 135265
Mort-nés 2 974 2749 4538 1185 3049 2 786 4510 1325
a) Quelle est la population de _ cette caractére que l’on peut déduire a partir de
statistique? celle qui est donnée.
b) Quels sont les caractéres étudiés sur cette Est-il possible en repartant des séries a un
population? caractére, de reconstruire la série initiale?
c) Déterminez les séries statistiques a un Pourquoi?
.
gmmmS. P est une population de 30 femmes qui habitent Paris et qui n’aiment
120 ménages. pas le cinéma;
20 hommes qui habitent Paris et qui n’aiment
Parmi ses membres nous dénombrons : pas le cinéma;
60 femmes qui habitent la province et qui 20 hommes qui habitent Paris et qui aiment
n’aiment pas le cinéma; le cinéma; ie
40 hommes qui habitent la province et 20 femmes qui habitent la province et qui |
n’aiment pas le cinéma; aiment le cinéma;
40 hommes qui habitent la province et qui 10 femmes qui habitent Paris et qui aiment le
aiment le cinéma; cinéma.
14, Analyse des données
Gian le Nombre
mum 14. L’Office National d’Immigration
hea a a d’exploitations
(O. N. I.) donne pour l’année 1976 les effectifs
(en milliers) d’immigrés permanents.
moins d’l ha¥
a2 he a) Représentez a l’aide d’une pyramide la
série des effectifs par sexe et tranche d’ages.
2 a5 ha
5a 10 ha b) Calculez par sexe, les effectifs cumulés.
10 a 25 ha c) Calculez Age moyen pour les hommes,
25 a 50 ha pour les femmes.
50 a 100 ha
plus de 100 ha
201
mumm@l5. Le S.M.I.C.
Tout le monde parle du S.M.I.C., mais a) Construisez le diagramme polaire (mois
sait-on vraiment ce que c’est? La définition par mois) et le graphique cartésien: en
officielle : Salaire Minimum Interprofession- abscisse figurent les mois de l’année et en
nel de Croissance. Il fixe, en principe, le seuil ordonnée la valeur du Sa MeliEeG
du salaire horaire au-dessous duquel un correspondant.
travailleur ne peut pas étre payé.
La série statistique ci-dessous est la série Imaginez un tel graphique, ot les mois sont
chronologique de Jlévolution du S.M.I.C. indiqués une seule fois pour toutes les années
depuis le 1.1.75. considérées.
202
CHAPITRE
15
TRIANGLES
ET QUADRILATERES.
THEOREME DE THALES
1. Introduction
Dans ce chapitre, nous nous bornons a rappeler quelques savoir-faire ainsi que certains
résultats a savoir absolument.
Nous concevons ce chapitre 15 comme un rappel concis et c’est la raison pour laquelle
nous n’y proposons pas les rubriques habituelles : « Pour prendre un bon départ » et « Travaux
dirigés d’approche ».
Les séances de Travaux dirigés peuvent étre alimentées par les exercices de fin de chapitre.
Dans toute la suite de ce manuel nous supposons le plan muni d’une distance.
2. Cours et applications
4 Savoir Savoir-faire
Tracer la médiatrice de [BC]
Définition Il a la régle et au compas.
Propriété caracteéristique
M est un point de la médiatrice de [BC] si et seulement si
MB=MC.
203
b. Les triangles
x Droites particuliéres
Savoir Savoir-faire
e ABC est un triangle; I est le milieu du segment [BC]. Construire le centre de gravité
La droite (Al) est une médiane du triangle. Parfois, on | de ABC.
appelle aussi médiane, le segment [AI]. A
Propriété
Les trois médianes d’un triangle sont concourantes,
c’est-a-dire ont un point commun G.
G est le centre de gravité du triangle.
G est le point de la médiane [AI] tel que AG=2GI (ou
2
AG=, Ala<3):
Propriété
Les trois hauteurs d’un triangle sont concourantes
en un point H. Le point H est l’orthocentre du triangle.
B K G
e Les trois médiatrices des cétés d’un triangle sont | Construire le cercle circonscrit 4
concourantes en un point O. un triangle.
O est le centre du cercle circonscrit au triangle. A
si et seulement si:
204
15. Triangles et quadrilateres. Théoréme de Thales
Savoir Savoir-faire
Définition 2
Comment démontrer qu’un
parallélogramme est :
A, B, C, D sont quatre points non alignés.
Dire que le quadrilatere ABCD est un parallélo- — un losange?
gramme signifie que : 1. deux cétés consécutifs ont
(AB) /(CD) et (AD)
/(BC). BE OM Sa Aes
ou 2. les diagonales sont
perpendiculaires.
— un rectangle?
Propriétés caractéristiques 1. deux cétés consécutifs sont
Pour quatre points A, B, C, D non alignés : Berpepticulaies:
ou 2. les diagonales ont méme
> ABCD est un parallélogramme, si et seulement si les loaguens
diagonales [AC] et [BD] ont méme milieu. :
— un ecarré?
> ABCD est un parallélogramme, si et seulement si AB=CD | c’est un rectangle ET un
et AD=BC avec B et C du méme coté de la droite (AD). | losange.
A B
A B Sai A B
D rectangle C Lew.
D C a= 2 ;
c aa D ie.C
parallélogramme carré
D
losange
2.2. Projections
PA
Savoir Savoir-faire
1. Construire le projeté d’un point.
Définition 3
205
Commentaires 2. Répondre a quelques questions.
a. Quels sont les points M tels
e La paralléle 4 A par M est unique. Le projeté de M est done | que p(M)=M?
unique. b. D et A sont sécantes en I.
e En fait, le projeté de tout point est un point de D, done p est | Quels sont les points M tels que
une application du plan dans D. p(M)=I?
e Lorsque D et A sont perpendiculaires, p est la projection | c. M’=p(M).
orthogonale sur D. Existe-t-il d’autres points X tels
que p(X)=M’?
d. Dans quel cas l'image d’une
droite par p nest-elle pas une
droite?
Nous ne faisons que rappeler les situations les plus fréquentes ot intervient le théoréme
de Thalés.
Savoir Savoir-faire
Théoréme 2
206
15. Triangles et quadrilatéres. Théoreme de Thales
Commentaires
Savoir Savoir-faire
Reconnaitre ces situations.
M M’
B B’
A
Ea B B’
Conséquences , oy
AM MM’. ,
(1) Si (BB’))/(MM’), alors : —== —- (voir exercice 22
page 211). AB BB
Théoréme 4
Solution aug B
La médiatrice de [AB] est la perpendiculaire 4 [AB] en son
milieu; cette médiatrice est donc paralléle a (AC) et passe
par le milieu O de [BC] (d’aprés la proposition (2) du O
théoreme 4).
Donec O est équidistant de A et B, soit OA=OB; comme
d’autre part OB=OC, nous avons
OA=OB=OC. A C
En d’autres termes, vous pouvez retenir les résultats suivants :
— le milieu de l’hypoténuse d’un triangle rectangle est le centre du cercle circonscrit a ce
triangle;
— dans un triangle rectangle en A, la médiane issue de A a pour longueur la moitié de
celle de l’hypoténuse.
BEBE ESH8S
Solution sag
M est un point de C€ distinct de A et B. A
Si O est le centre de ce cercle, on a OB=OM et alors O
est sur la médiatrice de [BM]. Cette médiatrice passe par
les milieux des cétés [BM] et [AB], donc d’aprés le
théoréme 4, elle est paralléle a (AM).
Comme cette médiatrice est perpendiculaire a (BM), nous
en déduisons que [AM] et [BM] sont perpendiculaires et que
le triangle ABM est rectangle en M.
ive)
SESS 88888
208
15. Triangles et quadrilatéres. Théoréme de Thales
Solution aaa
Commengons par batir un modéle mathématique de cette situation. Pour cela, on assimile
Yarbre a un segment [EF] paralléle 4 (BD) et on dessine la figure ci-contre.
Appliquons le théoreme de Thalés au triangle AIF, en E
utilisant des rapports de longueurs :
AD AC
AF AI’
Faisons de méme dans le triangle AEF :
AD BD
en EE I
hee de E
AI EF
Par construction méme de la croix du bicheron, on sait quae AC=BD; les rapports égaux
conduisent donc a AI=EF.
Mesurer la hauteur de l’arbre revient donc a mesurer la longueur AI, c’est-a-dire la distance
entre le bacheron et l’arbre.
Pratiquement, cette méthode n’est pas d’une grande précision; nous vous laissons imaginer
pourquoi. Mais cette précision est suffisante pour le baicheron.
Savoir Savoir-faire
209
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
(€ 12. ABCD et BEDF sont deux paral- (<_18. d,, dz, dz, d, sont des droites
lélogrammes. Démontrez que AECF est un paralléles entre elles.
parallélogramme. Calculez les six distances non indiquées, sur
le dessin ci-dessous.
[¢—16. A, B, C sont trois points non (¢ 19. ABCD est un quadrilatére convexe
alignés du plan. dont les diagonales se coupent en O.
p est la projection sur une droite D paralléle- La paralléle par O a la droite (BC) coupe (AB)
ment a une droite d (d et D non paralleéles). en E.
Déterminez la droite D et proposez une La paralléle par O a la droite (CD) coupe (AD)
paralléle a d dans le cas ot p(A)=A et en F
p(B)=C. Montrer que : (EF)/(BD).
(€17. (OA), (OB), (OC) sont des droites mmm 10. ABCD est un carré de cété
concourantes en O. 10 em; calculez la longueur d’une diagonale
A’ est un point de la droite (OA), distinct de de ce carré.
O et A.
La paralléle a (AB) passant par A’, coupe (OB)
en B’. M11. ABC est un triangle équilatéral de
ia naralele a (BC) passant par B’, coupe (OC) coté de longueur 4 cm. Calculez la longueur
en C’ de lune de ses hauteurs.
Exercices d’entrainement
210
15. Triangles et quadrilatéres. Théoréme de Thales
soient perpendiculaires et tels que (EG) coupe Montrez que I’, image de | dans cette
(BC) en I et (FH) coupe (AB) en J. projection, est le milieu de [A’B’], image de
| Démontrez que les droites (EF) et (IJ) sont [AB].
perpendiculaires.
mmm 18. p est la projection sur une droite mum 24. M est le milieu du coté [BC] d’un
D parallélement a une droite A (non paralléle triangle ABC.
a D). Par un point P de la médiane [AM] on trace
I est le milieu d’un segment [AB]. les paralléles aux droites (AB) et (AC); ces
paralléles coupent respectivement (BC) en D mue30. A’, B’, C’ sont les milieux des
et E. segments [BC], [CA], [AB] du triangle ABC. |
Montrez que ABC et A’B’C’ ont le méme
a) Montrez que M est le milieu du segment
centre de gravité.
[DE].
b) Out doit-on choisir P pour que
mumm3i.x* ABC est un triangle, [BD] et
BD =DE=CE?
[CE] sont des hauteurs de ce triangle.
F et H sont les pieds des hauteurs du triangle
ADE issues respectivement de D et E.
mumm25. D est une droite donnée et A est Démontrez que : (FH)/(BC).
un point donné n’appartenant pas a D.
Construisez a la régle et au compas, la droite
paralléle 4 D et passant par A. mmmm32. D est une droite et I le milieu
Indication : utilisez le théoréme 4 d’un segment [AB].
page 207. Trois droites paralléles passent par A, B, I et
coupent D en A’, B, I’.
La droite (IA) coupe (BB’) en Q; la droite (I'B)
coupe (AA’) en P.
mumm26. ABCD est un _ quadrilatére Quelle est la nature du quadrilatére APQB?
convexe; M, N, P, Q sont les milieux de [AB],
[BC], [CD], [AD] et H, K les milieux des
diagonales [AC] et [BD]. mumm33.*% ABCD est un _ quadrilatére
a) Quelle est la nature du quadrilatére convexe; M est un point de la droite (AB).
MNPQ? N est le point commun a (BC) et a la paralléle
par M a (AC).
b) Montrez que les segments [MP], [NQ], P est le point commun 4a (CD) et a la paralléle
{HK] se coupent en un point O qui est le par N a (BD).
milieu de chacun d’eux. Q est le point commun a (AD) et 4a la paralléle
c) A quelle condition ABCD doit-il satisfaire pare va (AC)!
pour que MNPQ soit: un rectangle? un R est le point commun a (AB) et a la paralléle
losange? un carré? par Q a (BD).
Prouvez que M et R sont confondus.
mumm27.x ABCD est un trapéze tel que mumm34. ABC est un triangle isocéle en A.
Oo M est un point de [BC]. La paralléle a (AB)
DC =— AB.
C=-ZA par M coupe [AC] en E et la paralléle a (AC)
par M coupe [AB] en F.
I et J sont les points de la droite (AD) tels que :
a) Quelle est la nature des triangles BFM et
4 Aves MEC?
TA= - : ID “re fs 3 JD.
b) Démontrez que le parallélogramme AEMF
Les paralléles a (AB) qui passent par I et J a un périmétre constant lorsque M décrit [BC].
coupent (BC) en N et Q. c) Les projetés orthogonaux de A, E, F sur
La paralléle a (AD) qui passe par B coupe [BC] sont respectivement A’, E’, F’.
(DC) en E, (IN) en K, (JQ) en H. Démontrez que MF’=A’E’.
Que pouvez-vous dire de MF’ + A’E’?
Al AJ EC KN HO IN Jo
Déterminez :
AD AD AB AB AB AB AB
mamm35. ABCD est un parallélogramme de
centre O.
B et D se projettent orthogonalement en B’ et
mmm 28. ABCD est un parallélogramme; E D’ sur (AC).
le milieu de [AB], F celui de [BC]. A et C se projettent orthogonalement en A’ et
Démontrez que la droite passant par E qui est C’ sur (BD). .
paralléle a (AD), et que la droite passant par Démontrez que A’B’C'’D’ est un_ paral-
F qui est paralléle a (CD), coupent la diagonale lélogramme.
[BD] au méme point.
212
15. Triangles et quadrilatéres. Théoréme de Thales
ek el
milieu de [EF].
F G
a
K
D C H
3 E e Calculez AJ.
2 [Link]. Pourquoi a-t-on LJ = JK?
A
| gum 40. Voici une figure ot, en centi- Calculez LK:
métres, AB=8, BC =4\/2 et ou E, F sont les
milieux respectifs de [CD] et [AD]. Calculez AL, LJ et JK.
ae
B 1 e) Calculez IL et LC.
213
CHAPITRE
16
CALCUL VECTORIEL
TRANSLATIONS
SYMETRIES
1. Introduction
Dans ce chapitre nous nous bornons a rappeler quelques savoir-faire, ainsi que certains
résultats a savoir absolument.
