0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues356 pages

2de Maths (Transmath87)

Transféré par

ndangangombetsiadavy
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues356 pages

2de Maths (Transmath87)

Transféré par

ndangangombetsiadavy
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

_ Mathé m a t i q u e s

, Wathen
Digitized by the Internet Archive
in 2023 with funding from
Kahle/Austin Foundation

[Link]
COLLECTION TRANSMATH

Raymond BARRA Maurice GLAYMANN

Joél MALAVAL Jean-Jacques PENSEC

MATHEMATIQUES

Programme 1987

Wnathan
© Edition NATHAN 1987 ISBN 2.09.170485.7
AVANT-PROPOS

Cet ouvrage traite le programme de la classe de Seconde tel qu’il est paru au
Bulletin Officiel du 5 février 1987.
Nous avons profité de l’occasion donnée par cette modification de programme pour
tirer parti de l’expérience de l'utilisation de la premiére édition, et en particulier
pour augmenter sensiblement le nombre d’exercices, donc aussi leur variété, tant
dans les difficultés que dans les situations.
Les chapitres de ce manuel, dans leur presque totalité, comportent les rubriques
décrites ci-aprés, étant entendu que les séanees de travaux dirigés
- d’application, nécessaires 4 |’acquisition des techniques et des savoir-faire usuels,
peuvent étre alimentées par des exercices pris en fin de chapitre.

1. Pour prendre un bon départ

Cette partie aide l’éleve a faire le point sur les connaissances antérieures, en
particulier celles de la classe de Troisiéme, dont il aura besoin pour aborder le
chapitre.
Les exercices incorporés permettent un contréle de l’acquis des connaissances
rappelées.

2. Travaux dirigés d’approche

Partie essentielle. Les notions nouvelles sont introduites par |’étude de situations.
Les explications nécessaires pour que l’éléve puisse «avancer» dans ce travail
nouveau sont fournies dans un langage usuel, et choisi pour donner du «sens » aux
termes mathématiques, pour développer de bonnes images mentales; c’est ce qui
permet plus tard de travailler efficacement en mathématique.
Ces explications favorisent bien sar la compréhension du langage plus formalisé
employé dans le Cours.
3
2. Cours et applications

Le Cours est concu pour atteindre les objectifs suivants :


-— relier les connaissances nouvelles aux connaissances antérieures, et plus
généralement, montrer toutes les connexions existant entre les différentes notions;
— étre lisible dans sa totalité par un éléve de Seconde, afin qu'il puisse
constamment s’y référer;
— montrer, chaque fois que cela se peut, et sans tomber dans l’erreur du «faux
concret», le champ d’application des mathématiques.
Le Cours est enrichi :
— de commentaires, qui expliquent, lorsque cela s’impose, le role ou l’intérét
d’une définition, d’un théoréme, le lien avec un résultat déja vu, etc.;
— d’exercices résolus, qui montrent des techniques usuelles et des applications
immédiates des notions introduites;
— de références aux calculatrices.

4. Exercices

Ils sont de deux types, ce que refletent les deux subdivisions de cette rubrique :
e@ pour tester vos connaissances, groupant des exercices dont la réponse est quasi
immédiate (il suffit d’appliquer un résultat introduit dans le chapitre);
e exercices d’entrainement, présentés selon les poles d’intérét du chapitre; ce sont
les exercices nécessaires a la consolidation des techniques et connaissances, a
Vapprentissage de la recherche et de la démonstration. Les questions y sont concues
pour étre abordées par la majorite.
Néanmoins, dans chaque chapitre, nous proposons quelques exercices dont la
résolution nécessite une recherche plus approfondie, ou une technique supérieure.
Ces exercices sont signalés par un astérisque *, a droite de leur numéro. En aucun
cas ils ne doivent servir de référence pour la définition d’un niveau exigible.
Les résultats de certains exercices (indiqués par le logo @&—) sont donnés en fin
d’ouvrage.
Certains exercices, plus synthétiques, peuvent faire l’objet de problémes 4 traiter
a la maison.

Nous avons présenté les chapitres dans l’ordre du programme : analyse, puis
géométrie. I] est bien entendu loisible aux professeurs d’organiser leur planning
comme ils le souhaitent.
Dans cette nouvelle édition, nous avons tenu compte des remarques constructives
faites par les utilisateurs de la précédente version. Nous espérons que les
enseignants utilisant ce nouvel ouvrage en classe continueront a nous transmettre
leurs critiques ou suggestions.
Par avance, nous les en remercions.

LES AUTEURS.
SOMMAIRE

Chapitres pages

ALGEBRE-ANALYSE
1 Ranpramagnumengiue 2 okra be Toeewiw dives’ “‘enetochss ope 7
a Résolution d’équations et d’inéquations F208
__.-._
3 WFaicur apsprie: © 40 fe —=- tial ay’ bene 2 Tae ee ee 40
4. Teg SOS TNS othSORE 9) Ee eee eee ene TS)
5 Premieres notions sur les‘fonctions —____ == 67
6 Densete: VArianOn @2uee
Pe las See 85
“¢ Parte - Pemedicite' 4 --OPS Sema 99
8 Fonction 1-7" Patabole re
ts ee eI
9 Fonctions : x -+—> ax? et x > ax?+bx+c¢ _________——:s«O'SD?
10 Fonction : x /—> . Spero eee ee ree eee ee at
11 Fononones ai—st [Link] poss x ealludiuneby 14 sotto oh. odoasiingds
12 Fonctions circilairé@®2 = 35 0 th sigs OARS oh JORITOIey Sy,
13 Systémes d’équations et d’inéquations du premier degré SS —S—=~—Y'ZZ3

STATISTIQUES
14 manne “eat detnves, ee
See soe es

GEOMETRIE
15 Triangles et quadrilatéres. Théoréme de Thalés VA ee 203
16 Galea seerTranslataous, Syniciries gee
17 Serriiahe Newiiotes 2 8 be ee eee
18 roles @ disques Til scnq BY “en J esey of oh, soloenis sumhivtbianen sive PAh)
eo? Honotheties.— __-2f eet tb hus | ae est 89 Sd)
OA Dek EeAGL ear 0 2 Se eae serena SI
21s Angles orientés. Mesures 2
22 Pron scalaire de deux yecteurs DG MO =
aeeeuie Applications. produit sealaire OT
~g 2
a. votroites ct plans dans |espace __— — BTY
25 CREO EEE POS 1 a a a ani, 75!
26 Rires et volumes de solides - Formulae tC
—_-) $s «24
Corrigés des exercices
Notations
Index des mots clés
Themes du programme

A titre indicatif, le programme donne une liste de quelques themes éventuels. Nous n’avons
pas traité, pour eux-mémes, les thémes cités, préférant insister sur d’autres points qui nous
ont paru plus importants en classe de Seconde (travaux dirigés d’approche, exercices résolus,
exercices traitant de situations issues d’autres disciplines, ...). Néanmoins voici la liste des
exercices et pages du manuel se rapportant 4 chacun des themes cités.

Majoration, minoration d’une fonction sur | n® 33, 34 page 130; n° 48 page 144; n° 44,
un intervalle 45 page 153

Recherche de maximums, de minimums n° 38, 39 page 51; n° 28 page 97; page 132
associée a des problemes élémentaires
d’ optimisation

Emploi des variations d’une fonction f pour | page 95; n° 23 a 27 page 96


Vétude d’équations f(x)=A et d’inéquations
f(x)SA
Convexité de la fonction x H—> x? Un point de départ peut étre fourni par
Vexercice n° 15 page 117

Problemes de construction n°.15.- page 211; n° 36 pages225; “n° 48


page 227; pages 241 et 242; n*8 et 13
page 246; n° 14 page 247; n° 18 a 21
page 260
Exemples de transformations x'’=ax +b, page 219; n° 49 a 51 page 227; page 257;
y'=ay+c; interpretation géométrique n°* 30 a 32 page 261

Recherche de symétries et d’homothéties page 221; n° 45, 46 page 226; page 245;
transformant une configuration simple en n°* 22, 23 page 260
une autre

Représentation par perspective cavaliére page 311

Propriétés d’alignement et de concours n° 17 page 223; n° 27 page 224; n° 43


page 226; n®* 11, 12, 14 page 259; n° 17
page 260; page 268; n° 37 a 39 page 272
Puissance d’un point par rapport a un | n° 17 page 299
cercle : lignes de niveau OM?
— R”; région-
nement associé

Propriétés géométriques simples de la para- | n° 14 page 117


bole en relation avec l'étude de x #—> x

Problemes élémentaires de programmation | page 181, n° 61 a 64 page 187


linéaire a deux variables .
'
=. oe eeae
e ee eh 0) a OUNUL

CHAPITRE
]

PANORAMA
NUMERIQUE
Ce chapitre ne comporte pas de rubrique «Travaux dirigés d’approche», car il s’agit
essentiellement de révisions portant sur les opérations dans R et sur les inégalités. Mais
les nombreux exercices de la fin de ce chapitre peuvent profitablement alimenter une séance
de travaux dirigés.
L’utilisation de calculatrices est abordée au paragraphe 2.3.; vous trouverez d’autres
explications a leur sujet, a l’intérieur d’autres chapitres.

1. Pour prendre un bon depart


1.1. Conseils pour bien calculer
Calculer, c’est transformer des écritures. Pour bien calculer, il faut respecter au moins les
trois points suivants.
> Il faut connaitre les conventions d’écriture, car elles indiquent les opérations a faire
et souvent l’ordre dans lequel il faut opérer.

Exemple 1
L’écriture 3—(x+y) désigne le réel obtenu en opérant ainsi: on ajoute x et y, on prend
lopposé de x+y, puis on y ajoute 3.

Exemple 2 te 1
1 Z gtanl :
Il ne faut pas confondre 5 et er a la premiére écriture indique le quotient de 1

Di > 3 <
3 - . i 9
par —: c’est =; la seconde indique le quotient de = par 3: c’est =.
3 r4 2 6
Exemple 3
Il ne faut pas confondre (—2)* et —2*; en effet :
(2) =C2)x(-2)x (C2) x(—2)= 16,
alors que —24= —(2*)=-16.
> Il faut penser qu’une écriture comportant des réels, des signes opératoires et des lettres,
désigne en fait un seul réel.
7
Exemple 1

Dans Vécriture (2x— 1)?—(5x +3), il faut voir 2x—1 comme un réel a et 5x+3 comme
un réel b, pour reconnaitre la « différence de deux carrés » et utiliser l’identité remarquable
a’— b?=(a—b)(a +b) afin d’obtenir une écriture factorisée :
(2x — 1)?
-(5x +3)? = [(2x —1)— (5x +3)
|[(x —1) + (5x +3)|
= (2x —1—5x —3)(2x —1+5x +3)
4

= (—3x% —4)(7x +2).

Exemple 2
58 n’est une écriture privilégiée du réel cinquante-huit, que dans certaines circonstances;
: ; Oe e —
alors que dans d’autres c’est peut étre as qui sera préférable.

29 87 580
ae —2 = —_ = X7)+ED2=...

> Il faut connaitre les régles de calcul, c’est-a-dire les lois qui permettent et justifient
les transformations. I] ne faut pas en inventer d’autres!

Exemple 1

a+b , “alee bone at


Dans , il est impossible de «simplifier par b» et il est faux d’affirmer que
a désignent le méme réel.

Exemple 2
Il est faux d’affirmer que Va?+b? et a+b désignent le méme réel.
Ainsi: V3?+47=V25=5 alors que 3+4=7.

1.2. Calculs sur des réels


a. Savoir additionner (ou soustraire) des réels écrits sous forme
fractionnaire

e Sls ont méme dénominateur:


13 105 _ 13+105 _ 118
A) Oa 4] “ie SAVOIR
e Sls ont des dénominateurs différents : é~b-e son dees
on doit alors les réduire au méme dénominateur. b+£0 d#0

a c_ad+be
Exemple1
bd
ISR bees 2 Soe lO
S38. OXS, 3x8 “pet *24
Ici, on a choisi pour dénominateur commun (et cela convient
toujours), le produit des dénominateurs. Puis on a utilisé le
. 15 OR aie ; : rere
fait que 7 et 8x3 désignent le méme rationnel, ainsi que
Z ‘ 2x8
—e ;
5) Oe

8
I. Panorama numérique

Il est quelquefois possible de choisir un dénominateur commun plus petit que le produit; en
voici un exemple.

Exemple 2

835 4 BPSCS ry Ried


ao 1S FO" “3 x oYy 18 Ox 2
_ 48+5-8
—— ple
_=e
45

Il est préférable de simplifier le résultat; ainsi :


8 2 4 45 5x9

b. Savoir multiplier des réels écrits sous forme fractionnaire


Il est utile de penser a simplifier avant d’effectuer les multiplications.
125 |44 = 125 x 44 _ 9X25x4%x 11
52095. 20529075 sup Xl 3063 X25:
Apres simplifications, il vient :
20
==
een Le
SS SSS
OD
a2 “iow Y15X3" 39

c. Savoir diviser des réels écrits sous


forme fractionnaire
SAVOIR
Diviser par un réel non nul, c’est multiplier par son inverse. a et b réels NON NULS.
Ainsi : ; a
L’inverse de — est:
42 b
Nee 5 -=x(-2) — 42X15 2X21xX3Xx5
aaa 03 yaaa ES Bcd
15
Apres simplifications, il vient : A= —63.

1.3. Savoir écrire autrement lorsque des


radicaux interviennent
a. Quelques exemples SAVOIR

0 V8+V2 = V4x2+ V2 = ViV2+ V2 = 3V2. i oe Lae


e (3+V2)(3-V2) =3?-(V2)? = 9-2=7. (VeP=a
(V5P+2VEVE+)(V2)
© (VE=+V2 Va Bana.
= 549V10+2 Si, de plus, B 7

=7+2V10. 2G
Be
b. «Expression conjuguée »
Pour supprimer le radical au dénominateur de certaines écritures, il est nécessaire de
multiplier numérateur et dénominateur par un méme réel.
e Quelquefois, il est simple de trouver ce réel; par exemple :
. 22 2Nes 2/3
Vsi Vevs 8
345 (34 V5)w8 (84+ V5)V8
2V3 2V3V3 6
e Dans d’autres cas, il faut de plus utiliser (a—b)(a+b)=a?—b?.
3
Par exemple, soit le reel ———.
, 4—V3
Il faut remarquer que : (4—V3)(4+V3)=4—-(V3)=16-3=13.
3 3(4+V3) 3(4+ V3)
Donc :
“4—V3 (4—V3)(44-V3) (370%
On dit que 4+ V3 est I’«expression conjuguée» de 4—V3.

Proposez pour chaque cas une nouvelle écriture sans radical au


EXERCICE dénominateur :
V3 ie aor od
Vinaiv es Gave |VI-Va

1.4. Puissances de dix


a. Quelques exemples de transformations d’écritures

i SAVOIR
e (0 y=).

e qe ae, 10°=1; 10'=10


: 10°=100; 10°=1000; .
ev id = 10 lie = ae ve
1\73 Pour tout naturel p,
* (=) ~1e=(103 x10 =10< 10 = 10°.

]
5 P (=)
av 10 a Oet0 x 10r =e _ 11 i
1a? ~ 0-32 x (10> 107-9x10-> Pour tous entiers p et q,
(—.) x (10000)~° ( ae 0 a4 pb +q
1000 10° x 107 =10°

"iits 10? S10 106% v10°=(V10)?


# 10° 2
Notez que dans 10°°, par exemple, l’exposant est 10? lone
négatif, mais 10°*=0,001 est un réel positif.
Notez d’autre part que les régles de calculs rappelées (10°)?
= 102,
ci-contre peuvent étre utilisées avec d’autres réels que 10.

10
I, Panorama numérique

6. Utilisation des puissances de dix


On les utilise, en particulier en sciences et techniques, pour écrire simplement :
e les grands nombres; par exemple la vitesse de la lumiére 3 X 10° m/s; le nombre d’atomes
contenus dans un gramme d’hydrogéne 6,02x 10**; ...
e les petits nombres; par exemple la charge électrique d’un proton 1,6 X 107'° coulomb; le
temps mis par un ordinateur pour effectuer une addition 4,8 10° s; ..

2. Cours et applications

2.1 Transformer des écritures

Vous devez étre familiarisé avec deux types de techniques : développer et factoriser.
Ces deux techniques reposent sur la méme propriété :

Pour tous réels a, b, c:


a(b+c)=ab+ac.

Lorsqu’on passe de a(b+c) a abtac, _ on développe un produit; lorsqu’on passe


de ab+ac a a(b+c), on repére a comme facteur commun aux deux termes de la
somme, que l|’on transforme en un produit : on la factorise.

a. Savoir développer
Il est fréquent que l’on ait besoin d’identités remarquables pour développer.

Pour tous réels a et b:


(a+b)? =a7+2ab+b?
(a — b)?=a”-2ab+b?
(a+b)(a—b)=a?-b?.

Exemple 1

x est un réel.
(x + 1)(3 — x) —(x — 1)? =x +3-x?—x)—(x?-2x
+1)
#
=3x+3-x?-x-x?+2x-1
= —-2x7+4x4+2.

Exemple 2

x et y sont des réels; calculons (x + 2y)*.


Utilisons pour cela le fait que, pour tout réel a : a® =a’ Xa.
(x + 2y)? =(x + 2y)'(x + 2y)
= (x? + day + 4y)(x + 2y)
=x >+ dary + day? + Qx7y + 8xy? + By?
=x +6x7y + l2Zxy? + B8y?.
Entrainez-vous en traitant les exercices 20 a 27 page 22.
11
b. Savoir factoriser
Exemple 1 : le facteur commun est évident

x est un réel
‘ (2x
+ 3)(« —5)—(2x +3)(2x —1)=(2x + 3)[(x-5)-(2x—-D]
= (20+ 3-5
2e 41)
= (2x + 3)(—x —4)
= —(2x+3)(x +4).

Exemple 2 : il s’agit d’une identité remarquable

e x est un réel.
81x? -—64 = (9x) — 8?
= (9x —8)(9x
+ 8).
e x et a sont des réels.
x? +2x-—a74+1=%7+2x+1-a’
=(x+1)?-a?
=(x+1l+a)(x+1l-a).

Exemple 3 : le facteur commun n’est pas apparent

Pour factoriser 9x” —4—(6x


+4)(x —5), il n’y a pas de facteur commun apparent. Mais
on repére 9x”—4 qui fait penser 4 «a’—b’», et la possibilité de mettre 2 en facteur dans
6x +4.
9x? —4—(6x + 4)(x — 5) =(3x —2)(3x + 2)—2(3x% + 2)(x —5)
= (3x + 2)[ (8a —2)—2(x —5)|
= (3x +2)\3x —2—2x +10)
=(3x4+2)(x + 8).
A titre d’entrainement, vous pouvez traiter les exercices 30 a 38 page 23.

c. Utilisation de la factorisation

Déterminez le signe de 16x7+4x + ‘_ (4x+ 5)(2x +1) suivant les


valeurs du réel x.

Solution aus

Il peut paraitre naturel de développer; nous vous laissons vérifier que l’on trouve :
1 1 Sede 1
16x° 24++ 4x
Ax a$—— (4x+5)
= (2x +1)=8x"
=8x—x--
—x rr

. ‘ 1
Mais alors trouver le signe de 8x — x7 n’est pas chose simple.
Il est préférable de factoriser, en remarquant que :
1 i
16x? x +4 x +2=(
n 4x +5).
9

12
I, Panorama numérique

1 1
Alors 16x? + 4x ar (4x+5)(2x +1)= (4x+5)(+ + ;)— (2x + D|
2
1| 1
= (4x
(4x+5)
5 (sank— 2x =H
—1

=(4(Sin +5)
1
(2onda?
-5).
1

A ce moment-la, il est simple de trouver le signe d’un produit : il suffit de trouver le signe
de chacun des facteurs.
Or chercher les réels x tels que 4x : 2 soit
2
POSITIF revient a résoudre l’inéquation SAVOIR
1 e Le produit de deux
4x +520. réels positifs est un réel
Vous vérifierez que l’on trouve pour solutions: positif.
x= —=,
e r Le° produit
>
d’un réel
ots
négatif et d’un réel positif,
Il est pratique de présenter les calculs a l’aide du est un réel négatif.
: ; : i
tableau ci-contre, ot sur la ligne « 4x +5> on a
; : : , 1
mis le signe « + » dans les cases «a droite de Fg
Fy9 93 ] a
pour indiquer que «4x os est positif pour

ISO
8
| : 1
Il est clair, qu’alors 4x += est négatif pour x < =e
(inutile de le vérifier).
Nous vous laissons vérifier les autres résultats
consignés dans ce tableau.

Résolvez dans R l’équation


(2x + 3)? +4x?-9=0.

Solution aus
Ici encore, développer n’apporte rien d’intéressant. Or il est possible de factoriser :
(2x +3)? + 4x? -9=(2x +3)? + (2x)? — 3?
voll = (2x + 3)? + (2x + 3)(2x — 3)
= (2% +3\2x% +34 2x3)
=4y(2x + 3).
Un réel x est solution de l’équation (2x +3)’?+4x«7—9=0, si et seulement s’il est solution
de |’équation : Ax(2x +3) =0.

Ce produit est nul, si et srasiesle es SAVOIR

ax=0 on “22 F3=0 Pour tous réels a et b,


soit : x=0 ou x=-= ab=0
2 ! F
si et seulement si
L’équation admet donc deux solutions : 0; - 3 o=0) ou. REO!
2.2. Manipuler des inégalités
a. Comment comparer des réels?
Comparer deux réels, c’est dire quel est le plus grand.
Une facon de faire est d’étudier le signe de leur différence, car a<b équivaut a a—6b<0.
Dans les paragraphes suivants nous utilisons cette technique.

b. Produit et inégalités
Il est important de savoir que :

Pour tout réel c POSITIF, et pour tous réels a, 6 :


si a=>b alors ac=be.
Pour tout réel c NEGATIF, et pour tous réels a, b :
si a=>b_ alors ac<be.

Vous pouvez retenir ce résultat sous la forme suivante :


lorsqu’on multiplie chaque membre d’une inégalité par un réel positif, on obtient une
inégalité de méme sens; et
lorsqu’on multiplie chaque membre d’une inégalité par un réel négatif on obtient une
inégalité de sens contraire.

c. Carré et inégalités
> x et y sont des réels positifs. Comparons x? et y?.
Pour cela, considérons le réel x?—y” :
x? —y?=(x—-y\(x+y). v
Lorsque x20 et y2=0, ona x+y20, donc le pf
eexsctet awe
signe de (x—y)(x+y) est le signe de x-y. Vi
Par conséquent x*’—y* et x—y_ ont le méme signe. o

Si xy <0, c’est-a-dire x<y, alors on a x?—y?S0O, soit


nr <y?,
De la méme facon, si x?—y?<0, alors on a x—y SO, soit 0
GN

Théoréeme Il

Pour tous réels x et y POSITIFS


CG) six<y alors x?<y?;
si x?<y” alors x<y.

En rassemblant les points Q) et Q), ce théoréme s’énonce aussi : «pour tous réels x et y
POSITIFS, x<y_ si et seulement si x?<y’». :

Commentaires

e Vous pouvez retenir ce théoréme | en disant que deux réels positifs sont rangés dans le méme
ordre que leurs carrés.
Au chapitre 8, paragraphe 3.1., nous traduirons ce résultat par : la fonction x H+ x? est croissante
sur [0; +[.
e x et y sont des réels positifs. Nous savons que: x=y sietseulementsi x>y et x<y.

14
I, Panorama numérique

Du théoréme précédent nous déduisons donc que :


x=y st et seulement si x?>y? et x?<y?, soit x?=y?.
En d’autres termes deux réels POSITIFS sont égaux si et seulement si leurs carrés sont égaux.

> Dans le cas ou x et y sont des réels négatifs, il faut faire attention au sens des inégalités.

Théoréme 2

Pour tous réels x et y NEGATIFS,


@ six<y alors x?>y’;
@) si x?<y? alors x>y.

En d’autres termes : «pour tous réels x et y NEGATIFS,


x<y si et seulement si x?>y».

EXERCICE En utilisant 4 nouveau x”— y?=(x — y)(x + y), démontrez le théoréme


précédent, qui peut se retenir en disant que deux réels négatifs sont
rangés dans l’ordre contraire de leurs carrés.

Commentaire
Si x*=y” et si l’on ne connait pas a priori le signe de x et de y, alors on peut seulement affirmer
que x=y ou x=~— yy. En d’autres termes :
deux réels qui ont méme carré sont égaux ou opposés (voir exercices 70 a 73).

d. Applications

EXERCICE Résolvez dans R l’inéquation x?>6.

Solution aun

Cherchons les solutions positives; pour cela, utilisons le théoréme | ci-dessus :


pour x20, x2>6, si et seulement si x >V6.
Cherchons les solutions négatives, pour cela, utilisons le théoreme 2 ci-dessus, en
remarquant que 6=(—V6)? :
pour x <0, 4 — x2>(—-V6)?, si et seulement si x<—V6.
En conclusion, les solutions de l’inéquation x”>6 sont les réels tels que :
x<-V6_ ou x>veo.

Commentaire

Pour résoudre cette inéquation on peut aussi factoriser x7—6 et étudier son signe.
, . , . . . 2 , . .

EXERCICE a est un réel tel que —4<a<2.


résolu 4 Prouvez que 0<a’<16.

15
Solution aun
Puisque —4<a<2, on ne sait pas si a est négatif ou si a est positif. Or:
pour tout réel a NEGATIF tel que —4<a, il vient, a’<16;
pour tout réel a POSITIF tel que a <2, il vient a*<4.
Done sachant que —4<a<2Q2, on est seulement sar du fait que a?<16. Comme de plus
a’>0, on conclut que :
pour tout réel a tel que —4<a<2, ona: 0<a’<16.
BHEBBEBEEEES

e. Racine carrée et inégalités


Il faut savoir que :

Tout réel POSITIF a est le carré de DEUX réels OPPOSES.


Celui des deux réels qui est positif s’appelle la racine carrée de a, et se
note a.
Pour tout réel a=>0: x”=a, si et seulement si x=Va ou x=-Va.
La racine carrée de 0 est 0: VO=0.

x et y sont des réels positifs tels que x<y. Comparons Vx et Vy.


On a x>0, donc x=(Vx)?. De méme y=0, done y=(Vy)’.
L’hypothése x<y s’écrit alors : (Vx)? <(Vy/P.
D’apres la proposition @) du théoréme 1, il vient Vx<Vy.
Réciproquement, supposons x=>0, y=0 et Vx<Vy. Comparons x et y.
La proposition qd) de ce méme théoréme conduit 4 x <y. D’ot le théoréme suivant :

Théoréme 3

Pour tous réels x et y POSITIFS, y


) si x<y alors Vx<Vy; Vy
2) si Va<Vy alors x<y. . Y
fon?

En d’autres termes : «pour tous réels x et y POSITIFS, 0


x<y si et seulement si x= Vy».

Commentaire
Au chapitre 11, paragraphe 2.1., nous traduirons ce résultat par la fonction x H+ Vx est croissante
sur [0; +.

2.3. Utilisation d’une calculatrice «scientifique »


La plupart des calculatrices scientifiques affichent au moins 8 chiffres. Par exemple, la
TI-57 I affiche 8 chiffres, la Casio fx 180 P affiche 10 chiffres (9 pour les négatifs), la Sharp
EL351 affiche 8 chiffres.
Notez que le . désignant la virgule, n’occupe pas l’une de ces places.

a. Les touches [+], |=], [x], [=], [+/-],[C,)], [> , (=


Nous vous conseillons de vous reporter a la notice de votre calculatrice (pour effectuer les
calculs usuels sur une Casio fx 180 P, il faut appuyer sur les touches |MODE [+]).

16
1. Panorama numérique

En mathématiques, il est convenu que multiplications et divisions sont prioritaires sur


additions et soustractions, c’est-a-dire que :
2+3X4-—5+2 signifie 2+(3x4)—(5+2).

A égalité de priorité, c’est la premiére opération rencontrée qui est effectuée :


2-4x5+2 signifie 2-[(4x5)+2].

Exemple 1: calcul de 2+3x4—-5+2


Commencons par vider |’écran, en appuyant sur la touche |AC| pour la Casio fx 180 P,
pour la TI-57 II et la Sharp EL351; 0 apparait a l’écran.

Touches tH] B) ck] & Et i) & Bb)


Ecran ei 2 = =|
FF Fj
=| | (of =5 ay fe=| “5

résultat de resultat
2+(3 X 4) final

Exemple 2: calcul de 2-4x5+2

Touches |2 | & 4 | Lx| 5 | [=| |2 | a

Eeran Geen ip 4u YY 5 @f 2 -&


résultat résultat
de 4x5 final

Exemple 3 : calcul de 2x[7+6x(5+4)|


Les parenthéses servent, entre autre chose, a changer les priorités usuelles de calcul. Par
exemple, ici 2X7+6X5+4 désignerait le réel (2X 7)+(6+5)+4.
Sur TI-57 II ou Sharp EL351, la touche |(] permet d’ouvrir une parenthése, la touche
permet de la fermer; sur Casio fx 180 P, ce sont les touches | [(...| et |...)] |.

Touches [2] [x| hele bret fe] [x] LJ (5) 4] 4] DI DI EI


ee ak cate oeae = = = a = =fat==
@® ©
Explication (): fermer une parenthése donne le résultat des calculs intérieurs a ces
parenthéses; ici régultat de (5+4).

Explication : résultat de [7+6x(5+4)| . Explication @ : résultat final.

4+3 -—-5
Exemple 4: calcul de 8-3 ~2x14

Attention, pour calculer — on peut hésiter entre —5+2 x 14, —5+(2 x 14) et —5+2+14.
Les deux derniers sont corrects, alors que —5+2 X 14 correspond a (—5~+2) x 14, c’est-a-dire
5
a — 1 Ae
ae
17
Touches (| [4 I+] [3] [) |= l(] [8 |-| [3] L)| |x| [5 | |+/-|

Foran, .oth eo eet We ee 4 a ee eae ee ees


@) © @)
Touches [=] [(] [2] [x] 2] [4] D] [eI
Ecran “J -T oe 2.7 4 2B eres
©) © ©
Explication (A):résultat de (4+3). Explication ©) : résultat de => x (—5).
Hog er sae Se Ear Explication () : résultat de (2 x 14).
4+ w
Explication (C) : résultat de reat Explication ©) : résultat final.

Explication (D) : la touche |+/—| permet de


changer le signe du nombre affiché sur |’écran.

b. La notation scientifique
Les décimaux sont les réels qui s’écrivent a X10? avec a et p entiers.
Une calculatrice affiche un nombre fini de chiffres, elle n’affiche que des décimaux.
yp
En particulier pour ry votre calculatrice affiche en fait (si elle visualise dix chiffres) le

décimal | +6666666667 | .
Comment entrer un décimal de la forme a xX 10” sur une calculatrice?
Pour afficher l’exposant p d’une puissance de dix, avec —99<p <99, sur une calculatrice,
on utilise la touche sur une TI-57 II, la touche |EXP | sur Casio fx 180 P ou Sharp
EL351. Voici comment.

Exemple : entrée de 2345,38x 107!”


Ecran

2345,38 2 3 4 5 4a

[EXP| ou [EE] a a ee i fp oO

1 2 wit 4 pifitns Mees ape

2 23 4 &§ 3a a:

ay ae Ge Oe ee
18
I. Panorama numérique

Si on appuie ensuite sur la touche | =|, la calculatrice écrit ce décimal sous la forme
suivante :

C’est qu’en effet, certaines calculatrices disposent de la notation scientifique, dans laquelle
tout décimal s’écrit sous la forme 6X10”, ot b est un décimal écrit avec un seul
chiffre non nul avant la virgule et p un entier.
Pour l’exemple ci-dessus : 2345,38 x 107° =2,345 38 x 107°.
De méme: —0,00415=-—4,15 x 107°.

EXERCICE : a. Effectuez 13415


résultat exact?
x 778413 sur votre calculatrice. Affiche-t-elle le

b. En remarquant que
13 415 x 778 413 = (10.000 + 3 415) x (700 000 + 78 413)
déterminez a l’aide de votre calculatrice, le résultat exact.

c. Les touches |eal. Vx r | ou |x” w


1/x
> Nous signalons simplement que pour élever un réel au carré, on utilise la touche
sur TI-57 II et Sharp EL351, les touches | INV |x| sur Casio fx 180 P. Ces touches
permettent d’obtenir le carré du nombre déja affiché sur l’écran.
De méme pour obtenir la racine carrée d’un réel positif, on utilise les touches sur
TI-57 II, |2nd F] |x?| sur Sharp EL351 et sur Casio fx 180 P.
Exemple 1: calcul de V214—15? avec une TI-57 II

Touches ep (a) bia] [5] [2] lowe


Ecran 2 ff AY AY 4. 15.225 \-il
Explication (A) : résultat de 15?
Explication : résultat de 214-15?
Explication © : il est clair que la racine carrée de — 11 n’existe pas; aussi une calculatrice
le signale, et cela de diverses facons : une TI-57 II affiche ERROR, une Casio fx 180 P
ou une Sharp EL351 affichent E.

Exemple 2 : calculs de V2, de (92 puis de 1,414213 562? (sur une TI-57 ID).
Taper les touches 2 | Vx donne sur écran|/.4 (/ Yet a6
Si on tape ensuite |x”| l’écran affiche a
Mais si, maintenant, on affiche sur l’écran 1,4142136, et si on éléve au carré, on a la
surprise de voir affiché COOOOTL
Cela vient du fait que la calculatrice affiche 10 chiffres, mais en fait le registre interne
d’affichage recoit le résultat sur 13 caractéres; ces caractéres supplémentaires sont conservés
de facon a augmenter la précision des calculs, non pour fournir des chiffres significatifs
supplémentaires.
Pour obtenir, dans le cas de l’exemple précédent, les trois chiffres du registre interne
d’affichage et non affiché vous pouvez taper :

2 |[vz] [x]1} fo] foJi-J


J4d le!
et vous expliquerez pourquoi la calculatrice travaillait avec 1,414213562.
19
> La touche, notée sur une TI-57 II ou une Sharp EL351 permet d’élever le réel y
a la puissance x. Sur une TI-57 II on ne peut Vutiliser qu’avec y 20, alors qu’avec une
Sharp EL351, y=0 ou y<0 a condition qu’a ce moment-la x soit entier.
Les touches correspondantes sur une Casio fx 180 P, sont [INV | [x’], ce qui permet
d’élever x a la puissance y, avec des contraintes du méme type que sur une Sharp.

Exemple 3 : calcul de (—7)° (sur TI-57 I)


Taper sur les touches 17 | bee | [3 | |= , ne permet pas d’effectuer le calcul
(ERROR) pour les raisons expliquées ci-dessus.
Mais on peut procéder ainsi, car (—7)*?= —(7°)

Touches [7| Ly 3 ie | |+/-|


Ecran 7°97 3 349 -349
> Les touches sur [1-57 71, INV | sur |sur

Sharp EL351, permettent d’obtenir l’inverse du réel non nul, affiché sur l’écran.

4+8
Exemple 4: calcul de
224

Touches [(| [4] [+] [8]D] KK] Ld 2] EJ ) DJ Le)


Keran= Goo Oe aet A SO Seton ey eo re Oe
@) © ®
ee ¢ 1
Explication (@) : résultat de (4+ 8) Explication © : résultat de 4
Explication : résultat de (2 —4) Explication () : résultat final

d. Exemple d’utilisation des mémoires


La présence d’une mémoire donne a votre calculatrice des performances considérables; cela
vous permet en particulier d’utiliser, lorsque cela est nécessaire, plusieurs fois le méme
nombre sans avoir a le retaper, mais aussi a conserver le résultat d’un calcul intermédiaire
que vous pourrez réutiliser dans les calculs suivants.
Pour une utilisation efficace des mémoires de votre calculatrice, nous vous conseillons de
vous reporter a votre notice.
Signalons simplement l’essentiel, résumé dans le tableau suivant :

affichage ajouter ou soustraire


mise en mémoire le nombre affiché
du contenu
dunombre affiché _ au contenu
de la mémoire
de la mémoire

[o] pour ajouter


|:[sto] (-| [o| pour soustraire

pour ajouter
sur Casio fx 180 P
pour soustraire

pour ajouter
sur Sharp EL531 + mS

: pour soustraire

20
1, Panorama numérique

Exemple : calcul de x*+3x”-—4 pour x Suni) (sur TI-57 II).


5-7V3
Nous supposons avoir placé a geen mémoire, et effacé l’écran.

Pour disposer d’une deuxiéme mémoire, il faut appuyer tout d’abord sur |gra ‘PART| [2|
Eecran

|
[Ret}[o] [+/-] fy] [3 Ib
J/-J[sto]i] [
-45.200869 |
3] [x] [ret] [Lo][x4] [=] [sto] [+] 4] |
38067353 |
[4|[sro] [=] [2] | 34
Lassa

EXERCICES
Pour tester vos connaissances

(€—j 1. Parmi les réels suivants, quels sont (¢_16. Résolvez l’inéquation a?> 100.
les décimaux?

—0,007 1; = 3 a V 29,16. (€ 17. a) «x est un réel tel que


<a Ye
Déterminez des réels a et b tels que
| Pour les exercices 2 a 4, pouvez-vous PIE GR
simplifier les écritures proposées, ou x dési- . : :
gne un réel? e b) Déterminez tous les réels x tels que
4<x?<9,

e—2. a ;
20%
34 (¢—18. Comment choisir le réel x pour que
2<x7<5?
9-210 1% — x? 40 i
me 3. de deux facons diffé- |
-18 ’ ox oie mum 9. Déterminez
rentes le signe de x”—1, suivant les valeurs |
du réel x.
2+V28 1-V169
ou 4.
2° 2 (€—10. Justifiez sans calculatrice le fait |
que '
(€—15. Résolvez dans R les équations 33<V1117<34.
suivantes :

a) x°=5,3. b) —2x*=1. (¢—j11. Quels sont tous les réels x tels


) Bas, que : :
¢) -—x =0.
2 Vx>53?
Exercices d’entrainement

Caleuls sur les écritures fraction- Dans la colonne de droite, on passe d’une
naires ligne a l’autre en multipliant par 2. On raye
toutes les lignes qui correspondent a un
a
naturel pair dans la colonne de gauche; on
Pour les exercices 12 a 18, écrivez plus ajoute tous les naturels, non rayés, de la
simplement les réels. colonne de droite.
Voici la justification de cette technique :
1
ie esl IB 29x 93 = (14+5) x 186
1
au 13.
(744) x37
=(7+3)x372

=(3+5+<)
2°38 x 744
aig em
ee bar:
(1 pee ia)
= 1488 + 7444+ 372 +93.
a) Vérifiez et expliquez les calculs de la
justification précédente.
1 b) Calculez «a la russe», puis justifiez.
OS St 0.03 19837 et 102476.
100

Développement d’écritures

Pour les exercices 20 a 27, développez les


expressions suivantes.

wmmmm20. (-a-—b); (5a—3x).

ms2 1.

mmm 22. 38a-—2b+c);


(10° — a)(10° + a).

(x? + a?)? + (x? — a?)?.

Mmmm 24. (6 +3)?


+2 (x +3)(x —4)+
(x —4).

mm 19.% Multiplication «a la russe » mmm 25. (4—x)2 +(x —4).


Voici comment peut se calculer un produit de
deux facteurs; par exemple 29 x 93 :
29 93 mmmm26, (a—4)(a?+4a + 16).
14-—_—_186~-
vi ota omen? 7. (3a + 2b)? + (3x — 26).
3 744
1 1488
2697 mmm 23. a) a, b, c, d désignent des
réels. Montrez l’égalité des réels
Dans la colonne de gauche, on passe d’une
ligne a l’autre en prenant le quotient entier (a? + b?) (c? + d?)
par 2 du naturel précédent. et (ac + bd)? +(ad — bc)?.
1, Panorama numérique

b) Déduisez-en que si deux naturels x et y b) Déduisez-en des factorisations de x° +27


sont chacun la somme de deux carrés, leur et 8x°-y?.
produit xy est aussi la somme de deux carrés.
Application : x=25, y=169; écrivez xy mem 40. Pour tout réel x on considére le
comme somme de deux carrés. réel y =(x? — 16)? —(x +4).
c) Déduisez-en que si un naturel x est a) Factorisez l’écriture de y a l'aide de
somme de deux carrés, alors il en est de méme quatre facteurs.
pour 2x et x”.
b) Développez lécriture de y.
Application : x = 34; écrivez 2x et x? comme
sommes de deux carrés. c) En choisissant chaque fois la forme la
plus commode, calculez le réel y lorsque :
x=0; ~=3; x=5; x=—4; x=V3-1.
muem29.* Carré d’un naturel se termi-
nant par 5.
Soit a calculer mentalement 65 x 65; 75 X75. mumm41.* a) Vérifiez que:

65 x 65 ey OTS x8 —1L=(x — (xr t+xtt+x34+%74+%41).


b) Utilisez l’égalité précédente pour détermi-
6X 6=36 7X7=49 ner les réels :

36+ 6=42 49+7=56

65 X 65 = 4225 75 X 75 = 5625
rena ete eget, LS osu
Les deux exemples ci-dessus, vous donnent Si Oy 27 @ Blige 243
un algorithme de calcul du carré d’un naturel
se terminant par 5. Cait aoe ee
3) 92 (esi 243
Justifiez-le.
Appliquez-le pour 1257; 4057. c) Pouvez-vous factoriser x’—1 sous la
forme : x7-1=(x-1)...)
et trouver des sommes que cette factorisation
Factorisation permetrait de calculer?

Pour les exercices 30 a 38, factorisez les


expressions sulvantes. mum 42.* n est un naturel.
Montrez que n?+(n+1)?+n?(n +1)
4x?—9a?; a°—2a°*b?+ b+. est un carré parfait, c’est-a-dire peut se mettre
sous la forme (m +e)’.

4x? +4x%+1; x«l©-16. mum 43. n est un naturel.


a) Vérifiez que (n+1)(n+2)=n(n+3)+2.
a*—2ab+ b?-c?. b) Démontrez que n(n +1)(n+2)(n+3)+1
est un carré parfait (voir exercice précédent).
(2% >See Pye.
mum44. Le triangle équilatéral ci-dessous
a pour coté a en centimetres.
(3x2 —3)+ (x? —2x +1).

3a2—T2ab + 12b?;

Cia ieee 3) + (2—2x)\(3— x):

l-—a-—b+ba.

(2u7—2u— 1)—(Qv?—2v—1). acm


———
a) Exprimez en fonction de a et présentez
mum 39. a) Développez sous forme factorisée l’aire en cm? du domaine
(aye aayatiy=) Set” Get ye" ay ty"). colorié.
b) A Vaide de votre calculatrice donnez un Pour les exercices 53 a 56, indiquez siles | _
encadrement de cette aire, lorsque a= 10. réels sont égaux.

Caleuls littéraux m5 3. 5V6 et 6V5.

Poursles exercices 45 a 48, calculez : (e154. 10V12 et 2V300.


mms. V3-—V2 et V5-2V6.
oe 4.5. LE p(t entities
3 D 10
mmmi56. V3-V7 et V10—-2V21.
a b a+b?
—— ™mmmi57. a) Démontrez que pour x20 et |
@— b> fa— bo i(a-410) (a0)
y2=0, Vat Vy= Vat y +2V xy.
b) Démontrez que pour a=0 et 620,
Vat+b<Vatvo0.
Dans quel cas a-t-on l’égalité?
c) Démontrez que pour x=0 et y20,
x+y SQV xy.
A quelle condition a-t-on l’égalité?
mumm49.x a) x et y sont des réels, avec
Application: x20, y20, z2=0. Montrez
y #0 et 3x—-y#0. que :
+2
On note A= ae, (x + yy +z)(z + x)= 8xyz.
3x Y¥
oes a, & K
Montrez que si l’on connait —, alors on connait
a Puissances de dix
A (poser a=*),
Sf
Application : déterminez ce réel pour a =2, @mm58. Le nombre d’atomes contenus
dans un gramme d’hydrogéne est 6,02x 107°
(c’est le nombre d’Avogadro).
: uis @=-.
3 Le gramme d’hydrogéne occupe dans les
6) Reprenez la question précédente avec le conditions normales de température et de
, «% 2 +4xy +6 2 pression un volume de 11,2 litres.
réel Se eo
TAY: ata a) Combien y a-t-il d’atomes dans un litre
d’hydrogéne?
b) Dans la réalité, les atomes d’hydrogéne
Ecritures avec radicaux ne se touchent pas. Il existe entre eux une
distance qui est variable, due a leur
@mmm50. Simplifiez les écritures sui- mouvement.
vantes : Mais si l’on suppose tout l’espace occupé, quel
serait le volume d’un atome?
@) nes, TN Zig LOsepeValo: ~BNE1000: Si cet atome est assimilé a une sphére, quel
b) V364+3V6—-5V144; V9843V50-2V7. serait le rayon de cette sphére?
Si cet atome est assimilé 4 un cube, quel
c) one Jax v3; (Ea serait le coté de ce cube?
5 16 72 5 4 (Extrait de Savoir et Savoir faire.
Seconde Ceédic)

mmmm51. Est-il possible d’écrire sans radi-


caux les réels suivants : mmi59. La vitesse de la lumiére est
estimée a 3X10®%m-s-' et la distance
V20V6 V30V6: moyenne Terre-Soleil a 149 millions de
kilométres.*
VW513-1. V0,32V0,2 Calculez le temps nécessaire 4 un signal
V30.- = ee?
V120 V3.6 lumineux issu de la Terre pour parvenir au
Soleil.

m@mmmm52. Ecrivez sans radicaux aux déno-


minateurs les réels suivants. M60. Si m est la masse en kg d’un
corps et V son volume en m?°, alors sa masse
Padutlat yee 1 n 2-V3 : m
volumique est p =— en kg-m*.
Vi JANG I /8 NB Ol V
1. Panorama numérique

a) La Terre supposée sphérique a un rayon Indication : montrez d’abord que ac be,


de 6,4 10° m et une masse de 6X 1074 kg.
Quelle est sa masse volumique? b) Trouvez des exemples qui montrent que
Yon ne peut pas, en général, multiplier
b) Méme question avec le Soleil, de masse membre 4a membre une inégalité entre positifs
2X 10°° kg et de rayon 7 X 10° m. par une inégalité entre négatifs.
c) Méme question avec Mars, de masse c) Montrez que pour six réels a, b, c, d, x,
6,4x 107° kg et de diamétre 6,8 X 10° km. y positifs, si a<Xx<b et c<y<d alors
ac <xy Sbd.
m@umm61. Sonde Voyager-2
Le vendredi 24 janvier 1986, la sonde Voya- P our 1les exercices 65 a
a 68, complétez
létez |les
ger-2, lancée en aotit 1977, «frdlait» a environ
phrases suivantes ot x et y sont des réels.
81000 km la planéte Uranus. La sonde de
825 kg se trouvait alors a quelques
3,2 milliards de km de la Terre. mum 65. Si x <8alors =e
a) Le rayon de la Terre étant environ de
6,4 X 10° m, déterminez combien de fois Voya- Si x = —8 alors — bes
ger-2 aurait di faire le tour de la Terre pour
parcourir une distance comparable?
Si -l1<SxS2 alors ... 3x...
b) La vitesse de la lumiére est d’environ Si x <1 alors —2x +2...
SRTO® nfs
Combien de temps un signal lumineux envoyé iI
par la sonde mettait-il pour parvenir jusqu’a Si x21 alors... —...
la Terre? x
Si x <—2 alors... —...
mmm 62.* Un curieux calcul %
a) Calculez : Si x25 et yevV3 alors xy...
37+2: (33)? +22: (833)?+222. Si -l<x<] et -l<y<l
Que conjecturez-vous? ENKI coo BBYoc
6) a est le naturel écrit avec n chiffres tous
égaux a 1. pan bh erg
See
Equations et inéquations
hiff
Calculez 9a +1. Bora mumm69. Pour résoudre l’équation x* = 9x,
Calculez (333 ... 3)?+ 222 ...2 et justifiez un éléve procéde ainsi :
——— SSS
n chiffres n chiffres «en simplifiant par x, on obtient x?=9, d’ou
votre conjecture du a). x%=3 ou x=—3, donc S=\—3; 37>».
Qu’en pensez-vous? Corrigez éventuellement.

Pratique des inégalités Pour les exercices 70 a 73, résolvez


l’équation proposée.
mumm63. Addition membre 4 membre
d’inégalités mum 70. (x +5)?=6.
a) a, b, c, d sont des réels.
Démontrez que si a<b et c<d alors [—71. (a-2)=(2a +1).
at+cx<b¢dd. mmm 72. a? +(a—1)=0.
On dit que l’on a ajouté membre a membre
les deux inégalités. mu 73.0 (x +3)*=16.
Indication : démontrez que
(a+c)—(b+d)S0.
mmm 74. a) Pour quels réels x, Vx—4
désigne-t-il un réel?
b) Trouvez un exemple qui montre que l’on b) Résolvez l’équation Vx —4=2.
ne peut pas, en général, soustraire membre a
membre des inégalités. 1
c) Résolvez ’équation Vx -—4= — ry
c) Montrez que sia<x<b et c<y<d alors
at+csxt+ysbtd. e383
gmmme 75. Pour résoudre l’équation —>2, un
gummi 64. Multiplication membre a x
membre d’inégalités de réels POSITIFS éléve procéde ainsi : ey
«en multipliant par x, on obtient 3>2x, d’ot
a) a, b, c, d sont des réels positifs. 3
Montrez que si a<b et c<d alors ac <bd. X=».
On dit que l’on a multiplié membre 4 membre 2
les deux inégalités. Qu’en pensez-vous? Corrigez éventuellement.
Pour les exercices 76 a 78, quel renseigne- (43 — 194)3
ment avez-vous pour x7?
VI4AX7
Mmm76. a)x>-10. 6b) x>3.

* 8
lis. 4) 25-1. Bb) f<25-

mmm 78. a) —2<x<-l. b) -10<x< 42. Mm 39. A= 75 147 853 137


et B= 241 385 169 234.
Pour les exercices 79 a 81, résolvez les
inéquations : a) Déterminez le réel A+B 4 l'aide de votre
calculatrice.

mmm 79. x2<1-Vv2. b) Déterminez de méme A XB.

(180. («+3)?>4. m@mm90. Affichez 7 sur votre calculatrice;


trouvez un moyen pour déterminer les chiffres
non affichés du registre interne d’affichage.
Mmmm sil. 2-—x«)<(2x-—1).

mmm 91. a) Comparez a l’aide de votre


Mmmm $2. a) Pour quels réels x, V2x+3
désigne-t-il un réel? calculatrice 51841 et 23184V5.
b) Résolvez linéquation V2x+3<4. b) Reprenez cette question sans l’aide de
votre calculatrice.
c) Résolvez linéquation V2x+3>3—V10.
mmm92. L’aire d’un octaédre régulier de
Caleulatrice cété a est donnée par S=2V3a?.
a) Calculez cette aire pour a=10, a=7,
Pour les exercices 83 a 88, déterminez sur a=15, a=21.
votre calculatrice une approximation de cha- b) Reprenez la question a), en déterminant
cun des réels suivants : a la fin la somme de ces quatre aires.

1\4 1
mae 33. 141 +573 x (5) —3x(-4)x=

mmm $4. 23°- 71+(= x 10°).

mmm85. V344+(7x91)— V93 +24.


mmm s6. (7+ 114) x (53 — 213) + (213 — 58).

omm93. Comment calculer a” sur une demander combien auraient actuellement les
ealculatrice qui ne posséde pas de tou- Indiens.
che Fak .

On raconte que Manhattan, péninsule qui 1. Pour le savoir, répondez aux questions
constitue le centre de la ville de New York, suivantes :
entre |’?Hudson, East River et la rivieére de a) Montrez que si l’on place un capital C a
Harlem, a été achetée en 1626 aux Indiens t % par an, et si les intéréts s’ajoutent chaque
par les Hollandais, pour quelques barils de année au capital, alors celui-ci au bout de n
whisky, ce qui correspondait a _ environ années est :
24 dollars.
Imaginez que les Indiens aient placé cette
somme de 24 dollars a 4% l’an, on peut se
1. Panorama numérique

b) Expliquez pourquoi les Indiens auraient, carré, ainsi par exemple


a la fin 1987: a%t= a3? x a3?
=(422),
24 x 1,043°! dollars.
b) Décomposez 361 en une somme de puis-
sances de 2.
2. Calculons 1 ,04°°". Déduisez-en alors 1,0 4°°! puis le capital des
Pour cela la premiére idée conduit a appliquer Indiens fin 1987.
la définition de la puissance n-iéme de a:
c) Combien a-t-il fallu de multiplications
a” =aXaxX...Xa pour calculer cette puissance?
(produit de n facteurs égaux a a).
4. Il est clair que la méthode la plus
Combien faut-il effectuer de multiplications moderne, pour calculer 1,04°°!, consiste a
pour calculer a”? utiliser la touche de votre calculatrice.
Ce calcul, du point de vue théorique, est
simple, mais devient vite fastidieux dés que Faites-le, si elle posséde cette touche et
l’exposant n est grand. comparez au résultat du 3.
5. Appliquez la technique de la question 3.
3. Voici une autre méthode pour calculer pour calculer
1,04°°' en réduisant le volume des calculs.
A=(1+—_) et B=(
1 1000

a) Calculez avec 4 décimales 1,04°” pour


n=l, 2, . ., 9; notez que vous passez d’une 1000
puissance a la suivante par une élévation au calculez A x B.

mumm94. Triangle de Pascal


Vous savez que pour tous réels a et b : (a+b)? =(a+b)(a+b)=a?+ab+ab+b?.
Présentons ce Ol ea ainsi:

ra se we me ou plus simplement:ie x sa oe
ab ab
Continuons de la facon suivante :
(a+ by=1

(a+b)'=a+b

(a + b)?=a?+2ab + b?

(a+b)? =a? +3a7b +3ab2+ b?

(a + b)*=a*+4a*b + 6a7b? + 4ab?+ b* 6a?b? 4ab*


a) Continuez cette présentation pour d) x Voici ci-dessous un quadrillage sur
lequel on ne peut se déplacer que vers le haut
(a +b).
ou vers la droite.
b) Gardons seulement les coefficients écrits
devant les puissances de a et b.

somes
5a ssi
ihrWf Ir
eet i O
a disposition donne les cing premieres Déterminez le nombre de chemins qui permet-
lignes du triangle de Pascal. tent dans ces conditions de se rendre de O
Déterminez ainsi (a + b)’. a M.
c) Faites la somme des naturels écrits sur Indication : notez que le nombre de che-
la premiere ligne, puis la seconde ligne, ..., mins reliant O a M est égal au nombre de
la septiéme ligne du triangle de Pascal. chemins reliant O a P, plus le nombre de
Que remarquez-vous? Prouvez-le. chemins reliant O a Q. Pourquoi?
CHAPITRE
2

RESOLUTION
D’EQUATIONS
ET D’INEQUATIONS
Ce chapitre est essentiellement consacré aux équations et inéquations, déja étudiées en
classe de Troisiéme, aussi ne traitons-nous pas la partie « Travaux dirigés d’approche ».
Ici encore les séances de Travaux dirigés peuvent étre alimentées par les exercices de fin
de chapitre (en particulier pour initier 4 la mise en équations de problémes).
Vous trouverez d’autres équations et inéquations au chapitre 3 (avec la valeur absolue), au
chapitre 9 (du second degré), au chapitre 10 (avec la fonction inverse), au chapitre 11 (avec
la fonction racine carrée), et aux chapitres 13 et 17 (du premier degré a deux inconnues).

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Equations affines a une inconnue


a. Rappels
Une équation d’inconnue x est dite affine lorsqu’on peut la mettre sous la forme :
ax+b=0
ou a et b sont des réels données.

Commentaire

Une telle équation affine est dite du premier degré lorsque a #0.

Exemple

Résolution dans R de l’équation —5x +1=0.


Un réel x est solution de cette équation, si et seulement si —5x+1=0, c’est-a-dire :

Itt. SOlt =—=-,


2. Resolution d’équations et d’inéquations

L’ensemble des solutions de |’équation est donc l’ensemble s={zI.

EXERCICE Résolvez dans R les équations :


4 Z 6
2t-mw=0;
t-—am=0; 5 5--t=0;
36 0; =x+-=0.
5 * 7 0

6. Interprétation graphique
Vous avez établi en classe de Troisiéme que résoudre dans R l’équation ax + b=0, c’est
aussi :
trouver l’abscisse du point d’intersection de la droite d’équation y=ax+b avec l’axe des
abscisses.
Trois cas sont a envisager :

Commentaire

Rappelons que la droite d’équation y=ax+b est la représentation graphique de la fonction affine
x +— ax+b (voir chapitre 5).

1.2. Inégalités et intervalles


Parce que résoudre une inéquation affine conduit a trouver un intervalle pour ensemble des
solutions de cette inéquation, nous vous rappelons les différents types d’intervalles et nous
en donnons l’interprétation géomeétrique.

a. Rappels dé définitions
a et b sont des réels tels que a<b.
L’intervalle FERME [a; 6] est l'ensemble des réels
x tels que:
as<x<b.
L’intervalle OUVERT Ja; b[ est l'ensemble des réels
x tels que:
a<x<b.
Le réel b-a est la longueur des intervalles [a; 6]
et Ja; b[.
b. Des notations commodes : + et — ((o; +=)

Avec ces notations, on définit aussi :

e la demi-droite fermée a gauche [b; +™[, ensemble


des réels x tels que x=b; a
e la‘demi-droite fermée a droite |—~; a], ensemble des (-*; a)
réels x tels que x Sa.

Notez que ]— ©; +[ est un intervalle; en fait, c’est ensemble R des réels.


On note :
R*=(0;+%[; R°=]—%; 0); R**=)0;+%[; R* =]—~; Of.

EXERCICE| Défnis«
Définissez les demi-droites ouvertes a gauche ly; +@[ et a droite

Définissez les intervalles semi-ouverts [a; b[ et Ja; 5].

1.3. Inéquations affines a une inconnue

a. Rappels

Une inéquation d’inconnue x est dite affine lorsqu’on peut la mettre sous l’une des
formes :
ax+b=0; ax+b>0; ax+b<0; ax+b<0;

ou a et b sont des réels donnés.

Exemple 1: résolution dans R de l’inéquation 2x +320.


Un réel x est solution de cette inéquation, si et seulement si 2x +3=0 c’est-a-dire :

iO SOLtMN A v5

car multiplier chaque membre de l’inégalité par le


réel positif 3 ne change pas le sens de l’inégalité.
L’ensemble des solutions est l’ensemble des réels supérieurs
; ee oe ais
ou egaux a ~ > soit l’intervalle :

3
$=[-5 +2.

Exemple 2 : résolution dans R de l’inéquation 2—5x>0.


Un réel x est solution de cette inéquation, si et seulement si 2—5x>0.

30
2. Resolution d’équations et d’inéquations
x

A savoir =o > =2

x ae soit «x ee :
= 5
2/5
car multiplier chaque membre de l’inégalité par le
réel négatif -s change le sens de l’inégalité.

sa
L’ensemble des solutions est l’intervalle :

EXERCICE Désignez par un intervalle l’ensemble des solutions des inéquations :

— t= b=0: 2u+2<0; 3-2 450.

6. Interprétation graphique
Vous avez établi en classe de Troisiéme que résoudre dans R l’inéquation ax + b=0, c’est
aussi :
trouver les abscisses des points M de la droite d’équation y=ax+b qui sont au-dessus de
l’axe des abscisses.
Quatre cas sont a envisager :

2. Cours et applications
#

2.1. Oulon se raméne a une équation affine

a. Un premier exemple

Résolvez dans R l’équation


} 1
,— =(3 (3—2x)=2(x%—1)
x5 — 2% = 24%,— 1) +=.5

31
Solution aus

: i 3
Un réel x est solution de cette équation, si et seulement si x “te =2x ~2+5.

by ih -das : 3
Ce qui s’écrit aussi : 4+ %— 2% 2 OT 5

soit Ox = 0.
Par conséquent, tout réel est solution.
L’ensemble des solutions est: S=R.

Résolvez dans R les équations :

ay 4-5 aie 2(u+s)+u+2=7+5u-2(u +1);


1 3 1 1 1
41-5 (t+5)=3e-4; 3 )--@ x)=5 (x1).

6. On peut factoriser

Résolvez dans R l’équation E :


(5x + 13 —2x)=0.

Solution aan

Vous savez qu’un produit de réels est nul si et seulement si un au moins de ces réels est
nul.
Donec x est solution de l’équation E, si et seulement si :
ox+1=0 ou 3-2x=0.
On est ramené a résoudre deux équations du premier degré.
L’ensemble des solutions de 5x +1=0 est S;= {-s}.

L’ensemble des solutions de 3—2x =0 est s={5}

1 3
En conclusion, ensemble des solutions de l’équation E est : §=8,U8,={-3 5}
5°2
BEB SBEEBEEB SB

Résolvez dans R l’équation E :


(9x? — 4) — (6x + 4)(x —5)=0.

Solution uae

Essayons d’écrire le premier membre de |’équation comme un produit de facteurs.


(9x? — 4) — (6x + 4)(x — 5) =(3x% — 2)3x + 2)—2 (3x +2)\(x —5)
= (3x + 2)[3x —2-2(« —5)|
= (3x + 2)(x +8).
32
2. Resolution d’équations et d’inéquations

Par conséquent, x est solution de E, si et seulement si:


(3x + 2)(x +8)=0.
Nous sommes encore ramené 4 la résolution de deux équations du premier degré.
Il est clair que l’ensemble des solutions de E est :

s={-8;
-3}.

ec. L’inconnue figure au dénominateur

Résolvez dans R l’équation E : pS es


5x —3 a

Solution aun

e Premiére méthede :
Si x est solution de cette équation alors :
2x+1=4(5x-3) soit 2x+1=20x-—12

d 7sou 18x8x=13
=1 soit: 13
«x =—,
18

k é r 13 Pal 3 : :
S’il y a une solution, ce ne peut étre que Ig? M48 15 est-il solution?
13 13..-9
2(Z)+1
18
said
oO ON 22. lo
Il reste aq le vérifier
Arif] : sy 65.54 = —9 K — eH 2x2=4
PX P=

18 18 18
¢ 13
Donc l’ensemble des solutions est s= {ssh

e@ Deuxieme méthode : SAVOIR


x est solution de l’équation, si et seulement si a, b, c, d sont des réels
2x+1=4(5x—-3) et 5x-—3#0. avec 6 et d non nuls.

Autrement dit, x est solution, si et seulement si == et

3 Comme
x Ae 13 3 on en déduit
18 4s ray el que s=_ {a5}.
fis si et seulement si
axd=6xe.

2.2. Les problemes de mise en équation

Un pére a 35 ans et son fils 7 ans.


a) Dans combien d’années |’Age du pére sera-t-il le double de celui
de son fils?
b) Dans combien d’années sera-t-il 8 fois celui de son fils?

33
Solution aan

a) Notons a le nombre d’années cherché; a est donc un naturel. Lorsque le pére aura
(35+a) ans, le fils en aura 7+a, et a ce moment-la :
35+ a =2(7 + a).
Résolvons dans N cette équation : le naturel a est solution si et seulement si,
35+a=14+4+2a
a=35-—14
a=21.
C’est donc dans 21] ans que |’4ge du pére (35+21=56) sera le double de l’age du fils
(7+21=28 et 56=2 x 28).
b) Notons A le nombre d’années cherché; A est un naturel.
L’énoncé conduit a résoudre dans N |’équation : 35+ A=8(7+A).
Le naturel A est solution, si et seulement si:
35+ A=56+ 8A
7A=-2]
A=-3.
—3 nest pas naturel, donc le probleme n’admet pas de solution.

Marche a suivre pour résoudre algébriquement un probleme a une inconnue


En voici les étapes.
e Choix de linconnue
Le choix est parfois immédiat : c’est le cas de l’exercice précédent.
Il n’en est pas toujours ainsi (malheureusement!).
Pensez en particulier 4 préciser 4 quel ensemble appartient l’inconnue.
e Mise en équation
On cherche |’équation du probleme, en écrivant que l’inconnue choisie satisfait aux conditions
de l’énoncé.
e Résolution de l’équation
e Examen des résultats. Discussion
Si la mise en équation a bien traduit toutes les conditions imposées par l’énoncé, c’est-a-dire
si l’on a traduit les conditions nécessaires et suffisantes auxquelles doit satisfaire l’inconnue,
une résolution correcte de l’équation doit conduire a une réponse acceptable.
Toutefois il est conseillé d’examiner le résultat obtenu, de l’interpréter et de verifier la
cohérence avec les données.

2.3. Ou l’on se raméne a une inéquation affine

a. Un premier exemple

Résolvez dans R I’inéquation


EXERCICE g oe 2x -—7
résolu 6 +x%—-1<2(%+
1).

34
2. Resolution d’équations et d’inéquations

Solution aas

: aie ‘ : . 7 13
x est solution de cette inéquation, si et seulement si x—~+x—1<2x+2, soit Ox =.

: : et : j 13
Tout réel x est donc solution de l’inéquation, car on a bien Uae:
L’ensemble des solutions est donc: S=R.
BEEBE Eee

b. Attention! Danger!

Résolvez dans R l’inéquation E : <4


oe

Solution aaa

Il est fortement tentant de remplacer cette inéquation par x —1<4(x —2).