Nous concevons ce chapitre 16 comme un rappel concis et c’est la raison pour laquelle
nous n'y proposons pas les rubriques «Pour prendre un bon départ» et « Travaux dirigés
d’approche ».
Les séances de Travaux dirigés peuvent étre alimentées par les exercices de fin de chapitre.
2. Cours et applications
2.1. Vecteurs
a. Quelques définitions
Savoir Savoir-faire
Construire le — représentant
A, B, C, D sont des points du plan. d'origine M du vecteur i = AB.
Dire que les bipoints (A; B) et (C; D) sont équipollents (M; N) est un représentant de
signifie que : ABDC est un parallélogramme ou [AD] | i, si et seulement si ABNM est
et [BC] ont méme milieu. un parallélogramme.
214
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries
Savoir Savoir-faire
1. Représenter le vecteur u + @.
Dans l’ensemble U des vecteurs du plan, il existe une e Les représentants de tu et 0 ont
addition qui posséde les propriétés suivantes : méme origine :
215
c. Multiplication d’un vecteur par un réel
Savoir Savoir-faire
; z > ' > Représenter le vecteur ku, a
A un réel k et un vecteur uw, on associe le vecteur ku. l'aide de w:
: + rae
Les vecteurs u> et ku= sont dits colinéaires. — on choisit un point O;
— Uestle point tel que “== 0U;
Propriétés — sur la droite de repére (O;a7)
- on place_le point M d’abscisse
> Pour tout vecteur u, ke aloe OM le
(-lhu =-u, c’est Popposé de wu.
> Pour tout réel k et tout vecteur uw, 7
ku =0, si et seulement si k=0 ou u =O.
> Pour tout réel k et tout vecteur uw,
|u| =|h| |e || se
ou |k| est la valeur absolue de k. 1,5i
Par exemple = —1,5) (k=2)
2a |=2] a]
et |-1,5a |=1,5 a.
d. Vecteurs colinéaires. Applications au parallélisme de droites et
a Palignement de points
Savoir Savoir-faire
e Deux vecteurs i et 0 sont colinéaires s'il existe un réel k | Démontrer le parallélisme de
tel que uwel ou un réel k’ tel que 0 =k'u. droites a l'aide de la coli-
Lorsque a #0, dire que les deux vecteurs i et p= done | Tea oe
colinéaires signifie qu’il existe un réel k tel que 0 =ku.
216
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries
e. Bases de U et repéres de P
Savoir Savoir-faire
EXERCICE résolu 2_
i et j sont des vecteurs du plan. (O; is j) est un repére du plan.
Dire que le couple (ig ) est une base de WU signifie que : u est le vecteur de coordgnnées
(—2; 3) dans la base (4, j ).
i et j ne sont pas colinéaires
a. Construisez le point A tel
O est un point du plan P. que i =OA.
Le triplet (O; i,j ) est un repere de P.
b. Le point V a pour coordon-
La droite de repére (O; io) est axe des abscisses.
nées (1; 2).
La droite de repére (O;j ) est Construisez et trouvez les coor-
DPaxe des ordonnées. données du point U tel que
=U.
Dans ce repére, tout point M du
plan P, admet un unique cou- Solution aus
ple de réels tels que :
OM=xi +yj.
Propriétés
: cae. >
> P
b. Notons (x; y) les coordon-
> Si, dans la base (i, j ), w a pour coordonnées (x; y) et nées de U. Le vecteur UV a
wu’ a pour coordonnées (x’; y’), alors :
> ,
pour coordonnées :
x u =u’ si et seulement si x=x' et y=y (l—x;2—y).
> ew | J . . —s , —* ,
2iz
2.2. Translation
a. Qu’est-ce qu’une translation?
Savoir Savoir-faire
Commentaires
e M’ est l’image de M par la translation t;,; on note
M’ = tz (M).
Savoir 2 x
Savoir-faire
> L’image d’une droite par une translation est une
droite parallele. I] en résulte que deux droites paralléles | 1. Construire l’image d’une
ont pour images deux droites paralléles. On traduit cette | droite.
propriété par :
une translation conserve le parallélisme.
> Deux droites perpendiculaires ont pour images,
par une translation, deux droites perpendiculaires.
On traduit cette propriété par :
une translation conserve l’orthogonalité. D D’=t,,(D)
218
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries
Tony
Commentaire Suite de l’exercice
Commentaire
219
d. Lieu géomeétrique
Solution eas
Savoir Savoir-faire
Définition 2 Construire le symétrique d’un
point.
D est une droite du plan. ;
La symétrie orthogonale par rapport a D (ou M
réflexion d’axe D) est l’application du_ plan
dans lui-méme qui associe : D
e a un point M de D, le point M lui-méme;
e aun point M qui n’appartient pas a D, le
point M’ tel que D soit la médiatrice de [MM’].
M’
220
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries
Savoir Savoir-faire
N D
Construire limage d’une droite
Nous admettrons les propriétés par une symeétrie orthogonale.
suivantes.
c. Axes de symétrie
Savoir Savoir-faire
Exemple
Commentaires
e Il faut aussi savoir qu’un point O est centre de symétrie d’une
partie F du plan lorsque pour tout point M de F son image M’ par
la symétrie de centre O appartient a F.
e Bissectrice : c’est l’axe de symétrie de la figure formée par
deux demi-droites de méme origine; pour une étude des bissectrices
reportez-vous 4 l’exercice 46 page 226.
EXERCICE Démontrez que dans un triangle ABC isocéle en A (avec AB= AC)
résolu 4 les médianes issues de B et de C sont de méme longueur.
Solution aus
EXERCICES
Simplifiez l’écriture de :
(€— 13. A,B,C, D sont des points du plan.
Montrez que : lass A ahah gs
AD+BC=AC+BD. -5o+3Ga +0).
222
_ | {© 16. Dans un repére (0; i, j ), les points a) Quelles sont les coordonnées des images
| A et B ont pour coordonnées respectives de A et M par la translation de vecteur 41 — 2] ?
(o> Det (:4). 6b) Quelles sont les coordonnées du point N
dont image par la translation précédente a
| Déterminez les coordonnées du point M tel pour coordonnées (—1; 2,7)?
que :
Exercices d’entrainement
Caleul vectoriel
os 1.
>
@ =i
re te
+2756 =31
oe
-2756
rs
=F 1
1+ mmm 1S. A et B sont deux points distincts
et I est le milieu du segment [AB].
Calculez en fonction de i etj les vecteurs : Démontrez que pour tout point M du plan:
» slit. le wee MA+MB=2MI.
C;-at+—b—-e.
Z 3
CR=AB; AF=_BC:
@mmmm21. ABC est un triangle et A’, B’, C’
les milieux respectifs de [BC], [CA], [AB]. C= -2CB; AB+CH=0.
a) Montrez que 2A’B’+ AB=0,
2BC'+BC=0 et 2C’A'+CA=0.
b) M est un point quelconque du plan. A”, mumme26. (0; i,j ) est un repére du plan;
B”, C” sont les symétriques de M par rapport A, B, C sont les points de coordonnées
are Bac. el Shed ag? oe di 19
respectives
ti (; 54=); (se
Fe -2), (5: )Ne
Démontrez_que_ AB" + AB=0, B’C"+BE=0
et C”A”+CA=0. o, Trouvez les coordonnées de E tel que
Déduisez-en que les segments [AA”], [BB”] et AB=CE
[CC”] ont méme milieu.
b) Trouvez les coordonnées de D tel que
ABCD soit un parallélogramme.
m@ummi22. a)
Tracez un triangle ABC. Pla- c) Quelles sont les coordonnées du milieu
2 du segment [ED]?
cez J tel que AJ=3 AB. Placez K tel que
d) H est le point tel que C soit le milieu de
se ] [BH]; K le point tel que C soit le milieu de
BK=5 BC. Placez L tel que C soit le milieu [AK].
Quelles sont les coordonnées de H et K?
de [AL]. Que constatez-vous?
b) Démontrez que I=; BC- BA. mumm27. Dans le repére (O; inks A, B, C,
D sont les points de coordonnées respectives
c) Démontrez que KL =;BC-BA. (-3; ;):(-2; =): (0; 3), (1; 6).
d) Pouvez-vous maintenant expliquer ce que a) Démontrez que ABDC est un _paral-
vous avez constaté au a)? Quels renseigne- lélogramme.
ments supplémentaires avez-vous obtenus? b) E a pour coordonnées (—2; —3).
Trouvez les coordonnées du point F tel que
ABFE soit un parallélogramme.
mmmi23. a) Tracez un triangle ABC. Pla-
c) Calculez les coordonnées des milieux de
cez M tel que BM= MC. [BF] et [AC].
Qu’en déduisez-vous?
b) Placez J tel que AJ)+MC=0. On appelle d) Démontrez que E, F, C, D sont alignés,
K le point d’intersection de (JM) et (AB). puis que EFDC est un parallélogramme aplati.
224
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries
225
Symétries orthogonales mumm4.4. ABCD est un rectangle; A’ et C’
sont respectivement les symétriques orthogo-
naux de A et C par rapport a la diagonale (BD).
Pour les exercices 37 et 38, D, et D, sont Démontrez que les quadrilatéres A’BC’D et
les droites dessinées ci-dessous.
A'CC’A sont des rectangles.
10x = IOyv
mm 43. ABC est un triangle isocéle de
sommet A, AB=AC. A Jextérieur de ce lorsque I est un point de A.
triangle on construit le triangle équilatéral e Montrez que si I est sur A alors I est |
AB'C et le triangle équilatéral AC'B. équidistant de x et y.
I est le point d’intersection de (BB’) et (CC’).
J est le point d’intersection de (B/C) et (BC’). Indication: M et N projetés orthogonaux
Démontrez que A, I et J sont alignés. de I sur x et y; montrez que IM=IN en
Indication : utilisez la médiatrice de [BC], utilisant le fait que la symétrie conserve la
axe de symétrie de ABC. distance.
226
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries
Tracez ce cercle.
b) Démontrez qu'il existe une translation r
de vecteur w telle que A”, B”, C” soient les
> .
images de A, B, C par r.
mum 48. Justification de la construc-
Déterminez w. Comparez ses coordonnées a
tion de la bissectrice
celles
: de phe
uw et 0. 5
Soit deux demi-droites x et y d’origine O.
Qu’en déduisez-vous?
Un cercle de centre O coupe x en A et y en B.
Deux cercles de rayons égaux centrés en A et
B se coupent en P et Q.
mum 50.* (O; i,j ) est un repére; u est le
vecteur de coordonnées (2; 3).
T est l’application telle que l'image de M soit
o point M’ ainsi défini :
= t(M) ot t est la translation de vecteur w ;
M = S(m) ot S est la symétrie orthogonale par
rapport a la droite de repére (O; ; ).
Quelle est l’expression analytique de T?
EQUATIONS
DE DROITES
Remarque :
Toute fonction affine f : x +> ax+b est représentée dans un repére (O; ae) par la
droite D dont une équation est y=ax+b dans ce repere.
Réciproquement, toute droite D dont une équation est y=ax+b dans un repére est la
représentation graphique dans ce repére de la fonction affine f : x K—> ax+b.
EXERCICE Justifiez le fait que toutes les écritures de l’encadré ci-dessus sont
des €quations d’une méme droite dans un méme repére.
228
1% Equations de droites
Cas particuliers :
Les droites paralleles a axe des abscisses (et seulement celles-ci) ont une équation
de la forme y=k, ot k est un réel.
Les droites paralléles 4 l’axe des ordonnées (et seulement celles-ci) ont une équation
de la forme x =k, ot k est un réel.
: ‘ ae ; a c
Dans ce cas, 6 #0 et l’équation ax + by +c =0 s’écrit aussi y = mF Prk
Cette équation est de la forme: y=ux+v_ (avec u et v réels); on dit que c’est
lVéquation réduite de D.
1. Dans un repére donné du plan, D est la droite dont une équation est.:
2x —-3y +1=0:
1
e y=9, on obtient 2x +1=0, soit x= ree
1 : :
Donc le point B de coordonnées (-3: 0)appartient a D.
229
Trouvez d’autres vecteurs directeurs
EXERCICE de la droite D précédente.
Dire que deux droites D et D’ sont paralléles revient a dire qu’un vecteur directeur de D
est colinéaire a un vecteur directeur de D’.
Vous avez vu en classe de Troisiéme le résultat suivant :
230
17. Equations de droites
EXERCICE Dans chaque cas, précisez si les droites D et D’ sont ou non paralléles :
1
a. Daxagmts D’ : 3y-5 x +7=0.
b D:y=l1 D’ : 2x=-1
231
EXERCICE D est la droite définie ci-dessus.
a. Quel est le point My de D de parametre 0? de parametre 1?
b. B est le point tel que AB=u.
Quel est le parametre de B?
c. Le point E de coordonnées (4; 1) est-il sur D?
d. C est le point de D de coordonnées (2; —1).
e A partir de C et de wu, déterminez une autre représentation
paramétrique de D.
e Proposez d’autres représentations paramétriques de D.
Les résultats des exercices précédents conduisent a conjecturer que les coordonnées
(x; y) de tout point M du demi-plan P, vérifient : «x-2y+4<0;
et que celles de tout point M du demi-plan P, vérifient : x -2y+4>0.
2. Cours et applications
232
17. Equations des droites
Commentaires
e Remarquez dans cette représentation paramétrique la place des coordonnées (xo; yo) du point A,
et celle des coordonnées (p; q) du vecteur wu.
Avec un peu d’habitude, cette remarque permet de donner rapidement une _ représentation
paramétrique.
e A chaque réel k correspond un unique point M et réciproquement. On définit ainsi une fonction
de R dans D telle que k +—~ M. On dit que l’on a paramétré la droite D.
e Une droite admet différentes représentations paramétriques, car par exemple elle admet plusieurs
vecteurs directeurs. -
a+3=51 (y+2)
1 2,
fs) ORES
3x —y+7=0.
233
Donc un point M de coordonnées (x; y) est sur D, si et seulement si 3x—y+7=0.
Donec 3x-—y+7=0 est une équation cartésienne de D.
Commentaire
Dans le cas ou une représentation paramétrique d’une droite D est par exemple :
(ynaze (FER)
x=1
kER);
EXERCICE Dans un repére (O; E i), D est la droite dont une équation cartésienne
est:
résolu 2
1 7
Set Ay ee
pea ae
Donnez une représentation paramétrique de D.
Solution saa
5 At
SES Se8888
Commentaire
Dans le cas ou une équation cartésienne de D est par exemple x =3, un vecteur directeur de D est
le vecteur j du repére (O37i,j ): il a pour coordonnées (0; 1); et tout point d’abscisse 3 est sur D;
par exemple le point de coordonnées (3; —V2).
D’ow une représentation paramétrique de D :
x=3
{ (ou t est un réel).
y=-V2+t
234
17. Equations de droites
Théoréme
Solution sag
235
EXERCICES
Dans tous les exercices qui suivent, (O; i, J ) est un repere du plan.
[(€ |]. Déterminez une équation carté- ¢ 13. Déterminez une _ représentation
sienne de la droite définie par les points A de aramétrique de l’axe des abscisses de
coordonnées (—1; 2) et B de coordonnées O; i,j ); puis de l’axe des ordonnées.
(0; 4).
[(€ 14. A est le point de coordonnées (2; 0)
et uw le vecteur de coordonnées (—10; 20).
Déterminez deux représentations paramétri-
ques de la droite définie par A et uw.
c 2. La droite D a pour équation carté-
sienne 2x +3y —5=0.
m@mmm5. Représentez la droite de représen-
tation paramétrique :
La droite A a pour représentation para-
métrique: {Cle sk
y =—-1+5k (FSR)
ae, (tER).
y=—3t+1 (¢ 16. D est la droite d’équation carté-
sienne 3y —2x =7.
Déterminez une représentation paramétrique
Les droites D et A sont-elles paralleles? de D.
Exercices d’entrainement
Mmmm8. 2x-—y+3=0.
mmm lS. A(0; 0): m=Vv2.
mmmml6. D: x+2y—4=0;
D’ : 3x —-5y +8=0.
D: (V2+1)x +3y—-4=0;
me|7.
Mmmm ll. 3x+4y—-5=0. D’: x+3(V2-1)y-7=0.
236
17, Equations de droites
238
17. Equations de droites
Inéquations a deux inconnues mmm S1. Pour chacun des cas décrits par
les figures ci-dessous, donnez les conditions
nécessaires et suffisantes que doivent vérifier
Vous trouverez d’ autres exercices sur les
systémes d’inéquations a deux inconnues a la les coordonnées (x; y) d’un point M pour que
page 186. ce point M eae a Vintérieur du
domaine colorié.
wmm44. 2x+7y-3<0.
mes 4.5.
mu 4.6.
woes 4.7.
mmmm49. —7x+2y-—5>0.
- 239
CHAPITRE
18
CERCLES
ET DISQUES
E est done un point du disque 9. On dit aussi que E est a V’intérieur du cercle C.
241
2.2. Tangente a un cercle donné et passant
par un point donné : construction
C est un cercle de centre O; 2 est le disque associé. A
A est un point qui n‘appartient pas au disque 2D.
On cherche une droite passant par A et tangente au =
cercle; pour la construire il faut savoir en quel point
T cette tangente touche le cercle.
e Supposons avoir construit la tangente (AT) et
analysons la figure ci-contre.
Le triangle OAT est rectangle en T, donc T est sur le
cercle de diamétre [OA] (voir paragraphe 1.3.) Cc
e Urtilisons cette remarque pour construire T.
Dp’
242
18. Cercles et disques
3. Cours et applications
3.1. Définitions
Commentaires
e On dit souvent qu’un cercle de centre A est l’ensemble des points équidistants de A (a méme
distance de A).
e Le rayon du cercle C désigne indifféremment : le segment [AX],
la longueur AX ou la distance d(A, X), ot X est un point de C.
La notation permet de déterminer |’acception choisie.
e A est un point donné du plan.
Considérons la fonction f du plan dans R telle que :
M +— d(A, M).
L’ensemble des points M du plan tels que f(M)=R, ot R=O, est
l’ensemble des points M tels que d(A, M)=R, c’est donc le cercle
C(A; R).
On dit que C est une ligne de niveau de la fonction f. Les
lignes de niveau de f sont des cercles concentriques de centre A.
e Pour tous points M et N du disque (A; R), le segment [MN]
est contenu dans 2D.
On traduit ce fait en disant que le disque DP est convexe. R=2,5
Définition 2 : tangente
243
3.2. Intersection d’une droite et d’un cercle
Cc
D
Ym Laine ag alla 7
H
D et C sans point commun. D tangente a C en H. D et C sécants en I et J.
d(A, H)>R d(A, H)=R d(A, H)<R
l. C et C’ sécants enlet J:
|R—R’|<d(A, A)<R+R’
Dans ce cas :
(IJ)
1(AA’)
2. C et C’ tangents exté-
rieurement: d(A, A’)=R+R’
3. C et C' tangents inté-
rieurement :
d(A, A’)=|R—-R’|
4. C et C’' sans_ point
commun : d(A, A’)>R+R’
3. C et C’ sans point
commun : d(A, A’)<|R-R’|
244.
18. Cercles et disques
Théoréme
Commentaire
Lorsque A est sur A (voir exercice 4 ci-dessous) : C’= C. On traduit ce résultat par :
toute droite qui passe par le centre du cercle est axe de symétrie de ce cercle.
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
Exercices d’entrainement
246
18. Cercles et disques
247
mumm2i1.* IT est l’ensemble des cercles qui b) C et C’ ont un point commun K sur la
passent par un point A donné et de rayon R droite (AA’).
donné. Pourquoi C et C’ n’ont-ils pas d’autre point
commun sur la droite (AA’)?
a) OU se trouvent tous les centres des
Pourquoi C et C’ wont-ils pas de point
cercles de I’?
commun hors de la droite (AA’)?
b) D est une droite donnée. Montrez que :
Déterminez l’ensemble des points de contact
des tangentes aux cercles de I’, paralléles a D.
d(A, A)=R+R’ ou d(A, A)=|R-R’.
c) C et C’' n’ont pas de point commun.
Montrez que :
d(A, A')>R+R’ ou d(A, A))<|R-R’.
Positions de deux cercles
mum 24. (:,, Cy, Cz sont des cercles :
C, a pour centre O, et rayon R; Cy a pour | —
mmm 22. ABCD est un parallélogramme tel centre O, et rayon R’; C3 a pour centre O; et
que AD>AB. rayon R’.
a) Les cercles de diamétres respectifs AD De plus 0,0,=12 cm, 0,0,=4 cm; C, et Cy
et BC peuvent-ils étre sécants? tangents sont tangents extérieurement; C, et Cz sont |
extérieurement? tangents intérieurement.
Déterminez R et R’.
b) Les cercles de diamétres respectifs AB
et CD sont-ils nécessairement sécants?
c) On suppose que les cercles de diamétres mmm 25. Deux cercles C et C’ de centres
AB et CD sont sécants en I et J. respectifs O et O’, sont sécants
en A et B.
Démontrez que le centre O du _ parallélo- M et M’ sont les points diamétralement
gramme est le milieu de [IJ]. opposés au point A sur C et C’.
243
CHAPITRE
19
HOMOTHETIES
OM =2 OM.
a
On dit que M’ est l’image de M dans l’homothétie de centre O et de rapport > Sur
le dessin ci-dessous on a placé l’image A’ de A, et celle d’un point M du coté [AD].
£ aM
249
1. Construisez l’image B’ de B, l’image C’ de C, limage D’ de
EXERCICES
D dans l’homothétie de centre O et de rapport > puis l’image
du carré ABCD. Quelle figure obtenez-vous?
2. Justifions cette remarque; en utilisant la relation de Chasles
il vient: pei ope
AD’ =0b’ -OA’ =3 OD-2 OA=3 AD.
a. Expliquez alors pourquoi (A’D’)/(AD).
b. Montrez aussi que : (A’B’)/(AB); (B’C’)/(BC); (C’D’)/(CD).
ec. Expliquez pourquoi A’B’C’D’ est un carré.
d. Comparez la longueur du coté du carré A’B’C’D’ et celle du
coté du carré ABCD.
Remarque : i| existe un appareil, nommé pantographe, qui est utilisé pour agrandir
ou réduire les dessins plans. Regardez dans un dictionnaire sa description et son
principe : en quelque sorte, le pantographe est un « homothétiseur ».
2. Cours et applications
Définition
Commentaires
e ll est clair que si M’=h(M), alors les points O, M, M’ sont alignés. De plus, si k>0, les
points M et M’ sont d’un méme cété de O, et si k<0, le point O est entre M et M’.
e Remarquez que pour tout point M distinct de O et d’image M’ par h, on a:
Théoréme Il
6. Points invariants
h est Vhomothétie de centre O et de rapport k.
Dire que le point M est invariant par h signifie que M est sa propre image :
OM=kOM dou: (1—k)OM=O.
251
— Si k#1, alors OM=0 et M est confondu avec O.
Dans ce cas, le seul point invariant est le centre de l’homothétie.
— Si k=1, alors h est Videntité du plan et tout point du plan est invariant.
Théoréme 2
Commentaire
Si la droite D passe par O, elle est sa propre image.
Il résulte de ce théoreme que deux droites paralléles ont pour images dans une homothétie,
deux droites paralléles. On dit qu'une homothétie conserve le parallélisme.
Théoréme 3
Les images par une homothétie de deux droites perpendiculaires sont deux
droites perpendiculaires.
252
19. Homotheties
e. Une homothétie (de rapport tel que |k| #1) ne conserve pas
la distance
Commentaire
F est une figure transformée en une figure F’ par une homothétie de rapport k. Prenons trois points
distincts A, B, C de F et leurs images A’, B’, C’ de F’. Alors on a, en distance : A’B’= |k| AB,
A'B’_ AB
B'C’=|k|
ESI BC BC,do)
d’oa : >=.
sara ae Voila pourquoi l’on dit que l’homothétie transforme une figure en en
conservant les proportions.
confondus et h(B)=C.
a
Pour construire l’image M’ d’un point M par h, on peut
remarquer que M’ est sur (AM) et que lon doit aussi avoir :
(CM’)/(BM); en effet h transforme la droite (BM) en une droite
paralléle passant par h(B).
D’ou le point M’ de la figure ci-contre.
253
Il est clair que si une telle homothétie existe, son rapport O
est k.
En outre, son centre est nécessairement sur la droite (AA’)
et sur la droite (BB’). Du fait que : k #0 et k #1, les droites
(AA’):et (BB’) sont sécantes en un point O.
Considérons l’homothétie h(O; k) et soit: A”=h(A) et
B"= h(B). A B
A" est_sur (OA), B” est sur (OB) et A"B"”=k AB, donc
A’B" = AB’.
Théoréme 4
Commentaire
Avec les notations précédentes remarquez que si: A’B’=kAB alors on a aussi: A’B’=—kBA. Et
donc on peut démontrer aussi qu’il existe une homothétie et une seule qui transforme B en A’ et A
en B’. Son centre est en O’, intersection de (AB’) et (A’B), son rapport est —k
Remarque : La droite (OO’) passe par le milieu de [AB] et par le milieu de [A‘B’].
Pour une démonstration de ce résultat, voyez l’exercice 12 page 259.
c. Théoreme du trapeze Ar
A
ABB’A’ est un trapéze avec (AB) paralléle a (A’B’). O
Alors il_existe un réel k non nul et distinct de 1 tel que
A'B’=kAB. Les hypothéses du théoréme 4 sont vérifiées et B
rassemblant les résultats établis lors de la démonstration de
ce théoréme nous pouvons énoncer le théoréme suivant: B’
Théoréme 5
254
19. Homotheties
Sur la figure ci-dessous, les droites (IJ) et (MN) sont paralléles, ainsi
que les droites (KJ) et (NP).
a. Que pouvez-vous dire des droites
(IK) et (MP)?
6? On et) =3, MN=5 iret. ITK=7: O
Pouvez-vous calculer MP?
Solution auu
b. Nous en déduisons aussi que MN=kIJ, et MP =kIK. En passant aux normes nous
avons : ||MN|| =|A| ||IJ||. Or nous avons vu que ba , et comme les points O, J, N sont
alignés dans cet ordre, k est nécessairement positif, donc MN=KkKIJ.
3
Par conséquent : 5=k X3 et k=2, d’ou MP =2x7= =.
L’image d’un segment est un segment, donc l’image du triangle ABC est le triangle A’B'C’.
D’autre part les égalités A’B’=k AB, B’C’=kBC, A’C’=kAC permettent d’affirmer que les
cétés de A’B’C’ sont paralléles 4 ceux de ABC.
255
Nous utilisons les notations précédentes. De plus [AH] est une hauteur
EXERCICE du triangle ABC et H’=AhA(H).
a. Expliquez pourquoi [A’H’] est une hauteur de A’B’C’.
b. Les aires des triangles ABC et A’B’C’ sont respectivement :
Cette écriture est l’expression analytique de l’homothétie h(O; k) dans (O; ‘aA),
b. Le centre de ’homothétie et
lorigine du repére sont distincts
EXERCICE Dans le repére (O; e j) du plan, A est le point de coordonnées (3; —1).
‘ee Déterminez l’expression analytique de ’homothétie h de centre A et
résolu 2 de rapport 2.
af
Solution aun
Cela étant vrai pour tout point M, cette écriture est l’expression analytique de ’homothétie
h(A; 2) dans (O; , j).
SEBS HS8E8
257
EXERCICES
mgummel. ABCD est un rectangle dont les re._33. ABC et A'B'C’ sont des triangles
cétés ont pour longueurs 2cm et 3cm. tels que :
h est Vhomothétie de centre O, un point AB=8, AC=7, BC=4;
1 A'B’=4, A’C’=5, B’C’=2.
donné, et de rapport r%
Existe-t-il une homothétie qui transforme ABC
a) Pourquoi l’image du rectangle est-elle un en A’B'C’?
rectangle?
b) Expliquez pourquoi il suffit de construire (¢_14. ABC est un triangle; A’, B’, C’ les
l'image de A par h pour construire l’image de milieux des segments [BC], [AC], [AB].
ce rectangle. Existe-t-il une homothétie qui transforme ABC
ec) Comparez les périmétres et aires de ces en A‘B’C’?
rectangles. Quelle est l’homothétie qui transforme A’B’C’
Quel lien faites-vous avec le rapport de en ABC?
Vhomothétie?
fe to. CO i,j ) est un repére du plan.
m2. O, A, B sont trois points non
alignés. h est ’homothétie de centre O et de a) Déterminez l’expression analytique de
rapport —2. Vhomothétie h de centre le point A de coor-
7
a) Construisez A’=h(A) et B’=h(B). données (—1; 4), et de rapport 2
b) Exprimez A’B’ a l’aide de AB.
b) B est le point de coordonnées (3; —5).
ec) Construisez les points C et D tels que
Déterminez les coordonnées de B’= h(B).
h(C)=A et h(D)=B.
d) Existe-t-il une homothétie h’ telle que oe
c) C est le point de coordonnées lee ;):
h'(A)=B’ et h'(B)=A’?
Si oui, quel est son centre et quel est son Déterminez les coordonnées de D tel que
rapport? h(D)=C.
Exercices d’entrainement
258
19. Homotheéties
@amml0. Démonstration du
théoreme 3
D et D’ sont deux droites perpendiculaires en
un point O.