Mais IL NE FAUT PAS, car multiplier chaque membre de |’inéquation E par x —2 change
le sens de l’inégalité si x —2 est négatif.
Il faudrait donc envisager deux cas: x-2>0 et x-2<0.
Il est préférable de procéder ainsi :
: : e 8
x est solution de E, si et seulement si oop
poe et «x—2#0.
Apres réduction au méme dénominateur, l’inéquation s’écrit :
qe | da 2 ; Saye ae i
ake ae) <9, puis. ..———- <0.
4312 i ig Ws
Etudions le signe de —3x+7 et le signe de x—2 a l’aide
du tableau ci-contre.
La «double barre » en 2 indique que pour x =2,
Pécti
écriture aese
~~~ ne e pas un réel.
désigne sel
Donc, x est solution de E, si et seulement si

x<2 ou x2-.
3
7
L’ensemble des solutions est: S=]—%; 2[U E + |.

35
EXERCICES

Pour tester vos connaissances

(€- jl]. Résolvez dans R l’équation (e117. Résolvez dans R bichainiat


2x +1 ox-1_ 4473
5Gx 3)—2 (Sie 3)>4 Ge—):
3 ce oe
(¢ 18. Résolvez dans R l’inéquation
(€j2. Résolvez dans R |’équation
x7 > 4x.
1 1 1 1
=6!(3x
x —4)+—
—4) 10° (5x—9)==-
9) 3 (6x
O% —3)+—
3) 12 (3x—7).
Gx—7) c¢._j9. Résolvez l’inéquation
V2x-1
ena
(¢ 13. Résolvez dans R |’équation Bearae

(% — 1)(x — 2) — (x? — 1)\(2— x) =0. fej10. 1. Traduisez a Jaide d’iné-


galités:
11
C 4... Un marchand de tissus vend les 5
a) xe[3; >]. b) xEl—~;
4.
Représentez ces deux intervalles; quelle est
1
d’une piéce d’étoffe, puis le 3 de ce qui reste. leur intersection?

Aprés ces deux ventes il lui reste 8 métres de 2. Traduisez a l’aide d’intervalles.
tissu. th
Quelle était la longueur initiale de la piéce a) x=2. b) a>2et a <>.
d’étoffe?
i Pour trouver le signe de
(¢_15. Un carré est tel que si |’on = kx — 2),
augmente la mesure de son coté de 3 unités,
alors son aire augmente de 21 unités d’aire. un éléve propose le raisonnement suivant :
Quelle est la mesure du cété de ce carré? «j étudie le signe de ce produit dans chacun
des quatre cas suivants :
e x2letx22; e x2=let x2;
[€-16. Pouvez-vous déterminer trois
naturels, consécutifs dont la somme soit égale e xslet x22; e xsl et x=2.»
a 197? Qu’en pensez-vous?

Exercices d’entrainement

Equations
thi bene J @Q- sein
)
Pour les exercices 12 a 19, résolvez dans 6 Sh ee 12
R les équations suivantes et interprétez-les
graphiquement : :

mee 1 2. 52x -3)- ie +3)=5 (x2), : alone


3 muml6. y+2+242=14+-+-4+-
eee | 27 34

mee l3. 2: -3(¢+1)=- 1 ot oe ox + 1 —@&—4) +3 —=—4 (x + 2):

1 1
me | 4. 3 ox) pe? —5)= =(3x +6). (nes
3 u 2 u Coe
ne

36
2. Resolution d’équations et d’inéquations

eal a4 + mmmm34. Sur un axe, A, B, C, D sont les


oe 19. Oe EH 20-1,
points d’abscisses respectives 1; —1; 2; 3
Existe-t-il des points M de cet axe tels que
Pour les exercices 20 a 30, résolvez les
équations suivantes :

mummm20. (2x —1)?=(x— 1).

mamm35. Dans un plan muni d’un repére


mmmm21. (2x +3)\(5x —7)?(x —1)?=0.
orthonormé, A et B sont les points de
coordonnées respectives (—3; 2) et (4; 3).
mmmmm22. (4x?—9)—2(2x
—3)+ x(2x —3)=0. Déterminez les coordonnées du point M de la
= 2 ete
droite (AB) tel quae MA= a MB.
3 5 2
me 2 3. + = L
x-l x+1l x?-1
mumm36.* Une personne achéte 2500 m?
de terrain. A la fin de la premiére année, la
mee
24. valeur de son terrain augmente de 3/20 du prix
d’achat.
A la fin de la deuxiéme année, la valeur
m2. (x2? +x +4)? =(x? -—3x —4)2. augmente des 4/25 de celle qu’il avait a la fin
de la premiére année. A la fin de la troisiéme
1 .

Boatlek. année, la valeur augmente de PD de celle qu’il


mus26. et gar
avait a la fin de la seconde année.
La valeur du terrain a la fin de la troisiéme
année étant alors 43355 francs, a quel prix la
personne a-t-elle acheté le métre carré de
mu27. terrain?

sy - (5
mumm37. Trois cousins ont respectivement
x+1 Spe 32; 20 et 6 ans.
Dans combien d’années I|’age de I|’ainé sera-t-il
égal a la somme des ages des deux autres?

mumm38.* A quelle heure les aiguilles


d’une montre sont-elles l’une sur l’autre pour
la premiére fois aprés-midi?

mumm39. Les échelles


Une personne dispose de deux échelles de
méme longueur L. I] souhaite les disposer de
la facon indiquée ci-dessous contre deux murs
mam 31. Quel méme naturel faut-il ajouter [AH] et [BK].
a 3
au numérateur et au dénominateur de 7 pour
obtenir le double de ce rationnel?

mgummm32. Déterminez un naturel tel que le


_| produit de ce naturel avec son suivant soit son
carré augmenté du naturel initial.

gum 33. Est-il possible de déterminer trois


naturels impairs consécutifs dont la somme
soit 99?
Indication : un naturel impair s’écrit 2n + 1
ou n est un naturel.
a) Est-ce possible? Plein de tristesse, le vieillard a rendu |’ame |
quatre ans apres la mort de son fils.
b) Si oui, combien doit mesurer cette Dis passant, quel age avait atteint Diophante
échelle? lorsque la mort l’a enlevé?
c) Reprenez géométriquement la construc-
tion du point M correspondant a la solution, mum 43. «Le chapitre des fruits » attri-a oe
en 1090
a l'aide du compas et d’une régle non graduée. bué a Abraham Ben Ezra (né
Toleéde).
«Et si on dit: un homme est entré dans un
mummm40.* La piscine (extrait de Jeux et verger et il y a cueilli des fruits. Mais le verger
Stratégies, n° 1). avait 3 portes gardées chacune par un gardien.
Cet homme donc partagea les fruits avec le
a) Sur le couioir n° 1, Paul part en crawl premier et lui en donna deux de plus, puis il
coté plongeoir, mais avec départ non plongé. partagea avec le second et lui en donna deux
Sur le couloir n° 2, Virginie part en méme de plus, enfin partagea avec le troisiéme, lui
temps, en brasse coulée, du cété du petit bain. en donna deux de plus, et il sortit en ayant
Ils nagent a vitesses constantes. Ils se croisent seulement un fruit.
une premiere fois 4 5 m de l’extrémité de la Combien de fruits a-t-il cueilli? »
piscine, coté petit bain.
Puis tous deux, l’un aprés lautre, font
demi-tour et repartent l’un vers l’autre en mum44. La régle de la double fausse
conservant la méme allure. Ils se croisent une position
deuxieme fois a 2,5m de lextrémité coté Cette technique de résolution des équations
plongeoir. ax = b, semble provenir de ]’Inde, et a pénétré
Quelle est la longueur de la piscine? ensuite dans la civilisation arabe.
b) Un autre jour, ils décident de faire une 1. Voici son explication :
course de 50 m en nage libre (Paul préfére le si on cherche x tel que ax=b, on prend x,
crawl, Virginie la brasse). et x» quelconques mais distincts, et on calcule
Paul laisse 18 m d’avance 4a Virginie. ax, PuiS AX5; on pose
Quelle distance y aura-t-il entre nos deux
€:=ax,—-b et e,=ax.—b.
nageurs lorsque le premier gagnera?
Xoe€y — X1€2 ae
La solution est alors x = ——————) Pourquar
ey a C2
mum 41.% Un mauvais exemple
Aux termes d’un contrat, Bastien Durand doit 2. Utilisez cette régle pour résoudre le
rembourser une somme importante : un peu probleme suivant, da a Al-Kashi, mathémati-
moins d’un million de francs. cien arabe du XV° siécle :
Un habile faussaire sévit en ville; Bastien va «On demande un nombre tel que, si on le Re
Os
Ie
Da
e
eae

le trouver et lui demande de gratter le chiffre multipliait par 3, qu’on ajoutait au résultat 10,
a l’extréme gauche du nombre qui indique sa qu’on doublait la somme et lui ajoutait 10, on
dette, et le fait reporter a |’extréme droite de obtiendrait 90. »
ce nombre. (Al-Kashi prenait x,=5 et x,=7 comme
Ainsi, cette somme se trouve divisée par 4. fausses positions.)
Quelle était done cette somme_ avant
l’intervention du coupable faussaire?
Intervalles
Indication : sachez qu'un nombre, 295327
par exemple, s’écrit a l’aide puissances de
dix :
Pour les exercices 45 a 49, déterminez la |
295 327 =2 x 10° + 9 x 104 +5 x 10° +3 x 10? réunion et l’intersection des intervalles I et J. ee
eS
e
ON
Ce eeT
2 LOA fs
Vous montrerez qu'il suffit de connaitre le
chiffre de Vextréme gauche gratté par le out k. 1=[1:3]: J=]-~;3]
faussaire.

mum 42. Passant! Ci-git Diophante mm 46. I[=]2: 5;


Les chiffres diront la durée de sa vie.
Sa douce enfance en fait le sixiéme.
Un douziéme de sa vie a passé et son menton moe 4.7.
s’est couvert de duvet.
Marié, il a vécu le septieme de sa vie sans
enfant. me 4.8.
Cing ans ont passsé; la naissance d’un fils l’a
rendu heureux.
Le sort a voulu que la vie de ce fils soit deux oe 4.9,
fois plus courte que celle de son pére.
2. Resolution d’équations et d’inéquations

| Inéquations b) Une somme de S francs (SE IN*) doit étre


réalisée a l’aide de 60 billets, les uns de 20 F,
les autres de 50 F.
Pour les exercices 50 a 52, résolvez dans Exprimez le nombre de billets de 20 F a l’aide
R les inéquations suivantes et interprétez-les de
graphiquement. Expliquez pourquoi l’on doit avoir
1200<S
<3 000.
Déduisez-en les valeurs de S pour lesquelles
m5 0. =2x +1)-5 (e-2)>2 (x +2). la réalisation de cette somme est possible.

mammm64. Deux agences de locations de


@mmmm5]. 2(x-—1)—-3(x+1)>4(x—2). voitures sans chauffeur, SAROUL et
LOCAROU, proposent pour des véhicules
identiques, les tarifs journaliers suivants:
agence SAROUL : forfait de 290 F et 3,30 F
mu 52. x — 5 a(x -2)22—x(x-3). par kilometre;
agence LOCAROU: forfait 280F et 3,35F
par kilometre.
Pour les exercices 53 a 61, résolvez les a) Comparez les prix pratiqués par ces deux
inéquations : agences, suivant le nombre de _ kilométes
parcourus.
b) Interprétez graphiquement ce travail.
Mmmm 53. 2x(x — 1)>3x(x
+1).

mmm 54. (x — 1)(x —2)(3—x)<0. Pour les exercices 65 a 68, étudiez,


suivant le réel x, le signe de chacun des réels
ci-aprés :
mmmgs5. (x — 1)?-25<0.
mu 65.
mamm56. (5¢+1)?+9S<0.

mmmm57. (a—2)a+2(a?—4)<4(a—2). (e166. («-1°3-5x): oe

Gall
me 58. >
—,
Xx. Mumm67. (2—3x)3(1—2x).
x+2

oe Vx
(3 —2x)?(x —5) a mu 638. :
me 5 9.x (a= 1Gxn4 cae Game

the iO 36
_ =————__., Systémes d’inéquations
x-3 «+3 x?-9

Pour les exercices 69 a 71, résolvez les


mu6 1. systémes d’inéquations suivants :

at
mmmm62. Sion augmente de 5 unités le cété mumm69. -1<— soak
x
d’un carré, on obtient un autre carré dont
| Vaire est comprise entre 4 fois et 9 fois celle
du précédent.
| Quelle peut étre la mesure du cété du premier x2>4
| carré? moe 70. x
Bd fo

mmm63. a) Une somme de 1500F est


réalisée par 60 billets, les uns de 20F, les
autres de 50 F. om 71. {(x3x —2)(x +5)<0
+7>0.
| Quel est le nombre de billets de chaque sorte?
CHAPITRE
3

VALEUR ABSOLUE

1. Pour prendre un bon depart

1.1. Quelques questions


x est un réel; —x est ’opposé de x.

1. Quel est le signe de —x?


Confrontez votre réponse a des exemples (cas ot x = 20; x =—10; x = 43,7; x =3-2V3: Perf
2. Parmi les réels:
—3x% +20; 39 —205 Sax 20see sa 20
quel est l’opposé de 20—3x?
3. Pour quels réels x, le réel 20—3x est-il positif ou nul?
4. Si 20—3x =0, quel est le signe de l’opposé de 20—3x?

1.2. Abscisse d’un point sur une droite graduée


a. Abscisse d’un point
D est la droite qui passe par un point O et de vecteur directeur
u (u #0).
Dire que K est le point de D, d’abscisse 3 dans le repére
(O; z) signifie que
OK =3u.
D’ot la construction ci-contre du point K.

4.0
3. Valeur absolue

a. Quelles sont les abscisses des points O et U, ot U est le point


tel que OU=u ?
b. Placez sur la droite D les points d’abscisses respectives :
1 1
Ay —55 = ==,
Z 4

b. Milieu d’un intervalle

A et B sont les points de la droite D, d’abscisses respectives


a et b, dans le repére (O; @ ).
OA=ati et OB=bi.
Le milieu I du segment [AB] est le point
défini par : proposition 1. AI=IB

ou bien par :proposition 2. Ole (OA+ OB).

EXERCICE Prouvez l’équivalence des propositions 1 et 2.

—r-
1 > > 1 >
La proposition 2 permet d’écrire : Ol=5 (au + bu iS (a+ b)u.
+b
Le milieu I du segment [AB] est donc le point de D d’abscisse =
+b
Par analogie, = est le milieu (ou centre) de l’intervalle [a; b].
2
a+b
Notez que 5 est aussi le milieu des intervalles [a; b[, ]a; b] ou Ja; b[. Par exemple,
1
le milieu de l’intervalle [1; 5] est le réel 5 (ll+5)=3.

EXERCICE Déterminez les milieux des intervalles

(Cie je 1.72), [= 3). 13,15; 14,3].

2. Travaux dirigés d’approche

2 el. L’idée de valeur absolue


e Dans la vie de tous les jours, le mot distance est fréquemment utilisé. Vous savez
en particulier qu’une distance s’exprime toujours par un réel positif (on ne dit jamais
que la distance de Paris 4 Lyon est de —450 kilometres).

41
e A, B, C, D, E, F sont les points d’abscisses respectives 7; 4; —3; —=; —112;
2
d’une droite de repére (O; w ).
C D QO F B A
tt tH
0 1
La distance entre deux points est un réel positif.
La distance entre les points A et B est : 7—4=3; on la note d(A; B)=3.
On dit aussi que 3 est la distance entre les réels 7 et 4; on note d(7; 4)=3.
La distance entre les points C et B est: d(C; B)=4—(-—3)=7, on note aussi
d(4; —3)=7.

EXERCICE Calculez les distances entre : D et A; C et E; E et C; B et F.

Vous remarquez que la distance entre deux points donnés, est égale a la plus grande
abscisse moins la plus petite.
: ; : pe 7
e Met N sont les points d’abscisses respectives x et y d’une ol
droite de repére (QO; wu ). > U 0
La distance entre M et N, ou encore la distance entre les PON
réels x et y, est celui des réels x—y et y—x qui est M
ositif : c’est la valeur absolue de x—y; on la note _d(M, N)=y-x
x-yl.
De facon plus précise :
sy Bi “oy
Jx-yl= {0 si x=y
yor si °x<y. O
d(M, N)=x-y

EXERCICES | ee la forme de distances, les réels |y—x|, |x —1],

2. Trouvez les réels x tels que |x —4| =3.


Trouvez les réels u tels que |u+2| = 2

2.2. La chasse au trésor _


On vient de retrouver un parchemin attribué a Rackham le
pirate.
Sur ce parchemin figure le plan d’une ile et le message que
nous avons traduit ainsi: «Sur la ligne qui passe par le
cocotier et le mat, j’ai caché un trésor.
Deux fois la distance du trésor au mat, plus trois fois la
distance du trésor au cocotier est égal a 65 pas.
De plus j’ai compté 30 pas entre le mat et le cocotier. »
Dans un premier temps, avant de se lancer a la recherche
du trésor, mathématisons cette situation. :
Pour cela, assimilons :
e la ligne dont il est question a une droite graduée d’origine
M (le mat);
e le cocotier, au point C d’abscisse 30;
e lemplacement du trésor a un point T; notons x son EERE TRO
abscisse. M C

42
3. Valeur absolue

D’aprés le paragraphe précédent :


d(M; T)=|x| et d(C; T)=|x—30].
’ Trouver un point T tel que 2 Xxd(M; T)+3
x d(C; T)=65, revient donc a trouver un
réelx tel que : .
2 |x|+3 |x-30|=65.
Comme nous ne savons pas résoudre directement cette équation, essayons de l’écrire
sans utiliser la notation valeur absolue. Pour cela, déterminons les signes de x et x — 30.
Consignons les résultats dans le tableau :

d(M;T) | d(C; T) 2 |x|+3|x-30|=65


uP 30%

x 30x —x+90=65

x ~= 30 5x — 90=
65.

L’abscisse du trésor peut-elle étre négative?


D’aprés ce tableau, on est conduit a résoudre dans |—~; 0] l’équation — 5x +90=65.
Un réel x de |—~; 0] est solution, si et seulement si x <0 et:
—5x=-—25. soll. *=5.
Or 5 nest pas dans |—™; 0], donc 5 n’est pas solution de 2 |x| hae) |x — 30] =65.

Résolvez dans [0; 30] ’équation — x +90=65.


EXERCICE Résolvez dans [30; +~[ l’équation 5x —90=65.
Concluez sur l’ensemble des solutions de 2|x|+3 |x —30| =65.
Qu’en déduisez-vous pour l’emplacement du trésor de Rackham
le pirate?

2.3. Valeur absolue et intervalles


La valeur absolue permet de décrire des intervalles d’une autre facon que celle vue
au chapitre 2.
Exemple : traduisons a l’aide de la valeur absolue : x €[2; 3].
Le milieu de l’intervalle [2; 3] est 52+3)=3
coll 1
La demi-longueur de cet intervalle est 5 (87 2)=
Nile
Un réel x est dans [2; 3], si et seulement si la distance
see, Ny hee) : : ]
entre x et le milieu = est inférieure 4 la demi-longueur =.
Z Zz
D’ot x €[2; 3], si et seulement si :
; -3|ae
Z| 2

EXERCICE Traduisez a l’aide de la valeur absolue : x €[—3; 3]; u€]—2; 5[.

4.3
2.4. Faire le point sur divers langages

EXERCICE Complétez le tableau ci-dessous, de telle sorte que les proposi-


tions écrites sur une méme ligne aient la méme signification, et
soient de la forme correspondante a chaque colonne (la premiére
ligne fournit un exemple de ce qui est demande).

x est élément de
l’intervalle de milieu -
et de demi-longueur -.

13
milieu
ili :~
3
demi-longueur : 5

a
demi-longueur :
(avec r>0)

2. Cours et applications

3.1. Valeur absolue


a. Valeur absolue du réel x

Définition 1

Pour tout réel x non nul, on appelle valeur absolue de x, et on note |x|,
celui des deux réels x et —x qui est positif.
En outre, si x=0, on dit que |x/=0.

En résumé, nous avons donc :

44.
3. Valeur absolue

D’aprés cette définition, il résulte directement que :


@ pour tout réel x, |x|=0
@. pour tout réel x, |x|=0 si et seulement si x=0.

6. Distance entre deux réels


AP is PoviRerme :
D’aprés ce qui précéde, pour deux réels x et y, nous avons donc :

Js-yl={*? si x-y=0 (soit x =v)


—xty si x-y<0 (soit «= y)
Notez que pour tous réels x et y, |lx-y| =0 si et seulement si x=y.

Définition 2

La distance entre les réels x et y est le réel positif :


d(x, y)=|x-y|.

Interprétation géométrique M N
D est une droite de repére (O; a ). Sap col eoeny
M et N sont les points de D d’abscisses respectives ‘
x et y. d(M; N)=y-x

Alors d(x; y), c’est-a-dire |x-y| est la distance


entre les points M et N. N M
—$$_+_+_ ++»
En particulier |x| =d(x; 0), donc |x| est la distance aes By x
entre lorigine O et le point M. d(M, N)=x-y

Ecrivez sans la notation valeur absolue, le réel {2x +3], suivant les
BALE CICE valeurs du réel x.
resolu

Solution aug

Notez que 2x+8=(2x)—(—3), et donc que


|2x +3|=d(2x;
—3).
Répondre a la question posée, c’est écrire |2x +3| sans utiliser «les doubles barres» de
la notation valeur absolue, ni la notation d(2x; —3), mais c’est utiliser la définition 1 :
3
2x+3 si 2x+320 donc si =
es
|2x +3|= :

al
ea
2
—2x-3 si 2x+3<0 donc si XS 5.

On peut consigner ces résultats dans le tableau ci-contre.

45
c. Propriétés
> Calcul de |x|?
Six=0, |x|=x done |x|?=x?.
Six<0, |x|=-x done |x|?=(—x)? =x.
D’ou le théoréme suivant :

Théoréme Il

Pour tout réel x, x et |x| ont le méme carré.

> Reéels ayant méme valeur absolue


Comparons les réels |x| et |—x|; nous savons que, pour tout réel x, |x| et |—x| sont
positifs; il suffit donc de comparer leurs carrés
| —x|?=(—x)? =x? et bathe.
Done, pour tout réel x, — |—x|=|x].
Réciproquement, si x|= ly| que peut-on dire de x et y?
Si |x|=|y| alors [x|?=|y|? et on sait que |x|?=x? et |y|?=y?, dow x?=y’.
On en déduit done que x?—y’?=0, soit (x—y\(x+y)=0.
Dots. *=y ou . x= —¥.

Théoréeme 2

e Deux réels opposés ont méme valeur absolue.


Pour tous réels
x et y: -x|=|x| et |x-y|=|y-x].
e Si deux réels ont méme valeur absolue, alors ils sont égaux ou opposés.

Remarquez qu’en conséquence, pour tous réels x et y, d(x; y)=d(y; x).

EXERCICE Résolvez dans R chacune des équations suivantes :

résolu 2 a. |x-3[=-4. b [x-4]==. e |x-1]=[2x-3].


Solution aun

a. Pour tout réel x on a |x—3/>0, done S=@.


: 3 ; ‘ P ' : Pal
b. Résoudre cette équation, c’est résoudre |’équation Jx-a]=[E], donc d’aprés le
21 21 41 1
é
théoreme e 2 on a x -4=—5 0Ou x —-4=-—:d
53 done s=|=ie-=}.

c. D’aprés le théoreme 2, les réels x—1] et 2x—3 qui ont méme valeur absolue, sont
égaux ou opposés.
Donc : A ee ma ou ph Laig pea

d’ou: =? VE x5 donc s={% 2}.

46
3. Valeur absolue

> Comparaison de |xy| et |x| x |y|.


Pour comparer les réels positifs |xy| et |x| x |y|, comparons leurs carrés.
l)?
Jayl=CayyP=aty? ot ([x]LyLal? =%
ly=a29
Théoréme 3

Pour tous réels x et y, |xy| = |x| x |y|.

> Comparaison de |x+y| et |x|+|y].


Pour tous réels x et y, les réels |x +y| et |x| a ly| sont positifs, mais la comparaison de
leurs carrés n’est pas aussi immédiate que précédemment.
Nous admettrons le théoréme suivant, dont nous vous proposons la démonstration a
Vexercice 40 page 51.

Théoréeme 4 (inégalité triangulaire)

Pour tous réels x et y, |at+y|<|x|+ |r].

En particulier |x — y| = |x +(-y)]; Vinégalité triangulaire conduit a :


jz—y|=|x|+[-y|
comme |—y|=|y|, on déduit que :
|x-y|<|x|+|yI.
> Comparaison de |x| et Vx”.
Pour tout réel x, on a x?20.
Donc pour tout réel x, Vx? est un réel.
Par définition, Vx? est le réel positif dont le carré est x”. D’ou :
e si x20, Vx? =x; e six<0, Vx?=-x.

Pour tout réel x : Vx? = |x].


ea

Commentaire : Interprétation géométrique


(O; i,j ) est un repére orthonormé du plan muni d’une distance.
M est le point de coordonnées (x; y).
Vous avez établi dans Jes classes antérieures que :
d(O; M)=Vx? +?
m est le projeté orthogonal de M sur l’axe des abscisses;
alors m a pour coordonnées (x; 0).
Donc : d(O; m)= Vx? + 02 = Vx?.
Or géométriquement d(O; m)= |x|.

4.7
3.2. Valeur absolue et intervalles
a et r sont des réels, r=0.
Le milieu de l’intervalle [a—r; a+r] est a.
Sa demi-longueur est r.
Un réel x est dans [a —r; a+r], si et seulement si la distance
entre x et a est infoniete acer
Nous admettrons le théoréme suivant, dont nous vous
proposons une démonstration a l’exercice 43 page 51.

Théoréme 5

a et r sont des réels avec r=0.


|x-a|<r si et seulement si_ x€[a-r;atr].

On a de méme :
|x-al|<r si et seulement six€la-—r;at+r[
|x-a| >r_ si et seulement six€]—%;a-—r[UJlatr; +%[.

EXERCICE Traduisez avec la notation valeur absolue, x €]—©; —4]U[2; +[.

Solution saa

Le milieu de Jl’intervalle ]—4; 2[ est a=—1 et sa demi-


longueur est 3. i
Done x €]—4; 2[ si et seulement si |x +1| <3.
Par conséquent x€]—%; —4]U[2; +[ si et seulement
si |x +1|>3.

3.3. D’autres applications


EXERCICE a. Ecrivez |2x —1| + |2-—3x| sans la notation la valeur absolue.
pésolurd b. Résolvez dans R l’équation E : |2x—1| + |2—3x| =2.

Solution aus

a. Nous vous laissons analyser les résultats x


consignés dans le tableau ci-contre.
7 : 2x-1
b. Résolution de E: on résout cette équation sib,
dans chacun des intervalles ot |2x -1 +|2 — 3x \2-32|
a une expression différente. |2x-1|+|2-3x|
e D/aprés le tableau, chercher les solutions de E
1 3 2 ;
dans ]-«: s\ revient donc a chercher les réels x, tels que x
]
c’est-a-dire résoudre le systeme : “ 5
3-54 =2;
4.8
3. Valeur absolue

e 2
De méme, : Wea : sem? :
chercher les solutions de E dans E Ar revient a résoudre le systéme :

is x <2

OT! ay
1-x=2.
2 S
e Chercher les solutions de E dans E +o], revient a résoudre le systéme : se
4 — 3 = 28

Nous vous laissons vérifier que l’ensemble des solutions de E est S= {es1}.
BESS S888

EXERCICE Résolvez dans R l’inéquation : |2x +5] zh


résolu 5 4

Solution aus
D’aprés le théoréme 5 : , A é
|2x +5| 76 si et seulement si 2xe|-5—< -5 +5].
4
27 ~~ 13 ‘ 2a 3 : 27 13
2xe| -m7: —_—
=| se traduit par ——<9y<
A <2x<—— a? soit —-—<f<
3 x ——,3

D’ot l’ensemble des solutions : s=[-35 -<3I.

EXERCICES

Pour tester vos connaissances

|cecol. Caleulez: |-1|; [32]; {(—4)?1; c) A= as et B=2|x| +1.


pele aah4 steel
t 2
7 Comparez A et
}
d) Six et y sont des réels tels que |x| < lyl,
i est-il vrai que x Sy?
nay Pa a=, heey pour x=-4, e) Quelle est la valeur absolue de |x|?
calculez : A=|2x+4|; B=(2x—-1)—|x-2].

|
=[34+].
Iax-+5
(€__] 5. Résolvez dans R Péquation
las: [el=_2s [21 24s [vl 0.75.
f¢_13. Résolvez dans R, les équations:

c)4. a) Quel est le signe de |x|? de ' 2


«|? de [Saco ? mmm6. Ecrivez eat sans utiliser la
: ee eenSe eT notationTide
valeur
b) Quel lien existe-t-il entre 2x 5 et 5 2xt Pca Geceabsolue.
blone Présentez vos résul-

49
[4 7. a et b sont des réels négatifs tels mmm 10. Traduisez a l’aide d’intervalles :
que |a|<|d]. 3
Comparez a et b. a) |x|<-. b) lz|>5.

8. Est-il vrai que: si |x|<1 alors


3x} <4? re. J11. Traduisez a l’aide de la notation
valeur absolue :
c9. Calculez :

d(10; —10) et a(-<; 3).

Exercices d’entrainement
Sans notation valeur absolue mmm 24. |z|+/z2+1|=2.

Pour les exercices 12 4 17, écrivez le réel mmm 25. [3x +1|/=|x-3].
sans la notation valeur absolue.
mmmm26. |a|+|2—a|+|a-1|=1.
mmm 2. (2x +7).
mmm 27. |(3x +4)\(2—x)|
=0.

Interprétation géométrique

mumm28. A et B sont les points d’abscisses


respectives 1 et 3 sur l’axe D.
M est le point de D d’abscisse x.
Exprimez d(M; A)+d(M; B) en fonction de x.
-—"
x
mmm 29. Quelle interprétation géométrique
pouvez-vous donner aux réels
3
mu 16. Qx+5)(1-5 x) ,
2|x+3]+ > 2? [2x41]?

mmm l7. |—3x+4/+|x—-3]. mam 30. A et B sont les points d’abscisses


respectives 3 et —3 d’un axe. M est le point
d’abscisse x.
Résolution d’équations a) Exprimez 3AM+2BM en fonction de x.
b) Déterminez les points M tels que
Pour les exercices 18 a 27, résolvez dans
R les équations suivantes : 3AM+2BM=28.

ae Pour les exercices


géométriquement et
31 et 32, interprétez
résolvez dans les
équations :
|x-2|=2--.
Mmmm sl. d(x; —l)=d(x; 4).

|2a —3| =z. mmm 32.° |x—2|+|x—5|=2.

[3x|+5=x—-1. Résolution d’inéquations

|x|+2|3—x|=—2. Pour les exercices 33 a 35, résolvez dans


R les inéquations suivantes :

d(u; 2)=5. mmmm33. |x +6|+/|x-10|/<16.


3. Valeur absolue

Démonstrations

mmm 40.* L’inégalité triangulaire.


a) Montrez que pour tout réel a, on a:
Mm 35. [3—x|>|3+x|-2|x|.
as|/a|.

b) A Vaide du théoréme 1, page 46, et de la


question précédente, montrez que pour tous
mum 36. a) Montrez en utilisant l’iné- réels x et y:
galité triangulaire que pour tout réel x,
d(x; 2)+ d(x; 4)=2. [x+y] <x] +[y].
c) Déduisez-en que |x+y|=|x|+|y|, si et
b) _ Déduise -en, sans calculs, que seulement si xy =0.
Pinéquation Te —2|+|x—-4|<1, n’a pas de
solution. mmm 41.* a) Démontrez que pour tous
réels x et y, ona:

mmm 37. Montrez, sans calculs, que


o>) Nel bileteaar
b) A Vaide de linégalité triangulaire et de
Vinéquation |2x —1|+|2x—5|<4 n’a pas de la question précédente, montrez que pour tous
solution. réels x, y :
Indication: procédez comme a4 _l’exer- |x| -Iyl]<|x-y]<]x] + ly.
cice 36.
mmm 42. Utilisez l’égalité
DSS PRN ia ica 5) Som
Deux situations pour montrer que pour tous réels x, y, z, ona :
d(x; z)<d(x; y)+d(y; z).
gamm3$8. Probléme du campeur.
(extrait de «Pour une mathématique vivante
en Seconde », A.P.M.E.P.). mmm 43. a et r sont des réels donnés avec
Dans un camping, un vacancier envisage de r=0.
planter sa tente le long d’une allée rectiligne a) Pourquoi déterminer |’ensemble E des
de 500 m aboutissant a la mer. réels x tels que |x—a/r, revient-il a
déterminer l’ensemble des x tels que
Le long de cette allée se trouvent :
(x -—a)?—r?S0.
e a 100m de la mer, les _ installations
| sanitaires; b) Montrez que E=[a—r;atr].
e a 300m de la mer, le centre commercial;
@ a 400m de la mer, le parking. mmm 4.4. a et b sont des réels positifs non
nuls. =

kb
| Le campeur prévoit qu'il fera journellement :
Démontrez que si Vi+ bev alors
un aller-retour tente-mer;
un aller-retour tente-centre commercial;
un aller-retour tente-sanitaires.
|» Walt
a) Quelle distance parcourra-t-il journelle-
mmm 4.5. x et y sont des réels non nuls.
ment s’il plante sa tente a 200 m de la mer?
a) Montrez que : x?+y?>2xy.
b) Ov doit-il planfer sa tente pour que la
distance journaliére soit minimale? b) Déduisez-en que :

|G 39. Probléme des trois ville .


| Trois villes A, B, C sont situées le long d’une
route rectiligne : A et B sont distantes de Racine carrée et valeur absolue
| 900 m; B est entre A et C; B et C sont
distantes de 1200 m. (¢_146. Est-il vrai que les réels
Une personne compte faire quotidiennement
| deux aller-retour entre sa maison et A, un V(2—5x)? et (V2—5x)? sont égaux?
| entre sa maison et B, trois entre sa maison
| et C. mmm 47. Résolvez dans R |’équation
Ou doit-elle construire sa maison pour que son
trajet journalier soit minimal? V(a —3)?=7.
m@mmm48. En remarquant que les réels Distance
situés sous les radicaux sont des carrés 10
parfaits, simplifiez les écritures : mamm61. Déterminez d (1.10: 5):
V19-8V3; V4-2V3; V7-2V10.
mmm 62. Résolvez dans R:
mmmw49. Dans un plan muni d’un repére d(x; 3)=2 X d(x; —1).
orthonormé, A_ et sont les points de
coordonnées respectives (2; 0) et (0; 1).
Déterminez les points C de |’axe des ordon- mum 63. a et b sont des réels donnés.
nées tels que le triangle ABC soit isocéle. Résolvez dans
d(x; a)=2 X d(x; b).

Inégalités et valeur absolue


Traductions
Pour les exercices 50 a 54, démontrez les
propositions suivantes. Pour les exercices 64 a 67, traduisez a
Vaide d’intervalles.

mmmm50. Si lel <5alors |3x|<1. mmm6o4. 2<x.

mmm 65. |2x—1| <3.


mmm 51. Si |x—1|<0,25 alors |x|>0,5.
mmm 66. |2-3x|>4.
mmm 52. Si |x+2|<1 alors 1<|x| <3.
3
mmm 53. Si |x—1|<10-? alors mmm 67. d(x; —“D<3-
|x?-1]|<10-?.
Indication : montrez que nécessairement
|x + 1| <10. Pour les exercices 68 a 71, traduisez a
Taide de la valeur absolue.

Mmmg54.% Si lea] <7alors |x?—4| <7. mmm 68. x«€[-7; 5].

7
m@mmms5. a) Déterminez l’ensemble des mmm 69. x<-1 ou x>s.
réels x qui vérifient simultanément :
3 mu 70. 2x—1E€]-3; Of.
|x-1] <5 et |x +1|<2,8.

b) Comment choisir le réel a>0 pour quwil mu 71.0 x eJ—~: 1JUM; +.


n’existe pas de réel x vérifiant :

Jz-1] <3 a |x tibeap Ensembles de points du plan

mu 72.x (0; i,j) est un repére ortho-|


mem 56. Un nouveau réel? normé du plan. :
a et b sont des réels; max (a; b) désigne le
plus grand des réels a et b. a) Représentez graphiquement l’ensemble
Pour tout réel x, déterminez max (x; —x). des points M(x; y) tels que
|x| +]y]=1.
Pour les exercices 57 a 60, quel renseigne- Indication : travaillez successivement dans
ment pouvez-vous donner sur |x|? chacun des quatre quadrants du plan (x=0
et y2=0, 20 et yS0, ...).
mmm 7. 1<x<2. b) Représentez graphiquement l’ensemble D
des points M(x; y) tels que :
mmmm58. -—7<x«<-2. 1 —3
|x-3|<1 et
ae Mes REN
MAT
OT
TROT
Tr
ee
Seo
AT
DL
LE
E
LBee

mm 559. x <-3. c) Représentez graphiquement l’ensemble


des points M(x; y) de D tels que :
me 60. |x-—3|
+ |y|=2.
CHAPITRE
4

APPROXIMATIONS
DES REELS

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Position du probléme

a. Le réel u
3
1 : : vas : :
3 est le réel quotient de 1 par 3, c’est-a-dire le réel dont le produit par 3 est égal a 1.
A partir de cette définition et de la pratique de la division dans le systeme décimal, on écrit :
1
—= 0,333 3...
3
Les pointillés sous-entendent que |’écriture se continue; d’ailleurs vous savez que dans ce
cas elle se continue perpétuellement avec des 3.
1 1 1
Donc : 3 n’est pas’0,3; 3 n’est pas 0,33; 3 n’est pas 0,333 33;
1 ‘
Mais dans la pratique, on est souvent obligé de remplacer 3 Par un décimal : on dit que
1
0,3; 0,33; :.. sont des approximations décimales de 3

Un menuisier a qui vous demanderez une planche de 3 de métre vous livrera certainement
une planche de 0,333 métre.
Une calculatrice qui affiche dix chiffres, et a qui l’on propose 3 fait apparaitre sur l’écran :

935535434 autrement dit 0,333 333 333 3.


Le. , el at ren : : 1
Dans le cas de =, il est trés facile d’estimer l’erreur commise en remplagant 3 Par 0,3 par
3
exemple. En effet, comme 0,3<5<0,4, l’erreur ainsi commise est inférieure a 0,4—0,3=0,1.

b. Le réel V6
V6 est le réel dont le carré est 6: (V6) =6:
Comment trouver des approximations décimales de V6?
La calculatrice est le moyen le plus rapide de répondre a cette question. Une calculatrice
qui affiche dix chiffres fournit le décimal :
2,449 489 743.
A-t-on vraiment l’égalité? Sinon, quel encadrement d’amplitude 10~° peut-on en
déduire? L’approximation proposée par la calculatrice est-elle par défaut ou par
exces?
Ce sont quelques-uns des types de problémes qui se posent 4 l'utilisateur.
Bien sir la calculatrice est trés rapide, mais si l’on veut un encadrement de V6 d’amplitude
10°*°, elle n’est plus d’aucun secours. Aussi présentons-nous par la suite des méthodes
d’approximations qui, avec un peu de patience, permettent de trouver des encadrements
d’amplitudes aussi petites que l’on veut.

1.2. D’autres problemes :


encadrement d’un résultat
L’aire S d’un disque de rayon R est S=7R?.
Supposons le rayon connu a l’aide de l’encadrement :
2.18<—R< 2.19.
Travaillons avec l’encadrement :
Solar Sole.
Quel encadrement a-t-on pour S? S=ak*

EXERCICE Répondez a cette question.

On est conduit quelquefois a résoudre le probléme réciproque. Par exemple ici :


sachant que 2,18<R<2,19, quel encadrement de 7 choisir pour connaitre un encadrement
de S d’amplitude 2x 10~'? ou d’amplitude 107?

EXERCICE Pouvez-vous répondre a ces question?

54
2. Travaux dirigés d’approch

2.1. Les encadrements successifs


La double inégalité 2<V6<3 est vraie car l’on a:
ve (V6)? <s, /
Les naturels 2 et 3 encadrent V6.
Cet encadrement a pour amplitude 1.

Peut-on trouver un encadrement de V6 d’amplitude


10°?
Pour répondre a cette question, on construit la table des
carrés ci-contre.
Comme on a: o
5,76<6<6,25,
on en déduit l’encadrement de V6:

Cet encadrement a pour amplitude 2.5-2,4=0,1=1077.

able des carrés ci-


contre.
Déduisez-en un encadrement d’ampli-
tude 10°” de V6. o -
| Trouvez ensuite un encadrement
) d’amplitude 107°.

Commentaire
Le passage d’un encadrement au suivant nécessite de longs calculs auxiliaires.
Ainsi, pour passer de l’encadrement 94<V6<25 a 2,44<V6<2,45, il a fallu calculer les
carrés de 2,41; 2,42; 2,43 avant de trouver les décimaux 2,44 et 2,45 qui encadrent le réel V6.
2.2. Algorithme de Babylone
Voici une autre méthode ae permet d’obtenir des encadrements d’amplitudes aussi
petites que l’on veut de Vp, ou p est un naturel.

p> L’idée de la méthode est celle-ci : :


trouver Vp, c’est écrire p comme produit de deux réels positifs EGAUX,
p=VpV>p.
On étudie donc les paires de rationnels positifs a et b tels que ab=p, sachant que
les paires qui nous donneront les meilleures approximations sont celles ou a et 6 sont
presque égaux.

Avant de présenter cette méthode, nous demandons de résoudre deux exercices dont
nous utiliserons les résultats.

EXERCICES 1. a est un réel strictement positif tel que Vp< a.


Vérifiez que l’on a alors Baraa©
a
Déduisez-en que Pv.
a
2. a_et b sont deux réels strictement positifs tels que ab=p
et Vp< a.

Notez que b=", et que (a—Vp)?>0.

Développez (a -~Vp)’, et déduisez-en que Vp < (a+b).


Nile

fp Prenons par exemple p=37, et déterminons des encadrements de V/37.


e Premiére étape du calcul :
Posons a,=73; remarquez que V37<7.
Prenons 6, tel que a,b, =37, soit b= 2
D’apres l’exercice 1 ci-dessus, on a b;<V37, d’ot l’encadrement :

“ <V387T<7.

L’amplitude de cet encadrement est : 7A,

e Deuxieme étape du calcul : 37


dy est le milieu de l’intervalle [b,; a,]. Priel em tn eS
-1(%47)-48 °s <
POINT 2 ee | . mae |
D’apres l’exercice 2 ci-dessus, on a: V37<ay. 2
Comme de plus a,<a), on a az plus prés de V37 que aj.
Comme a la premiere étape prenons alors :
_37_ 259
ated
56
4, Approximations des réels

D’aprés l’exercice 1, b,<V37, d’ou l’encadrement :


259 43
—<V37<
43 4
: 43 259 36
Remarquez que l’amplitude de cet encadrement : ————=——
ae PO ae S01
est presque 15 fois plus petite qu’a la premiére étape. Le b,
dessin ci-contre vous indique la place relative de a, a, bj, t e 8. t
be: b, az a,

e Troisiéme étape du calcul :

EXERCICE Montrez que le milieu a3= Eee) de [bg; az] vérifie


301
37
< a,<ay.
oe se 11137
Comment choisissez-vous b3? Vérifiez que bs = T3831"

On parvient donc 4a l’encadrement :


11137 1831
[eat |" 401
1831 11137 324
Son amplitude est ; presque 205 fois plus petite qu’a la deuxiéme
301 =1831 551131
étape!
Avec la calculatrice et un affichage de 10 chiffres, on vérifie que :
b;~ 6,082 468596 et a;~6,083 056478.

e Quatriéme étape du calcul :

, « .$3592399 _ 20391 847


EXERCICE Montrez que |’on aboutit a 44-31 et b1= 3359399
359399"

Quelle est l’amplitude de l’encadrement [b,; a4]?


Combien de chiffres exacts de l’écriture décimale de V37
connaissez-vous?

e Cinquiéme étape du calcul :


EXERCICE Si votre calculatrice affiche plus de 8 chiffres, essayez de faire
cette cinquieme étape.
«| Comparez les écritures décimales de a; et bs avec l’affichage de
V 37 sur votre calculatrice.

Commentaire
Un algorithme est un procédé de calcul qui permet de résoudre un probléme par |’exécution
souvent répétitive de certaines régles.
C’est la raison pour laquelle la technique précédente est appelée algorithme de Babylone
(méthode utilisée 4 Babylone entre les années —2000 et —600).
Le mot algorithme résulte de la déformation successive (algoritmus, algorisme) du nom du
mathématicien Al Kuwarizmi (IX° siécle), originaire de Kuwarizm, aujourd’hui Khiva située en
Ouzbékistan (U. R. S.S.).

37
> Mise en place de l’algorithme sur une calculatrice
Reprenons le calcul de V37 en partant de a,=7.
Voici la suite des touches a taper sur une TI-57 II (aprés avoir appuyé sur
pour pouvoir utiliser deux mémoires ).

e Il étape:

[7|[ sto] 0] |ON] (stockage de a,=7 en mémoire 0)

[3] [7][+] [xcx] [0] [=] [sro] [1JL+-][+4] [Ret]


[o] [=]
(calcul de b= et stockage en mémoire 1, puis calcul de l’amplitude a,—6, : on
s’arréte lorsqu’elle est inférieure a 10-*).

e 2° étape:

+ [o}[-][5] [x] [Ret] [2][+][Rcx]


Lo][>] [=] [sto] [0]
1
(caleul de a2=5 (a,+ b,) et stockage en mémoire 0).

** [3][7] [+] [Rex] [0] [=] [sto] [1] [+] [+] [Re]
[0] [=].

e 3° étape :
On recommence les deux lignes * et **, ...

EXERCICE Utilisez votre calculatrice pour retrouver V37, a l’aide de cet


_ algorithme.
Recommencez pour V 101.

Commentaire

Sur une Casio fx 180 P, les deux lignes précédentes s’écrivent :

* (oJL-J[5] bd Uc] (Kou) [2][4](Kou) [0] [5] [] [Kin] [0]


++ [3] (7) Le] [Kout} [0] [=] [Kin] [1] FE] [4] [K out] [0] EE]

38
4. Approximations des réels

3. Cours et applications

3.1. Approximations et encadrements

Vocabulaire

x est un réel, k est un réel strictement positif.


Dire que le réel A est une approximation de x a k pres signifie que :
|x—A|<k.
Nous avons établi au chapitre 3 que cette proposition se traduit aussi par :
A-ks<x<A+k soit xE€[A-—k;A+k].
Notez que l’amplitude de cet encadrement (ou la longueur de cet intervalle) est 2k.

Si de plus on précise que A est une approximation par


défaut a k pres de x, alors:
AST aNPE B= (5
: At+k
L’amplitude de cet encadrement est k. e
De méme, si A est une approximation par exces a k ri
pres de x, alors : may:
A-k<xSA. O i
L’amplitude de cet encadrement est k.

Exemple
1,4095 est une approximation par défaut a 10°” prés de V2 car
1,4095<V2<1,4195.

Commentaire sur les calculatrices


Lorsqu’une calculatrice affiche 10 chiffres, elle ne donne_en fait qu’une approximation a 5x10"°
pres, en raison des arrondis. Par exemple, lorsque, pour V17, une calculatrice affiche l’approximation
A: 4i/23/05526, on est assuré de l’encadrement
Pa
4.123 1056255< V17<4,123 1056265
soit : A=5 <410 = VIO SAGO x 10-2.

3.2. Opérations sur les approximations


Connaissant des encadrements des réels x et y :
axx<b et cxsy<d;
comment déterminer des encadrements de x+y, x-y et xXy?
39
a. La somme de deux réels

Nous savons (voir exercice 64 chapitre 1) que si aXx<b et cSyS<d, alors:


ate<x+y<b+d.
Voici un exemple :
1,414 <V2<1,415 (amplitude 107°)
2.236 0< V5<2,2361 (amplitude 107%).
Nous en déduisons :
3,6500<V2+V5<3,651 L.
L’amplitude de cet. encadrement est 11X10°*; c’est la somme des amplitudes des
encadrements de V2 et V5.
Plus généralement, nous avons :
l’amplitude de V’encadrement de x+y est la somme des amplitudes des
encadrements de x et de y.

b. La différence de deux réels : attention au sens des inégalités!


Nous savons que si aXx<b et cx<yX<d _ alors:
—~qa yee
et de la, d’aprés le paragraphe a. :
—-d<x-y<b-e.
Ainsi, pour avoir un encadrement de V2—V5, il suffit d’écrire V2+(—V5) et d’utiliser
l’encadrement :
— 2,2361< —V5< —2,2360
dou : 1,414
—2,236 1<V2—V5<1,415 — 2,2360
et : — 0,822 1<V2-V5< -0,8210;
encadrement qui a aussi pour amplitude 11 x 10*.
Plus généralement, nous avons :
Vamplitude de l’encadrement de x-—y est la somme des amplitudes des
encadrements de x et de y.

c. Le produit de deux réels

Il est facile (voir exercice 65 chapitre 1) de trouver un encadrement de V2V5:


1,414 x 2,2360< V2V5<1,415 x 2,236 1
et : 3,161 704< V2V5 <3,1640815.
Il est inutile de conserver tous les chiffres aprés la virgule;
on peut donner le résultat par exemple sous la forme : nN

3,1617<V2V5<3,1641. Ss.
Comme le dessin l’indique, il faut veiller a ne pas réduire s aes
l’amplitude de l’encadrement...
Voici un autre exemple : 2,14<u<2,15 et —0, 05<0 <0,08.
Si —0,05<v<0 alors 0S —v<0,05
donc : 0<u(—v)<2,15 x 0,05
0<u(—v)<0,1075
—0,1075<uv 0. (1)
Si 0OXv<0,08
alors : 0< uv <0,08
X 2,15
0<uv<0,172. (2)
60
4, Approximations des réels

En utilisant alors les valeurs extrémes des encadrements (1) et (2), il vient
—-0,1075<uv<0,172.
Notez qu'il n’y a pas de régle générale pour déterminer un encadrement du produit xy a
partir de ceux de x et de y.
On applique suivant le cas les régles de calcul dans l’ensemble R.

3.3. Approximations décimales d’ordre n


d’un réel
Exemple
A Yaide d’une calculatrice qui affiche dix chiffres, on trouve pour V7: 2,645 751311.
L’approximation décimale par défaut d’ordre 1 de V7 est 2,6. On l’obtient en prenant la
partie entiére de at (chiffres avant la virgule), et le premier chiffre (car ordre 1) aprés la
virgule.
De facon comparable, l’approximation décimale par défaut d’ordre 3 de V7 est 2,645,
Vapproximation décimale par excés d’ordre 3 de V7 est 2,646.
Le tableau suivant fournit des approximations décimales de V7.

Approximation d’ordre n
par défaut par excés

Commentaire
Notez que dans le cas d’un réel négatif, par exemple — V7, ’approximation décimale par excés d’ordre
3 est —2,645, et par défaut, —2,646; ...

4. Pour aller plus loin

4.1. La dichotomie ou le partage en deux


ao om: j ;
Déterminons des‘ approximations du réel V37 en partant de l’encadrement :
6<V37<7. .
; A,
A, et A, sont respectivement les points d’abscisses eee as oaeey tre
X%9=6 et x,=7 d’une droite graduée. Xo =6 Net
A, est le milieu du segment [AjA,], il a pour Ca=6,5)
abscisse : l 13
25 (Xo + x)= = 6,9.

37 est-il dans V’intervalle ]x9; x2[ ou Ua 1?


16
Pour le savoir, comparons (x2)” et 37: (x2) =~ = 42,25

(x9)? >37 donc V37E]x93 xe.


Recommencons : A; est le milieu du segment [AjA,], il a pour abscisse
1 29
x3 rae (Xo. Xo) aa = 6,25.

V37 est-il dans l’intervalle ]xo; x3[ ou ]x33 x2[?

‘ (x4)°= $== 39,0625 done (x3)?>37 et V37E] x03 xs[.

Xo ) X3 Xo %y

6 6,25 6,95 ef
Ao A,

Ay
>————_s+3-S As
On obtient ainsi des segments emboités qui contiennent tous le réel V37, et a chaque
étape le nouvel intervalle a une longueur moitié de celle de l’intervalle précédent.
On arréte les calculs dés que la longueur d’un intervalle qui contient \37 est inférieure
a l’amplitude désirée.

EXERCICE Notons u et v les réels qui, 4 chaque étape, vérifient u Pave:


L’amplitude de cet encadrement est v — u et le milieu de l’intervalle
1
[u; v] est er (u+v).
Complétez la table suivante pour obtenir, a laide de votre
calculatrice, un encadrement de V37 d’amplitude inférieure a 10 *.
Au bout de 4 étapes, est-ce l’algorithme de Babylone (voir page 56)
ou la dichotomie qui donne le meilleur encadrement?

4.2. Un réel fameux : 7


a. Quelques points de repére historiques

Le probleme de la mesure de la longueur et de l’aire du cercle a attiré l’attention des


mathématiciens dés la plus haute Antiquité.
Le rapport de la longueur de la circonférence d’un cercle a la longueur d’un de ses
diamétres est une constante, indépendante du cercle considéré. A premiere vue, il semble
facile d’évaluer ce rapport. En effet, pour obtenir ce réel z, il suffit d’enrouler un fil
sur un disque et de comparer cette longueur a celle d’un diamétre.
Cependant, la détermination «exacte» du réel 7 pose un probléme difficile.

62
4, Approximations des réels

Voici quelques étapes de |’évolution des approximations de 7 4a travers les Ages :


e dans la Bible, on trouve déja l’approximation 3;
4 1
~e a Babylone, vers —2000, on prend la valeur 3+33
2
e dans le papyrus d’Ahmés (— 1650), on donne l’approximation (5) ,

e Archiméde, vers —250, propose l’encadrement : B+ <a<3to

age
Notez que 345555 cela vous rappelle peut étre quelque chose!

e une équipe du C.E.A. (commissariat a l’Energie atomique, Paris) donne, en 1966,


250000 décimales, 500000 en 1967 et 1000000 en 1974.
Ces calculateurs ont utilisé des méthodes que vous rencontrerez au cours de vos études.
En attendant, en voici une plus simple pour encadrer 7.

b. Méthode d’Archimeéde pour encadrer 7

Le cercle @C, de centre O et de rayon 5 4 pour périmétre 7.


Archiméde inscrit dans ce cercle un polygone régulier de 3 cétés, puis de 6 cétés, puis
de 12 cOétés, ..., puis de 3X2” cotés, ...
De méme, il trace des polygones circonscrits 4 ce cercle, de 3, 6, 12, ..., puis de 3 x 2”
cotes.

c, désigne la longueur du cété du polygone inscrit dans C de 3X2” cotés; p, est son
périmétre.
C,, désigne la longueur du coté du polygone circonscrit 4 C de 3X2" cotés; P, est son
périmétre.

a. Montrez que c, =sin 2 et C,, =tan ~


EXERCICES
vA b. On sait que _p, =3%X2" Xc, et P,=3.X2" XC,
D’autre part : p, <7<P,,.
A l’aide de votre calculatrice et en effectuant les calculs avec au
moins 6 décimales, complétez la table suivante et trouvez un
encadrement de z d’amplitude inférieure a 10°.

0 3 60° 0,866 025 1,732 051 2,098 075 5,196 153 2,998 078
1 6 30°

63
EXERCICES

Pour tester vos connaissances


*

‘€¢ J]. On veut mettre bout a bout deux Mmm4. Déterminez |’approximation déci-
tables de longueurs / et L (en métres). male d’ordre 3 par défaut de aV2, puis son
Sachant que : approximation décimale d’ordre 5 par exces.
212< L213 et>—1,03<2= 706;
quelle est la longueur totale occupée par les [(€¢ 15, Assimilons la Terre a une sphére
deux tables? dont le cercle équatorial a pour périmétre
40000 km.
@@mmmi2. Ecrivez les encadrements d’un réel En prenant 3,14<7<3,15, est-il raisonnable
x fournis par chacun des renseignements d’affirmer que le rayon de la Terre est de
suivants : 6 369,4 km?
a) les premiers chiffres de l’écriture déci-
male sont 2,718;
MM 6. On donne:
b) Vapproximation décimale d’ordre 3 par
1,85<a <1,86;
excés est 2,719;
—-15<b<-1,49;
c) 2,7186 est une approximation a 5X10 —0,2<c S0,5.
prés.
Déduisez alors de ces renseignements un Déduisez-en des encadrements de a+ b, a — b,
encadrement de x le plus précis posssible. a+b+c, a+b-—c, a”, ab et abc.

(€ 13, 3,142 est une approximation par (17, A Taide de Talgorithme de


excés de 7 4 5X10°* prés; Babylone, déterminez des encadrements
1,414 est une approximation par défaut de V2 d’amplitudes inférieures 4 10°* de V17 et
a 5X10% prés. V 19.
Est-il possible de déterminer |’approximation Déduisez-en un encadrement de V17+V 19.
décimale par défaut d’ordre 3 de 7 + V2? Quelle est son amplitude?

Exercices d’entrainement

M@mmig. Déterminez les encadrements du Mmm il. —-5<u<-4,9


réel A dans chacun des cas suivants :
7sv87,1.
a) 1,423 est une approximation de A a 10-2
prés;
Mmmm 12. -—211x10-?<u<-—210x10-3
b) —13,4 est une approximation par défaut
de —A a 5X10"? prés; — 442 x 10-?<v< —441 x 1073.

ec) 2,5157 est une approximation par excés


de 3A a 10°° prés. Pour les exercices 13 4 15, x,, y;, z, sont
des approximations décimales d’ordre p par
défaut de x, y, z.
Pour les exercices 9 a 12, les réels wu et Calculez un encadrement pour x + y —z.
v sont donnés par des encadrements; détermi-
nez des encadrements de u+v, u—v, v—u,
ww. x, =0,24
z,=3,81.
Mmmm. $=123,4<u <123,5
32,7<v S32,8. x = 2,423
z,=3,271.
Mmm l0. 3x10-?°<u<4x10-3
x, = 1,4142
41X10 ?#<v<42~x 10-3. y, = 1,7320 z,=3,1415.
4, Approximations des réels

mmm 16. Les décimaux 1,4142 et 1,7320 mmm 25. Connaissant l’encadrement :
sont des approximations 4 10~* prés par défaut
le 20) <a 128
de V2 et V3.
déterminez l’encadrement de t.
a) Déterminez un encadrement de V2+ V3.
Quel est le nombre de décimales exactes
obtenues? mum 26. (O; i, j )est unrepére orthonormé
b) Méme question pour V2V3. (unité 10 cm sur chaque axe).
a) Représentez les droites d’équations
y =2x+2,1 et y=2x4+2.
mu 17. On donne : yo ls <25532.
Déduisez-en des encadrements de : b) Représentez les droites d’équations
y = 1,6 et y=1,7.
5x7; 7x—-3; 5x?7+7x—-3.
c) a et b sont des réels tels que :
2<as2,1 et 1,6<b<1,7
Pour les exercices 18 a 21, déterminez 4
D est la droite d’équation y=2x+a et A la
Vaide d’une calculatrice les approximations
droite d’équation y = b. Déterminez graphique-
décimales par excés d’ordre 0 a 6 des réels :
ment un encadrement de l’abscisse du point
d’intersection de D et A.
0,1875 x 95,5 d) Retrouvez cet encadrement par le calcul,
ee
0,0266 x 10-2 de deux facons différentes.

mmm 19. =(—4,72)°V9,19 x 0,404. me 2 7. (O; i, i} est un repére du plan.


D, et Ds, sont les droites d’équations
respectives :
y=2x+a et y=-xt6),
ous 2 0 pony AG
* 18,8 x 2,36 avec :
9512 <a:<5,13. neti 305144
6 63:
mmm 21. 375 27,4x V 291,56. Déterminez les encadrements des coordonnées
du point d’intersection des droites D, et Do.

mmm 22. A l’aide de la calculatrice, déter-


minez des encadrements d’amplitudes infé- mum 28. Les longueurs des cétés a, b, c
rieures 4 10° de: d’un parallélépipéde rectangle sont données
par les encadrements (mesures en
a=V3-V5 et b=V17+V21. centimetres).
Puis déterminez des encadrements de a+b 53<a<54, 101<b<102, 217<c<218.
et ab.
Déterminez un encadrement du volume du
parallélépipéde.
mmm 23.* a) Calculez Traduisez-le en termes d’approximation a k
pres.
(3+2V7P et (3-2V7/.
b) Ecrivez plus simplement
Pour les exercices 29 a 31, donnez
x=V37412V7 et y=V37-12V7. des encadrements du volume d’une sphere
ec) Calculez x+y et x—y. 4
Mie aR*, sachant que :
d) Sachant que 2,645 < V7 < 2,646, détermi-
nez une approximation de x+y a 10° prés
par défaut. mu 29. 0,01<R<0,02
avec 3,14<7<3,15.

mm 24. Ona:
gu 30. 1,01x10-*<R<1,02x10°°
4,2<x<4,3 et 0,15<y<0,16. avec 3,141
<7 <3,142.
a) Déterminez un encadrement s,<s<sy du
réel s=xty. mum 31. 10°°<R<1,1x10°°
b) Placez s, et sz sur un axe; ou est situé le avec 3,1415<7<3,1416.
réel s?
ec) Déterminez des réels k, h, | tels que: mum 32.% Déterminez les approximations
|s—s,|<k, |s —s3|<h, décimales par défaut d’ordre 1 et 2 de la
longueur du cété d’un triangle équilatéral qui
S$, +S a méme aire qu'un cercle de_ rayon
= a
Z, 2783 metres.
Mmmm 33.% Uncercle a pour rayon R. H est Pour réaliser cette conduite on dispose de
un hexagone régulier inscrit dans ce cercle. tuyaux de 5m a 5cm pres. Les tuyaux
s’emboitent l’un dans l’autre sur une partie de
a) Exprimez en fonction de R la longueur c
20 cm a 1 cm pres.
du coté de H.
Quelle quantité minimale de tuyaux faut-il
b) Déterminez en fonction de R laire a de
pour réaliser ce projet?
Sat
c) On suppose que 15,21<R<15,22
et on choisit 1,732<V3<1,733. mami 38.% L’algorithme des moyennes.
Donnez des encadrements de ¢ et a. 1. «x et y sont deux réels positifs.
pa eXtats 2% y
Les réels 5 y V xy et = sont respective-
x
@mm34. Dans certaines recettes de ment la moyenne arithmétique, la moyenne
cuisine, on lit : « Mettre 100 g de sucre, soit géométrique et la moyenne harmonique de x
6 a 8cuillerées 4 soupe». Si vous faites et y.
Vexpérience, selon que vous prenez une
cuillerée rase ou une «bonne cuillerée» de a) Pour x=3 et y=12, calculez leurs trois
gourmand, vous avez entre 12 ¢ et 16 g par moyennes et rangez ces cing nombres par
cuiller. ordre croissant.
Si vous mettez 6 «bonnes cuillerées» ou Mat
8 cuillerées rases, vous mettez environ 100 g b) Pour x<y, rangez x, y, 5 a Vxy et
(le calcul donne 96 g).
Mais dans quelle «fourchette » (qui n’a rien a 2xy E
par ordre croissant.
voir avec la cuiller 4 soupe!) se trouve de toute anys
facon le poids de sucre mis?
(D’aprés I.R.E.M. Poitiers, Seconde 1982-83.) 2. wu est un réel positif dont on veut encadrer
la racine carrée. Notons x, et y, des approxi-
mations par défaut et par exces de Vu et
Mmmm 35. Assimilons la Terre 4 une sphére telles que x,y, =u.
dont le cercle équatorial a pour périmétre Posons : d,=y¥,—%.
40000 km a 100 km prés par défaut. A partir de ces deux approximations on calcule
Pour calculer son rayon a moins de 8 km pres, leur moyenne arithmétique x. et harmonique
quelle approximation décimale de 7 suffit-il Yo:
de choisir : 3? 3,1? 3,14? 3,141? 3,1416? = Sy i wd 2%1N1
Xo et Yo i

By x+y
Mami 36.* On a mesuré la longueur a du a) Prouvez que xsy.=u; ¥o<Vu<x5 et
coté d’un carré dont les angles sont supposés que dg<d, avec d,=%X.—Yo.
parfaitement droits et on a trouvé 20cm a
5 mm pres. b) Construisez alors un algorithme qui per-
mette de calculer une approximation de Vu
a) Dans quel intervalle se situe a? a Vaide de moyennes arithmétiques et
b) Dans quel intervalle se situe l’aire S de harmoniques.
ce carré? Y-a-t-il un lien entre cet algorithme et celui
de Babylone?
c) Si Ton veut S a lcm? prés, quel
encadrement suffisant doit-on choisir pour a? fer: te. 4
3. Application numérique : u=V2, a

mam 37. On veut relier en ligne droite par 3


iS 2
une conduite d’écoulement deux points A et
B distants de 250 métres. On suppose cette Déterminez un encadrement de V2
distance mesurée a 1 m pres. d’amplitude inférieure a 107°.
CHAPITRE
5)

PREMIERES NOTIONS
SUR LES FONCTIONS

1. Pour prendre un bon départ


En classe de Troisiéme, vous avez étudié les fonctions affines
dont la «forme générale» est x +> ax+b; elles sont
définies sur R.
Lorsque b =0, on dit que la fonction x +—~> ax est linéaire;
les fonctions linéaires sont donc des fonctions affines
particulieres.
La représentation graphique d’une fonction affine est
une droite.
Envisageons par exemple la fonction affine f définie sur R
para" — 04
— 4.
A chaque réel x, la fonction f associe le réel 3x —4, noté
f(x) et appelé image de x par f.

EXERCICE Pour l’exemple donné ci-dessus, cal-

| culez f(0), f(2), f(-2) et F(5).


3

Vous savez que dans un repére la représentation graphique


de la fonction f considérée est la droite D, d’équation
y=3x-—A4. Pour construire D, il suffit de connaitre deux
de ses points.
Comme f(0)=—4, le point A de coordonnées (0; —4) est
sur D.
Il en est de méme du point B de coordonnées (2; 2), car
f(2)=2.
a. Le point M de coordonnées (1,1; —0,7) est-il sur la droite D?
EXERCICE Qu’en est-il du point de coordonnées (1,2; —0,7)?
b. Le point N d’ordonnée —3 est sur la droite D. Déterminez
Vabscisse de N.
ec. I est le point d’intersection de D avec l’axe des abscisses.
Déterminez l’ordonnée de I, puis son abscisse.

67
2. Travaux dirigés d’approche

2.1. L’idée de fonction


Dans la vie de tous les jours, il est fréquent d’entendre des expressions telles que :
«la consommation d’essence d’une voiture aux 100 kilométres est fonction de la
vitesse »;
«les taches distribuées sont fonction des capacités de chacun »;
«la vendange est fonction du temps qu'il a fait »;...
Dans toutes ces expressions «fonction de» signifie «dépend de». En économie,
physique, biologie, ... cette idée se retrouve dans :
«l’évolution d’une population d’amibes est fonction du temps »;
«la pression atmosphérique est fonction de l’altitude »;
«le prix d’une denrée est fonction de la quantité produite ».
Mais dans ces sciences, on cherche de plus 4 expliciter une relation entre les nombres
mesurant les grandeurs.

2.2. En physique : allongement d’un ressort


On fixe un corps de masse m a un ressort et on repere la
division | en face de laquelle ]’index s’immobilise.
1) est la division qui correspond 4a la position de l’index
lorsqu’aucun corps n’est suspendu.
La table suivante indique, pour différentes masses,
Vallongement / — 1, du ressort.

A un réel de la ligne du haut est associé un réel et un seul de la ligne du bas : on


a ainsi fabriqué une fonction de l’ensembile {0; 0,05; 0,1; 0,15; 0,2; 0,25; 0,3} dans
l’ensemble {0; 12;-232:35; 48: G1: 72}.

Représentons graphiquement les données fa(m)


Portons les masses en abscisses et les allongements en
5 Ae 72 a
ordonnées (remarquez le choix des unités sur chacun des
axes du repére orthogonal). On constate que les points 60 5
obtenus sont pratiquement alignés donc situés sur une droite 48 +
qui représente une fonction affine a qui a chaque masse
: > us Se 36 =
m associe l’allongement a(m). D’ot Vidée de chercher
Vallongement a(m) sous la forme : ae _
a(m)=am + B. 2 ‘s
Déterminons les réels a et B : 0 0.1 02 03%
la ° , < (@) [4 -

e pourm=0, a(0)=B=0. 0,05 0,15 0,25

68
5. Premieres notions sur les fonctions

e pour m=0,05, a(0,05)=0,05a = 12


7 12
donc : a oe
0,08 240.

Aux imprécisions de mesure pres, le physicien admet que, pour une masse m,
Yallongement du ressort est proportionnel 4 cette masse et que :
a(m)= 240m.
Conventionnellement, en mathématiques, on note la fonction ainsi définie :
ae ak
m t'—> a(m).
Il est important de remarquer que si a est définie sur R*, en fait pour de grandes
masses le ressort ne reprend pas sa longueur initiale lorsque la charge est supprimée.
Cela signifie que pour une masse m=150 par exemple, on peut calculer a(150), mais
ce résultat n’est pas l’allongement du ressort, si celui-ci a résisté a une telle charge!...

EXERCICE a. Représentez sur le graphique précédent la fonction a.


b. Quelles sont les images de 0,1; 0,15; 0,2; 0,25; 0,3?
ec. Pour une masse m=0,55, estimez l’allongement correspon-
dant du ressort.

2.3. En Biologie :
évolution d’une population d’amibes
Un biologiste étudie l’évolution d’une population d’amibes qu'il cultive dans son
laboratoire. Une amibe est un étre unicellulaire sans forme fixe. Au jour J (noté 0), le
biologiste évalue a 1 million le nombre de ses amibes et il constate que ce nombre
double tous les jours. Voici la table qu’il dresse sur une période de 10 jours.

Effectif
de la population
(en millions)

Vérifiez sur le tableau ci-dessus que pour tout naturel n,


EXERCICE #| O0<nS9, leffectif au jour n est 2”.

La rapidité d’accroissement de cet effectif est impressionnante! Par bonheur, la plupart


du temps, des facteurs extérieurs ralentissent |’évolution... sinon il y a longtemps que
nous serions cernés par les amibes.
Le biologiste admet que le processus d’évolution se déroule de la méme fagon au-dela
du dixiéme jour, 4 savoir que la population double d’un jour a l’autre. I] peut décrire
son phénoméne par la fonction :
N—R
n '— 2”.
Il s’agit la d’une fonction de N dans R parce qu’a tout naturel n est associé
un réel et un seul, qui est 2”.

69
Le biologiste représente graphiquement cette
fonction : il obtient les points en noir sur la figure
(en-millions) 3 yp
ci-contre.
Le biologiste a constaté que le doublement de la
population ne se fait pas brusquement, mais de fagon
continue au cours du temps. I] traduit cette continuité
en considérant la fonction :
R* +> R
ei 2”
qui est représentée par la courbe ci-contre.
Elle contient évidemment les points déja placés de
coordonnées (n; f(n)).
Le biologiste veut déterminer approximativement
l’effectif de la population au bout d’un jour et demi,
donc a la date t=1,5.
Sur le graphique, il lit la valeur approchée
2,8 millions.

EXERCICE Déterminez approximativement


a laide du graphique ci-contre
Veffectif de la population
d’amibes au bout de 18 heures,
puis au bout de deux jours et
demi.

Le biologiste se pose aussi la question :


a quelle date approximative t, l’effectif de la population est-il de 3,5 millions?
Il constate sur le graphique qu'il a l’encadrement
16<t¢<1.8,

Graphiquement, déterminez approximativement a quelles dates


EXERCICE Veffectif est de 4,6, de 7,2 et 12 millions.

En mathématiques, on sait donner un sens a l’écriture 2° lorsque x n’est pas naturel :


cela sera fait dans les classes ultérieures.

EXERCICE Touche de la caleulatrice.


ar exemple pour y=2 et x=1,5, on trouve avec 6 décimales
21? a 2,828 427:
a. Comparez alors avec le résultat ci-dessus.
b. Calculez sur votre calculatrice 2?° et , puis comparez
avec vos précédentes approximations.
c. En utilisant les encadrements successifs, trouvez un encadre-
ment d’amplitude 10°” du réel t tel que :
2'=4,6;, 2'=7,2; 2'=12
et comparez avec vos précédentes approximations.

70
5. Premieres notions sur les fonctions

2.4. Fonctions définies par morceaux

a. Mouvement d’un train

Un train se rend de Moulins a Paris en 2,5 heures. On suppose qu’il effectue ce trajet
a la vitesse constante de 126 km/h.
Aprés un arrét d’une heure a Paris, le train repart pour Moulins, mais cette fois a la
vitesse constante de 105 km/h.

EXERCICE Vérifiez que :


a. la distance entre Moulins et Paris est 315 km;
b. le train effectue le trajet Moulins-Paris-Moulins en 6,5 h
(arrét compris).

Notons f(t) la distance entre la position du train a l’instant t et Moulins.


Par exemple : f(0)=0; f(2,5)=315; f(6,5)=0.

Exprimons f(t) a laide de t :


e Sur le trajet Moulins-Paris, c’est-a-dire pour : 0<t<2,5, le train roule a la vitesse
constante de 126 km/h.
Done la distance parcourue 4a l’instant t est : f(t)=126t.
e Pendant l’arrét en gare de Paris, c’est-a-dire pour: 2,5<t#<3,5, le train est
toujours a 315 km de Moulins.
Donc la distance qui le sépare de Moulins a l’instant t est : f(t)=315.
e Sur le trajet Paris-Moulins, c’est-a-dire pour: 3,5<t<6,5, le train roule a la
vitesse constante de 105 km/h.
A Vinstant t, il y a t—3,5 (heures) quil est parti de Paris.
En une durée de t—3,5, il parcourt 105(t—3,5) depuis Paris. Il se rapproche de
Moulins, donc la distance qui le sépare de Moulins a |’instant ¢ est :
f(t)=315 — 105 (t — 3,5)
= 682,5—-105t.
On définit ainsi une fonction f : [0; 6,5] —> R
126t si 0=7=2.5
t -—> 4315 Sl 2.052) 0.)
682,5—105t si 3,5<t<6,5

Remarque
&
Ce qu’il faut comprendre ici, c’est qu’il n’y a qu’une seule fonction deéfinie
(et non pas trois) de [0; 6,5] dans IR, parce qu’a chaque réel t de [0; 6,5] est associé
un réel et un seul méme si l’expression de f(t) change selon lintervalle ot est t.

6. Un autre exemple

EXERCICE d est une droite graduée, O est le point d’abscisse zéro, I celui
d’abscisse 1.
a. Faites un dessin et placez sur ce dessin le point A d’abscisse
—1 et le point B d’abscisse 2.

71
EXERCICE b. M est un point d’abscisse x; on note f(x) le réel MB — MA.
On fabrique ainsi une fonction f, définie sur R, puisqu’a chaque
réel x on associe un réel et un seul, qui est MA— MB.
Définissez la fonction f de la facon suivante, en complétant les
pointillés :
{ea Si Keel
f(a)=... si -+bsxe2
f{a)ee.) BR Se
Calculez f(0, 3); f(—18); f(5, D; f(-I); fQ).

2.5. Fonctions et calculatrices


Voici pour une TI-57 I, trois programmes de calculs, que vous allez exécuter en ayant
préalablement affiché un réel sur |’écran :
1** programme :
[sto|[o][x4] [=][2][ret]{o][=] [x] [Cl[Ret][o]
[=] Lp ate]
2° programme :

[sto][o] [x] [(|[Ret][o] [=] [2] DJ =] W[Ret] fo] -] GID] [=I


3° programme :

| [= [os 0| (=|
EXERCICE a. Affichez un réel x, et exécutez a tour de rdle chacun de ces
trois programmes. Recommencez avec d’autres valeurs de x.
Que se passe-t-il si x =1? Que conjecturez-vous?
b. Pour un réel x41, quel réel, noté f(x), associe le 1%
programme.
c. Pour un réel x 41, quels réels, notés g(x) et h(x), associent
respectivement les 2° et 3° programmes.
d. Démontrez votre conjecture du a.

2. Cours et applications

3.1. Notion de fonction


D est une partie de R.
Fabriquer une fonction f de D dans R, e’est associer a chaque réel x de D, un
réel et un seul, noté f(x).
On dit que D est ensemble de définition de f et que f(x) est image de f par x. Si
y=f(x) on dit que x est un antécédent de y par f.

Exemples
e La fonction f définie sur R par f(x)=2, est appelée une fonction constante.
e La fonction f définie sur R par f(x)=x, est appelée la fonction identité de R.
e La fonction f définie sur R par f(x)= |x| est la fonction valeur absolue.

72
3. Premieres notions sur les fonctions

EXERCICE Pour tout réel x, on pose :


Ie| $1 «4G)—o:
=]

: f(x)= : si x€[-2; 1]
x si x Ell; +o[
f est-elle une fonction de R dans R?

Commentaire

En mathématiques, on ne s’occupe pas directement de phénoménes réels particuliers; on veut fournir


un outil qui s’adapte a toutes les situations réelles dés lors qu’il s’agit d’évaluer comment une grandeur
varie en fonction d’une autre : cet outil est la notion de fonction.
L’idée premiere est celle d’association : par exemple a tout réel d’une partie de R on associe un réel
et un seul, et ce dernier peut étre librement choisi (voir exercices 25 a 29).

3.2. Les problémes de notation


Si f est une fonction de D dans R, on la désigne par !’écriture :
D— R
i x E> f(x).
Par exemple, envisageons la fonction f de R dans R telle que x H~> f(x)=x?.
Il faut bien comprendre la signification de cette notation : elle indique qu’a chaque
réel on associe son carré.
Les lettres ici n’ont pas de signification particuliére; cette fonction peut aussi se noter
f:u t+> f(u)=u’. La notation est 1a pour condenser la phrase :
f est la fonction de R dans R qui 4 tout réel associe son carré.

3.3. Les problemes de l’ensemble de définition


Convention d’écriture
La notation donnée au paragraphe 3.2. est lourde et inutile a notre niveau. Aussi
adopterons-nous la convention suivante :
— lorsque nous dirons: «f est la fonction définie sur D par x +— f(x)=...», nous
signifierons par 1a que D est l’ensemble de définition de f;
— lorsque nous dirons: «f est la fonction x +—~ f(x)=...», nous signifierons par la que
lensemble de définition de f n’est pas précisé et qu’au besoin il faudra le déterminer.
Illustrons sur deux exemples la facon de trouver l’ensemble de définition D d’une
fonction f. a
Il y a un dénominateur Il y a une racine carrée
dans l’écriture de f(x) dans l’écriture de f(x)
Deel
fixa)=Vx-1
2 a 2a
Lael |
x étant un réel, |’écriture x étant un réel, l’écriture Vx —-1
2x+5
ne désigne un réel que si ne désigne un réel que si

2x+5F40 soit x«xF# 3 mabe Ores soibinmedk

Donec p=R-{-21. Donc D=[1; +f.

73
3.4. Les problémes de la représentation
graphique
f est une fonction dont l’ensemble de définition est D.

La représentation graphique (ou courbe_ repré-


sentative) de f dans un repére est l’ensemble des
points de coordonnées (x; f(x)) ou x est un réel de D.

Pratiquement, nous choisirons toujours un repére orthogonal.

Résultat important

Un point M de coordonnées (x; y) appartient a la représentation graphique


de f si et seulement si x appartient a D et y=f(x).

La représentation graphique de f dans (O; c j) a pour équation cartésienne y= f(x).


Ici, le mot équation a un sens différent du mot équation contenu dans |’expression, par
exemple, «résoudre l’équation 3x +1=x-—2>».
L’« équation y=f(x)» est un critére qui permet de savoir si un point appartient ou non a
la courbe : N étant un point de coordonnées (xo; ¥o), si on a ¥yo=f(Xo), alors N appartient
a la courbe; si yp est différent de f(x9), alors N n’appartient pas a la courbe.

EXERCICES 1. Représentez graphiquement la fonction définie sur R_ par


Ca ea

2. Représentez graphiquement la fonction définie sur R_ par


5 a

Commentaires

e Sur la représentation ci-dessus, on indique que 3 n’a pas d’image a l’aide d’un crochet; par contre,
2 a pour image 2; on l’indique a l’aide d’un point.
e Comme tout dessin, le tracé d’une représentation graphique n’est qu’ approximatif.
De plus vous serez limité par les dimensions de votre feuille de papier, et ce quelles que soient les
unités choisies sur les axes.
Vous ne tracerez donc, le plus souvent, qu’une partie de la représentation, graphique.
e Les unités ne sont pas obligatoirement les mémes sur les axes.
Essayez par exemple de représenter x +— x” sur [—10; 10]. Avec une feuille de papier de format
ordinaire, vous pourrez prendre le centimétre comme unité pour l’axe des abscisses, mais non comme
unité pour l’axe des ordonnées. :
e Quelquefois, une fonction n’est connue que par sa représentation graphique : c’est le
cas par exemple pour un barométre enregistreur lorsqu’il trace une représentation de la pression
atmosphérique en fonction du temps.
e Attention, ne pas confondre f et f(x)!
f désigne une fonction : avec son ensemble de définition D et l’indication de la fagon de calculer
Vimage de chaque réel de D.
f(x) désigne un réel, c’est image du réel x de D.

74
3. Premieres notions sur les fonctions

3.5. Restriction d’une fonction

Exemples

f est la fonction définie sur R par x += |x|.


Pour tout réel x=0, =f(x)= | =x.
La fonction g de [0; +[ dans R telle que x +> g(x)=x est la restriction de f 4[0; +I.
De méme la restriction h de la fonction f 4 [—3; a est la pone de Ly3; 0] dans R telle
que x +—> —x; en effet : pour tout réel x de [—3; 0], A(x)=f(x)=
De facon générale on a la définition suivante :

Définition 1

f est une fonction dont l’ensemble de définition est D et I est un intervalle


inclus dans D.
La restriction de f a l’intervalle I est la fonction g définie sur I telle que :
pour tout x de I, e(x)=f(x).

3.6. Fonction affine par morceaux : exemple

EXERCICE Reprenez la fonction associée au mouvement du train Moulins-Paris,


A et définie au paragraphe 2.4.
résolu 1
[0; 6,5] —> R
126t si O0St<2,5
t [31 si 2.55t=3,5
682,5—105t si 3,5<t<6,5.
Représentez graphiquement cette fonction dans un repére orthogonal.

Solution sua

e Représentons d’abord la fonction affine g


définie par t +— 126¢. Pour la représenter,
on trace la droite d’équation y = 126t a laide :
du point O d’abscisse 0 et d’ordonnée
126 x 0=0 (c’est l’origine du repére); du point
A d’abscisse 2,5 et d’ordonnée
126 X 2,5 =315.
Mais comme f(t)=g(t) seulement pour les