A est un point de D, B un point de D’.
h est Vhomothétie de centre I, un point donné,
et de rapport k. Ak
On note A’=h(A), O’=hA(O), B’=A(B).
A Vaide du théoréme de Pythagore, prouvez @mmml4. Sans faire aucun tracé, a l’aide
que le triangle A’O’B’ est rectangle en O’. de quatre mesures, vous devez pouvoir dire si
les droites (AC), (MN), (BD) ont un point
commun. Comment?
G@ammli.« Droite d’Euler.
ABC est un triangle; G son centre de gravité. A
| A’, B’, C’ sont respectivement les milieux des
| segments [BC], [CA] et [AB].
| A tout point M du plan, on associe le point
Meatel que: .
MX =MA+MB+MC.
| a) Montrez que GA+GB+GC=0.
|b) Exprimez GX en fonction de GM. Donnez
june construction géométrique de X.
| Démontrez que les droites (MA’) et (AX) sont
| paralleles.
| Démontrez qu'il en est de méme des droites
| (MB’) et (BX) et des droites (MC’) et (CX). B D
c) O est le centre dy cercle circonscrit au
| triangle ABC. mmmmml5. Sur la figure ci-dessous :
| Montrez que si M est en O, alors X est en (CD)/(MN), (DE)/(NP), (EF)/(PQ).
| H, orthocentre du triangle ABC. Expliquez pourquoi (CF) est paralléle a (MQ).
; d) Démontrez l’alignement des points O, H
et G (droite d’Euler). ise F
| Calculez OH en fonction de OG.
260
19. Homotheties
Ee
ee
.Me
261
CHAPITRE
20
BARYCENTRE
Par la suite, on attend de vous que vous sachiez placer un point K tel que par exemple
KA=i KB, ov A et B sont deux points donnés.
KA=2(KA+AB)
KA=-LKA+2 AB
263
2.3. Barycentre et moyenne
e Alain vient de passer un examen : a l’épreuve de francais il a eu 13, et a celle de
mathématiques 8.
+8
La moyenne de ses notes est = 10,5.
Cette moyenne est supérieure a 10, Alain est admis.
e Aline, elle aussi, vient de passer cet examen : a l’épreuve de francais, coefficient
2, elle a eu 13 et en mathématiques, coefficient 4, elle a eu 8.
e le barycentre I des points massifs (A; 2), (B; 1); il est tel que :
21A+IB=0:
e le barycentre G des points massifs (A; 1), (B; 1), (C; 1); il est tel que :
GA+GB+GC=0.
En mathématiques on est conduit a généraliser ces situations; d’ot Vidée de se poser le
probleme suivant :
A, B, C sont trois points d’un plan; a, b, c des réels.
Existe-t-il un point M du plan tel que
aMA + bMB + cMC =0 ?
264.
20. Barycentre
Définition
aGA+bGB+cGC+dGD=0.
b. Isobarycentre
Dans le cas ot toutes les masses sont égales, a=b=c, non nulles, G est appelé
lisobarycentre de (A; a), (B; a), (C; a).
265
e Cas de trois points massifs : A
a est un réel non nul et ABC est un triangle.
L’isobarycentre G de (A; a), (B; a), (C; a) est tel que :
aGA + aGB+aGC=0
soit GA+GB+GC=0.
3.2. Propriétés
a. Coefficient multiplicateur
a, b, c sont des réels tels que a+b+c#0.
G est le barycentre des points massifs (A; a), (B; 6), (C; c).
Pour tout réel k, on a alors : EG Ch CiCh PRCCLD.
D’ot, si k #0, G est le barycentre de (A; ka), (B; kb), (C; ke).
Théoréme Il
MG aMA+ bMB+cMC).
Sere
Commentaires
e La réciproque du théoréme précédent est vraie, mais nous ne l’énoncons pas, car a notre niveau,
on ne sen sert pas.
e Dans le cas de deux points massifs (A; a), (B; b) avec a+b#0, la propriété fondamentale :
pour tout point M —— il — ee
MG= (aMA
+ bMB)
a+b
donne pour M en A, AG= b AB.
at+b
Donc les vecteurs AG et AB sont colinéaires et G est sur (AB).
MG =p ye (-2MA+5MB). B
»
Me Bek «
En particulier, si M est en A, il vient : AG=3 AB.
A Vaide d’une régle graduée, on place alors G, aux erreurs de mesure prés.
267
Commentaire
Nous ne déterminons pas, dans le cas général, les coordonnées du barycentre de quatre, trois ou
deux points massifs, car la démarche est la méme : pensez a mettre M en O.
Commentaire
Nous énongons ce théoréme en regroupant A et B, il est clair que l’on peut aussi bien regrouper B
et C si b+c#0, ou A et C si a+c#0. Nous l’énoncons pour trois points massifs, mais il peut
s’utiliser aussi pour quatre. ‘
268
20. Barycentre
EXERCICES
Pour tester vos connaissances
f¢__j1. Indiquez si les barycentres définis te__j2. G est le barycentre des points
ci-dessous se trouvent sur la demi-droite Ax, massifs (A; a), (B; b), (C; c) avec
| le segment [AB] ou la demi-droite By. a+b+c#0. Dans chacun des cas suivants,
précisez la position de G par rapport au
A B triangle ABC.
: a s a) A, B, C sont confondus.
| a) (A; 3), (B; 4). d) (A; —2), (B; 2). b) a=b=0, c#0.
| 6b) (A; 0), (B; —-)). e) (A; —1), (B: 3). c) a=0, b+c#0.
Hc) (A; 1), B; =2). .f) (As. -2), B; —3). d) a=b=c.
té__13. M est un point de la droite (AB); (¢__]4. Indiquez dans quelle région, numé-
écrivez M comme barycentre de (A; a) et rotée ci-dessous, se trouve chacun des bary-
(B; b) dans les cas suivants : centres suivants :
a)-(A¥2), B; 2p CHT):
a) AM=3BM et, M entre A et B.
by” (A; YD): (1), «Ce.
ey (Ae De (Bs 2) (Ga
b) MB=2AM et, M n’appartient pas a [AB].
ul
c) MB=" AB et, M plus proche de B que
e) 2MA+3AB=0.
Exercices d’entrainement
Barycentre de deux points massifs mum 15. A et B sont deux points distincts.
M est un point du segment [AB].
270
20. Barycentre
mumm27. Un triangle ABC est tel que massifs (A;=), (c; “), (D; a), puis le bary-
271
mee 3 6. (95 i, j )est un repére orthonormé a) Trouvez les coordonnées de I, J, M, N.
du plan. A, B, C sont les points de coordon- b) K est le milieu de [MN]; démontrez que
nées respectives (0; 1), (3; 2), (2; —D. I, J, K sont alignés.
Déterminez les réels a et 6 pour que le point
G de coordonnées (—3; —4) soit barycentre c) Retrouvez géométriquement ce résultat |
de (A> 2). (Bs 6) (G33): sans utiliser les coordonnées.
eee
e
e
e
e
272
CHAPITRE
21
ANGLES ORIENTES.
MESURES
Deux propriétés “
> ||z ||=0, si et seulement si i =0;
> pour tout vecteur u et tout réel a, |au |=|a| |la |.
Vecteurs unitaires
Un vecteur dont la norme est égale a 1 est appelé un vecteur unitaire.
ae 1 ae
Siw est un vecteur non nul, alors les vecteurs eal u et — ]zl u, sont les deux vecteurs
u u
unitaires et colinéaires a u.
° e e Y . a —_>
Nous dirons que —— wu est le vecteur unitaire de «méme sens» que uw.
. 1 _ . . A >
eal
273
1.2. Secteur angulaire. Angle géométrique d’un
secteur angulaire
Deux demi-droites x et y de méme origine O déterminent m
deux régions du plan. Chacune de ces régions est un secteur
angulaire.
L’un de ces secteurs est dit saillant (hachuré sur la figure), O
autre est dit rentrant (en couleur sur la figure). yy
Le saillant est noté [xOy ] ou [yOx ]; le rentrant : [xOy] ou /
x
[yOx].
L’angle géométrique d’un secteur est l’ensemble de tous les secteurs qui lui sont
ee
274
21. Angles orientes. Mesures
Exemple 0° x
Uy Or : O yy
n secteur a pour mesure "ph radians.
180°
Conversions. Convertissez en [ \
EXERCICE degrés, puis en grades : yy; O x
7 1%
50 rad; re rad=— i >Gorad* 90:3 rad.
La mesure d’un angle géométrique est comprise entre 0 et 360 en degrés, 0 et 27 en radians
0 et 400 en grades. ae t's
On dit trés souvent, par exemple, l’angle xOy est de 45 degrés, et on écrit : xOy =45 (deg).
Par définition :
& ane ees
a. Orientation du cercle
Convenons de dire que le sens de la fléche (voir dessin ci-dessus) est le sens direct
(ou positif) et que le sens contraire est le sens indirect (ou négatif).
Ayant opéré ce choix, on dit qu’on a orienté le cercle €.
b. Mesures positives et
Pour aller de A a M, on choisit le sens direct. M
La longueur / du trajet parcouru par un mobile partant
ea
de A et arrivant une premiére fois en M est, par
définition, une mesure associée au couple (A; M).
Le sens de parcours est le sens direct, et cette mesure
1 de (A; M) est aussi positive.
Lorsque le mobile continue sa course dans le sens eC
direct et arrive une deuxiéme fois en M, il a parcouru
un trajet de longueur : 1 +27.
276
21. Angles orientés. Mesures
Exemple
fae
Une mesure de (A; M) est Placez le point M (le
point A étant connu comme il a déja été dit).
: Tia
Dire que = est une mesure de (A; M) signifie qu’un
trajet de A a M dans le sens direct a pour longueur
Tia
o
La longueur du cercle étant 27, faisons apparaitre le
plus grand multiple de 27 qui soit inférieur a a
ae ‘gee oT
Ecrivons : ey tag eda t= 12x Qn) + 3"
277
d. En résumé
Toutes les mesures associées au couple (A; M) sont de la forme 1+2kz, ot k
est entier positif ou négatif, c’est-a-dire k EZ.
b. Plan orienté
Le plan est dit orienté lorsque tous les cercles de ce plan sont orientés dans le méme sens.
Dans toute la suite de ce chapitre, nous supposons le plan orienté.
Définition |1
278
21. Angles orientés. Mesures
résolu
ia
esi
7
Trouver sa mesure principale en radians.
Solution aus
Nous écrivons : a7 rt car nous recherchons un réel 2km7 avec kEZ qui soit le
83
plus proche possible“de on
837 T 7
Nous avons donc : 7 ar 6X Cans
Ainsi, nous voyons que —= est une mesure de (A; M); comme elle est dans |— 7; +77],
c’est la mesure reps
principale. : ’ =
Vous pouvez vérifier sur cet exemple qu’il n’y a pas d’autre mesure dans |— 7; +77].
Commentaire
o™
L’usage est d’appeler are orienté
; AM le couple (A; M). : , ; eget
Cette appellation n’est pas trés heureuse car elle peut laisser croire quun arc oriente est un arc
géométrique sur leque! on a choisi un sens de parcours. [Il n’en est rien.
Ce qu’il faut bien comprendre ici c’est qu’un arc oriente est tout simplement un couple
de points sur un cercle orienté. =
Une mesure en radians de l’arc orienté AM est une mesure en radians du couple (A; M).
279
3.3. Angle orienté d’un couple de deux vecteurs
non nuls
a. Angle orienté de vecteurs unitaires
uw et v sont deux vecteurs unitaires.
Nous appellerons angle orienté des vecteurs unitaires u et v, le couple (a ; b ) de
ces vecteurs. =a
L’usage est de noter (a; v ) angle orienté de ces vecteurs unitaires; en fait, s’il n’y a aucun
risque de confusion, nous noterons simplement (a ; vv ) cet angle orienté.
Considérons des représentants de méme origine 0 de uw
et 0
z#=OA et 0 =OB. A
C est le cercle trigonométrique de centre O; les points A
et B sont sur © car wu et 0 soni unitaires.
Par définition, une mesure en radians de langle
orienté (uw; 0 ) est une mesure en radians du couple
(A; B). v
Nous admettrons que ces mesures de l’angle orienté (i; 0 ) C
ne dépendent
>
pas
>
de l’origine choisie pour représenter les
vecteurs U et Vv.
-
u
Nous noterons mes (i ; v ) n’importe laquelle des mesures de l’angle orienté (wu; 0 ). Mais
bien souvent, dans la pratique, on confond l’angle orienté et ses mesures; on parle par
exemple d’un angle orienté de 7 radians, et on écrit : (a ae )
. , T 2 , . > > 7
Commentaire
On écrit parfois (a ; 0 )=— ad [27], ce qui se lit «(a ; v0) congru a e modulo 27 » pour indiquer que
, . . a > . . > > . T . .
4
> Tv °
toute mesure de (w; 70 ) est 4° ohm avec k entier.
Exemples
Il est clair que ces ifitervalles sont deux a deux disjoints et que
leur réunion est R.
, , , ¢
Donc, tout réel x est dans l’un d’entre eux et dans un seul. *F
Si lon a:
Qha <x <2(k+1)7, avec kEN
alors il existe un réel / tel que : A
x=2krt+l, avec: 0<1<27
et nous concevons que / est la longueur d’un certain arc \
géométrique parcouru par un mobile partant de A dans le sens
direct. Soit M l’extrémité de cet arc. Alors | est une mesure
en radians de (OA; OM), et x=1+2kzm est aussi une mesure
de (OA; OM).
Nous verrions de méme que si l’on a: (2k +1) 47<x<2kz, avec k entier négatif, x serait
une mesure d’un certain angle (OA; OM).
Nous énoncons donc le théoréme suivant, que nous admettons :
281
Théoréme Il
Théoréme 2
(Relation de Chasles)
Commentaire
Selon la relation de Chasles, en additionnant n ‘importe quelle mesure de (uw; 0 ) A n’importe quelle
mesure de (i; w ) on obtient une mesure de (a; w>)
Et, réciproquement, n ‘importe quelle mesure de (a ; w ) est la somme d’une mesure de (a; ) et dune
mesure de (o; Ww
0
b. Conséquences
Exemples
e Relations de Chasles
La relation de Chasles donnée pour les angles orientés de vecteurs, permet d’écrire que :
quelles que soient les demi-droites Ox, Oy, Oz on a:
a (Ox; Oy)
+ (Oy; Oz)=(Ox; Oz).
La signification et la méme que celle donnée pour les angles orientés de vecteurs.
Commentaire
ed
(OK;O8)= -7.
3.9. Cosinus et sinus d’un angle
a. Définition
On appelle cosinus et sinus d’un angle (qu’il soit géométrique, de deux demi-droites ou de
deux vecteurs), le cosinus et le sinus de lune de ses mesures en radians.