réels t de l’intervalle [0; 2,5], on ne conserve
de cette droite que la partie correspondant a
Vintervalle [0; 2,5]: c’est donc le segment
[OA].
e Représentons la fonction affine h définie
par t +> 315; on obtient la droite d’équation
y =315.
On n’en conserve que le segment [AB] ou
A a pour coordonnées (2,5; 315);
B a pour coordonnées (3,5; 315). 0 1 Dor 2315 6,5
e Représentons, enfin, la fonction affine t +> 682,5—105t. On ne conserve de cette
droite que le segment [BC] oa C a pour coordonnées (6,5; 0).

Commentaire

De facon générale, lorsque la représentation graphique d’une fonction f est la réunion de demi-droites
ou de segments, on dit que f est une fonction affine par morceaux.

3.7. Fonctions linéaires et proportionnalité


a. Deux situations

Exemple I

Supposons que pour un certain tissu le prix du métre soit de 60 francs. Le prix a payer
pour l’achat de 2 métres est 2 X 60 (francs); pour x métres le prix a payer est 60 X x (francs).
On dit que le prix a payer y est proportionnel a la longueur x achetée, et que 60 est
le coefficient (ou facteur) de proportionnaliteé.
Les réels x et y sont liés par la relation y=60x; on peut donc dire que y est l’image
de x par la fonction linéaire f : x +— 60x.
Remarquez que si y =60x, on a aussi x= et donc que la longueur x est proportionnelle
60
au prix y, le coefficient de proportionnalité étant cette fois —
60°

Exemple 2

Pour deux cercles quelconques C et C’ de rayons respectifs non nuls R et R’, de périmétres
IBY

L et Lon/
a RRa

En effet on sait que : L=27R et L’'=27R’; la valeur commune de ces rapports est donc
le réel 277.
On traduit cela en disant que le périmétre d’un cercle est proportionnel a son rayon, le
coefficient de proportionnalité étant 27.
En d’autres termes, L est l’image de R par la fonction linéaire R +> 27R.

EXERCICE a. Laire d’un cercle est-elle proportionnelle 4 son rayon?


b. L’aire d’un carré est-elle proportionnelle 4 la longueur de son céoté?

b. Proportionnalite ;
Considérons deux triplets : (a,; a2; a3) et (b); bo; bs).
Il y a deux facons équivalentes pour dire qu’ils sont proportionnels.
1” facon : Il existe un réel k tel que:
b,=ka,, bag=kaz, b3;=kasz.
2° facon : Il existe une fonction linéaire f telle que :
b,=f(a)), bs=f(az), b3 = fas).
76
5. Premieres notions sur les fonctions

Ces deux propositions sont équivalentes, car si l’on a: b;=ka,, by=kay, b3=kasz, alors :
b= f(a,), b2= flay), bs=f(a3), ou f est la fonction linéaire : x H-> kx; et réciproquement,
si f est la fonction linéaire : x +> kx, et si b,, bo, bz sont les images respectives de aj,
do, a3 par f, alors on a: b,=ka,, bo=kao, b3= kas.
Remarque : Dans le cas ou tous les réels a,, az, a3 sont différents de zéro, alors la
proportionnalité des triplets (a); az; a3) et (b,; by; b3) se traduit par:
b, by _ bs
a, a2 a3.
(Le réel k est alors la valeur commune de ces rapports.)

Interprétation graphique ee.


Si l’on place dans un repére (O; et ) les points A,, Ag,
Az de coordonnées respectives (a,; b;), (a2; bs), (a3; bs)
alors ces points sont alignés sur la droite d’équation
y=kx. Le coefficient de proportionnalité est égal au
coefficient directeur k de cette droite.

Commentaires
: Se ; : 1 1
e Avec les notations précédentes, notez que |’on a aussi =F Die Coe T bs, a3 => ibe

e Onades définitions comparables pour dire que (aj; az; ...; a,,) et (by; bs; ...; b,,) sont proportionnels.

c. Applications

EXERCICE Proportionnalité en Physique : résistance.


résolu 2 Vous avez vu (ou verrez) en Physique en classe de Seconde que la
tension u appliquée aux bornes d’un conducteur est proportionnelle
a l’intensité i du courant qui le traverse :
u= Ri.
Le coefficient de proportionnalité R est la résistance du conducteur.
Pour un conducteur donné on sait que si i=0,2 (ampéres) alors
u = 2,4 (volts).
” Quelle est la tension pour une intensité de 0,5 amperes?

Solution uae

u désigne la tension cherchée.


Premiere méthode Deuxiéme méthode
Ona: 2,4=0,2R Les couples (0,2; 2,4) et (0,5; uw) sont
: proportionnels, et aucun de ces réels n’est
pone R= =12. nul, donc :

Or eee
u=0, ral
ou =0,5x
u=0, 12=6
=6. DS aE
0,2 2,4 e pag ape
u os02 :

77
EXERCICE Proportionnalité et chimie : pyrolyse de oxyde de mercure
L’équation bilan de cette réaction chimique est
résolu 3
2 HgO —> 2Hg + Ong.
Le bilan massique est :
433 ,2 401,2 32
Quelle masse d’oxyde de mercure HgO faut-il détruire par pyrolyse
pour obtenir 4,8 grammes de dioxygéne O.?
Quelle masse de mercure Hg obtiendra-t-on?

Solution aus

fl faut savoir que dans une réaction chimique les masses mises en jeu sont proportionnelles
aux masses correspondantes du bilan massique. Plus précisément, si x désigne la masse
cherchée d’oxyde de mercure et y la masse cherchée de mercure, les triplets
(433,2; 401,2; 32) et (x; y; 4,8) sont proportionnels.

ami PE SRO leh


as 433,2 401,2 32°
On en déduit donc que :
4.8 X 433,2 _ 401,2 4,8
x =———- = 64,98 et 39 = 60,18.
32 f

Partage proportionnel
EXERCICE Un pere a quatre enfants de 7, 10, 11 et 12 ans. Pour leur attribuer
résolu 4 de Vargent de poche, il veut partager une somme de 400 francs
proportionnellement a |’4ge de chacun.
Combien chaque enfant recoit-il?

Solution uae

Appelons x, y, z, t les parts respectives de chaque enfant.


Les quadruplets (x; y; z; t) et (7; 10; 11; 12) sont proportionnels donc :
XO Ve t
710 12 be
En outre on a: xty+z+t=400. (2)
Si k désigne le coefficient de proportionnalité, les égalités (1) donnent
x=Tk; y=10k; z=l11k; © t=12k.
Reportons dans |’égalité (2); il vient :
7k+10k +11k +12k = 400
40k = 400 d’ou k=10.
Donc: x=70; y=100; 2=110; t=120.

738
5. Premieres notions sur les fonctions

EXERCICES

Pour tester vos connaissances

fe jl. f est la fonction définie sur R par (¢__]5. Précisez dans chaque cas si vous
x E> 2x”. avez affaire a une fonction.
a) [-l; +~[ —> R
a) Déterminez les images des réels 0; V2;
—4 par f. x ke > Vet.

b) Déterminez les antécédents des réels 0; b) r-{5} — R


“lps ear
2X
x
x
c) R-{-2}
—> R
(¢_j2. Reprenez les deux questions de
ut] 3
Vexercice précédent, mais avec la fonction g u -/#>
définie sur [—4; 1] par x H— 2x?. 3 ut+2
d) [-6;6]
—> R
4
oa het
te__13. Définissez une fonction dont
Vensemble de définition est {0; lig V2: 3h.
mumm6. f est la fonction définie sur R par :
26 Posies all
c¢j4. Déterminez pour chacune des fonc-
tions son ensemble de définition : flx)={ GCN Geel |
a) Représentez f graphiquement.
a) f est telle que:
b) Pourquoi f est-elle une fonction affine par
f(0)=0 et flx)=— si x #0. morceaux?

1 (e_1%. Les graphiques suivants sont-ils


6) g est telle que x +> -. des représentations graphiques de fonctions?
xX
Justifiez votre réponse et donnez, le cas
c) h est telle que x K> V2x+1. échéant, l'ensemble de définition.

79
Exercices d’entrainement

Divers exemples de fonctions Considérons la fonction f qui au numéro n de


la case associe le nombre de grains de blé qui
se trouvent sur celle-ci.
mamS. Statistiques : taux de mortalité a) Quel est l’ensemble de définition de f?
infantile
Le tableau suivant donne pour la période b) Quelle est l’expression de f(n)?
1953-1982, le taux pour 1000 de mortalité
infantile en France: nombre d’enfants de
moins d’un an décédés pour 1000 enfants nés mum lO. Géométrie
vivants. On dispose d’un carré de métal de 20 cm de
coté. Pour fabriquer une boite paral-
a) Quelle fonction f pouvez-vous associer a lélépipédique, on enléve a chaque coin un
ce tableau? carré de coté a et on reléve les bords par
b) Représentez graphiquement cette fonc- pliage.
tion. Calculez le volume V=f(a) de cette boite.
Quel est l’ensemble de définition de f?
c) g est la fonction telle que
e(t)=f(t + 1)— fit).
Que représente cette fonction? Représentez-la
graphiquement.
d) Analysez a l’aide de ces deux courbes
l’évolution du taux de mortalité infantile entre
1953yet 1982.

mmmmll. Tarif dégressif


L’affiche suivante indique les prix pratiqués
par un marchand pour faire des photocopies.
De la 1°° a la 10° 1,20 F piéce
De la 11° a la 50° 1F piece
Au-dela 0,70 F piéce

a) Déterminez le prix a payer’ pour


Source : (I.N.S.E.E.). 100 photocopies.
Indication : les dix premires sont payées
1,20 F piéce, les quarante suivantes 1 F piéce,
mumm9. Légende du jeu d’échecs
Le jeu d’échecs a été inventé en Inde. b) Pour n photocopies, déterminez le prix a
Lorsque l’empereur Chiram joua a ce jeu pour payer (trois cas sont a envisager).
la premiere fois, il fut en admiration pour c) Vous venez de définir une fonction f.
Séta, son inventeur, pauvre savant, vivant Quel est son ensemble de définition?
grace aux dons de ses éléves...
Pour le récompenser, Chiram lui demanda ce
qu'il souhaitait, et trés modestement Séta
répondit :
«Qu’on me donne un grain de blé pour la Lecture de graphiques
premiere case, deux grains pour la seconde,
quatre pour la troisiéme, ... ».
Chiram, qui connaissait un _ peu _ les mum 12. Une étape du Tour de France
mathématiques, reprit : (d’aprés IREM Poitiers 1976).
« Tu auras tes grains de blé pour les 64 cases Le graphique ci-dessous donne la distance
de l’échiquier: d’une case a l’autre, on parcourue suivant lheure de passage des
doublera le nombre de grains; mais sache coureurs du Tour de France lors d’une étape.
que ta demande n’est pas digne de ma a) Quelle est ’heure de départ? d’arrivée?
générosité! » quelle est la longueur de l’étape?
5. Premieres notions sur les fonctions

mmm l4. Voici les tarifs de deux terrains


de camping d’une méme localité.
Camping Beausoleil :
Forfait installation 50 F;
15 F par personne et par nuit pour les adultes
distance
km
en
parcourue et les enfants de 15 ans et plus;
10 F par personne et par nuit pour les enfants
de moins de 15 ans.
Camping Bellevue :
10 11 12 13 14 15 16 20 F par personne et par nuit pendant la
premiere semaine;
heure de passage
15 F par personne et par nuit pendant la
b) En supposant que la vitesse soit constante deuxiéme semaine;
sur 1 heure (vitesse moyenne), représentez 12 F par personne et par nuit pendant le reste
graphiquement la vitesse en fonction du du séjour;
temps. Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans.
c) On indique que la vitesse moyenne est de a. M. et M™ LELONG et leurs trois enfants
40 km/h sur le plat et de 18 km/h lors d’une (3 ans, 10 ans, et 16 ans) souhaitent camper
cote a 12 %; donnez un apercu du profil de dans cette localité. Ils veulent dépenser le
la course, c’est-a-dire, situez les parties du moins d’argent possible.
parcours considéré comme plates, celles con- Dites-leur ot ils doivent aller s’ils veulent
sidérées comme montagneuses, ... coucher dix nuits sur le méme terrain de
camping.
mmm l3. Trajet d’un train b. Représentez le prix a payer en fonction
La S.N.C.F. projette de mettre en place un de la durée de leur séjour pour chacun des
service reliant Paris et Lille de 6 heures a terrains de camping. Sachant que les vacan-
18 h 45. Le premier départ de Paris aurait lieu cliers ne peuvent séjourner plus d’un mois vous
a 6h et le voyage se déroulerait comme ferez les deux graphiques dans un méme
indiqué sur le graphique ci-dessous. repere. Quels commentaires vous inspirent ces
graphiques?
a) Tirez de ce graphique tout renseignement
utile, et en particulier la vitesse du train sur c. M. et M™* DUBOIS et leurs deux enfants
chaque troncon. vont séjourner deux semaines dans un méme
camping de ceite localité.
6b) Arrivé a Lille, le train s’arréte 15 minutes Indiquez, selon l’age des enfants, le terrain
et repart pour Paris. La vitesse sur chaque de camping le plus économique pour eux.
| troncon est la méme que lors de I’aller et les
arréts dans les gares de méme durée. Aprés
15 minutes d’arrét a Paris, le train refait un
aller-retour dans les mémes conditions que Ensembles de définition
précédemment.
Représentez sur un graphique la marche du
train de 6h a 18h 45. Pour les exercices 15 a 24, déterminez
Vensemble de définition de chacune des
c) Déterminez graphiquement les heures et fonctions :
lieux de rencontre du train de voyageurs et
d’un train de marchandises qui, parti de Paris
a 5h 30, arrive a Lille 4 9 h 25 en circulant
me 15. Will ge
a vitesse constante et sans arrét.

distance
moe 16.

moe
| 7.

Amiens
100 — ou18.

wee 19.

ou 20).
Fabriquons des fonctions

mgumm25. Définissez trois fonctions différentes de l’intervalle [—1; 0] dans R.

mmmm26. Déterminez, dans chaque cas ci-dessous, la fonction dont la représentation graphique
est:

m@umm27. Définissez une fonction g dont Le prix payé par un malade est-il proportionnel
Vensemble de définition est R et telle que a la somme restant a sa charge? Si oui, quel
g0)=7, g(l)=—3, g(2)= 2,291. est le coefficient de proportionnalité?
d) Un article augmente de 10 %, puis dimi-
mumm28. Définissez une fonction affine f nue de 10%. Est-il revenu a son prix de
telle que : départ?

f@=0 “ee fO—fy=2. e) Un article augmente de 10 %, puis encore


de 5 %. A-t-il augmenté de 15 %?

mumm29. Trouvez une fonction. k dont


ensemble de définition est R—41}; et telle
que k(2)=3. mmmm31. L’atome d’hydrogéne comporte
un noyau et un électron; l’électron tourne
autour du noyau en décrivant un cercle dont
Proportionnalité le diamétre est approximativement un dix
millioniéme de millimétre, la taille du noyau
est de lordre de un cent milliardiéme de
mmum30. Pourcentages millimétre.
Supposons que lon représente le noyau
a) On estime que dans les lycées il y a 30 % comme une bille de diamétre un centimétre,
d’internes. quel sera a cette échelle le diamétre du cercle
Le nombre d’internes est-il proportionnel a sur lequel tourne l’électron? (Exprimez ce
Veffectif du lycée? Si oui, quel est le diamétre en métres.)
coefficient de proportionnalité?
Déterminez le nombre d’internes dans un
lycée de 800 éléves; de 1200 éléves.
6) Sur certains articles, le taux de la T. V. A. mmmm32. Dans une base (i,j) du plan,u
est de 18,6 %. et 0 sont,des vecteurs colinéaires de PeacHtee
Un article coite 150 F hors taxe; quel est son nées respectives (x; y) et (x’; y’).
prix toutes taxes comprises? Pourquoi les couples (x; y) et (x’; y’) sont-ils
Le prix T. V. A. incluse est-il proportionnel au proportionnels?
prix hors taxe? Si oui, quelle fonction linéaire
traduit ce phénoméne?
c) Un malade est remboursé a 70 % par la mmmm33. Les ages de deux personnes sont
Sécurité Sociale. actuellement proportionnels a 5 et 11. Il y a
S’il a payé 230F, combien reste-t-il a sa 4 ans, ils étaient proportionnels a 2 et 5.
charge? Quels sont les ages de ces deux personnes?
5. Premieres notions sur les fonctions

mum 34. Echelles en cartographie mmmm37. Trois entreprises de transport


Dire que l’échelle d’ une carte est de 1/10000 proposent les conditions suivantes pour un
par exemple signifie qu’une distance réelle est méme chargement :
égale a 10000 fois celle qui lui correspond sur
la carte. e Entreprise Durand : 1000 F et 15 F par km.
Ainsi, 1 km est représenté sur une telle carte e Entreprise Martin : 1500 F et 10 F par km.
par | dm.
e Entreprise Simon : 1200 F et 12 F par km.
a) Sur une carte a l’échelle de 1/25000, la
distance entre deux points est 7,2 cm. a) Représentez graphiquement sur le méme
Quelle est la distance réelle? schéma la _ fonction qui, pour chaque
entreprise, associe a la distance le prix a
6b) Deux points sont séparés sur le terrain payer.
par une distance de 63 km.
Ces deux points seront-ils sur une méme b) Déduisez de ce graphique l’entreprise que
feuille d’une carte au 1/25000 sachant que les vous choisiriez pour un transport devant
dimensions de la feuille sont en métres : s’effectuer sur une distance de ¢ km; discutez
0,8 X 0,8. selon ¢.
Reprenez cette question avec une distance de
26 km.
wmmm38. Une entreprise embauche un
ec) Sur le terrain, deux points sont distants
représentant et lui propose deux possibilités
de 3,2 km et sur la carte de 6,4 cm. de rémunération :
Quelle est l’échelle de la carte?
@ premiére possibilité : un fixe mensuel de
1700 F, plus une commission de 4% du
mum 35.* Problémes de Tartaglia montant mensuel des ventes effectuées par le
a) Si 9 artisans boivent 12 brocs de vin en représentant;
8 jours, combien 24 artisans boiront-ils de vin e deuxiéme possibilité : un fixe mensuel de
en 30 jours? 1400 F tant que le montant mensuel des
b) Si 12 beufs mangent 3 cens de foin en ventes est inférieur a 10000F, plus une
15 jours, combien faudra-t-il de bceufs pour commission de 18 % calculée uniquement sur
manger 5 cens de foin en 10 jours? la partie du montant mensuel des ventes
supérieure a 10000 F
c) Essayez de fabriquer de tels problémes et
proposez-les a vos amis. a) Calculez les salaires y, et y2 correspon-
dant aux premiére et deuxiéme possibilités,
pour un montant mensuel des ventes x.
Représentations graphiques Représentez les fonctions x #—~> y, et
x E> Yo pour x €[0; 20 000].
mumm36. L’alcootest On donnera une représentation graphique des
(d’aprés C.U.E.E.P., Lille). deux fonctions dans le méme_ repéere.
Voici une histoire imaginaire : un chauffeur, (Echelles : abscisses: lcm pour 2000 F;
apres une féte bien arrosée, prend le volant ordonnées : 1 cm pour 200 F.)
de sa voiture et roule a 60 km/h pendant 30 s;
quand, a 300 m devant lui, un agent lui fait b) Déterminez graphiquement et algébrique-
ment pour quelle valeur du montant mensuel
signe d’arréter...
des ventes les deux salaires y, et yo sont
Scénario 1: le chauffeur s’arréte, souffle égaux. Quand la deuxiéme possibilité est-elle
dans le ballon, et on lui retire le permis. préférable a la premiere?
Scénario 2: il prend peur, fait rapidement
demi-tour et s’enfuit.
Scénario 3: il fait semblant de s’arréter et mum 39. Représentez la fonction
redémarre tout de suite. f 3% > 3x41
Pour chaque scénario,.tracez sur un graphique
tel que le suivant’ une courbe possible sur l’intervalle [0; 0,01] avec pour unité 2m
donnant, en fonction du temps, la distance qui pour | sur chaque axe, puis avec 2 cm. Que
sépare le chauffeur de son point de départ. remarquez-vous?

mmm 40. Représentez graphiquement dans


le repére orthonormé (0;i, j ) la fonction
fix to |x —3|.
Comment pouvez-vous en déduire la représen-
tation de la fonction
gixt> —|x-3|?
Représentez g dans le méme repeére que pour
Pour les exercices 41 a 43, représentez b) Représentez la courbe correspondante.
graphiquement les fonctions : Pouvez-vous relier les points obtenus sans
autre forme de procés?

mmm 41. f:¢ > [¢+3]+[2¢-1]. gue 45. Fonction partie entiére
. Un réel x est toujours entre deux entiers
consécutifs : nSx<ntl.
: mmm 42. f:+—> [x]
“t
(Le dessin ci-dessous le suggére.)
n est la partie entiére du réel x; on note
E(x) =n.
Par exemple : E(0, 3)=0; EWDe Ife
2a lcs) = 00 9)] E(@@=3: EC 2%5)——337 ee) =
| oe 43. fixe f3 si x E]l;4[ Attention! certaines calculatrices ont une
~—4 ‘six S425 |e
touche qui donne la partie entiére d’un
réel; mais quelquefois elles affichent par
|} mmm 44. Attention, la calculatrice ne exemple —3 pour E(—7) alors que pour nous
fait pas tout!... E(—7) = —4.
a) Tabulez sur l’intervalle [—10; 10] avec le a) Trouvez
| pas h=0,5, la fonction
i
E(1,67), E(—2,09), (10), E(¥31).
f SE ee Poe 6) La fonction partie entiére, notée E, est
la fonction de R dans Z telle que x +> E(x).
c’est-a-dire calculez f(—10), f(—9,5), f(—9), Représentez la fonction E sur Jlintervalle
£8.) mae [—4; 4].

—(m+1) -—m

Géométrie d) Déterminez et représentez la fonction g


qui a x associe le double du périmétre de
ACDM.
mumm46. ABC est un triangle isocéle tel
qu’en centimetres AB= AC =6 et BC =3. Une e) Déterminez graphiquement x pour que
paralléle a la droite (BC) coupe les segments f(x)=g(x).
[AB] en D et [AC] en E.
a) Notons AD=x. Quel est l’ensemble de
oe 4.8. (O; Ve j) est un repere
définition de la fonction qui, a x, associe le
orthonormé. Voici deux points: A(6; 0) et
réel BD+DE+EC? B(O; 4).
Représentez-la graphiquement.
a) Quelle est la fonction représentée par la
b) Déterminez graphiquement le réel x tel
droite (AB)?
gue BD+DE+EC ait une valeur donnée @.
b) M est un point du segment [AB]; il se
projette orthogonalement en P sur I’axe des
mum 47. [AB] est un segment de longueur
abscisses et en Q sur l’axe des ordonnées.
4 cm et M est un point de celui-ci. D’un méme
Posons OP =x.
coté de [AB] on construit les carrés ACDM et
MEFB. Déterminez x pour que le rectangle OPMQ
soit un carré.
a) Notons AM=x. Quel est ensemble de
c) Représentez graphiquement la fonction f
définition de la fonction f qui a x, associe le
périmétre du polygone ACDEFB? qui a x, associe le périmétre du rectangle
OPMQ.*
b) Déterminez f(x).
d) Déterminez graphiquement le réel x tel
Indication : envisagez deux cas suivant que que f(x)=10; puis f(x)=13.
AM2BM ou AMSBM.
e) Déterminez x pour que la diagonale [PQ]
c) Représentez graphiquement la fonction f. soit paralléle a [AB]
CHAPITRE
6

SENS DE VARIATION

1. Pour prendre un bon départ

Comment calculer le coefficient directeur


d’une droite définie par deux points?
>_>
e Vous avez vu que dans le plan muni d’un repére (O; i, 7 )
toute droite D non parallele a l’axe des ordonnées a une
équation de la forme :
y=axtb.
Le réel_a est le coefficient directeur de D dans le repére
BO 3, J...

2 (O; Lj) est un repere, A et B les points de coordonnées


respectives (2; 3) et (—5; 1).
Il existe deux réels_ a et b tels que y=ax+b soit une
- - mY
équation de la droite (AB).
Ecrivons que les coordonnées de A et B vérifient cette
équation; on obtient le systéme :
ae
U=—5a
+ 0.

Nous vous laissons montrer que a = 7:

e De facon générale, nous vous laissons vérifier que si (x,; y,) sont les coordonnées de
A, (xpi yp) celles de B avec x,#xp, alors le coefficient directeur de la droite (AB) est :
SARI
—————————

XA
— XB

85
(notez que l’on prend x,#xp afin que la droite (AB) ne soit pas paralléle a l’axe des
ordonnées ).
C’est souvent de cette facon que l’on calcule un coefficient directeur sans pour cela écrire
une équation de la droite.

EXERCICE f est la fonction x #—> Ft) i | définie sur R. C est sa


représentation graphique dans (O; i,j ). A et B sont les points de C
d’abscisses respectives | et 3.
Trouvez le coefficient directeur de la droite (AB).

2. Travaux dirigés d’approche

2.1. L’idée de croissance


a. Un exemple
L’aire S d’un disque de rayon R dépend de ce rayon: yA
S=7R?.
Si le rayon augmente, |’aire augmente : l’aire est fonction
croissante du rayon.
Si l’on veut traduire précisément ce que |’on entend par la,
on dit : quels que soient les disques de rayons R et R’, et
d’aires respectives S et S’, si R<R’ alors on a: S<S’.
Rahs) Se
b. Aspect intuitif
Intuitivement il apparait qu’une fonction f est croissante si, lorsqu’on donne
a x des valeurs de plus en plus grandes, on obtient pour f(x) des valeurs de plus en
plus grandes.
Graphiquement, la courbe représentant f «ne des-
cend pas».
Le dessin ci-contre donne la représentation graphique
d’une fonction croissante sur l’intervalle [100; 130].
L’usage est de lui associer un tableau, dit tableau de
variation, dans lequel on indique par une fléche
(orientée de gauche a droite) le «sens des variation »
de la fonction.
Par exemple ici :

On dit que 10 est un minimum de la fonction f et 14 un maximum.

Trouvez des exemples de fonctions croissantes.


EXERCICE i

86
6. Sens de variation

2.2. L’idée de décroissance


a. Un exemple
La pression atmosphérique est fonction de l’altitude, et il a été prouvé qu’elle
diminue lorsque l’altitude augmente.
La pression atmosphérique est une fonction décroissante de |’altitude.
Traduisons précisément ce phénoméne :
quelles que soient les altitudes A et A’ si A>A’ alors P<P’ (P et P’ sont les pressions
atmosphériques respectives aux altitudes A et A’).

b. Aspect intuitif
Intuitivement il apparait que f est une fonction décroissante si, lorsqu’on donne
a x des valeurs de plus en plus grandes, on obtient pour f(x) des valeurs de plus en
plus petites.
Le dessin ci-contre présente la représentation graphi-
que d’une fonction décroissante sur [—10; 20], car cette
courbe «ne monte pas». L 20
Voici son tableau de variation :
20
| ——)
et

| iw)S

EXERCICE Trouvez des exemples de fonctions décroissantes.

2.3. Fonction ni croissante, ni décroissante

EXERCICE La fonction représentée ci-contre


n’est pas croissante sur [0; 2],
n’est pas décroissante sur [0; 2].
Expliquez pourquoi.
>

Le tableau de variation de la fonction f


est donné ci-contre.
On dit que f a un maximum en | et que ce
maximum est f(1)=1.

EXERCICES 1. Considérez la fonction f dont la représentation graphique est


donnée page suivante.
Dressez son tableau de variation. Précisez minimum et maximum.

87
EXERCICES

2. Donnez l’allure de la représentation graphique de la fonction


f dont le tableau de variation est donné ci-dessous.

2.4. Le taux de variation : cout de fabrication


Un industriel fabrique des objets d’un méme
C(x) en milliers de frances
type. Pour x objets fabriqués, il note C(x) le
cout de fabrication de ces x objets.
La courbe ci-contre représente la fonction
C: x > C(x).
C est une fonction croissante. Mais ce qui
intéresse également Jlindustriel, c’est la
« vitesse » de cette croissance.

Par exemple : combien cotite en moyenne la


fabrication d’un seul objet lorsque cet objet est
fabriqué dans le lot d’usinage allant du
milliéme au deux-milliéme objet? x, nombre d’objets en milliers

Entre le milliéme et le deux-millieme objet la variation du coit est de :


37-—25=12

soit 12000 francs (car en ordonnées l’unité est le millier de francs). Ce coat est celui
de la fabrication de 1000 objets; donc en moyenne la fabrication de chacun d’eux
coute : 12 franes.

Notez que pour répondre, on a calculé ne avec u=2000 et v=1000.


u
Nous appelons ce réel le taux de variation du cott entre u et v.

838
6. Sens de variation

EXERCICE | a. Quel est le cout moyen d’un objet fabriqué dans le lot
rR d’usinage allant du deux-milliéme au cinq-milliéme objet?
b. Quel est le taux de variation de C entre 5000 et 8000?
Que représente-t-il concrétement?
ec. Quel est le taux de variation de C entre 8000 et 10000?
d. La croissance du cotit moyen de fabrication d’un objet
n’a-t-elle pas tendance a ralentir?
e. L’industriel pense que le cot moyen d’un objet fabriqué
entre le dix-milliéme et le douze-milliéme sera égal au coat d’un
objet fabriqué entre le huit-milliéme et le dix-milliéme.
Combien alors cofitera au total la fabrication de 12000 objets?

>. Cours et applications

3.1. Sens de variation

f est une fonction et I un intervalle contenu dans son ensemble de définition.

Définition 1 (croissance)

Dire que f est croissante sur l’intervalle I signifie que pour tout couple de
réels u et v dans I,
si u<v alors f(u)<f(v).

Définition 2 (stricte croissance)

Dire que f est strictement croissante sur l’intervalle I signifie que pour tout
couple de réels u et v dans I,
si u<v alors f(u)<f(v).

Commentaires
e Il suffit donc qu’il existe un seul couple de réels u et v dans I tels que u<v et f(u)>f(v) pour
que f ne soit pas croissante sur I.
e La définition 2 est différente de la définition 1 en ce sens que dans f(u)<f(v) l’inégalité est stricte.

89
Une fonction strictement croissante sur I est croissante sur I. L’inverse n’est pas nécessairement vrai
comme le montrent les exemples suivants :

fonction croissante sur [a; 6b] mais non fonction strictement croissante
strictement croissante sur [a;b]: on a sur [a’; b’].
c<d et f(c)=f(d).

e La définition 1 page 89 est équivalente a :


Dire que f est croissante sur I signifie que pour tout couple de réels u et v de I,
siu>v alors f(u)=f(v)
Expliquez pourquoi.

e Notez que la croissance est liée a l’intervalle choisi comme le montrent les exercices du
paragraphe 2.3.

Définition 3 (décroissance)

Dire que f est décroissante sur l’intervalle I signifie que pour tout couple
de réels u et v dans I,
si u<v alors f(u)=f(v).

Définition 4 (stricte décroissance)

Dire que f est strictement décroissante sur l’intervalle I signifie que pour
tout couple de réels u et v dans I,
si u<v alors f(u)>f(v).

Définition 5 (monotonie)

Dire que f est monotone sur l’intervalle I signifie que f est soit croissante
sur I, soit décroissante sur I.

EXERCICE Donnez la définition d’une fonction strictement monotone sur I.

90
6. Sens de variation

3.2. Minimum. Maximum


f est une fonction et I un intervalle contenu dans l’ensemble de définition de f.

Définition 6

a est un réel de I.
1. Dire que f(a) est un minimum de f signifie qu’il existe un intervalle
ouvert J contenant a tel que : pour tout x de I et de J, f(a)<f(x).
2. Dire que f(a) est LE minimum de f sur I signifie que pour tout x de
I, f(a)<f(x).

Définition 7

a est un réel de I.
1. Dire que f(a) est un maximum de f signifie qu’il existe un intervalle
ouvert J contenant a tel que : pour tout x de I et de J, f(a)=f(x).
2. Dire que f(a) est LE maximum de f sur I signifie que pour tout x de
I, f(a)> f(x).

|
|
|

| |
' |

b J 9 0 ere
(|
ee
|ae
a b 9

f(a) est un minimum de f f(a) est un maximum de f


f(6) est LE minimum de f sur [1]; 9] f(b) est LE maximum de f sur [1; 9]

Commentaire
On dit aussi que f admet un minimum (resp. maximum) en a, au lieu de dire que f(a) est un
minimum (resp. maximum) de f.

3.3. Etude du sens de variation


Etudier le sens de variation d’une fonction c’est trouver, lorsqu’ils existent, les plus grands
intervalles sur lesquels f est monotone. Voici deux exemples d’une telle étude.

a. Sens de variation des fonctions affines


f est une fonction affine : il existe donc deux réels a et 6
tels que, pour tout réel x,
f(x)=ax + b.
Pour deux réels u et v tels que u<v, comparons f(u) et f(v).
Nous avons :
f(u)— f(v) = au + b —(av+ b)
= alu).
Comme u—v<0O par hypothése, il résulte que :
e si a>O, alors f(u)—f(v)<0, done f(u)<f(v);
e si a<0, alors f(u)—f(v)>0, done f(u)>f(v);
e si a=0Q, alors f(u)=f(v).

Puisque cela est vrai pour tous réels u et v tels que u<v,
nous énoncons le théoréme suivant :

Théoréme Il

Une fonction affine f : x #—> ax+b


l. est strictement croissante sur R si a>0;
2. est strictement décroissante sur R si a<0;
3. est constante si a=0.

5. Sens de variation de la fonction valeur


absolue f : x +> |x|
Nous savons que par définition de |x| :
x si «20
f(x) -{=i eSih Sass0):
f est une fonction affine par morceaux; elle est :
e la restriction a [0; +2[ de la fonction affine
gi: x > x.
Or g est strictement croissante sur R d’aprés le théoréme
précédent, donc f est strictement croissante sur [0; + ©[;
0 +a
e la restriction a |—%; O] de la fonction affine

{bet
hs.X5- > 5%
wits
Or h est strictement décroissante sur R d’aprés le théoréme
précédent, donc f est strictement décroissante sur ]|—©; 0].
On en déduit donc le tableau de variation de f ci-contre.

3.4. Pour aller plus loin :


taux de variation d’une fonction

Définition 8 :

f est une fonction; u et v sont deux réels distincts de son ensemble de


définition.
Le taux de variation de f entre u et v est le réel :
flu) =f)
t(u, v)=
u—-vwv
6. Sens de variation

Commentaires
e Pourquoi prend-on u 4 v?

e Le taux de variation entre v et u est le réel t(v, w)


Pie a)
rel i See mals

v-u=—(u-v) et f(v)—f(u)=—(f(u)—f(v)).
Il en résulte donc que t(v, u)=t(u, v).

a. Lien entre taux de variation et coefficient directeur


d’une sécante
f est une fonction définie sur D; u et v sont deux réels
distincts de D.
Dans le repére (O; i, j ), M est le point de coordonnées
(u; f(u)) et N celui de coordonnées (v; f(v)).
La droite (MN) est sécante 4a la représentation graphique
de f.
Calculons le coefficient directeur a de (MN) comme il a été
dit au paragraphe 1. :
ey Nee iN (u)— flv) _
a =———
= ——— = t(y, v).
XM — XN u—v

D’ot le théoréme suivant :

Théoréme 2

f est une fonction; u et v deux réels distincts de son ensemble de définition.


C est la représentation graphique de f dans un repére du plan.
Le taux de variation de f entre u et v est le coefficient directeur de la
sécante a C, passant par les points de coordonnées (u; f(u)) et (v; f(v)).

b. Application du taux de variation


En Physique, une vitesse moyenne est un taux de variation. En effet, notons d(t) la
distance parcourue par un mobile a l’instant t (distance par rapport a un point fixe origine).
La vitesse moyenne du mobile sur J’intervalle de temps [t,; t2], est par définition
d(t,)—d(t)
senile?
,
c’est-a-dire le taux de variation de d entre t, et fy.
opel
Cette vitesse moyenne est la vitesse constante a laquelle devrait se déplacer un mobile pour
parcourir la distance d(t2)— d(t)) pendant le temps tz- 1}.

En Météorologie, prévoir le temps, oblige entre autres, a étudier les variations de la pression
atmosphérique P en fonction de l’instant t. Mais c’est surtout la rapidité des variations de
cette pression qui intéresse le météorologiste; pour mesurer cette rapidité, il calcule des
taux de variation de la fonction t #— P(t).

3.5. Applications
a. Unexemple d’étude de variation
Dressez le tableau de variation de la fonction f définie sur [0; +%[
telle que :
x E> 2x?-x +1.

93
Solution aaa

Donnons-nous deux réels u et v de [0; +%[, avec u<v, et étudions le signe de f(u)—f(v).
+))
fu) — fv) =2u?-—u+1-—(Qv?-0
=2(u?—v’)-—utv
=2( Ul ev) v),
En mettant 2(u—v) en facteur, il vient : ;
flu) = flo)=2(u =»)(uto~5).

Nous savons que u<v, donc u—v<0 et de la 2(u—v)<0.

Il reste donc a étudier le signe de ut+v 5:

oF , 1 1 1
Il est essentiel de remarquer ici, que si be ET o=7 alors u + v> 5, donc u Mune

] 1 ‘
D’ou: si Yon a u <1, aa et cane alors f(u)— f(v) <0 soit f(u)<f(v).

She 1 Lan 5 ? 1
Les inégalités aaa et hor signifient que u et v sont dans lintervalle me +o], donc:

f est croissante
: ;
sur lintervalle
1
4° +o],

1 1 |
Nous remarquons que si 0ST ET OS VAG alors : u ve ee: donc f(u)= f(v).

] ]
Les inégalités 0<u =i et 0SvS—7 signifient que
s ]
u et v sont dans lintervalle 0:Al donc : f est

décroissante sur lintervalle |0: 7|:

7
Comme f(0)=1 et t(j)=5 nous avons le
tableau de variation ci-contre :

Commentaires importants sur la méthode


1
e Pour étudier le signe de Cpa: il importe que wu et v vérifient les mémes inégalités, car on
peut alors les placer dans un méme intervalle.
En effet, c’est seulement sur un intervalle qu’a été définie la croissance ou la décroissance d’une
fonction.

e Mais comment penser 4a ce réel — qui convient si bien?


4
1 1 .
Nous voulons u+v ae 8 (ou u+v -;<0) pour u et v dans un méme intervalle; en particulier si

u=v, u et v sont
.
bien dans un
ae!
méme intervalle et alors on
anes
doit avoir 2u pel
1 l
(ou 2u -5<0), soit

u=-
=j (ov «<4)
4
(ou ux-).
4
nr f 1 1
Cela conduit a regarder ce qui se passe sur [= +20f et [o:51. Cette «méthode» fondée sur
Vexpérience trouvera sa justification en classe de Premiére.

94.
6. Sens de variation

b. Résolution d’équations, d’inéquations; obtention d’inégalités

EXERCICE Démontrez que pour tout réel x =0, on a


résolu 2 Qn? >x%—-1.

Solution aun
L’inégalité a démontrer est équivalente 4 2x7—x+1>0.
Notons f la fonction x /#-—> 2x?-x +1.
Démontrer l’inégalité précédente pour tout x >0, revient & démontrer que pour tout x>0,
on a f(x)>0.
Or nous connaissons le tableau de variation de cette fonction f sur [0; +~[ (voir exercice
précédent).
Ce tableau indique que f est décroissante sur [o:| que f(0)=1 et i(z)=3 3°

. 1
Donec si l’on a: oe a alors §(7) <fe) <0) soit : f<fix)<1,

7
Comme 3° 0 on en déduit que pour tout xe|0; i/ on a f(x)>0.

SA are ; 1
Le tableau de variation indique que f est croissante sur E +0 .
1
Donec si ae alors fi=s(7), soit flx)>Z>0.
En conclusion : pour tout réel x=0, on a f(x)>0.

EXERCICES
Pour tester vos connaissances

(¢}1. Que dire d’une fonction qui est a m@umm5S. f est une fonction décroissante sur
la fois croissante et décroissante sur un l’intervalle I=[a; b] (a<b).
intervalle I? Pourquoi peut-on dire que pour tout x de I,
ona: f(b)<f(x)<f(a)?
mumm2. Représentez graphiquement une
fonction décroissante” et non strictement mumm6. Pour chacune des fonctions
décroissante sur J’intervalle [—1; 4]. suivantes, dressez son tableau de variation.
a) x > 122x-5812.
(¢_j3. a) f est une fonction croissante b) x HR> —14x% +1985.
sur l’intervalle [a; 5] (a<b).
f a-t-elle un maximum? un minimum? Préci-
| sez-les. (e¢_}7%. Quel est le taux de variation d’une
fonction constante?
| b) Mémes questions si f est décroissante Ce résultat est-il conforme a l’idée du taux de
sur [a; b]. variation?

(¢— 14. f est une fonction définie sur R, (¢_18. f est une fonction définie sur R
croissante sur R et telle que f(0)=a. telle que f(2)=5 et t(2; 3)=3.
Pourquoi peut-on dire que : pour tout x20, Calculez f(3).
on a: f(x)za? f est-elle croissante sur [2; 3]?
Exercices d’entrainement

Etude du sens de variation mummm20. f est la fonction


x E> 3x?—-6x +1.
Montrez que f est strictement décroissante sur
Pour les exercices 9 a 13, en utilisant les
]—; 1] et strictement croissante sur [1; +[.
définitions et vos connaissances sur le sens
de variation de la fonction valeur absolue,
étudiez le sens de variation de chacune des
fonctions. mmmm21. f est la fonction
x E> -2x?+5x-1.
Montrez que f est strictement croissante sur
2;
9=| et
;
strictement
Bee
décroissante sur

i —0,8 |x| +6. x


mmm22. f:x«% b>
l+x?
x > 3x. a) ‘Trouvez l’ensemble de définition de f.
6) Pour deux réels u et v, calculez
x > -2(|x] +2). flu)
— flv).
c) Montrez que si u<v, le signe de
mmm 14. Revoyez la définition de la fonc- f(u)— flv)
tion partie entiére E, donnée 4a l’exercice 45
est celui de 1— uv.
du chapitre 5.
Montrez que E est croissante sur R. d) Montrez que si lon a O<uX1 et
0<vSl, alors uvS1.
Montrez que si u>1 et v>1 alors uwv>1.
Mmmm 15. Utilisez les définitions pour mon- e) Déduisez-en que f est strictement crois-
trer que la fonction x /—> x?” est strictement sante sur [0; 1] et strictement décroissante sur
croissante sur [0; +©[ et strictement décrois-
sante sur |—©; OJ.
[1; +f.
f) En procédant comme précédemment, étu-
diez le sens de variation de f sur |—©; O].
Pour les exercices 16 4 18, étudiez le sens
de variation de chaque fonction donnée, en
utilisant les définitions et les résultats de
V’exercice 15. Tableau de variation et inéquations

Mmmm l6. « +> —-x?. Pour les exercices 23 a 27, en utilisant la


méthode de l’exercice résolu 2, démontrez les
propositions :
Mmm 7. x > 2x?-5.
mmm 23.% pour tout x=1, 3x27-4x>-1.
Mmm ls. « +> —3x7+6.
mmm 24.% pour tout x>40, 5x?>180x +3.
mam 19. En utilisant les définitions, mon-
trez que la fonction
mum 25.% pour tout xE[0;2], x?<4x +1.
fix b> x?-2x
est strictement croissante sur [l; +[ et
strictement décroissante su ]—; 1]. mmm 26.% pour tout x, —2x2<—3x+4+5.
Mmmmg27.% pour tout x24, x2?-4x>-1. Pour les exercices 30 a 32, déterminez, |
s’ils existent, les maxima et minima sur I de |
la fonction proposée. be
Hauteur d’un projectile

@mmm 28. Un projectile est lancé a partir du Mmmm30. f:x > |x|
sol a un instant pris comme origine. On note
h(t) sa hauteur a l’instant t.
Les physiciens estiment que l’on a 4 tout
instant ¢ : Mmm3l. f:x +> 2-x
h(t) = —5t? + 100.
a) Quelle hauteur maximale a atteint le
projectile?
Indication :
Pour cela, étudiez le sens de variation de la
fonction h.
b) A quel instant le projectile atteindra-t-il
le sol?

Maximum. Minimum

@mmi29. Chacune des courbes ci-dessous


représente une fonction. Lecture de graphiques
Précisez les maxima et minima de chacune de
ces fonctions.

Gam33. Biologie.
On injecte a un lapin par piqtre intramuscu- | —
laire une certaine substance. Celle-ci passe
du muscle dans le sang et est ensuite éliminée
par les reins.

Le graphique ci-dessous montre les variations


de la quantité de substance S(t) (en grammes
ar litre) présente dans le sang a J’instant t
a secondes).

S(t)
Dee

1,5

a) Tirez de ce graphique le plus de rensei-


gnements possibles. N’oubliez pas de voir
a partir de quel moment commence
Vélimination, a quelle vitesse se _ fait
l’élimination...

b) Ce graphique traduit-il bien le fait que la


substance est totalement éliminée au bout
d’un certain temps?
mum 34. Bactéries. a) Tirez de ce aphique le plus de rensei-
On observe l’évolution de la surface A(t) (en gnements poserien. N’oubliez pas de voir
cm?) occupée par une colonie bactérienne en quels sont les intervalles de temps pendant
fonction du temps t (en secondes). lesquels l’occupation est la plus rapide. Cette
vitesse d’occupation tend-elle a se ralentir tout
- A(t) en progressant?

b) A la lecture de ce graphique, yous


semble-t-il que la population de_bactéries
puisse occuper plus de 49 cm”?

gam 35. Automobile sur un circuit.


Une automobile tourne sur un circuit; a partir d’un instant pris comme origine, on enregistre
les variations de la vitesse (exprimée en km/h) en fonction du temps t (en secondes).
On a obtenu la courbe ci-dessous représentant la fonction t +> v=f(t).

58 64 7072 80 95 100

a) La fonction f est-elle croissante sur c) Dressez le tableau de variation de f


[0; 100]? décroissante sur-[0; 100]? sur [0; 100].
b) Citez des intervalles sur lesquels f est d) Pouvez-vous dessiner l’allure de cette
croissante; sur lesquels f est décroissante; sur partie du circuit? Estimez la longueur des
lesquels f est constante (approximativement). lignes droites. s
CHAPITRE
a

PARITE. PERIODICITE

1. Pour prendre un bon départ

1.1 Coordonnées et symétrie orthogonale


(O; a j) est un repere orthogonal.
e M est un point de coordonnées (x; y) et M’ le symétrique
orthogonal de M par rapport a l’axe des ordonnées.

EXERCICE | Quelles sont les coordonnées de M’?


ee
9
e M est un point de coordonnées (x; y), M’ un point de
coordonnées (x’; y’).

Si x=-—x' et y=y’, que pouvez-vous


dire de M et M”?

PA

e (O; i,j ) est un repére orthogonal et C la courbe


ci-contre.

Dessinez la courbe C’ symétrique de


EXERCICE C par rapport a l’axe des ordonnées.

1.2. Coordonnées et symétrie centrale

(O; on) est un repere.


M est un point de coordonnées (x; y) et M’ le symétrique de M par rapport a O.

99
EXERCICE Quelles sont les coordonnées de M’?

e (O:i,7) est un repére et T un réel non nul. On


considére la translation de vecteur u de coordonnées (T; 0).
M est un point de coordonnées (x; ¥).

EXERCICE Quelles sont les coordonnées du point


M’ image de M par cette translation?

e On donne la courbe © ci-contre.

EXERCICE Dessinez son image dans la translation


de vecteur uw de coordonnées (2; 0).

E est ensemble réunion des deux intervalles


[2; 3] et [-3; —2]. 0 *
Si x est un réel de E, alors on a:
2=2%=3 . ou -—3=2=~2.
On en déduit par multiplication par —1 que: -3S—-x<-2 ou 2<~-—xS<3:; ce
qui prouve que — x est aussi dans E.
Ainsi, pour tout x de E, —x est dans E.
Par définition, on dit qu’un tel ensemble est symétrique par rapport a zéro.

Exemple important
Il est clair que si x est réel, —x est aussi un réel. Ainsi, R est symétrique par
rapport a zéro.

100
Les ensembles E- suivants sont- ils symétriques par rappo
zéro? (Dessinez. ) :
| a. E=[2; 3]U]-3; a
E=[-1; 1].

2.2. Fonctions paires _


f est la fonction valeur absolue :
oe
Son cusemble de définition, est symétrique par
rapport a zéro. - : Se
Nous avons : f(—x)= fox|sor: |-x| =|x|. oo.
D’ou : = |x| = f(x). ;
Et cela est vrai pour tout réel >
On dit que j est une fonction paire.
Dans un repére orthogonal, sa courbe Uy dies he ie Vaxe des ordonnées comme a
axe = symetrie.

4 est la potion x ae x? définie sur R.


_Vérifiez que, ‘pour tout réel_x — fx=a a) 2
: Qu’en déduisez-vous pour la courbe représe anttf dan an
| repere orthogonal? a oe a

2.3. Fonctions impaires —


f est la fonction x +> x? définie sur R.
Nous avons fl-x)=(—xP=-x*? et f(x)=x’.
D’ot pour tout réel x, f(—x)= —f(x). On dit que f est une fonction impaire.

Qu’en déduisez-vous pour la courbe C représentant f- dans un


repére quelconque (OQ; 1, j

Indication : considérez les points de C de coordonnées—


(er fg) et: (=x; 1 x),

‘Fonction ni paire, ni impaire >


f est la fonction x /—> Vx définie sur [0; +%[.
EXERCICE L’ensemble
par rapport a zero‘
det
ddee définition de cette fonction f est-il symétrique

Pour tout x de cet ensemble peut-on avoir: f(x)=f(—x) ou


fay =f 2)e
f est-elle paire? f est-elle impaire?

2.5. Fonctions périodiques


De nombreux phénoménes sont périodiques par rapport au temps, c’est-a-dire qu/ils
se reproduisent réguliérement a intervalles constants.
Leur étude a nécessité la création d’un modélé mathématique: les fonctions
périodiques. [ntuitivement, une fonction périodique est une fonction qui prend la méme
valeur a intervalles réguliers.
Par exemple, en électricité, la tension délivrée aux bornes d’un générateur en
fonction du temps, et observée a l’oscillographe, donne une figure du type suivant :

0 en ordonnées : 1 cm pour 0,1 V


1 2: 3 4 i) 6 en abscisses : 1 cm pour 10°*s

EXERCICE | Notons
Nets «(0
u(t) la tension aux bornes a l’instant t, et u la fonction

a. Quelle est la tension aux instants 0; 2; 4; 6?


b. Quelle est la tension aux instants 1; 3; 5?
c. Supposons que la courbe se prolonge au-dela de 6 «de la
méme facgon», c’est-a-dire que la courbe représentant u sur [6; 8],
[8; 10], [10; 12], ..., soit la méme que celle représentant wu sur
[0; 2].
Que vaut u(32)? u(33)?
d. T est un réel de [0; 2]. :
Marquez sur l’axe des temps les points T+2, T+4, T+6, T+8,
... Vérifiez que u(T)=u(T +2)=u(T+4)=u(T+6)=...
Pour cette raison on dit que 2 est une période de u.
.

102
7. Parité. Périodicité

2. Cours et applications

3.1. Fonctions paires

Définition |

f est une fonction dont ensemble de définition est D.


Dire que f est paire signifie que les deux circonstances suivantes sont
réalisées :
1. pour tout x dans D, —--x est aussi dans D;
2. pour tout x de D, = f(-—x)=f(x).

Commentaires

e Pour une fonction f définie sur R, la premiére condition est toujours vérifiée.
e L’égalité f(—x)=f(x) doit avoir lieu pour tout x de D. II suffit qu'il existe un seul réel x de D
tel que f(x) soit différent de f(—x) pour dire que f n’est pas paire.
Par exemple, si f est la fonction définie sur R par f(x)=x?+x, ona: f(I)=2, f(—1)=0;
f nest pas paire.

Conséquence graphique
f est une fonction paire et C est sa courbe représentative
dans le repére orthogonal (O; i, ; ).
Alors les points M de coordonnées (x; f(x)) et M’ de
coordonnées (—x; f(—x)) ont des abscisses opposées et
ont la méme ordonnée.
Ils sont donc symétriques par rapport a l’axe des ordonnées.
L’axe des ordonnées est un axe de symétrie de la
courbe C.

&

3.2. Fonctions impaires

Définition 2

f est une fonction dont ’ensemble de définition est D.


Dire que f est impaire signifie que les deux circonstances suivantes sont
réalisées :
1. pour tout x dans D, —x est aussi dans D;
2. pour tout x de D, f(-—x)=—f(x).

103
Commentaires

e Analogues a ceux qui suivent la définition 1.


e f est une fonction impaire dont l’ensemble de définition D contient 0.
Alors on a: f(0)=—f(0); il en résulte que f(0)=0.
Donc : si une fonction impaire est définie en 0, alors f(0)=0.
Cette remarque peut servir pour montrer qu’une fonction n’est pas impaire.
Par exemple, la fonction f définie sur R par f(x)=x*+1 n’est pas impaire car : f(0) 40.

Conséquence graphique

f est une fonction impaire et _C est sa représentation


graphique dans le repére (O; i,
rey;)
Alors les points M et M’ de coordonnées respectives

(x; f(x)) et (—x; f(—x))


ont des abscisses opposées et des ordonnées opposées.
Ils sont done symétriques par rapport a l’origine O du repere.
L’origine O du repére est un centre de symétrie de
la courbe C.

Commentaire

Notez que le repére (O; i, j ) n’est pas nécessairement orthogonal.

Etudiez la parité de chacune des fonctions :

ce h:ix Ro x®-5Sxtl.

d. k:x tH> x°®-5x.

Solution san

La question posée, signifie «la fonction est-elle paire, impaire ou ni l’un ni l’autre?».
a. La fonction f est définie sur R—{—1; 1}; cet ensemble de définition est symétrique
par rapport a 0. .
Pour tout réel x distinct de 1 et de —1,

La fonction f est donc paire.


b. La fonction g est définie sur D=]—~; 1[U]l; +[. Or, —1 est dans D, mais 1 n’est
pas dans D; cet ensemble de définition n’est pas symétrique par rapport a 0.
La fonction g nest donc ni paire, ni impaire.

104
7. Parité. Périodicité

e. La fonction h est définie sur R; cet ensemble est symétrique par rapport a 0.
Pour tout réel x :
h(—x)=(—x)? -—5(—x)+1=—x°+5x41.
La fonction h n’est pas paire, car en général h(—x)#h(x) (par exemple h(—1)=5 et
h(1)=—3). Par ailleurs :
—h(x) = —-(«*° -—5«%+1)=—-x°+5x«-1.
La fonction h n’est pas impaire, car par exemple h(—1)#—A(l).
d. La fonction k est définie sur R.
Pour tout réel x :
k(—x)=(—x)? —5 (—x) = —x? + 5x = —(x? — 5x) = —k(x).
La fonction k est impaire.

Commentaires

e Attention! Le «contraire » de fonction paire n’est pas fonction impaire!


En d’autres termes, une fonction qui n’est pas paire, n’est pas nécessairement impaire (voir
fonctions g et h de l’exercice résolu).
e Si vous avez montré qu’une fonction f est paire, inutile de chercher a savoir si elle est impaire.
En effet, vous montrerez a l’exercice 3 page 107 que les seules fonctions a la fois paire et impaire
sont les fonctions nulles sur leur ensemble de définition.
e Les fonctions étudiées a l’exercice résolu précédent, sont des exemples des quatre cas pouvant
se présenter lors de |’étude de la parité d’une fonction.

3.0. Fonctions périodiques

Définition 3

f est une fonction dont l’ensemble de définition est D. T est un réel non nul.
Dire que f est périodique de période T signifie que les trois circonstances
suivantes sont réalisées :
1. pour tout réel x de D, x«+T est aussi dans D;
2. pour tout réel x de D, x-—T est aussi dans D;
3. pour tout x de D, f(x+T)=f(x) et f(x —-T)=f(x).

Commentaire
Nous admettrons (reportez-vous 4 l’exercice 24 page 109) que si T est une période d’une fonction
périodique f, alors tout réel kT, avec k entier non nul, est aussi une période de f.
Le plus petit de ces réels qui est positif s’appelle LA période de f : elle n’existe pas toujours.

Conséquence graphique
Pour tracer la représentation graphique d’une fonction f périodique de période T, on choisit
dai |
un intervalle I de longueur T (par exemple, I=[0; T], 1=| ay | 2) et on trace la

105
courbe @’ représentant la fonction f sur DN,
ou D est l’ensemble de définition de f.
Ensuite, on translate (’ par les translations
de vecteurs de coordonnées (—T; 0) et (T; 0).
Si I=[0; T], on obtient ainsi la courbe de la
restriction de f a DO[-T; 2T].
Pour obtenir d’autres morceaux de la courbe
représentant f, on opeére par d’autres
translations.

3.4. Applications
EN MATHEMATIQUES
1. En mathématiques, savoir si une fonction est paire, impaire, ou périodique, permet de
réduire l’ensemble d’étude d’une fonction. Il y a done économie de travail.
Par exemple, f est une fonction paire définie sur D. On peut se borner a étudier f sur
[0; +o[ ND.
Des propriétés de f mises en évidence sur cet ensemble, on pourra déduire les propriétés
de f sur DN ]——; O].
Mais ATTENTION, la déduction ne se fait pas mot pour mot, comme vous le montre
l’exercice suivant.

f est une fonction paire strictement croissante sur [a; b] avec


EXERCICE
fe O0<a<b.
resolu 2 Que pouvez-vous dire de f sur [—b; —a]?

Solution ous

Remarquons d’abord que f étant paire, si elle est définie ~2 ~4


sur [a; b], elle est aussi définie sur le symétrique de [a; 5] 0
par rapport a zéro, c’est-a-dire sur [—b; —a].
Pour voir si elle est monotone sur [—b; —a], prenons dans cet intervalle deux réels u et
v tels que u<v, et comparons f(u) et f(v).
Puisque f est paire, —u et —v sont dans [a; b].
Par ailleurs, de u<v on déduit : —v<~—u.
Mais f est strictement croissante sur [a; b]; donc on a
f(—v)<f(—u).
Or f étant paire on a
fl—v)=flv) ete flea) =f@).
Ainsi pour tout couple (uw; v) de [—b; —a] avec u<v
on a f(v)<f(u).
Donc f est strictement décroissante sur [—}; —a].

2. Pour démontrer qu'une courbe C possé[Link] axe de symétrie on pourra


démontrer qu'elle représente une fonction paire. dans un repére bien choisi (voir
chapitre 9).
Pour démontrer qu’une courbe C a un centre de symétrie, on pourra démontrer qu’elle
représente une fonction impaire dans un repére bien choisi.

EN PHYSIQUE
1. Dire qu’un dipole est symétrique, signifie que la fonction
u:t e—> u(t)

106
7. Parité. Périodicite

est impaire (i est l’intensité, u la tension). On peut se borner a l’étudier pour des valeurs
positives de i.
2. Les fonctions périodiques interviennent dans de nombreux domaines.
En physique, les phénoménes étudiés ont un début et une fin.
Par exemple, la courbe ci-contre représente pour le
physicien une fonction périodique de période 4. (Il s’agit :
des variations de la tension aux bornes d’un générateur
en fonction du temps.) 1
Pour le mathématicien, comme 0 appartient a4 l’ensemble t
de definition, 0-—4=-—4 devrait aussi étre dans cet c 1 2 4 6
ensemble. Pour lui cette fonction n’est que la restriction zl
d'une fonction périodique.

EXERCICES

Pour tester vos connaissances

(€—11. Une fonction constante définie sur ~ ae


R est-elle paire? impaire? gam5. La fonction inverse x +—> — défi-
x
nie sur R* est impaire. Pourquoi?
(¢ 12. Une fonction linéaire définie sur R
par x #+— ax est-elle paire? impaire?
[€ 16. La fonction f définie sur ]0; +*[
par :
f¢ 13. Existe-t-il une fonction définie sur
R qui soit 4 la fois paire et impaire? x7 +1
En existe-t-il plusieurs? f(x)= x

n’est pas impaire. Pourquoi?


(¢_14. n est un naturel supérieur ou égal
ee
Prouvez que : ce_17. f est la fonction définie sur R,
si n est pair, la fonction x +—> x” est paire; périodique, de période 1 et telle que pour tout
si n est impair, la fonction x H—~ x” est réel x de [0; 1[ on ait f(x)=~.
impaire. Représentez graphiquement f.

_Exercices d’entrainement

Parité l1+«|—|1—«|
mu 1 1. heel pelea
Pour les exercices 8 a 15, étudiez la parité
des fonctions suivantes.
x
gum 12. 0 x He 5x28 +6x°4+
2x7 43.
| mm 8. x +>
s x? 4+]
~7+2
x mu 13. x +
ome 9. igasmeceal AR, xe
—x
x-+1

mmm 10. x +> 3x09 t+44+438x7+x41. mum l4. x He> Vx?-4.

107
mmm 5. x Hh Vx? 4x.

Pour les exercices 16 a 18, a l’aide des


renseignements donnés :
a). tracez une courbe correspondant au
| tableau de variation proposé;
b) complétez cette courbe en utilisant la
| parité de la fonction;
c) complétez le tableau de variation.

mum 16. f est paire;

mmm 20. La fonction f est définie par :


— ase = ||
f(x)=4,x%7 si x G[—1;]]
“en six Ell; +f:
est-elle paire? est-elle impaire?

mamm21. La fonction f définie par :


— 2 Otte a a Oo
f(x)= x? si x €[—-1; 1]
2 Sto & [taco
est-elle paire? est-elle impaire?

mmm 22. 1. f est une fonction définie sur


un ensemble D symétrique par rapport a 0.
p et i sont les fonctions définies sur D par :
mmm 19. Indiquez dans chaque cas, si la
courbe proposée représente une fonction,
paod=5 [fa)+ -2)]
paire, impaire ou ni l’un ni l’autre. Définissez
ensuite chaque fonction. i(x)=5 fle) fl]
a) Etudiez la parité de p et i.
b) Vérifiez que pour tout réel x de D,
f(x) = p(x) + i(x).
On dit que f est la somme d’une fonction paire
p et dune fonction impaire i.
2. Application : montrez que les fonc-
tions ci-dessous, peuvent s’écrire comme
somme d’une fonction paire et d’une fonction
impaire.
Xo rs .
Sa ere Ne
Seal
x E> Ax? —5x?2+
7x —4,
mmmmi23.% f est une fonction définie sur R. — pour tout réel x de [—1; 1] on a f(x)= |x|;
Soit g la fonction x +> f(|x]). — f est périodique de période 2.
a) Quel est l’ensemble de définition de g? a) Tracez la courbe représentative de f.
b) Montrez que g est une fonction paire. Fa oma IDs FED FOS) f\—2);
c) Expliquez comment construire la courbe
représentant g a partir de la courbe C c) Résolvez dans R l’équation f(x)=1.
représentant f.
d) Application: représentez la fonction mmmm32.* Fonction partie décimale
f zx H> 3x+1; puis la fonction Revoyez la définition de la fonction partie
Se |x| ale entiére E (chapitre 5 exercice 45). On consi-
dére la fonction :
d:x% +> x—E(x).
Périodicité
a) Calculez d(x) lorsque x est un entier.
| 124.
(© f est une fonction périodique de b) Calculez d(x) pour x dans [0; 1[.
période T. Représentez graphiquement la fonction d sur
l’intervalle [0; 1[.
a) Montrez que f(x +2T)=f(x),
c) Calculez d(x) pour x dans [1; 2[.
Tar sty—-fa) et fix —2T) =f). Représentez, sur le méme graphique qu’en
6) Que conjecturez-vous pour d’autres pério- question 6), la fonction d sur []1; 2[.
des de f. d) La fonction d est-elle périodique?

mmm 25. Pourquoi la fonction


mum 33.* Image sur un écran de télé-
1 vision
f:x tH» — rest-elle pas périodique? L’image sur un téléviseur est formée par un
%
point plus ou moins lumineux (le spot) qui
Indications: raisonnez ainsi: si f est balaye l’écran ligne par ligne et de haut en
périodique, il existe un réel T non nul tel que bas (image est donc décomposée en un grand |
pour tout x non nul: f(x +T)=f(x). nombre de lignes si serrées et parcourues si
Montrez que cela est impossible. rapidement par le spot que nous ne le
distinguons pas a |ceil).
| Pour les exercices 26 a 29, montrez que Nous ne nous intéressons ici qu’au mouvement
| les fonctions suivantes ne sont pas périodiques horizontal du spot et nous décrivons ce
(procédez comme dans |’exercice 25). mouvement par la fonction f qui 4 un instant |
t associe l’abscisse x du spot sur |’axe (voir |
figure) et en supposant qu’a la date t=0 le
mmm 26. x +> |x|. spot est a gauche de l’écran (x =0), lequel a
41 cm de largeur.
mu2 7. a) Etudiez cette fonction sachant que le spot
se déplace a vitesse constante 4 l’aller (gauche
a droite) et au retour, et sachant que le trajet |
au 238. aller dure 59 microsecondes et le trajet retour |
5 microsecondes
(1 microseconde = 10 © seconde).
oe 29.
b) L’image étant formée de 625 lignes
horizontales, combien d’images successives
mam 30. On considére la fonction f définie sont formées sur l’écran en une seconde?
sur R de la maniére suivante :
— pour tout réel x de [—1; 1[ on a
i)
aller
ETE
bees < trajet
f(x)=x +1; retour
— f est périodique de période 2.
a) Tracez la courbe représentative de f sur
[—5; +5]; sur [—10; +10].
b) Calculez f(2,5); f(4,5); f(=2,5). axe de
repérage
c) Résolvez dans R l’équation f(x)=-. 'du spot
4]

| @mmmm31. On considére la fonction f définie (D’aprés | «Comprendre et s’exercer»,


sur R de la manieére suivante : Seconde, Etudes vivantes.)
CHAPITRE
8

FONCTION : x -— x
PARABOLE

1. Pour prendre un bon depart

1.1. Vérifiez vos connaissances : inégalites


Vous utiliserez les régles de calcul sur les inégalités vues au chapitre 1.
En particulier, a titre d’exercices, répondez aux questions suivantes, ou a, b, c désignent
des réels :
1. Pour quels réels c la proposition : si a=b alors ac<bc est-elle vraie?
Si 0<a<b, comparez a’? et b?.
Si a?=4, quels renseignements déduisez-vous alors pour a?
DN
pW Si Va>4, quels renseignements déduisez-vous alors pour a?

1.2. Representation graphique d’une fonction


Nous rappelons que, dans un repére (O; i, j ), la courbe:représentative C d’une fonction f a
pour équation y=f(x).
Cette équation est un critere qui permet de savoir si un point M appartient ou non a C.

x H-> x”. ut
EXERCICE f est la fonction définie sur R telle que
C est sa représentation graphique dans un repére (O; i, ; ).
Le point O appartient-il a C?
Et le point A de coordonnées (2; 6)?
8. Fonction : x > x”. Parabole

1.3. Position relative de deux courbes

f et g sont deux fonctions. Dans un repére (O; i,To


. est la représentation graphique de f et C’ celle
e g.
Si, pour un réel x, on a f(x)<g(x), nous dirons
que le point M(x; f(x)) qui est sur C est
au-dessous du point N(x; g(x)) qui, lui, est sur C’.
Si, pour tout x d’un intervalle I, on a f(x)<g(x),
nous dirons que sur I, la courbe C est au-dessous
de la courbe C’.

f et g sont deux fonctions affines respectivement définies sur R par


f(x) =3x +1, £14) =—2%
+ oe
Etudiez la position relative de leurs représentations graphiques dans
un repere.

2. Travaux dirigés d’approche

Lorsqu’une grandeur varie proportionnellement en fonction du carré d’une autre


grandeur, la fonction qui traduit ces variations est du type : x /—> ax”.
Les exemples sont nombreux, nous en donnons quelques-uns ci-apres. D’ou la nécessité
de connaitre les propriétés de cette fonction : c’est l’objet de ce chapitre et du suivant.

2.1. Aire d’un disque


Vous savez que l’aire S d’un disque de rayon R est
S=7R’.
La fonction qui permet |’étude des variations de l’aire
en fonction du rayon est la fonction définie sur [0; + ™[
par :
R +> aR?.

we

2.2. En électricité
Un circuit électrique est constitué d’une résistance de
valeur R.
La puissance moyenne P consommée pour une intensité R
lest:
P=RP. if
Etudier les variations de la puissance en fonction de
l’intensité c’est étudier la fonction :
I+— RP.

111
[Link] mécanique : la chute des corps
Un hélicoptére est fixe 4 une altitude de 300 metres. Ro

Il lache une bille d’acier sans vitesse initiale.


Les physiciens savent que la distance d parcourue par

lorsque l’origine des temps est l’instant du lacher, et


que la distance est comptée a partir de l’altitude de
Vhélicoptére. g est la constante universelle de
gravitation. On prendra g=9,8 m+s*. En exprimant le
temps en secondes, on obtient la distance en métres.
On note f la fonction : t H#—> sat.
f(t) est donc la distance parcourue pendant t secondes.

EXERCICE a. Quelle est la distance parcourue en 2 secondes? en


4 secondes? en 5 secondes?
b. Dans un repére orthogonal, placez quelques points de la
courbe représentative de f. Attention, choisissez convenable-
ment vos unités.
c. Les points que vous venez de placer sont-ils alignés? Trois
points quelconques de la courbe peuvent-ils étre alignés?
d. Pensez-vous que la fonction f est croissante sur [0; + [?

2. Cours et applications

3.1. Etude de la fonction f : x -— x?


a. Premieres propriétés

e f est définie sur R car tout réel a un carré.


e Pour tout réel x non nul : f(x)>0.
e@ f(x)=0, si et seulement si x =0.
e f(x)=1, si et seulement si x=1 ou x=—1.

b. Parité

Pour tout réel x, f(x)=x? et f(—x)=(—xP=x?,


donc : f(—x) =f(x).
Puisque, de plus, f est définie sur R (ensemble symétrique par rapport a 0), f est une
fonction paire.

112
8. Fonction: x t-> x. Parabole

c. Sens de variation
f est paire, il suffit done de mener l’étude sur [0; +~[ par exemple.
Choisissons deux réels u et v dans cet intervalle, tels que u<v, et comparons f(u)=u? et
f(v) =v.
Or, nous avons établi au chapitre 1 que :
si OSu<v_ alors u?<v”’.
Ainsi: f est strictement croissante sur [0; + ~[.
En utilisant la parité de f (exercice résolu 2 page 106) on en déduit que :
f est strictement décroissante sur ]—©; 0].

Commentaire
La proposition : si 0<a<b alors a*<b?, peut se retenir maintenant en disant que la fonction carré
est strictement croissante sur [0; +~[. De méme : si a<b<0 alors a?>b?, se traduit par la fonction
carré est strictement décroissante sur ]—©; 0].

d. Comparaison avec la fonction identité de R: x H—> x


La courbe représentative dans un repére (O; i,j ) de la fonction x +> «x est la droite D
d’équation y=x. Dans ce méme repére, notons © la courbe représentative de f.
e Points d’intersection de C et D
Un point M de coordonnées (x; y) appartient 4 C si et seulement si y=x?.
Ce méme point M est sur D si et seulement si y =x.
M est donc a l’intersection de D et C€ si et seulement si son abscisse est solution de
Véquation x? =x.
Cette équation s’écrit successivement: x?—x=0; soit x(x—l)=0.
Les solutions sont donc: x=0 et x=l1.
La courbe © rencontre donc la droite D a l’origine O du repére, de coordonnées (0; 0) et
au point A de coordonnées (1; 1).
e Positions de C et D
Si on a 0<x <1, alors en multipliant par x qui est positif on déduit x?<x.
De méme x>1 implique x?>x. D’ot:
pour tout réel x tel que 0<x<1 ona x?<x
pour tout réel x tel que x>1 ona x?>x.
e Traduction graphique :
— sur [0; 1], la droite D d’équation y=x est au-dessus
me (:
— sur [1; +[, la droite D est au-dessous de C.
La courbe © représentant x +> x” est donc dans la partie
hachurée sur le dessin ci-contre.

En utilisant le fait que f est strictement décroissante sur |—©; 0],


comparez x et x” dans chacun des cas suivants, puis interprétez
graphiquement vos résultats :
a. —l1<x<0 b. x<-l.

Commentaire
Vous démontrerez a l’exercice 12, page 117, que pour tout réel a >0, et pour tout réel x tel que x >a
on a x*>ax.
Ce qui se traduit graphiquement ainsi :
si l’on trace une droite d’équation y=ax (avec a>0O), alors, sur l’intervalle [a; +™[, cette droite
est au-dessous de la représentation de f.

113
e. Etude pour les grandes valeurs de x

e La fonction f peut-elle prendre de grandes valeurs? Peut-elle prendre des valeurs aussi
grandes qu’on le souhaite?
Nous avons vu que l’on a pour tout réel x >1: x?>x, soit: f(x)>x.
Il est évident alors que f(x) est grand dés que x est grand.
De facon plus précise pour avoir : x7>10°, il suffit de choisir x supérieur a 10°°.
En fait, pour tout x>10°°, on a: x?>10°°, car les inégalités :
x*>x et x >10°° impliquent : x?>10°.

Plus généralement, si A est un réel quelconque supérieur a 1, et aussi grand soit-il,


alors : pour tout réel x >A on a: x?>A.
Ainsi, pour les grandes valeurs de x, les valeurs correspondantes f(x)=x7 finissent par
dépasser définitivement n’importe quel réel A aussi grand soit-il. On traduit ce fait en disant
que : la fonction f a pour limite + en +,

e Interprétation graphique

Si on se donne une droite d’équation y=A, et cela quel


que soit le réel A>1, les points de coordonnées (x; f(x))
sont au-dessus de cette droite pour tous les réels x >A.

La courbe représentative de f se trouve donc dans la partie


hachurée sur le dessin ci-contre.

Commentaire

Nous savons que si A est un réel positif, l'ensemble des solutions positives de linéquation:
x2>A est [VA; +f.
Ainsi, pour tout x>VA, ona: x2>A.

Nous aurions pu utiliser ce résultat pour mener |’étude précédente.

f. Etude au voisinage de moins l’infini


La question est de savoir comment se comportent les valeurs f(x) lorsqu’on donne a x des
valeurs négatives de plus en plus grandes en valeur absolue, par exemple : —10, —10”°,
—125", ... En utilisant la parité de la fonction f on voit que :
f(—107)=f(10?)= 104; f(— 10") = f(10)=10” ...
De maniere générale, si A est un réel positif, choisi aussi grand que l’on veut (donc supérieur
a1), on a f(x)>A pour tout x<—A; en effet de x <—A, on déduit —x >A et comme alors
(—x)?>(—x), on a bien f(x)>A.
Ainsi, lorsque x prend des valeurs négatives de plus en plus grandes en valeur absolue,
les valeurs f(x) finissent par dépasser définitivement n’importe quel réel A aussi grand soit-il.
On traduit ce fait en disant que la fonction f a pour limite +© en —~,

114
8. Fonction : x +--+ x”. Parabole

g- Tableau de variation et représentation


graphique de f

Dans le tableau de variation de f on indique aussi que


f a pour limite + en + et a pour limite + en
—«, de la facon suivante :

Voici ci-contre la courbe représentative de f dans un


repére orthonormé.
Les exercices 10 et 11 pages 117 reviennent sur cette
représentation.

Définition

La courbe représentative de f : x +> x? dans un repére orthogonal est


une parabole.

Commentaire

La p parabole est une courbe du p plan quiqui p peut se définir Fogéométriquement


q comme |’ensemble des
points équidistants d’un point et d’une droite donnés.
L’exercice 14, page 117, donne en particulier un moyen simple pour construire la parabole point
par point.

3.2. Applications
a Fa

Les résultats suivants sont connus; nous les illustrons graphiquement.

a. Résolution dans R de x?=a, a réel donnée

Graphiquement, les solutions sont les abscisses des points d’intersection de la parabole
d’équation y=x” et de la droite d’équation y =a.

Si a <0, l’équation n’a pas de solution.


Si a =0, l’équation a une solution unique : 0.
Si a>0, l’équation a deux solutions Va et —Va.

115
b. Résolutions dans R de x”>a et x?<a

Graphiquement, les solutions de |’inéquation x”7>a sont


les abscisses des points de la parabole d’équation y = x” qui
sont au-dessus de la droite d’équation y =a.
Si a<0, Vinéquation x?>a est vérifiée pour tout
réel x.
Si a=0, l’ensemble des solutions de x”>a est
]-~%; -Va[U]Va; +.
Il en résulte que :
Si a<0, linéquation x?<a_ n’a pas de solution.
Si a>0, l'ensemble des solutions de
x2<a_ est ]-Va; Val.

Pour tester vos connaissances

| Gam1. Connaissez-vous une situation qui Sie l0p alors:


fasse intervenir la fonction : x /—> x??

Pour les exercices 2 a 9, utilisez le sens et x>Vy Rlovs.x


° a “ye

de variation ou la courbe de x +— x” pour


déduire des renseignements sur x”.

(e712 Si x<-5 alors... Si x<—a alors...

: (e413. 4 SiSis -—3<x<3 alors 33 / alors...


Si x >V—a

forsey4.” 'Si lel>5 alors...


Si x <—127° alors...
Exercices d’entrainement

au 10. (O; al Jest un repére orthogonal, mum l4. La parabole en géométrie.


avec 1 cm pour unite de longueur sur chaque
axe. A. a) Tracez dans un repére orthonormé
f est la fonction : x HK > x?. (O; i,j) la parabole P d’équation y= x?.
a) Tabulez la fonction f sur J’intervalle b) Dessinez la droite D d’équation
[—2; 2] avec le pas h = 1 (c’est-a-dire calculez 1 : z
a et placez le point F de coordonnées
f(-2), f(-D, f00), f(1), f(2)).
b) Placez les points obtenus dans le repére O=}}.
(O;i,‘BS A et B sont les points d’abscisses 4
Pespectives et 2: c) Pour un point M du plan on note H
le projeté orthogonal de M sur la droite D.
c) Ecrivez une équation de la droite (AB), et Si M est un point de P, démontrez que
montrez que le segment [AB] n’appartient pas MF= MH.
a la représentation graphique C de
d) Réciproquement, M est un point de
d) Tabulez la fonction f sur l’intervalle [1; 2] coordonnées (x; y) tel que MF = MH.
avec le pas h=0O,1]. Placez_ les points ainsi Démontrez qu’alors y =x”, et donc que M
obtenus dans le repére (O; i, 7). est sur P.
Intuitivement, la courbe C recoupe-t-elle le
segment [AB] en d’autres points que A et B? La parabole P est donc l’ensemble des |
points du plan équidistants de la droite D |
et du point F.
mmmmgll. f est la fonction: x HK> x?; Sachant cela, voici un procédé géométri-
que pour obtenir des points de P:
a) Représentez f sur [—1; 1] dans un repére
avec pour échelle : 5 cm pour unité. a) tracez la droite D d’équation y = 3

6) Méme question avec pour échelle : 10 cm 1


pour unité. 6b) placez le point F (0:<)s

c) Représentez f sur [—0,1; 0,1] avec pour c) placez un point H sur D et tracez la}
échelle : 1 m pour unité. droite A perpendiculaire en H a D. E
d) tracez la médiatrice de [FH]; elle :
coupe A en M :
mmm 12. a) Résolvez, dans R, l’iné-
quation x?>ax, ot a est un réel donné e) vérifiez que MF=MH; donc M est | —
strictement positif. sun be

b) Déduisez-en que la courbe représentant


la fonction: x #—~> x? sur Jintervalle mmmmlS. f est la fonction x +> x?.
[a; +~[ est au-dessus de la _ droite Démontrez que pour tous réels a et b ona:
d’équation y = ax.
§(S)<J lta
+so).
Pd Interprétez géométriquement cette propriété [
Parabole d’équation y= x” en faisant intervenir les points A(a; a”) et |
B(b; 6”).

gum i13. a) A et B sont les points


d’abscisses respectives | et 3 de la parabole Pour chercher
C représentant_ x -—> x” dans le repére
orthogonal (O; Bgj).
Quel est le coefficient directeur de la droite mum 16. Dans un repére (O; st) y P est la
(AB)? parabole d’équation y = x°.
a) D est la droite de coefficient directeur un
b) M,et M, sont les points de C d’abscisses réel m et qui passe par le point A(1; 1).
respectives x, et x, telles que x, +%=4. Montrez qu’une équation de D est:
Démontrez que les droites (M,M.,) et (AB) sont
paralléles. y=m(x—-I)+1.
b) Déterminez les coordonnées des points c) Déterminez Jlintersection de D et P
d intersection de D et P. lorsque b=-—1. Tracez la droite D
Indication : on est conduit a résoudre correspondante.
Véquation (x — 1)(x +1—m)=0.
ec) Déterminez le réel m pour que la droite
mus 18.% Si a et 6b sont deux réels,
max(a, b) désigne le plus grand des réels a
D coupe P en un unique point.
et b.
Tracez P et la droite D correspondant 4a la
Représentez graphiquement les fonctions
valeur de m trouvée.
x EF > max(x?, x)
et x KH > max(x?, |x|).
mum 17.2% =P est la parabole d’équation
y =x? dans un repére (O; i, 7 ).
D est la droite dont une équation est Inéquations
y=2x+b,
ou b est un réel. Pour les exercices 19 a 22, résolvez dans
a) Construisez P et la droite D pour b= —2, R les inéquations :
puis 6=3.
b) Expliquez pourquoi, si P et D ont des mmm 19. a) x«?<3; Bb) x?<10°%.
points communs, alors leurs abscisses sont
solutions de |’équation mum 20. a) x?>10; 5b) x?>10.
x?—2x—b=0.
Déduisez-en que cette équation a des solutions mmm 21. a) x?>10™; b)t6a7 > 105%.
si et seulement si 1+ 520.
Indication : écrivez mum 22. a) 3x?>26x10*;
x?—-2x% —b=(x—1)?-1-6. b) #2<8 x 107.
CHAPITRE
9

FONCTIONS : x +—> ax2.


ET x +— ax2+bxt+e

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Reperes et coordonnées


e (0; i, j) est un repere; M est un point du plan.
Si les coordonnées de M sont (x; y), alors on a:
OM=xi + an
Réciproquement, si l’on a OM=xi
+ yj, alors (x; y) est le
couple des coordonnées de M.
e Dans (0; eae
O’ est le point de coordonnées (2; 2);
M est le point de coordonnées (3; 4).
Quelles sont les coordonnées de M dans (0’; ey )?
On lit sur le dessin, ci-contre que les coordonnées
sont (1; 2).

Conclusion

Les coordonnées d’un point du plan dépendent du repeére choisi. Si |’on change
de repére, on change de coordonnées.

: Placez sur le dessin précédent le point de coordonnées (1; 1) dans le


EXERCICE repere (0’; tote) doe:
Quelles sont ses coordonnées dans le repére (O; i, j )?
119
>
e (O; i,j ) est un repére.
Considérons le repére (O; Deroy ).

M est le point de coordonnées (1; 1) dans (O; i, j ).


On lit sur le dessin ci-contre que les coordonnées de ce
. ess jet |
méme point M, mais dans (O; 21.3) ) sont (5;;).

N est le point de coordonnées (2; 3)


dans (O; bey )
Lisez sur le dessin ses coordonnées
dans (O; 2i, 3; ).

1.2. Repeéres et équations de courbes

e Puisque les coordonnées d’un point du plan dépendent du


repere choisi, ’équation d’une courbe dépendra du
repere choisi.

Prenons un exemple des plus simples : le cas d’une droite,


(O; i, j ) est un repére et D la droite du plan ayant pour
équation y=x dans ce repere. Prom
O’ est le point de coordonnées (1; 0) dans (O; aa) ).

Dans (O'; ‘8 :

O a pour coordonnées (—1; 0);


A a pour coordonnées (0; 1).
Pour écrire une équation de D dans (0'; i,rae il suffit d’écrire
que les points O et A appartiennent a D.

EXERCICE Vérifiez qu’une équation de D dans (0’; ‘are est


y=x+1.

Conclusion

Dans (O; a ), la droite D représente la fonction : x #—> x.


Dans (O’; a | ) cette méme droite représente la fonction : x K> x+4+1.

Une méme courbe du plan peut représenter deux fonctions différentes dans des
reperes différents.

120
9. Fonctions : x t+-—> ax? etx K> ax’? tbxtce

be :Travaux dirigés d’approche

2.1. dicidence d’un changement d’origine


sur les coordonnées d’un point
(O, ‘A 7) est un repére du plan.
O' est le point de lol (4; 2) dans ce repére.
Considérons le repére (Q’;
Si M est un point de ae (x; y) dans (O;i,
i]),
;
“comment trouver ses coordonnées (X; Y) dans (O’; i ‘;)?
D’aprés la relation de Chasles:
OM =0'0
+ OM.
Dens la base (1,7):
le vecteur O™M a pour coordonnées Xx:Y);
le vecteur 00 a pour coordonnées (—4; 2);
le vecteur OM a pour coordonnées (x; y).
On en déduit que le vecteur O'O +OM a pour coordonnées : (x —4; y — 2).
a =x-4
Donc :
Y=y-2

Commentaire
Notez que les deux repéres ont la méme base we j ), mais ont des origines O et O’ différentes.
D’ot le nom : changement d’origine.

Dans un repere (0; i,i) O’ est le point de coordonnées (—1; 3),


EXERCICE M est le point de coordonnées (3, —5).
a. Quelles sont les coordonnées de M dans le repére (0'; i, j)?
b. N est le point de coordonnées (—1; 1) dans le repére
(0°; 6,7).
Quelles sont ses coordonnées dans (O; i, j)?

2.2. Incidence d’un changement d’échelle


sur les coordonneées d’un point
(O;i,j; ) est un repere et_k un réel non nul.
Soe le repére (O; ki, j -
_ Notez que ce repere a méme ene que (O; i, j), mais
que le vecteur 1 a été change en un vecteur colinéaire
- (non nul) ki le vecteur j étant inchangé.

121
'M est le point de coordonnées (x; y) dans (O; FE7);
comment trouver ses coordonnées (X;Y) dans
(O; ki, j )? ee
Nous savons que: OM=xi ase oa
mais aussi que : OM=X(ki )+ Yj =kXi + Yj.
Dans une base, un vecteur admet un unique couple de
coordonnées,
x
{*= kX x ae
donc: soit :
ray Y=y

Commentaire

Remplacer dans (O; i,j) le vecteur i par un vecteur colinéaire (non nul) k Ie est;
géométriquement, changer la graduation de l’axe des abscisses.
L’unité de longueur est devenue Tel, et l’orientation a été conservée si k est positif, et changée
si k est négatif.

On peut aussi considérer le nouveau repére (O; ki, k'j)ou k et


EXERCICE k’ sont des réels non nuls. gts
Si (x; y) sont les coordonnées de M dans (O; a )et (X; Y) celles
de M dans (O; ki, k'j ), montrez que :
-
ét K!
is

>. Cours et applications

3.1. Etude de fonctions : x +— ax?, avec a réel


donnée non nul

a. Exemples

EXERCICE f est la fonetion : x HK > 4x. :


: Tracez_la représentation graphique de f dans un repére orthogonal
résolu 1 (O; i,j ) et donnez son tableau de variation.

Solution aan

C est la courbe représentative de f dans le repére (O; f i. choisi.


Dans ce repére, l’équation de C est y =4x?.
Cette équation est du type Y=X? avec Y=y et X=2x.

122
9. Fonctions : x +--+ ax? et x > ax? +bxte

Cela suggere un changement d’échelle sur l’axe des abscisses. Plus précisément, considérons
le repére (O; ki, j ) avec k réel non nul.
Comment choisir k?
M est un point de coordonnées (x; y) dans (O; 2 e et (X; Y) dans (O; ki, 7%:
De OM=xi +yj
et OM=X(ki )+Yj
on déduit que x =kX et y=Y.
Si Pon veut X=2x et Y=y, on doit choisir k =>.

sate F l;-
Considérons donc le repere (0; — i,j ).
4
Dans (O; i,j ), M de coordonnées (x; y) appartient 4 © si et seulement si y = 4x”.
1+? :
Dans (0; 5 é a M a pour coordonnées (X=2x; Y=y): il est sur C si et seulement si
xX 2

y=4(5)
v:
=X?,
Une équation de C@ dans (0; 5i, i) est donc :

Yak.

Ainsi, dans (0; ;a i), C représente la fonction

X +> X?;
C est donc une parabole.

Pour la tracer, nous placons quelques points de coordonnées


il, Paar
(X; X?) dans (0; 5 i, an et nous les joignons de facgon a

donner a © Vallure connue de la parabole.

l+-? :
Attention! N’oubliez pas que dans (0; 5h i) le point de
coordonnées (1; 0) est le point A et celui de coordonnées
(0; 1) est le point B.
Nous en déduisons le tableau de variation.

Commentaire

Vous démontrerez a l’exercice 32 page 129 que les courbes représentant respectivement dans le
méme repére les fonctions x +> x” et x +> 4x” se déduisent l’une de l’autre par une homothétie
de centre O.

f est la fonction x H> —3x?.


EXERCICE Tracez la représentation graphique de f dans un repere orthogonal
résolu 2
(O; 7,j ) et donnez son tableau de variation.
123
Solution aus
C est la courbe représentative de f dans le repére (O; i, j ) choisi.
Dans ce repére une équation de C est y=—3x". ¥
—3x? ne peut étre le carré d’un réel; on écrit alors l’équation de C : —y=3x".
Cette forme suggére Y= X? avec Y=~—y et X=V3x.
D’ot Vidée de changer les échelles sur les deux axes.
Plus précisément, considérons le repére (O; ki, k'j ) avec k et k’ réels non nuls.
Comment choisir k et k'? -.. hea
M a pour coordonnées (x; y) dans (O; i,j ) et (X; Y) dans (O; ki, k’j ):
OM=xityj et “OM=X(ki )+Y(k7 ).
1
D’out : X=- et Ta

Pour avoir X= V3x et Y=—y, il faut choisir

“= et) iS si,

Comme dans l’exercice précédent, on établit qu'une


, detec
équation de C@ dans (0;re i, -j) est:

VieX*2
C est donc une parabole.
r ; x 1 a oa
Nous l’avons tracée ci-contre dans le repére (0;—= 3, ] ).
V3
Nous obtenons le tableau de variation suivant :

b. Cas général : fonction x +— ax? (a #0)


Vous démontrerez a l’exercice 33 page 129, que la courbe représentative d’une telle
fonction est une parabole. Plus précisément, voici les tableaux de variations et les
courbes de ces fonctions :
Sia>0O:

124
9. Fonctions : x t/-> ax? etx FH ax? thx te

Remarque importante en pratique

Pour tracer rapidement la parabole représentant une telle fonction, vous pouvez
tracer directement la parabole dans le repére donné (OQ; i, j) sans effectuer un
changement de repére.
Il suffit de placer des points de coordonnées (x; ax”) dans (O; a j) et les joindre de facon
a donner l’allure d’une parabole.

3.2. Etude sur des exemples de fonctions


x +> ax?+bx+t+c (avec a, b, c réels et a #0)

f est la fonction : x H-—> 2x?-5x% +1.


a. Dressez le tableau de variation de f; tracez sa représentation
graphique dans un repére (QO; i, j
b. Résolvez dans R |’équation rien

Solution uuu

a. C est la courbe représentative de f dans (O; a a


Nous allons montrer que C€ est une parabole.
Une équation de C dans (O; bog!) est y=2x7-5xt+1.
‘ 5
Ecrivons : y=2 (27-3 x)decks

5 2

Considérons xs x comme le début du développement de (<->) ;

Bd DANS 25 gin’ =( 52
En effet: (x >) =x Bel tale et x 5 caNe ua 16:

Vee 25 5\2 25
D’ou :
"-on: y = 2|(x—-)=) —-—| + et y = 3
2(x—-)4) ——+ 1

a S\FiowllZ
y=2(2-7) =

5
et on prend X=x 7, Y= jules
> >

Plus précisément, considérons le repere (O'; i,j ) ou O' est le point de coordonnées

G: -2) dans le repére (O; iy)»

125
M est un point de coordonnées (x; y) dans (O; i,j ) et (X; Y) dans (O'; i, ip)
La relation de Chasles donne :
OM =0'0
+ OM.
Dans la base (i, 7) ; OM a pour coordonnées (X; Y)
OM a pour coordonnées (x; y)
cee : 5 lg
O’O a pour coordonnées mrad

5 17
D one >: X=x-=
ee ti Ye,
bade

a2
Ce point M appartient a C si et seulement si
Sh ag
; span 6
ou encore : Y= 2X".
Ainsi dans le repére (0’; i, ry) la courbe C représente la
fonction : >
X +—> 2X”.
C est donc une parabole que nous tragons dans le repere
(O': i, 7 )comme il a été dit au paragraphe 3.1. en remarque.
Nous Sues le dessin et le tableau de variation ci-contre.

Axe de symétrie de la courbe G


C représente dans LO. j) la fonction X H+» 2X”: or cette
fonction est paire. iebath
L’axe des ordonnées de (0’; i,j ) est done axe de
symétrie de C; or cet axe a pour équation x a7 dans
> >

(O; i, J ys

Commentaires

e Pour trouver le changement de repére adéquat, retenez que l’objectif de la méthode est d’arrive:
a mettre l’équation sous la forme :
y=a(x—b)?+ce
afin de poser X=x—b et Y=y~—c, et d’aboutir a Y=aX?.
e Remarquez que dans le cas qui nous intéresse, C coupe l’axe des ordonnées de (O; i 7) au poini
d’abscisse 0 et d’ordonnée f(0)=1
e Notez que la fonction f : x H+ 2x*—5x+1 n’est pas paire et que pourtant sa représentatior
graphique admet un axe de symétrie.
e Pour démontrer qu’une courbe © admet un axe de symétrie, une méthode consiste 4 montrer qué
dans un certain repére elle représente une fonction paire. :

b. Résolution dans R de f(x)=0. ‘

Résoudre cette équation c’est trouver les abscisses-dans (O; i, j) des points qui sont a lc
fois sur la courbe C d’équation y = f(x) et l’axe des abscisses d’ae y =0.
y: ; { L?
Dans (0’; 7, j;) cet axe a pour équation Geir et la courbe @ a pour équation Y=2X?
Trouver les points d’intersection de C et de cette droite, c’est résoudre le systéme :

126
9. Fonctions : x +--+ ax? etx > ax?t+bxte

X= i ae We V17
=,/—=—- ou = —-——
Pou:
: Bu8
16 4 4

§ 5 AE de
Sachant que X=x a nous en déduisons les abscisses dans (O; a) ) de ces points
Vintersection :
wae 17 5+V17 eta Li
== + = et "=
4 4 4 4

,ensemble des solutions de f(x)=0 est donc : s=|


Bests ee
Aregrtpemiithon ha

f est la fonction : x H> —2x?+x-1.


a. Dressez le tableau de variation de f et tracez la représentation
graphique de f dans un repére (O; bsaji ).
b. Résolvez dans R, l’équation f(x)=0.

Solution aan

Vous la donnons plus rapidement; la démarche est la méme qu’a l’exercice précédent. A
itre d’exercices, vérifiez certaines des affirmations.

1. Une équation de la courbe représentative C de f dans le repére (O; i,j ) est


y= —2x? +x-1.

Nous écrivons successivement :

in considérant le repére (O’; i,j) ou O' est le point de


fi Te q
oordonnées (| -:) dans (O; ia nous vous laissons

érifier qu'une équation de C@ dans ce nouveau repere est


f= —2X".
2 est donc une parabole.
ti-contre figurent le tableau de variation de f et la
eprésentation graphique.
“axe des ordonnées de (O'; ls ) est axe de symétrie de C;
ans (O; i, j) cet axe a pour équation ere
b. Résolution dans R de f(x)=9.
Comme 4a l’exercice précédent, on raméne la résolution de cette équation a celle du systéme :
Y=-2Xx?
oa,
r

nes
Ce systéme

n’a pas de solution, car l’équation
— : —2X
oe =9tesoiteeX* Lena
= ~i6 n’en a pas.

Donec l’équation f(x)=0 n’a pas de solution dans R.


Remarquez sur le dessin précédent que la courbe © ne coupe pas l’axe des abscisses du
repere (O; ‘ee:

EXERCICES
Pour tester vos connaissances

| Pour les exercices 1 a 4, complétez les Pour les exercices 11 a 18, dressez le
égalités de la fagon la plus simple qui soit. tableau de variation et tracez rapidement la
representation graphique de chacune des
mmm. (6 +2x)?=4x7+ex4+1 fonctions.

Mmmm2. (3— .)?=x?—


02 +9 ou 11.

Mmmmms. (xt+.)?=.+6x+e50 mes 12.

ee Pa 2
oe 4. (ere 4) 4x coe ay 13.

Pour les exercices 5 a 10, écrivez chacun


des réels comme le début du développement oe14.
d’un carré et ajoutez le terme complémentaire
| pour obtenir l’égalité. :
a
Exemple : x?+3x = (x+5) —-, el od
2 4.
| MMS. x?-3x=
| mmm l6. x +> —4x?+1.
(Montrez que la courbe de cette fonction se
Mmmm6. u?+6u= déduit de la courbe de l’exercice 15 par un
changement d’origine du repére.)

2u?-—5u= :
mmm 7. x 1 (x-1).
_ 2x7 9,2 + 14x a Montrez
eis que la courbe de é cette fonction
> se
éduit de celle de la fonction x +—> x? par
un changement d’origine du repére.)
V3 x2—8x=

Mmmm ls. x + (x +3).


ml0. V3 Vie V2 y= (Utilisez un changement de repére.)
9. Fonctions : x +—> ax? et x +> ax? +bx+e

Exercices d’entrainement

Etude de fonctions mmm 33. Etude de la fonction


f.: x +> ax? (a réel, a #0).
C est la représentation graphique de f dans
Pour les exercices 19 a 31, étudiez et un repére (QO; i, j ).
représentez graphiquement la fonction donnée. a) Déterminez un repére (O; ki, k'j ) (k et
k’ réels non nuls) dans lequel C représente
| az 19. « H> 2x?+3. la fonction x H—> x? (envisagez les cas a>O |
et a<0Q).
1 b) Représentez la fonction f dans (O; g j).
me 20). —— oat te

Pour les exercices 34 a 36, représentez


ous 2 |. 5" 43 egraphiquement dans un repére orthonormé
(O; i, 7 ) la fonction donnée.

mu 2 2. 4x —5x?. mumm34. x t> |x? +x].

1 mmm 35. x > |x?-x +1].


ma 2 3. 5% +3x.

mmm 36. x +> |-2x?-x+4].


mee 2 4. 0,4x?
+0,2x.

m2 5. 2x? —3x +1. Quelques situations

mam 37. La puissance utile P d’une pile et


mum 2 6. (x —2)?—4. Vintensité I du courant débité par cette pile,
dans une résistance réglable, sont liées par la
relation P=—0,31°+1,51.
me 2 7. ~3%2+5x—1.
a) Tracez la courbe représentant la fonction
f telle que :
mu 2 3. —x?+2x +1. fl) =-0,312+1,51,
b) Calculez les valeurs de I pour lesquelles :
P=0, puis P=1.
oe 29. —V2x74+3x-1.

mam 38. Un arrété d’application du code
ae 3 0. Q(x —1)? +5. de la route fixe la distance de freinage jusqu’a
V’arrét pour une voiture automobile en fonction
de la vitesse par la formule
1
me31. — x?-—4x
+1. d =0,75.07 +2,5 »,
3)
v étant la vitesse exprimée en
myriametres/heure (1 myriamétre représente
mm 32. Utilisation de l’homothétie. 10 kilométres).
h est ’homothétie de centre O et rapport 2. Quelle doit étre la vitesse d’une voiture pour
Montrez que l’image par h de la parabole P qu’elle s’arréte sur une distance de 50 metres?
d’équation y =x” dans un repére orthonormeé Etudiez et représentez graphiquement la fonc-
x!
tion définie sur [0; + ©[ par
(O; ip) est la parabole d’équation aoe
v > 0,75 07 +2,5 0.
mum 39. Lorsqu’un projectile est lancé mum 42.* ABCD est un rectangle tel que
verticalement de bas en haut avec une vitesse AB=5 et AD=3.
initiale de 245 m/s, sa distance e (en métres) x est un réel de l’intervalle [0; 3].
le séparant du point de départ et sa vitesse v M est le point de [AB] tel que AM=<~; N est
(en m/s) a un instant t (en secondes) compté le point de [BC] tel que BN =x; P est le point
a partir de l’instant du départ, sont données de [CD] tel que CP=~; Q est le point de [AD] |
pare tel que DQ=x.
] a) Déterminez en fonction de x, la longueur |
Ca i re Le Viz) = 245 — 9,8. de chacun des cotés du quadrilatere MNPQ.
Déduisez-en la nature de MNPQ.
1. Etudiez et représentez graphiquement
b) Le quadrilatére MNPQ peut-il étre un
dans deux repéres différents ces fonctions.
rectangle? un losange?
2. Déterminez graphiquement et retrouvez
c) Démontrez que le rectangle ABCD et le
par le calcul :
quadrilatére MNPQ ont leurs diagonales con-
a) linstant auquel le projectile est a son courantes en un méme point O. ;
point culminant? d) Déterminez, en fonction de x, l’aire S(x)
b) Vinstant auquel il repasse au point de du quadrilatere MNPQ. Représentez graphi-
départ? quement sur [0; 3] la fonction S.
c) la hauteur du point culminant? e) Déterminez graphiquement, puis algé-
d) la_ vitesse du_ projectile au _ point briquement, la valeur de x pour laquelle l’aire |
culminant? de MNPQ est minimale.
e) la vitesse du projectile au moment ou il f) Déterminez graphiquement, puis algé-
repasse au point de départ? briquement, les valeurs de x telles que | —
S(x) =9.

mummm4.0.* ABCD est un carré; la longueur g) Déterminez l’aire t du trapéze ABNQ et


de chaque coté de ce carré est 4. montrez qu’élle ne dépend pas de x.
I, J, K et L sont quatre points tels que : Résolvez graphiquement l’inéquation S(x)<t.
I est situé sur [AB], J sur [BC], K sur [CD]
et L sur [AD]; en outre : AI=BJ =CK=DL.
a) Montrez que IJKL est un carré. Comparaison des fonctions
x +/+—> ax?+bx+e avec les fonctions
b) On pose Al=x; alors 0Sx S4.
x E> a’x?.
Calculez l’aire A(x) du carré IJKL.
c) Représentez graphiquement la fonction
définie sur [0; 4] par x H—> A(x). mummi43. f est la fonction
Pour quelles valeurs de x a-t-on A(x)=8?
x > 5x? +6x415.
d) Montrez que la courbe représentative de
/€ admet un axe de symétrie. a) Montrez que pour tout x>0, on a
Pouvez-vous prévoir ce résultat par des argu- f(x) >5x?.
ments de géométrie?
6) Pourquoi, pour x >100, a-t-on
mummm41.* a) Tracez la parabole C f(x) >50000?
d’équation y = x”.
c) Trouvez un réel B>O tel que pour tout
b) Soit D,, la droite d’équation y=2x +m. x>B on ait f(x)>10*°.
Précisez ensemble E des valeurs m pour
lesquelles l’intersection-de C et de D,, est
constituée de deux points distincts M, et M, meee 4.4... f est la fonction
Indication : vérifiez que |’équation x FR > —x?4+5x417.
x? -2x-—m=0,
a) Montrez que pour tout x>13 on a
s’écrit aussi (x —1))=m+1. 2
c) Soit I le milieu de [M,M,].
Trouvez les coordonnées de I et déduisez-en ‘

que I appartient a une droite A dont vous b) Pourquoi, pour x > 30, a-t-on f(x)<—300? :
donnerez une équation cartésienne. Tracez A
sur le méme dessin que @. Le point I décrit-il c) Trouvez un réel B>0O tel que pour tout |
A en entier? x >Bon ait f(x)<—10".
CHAPITRE
10

FONCTION : x +> ©&


XxX
HYPERBOLE

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Inverse d’un réel non nul

1
Si x est un réel non nul, — est son Inverse car:
x

woes 1.
x
te: 1 . , =e
Cette égalité montreque x et — sont de méme signe (car leur produit est positif).
x
1
Et aussi que x est l’inverse de —.
x

EXERCICE Sans calculatrice, déterminez les inverses des réels suivants :


1 4=p 1
Oper5 mote
LO: ap - 7 = (2.
10°; TOs
10s aeTe

10

1.2. Inégalités
an : 1
Soit a résoudre dans R I’inéquation : —>10?.
x
Si xo est solution, “ est supérieur 4 10? donc est positif non nul et xo est aussi positif.
Cherchons donc les eolarone de cette inéquation parmi les positifs.
De x 9>0 et de —>10?, nous déduisons successivement 1>10?xp, >t Xy<—s
et %<10-”. :
Done si x» est solution, on a: Ox, 10
; a 1 2
Réciproquement, vous pouvez vérifier que si: 0<x<10 2 alors on a: Pega :

L’ensemble des solutions est donc l’intervalle ]0; 1077[.

ll
EXERCICES 1. Résolvez dans R l’inéquation : 0<—<10™.

1
2. Résolvez dans R l’inéquation : oat le.

2. Travaux dirigés d’approche


Dire qu’une grandeur Y varie de facon inversement proportionnelle a une grandeur
X, signifie que pour toutes mesures Xp, X;, X2, -.. de X, les mesures correspondantes
Yo. Y1> Yo, --- de Y sont telles que :
XoVo = X1V1 = X2Vo=..-
En notant a la valeur commune de ces produits, on déduit qu’entre une mesure x de
X et la mesure correspondante y de Y on a légalité :
: a
xy=a, soit y=-.
X
Ainsi, pour décrire les variations de grandeurs inversement proportionnelles, on fait
intervenir des fonctions du type :
x > — (a réel non nul).
a &

ae x
Voici deux exemples.

2.1. Une histoire de champ


Une personne posséde un champ rectangulaire de
300 metres sur 400 metres.
Cette personne s’appréte a en vendre une partie de A, i ie]
16000 métres carrés. Y
Un acheteur se présente; celui-ci, pour des raisons de K MY)
disposition des lieux, souhaite (avec les notations de la
figure) :
@ que cette partie soit rectangulaire;
e que la longueur du coté [AI] soit comprise entre D C
100 metres et 250 métres; ‘
e que la longueur du cété [AK] soit minimale.
Comment choisir la longueur AI?
La longueur x du coté [AI] et celle y du cété [AK] sont des grandeurs inversement
proportionnelles.
En effet : xy = 16000.
De plus : 100<x<250.
Introduisons la fonction f : x 16000 définie sur l’intervalle [100; 250]
et notons
C la courbe représentant f dans un repére orthogonal (O; BT)

132
10. Fonction : x > ©. Hyperbole
x

EXERCICE a. Déterminez l’ordonnée de


chacun des points M, N, P de
C, correspondant respective-
ment a x= 100, x = 160, x = 250.
b. Montrez que le segment
[MN] n’est pas inclus dans la
courbe C.
c. Méme question pour le
segment [NP].
d. Placez d’autres points de la 100 160 Zee x
courbe C et indiquez l’allure de
cette courbe.
e. Pouvez-vous répondre au souhait de |’acheteur?

2.2. La loi de Mariotte


L’abbé Edme Mariotte (vers 1620; 1684) a étudié la compressibilité des gaz et énoncé
la loi qui porte son nom :
a température constante, le volume d’une masse gazeuse est inversement proportionnel
a la pression que l’on exerce.
Si p désigne la pression et v le volume correspondant, avec des unités appropriées,
la loi de Mariotte s’écrit :
pv=k, ot k est un réel.
Etudier les variations de v en fonction de p, c’est étudier la fonction
k
Dike oS.
P
L’exercice 27 page 142 traite de ce sujet.

EXERCICE Connaissez-vous d’autres situations ot interviennent des fonc-

3. Cours et applications

3.1. Etude de la fonction f : x H—> -

a. Premiéres proprietes
e L’ensemble de définition de f est R*, c’est-a-dire ]—~; O[ U]0; + of,
Graphiquement, le fait que 0 n’ait pas d’image par f permet d’affirmer que la courbe
C représentant f dans un repére ne coupe pas l’axe des ordonnées.

133
4 1
e Pour tout réel x>0, on a —>0.
%
: 1
e Pour tout réel x<0, on a —<0.
x
Graphiquement, cela se traduit par le fait que la courbe
C est située dans les zones coloriées du schéma ci-contre.
En outre, © ne coupe pas les axes de coordonnées.
e Pour tout réel r#QO, il existe un réel x et un seul tel
1
que f(x)=r; ce réel est x =-.;
Graphiquement, cela se traduit par le fait que toute droite horizontale d’équation y=r
(avec r#0) rencontre la représentation graphique de f en un point et un seul.

b. Parité
IR* est un ensemble symétrique par rapport a 0.
Pk
De plus pour tout x #0 : —= ae soit :
x
f(—x)=—f(x).
La fonction f est donc impaire.
Nous ne l’étudions alors que sur ]0; +™[ et nous savons que sa courbe © admet lorigine
du repére pour centre de symétrie.

c. Sens de variation

Considérons u et v tels que 0<u<v.

On a: cS oe

Ce ee aes Ly ¢2
Les inégalités 0<u<v impliquent : v-—u>0 et uv>0, donc ———>0, et alors :
uv
pour tous réels u et v tels que 0<u<v, ona f(u)>f(v).
Ainsi f est strictement décroissante sur ]0; +©[.
En utilisant le fait que f est impaire on en déduit que :
f est strictement décroissante sur ]—~; O[.

EXERCICE Il est faux d’affirmer que f est strictement décroissante sur son
ensemble de définition ]—©; O0[ U]0; +[. Pourquoi?

Application : nous venons de démontrer les résultats importants suivants.

0<a<b alors

a<b<0O alors

Commentaire

Vous pouvez mémoriser ces résultats en retenant que si deux réels, tous deux positifs ou tous deux
négatifs, sont rangés dans un certain ordre, alors leurs inverses sont rangés dans |’autre ordre.

134
10. Fonction : x H-> ©. Hyperbole
x
d. Etude de f pour les grandes valeurs de x

: : 1
e Remarquez que pour tout réel x #0, on a x X—-=1.
x
Seon : ee :
Donc, intuitivement, si x est grand, e doit étre petit pour que son produit par x soit égal
als

Par exemple, si x =10’° alors = 10~?°= 0,000 000 0001 !!


x
4 = age 1
De plus, comme f est strictement décroissante sur ]0; +©[, pour tout x>10?°, on a—<107°.
%
Autrement dit, pour tous les x >10'°, les réels f(x) restent entre 0 et 107?°.

a : taal
e Comment choisir un réel B tel que : pour tout x >B on ait —<10°7'?
53
Il est clair que f(10'%)=107'™.
Comme f est strictement décroissante sur ]0; +&[ :
gi 1 1
pour tout x>1 5 Oh! 10"
= Se
x
Il suffit done de choisir B=10'™.

e Il semble donc qu’on puisse avoir — aussi


x petit que l’on veut, ? a condition de choisir x

suffisamment grand.
De facon plus précise, si p est un naturel,

pour tout réel x >10", on a 0<2<o.

Cela résulte directement de la décroissance de f sur ]0; + &[.

f : : “4 1
e Graphiquement, cela signifie que si l’on trace la droite d’équation y = 10 ” =P? alors
f 4 ] ‘
pour tous les réels x > 10’, les points de coordonnées (x;=| sont entre cette droite et |’axe
x
des abscisses.

Donc, la courbe représentative de f restreinte a ]10’; +[ est dans la partie colorée sur
les figures ci-dessoys. Et cela est vrai pour tout naturel p, aussi grand soit-il.
On traduit ce fait en disant que f a pour limite 0 en +.
Intuitivement, il apparait que la courbe se rapproche sans cesse de l|’axe des abscisses.
On dit que l’axe des abscisses est asymptote a la courbe représentant f.

135
e. Etude de f pour les petites valeurs positives de x

sa Penal’ 1S Nahnt cso.


e Remarquez que si x est petit (proche de 0), . doit étre grand pour que x are soit égal a
i
1. Par exemple, si x =a 107°, “alors mr 10'°= 10000
000 000!!

De plus, comme f est strictement décroissante sur ]0; +%[, pour tout réel x tel que
it
0<x%<10 on a —> 10”.
x
vote : d 1 1009
e Comment choisir un réel B tel que : pour tout x tel que 0<x<B on ait nia 10

Il est clair que f(10-™)=10"™™.


f est strictement décroissante sur |0; +[, donc :
]
pour tout réel x tel que O<x<10'%, ona —>10'™.
x
Il suffit done de choisir B=107'™.

pak: 2 ’ F ee <n
e Il semble qu’on puisse
avoir — aussi grand que l’on veut, a condition de choisir x
%
suffisamment petit et positif.
le ; : 2 1
De facon plus précise, si p est un naturel, pour tout réel x tel que 0<x<10 ”, ona —>10?.
x
Cela résulte directement de la décroissance de f sur ]0; +™[.

e Graphiquement, cela signifie que si l’on trace la droite y y


d’équation y=10", alors pour tout réel x de Jintervalle
|o:al: le point de coordonnées (x;-) est au-dessus de
10? %
cette droite.
La partie correspondante de la courbe représentant f est
dans la partie coloriée du dessin ci-contre.
Et cela pour tout naturel p, aussi grand soit-il.
On traduit ce fait en disant que f a pour limite +” a
droite en 0.
Intuitivement, il apparait que lorsqu’on donne a x des valeurs
positives de plus en plus petites, la courbe se rapproche
sans cesse de l’axe des ordonnées.
On dit que axe des ordonnées est asymptote a la
courbe représentant f. 0 - 4
X! xX

f. Tableau de variation et représentation, graphique


L’étude précédente se résume par le tableau | En utilisant le fait que f est impaire on en
suivant : déduit le tableau de variation de f :
10. Fonction : x +> x Hyperbole

D’ou la courbe représentative @ de f sur le


dessin.
L’origine O du repére est, rappelons-le,
centre de symétrie de C.

Définition

La courbe représentative de la
fonction x + —> — dans. un
x
repere orthogonal est une
hyperbole.
fo i fe
fetitet Locery { t
oS as i OiaisSer meee elOe
I i , tr

Commentaires

e Dans un repére orthonormé, les droites d’équations y=x et y=—x sont chacune des axes de
1
symétrie de la représentation graphique de x +—> — (voir exercice 22 page 142).
x
e L’hyperbole est aussi une courbe qui se définit géométriquement (voir exercice 19
page 141).

3.2. Application : étude des fonctions du type


a ,
x K—> —, avec a réel non nul
x
(O; a j) est un repere orthogonal.
; a R
C est la courbe représentant la fonction f : x HK—> 2 dans ce repére.
Une équation de C dans (O; i, i) est :
f a
y=.x
Comme au chapitre 9, en utilisant un changement d’échelle sur l’axe des abscisses, vous
montrerez a l’exercice 17 page 141 que, dans le repére (O; ai, j ), la courbe © a pour
équation :

> > % ‘ ui
Dans ce repére (O; ai,j ), © représente la fonction X -—> Xx

C est donc une hyperbole, dont les axes du repére sont les asymptotes.
Voici l’allure de la courbe représentative
de f suivant les valeurs de a, ainsi que son tableau
de variation :

137
(cas ol a= 2) (cas ou a=—2)

Remarque pratique importante .


On sait maintenant que la représentation graphique d’une fonction du type x +—~ — (avec
a #0) est une hyperbole. e
Il est conseillé de ne pas changer d’échelle.
Il suffit, dans le repére que vous avez choisi, de placer quelques points de coordonnées
a _— ' . : ’>
(x;“) et de joindre ces points de facon a obtenir l’allure d’une hyperbole.
%

Donnez le tableau de variation de f et tracez sa représentation


EXERCICE graphique.
resolu 1 4
fier =
x
Solution aus

(O; 5 j) est un repére orthonormé. C est l’hyperbole représentant f dans ce repére. Placons
quelques points appartenant a C.

La courbe C est tracée ci-contre.


O est centre de symétrie de C.
Le tableau de variation de f est :

138
10. Fonction : x +> ©. Hyperbole
x
3.3. Exemple d’une autre fonction
dont la représentation graphique
est une hyperbole

x
f est la fonction : x H—>
x+1
Donnez le tableau de variation de f et tracez sa représentation
eraphique.

Solution sun

e L’ensemble de définition de f est R—{—1}=]-—~; —1[UJ-1; +.


e (0; g j) est un repére orthogonal; C est la courbe représentative de f dans ce repeére.
Une équation de C dans (O; iseji ) est :

. é a : a aoe
On souhaite pour C une équation de la forme Y=x dans un autre repére; d’ot l’idée de
«poser» : X=x+1, a savoir x=X-1.
Sete 1 1
A vec ce choix:
hoix : yy=———=1-—,
X x soitsoit y y-]=—-=.
—1 X
1
Prenons Y=y~—1, et alors Y= "x

Nous voyons que_ pour présenter convenablement la courbe C, on est conduit a considérer
le repére (O'; i,j )ou O’ est le point de coordonnées (—1; 1) dans (O; Lhe ae
Vérifions-le : M est un point de coordonnées (x; y) dans (O; ia} ) et (X; Y) dans (O’; iz} ).
La relation de Chasles donne : na a ae
se O’M=0'0
+ OM.
Dans la base (i, j ) :
O’M a pour coordonnées (X; Y)
O’O a pour coordonnées (1; —1)
OM a pour coordonnées (x; y).
D’oi : eo +1
; Y=y-1
Si ce point M appartient 4 C on a
aerat soit encore :

Ke 1 :
Base fa ——, asavoir Y= —-=.
Donc, dans le repére (O'; i i) la
courbe C est une hyperbole.
Nous avons représenté la fonction
X > 1
-X dans le repére (0’; i, j )
nae
e Centre de symétrie
La fonction X #—> “xX est impaire,
donc V’origine O’ du repére (0’; i,j)
est centre de symétrie de C.
139
e Asymptotes
Les asymptotes de hyperbole C sont
les axes des abscisses et des ordon-
nées du repére (0’; i, j i
Donc, ce sont les droites d’équations :
x=-l ety=l
dans le repére (O; io Ie
Le tableau de variation de f est donné
ci-contre.

Commentaire
Notez que la fonction f n’est pas impaire (vérifiez-le), et pourtant sa représentation graphique admet
un centre de symétrie.

EXERCICES
Pour tester vos connaissances

1 c) Trouvez un réel B<O tel que pour tout


ce_jl. f est la fonction : x +> -. x € |B; Of on ait f(x)>107°.
x
Trouvez dans chaque cas, les réels x tels que : d) ‘Trouvez un réel B<O tel que pour tout
a) f(x)>10°. *+<B on ait 0<f(x)<10-%.

b) 5x 10®<f{(x«).
ec) f(x)<—10°. Pour les exercices 4 a 9, donnez le tableau
de variation et tracez la représentation graphi-
que de la fonction donnée.

(e122. f est la fonction : x > ca


mum4. =x
Trouvez, dans chaque cas, les ee tels
que : ;
a) 0<f(x)<107?. Mumm. x
b) 0<f(x)<6x 10-7.
en Of
Ce) exam
d) —0,2<f(x)<0.
e) —63<f(x)< —41.
f) -—3x10-°<f(x)<-4x 107°.

1
c|3. f est la fonction: x HK —-.
x
a) Trouvez un réel B>0 tel que pour tout
x >B on ait —10°'°<f(x)<0.
b) Trouvez un réel B>O tel que pour tout
x €]0; B[ on ait f(x)<—10".

140
2b Fonction = . Hyperbole

Exercices d’entrainement

. a
Fonctions x +— — mmm 18.* a) Représentez dans un méme
x repere orthonormé (lcm pour unité), les |
fonctions
; mm 10. f est la fonction : x +> cayh fit
t-— >>4 eto 25% oem,
2

x
Montrez que la représentation one de f
b) Déterminez graphiquement les coordon-
se déduit de celle de la fonction g : x H> — nées du point A d’intersection de ces deux |
par un changement d’origine du repére. : courbes.
c) Déterminez une équation de la droite D |
passant par C et B de coordonnées respectives | _
mum 11. Méme question qu’a l’exercice 10 (—1;2) et (3; 6). Tracez cette droite sur le |—
avec les fonctions schéma précédent.
2 2 Déterminez graphiquement les coordonnées |
fix
t> ---5 et gixb
> —--. des points d’intersection de D avec l’hyperbole |
x x représentant f.
d) Déterminez graphiquement 1|’ensemble
Pour les exercices 12 a 16, représentez des solutions de chacune des inéquations
graphiquement la fonction proposée.
4 4 2 Dy
=—=f-3s = a Oo eee
% 5%
me|2.
Déduisez-en l’ensemble des solutions de cha-
cun des systémes :
x? —2x—-3<0 “3
| me 13. ees Cit eG ete
XK x Ai () x

/me 1 4.
mam 19. Droites sécantes 4 une hyper-
bole.
| mm 15. Dans un repére orthogonal (O; fede H est
a
V’hyperbole d’équation y=— ou a est un réel
x
| mmm 16. non nul. :
M, et Mz sont les points de H d’abscisses x,
et X_ (avec x;<%2). La sécante (M,M,) coupe
l’axe des abscisses en I et l’axe des ordonnées
mum 17. Etude de x +—> = (a #0). en J.

C est la représextation etasnigat de la a) Représentez cette situation dans chacun


des cas : x, et x. de méme signe; x, et x» de
fonction f : x H—> s dans un repére ortho- signes contraires.
gonal (O; i,j). b) Déterminez les coordonnées de M,, My, I
et J.
a) Montrez que dans le gebene BY ai, si) (Gi
c) Montrez que les segments (IJ]_et [MM]
représente la fonction x /—> —. ont méme milieu. Déduisez-en que JM, = MI.
%
b) Pourquoi © admet-elle le point O pour d) Construction de l’hyperbole passant par
centre de symétrie? un point M, et d’asymptotes les axes.
M, est un point du plan; D est une droite qui |
c) Quelles sont les asymptotes de la passe par M, et coupe l’axe des abscisses en
courbe C? I, axe des ordonnées en J. __
d) Dressez le tableau de variation de f en Placez le point M, tel que JM, =M.I.
justifiant vos résultats (envisagez deux cas : Recommencez un grand nombre de fois pour
a>0, a<0). construire avec précision cette hyperbole.
mmmm20. (0; i,j) est un repére ortho- b) D’ est la droite d’équation y=— (avec
normé; A est le point de coordonnées (1; 2).
m #0).
a) Déterminez une équation de l’hyperbole Montrez que lorsque M, et M, existent, la
H qui passe par A et admet les axes de droite D’ coupe aussi © en deux points M;
coordonnées pour asymptotes. et MS.
Etudiez la position des points M,, M,, Mj, M3.
b), Comment choisir un vecteur @ colinéaire
a it pour que H représente graphiquement la
fonction x +> — dans le repére (O; a, j )?
x Résolutions graphiques de systemes
d’équations
mmmm21.* H est Vhyperbole d’équation
1 = Pour les exercices 24 a 26, résolvez
y =— dans un repére (O; i, j ). D est la droite
x graphiquement les systémes suivants.
de coefficient directeur un réel m et qui passe
1

searascr
par le point A (: 2).

a) Expliquez pourquoi D a pour équation:


1
es Eee Indications : représentez graphiquement
y m ( 3)
les fonctions x K> — et x HR> x-2.
b) Déterminez les coordonnées des points x
d’intersection de H et D.
Quels sont les points du plan qui correspon-
Indication: on est conduit a résoudre dent aux solutions du systeme?
Véquation
1 2X
(x-5) (m+=)=0.
2 a

c) Déterminez le réel m pour que D coupe


Vhyperbole H en un seul point.
Donnez alors une équation de D, représentez
cette droite et H.

mus 2 2 x (0; i,j) est un repére ortho-


normé. D est la droite d’équation y =x.
Des situations
a) M est le point de coordonnées (a; )).
Déterminez les coordonnées de son image M’
par la symétrie orthogonale d’axe D.
mmmm27. Loi de Mariotte.
1 A température
constante, le produit de la
b) C est hyperbole d’équation y =—. Déter- pression p par le volume v d'une masse
x gazeuse donnée est constant.
minez une équation de l’image de C par la
symétrie orthogonale d’axe D.
a) Représentez graphiquement, en fonction
Qu’en déduisez-vous?
de sa pression, les variations du volume d’une
c) Démontrez que la droite D’ d’équation masse d’air occupant un volume de 30 cm®* a
y=—x est un axe de symétrie de C. la pression de 76cm de mercure 4a la
température de l’expérience.

b) Déterminez la pression correspondant a un


mu 23. C€ est l’hyperbole d’équation volume dt 40 cm*, puis le volume correspon-
1 dant a une pression de 144 cm de mercure.
y=— dans un repére orthonormé (0; i, ; ).
x
D est la droite d’équation y=mx, ot m est
un réel.
DN
a) Discutez graphiquement, selon les valeurs
eer 28. Laa relation
relation V=——
; permet de
de m, le nombre de points d’intersection de calculer la vitesse de coupe d’une fraise (V :
Cre): vitesse de coupe en m/min; D: diamétre de
Calculez les coordonnées des deux points la fraise en mm; N : vitesse de rotation de la
d’intersection M, et M, lorsqu’ils existent. broche en tr/min).

142
10. Fonction : x +> Hyperbole

| a) Sachant que V=10, exprimez N en b) Pour chaque valeur de d, calculez


Papproximation décimale par défaut d’ordre 2
fonction de D (on prendra = ~0,32). de y.
T
b) Tracez la courbe représentant les varia- II. A. Construisez la courbe représentative
tions de N en fonction de D sachant que de la fonction d -—> y pour d variant de 1
NE]; 140]. aL Sy Ai.
B. Les graduations en degrés Baumé x sont
équidistantes.
mmm 29. On dispose de deux résistances, a) Trouvez la hauteur y en fonction de x.
Pune fixe de 10 ©, l'autre pouvant varier de
| fagon continue de 0 a 10 2. On désigne par b) Représentez y pour x variant de 0 a 100.
x la valeur de la résistance variable. C. Trouvez d en fonction de x.
1. On associe ces deux résistances en série D. Graphiquement, indiquez comment on
| (R=R,+R,). trouve la densité d’un liquide 4 66° Baumé et
quelle sera la hauteur y sur la tige.
a) Quelle est la valeur y, de la résistance
exprimée en fonction de x?
b) Représentez graphiquement la fonction mumm3i.* Une lessive est vendue habituel-
qui a x associe la résistance équivalente. lement dans les magasins Auprix et Basprix
c) Calculez la valeur de x pour laquelle la par barils de n kg, au prix de p francs le
résistance €quivalente vaut 14 1. baril. Dans le magasin Auprix, on fait une
réduction de x % du prix du baril.
2. On associe ces deux résistances en Dans le magasin Basprix, on offre y % de
ee oe
allel (--—+—), produit gratuit en plus pour l’achat d’un baril.
mo. kh Ry a) Quelle relation doivent vérifier x et y
a) Quelle est la valeur y. de la résistance pour que la promotion soit aussi avantageuse
| équivalente en fonction de x? dans le magasin Auprix que dans le magasin
Basprix?
b) Etudiez et représentez graphiquement la
fonction qui a x associe la résistance équiva- 6) On peut écrire la relation trouvée au a)
lente en fonction de x. sous la forme y = f(x). Représentez graphique-
ment la fonction f dans un repére orthonormé
c) Déterminez la valeur x pour laquelle la
(unité : 1 cm pour 10).
résistance équivalente vaut 4 Q.
Représentez graphiquement l’ensemble des
couples (x; y) tels que la promotion dans le
mumm30. Un aréométre plongé dans l’eau a magasin Basprix soit plus avantageuse que
sa tige enfoncée jusqu’a un repére indiquant dans le magasin Auprix.
0° Baumé et d=1 (densité), et qui servira
d’origine des graduations.
Dans un liquide plus dense que l’eau, la tige
s’enfonce moins d’une distance y en centime- D’autres fonctions
tres correspondant a x degrés Baumé et a une
densité d.
| Dans une solution a 15 %, la hauteur libérée Pour les exercices 32 a 39, dressez le
y est 3. cm, la densité 1,116 et cette solution tableau de variation et tracez la représenta-
titre 15° Baumé. tion graphique de la fonction en utilisant un
changement d'origine du repére.
————— eau
liquide mu 32. eee > :
x+2

me 33.

me 34.
I. A. Calcul: la densité d et la hauteur y
sont liées par la relation :
28,864
y = 28,864 ———. Mu 35.

_ , 28,864
a) Calculez les valeurs du réel 7 pour
me36.
Ml fevariant de 0.25 en 0,25 dela’ 3.95.

143
Pour les exercices 43 a 47, résolvez |
graphiquement, puis par le calcul l’inéquation
proposée.

oe 4.3.
8)

oe 4.4.
Doral
ms 39, 0x >
x+2
te_145.
mmm 4.0.% Nous vous proposons d’étu-
1
dier la fonction f : x #—> —.ed <—
Ceandh | Yasara!
a) Quel est ensemble de définition de f?
b) Montrez que f est paire. a

Qu’en déduisez-vous pour |’étude de son sens ae ne


x2
de variation et pour sa_ représentation
graphique?
c) Etudiez le sens de variation de f sur
JO; +o[ a l'aide de vos connaissances sur les Majorations
fonctions x /-—> x> et x H> -.
x
mmm 48. a) Montrez que pour tout réel
1 1 tee x>0 on a 2x? +5x%44+1>5x.
d) Pour x=1, comparez — et — en justifiant
Xe ee b) Déduisez-en que pour tout x>0,
votre réponse.
Déduisez-en l’étude de f pour les grandes pared1beaeleee
valeurs de x. Qu’en déduisez-vous gra- 2x? +5x%+1 5x
phiquement? ec) Pourquoi pour x >20 a-t-on
1 1 1
e) Pour 0<xS1, comparez — ——_____ <—_?
x 2x?+5x+1 100
justifiant votre réponse.
Déduisez-en l’étude de f pour les petites d) Trouvez un réel B tel que pour tout x >B
valeurs positives de x. Qu’en déduisez-vous
on ait: =<0e
graphiquement? 2x7 +5x4+1
f) Dressez le tableau de variation de f et
construisez sa courbe dans un_ repeére mmm 49. f est la fonction
orthonormé, en placant quelques points.
x E> 2x?-8x41.
a) Montrez que pour tout x>10, on a

Résolution d’inéquations 4 1 ]
laste >
x 2
Pour les exercices 41 et 42, résolvez b) Déduisez-en que pour tout x>10, on a
graphiquement le systeme proposé. f(x) >x?> x.
c) Pourquoi pour x >100 a-t-on
xy =2
me 4.1. oes ]
0<—<0,01?
f(x)
d) Trouvez un réel B tel que pour tout x >B
meee 42. eg area: ]
on ait: 0<——<=1072°:
xy =2. f(x)

144
CHAPITRE
11

FONCTIONS : x +> Vx
ET x + — x3

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Racine carrée

.
EXERCICE Reportez-vous au chapitre 1, si nécessaire
Soit a résoudre dans R J’inéquation : Vx>a ov a est un réel donné.
S désigne son ensemble des solutions.
a. Justifiez la proposition suivante :
si a<0O alors tout réel x positif ou nul est solution et donc
S=[0; +f.
b. Justifiez la proposition suivante :
si a=0 alors §=]a’; + [.

1.2. Autres identités remarquables


Pour tous réels a et b, ona:
(a+b)? =a? +3a7b+3ab7+b?
a* — b* =(a—b)(a? + ab + b?).

EXERCICES 1. ae les égalités es:

2. Démontrez que pour tous réels a et b:


(a — b> =a>—3a7b + 3ab?— b°.
2. Cours et applications

2.1. Etude de la fonction racine carrée,


f-2x t+ Vx

a. Ensemble de définition

L’ensemble de définition de f est [(0; +~[ car tout réel positif a une racine carrée.

b. Sens de variation

Vous savez que pour tous réels u et v tels que OSu<v, ona Vu< Vv (chapitre 1, page 16).
Cela prouve que f est strictement croissante sur [0; +~[.

c. Etude de f pour les grandes valeurs de x


x et A étant des réels positifs, vous savez que l’inégalité Vx>A est équivalente a x> A.
Ainsi, quel que soit le réel positif A que l'on se donne, pour tout x>A? on a: Vx>A.
Donec a_tout réel A>0O, on peut associer un réel B (ici B= A*) tel que pour tout x>B on
ait: Vx>A.
Pour les grandes valeurs de x. les valeurs fix) correspondantes, finissent par dépasser
définitivement n‘importe quel réel A aussi grand soit-il.
On traduit ce fait en disant que f a pour limite += en +&.

EXERCICE Trouvez un réel B tel que pour tout x supérieur a B on ait : Vx>10™.

d. Tableau de variation et représentation graphique


A Vaide de ce tableau et de la mise en place de quelques


points de coordonnées (x: V x) dans un repére (O: i, 7 ), on
déduit l’allure de cette courbe.

NIle

i]

146
ll. Fonctions : » H+ Vx et x KY x3

Commentaire

C est la courbe d’équation y= Vx dans un repere orthonormeé.


C’ est la courbe d’équation : y=x?, x>0 dans ce méme repere.
Alors C et @’ sont symétriques par rapport a la droite d’équation :
y=.

2.2. Applications

a. Reésolution d’équations et d’inéquations

| = \/ 9x — 3.
EXERCICE Résolvez l’équation \/g

Solution aus

Si x est un réel solution de |’équation, alors on a:

ToFlLSO0, | soit —XpHSlyecek «ft 2xae 30 nl ih-S0lt nok Ss


bo-}
Co

i ee Om: ot, PF we e} 3 Bade ;


Remarquons que l’inégalité X75 implique l’inégalité x)= —1 car -=>—1. Donc, si l’équation
2,
admet une solution x9, on doit avoir x07 5° En outre, nous avons vu (chapitre 1), que pour
deux réels positifs a et b, a=b si et seulement si a*=b’; donc, en élevant au carré
chaque membre de l’égalité Vx +1=V2x —3 on obtient :
x+1=2x —3, soit x =4.

Or 42-, donc xo =4 est la seule solution de léquation initiale et son ensemble des solutions
est: S={4}.

EXERCICE Résolvez l’inéquation : V2x -12Vx-—5.

Solution uuu

La fonction racine carrée est strictement croissante sur [0; +™[, donc, pour tous réels
positifs a et }, a=Vb si et seulement si ab.

147
Donc résoudre |’inéquation donnée revient 4 résoudre le systeme :
1
2x -120 —,
x -520 a savoir le systeme : 5
Dae | Was ie) saat
y 24,

L’ensemble § des solutions de l’inéquation donnée est donc l’intervalle [5; +[.

b. Représentations graphiques de fonctions se ramenant a celle


de la fonction racine carree

EXERCICE Représentez graphiquement la fonction


pile rere
résolu 3

Solution uaa

C est la courbe représentative de f dans un repére (O; s ys


Son équation est : y=34+V«x, soit y¥-3=V x.

Elle est de la forme : Y= VX avec x=X et y-3=Y.


La méthode de changement de repére a été trés souvent
utilisée dans les chapitres précédents.

O’ est le point de coordonnées (0; 3) dans (O; ray


Nous vous laissons donc vérifier que dans le repére (O’; i,j)
la courbe C représente la fonction X -—~> VX, que nous
savons tracer.

EXERCICE Représentez graphiquement la fonction


résolu 4
fix
Ho V—x.

Solution saa

>
C est la courbe représentative de f dans le repére (O; ‘@ pt)
Son équation est y= \V—x. Elle est de la forme :
Y=VX avec: X=-x et Y=y.
Cela suggere un «changement d’échelle», c’est-a-dire
Putilisation du repére (O; 7’, j) avec i'=-i.
Nous vous laissons le soin de montrer que, dans ce repére,
C représente la fonction X HK> VX.

148
ll. Fonctions : x +> Vx et x HK x3

2.3. Etude de la fonction cube, f : x > x3

a. Premieres propriétés

L’ensemble de définition est R, car on peut calculer le


cube de tout réel.
D’autre part, pour tout réel x >0 on a x*>0; pour tout réel
x<0O ona x°<0. O
L’équation x*=0 a pour seule solution x=0; la courbe C
représentant f coupe donc l’axe des abscisses a l’origine O
du repére.
La courbe C€ est donc dans les parties coloriées sur le dessin
ci-contre.
Par ailleurs x*=1 a pour seule solution x =1.

b. Parite

Pour tout réel x ona: f(—x)=(—x)?=—x?; or — f(x)=x’?.


Done, f- = =f).
Comme l’ensemble de définition est R, on conclut : f est impaire.
On peut donc se borner a |’étudier sur [0; +[ et on sait que l’origine du repére est centre
de symétrie de la courbe représentant f.

c. Sens de variation

u et v sont des réels tels que OSu<v.


On a: f(u)— flv) =u? -— v? =(u — v)(u? +. wv + 0”) (voir paragraphe 1.2.).
On a: u?=0, v?=0 et les hypothéses faites sur u et v impliquent : uv>0, et u—v<0.
Donec on a: u-tuvtv?>0 et u—v<0.
Il en résulte que : f(u)—f(v)<0 soit =f(u)<f(v).
Cela étant vrai pour tous réels u et v tels que O0Su<v, on en déduit que f est strictement
croissante sur [0; +[.
f étant impaire, il en résulte que : f est strictement croissante sur R.
ao

d. Comparaison de x et x*
x étant un réel, on déduit de l’inégalité : x >1, en multipliant les deux membres par le réel
positif x”, que x*>«x*. Mais on a vu que pour x>1, on a x?>x.
Donec pour x>l, ona _ x*>x.
De la méme facon, on déduit des inégalités 0<x <1 que 0<x*°<x’. Or on a vu que pour
0<x<1, ona x?<x. Donc:
pour 0<x<l1, ona xi<x.

a. Prouvez que, pour -l<x<0, ona x°>x.


EXERCICE b. Prouvez que, pourx<—l, ona x°<x.

149
e. Etude de f pour les grandes valeurs de x
Puisque pour x>1, on a x*>x, on voit que lorsque x est
grand, x° l’est aussi.
Donec si l’on se donne un réel A>1, aussi grand que |’on
veut, on aura x°>A pour tout x>A (car alors x°>x >A).
Donc les valeurs f(x) finissent par dépasser définitivement
n’importe quel réel A aussi grand soit-il.
On traduit cela par: f a pour limite + en +.
En utilisant le fait que f est impaire, nous en déduisons
que : f a pour limite —© en —%.

f. Tableau de variation et représentation


graphique

2.4. Applications : représentations graphiques


de fonctions se ramenant a celle de
x t-—> x3

-
EXERCICE f est la fonction :x H—~> (x +2).
re (QO; i, j ).
résolu 5 Tracez sa courbe représentative @ dans un repé

Solution sag

Une équation de la courbe @ dans (O; i,j) est y =(x +2).


Elle est de la forme :
Y=X°, avec X=x+2 et y=Y.
Considérons alors le point O' de coordonnées (—2; 0) dans
(Ox):
On montre, comme cela a été fait dans les chapitres
précédents, qu’une equation de © dans le nouveau repére
(O'; 7,7) est : Y= <>.
Ainsi, C représente la fonction cube dans le repére (O'; i: ba
Pour tracer © on peut donc placer quelques points de
coordonnées (X; X*) dans (O’;i,j) et les joindre en
respectant l’allure connue de la courbe représentant la
fonction cube. La courbe C cherchée est représentée
ci-contre.

150
11. Fonctions :x +> Vx et x Ho x3

EXERCICES

Pour tester vos connaissances

Représentations graphiques fe—9. V-3x%+5=V2x—-1.

Pour les exercices 1 4 7, représentez OY REE a


graphiquement la fonction f donnée par : c 10. im~1l>Va +7,

| mpl. x HO 2Vx. 2 ll. VI a1,

mumm2. x HO 24+ Vx. Cc 12. x?-x?=0.

m3. x b> Vt. fe 13. 8x2 +1>0.

mud. x b> Vx-3.


ro—414. 2V2x3-1<0.

C 15. Volume d’un cylindre.


mum. x H> 1+V—x. Un carré ABCD de cété x cm engendre un
cylindre en tournant autour de la droite qui
joint les milieux des céotés [AB] et [CD].
mmmm6. x +> x«°+4. a) Quel est le volume du cylindre en
fonction de x?
5 b) Etudiez et représentez la fonction ainsi
mum. x +> (x —1)*. mise en évidence.

Résoluti eG 2 c_116. Comparaison de x et de Vx


éesolution d’inéquations et pour x réel positif :
d’équations
a) «x désignant_un réel positif, montrez que
Pour les exercices 8 a 14, résolvez les Vinégalité
fF x>Vx est 4 vraie pour x>1, mais
5
équations et inéquations suivantes : qu’elle est fausse si x<1. (Rappels : x?>x
pour x>1.)
cje_48. Vx-1=Vx43. b) Pour quels réels x>0 a-t-on Vx>x?
2

Exercices d’entrainement

Pour les exercices 17 a 30, représentez mum 19. x H> V2x45.


graphiquement les fonctions suivantes :

gum l7. x p> -V«x. mu 20. x H> V3x41.

mmm lS. x +> 3Vx+4. gums 21. x Ho V x42.


34+

151
Gammg22?. x t—> Noel.
En faisant intervenir un barycentre des points
A et B de C d’abscisses respectives a et b,
interprétez graphiquement Jlinégalité pré-
cédente.
mmm 23. x +> -V3x.

mgm 35.%* f est la fonction :


mum 24. x > V-x-l1.
x > Vx? +1.
a) Quel est son ensemble de définition?
mmmm25. «Ro -Ve«tl1.
b) Montrez que f est paire.
c) Montrez, en utilisant la définition d’une
mms 26. 0x Ho Vx". fonction strictement croissante, et les résultats
connus sur les fonctions x H—> x? et
x > Vx, que f est strictement croissante
mmm 7. x > 2(x-1)°. ibaa (Vega ates)
d) Montrez que pour tout réel x positif on
a: f(x)>x. (Utilisez : x?+1>x?.)
mmm 2S. x HS (2x+1)*.
e) Déduisez que f a pour limite + en +™.
(Etude pour les grandes valeurs de x.)
mem 29.4 x b> [x|*. f) Donnez le tableau de variation de f sur
[0; +[, puis le tableau complet en utilisant
la pariteé.
mem 30.% x > x?(x|. g) Donnez lallure de la courbe représentant
f dans un repére (O; i, 7 ).
mmmm31. a) Construisez sur le méme
schéma la représentation graphique des fonc-
tions Quelques situations
fix b> x8, gi x Re x41
et h:x b> x3-2., mummm36.* Une embarcation partant d’un
b) Montrez qu’elles se déduisent |’une de point D situé a 4km du rivage représenté
Vautre par changement d’origine du repére. ci-dessous, doit toucher la cote entre les points
A et B en un point M.
La distance AB est de 3 km. On note x (en
mumm32.% a) Représentez sur le méme km) la distance AM.
schéma les fonctions
D
fix box et gi x b> —-x*.
b) Déduisez-en la représentation graphique
de la fonction h : x H->|x°].
c) Représentez graphiquement les fonctions
h:x > |x?|+x3
et kix > |x3]41.
“A M B
mmme33.* a) Représentez sur le méme
schéma les fonctions a) Exprimez la distance DM en fonction
de x.
fi:% b> V1 x]
b) Quel est ensemble de définition de la
et gix Vix +1]. fonction f : x -—> DM?
b) Déterminez par le calcul le point c) Montrez, en utilisant la définition d’une
d’intersection de ces deux courbes. fonction strictement croissante et les fonctions
x /—> x? et x H> Vx, que f est stricte-
ment croissante sur son ensemble de
mammm34.* f est la fonction x H> Vx. définition.
a) Prouvez que pour tous réels a et b
positifs :
d) Construisez la courbe représentative de f.

a(S
a+2b
)=fla)+2
0b) mmmm37. Soit une tige métallique de lon-
gueur |, a 0° Celsius.
b) C est la représentation graphique de f La longueur de cette tige a t °C est donnée par
dans un repére (O; iy). L=1,.(1+At)

152
11. Fonctions :x t-—> Vx et x K-> x?

A est le coefficient de dilatation linéaire du mm 42. |x |?§-~ =3.


métal considéré.
a) Si un cube métallique a pour volume V, mmm 43. © est la courbe représentant
a 0°C, donnez le volume V de ce cube a t’”.
la fonction x +> «* dans un repere (O; (, / ).
b) Déterminez une approximation de V, de
la forme : a) D est la droite qui passe par A(0O; —4) et
B(2; 0).
V=V,(1 + kt).
Représentez sur le méme schéma D et C.
c) Le métal considéré est l’invar (alliage de
b) Déterminez une équation de la droite D.
cuivre et de nickel) avec
A=1,2x10°°. c) Déterminez graphiquement les coordon-
nées du point d’intersection de C et D.
Majorez l’erreur commise lorsque ¢t reste
d) Quels sont les ensembles de solutions de
inférieur a 100°.
VPéquation x*=2x—4 et de l’inéquation
mamm38. C est la courbe représentant la 4? =2x —4.
fonction f: x K > Vx dans un repere
(05 7,5). Comparaisons
D est la droite qui passe par le point A(1; 1)
et de coefficient directeur un réel m tel que
DS peale
mmm 4.4..% f est la fonction
a) Tracez la courbe C, et hachurez la r¢-gion
du plan dans laquelle se trouve la droite D. x E> Vx? 4+3x4+1.
6) Montrez qu’une équation de D est : a) Montrez que pour x>0, on a:

y=m(x—1)+1. f(x)>V3 x Vx>WV-x.


c) Déterminez les coordonnées des points 6) Pourquoi, pour x>100, a-t-on f(x)>107
d’intersection de C et D. c) Trouvez un réel B tel que pour tout x >B
Indication: on est conduit a résoudre on ait f(x)>10'°.
l’équation
(x —1)[m(Vx+1)-1]=0. mums 45.« f est la fonction
d) Déterminez m pour que D et C maient % E> Vx? -x-1,
qu’un point commun. Tracez alors cette droite
igri
a) Vérifiez que : f(x)= x?(1-=- ).
% %
Résolutions graphiques b) Montrez que pour x>10 on a:

Pour les exercices 39 a 42, résolvez


graphiquement les équations :
c) Justifiez alors que pour x>10:
ee 39. Vai=xts.
Ro A oft fe
ome ee 2

oe 4.0). ee 3a: d) Pourquoi, pour x>2000, a-t-on


4g f(x)> 1000?
e) Trouvez un réel B tel que pour x>B on
Mmmm4). x? =4x. ait f(x)>10*°.

153
CHAPITRE
12

FONCTIONS
CIRCULAIRES
Le but de ce chapitre est de définir, pour tout réel x, le cosinus de x et le sinus de x,
et d’étudier ensuite les fonctions ainsi définies, qui sont dites fonctions circulaires (ou
trigonométriques). Pour ce faire, il est nécessaire de connaitre les notions d’angles orientés
(chapitre 21).

1. Pour prendre un bon depart

1.1. Dans un triangle rectangle


ABH est un triangle rectangle en H. En classe de Troisiéme
ont été définis le cosinus, le sinus et la tangente des angles B
A et B du triangle.
Par définition :
~ AH . 7 _BH ~_BH
cos A=", sin A= TR) tan A=7n

[AH] est le coté adjacent a A, [BH] le cété opposé a A, A H


[AB] est ’hypoténuse.

Ecrivez cos B= Pasi B= ee


EXERCICE Wie ety

En fait ce qu’on appelle cosinus de l’angle A, c’est le cosinus


du réel qui exprime en radians la mesure de l’angle A; si
x est ce réel on a:
cos x=cos A; sinx=sin A; tan x=tanA.

EXERCICE En vous inspirant du dessin ci-contre,


trouvez cos - sin A et tan A

154
12. Fonctions circulaires

1.2. Définitions du cosinus et du sinus


d’un réel entre O et 7
Dans un repére orthonormé (O; bf} )s C est le demi-cercle
de centre O et de rayon 1 dessiné ci-contre.
A tout point M de © est associé un réel x et un seul,
mesure en radians de l’angle géométrique AOM.
. > , , . eee

Avec les notations du dessin ci-contre, nous avons défini en


classe de Troisiéme : AD
Sans cos x =OP
sin x = OQ.

EXERCICE En vous inspirant du dessin ci-contre,


; T ;
et connalissant Par eu sin

LOT. “eon
trouvez : cos — et sin —.
4 4

2. Travaux dirigés d’approche


2.1. Cosinus et sinus d’un réel
C est le cercle trigonométrique de centre O. Rappelons que le rayon de C est 1 et
gue C est orienté dans le sens direct.
A et B sont deux points de C tels que:
PEELS, WT

(OA; OB)= Bo

A un réel x on associe le point M de C tel que :


(OA; OM)=x (radians).
Nous admettrons l’existence d’un tel point M
(chapitre 21, page 282).
M se projette orthogonalement en P sur l’axe des
abscisses et en Q sur l’axe des ordonnées.
Par définition, on pose :
cosx=OP et sinx=OQ.
Ainsi, (cos x; sin x) sont les coordonnées de M
dans le repére (O; OA, OB).
Pa
EXERCICES 1. a. Veérifiez que pour tout x :
—-lscosxsl] et —)Ssinx=l.
b. Vérifiez que pour tout x :
cos(x+27)=cos x et sin(x +27)=sin x.
Indications : appelez M’ le point tel que (OA; OM')=x +27;
vérifiez que M’=M.
c. Vérifiez que pour tout x:
cos(—x)=cosx et sin(—x)=-—sin x.
ve bas 37 . 30
2. En utilisant la définition, trouvez cos = et sin >"

155
2.2. Usage de la calculatrice
Il faut prendre garde a l’unité choisie. Pour accéder au mode voulu, on proceéde ainsi :
e sur Casio fx 180P: (pour degré), (pour radian).
MODE [6| (pour grade). En cas d’arrét de la calculatrice, le dernier mode est
conserve;
e sur Sharp EL-531 : | 2nd F| [DRG change le mode angulaire; en appuyant
successivement sur ces touches on sélectionne degrés ——> radians —— grades
—-> degrés ——... En cas d’arrét, le mode degré revient automatiquement;
e sur T.I. 5711: on procéde comme sur Sharp EL-531, a l’aide des touches | 2nd |
|
Deg]. : 7
Une fois sélectionné le mode angulaire en radians, par exemple, calculons cos 73 on
obtient une approximation en procédant ainsi :
T.I1. 5711 Casio fx 180P Sharp EL-531

|2nd |[-x|[=][ 7 ][=][2na]f si]| [| [=]


[7][=] [sev ]}[2nar |e |= ][7 [= [sy]
CEE--Em [a437e8e87 739]
EXERCICE a. L’unité étant le radian, calculez :
: aa
cos 3; cos 7; cosl0a; sin(#xX10°*); sin =.
2
b. L’unité étant le degré,
g calculez
cos(—48), sin 180, cos 359, cos(5X10°), — sin -

2.3. La barre-sinus
I] est quelquefois plus facile de mesurer une longueur,
plutot qu’en angle; c’est le cas, par exemple en
Mécanique, dans la situation suivante.
Une fausse équerre est constituée de deux barres
mobiles autour d’un axe; on souhaite les écarter d’un
angle de 151°.
Pour cela on utilise une barre-sinus, a savoir une
réglette d’acier portant deux décrochements dans
lesquels on place deux piges (ici deux cylindres étalons)
de méme diametre donné; l’entr’axe de ces deux piges
est 100 mm.
On utilise cette barre-sinus de la facon suivante : sur un marbre (surface plane), on
pose Pune des barres de la fausse équerre, on place une cale étalon de hauteur connue
¢, entre une pige et le marbre, ensuite on pose l’autre branche de la fausse équerre
sur la barre-sinus, comme indiqué sur la figure suivante.

156
12. Fonctions circulaires

: EXERCICE ‘| Déterminez la hauteur ¢ de la cale étalon, pour que langle de


la fausse équerre soit 151°. Donnez une approximation de ¢ a
Vaide de votre calculatrice.
Indication : travaillez dans le triangle rectangle ABC indiqué
sur la figure.

Voici une autre utilisation de la barre-sinus. Comment


mesurer l’angle a@ indiqué sur la figure ci-contre, pour
la piece dessinée en coupe?
Pour y parvenir on pose cette piéce sur une barre-sinus
a talon; on place sous l’une des piges de celle-ci une os.
cale de telle sorte que le coté [AB] de cette piéce soit ok
paralléle au marbre. On mesure la hauteur de cette
cale, on trouve 56,1 mm.

EXERCICE Déterminez alors sin a et donnez-en une approximation 4a |’aide


de votre calculatrice en degrés et minutes.

>. Cours et applications

3.1. Preéliminaires
r e e e

Le plan est orienté et muni d’une distance.


Dans toute la suite, C désignera un cercle trigonome-
trique de centre O.
Nous rappelons qu’un cercle trigonométrique est un cercle
de rayon 1, orienté dans le sens direct.
A et B sont deux points de C tels que

(OA; OB)= oy

(O; OA, OB) est donc un repére orthonormé direct.


A un réel x nous associons un point M et un seul de C€ tel que x soit une mesure en
RADIANS de (OA; OM). Alors M est aussi associé A tous les réels qui s’écrivent x + 2ka
avec k entier (kEZ), et a ceux-la seulement (voir chapitre 21).
Dans ce qui suit, lorsque nous dirons qu’un point M de C est associé a un réel x, cela
signifiera que x est une mesure en radians de l’angle (OA; OM).
157
3.2. Définitions de la fonction cosinus et de la
fonction sinus

x est un réel, M est le point de © associé a x.


P est le projeté orthogonal de M sur l’axe des abscisses.
QO est le projeté orthogonal de M sur l’axe des ordonnées.

Définition Il

cos x=OP. (On lit cosinus xv.)


sin x =OQ._ (On lit sinus x.)

A tout réel x nous pouvons associer, comme il a été dit, l’unique réel noté cos x, et aussi
Yunique réel noté sin x; nous définissons ainsi deux fonctions : la fonction cosinus, notée
cos, et la fonction sinus, notée sin.
Chacune de ces fonctions est définie sur R.

Commentaire
Notez que si nous savons dire ce qu’est le cosinus du réel x, nous ne savons pas donner le
développement décimal de cos x avec suffisamment de précision; par exemple, pour connaitre
cos (3,12), il faudrait placer le point M correspondant, puis le point P et mesurer OP. Le réel ainsi
obtenu donnerait cos (3,12) avec une précision extreémement médiocre! Les mathématiciens ont trouvé
des méthodes permettant d’obtenir pour chaque cos x des approximations décimales aussi précises
que l’on veut. Ce travail a duré des siécles. C’est grace a lui et a celui des physiciens en électronique
qu'il vous suffit maintenant d’appuyer sur des touches de calculatrice pour lire cos x avec six, sept
ou huit décimales exactes.

d.0o. Premieres conséquences de la définition


La situation est celle du paragraphe 3.2.

a. Encadrement
Le point P, projeté orthogonal de M sur |’axe des abscisses,
est nécessairement sur le segment [AA’] (voir figure).
Les abscisses des points A’ et A étant respectivement —1
et Fl; on*a:
—-1<OP<l.
Ainsi, pour tout réel x : .
—-l<cos x<l.
Vous vérifierez de méme que, pour tout réel x :
—lSsin x<1.
Par conséquent, pour tout réel x, on a
|cos x|<1 et [sin x] <1.

EXERCICES 1. Quels sont les réels x qui vérifient cos x =1? cos x =—1?
2. Quels sont les réels x qui vérifient sin x =1? sin x =—1?
158
12. Fonctions circulaires

6. Relation dite fondamentale


I] résulte du théoréme de Pythagore appliqué au triangle rectangle OPM que :
OM? = OP? + MP”.
Or: |OP|=OP car OA est un vecteur unitaire de (OA), donc |OP|?
= OP”.
D’autre part on a |OP|?=(OP)?=(cos x)’, donc OP? =(cos x)’.
De méme on a: OQ?=(sin x)’.
Or OM?=1, car M appartient 4 C qui a pour rayon 1. D’ou, pour tout réel x :
(cos x)? +(sin x)?=1.
9 AAs 2 . 5 5 4
L’usage est d’écrire cos” x a la place de (cos x)’ et sin? x a la place de (sin x)*. Avec ces
notations usuelles nous avons le théoréme suivant :

Théoréme 1

EXERCICE x est un réel tel que sin x =>.


resolu 1
a. Pouvez-vous déterminer cos x?
T b ;
b. Sachant que 5 StS, déterminez cos x.

Solution aus
a. D’aprés le théoreme 1, on a cos’ x+sin® x=1, donc
1\ 248
cos? x =1-—sin’ x=1-(3) =<,
On en déduit que :

cos
= |aaa
X= 9 3 ou COS Xx
= _2V2 3 :

On ne peut donc pas déduire cos x connaissant sin x.


b. Si on posséde de plus le renseignement suivant :
7 : : , y é <
sti tend alors sur la figure ci-contre, on lit que cos x est négatif, et on sait qu’alors :
On2
# OS ==
BEEBE B88 3

c. Périodicité des fonctions cosinus et sinus


M est le point de C€ associé
au réel x, alors x est une
mesure en radians de (OA; OM).
M est aussi associé a tous les réels qui s’écrivent : x + 2kz,
avec kEZ.
Nous avons donc :
cos (x + 2k) =OP =cos x
sin (x + 2kir)=OQ =sin x.
En particulier, pour k=1:
cos (x +27r)=cos x
sin(x + 27r)=sin x.
Cela étant vrai pour tout réel x, et les fonctions sinus et cosinus étant définies sur R, on
en déduit que chacune de ces fonctions est périodique de période 27. Nous admettons que
2a est la plus petite période positive de chacune de ces fonctions.

Théoréme 2
Chacune des fonctions sinus et cosinus est périodique de période 27.
Donc, pour tout réel x et tout entier k :
cos(x+2ka)=cos x, sin(x+2k7)=sin x.

EXERCICE Au paragraphe 1.1., vous avez vu que cos eeII n 5 II


4 S13
résolu 2
65 39
Calculez cose et sin(-").

Solution sau

e Nous écrivons que bom Lust = loa + us


4 4 4 4

Donec cos “7 cos [z+(8 X 2n)|= cos a x

e En remarquant que — 2S= 3= a = a2 107, il vient

sin (-) =sin Fac x 2m)|=sin ae,

d. Parité des fonctions cosinus et sinus

x est un réel, M est le point de ©@ associé a x.


M’ est le symétrique de M par rapport a l’axe des abscisses.
Nous savons alors que —x est une mesure en radians de