Connietitdires 2220 204 Pane 5 iesun 139 (2 270) Sinei Sig88 1) sop Sane
e Au chapitre 12, sont définis le cosinus et le sinus d’un réel; or toute mesure d’un angle est bien
un réel.
e Si x est une mesure en radians de l’angle (w; 7%), alors toute autre mesure est x +2km avec k
entier. Au chapitre 12, on a établi que : cos(x +2km)=cos x et sin(x +2km)=sin x; c’est pour cela
que cos(i; 0 )etsin(w;0 )sont définis comme le cosinus et le sinus d’une quelconque mesure de (a ; @ ).
b. Propriétés
Nous avons Yu
vu que si a est la mesure principale en radians de (OA; OB) alors la| est la
mesure de KOB.
Donc : cos (OA; OB)=cos a et.. cos AOB =cos |a|.
Si az=0 alors |a| =a et cos (OA; OB)=cos AOB.
Si a<0O alors |a| =—-a, mais cos(—a)=cosa_ (voir chapitre 12) donc
cos(OA; OB) =cos ‘AOB.
Donc, dans tous les cas :
284
EXERCICES'
Pour tester vos connaissances
ea
Pe es ar mmm7. Le plan est supposé orienté dans |
aa ole AN? 4” D4. Ts Ce
le sens direct.
Tracez une demi-droite Ox.
Placez la demi-droite Oy dans chacun des cas |
(<_13. C et CG’ sont deux cercles de méme
centre O et de rayons respectifs r et r’. suivants sachant que :
[ xOy ] est un secteur angulaire qui détermine en degrés en radians
sur © un arc de longueur 9 et sur C’ un arc
de longueur 20. (Ox; Oy) =30 (Ox; Oy) =— 7
Quelle relation existe-t-il entre r et r’? 4,
(Ox; Oy) =790 (Ox; Oy)=-—
mmm4. © est le cercle trigonométrique de
centre O et A est un point de C.
(Oy; Ox)=30 (Ox: Oy)=7
Dans chaque cas, placez le point M tel qu’une
Gay = =
re
mesure en radians du couple (A; M) soit : (Oy; Ox)=—60
iteeg ah
92 C1oe Ts
558 iF 28leat
6° 6° Ae Ae
(Oy; Ox)=—7.
Exercices d’entrainement
A ae Pour les exercices 12 et 13, on donne une
Pour les exercices 9 a 11, donnez dans
chaque cas la mesure principale d’un angle mesure d’un angle orienté (Ox: Oy) de deux
orienté dont une mesure x est : demi-droites Ox et Oy, le plan étant orienté.
Donnez, dans chacun des cas suivants, les
re
mesures des angles géométriques
Sn
xOy et
xOy :
286
CHAPITRE
22
PRODUIT SCALAIRE
DE DEUX VECTEURS
a. Mesure algebrique i 0 , B
A et B sont deux points d’une droite graduée de
repere (O; OI). AB=3
Alors il existe un unique réel k tel que AB=kOI.
Ce réel_k est la thesure algébrique de AB et il est O I B A
note AB. a
AB=AB OI. AB=-1
Remarque : la mesure algébrique, AB, est positive lorsqu’on se déplace de A vers B, dans
le méme sens que de O vers I. Cette mesure algébrique est négative, lorsqu’on se déplace
de A vers B, et de O vers I, en sens contraires.
Propriétés
Les propriétés établies sur les vecteurs, permettent d’affirmer que pour tous points A, B,
C d’un méme axe :
e AB=-BA
e AB=AC si et seulement si B=C
e relation de Chasles : AB+BC=AC.
Abscisse d’un point sur un axe (O; OI)
Si M est un point de cet axe, l’abscisse de M est la mesure algébrique du vecteur
OM. On la note xy et donc : xy=OM.
c. Projection parallele x
— c
A, B, C et D sont quatre points tels que AB=CD; A’, B’, }
C’ et_D’ sont les projetés de ces quatre points sur l’axe * B
(O; OI) parallélement a la droite A. | te Sil
Alors, on a: A'/B’=C'D’. Ondy dln BG’ 1 dX
a. Vecteurs orthogonaux au a
pee Cc
u et ¥ sont deux vecteurs non [Link] A, B, C et D sont des
points du plan tels que AB=u et CD=0.
Dire que u et © sont orthogonaux signifie que les droites
(AB) et (CD) sont perpendiculaires.
b. Repeére orthonormé
Je l= (l=.
Les coordonnées d’un point B sont (OH; OK), ot
H et K désignent respectivement les projetés
orthogonaux de B sur la droite des abscisses et sur
la droite des ordonnées. En effet, on a:
OH=OHi, OK=OKj
et OB=0H+0K=OH i +OK;.
288
22. Produit scalaire de deux vecteurs
I
|
EXERCICE a. _Veérifiez que AH=x,- x,
et BH= ya — yp. |
x
b. Quel que soit le cas de figure,
déterminez AH et BH.
ec. Expliquez pourquoi le triangle AHB est rectangle en H.
d. A Vaide du théoréme de Pythagore, montrez que :
|| AB||— v (xp—X,)” +(yp— Ya)’
Remarque
Si w@ est le vecteur de coordonnées (a; b) dans la base ee j 7; alors le point M tel que
>
OM=i a pour coordonnées (a; b) dans le repére (O; 17 ) et donc :
|i | = JOM] = Varo
Dans le repére (O; i,i) les points M et N ont pour coordonnées
EXERCICE respectives (2; —3) et (—1; 4).
Déterminez ||OM||, ON), |MNI).
289
EXERCICES c. Déduisez-en le résultat rappelé ci-dessus.
2. Dans le repére orthonormé (0; i,j), A, B, C, D sont les
C3)
points de coordonnées respectives (—2; 1), (4; —3),- (2; 3),
Notons par :
— I le point tel que Ol=i;
— J le point tel que Oj= fe
— C€ le cercle trigonométrique de
centre O;
— B le point tel que ¢ =OB.
— B’ /intersection du cercle_C et
de la demi-droite OB: OB’ est
alors un vecteur unitaire de méme
sens que OB et l’on a:
OB = OB OB’ = OB OB’
car OB>O0.
On a alors (1;ee (OI; OB)= (Ol; OB’) (voir chapitre 21, paragraphe 3.5. b), et
si a est une mesure en radians de (1; vv ) les coordonnées de B’ sont (cos a; sin @),
voir le paragraphe 2.1. du chapitre 12.
En notant H le projeté orthogonal de B sur (OD), on ‘sait que l’abscisse de B est OH,
donc : OH= OB cos a.
Et comme nous avons dit (chapitre 21, paragraphe 3.9.) que cos a =cos(i; 0 ), nous
avons :
OH =OB cos(i; @
).
Remarque : si u est un vecteur non nul tel que uw =ki avec k>0, alors
cos(i;)=cos(t;%), d'or OH=OB cos(a; 3d
).
Cette remarque sera utilisée dans le cours au paragraphe 3.1. c.
290
22. Produit scalaire de deux vecteurs
2. Cours et applications
Nous avons vu que l’utilisation d’un repére orthonormé permet de caractériser l’orthogonalité
de deux vecteurs wu(x; y) et 0(x’; y'), par une «formule» simple : xx’ + yy'=0.
L’utilisation d’un repére orthonormé permet aussi de calculer des normes, donc des
distances, par des formules simples; par exemple : ||a |?=x?+y?. Notez que l’écriture
x°+y* peut étre vue comme xx + yy, par analogie avec xx’ et yy’.
Ce type d’écriture joue un réle important en mathématiques, aussi allons-nous associer a
tout couple de vecteurs w(x; y) et U(x’; y’), le réel xx’+ yy’, qui sera appelé leur produit
scalaire; et nous allons voir que ce produit scalaire peut s’exprimer également sans avoir
recours aux coordonnées.
Ce nouvel outil, le produit scalaire, permet des démonstrations « par le calcul » de propriétés
géomeétriques faisant intervenir les notions de distance et d’orthogonalité.
Exemples
‘eye
i =OA, # =OB.
Choisissons un repére orthonormé (0; i,j ) dont I’axe des
abscisses est porté par la droite (OA).
H et K sont respectivement les projetés orthogonaux de
B sur l’axe des abscisses et l’axe des ordonnées.
Dans la base (i, j ), le couple des coordonnées de OA est
(x: y)=(OA; 0) et celui de OB est (x’; y’)=(OH; OK).
D’ou : aa ieee
usv =xx'+ yy’=OA X OH
OA-OB=0A
x OH
ot: H est le projeté orthogonal de B sur (OA).
AB-CD
= AB x C'D’.
ou C’ et D’ sont les projetés orthogo-
naux de C et D sur (AB).
—>
Notez que si AB=0 (ou CD=0), alors AB=0 (ou C'D'=0) et ASX
CT =0.
Or dans ce cas on a bien:
AB-CD=0-CD=0 (ou AB-CD=AB-0=0).
c. Expression utilisant les normes et le cosinus de l’angle (a, 0 )
u et_v_ sont deux vecteurs non nuls. Représentons-les par deux bipoints de méme origine,
>
292
22. Produit scalaire de deux vecteurs
Alors les coordonnées de OB dans la base (7ie) sont (voir le paragraphe 2.3.) :
x'=|0 ||cos(t; 5), y'=|/e] cos(a; 0 )
et celles de w@ sont: x=OA, y=0.
Mais ici: OA=OA=|li ||. Donc :
“ev = ||w | x |e | X cos(u ; o ).
Nous avons dit, au chapitre 21, paragraphe 3.9., que cos(u; 0 ) est le cosinus de l’angle
géometrique AOB. Nous pouvons donc écrire :
Dans un repére
orthonormé ou
3.2. Propriétés
(O; i, j )est un repére orthonormé.
u, v, w sont les vecteurs de coordonnées respectives (x; y), (%’; y’), (x”; y”) dans la base
Commentaires
e Attention aux notations incohérentes! > > > > > >
. , . .
Nous vous laissons expliquer pourquoi les écritures suivantes n’ont pas de sens : u + *w ; (a-0 )+u;
. .
us(at+o).
e Les propriétés du théoréme précédent et celles qui en découlent, établies a l’exercice précédent,
seront utilisées en tant que «régles de calcul ».
Comme a(i +d ) est égal a (au )+0 et du *(ad), nous l’écrirons au +.
On réserve le point + pour la notation du produit scalaire et on note le produit de deux réels ou le
produit d’un vecteur par un réel a l’aide d’une simple juxtaposition de lettres (ab; au ; aS
. , x. . . . Biae® ~
e Il n’est pas nécessaire pour utiliser les régles de calcul énoncées dans le théoréme de faire référence
a un repere orthonormé, comme vous allez le voir dans l’exercice suivant.
Solution aus
Si nous partons de BC-BA+BC-CA, la propriété 2. du B
théoréme précédent permet d’écrire :
BC-BA+BC-CA=BC:(BA+CA). O
Utilisons la relation de Chasles pour faire intervenir le point O; nous avons
BA=BO+O0A et CA=CO+OA.
Done : BA+CA=BO+CO+20A.__ ——
Or O est le milieu de [BC], donc BO + CO=0. :
Par conséquent:
BC-(BA+CA)=BC:20A
=2BC-OA.
Commentaire
Dans de nombreux cas, l'utilisation de la relation de Chasles et des propriétés du théoréme précédent
permettent dutiliser les hypothéses de l’énoncé et de démontrer par un calcul des propriétés
géométriques.
294.
22. Produit scalaire de deux vecteurs
Définition 1
Le carré scalaire
—
du vecteur u est le réel u °u.
On le note u 2.
(0; 7,
i, j )est un repére orthonormé.
u est un vecteur de coordonnées (x; y); on sait que [a ||=Vx?+,’, soit Ili |]?=a? + y?.
En outre, w?=a -u =x? +”.
> =
Donc, pour tout vecteur uw, on a: ||a |?=a =
, Sw ° ° ° °
Il en résulte que : u est unitaire si et seulement si u7=1.
A et B sont deux points, alors: AB?=||AB||?=AB?.
e i et d sont deux vecteurs non nuls. A et B sont les points tels que OA=u, OB=7.
Nous avons vu au paragraphe 3.1.6. que:
uz +d =OA-OB=OA
x OH,
ou H est le projeté orthogonal de B sur la droite (AB).
Siw et 0 sont orthogonaux, alors les droites (OA) et (OB)
sont perpendiculaires | et donc H et O sont confondus; B
alors OH=0, d’ou:wu 0 =0.
Reciproquement, si u-0 =0, comme OA#0 car wu nest
pas nul, c’est que OH=0, donc que H et O sont
confondus, et alors les diteites (OA) et (OB) sont A
perpendiculaires, c’est-a-dire que u et 0 sont orthogonaux.
@ Par ailleurs, si “0 (resp. v> =0) alors pour tout
vecteur v (resp. w ), nous avons vu que 0-5 =0 (resp.
i -0=0); nous dirons done que le vecteur nul 0 est
i oponal a tous les vecteurs du plan. D’ou le théoreme
suivant :
295
Théoréme 2
Solution aun
Premiére méthode
Il s’agit de montrer que (OJ) et (BC) sont perpendiculaires, c’est-a-dire de montrer que Ol
et BC sont orthogonaux, c’est-a-dire encore de montrer que :
O1-BC=0 (théoréme 2).
Considérons un repére orthonormé (O; Ol Os’) de sorte 4
que I’ soit un point de la demi-droite d et J’ un point de la
demi-droite d’. Posons a=OA, 6=OB. Alors : OC=a et
OD=b. Dans le repére choisi, les coordonnées de A sont ?
E)
donc (a; 0), celles de D sont (0; b) et enfin celles de I sont
= b ab '
D’ot BC-OI= = a eG ce qu’il fallait démontrer. J
Deuxiéme méthode I A B
en la O '
296
22. Produit scalaire de deux vecteurs
3.6. Applications
a. Dans un triangle quelconque : théoréme d’Al-Kashi
ABC est un triangle.
On pose: BG=a,.AC=b, AB=c.
Ona: BC=BA+AC.
D’ou : BC?=(BA+ AC)?
=BA?+2BA-AC+
AC?
On sait que :
B= |BK|?=ct; AC=AC|*=0% B=
BC|P=a"
En outre : BA=-—AB; dot: BA-AC= —(AB-AC).
D’aprés le paragraphe 3.1.: AB-AC= ||AB|| ||AC|] cos BAC.
Si ’on note BAC
=A on a finalement : AB: AC= be cos A.
D’ou : a? =b? +c? —2be cos A.
On obtient de la méme facon :
b?=a?+c?—2ac cos B
c?=a?+b?—2ab cos C.
Remarquez que lorsque le triangle ABC est rectangle en A, on a cos A=0, d’ot' a2=b? +c 2Z
et ’on retrouve ainsi le théoréme de Pythagore.