(OA; OM’).
En outre, P est aussi le projeté de M’ sur l’axe des abscisses.
Notons Q’ le projeté orthogonal de M’ sur l’axe des
ordonnées.
D’aprés les définitions, nous avons :
OP=cos x; OP=cos(—x) dot: cos(—x)=cos x;
OQ =sin x; 0Q'=sin(—x) = —OQ = -—sin x; .
dot: sin(—x)=-—sin x. .

Cela étant vrai pour tout réel x, et les fonctions sinus et cosinus étant définies sur R, on
a le théoréme suivant :

Théoréme 3

La fonction cosinus est paire.


La fonction sinus est impaire.

160
12. Fonctions circulaires

3.4. Tableaux de variation et courbes représen-


tatives

a. Fonction sinus

Cette fonction étant périodique de période 27, il suffit de l’étudier sur un intervalle
d’amplitude 27, par exemple [—7; +7].
Cette fonction étant aussi impaire, il suffit de l’étudier sur [0; 7]. Nous connaitrons alors
son sens de variation sur [—7; +77] et par périodicité, sur R
Pour connaitre le sens de variation, utilisons la définition : imaginons qu’un mobile M
parcoure l’arc AA’ dans le sens direct en partant de A, et regardohs les variations de
lordonnée de M, c’est-a-dire de OQ.
Nous obtenons alors la courbe suivante sur [0; 7] :

Cette courbe s’appelle une sinusoide.

Commentaire
T nee F x
Toute droite d’équation x = ko avec k EZ est un axe de symétrie de la courbe représentative de la
fonction sinus. —
Tout point d’abscisse x =ka, avec k EZ, est un centre de symétrie de cette courbe.

161
6b. Fonetion cosinus

Des considérations analogues a celles déve-


loppées pour la fonction sinus ameénent au
tableau de variation et a la courbe suivants :

Commentaires

e Toute droite d’équation x =k, avec k EZ est un axe de symétrie de la courbe représentative de
la fonction cosinus.

e Tout point d’abscisse x airs km, avec kEZ est un centre de symétrie de cette courbe.
. *. . T , .

e Vous montrerez a l’exercice 7 page 169, que cette courbe se déduit de celle représentant la fonction
: 2 ak : ae x ; 5
sinus, a laide de la translation de vecteur = i. La courbe représentant la fonction cosinus est donc

aussi une sinusoide.

3.9. Formules trigonométriques usuelles


a. Reéels de différence 7
M est le point de C_associé au réel x, c’est-a-dire que x
est une mesure de (OA; OM) (en radians).
M’ est le symétrique de M par rapport a O.
Alors : (OM; OM’)= TT.
La relation de Chasles donne :
(OA; OM’)=(OA; OM)+(OM; OM’)
et permet de déduire que :
(OA; OM’')=x +7.
Par ailleurs, nous avons :
cos (x + 77)= OP’= —OP =—cos x
sin (x + 7) =O0Q'= —O0Q = —sin x.
D’ot :

Théoréme 4

Pour tout réel x :


cos (x + 7)=—cos x
sin (x + 7)=-—sin x.

162
12. Fonctions circulaires

b. Réels de somme
M est le point de © associé au réel x.
M’ est le symétrique de M par rapport a l’axe des ordonnées.
Alors : O00=00': OP’ =-—OP.
Par ailleurs, vérifiez, en utilisant la relation de Chasles, que :

(OA; OM’)= eX
D’ou :

Théoréme 5

Pour tout réel x:


cos (7 —x)=—cos x
sin (7 — x)=sin x.

A 7
c. Réels de somme —
2

M est le point de © associé a x. M’ est le symétrique de M par rapport a la droite A


d’équation y =x.
Nous avons donc :
OP’=00 =sin x, OQ’ = OP = cos «x.
En outre la symétrie par rapport a A a transformé l’angle
(OA; OM) en l’angle (OB; OM’).
Nous admettrons qu’une mesure de (OB; OM’) est —x, celle
de (OA;OM) étant x. Par ailleurs de la _ relation
(OA; OM’) =(0A; OB)+(OB; OM’) et de (OA; OB)= +

nous déduisons que are est une mesure de (OA; OM’).


—— 4 —s
D’ou : OP’ = cos (S-x); OQ’ = sin (Sx).

Finalement :

Théoréme 6

Pour tout réel x :


i WT
cos x*=—sin Sate

F T
sin x = COs aa e

163
d. Réels de différence >

Nous verrions a l’aide de Bb. et c. que:

Théoréme 7

Pour tout réel x :


7
cos (5+ x
2
Pot
orien aie, 1
2

Commentaire
Si vous mémorisez durablement toutes ces relations, tant mieux pour vous.
Sinon, n’oubliez pas que vous pouvez les retrouver rapidement; il vous suffit de faire un dessin:
: cae . . - 7 . x x x T
ayant placé M associé a x sur C, placez ensuite le point M’ associé soit a m—x, a +x, a 3 * —
et utilisez les définitions de sinus et cosinus.

Sachant que cos z_ V2 + V2 (voir exercice 34 page 171); calculez


les cosinus de mn 3m Sm Om 825m

Oe, ee ee 8

. 7 : Adee
Calculons donc sin re nous vous laissons vérifier
que toh 2-V2
sin* — =———_..
4

Comme sin melt on a sin ras 2-Vv2.

Donc : cos $7a3 2-V2

(3) cos pag cos (2+2) =-sin=


8 2 8 8

(4) cos ane. cos (=+2) =~cos =


8 8 8
_ 3257) _ Alar~ = Lars Li gia 8
(5) cos ( 3 ) cos (3 21 x 2ar)= cos 3 = cos (7+52) = cos =

soit cos (-=27)--1 V2-V2.

164
12. Fonctions circulaires

3.6. Valeurs remarquables


e Il résulte directement de la définition de cos x et sin x que :
7
cos 0=1, cos ae cos t=—1

sin 0=0, sin 5=1, sin 7 =0.

e M est le point de C associé a a


, > 7

Alors le quadrilatére OQMP est un carré; donc : OP=OQ.


De plus : OP=OP et OQ=OQ.
Te Ti
Nous avons donc : cos 430 1
: : Uf ber
D’aprés la relation fondamentale : cos” qt sin’ aie ig

3 5 W T
soit: 2 cos” —=] et cos” dio
4

e M est le point de C associé a 3°


e or bo T

Alors le triangle OMA est équilatéral; la hauteur [MP] est donc aussi médiane.
Se sat
ead |
Dou OP= =>

— 1
Mais OP=OP, donc cos ee
D’aprés la relation fondamentale :
. 9 7 ear
sin yy HPS
3

d’ou:

e Comme : =

nous avons, d’aprés le théoréme 6:


T 7 3
cos == cos (2 =)=sing=—— 5

a ae Se av 1
sin == sin (7) = cosa =5.

165
Dou:

e Tableau récapitulatif

Commentaire
L’usage de la calculatrice n’empéche pas
de retenir les valeurs remarquables don-
nées dans le tableau ci-contre. En effet, un
inconvénient de la calculatrice est de ne
donner que des approximations, et quelque-
fois alors on complique plus que l’on ne
simplifie.

4. Pour aller plus loin

4.1. Résolution des equations cos x=a_ et


sin x=a

EXERCICE Résolvez l’équation cos x =a ou a est un réel donné.

résolu 4

Solution uae

e Si la |>1, Péquation n’a pas de solution puisque


lon sait que pour tout réel x, lo x| <1.
e Si |a|<1, il existe au moins une solution. En
effet, il existe un point P du segment [AA’] d’abscisse a
(voir dessin ci-contre). f
Ce point P est le projeté orthogonal de deux points M
et M’ du cercle C. Les points M et M’ sont symétriques
par rapport a l’axe des abscisses.
Si x9 est une mesure de (OA; OM), alors on a:
COS X= a.
Toutes les autres mesures sont de la forme x)+2kz, avec kEZ. Donc tout réel x9 + 2kz,
avec k EZ, est solution.
Puisque x) est une mesure de (OA; OM), alors —Xo est une mesure de (OA; OM’).
Ainsi, on a cos(—x,9)=a. Et tous les réels —x)+2km7, k EZ, sont solutions.
Donc, finalement, l’ensemble des solutions est constitué des réels qui s’écrivent :
xot2ka7 ou -—x9+2ka avec kEZ.
166
12. Fonctions circulaires

‘Reste a trouver un réel x, tel que cos x)= a.


La calculatrice permet de trouver une approximation d’un tel réel en procédant comme
il est dit ci-dessous.

Utilisation de la calculatrice

Il convient tout d’abord de s’assurer que la calculatrice est dans le mode voulu (radian,
degré, grade).
Votre calculatrice vous permet, lorsque la] <1, de trouver une approximation du
réel x de l’intervalle [0; 7] (dans le cas du mode radian) tel que cos x=a.
Pour cela, dans le cas par exemple de a =0,8, on procéde ainsi en radians :
T.1. 5711 Casio fx 180P Sharp EL-531
[= |[8] [2nd] [1Nv] [cos] | [-] [8] [inv] [cos -|[8][ 2nd F] [cos]
bY 5Stil = toePd

Alors, on en déduit qu’une solution dans R, de l’équation cos x =0,8. est 0,6435 a 10-4
pres.
Les autres solutions s’obtiennent comme il a été dit précédemment.

EXERCICE Résolvez l’équation cos x = —0,2526 (unité le degré).

EXERCICE Résolvez |’équation sin x =e


résolu 5 4

Solution aus

On procéde comme précédemment.


| }
Notons Q le point d’ordonnée 1 du segment [BB’],
Q est le projeté orthogonal de deux points M et M’
symétriques par rapport a l’axe des ordonnées.
Si x) est une mesure en radians de (OA; OM " alors on
a sin X%)=-.
rang
a ye ;
Toute autre mesure s’écrivant: x )+2k7, tout réel

xot2ka, avec kEZ est solution de sin x =—.


% étant une mesure de (OA; OM), alors 7—xo est une mesure de (OA; OM’).
Donc : sin(7 — Xo)= - et tous les réels (7 —x9)+2kz, avec kEZ sont solutions de
ale
“)

sin x =-.
4
Il ne peut y avoir d’autres solutions.
TW
La caleulatrice donne une approximation de la solution dans |-$3 | de
1 , ; Seacncnattes
V’équation sin x =-. On trouve alors pour solution approchée 0,253 a 10 3 prés.
4
On détermine les autres solutions comme dit précédemment.
By
aS

167
4.2. La fonction tangente
Par définition, pour tout réel x tel que cos x soit non nul, on appelle tangente de x, e
on note tan x, le réel :
sin x
tan x= °
cos x

La fonction tangente, notée tan, est la fonction x -— tan x.

1. Montrez que |’ensemble de définition de la fonction tangente es

D=R-{F4 ka:kez}.
2. Montrez que la fonction tangente est impaire.
3. Montrez que 7 est une période de la fonction tangente. Nou:
admettrons que c’est la plus petite période positive, donc que 7 es
LA période de tan.

Pour tester vos connaissances

| 1. Donnez sans calculatrice les sinus (€ 13. Dans chaque cas, déterminez celui
et cosinus de chacun des réels suivants : des réels cos x ou sin x manquant :
7 : 1
Um 13m a) 0<x<— et sinx=-.
Ged 6 2 : 4

817 7 —108 7 6) aie.


——<x<0 et ing =
sinx=-
ae 2
7
c) a ae et

d) ~ 5<8 <0 et
(e712. «x est un réel.
Trouvez, en fonction de cos x et de sin x, les
| sinus et cosinus de chacun des réels suivants : @mmm4. Pour chacun des cas, a l’aide de
la calculatrice, trouvez un réel x dans [0; 7]
oman: Ge Aare — eta tel que :
ihe a) cos x=0,9. b) sinx=-0,8.
ec) sinx=—2.
(€ 15. Résolvez dans R les équations (€ 18. a) Démontrez que, pour
V3 réel x :
cosx=-= et sinx=—-—.
2 2 cos (7 +x)=cos (am — x).

(€- 16. Montrez que, pour tout réel x, b) Comment cela se _ traduit-il
phiquement?
cos
(F-=)=sin (Z+)
(——x}=sin |—+~x)}.
3 6

a 7. a) Représentez dans le méme


(© 19, a) Démontrez que, pour
repere (O;i,j7) les courbes @ et C’
réel x :
d’équations respectives y=sin x et y=cos x.
6) A Vaide du théoréme 7, démontrez que sin (a7 +x)=-—sin(m—~x).
C’ est l'image de C par la translation de
Ts
vecteur —— l. b) Comment cela_ se _ traduit-il
2 phiquement?

Exercices d’entrainement

Transformations d’écritures Gm) 7. A=sin (E+ x)+ sin (71a — <x).

Pour les exercices 10 a 12, montrez que


pour tout réel x :
mmmgl$. A=cos (+ x)+ cos (5a + x)
— sin (3la— <x).
@mmmlO. (sinx+cosx)’=1+2 sinx cos x.

@mmmll). sin'x+cos'x+2 sin’ x cos’ x=1. Ensembles de définition

@mmmml2.* sin® x+cos” x—2 sin' x Pour les exercices 19 a 21, donnez les
—cos' x+sin” x =0. ensembles de définition des fonctions :

Pour les exercices 13 a 18, exprimez en mumml9. x HK > V3—-cosx.


fonction de cos x et sin x chacun des réels :
mu20. x +> V1-cos?x.
renee is % A=cos (3+) + cos (27 — x)
mumm2]. x +> Vsinx+t+l.
+sin(a—x)+cos(7
+x).

mmmmml4. A=2 cos x +3 cos(7+x)


Représentations graphiques
+6 sin (2x).
Pour les exercices 22 a 26, S désigne la
courbe représentant la fonction proposée dans
7 un repére (O; i, j ).
A=cos(m7—x)+ cos (F-x)
Quel changement de repére faut-il effectuer
que S_ représente la _ fonction
~ sin
(7x)
pra) X => sin X? a
Précisez dans (0; i, ] ) les coordonnées des
centres de symétrie et les équations des axes
de symétrie de S
A= cos (=x) + c08(m—x)
+ sin(5a7 — x). mmmmg22. x + sinxt+2.
mm 23. x + cos (22). a) Calculez la cote x.

b) On utilise pour la vérification une pige a


barrette de 10 mm de diamétre (voir figure
mum 24. x +> sin («+2), précédente). Calculez la cote de vérification y
1 :
a ——— Mm) press
100

mum 25. x > sin(x+2) +1. mum 32.* Avec les notations de la figure
ci-dessous on a:
AD=1, AB=2 et ED=EF.
mum 26.% x += sin 2x. B Ui

(échelle
Pour les exercices 27 et 28, en connaissant
les courbes des fonctions sinus et cosinus,
non respectée)
représentez graphiquement les fonctions sui-
vantes et précisez leurs cenires et axes de
symétrie.

mum 27. x +> |sin x|.

mus23. x +> |cos x|.

mumm29.x f est la fonction définie par a) Calculez AH et DH en fonction de a.


6 i> gin |x|. b) Calculez aire A du polygone ABCDEF
en fonction de a.
a) Montrez que cette fonction est paire.
c) Exprimez laire #4 en fonction de cos a.
b) A partir de la courbe représentant la
fonction sinus, déduisez la courbe d) Posons cos a=x.
représentant f. Exprimez l’aire 4 en fonction de x. Soit la
fonction qui, a tout réel x de [0; 1], associe
Vaire A(x) de ABCDEF.
Représentez graphiquement sur une feuille de
Situations papier millimétré cette. fonction (voir
chapitre 9).
e) Déterminez graphiquement un encadre-
mumm30. ABCD est un parallélogramme
ment d’amplitude 10~' du réel x de [0; 1] tel
articulé tel que la mesure x en radians de
5
——— ; T que i ars
ADC varie entre 0 et —.
Déduisez-en une approximation de l’angle a
La tige AD est fixe : AD=3, et AB=2. correspondant.
a) Exprimez l’aire S du parallélogramme en
fonction de x. wmmm33.% Voici ci-dessous la coupe d’une
piece de métal a arétes vives en A et A’. Pour
b) Comment choisir x pour avoir S=4? calculer la longueur AA’ on introduit des piges
de rayons r=10 mm.
memem3i1.* On veut exécuter a la fraiseuse On effectue les mesures suivantes :
=~
la glissiére représentée sur la figure ci-dessous ‘L=135 mm, A=A’=60".
(longueurs en mm).
Calculez AA’.

(échelle non respectée).


12. Fonctions circulaires

Gum 34.% ABC est un triangle rectangle en mmm 37. A la cathédrale (extrait de Jeux
et Stratégie, n° 14).
A tel que BC=2a et B= rad. On fit récemment des travaux importants dans
la Cathédrale Saint-Pierre de Genéve; c’est
a) O est le milieu de [BC] et H le projeté ainsi que l’un des vitraux cassé y a été
orthogonal de A sur [BC]. remplacé par un vitrail moderne. C’est un
cercle de 2 métres de diamétre, traversé par
une croix, formée par 2 segments perpendicu-
ie 7

Expliquez pourquoi AOH az rad.


laires qui se coupent en un point situé a 50 cm
aV2 du centre du vitrail. Et tandis que résonnaient
Déduisez-en que AH=OH= » puis que d’admirables chceurs, quelques pensées
AB=aV2+V2 d’ordre géométrique vinrent me distraire de
ma concentration religieuse : «tiens, me dis-
b) A aide du triangle AHB, déterminez je, comme c’est étrange : la somme des carrés
des longueurs des deux segments formant
7 en cette croix est égale a...»
COsi—— Ciaaasin—s
8 8

gm 35. Un piston est relié au bord d’une


roue ayant 1 métre de rayon par une tige PT
de 3 métres de longueur. La roue tourne dans
le sens contraire des aiguilles d’une montre,
a vitesse constante : un tour_par seconde.
On considére le repére (Q; OA, OB) indiqué
sur la figure ci-dessous. A l’instant t=0, P
coincide avec le point A et la tige est sur |’axe
des abscisses.

a) Démontrez que
AB? =4 x OB? —4 x OM? sin? a.
b) Déterminez de méme CD”.
c) Calculez AB? +CD?.

mamm38.* Construction «approchée »


d’un heptagone régulier.
Il est impossible de construire a la régle et
au compas un heptagone régulier; aussi le but
a) Quelle est Ja distance parcourue par le de cet exercice est-il de trouver une
point P aprés t secondes? construction, a la régle et au compas, d’une
figure trés proche d’un heptagone régulier.
6) Quelles sont les coordonnées de P a cet
1. Supposons avoir construit un heptagone
instant?
régulier inscrit dans le cercle de centre O et
c) Montrez qu’a l’instant t l’abscisse x(t) du de rayon R.
point T est donnée par l’expression :
x(t)= V9—sip* 2at + cos 2mt.

mmm 36.* Avec les données de la figure


ci-dessous calculez AH, CH, puis AC.

Analysez la figure ci-dessus et :


a) déterminez a en radians;
b) déduisez-en EI, puis EF en fonction de R;

c) veérifiez que 5: est une approximation

T .
par défaut de 2 sin i a 2X10 °° prés.
| 2. a) Construisez un triangle équilatéral mguees47. Sur un plan on trouve les indica-
“ ABC de coté R. tions suivantes.
Pouvez-vous calculer la distance entre la
b) Calculez en fonction de R, la hauteur de maison et le poteau électrique.
ce triangle.
| 3. Construisez un cercle C de rayon 4 cm
et déduisez des questions précédentes, une
| construction «approchée» d’un heptagone
_ | régulier inscrit dans C. Déterminez en milli-
metres l’erreur commise sur le périmétre de
- Vheptagone régulier.

Equations et inéquations

| Pour les exercices 39 a 42, en vous aidant


| de la calculatrice, résolvez dans R les équa-
tions suivantes :

mum 39. 5sinx+1=0.

mumm40. 2cosx=-l.

| od 1.

mum 42. sin x—cos x=0.

Pour les exercices 43 a 45, résolvez dans muam48. La hauteur de l’obélisque.


les inéquations suivantes en vous aidant du Pour mesurer la hauteur de l’obélisque de la
cercle trigonométrique et des_ valeurs place de la Concorde a Paris, des topographes
remarquables. ont fait les relevés suivants :
a@=65egr et B=39gr
mumm43. 2sinx—-1>0. AB= 18,7 m.

mum 44. cos x <0.

| ee 45.

Fonction tangente

mm46. C est Je. a trigonométrique


de centre O. (0583 i,j ) est un repére ortho-
normé positif, I, J, J’ oiles points tels que:
Ob=1, O}=;, OF=-7
(tt’) est la droite tangentea
a C en I et de
| repére (I; 7
M est un point de C et x une des mesures en
| radians de (OI; OM).
: 7
Lorsque x Beary ka, avec kEZ, T est le point
d’intersection de la _droite (OM) avec (tt’).
Montrez que tan x =IT. Calculez la hauteur de l’obélisque.
CHAPITRE
13

SYSTEMES
D°’EQUATIONS ET
D°’INEQUATIONS DU
PREMIER DEGRE

Pour aborder ]’étude de ce chapitre, il est nécessaire de connaitre les chapitres 2 et 17.

1. Travaux dirigés d’approche

ii Systémes de deak equations a deux


inconnues
o Location de voitures
Une agence de an de pehteules propose a ses liens: deux types de tarifs:
@ voiture a essénce: location 150 francs par jour et 0,85 franc par kilométre;
e voiture diesel: location 160 francs par jour et 0,65 franc par kilometre.
Une personne affirme avoir, en 5 jours, économisé 116 francs en ayant choisi une voiture
diesel plutét qu’une voiture & essence. Nous voulons déterminer la distance
parcourue et le prix payé par cette personne.
(1) Choix des inconnues:
Notons d la distance parcourue en kilométres et p le prix payé pour la bear de
cette. voiture diesel. Il est clair que p et d sont des réels positifs.
(2) Mise en équations du probléme:
=5 xX 160+0,65d
Of +16 5 X 150 + 0,85d

faptiques Coument ont été obtenues les équations de ce systéme.

173
(3) Résolution du systéme (S).
Ce systéme de deux équations 4 deux inconnues s’écrit aussi :
AP = 800+ 0,65 d
G) cE+ 116 = 750 + 0,85 d

La premiére équation donne «l’expression de p en fonction de d»; on remplace p par —


cette expression dans la deuxiéme équation afin d’avoir une équation ow ne figure que
V’inconnue d. D’ou le systéeme :
ih {?=800+0,65d
(800 + 0,65 d) + 116 = 750 + 0,85 d

Montrez que la deuxiéme équation du systéme (S’) a pour unique


EXERCICE solution d = 830.

Il reste a reporter la valeur trouvée pour d, a savoir d = 830, dans la premiere équation
du systéme (S’); vous vérifierez que l’on trouve p =1339,5.
Si le systeme (S) admet une solution ce ne peut étre que d = 830 et p =1339,5. Est-ce
effectivement la solution?

EXERCICE Montrez que d =830 et p=1339,5 vérifient les deux équations


de (S). ;

On dit que l’on a résolu le systéme (S) par la méthode des substitutions. Ce systéme
admet donc une seule solution, formée d’une valeur de d et d’une valeur de p; on dit
que la solution du systéme (S) est le couple (d; p)=(830; 1339,5).

(4) Examen des résultats :


Les réels d et p trouvés précédemment sont bien positifs, donc cette personne a
parcouru 830 km en 5 jours et a payé 1339,5 francs pour la location d’un véhicule diesel.

EXERCICE a. En portant en abscisses les distances parcourues d et en


ordonnées les prix a payer p, représentez sur le méme schéma
les droites d’équations p=800+0,65d et p=634+0,85d.
Indication : prenez 1 cm pour représenter 100 km et 1-cm pour
100 F. .
b. Expliquez graphiquement pourquoi le systéme (S) admet une
seule solution et indiquez ow se lit celle-ci sur le schéma.

6. Autre méthode

Reprenons. le systéme (S) précédent :


(S) iP = 800 + 0,65 d
p + 116=750 + 0,85 d

174
13. Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré

Vous avez vu également, en classe de Troisiéme, comment résoudre ce systeme par


la méthode des combinaisons; utilisons-la pour résoudre (S).
Tout d’abord, de facon évidente, écrivons le systéme :
p =800 + 0,65d
i:= 634 + 0,85d
Multiplions chaque membre de la premiére équation par —1; nous obtenons le systéme :
(8) i = —800 — 0,65d
p= 634+0,85d
En ajoutant membre a membre ces deux équations, nous obtenons une nouvelle équation
ou l’inconnue p est éliminée; d’ou le systéme :
: 0=-166+0,2 d
eS) c = 634+4+0,85d
ae © : 166
Avec la premiére équation, nous trouvons oF gg 80 et en reportant cette valeur
de d dans la seconde équation, nous obtenons p =1339,5. Si le systeme (S) admet
une solution ce ne peut étre que le couple (d; p)=(830; 1339,5) solution de (S”);
en reportant ces valeurs dans les équations du systéme (S), nous avons vérifié au
paragraphe précédent que ce couple est effectivement solution de (S).

EXERCICE Résolvez par la méthode des combinaisons les systémes :


Lo: ee b=5
ort y=3 3a —2b=8

1.2. Un systeme a plus de deux inconnues


Voici un probléme de Diophante (325; 409).
Ce problémea intéressé de nombreux autres mathématiciens : Luca Pacioli au XV°,
Tartaglia et Viéteau XVI° siécle, Euler au XVIII° siécle; il se trouve dans la Logistique
de Buteon (1559) ot il est énoncé comme suit :
«Une somme quelconque étant donnée, trouvez trois nombres dont le premier avec la
moitié des autres, le second avec le tiers des autres et le troisiéme avec le quart des
autres forment la somme donnée. »
Nous vous proposons de résoudre ce probléme dans le cas ot la «somme » est 68 et
en précisant qu’ici le mot «nombre» est synonyme de naturel.
(1) Choix des inconnues :
désignons par a le premier, b le second, c le troisieme des nombres cherchés, ou a,
b, c sont des naturels.
(2) Mise en équations du probleme :

EXERCICE Mettez ce probléme en équations et montrez que |’on obtient le


systeme ci-dessous : as age
(S) a+3b+ c=204
a+ b6+4c=272

(3) Résolution du systéme (S) :


résolvons ce systéme par la méthode des substitutions.
A Vaide de la troisiéme équation, exprimons «a en fonction de b et c», et reportons
cette expression dans les premiere et deuxiéme €quations.

175
EXERCICE Vérifiez que l’on est ainsi conduit 4 résoudre le systéme :
b+7c = 408
(S’) {28 —3c=-—68
a=272—b6—4c

Remarquez que les deux premiéres équations de ce systéme constituent un systéme


de deux équations a deux inconnues.
A l’aide de la premiére équation, exprimons b en fonction de c, et reportons cette
expression dans la deuxiéme équation.

EXERCICE Vérifiez que l’on est ainsi conduit a résoudre le systéme


ci-dessous :
b =408 —7c c=52
(S”) c=52 soit b =408—7c
a=272—b-—4c a =272-—b-—4c

Remarquez que l’une des équations du systéme (S”) contient seulement l’inconnue c,
une autre contient b et c, et la troisiéme a, b et c; un tel systeme s’appelle un
systéme triangulaire, il est alors simple de le résoudre.

EXERCICE a. : Terminez
i la résolution du systeme (S”).
eaaonune b. Réciproquement, vérifiez que les valeurs a=20, b=44,
c=52 constituent bien la solution du systéme (S).

Le systéme (S) admet donc un seul triplet solution : (a; 6; c)=(20; 44; 52).
(4) Examen des résultats :
La solution du systéme est un triplet de naturels, donc, dans ce cas, le probléme de
Diophante admet pour solutions les trois nombres : 20, 44 et 52.

1.3. Un systeme d’inéquations


Ds;
Résolvons graphiquement le systéme d’inéquations :
2x + yo a4
Si 4 ye2
ok yo 2,
Dans le plan muni d’un repére, représentons les droites D,,
D., D3, d’équations respectives :
2x +y+4=0 x
y+2=0
2x4-yv+2=0
Pour chacune des fonctions de R® dans R définies par ;
f(x; y)=2x+y
+4 AS.
Bix, y= y Fe
h(x; y)=2x—-y
+2;
calculons leurs valeurs au point (0; 0) (coordonnées de l’origine du repére) comme
indiqué page 235 au chapitre 17; il vient :
f0;0)=4, g(0;0)=2 et h(O;0)=2.
fl en résulte que l'ensemble des couples (x; y) solutions du systéme (S) sont les —
re ores des points de la région non hachurée (et qui ne font pas partie de la
rontiére).

176
13. Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré

2. Cours et applications

Z.1. Systemes de deux équations affines 4 deux


inconnues
a. Qu’esi-ce que «résoudre un systéme »?
Un systéme de deux équations affines d’inconnues x et y est de la forme :
|ax + by+c=0
a’'x + b'y +c'=0

ou a, b, c, a’, b’, c’ sont des réels.


, x 2 v4
Résoudre ce systéme dans R’, c’est trouver l’ensemble S des couples de réels (xo; yo) tels
que :
ere hc
a'%o+ b’yo+c’ =0.

b. Interprétation géométrique et divers cas


Le plan est muni d’un repére; associons au systéme :
ax + by+c=0
(S) lapespien, det

les droites D et D’ d’équations respectives ax + by +c=0 et a’x+b'y+c'=0 (a condition


que les réels a et b ne soient pas tous les deux nuls, ainsi que les réels a’ et 6’).
Un couple (xo; yo) est donc solution du systéme (S) si et seulement si le point My de
coordonnées (x9; ¥o) appartient aux deux droites D et D’.
Ce systéme admet donc un seul couple solution dans le cas ou les droites D et D’ sont
sécantes; or vous avez démontré en classe de Troisiéme (voir aussi chapitre 17
paragraphe 1.3.) que D et D’ sont sécantes si et seulement si ab'—a'b #0.
Dans le cas ot ab’— a'b =0, les droites D et D’ sont paralléles et distinctes et (S) n’a pas
de solution, ou confondues et (S) a une infinité de solutions.
La figure ci-dessous indique les trois cas possibles :

droites droites
sécantes confondues paralléles

ab'—a'b#0 ab'—a'b=0 ab’—a'b=0


S={(xo; yo)} S={(x; y); ax + by +c=0} S=O

eer
Définition 1

ax+by+c=0
Le réel ab’—a’b s’appelle le déterminant du systéme eS a3

On le note
a’
; Bb’ |

Nous résumons I|’étude précédente par le théoreme suivant :

Théoréme Il

ax+by+c=0
Le systeme : {
a'x+b'y+c’=0
admét une solution unique si et seulement si ab’'—ba'#0. Si ab'—ba=0,
alors le systéme n’a pas de solution ou en admet une infinité.

Commentaires

e Dans le cas ot ab’— ba'’=0:


— soit le systéme se réduit a une seule équation et il y a une infinité de solutions (voir exercice résolu 2);
— soit les deux équations sont incompatibles, et il n’y a pas de solution (voir exercice résolu 1).
e Dans le cas ot ab’— ba 40, le théoréme 1 affirme lunicité de la solution; aussi lorsqu’on trouve
un couple susceptible d’étre solution, il est effectivement solution et il est inutile en théorie de
faire une vérification. Mais en pratique, la vérification peut permettre de déceler une éventuelle
erreur de calcul.

2.2. Exemples de résolutions


Au paragraphe 1.1. nous vous avons proposé un exemple de résolution par substitutions et
par combinaisons, dans le cas ou un seul couple est solution. Voici des exemples des autres
cas.

EXERCICE Résolvez dans R® le systéme (S) ie a ara


résolu 1 3x + 6y =3.

Solution uae

Le déterminant de ce systéme est :


ma =2xX6-3x4=0
on0 ;
Ce déterminant est nul, on sait alors que le systéme se
réduit a une seule équation, ou bien que les deux
€quations sont incompatibles. Ici, en divisant chaque
membre de la premiére par 2 et chaque membre de la
seconde par 3, le systéme (S) s’écrit :

x+2y= -?

x+2y=1.

178
13, Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré

Ces deux équations sont incompatibles car le réel x +2y ne peut étre egal a la fois a 1
et a D5: Ce systeme n’admet donc pas de couple solution.
‘ 5 St

EXERCICE Résolvez dans R? le systéme (S)


2x +3y=4
résolu 2 +2 y=2.

Solution aus

Calculons le déterminant : 2
3
=2x--1x3=0.
2
NIlw
ww

Examinons les deux équations du systéme : en multipliant par 2 chaque membre de la


seconde équation, on obtient le systéme :
2x+3y =4
ei +3y=4.
Ce systéme se réduit en fait 4 une seule équation a deux inconnues :
2x+3y=4.
Nous pouvons donner a une des deux inconnues une valeur arbitraire, par exemple x =a,
ou a est un réel. On en déduit qu’alors y=
Le systeme admet donc pour solutions les couples de la forme :

(23 9)= (a; -"*) ou a est un réel quelconque.

2 3 Bie il
Par exemple pour a=1, on a la solution (1;5);pour a= —5 ona la solution (-5; 5)3io

Le systeme admet donc une infinité de solutions car |’on peut donner a a mimporte
quelle valeur.
Graphiquement, chaque couple solution correspond aux coordonnées d’un point de la droite
d’équation 2x +3y=4.
BSSSS88e8een ~

2.3. D’autres systemes


Nous nous contentons, conformément au programme, de donner quelques exemples de
résolution de systémes a plus de deux équations ou a plus de deux inconnues. Toutefois,
il faut remarquer que cette fois aucune justification théorique ne dispense de la verification
pour savoir si les valeurs trouvées satisfont le systéme initial.

Résolvez par combinaisons, le systeme


EXERCICE 2a+ b+ c=136
résolu 3 (S) Pad idem ie 04
a+ 6+4c =272
déja étudié au paragraphe 1.2.
179
Solution aaa

(1) .Divisons par 2 les deux membres de (2) Par soustraction : «deuxiéme équation
la premiére équation, afin de rendre le moins premiére», «troisiéme équation
coefficient de a égal a 1: moins premiére », construisons deux équa-
tions ot l’inconnue a est éliminée :
1 1
BT spr 5 6-68 | i
ats bt, E08
(S,) a+3b+ c=204
a+ b+4c=272
(So) >5 b+51 ¢=136
1 7
5
= 5¢
+o =) 04

(3) Divisons par °les deux membres de (4) Divisons par :chaque membre de la
la seconde équation, afin de rendre le troisieme équation et par soustraction cons-
coefficient de b égal a 1: truisons une équation ot l’inconnue b est
éliminée : 1 1
1 1
a +=5° bt+=c=
5¢ 68 Gite bt pens

a mgs ELA 1
ea
Ziz
(S3) co 5 (S4) b ke 5

1
5
ne +—
5 ¢ =
204 11ere
|_ 884
(6) Le systeme (S;) est triangulaire; par
(5) Divisons par 5 les deux membres de substitutions nous obtenons pour solution le
la troisiéme équation : triplet
] ] (a; b; c)=(20; 44; 52).
a +-=b+=c=
5 6 5 ¢ 68
En reportant ces valeurs dans le systeme
(Ss) pot pac? (S) nous constatons que ce triplet est
a os effectivement solution.
@=o52 La méthode décrite s’appelle la méthode
d’élimination de Gauss.

Au paragraphe 1.2. nous avons proposé un exemple de résolution par substitutions d’un
systeme de 3 équations a 3 inconnues.
Nous vous proposons de résoudre les systémes ci-dessous par combinaisons, afin de se
ramener a la résolution d’un systéme triangulaire.

Résolvez dans R* le systéme


EXERCICE
résolu 4 xty—2z=3
(S) < 2n—y+.z2=5
x+4y—7z=4,

Solution aan

Résolvons ce systeme par la méthode de Gauss.


Divisons par 2 les deux membres de la seconde équation, et soustrayons chaque membre
de cette nouvelle équation a ceux de la premiére; faisons aussi la soustraction « troisieme
equation moins premiere » : nous obtenons ainsi deux équations ot l’inconnue x est éliminée :
e+ y-2z2=3
(S;) 3y -5z=1
3y -—5z=1.

180
13, Systémes d’équations et d’inéquations du premier degré

Les deux derniéres équations sont identiques : le systéme (S,) se réduit donc a un systéme
de deux équations 4a trois inconnues:
Rb e3
G2) { 3y—5z=1.
Nous pouvons donner a l’une des trois inconnues une valeur arbitraire, par exemple x =a,
ou @ est un réel;
il vient alors (Ss){ y—2z=3-a
3y-—5z=1.
C’est un systéme de deux équations 4 deux inconnues y et z qui admet pour solution le
couple:
(y; z)=(Sa — 13; 3a —8).
Finalement si le systéme (S) admet des solutions elles sont nécessairement données par les
triplets :
(x3 ¥3 z)=(a@; 5a—13; 3a—-8)
ou @ est un réel quelconque.
Réciproquement nous vous laissons vérifier que ces triplets vérifient effectivement chacune
des équations du systéme (S).
Le systéme (S) admet donc une infinité de solutions car ]’on peut donner a @ n’importe
quelle valeur.

EXERCICE Résolvez par la méthode de Gauss le systeme


ar y—27=3
24-— y+ 2=5
x +4y —7z =2.

2.4. Programmation linéaire

EXERCICE Un pont aérien (d’aprés une idée d’Emma CASTELNUOVO).


On veut organiser 4 moindre cout un pont aérien pour transporter
résolu 5
1600 personnes et 90 tonnes de bagages. Les avions disponibles sont
de deux types: 12 du type A et 9 du type B; un avion A peut a
pleine charge transporter 200 personnes et 6 tonnes de bagages et un
avion B, 100 personnes et 15 tonnes de bagages (la location d’un avion
de type A coite 4 millions de francs et celle d’un avion de type B
coite 1 million). Combien d’avions de chaque type louer?

Solution aug

e Choix des inconnues :


désignons respectivement par x et y le nombre
d’avions du type A et du type B utilisés.
x et y sont donc des naturels. passagers | bagages
nombre
oe Sy
e Mise en inéquations du probléme : ice ws
pour traiter au mieux cette étape, nous vous a
conseillons de présenter les données de
Vénoncé a Laide d’un tableau tel que celui bo 1 orforaikgodl 4
présente ci-contre.
0<x<12 car on dispose au plus de 12 avions de type A;
0<y<9 car on dispose au plus de 9 avions de type B.
181
200x +100y est le nombre de places disponibles dans x avions du type A et y avions du
type B; comme on veut transporter 1600 personnes, il faut que :
200x + 100y = 1600.

6x +15y est le nombre de tonnes que peuvent transporter x avions du type A et y avions
du type B; comme on veut transporter 90 tonnes, il faut que :
6x + l5y = 90.

Ainsi, les conditions du probleme sont :


0O<x<12
0<yx<9
200x + 100y = 1 600
6x + 15y 290

ou encore:

0<x<12
0<ys<9
2x + y= 16
2x + DY'2280.

Il faut rechercher les couples de naturels


solutions de ce systéme.

e Résolution graphique du systeme


Nous vous laissons vérifier que l’ensemble des
solutions du systéme précédent est représenté par
les points de coordonnées naturelles a |’intérieur
du domaine E colorié ci-contre (frontiéres incluses).
E s’appelle le domaine des contraintes.

Tout point du domaine E de coordonnées (x; y) ou x et y sont des naturels, correspond a


un programme réalisable. Ainsi, le point de coordonnées (9; 6) est dans E; il fournit un
programme réalisable : avec 9 avions du type A et 6 du type B, on a
200 x 9 + 100 X 6 = 2 400 (places)
et 6xX9+15 X6=144(tonnes) disponibles.

Parmi toutes ces solutions, recherchons celles qui minimisent le cout de l’opération.

e La fonction cout

Le cott de l’opération pour la location de x avions A et y, avions B est 4x + y (en millions).


On definit la fonction cott, qui a un couple (x; y) associe le réel 4x + y.
Ainsi, pour le programme (9; 6), le coat est 4X 9+6=42 (millions).

e Recherche du cout minimal


A chaque coiit C est associé l'ensemble des points M(x; y) du plan tels que 4x+y=C.
On dit que cet ensemble est la ligne de niveau associée a C, de la fonction F du plan dans
R qui au point M(x; y) associe F(M)=4x + y.

182
13. Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré

Pour un cout de 8 millions, on a la ligne


d’équation :
s de +8
qui correspond a la droite A, de la figure
ci-contre; A, ne rencontre aucun point du
domaine E.
Lorsque le cout C varie, les différentes lignes
de niveau sont des droites paralléles a A, et
chacune d’elles coupe l’axe des ordonnées au
point de coordonnées (0; C).
Pour un coat de 42 millions, on a la ligne :
4x +y =42
qui correspond a la droite A, qui passe par
le point de coordonnées (9; 6).
Parmi toutes ces lignes celle qui correspond
au cout minimal est la droite qui rencontre
E et coupe l’axe des ordonnées le plus bas
possible.
Ainsi la ligne qui correspond au coat minimal pour un programme réalisable est la droite
A qui passe par le point I de coordonnées (4; 8); il lui est associé le coat
C=4X44+8=24.
(4; 8) est un couple de naturels, donc il faut louer 4 avions de type A et 8 de type B.

EXERCICES
Pour tester vos connaissances

mmmil. Deux réels ont pour somme 89 et c_j5. Dans un repére (O; is ) du plan,
pour différence 9. Quels sont ces réels? D, D’ et D” sont les droites d’équations
respectives :
y=2x-1; x+3y—-5=0; 3x+4y-—8=0.
Pour les exercices
.
2 a 4, résolvez dans R
. la ee
fae.
les systémes suivants et interprétez-les a) Tracez D, De D* =|
graphiquement: ~~ Ces droites vous semblent-elles concourantes’
b) Déterminez par la résolution d’un systéme
si ces trois droites sont concourantes ou non.
34-Ty=1
cao Etee) + 2y
be
=29 to Pour les exercices 6 a 8, résolvez dans R*
les systémes suivants :
x—-3y=4
c_3. { a+ b+ c=0
—2x +6y=7. [e_16 a+2b+3c=-5
a+4b+9c=—18.
, 2x +4y —5z=0
rea 8. x—4y+2z=2
x — a=18

Pour les exercices 9 a 11, résolvez graphi-


quement les systémes d’inéquations suivants :

Exercices d’entrainement

Systémes d’équations a deux


inconnues

Pour les exercices 12 a 16, représentez


graphiquement, puis résolvez dans R® chacun
des systémes suivants :

1
12: a oe gal
x—-lt+y=0. (x +2y —10)(x + y -—2)=0
a pga
1 1
mmm 22. En posant X= et Y=——.,
résolvez le systéme : 1—& View2

z 2(u —3v + 1)=4u — v — 205 Pp 1 . os tarda. dncns


mu 15. 23 5 3 our les exercices et inspirez-vous
15 gtr (v+1)=u magi = 13. de la technique utilisée a Texercice 22 et |
résolvez le systéme proposé :

1 1 Shap ol
lew
ee
3% y) 5 2 ey
gry
1
g@ty)-l=x. Tessa
My

(a—3)?+b—-2=8
Pour les exercices 17 a 21, résolvez dans {
| R? les systémes suivants : 3(a — 3)? +5(b —2)=—-10.

mus 1 7. ie dei Mise en équations de problémes a


u*—2uv + v*= 16. deux inconnues
@mmm25. En automobile, si je roule a |
60 km/h, j’arrive 4 13h; mais si je roule a
80 km/h, j’arrive a 11] h.
Quelle distance ai-je 4 parcourir et a quelle
heure suis-je parti?
] . Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré

mmm 26. Deux villes A et B sont distantes mam 31.% Deux horloges distantes de 2 km
de 150 km. Un cycliste part de A a 8h a la sonnent a 2 secondes d’intervalle.
vitesse moyenne de 24 km/h et va vers B. Déterminez en quel point de la droite passant
| Deux heures plus tard un automobiliste part par les deux horloges, un observateur les
| de B r la vitesse moyenne de 65 km/h et va entend sonner simultanément.
| vers A.
Rappel : vitesse du son 340 m/s.
| a) A quelle heure et 4 quelle distance de A
| se fait le croisement?
| 6) Est-il possible qu’un second auto- mum 32. Un particulier place une somme
| mobiliste, partant de B vers A 4 vitesse de 27000F en deux parties. La premiere
constante, croise le cycliste 4 11 h 30 min et partie est placée au taux de 10 % et la seconde
| dépasse l’automobiliste a 11 h 50 min? au taux de 8 %.
Déterminez chacune de ces parties sachant
que l’intérét annuel total est de 2610 F.

| g@mmm27. Le profil de la route entre deux


| villes A et B est celui indiqué ci-dessous.
Un automobiliste circulant sur cette route D’autres systemes
constate qu’en montée sa vitesse moyenne est
| de 50 km/h et en descente de 75 km/h.
| Par ailleurs, pour aller de A a B il met 16 min Pour les exercices 33 a 43, résolvez les
_| et pour aller de B a A, 14 min. systemes suivants :

u+ v+ w=4
Tom See 2u- v+ w=8
u—3v—20
=1.

te 34.

a) Déterminez la durée des parcours : mon-


| tée de A vers S, descente de S vers B, montée
| de B vers S, descente de S vers A, en fonction mm 35.
| des distances SA et SB.
b) Déterminez les distances SA et SB.

| m@m@mm28. Dans une boite se trouvent


| 10 billes; les unes sont rouges et les autres
bleues.
Si l’on ajoute dans la boite 3 billes bleues et
| 2 billes rouges, alors il y a deux fois plus de me 37. x +4y —2z=0
billes bleues que de rouges. 3x +2y +4z=0.
Combien y avait-il initialement de billes de
chaque couleur dang la boite?
a—-2b+ c=3
omer ki [ei oe Stes
| gmm29. Un enfant posséde des soldats de
| plomb qu’il veut ranger en carré. S’il forme x x+2y=7
rangées de x soldats, il lui reste 10 soldats. moe 39. {soo
Il veut mettre 2 soldats de plus par rangées 3x 4+5y=—5.
| et former un nouveau carré, mais il lui manque
| 10 soldats.
| Trouvez le nombre x de soldats d’une rangée 2x —-3y +4z—-2t=-7
| du premier carré et le nombre total de soldats. moe 4.0. 6x —2y +5z —3t=—-10
aig SBE PO = —B
on’aad arttSak une’ |
mumm30.* «J’ai trois fois l’A4ge que vous
| aviez quand j’avais l’4ge que vous avez. Quand
| vous aurez l’age que j’ai, la somme de nos Dean t tat Sgt
ages sera 98 ans. » 41,4+245+%,=11
ou 41. Ce oe
Quel est l’age de cette personne et de son
| interlocuteur? %,4+%4=1.
—_—e—_,
at+3b+c+d=6 b) L’un des héritiers a 120 F de plus dans le
a+2b+2c+d=6 deuxiéme partage que dans le premier. Quelle
atb+c+d=4 est la valeur de l’héritage et quelles sont les
b+2c+d=4. trois parts?

mee 4.9.* On suppose qu’un cycliste a une


G5t Xe 0 vitesse de 25 km/h en terrain plat, de 15 km/h
Xt %y + X%4=9
en montée et de 30 km/h en descente.
6) + Sat X%_= 8 Ce cycliste met 4 h 24 min pour parcourir une
neta anet Xie route AB dans le sens de A vers B et
4h 36 min pour la parcourir dans le sens de
B vers
La route ayant une longueur de 100 km,
Mise en équations de problémes a déterminez les longueurs de terrain plat, de
montée et de descente de A vers B.
plus de deux inconnues
g@mmm50. Les aires de trois terrains rectan-
mmm 44. (0; i,j) est un repére du plan. gulaires sont proportionnelles a 4, a 5 et a 6.
Existe-t-il une parabole qui passe par les Le premier et le second terrain ont méme
points A(1; 1), B(2; 0), C(4; 4), D(—1; 3)? largeur; le second et le troisiéme terrain ont
méme longueur.
La somme des trois longueurs est 280 m; la
mmm 45. (0; i,j) est un repére du plan. somme des trois largeurs est 192 m.
Existe-t-il une parabole qui passe par les Déterminez les dimensions de chaque terrain.
points A(1; 1), B(2; 0), C(4; 4)?

Résolution d’inéquations
mum 46.* Déterminez un naturel de trois
chiffres tel que : la somme de ses chiffres soit Pour les exercices 51 a 54, résolvez
24; le naturel diminue de 9 lorsqu’on permute graphiquement les systémes :
les deux derniers chiffres et diminue de 90
lorsqu’on permute les deux premiers chiffres. 51. fe + v)(u —2v)<0
Indication : notez que par exemple U0)
275 =2 X10? +7 x 1045.
30x + 1l5y = 20
l3x+8y=10
mu 52. 40x + 60y = 51
mu 4.7. ABC est un triangle et C est le
cercle inscrit dans ce triangle. En centimétres & hy =:
ona:
BC=5,5 »AG=5:-~ ZAB=3)3. mmmmms3. -—3<x+2y<0.

mmm 4k (x —y +3\(xt+2y+1)<0.

mu 55. a) Représentez dans un repeére |


orthonormé l’ensemble des nee. M de coor- |—
données (x; y) telles que |x —" <4
b) Méme question: pour |x —2|— ly —4| <3.

Mmmm 56.* De quels systémes d’inéquations


a inconnue dans ‘R sont solutions les coor-
B A’ Ce données des points a l’intérieur des domaines OD
MS
OR
sablés?
Avec les notations de cette figure déterminez
AB’, BC’ et CA’.

mmm 48. Une personne posséde une cer-


taine somme qu'elle partage inégalement entre
trois héritiers A, B, C proportionnellement aux
nombres 7, 6 et 5. Puis, par un deuxiéme
testament, elle change ses dispositions et fait
le partage proportionnellement a 6, 5 et 4.
a) Lequel des héritiers gagne 4 ce partage
nouveau? lequel y perd? 790 1100 1500

186
13. Systemes d’équations et d’inéquations du premier degré

mmm 7.* Dans un repére orthonormé, A Mmmm62.% Cet été un restaurateur propose
et B sont les points de coordonnées respecti- a sa clientele deux types de desserts glacés :
| ves (1; 0) et (—1; 0). Fraisier et Frio.
Au point M de coordonnées (x; y), on associe Fraisier nécessite 1 péche, 3 boules de sorbet
| le point M’ de coordonnées (x’; y’), barycentre a la fraise et 5 boules de glace vanille.
| des points massifs (A; x), (B; y) et (M; 3). Frio nécessite 2 péches, 1 boule de sorbet a
a) Calculez x’ et y' en fonction de x et y. Ja fraise et 6 boules de glace vanille.
Le stock de ce restaurateur, lui permet de
b) Déterminez graphiquement l'ensemble des passer chaque jour 175 péches, 220 boules de
points M tels que ~1<x'<1. vanille, 600 boules de sorbet a la fraise.
Le restaurateur a calculé que son bénéfice sur
Pour les exercices 58 a 60, déterminez Frio est de 5 F et sur Fraisier de 3 F.
| lensemble des points M(x; y) dans un repére Déterminez Je nombre idéal de chaque type
orthonormé qui vérifient la condition proposée. de dessert, que devrait passer chaque jour ce
restaurateur, pour avoir un bénéfice maximal?

| 53. est le sinus d’un angle. mmm63.* Une usine fabrique des réfrigé-
a mae
rateurs et des congélateurs. Pour un
réfrigérateur, les matieres premieres coiitent
2x 600 F, Ja main-d’ceuvre s’éleve 4 450 F et le
me 59. est le cosinus d’un angle
BAY. cout de stockage a 90 F. Pour un congélateur,
T , les matieres premieres coitent 720F, la
dont la mesure est entre 0 et 3 radians. main-d’cuvre 400F et le coit de stockage
143 F. L’entreprise dispose d’un budget de
240000 F pour les matiéres premieres, de
a 60. on le sinus d’un angle dont 150000 F pour payer les ouvriers et de
BALY 45760 F pour les frais de stockage.
T me Un réfrigérateur est vendu 1800F et un
la mesure est entre O et = radians. congélateur 2300 F.
Quel est le nombre de réfrigérateurs et de
congélateurs que doit fabriquer l’usine pour
avoir un chiffre d’affaires maximal?
Programmation linéaire

(€161. Une usine produit deux types de mmmmo4. E est l’ensemble des points du
| radios a transistors Radix et Filix. Tous les plan dont les coordonnées sont solutions du
| composants sont fabriqués sur place, sauf trois systeme :
| types de transistors T,, Tz et T, qui provien- 6x +7y S85
nent d’un sous-traitant. 2x +3y 224
Un accident survient chez celui-ci; la livraison 4x +3y 237
des transistors est suspendue pour un certain x26
| temps. Un inventaire montre alors qu'il y a y=.
| en stock 4500 transistors T,, 3000 transistors
| T, et 1100 transistors T3. 1. Parmi les points de E, quels sont ceux qui :
|Le modéle Radix exige 6 transistors Tj, a) maximisent la fonction F définie par
| 2 transistors T, et 1 transistor T, et rapporte F(M)=3 (x + y)?
p41 20F. b) minimisent la fonction G définie par |
| Le modéle Filix ige 3 transistors Ty),
| 3 transistors T, et I transistor T, et rapporte GM)=y +2?
12F. 2. Parmi les points de E, quels sont ceux qui
‘Il n’y a pas d’impératif commercial pour ont des coordonnées entiéres et qui:
| fabriquer un modele plutét qu'un autre. a) maximisent la fonction H définie par
Cependant, l’usine veut produire un bénéfice H(M)=x+y?
maximal avec le stock dont elle dispose.
Combien de radios de chaque type doit-elle b) minimisent la fonction K deéfinie par
construire? K(M)
=3y + 2x?

ee
a
he
CHAPITRE
14

ANALYSE
DES DONNEES

1. Statistique et vie quotidienne

Sans le savoir, tout le monde fait de la statistique : vous en faites lorsque vous prévoyez
la durée d’un trajet en fonction du jour et de l’heure de la journée; vous tenez compte de
votre expérience concernant la circulation.

De méme, lorsqu’on dit «En avril, ne te découvre pas d’un fil», la sagesse populaire utilise
des observations transmises oralement de génération en génération, observations qui vous
incitent a4 vous méfier du mois d’avril.

Cependant, que pensez-vous de votre voisin, qui avant de faire son jeu de Loto, consulte
attentivement les numéros qui sont sortis lors des tirages précédents et qui vous dit «les
numeéros 7 et 9 sont actuellement tres en forme! »?

Vous serez sans doute surpris d’apprendre qu'il y a environ 4000 ans, existaient déja des
embryons de statistique en Chine et que les Chinois utilisaient a cette époque des tables
de statistiques agricoles!

A Vorigine, la statistique rassemblait et étudiait des informations données sous forme


numérique et qui concernaient |’Etat (Status).
Actuellement, tous les Etats ont un Service national de la Statistique, chargé de recueillir
des informations économiques, sociales, ... et de les présenter aux responsables politiques
qui décident...

Aujourd’hui, la statistique ne se limite plus a l'étude de la démographie et a l’économie,


mais son champ d’application s’est élargi 4 l’analyse des données en physique, biologie,
psychologie, industrie, météorologie... et dans des domaines aussi surprenants que la
structure du langage et l’étude des formes littéraires.

188
14. Analyses des données

2. Travaux dirigés d’approche

2.1. Analyse d’un tableau de données


Le tableau ci-dessous donne, selon l’age et le sexe, la population disponible a la
recherche d'un emploi (en d’autres termes, le nombre de chémeurs) en France pour
le mois de mars 1986 :

Classe d’ages

De 15 a 24 ans 393 048 448 577 841 625


De 25 a 49 ans 596 226 682 869 1279095
50 ans et plus 190 736 136 064 326 800

1180010 1267510 2.447 520


(Source I. N.S. E. E.)
(Enquéte sur l’emploi de mars 1986)

Pour extraire des informations de ce tableau, il faut lire attentivement les valeurs
numériques; cependant, il reste difficile de s’en faire une idée globale. Pour présenter
ces données de manieére plus suggestive, il suffit de les traduire par des représentations
graphiques.
Le tableau précédent pose plusieurs questions; en particulier : comment comparer le
nombre de chomeurs par classe d’ages et par sexe?
Pour effectuer graphiquement ces comparaisons, voici deux graphiques a barres;
les longueurs des barres sont proportionnelles au nombre de chomeurs de chacune des
catégories.

HOMMES | FEMMES

anys Ee 50 ans et plus

ES
ae ee de 25 4 49 ans

ee de 15 a 24 ans

Soe ee 2 & 2 2.2.8 8 2s


ee © = 8 & = S22 2 2s =
La juxtaposition des deux graphiques 4 barres s’appelle une pyramide : elle permet
de visualiser le nombre total de chomeurs par classe, mais aussi le nombre de chomeurs
par classe et par sexe.

EXERCICE Sur le dessin précédent, 100000 chémeurs sont représentés par


1 cm. Expliquez comment on trouve la longueur de chaque barre.

189
Par contre, pour mettre en évidence les différences 700000
entre sexes et par classe d’ages, il est préférable
d’utiliser la représentation ci-contre.
Il est aussi intéressant, a l’intérieur de l’ensemble des
hommes par exemple, de comparer |’importance rela- 2
tive de chaque classe d’ages. 500 000 5
Pour cela, déterminons les pourcentages : 2
: 393 048 x 100 4

e des chomeurs de 15 a 24 ans: 7180010
soit environ 33,3 %;
3 596 226 x 100
e des chémeurs de 25 a 49 ans : TF
180010
soit environ 50,5 %;
190 736 x 100
e des chdmeurs de 50 ans et plus : —T1g0010 100.000
soit environ 16,2 %.
0
Le graphique suivant rend compte de ces trois résultats. ae ae ee

ga gh FG
ce Sh Te

33,3 % 50,5 % 16,2 % = aa

15 a 24 ans 25 a 49 ans 50 ans


et plus

Pour représenter ces pourcentages, il est aussi possible


d’utiliser un graphique circulaire.
Aux 33,3 % de chomeurs de 15 a 24 ans, correspond
un secteur angulaire d’angle 120°, en effet :
3333

EXERCICES 1. Déterminez les angles des


secteurs associés aux autres
classes d’ages.
2. Donnez deux représentations
analogues aux précédentes pour
Vensemble des chdmeurs en
mars 1986.

2.2. Une étude sur la forét


Dans toute l’Europe, les essences les plus variées sont touchées par la pollution, quels
que soient la qualité des sols et le régime des précipitations.
Lors d’une conférence de presse donnée le 12 février 1985, M. Souchon, Secrétaire
d’Etat a la Forét reconnaissait que dans les Vosges, 33 % des résineux sont faiblement
détériorés et 21,5 % fortement détériorés, voire morts.
Dans les Vosges, les dégats les plus importants se situent a l’altitude de 800, 1000 m,
sur le versant alsacien essentiellement et sur les sommets bien moins élevés des Vosges
du Nord. Mais la forét est pratiquement atteinte partout. Cette localisation des dégats

190
14, Analyses des données
x

les plus importants correspond 4 la limite supérieure de la «mer de brouillard » qui,


en automne et en hiver, couvre pendant plusieurs semaines le fossé rhénan: l’air froid
y stagne, alors qu’en altitude le temps est magnifique et bien chaud. C’est a la limite
supérieure du brouillard chargé de polluants que se produisent les phénoménes
photochimiques sous l’action des rayons du soleil (ozone).
Voici pour la forét des Vosges, les résultats d’une observation de 5237 arbres (document
Ministére de l’Environnement, 1985).

Faiblement Fortement
détérioré détérioré sec Nombre

d@’arbres observés
f 10 a 19 % 20 a 59 % 60499% | 100% | 204 100%

EXERCICE | a. Présentez ces résultats 4 l’aide de pourcentages pour les


résineux, puis pour les feuillus.
b. Expliquez comment a partir des pourcentages précédents, il
est possible de trouver les pourcentages pour l’ensemble des
5 237 arbres observés, sans distinguer résineux ou feuillus.
c. Représentez les données a l’aide d’un graphique circulaire
pour les résineux, puis pour les feuillus, puis pour l’ensemble.
d. Proposez une représentation qui permette de comparer
résineux et feuillus.
e. Proposez un texte qui analyse les résultats et représentations
suivants. Quel titre donneriez-vous a votre article?

Et dans les pays voisins, quelle est la situation? Voici en pourcentages, toutes essences
confondues, les données pour quatre pays européens (document Ministére de
l’Environnement, 19835).

Faiblement Fortement Nombre


Dépérissant d’arbres
détérioré détérioré observés
%

Perte de feuillage 100% | 20 a 100% Le


ALLEMAGNE
FEDERALE
(Bade Wurtemberg)
LUXEMBOURG
PAYS-BAS
SUISSE

EXERCICE a. Analysez ces données, et comparez-les aux données sur la


forét vosgienne.
b. Documentez-vous, ou renseignez-vous auprés du professeur
de Sciences Naturelles, sur les conséquences du dépérissement
forestier.

191
3. Cours et applications

3.1. Fabrication de diverses series statistiques


Le tableau suivant fournit plusieurs séries statistiques sur la population des Frangais
de 15 ans et plus au 1% janvier 1985, par sexe, groupe d’ages et état matrimonial.

Hommes
Age en années |
réyolues Celibataires Veufs Celibataires
=e a |Se Divorcées

15-29
30-39
40-49
50-59
60-69
70-79
80-89
90 et plus

6497 | 12974hneoe 5449 | 12797 | 3223 | 1015


(effectifs en milliers) (Source I. N. S. E. E.)

Remarquez le symbole ¢ (lettre grecque qui se lit epsilon) pour indiquer le nombre d’>hommes
de 90 ans et plus, divorcés : il signifie que ce nombre, en milliers, est trés petit.

Nous pouvons extraire de ce tableau la série statistique sur la population des femmes
célibataires, ot l’on étudie le caractére age, et ot l’on donne l’effeectif de chaque classe.
Voici cette série :

Valeur du Effectif
1. Une série d’effectifs est une série du
caracteére en milliers type:

30-39 caractere a Be :
40-49

re
60-69
70-79
80-89
90 et plus
L’effectif total de la population est :
Ne nythitgtacctnet on Fn,
14, Analyse des données

La fréquence des femmes célibataires entre 2. La fréquence de la valeur x; du


50 et 59 ans est caracteére est :
232 nN;
5449 7 07048. fi > N’

A partir de la série d’effectifs précédente on Notez que 0<f,<1 et f,t+fet...+f,=1.


fabrique la série des fréquences :

Valeur du Fréquence
caractére La série des fréquences est :

La série d’effectifs permet aussi de 3. L’effectif cumulé jusqu’a la valeur <x;


déterminer, par exemple, le nombre de du caractére est :
femmes célibataires qui ont au _ plus
39 ans: N. = ct Rog...
a at.

4.006 + 497 = 4503 (milliers).

C’est Veffectif cumvlé jusqu’a la valeur 39 La série des effectifs cumulés est :
du caracteére.
Voici la série des effectifs cumulés. Valeur du Effectif cumulé
caractere jusqu’a la valeur x;
Effectif
Valeur du N,=n,
cumulé
caractere No=n,+ne
en milliers

15-29 IN Oper imam ade Seige


15-39
15-49 No= nyt net... tn; +... th,
15-59
15-69
15-79 Notez que :
15-89 NpSdtatte
+... taty SIN
15 et plus
(effectif total).

A partir de la série des fréquences, on peut 4. La fréquence cumulée jusqu’a la


construire la série des fréquences cumulées valeur x; du caracteére est :
jusqu’a la valeur x; du caractere.
Par exemple, la fréquence cumulée jusqu’a Lorain
sue aoneas 05
F.=fitfet...tf; N
49 ans est :

0,735 + 0,091 + 0,038 = 0,864.


193
Voici cette série : La série des fréquences cumulées est :

Valeur du Fréquence cumulée


Fréquence caractere jusqu’a la valeur x;
Valeur du
cumulée
caractere
jusqu’a x; eet
Fo=fAtfe

Fi=fithet..th
F =fitt<-otletacti=!

Notez que: 4
F,=fitfot...+f,=—+—t..+

1. Retrouvez la série des fréquences cumulées des femmes


célibataires, a partir de la série des effectifs cumulés.
2. A partir de la série d’effectifs des hommes mariés, construisez
les séries de fréquences, d’effectifs cumulés et de fréquences
cumulées.

3.2. Diverses représentations


Nous avons déja utilisé des graphiques a barres et des graphiques circulaires.
Voici d’autres types de représentations.

a. Les histogrammes

Lorsqu’on a des observations nombreuses concernant un caractére numérique continu


prenant ses valeurs dans un intervalle assez étendu, on regroupe les valeurs en plusieurs
classes (cas des classes d’ages au paragraphe 3.1.) et on
utilise un histogramme pour représenter cette série.

Un histogramme est constitué par une série de rectangles.

e Les bases bj, bo, ..., b, sont les longueurs de segments


de l’axe des abscisses d’un repére, proportionnelles aux
amplitudes des classes.

e Les hauteurs hy, hg, ..., h, sont les longueurs de segments de l’axe des ordonnées telles
que les aires des rectangles soient proportionnelles aux effectifs des classes.

Si nj, Ng, ..., np, sont les effectifs de chaque classe, il faut choisir un réel k (coefficient
de proportionnalité) tel que :

hyb)=kny; — hgbg=kng; ih oohy ba kaj

nN;
Ce choix étant fait, il faut calculer les hauteurs des rectangles : h; =k —
bi
194
14. Analyse des données

Exemple
Le tableau suivant donne, en pourcentages, la répartition des salaires pour les salariés a
temps complet (au nombre de 12490700) au 1° janvier 1980, dans l’industrie et le commerce.

Salaire mensuel

Moins de 1370 F
De 1370 a 2055 F
De 2055 a 2680 F
De 2680 a 3900 F
De 3900 a 5200 F
De 5200 a 6350 F
De 6350 a 7620 F
De 7620 a 8890 F
De 8890 a 10160 F
De 10160 a 15240 F
De 15240 a 19000 F
Plus de 19000 F

(Source : Le Monde, Bilan Economique et Social 1979.)

Prenons k = 100000 et calculons les hauteurs des rectangles pour la série des salaires des
hommes. Le tableau suivant présente les résultats.

Effectif Hauteur h;

JO; 1370f
[1370; 2055]
[2055; 2680[
[2680; 3900]
[3.900; 5 200]
[5 200; 6 350f
[6 350; 7620]
[7 620; 8890]
[8 890: 10 160]
[10 160; 15 240[
[15 240; 19 000[

salaire
SSS Se -S"te S,.S =)
LSE S S19 SQN S + =
NOEOSBARA NM © B® N
FANN MDM MO &~ © SO ve) nD
ee oe =

Nous avons représenté ci-dessus l’histogramme de la répartition des salaires masculins.


Notez qu’il n’est pas possible de représenter la classe des salaires de plus de 19000 F, car
on ne connait pas son amplitude!l...

Les histogrammes de deux séries statistiques de méme caractere et de classes identiques


peuvent étre accolés par leurs bases pour former une pyramide.
Ci-aprés est représentée la pyramide des répartitions des salaires (hommes et femmes) au
1* janvier 1980.
195
Une telle représentation permet des comparaisons utiles. Notons, ici, l’inégalité flagrante.
des salaires entre les hommes et les femmes : un tiers des salariés (environ 4150000), une
femme sur deux et un homme sur quatre gagnent moins de 2680 F par mois.

LA
PYRAMIDE
: DES
SALAIRES

= Nombre de salariés a
125 temps complet, en milliers

FEMMES

1197

Salaires mensuels (chiffres annuels divisés par 12) nets


cest-a-dire aprés déduction des cotisations sociales, au 1° janvier 1980

b. Les diagrammes polaires


Ces diagrammes sont surtout utilisés pour
représenter des series chronologiques,
c’est-a-dire dont le caractére est le temps Janvier
(année, mois, semaine, jour, ...). Février
Nous allons présenter les diagrammes polai- Mars
res a propos de l’évolution du nombre de Avril
mariages de 1982 a 1985 en France. Mai
Juin
A la lecture de ce tableau, la premiere Juillet
constatation que nous pouvons faire est que Aout
les mariages ne sont pas uniformément répar- Septembre
Octobre
tis au cours de l’année: il y a plus de
Novembre
mariages en juin-juillet qu’en janvier-février. Décembre
Y a-t-il stabilité d'une année sur |’autre?
312405 |300513 281 402 | 269 300
Le premier travail a faire consiste a rendre
comparables les quatre séries statistiques : il p : chiffres provisoires
suffit de ramener tous les totaux annuels a (Source : I. N. SJE. E:)
10000 par exemple.

Ainsi, pour le mois de juillet 1982, il y a eu 44804 mariages


sur un total annuel de 312405.
Janvier
Il y a done eu environ 1434 mariages sur un total de 10000: Février
En effet : Mars
44.804. Avril
x 10000
= 1 434. Mai
312405 Juin
La table ci-contre donne les résultats mois par mois pour Juillet
1982. Aout
Septembre
Octobre
Novembre
Faites les calculs analogues pour les Décembre
années 1983, 1984 et 1985.

196
14. Analyse des données

A une période (ici une année) Avril


est associée un angle de 360°.
A chacun des douze mois est
associée une demi-droite : pre-
nons une demi-droite x d’origine
O pour représenter « janvier » et Février
imaginons une demi-droite
mobile m d’origine O; si m se
déplace a partir de x dans le
sens contraire du déplacement
des aiguilles d’une_ montre, Janvier

«février» est la position de m


—_—.

telle que xOm = 30°, « mars » est


la position de =m _ telle
ee
que xOm =60°... Aoat Décembre
A chacune de ces demi-droites
est associée une graduation
identique (ici 0,5 cm _ pour
200 mariages). L’effectif n des Septembre Novembre
mariages est représenté sur la Ocwixe
demi-droite associée au mois
correspondant par le_ point
d’abscisse n. Nous obtenons
ainsi le diagramme polaire
ci-contre.

Complétez ce diagramme en portant les effectifs des années 1983,


1984 et 1985.
Décelez-vous une certaine périodicité? Si oui, essayez d’en donner
une explication.

3.3. Moyenne
Voici la série chronologique de l’évolution du S.M.1.C. (Salaire Minimum Interprofessionnel
de Croissance) poyr année 1982.

Date Te 82 1.3.82 145-82 1.7.82 W282

Ceen F
Slo dB Ab Joiedeiee P7e29,0F0L)) 15,64 | 20,29
(Source : Liaisons sociales 9-7-86.)

Lorsqu’on étudie l’évolution du S.M.I.C. sur plusieurs années, il est fréquent que l’on
associe a chaque année un S.M.I.C. «moyen» afin d’avoir a travailler avec moins de
données.
Par exemple, ici, pour l’année 1982, on résume l’ensemble de ces données par une seule :
la moyenne.

197
Pour la calculer, il nous faut savoir pendant
Pour la série statistique d’effectifs :
combien de mois la valeur du S.M.I.C. est
restée inchangée.
D’ow la série : Valeur
du
, caractere

Effectif

la moyenne, notée x, est le réel


NX, +NgXot... +n, xX,
x=
ny tngt..t+n,

La moyenne de cette série est

(2 x 18,15) + (2 x 18,62) + (2 X 19,03) + (5 x 19,64) + (1 x 20,29) % 230,09


i
4 9EO 4+5] 12 = 19,17 (francs).

Commentaires
e Cette situation est comparable a celle d’un candidat a un examen dont les notes sur 20 sont: 15
en francais (coefficient 2), 11 en mathématiques (coefficient 3), 9 en anglais (coefficient 2), 10 en
histoire (coefficient 1).
Sa moyenne est en effet : (15 x 2)+ (11 x 3)+(9 x 2)+ (10 x 1) 91 an 38
2+34+2+1 8 tas
e Pour une étude de l’évolution du S.M.1I.C. reportez-vous a l’exercice 15 page 202.

Utilisation de la calculatrice

Reprenons la série statistique précédente, et calculons sa moyenne a l’aide d’une Casio


fx 180P.
Appuyez tout d’abord sur |INV} |AC |, pour effacer le contenu des mémoires de constantes,
puis appuyez sur [Mode | 3 |, SD apparait a l’écran, la calculatrice est préte a effectuer
des calculs de moyennes. On introduit alors les produits x;n; 4 l’aide de la touche |DATA |,
en tapant d’abord la valeur x; du caractére puis l’effectif n;, de la facon suivante :

Li |i] [a ]is][x][2 |[pata


1|{8 ||- ||6|[2||x|[2 |[DATA
1|| 9 0|/3|{x|[2 |[DATA
1|f9][- lle |[4][xl[5 [pata
2\[o][-|[2][9 pata] .
(Inutile de taper [x] [1]; la calculatrice augmente naturellement l’effectif de 1.)

Pour obtenir l’effectif total on appuie sur :


K out In| ore

Pour obtenir la moyenne on appuie sur :

INV] [x] i Sef 1 4 | & eee


198
Commentaires

e Dans le cas d’une Sharp EL-531, le programme statistique est activé a l’aide de [2nd F | [ STAT ’

mais alors on ne peut plus utiliser de parenthéses ou de mémoires, car l’effectif total est donné par
la touche DE la moyenne par |x > M], et DATA par [M+]. Les données s’introduisent comme
précédemment.

e Si votre calculatrice ne posséde pas de touches «statistiques », pensez tout de méme, a mettre le
résultat de chacun des produits x;n,; en mémoire, a l’aide de [M+], cela vous donnera immédiatement
a la fin, le résultat de n,x,+...+n,x,pp a l’aide de
(RA

EXERCICES
Pour tester vos connaissances
Dans le bulletin trimestriel de la Banque de cement de ventes a tempérament par les
France, n° 48 de septembre 1983, on trouve banques et établissements financiers pour
la table 1 donnant en milliards de francs Vacquisition de biens 4 usages domestiques et
les crédits annuels accordés pour le finan- particuliers :

Table lL

Voitures de tourisme
INenges? 23232, Be Fe cee
WDROCCASION ec cke csskee vanes
Véhicules a deux roues ..
Appareils ménagers .......
Radio-télévision .............
Meuinlesser ta.c ses. mostiens
DiVeree eoceee
cea nanan vena

14,7 | 19,2 |20,2

Gm). A Vlaide de graphiques a barres, minez la série des fréquences pour la période
comparez les crédits alloués aux voitures 1971-1982.
neuves et d’occasion pour la période 1971-
1982.
Mmm4.. Pour les radios et téléviseurs,
déterminez la série des effectifs cumulés pour
G@mmm2. Calculez les crédits moyens accor- la période 1971-1982, puis déterminez les
dés aux voitures neuves, d’occasion et aux séries des fréquences et celles des fréquences
véhicules a deux roues pour la_ période cumulées.
| 1971-1982.
M5. Construisez l’histogramme des cré-
@@mmi3. Pour les appareils ménagers, déter- dits sur les meubles.

199
Exerecices d’entrainement

Gam6. La table 2 donne la population des 96 départements métropolitains,au recensement général Des
de la population de 1982 :
Table 2

29%] 74
477 296 675
390 139 466
462 ; 206 544
363 ‘ 996 PAN |
828 ‘ 536 212
530 155 CLG
824 F 299 200

(en milliers)

a) Effectuez le dépouillement de _ ces Quelle amélioration proposez-vous pour la |—


données, en les répartissant en classes constitution des classes?
d’amplitude 50. e) Représentez a l’aide d’histogrammes la
b) Répartissez-les ensuite en classes série d’effectifs (amplitude 100), et celle qui
d’amplitude 100. est améliorée.
c) Puis enfin en classes d’amplitude 500. f) Représentez dans les deux cas les graphi-
ques a barres.
d) Quelles critiques pouvez-vous faire
envers chacune des trois présentations des g) Représentez dans les deux cas sur un |
données précédentes? méme graphique les effectifs cumulés.

g@umm7. La table 3 fournit pour 1983 et 1984 les effectifs de nés vivants et mort-nés par sexe
ou légitimité (source : I. N.S. E. E.)
Table 3

Garcons | Filles Légi- Natu- | Garcons | Filles Légi- Natu- :


times rels times rels

Nés vivants | 383659 | 364866 | 629674 118851 | 389310 | 370629 | 624674 | 135265
Mort-nés 2 974 2749 4538 1185 3049 2 786 4510 1325

a) Quelle est la population de _ cette caractére que l’on peut déduire a partir de
statistique? celle qui est donnée.
b) Quels sont les caractéres étudiés sur cette Est-il possible en repartant des séries a un
population? caractére, de reconstruire la série initiale?
c) Déterminez les séries statistiques a un Pourquoi?
.

gmmmS. P est une population de 30 femmes qui habitent Paris et qui n’aiment
120 ménages. pas le cinéma;
20 hommes qui habitent Paris et qui n’aiment
Parmi ses membres nous dénombrons : pas le cinéma;
60 femmes qui habitent la province et qui 20 hommes qui habitent Paris et qui aiment
n’aiment pas le cinéma; le cinéma; ie
40 hommes qui habitent la province et 20 femmes qui habitent la province et qui |
n’aiment pas le cinéma; aiment le cinéma;
40 hommes qui habitent la province et qui 10 femmes qui habitent Paris et qui aiment le
aiment le cinéma; cinéma.
14, Analyse des données

|.a) Déterminez les séries statistiques définies


| dans P par ces observations. 1983 | 1984 | 1985
| 6) Pour chacune d’elles, étudiez la série des
| fréquences, la série des effectifs cumulés et
} la série des fréquences cumulées.
Préparez un graphique susceptible d’illustrer
un article de presse intitulé :
mmmm9. «Le budget 1978 pour l’Education
| représente environ 15,8 % du budget de I’Etat. a) «Stabilisation de la pression fiscale de
| Il représente 2,97 % du produit intérieur brut PEtat. »
| (PIB). Ce pourcentage, gui permet de mesurer
b) «Forte croissance de la pression fiscale
| Veffort financier de Etat par rapport a la de l’Etat. »
| ressource économique de la Nation, est en
| augmentation réguliére sur les cing budgets
de cette législature. En cing ans, la progres- mmm 12. Le Ministére de l’Agriculture a |
sion de ce rapport est de 15 % alors que publié la série statistique suivante correspon-
laugmentation globale du nombre d’éléves n’a dant aux taux de la redevance des adductions
j} éte que de 3%» (Le «Courrier de d’eau (tarif au 1°® janvier 1975).
| [Education »). Représentez l’histogramme de cette série.
| Représentez graphiquement cette évolution en
| portant les années en abscisse, les pourcenta-
| ges en ordonnée, avec les échelles : Diamétre du Redevance en
| Graphique 1 : 2 cm pour 1 an, 2 cm pour 1 % branchement f
rancs par an
j et de 0a 3%. (en mm)
| Graphique 2: 1,5 cm pour 1 an, 20 cm pour
1% et de 25 43%. moins de 16
| Graphique 3: 1 cm pour 1 an, 40cm pour ie ag20
1% et de 2,5 43%. PALSY Xl)
31 a 40
plus de 40

mum l3. On a lancé 100fois un dé a


6 faces et on a noté dans la table suivante les
résultats successifs :
b) 4
i! 1