Solution aun
a re)
Pour les exercices 1 a 6, le repére (0; i, j ) a) Calculez w7, U3 et Uy* Ug.
considéré est orthonorme.
b) Calculez 2i,° ita; (td,— d)*2%;
(3,— %,)+(t + te); a(t, —2i,)-3( it, + 2it2).
(€j1. En prenant l’origine O du repére
comme origine commune dans chacun des cas,
représentez les vecteurs de coordonnées sui- (14. w est le vecteur oe
vantes et calculez leur produit scalaire : > . >
Trouvez un vecteur 0 orthogonal a uw.
a) w,(4; -1) t2(3;'—5); Trouvez-en plusieurs.
1 ~
b) uy, (v3: 5) tp( —V3; 1h): (¢—15. (O; i,j ) est un repére orthonormé
direct.
Ciel 2)
f Ua(>
J 3, Ol, uw est un vecteur de norme 2. Une mesure en
,
coordonnées (2; —1) et
>
uy de coordonnées
, b) (2u +0 )-(a@ —20);
e) |i +o|?-lla -s|).
>
(3; 6).
Exercices d’entrainement
298
mmm 10. ABC est un triangle, I le milieu a) [MM’] est_un diamétre de C.
oe [BC] et H le pied de la hauteur issue Montrez que PM- PM’ = d?-— r?.
e A.
b) Une droite D passe par P et coupe C en
a) Montrez que AC?— AB?=2BC-AI. A et B. :
b) Déduisez de la relation précédente que : A’ est le point diamétralement opposé a A sur |
le cercle GC.
AC?— AB?=-—2xBC
x IH. Montrez que PA PB=PA-PA’.
c) Déduisez-en que PA PB est indépendant
mami. En utilisant «le produit scalaire de la sécante au cercle passant par P.
remarquable » Ce nombre s’appelle «la puissance du point P
par rapport au cercle».
Ge el Pe) (Ge 2a); d) Quels sont les points du plan dont la
montrez qu’un parallélogramme est un losange puissance est négative? nulle? positive?
si et seulement si ses diagonales sont
perpendiculaires.
bissectrice intérieure de langle AOB. gum 29. Quatre points d’un paysage, notés pe
A’ et B’ sont respectivement les symétriques A, B, C, D, sont disposés comme Il’indique le |
de A et B par rapport a A. dessin ci-dessous.
Montrez que les droites (OI) et (A’B’) sont
perpendiculaires.
300
CHAPITRE
23
APPLICATIONS
DU PRODUIT SCALAIRE
1. Introduction
Ensemble |
des points M tels que : a -OM=k
i est un vecteur non nul donné, O un point donné et k un réel donnée.
Le probléme est de trouver l’ensemble des points M du plan tels que: «7 *>OM=k.
Appelons A le point défini par OA= du.
_ Choisissons sur la droite (OA) un roflats (O;7) avec: |i |)=1. D
nalyse du probléme
M est un point tel que: OM-i =k, appelons H le
- projeté orthogonal de M sur (OA).
Alors, d’aprés le paragraphe 3.1.6. du chapitre 22,
O18 5. - >
ge 08 —s-
Os aT
OA x OAS
08.
Donc : O
~ Comme OA ZO, car # #0, on déduit :OH
ol
301
k : : igo:
Or a ne dépend pas de M mais seulement des données, c’est-a-dire que H est un
Pour chaque valeur donnée a k, on obtient une droite différente; ces diverses droites
sont toutes paralléles entre elles, puisqu’elles sont perpendiculaires a la droite (OA) :
e lorsque k=0, on trouve la perpendiculaire en O a (OA);
e lorsque k<0, OH et OA sont de signes contraires, H et A sont donc de part et
d’autre de O;
e lorsque k>0, OH et OA sont de méme signe, H et A sont du méme cété de O.
. . . ae a
Pour faire ce dessin, nous avons pris comme unité 1 cm et u est un vecteur de norme
2 (||OAl| =2). a
-. F
Chacune de ces droites est une ligne de niveau de la fonction: M #+—> wu -OM.
302
23. Applications du produit scalaire
o. Cours et applications
Définition Il
Démontrons que si u est orthogonal a D, alors @ est orthogonal a tout vecteur directeur de D.
> . ,. > . > >
Notons v un vecteur directeur de D, orthogonal a u, soit u «0 =0.
> . > >
Alors, si v’ est un autre vecteur directeur de D, u et 0’ sont
> >, Cw et 9 . 5
orthogonaux. En effet, v et v’ sont colinéaires, c’est-a-dire
qu'il existe un réel k tel que:
v'= ko.
Alors : u-v'=u -(ko )\=k(u-0 )=kx0=0
et 0 est orthogonal a 0’.
En d’autres termes : eB)
O et M sont deux points distincts de la droiteD; alors OM
est un vecteur directeur de D et donc: uw -OM=0.
Si O et M sont confondus alors OM=O et on a encore
u -OM=0.
D’ot, en résumé :
Théoréeme Il
Commentaire
Si %oe=AB, les droifes (AB) et D sont perpendiculaires. Nous pouvons dire qu’un vecteur non nul
uw =AB est orthogonal a une droite D si (AB) et D sont perpendiculaires.
Théoréme 2
Solution uae
La hauteur issue de C est la droite D passant par C vet
orthogonale a AB.
M étant un point de coordonnées (x; y), M est sur D si et
seulement si : 2 Ries
AB-CM=0.
Nous vous laissons vérifier que l’on en déduit :
—4(4—2)+4(y+2)=0 soit. x-y —4=0;
BESS eeeee
304.
23. Applications du produit scalaire
Théoréme 4
Théoréme 5
Vous trouverez dans l’exercice 15, page 309, une occasion de redémontrer ce théoréme en
utilisant le produit scalaire.
305
Dans le repére orthonormé (O; i, ray
EXERCICE A et A’ sont les points de coordonnées
résolu 2 respectives (1; 2) et (—3; 1).
Solution uae
306
23. Applications du produit scalaire
_ Solution aan
aoe]
2
Onsaitque x’?—2x=(x-1)?-1 et y?-y=(y-5)
2 4
Donc le point M de coordonnées (x; y) appartient a E si et seulement si :
? Z
@w-1?+(y-5) ae 1=0 soit (x1? +( -5) -
4
On reconnait dans le membre de gauche le carré de la distance IM ow I est le point de
1
coordonnées (1;;).On a donc : IM?== soit IM=-5°
mmmmS. On considére les points A de coor- mum 12. A est le point de coordonnées
1 (2; —1) et D est la droite d’équation
données (1;5); B de coordonnées (—2; —1).
2x +5y -—1=0.
a) Ecrivez une équation de la médiatrice A Déterminez les coordonnées du symétrique |
de [AB]. orthogonal de A par rapport a
b) Soit C le point de A ayant pour ordonnée
ss Calculez les coordonnées de C. g@amml3. Distance d’un point 4 une
droite.
c) On méne par A (resp. par B) la perpendi- D est une droite et A est un point.
culaire a (AC) (resp. a (BC)). Ces perpendicu- H est le projeté orthogonal de A sur D.
laires se coupent en un point D. Par définition, la distance de A a D est le
Montrez que D appartient a la médiatrice A réel AH.
de [AB]. A
gum 16. A(-2;0) B(O; 2). mms 29. (x -—1)(x —3) + (y + 1)(y -2)=0.
Pour les exercices 19 a 21, déterminez une mmm 32. a) Montrez que |’équation
équation du cercle de centre A et de rayon R x7 + y?—6x+8y=0
dans les cas suivants : est une é€quation d’un cercle.
Déterminez le centre et le rayon de ce cercle.
‘ gu 19. AO; 0) b) Montrez que le point O de coordonnées
(0; 0) est sur ce cercle et déterminez une
équation de la tangente en O au cercle.
gum 20). A(1; 5)
mamm33. a) Montrez que |’équation
mmmm21. A(-1;-2) R=Vv3. x? + y?—2x
—-2y -3=0
est une équation d’un cercle C.
Déterminez le centre et le rayon k de C.
Pour les exercices 22 a 24, déterminez une
b) Montrez que les points A de coordonnées
équation du cercle de centre A et passant par
(0; —1) et B de coordonnées (—1; 2) sont sur
B dans les cas suivants.
a
c) Déterminez les équations des tangentes a
mmm 22. A(—1; -1) B(2; —3). C en A et en B.
d) On appelle P le point d’intersection de
ces tangentes.
gum 23. A(—3; 1) B(O; 0). Montrez que (PQ) est la médiatrice de [AB].
310
CHAPITRE
24
DROITES ET PLANS
DANS L’ESPACE
Les lignes en trait plein sont celles qu’on voit directement, les lignes en pointillé
sont cachées a la vue.
311
Toutes les droites paralléles sont représentées par des droites paralleéles (arétes
du cube, de la surface prismatique).
Dans les plans de face (faces ABB’A’ et CDD’C’ du cube) les éléments de la figure sont
dessinés en vraie grandeur.
Dans les plans de profil (faces. BCC’B’ et ABCD du cube) les distances sont modifiées, les
droites perpendiculaires aux plans de face sont représentées comme des obliques.
Des points alignés sont représentés comme des points alignés ou sont éventuellement
confondus.
De ces régles, il résulte que le milieu d’un segment est figuré comme le milieu.
(Ainsi, dans la réalité du cube, le milieu de [BC’] est le point de concours de [BC’] et
de [B’C] puisque BB’C’C est un carré; comme la représentation de BB’C’C est un
parallélogramme, le milieu de [BC’] est encore le point de concours de {BC’] et de [B’C]).
Les dessins doivent étre trés soignés, car les risques de confusion sont beaucoup plus
importants que dans les dessins de la géométrie plane. Par exemple, dans le tetraédre
représenté plus haut, (AC) et (BD) semblent sécantes, mais elles ne le sont pas.
Par exemple, les deux dessins ci-dessous peuvent étre des représentations de tétraédres,
mais ce sont de mauvaises représentations.
a. Le tétraédre
A partir du patron suivant, réalisez
EXERCICE dans du carton mince un tears
312
24. Droites et plans dans espace
b. Le cube
EXERCICE Voici ci-dessous un patron de cube.
a. Expliquez quels sont les sommets et les arétes qui, aprés pliage,
se superposeront.
b. Reéalisez le patron précédent avec AB=5 cm; disposez le nombre
nécessaire d’onglets de collage; découpez, pliez, collez pour obtenir
un cube.
c. Représentez ce cube en perspective cavaliére en supposant que
la face ABCD repose sur la table, et que les faces ADEF, CDIJ et
LKMN sont visibles.
Nous donnerons au paragraphe 3 les régles qui définissent les rapports entre les points,
les droites et les plans; nous pourrons alors faire des démonstrations.
Dans ce paragraphe, nous vous proposons de vous familiariser avec certains solides.
Pour répondre aux questions posées, nous ne demandons pas de démonstration, tout
au plus des justifications appuyées sur les résultats de la géométrie plane ou sur
Vintuition et le ban sens.
313
e Points et plans
Intersection de plans
3. Cours et applications
En mathématiques, démontrer qu’une propriété est vraie ne peut se faire qu’en utilisant
des résultats antérieurs, établis ou considérés comme vrais.
Il faut donc toujours, a la base d’un édifice mathématique, admettre comme vraies certaines
propriétés.
Nous ne ferons pas ici le catalogue complet de ces propriétés admises; nous nous limiterons
dans ce qui suit a dégager les régles principales qui régissent l'utilisation des mots point,
droite et plan, en illustrant cet emploi par la description d’une figure tracée a partir d’un
tétraédre ABCD.
314
24. Droites et plans dans l’espace
Regle 1
Exemple : tétraedre ABCD ci-dessus
Par deux points distincts passe
une seule droite.
On dit que deux points distincts détermi- e A et B sont deux sommets du tétraédre
nent une droite. ci-dessus. Ils déterminent la droite (AB).
Regle 2
On dit que trois points non alignés détermi- e A, B et C sont trois sommets du tétraédre,
nent un plan. ils déterminent le plan, noté (ABC).
Si plusieurs points dé l’espace appartiennent
a un méme plan, on dit quiils_ sont
coplanaires.
Reégle 3
e E est un point, distinct de A et de B, de
Si A et B sont deux points du plan la droite (AB); F est un point, distinct de A
P, tous les points de la droite (AB) et de C, de la droite (AC). D’aprés la régle 3,
appartiennent a P. E et F appartiennent au plan (ABC), et,
toujours d’aprés la régle 3, tous les points
de la droite (EF) appartiennent au plan
(ABC).
315
Reégle 4
e Les plans (EFD) et (DBC) sont deux plans
Si deux plans distincts ont un distincts qui ont le point D en commun. Leur
point commun, leur intersection intersection est une droite A. (Voir exercice
est une droite. résolu 2 pour le tracé de A.)
Si deux plans distincts ont pour intersection
la droite A, on dit qu’ils se ecoupent selon A.
Reégle 5
Solution aus
Donc les plans (OAB) et (OCD) étant distincts et ayant un point commun, ont pour
intersection une droite A (regle 4) et A passe évidemment par O.
Pour trouver A, il suffit de déterminer un autre point de l’intersection de ces deux plans.
Or (AB) et (CD) n’étant pas paralléles, sont sécantes dans P en un point I, et ce point I
appartient a P (regle 3), Mais comme la droite (AB) appartient au plan (OAB), I est aussi
dans ce plan (régle 3); de méme, comme (CD) appartient au plan (OCD), I est aussi dans
ce plan; donc I est dans Vintersection des plans One) et (OCD); donc la droite A est la
droite (OI).
Solution aus
Solution aus
e D et D’ sont deux droites distinctes passant par un point A (on dit qu’elles sont
a . . . . .
D’
317
3.2. Le parallélisme dans l’espace
a. Régles sur la position relative de deux plans
Reégle 6
eer
P et Q n’ont pas de point commun P et Q sont sécants
Définition l
318
24. Droites et plans dans l’espace
Solution aus
Définition 2
Commentaire
Pour deux droites de l’espace, les positions relatives possibles sont envisagées ci-apreés.
319
Définition 3
d. Propriétés du paralléelisme
> A est un point qui n’appartient pas a une droite D. A
P est le plan défini par ce point A et cette droite D.
La regle 5 nous permet d’affirmer qu’il existe une unique droite
qui passe par A et paralléle a D.
Dans le cas ot A est sur D, la paralléle cherchée est la droite D
elle-méme.
D’ot le théoréme suivant : D
Théoréme 2
De plus, nous admettrons (voir exercices 26 et 27 page 327) les théorémes suivants :
Théoréme 3
320
24. Droites et plans dans l’espace
Commentaire
Ces théorémes peuvent encore s’énoncer : «une condition nécessaire et suffisante pour qu’une droite
D soit paralléle 4 un plan P est qu’elle soit paralléle 4 une droite P. »
Pour montrer qu’une droite est paralléle 4 un plan, il suffira de montrer qu’elle est
paralléle a une droite du plan.