| Quel graphique auriez-vous choisi pour illus- 3 2
| trer l’article ci-dessus? 3 1
6 3
| mmm lO. Le ministére de l’Agriculture a a) Déterminez la série des effectifs, puis la
| publié en 1973, pour la Guadeloupe, le nombre série des fréquences de cette expérience.
| d’exploitations et la superficie corres- b) Déterminez la moyenne de cette série
| pondante : d’effectifs.

Gian le Nombre
mum 14. L’Office National d’Immigration
hea a a d’exploitations
(O. N. I.) donne pour l’année 1976 les effectifs
(en milliers) d’immigrés permanents.
moins d’l ha¥
a2 he a) Représentez a l’aide d’une pyramide la
série des effectifs par sexe et tranche d’ages.
2 a5 ha
5a 10 ha b) Calculez par sexe, les effectifs cumulés.
10 a 25 ha c) Calculez Age moyen pour les hommes,
25 a 50 ha pour les femmes.
50 a 100 ha
plus de 100 ha

| Construisez l’histogramme correspondant et la


série des effectifs cumulés.

| gam l1. Dans un document du ministére


de l’Economie, relatif aux comptes de
| Administration, on reléve l’évolution de la
| pression fiscale (en % du _ PIB, voir 45 et plus
exercice 9).

201
mumm@l5. Le S.M.I.C.
Tout le monde parle du S.M.I.C., mais a) Construisez le diagramme polaire (mois
sait-on vraiment ce que c’est? La définition par mois) et le graphique cartésien: en
officielle : Salaire Minimum Interprofession- abscisse figurent les mois de l’année et en
nel de Croissance. Il fixe, en principe, le seuil ordonnée la valeur du Sa MeliEeG
du salaire horaire au-dessous duquel un correspondant.
travailleur ne peut pas étre payé.
La série statistique ci-dessous est la série Imaginez un tel graphique, ot les mois sont
chronologique de Jlévolution du S.M.I.C. indiqués une seule fois pour toutes les années
depuis le 1.1.75. considérées.

Quelles observations pouvez-vous faire?

Bien souvent, au lieu de donner le S.M.I.C.


mois par mois, on donne le S.M.1.C. annuel
moyen; voici quelques valeurs moyennes :

b) Complétez cette série statistique en


calculant, a l’aide de moyennes, le S.M.I.C.
moyen des années 1975 a 1986.

c) Représentez a laide d’un histogramme


Pévolution du S.M.I.C. moyen depuis 1969.
Construisez également le graphique 4 barres.

d) Vous constatez que le S.M.I.C. moyen


augmente d’année en année, mais est-ce que
cette croissance est réguliére ou non?
Que pensez-vous de l’évolution du S.M.I.C.
au cours de ces derniéres années?

202
CHAPITRE
15

TRIANGLES
ET QUADRILATERES.
THEOREME DE THALES

1. Introduction
Dans ce chapitre, nous nous bornons a rappeler quelques savoir-faire ainsi que certains
résultats a savoir absolument.
Nous concevons ce chapitre 15 comme un rappel concis et c’est la raison pour laquelle
nous n’y proposons pas les rubriques habituelles : « Pour prendre un bon départ » et « Travaux
dirigés d’approche ».
Les séances de Travaux dirigés peuvent étre alimentées par les exercices de fin de chapitre.
Dans toute la suite de ce manuel nous supposons le plan muni d’une distance.

2. Cours et applications

2.1. Ce quw il faut savoir sur les configurations


elementaires
a. La médiatrice

4 Savoir Savoir-faire
Tracer la médiatrice de [BC]
Définition Il a la régle et au compas.

I est le milieu du segment [BC].


La droite perpendiculaire en I a la droite (BC)
est la médiatrice du segment [BC].

Propriété caracteéristique
M est un point de la médiatrice de [BC] si et seulement si

MB=MC.
203
b. Les triangles
x Droites particuliéres

Savoir Savoir-faire

e ABC est un triangle; I est le milieu du segment [BC]. Construire le centre de gravité
La droite (Al) est une médiane du triangle. Parfois, on | de ABC.
appelle aussi médiane, le segment [AI]. A
Propriété
Les trois médianes d’un triangle sont concourantes,
c’est-a-dire ont un point commun G.
G est le centre de gravité du triangle.
G est le point de la médiane [AI] tel que AG=2GI (ou
2
AG=, Ala<3):

Nous vous proposons de redémontrer ces propriétés au


chapitre 20. B I C
e ABC est un triangle. Construire l’orthocentre d’un
La droite qui passe par A et perpendiculaire 4 la droite (BC) | ‘angle a Laide d’une é€querre.
est une hauteur du triangle. Soit K le point d’intersection nN
de (AH) et (BC); parfois on appelle aussi hauteur, le segment
[AK] et on dit que K est le pied de cette hauteur.

Propriété
Les trois hauteurs d’un triangle sont concourantes
en un point H. Le point H est l’orthocentre du triangle.

B K G

e Les trois médiatrices des cétés d’un triangle sont | Construire le cercle circonscrit 4
concourantes en un point O. un triangle.
O est le centre du cercle circonscrit au triangle. A

Nous vous proposons de démontrer ces propriétés a l’exercice


suivant.

EXERCICE Prouvez que les trois médiatrices sont


concourantes en O, centre du cercle
passant par A, B, C.
x Triangles particuliers
Un triangle ABC est :

si et seulement si:

A appartient la médiane deux médianes


si et seulement si : au cercle de (AI) est aussi sont aussi
diamétre [BC] hauteur hauteurs

204
15. Triangles et quadrilateres. Théoréme de Thales

ce. Les parallélogrammes

Savoir Savoir-faire

Définition 2
Comment démontrer qu’un
parallélogramme est :
A, B, C, D sont quatre points non alignés.
Dire que le quadrilatere ABCD est un parallélo- — un losange?
gramme signifie que : 1. deux cétés consécutifs ont
(AB) /(CD) et (AD)
/(BC). BE OM Sa Aes
ou 2. les diagonales sont
perpendiculaires.
— un rectangle?
Propriétés caractéristiques 1. deux cétés consécutifs sont
Pour quatre points A, B, C, D non alignés : Berpepticulaies:
ou 2. les diagonales ont méme
> ABCD est un parallélogramme, si et seulement si les loaguens
diagonales [AC] et [BD] ont méme milieu. :
— un ecarré?
> ABCD est un parallélogramme, si et seulement si AB=CD | c’est un rectangle ET un
et AD=BC avec B et C du méme coté de la droite (AD). | losange.

A B

A B Sai A B
D rectangle C Lew.

D C a= 2 ;
c aa D ie.C
parallélogramme carré

D
losange

2.2. Projections
PA

Savoir Savoir-faire
1. Construire le projeté d’un point.

Définition 3

D et A sont deux droites non paralleles du plan.


La projection p sur D paralléiement a A est
application du plan dans lui-méme qui, a
chaque point M, associe le point M’ intersection
de D avec la paralléle a A qui passe par M.
M’= p(M) est alors le projeté de M.

205
Commentaires 2. Répondre a quelques questions.
a. Quels sont les points M tels
e La paralléle 4 A par M est unique. Le projeté de M est done | que p(M)=M?
unique. b. D et A sont sécantes en I.
e En fait, le projeté de tout point est un point de D, done p est | Quels sont les points M tels que
une application du plan dans D. p(M)=I?
e Lorsque D et A sont perpendiculaires, p est la projection | c. M’=p(M).
orthogonale sur D. Existe-t-il d’autres points X tels
que p(X)=M’?
d. Dans quel cas l'image d’une
droite par p nest-elle pas une
droite?

2.3. Théoréme de Thales

Nous ne faisons que rappeler les situations les plus fréquentes ot intervient le théoréme
de Thalés.

a. Les situations « trapézes »

Savoir Savoir-faire

Reconnaitre ces situations.


Théoréme 1 (de THALES)

A et A’ sont deux droites distinctes.


A, B, M sont trois points de A;
A’, B’, M’ sont trois points de A’ de sorte que
(AA’), (BB’), (MM’) soient paralléles.
Alors :

Il est utile de connaitre également le théoréme réciproque B B'


du théoréme de Thalés; théoréme réciproque que nous x
admettrons, mais dont une démonstration vous est proposée A = Av
a lexercice 21 page 211. Voici l’énoncé de ce théoréme ; *
réciproque : M } oS Ww
ae

Théoréme 2

A et A’ sont deux droites distinetes.


A, B, M sont des points de A;
A’, B’, M’ sont des points de A’ de sorte que : M M’
Psd \
(AA’)/(BB’) et BZ \B’
A
Alors : (AA’)/(MM’). p

206
15. Triangles et quadrilatéres. Théoreme de Thales

Commentaires

e Si deux réels sont égaux, il en est de méme de leurs valeurs


absolues; de plus |AM| =AM. Le théoréme de Thalés permet donc
d’affirmer que: si (AA’), (BB’), (MM’) sont paralléles, alors: ;
AM_A'M
AB A'B’ en longueurs).
M
e Au théoréme 2, l’égalité des rapports en mesures algébriques & A’
est nécessaire, comme le montre l’exemple ci-contre :
AM_ A™M’1
an nS et pourtant (AA’) et (MM’) ne sont pas paralléles. M

b. Les situations «triangles »

Savoir Savoir-faire
Reconnaitre ces situations.

Voici une autre forme du théoréme de Thalés et de son A


théoreme réciproque.

M M’

B B’
A

Ea B B’

M est un point de la droite (AB) et M’ un point M ie ‘, M’


de la droite (AB’). cP -2 ks er
AM AM’
Si (BB’)/(MM’) alors S=2 S=—=s5
A AB’
A lige M
alors (BB’)/(MM’). ' =austyh
M’

Conséquences , oy
AM MM’. ,
(1) Si (BB’))/(MM’), alors : —== —- (voir exercice 22
page 211). AB BB

(2) Cas des milieux

Théoréme 4

(1) Si I et J sont les milieux des cotes obhet


[AC] du triangle ABC, alors (IJ)/(BC) et IJ Sys

(2) Si I est le milieu de [AB] alors la paral-


léle passant par I a (BC), coupe [AC] en son
milieu J. ‘
‘EXERCICE | Démontrez le théoréme précédent.

(3) Triangle rectangle : médiane et hypoténuse


EXERCICE |ABC
oh est estun
un triangl tangl en AA et et O Oe est le milieu de l’hypoténuse
triangle rectangle

résolu | Démontrez que OA=OB=OC.

Solution aug B
La médiatrice de [AB] est la perpendiculaire 4 [AB] en son
milieu; cette médiatrice est donc paralléle a (AC) et passe
par le milieu O de [BC] (d’aprés la proposition (2) du O
théoreme 4).
Donec O est équidistant de A et B, soit OA=OB; comme
d’autre part OB=OC, nous avons
OA=OB=OC. A C
En d’autres termes, vous pouvez retenir les résultats suivants :
— le milieu de l’hypoténuse d’un triangle rectangle est le centre du cercle circonscrit a ce
triangle;
— dans un triangle rectangle en A, la médiane issue de A a pour longueur la moitié de
celle de l’hypoténuse.
BEBE ESH8S

(4) Propriété caractéristique du cercle de diametre [AB]

C est le cercle de diamétre donné [AB].


EXERCICE Démontrez que si M est un point C, distinct de A et B, alors le
résolu 2 triangle ABM est rectangle en M.

Solution sag
M est un point de C€ distinct de A et B. A
Si O est le centre de ce cercle, on a OB=OM et alors O
est sur la médiatrice de [BM]. Cette médiatrice passe par
les milieux des cétés [BM] et [AB], donc d’aprés le
théoréme 4, elle est paralléle a (AM).
Comme cette médiatrice est perpendiculaire a (BM), nous
en déduisons que [AM] et [BM] sont perpendiculaires et que
le triangle ABM est rectangle en M.
ive)
SESS 88888

(5) Application a la vie courante : la croix du bacheron


Elle est constituée de deux baguettes
EXERCICE perpendiculaires AC et BD de méme
résolu 3 longueur (20 centimétres environ)..
Le btcheron la tient de telle sorte
qu’ayant un ceil en A, AC est horizon-
tale et BD verticale.
Il s’éloigne de JTarbre jusqu’au
moment ou il vise a la fois le pied et
la cime.
Il affirme alors :
«la hauteur de l’arbre est égale a la
distance entre moi et l’arbre ».
Pourquoi?

208
15. Triangles et quadrilatéres. Théoréme de Thales

Solution aaa

Commengons par batir un modéle mathématique de cette situation. Pour cela, on assimile
Yarbre a un segment [EF] paralléle 4 (BD) et on dessine la figure ci-contre.
Appliquons le théoreme de Thalés au triangle AIF, en E
utilisant des rapports de longueurs :
AD AC
AF AI’
Faisons de méme dans le triangle AEF :
AD BD
en EE I

Nous en déduisons que :

hee de E
AI EF
Par construction méme de la croix du bicheron, on sait quae AC=BD; les rapports égaux
conduisent donc a AI=EF.
Mesurer la hauteur de l’arbre revient donc a mesurer la longueur AI, c’est-a-dire la distance
entre le bacheron et l’arbre.
Pratiquement, cette méthode n’est pas d’une grande précision; nous vous laissons imaginer
pourquoi. Mais cette précision est suffisante pour le baicheron.

2.4. Théoréme de Pythagore

Savoir Savoir-faire

Vous avez établi en classe de Troisieme le théoréme suivant : | EXERCICES

Théoréme 5 (de Pythagore) 1. ABC est un triangle rec-


ol tangle en A. Voici en centi-
métres la longueur de deux
Si ABC est un triangle rectangle en A cotés de ce triangle; déter-
alors AB? + AC? =BC?. minez la longueur du
troisieme :
Vous avez également établi en classe de Troisiéme la | a. AB=4; AC=6.
réciproque du théoréme de Pythagore, qui est souvent utile |4 AR=9- BC=S.
pour démontrer qu’un triangle est rectangle ou que deux :
droites sont perpendiculaires.
2. M,N, P sont trois points
Théoréme 6 tels que :
PN=5; MN=6;
A, B, C sont trois points non alignés du plan. PM = 2V3.
Si AB?+AC?=BC alors le triangle ABC est paieee OSG ee
rectangle en A.
rectangle?

209
EXERCICES
Pour tester vos connaissances

card. A, B, M, N sont des points disposés


de telle sorte que (AB) soit médiatrice du a) Demontrez que OA _0B
_OC
== ===> ——=—.
segment [MN] et (MN) médiatrice du segment OA’ OB’ OC’
[AB]. Quelle est la nature du quadrilatére b) Déduisez-en que les droites (AC) et (A’C’)
AMBN? sont paralléles.

(€ 12. ABCD et BEDF sont deux paral- (<_18. d,, dz, dz, d, sont des droites
lélogrammes. Démontrez que AECF est un paralléles entre elles.
parallélogramme. Calculez les six distances non indiquées, sur
le dessin ci-dessous.

(€ 13. Quel est le point d’intersection des


médiatrices des cétés d’un triangle rectangle?

Mmmm4. Construisez a la régle et au compas


un triangle dont les c6tés ont pour longueurs :
4 cm, 5 cm et 7 cm.

(€ 15. Prouvez que dans un triangle iso-


céle le centre du cercle circonscrit, le centre
de gravité et l’orthocentre sont alignés.

[¢—16. A, B, C sont trois points non (¢ 19. ABCD est un quadrilatére convexe
alignés du plan. dont les diagonales se coupent en O.
p est la projection sur une droite D paralléle- La paralléle par O a la droite (BC) coupe (AB)
ment a une droite d (d et D non paralleéles). en E.
Déterminez la droite D et proposez une La paralléle par O a la droite (CD) coupe (AD)
paralléle a d dans le cas ot p(A)=A et en F
p(B)=C. Montrer que : (EF)/(BD).

(€17. (OA), (OB), (OC) sont des droites mmm 10. ABCD est un carré de cété
concourantes en O. 10 em; calculez la longueur d’une diagonale
A’ est un point de la droite (OA), distinct de de ce carré.
O et A.
La paralléle a (AB) passant par A’, coupe (OB)
en B’. M11. ABC est un triangle équilatéral de
ia naralele a (BC) passant par B’, coupe (OC) coté de longueur 4 cm. Calculez la longueur
en C’ de lune de ses hauteurs.

Exercices d’entrainement

Triangles et quadrilateres a) Pourquoi A et (BC) sont-elles sécantes en


un point M?
b) Démontrez que AMBD est un _paral-
mmm 12. 4H est lorthocentre du triangle
lélogramme.
ABC.
Quel réle joue le point C pour le triangle ABH?
mmm 14. ABCD est un carré. E, F, G, H
mmm 13. ABCD est un parallélogramme. A sont des points respectivement sur [AB], [BC],
est la paralléle a (BD) qui passe par A. [CD], [AD] tels que les droites (EG) et (FH)

210
15. Triangles et quadrilatéres. Théoréme de Thales

soient perpendiculaires et tels que (EG) coupe Montrez que I’, image de | dans cette
(BC) en I et (FH) coupe (AB) en J. projection, est le milieu de [A’B’], image de
| Démontrez que les droites (EF) et (IJ) sont [AB].
perpendiculaires.

mum 19. D et A sont deux droites sécantes;


Gm lS.* a) ABC est un triangle. A et B deux points du plan.
| P est le point tel que (BC) soit médiatrice du A' et B’ sont les images de A et B dans la
| segment [AP]. projection sur D parallélement a A.
O est le point commun aux segments [BC] et Comment faut-il choisir le segment [AB] pour
{AP}. que A’'B’= AB?
Construisez les droites : A paralléle a (AC) qui
passe par P et A’ paralléle a (AB) qui passe
| par P. gum 20. 5 et A sont des droites
A coupe (AB) en R et A’ coupe (AC) en S. perpendiculaires.
Montrez que les points R, O, S sont alignés.
1. Trouvez des points A, B, C, D tels que
b) Application : voici une autre figure; D les projetés orthogonaux sur 6 soient a, 6, c,
et D’ sont deux droites sécantes; I est un point. d; les projetés orthogonaux sur A soient a’,
Construisez une droite qui passe par I, b’, c’, d’ et vérifient les conditions suivantes :
coupe D en J et D’ en K de telle sorte que I
a) a=b, c=d, a'=0b', c'=d’.
soit le milieu de [JK].
b) a=c, c milieu de [bd], b’=d', d’ milieu
de [a’c’].
: mm 16. ABC est un triangle. I, J, K sont
| les milieux respectifs des segments [BC], [AC], 2. Dans chaque cas, ABCD est-il un
[AB]. parallélogramme? un rectangle? un losange?
a) H est le point de la droite (BC) tel que 3. Comment choisir les projetés pour que
(AH) soit une hauteur du triangle ABC. ABCD soit un carré dans chaque cas?
Montrez que le quadrilatére de sommets I,
J, K, H est un trapéze isocéle.
6b) F et G sont les points respectifs des Théoréme de Thalés
droites (AB) et (AC) tels que (CF) et (BG)
soient des hauteurs de ABC. mu 21. Demonstration du théo-
Montrez que I est un point de la médiatrice reme 2 a l’aide du théoréme |.
de [FG]. AA'B’B est un trapéze tel que : (AA’)/(BB’).
M est un point de la droite (AB) et M” le point
de la droite (A’B’) tel que (MM")/(AA’).__-
Existence de lV’orthocentre M’ est le point de (A’B’) tel que poe
d’un triangle AB A'B’
Démontrez que M’ et M” sont confondus.
@ammm 17. On suppose connu le fait que les
médiatrices d’un triangle sont concourantes gum 22. ABC est un triangle. M est un
(voir a ce sujet page 204). point de (AB) et M’ le point de (AC) tel que
_| ABC est un triangle; D, D’, D” sont les droites
(MM’')/(BC).
qui passent respectivement par A, B, C et D est le projeté de M’ sur (BC) parallélement
paralléles a chacun des cotés opposés a ces a (AB).
sommets.
D et D’ se coupent en C’; D et D” en B’; D’
a) Démontrez que
ee
et D” en A’.
BC CB
a) H est le point de (BC) tel que [AH] soit
une hauteur de ABC. b) Déduisez-en que —=——
Montrez que (AH)yest la médiatrice du AB BC
| segment [B’C’].
| b) Qu’en déduisez-vous pour les autres hau- gum 23. ABC est un triangle isocéle tel
teurs de ABC? que : CA=CB.
c) Prouvez que ces trois hauteurs sont [AA’] et [BB’] sont deux hauteurs de ce
concourantes. triangle.
D est le point d’intersection de (AC) et de la
perpendiculaire en B a (BC).
Projections Démontrez que : AC?=CB’x CD.

mmm 18. p est la projection sur une droite mum 24. M est le milieu du coté [BC] d’un
D parallélement a une droite A (non paralléle triangle ABC.
a D). Par un point P de la médiane [AM] on trace
I est le milieu d’un segment [AB]. les paralléles aux droites (AB) et (AC); ces
paralléles coupent respectivement (BC) en D mue30. A’, B’, C’ sont les milieux des
et E. segments [BC], [CA], [AB] du triangle ABC. |
Montrez que ABC et A’B’C’ ont le méme
a) Montrez que M est le milieu du segment
centre de gravité.
[DE].
b) Out doit-on choisir P pour que
mumm3i.x* ABC est un triangle, [BD] et
BD =DE=CE?
[CE] sont des hauteurs de ce triangle.
F et H sont les pieds des hauteurs du triangle
ADE issues respectivement de D et E.
mumm25. D est une droite donnée et A est Démontrez que : (FH)/(BC).
un point donné n’appartenant pas a D.
Construisez a la régle et au compas, la droite
paralléle 4 D et passant par A. mmmm32. D est une droite et I le milieu
Indication : utilisez le théoréme 4 d’un segment [AB].
page 207. Trois droites paralléles passent par A, B, I et
coupent D en A’, B, I’.
La droite (IA) coupe (BB’) en Q; la droite (I'B)
coupe (AA’) en P.
mumm26. ABCD est un _ quadrilatére Quelle est la nature du quadrilatére APQB?
convexe; M, N, P, Q sont les milieux de [AB],
[BC], [CD], [AD] et H, K les milieux des
diagonales [AC] et [BD]. mumm33.*% ABCD est un _ quadrilatére
a) Quelle est la nature du quadrilatére convexe; M est un point de la droite (AB).
MNPQ? N est le point commun a (BC) et a la paralléle
par M a (AC).
b) Montrez que les segments [MP], [NQ], P est le point commun 4a (CD) et a la paralléle
{HK] se coupent en un point O qui est le par N a (BD).
milieu de chacun d’eux. Q est le point commun a (AD) et 4a la paralléle
c) A quelle condition ABCD doit-il satisfaire pare va (AC)!
pour que MNPQ soit: un rectangle? un R est le point commun a (AB) et a la paralléle
losange? un carré? par Q a (BD).
Prouvez que M et R sont confondus.

mumm27.x ABCD est un trapéze tel que mumm34. ABC est un triangle isocéle en A.
Oo M est un point de [BC]. La paralléle a (AB)
DC =— AB.
C=-ZA par M coupe [AC] en E et la paralléle a (AC)
par M coupe [AB] en F.
I et J sont les points de la droite (AD) tels que :
a) Quelle est la nature des triangles BFM et
4 Aves MEC?
TA= - : ID “re fs 3 JD.
b) Démontrez que le parallélogramme AEMF
Les paralléles a (AB) qui passent par I et J a un périmétre constant lorsque M décrit [BC].
coupent (BC) en N et Q. c) Les projetés orthogonaux de A, E, F sur
La paralléle a (AD) qui passe par B coupe [BC] sont respectivement A’, E’, F’.
(DC) en E, (IN) en K, (JQ) en H. Démontrez que MF’=A’E’.
Que pouvez-vous dire de MF’ + A’E’?
Al AJ EC KN HO IN Jo
Déterminez :
AD AD AB AB AB AB AB
mamm35. ABCD est un parallélogramme de
centre O.
B et D se projettent orthogonalement en B’ et
mmm 28. ABCD est un parallélogramme; E D’ sur (AC).
le milieu de [AB], F celui de [BC]. A et C se projettent orthogonalement en A’ et
Démontrez que la droite passant par E qui est C’ sur (BD). .
paralléle a (AD), et que la droite passant par Démontrez que A’B’C'’D’ est un_ paral-
F qui est paralléle a (CD), coupent la diagonale lélogramme.
[BD] au méme point.

gum 36. ABC est un triangle tel que


mm 29. ABCD est un parallélogramme, M AB=2, BC=6, CA=5.
est le milieu de [AD], N celui de [BC]. Par un point M de [AB], distinct de A et B,
on trace la paralléle 4 (BC) qui coupe (AC)
a) La droite (BM) coupe (AC) en P; la droite
en N. Notons AM=x.
(DN) coupe (AC) en Q.
Montrez que AP=PQ=QC. a) Calculez le périmétre p du trapeze BMNC |
b) Quelle est la nature du quadrilatére en fonction de x.
MPNQ? b) Est-il possible d’avoir p = 12,25? p = 10,5?

212
15. Triangles et quadrilatéres. Théoréme de Thales

| Théeoréeme de Pythagore c) Démontrez que les droites (AG) et (BG)


sont perpendiculaires.
mmm 37.* On considére deux triangles rec-
tangles isocéles : BAC rectangle en A, ADC mum 41. Sur la figure ci-dessous on a, en
rectangle en D; ces triangles sont situés de centimétres :
part et d’autre de (AC). On note AB=a.
CD = 10; ; ; l=18.
a) Démontrez que le quadrilatére ABCD est
| un trapéze rectangle. J
4 Caleulez les longueurs BC, AD, BD en
fonction de a. B K (6
6b) Soit O le point d’intersection des diago-
nales du trapéze ABCD.
Calculez les longueurs OA, OB, OC, OD en
fonction de a.
| c) Le cercle de diamétre [BC] recoupe la
droite [BD] en K. Montrez que la droite (CK)
est une hauteur du triangle BCD. Calculez les
| longueurs DK et KO en fonction de a. D
. L

| gmmm38. ABCD est un trapéze tel que les


I
| angles B et C soient droits et
a) Calculez AD.
AB=10, BC=CD=5.
b) Calculez IL, LK et KJ.
| Le cercle de diamétre [AD] recoupe la droite
‘| (AB) en H. ec) Calculez BK et LD.
e | a) Que pouvez-vous dire du triangle AHD et
du quadrilatére HBCD? mmmm42. Sur la figure ci-dessous, ABCD
6) Calculez AD. est un carré de cété a. Les points I et J sont
les milieux de [AB] et [BC]. Les droites (CI)
et (BH) sont paralleles.
mamm39. ABCD et BEFC sont les carrés A I B
| de coté a de la figure ci-dessous. I est le

ek el
milieu de [EF].

F G
a
K

D C H
3 E e Calculez AJ.
2 [Link]. Pourquoi a-t-on LJ = JK?
A
| gum 40. Voici une figure ot, en centi- Calculez LK:
métres, AB=8, BC =4\/2 et ou E, F sont les
milieux respectifs de [CD] et [AD]. Calculez AL, LJ et JK.
ae

B 1 e) Calculez IL et LC.

mumm43. ABCD est un rectangle. K est le


Z
point du segment [AB] tel que AK=% AB.
I est le milieu de [BC]; par I, on trace la
paralléle 4 (DK); cette droite coupe [CD] en J.
a) Montrez que DJ=AK.
Déduisez-en que les droite (KJ) et (AB) sont
perpendiculaires.
A D AB
| a) Calculez AC, EF, DH et AG. 6) Quel doit étre le rapport BC pour que les
|b) Calculez BE et BG. droites (KI) et (DK) soient perpendiculaires?

213
CHAPITRE
16

CALCUL VECTORIEL
TRANSLATIONS
SYMETRIES

1. Introduction

Dans ce chapitre nous nous bornons a rappeler quelques savoir-faire, ainsi que certains
résultats a savoir absolument.
Nous concevons ce chapitre 16 comme un rappel concis et c’est la raison pour laquelle
nous n'y proposons pas les rubriques «Pour prendre un bon départ» et « Travaux dirigés
d’approche ».
Les séances de Travaux dirigés peuvent étre alimentées par les exercices de fin de chapitre.

2. Cours et applications

2.1. Vecteurs

a. Quelques définitions

Savoir Savoir-faire

Construire le — représentant
A, B, C, D sont des points du plan. d'origine M du vecteur i = AB.
Dire que les bipoints (A; B) et (C; D) sont équipollents (M; N) est un représentant de
signifie que : ABDC est un parallélogramme ou [AD] | i, si et seulement si ABNM est
et [BC] ont méme milieu. un parallélogramme.

214
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries

Le vecteur AB est l’ensemble F N est a l’intersection de :


des bipoints équipollents a — la paralléle A a (AB) passant
(A: B). Eee one par M;
Chacun de ces bipoints est un A a — la paralléle A’ a (AM) pas-
sant par B.
représentant du vecteur AB. > .D
Le point N est unique.
A est l’origine, B l’extrémité du os
bipoint (A; B). C
Ci-contre figurent quelques
autres représentants :
AB=CD=E
Nous noterons U l’ensemble des vecteurs du plan, ainsi
définis.
e Le vecteur nul, noté 0, est ensemble des bipoints de
la forme (A; A):
0=AA=MM-...
e Si uw =AB, la norme du vecteur w est la distance entre
les points A et B:
|@ ||=d(A, B)= AB.

6b. Addition des vecteurs

Savoir Savoir-faire
1. Représenter le vecteur u + @.
Dans l’ensemble U des vecteurs du plan, il existe une e Les représentants de tu et 0 ont
addition qui posséde les propriétés suivantes : méme origine :

e Pour tout vecteur a, u+O0=a. i =OA; + =O0B


— on construit le point M tel
e Pour tout vecteur u, il existe un unique vecteur x tel que que OAMB soit un parallélo-
a +x =0. gramme (voir figure 1);
On le note, x =—u, c’est Popposé de wu. — alors 7 +3 =OM.
e Les représentants n’ont pas
e Relation de Chasles : méme origine :
Pour tous points A, B, C du plan — on choisit un point O;
AB +BC=AC. — on construit U tel que
ui =OU;
Remarquez que d’aprés cette relation, pour tous points A
— on construit V tel que
et B: AB+BA=AA=0 donc BA est l’opposé de AB, et
e BA=—AB. é =UV;
—alors ai +0=OV (voir
figure 2).
donc : AB= ait- OA. 2. Représenter le vecteur 0 —u
(voir figure 3).
—on choisit un point O du
plan,
— on construit A tel que
’ =OA;
— on construit B tel que
BA=zi, soit AB=—z;
— alors :
(-i)
> > >
(Vie same#7 0) +:
Figure 1 Figure 2 Figure 3

215
c. Multiplication d’un vecteur par un réel

Savoir Savoir-faire
; z > ' > Représenter le vecteur ku, a
A un réel k et un vecteur uw, on associe le vecteur ku. l'aide de w:
: + rae
Les vecteurs u> et ku= sont dits colinéaires. — on choisit un point O;
— Uestle point tel que “== 0U;
Propriétés — sur la droite de repére (O;a7)
- on place_le point M d’abscisse
> Pour tout vecteur u, ke aloe OM le
(-lhu =-u, c’est Popposé de wu.
> Pour tout réel k et tout vecteur uw, 7
ku =0, si et seulement si k=0 ou u =O.
> Pour tout réel k et tout vecteur uw,
|u| =|h| |e || se
ou |k| est la valeur absolue de k. 1,5i
Par exemple = —1,5) (k=2)
2a |=2] a]
et |-1,5a |=1,5 a.
d. Vecteurs colinéaires. Applications au parallélisme de droites et
a Palignement de points

Savoir Savoir-faire
e Deux vecteurs i et 0 sont colinéaires s'il existe un réel k | Démontrer le parallélisme de
tel que uwel ou un réel k’ tel que 0 =k'u. droites a l'aide de la coli-
Lorsque a #0, dire que les deux vecteurs i et p= done | Tea oe
colinéaires signifie qu’il existe un réel k tel que 0 =ku.

e Dire que uw 40 est un vecteur


directeur d’une droite D, signifie {[BJ], [CK], [AI] sont les média-
que D contient des points O et U nes d’un triangle ABC. L est le
tels que : en point tel que KL =B).
=OU. Démontrez que : (CL)/(AI).
Notez que si uw est un vecteur
directeur de D, alors tout vecteur C
ku (ot k est un réel non nul) est
un vecteur directeur de D.

e Milieu d’un segment


I est le milieu du segment [AB] si
et seulement si IA=—IB (ou - K
IA+IB=0, ou AB=2 Al). :
Vous montrerez a l’exercice 15 Solution uae
page 223, qu’alors pour tout point Montrons que les vecteurs CL
M du plan: et IA sont colinéaires.
MA+MB=2MI D’aprés la relation de Chasles :
CL=CI+IA+AK+KL
e Parallélisme de deux droites
D et D’ sont des droites de vecteurs
=; CB+IK+5 AB +B).
directeurs respectifs wu et w’.
D est paralléle a D’ si et seule- Ore BI=5 BI+5 BJ; en
ment siu et wu’ sont colinéaires.
> — e , e

quoi cela beil Se

216
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries

e Alignement de trois points i veo


Les points A, B, C sont alignés si et seulement si les CL=='CB+=
5 C sig BJ
vecteurs AB et AC sont colinéaires.
+Th+5 AB+5 BY
1 We
=~(C)+1A+—
Als
2, 2
Donec CL=TIA, car CJ =—AJ.

e. Bases de U et repéres de P

Savoir Savoir-faire

EXERCICE résolu 2_
i et j sont des vecteurs du plan. (O; is j) est un repére du plan.
Dire que le couple (ig ) est une base de WU signifie que : u est le vecteur de coordgnnées
(—2; 3) dans la base (4, j ).
i et j ne sont pas colinéaires
a. Construisez le point A tel
O est un point du plan P. que i =OA.
Le triplet (O; i,j ) est un repere de P.
b. Le point V a pour coordon-
La droite de repére (O; io) est axe des abscisses.
nées (1; 2).
La droite de repére (O;j ) est Construisez et trouvez les coor-
DPaxe des ordonnées. données du point U tel que
=U.
Dans ce repére, tout point M du
plan P, admet un unique cou- Solution aus
ple de réels tels que :

OM=xi +yj.

(x; y) est le couple des coordonnées de M dans le repere


(O; J ) : x abseisse, y ordonnée de M. (x; est aussi
le couple des coordonnées de OM dans la base 6 j)

Propriétés
: cae. >
> P
b. Notons (x; y) les coordon-
> Si, dans la base (i, j ), w a pour coordonnées (x; y) et nées de U. Le vecteur UV a
wu’ a pour coordonnées (x’; y’), alors :
> ,
pour coordonnées :
x u =u’ si et seulement si x=x' et y=y (l—x;2—y).
> ew | J . . —s , —* ,

* u +u’ a pour coordonnées (x +x’; y + y’) Cellesde w sont : (—2; 3).


u =UV, si et seulement si
x ku a pour coordonnées (kx; ky) ot k est un réel.
l—“4=—2 et 2—y.—=3
Cette derniére propriété permet de traduire l’égalité de
soit: x=3 et y=-l.
deux vecteurs par deux égalités entre leurs coordon- BRRBEHEEB EES
nées respectives.

> Si, dans le repére (O; i,j), A a pour coordonnées


Dans un repére (O; i,7) les
(a; a’) et B a pour coordonnées (6; 6’), alors :
points A et B ont pour coordon-
x le milieu I de [AB] a pour coordonnées nées respectives (a; b) et
(a’; b’). I est le milieu du
ata’ b+6' segment [AB].
)s (voir exercice ci-contre)
Gos "iw a. Exprimez IA a Vaide de IB.
* et dans la base (i, 7): AB a pour coordonnées b. Déterminez les coordonnées
(b-—a; b'-a’). de I.

2iz
2.2. Translation
a. Qu’est-ce qu’une translation?

Savoir Savoir-faire

Construire l’image de M par t;.


Définition Il

La translation de vecteur u, notée t;, est


application du plan dans lui-méme qui, a
chaque point M, associe le point M’ tel que :
MM’= uw.

Commentaires
e M’ est l’image de M par la translation t;,; on note
M’ = tz (M).

e Dans le cas 0) u =0, M’=t,(M) signifie que MM’=0, donc


M=M".
teest appelée Videntité du plan, on la note id : tout point a pour
image lui-méme.

b. Proprieétés des translations


Toutes les propriétés énoncées ci-dessous ont été établies dans les classes antérieures.

Savoir 2 x
Savoir-faire
> L’image d’une droite par une translation est une
droite parallele. I] en résulte que deux droites paralléles | 1. Construire l’image d’une
ont pour images deux droites paralléles. On traduit cette | droite.
propriété par :
une translation conserve le parallélisme.
> Deux droites perpendiculaires ont pour images,
par une translation, deux droites perpendiculaires.
On traduit cette propriété par :
une translation conserve l’orthogonalité. D D’=t,,(D)

> Une translation conserve la distance.


Cela signifie que: ie eS 2. Construire limage d’une
st M’=#;,(M) et N’=2;,(N) 4 figure.
alors d(M, N)=d(M’, N’). M

En effet : i =MM’=NN’, donc EXERCICE


MM'N’N est un_ parallélo- Construisez Vimage par une
gramme et alors MN=M'N’. N N translation de vecteur wu, de
ur Be as chacune des figures représen-
D’ot |MN | = ||M N |, soit : d(M, N)=d(M’, N’). tées page ci-contre, en haut.

218
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries

Tony
Commentaire Suite de l’exercice

On montre également que les translations conservent l’aire.


C’est-a-dire que si F est une partie du plan d’aire A, alors t;(F)
est une partie d’aire A.

c. Expression analytique d’une translation


a
Savoir Savoir-faire

(O; Bi) est un repere du plan. 1. Trouver les coordonnées


d’une image.
Déterminer lexpression analytique dans (O; i, j) L’expression analytique de la
d’une translation t; c’est exprimer les coordonnées translation de vecteur de coor-
de M’=i;,(M) a l’aide des coordonnées de M. données (—4; 2) est
ia=x—-4
Dans (O; tii :
y'=y+2.
— notons (x;y) les coor-
Il est alors aisé de trouver les
données de M; coordonnées de l'image du point
— notons (x’; y’) les coor- de coordonnées (1; —3) par
données de M’. exemple :
Dans (i,j ) : x'=1-4=-3
— les coordonnées de MM’ et y'=-3+2=-1.
S0nt (0X; Y= ¥)s 2. Reconnaitre une transla-
— les coordonnées. de wu
tion.
sont (a; 5).
Au point M de _ coordonnées
(x; y) est associé le point M’ de
Traduisons l’égalité MM’=u 4 l’aide de deux égalités entre coordonnées (x’; y’) telles que
les coordonnées de ces vecteurs, il vient :
{ '=x%+4
x'Ax=a et y =y—1.
On en déduit que
donc :
x~’—x=4 et y —y=—l,
; x’/=xta donc MM’=i, ot & a pour
M’=t;(M), si et seulement si : ;
y=ytb. coordonnées (4; —1).
L’application ci-dessus est done
la translation de vecteur @ de
coordonnées (4; —1).

Commentaire

L’expression analytique est si simple qu'il est possible de la


mémoriser ainsi: «aux coordonnées de M on ajoute celles
de u ».

219
d. Lieu géomeétrique

A et B sont deux points distincts du plan, et A une droite.


EXERCICE A tout point M de A on associe le point M’ tel que ABMM' soit un
resolu 3 parallélogramme.
Lorsque M se déplace sur A, sur quel ensemble M’ se déplace-t-il?

Solution eas

Sur le dessin ci-contre, nous avons construit les points C’


et D’ correspondant respectivement aux points C et D de A.
Prenons un autre point E sur A, construisons le point E’ qui
lui est associé.
Nous remarquons que C’, D’, E’ sont alignés.
De facon générale, ABMM’ est un parallélogramme, donc
MM'=BA; le point M’ est alors Vimage de M par la
translation de vecteur BA.
Le point M’ est alors image de M par la translation de vecteur BA.
Le point M’ appartient a l’image de A par tag, c’est-a-dire 4 une droite paralléele a A.
Nous vous laissons représenter cette droite sur le dessin précédent.
Lorsque A et B sont sur A, quel est l’ensemble cherché?
Lorsque A est sur A, mais pas B, qu’a de particulier l’ensemble cherché?

2.3. Symétrie orthogonale (ou réflexion)

a. Qu’est-ce qu’une symétrie orthogonale?

Savoir Savoir-faire
Définition 2 Construire le symétrique d’un
point.
D est une droite du plan. ;
La symétrie orthogonale par rapport a D (ou M
réflexion d’axe D) est l’application du_ plan
dans lui-méme qui associe : D
e a un point M de D, le point M lui-méme;
e aun point M qui n’appartient pas a D, le
point M’ tel que D soit la médiatrice de [MM’].
M’

Cette symétrie orthogonale se note Sp. — on trace la perpendiculaire


M’=S,(M) est le symétrique orthogonal de M par rapport A a D qui passe par M;
a D. — H est le point commun a D
Mais alors M est le symétrique orthogonal de M’ par rapport | et A;
a D : Sp(M’)=M. On dit alors que M et M’ sont symétriques | — M’ est le point de A tel que :
par rapport a D. MH=HM’.

220
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries

b. Propriétés des symétries orthogonales

Savoir Savoir-faire
N D
Construire limage d’une droite
Nous admettrons les propriétés par une symeétrie orthogonale.
suivantes.

> Sp conserve la distance


M
EXERCICE
Construisez Vimage de A a la
M’=Sp(M) et N’=S)(N) régle et au compas, dans cha-
cun des cas suivants :
donc N’
M’N’=MN. M’ A

> L’image d’une droite par Sp est une droite.


On montre que deux droites paralléles ont pour images
des droites paralléles, ce que l’on traduit par : la symétrie
Sp conserve le parallélisme.
& Sp conserve l’orthogonalité, c’est-a-dire que deux
droites perpendiculaires ont pour images par Sp des
droites perpendiculaires.
> Les points de D sont invariants par Sp : ils sont leur
propre [Link] sont les seuls points invariants par Sp.

c. Axes de symétrie

Savoir Savoir-faire

F est une partie du plan. Trouver un axe de symétrie.


Dire que F est globalement invariante par la symétrie
orthogonale par rapport a D, signifie que :
pour tout point M de F, Sp(M) est un point de F.
EXERCICE
On dit alors que Proposez, s’ils existent, les axes
D est un axe de symétrie de F. de symétrie des figures sui-
vantes :

Exemple

L’axe de symétrie d’un tri- A


angle ABC, isocéle avec
AB= AC est la médiatrice de
[BC]. B C

Commentaires
e Il faut aussi savoir qu’un point O est centre de symétrie d’une
partie F du plan lorsque pour tout point M de F son image M’ par
la symétrie de centre O appartient a F.
e Bissectrice : c’est l’axe de symétrie de la figure formée par
deux demi-droites de méme origine; pour une étude des bissectrices
reportez-vous 4 l’exercice 46 page 226.
EXERCICE Démontrez que dans un triangle ABC isocéle en A (avec AB= AC)
résolu 4 les médianes issues de B et de C sont de méme longueur.

Solution aus

Si B’ est le milieu de [AC] et C’ le milieu de [AB], il s’agit


de démontrer que BB’=CC’.
Le triangle ABC étant isocéle, il est bon de tracer son axe
de symétrie qui est la médiatrice de [BC]; en notant A’ le
milieu de [BC], cette médiatrice est la droite (AA’)
(remarquez que [AA’] est aussi la médiane issue de A).
Les symétries conservent la distance, aussi pour démontrer
que BB’=CC’, il suffit de démontrer que le symétrique de
[BB’] est [CC’] dans la symétrie orthogonale d’axe (AA’).
Notons s cette symétrie; nous savons déja que s(B)=C et
s(A)= A, donc le symétrique du segment [AB] est le segment
[AC].
Notons C, le symétrique de C’; C’ étant sur [AB], C, est sur [AC]; par ailleurs la symétrie
conserve la distance donc AC’=AC,. Or AC’=5 AB et AB=AC, done AC, =5 AC,
1
Sur le segment [AC] le seul point tel que AQ =5 AC est le milieu B’ de ce segment, donc
C, et B’ sont confondus et s(C’)=B’; donc [BB’] et [CC’] sont des segments symétriques et
donc ont la méme longueur.

EXERCICES

Pour tester vos connaissances

(€ j1. Déterminez un représentant du t¢__14. ABCD est un carré.


vecteur :
ABCD = (AC = pe ). a) Construisez le représentant d’origine B
du vecteur :

(€ 12. A,B,C, D sont des points du plan.


U=AB+AC-DB
+B.
Quel est le point M tel que : 6b) Que remarquez-vous? Prouvez-le.
CM - MD + AB= AM- BC?

Simplifiez l’écriture de :
(€— 13. A,B,C, D sont des points du plan.
Montrez que : lass A ahah gs
AD+BC=AC+BD. -5o+3Ga +0).
222
_ | {© 16. Dans un repére (0; i, j ), les points a) Quelles sont les coordonnées des images
| A et B ont pour coordonnées respectives de A et M par la translation de vecteur 41 — 2] ?
(o> Det (:4). 6b) Quelles sont les coordonnées du point N
dont image par la translation précédente a
| Déterminez les coordonnées du point M tel pour coordonnées (—1; 2,7)?
que :

(¢ 19. Dans un_ repére orthonormé


(O; te if 5 déterminez les expressions analyti-
ques des symétries orthogonales par rapport
(17. C est le cercle de centre O et
a l’axe des abscisses, puis par rapport 4 l’axe
rayon r.
des ordonnées.
Quelle est l'image de C par la translation de
vecteur wu ?
mmm l0. ABC est un triangle rectangle
(€—18. Dans un repére (O; i, j ), les points isocele en A.
A et M ont pour coordonnées respectives Construisez le symétrique orthogonal A’ de A
par rapport a (BC).
(-3: >)et (x; y).
Justifiez le fait que ABA’C soit un carré.

Exercices d’entrainement

Caleul vectoriel

os 1.
>
@ =i
re te
+2756 =31
oe
-2756
rs
=F 1
1+ mmm 1S. A et B sont deux points distincts
et I est le milieu du segment [AB].
Calculez en fonction de i etj les vecteurs : Démontrez que pour tout point M du plan:
» slit. le wee MA+MB=2MI.
C;-at+—b—-e.
Z 3

mmm 16. ABCD est un parallélogramme.


Mmm 12. EFGH est un carré:; O est le point I est le milieu du segment [BC].
d’intersection de ses diagonales. M est le point tel que AI=IM.
Représentez le vecteur : Montrez que les points D, C, M sont alignés.
OF + OF + OG + OH.
Démontrez ce que vous remarquez.
mmm 17. ABCD est un parallélogramme.
E et F sont les points tels que :

Game 13. OAB est un triangle; A=; AB ~ R=; CD.


a=OA“et 65 =OB.
O est le milieu du segment [AC].
Trouvez des représentants de vecteurs @ et 0
Montrez que O, E, F sont alignés.
tels que simultanément :
a+od=a
>
et w-b=6b.
mmm 18. ABCD est un parallélogramme.
a) Construisez les points M, N, P, Q tels
Mam 14. A,B, C, D sont quatre points du
que :
plan.
—_—_— 3
a) Construisez le point M tel que : AM =; AB,
AM = AB+ AC —BC.
b) Construisez le point N tel que : CP=5CD, DO=>DA.
Al

AN = AB- AC+ AD.


b) Démontrez que MN =OP.
c) Démontrez que : Qu’en déduisez-vous pour le quadrilatere
NM = AC +DB. MNPQ?
mmm 19. ABC est un triangle; A’, B’, C’
les milieux respectifs des segments [BC], [AC],
[AB].
a) Démontrez que :
AA’ + BB’ + CC’=0.
b) I est un point du plan.
J et K sont les points tels que :
Bases. Reperes
Ij=CC’, -IK==BB’.
Démontrez que le milieu E du segment [JK] mumm24.
be
Dans la base (i, j ), u, ¥, w sont
a

est tel que :

isa, (3). (4).


les vecteurs de coordonnées_ respectives
3
TE == CB.

a) Déterminez des réels x et y tels que:


mummm20. <A, B, C, D sont des points du xu +yd =o.
plan; E et F les milieux respectifs des
segments [AC] et [BD]. b) Déterminez des réels a et b tels que:
au +bw =0.
a) Exprimez. AB+CD et BC+DA a Vaide
du vecteur EF.
b) x et y sont des réels; mumm25. Dans un repére (O; i,j) du plan;
U=x(AB+CD)+y(BC+DA). A, B, C sont les points de coordonnées
respectives (1; 2), (—5; 2), (V3; igs
Exprimez U a aide du vecteur EF.
Calculez les coordonnées de E, F, G, H tels
c) A quelles conditions avez-vous U=0? que :

CR=AB; AF=_BC:
@mmmm21. ABC est un triangle et A’, B’, C’
les milieux respectifs de [BC], [CA], [AB]. C= -2CB; AB+CH=0.
a) Montrez que 2A’B’+ AB=0,
2BC'+BC=0 et 2C’A'+CA=0.
b) M est un point quelconque du plan. A”, mumme26. (0; i,j ) est un repére du plan;
B”, C” sont les symétriques de M par rapport A, B, C sont les points de coordonnées
are Bac. el Shed ag? oe di 19
respectives
ti (; 54=); (se
Fe -2), (5: )Ne
Démontrez_que_ AB" + AB=0, B’C"+BE=0
et C”A”+CA=0. o, Trouvez les coordonnées de E tel que
Déduisez-en que les segments [AA”], [BB”] et AB=CE
[CC”] ont méme milieu.
b) Trouvez les coordonnées de D tel que
ABCD soit un parallélogramme.
m@ummi22. a)
Tracez un triangle ABC. Pla- c) Quelles sont les coordonnées du milieu
2 du segment [ED]?
cez J tel que AJ=3 AB. Placez K tel que
d) H est le point tel que C soit le milieu de
se ] [BH]; K le point tel que C soit le milieu de
BK=5 BC. Placez L tel que C soit le milieu [AK].
Quelles sont les coordonnées de H et K?
de [AL]. Que constatez-vous?

b) Démontrez que I=; BC- BA. mumm27. Dans le repére (O; inks A, B, C,
D sont les points de coordonnées respectives

c) Démontrez que KL =;BC-BA. (-3; ;):(-2; =): (0; 3), (1; 6).
d) Pouvez-vous maintenant expliquer ce que a) Démontrez que ABDC est un _paral-
vous avez constaté au a)? Quels renseigne- lélogramme.
ments supplémentaires avez-vous obtenus? b) E a pour coordonnées (—2; —3).
Trouvez les coordonnées du point F tel que
ABFE soit un parallélogramme.
mmmi23. a) Tracez un triangle ABC. Pla-
c) Calculez les coordonnées des milieux de
cez M tel que BM= MC. [BF] et [AC].
Qu’en déduisez-vous?
b) Placez J tel que AJ)+MC=0. On appelle d) Démontrez que E, F, C, D sont alignés,
K le point d’intersection de (JM) et (AB). puis que EFDC est un parallélogramme aplati.

224
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries

Changements de repére mmm 33. ABC est un triangle, t la transla-


tion de vecteur AB et ¢’ la translation de
mummm28. Dans le repére (O; ae A, B, C vecteur BC.
ont pour coordonnées respectives (1; 2), (3; 0), A'B'C’ est image de ABC par t et A”’B’C”
(0; —1). Vimage de A’B’C’ par t’.
Prouvez que C est le milieu de [AC’].
a) Démontrez que (A; AB, AC) est un
repére du plan.
b) Quelles sont les coordonnées de A, B, C
dans ce nouveau repére?
c) Ea pour coordonnées (—4; 3) dans mamm34. © est un cercle de centre O et
dont un diamétre est [AD].
(O; i, 7)
cm ee

B est un point fixe sur C, distinct de A et D.


Quelles sont les coordonnées de E dans M est un point quelconque de C.
A; AB, AC)? Notons H Vorthocentre du triangle AMB.
d) uelles sont les coordonnées de O dans
(A; va AC)? a) Démontrer que les droites (MH) et (BD)
e) Ma pour coordonnées (x; y) dans sont paralléles.
(O; i,j
b) Démontrez que les droites (BH) et (MD)
Déterminez ses coordonnées (x’; y’) dans
sont paralléles.
(A; AB, AC) a Vaide de x et y (pensez a
écrire AM=AQ+ OM).
c) Quelle est la nature du quadrilatére
MHBD?
mu 2 9. (ip) est une base de WU. d) Ou sont situés les points H lorsque le
>
i’ et j’ sont tels que : point M décrit le cercle C?

aes j'=2i -j. Indication : expliquez pourquoi MH = DB;


a) Montrez que (& i est une base de WU. or DB est un vecteur fixe. Donec H est l’image
de M par la translation de vecteur DB et si
6) O est un point du plan. M décrit € alors...
R est le repere (O; ip) et &’ le repére
(O; u G ] r),

A est le point de coordonnées (—2; 3) dans &.


Quelles sont les coordonnées de A dans £&'?
(€
135. [AB] est un segment fixe donné.
c) B a pour coordonnées (2; —1) dans R&R’.
Un point C se déplace sur une droite A qui
Quelles sont ses coordonnées dans #?
ne passe pas par A, ni par B.
Ou sont situés les points D tels que ABCD
soit un parallélogramme?

Translations Indication : interprétez Végalité BA=CD


en termes de translation...

mmmm30. D est la droite de repére (A; i)


ja) M est un point de D.
Traduisez vectoriellement ce fait.
mumm36.* D et D’ sont deux droites sécan-
b) t est la translation de vecteur wu et tes données. A et B sont deux points distincts,
t(M)=M’, t(A)=A’. donnés qui n’appartiennent pas a D, ni a D’.
Montrez que M’ appartient a la droite de Construisez un point M sur D et un point M’
repere (A’; i sur D’ tels que ABMM’ = soit un
Indication: comparez AM et A’M’, concluez. parallélogramme, dans les cas suivants :

a) les droites (AB) et D sont paralleles;


@mmm3il. D et D’ sont deux droites données.
A quelle condition D’ est-elle ’image de D b) les droites (AB) et D’ sont paralléles;
dans une translation? Cette condition étant
remplie, trouvez toutes les translations qui
c) la droite (AB) n’est pas parallele a D, ni
transforment D en D’
a D’.

meammm32. I est le milieu du segment [AB]. Indication: Jégalité BA = MM’ permet


Montrez que si t est la translation de vecteur d’affirmer que M’ est Pimage de M par une
uw et I’=1t(1), A’=1t(A), B’=1(B), alors I’ est certaine translation, et de «M est sur D», on
4 le milieu de [A’B’]. déduit que M’ est a la fois sur D’ et sur...

225
Symétries orthogonales mumm4.4. ABCD est un rectangle; A’ et C’
sont respectivement les symétriques orthogo-
naux de A et C par rapport a la diagonale (BD).
Pour les exercices 37 et 38, D, et D, sont Démontrez que les quadrilatéres A’BC’D et
les droites dessinées ci-dessous.
A'CC’A sont des rectangles.

Indication : une symétrie orthogonale con-


serve l’orthogonalité.
dD,
\

mmmm45.* Axes de symétrie d’un


triangle
ABC est un triangle. Le probléme est le
suivant: peut-il admettre un axe de
symétrie?
Gm 37. Construisez un quadrilatére ayant Si D est un tel axe, notons A’=S,(A),
D, et D, pour axes de symétrie et dont un B’=S,(8), C’=Sp(C).
sommet est A.
a) Cas ow A'’=A, B’=B, C’=C: prouvez
Vincompatibilité avec le fait que ABC soit un
triangle.
Ge 38. Construisez un quadrilatére ayant
D, et D. pour axes de symétrie et dont un b) Cas ow A'=A, B’=C, C’=B: détermi-
sommet est B. nez D et la nature de ABC.
c) Cas ow A'=B, B’=C, C’=A : montrez
que cette transformation n’est pas une
Mmm 39. D et A sont des droites sécantes
en I.
symétrie orthogonale.
Prouvez que l’image de A dans la symétrie d) Montrez que les autres cas se raménent
orthogonale par rapport a D passe par I. aux trois précédents.
Quel théoréme venez-vous de prouver?

MMMM 4.0. S est la symétrie orthogonale par


rapport a une droite D.
I est le milieu d’un segment [AB]; I’=S(1), Gm 46. Bissectrices
A’=S(A), B’=S(B).
Prouvez que I’ est le milieu de [A’B’].
x et y sont deux demi-droites d’origine O. Les
points A et B sont respectivement sur y et x
et vérifient OA = OB.
a) Veérifiez que la médiatrice A de [AB]
m4]. ABC est un triangle rectangle en
passe par O. Notons K le point d’intersection
A et M est un point du segment [BC]. de [AB] et A.
P est le symétrique orthogonal de M par
rapport a (AB). b) M est un point de y. Tracons par M la
Q est le symétrique orthogonal de M par perpendiculaire a A; elle coupe x en M’ et A
rapport a (AC). en H.
Démontrez que A, P, Q sont alignés et que Montrez que M’ est le symétrique de M par
A est le milieu de [PQ]. rapport a A.
> aa : AK OK BK
ndication : montr a ee
Mmm 42. Déterminez les axes de symétrie °7 que MH OH HM”
déduisez-en que MH=HM’, ...
des figures formées de
c) Déduisez-en que A est un axe de symétrie pas
a) deux points;
de la figure formée de x et y.
6) deux droites paralléles;
d) A est appelé la bissectrice des demi-
c) deux droites perpendiculaires. droites x et y, ou la bissectrice de l’angle
—_———.
xOy, car on a par raison de symétrie :
et a a,

10x = IOyv
mm 43. ABC est un triangle isocéle de
sommet A, AB=AC. A Jextérieur de ce lorsque I est un point de A.
triangle on construit le triangle équilatéral e Montrez que si I est sur A alors I est |
AB'C et le triangle équilatéral AC'B. équidistant de x et y.
I est le point d’intersection de (BB’) et (CC’).
J est le point d’intersection de (B/C) et (BC’). Indication: M et N projetés orthogonaux
Démontrez que A, I et J sont alignés. de I sur x et y; montrez que IM=IN en
Indication : utilisez la médiatrice de [BC], utilisant le fait que la symétrie conserve la
axe de symétrie de ABC. distance.

226
16. Calcul vectoriel. Translations. Symétries

e Réciproquement, montrez que si I est b) Démontrez que la droite (PQ) passe


équidistant de x et y alors I est sur A. par O.
Conclusion : la bissectrice des demi-droites Déduisez-en que la droite (PQ) est la bissec-
x et y ou de l’angle xOy est l’ensemble des
. a 9
trice des deux demi-droites x et y.
points équidistants de x et y.

Pour traiter les exercices 47 a 48, il est


conseillé de traiter auparavant l’exercice 46.
Expressions analytiques

mum 47. ABC est un triangle.


mmm 49. Dans un repére (O; i, 7 ); Ac BE
a) Soit I le point d’intersection de la sont les points de coordonnées respectives
bissectrice des demi-droites (AB) et (AC) et (3; —5), (2; 4), Cl 6).
de la bissectrice des demi-droites (BA), (BC). Dans la base (i, j ), w@ et 0 sont les vecteurs
Démontrez que ce point est sur la bissectrice de coordonnées respectives (2; 5) et (—3; 4).
des demi-droites (CB), (CA). A’, B’, C’ sont les images de A, B, C par la
b) Vous venez de démontrer que les trois translation t de vecteur Jw.
bissectrices «intérieures» d’un triangle sont A", B”, C” sont les images de A’, B’, C’ par
concourantes en un point I. Ce point J, la translation T de vecteur 0.
équidistant des 3 cétés du triangle est le centre a) Déterminez les coordonnées de A’, B’, C’,
du cercle inscrit au triangle ABC. A", BY, Ge

Tracez ce cercle.
b) Démontrez qu'il existe une translation r
de vecteur w telle que A”, B”, C” soient les
> .

images de A, B, C par r.
mum 48. Justification de la construc-
Déterminez w. Comparez ses coordonnées a
tion de la bissectrice
celles
: de phe
uw et 0. 5
Soit deux demi-droites x et y d’origine O.
Qu’en déduisez-vous?
Un cercle de centre O coupe x en A et y en B.
Deux cercles de rayons égaux centrés en A et
B se coupent en P et Q.
mum 50.* (O; i,j ) est un repére; u est le
vecteur de coordonnées (2; 3).
T est l’application telle que l'image de M soit
o point M’ ainsi défini :
= t(M) ot t est la translation de vecteur w ;
M = S(m) ot S est la symétrie orthogonale par
rapport a la droite de repére (O; ; ).
Quelle est l’expression analytique de T?

gum D1.* Dans (0; 4,7), se eee


Vapplication du plan dans _ lui-méme,
d’expression analytique :
a) Démontrez que (PQ) est la médiatrice du ce See
segment [AB]. y'=y-—1.
Déduisez-en que les cercles précédents de
centre A et B sont symétriques par rapport a Déterminez T 4a l’aide
d’une translation et
la droite (PQ). d’une symétrie orthogonale.
CHAPITRE
17

EQUATIONS
DE DROITES

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Quelques rappels

a. Equations cartésiennes d’une droite

Vous _ayez établi en classe de Troisiéme que dans un repére


(O; i,j ) du plan : Equations d’une
méme droite
si a et b sont des réels non tous deux nuls, et c un
réel, alors : 2x —Sy
+10=0
; 5Ax —135y +270=0
pee D des points dont les coordonnées (x; y) sont Ove Hy =O
telles que : ax+by+c=0 ‘ x—2,5y+5=0
est une droite. Feo he
On dit que ax + by +c=0 est une équation cartésienne 5 2
. , . , ° at 0

de la droite D dans (O; i, ; ). : y=0,40 42.

Remarque :
Toute fonction affine f : x +> ax+b est représentée dans un repére (O; ae) par la
droite D dont une équation est y=ax+b dans ce repere.
Réciproquement, toute droite D dont une équation est y=ax+b dans un repére est la
représentation graphique dans ce repére de la fonction affine f : x K—> ax+b.

EXERCICE Justifiez le fait que toutes les écritures de l’encadré ci-dessus sont
des €quations d’une méme droite dans un méme repére.

228
1% Equations de droites

Cas particuliers :
Les droites paralleles a axe des abscisses (et seulement celles-ci) ont une équation
de la forme y=k, ot k est un réel.
Les droites paralléles 4 l’axe des ordonnées (et seulement celles-ci) ont une équation
de la forme x =k, ot k est un réel.

6. Equation réduite d’une droite non paralléle


a axe des ordonnées

: ‘ ae ; a c
Dans ce cas, 6 #0 et l’équation ax + by +c =0 s’écrit aussi y = mF Prk
Cette équation est de la forme: y=ux+v_ (avec u et v réels); on dit que c’est
lVéquation réduite de D.

Dans un repére orthonormé (O; Eye: tet paints cAeeeah contents


EXERCICE
coordonnées respectives (2; 3) et (1; —1).

Déterminez |’équation réduite de la droite (AB).

1.2. Vecteurs directeurs

a. Comment déterminer un vecteur directeur d’une droite?

1. Dans un repére donné du plan, D est la droite dont une équation est.:
2x —-3y +1=0:

Si A et B sont dexx points quelconques et distinects de D, alors le vecteur AB est un


vecteur directeur de D: il indique la «direction» de D.
Pour déterminer un vecteur directeur par ses coordonnées il est simple de choisir:
1
e x=0, on obtient —3y +1=0, soit aan
1 : :
Donc le point A de coordonnées (0:5)appartient a D.

1
e y=9, on obtient 2x +1=0, soit x= ree

1 : :
Donc le point B de coordonnées (-3: 0)appartient a D.

AB est un vecteur directeur de D:


- 1 1
ses coordonnées sont | -—=3; -—= x

229
Trouvez d’autres vecteurs directeurs
EXERCICE de la droite D précédente.

2. Dans le cas ot D est_une droite parallele a l’axe des


abscisses du repére (O; 7, / ), il est clair que i est un vecteur
directeur de D. :
Dans le cas ot D est une droite paralléle a l'axe des
ordonnées du repére (O; i, j ), il est clair que j est un vecteur
directeur de D.

3. De facon plus générale, vous avez établi en classe de


Troisiéme que :

La droite D dont une équation est ax + by +c =0 (avec a et 6 non tous deux


nuls), admet le vecteur de coordonnées (6; —a) pour vecteur directeur.

Ce résultat s’obtient en opérant comme au paragraphe 1.2. a. 1.

EXERCICE Dans chaque cas, déterminez un vecteur directeur de la droite dont


une équation est :
a. 9x—-6y+2=0. Cay Yar LEO:
6b. 2x=-1. d. 200x + 150y —1=0.

b. Coefficient directeur d’une droite non


parallele a axe des ordonnées
D est une droite d’équation réduite : y= ux +.
Cette équation peut s’écrire —ux+y—v=0, et d’aprés le
résultat rappelé ci-dessus, un vecteur directeur de la droite
D a pour coordonnées (1; w).
Le réel u est appelé le coefficient directeur de D.
Comme le montre le dessin ci-contre, le coefficient directeur
u indique la «direction» de la droite.

1.3. Droites paralléeles ‘

Dire que deux droites D et D’ sont paralléles revient a dire qu’un vecteur directeur de D
est colinéaire a un vecteur directeur de D’.
Vous avez vu en classe de Troisiéme le résultat suivant :

Les droites D et D’ qui ont pour équations respectives


ax+by+c=0 et a’'x+b'y+c'=0
dans un repere, sont paralléles si et seulement si :
ab’-a'b=0.

230
17. Equations de droites

Remarque : Si D et D’ ont pour /equations Dy=uxto, y=u ‘x +v', alors D et D’ sont


paralléles si et seulement si u=u' (c’est-a-dire si et seulement si D et D’ ont méme
coefficient directeur).

EXERCICE Dans chaque cas, précisez si les droites D et D’ sont ou non paralléles :
1
a. Daxagmts D’ : 3y-5 x +7=0.

b D:y=l1 D’ : 2x=-1

e. D:5x+3y=0 Digaete y=0.

2. Travaux dirigés d’approche

2.1. Diverses facons de définir une droite


Une droite D est définie, c’est-a-dire qu’on la connait de facon co si on se donne :
— deux points de D;
— ou un point et un vecteur directeur de D.
Envisageons par exemple dans un repére (O; iLHe du
plan, la droite D qui:
e passe par le point A de coordonnées (—1; —3);
e et a pour vecteur directeur le vecteur wu de
coordonnées (3; 2).
Un_
Un point M est sur D si et seulement si les vecteurs
AM et w sont colinéaires.
Autrement dit,
MED si, et eilanvent si, il existe un réel k tel que AM=kiu.
Traduisons cette égalité vectorielle 4 l'aide des coordonnées. Notons (x; y) les
coordonnées de M; les coordonnées du vecteur AM sont (x +1; y +3).
Les coordonnées du vecteur ku sont : (3k; 2k).
Le point M de coordonnées (x; y) est donc sur D, si et seulement si, il existe un réel
k tel que:
ee
y +3=2k,
soit

Palerneyi (avec kER).

Ce systeme d’équations se nomme une représentation parameétrique de D.


A tout réel k, on associe le point de coordonnées (—1 + 3k; —3 + 2k) sur la droite D.
Réciproquement, a tout point My de coordonnées (xo; yo) est associé un seul réel k
tel que x»=—173k et yo=—3+2k. On dit que ce réel k est le parametre associé au
point Mo.

231
EXERCICE D est la droite définie ci-dessus.
a. Quel est le point My de D de parametre 0? de parametre 1?
b. B est le point tel que AB=u.
Quel est le parametre de B?
c. Le point E de coordonnées (4; 1) est-il sur D?
d. C est le point de D de coordonnées (2; —1).
e A partir de C et de wu, déterminez une autre représentation
paramétrique de D.
e Proposez d’autres représentations paramétriques de D.

2.2. Partition du plan


(O; i,7 ) est un repére du plan.
D est la droite dont une équation est x—2y+4=0.
Il est clair que cette droite partage le plan en trois
régions :
la droite D, le demi-plan P, des points « au-dessus »
de D, le demi-plan P, des points «au-dessous » de D.
Cherchons a traduire a l’aide de ses coordonnées l’appartenance d’un point a P,.
Considérons l’application F du plan dans R “qui a chaque point M de coordonnées
(x; y) associe le réel :
F(M)=2-2y+4.

EXERCICE a. Sur le dessin précédent, placez les points suivants de


coordonnées
ASD Be (3; -5)
R(~1; 2) S(— ib T(2; 6)
u(-1; >) V3; 1,1) W(29; —2).
b. Calculez F(A), F(B), F(C), F(R), F(S), F(T), F(U), F(V), FCW).
Comparez a chaque fois l’appartenance du point a P,, a P, ou
a D, avec le signe de son image par F.

Les résultats des exercices précédents conduisent a conjecturer que les coordonnées
(x; y) de tout point M du demi-plan P, vérifient : «x-2y+4<0;
et que celles de tout point M du demi-plan P, vérifient : x -2y+4>0.

2. Cours et applications

3.1. Représentations paramétriques d’une droite


(O; i, j) est un repére du plan.
D est la droite qui passe par le point A de coordonnées (xo; yo) et de vecteur directeur i
de coordonnées (p; q).

232
17. Equations des droites

Un point M appartient a D si et seulement si les vecteurs AM et u@ sont colinéaires.


Autrement dit :
MED si, et seulement si, il existe un réel k tel que :
AM = ku.
ms(x; y) est le couple des coordonnées de M, les coordonnées de AM sont (x — X63 — Vals
onc :
MED si, et seulement si, il existe un réel k tel que:
‘e—%o= kp
¥ — Yo= kq
soit : {rarest Me (avec kER)
y=yYot ka.
Cette relation d’appartenance a la droite D s’appelle une représentation paramétrique
de la droite D.

Commentaires

e Remarquez dans cette représentation paramétrique la place des coordonnées (xo; yo) du point A,
et celle des coordonnées (p; q) du vecteur wu.
Avec un peu d’habitude, cette remarque permet de donner rapidement une _ représentation
paramétrique.
e A chaque réel k correspond un unique point M et réciproquement. On définit ainsi une fonction
de R dans D telle que k +—~ M. On dit que l’on a paramétré la droite D.
e Une droite admet différentes représentations paramétriques, car par exemple elle admet plusieurs
vecteurs directeurs. -

3.2. Passage d’une représentation paramétrique


a une équation cartésienne
D est la droite dont une représentation paramétrique est :
EXERCICE |
pasmeacak (kER).
y=—-2+3k
résol : : ; : a:
esolu I Déterminez une équation cartésienne de D.
2
Solution uaa
Pour déterminer une équation cartésienne de D, il suffit d’éliminer le réel k entre les
deux équations du systeme.
En effet, un point M de coordonnées (x; y) est sur D si, et seulement si, il existe un réel
k tel que:
° x+3=k
1
—(y+2)=k.
3 (y +2)

Et ce réel k existe si et seulement si:

a+3=51 (y+2)
1 2,
fs) ORES

3x —y+7=0.

233
Donc un point M de coordonnées (x; y) est sur D, si et seulement si 3x—y+7=0.
Donec 3x-—y+7=0 est une équation cartésienne de D.

Commentaire

Dans le cas ou une représentation paramétrique d’une droite D est par exemple :

(ynaze (FER)
x=1
kER);

on peut déterminer rapidement une équation cartésienne de D.


En effet, il est clair qu’une équation de D est x=1, et que D est une droite paralléle a l’axe des
ordonnées d’un repére.

3.3. Passage d’une équation cartésienne a une


représentation paramétrique

EXERCICE Dans un repére (O; E i), D est la droite dont une équation cartésienne
est:
résolu 2
1 7
Set Ay ee
pea ae
Donnez une représentation paramétrique de D.

Solution saa

Pour répondre, il suffit de trouver un point de D et un vecteur directeur de D.


7
Avec x =0, on obtient y= ——,
1D donc le point A de coordonnées (0;-=) appartient a D.
f : 1
Un vecteur directeur de D a pour coordonnées (4:5).

D’ot une représentation paramétrique de D :

5 At

(ou t est un réel).

SES Se8888

Commentaire
Dans le cas ou une équation cartésienne de D est par exemple x =3, un vecteur directeur de D est
le vecteur j du repére (O37i,j ): il a pour coordonnées (0; 1); et tout point d’abscisse 3 est sur D;
par exemple le point de coordonnées (3; —V2).
D’ow une représentation paramétrique de D :
x=3
{ (ou t est un réel).
y=-V2+t

234
17. Equations de droites

3.4. Inéquations du premier degré a deux


inconnues
Vous avez établi en classe de Troisiéme, le théoréme suivant :

Théoréme

Dans un repére, la droite D dont une équation est


ax+by+c=0
partage le plan en deux demi-plans :
1. Vun d’eux est l’ensemble des points de coordonnées (x; y) telles que :
ax+by+c>0;
2. Vautre est l'ensemble des points de coordonnées (x; y) telles que :
ax+by+c<0.

EXERCICE Résolvez graphiquement Vinéquation 3x —5y + 4>0.


résolu 3

Solution sag

D’aprés le théoréme précédent, l’ensemble des solutions de


cette inéquation est représenté par ]’un des demi-plans ayant
pour bord la droite D d’équation 3x —5y +4=0.
Lequel de ces demi-plans est le bon?
Remarquons que pour l’origine O de coordonnées (0; 0),
ona: 3X0-5x0+4>0.
Donc (0; 0) est une solution et l’ensemble des solutions est
représenté par le demi-plan de bord D qui contient O : c’est
le demi-plan (bord exclu) qui n’est pas colorié sur le dessin
ci-contre.

235
EXERCICES
Dans tous les exercices qui suivent, (O; i, J ) est un repere du plan.

Pour tester vos connaissances

[(€ |]. Déterminez une équation carté- ¢ 13. Déterminez une _ représentation
sienne de la droite définie par les points A de aramétrique de l’axe des abscisses de
coordonnées (—1; 2) et B de coordonnées O; i,j ); puis de l’axe des ordonnées.
(0; 4).
[(€ 14. A est le point de coordonnées (2; 0)
et uw le vecteur de coordonnées (—10; 20).
Déterminez deux représentations paramétri-
ques de la droite définie par A et uw.
c 2. La droite D a pour équation carté-
sienne 2x +3y —5=0.
m@mmm5. Représentez la droite de représen-
tation paramétrique :
La droite A a pour représentation para-
métrique: {Cle sk

y =—-1+5k (FSR)
ae, (tER).
y=—3t+1 (¢ 16. D est la droite d’équation carté-
sienne 3y —2x =7.
Déterminez une représentation paramétrique
Les droites D et A sont-elles paralleles? de D.

Exercices d’entrainement

Equations cartésiennes Pour les exercices 12 a 15, déterminez une


équation cartésienne de la droite qui passe
par A et de coefficient directeur m :
mum7. Déterminez une équation carté-
sienne de la droite D qui passe par le point wmmmi2. A(2;-V3); m=4.
A de coordonnées (2; —4) et paralléle a la
1
droite A dont une équation est 5% +y—6=0.
mls. AO; 17): n= =

Pour les exercices 8 a 11, déterminez un


repere (A; i ) de la droite d’équation : me | 4. a(-3 :): m=0.
.

Mmmm8. 2x-—y+3=0.
mmm lS. A(0; 0): m=Vv2.

Pour les exercices 16 a 18, étudiez


Vintersection des droites D et D’:

mmmml6. D: x+2y—4=0;
D’ : 3x —-5y +8=0.

D: (V2+1)x +3y—-4=0;
me|7.
Mmmm ll. 3x+4y—-5=0. D’: x+3(V2-1)y-7=0.

236
17, Equations de droites

| mmm 18. D: x-4y+7=0; mu 23. (O; tay ) est un repere


D’ : 4x — 16y + 28=0. orthonormé; A et B_ sont les points de
coordonnées respectives (6; 0) et (0; 4).
a) Déterminez une équation de la droite
(AB).
mmm 19. Déterminez une équation de la
droite qui passe par le point d’intersection des b) Mest un point qui décrit le segment [AB];
droites D et D’ d’équations : il se projette orthogonalement en P sur I’axe
des abscisses et en Q sur l’axe des ordonnées.
2x+5y+1=0 et 3x+4y—-2=0 Déterminez l’abscisse x de M pour que OMPQ
et qui est paralléle a la droite A d’équation soit un carré.
xt+y=0. c) Calculez en fonction de x le périmétre
p(x) du rectangle OPMQ. Représentez graphi-
quement la fonction x /— p(x).
d) Pouvez-vous déterminer x pour que le
mmm 20. Les Anglo-Saxons utilisent le périmetre p(x) ait une longueur donnée m?
degré Fahrenheit comme unité de mesure des Pour cela proposez une solution et discussion
températures. La glace fond a 0 °C et a 32 °F; graphique, puis une solution et discussion
Yeau bout a 100°C et 212°F dans des algébrique.
conditions normales de pression. e) Calculez x de maniére a ce que la
De plus, la fonction qui a une température diagonale [PQ] du rectangle soit paralléle a
exprimée en degré Celsius associe la tempéra- [AB].
ture correspondante en degré Fahrenheit, est
représentée par une droite.
a) Déterminez une équation de cette droite.
b) La fiévre d’un malade est de 40 °C.
Quelle fiévre exprimée en degrés Fahrenheit Représentations paramétriques
lvi correspond-il?

Pour les exercices 24 a 28, déterminez une


mmm 21. A tout réel m on associe la droite représentation paramétrique de la droite D
D,,, dont une équation est : définie; puis trouvez-en une équation
(2m — 1)x +(8-—m)y
—7m + 6=0. cartésienne.
a) Déterminez m pour que :
e D passe par A de coordonnées (1; 1);
e D passe par l’origine O du repére;
e D soit paralléle a l’axe des abscisses; mum 24. D passe par le point A de
e D soit paralliéle 4 l’axe des ordonnées. coordonnées (—4; 1) et de vecteur directeur
uw de coordonnées (—5; 4).
b) Montrez qu'il existe un point K qui
appartient a toutes les droites D,,,.
c) Déterminez m pour que D,, ait un mmm 25. D passe par les points A et B de
coefficient directeur égal a un réel a donné. 1
Toutes les droites qui passent par K sont-elles coordonnées respectives (=:-2) et (0; 4).
des droites D,,? -

mum 26. D passe par le point A de


mums 22. =m est un réel et D,, est la droite coordonnées (3; —7) et paralléle a la droite A
dont une équation est y=2x —3m.
d’équation cartésienne * —3y=0.
a) Tracez la droite Dy obtenue pour m=0.
Expliquez pourquoi pour tout réel m, la droite
D,, est paralléle a Do.
b) Déterminez en fonction de m les coordon- gum 27. D passe par le point A de
nées des points A,, et B,,,, intersections de D,,, coordonnées (— 1; 2) et paralléle 4 la droite A
avec les axes de coordonnées. de représentation paramétrique :
c) Déterminez en fonction de m les coordon- x=1-4t; y=3t-2 (tER).
nées du milieu K,, du segment [A,,B,,]-
Démontrez que pour tout réel m, le vecteur
OK,, (ot O est Vorigine du repére) est
colinéaire 4 un vecteur uw dont les coordonnées mum 28. D est l’image de la droite A
ne dépendent pas de m. Déduisez-en d’équation 2x—y=1, par la translation de
l’ensemble des points K,, lorsque m décrit R. vecteur uw de coordonnées (1; —5).
Pour les exercices 29 a 31, déterminez une 40. D: 2x+y-15=0