Théoréme 4
Théorémes 5
Solution aun
321
On sait (théoréme 3, point 2) que si une doite D est paralléle a une droite d d’un plan P,
alors D est paralléle au plan P. Donc la droite (KL) est paralléle au plan (IJK) puisque ce
plan contient la droite (IJ) et que (IJ)/(KL).
Comme K est aussi dans le plan (IJK), la paralléle au plan (IJK) menée par K, qui est la
droite (KL), est aussi dans ce plan (théoréme 3, point 1). Donec L est dans le plan (IJK).
> P et Q sont deux plans sécants et ils sont tous deux tiae\
paralleles a une droite D.
A est un point de l’intersection de P et Q.
La paralléle A menée par A 4 la droite D est dans P et dans P
Q (théoréme 3 point 1).
A est donc l’intersection de P et Q.
Théoréme 6
Théoréme 7 A
Nf
Si P et Q sont deux plans paralléles et si un
plan R coupe P selon la droite D, alors R coupe
Q selon une droite D’ paralléle a D.
Théoréme 8 | Va
Si un plan P contient deux droites sécantes
paralleles a un plan Q, alors P est paralléle a Q.
> Nous vous proposons de démontrer a l’exercice 28 page 327, le théoréme suivant :
322
24. Droites et plans dans l’espace
Solution aus
mmmm9. Sur la figure ci-dessous : @mmmm tl}. Voici le patron d’un solide consti-
a) déterminez l’intersection de chacune des tué de triangles équilatéraux.
faces ABC, ACD, ABD avec le plan (EFG);
b) la droite (HK) représente l’intersection de
(EFG) et du plan (BCD).
Justifiez cette construction.
ORTHOGONALITE
DANS L’ESPACE
EXERCICE D est une droite, M et P sont deux points qui ne sont pas sur D, M’
et P’ sont les symétriques de M et de P par rapport a D.
Monirez que les points M, P, M’ et P’, sont sur un cercle dont on
déterminera le centre.
B H c B H C
BC =aV2 an=28
avV2 a
BH=AH= BH=-
2 2
330
25. Orthogonalité dans l’espace
Attention, ne partez pas sur de fausses idées; aussi traitez l’exercice suivant.
Dans l’exercice suivant vous allez montrer, en utilisant uniquement les théorémes et
relations métriques de la géométrie plane, que |’aréte «verticale » [AA’] du cube, qui
est perpendiculaire aux deux arétes «horizontales » [AB] et [AD], est perpendiculaire
aux droites du plan (ABCD) qui passent par A.
EXERCICE ABCDA'B’C’D’ est un cube dont toutes les arétes ont pour
longueur Vunité. On trace les diagonales [A’B], [BD] et [DA’].
a. Calculez la longueur des cétés du triangle ADB et du triangle
A’DB.
Montrez que ADB est un triangle rectangle isocele et A'DB un
triangle équilatéral.
“| Représentez ces triangles en vraie grandeur.
b. I est le milieu de [DB].
Que représentent [AI] pour le triangle ADB et [A’I] pour le
triangle A’DB?
Quelles sont les longueurs de [AI] et de [A‘l]?
c. M est un point de la droite (DB).
Quelle est la nature des triangles AIM et A’IM?
Calculez A’M? et AM? en fonction de IM’.
d. En utilisant le théoreme de Pythagore, montrez que le
triangle AMA’ est rectangle en A.
e. Montrez que toute droite du plan (ADB) passant par A et
coupant la droite (DB) est perpendiculaire en A a la droite (AA’).
331
3. Cours et applications
Définition Il
Exemple D C
Commentaire
332
25. Orthogonalité dans l’espace
Définition 2 Q
Commentaires
Théoréme Il
Commentaire
En fait, ce qu'il faut retenir, c’est que la relation d’orthogonalité ne lie pas seulement une droite et
un plan, mais une famille de plans tous paralléles entre eux a une famille de droites toutes paralléles
entre elles.
Par exemple, tous les plans «horizontaux» et toutes les droites «verticales » sont perpendiculaires.
Mais attention, le langage peut induire des confusions : toutes les droites «horizontales» ne sont
pas perpendiculaires 4 tous les plans « verticaux».
c. Conséquences
Théoréme 2
334
25. Orthogonalité dans l’espace
Solution uae A
Définition BI
Commentaire
Attention, cette relation entre plans, définie a partir de l’orthogonalité d’une droite et d’un plan,
n’est pas aussi agréable que la relation d’orthogonalité entre droite et plan.
Par exemple, dans le cube du paragraphe 2, les plans (AA’BB’) et (AA’CC’) sont perpendiculaires au
plan (ABCD), mais ces deux plans ne sont pas paralleéles.
335
On a les propriétés :
> Si deux plans sécants sont perpendiculaires a un plan P, leur intersection est
perpendiculaire a P.
> Si deux plans sont paralléles, tout plan perpendiculaire 4 l’un est perpendiculaire a l’autre.
| ah ie
rahewe aa
Définition 4
336
25. Orthogonalité dans l’espace
-
Projection orthogonale sur P Projection orthogonale sur D
mum 7. Théoréme des trois perpen- d) Déduisez-en que les droites perpendicu-
diculaires. laires aux faces du tétraédre passant par les
P est un plan, D une droite perpendiculaire a sommets (on les appelle «hauteurs» du
P coupant P en O et A une droite du plan P. tétraédre) sont concourantes en I
a) La perpendiculaire 4 A passant par O
coupe A en H meee 12.* Perpendiculaire commune a
Montrez que si M est un point de D, (MH) est deux droites.
perpendiculaire en H a A. D et D’ sont deux droites non coplanaires.
b) N est un point de D; de N on mene la a) Montrez qu’il existe un plan contenant D
perpendiculaire (NK) a A. paralléle a D’.
Montrez que (OK) est perpendiculaire en K
aA. b) Montrez qu’il existe une droite orthogo-
nale a D et a D’
c) Montrez qu’il existe une droite perpendi-
wu 8. P est un plan et A une droite culaire a D et a
perpendiculaire 4 P en O; A est un point de
A et B un point de P. On considére une droite
D du plan P passant par B. gum 13. On considére un plan P et, dans
ce plan, un triangle ABC; D est un point de
ar On méne de A la perpendiculaire (AH)
la droite perpendiculaire en A au plan P.
On méne les hauteurs [BB’] et [DD’] du triangle
Rae que (OH) est perpendiculaire a D.
DBC et la hauteur [BB”] du triangle ABC.
6b) La droite D tourne autour de B en restant a) Montrez que [AD’] est hauteur du triangle
dans le plan P.
ABC.
Quel est l'ensemble des points H?
b) Montrez que (DC) est perpendiculaire au
plan (BB’B”).
gum9. Dans le plan P, on considére un c) H et K sont les orthocentres respectifs
cercle de centre O et un point C de ce cercle. des triangles ABC et DBC.
On méne la médiatrice de [OC] qui est sécante Montrez que (HK) est perpendiculaire au plan
au cercle aux points M et N. D est un point (DBC).
| de la droite A perpendiculaire 4 P passant par
C. Montrez que (OD) et (MN) sont ortho-
gonales. mum 14.% ABCD est un tétraédre régulier.
On désignera par a la longueur commune des
6 arétes. On appellera a, b, c et d les projetés
orthogonaux des sommets A, B, C et D sur
| mmm 10. Dans le plan P on considére un les faces opposées et I, J, K, L, M et N les
cercle de diamétre [AB] et on appelle A la milieux respectifs des arétes [AB], [CD], [AC],
| droite perpendiculaire en A au plan P; M est [BD], [AD] et [BC].
un point du cercle de diamétre [AB] et N un a) Montrez que les plans (AJB) et (CDI) sont
| point de A. respectivement perpendiculaires aux droites
| Montrez que la droite (MN) est perpendiculaire (CD) et (AB).
a la droite (MB). Déduisez-en que la droite (IJ) est perpendicu-
laire aux droites (AB) et (CD).
b) Montrez que la droite (Aa) est la droite
gum 11. ABCD est un tétraédre ot les ia
Patines des plans (ABJ), (ADN) et
| couples d’arétes opposées ((AB), (CD)) et
((BC), (AD)) sont formés de droites ortho- Déduisez-en que a est le point de concours
gonales. des médianes du triangle BCD et calculez en
a) La droite perpendiculaire au plan (ACD) fonction de @ la distance de A au plan (BCD).
passant par B coupe (ACD) en B’. c) Montrez que le quadrilatére IKJL est un
quadrilatere plan.
Montrez que (CD) est perpendiculaire a (AB’). Quelle est sa nature?
| Déduisez-en que B’ est l’orthocentre du trian- Montrez que les trois droites (IJ), (KL) et (MN)
gle ACD. sont concourantes en un point O et que le
| b) Montrez que les arétes (BD) et (AC) sont plan médiateur de [MN] est le plan (IKJL).
| orthogonales. d) Montrez que les quatre droites (Aa),
| c) La droite perpendiculaire a plan (BCD) (Bb), (Cc) et (Dd) sont concourantes en O.
passant par A coupe (BCD) en A’. e) Calculez en fonction de @ les distances
Montrez que (AA’) et (BB’) sont gt re e 0 aux sommets du tétraédre, aux faces du
en un point I. tétraédre et aux arétes du tétraédre.
@mmmml5.* Les droites D et D’ sont c) A est la droite qui passe par le point I,
perpendiculaires, et P est un plan. D et D’ ne paralléle au plan a et perpendiculaire a la
sont pas perpendiculaires a P. Les droites D droite (AB). E et F sont les points de la
et D’ se projettent orthogonalement en d et droite A tels que IE=IF.
d’ sur P Q est le polyédre de sommets FE, A, F, B, I,
Montrez que d et d’ sont perpendiculaires si Keo MieN:
et seulement si l'une des deux droites D ou D’ Dessinez ce polyédre et construisez son
est paralléle a P. patron.
AIRES ET VOLUMES
DE SOLIDES.
FORMULAIRE
1. Les prismes
a. Surface prismatique
Q est un polygone et A une droite non paralléle au
plan contenant Q.
6b. Prisme
340
26. Aires et volumes de solides. Formulaire
c. Prismes particuliers
Figure 2
e Un parallélépipede rectangle est un parallélépipéde
dont les faces sont des rectangles (figure 3).
Si a, b, c sont les longueurs des arétes :
V=abe.
2. Les pyramides
341
3. Les cylindres
a. Surface cylindrique
Une surface cylindrique est la réunion des droites paralléles
a une droite A et rencontrant une courbe C située dans un
plan. Chacune de ces droites est appelée génératrice de la
surface cylindrique.
b. Cylindre
Un cylindre est un solide limité par une surface
cylindrique dont la courbe C est un cercle, et par
deux plans (dits plans de base) paralléles au plan du
cercle.
342
26. Aires et volumes de solides. Formulaire
4. Les cones
a. Cone
v=2 wR?.
343
mmm 1. Calculez le volume d’un cube dont fe—J11. Calculez l’aire de la surface laté-
le coté (aréte) a pour longueur 5,3 cm. rale d’un cone de révolution dont la hauteur
4 a pour longueur 4 m et dont le disque de base
a un rayon de 2,5 m.
| (€—j2. +Liaréte d’un cube a pour longueur
=| 10 cm.
| Quelle est l’aire de la surface totale du cube? ce__j12. Calculez le volume d’un céne
dont la hauteur a pour longueur 2 m et dont
le rayon du disque de base est 0,5 m.
fe_}3. Calculez l’aire de la surface totale
d’un parallélépipéde rectangle dont les cotés
ont pour longueur : 15 cm, 20 cm, 25 cm. mmm 13. Calculez le rayon d’une sphére
dont V’aire est 12,56 cm?.
2 32 10
17..-S=ER.
5. Non.
66. Le signe de (x—1)(3—5x)
est le méme que celui de 3—5x, car 772 905 187 457
32. (a-—b-—cla—btc). 743 <
pour réel x, (x —1)’?20. 187 457 45 465
36. (x-1)4x-3). oy 8017 240 1839 281
Le al -PSf=
47. Pour tout x #1,
3 Qn? -x —4 15
Qn + | -—-=—___.
x — 1 col 2 Chapitre 5
345
eee seul antécédent qui est 4. Pour tout réel x,
onl
10. s=|* ae
2,0 1Car 2 mest pas dans Z x” sin pair 3
Yensemble de définition de "p
5 —(x") si n impair.
méme, 5 a pour antécédent — 11. s=[0; 1[U]l; +2[.
6. 0; +[ n’est pas symétrique
par rapport a 0. 12. s={o; 1}.
3. Par exemple f(0)=0,
fl=-Vv2, f(V2)=2, f6)=10".
7. Pour tout x de [n;n+]f[ 13. s=|-5 ae
4. a) f est définie sur R tout f(x)=x-n
entier, car tout réel x a une image.
avec n entier.
b) f est définie sur R—{0}. 14. S=
1 24. a) f(x +2T)=f[(x+T)+T]
c) f est définie sur [-5 too].
= f(x +T) 3
15.%Q)"y a
5. a) oui. 6) non, car 0 qui est = f(x). 8
1
dans r-{)| n’a pas d’image. 16. 6b) x€)0; If.
346
9. b) Le point de coordonnées Chapitre 16 e@ par rapport a l’axe des abscisses
(ar; 0) est centre de symétrie de la
courbe représentant sin. {*=%
1. AB-CD-(AC-BA)
ye
13. A=o. =DC+CA=DA.
@ par rapport a l’axe des ordonnées
2. CM-—MD+AB=AM-BC, si af=-%
seulement si
ae
CM+MA-—MD=BA+CB=CA,
Chapitre 13 soit DM=0, donc M=D. 35. C’est la _ situation de
l’exercice résolu 3 page 220.
2. S={(6; 2)}. 3. AD+BC=AC+CD+BC
=AC+BD.
3. S=@.
4. a) On remarque que le Chapitre 17
4. S={(0,5+2v; v)} représentant d’origine B du vecteur
U est_le bipoint (B: E) ot E est tel lL. y=2x+4.
avec vER.
que BE=AC. Donc il semble que
De Droites non concourantes.
USAC:
Prouvons-le: ae u (3; —2) est un vecteur direc-
teur de D d’équation 2x + 3y —5=0
U=AB+AC—DB+CB d (1; —3) est un vecteur directeur
=AB+BD+AC+CB de A.
u“ et 0 ne sont pas colinéaires done
ke S={(1-z; —Z; z)}. D et A ne sont pas paralléles.
13. sS={@; }.
(ery (eR)
Gt
ER
33. s-{(=;
5’.
-32)}
55
axe des ordonnées
6. (x; y) sont les coordonnées du =0
point M. in (tER).
34. S={(3; 0; -)}. y=t
AM =3 AB, si et seulement si
61. 400 Radix et 700 Filix. 1 x =2—10k
Bénéfice : 16400 F. x-3=3(5-3] keER
3 : bee ( )
y—-1=3(4-1) ou
dou: x=—5S5 et y=10.
'y=—2k
=2+k
(kER).
%<. sSoit=M ein point; de Tao’
Chapitre 15 VYimage de O par t; et M’ celle
de M. Gh Sy
1. AMBN est un losange. t; conserve la distance donc : ER).
: ae G )
O'M’= OM.
2. Les diagonales se coupent en
leur milieu. ME€C si et seulement si OM=r; il
en résulte donc O’M’'=r.
3. Le milieu de l’hypoténuse. Le point M’ appartient au cercle C’
Chapitre 18
de rayon r et de centre O’.
5. L’une des hauteurs est aussi Réciproquement, tout point m de C’
1. a) A,B, C alignés;
médiane et médiatrice. - peut étre considéré comme l’image
d’un point M de @ tel que Mm =u. c) Impossible.
6. D=(AC) et d/(BC). De OM=O'm, et de O’m=r, on
déduit que OM=r et MEC. 2. Envisagez les cas: A média-
7. a) D’aprés le théoréme de trice de [AB]; A perpendiculaire
Thales. 8. a) L’image de A a pour coor- (mais non médiatrice) a (AB); A non
1 perpendiculaire a (AB).
6) D’aprés la réciproque du théo- données (1:5):
réme de Thales. Z
L’image de M a pour coordonnées 3. (OA) est un axe de symétrie de
2 (ace — 2) C, et c’est la médiatrice de [TT’]
8. On AE=>, BC=-, car OT=OT".
b) Les coordonnées (a; 6b) du
point N sont les réels tels que :
4, 8 50
tent. CD=-, DH=—. a+4=-] et b—2=2,7 4. b) Cvest l’axe de symétrie de
9 3 9 D et D’, paralléle a ces deux droites.
a=-5 et b =4,7.
AE AF 9. Expression analytique de la 6. a) Crest la médiatrice de
5. = —.
AB AD symétrie orthogonale : [AB].
347
Chapitre 19 d) M est le barycentre de (A; 1) a et de calculer la valeur correspon-
et (B; —2). dante de b, ainsi : 31 +5] est ortho-
1 e) —~MA+3MB=0, donc G est le . > im 10 ha
3. Non, car ACT, AC. gonal a v, 21 ae, Bas
barycentre de (A; —1) et (B; 3).
AH-BC=0; AC?=4;
it 5 Chapitre 21 AB-AH=3; HC-CA=-1;
seeds oom
5. a) HB-AB=1.
tada iG
Mf :
3. Peis
9 8. a)(2a £30 P—-(2u -30 P=0.
35) b) (2a +0 )-(@ -20)=0.
b) Bi
(13; -*)
2
sy Se:
5 e) lla +5 |?-|]a -o|?=0.
8. (BA, BC)= —2, Chapitre 23
oe TT l. a) 2y—x-2=0.
(CA; CB)=7
Chapitre 20 b) 3x+4y—17=0.
ce) —V2x+y¥+34+4V2=0.
1. a) Les masses sont positives
donc GE[AB]. 2. -a) tw C:3). in Ook a
b) |-1|>0, donc GEBy et méme
ici G=B. 1. a) uy, u,=17 3. aa’'+bb'=12—12=0.
c) |-2|>1, donc GEBy. — 5 4. a) x=2. b) x+y+3=0.
b) u;,°*ug= $53
d) -—2+2=0, donc G n’existe pas. ec) y=3.
e) 3> |-1| donc GE Ay.
5. ay St.
f) Les masses sont toutes deux
2. 0 ¥4-)Eerty=7.
négatives, donc GE[AB].
6. Le centre est le point A(1; 2)
e y=6
et le rayon est 2.
2. @) G=A=Bb=€.
b) G=C. 3. a) w2=5; u2=45;
c) GE(BC).
iy * lo = 0. Chapitre 26
b) 2u%,°t=0
d) G est le centre de gravité de 2. A=600 cm?.
ABC. (ii,
— ty) +2 1, = 10;
barycentre des points massifs (A; 1) 2 (a—2 t2)-3 (iu, +2 ti) =—1050. 9. a) 241,95 cm? et environ
et (B; 3). 285,25 cm?.
4. Si lon pose
b) MB=2MA, donc G est le bary- b) V~229,06 cm®*.
centre de (A; —2) et (B; 1). o =ai +b,
9 d orthogonal a w équivaut a 10. 128,71 cm® environ.
c) MA=- MB, donc G est le bary-
5a —3b=0.
11. _ 37,05 m? environ.
9
centre de (A; 1) et (3:--). Pour trouver un vecteur orthogonal
aa il suffit de donner une valeur a 12. 0,52 m® environ.
3438
INDEX DES MOTS CLES
D
B
Deimalee reeds csvcccuccscs se cose easene be eos een ene ee 18
Barycentre ..........: EEERee 263, 264
DPC REE BA oe cicesasorswonsiscomascccnseeiens
eee 274
NVASOM ese ceo eas srescctrcnseracstesse
fescees 217
DGtermiManl soos scsesvacsnssooeuwseasnceteeccess 178
Bipoints équipollents ......................... 214
Développement .................cccecececeeeeeeenes ll
ESISSECCELICE Mere nace nee sence tcriecett ates ne 221
Diagramme polaire ......................0.065 196
[Link] cee 61
Distance entre réels .....................5 42, 45
C DD ISG WOME vaceueneremsceearapersmckensmeanennaceciecer 240
Droite(s) (de espace)
Caleulatrice .... 16, 58, 70, 72, 156, 167, 198 OnenhOrOlal€Sine a eetreneceseuceesoncceemennetenece Sy
GAP ACTORS | oore ccsumereerecenmnntbels eee wea 192 PALA CLE Sep c jasisjea denne smaccaseabscwarwe atone 319
CCRDF EL colt i 8 eee COREE eee ee 205 parallelesag une plans csnsscsseretessessneteoeer 318
Bree Ate» Copp db ancodecn HORCe Oo e REC CEORRCTREE centre 295 perpendiculaire a un plan ..................- 333
Centre Droites (du plan)
deveravitOeut se. RUS 204, 266, 269 Patalleles#eron.. wcupsseressccoeusacseerecon 216, 230
Ges yIMGtrie rae... date. eesectintsnseaee 104, 221 PET PENAICUILAITES, ;cs seusrmassevesceorawnnatheceees 305
E
Eiffectifi(s)sisccc ese sce noes Aiesieces eases cee 192 Hatatetips. S55 [Link] ee eee ree eee 204
CUMULES oreccrasiacclna ce cweedaionee cosa OAC eee 193 (PIeMs Pub) gods cissdesvonceseevarneswerace avons 204
totallatersce tes: tc akoeaees wanes ee meetie eee 192 Piste gPawitine bielci dei sseaectsoctneysssgaqarsmrne 194
Encadrement®: 255. ace ho lees cnttdweete 59 Homotheétie .3:..2000..8.c4.. ccd testes eerste 250
Ensemble (céntre dine) oo. o.00-+ feseaeadermessceeeenace 250
esd erinitionmeer. wectercrs het oteceee 104, 78 (rapport. dititte) a-cascncecance coeseeoemacensecccet 250
meaymetrique par rapport a OQ ..[Link] 100 Hyperbole) ..22.00025.0 eg eer 137
Equation(s) Py potense: i .nijsesincaseoinnsinaniegep serereneoets 204
[Link] 74, 228, 304
GUUNNGELG CMeeeeaes i ceck ec. Lose eer eee een 305
duigpremier degre. s-2s2..-.[Link] 28, 31
AN COMP AblDlLeswesacens eee conc Saree eect co ataee 178 I
(MISErEIN) Acaeenie cose cianc een eee casa seats 33
MoE EQUILE -seria ven cerevanissees enercesnray MedeereteD 229 Identités remarquables ................. 11, 145
Equipollents NUMA PESI casen-ctscceecariey dancuceseo leer ese Of iz
AUDEDOINES) Memrnenecrntneeebhnenns doieoceee nner «Aa 214 Inégalité(s)
Expression CL CALTEr cosceguasswnnsninns Mma eRe 3o8as SOM 14
ANALY PIG UC Kt ccm sesceweseancuew fees 21999257 é[Link] ..ac..eeeerrsates. 02. aaa tesa ee 29
COMI SILE Clear nrorwccnco neat wceeureeh sreewee 10 El INVETSE. oisees MUSES MUI Lae ARON OTTER 134
Cb. PACING sCALTEE: «coneeeccocpeniancpicion. gp OI 16
trianeulaire’ ves cras eeccc se etececoace eset eee 47
Inéquation
F a GEUX ANCONNUES,. ce-seeceeeeeteee eee M7634235
diy PEMieh. eLTCmetpeee eee eee ee eeeeane 30, 34
PActonisallon eee eeerete 12 Peitervalle .cccncdusceeeoss eee teeta eds ate 29, 41
ON CULO Mes ere eens sae eee eee Cee eee ee 72 et valeur -absolueé: ........-sbomton dies 43, 48
ALI OMees cn heeee rete een’. eee eee eee (ieee (Rv OPS), <-cocner tice. nehe coe
eetnacnie nc eee Sial3t
alline pare morceaUx?:..se-0sc-5-ceeckeeeee Lib beets Inversement proportionnel ................ 132
CONSTATILC EMRE Le eee RE en cdot oe eee (2 [sO barry CEnEE|). 6. ccsecsogseoasaersien
aucun sSEE 266
COSTING eee eet eee Nee nN enn Re Se 158
CLOISSANTC ME OAS eee tonnes 89
GECTOISSANTGR i ca-cscc sossseieeom ee nee 90
50 CS LM COR an ahr a So ana aE tar eet con 1 L
LIIGT OTE Reka ae ier ee dea aRESaMORACteR api ote 101, 103
HHEAITE Te es LU ee 67, 76 Ligne decniveat, s:.[Link].cse0
50-22 ee 302
MOVMOLONE arse henc acca eater ee ocese eames akaasescreen 90 Longueur d’un are géométrique ....... 215
[RAIS ont a hen le aca acaoan enor rete anaiieiee, 101, 103 PEGSAN BE sienswinet cee een a sienene ee 205
DETIOCIQUIC MARS hte eee ne ere are © 102, 159
(restriction- dime) vv eeeeee 75
CANIS Ree ss see Te Oe ee as 158
WTantoerive ce hasten See iene 168 M
CCS <2 toh retseste Sd 112
NE ae ON IRA Foes de sinddaisontook ikgcwsabuurade 112 Maxianuirn <4: Seth eet ciccctaaccavestece 86, 91
a Eb HE ees Bedoaeoscn [Link] 125 Meédiane?: 2254s 4u.< iene ee 204
Miediatrice 3 once een ca eaten 203
x > i Beles ie CRMC MS Sage oe aoe ee 133 Mémoires <cie.t < Sis 3k SRR ee eine ee 20
x
a Mesure(s)
OG > es secant bensinasne ess eeneee uee eases steer wel 137 algebrique din Vectenr\ sa. .ancecteen: 2:25. 287
% d’un angle géométrique .................0.00 274
ee eee ee 146 d’un angle orienté de vecteurs ............ 280
aaa Sh Cer ee ee 149 d'un are ZEOMetrique 2....2.2-~0nevercceeceue 275
PirCQUUENCE(S)) esccseccrspesscosseorece
see MbeepEEES 193 d’un couple de points ................. 276, 279
(liniaqsl
kv ecoo naOCe Ee he ee ee 193 PEIBCIDAIG 5.56 c4 mnnscsncumechuedurccue were 279
Méthode
Gh UBS ks cc eee Meee eiietans ck eee ee180
des encadrements successifs ..............0.. 55
G [Link] acccccerccearweeeennesc teen
174
MBE 02vxncennvwsecomtinncehpeeentone 41, 216, 217,
265
Grad evasive. fs SERS 274 IMERaaAID UTA eAtnees con neovecenneenemeeeeweeae 86, 91
Graphique Moyen 455.25 Sairtit ee eee eee 198
A WALLOS zenae cen meee netions kA dinates Meee 189 Multiplication
CICCULAITE +ascsveavanwostancomdend ee 190 d’untvecteur par. un. réel!. ....0....ch nese 216
350
Repére
Benen rollers cee ese ae ee cn ee 40, 287
INGA eA mink oscctawrdicnces 215, 273, 289 (alien 0}Kr Tethese oe eeaa More. ROBO ROR SOOO: A. 217
Norme scientifique ...................[Link] 18 OrtHOnorm GydireCty, ooceasssasesenseeceaceyo: POA 284
Représentant
AGUIMEVECLEUT Beevan cone esac ahetenioeencnnoote eens 215
O Représentation
BLADINGUC. Loe iccyn scenes cs eee team Soc eee 74
ODE hi as as a ORS RRR ath Crk 217 PABAMEELIQUE: _jrcicesiasisninscicciewinaceSeENEES Dolla
Orientation Restriction
ETS TSS Io 276 G’ UNE FON CHON) seca scacnessnemeacanscneass tee 75
ISS Soe © ee oe eR ae 278
PRO COTE [Link]
tettuRieee >t 204
S
352
tet
*
COLLECTION TRANSMATH
e MATHEMATIQUES 2° (programme de février 87)
e MATHEMATIQUES lres Al-B
¢ MATHEMATIQUES I'** S-E
Tome 1: Analyse
Tome 2: Géométrie - Statistiques
e MATHEMATIQUES Terminales A1.B.
¢ MATHEMATIQUES Terminales C-E
Tome 1: Analyse
Tome 2: Nombres oranlexda
Probabilités -Géométrie
¢ MATHEMATIQUES Terminale D
Notre objectif
FAIRE LE POINT sur les connaissances
nécessaires pour aborder le chapitre (rubri-
que “Pour prendre un bon départ”).
EXPLIQUER, au travers de situations mathé-
matiques ou interdisciplinaires, en des ter-
mes les plus simples possible , la notion intro-
duite dans le chapitre (Travaux dirigés
d approche).
TRAITER le Wawvdmie a laide d'un cours
agrémenté de commentaires.
APPLIQUER immédiatement la notion intro-
duite au moyen de nombreux exercices
résolus.
S'ENTRAINER «a l'aide d'exercices de deux
types:
“pour tester vos connaissances” et “exer-
cices d‘entrainement- problémes”
HORS COMMERCE
POUR LINFORMATION
| DES ENSEIGNANTS
yO
2091"704852
87/04/69/F
170485