équation cartésienne de la droite dont une
x=Tt
representation paramétrique est :
D: 2
y=S—5t (tER).)
mmm29. x =1-2d, y=3+A(AER).

mamm30. x«=2k, y=3k (KER).


peEtee
mmm3}. x=2-2k, y=3+k (kER).
y=3+k
(k et t réels).
Shiela.
Pour les exercices 32 a 35, déterminez une
y=7+2t
représentation paramétrique de la droite dont
une €quation cartésienne est :

mgm 32. x«+y=0.


Cinématique
mmm 33. 3x—2y+2=0.
Pour les exercices 42 et 43, (O; i, j ) est
mmm 34. »-1=0. un repére orthonormé.

me 35. mum 42. <A et B sont deux points mobiles


qui se déplacent dans le plan. A chaque
instant t (exprimé en secondes) leurs coordon-
nées sont données par :
Pour les exercices 36 a 38, les droites 3
sont-elles paralléles? Si oui, sont-elles A(-2+2t; cs t)
confondues?
x=3-
me 36. pf B(-7+38; -= +21).
y=2+5t
(k et t réels).
3x =4—3k
a) Quelles positions occupent ces points aux
D’ 5
=5k+-
i 3 instants t=0, t=], tre

6) Sur quelles courbes se déplacent respec-


Bilge (©ER) tivement A et B lorsque t décrit R? lorsque
y=2+t t est un réel de l’intervalle [0; 8]?
D’: 3x +12y —18=0.
c) Existe-t-il un instant auquel les deux
points A et B occupent la méme position?

mmmm43. a) M est un point mobile dans


le plan. A chaque instant t=0 (en secondes),
on connait les coordonnées de :
Pour les exercices 39 a 41, déterminez le
point d’intersection des droites données : Misses 263.5 sat).

mmm 39. D: 3x-y+2=0 Quelle est la position de M aux instants t =0,


5=—1 + 3X t=1, t=3?
, AER).
Ne=5-2A ae.
b) A quel instant le point M rencontre-t-il
Vaxe des abscisses, et a quelle distance de O?
x*=14+3k
mum 40. D c) Un autre point N part de O 4a Vinstant
y=2-k t=3 et se déplace sur l’axe des abscisses a
(k et t réels).
D’ fa=5+4+2t la vitesse constante v (en cm/s).
Comment choisir v pour que N rencontre le
y=—-1+4t point M?

238
17. Equations de droites

Inéquations a deux inconnues mmm S1. Pour chacun des cas décrits par
les figures ci-dessous, donnez les conditions
nécessaires et suffisantes que doivent vérifier
Vous trouverez d’ autres exercices sur les
systémes d’inéquations a deux inconnues a la les coordonnées (x; y) d’un point M pour que
page 186. ce point M eae a Vintérieur du
domaine colorié.

Pour les exercices 44 a 49, résolvez


graphiquement les inéquations :

wmm44. 2x+7y-3<0.

mes 4.5.

mu 4.6.

woes 4.7.

mmm 48. 2x-—3y+1>0.

mmmm49. —7x+2y-—5>0.

mmm 50. Dans un repére (O; i, j )voici des


points
AQ;0),... BG;.0),.. C8;.-3),- DO, —2).
a) Quelles inéquations doivent vérifier les
coordonnées (x; y) d’un point M pour étre
situé a l’intérieur du quadrilatere ABCD?
b) Voici deux autres points: E(4; 0),
F(O; —1). Reprenez la question précédente
pour que soit a l’intérieur de ABCD et a
Vextérieur de OEF

- 239
CHAPITRE
18

CERCLES
ET DISQUES

1. Pour prendre un bon depart

1.1. Savoir utiliser des renseignements


du type d(A, B)=a ou d(A, B)<a
A est un point du plan;
B est un point tel que d(A, B)=5;
E est un point tel que d(A, E)<5. M
I] n’est pas possible de placer précisément les points B et
E, mais on sait dans quelles parties du plan ils se trouvent.

Le cercle C de centre A et de rayon 5 est l’ensemble


des points M du plan tels que : d(A, M)=5.
B est donc un point du cercle C. eC

Le disque {) de centre A et de rayon 5 est l’ensemble


des points m du plan tels que : did. ms

E est done un point du disque 9. On dit aussi que E est a V’intérieur du cercle C.

EXERCICES 1. A et B sont deux points donnés tels que d(A, B)=3.


Déterminez les points C qui vérifient en méme temps :
d(A,C)=2 et d(B, C)=4.

2. Construisez un triangle ABC tel que :


d(A, B)=4; d(B,C)=5; d(A, C)=3,5.
240
18. Cercles et disques

1.2. Savoir construire la tangente en un point


d’un cercle

C est le cercle de centre O représenté ci-contre. A


A est un point de C. &
4k

La tangente en A au cercle C est la perpendiculaire G


en A a la droite (OA).

D’ou la construction ci-contre de la tangente T.

1.3. Des résultats a connaitre


e C est un cercle de diamétre [AB].
Pour tout point M de C, le triangle AMB est rectangle
en M (distinct de A et B).
e Si A, B, M sont trois points distincts d’un cercle
C, et si le triangle ABM esi rectangle en M, alors [AB]
est un diamétre de C.

2. Travaux dirigés d’approche

2.1. Savoir construire un cercle tangent a


une droite donnée en un point donné
M est un point d’une droite D.
Un cercle tangent en M 4 la droite D est un cercle
qui a pour tangente en M la droite D.
Le centre d’un tel cercle se trouve sur la perpendicu-
laire en M a la droite D.
Les cercles C, C’, C” de la figure ci-contre répondent
tous trois a la question.
Ces cercles n’ont que le point M en commun, ils sont
tangents en M.
Plus précisément :
C et C’ sont tangents intérieurement;
C et C” sont tangents extérieurement.
D est la tangente commune aux cercles C, C’, C”.

EXERCICE M est un point d’une droite D. 2


A est un point qui n’appartient pas a D.
Construisez le cercle tangent en M a D et qui passe par A.

241
2.2. Tangente a un cercle donné et passant
par un point donné : construction
C est un cercle de centre O; 2 est le disque associé. A
A est un point qui n‘appartient pas au disque 2D.
On cherche une droite passant par A et tangente au =
cercle; pour la construire il faut savoir en quel point
T cette tangente touche le cercle.
e Supposons avoir construit la tangente (AT) et
analysons la figure ci-contre.
Le triangle OAT est rectangle en T, donc T est sur le
cercle de diamétre [OA] (voir paragraphe 1.3.) Cc
e Urtilisons cette remarque pour construire T.

EXERCICE Construisez un cercle @ de centre O, prenez un point A


n’appartenant pas au disque associé a C.
a. Construisez alors les deux tangentes a © passant par A.
b. Si T et T’ sont les points de contact de ces tangentes avec
C, prouvez que AT=AT’.

2.3. Savoir construire une tangente commune


a deux cercles sécants
C est un cercle donné de centre O et de D
rayon 3cm, C’ un cercle donné de centre
O’ et de rayon 2 cm. De plus O et O'
sont distants de 4 cm.

Dp’

EXERCICE Comment construire D et D’?


1. Ci-dessus, on a commencé par construire le cercle C, de
centre O et de rayon 1 em (rayon de C moins rayon de C’).
Ensuite on a construit le cercle de diamétre OO’.
a. Pourquoi les droites (O'T) et (O’T’) sont-elles tangentes a Ce
b. a at ensuite comment sont construites les droites D
et i

2i Comment construire les droites D et D' lorsque O et O'


sont distants de 1 cm? Que dire de D et D’?

242
18. Cercles et disques

3. Cours et applications

3.1. Définitions

Définition 1 : cercle et disque

A est un point du plan et R un réel positif.


Le cercle C de centre A et de rayon R est l’ensemble des points M du plan
tel :
mg ES d(A, M)=R.
Le disque ouvert {2 de centre A et de rayon R (non nul) est l’ensemble des
points M du plan tels que : d(A, M)<R.

On note ce cercle C(A; R), ce disque D(A; R).

Commentaires
e On dit souvent qu’un cercle de centre A est l’ensemble des points équidistants de A (a méme
distance de A).
e Le rayon du cercle C désigne indifféremment : le segment [AX],
la longueur AX ou la distance d(A, X), ot X est un point de C.
La notation permet de déterminer |’acception choisie.
e A est un point donné du plan.
Considérons la fonction f du plan dans R telle que :
M +— d(A, M).
L’ensemble des points M du plan tels que f(M)=R, ot R=O, est
l’ensemble des points M tels que d(A, M)=R, c’est donc le cercle
C(A; R).
On dit que C est une ligne de niveau de la fonction f. Les
lignes de niveau de f sont des cercles concentriques de centre A.
e Pour tous points M et N du disque (A; R), le segment [MN]
est contenu dans 2D.
On traduit ce fait en disant que le disque DP est convexe. R=2,5

A et B sont deux points d’un cercle


de centre O. “Sh
On dit que le segment [AB] est une
corde.
Retenez et démontrez que la média-
trice de [AB] passe par O.

Définition 2 : tangente

C est un cercle de centre O, et A est un point de C.


La tangente en A au cercle C est la perpendiculaire en A a la droite (OA).

243
3.2. Intersection d’une droite et d’un cercle

C est le cercle de centre A et de rayon R. Notons D une droite du plan et H le projeté


orthogonal de A sur la droite D.
Rappelons les différents cas que vous avez établi en classe de Troisiéme (exercice 9,
page 246).

Cc

D
Ym Laine ag alla 7
H
D et C sans point commun. D tangente a C en H. D et C sécants en I et J.
d(A, H)>R d(A, H)=R d(A, H)<R

3.3. Intersection de deux cercles


e Vous savez que trois points A, B, C distincts, non alignés, définissent un cercle
et un seul: le cercle circonscrit au triangle ABC.
Donc, si deux cercles ont trois points en commun, alors ils sont confondus et ont de ce
fait tous leurs points communs.
Si deux cercles sont distincts, alors ils ont 0, 1 ou 2 points communs.
e C est le cercle de centre A et rayon R, C’ est le cercle de centre A’ et de rayon R’.
Vous prouverez a l’exercice 23 page 248 que les différents cas sont les suivants.

l. C et C’ sécants enlet J:
|R—R’|<d(A, A)<R+R’
Dans ce cas :
(IJ)
1(AA’)
2. C et C’ tangents exté-
rieurement: d(A, A’)=R+R’
3. C et C' tangents inté-
rieurement :
d(A, A’)=|R—-R’|
4. C et C’' sans_ point
commun : d(A, A’)>R+R’
3. C et C’ sans point
commun : d(A, A’)<|R-R’|

244.
18. Cercles et disques

3.4. Image d’un cercle par une réflexion


C est le cercle de centre A et de rayon R.
S est la réflexion d’axe une droite A du plan. Cette réflexion
conserve la distance.

Il en résulte immédiatement le théoréme suivant :

Théoréme

L’image par une réflexion S du cercle de centre A et rayon R est le cercle


de centre A’=S(A) et de méme rayon R.

Commentaire
Lorsque A est sur A (voir exercice 4 ci-dessous) : C’= C. On traduit ce résultat par :
toute droite qui passe par le centre du cercle est axe de symétrie de ce cercle.

On utilise les notations précédentes.


1. Démontrez que si la droite A est a l’extérieur du cercle C, alors
Vimage C’ par la symétrie S ne coupe pas A.
2. Démontrez que si C est tangent en B a la droite A, alors C’ est
tangent en B a A.
3. Démontrez que si C coupe A en deux points E et F, alors C’
coupe A en E et F.
4. Démontrez que si A est sur A alors C’=€C.

EXERCICES
Pour tester vos connaissances

Cc 1. Essayez de construire le triangle t¢_j2. A et B sont deux points distincts


ABC dans chacun des cas : du plan; A est une droite.
= = EZ On veut tracer un cercle qui passe par A et
a) s0l 3B Sind BAG ley send, Chea: B, dont le centre est sur la droite A.
b) d(A, B)=3, d(B, C)=5, d(A, C)=4. Etudiez le nombre de tels cercles suivant la
| c) d(A, B)=6, d(B, C)=3, d(A, C)=2. position de la droite A et des points A et B.
te 3. Aest un point extérieur a un cercle Cercles passant par des_ points
C de centre O. donnés
T et T’ sont les points de contact des tangentes
au cercle C, qui passent par A. (¢ 16. Par deux points.
Prouvez que T’ est le symétrique orthogonal A et B sont deux points distincts du plan.
de T par rapport a la droite (OA). a) Quel est l’ensemble des centres des
cercles qui passent par A et B.
b) Quel est l'ensemble des rayons de ces
te__j4. Det D’ sont deux droites paralléles. cercles?
a) Construisez un cercle tangent a D et D’.
gum 7. Par trois points.
b) Trouvez tous les centres des cercles
tangents a D et D’? a) A, B, C sont trois points distincts alignés.
Pourquoi ne passe-t-il pas de cercle par ces
trois points?
b) ABC est un triangle.
wu 5. D est une droite et C un cercle de Montrez qu’il passe un unique cercle par A,
centre O. Oc
Construisez les tangentes a C paralléles a D. Construisez-le? Comment l’appelle-t-on?

Exercices d’entrainement

mum8. © est un cercle de centre O; A a) Quelle est la nature du _ quadrilatére


et B sont deux points distincts qui CPHQ?
n’appartiennent pas a C. 6) Démontrez que la droite (PQ) est tangente
Construisez une droite qui passe par A et aux deux cercles.
coupe © en deux points P et Q, tels que
BP=BQ (plusieurs cas sont a envisager). Indication : | est le point d’intersection de
[CH] et [QP] et O le milieu de [AH], vérifiez
mum9. C est le cercle de centre A et de
que IH=IP, utilisez la symétrie orthogonale
d’axe (OJ).
rayon R.
D est une droite et H le projeté orthogonal de
A sur D.
mmm 12. © est le cercle de centre O et de
a) Cas ou H est extérieur a C : montrez que rayon R; [AB] est l’un de ses diamétres. M
tout autre point de D est aussi extérieur a C. est un point de © et T est la tangente a4 C
b) Cas ow H est sur ©: montrez que tout en M
autre point de D est extérieur a a et b sont les projetés orthogonaux de A et
Bostrm le
c) Cas ow H est intérieur a C : montrez
que C coupe D en deux points. a) Expliquez pourquoi M est le milieu de
[ab].
b) P et Q sont les projetés orthogonaux de
mum lQ. © est le cercle de centre O et de
A respectivement sur (Bb) et (OM). Expliquez
rayon 3 cm.
pourquoi P est sur C et exprimez BP en
a) Construisez, sans utiliser de régle fonction de OQ.
graduée, le cercle @’ de centre O et de rayon c¢) Montrez que Aa+Bb=2R.
3V2 cm. Enoncez ce résultat sous forme de théoréme.
b) A est un point de @’; notons @" le cercle
iS Hee [OA]. ©” coupe © en deux points
Ci mum 13.% Construction de tangentes
Quelle est la nature du quadrilatére OIAJ? intérieures.
C(O; R) et C0; R’) sont deux cercles tels
que OO’/=>R+R
Tangente a un cercle C, est le cercle de centre O et de rayon
RR.
mmm 11.* ABC est un triangle rectangle en a) Analysez la _ figure’ ci-aprés, afin
C; [CH] est une hauteur de ce triangle. d’expliquer la construction des droites A et A’,
Les cercles de diamétres [AH] et [BH] tangentes intérieures aux cercles C et C’.
5 We [AC] et [BC] respectivement en P Indication : on a d’abord construit C{, puis |
et le cercle C).

246
18. Cercles et disques

b) Reprenez cette construction lorsque 0’ b) Calculez le rayon du cercle inscrit dans


appartient au cercle C). ce triangle.
ec) Calculez laire D du disque inscrit dans
ce triangle.
d) Cette personne a-t-elle raison?
2. Par la géométrie.
Notons ABC le triangle équilatéral, A’ le
milieu de [BC] et O le centre du cercle inscrit.
a) Montrez que le cercle inscrit passe par
le milieu K de [OB].
b) Comparez les aires des triangles OKA’ et
OBA’.
c) Montrez que l’aire du secteur OKA’ du
disque inscrit est supérieure 4 la moitié de
ou 14. x et y sont deux demi-droites Vaire du triangle OBA’. Concluez.
d’origine O et R est un réel strictement positif
donné. mmm 17. D, et D, sont des droites
Construisez un cercle de rayon R et tangent paralléles; D, est une droite qui coupe D, et
ax et y. D, respectivement en A et B.
Indication : construisez la bissectrice des Déterminez les cercles tangents aux droites
demi-droites x et y: c’est l’ensemble des D,, Ds, D3.
points équidistants de x et y (exercice 46,
page 226).
Ensembles de points
gum 15. Cercles inscrit et exinscrit a
un triangle.
D,, Ds, D3; sont des droites deux a deux mum 18. Une chévre C est attachée au coin
concourantes : P d’une palissade par une corde de 6 metres.
D,, Ds, D3; se coupent en C; D, et D; en A; La palissade est disposée en triangle autour
D, et D, en B. d’un arbre. De plus, une haie de longueur
Vous avez établi en classe de Troisiéme, ou 6 métres, traverse le pré (reportez-vous au
retrouve a laide de l’exercice 47 du schéma ci-dessous pour la disposition des
chapitre 16, que le centre du cercle inscrit au lieux).
triangle ABC est le point d’intersection des
bissectrices intérieures de ce triangle. a) Tracez a l’échelle 1/100 le dessin repré-
sentant la partie du terrain ot la chévre peut
e a) Construisez ce cercle inscrit 4 ABC. brouter.
b) Déterminez trois autres cercles, 4a b) Calculez l’aire de la partie accessible a
l’extérieur du triangle ABC, et tangents aux la chévre.
droites D,, Dz, Ds: ce sont les cercles
exinscrits au triangle ABC.
6
gums 16. Une personne dessine un triangle
équilatéral et colle dessus un disque tangent
aux trois cotés du triangle. Cette personne
affirme que l’aire de ce disque est supérieure
a la moitié de l’aire du triangle. Il s’agit de
savoir si elle a raison.
a

mum l9. A et O sont deux points


distincts. A chaque droite A qui passe par O
on associe le point A’ symétrique de A par
rapport a A.
Ou se trouvent tous les points A’ ainsi
obtenus?

mumm20. © est un cercle de centre O; A


est un point du plan.
1. Par le calcul. A chaque droite A qui passe par A et coupe
Notons c la longueur du coété du triangle C, on associe les points B et C d’intersection
équilatéral. de A et C.
a) Calculez l’aire T de ce triangle. Ou se trouvent tous les milieux I de [BC]?

247
mumm2i1.* IT est l’ensemble des cercles qui b) C et C’ ont un point commun K sur la
passent par un point A donné et de rayon R droite (AA’).
donné. Pourquoi C et C’ n’ont-ils pas d’autre point
commun sur la droite (AA’)?
a) OU se trouvent tous les centres des
Pourquoi C et C’ wont-ils pas de point
cercles de I’?
commun hors de la droite (AA’)?
b) D est une droite donnée. Montrez que :
Déterminez l’ensemble des points de contact
des tangentes aux cercles de I’, paralléles a D.
d(A, A)=R+R’ ou d(A, A)=|R-R’.
c) C et C’' n’ont pas de point commun.
Montrez que :
d(A, A')>R+R’ ou d(A, A))<|R-R’.
Positions de deux cercles
mum 24. (:,, Cy, Cz sont des cercles :
C, a pour centre O, et rayon R; Cy a pour | —
mmm 22. ABCD est un parallélogramme tel centre O, et rayon R’; C3 a pour centre O; et
que AD>AB. rayon R’.
a) Les cercles de diamétres respectifs AD De plus 0,0,=12 cm, 0,0,=4 cm; C, et Cy
et BC peuvent-ils étre sécants? tangents sont tangents extérieurement; C, et Cz sont |
extérieurement? tangents intérieurement.
Déterminez R et R’.
b) Les cercles de diamétres respectifs AB
et CD sont-ils nécessairement sécants?
c) On suppose que les cercles de diamétres mmm 25. Deux cercles C et C’ de centres
AB et CD sont sécants en I et J. respectifs O et O’, sont sécants
en A et B.
Démontrez que le centre O du _ parallélo- M et M’ sont les points diamétralement
gramme est le milieu de [IJ]. opposés au point A sur C et C’.

d) Construisez le parallélogramme ABCD a) Démontrez que les droites (MM’) et (AB)


connaissant les points A, I et J.
sont perpendiculaires en B.
b) Démonirez que MM’ =2 00’.

mumm23. © est le cercle de centre A et


rayon R; C’ le cercle de centre A’ et rayon R’. mmmm26. C et GC’ sont deux cercles de
centre O et O’, tangents extérieurement en A.
a) I et J sont les deux points d’intersection D est une tangente commune a C et C’
des@xet (G2 respectivement en B et C distincts.
Montrez que (AA’) est la médiatrice de [IJ]. La tangente commune en A coupe D en I.
Démontrez que d(A, A’)<R+R’.
Démontrez que d(A, A))>R-—R’ et que a) Démontrez que I est le milieu de [BC].
d(A, A’)>R’—-R. b) Que pouvez-vous dire des droites (IO) et o
Déduisez-en que : |R—R’|<d(A, A)<R+R’. (10’)? Justifiez votre réponse.

243
CHAPITRE
19

HOMOTHETIES

1. Travaux dirigés d’approche

Un moyen pour agrandir (ou réduire) un dessin,


une figure
ABCD est un carré, O un point (voir dessin ci-dessous). A tout point M du carré ABCD
on fait correspondre le point M’ tel que :

OM =2 OM.
a
On dit que M’ est l’image de M dans l’homothétie de centre O et de rapport > Sur
le dessin ci-dessous on a placé l’image A’ de A, et celle d’un point M du coté [AD].

£ aM

249
1. Construisez l’image B’ de B, l’image C’ de C, limage D’ de
EXERCICES
D dans l’homothétie de centre O et de rapport > puis l’image
du carré ABCD. Quelle figure obtenez-vous?
2. Justifions cette remarque; en utilisant la relation de Chasles
il vient: pei ope
AD’ =0b’ -OA’ =3 OD-2 OA=3 AD.
a. Expliquez alors pourquoi (A’D’)/(AD).
b. Montrez aussi que : (A’B’)/(AB); (B’C’)/(BC); (C’D’)/(CD).
ec. Expliquez pourquoi A’B’C’D’ est un carré.
d. Comparez la longueur du coté du carré A’B’C’D’ et celle du
coté du carré ABCD.

3. Conservez le carré ABCD et le point O précédent, et


envisageons une autre homothétie.
A tout point M me carré ABCD on associe cette fois le point M’
tel que OM’= -5OM. On dit que M’ est l’image de M dans

Vhomothétie de centre O de rapport -5


Quelle est l'image du carré ABCD?

Remarque : i| existe un appareil, nommé pantographe, qui est utilisé pour agrandir
ou réduire les dessins plans. Regardez dans un dictionnaire sa description et son
principe : en quelque sorte, le pantographe est un « homothétiseur ».

Conservez cette idée de lhomothétie: elle transforme une figure en


Pagrandissant, ou en la réduisant, mais en en conservant les proportions.

2. Cours et applications

2.1. Qu’est-ce qu’une homothétie?

Définition

O est un point du plan et k un réel non nul.


L’homothétie h de centre O et de rapport k,
notée aussi h(O; k), est application du plan
dans lui-méme qui, a tout point M, associe le
point M’ tel que :
OM’ =k OM.
L’image M’ de M par h se note M’=h(M).
k=3 k=-
250
19. Homotheties

Vous connaissez déja certaines homothéties. En effet :


e. si k=1, OM'=OM et les points M, M’ sont confondus. Toute homothétie de rapport 1
est l’identité du plan.
e si k=—1, OM’=—OM; cette homothétie est la symétrie de centre O.

Commentaires
e ll est clair que si M’=h(M), alors les points O, M, M’ sont alignés. De plus, si k>0, les
points M et M’ sont d’un méme cété de O, et si k<0, le point O est entre M et M’.
e Remarquez que pour tout point M distinct de O et d’image M’ par h, on a:

2.2. Propriétés des homothéties


a. Propriété fondamentale
h est une homothétie de centre O et de rapport k; A et B sont deux points dont les images
respectives par h sont A’ et B’:
OA’=kOA, OB’=kOB.
On a: AB’ = OA’ - OB = KOA — KOB=k (OA- OB),
d’ou : A’B' = kAB.

Théoréme Il

h est une homothétie de rapport k.


Alors pour tous points A et B et leurs images respectives A’ et B’, on a:
A’B’= kAB.

Commentaire :lien avec le théoréme de Thalés


Avec les notations précédentes : A
OK'= KOK, OB’ = KOB. i
En passant aux mesures algébriques, on déduit que :
#OA'=kOA, OB'=kOB. O
OA’
tes
OB’
D’out :
OA OB B
On retrouve ainsi le théoréme de Thalés dans le cas de deux droites
sécantes coupées par deux paralléles.
Deux triangles tels que les triangles OAB et OA’B’ de la figure suivante
sont dits homothétiques. B’

6. Points invariants
h est Vhomothétie de centre O et de rapport k.
Dire que le point M est invariant par h signifie que M est sa propre image :
OM=kOM dou: (1—k)OM=O.
251
— Si k#1, alors OM=0 et M est confondu avec O.
Dans ce cas, le seul point invariant est le centre de l’homothétie.
— Si k=1, alors h est Videntité du plan et tout point du plan est invariant.

c. Image d’une droite par une homothétie


h est ’Vhomothétie de centre O et de rapport k.
D est la droite définie par un point A et un vecteur direc-
teur Uw.
Notons : A’=hA(A).
Un point M appartient a D si et seulement si, il existe
un réel a tel que:
—_—
AM=au.
Notons : M’=h(M).
Alors A'™M’=kAM; d’oa A™M'=kai.
Nous en déduisons que M’ est un point de la droite D’ de vecteur directeur u et qui passe
par A’.
Donc tous les points de D ont une image sur D’. I] est immédiat de voir que tout point de
D' est Pimage d’un point de D.

Théoréme 2

Commentaire
Si la droite D passe par O, elle est sa propre image.

Il résulte de ce théoreme que deux droites paralléles ont pour images dans une homothétie,
deux droites paralléles. On dit qu'une homothétie conserve le parallélisme.

1. L’image d’un segment [AB] est un segment.


EXERCICES Démontrons ce résultat. h est Vhomothétie de ce centre O et de
rapport k. Posons : A’=h(A), B’=h(B). CPG Odd
M est un point de [AB]; alors on peut écrire : AM=aAB avec a réel
positif et inférieur a 1.
Posez M’=h(M).
Démontrez que : A’M’=aA'B’. Concluez.
2. Justifiez le fait que image d’un triangle par une homothétie soit
un triangle.

d. Une homothétie conserve lorthogonalité

Nous vous proposons de démontrer, 4 l’exercice 10 page 259, le théoréme suivant :

Théoréme 3

Les images par une homothétie de deux droites perpendiculaires sont deux
droites perpendiculaires.

252
19. Homotheties

e. Une homothétie (de rapport tel que |k| #1) ne conserve pas
la distance

h est Vhomothétie de centre O et de rapport k.


A et B sont deux points tels que : A’=A(A) et B’=h(B).
On a alors : A’B’=kAB,
doi: |A’B'|=||KAB| soit |A’B’|| = || |[AB|
ou encore : d(A‘; B)= |k |d(A, B).
On dit que Vhomothétie de rapport k « multiplie » les
distances par |k}|.

Commentaire

F est une figure transformée en une figure F’ par une homothétie de rapport k. Prenons trois points
distincts A, B, C de F et leurs images A’, B’, C’ de F’. Alors on a, en distance : A’B’= |k| AB,
A'B’_ AB
B'C’=|k|
ESI BC BC,do)
d’oa : >=.
sara ae Voila pourquoi l’on dit que l’homothétie transforme une figure en en
conservant les proportions.

2.3. Déterminations d’une homothétie

a. Par trois points


A, B, C sont trois points distincts aligneés.
Il existe une unique homothétie h de centre A telle que h(B)=C.
A
En effet, dans l’homothétie h de centre A et de rapport ka le point B a pour image

le point C’ tel que AC'= kAB.

D’ou : AC = AB=AC; donc les points C’ et C sont

confondus et h(B)=C.
a
Pour construire l’image M’ d’un point M par h, on peut
remarquer que M’ est sur (AM) et que lon doit aussi avoir :
(CM’)/(BM); en effet h transforme la droite (BM) en une droite
paralléle passant par h(B).
D’ou le point M’ de la figure ci-contre.

b. Par quatre points


Nous avons vu que pour une homothétie h de_rapport k et pour deux points A et B tels
que A’=h(A) et B’=A(B), on a alors A’B’=Kk AB.
Réciproquement, envisageons les quatre points A, B, A’, B’ de la figure ci-aprés tels que
A'B' = KAB, ou k est un réel non nul et distinct de 1.
Existe-t-il une homothétie h telle que h(A)=A' et h(B)=B’?

253
Il est clair que si une telle homothétie existe, son rapport O
est k.
En outre, son centre est nécessairement sur la droite (AA’)
et sur la droite (BB’). Du fait que : k #0 et k #1, les droites
(AA’):et (BB’) sont sécantes en un point O.
Considérons l’homothétie h(O; k) et soit: A”=h(A) et
B"= h(B). A B
A" est_sur (OA), B” est sur (OB) et A"B"”=k AB, donc
A’B" = AB’.

Toutes ces conséquences permettent d’affirmer que A” =A’


et B”’=B’, et donc A’=hA(A), B’=A(B). Vérifiez-le. - B
L’homothétie h cherchée a done pour centre O et A
rapport k.

Théoréme 4

A, B, A’, B’ sont_quatre points et k est un réel non nul et distinct de 1, tels


que A’B’=kAB.
Alors il existe une unique homothétie h telle que: h(A)=A’ et h(B)=B’.

Commentaire

Avec les notations précédentes remarquez que si: A’B’=kAB alors on a aussi: A’B’=—kBA. Et
donc on peut démontrer aussi qu’il existe une homothétie et une seule qui transforme B en A’ et A
en B’. Son centre est en O’, intersection de (AB’) et (A’B), son rapport est —k

Remarque : La droite (OO’) passe par le milieu de [AB] et par le milieu de [A‘B’].
Pour une démonstration de ce résultat, voyez l’exercice 12 page 259.

c. Théoreme du trapeze Ar
A
ABB’A’ est un trapéze avec (AB) paralléle a (A’B’). O
Alors il_existe un réel k non nul et distinct de 1 tel que
A'B’=kAB. Les hypothéses du théoréme 4 sont vérifiées et B
rassemblant les résultats établis lors de la démonstration de
ce théoréme nous pouvons énoncer le théoréme suivant: B’

Théoréme 5

ABB’A’ est un trapeze avec (AB) paralléle a (A’B’) et AB#A‘B’.


1. O est le point d’intersection de (AA’) et (BB’).
Alors : l’-homothétie h de centre O qui transforme A en A’, transforme
aussi B en B’. Le rapport k de cette homothétie est ive
A
2. O' est le point d’intersection de (A’B) et (AB).
faa Vhomothétie de centre O’ et de rapport —k transforme A en B’ et B
en
3. La droite (OO’) passe par les milieux de [AB] et de [A’B’].

254
19. Homotheties

2.4. Application : étude de propriétés


d’une figure

Sur la figure ci-dessous, les droites (IJ) et (MN) sont paralléles, ainsi
que les droites (KJ) et (NP).
a. Que pouvez-vous dire des droites
(IK) et (MP)?
6? On et) =3, MN=5 iret. ITK=7: O
Pouvez-vous calculer MP?

Solution auu

a. IMNJ est un trapéze tel que (IM) et (JN) se coupent en


O. D’aprés le théoréme 5, (point 1), si h est ’homothétie
ON
de centre O et de rapport k=—, on a: A(I)=M et
. OJ 7 K
h(JJ)=N.
Mais JNPK est aussi un trapéze dont les cétés non paralléles
se coupent en OQ, et toujours d’aprés le théoréme 5, (point 1),
Vhomothétie de centre O qui transforme J en N, transforme
aussi K en P. P
Or Vhomotheétie qui transforme J en N est l’homothétie h. Donec h(K)=
Puisque h(I)=M et h(K)=P, on en déduit que l’image de la droite (IK) par h, est la droite
(MP), et donc ces deux droites sont paralléles (voir théoréme 2).

b. Nous en déduisons aussi que MN=kIJ, et MP =kIK. En passant aux normes nous
avons : ||MN|| =|A| ||IJ||. Or nous avons vu que ba , et comme les points O, J, N sont
alignés dans cet ordre, k est nécessairement positif, donc MN=KkKIJ.
3
Par conséquent : 5=k X3 et k=2, d’ou MP =2x7= =.

2.5. Application : images de configurations


simples
a. Image d’un triangle
h est l’homothétie de centre O et de rapport k.

ABC est un triangle et A’=h(A), B’=h(B), C’=h(C).

L’image d’un segment est un segment, donc l’image du triangle ABC est le triangle A’B'C’.

D’autre part les égalités A’B’=k AB, B’C’=kBC, A’C’=kAC permettent d’affirmer que les
cétés de A’B’C’ sont paralléles 4 ceux de ABC.
255
Nous utilisons les notations précédentes. De plus [AH] est une hauteur
EXERCICE du triangle ABC et H’=AhA(H).
a. Expliquez pourquoi [A’H’] est une hauteur de A’B’C’.
b. Les aires des triangles ABC et A’B’C’ sont respectivement :

S=5x AH x BC et S'=5x AH XBIC!

Expliquez pourquoi S’=k’S.

b. Image d’un cercle


C est le cercle de centre O et de
rayon R.
h est Vhomothétie de centre I et de
rapport k.
Un point M est sur C si et seulement
si:
OM=R.
M’ et O’ sont les images par h,
respectivement, |des points M et O.
Donc : OM’ =kOM.
On en déduit que
O'M’= |k|OM=|k|R.
Donc, M’ est un point du cerecle C’ de centre O'= fia. et de rayon |k|R.
Réciproquement, un point N’ de C@’ est tel que O’N’= k|R.
=—_—=_>
N’ peut étre considéré comme l’image par h d’un point N tel que ON=
Binh C tat
ON=7 |kIR=R.
GmzesudonciLitiagesdeecaatahs
256
19. Homotheties

EXERCICES 1. Construisez a la régle et au compas, l’image du cercle @ de


centre un point O et de rayon 2 par:
a. Vhomothétie de centre un point I et de rapport 3;
b. Vhomothétie de centre I et de rapport —3.
2. Que pouvez-vous dire de l’image d’un cercle de centre O par une
homothétie de centre O?
3. C est le cercle de centre O et de rayon R.
a. Quel est son périmétre? l’aire du disque associé?
b. h est une homothétie de rapport k.
Quel est le périmétre de C’ image de © par h et quelle est l’aire du
disque associé a (@’?

c. Recherche d’un centre d’homothétie


Etant donné deux triangles a cétés paralléles (ou deux cercles) on peut se demander s’il
existe une homothétie transformant l’un en l’autre. C’est le but des exercices 22 et 23
page 260, que de résoudre ce probléme.

2.6. Expression analytique d’une homothétie


a. Le centre de ’homothétie est Porigine du repére

(O; i,j) est un repere du plan. h est l’homothétie de centre O et de rapport k.


M est le point de coordonnées (x; y). Notons (x’; y’) les coordonnées du point M’=h(M).
On a donc: OM’=kOM
ef x’=kx
d’ou : ee

Cette écriture est l’expression analytique de l’homothétie h(O; k) dans (O; ‘aA),

b. Le centre de ’homothétie et
lorigine du repére sont distincts
EXERCICE Dans le repére (O; e j) du plan, A est le point de coordonnées (3; —1).
‘ee Déterminez l’expression analytique de ’homothétie h de centre A et
résolu 2 de rapport 2.
af
Solution aun

M est le point de coordonnées (x; y).


(x’; y’) sont les coordonnées de M’=h(M).
Ona: AM’=k AM.
Le vecteur AM’ a pour coordonnées (x’—3; y’ +1).
Le vecteur AM a pour coordonnées (x —3; y + 1).
D’ou:
{Seaaern oh a aka
y'+1=2(y+)) y=2yt+l.

Cela étant vrai pour tout point M, cette écriture est l’expression analytique de ’homothétie
h(A; 2) dans (O; , j).
SEBS HS8E8
257
EXERCICES

Pour tester vos connaissances

mgummel. ABCD est un rectangle dont les re._33. ABC et A'B'C’ sont des triangles
cétés ont pour longueurs 2cm et 3cm. tels que :
h est Vhomothétie de centre O, un point AB=8, AC=7, BC=4;
1 A'B’=4, A’C’=5, B’C’=2.
donné, et de rapport r%
Existe-t-il une homothétie qui transforme ABC
a) Pourquoi l’image du rectangle est-elle un en A’B'C’?
rectangle?
b) Expliquez pourquoi il suffit de construire (¢_14. ABC est un triangle; A’, B’, C’ les
l'image de A par h pour construire l’image de milieux des segments [BC], [AC], [AB].
ce rectangle. Existe-t-il une homothétie qui transforme ABC
ec) Comparez les périmétres et aires de ces en A‘B’C’?
rectangles. Quelle est l’homothétie qui transforme A’B’C’
Quel lien faites-vous avec le rapport de en ABC?
Vhomothétie?
fe to. CO i,j ) est un repére du plan.
m2. O, A, B sont trois points non
alignés. h est ’homothétie de centre O et de a) Déterminez l’expression analytique de
rapport —2. Vhomothétie h de centre le point A de coor-
7
a) Construisez A’=h(A) et B’=h(B). données (—1; 4), et de rapport 2
b) Exprimez A’B’ a l’aide de AB.
b) B est le point de coordonnées (3; —5).
ec) Construisez les points C et D tels que
Déterminez les coordonnées de B’= h(B).
h(C)=A et h(D)=B.
d) Existe-t-il une homothétie h’ telle que oe
c) C est le point de coordonnées lee ;):
h'(A)=B’ et h'(B)=A’?
Si oui, quel est son centre et quel est son Déterminez les coordonnées de D tel que
rapport? h(D)=C.

Exercices d’entrainement

Etude de configurations a) Montrez que h(B)=Q et h(C)=R.


b) Déduisez-en que A’ est le milieu de [QR].
mmmm6. ABC est un triangle et A’B'C’ est
son image par une homothétie h.
Pour chacune des questions suivantes, aidez- mgamm$8. D et D’ sont deux droites paralléles
vous d'une figure soignée en choisissant un et distinctes. A est un point de D et A’ un}
centre et un rapport pour h. point de D’.
Quelles sont, de facon générale, les images A chaque point M de D on associe le point
jague [et oe ee
a) du centre de gravité G de ABC? M’ de D’ tel que AM’ =7 AM.

b) de Vorthocentre H de ABC? a) Choisissez plusieurs points M de D,


c) du centre O du cercle circonscrit 4 ABC? construisez les points M’ correspondant.
Constatez que toutes vos droites (MM’) passent
par un méme point fixe.
mmm7. ABC est un triangle et [AA’] est
Vune de ses médianes.
P est un point de [AA’] distinct de A et A’.
b) Construisez le point I tel que TA="TA.
Par P, on trace la paralléle 4 (AB) qui coupe
(BC) en Q et la paralléle 4 (AC) qui coupe c) Démontrez votre constatation du a) a
(BC) en R 9 Raters Vaide de Vhomothétie de centre I et de
Notons k le réel tel A’P=kA’A et h rapport -.
Vhomothétie de centre A’ et de rapport k. pp 4

258
19. Homotheéties

mmmm9. ABC est un triangle. b) Montrez que h(E)=F.


a) Placez le point M tel que AM Que pouvez-vous dire de O, E, F?
c) Déterminez le rapport k’ de ’homothétie
h' de centre O’ qui transforme [AB] en [A’B’}. |
b) Placez le point P tel que AP==AC.
d) Montrez que h'(E)=F.
c) Placez le point N tel que AN=AP+ AM. e) Déduisez-en que O, E, O’, F sont alignés.
| Que constatez-vous pour le point N?
q ee belnpheap yt M@@mmmls. Les droites (TU) et (VW) sont
4 d) Montrez que BN => AC-> AB. paralleles. Les droites (UV) et (TW) se coupent
en un point I.
Déduisez-en la démonstration de votre remar- Sans faire d’autre tracé, vous devez, par
que du ec). quatre mesures et le calcul, déterminer les
q e) Pourquoi les triangles BMN et BAC d’une longueurs UI et TI. Comment?
g part, CPN et CAB d’autre part sont-ils
| homothétiques? U V
5 f) Comparez les aires de ABC et MBN, puis
a de PNC et ABC.
Comparez les aires de MBN et du parallélo-
gramme MNPA

@amml0. Démonstration du
théoreme 3
D et D’ sont deux droites perpendiculaires en
un point O.
A est un point de D, B un point de D’.
h est Vhomothétie de centre I, un point donné,
et de rapport k. Ak
On note A’=h(A), O’=hA(O), B’=A(B).
A Vaide du théoréme de Pythagore, prouvez @mmml4. Sans faire aucun tracé, a l’aide
que le triangle A’O’B’ est rectangle en O’. de quatre mesures, vous devez pouvoir dire si
les droites (AC), (MN), (BD) ont un point
commun. Comment?
G@ammli.« Droite d’Euler.
ABC est un triangle; G son centre de gravité. A
| A’, B’, C’ sont respectivement les milieux des
| segments [BC], [CA] et [AB].
| A tout point M du plan, on associe le point
Meatel que: .
MX =MA+MB+MC.
| a) Montrez que GA+GB+GC=0.
|b) Exprimez GX en fonction de GM. Donnez
june construction géométrique de X.
| Démontrez que les droites (MA’) et (AX) sont
| paralleles.
| Démontrez qu'il en est de méme des droites
| (MB’) et (BX) et des droites (MC’) et (CX). B D
c) O est le centre dy cercle circonscrit au
| triangle ABC. mmmmml5. Sur la figure ci-dessous :
| Montrez que si M est en O, alors X est en (CD)/(MN), (DE)/(NP), (EF)/(PQ).
| H, orthocentre du triangle ABC. Expliquez pourquoi (CF) est paralléle a (MQ).
; d) Démontrez l’alignement des points O, H
et G (droite d’Euler). ise F
| Calculez OH en fonction de OG.

@mmmml2. D et D’ sont deux droites paral-


| léles et distinctes.
A et B sont deux points de D; A’ et B’ sont
deux points de. D’ tels que A'B' # AB.
| E et F sont les milieux respectifs de [AB] et
| [A’B’l.
| O est le point commun a (AA’) et (BB’);
| O’ est le point commun a (A’B) et (B’A).
a) Déterminez le rapport k de ’homothétie
h de centre O qui transforme [AB] en [A’B’].
mmm 16. A et B sont deux points donnés. C est le point donné ci-dessous.
A chaque point M du plan on associe le point Sans aucun tracé hors de la feuille, tracez la
M’ tel que AMBM’ soit un parallélogramme. droite (OC).
Prouvez que l’application qui a tout point M
associe le point M’ ainsi défini est une A TSE A Sinig ol2
homothétie.
Précisez son centre et son rapport.
C
x
mum 17. d,, d,, d, sont trois droites paral-
léles et distinctes.
P est un point du plan extérieur a chacune de pao sballemsastseo g
ces droites. On méne par P une droite A qui
coupe d, en A, d. en B et d, en C; puis une
droite A’ qui coupe d, en D, d, en E et d, en F.
Q est le point d’intersection de (BD) et (AE).
R est le point d’intersection de (BF) et (CE). mumm2i1. a) D est une droite donnée et I
Montrez que les points P, Q, R sont alignés. un point donné n’appartenant pas a D
A tout point M de D on associe le point M’
Indication: vous pourrez démontrer
d’abord que la droite (PQ) passe par le milieu tel que IM’=—2IM.
de [BE], puis que la droite (PR) passe aussi Construisez l’ensemble des positions de M’.
par ce milieu (voir théoréme 5). b) Application : d et d’ sont deux droites
sécantes données, I est un point extérieur a
ad et a.
Construisez un point M sur d et un point M’
Constructions par homothéties sur d’ tels que IM’= —2IM.

mmm 18. Construisez un triangle ABC,


connaissant les milieux A’, B’, C’ de ses cotés.
Homotheéties transformant une
figure donnée en une figure donnée
mumml9. a) C est un cercle de centre O
et D une droite non sécante a C.
A est un point extérieur a C et D; H est le mmm 22. ABC et A’B'C’ sont deux triangles
projeté orthogonal de A sur D. tels que
On suppose que la droite D’ qui passe par le (AB)/(A'B)), (AC)/(A’C’), (BC)/(B’C’.
ae K de [AH] coupe C en deux points B
en.
1. Supposons d’abord que les droites (BB’)
Notons B’ et C’ les points d’intersection de D et (CC’) se coupent en un point O.
avec respectivement (AB) et (AC). a) Déterminez le rapport de l’homothétie de
Montrez que B est le milieu de [AB’] et C est centre O telle que h(B)=B’ et h(C)=C’.
le milieu de [AC’].
b) Notons A,=A(A). Prouvez que A,=A’.
1
Indication : utilisez homothétie h (a;5): c) Déduisez-en qu'il existe une homothétie
de centre le point d’intersection de (AA’),
b) Application: A est une droite donnée (BB’), (CC) qui transforme ABC en A’B'C’.
non sécante a un cercle I’ donné. A est un
2. Supposons que (BB’) et (CC’) soient
point extérieur a A et T.
paralleles.
Construisez un point R de A de facon a ce
Montrez qu'il existe une translation qui trans-
que le milieu de [AR] soit sur IT.
forme ABC en A‘B‘C’.

mmm 20.% a) Deux droites d et d’ se


mmmm23.%* © et C’ sont les cercles de
coupent en O; A est un point de d et B un
centres respectifs O et O’, de rayons respectifs
point de d’; C est un point a l’intérieur du
ae R et R’.
secteur angulaire [AOB]. Existe-t-il une homothétie h qui transforme C
Une droite paralléle a (AB) ne passant pas
par en @’?-Pour le savoir répondez aux questions
C coupe d en A’ et d’ en B’. Par B’ on trace suivantes :
la paralléle a (BC) et par A’ on trace la
paralléle a (AC). Ces deux paralléles se 1. Cas ow C et C' sont concentriques : O
coupent en C’. et O’ confondus.
Montrez que O, C, C’ sont alignés. a) S’il existe une telle homothétie, expliquez
Indication : considérez Vhomothétie h de pourquoi son centre est O, et pourquoi son
,
centre O qui transforme A en A’. rapport k vérifie |k| ras
b) Application : les deux droites A et A’
ci-apres se coupent hors de la feuille en un b) Quelles homothéties transforment C | 3
point O. en CC’?

260
19. Homotheties

2. O et O’ distincts, R=R’. Mmmm 29.% C est un cercle de diamétre


a) S’il existe une telle homothétie, expliquez [AB] et de centre O. I est un point de la
pourquoi son rapport est k =—1. Quel est son droite (AB) extérieur a C.
centre |? A chaque point M du cercle @, distinct de A
et de B, on associe le point M’ obtenu de la
b) Vérifiez que h(I; —-1) transforme @C facon suivante: on considére le point m
en C’ symétrique de M par rapport a O, et on trace
3. O et O' distincts, R#R’. les droites (IM) et (mB); M’ est leur point
d’intersection.
a) S’il existe une telle homothétie, expliquez Quel est l’ensemble de tous les points M’ ainsi
Ul Re

pourquoi son rapport est — ou ——. obtenus?


R
Déterminez les deux centres I et I’ possibles.
Expressions analytiques
b) Vérifiez que h (1;=) et h( 2
transforment C en C’. mumm30. (0; i,j ) est un repére du plan.
f est la fonction du plan dans lui-méme qui,
a chaque point M de coordonnées (x; y)
associe le point M’ de coordonnées (x’; y’) tel
Lieux géométriques Bs x'=3x-4, y'=3y +2.
a) Montrez qu’il existe un point A unique
mumm24. <A, B, C sont trois points donnés tel que f(A)=
non alignés. d est une droite donnée.
b) Exprimez le vecteur AM’ a V’aide de AM.
A tout point M de d on associe le point P tel
que : c) Déduisez-en que f est une homothétie.
MP =MA+MB+MC.
Ou se trouvent tous les points P? mmmm31. (0; i,j) est un repére du plan.
h est Vhomothétie de centre I de coordonnées
Indication: utilisez le_ce
centre de _gravité G (—1; 2) et de rapport 4. eo
du triangle ABC. On a GA+GB+GC=0. t est la translation de vecteur 7 =3i° = Ip
a) M a pour coordonnées (x; y).
mmmm25. C est le cercle de centre O et de Déterminez les coordonnées des points
rayon R; A est un point du plan. A tout point m=h(M) et M’=t(m).
M de @ on associe le milieu I du segment
Quelle transformation du plan transforme M
[AM].
en M’?
Ou se trouvent tous les points I?
b) Déterminez les coordonnées des points
m,=t(M) et M,=h(m)).
gummmi26.
.
C est un cercle de centre O. ae anommaton du plan transforme M
A chaque point M de C, on associe la en M,?
médiatrice du segment [OM]: elle coupe C
en P et P’. mmmm32. Dans un repére (O; ae voici
T est le point d’intersection des tangentes a trois points :
C en P et P’.
Ou se trouvent tous les points T? As 2) 2 BGs 2)" “CO —2).
A’ est le milieu de [BC] et I le milieu de [A’C].
La paralléle a (AA’) qui passe par I coupe
mum 27. B et C sont deux points donnés (AC) en J et (AB) en K
sur un cercle C donné. h est Vhomothétie de centre B telle que
A tout point M de © on associe le centre de h(A')=I et h’ V’homothétie de centre C telle
noes G du triangle MBC. que h’(A’)=I.
se trouvent tous les points G?
a) Déterminez h(A) et h’(A).
b) Quelles sont les coordonnées de A’ et I?
mumm28. © est un cercle donné de centre
O et [AB] est un diamétre donné de ce cercle. c) Déterminez les rapports k et k’ de h et
A chaque point M de C, on _associe le h'. Vérifiez que k+k'=
symétrique m de A par rapport a M et le point d) Déterminez les coordonnées de J et K.
-<
ie d’intersection I des droites (Om) et (BM). Vérifiez que IJ+IK=2A’A.
a) Ou se trouvent tous les points m? e) Retrouvez géométriquement les résultats
| 6) Ou se trouvent tous les points I? des questions c) et d)

Ee
ee
.Me
261
CHAPITRE
20

BARYCENTRE

1. Pour prendre un bon départ

Par la suite, on attend de vous que vous sachiez placer un point K tel que par exemple
KA=i KB, ov A et B sont deux points donnés.

EXERCICE A la lecture de cette égalité, expliquez pourquoi :


a. K nest pas sur le segment [AB]?
b. K est plus proche de B que de A?

Pour placer ce point K, utilisons la relation de Chasles :

KA=2(KA+AB)
KA=-LKA+2 AB

EXERCICE Expliquez pourquoi les points G et G’


définis respectivement par :
GA=-3GB et 2GA=5CB
sont mal placés sur la droite D
ci-dessous. Placez-les correctement.
A B
-_
HT TT
G' G
20. Barycentre

2. Travaux dirigés d’approche

2.1. Idée de barycentre : équilibre d’un levier


AB est une tige de masse négligeable, pendue a un anneau dans lequel elle peut glisser.
e En A et B on suspend des objets de méme masse :
la tige est en équilibre lorsqu’on la suspend en son
milieu.
e En A et B on suspend des objets de masses
respectives 2 et 1:
Vexpérience montre que la tige est en équilibre
lorsqu’on la suspend au point I situé entre A et B tel
ge IB=21A.
Le point I est «deux fois plus proche de A que de B,
car la masse de l’objet suspendu en A est deux fois
plus grande que celle de l’objet placé en B».
I est aussi défini par :
IB=-21A ©
ou | 21A+IB=0.
En mathématiques on traduit cette égalité en disant que :
I est le barycentre des points massifs (A; 2) et (B; 1).

1. Expliquez pourquoi I est aussi le barycentre des points


EXERCICES massifs (A; 8) et (B; 4).

2. Dessinez deux points A et B distincts et le barycentre I des


points massifs (A; 2), (B; 3); puis celui des points massifs (A; 0),
(B: 2),

2.2. Barycentre de trois points massifs :


du levier au triangle
x

Voici ci-contre, un support triangulaire ABC de masse


négligeable.
A chacun de ses sommets, on suspend un objet de
masse 1.
En quel point G suspendre cet assemblage pour
qu’il soit en équilibre?
Expérimentalement, on trouve un point G qui répond
a la question.
On vérifie, aux erreurs d’expérience pres que :
GA+GB+GC=0.
En classe de Troisiéme, vous avez défini ce point comme étant le centre de gravité
du triangle ABC. On traduit aussi l’égalité précédente par :
G est le barycentre des points massifs (A; 1), (B; 1), (C; 1).

263
2.3. Barycentre et moyenne
e Alain vient de passer un examen : a l’épreuve de francais il a eu 13, et a celle de
mathématiques 8.
+8
La moyenne de ses notes est = 10,5.
Cette moyenne est supérieure a 10, Alain est admis.
e Aline, elle aussi, vient de passer cet examen : a l’épreuve de francais, coefficient
2, elle a eu 13 et en mathématiques, coefficient 4, elle a eu 8.

EXERCICE a. Quelle est la moyenne d’Aline? Est-elle admise?


b. Placez sur un axe le point F d’abscisse 13 et le point M
d’abscisse 8.
e Quel point de cet axe représente la moyenne d’Alain? la
moyenne d’Aline?
e Voyez-vous un lien entre cette situation et la notion de
barycentre?
c. Quelle serait la moyenne d’Aline si le coefficient de frangais
était 1, et celui de mathématiques 2?

Idée a retenir: intuitivement le barycentre de deux points massifs est le point


d’équilibre (point moyen) compte tenu des masses (des coefficients).

>. Cours et applications

3.1. Definition du barycentre


a. Points massifs

Nous avons utilisé au paragraphe 2 l’expression « point massif ». Précisons sa signification :


(A; a) est un point massif, signifie que A est un point et a un réel.
On a aussi introduit :

e le barycentre I des points massifs (A; 2), (B; 1); il est tel que :
21A+IB=0:

e le barycentre G des points massifs (A; 1), (B; 1), (C; 1); il est tel que :
GA+GB+GC=0.
En mathématiques on est conduit a généraliser ces situations; d’ot Vidée de se poser le
probleme suivant :
A, B, C sont trois points d’un plan; a, b, c des réels.
Existe-t-il un point M du plan tel que
aMA + bMB + cMC =0 ?

264.
20. Barycentre

Nous vous proposons de répondre a cette question a l’exercice 29 page 271.


Vous y verrez que dans le cas ot a+b+c #0, il existe un unique point M solution de ce
probleme.
D’ou la définition suivante :

Définition

a, b, c sont des réels tels que a+b+c#0.


Le barycentre des points massifs (A; a), (B; 6), (C; c) est le point G tel que :
aGA+bGB+cGC=0.

On a des définitions analogues dans le cas :

e de deux points massifs : si a+b #0, at oe Seed


G est le barycentre de (A; a), (B; 6) signifie que: aGA+bGB=0;

e de quatre points massifs : si a+b+c+d#0,


G est le barycentre de (A; a), (B; 6), (C; c), (D; d) signifie que :

aGA+bGB+cGC+dGD=0.

Commentaires sur la définition


e Les réels a, 6, c peuvent étre négatifs. Il peut paraitre bizarre d’affecter des points de masses
négatives, mais méme en physique cela s impose : voir exercice 41 page 272.
e Pourquoi la somme des masses doit-elle étre non nulle?
Envisageons le cas de deux points A et B distinets, et _de_réels tels que b=—a et a #0. Alors
a+b=0 et il n’existe pas de point G tel que aGA+ bGB=0.
En effet, sil’ona: aGA-—aGB=0
alors ona: a(GA—GB)=0 © soit aBA=0.
Or cela est impossible car a #0 et AFB.

b. Isobarycentre

Dans le cas ot toutes les masses sont égales, a=b=c, non nulles, G est appelé
lisobarycentre de (A; a), (B; a), (C; a).

e Cas de deux points massifs :


a est un réel non nul. AN
I est l’isobarycentre de (A; a), (B; a).
D’aprés la définition précédente : B
alA+aIB=0 © soit a (IA+IB)=0
or a#0 donc IA=—IB.

L’isobarycentre de (A; a), (B; a) est le milieu du segment [AB].

265
e Cas de trois points massifs : A
a est un réel non nul et ABC est un triangle.
L’isobarycentre G de (A; a), (B; a), (C; a) est tel que :
aGA + aGB+aGC=0
soit GA+GB+GC=0.

Vous avez établi en classe de Troisiéme que :


G est le centre de gravité de ABC, a savoir le point
d’intersection des médianes du triangle. C
Au paragraphe 3.3.a. nous vous proposons une nouvelle
démonstration de ce résultat

3.2. Propriétés
a. Coefficient multiplicateur
a, b, c sont des réels tels que a+b+c#0.
G est le barycentre des points massifs (A; a), (B; 6), (C; c).
Pour tout réel k, on a alors : EG Ch CiCh PRCCLD.

D’ot, si k #0, G est le barycentre de (A; ka), (B; kb), (C; ke).

Théoréme Il

a, b, c sont des réels tels que a+b+c#0O0.


Si G est le barycentre de (A; a), (B; b), (C; c), alors pour tout réel k 40,
G est aussi le barycentre de (A; ka), (B; kb), (C; ke).

Commentaire sur l’isobarycentre


a est un réel non nul.
Si I est Visobarycentre de (A; a), (B; a), (C; a), I est aussi celui de (A; 1), (B; 1), (C; 1) ou de
(A; V2), (B: V2), (C; V2), on...
Aussi, par abus de langage disons-nous : I est l’isobarycentre de A, B, C (sans préciser les masses),
ou encore si ABC est un triangle, I est l’isobarycentre du triangle ABC.
Avec ce langage :
— lisobarycentre de deux points A et B est le milieu de [AB];
— lisobarycentre d’un triangle ABC est le centre de gravité de ce triangle.

b. Une propriété fondamentale


a, b, c sont des réels tels que a+b+c #0.
G est le barycentre des points massifs (A; a), (B; b), (C; c); il vérifie donc :
aGA + bGB + cGE=0.
M est un point quelconque; d’aprés la relation de Chasles :
aMA + bMB + eMC =a(MG+GA)+6(MG+GB)+c(MG+GC)
=(a+b+c)MG+aGA+bGB+cGC
=(a+b+c)MG.
266
20. Barycentre

Théoréme 2 (Propriété fondamentale)

a, b, c sont des réels tels que a+b+c#0.


Si G est le barycentre des points massifs (A; a), (B; 6), (C; ce).
Alors POUR TOUT point M :

MG aMA+ bMB+cMC).
Sere

Commentaires

e La réciproque du théoréme précédent est vraie, mais nous ne l’énoncons pas, car a notre niveau,
on ne sen sert pas.
e Dans le cas de deux points massifs (A; a), (B; b) avec a+b#0, la propriété fondamentale :
pour tout point M —— il — ee
MG= (aMA
+ bMB)
a+b
donne pour M en A, AG= b AB.
at+b
Donc les vecteurs AG et AB sont colinéaires et G est sur (AB).

c. Conséquences de la propriété fondamentale


e Construction du barycentre de deux points massifs : exemple
A et B sont deux points distincts d’une droite D.
G est le barycentre de (A; —2), (B; 5).
D’aprés la propriété fondamentale-: pour tout point M,
———e

MG =p ye (-2MA+5MB). B
»
Me Bek «
En particulier, si M est en A, il vient : AG=3 AB.
A Vaide d’une régle graduée, on place alors G, aux erreurs de mesure prés.

e Coordonnées d’un barycentre : exemple


(O; i, j) est un repére orthonormé du plan.
A et B sont les points de coordonnées respectives (2; —2) et (—2; 1).
Déterminons les coordonnées du barycentre G des points massifs (A; —1), (B;>).

La propriété fondamentale nous permet d’écrire :


1 ae
pour tout point M, MG= 5 (MA 0 MB).
Flats

En particulier, si M est a l’origine O du repére :


2 Sy
0G=; (-04+5 OB).

Les vecteurs OG, OA, OB ont mémes coordonnées dans la


base (4, j ) que les points G, A, B dans (O; ll ).
Donc, si (x; y) est le couple des coordonnées de G :

267
Commentaire

Nous ne déterminons pas, dans le cas général, les coordonnées du barycentre de quatre, trois ou
deux points massifs, car la démarche est la méme : pensez a mettre M en O.

d. Théoréme du barycentre partiel


> Construction du barycentre de trois points massifs : exemple
ABC est un triangle.
NH
Comment construire le barycentre des points massifs (A; 4), a’
(B; 1), (C; —3)? ee ace eee \ ay
Le point G est défini par : 4GA+GB-—3GC=0. | <
Introduisons le barycentre H des points massifs (A; 4), \ =
(Cs=—3) : oa ye G
pour tout point M, MH=4MA-—3MC. \ ake
— pour M en A, il vient AH=—3AC, d’ou la construction \ xt
de H sur la figure ci-contre; | A
— pour M en G, il vient GH=4GA-3GC,
Végalité 4GA+GB-—3GC=0 s’écrit alors : GB+GH=0. B ¢
G est donc l’isobarycentre des points B et H, c’est-a-dire le milieu du segment [BH].
En résumé, tout revient a:
e remplacer les points massifs (A; 4), (C; —3) par leur barycentre H affecté de la masse
4+(—3)=1;
e a considérer G comme le barycentre de (B; 1), (H; 1).

P De facon plus générale, nous admettrons le théoréme suivant:

Théoréme 3 (du barycentre partiel)

a, b, c sont des réels tels que a+b+c#0.


Supposons a+6#0 et notons H le barycentre de (A; a), (B; 6).
Alors le barycentre G des points massifs (A; a), (B; 6), (C; c) est le méme
que celui de (H; a+b), (C; ce).

Commentaire

Nous énongons ce théoréme en regroupant A et B, il est clair que l’on peut aussi bien regrouper B
et C si b+c#0, ou A et C si a+c#0. Nous l’énoncons pour trois points massifs, mais il peut
s’utiliser aussi pour quatre. ‘

3.3. Applications des barycentres


a. Comment démontrer que des droites sont concourantes?
On peut utiliser le théoréme du barycentre partiel en construisant un barycentre de plusieurs
fagons. En voici un exemple que vous connaissez bien: profitez-en pour comparer la
simplicité de cette demonstration par rapport a celle donnée en classe de Troisiéme.

268
20. Barycentre

Démontrons que les médianes d’un triangle sont concourantes.


Affectons 4 chaque sommet A, B, C du triangle la masse 1. A, 1
Notons G Visobarycentre de ce triangle.
e Premiére construction de G: remplagons (A; 1), (B; 1)
par le milieu I de [AB], affecté de la masse 2.
G est alors le barycentre de (I; 2), (C; 1) et G est sur la
médiane (CI).
e Deuxiéme construction de G: si J est le milieu de [AC],
alors G est le barycentre de (B; 1) (J; 2) et G est sur la B K
médiane (BJ). ; a
e Troisiéme construction de G: si K est le milieu de [BC],
on montre de méme que G est sur la médiane (AK).
Donc les médianes de ABC sont concourantes en G, isobarycentre de ABC.

b. Barycentre et physique : centre d’inertie


En physique, vous avez rencontré la notion de centre d’inertie d’un solide S.
Lorsque S est une plaque homogéne d’épaisseur constante, de forme rectangulaire, son
centre d’inertie est le centre de ce rectangle.
Lorsque S est constitué de deux solides S, et S, de centres d’inertie respectifs C, et C, et
de_masses _respectives m, et mz, le centre d’inertie de S est le point C tel que
(CG, + mC» =0.

EXERCICES 1. Interprétez cette égalité a laide 4


Paras de la notion de barycentre. 10° Cee
2. S est le solide ci-contre, découpé
dans une plaque homogéne_ et <15 cm >
d’épaisseur constante.
40 cm
a. Sest|’assemblage de deux solides
S, et S,. Précisez ces solides et leurs
centres d’inertie C, et Co.
5. Les masses m, et mz de S, et So
sont proportionnelles a leurs aires
respectives. Pourquoi?
, . . <——— ——
c. Déduisez-en la construction du 30 cm
centre d’inertie de S.

EXERCICES
Pour tester vos connaissances

f¢__j1. Indiquez si les barycentres définis te__j2. G est le barycentre des points
ci-dessous se trouvent sur la demi-droite Ax, massifs (A; a), (B; b), (C; c) avec
| le segment [AB] ou la demi-droite By. a+b+c#0. Dans chacun des cas suivants,
précisez la position de G par rapport au
A B triangle ABC.
: a s a) A, B, C sont confondus.
| a) (A; 3), (B; 4). d) (A; —2), (B; 2). b) a=b=0, c#0.
| 6b) (A; 0), (B; —-)). e) (A; —1), (B: 3). c) a=0, b+c#0.
Hc) (A; 1), B; =2). .f) (As. -2), B; —3). d) a=b=c.
té__13. M est un point de la droite (AB); (¢__]4. Indiquez dans quelle région, numé-
écrivez M comme barycentre de (A; a) et rotée ci-dessous, se trouve chacun des bary-
(B; b) dans les cas suivants : centres suivants :
a)-(A¥2), B; 2p CHT):
a) AM=3BM et, M entre A et B.
by” (A; YD): (1), «Ce.
ey (Ae De (Bs 2) (Ga
b) MB=2AM et, M n’appartient pas a [AB].

ul
c) MB=" AB et, M plus proche de B que

e) 2MA+3AB=0.

Exercices d’entrainement

Barycentre de deux points massifs mum 15. A et B sont deux points distincts.
M est un point du segment [AB].

Pour les exercices 5 a 10, construisez le k est le réel —— c’est-a-dire que :


barycentre des points massifs suivants.
AM=kAB et O<kSI1.
mmm. «A; 3), (B; 6). a) Notons a=MA et b=—MB. Déduisez, a
Vaide de la relation de Chasles, qu’alors M
mum6. (A; 3), (B; -2 est barycentre de (A; a) et (B; 6).
b) M est un point de la droite (AB).
mum 7. (M; 1), (N; -4 Démontrez qu'il existe deux réels a et b avec
a+b#0 tels que M soit le barycentre de
(A; a), (B; 6).
oe 3.
mmm l6. A, B, C, D sont quatre points
distincts du plan.
oe 9. Construisez le point M tel que :
MA+MB=MD-MC.
mn 1 0. (A; “ssa
m7. I est le barycentre des points
nea (A; 4), (B; k) ot k est un réel différent
Pour les exercices 11 a 14, déterminez des de —4.
réels a et 2 pou ay
que a fo i barycentre des J est le barycentre de (A; m), (B; —4m) ot
points mass Ba). m est un réel non nul.
a) Pouvez-vous déterminer k pour que I et
mum ll. AB=2GB. J soient confondus (soit IJ =0)?
8 i
b) Est-il possible que 1)+ AB= 0?
mum l2. 2GA-—5BA=O.

mum 13. 2AB—GA+GB=0. mum 18. Démontrez que les barycentres G


et H des points massifs respectifs : (A; 4),
mumml4. G est le symétrique de B par (B; —3) et (A; —3), (B; 4), sont symétriques
rapport a A. par rapport au milieu de [AB].

270
20. Barycentre

Barycentre de trois points massifs b) Sia+b+c#0, montrez que f(M)=0 si et


seulement si :
i
Pour les exercices 19 4 23, ABC est un fWg eaI (aOA+b0B+cOC).
triangle; construisez le barycentre des points
massifs(A; a), (B; b), (C: c). Concluez.
ec) Si a+ b+c=0, montrez qu’il existe un
me 19. vecteur V tel que pour tout point M, f(M)=V.
Dans ce cas, quels sont les points M[tels que
f(M)= 0? (envceees deux cas V=0 ou
ous2 0). V #0).

mmm 2!. a=0, b=2, c=—-4. Barycentre de quatre points massifs

1 mmm 30. ABCD est un parallélogramme.


mus 22. OF a5 b=—1, c=1. Quel est son isobarycentre?
Construisez-le de plusieurs facons.

Mmmm 23. «a=3, b=-4, c=l.


mame 31. ABCD est un rectangle.
Construisez le barycentre des points massifs
(A; 1), (B; 1), (C; 1), (D; 3).
Pour les exercices 24 et 25, ABC est un
triangle.
Déterminez les réels a, 6, c pour que G soit mmm 32. A,B,C, D sont quatre points du
le barycentre de (A; a), (B; 6), (C; c). plan.
a) Construisez les barycentres G de (A; 4),
mum 24. AG=2AB+3AC. (B; —1), (C; 1), (D; —2) et G' de (A; —2),
(B393), (€39—4); (D;'6).
b) Construisez le barycentre H de (G; 2),
mu25. (G'; 1).
c) Pourquoi H est-il sur la droite (AC)?

mum 26. ABCD est un parallélogramme et


E un point du plan. mam 33. ABCD est un quadrilatére et a un
Montrez que les points E, A, C et E, B, D réel non nul.
ont le méme isobarycentre. a) Construisez le barycentre des points

mumm27. Un triangle ABC est tel que massifs (A;=), (c; “), (D; a), puis le bary-

AB=AC=a et BAC = rad. centre de (B; a), (A; =

a) Déterminez le réel b tel que BC=b. b) Déduisez-en une construction de liso-


b) Déterminez le barycentre des points mas- barycentre de ABCD.
sifs (A; b), (B; a), (C; ).

Barycentres et repeéres cartésiens


gum 28. ABC est un triangle et a est un
réel positif non nul.
G est le barycentre des points massifs (A; a), mum 34. A et B sont deux points de l’axe
de repére (O; 7 ), d’abscisses respectives 2 et
(B;.— a), (C; a).
Déterminez G comme intersection de trois
droites. Déterminez Vabscisse du barycentre des
Quelle est la nature du quadrilatere ABCG? points massifs (A; 3), (B; 2).

mumm29. Existence du barycentre. aaa 3:5. Dans un_ repére_ orthonormé


f est la fonction du plan dans l’ensemble U (O; i,j| ) du plan, A, B, C sont les points de
des vecteurs du plan telle que : coordonnées respectives (0; 1), (1; 0), (4; 0).
M +—> f(M)=aMA+6MB+cMC a) Déterminez les coordonnées de
ou A, B, C sont des points du plan et a, 6, Visobarycentre G du triangle ABC.
c des réels. b) Déterminez des équations des médianes
a) O est un point du plan. du triangle ABC et vérifiez qu’elles se coupent
Montrez que f(M)=f(O)—-(a+b+c) OM. en G

271
mee 3 6. (95 i, j )est un repére orthonormé a) Trouvez les coordonnées de I, J, M, N.
du plan. A, B, C sont les points de coordon- b) K est le milieu de [MN]; démontrez que
nées respectives (0; 1), (3; 2), (2; —D. I, J, K sont alignés.
Déterminez les réels a et 6 pour que le point
G de coordonnées (—3; —4) soit barycentre c) Retrouvez géométriquement ce résultat |
de (A> 2). (Bs 6) (G33): sans utiliser les coordonnées.

Etude de figures Barycentres et physique :


centres d’inertie
me37.x ABC est un triangle.
I est le point de [BC] tel que 1B=- CB. mum 40. Trois plaques carrées homogénes, |
d’épaisseur constante, de coté a = 20 cm et de
J est le point de [AC] tel que AJ masses m=400, m’=200, m”=600 en
grammes, sont disposées comme lindique la |
K est le milieu de [AB]. 4 figure ci-dessous.
Démontrez que (AI, (BJ) et (CK) sont Déterminez la position du centre d’inertie du
concourantes. systeme matériel formé par ces plaques.
Indications: considérez le barycentre
(A; 3), (B; 3), (C; 1) et opérez comme dans le
paragraphe 3.3.a.

mmm 38.x ABCD est un quadrilatére. I, J,


K, L, M, N sont respectivement les milieux
des segments [AB], [CD], [AD], [BC], [AC],
[BD].
a) Montrez que les segments [IJ], [KL], [MN]
sont sécants en un point O, dont vous
préciserez la position sur chacun de ces
segments. mumm41.* D est une plaque circulaire|
homogéne et d’épaisseur constante, de centre
Indications : considérez lisobarycentre O C et de rayon 6cm. Dans cette plaque on |}
des quatre points A, B, C et D; construisez découpe un disque d de diamétre CA, de
de plusieurs facons différentes en appli- centre C’ comme indiqué sur la figure ci- | —
quant le théoréme du barycentre partiel dans dessous.
le cas de 4 points. S est le solide ainsi hachuré ci-dessous.
Déterminez le centre d’inertie I du solide S.
b) A’, BY, C’, D’ sont les isobarycentres
respectifs de B, C, D; A, C, D; A, B, D et
AG Be G:
Démontrez que les segments [AA’], [BB’],
{CC’], [DD’] ont un point commun G, dont vous
préciserez la position.

eee
e
e
e
e

mmm 39. (0; i, j )est unrepére orthonormé


du plan. A, B, C, D sont les points de
coordonnées (1; 0), (0; 3), (3; 7), (7; 5). I est Commentaire : en physique, pour tenir
le milieu de [AB], J le milieu de [CD]. compte de la suppression du disque d, on
M est le barycentre de (B; 1), (D; 4) et N celui compte négativement sa masse. Aussi I est le
de (As 1), (€;"4): barycentre de (C; m), (C’; m’).

272
CHAPITRE
21

ANGLES ORIENTES.
MESURES

1. Pour prendre un bon départ

1.1 Norme d’un vecteur. Vecteur unitaire


——>
@ est un vecteur; A et B sont deux points du plan tels que uw = AB.
La norme du vecteur wu est la distance entre A et B.
||z ||=d(A, B)= AB.
Le réel positif ||a | est indépendant du représentant choisi pour le vecteur wu, c’est-a-dire
que si zw =AB=A’B’, alors ||z ||=d(A, B)=d(A’, B’).
Mais la norme dépend de Il’unité de longueur choisie pour définir la distance dans le plan.

Deux propriétés “
> ||z ||=0, si et seulement si i =0;
> pour tout vecteur u et tout réel a, |au |=|a| |la |.

Vecteurs unitaires
Un vecteur dont la norme est égale a 1 est appelé un vecteur unitaire.
ae 1 ae
Siw est un vecteur non nul, alors les vecteurs eal u et — ]zl u, sont les deux vecteurs
u u
unitaires et colinéaires a u.
° e e Y . a —_>

Nous dirons que —— wu est le vecteur unitaire de «méme sens» que uw.
. 1 _ . . A >

eal

EXERCICE Vérifiez que les deux vecteurs précédents sont unitaires.

273
1.2. Secteur angulaire. Angle géométrique d’un
secteur angulaire
Deux demi-droites x et y de méme origine O déterminent m
deux régions du plan. Chacune de ces régions est un secteur
angulaire.
L’un de ces secteurs est dit saillant (hachuré sur la figure), O
autre est dit rentrant (en couleur sur la figure). yy
Le saillant est noté [xOy ] ou [yOx ]; le rentrant : [xOy] ou /
x

[yOx].
L’angle géométrique d’un secteur est l’ensemble de tous les secteurs qui lui sont
ee

superposables. On le note xOy pour un saillant; xOy pour un rentrant.

1.3. Mesure de langle géométrique d’un secteur


angulaire. Unites de mesure

Le dessin ci-contre montre des secteurs angulaires et leur y


mesure respective (en degrés).
Une unité de mesure étant choisie, nous admettons qu’a
chaque angle géométrique est associée une seule mesure qui
s’exprime par un réel positif.
Les unités usuelles de mesures sont le degré (deg), le 120°
grade (gr), le radian (rad).
Ces unités sont liées entre elles par la correspondance
suivante :
qm radians correspondent a 180 degrés;
m radians correspondent a 200 grades.
x x
Ainsi, si x, y, z sont les réels qui expriment respectivement
la mesure en degrés, en radians et en grades d’un méme
x
secteur, alors on a : —~=—=—.

274
21. Angles orientes. Mesures

Exemple 0° x
Uy Or : O yy
n secteur a pour mesure "ph radians.

Quelle est sa mesure en degrés? S 2


Désignant par x le réel qui exprime la mesure en degrés,
180 77
nous avons : x=—— X —= 140. 60°
7 9 ue
O x O oe

180°

Conversions. Convertissez en [ \
EXERCICE degrés, puis en grades : yy; O x
7 1%
50 rad; re rad=— i >Gorad* 90:3 rad.

La mesure d’un angle géométrique est comprise entre 0 et 360 en degrés, 0 et 27 en radians
0 et 400 en grades. ae t's
On dit trés souvent, par exemple, l’angle xOy est de 45 degrés, et on écrit : xOy =45 (deg).

1.4. Are de cercle géométrique. Mesure d’un are


géomeétrique
a. Are géométrique
x

C est un cercle de centre O et de rayon r.


On appelle arc géométrique de C l’ensemble des points que NY
constitue l’intersection de C avec un secteur angulaire A
d’origine O et de demi-droites x, y.
Si A et B sont respectivement les points d’intersection de
C avec x et y, on note l’arc correspondant au secteur saillant
par AB ou BA. ee ee
L’are correspondant au secteur rentrant est noté AB ou BA.

b. Mesure d’un are géométrique

Par définition :
& ane ees

La mesure de l’arc géométrique AB est la mesure de l’angle xOy; celle de


Nees Se

AB est celle de xOy.

1.5. Longueur d’un are géometrique

a est la mesure en radians de l’arc AB de C.


Une unité de longueur est choisie dans le plan.
Si, dans cette unité de longueur, le rayon de C s’exprime
par r, la longueur / de AB s’exprime par: l=ra.
Alors, si l’on considére un cercle de rayon 1, ona l=a:
le méme réel définit a la fois la mesure en radians
d’un arc et la longueur de cet arc.
Cela explique pourquoi, dans la suite, on utilisera des cercles,
de rayon 1.
cercle de longueur 54 cm.
EXERCICE C est un
A et B sont deux points de C. Un des deux arcs géométriques
déterminés par A et B a une longueur de 18 cm.
Donnez la mesure de cet arc en radians, puis en degrés.

2. Travaux dirigés d’approche

2.1. Repérage d’un point sur un cercle


Repérer un point M sur un cercle, c’est associer a ce point un réel (ou plusieurs) de
sorte que la donnée de ce réel (ou de l’un d’eux) permette de situer M sans ambiguité.
Ce probléme se pose par exemple lors de |’étude du mouvement d’un point mobile se
déplacant sur un cercle.

2.2. Repérage d’un point sur un cercle


de rayon 1. Mesures associées a un couple
de points de ce cercle.
C est le cercle de centre O et de rayon 1.
A est un point choisi sur C.
Quel réel choisir pour repérer un point M de C? =
On pense a la longueur du trajet sur le cercle pour
aller de A a M. (Rappel: la longueur d’un trajet
s’exprime toujours par un réel positif.)
Mais il y a deux facons pour aller de A a M. La
premiere en allant dans le sens de la fleche (voir dessin Ce
ci-contre), la deuxiéme en allant dans le sens contraire.
En outre, dans chacun des cas, un mobile allant de
A aM peut faire un trajet comportant plusieurs tours
complets.

a. Orientation du cercle
Convenons de dire que le sens de la fléche (voir dessin ci-dessus) est le sens direct
(ou positif) et que le sens contraire est le sens indirect (ou négatif).
Ayant opéré ce choix, on dit qu’on a orienté le cercle €.

b. Mesures positives et
Pour aller de A a M, on choisit le sens direct. M
La longueur / du trajet parcouru par un mobile partant
ea
de A et arrivant une premiére fois en M est, par
définition, une mesure associée au couple (A; M).
Le sens de parcours est le sens direct, et cette mesure
1 de (A; M) est aussi positive.
Lorsque le mobile continue sa course dans le sens eC
direct et arrive une deuxiéme fois en M, il a parcouru
un trajet de longueur : 1 +27.

276
21. Angles orientés. Mesures

Lorsqu’il arrive une (k+1)-iéme fois en M, il a parcouru un trajet de longueur


L+k x (2a)=1 + 2kn. On dit que les réels 1+2ka sont des mesures de (A; M).
La donnée d’une de ces mesures permet de situer M comme le montre Vexemple
suivant.

Exemple
fae
Une mesure de (A; M) est Placez le point M (le
point A étant connu comme il a déja été dit).
: Tia
Dire que = est une mesure de (A; M) signifie qu’un
trajet de A a M dans le sens direct a pour longueur
Tia
o
La longueur du cercle étant 27, faisons apparaitre le
plus grand multiple de 27 qui soit inférieur a a
ae ‘gee oT
Ecrivons : ey tag eda t= 12x Qn) + 3"

Ainsi, ce trajet de A a M a été fait en parcourant douze fois le cercle a partir de A


et dans le sens direct, le mobile est alors revenu en A, puis a partir de A et dans le
: 7
sens direct, a effectué un trajet de longueur —. II parvient alors au point M, situé
3
; Boe teri i sy : oT
comme il a été indiqué sur la figure. (La longueur de l’arc en couleur est ==)

EXERCICE La situation est celle de l’exemple ci-dessus.


a. Donnez toutes les mesures positives associées au couple
(A; M).
b. Quelle est la plus petite de ces mesures?
c. Donnez toutes les mesures positives associées au couple
(M; A).
| ge
c. Mesures negatives

Pour aller de A 4 M on choisit le sens indirect.


Rappelons que, allant de A a M dans le sens direct, M
le mobile arrivant une premiére fois en M a parcouru
un trajet de longueur /. x
La longueur du trajet parcouru (en couleur sur la
figure) par le mobile partant de A dans le sens indirect
et arrivant une premiére fois en M est donc : 27 —l.
Pour indiquer que ce trajet a été effectué dans le sens
indirect, on choisit comme mesure : —(27—1), soit
be.
Lorsque le mobile continue dans le sens indirect, il a
parcouru, lors de son k-iéme passage en M, un trajet de longueur : 2k7 —1. Comme
le sens de parcours est le sens indirect, on choisit pour mesure :
—(2khar —D=1-2kr.

277
d. En résumé
Toutes les mesures associées au couple (A; M) sont de la forme 1+2kz, ot k
est entier positif ou négatif, c’est-a-dire k EZ.

EXERCICE Reprenez la situation de l’exemple du paragraphe b.


a. Donnez toutes les mesures négatives associées a (A; M).
estes Tt
b. Vérifiez que l'ensemble des réels qui s’écrivent “gt ke
: ‘ Ee om
avec k EZ est identique a celui des réels qui s’écrivent : a taka
; Ras ce 7
avec k€Z, et aussi a celui des réels qui s’écrivent : qt aha
avec keEZ.

>. Cours et applications

3.1. Cercle orienté. Plan oriente.


Cercle trigonomeétrique
a. Cercle orienté

Il existe deux facons de parcourir un cercle © et deux


seulement.
Orienter le cercle, c’est choisir un des deux sens de
parcours comme sens direct (ou positif), l'autre étant dit
alors le sens indirect (ou négatif).
L’usage est de choisir comme sens direct celui indiqué par
la fléche sur le dessin ci-contre (sens inverse de celui du
déplacement des aiguilles d’une montre). ©
On dira qu’un cercle est orienté dans le sens direct
lorsque le sens de parcours choisi comme sens direct est le
sens usuel.

b. Plan orienté

Le plan est dit orienté lorsque tous les cercles de ce plan sont orientés dans le méme sens.
Dans toute la suite de ce chapitre, nous supposons le plan orienté.

ce. Cercle trigonométrique

Définition |1

Un cercle trigonométrique est un cercle de rayon 1 et orienté dans le sens


direct.

278
21. Angles orientés. Mesures

Dene Mesures associees a un couple de points


d’un cercle trigonométrique
a. Mesures
(A; M) est un couple de points du cercle C.
Un mobile qui part de A dans le sens direct et qui arrive
en M pour la premiére fois a parcouru un trajet dont nous Pp Pa
notons la longueur 1. Le cercle € étant de rayon 1, | exprime
fe
EERE
aussi la mesure en radians de l’arc géométrique APM (voir
paragraphe 1.5.). A
On dit que :
l est une mesure en radians associée au couple (A; M).
Tout réel qui s’écrit 1+2kz avec k CZ est aussi une
mesure en radians associée au couple (A; M) (voir
paragraphe 2.2.).
La donnée d’une mesure de (A; M) permet de situer M sur
le cercle lorsqu’on connait la position de A (ou la position
de M lorsqu’on connait A).

6. Propriétés des mesures


» Si x et y sont des mesures associées au couple (A; M) alors il existe un entier k tel que :
x=y+2kr.
Ainsi lorsqu’on connait une mesure x, toutes les autres s’écrivent x +2km.
> Parmi toutes les mesures associées au couple (A; M) il en existe une et une seule qui
est située dans l’intervalle : |— 7; +7]. On dit que cette mesure est la mesure principale
de (A; M). Nous admettons ce résultat.

EXERCICE A etre sont deux points de © et une mesure de (A; M) en radians

résolu
ia
esi
7
Trouver sa mesure principale en radians.

Solution aus

Nous écrivons : a7 rt car nous recherchons un réel 2km7 avec kEZ qui soit le

83
plus proche possible“de on
837 T 7
Nous avons donc : 7 ar 6X Cans

Ainsi, nous voyons que —= est une mesure de (A; M); comme elle est dans |— 7; +77],
c’est la mesure reps
principale. : ’ =
Vous pouvez vérifier sur cet exemple qu’il n’y a pas d’autre mesure dans |— 7; +77].

Commentaire
o™
L’usage est d’appeler are orienté
; AM le couple (A; M). : , ; eget
Cette appellation n’est pas trés heureuse car elle peut laisser croire quun arc oriente est un arc
géométrique sur leque! on a choisi un sens de parcours. [Il n’en est rien.
Ce qu’il faut bien comprendre ici c’est qu’un arc oriente est tout simplement un couple
de points sur un cercle orienté. =
Une mesure en radians de l’arc orienté AM est une mesure en radians du couple (A; M).

279
3.3. Angle orienté d’un couple de deux vecteurs
non nuls
a. Angle orienté de vecteurs unitaires
uw et v sont deux vecteurs unitaires.
Nous appellerons angle orienté des vecteurs unitaires u et v, le couple (a ; b ) de
ces vecteurs. =a
L’usage est de noter (a; v ) angle orienté de ces vecteurs unitaires; en fait, s’il n’y a aucun
risque de confusion, nous noterons simplement (a ; vv ) cet angle orienté.
Considérons des représentants de méme origine 0 de uw
et 0
z#=OA et 0 =OB. A
C est le cercle trigonométrique de centre O; les points A
et B sont sur © car wu et 0 soni unitaires.
Par définition, une mesure en radians de langle
orienté (uw; 0 ) est une mesure en radians du couple
(A; B). v
Nous admettrons que ces mesures de l’angle orienté (i; 0 ) C
ne dépendent
>
pas
>
de l’origine choisie pour représenter les
vecteurs U et Vv.
-
u

Nous noterons mes (i ; v ) n’importe laquelle des mesures de l’angle orienté (wu; 0 ). Mais
bien souvent, dans la pratique, on confond l’angle orienté et ses mesures; on parle par
exemple d’un angle orienté de 7 radians, et on écrit : (a ae )
. , T 2 , . > > 7

ae ener e > > 7 .


Cette écriture signifie qu’une mesure de (a; 0 ) est re toutes les autres étant alors de la
7 :
forme : qt ka, avec k entier.
Nous aurions donc pu aussi écrire, pour k=1 par exemple : (a ; v )=—.

Commentaire
On écrit parfois (a ; 0 )=— ad [27], ce qui se lit «(a ; v0) congru a e modulo 27 » pour indiquer que
, . . a > . . > > . T . .

4
> Tv °
toute mesure de (w; 70 ) est 4° ohm avec k entier.

b. Angle orienté de vecteurs non nuls


a et b sont deux vecteurs non nuls. :
D’apres les résultats rappelés au paragraphe 1.1., nous
savons qu'il existe un seul vecteur unitaire de «méme sens »

que a@ (resp. Bb): nous le noterons u = : @ (resp.


5-6)
[6 ||
Par définition, nous dirons que l’angle orienté, noté (a; xb)
de ces deux vecteurs non nuls, est l’angle orienté (a ; v0 )des
vecteurs unitaires «de méme sens» que @ et b.
L’ensemble des mesures en radians de (@; 6) est donc’
ensemble des mesures en radians de (w; 0).
280
21. Angles orientés. Mesures

Exemples

(1) Angle nul


m est un réel strictement positif et u un vecteur non nul;
alors v
(u;mu)=0 (m>0). ak ;
Toute mesure de l’angle nul est de la forme 2k7 avec kEZ.

(2) Angle plat


m est un réel strictement négatif et u un vecteur non nul;
alors
(Gig ee Ce Ne
ae mesure de l’angle plat est de la forme (2k +1) 7 avec
ke

(3) Angles droits


u, v, W sont deux vecteurs non nuls. d
> > 5 z > > T
(a 3 v ) est Pangle droit direct lorsque (a -v j= sore a

(a; w ) est Pangle droit indirect lorsque (iu ; @ )= a w


>

3.4. Application remarquable de R sur


un cercle trigonomeétrique
C est le cercle trigonométrique de centre O, et A un point de C. __.
Nous concevons que tout réel x est une mesure d’un angle orienté (OA; ey
En effet, considérons les intervalles : [0; 27[, [27r; 4r[, [4ar; 677 et les
mtervales: [—2r0[f 6 t—4ore—2ar[y'! [(—6a; —4ar[p:

-—67 —-4n —27 0 270 Aa 67

Il est clair que ces ifitervalles sont deux a deux disjoints et que
leur réunion est R.
, , , ¢
Donc, tout réel x est dans l’un d’entre eux et dans un seul. *F
Si lon a:
Qha <x <2(k+1)7, avec kEN
alors il existe un réel / tel que : A
x=2krt+l, avec: 0<1<27
et nous concevons que / est la longueur d’un certain arc \
géométrique parcouru par un mobile partant de A dans le sens
direct. Soit M l’extrémité de cet arc. Alors | est une mesure
en radians de (OA; OM), et x=1+2kzm est aussi une mesure
de (OA; OM).
Nous verrions de méme que si l’on a: (2k +1) 47<x<2kz, avec k entier négatif, x serait
une mesure d’un certain angle (OA; OM).
Nous énoncons donc le théoréme suivant, que nous admettons :
281
Théoréme Il

C est le cercle trigonométrique de centre O et A un point de C.


A‘tout réel x est associé un unique point M de C tel que x soit une mesure
en radians de Pangle orienté (OA; OM).
Si M est associé a x, alors M est aussi associé a tous les réels x +2k7 avec
k EZ, et a ceux-la seulement.

3.5. Relation de Chasles pour les angles


orientés de vecteurs non nuls
a. Enoncé

u, v, W sont trois vecteurs non nuls quelconques.


Nous admettons le théoréme suivant :

Théoréme 2
(Relation de Chasles)

Commentaire
Selon la relation de Chasles, en additionnant n ‘importe quelle mesure de (uw; 0 ) A n’importe quelle
mesure de (i; w ) on obtient une mesure de (a; w>)
Et, réciproquement, n ‘importe quelle mesure de (a ; w ) est la somme d’une mesure de (a; ) et dune
mesure de (o; Ww
0

b. Conséquences

e Comme nous avons pour tout vecteur uw non nul >


(u;u )=0,
il résulte de la relation de Chasles que pour tous vecteurs u et 0 non nuls:
(w;0)+(0;u )=0
soit : (@;0)=-(0;7). By
On dit que les angles orientés (wu; 0 ) et (a; i ) sont opposés.
e Pour tous vecteurs wu, 0, w non nuls: 0 et w sont
colinéaires de «méme sens» si et seulement si PS
(uw; 0 )=(u;w).
282
21. Angles orientés. Mesures

3.6. Angle orienté de deux demi-droites


de méme origine
@ x et y sont deux demi-droites d’origine O.
Par definition, Vangle orienté du couple des demi- B
droites
es (Ox; Oy) est Dangle orienté de vecteurs >
(OA; OB) ou A est un point quelconque de x, distinct ¥ x
de O et B un point quelconque de y, distinct de O. O ee A
L’usage est de noter cet angle (Ox=-G5): nous le noterons simplement (Ox; Oy), s’il n’y a
aucun risque de confusion.
Notez qu’en particulier (Ox; Oy)=—(Oy; Ox) car nous avons vu que
(OA; OB)= — (OB; OA).
e Par deéfinition Yensemble des mesures de |’ angle orienté de demi-droites
(Ox; Oy) est ’ensemble des mesures de l’angle orienté de vecteurs (OA; OB), ow
A et B sont des points quelconques respectifs des demi-droites x et y, distincts de O.
Pratiquement, la notation (Ox; Oy) désignera aussi bien l’angle orienté de demi-droites
qu'une mesure de cet angle.
set agar < eke
Ainsi, si A est une mesure en radians de (Ox; Oy), on écrira (Ox; Oy)=—

Exemples

(1) (Ox; Ox)=0 car dans ce cas les vecteurs OA et OB Or uw - a2


sont colinéaires de «méme sens» et nous avons vu qu’alors (Natt *
(OA: OB)=0.

(2) Si Ox et Oy sont deux demi-droites d’une méme droite, mn B


langle orienté (Ox, Oy) est dit plat. oe eee ea
Toute mesure de cet angle s’écrit: m+2km avec kEZ. O
Notez que l’angle orienté (Oy; Ox) est aussi un angle plat, et que toute mesure de cet
angle s’écrit: —7t+2km avec kEZ soit wt+2k'm avec k’'EZ
Dans ce cas particulier on a (Oy; Ox)=(Ox; Oy).

e Relations de Chasles
La relation de Chasles donnée pour les angles orientés de vecteurs, permet d’écrire que :
quelles que soient les demi-droites Ox, Oy, Oz on a:
a (Ox; Oy)
+ (Oy; Oz)=(Ox; Oz).
La signification et la méme que celle donnée pour les angles orientés de vecteurs.

3.7. Lien entre les mesures de l’angle orienté


(Ox; Oy) et mesure de l’angle géometrique
xOy
Ox et Oy sont deux demi-droites. Elles déterminent donc un angle géométrique Saillant
Oy et deux angles orientés (Ox; Oy) et (Oy; Ox).
Soit a la mesure principale en radians de (Ox; Oy).
Nous pourrions démontrer, mais nous |’admettrons, que la mesure de l’angle géométrique
~Oy est jal.
283
Ainsi, dans le cas de la figure, la mesure principale de ts
eae 7
(Ox; Oy) étant = la mesure de xOy est +3

Commentaire
ed

La mesure de l’angle géométrique rentrant xOy est : 27 — la|.

3.8. Repéres orthonormés directs ou indirects


(O; OA, OB) est un repére orthonormé du plan orienté.
Ce repére est dit orthonormé direct lorsque (OA; OB)=— et orthonormé indirect si
wly

(OK;O8)= -7.
3.9. Cosinus et sinus d’un angle
a. Définition
On appelle cosinus et sinus d’un angle (qu’il soit géométrique, de deux demi-droites ou de
deux vecteurs), le cosinus et le sinus de lune de ses mesures en radians.

Connietitdires 2220 204 Pane 5 iesun 139 (2 270) Sinei Sig88 1) sop Sane

e Au chapitre 12, sont définis le cosinus et le sinus d’un réel; or toute mesure d’un angle est bien
un réel.
e Si x est une mesure en radians de l’angle (w; 7%), alors toute autre mesure est x +2km avec k
entier. Au chapitre 12, on a établi que : cos(x +2km)=cos x et sin(x +2km)=sin x; c’est pour cela
que cos(i; 0 )etsin(w;0 )sont définis comme le cosinus et le sinus d’une quelconque mesure de (a ; @ ).

b. Propriétés

Nous avons Yu
vu que si a est la mesure principale en radians de (OA; OB) alors la| est la
mesure de KOB.
Donc : cos (OA; OB)=cos a et.. cos AOB =cos |a|.
Si az=0 alors |a| =a et cos (OA; OB)=cos AOB.
Si a<0O alors |a| =—-a, mais cos(—a)=cosa_ (voir chapitre 12) donc
cos(OA; OB) =cos ‘AOB.
Donc, dans tous les cas :

cos (OA; OB)= cos AOB = cos BOA.

284
EXERCICES'
Pour tester vos connaissances

@@m@ml. Convertissez en radians, puis en @mmm6. Dans la situation de l’exercice 4,


grades : placez le point N tel qu’une mesure en degrés
NOse eros ee ZOOL a SOerin GOP) 18S de (OA; ON) soit 270.
Donnez la mesure principale de (OA; ON), en |
@mmm2. Convertissez en degrés puis en degrés.
grades; les mesures données en radians :

ea
Pe es ar mmm7. Le plan est supposé orienté dans |
aa ole AN? 4” D4. Ts Ce
le sens direct.
Tracez une demi-droite Ox.
Placez la demi-droite Oy dans chacun des cas |
(<_13. C et CG’ sont deux cercles de méme
centre O et de rayons respectifs r et r’. suivants sachant que :
[ xOy ] est un secteur angulaire qui détermine en degrés en radians
sur © un arc de longueur 9 et sur C’ un arc
de longueur 20. (Ox; Oy) =30 (Ox; Oy) =— 7
Quelle relation existe-t-il entre r et r’? 4,
(Ox; Oy) =790 (Ox; Oy)=-—
mmm4. © est le cercle trigonométrique de
centre O et A est un point de C.
(Oy; Ox)=30 (Ox: Oy)=7
Dans chaque cas, placez le point M tel qu’une
Gay = =
re
mesure en radians du couple (A; M) soit : (Oy; Ox)=—60

iteeg ah
92 C1oe Ts
558 iF 28leat
6° 6° Ae Ae
(Oy; Ox)=—7.

(€ 18. Le plan est supposé orienté


(€¢__15. La situation est celle de l’exer- ABC est un triangle équilatéral tel que
cice 4.
Placez le point M tel qu’une mesure en radians
7
(AB; AC)=2.
de (OA; OM) soit: = Donnez une mesure en radians de :
Donnez la mesure principale en radians. (BA; BC); (CA; CB).

Exercices d’entrainement
A ae Pour les exercices 12 et 13, on donne une
Pour les exercices 9 a 11, donnez dans
chaque cas la mesure principale d’un angle mesure d’un angle orienté (Ox: Oy) de deux
orienté dont une mesure x est : demi-droites Ox et Oy, le plan étant orienté.
Donnez, dans chacun des cas suivants, les
re
mesures des angles géométriques
Sn
xOy et
xOy :

mmm 12. en degrés :

(Ox; Oy)=—480; (Ox; Oy)=40.


mmm lQ. en degrés: x=190; x= -—200;
x = —367; x =711; x = —983.
mmm 13. sen radians :
By:
Mmmm ll. en grades: x—392; x=541; (Ox; Oy)= 25 (Ox; Oy)= ae
x =732; x=1014.
mum l4.* «x et y sont des demi-droites au-dessus de la roue est en correspondance,
d’origine O telles qu’une mesure en radians a chaque instant, avec I’un des quatre chiffres
de la graduation. On suppose que la roue
Tv ‘
de (Ox; Oy) soit 3 en radians. tourne a 45 tours par minute et que, a |’instant
t=0, le point indique le chiffre 1.
Déterminez les demi-droites z d’origine O Quels sont les chiffres indiqués aux instants
telles que : t=1, t=2, £=3, t=4, 4.'t—n=secondes?
(Oz; Ox)=4(Oz; Oy).

mem 19. Une automobile M roulant a une


Pour les exercices 15 et 16, connaissant
vitesse constante parcourt une piste circulaire
le point A sur le cercle trigonométrique de
centre O, placez sur ce cercle les points M C dont le périmétre est de 4 km.
Notons O le centre de cette piste.
pour que l’angle (OA; OM) ait pour mesures :
a) Déterminez une approximation par excés
du rayon a un metre pres.
mot Oh: rs ie b) Sachant que M parcourt @ en 1 min 20 s,
3 5 3
donnez la mesure principale de langle
(OA; OM) lorsque M a roulé pendant 10s a
partir de A.
c) Donnez lTexpression en radians de la
mesure principale y de cet angle si M, parti
de A, roule pendant x secondes.

mum 20. On désigne par C une piste


circulaire de 300 metres de rayon. Deux
mum 17. C est le cercle trigonométrique cyclistes A et B roulent sur cette piste dans
de centre O, A est un point de C le sens contraire lun de l’autre, et avec la
Un point matériel parcourt C d’un mouvement méme vitesse supposée constante. Les cylistes
uniforme dans le sens direct. passent au méme point C de la piste toutes
Dire que le mouvement est uniforme signifie les 3 minutes.
que pendant des intervalles de temps égaux
le point mobile parcourt des trajets de a) Sachant que les cyclistes ont démarré de
longueurs égales. C a 8 heures, précisez la position de chacun
L’origine des temps t est prise en A, a un instant t situé entre 8 heures et
c’est-a-dire que pour t =0, le point mobile est 12 heures.
en A. En particulier, précisez ces positions :
Au temps t=1 (seconde), le mobile est en un 9 heures; a 10 heures 30; a 11 heures;
11 heures 30.
point M tel que (OA; OM) =>.
b) Quelle est la distance parcourue par
a) Au bout de combien de temps le mobile chacun dans ces quatre cas?
repassera-t-il en A, une premiére fois? une
deuxiéme fois?
mum 21.* (0; i,j) est un repére ortho-
6) Sur un dessin, indiquez quelle sera la
- : 2 sae ban We
position du mobile au bout de 90 secondes? normé du plan orienté avec (i; j 15s Voici
de 3 minutes?
trois points : A(2; 1), B(O; 2), C(2; 0).
c) On appelle B le point tel que
a) Déterminez les coordonnées du point D
(OA; OB)= ai tel que: j

Indiquez au bout de combien de temps le (OB; AD)= =. et AD unitaire.


mobile passera en B pour la premiere fois. En
quels autres instants t le mobile passera-t-il b) Déterminez les coordonnées du point E
en B? tel que :
— ——> 2 os

mum 18. Une roue mobile autour de son


(DA; DE)= et DE unitaire.
centre a sa circonférence subdivisée en 4 arcs
de méme longueur délimités par une gradua- c) Calculez une mesure de l’angle
tion chiffrée de 1 jusqu’a 4. Un point fixe situé (OC; DE).

286
CHAPITRE
22

PRODUIT SCALAIRE
DE DEUX VECTEURS

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Mesure algébrique d’un vecteur


sur une droite graduée (ou axe)
Nous disons qu’une droite est graduée conformément 4 la_distance du plan_lorsqu’elle est
munie d’un repére (O; OI), tel que le vecteur directeur OI soit unitaire (||OI|| =1).
Nous dirons parfois axe (O; OI) au lieu de droite graduée de repére (O; OI).
Par la suite nous supposons toutes les droites, graduées comme il vient d’étre dit.

a. Mesure algebrique i 0 , B
A et B sont deux points d’une droite graduée de
repere (O; OI). AB=3
Alors il existe un unique réel k tel que AB=kOI.
Ce réel_k est la thesure algébrique de AB et il est O I B A
note AB. a
AB=AB OI. AB=-1

Remarque : la mesure algébrique, AB, est positive lorsqu’on se déplace de A vers B, dans
le méme sens que de O vers I. Cette mesure algébrique est négative, lorsqu’on se déplace
de A vers B, et de O vers I, en sens contraires.

Propriétés
Les propriétés établies sur les vecteurs, permettent d’affirmer que pour tous points A, B,
C d’un méme axe :
e AB=-BA
e AB=AC si et seulement si B=C
e relation de Chasles : AB+BC=AC.
Abscisse d’un point sur un axe (O; OI)
Si M est un point de cet axe, l’abscisse de M est la mesure algébrique du vecteur
OM. On la note xy et donc : xy=OM.

EXERCICE A et B sont les points d’abscisses respectives x, et xg d’un méme axe.

Montrez que : AB=xp-X,-

b. Lien entre mesure algébrique et distance


La situation est la méme que précédemment. Nous posons O1= i. Nous avons : AB= ABua.
Dou: ||AB|| =|AB| |Z], et comme: |Z ||=1, il vient: AB=d(A, B)= ||AB|| =|AB|.
Dans tous les cas nous déduisons: AB?=|AB|?= ||AB||?.

c. Projection parallele x
— c
A, B, C et D sont quatre points tels que AB=CD; A’, B’, }
C’ et_D’ sont les projetés de ces quatre points sur l’axe * B
(O; OI) parallélement a la droite A. | te Sil
Alors, on a: A'/B’=C'D’. Ondy dln BG’ 1 dX

1.2. Reperes orthonormés du plan

a. Vecteurs orthogonaux au a
pee Cc
u et ¥ sont deux vecteurs non [Link] A, B, C et D sont des
points du plan tels que AB=u et CD=0.
Dire que u et © sont orthogonaux signifie que les droites
(AB) et (CD) sont perpendiculaires.

b. Repeére orthonormé

(O: i, 7) est un repere


du plan. On dit que c’est un repére
orthonorme lorsque i et j sont orthogonaux et unitaires :

Je l= (l=.
Les coordonnées d’un point B sont (OH; OK), ot
H et K désignent respectivement les projetés
orthogonaux de B sur la droite des abscisses et sur
la droite des ordonnées. En effet, on a:
OH=OHi, OK=OKj
et OB=0H+0K=OH i +OK;.
288
22. Produit scalaire de deux vecteurs

2. Travaux dirigés d’approche


2.1. Expression de la norme d’un vecteur
Dans le repére orthonormé (O; i, j ), A et B sont les
points de coordonnées respectives (x4; yq) et (xp; ¥p);
on appelle H le point de coordonnées (xp; ya).

I
|
EXERCICE a. _Veérifiez que AH=x,- x,
et BH= ya — yp. |
x
b. Quel que soit le cas de figure,
déterminez AH et BH.
ec. Expliquez pourquoi le triangle AHB est rectangle en H.
d. A Vaide du théoréme de Pythagore, montrez que :
|| AB||— v (xp—X,)” +(yp— Ya)’

Remarque
Si w@ est le vecteur de coordonnées (a; b) dans la base ee j 7; alors le point M tel que
>
OM=i a pour coordonnées (a; b) dans le repére (O; 17 ) et donc :
|i | = JOM] = Varo
Dans le repére (O; i,i) les points M et N ont pour coordonnées
EXERCICE respectives (2; —3) et (—1; 4).
Déterminez ||OM||, ON), |MNI).

2.2. Orthogonalite de deux vecteurs


(O; i,j )est un repére orthonormé.
A et B sont les poizts de coordonnées respectives (x; y)
et (x'; y’).
Notons i =OA et 6 =OB.
Vous avez établi en classe de Troisitme que les
-vecteurs i et 0 sont orthogonaux si et seulement si :
xx'+yy'=0.
Nous vous proposons de démontrer ce théoreme a
- Vexercice 1 ci-dessous et de l’appliquer a l’exercice 2.

EXERCICES = Avec les notations précédentes.


Déterminez OA’, OB?, AB?.
b. wu et 0 sont orthogonaux, si et seulement si OAB est un
triangle rectangle en O, soit OA? + OB? = AB’.
Traduisez cette égalité a l’aide des résultats du a.

289
EXERCICES c. Déduisez-en le résultat rappelé ci-dessus.
2. Dans le repére orthonormé (0; i,j), A, B, C, D sont les

C3)
points de coordonnées respectives (—2; 1), (4; —3),- (2; 3),

Les droites (AB) et (CD) sont-elles perpendiculaires?

2.3. Lien entre l’angle (i ; @v )«et les


coordonnées du ee rt)

(O; i, j ) est un repére orthonormé


positif, et v est un vecteur.
e.e >

Notons par :
— I le point tel que Ol=i;
— J le point tel que Oj= fe
— C€ le cercle trigonométrique de
centre O;
— B le point tel que ¢ =OB.
— B’ /intersection du cercle_C et
de la demi-droite OB: OB’ est
alors un vecteur unitaire de méme
sens que OB et l’on a:
OB = OB OB’ = OB OB’
car OB>O0.

On a alors (1;ee (OI; OB)= (Ol; OB’) (voir chapitre 21, paragraphe 3.5. b), et
si a est une mesure en radians de (1; vv ) les coordonnées de B’ sont (cos a; sin @),
voir le paragraphe 2.1. du chapitre 12.

Comme OB=OB OB’, les coordonnées de B sont :


(OB cos a; OB sin a).

En notant H le projeté orthogonal de B sur (OD), on ‘sait que l’abscisse de B est OH,
donc : OH= OB cos a.

Et comme nous avons dit (chapitre 21, paragraphe 3.9.) que cos a =cos(i; 0 ), nous
avons :
OH =OB cos(i; @
).
Remarque : si u est un vecteur non nul tel que uw =ki avec k>0, alors
cos(i;)=cos(t;%), d'or OH=OB cos(a; 3d
).
Cette remarque sera utilisée dans le cours au paragraphe 3.1. c.

290
22. Produit scalaire de deux vecteurs

2. Cours et applications

Nous avons vu que l’utilisation d’un repére orthonormé permet de caractériser l’orthogonalité
de deux vecteurs wu(x; y) et 0(x’; y'), par une «formule» simple : xx’ + yy'=0.
L’utilisation d’un repére orthonormé permet aussi de calculer des normes, donc des
distances, par des formules simples; par exemple : ||a |?=x?+y?. Notez que l’écriture
x°+y* peut étre vue comme xx + yy, par analogie avec xx’ et yy’.
Ce type d’écriture joue un réle important en mathématiques, aussi allons-nous associer a
tout couple de vecteurs w(x; y) et U(x’; y’), le réel xx’+ yy’, qui sera appelé leur produit
scalaire; et nous allons voir que ce produit scalaire peut s’exprimer également sans avoir
recours aux coordonnées.
Ce nouvel outil, le produit scalaire, permet des démonstrations « par le calcul » de propriétés
géomeétriques faisant intervenir les notions de distance et d’orthogonalité.

3.1. Les diverses expressions du produit scalaire


Par la suite, nous supposerons les droites graduées comme il est dit en 1.1.

a. Expression utilisant les coordonnées


u et 0 sont deux vecteurs.
Dans un certain repére orthonormé, uw et v0 ont pour coordonnées respectives (x; y) et
i 37¥").-
Supposons que dans un autre repére orthonormé, wu et v aient pour coordonnées respectives
(X; Y) et (X’; Y’). Alors on démontre, et nous admettrons, que :
x’ + yy’=XX'+ YY’.
Ce réel ne dépend donc pas du repére orthonormé que l’on choisit pour attribuer des
coordonnées 4 uw et 0; on l’appelle LE produit scalaire des vecteurs uw et 0, quel que soit
le repére orthonormé dans lequel on travaille.

Dans un repere ORTHONORME, les vecteurs u et 0 ont pour coordonnées


respectives (x; y) et (x’; y’). i
Le produit scalaire des vecteurs u et v, est le REEL xx’+ yy’.
On le note uw -v {lire «iu scalaire 0») :
uv =xx't+yy’.

Exemples

(1) w@ et @ sont les vecteurs de coordonnées respectives (3; —1) et (2; 1)


u ev =3X24+(-1)X1=5.
(2) a et 6 sont les vecteurs de coordonnées respectives (2; 1) et (—2; 4)
ab =2x(-2)+1x4=0.
Le produit scalaire de deux vecteurs peut étre nul sans qu’aucun des deux
vecteurs ne soit nul!
(3) Si @ =0 et 0(x’; y’), alors 0-0 =0x'+0y'=0.
Si u(x; y) et ¢ =0 alors w °0=0x
+ 0y =0.
291
Commentaires
¢ Le mot «scalaire»signifie grandeur numérique; n’oubliez pas que wu -o est un réel.
e Le produit scalaire dépend de l’unité de longueur qui a été choisie pour définir la distance dans
le plan.

b. Expression utilisant des mesures algébriques


n a
u et v sont deux vecteurs non nuls.
@ wu et Vv sont représentés par des bipoints de méme origine
_> >_> , , . . A . .

‘eye
i =OA, # =OB.
Choisissons un repére orthonormé (0; i,j ) dont I’axe des
abscisses est porté par la droite (OA).
H et K sont respectivement les projetés orthogonaux de
B sur l’axe des abscisses et l’axe des ordonnées.
Dans la base (i, j ), le couple des coordonnées de OA est
(x: y)=(OA; 0) et celui de OB est (x’; y’)=(OH; OK).
D’ou : aa ieee
usv =xx'+ yy’=OA X OH

OA-OB=0A
x OH
ot: H est le projeté orthogonal de B sur (OA).

e w etv sont représentés par des bipoints D


d’origines différentes.
pee
z# =AB, #=CD. E C
Nous démontrerions, comme précédemment,
en posant AE=CD et en notant H le projeté
orthogonal de E sur (AB), que :
> e-) = Q 8
AB- AE = ABx AH,
et donc, puisque AH=C'D' (voir 1.1...):

AB-CD
= AB x C'D’.
ou C’ et D’ sont les projetés orthogo-
naux de C et D sur (AB).

—>

Notez que si AB=0 (ou CD=0), alors AB=0 (ou C'D'=0) et ASX
CT =0.
Or dans ce cas on a bien:
AB-CD=0-CD=0 (ou AB-CD=AB-0=0).
c. Expression utilisant les normes et le cosinus de l’angle (a, 0 )
u et_v_ sont deux vecteurs non nuls. Représentons-les par deux bipoints de méme origine,
>

i =OA, ¢ =OB. Désignons par :


e i le vecteur unitaire et de méme sens quew :
> 1 we
a 7 u.
|
e j le vecteur unitaire tel que (i; j)= ao

292
22. Produit scalaire de deux vecteurs

Alors les coordonnées de OB dans la base (7ie) sont (voir le paragraphe 2.3.) :
x'=|0 ||cos(t; 5), y'=|/e] cos(a; 0 )
et celles de w@ sont: x=OA, y=0.
Mais ici: OA=OA=|li ||. Donc :
“ev = ||w | x |e | X cos(u ; o ).
Nous avons dit, au chapitre 21, paragraphe 3.9., que cos(u; 0 ) est le cosinus de l’angle
géometrique AOB. Nous pouvons donc écrire :

OA-OB=0A x OB x cos AOB.

Diverses expressions du produit scalaire

Dans un repére
orthonormé ou

i +d=u |||é | cos (v5 o )


OA-OB = OA x OB x cos AOB

3.2. Propriétés
(O; i, j )est un repére orthonormé.
u, v, w sont les vecteurs de coordonnées respectives (x; y), (%’; y’), (x”; y”) dans la base

re wev=xx't+yy wt Deu =x'xt+y’y.


La commutativité de la multiplication dans R assure que uv =v *u.

Produit scalaire et opérations sur les vecteurs


> ov +w a pour coordonnées (x'+ x"; y'+y").
Donc : aw (o +w )=x(x '
+x") +y(y'+y")
= 000" ++ 207 te yyy! try"
= 4x! + yy! + 0%" + yy"
=u-v +u-w.
> a est un réel; les coordonnées du vecteur au sont (ax; ay).
(au jo =(ax)x'’+(ay)y’
=axx'+ ayy’
= a(xx'+ yy’)
=a(uv ).
D’ot le théoréme suivant :
293
Théoréme Il

EXERCICE Montrez que : | ri


(i+0)w=u-w+d-w; (-a@)0=-U-d;
(i-d)w=-o-t-w; w-(ad)=ala-d);
(au )-(bd )=ab(u
+7 )

Commentaires

e Attention aux notations incohérentes! > > > > > >
. , . .
Nous vous laissons expliquer pourquoi les écritures suivantes n’ont pas de sens : u + *w ; (a-0 )+u;
. .

us(at+o).
e Les propriétés du théoréme précédent et celles qui en découlent, établies a l’exercice précédent,
seront utilisées en tant que «régles de calcul ».
Comme a(i +d ) est égal a (au )+0 et du *(ad), nous l’écrirons au +.
On réserve le point + pour la notation du produit scalaire et on note le produit de deux réels ou le
produit d’un vecteur par un réel a l’aide d’une simple juxtaposition de lettres (ab; au ; aS
. , x. . . . Biae® ~

e Il n’est pas nécessaire pour utiliser les régles de calcul énoncées dans le théoréme de faire référence
a un repere orthonormé, comme vous allez le voir dans l’exercice suivant.

ABC est un triangle et O le milieu du segment [BC].


EXERCICE Montrez que : BC-BA+BC-CA=2BC:OA.
résolu 1

Solution aus
Si nous partons de BC-BA+BC-CA, la propriété 2. du B
théoréme précédent permet d’écrire :
BC-BA+BC-CA=BC:(BA+CA). O
Utilisons la relation de Chasles pour faire intervenir le point O; nous avons
BA=BO+O0A et CA=CO+OA.
Done : BA+CA=BO+CO+20A.__ ——
Or O est le milieu de [BC], donc BO + CO=0. :
Par conséquent:
BC-(BA+CA)=BC:20A
=2BC-OA.

Commentaire

Dans de nombreux cas, l'utilisation de la relation de Chasles et des propriétés du théoréme précédent
permettent dutiliser les hypothéses de l’énoncé et de démontrer par un calcul des propriétés
géométriques.

294.
22. Produit scalaire de deux vecteurs

3.0. Carré scalaire - Norme d’un vecteur

Définition 1

Le carré scalaire

du vecteur u est le réel u °u.
On le note u 2.

(0; 7,
i, j )est un repére orthonormé.
u est un vecteur de coordonnées (x; y); on sait que [a ||=Vx?+,’, soit Ili |]?=a? + y?.
En outre, w?=a -u =x? +”.
> =
Donc, pour tout vecteur uw, on a: ||a |?=a =
, Sw ° ° ° °
Il en résulte que : u est unitaire si et seulement si u7=1.
A et B sont deux points, alors: AB?=||AB||?=AB?.

3.4. Des produits scalaires remarquables


ae ; ae
D’aprés les régles de calcul du théoréme 1, nous avons pour tous vecteurs uw et v :
(i +0)=(% +0)-(% +7)
=(i+0)-0+(@4+0)-8
=t-itoen tio toed
soit : (a +0 P=u24+20-5
+82.
De la méme facon: (a —0)*(u +0 )=u7-8?.

Montrez que pour tous vecteurs u et 0 :


EXERCICE (a —o )(a +0 )=a7-07.

3.5. Produit scalaire et orthogonalite


a

e i et d sont deux vecteurs non nuls. A et B sont les points tels que OA=u, OB=7.
Nous avons vu au paragraphe 3.1.6. que:
uz +d =OA-OB=OA
x OH,
ou H est le projeté orthogonal de B sur la droite (AB).
Siw et 0 sont orthogonaux, alors les droites (OA) et (OB)
sont perpendiculaires | et donc H et O sont confondus; B
alors OH=0, d’ou:wu 0 =0.
Reciproquement, si u-0 =0, comme OA#0 car wu nest
pas nul, c’est que OH=0, donc que H et O sont
confondus, et alors les diteites (OA) et (OB) sont A
perpendiculaires, c’est-a-dire que u et 0 sont orthogonaux.
@ Par ailleurs, si “0 (resp. v> =0) alors pour tout
vecteur v (resp. w ), nous avons vu que 0-5 =0 (resp.
i -0=0); nous dirons done que le vecteur nul 0 est
i oponal a tous les vecteurs du plan. D’ou le théoreme
suivant :
295
Théoréme 2

Deux vecteurs uw et © sont orthogonaux si, et seulement si :


uv =0.

Démontrez que uw°v =u °w si et seulement si les vecteurs u et


EXERCICE » —w sont orthogonaux.

d et d' sont deux demi-droites de méme origine O et perpendiculaires


EXERCICE en O.
résolu 2 A et B sont deux points distincts de d et distincts de O.
C et D sont deux points, de d’ tels quae OC=OA et OD=OB.
I est le milieu de [AD].
Montrez que la médiane (OI) du triangle OAD est la hauteur issue
de O du triangle OBC.

Solution aun

Premiére méthode
Il s’agit de montrer que (OJ) et (BC) sont perpendiculaires, c’est-a-dire de montrer que Ol
et BC sont orthogonaux, c’est-a-dire encore de montrer que :
O1-BC=0 (théoréme 2).
Considérons un repére orthonormé (O; Ol Os’) de sorte 4
que I’ soit un point de la demi-droite d et J’ un point de la
demi-droite d’. Posons a=OA, 6=OB. Alors : OC=a et
OD=b. Dans le repére choisi, les coordonnées de A sont ?

E)
donc (a; 0), celles de D sont (0; b) et enfin celles de I sont

Les coordonnées de BC sont donc (—b; a). c I


Les coordonnées de OI sont donc (5:;).

= b ab '
D’ot BC-OI= = a eG ce qu’il fallait démontrer. J

Deuxiéme méthode I A B
en la O '

I est le milieu de [AD] done 201=OA+OD.


Par ailleurs BC =OC-— OB, donc :
201-BC = (OA+0B)-(OC-
OB)
panes _ _=O04-0C + 0D-OC - 04-08 - OB-OB.
Or OA:OC=0 et OD-OB=0 car les demi-droites d et d’ sont perpendiculaires.
D’autre part: OA-OB=0A x OB=OA x OB car OA et OB sont de méme signe; de méme
OD-OC=OCx OD.
Donc : 2 OI-BC =OA x OB- OC x OD=0,
car OA=OC et OB=OD.
BES EBBBEBSB

296
22. Produit scalaire de deux vecteurs

3.6. Applications
a. Dans un triangle quelconque : théoréme d’Al-Kashi
ABC est un triangle.
On pose: BG=a,.AC=b, AB=c.
Ona: BC=BA+AC.
D’ou : BC?=(BA+ AC)?
=BA?+2BA-AC+
AC?
On sait que :
B= |BK|?=ct; AC=AC|*=0% B=
BC|P=a"
En outre : BA=-—AB; dot: BA-AC= —(AB-AC).
D’aprés le paragraphe 3.1.: AB-AC= ||AB|| ||AC|] cos BAC.
Si ’on note BAC
=A on a finalement : AB: AC= be cos A.
D’ou : a? =b? +c? —2be cos A.
On obtient de la méme facon :
b?=a?+c?—2ac cos B
c?=a?+b?—2ab cos C.
Remarquez que lorsque le triangle ABC est rectangle en A, on a cos A=0, d’ot' a2=b? +c 2Z
et ’on retrouve ainsi le théoréme de Pythagore.

b. Mesure indirecte d’une distance sur le terrain

EXERCICE Un topographe veut mesurer la distance entre deux points matérialisés


é B et C. Mais la mesure directe est impraticable car la ligne droite
résolu 3 entre B et C est encombrée d’obstacles naturels (maisons, arbres,
etc.). Le topographe se place donc en un point A d’ou il peut mesurer
directement les distances AC et AB.
a
Puis, il mesure l’angle BAC (avec un théodolithe, appareil de précision
de mesure des angles).
Al trouve, en métres :
AB=66,1; AC=78,4;
et, en grades :
BAC =54,81.
Calculez BC.

Solution aun

Avec les notations précédentes, on a:


a*=b?+c?—2bc cos A, avec A= 54,81; c=66,1; 6=78,4.
On trouve : a?~3761,09 soit a=6l,3. _
Il est inutile de donner une meilleure précision puisque les résultats initiaux ont été donnés
avec un seul chiffre aprés la virgule.
SSSR 88888
297
EXERCICES
Pour tester vos connaissances

a re)
Pour les exercices 1 a 6, le repére (0; i, j ) a) Calculez w7, U3 et Uy* Ug.
considéré est orthonorme.
b) Calculez 2i,° ita; (td,— d)*2%;
(3,— %,)+(t + te); a(t, —2i,)-3( it, + 2it2).
(€j1. En prenant l’origine O du repére
comme origine commune dans chacun des cas,
représentez les vecteurs de coordonnées sui- (14. w est le vecteur oe
vantes et calculez leur produit scalaire : > . >
Trouvez un vecteur 0 orthogonal a uw.
a) w,(4; -1) t2(3;'—5); Trouvez-en plusieurs.
1 ~
b) uy, (v3: 5) tp( —V3; 1h): (¢—15. (O; i,j ) est un repére orthonormé
direct.
Ciel 2)
f Ua(>
J 3, Ol, uw est un vecteur de norme 2. Une mesure en

d) i, (-1; 7) (8; 6): radians de (i; 7 ) est r


>
Calculez : w +i; a °j.

fej2. wu, est le vecteur de coordonnées (€_16. Les vecteurs i +j et i —j sont-ils | ~


(=). orthogonaux?
a) Déterminez dans chacun des cas le réel
y pour que le vecteur uw» de coordonnées (2; y) 7. ABC est un triangle équilatéral
vérifie : dont la longueur du coté est 2 cm.
oe Wu, =5: "eu t= 1;
[AH] est une hauteur de ce triangle. —— a
Calculez AB- “AC; AH-BC: AC?: AB- AH;
e u,:u,=0.
HC-CA; HB- AB.
b) En prenant lorigine du repeére comme
origine commune, représentez u, et les diffé-
rents vecteurs w» trouvés en a). (¢—18. Les vecteurs uw et v étant |
orthogonaux, calculez :
a) (2% +36 ?—(2% —30 f;
(€¢ 13. On considére les vecteurs u, de
. x a2

,
coordonnées (2; —1) et
>
uy de coordonnées
, b) (2u +0 )-(a@ —20);
e) |i +o|?-lla -s|).
>
(3; 6).

Exercices d’entrainement

Interpretations géométriques des produits scalaires remarquables

@mmmm9. On considére un parallélogramme e) Dédtisez-en que :


ABCD et on appelle I le point d’intersection
des | Segments [AC] et [BD]. On pose & =AB AB’ + AD* =2 AP a
et 0 = AD.
f) En tenant compte de ce que représentent
a) Exprimez AC et BD en fonction de @ et les éléments qui interviennent dans les formu-
de 0. les d) et e) pour le parallélogramme ABCD
et le triangle ABD, exprimez en une phrase
b) Que représente [AI] dans le triangle ABD? ce que signifient ces formules.
Calculez Al en fonction de @ et de @
g) On donne, en centimetres :
c) Calculez AB?, AD?, AC? et BD? en AB=4, AD=2, BD=5.
fonction de wu et de ov.
Calculez Al,
Al, puis des mesures en degrés des |
d) Montrez que 2(AB?+ AD?)=AC?+4+ BD?. angles BAD et DAC. CIN
TE
RA
RR
La
eee
EE
OE
ee
OMe
Pee
GEE)
PR
TeTS
RePORR
Sa

298
mmm 10. ABC est un triangle, I le milieu a) [MM’] est_un diamétre de C.
oe [BC] et H le pied de la hauteur issue Montrez que PM- PM’ = d?-— r?.
e A.
b) Une droite D passe par P et coupe C en
a) Montrez que AC?— AB?=2BC-AI. A et B. :
b) Déduisez de la relation précédente que : A’ est le point diamétralement opposé a A sur |
le cercle GC.
AC?— AB?=-—2xBC
x IH. Montrez que PA PB=PA-PA’.
c) Déduisez-en que PA PB est indépendant
mami. En utilisant «le produit scalaire de la sécante au cercle passant par P.
remarquable » Ce nombre s’appelle «la puissance du point P
par rapport au cercle».
Ge el Pe) (Ge 2a); d) Quels sont les points du plan dont la
montrez qu’un parallélogramme est un losange puissance est négative? nulle? positive?
si et seulement si ses diagonales sont
perpendiculaires.

gama lS. Orthocentre d’un triangle.


mu 12. ABC est un triangle isocéle en A ABC est un triangle.
et M un point du cété [BC].
a) Démontrez que, pour tout point M du]
Montrez que AM?— AB?= MB x MC. plan : i
MA-BC +MB-CA+MC-AB=0
Cette égalité s’appelle la relation d’Euler.
Relations métriques
dans le triangle rectangle Indication : utilisez la relation de Chasles. |
b) Les hauteurs issues de B et C se coupent
gm 13. 4H est l’orthocentre d’un triangle en un point H.
ABC. Vérifiez que :
Montrez que AB? — AC? = HB? — HC?. HB-CA=0 et HC-AB=0. o
c) Déduisez-en que HA-BC=0 et donc que |
mum 14. ABC est un triangle et H est le H est aussi sur la troisiéme hauteur.
pied de la hauteur issue de A
Indication : utilisez légalité du a) avec un
a) Montrez que BC-BH=BA?+ AC:BA. point M que vous choisirez judicieusement.
b) Déduisez-en que ABC est rectangle en A
si et seulement si
BC x BH=BA?. gum 19.* Autour de l’orthocentre.

ike a, b, ¢ sont trois vecteurs tels que:


mmm 15. ABC est un triangle et H est le é-(4-6)=0 et 6-(€-a@)=0.
pied de la hauteur issue de A.
Démontrez que a «(6 —¢ )=0.
a) Montrez que AH?=CH-HB + AC- AB.
b) Déduisez-en que le triangle ABC est 2. L, et L, sont deux droites sécantes en A. |
L,; C, et Cy sont
rectangle en A si et seulement si B, et B, sont deux points de
AH? = —HB x-AC = HB x HC. deux points de Ly.
H, et H, sont les orthocentres respectifs de |— =
AB,C, et AB,C,.
gue l6. a) En utilisant les résultats des a) Démontrez que :
exercices 14 et 15, montrez que, dans un
triangle ABC rectangle en A et de hauteur C,C,-(H,H,— B,B,)=0
[AH], on a: et B,B,-(H,H,— C,C,)=0. e
ee 1a
AR? AC2 AH?
6) Déduisez-en que H,H,-(B,B, =(CC)= 0. F

b) Application: de plus BC=10m et 3. M est le milieu du segment [B,C,] et N


_——— celui de [CB]. LAs “wok
ABC = 50". Etablissez que B,B,.—C,C,=2 MN, et que les
Déterminez des approximations 4 1 cm prés
droites (H,H,) et (MN) sont perpendiculaires.
par exces de AB, AC, AH, puis BH et CH.
4. Généralisation: L,, L,, L;, L, sont
gm 17.* Puissance d’un point par quatre droites; notons A; le point
rapport a un cercle. d’intersection des droites L; et L,.
© est un cercle de centre O et de rayon r. H,, H>, H;, H, sont les orthocentres des quatre
-P est un point du plan et on appelle d la triangles formés par les droites L,, Ly, L3, Ly
distance de P a O. prises trois a trois.
M est le milieu de [A,,A3,4], N celui de [A,,A5,] mum 27. BC=1900; AC=800; AB=250.
et P celui de [A,,A,3].
Démontrez que H,, H., H;, H, sont alignés
sur une droite d; que M, N, P sont alignés
sur une droite d’ et que d et d’ sont gum 28. Une parcelle de terrain a la forme
perpendiculaires. d’un quadrilatére convexe ABCD.
Un topographe a mesuré les longueurs en
métres et les angles en grades :
gu 20. ABCD est in carré, I est le milieu a ay
de [AB] et J est le milieu de [BC]. AB=835; AD=750; BAD =60; ABC = 120; }
—_—— =
Montrez que les droites (AJ) et (DI) sont BCD = 150.
perpendiculaires.
Déterminez le périmétre, puis l’aire de cette
parcelle.
mmm 21.% OAB est un triangle rectangle
en O: I est le milieu de [AB]. A est la pao

bissectrice intérieure de langle AOB. gum 29. Quatre points d’un paysage, notés pe
A’ et B’ sont respectivement les symétriques A, B, C, D, sont disposés comme Il’indique le |
de A et B par rapport a A. dessin ci-dessous.
Montrez que les droites (OI) et (A’B’) sont
perpendiculaires.

Caleuls dans des triangles


et quadrilateres

mum 22. Dans un triangle ABC du plan on


a, en degrés : CBA = 100, ACB =35; de plus
AB=12 et AC=20.
Calculez BC.

mum 23. Dans un triangle ABC du plan on


a: AB=45, AC=30, BC=60. Un topographe désire mesurer l’aire de cette
Calculez les mesures en degrés des trois parcelle de terrain, mais il ne peut pas
angles. mesurer les longueurs des cotés de ce
quadrilatére, car a chaque fois un obstacle
naturel l’en empéche.
mgu24. Topographie. En revanche, il mesure, en metres, les
Trois points A, B, C sont disposés en triangle. diagonales AC=116, BD = 234.
Le topographe a pu mesurer en metres les Il mesure également l’angle a des diagonales; | _
longueurs suivantes : BC =235 et AC = 186; il il trouve, en grades : a=116.
aeeaussi mesuré au théodolithe, en grades:
Il désire calculer l’aire de ce quadrilatére.
BCA = 76. Aidez-le.
; . itn, rate

Déterminez ABC, BAC et AB.


a) Montrez que cette aire S se calcule ainsi : |

Pour les exercices 25 4 27, on reprend la 1


S=5 AC BD x sin Q.
situation de |’exercice 24, mais avee de nou-
veaux renseignements; il faut déterminer les
longueurs et angles manquants. b) Quelle est l’aire du quadrilatére décrit
ci-dessus?

mu25. AB=1974; ABC =78: ACB =58. ‘

gum 30.* Sur une tablette babylonienne,


a on trouve le probléme suivant :
m@mmm26. AC=1890; AB=1500; BAC =78 « Trouver le rayon du cercle circonscrit 4 un |
(caleulez d’abord BC). triangle dont les cotés mesurent 50, 50 et 60. »

300
CHAPITRE
23

APPLICATIONS
DU PRODUIT SCALAIRE

1. Introduction

Ce chapitre constitue un prolongement du chapitre 22 « Produit scalaire »; de ce fait, nous


n’y trouverons pas la rubrique habituelle «Pour prendre un bon départ ».
Dans ce chapitre, nous considérerons que tous les repéres qui interviennent sont
orthonormeés.

LZ: Travaux dirigés d’approche

Ensemble |
des points M tels que : a -OM=k
i est un vecteur non nul donné, O un point donné et k un réel donnée.
Le probléme est de trouver l’ensemble des points M du plan tels que: «7 *>OM=k.
Appelons A le point défini par OA= du.
_ Choisissons sur la droite (OA) un roflats (O;7) avec: |i |)=1. D
nalyse du probléme
M est un point tel que: OM-i =k, appelons H le
- projeté orthogonal de M sur (OA).
Alors, d’aprés le paragraphe 3.1.6. du chapitre 22,
O18 5. - >
ge 08 —s-
Os aT
OA x OAS
08.
Donc : O
~ Comme OA ZO, car # #0, on déduit :OH
ol
301
k : : igo:
Or a ne dépend pas de M mais seulement des données, c’est-a-dire que H est un

point qui ne dépend pas de M.


Donc M est sur la droite D, qui est perpendiculaire 4 (OA) et qui passe par le point
H tel que : one
OA

Réciproque : si M est sur cette droite D, alors on a:

i OM =OA-OM =OA x OH= 0Ax=,


et donc M appartient a l’ensemble cherché.
Par conséquent :
si w@ est un vecteur non nul, O un point du plan, k un réel, et A le point tel que
OA=i, l'ensemble des points M tels que w -OM=k est la droite perpendiculaire
soe i
a (OA), et passant par le point H tel que saat a

Pour chaque valeur donnée a k, on obtient une droite différente; ces diverses droites
sont toutes paralléles entre elles, puisqu’elles sont perpendiculaires a la droite (OA) :
e lorsque k=0, on trouve la perpendiculaire en O a (OA);
e lorsque k<0, OH et OA sont de signes contraires, H et A sont donc de part et
d’autre de O;
e lorsque k>0, OH et OA sont de méme signe, H et A sont du méme cété de O.
. . . ae a
Pour faire ce dessin, nous avons pris comme unité 1 cm et u est un vecteur de norme
2 (||OAl| =2). a
-. F

Chacune de ces droites est une ligne de niveau de la fonction: M #+—> wu -OM.

302
23. Applications du produit scalaire

o. Cours et applications

3.1. La droite en repére orthonormé


a. Vecteur orthogonal (ou normal) a une droite

Définition Il

On dit qu’un vecteur uw est orthogonal, ou normal, a une droite D si u est


orthogonal a un vecteur directeur de D.

Démontrons que si u est orthogonal a D, alors @ est orthogonal a tout vecteur directeur de D.
> . ,. > . > >
Notons v un vecteur directeur de D, orthogonal a u, soit u «0 =0.
> . > >
Alors, si v’ est un autre vecteur directeur de D, u et 0’ sont
> >, Cw et 9 . 5
orthogonaux. En effet, v et v’ sont colinéaires, c’est-a-dire
qu'il existe un réel k tel que:
v'= ko.
Alors : u-v'=u -(ko )\=k(u-0 )=kx0=0
et 0 est orthogonal a 0’.
En d’autres termes : eB)
O et M sont deux points distincts de la droiteD; alors OM
est un vecteur directeur de D et donc: uw -OM=0.
Si O et M sont confondus alors OM=O et on a encore
u -OM=0.
D’ot, en résumé :

Théoréeme Il

Si uw est orthogonal a une droite D, alors u est orthogonal 4 TOUT vecteur


directeur de D.
Alors, pour tous points O et M de D, ona: u -OM=0.

Commentaire
Si %oe=AB, les droifes (AB) et D sont perpendiculaires. Nous pouvons dire qu’un vecteur non nul
uw =AB est orthogonal a une droite D si (AB) et D sont perpendiculaires.

b. Interprétation géométrique des coefficients a et b d’une


équation cartésienne ax + by +c =0 d’une droite
D est une droite d’équation ax + by +c =0. a
Un vecteur directeur 0 a pour coordonnées (b; —a). Il est clair que le vecteur uw de
coordonnées (a; b) vérifie :
bxXat+(—a)Xb=0
dou: u-tv =0.
303
Le vecteur uw est donc orthogonal a la droite D.

Théoréme 2

D est une droite d’équation ax + by +c =0 dans


un repere orthonormé (O; i,j ).
Alors le yecteur uw de coordonnées (a; b) dans
la base (i, j ) est orthogonal a D.

c. Equation d’une droite définie par un point et un vecteur non


nul orthogonal
u_est un vecteur non nul de coordonnées (a; 6) dans la base
i,j ). A est un point de coordonnées (xo; yo). Cherchons
une équation de la droite D orthogonale 4 uw et passant
par A.
Le point M est sur D si et seulement si AM est
orthogonal a u, donc si et seulement si u -AM=0.
D’ot si M a pour coordonnées (x; y) :
AM a pour coordonnées (x — x9; ¥ — Yo)
donc : i *AM=a(x — xo) + b(y
— yo).
Par conséquent, uw -AM=0 si et seulement si : a(x — Xo) + (¥ — ¥o) = 0.
a(x — Xo) + b(y
— yo) =0 est donc une équation de D.
Cette équation s’écrit aussi: ax + by —(ax+ byy)=0.

Théoréeme 3 (Résultat fondamenta!)

u est un vecteur non nul de coordonnées (a; 6); A est un point de


coordonnées (x93 ¥o).
Une équation de la droite D passant par A et orthogonale a u est:
a(x — xo)+ b(y — yo)= 0.

ABC est un triangle dont les sommets ont pour coordonnées


EXERCICE réspectives,: (3; 1); (=1:5); 2s—2) dans (O; ey Hh
résolu Donnez une équation de la hauteur issue de C.

Solution uae
La hauteur issue de C est la droite D passant par C vet
orthogonale a AB.
M étant un point de coordonnées (x; y), M est sur D si et
seulement si : 2 Ries
AB-CM=0.
Nous vous laissons vérifier que l’on en déduit :
—4(4—2)+4(y+2)=0 soit. x-y —4=0;
BESS eeeee
304.
23. Applications du produit scalaire

d. Conditions analytiques de la perpendicularité de deux droites


D est une droite d’équation ax + by +c =0.
D’' est une droite d’équation a'x + b’y +c’ =0.
Un vecteur directeur u de D a pour coordonnées (—b; a), et
un vecteur directeur uw’ de D’ a pour coordonnées (—b’: a’).
Les droites D et D’ sont perpendiculaires si et seulement si
leurs vecteurs directeurs sont orthogonaux, c’est-a-dire :
(—b\-—b’)+aa'’=0 soit aa'+bb’=0.
D’ot le théoréme suivant :

Théoréme 4

Dans un repére orthonormé, D et D’ sont les droites d’équations respectives :


ax + by+c=0
a'x+b'y+c'=0.

D et D’ sont perpendiculaires si et seulement si:


aa'+ bb’=0.

Remarque : si D et D’ ont pour équations respectives y=ux+v et y=u'x+v’, alors le


théoréme précédent permet d’affirmer que D et D’ sont perpendiculaires si et seulement
si° uu’=-—1.

3.2. Le cercle en repére orthonormé


a. Introduction
A et A’ sont deux points du plan.
Vous avez vu dans le chapitre 15 qu’un point M distinct de M
A et de A’ appartient au cercle de diamétre [AA’] si et ie
seulement si le triangle AMA’ est rectangle en M. A
Cette derniére condition se traduit par: AM: A’M=0.
Dans le cas ot M est en A, ou M en A’, l’un des vecteurs
AM ou AM’ est le vecteur nul, donc on a encore HY
AM-A™M =0.
2 ae o,
D’ot le théoréme suivant :

Théoréme 5

A et A’ sont deux points du plan.


Un point M est sur le cercle de diamétre [AA’] si et seulement si :
AM-A™M=0.

Vous trouverez dans l’exercice 15, page 309, une occasion de redémontrer ce théoréme en
utilisant le produit scalaire.
305
Dans le repére orthonormé (O; i, ray
EXERCICE A et A’ sont les points de coordonnées
résolu 2 respectives (1; 2) et (—3; 1).

A quelle condition, nécessaire et


suffisante, un point M de coordonnées
(x; y) appartient-il au cercle C de
diametre [AA’]?

Solution uae

MECC, si et seulement si AM: A™M=0.


AM a pour coordonnées (x —1; y — 2).
A'M a pour coordonnées (x +3; y— 1).

Le point M de coordonnées (x; y) appartient a C, si et


seulement si: (x—1)(x+3)+(y—2)(y—1)=0

soit : x+y? +2x-3y—-1=0.


On dit que cette relation est une équation du cercle @ dans le repére (O; oe

b. Equation d’un cercle défini par son centre et son rayon

A est un point du plan de coordonnées (a; b) dans (O; i,j).


Le cercle de centre A et de rayon r(r=0) est l’ensemble
des points M tels que : AM=r, c’est-a-dire encore tels que :
ANE = 72
Un point M de coordonnées (x; y) appartient donc a ce cercle
si et seulement si :
(x-a’+(y—bP =r?
soit : x? + y? —2ax —2by + a? + b?—r?=0.
Cette relation d’appartenance est une équation du cercle C
dans le repére (QO; 1, j ).

EXERCICE Déterminez une équation du cercle de centre I, point de coordonnées


(1;; —1), et passant par le point A de coordonnées (3; 1).

c. Recherche du centre et du rayon d’un cercle

EXERCICE Dans un repére orthonormé (O; a ‘on E est ’ensemble


de coordonnées (x; y) telles que :
des points M
résolu 3
x? + y?—-2x-—y+1=0.

Quel est cet ensemble E?

306
23. Applications du produit scalaire

_ Solution aan

aoe]
2
Onsaitque x’?—2x=(x-1)?-1 et y?-y=(y-5)
2 4
Donc le point M de coordonnées (x; y) appartient a E si et seulement si :
? Z
@w-1?+(y-5) ae 1=0 soit (x1? +( -5) -
4
On reconnait dans le membre de gauche le carré de la distance IM ow I est le point de
1
coordonnées (1;;).On a donc : IM?== soit IM=-5°

E est donc le cercle de centre I(1; iy


)et de rayon 2°
2

Tous les repéres qui interviennent


dans les exercices suivants sont orthonormés.

Pour tester vos connaissances

f<—j1. On définit en a), 6), c) un point 3x+4y—-5=0 et 4x—-3y+1=0


A et un vecteur @ par leurs coordonnées. sont perpendiculaires.
Ecrivez dans chacun de ces cas, une équation
de la droite D déterminée par les deux
oe : D passe par A et w est orthogonal (¢__14. a) On donne les points A de
a D. coordonnées (2; 1), B de coordonnées (3; 1).
Ecrivez une équation de la perpendiculaire en
a) A(2; 3) Az (—1; 2). A a la droite (AB).
b) A(—1;5) iz(3; 4). b) Méme question avec les points A de
coordonnées (1; —4), B de coordonnées
c) A(4; —3) i — WV 2:,)). (on 2).
c) Méme question avec les points A de
coordonnées (—1;3), B de coordonnées
(¢—j2. Dans chacun des cas, indiquez (ool al),
un vecteur normal aux droites d’équations:
a) 2x+3y-1=0; c) y=3x+t1; t¢—_15. Déterminez une équation du cercle
b) x-y+1=0; d) y=3. de centre O et de rayon 1.

(€¢ 16. Déterminez le centre et le rayon du Be


f¢__13. Expliquez pourquoi les droites cercle dont une équation est :
d’équations : (x —1)?+(y
—2)? =4.
Exercices d’entrainement

Equations de droites a) Choisissez un repére orthonormé (O; i,ji)


et faites la figure ci-dessus dans le “ ou
Qu 7. Déterminez une équation : a pour coordonnées (2; 0) et ot N a pour
coordonnées (5; 0).
a) de la médiatrice du segment [AB] avec A
de coordonnées (1; 2) et B de coordonnées b) Déterminez les coordonnées des points P,
(3; 6); ?

b) de la perpendiculaire a la droite d’équa- c) Déterminez les coordonnées des centres


tion x —2y+1=0 passant par le point M de de gravité A, B, C de ces trois triangles.
coordonnées (3; — 5); d) Prouvez que ABC est un _ triangle
c) de la hauteur issue de A’ dans le triangle équilatéral.
dont les sommets ont pour coordonnées :
Aes) BiG: -2)ret Gi(—2-"4) mm 1). Voici trois points :
d) de la perpendiculaire a la droite d’équa-
A(3; 6), B(1; 2), -C(S; 4).
tion y=x-—1 passant par le point P de
coordonnées (2; 0). Déterminez l’aire du triangle ABC.

mmmmS. On considére les points A de coor- mum 12. A est le point de coordonnées
1 (2; —1) et D est la droite d’équation
données (1;5); B de coordonnées (—2; —1).
2x +5y -—1=0.
a) Ecrivez une équation de la médiatrice A Déterminez les coordonnées du symétrique |
de [AB]. orthogonal de A par rapport a
b) Soit C le point de A ayant pour ordonnée
ss Calculez les coordonnées de C. g@amml3. Distance d’un point 4 une
droite.
c) On méne par A (resp. par B) la perpendi- D est une droite et A est un point.
culaire a (AC) (resp. a (BC)). Ces perpendicu- H est le projeté orthogonal de A sur D.
laires se coupent en un point D. Par définition, la distance de A a D est le
Montrez que D appartient a la médiatrice A réel AH.
de [AB]. A

gam9. On considére les points A, B et C


de coordonnées respectives (7; 4), (5; —2) et
(2emaijs H
a) Ecrivez les équations des hauteurs de ce
triangle ABC. 1. Quelle est la distance de A a D lorsque |
A est sur D?
b) Démontrez que les hauteurs sont concou-
rantes en un point H dont on calculera les 2. Placons-nous dans le cas ot A(1; —2) et |
coordonnées. D a pour équation 2x +y—1=0.
a) Donnez une équation de la droite d}{
perpendiculaire a D et passant par A.
Mmmm 10. Voici trois triangles équilatéraux
OPR, RNQ et ONM. b) Trouvez les coordonnées du point H,
intersection de D et d
Q c) Calculez la distance de A aD.

mmm 14. Les droites d’équations :


2V2x-3y+2=0 et x—V2y-1=0
se coupent en un point A et coupent l’axe des |
abscisses en B et C
Déterminez en radians les angles du triangle |
ABC.
23. Applications du produit scalaire

Cercles @mmm26. A(—5;—-1) B(2;4) C(—1; 3).


moe 15. A et A’ sont deux points dis-
| tincts du plan, O est le milieu de [AA’]. M
| est un point du plan. mum 27. ABC est un triangle dont les
sommets A, B, C ont pour coordonnées
En utilisant la relation de Chasles et le fait
| que OA’= -OA: respectives : (0; —1), (—1; 2), (3; 0).
a) Déterminez une équation du cercle cir-
| a) démontrez que MA-MA’=MO2-
OA?: conscrit a ABC.
= AA’ b) Montrez que le point D de coordonnées
b) vérifiez que OA?= (=)’; (3; 2) appartient au cercle circonscrit au
triangle ABC.
c) déduisez-en que MA-MA’=0 équivaut a
pute ue
c) On appelle A’, B’ et C’ les projetés
orthogonaux de D sur (BC), (CA) et (AB).
Montrez que A’, B’ et C’, sont alignés.
| d) déduisez-en que MA-MA’=0 équivaut a
M appartient au cercle de diamétre [AA’].
Pour les exercices 28 a 31, dessinez dans
chaque cas le cercle dont une équation est:
Pour les exercices 16 4 18, déterminez une
équation du cercle de diamétre [AB] dans les
cas suivants : mm 28. (x —1)?+(y—2)?=4.

gum 16. A(-2;0) B(O; 2). mms 29. (x -—1)(x —3) + (y + 1)(y -2)=0.

mmm l7. A(2; 5) B(-2; —5).


mm 30. x?+ y?-4x%+ l6y=0.

| mmm 18. (1; 3) BOs; 4).


Mmm 31. x? +y?-8x+6y+25=0.

Pour les exercices 19 a 21, déterminez une mmm 32. a) Montrez que |’équation
équation du cercle de centre A et de rayon R x7 + y?—6x+8y=0
dans les cas suivants : est une é€quation d’un cercle.
Déterminez le centre et le rayon de ce cercle.
‘ gu 19. AO; 0) b) Montrez que le point O de coordonnées
(0; 0) est sur ce cercle et déterminez une
équation de la tangente en O au cercle.
gum 20). A(1; 5)
mamm33. a) Montrez que |’équation
mmmm21. A(-1;-2) R=Vv3. x? + y?—2x
—-2y -3=0
est une équation d’un cercle C.
Déterminez le centre et le rayon k de C.
Pour les exercices 22 a 24, déterminez une
b) Montrez que les points A de coordonnées
équation du cercle de centre A et passant par
(0; —1) et B de coordonnées (—1; 2) sont sur
B dans les cas suivants.
a
c) Déterminez les équations des tangentes a
mmm 22. A(—1; -1) B(2; —3). C en A et en B.
d) On appelle P le point d’intersection de
ces tangentes.
gum 23. A(—3; 1) B(O; 0). Montrez que (PQ) est la médiatrice de [AB].

mu 24. A(0; 3) B(=1; 0).


mmm34. a) Déterminez le centre et le
rayon du cercle C d’équation
Pour les exercices 25 et 26, déterminez K+? —2x —2y =2.
une équation du cercle circonscrit au triangle b) Déterminez les abscisses des points A et
ABC dans les cas suivants : B de C d’ordonnée 2.
c) Déterminez une équation pour chaque
Mum 25. A(0; 0) B(4; 0) C(O; 6). tangente T et T’ en A et Ba C
d) Déterminez les coordonnées du point I, b) Supposons que AB=4 cm. :
intersection de T et T’. Déterminez et construisez lVensemble des |
points M tels que :
e) L’abscisse de I était-elle prévisibile?
e MA-MB=12:
f) Vérifiez que [A=IB.
e MA-MB=~—4:
e MA-MB=-5.
mmm 35. 1. (0; i,j )est un repére ortho-
normé et C est la courbe d’équation : c) k est un réel donné.
Déterminez l'ensemble des points M tels que |
y =x?7—-—4x+6. MA-MB=k, selon les réels k. t
O’ est le point de coordonnées (2, 2).
Quelle est Péquation de C dans le repére gum 38. ABC est un triangle. :
(O';i, 7). Tracez alors cette courbe.
a) Démontrez qu’il existe un point G tel que :
Zen) Soitles points A(0; 2), B(4; 3)etM(x; 0)
dans le repére (O; ian
3GB-5GC=
Déterminez le réel fx) égal a MA-MB. b) Expliquez pourquoi, pour tout point M du |
plan :
b) En remarquant que pour tout réelx
x72 —4x +6=(x—2)? +2
3MB-—5MC=2GM.
c) Déduisez-en l'ensemble des points M du |
déterminez le point M de l’axe des abscisses
plan tels que :
tel que MA-MB soit minimum.
Déduisez-en que, quel que soit Je point M de MA-(3MB—5MC)=
. > — .
V’axe des abscisses, l’angle AMB est aigu.
gum 39. A et B sont deux points du plan
et I est le milieu de [AB].
Autres utilisations du produit scea- a) Montrez que, pour tout point M du plan,
laire MA? + MB? =2 (MI + JA”).
Dans les exercices suivants l’unité de longueur b) Supposons que AB=4 cm.
est le centimetre. Déterminez et construisez l'ensemble des |
points M tels que : .
gum 36. A et B sont deux points tels que e MA’+MB?’=10;
AB=4cm. Dans chaque cas, déterminez et
construisez l’ensemble des points M tels que : e MA?+MB>=
a) AB-AM=0; e MA’+ MB’ =2:
b) AB-AM=-16 e MA?+MB°S10.

c) AB-AM=1. c) k est un réel donné et AB=4 cm. 2:


Déterminez l'ensemble des points M tels que |.
MA’?+MB°=k, selon les réels k.
mum 37. A et B sont deux points du plan d) Le plan est orienté dans le sens direct |
et I est le milieu de [AB]. . AB=4
cm et C est le point tel quae AC=2 cm
a) Montrez que, pour tout point M du plan, et (AB; AC)=120".
Pour quel réel k l'ensemble des points M tels |.
MA-MB=MI’-IA’. que MA’+MB’=k passe-t-il par le point C?

310
CHAPITRE
24

DROITES ET PLANS
DANS L’ESPACE

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Représentation de lespace :


la perspective cavaliere
En géométrie dans l’espace, les «figures » sont constituées de lignes, de surfaces, de solides.
Leurs représentations dans un plan ne sont pas choses faciles, mais de telles représentations
sont pourtant utiles pour imaginer les objets étudiés, nommer les éléments qui
interviennent, expliciter les hypotheses, conduire les démonstrations.
Plusieurs techniques de représentation peuvent étre employées; nous utiliserons essentielle-
ment la perspective cavaliere.

Un cube Une surface prismatique Un tétraédre

Les lignes en trait plein sont celles qu’on voit directement, les lignes en pointillé
sont cachées a la vue.

311
Toutes les droites paralléles sont représentées par des droites paralleéles (arétes
du cube, de la surface prismatique).

Dans les plans de face (faces ABB’A’ et CDD’C’ du cube) les éléments de la figure sont
dessinés en vraie grandeur.

Dans les plans de profil (faces. BCC’B’ et ABCD du cube) les distances sont modifiées, les
droites perpendiculaires aux plans de face sont représentées comme des obliques.

En général, un plan est représenté par un parallélogramme (plan P dans le dessin


de la surface prismatique).

Des droites concourantes sont représentées comme des droites concourantes ou


éventuellement confondues.

Des points alignés sont représentés comme des points alignés ou sont éventuellement
confondus.

De ces régles, il résulte que le milieu d’un segment est figuré comme le milieu.
(Ainsi, dans la réalité du cube, le milieu de [BC’] est le point de concours de [BC’] et
de [B’C] puisque BB’C’C est un carré; comme la représentation de BB’C’C est un
parallélogramme, le milieu de [BC’] est encore le point de concours de {BC’] et de [B’C]).

Les dessins doivent étre trés soignés, car les risques de confusion sont beaucoup plus
importants que dans les dessins de la géométrie plane. Par exemple, dans le tetraédre
représenté plus haut, (AC) et (BD) semblent sécantes, mais elles ne le sont pas.
Par exemple, les deux dessins ci-dessous peuvent étre des représentations de tétraédres,
mais ce sont de mauvaises représentations.

1.2. Les «patrons »


Pour mieux voir les solides de l’espace, leur réalisation par
découpage, pliage et collage a partir de patrons est une
méthode qui peut étre utile.

a. Le tétraédre
A partir du patron suivant, réalisez
EXERCICE dans du carton mince un tears

312
24. Droites et plans dans espace

b. Le cube
EXERCICE Voici ci-dessous un patron de cube.

a. Expliquez quels sont les sommets et les arétes qui, aprés pliage,
se superposeront.
b. Reéalisez le patron précédent avec AB=5 cm; disposez le nombre
nécessaire d’onglets de collage; découpez, pliez, collez pour obtenir
un cube.
c. Représentez ce cube en perspective cavaliére en supposant que
la face ABCD repose sur la table, et que les faces ADEF, CDIJ et
LKMN sont visibles.

2. Travaux dirigés d’approche

Nous donnerons au paragraphe 3 les régles qui définissent les rapports entre les points,
les droites et les plans; nous pourrons alors faire des démonstrations.
Dans ce paragraphe, nous vous proposons de vous familiariser avec certains solides.
Pour répondre aux questions posées, nous ne demandons pas de démonstration, tout
au plus des justifications appuyées sur les résultats de la géométrie plane ou sur
Vintuition et le ban sens.

Etude d’un cube


D J C
Les points A, B, C, D, A’, B’, C’ et D’ sont les sommets es
d’un cube. +
Les faces du cube sont des carrés de méme dimension;
chaque aréte est l’intersection de deux faces. Dans la
suite, on utilisera les mots arétes et faces pour désigner
les droites qui portent les arétes et les plans qui portent
les faces. Cc’
On appelle I le milieu de [AB], I’ le milieu [A’B’], J le
milieu de [DC]; J’ le milieu de [D’C’] et K le point ot A’ B’
(AB’) et (BA’) se coupent. I

313
e Points et plans

EXERCICE a. Les points I et D’ appartiennent-ils au plan contenant


A, B et A’?
b. Les points K et D appartiennent-ils au plan contenant
BC et A?

Intersection de plans

EXERCICE a. Le plan P contenant A, B, B’, A’ et le plan II contenant C’,


B’, A se coupent-ils?
b. Le plan P et le plan contenant C, D, C’, D’ se coupent-ils?
ec. Tracez sur le cube précédent l’intersection du plan P’
contenant A, C, B’ avec le plan P; puis avec le plan contenant
A, B, C, D; puis avec le plan contenant B, B’, C’, C.
d. Le plan P’ coupe-t-il le plan contenant A, A’, D’, D?

e Intersection d’une droite et d’un plan

EXERCICE a. Les droites (IJ) et (CC’) coupent-elles le plan contenant A,


Ab, Be
b. La droite (JK) coupe-t-elle le plan contenant A’, B’, C’, D’?

Intersection de deux droites

EXERCICE a. Les droites (AB’) et (JK) se coupent-elles?


b. Les droites (JK) et (J’'l') se coupent-elles?
. c. Les droites (AB’) et (BC’) se coupent-elles?

3. Cours et applications

En mathématiques, démontrer qu’une propriété est vraie ne peut se faire qu’en utilisant
des résultats antérieurs, établis ou considérés comme vrais.
Il faut donc toujours, a la base d’un édifice mathématique, admettre comme vraies certaines
propriétés.
Nous ne ferons pas ici le catalogue complet de ces propriétés admises; nous nous limiterons
dans ce qui suit a dégager les régles principales qui régissent l'utilisation des mots point,
droite et plan, en illustrant cet emploi par la description d’une figure tracée a partir d’un
tétraédre ABCD.

314
24. Droites et plans dans l’espace

3.1. Régles de base de la géométrie dans l’espace


a. Enonecés

Regle 1
Exemple : tétraedre ABCD ci-dessus
Par deux points distincts passe
une seule droite.

On dit que deux points distincts détermi- e A et B sont deux sommets du tétraédre
nent une droite. ci-dessus. Ils déterminent la droite (AB).

Si plusieurs points de espace appartiennent


a une méme droite, on dit quils sont
alignés.

Regle 2

Par trois points non alignés passe


un seul plan.

On dit que trois points non alignés détermi- e A, B et C sont trois sommets du tétraédre,
nent un plan. ils déterminent le plan, noté (ABC).
Si plusieurs points dé l’espace appartiennent
a un méme plan, on dit quiils_ sont
coplanaires.

Reégle 3
e E est un point, distinct de A et de B, de
Si A et B sont deux points du plan la droite (AB); F est un point, distinct de A
P, tous les points de la droite (AB) et de C, de la droite (AC). D’aprés la régle 3,
appartiennent a P. E et F appartiennent au plan (ABC), et,
toujours d’aprés la régle 3, tous les points
de la droite (EF) appartiennent au plan
(ABC).

315
Reégle 4
e Les plans (EFD) et (DBC) sont deux plans
Si deux plans distincts ont un distincts qui ont le point D en commun. Leur
point commun, leur intersection intersection est une droite A. (Voir exercice
est une droite. résolu 2 pour le tracé de A.)
Si deux plans distincts ont pour intersection
la droite A, on dit qu’ils se ecoupent selon A.

Reégle 5

Dans chaque plan de lespace,


tous les résultats de la géométrie
plane sont vrais.

b. Trois exercices résolus

EXERCICE Pp est un plan contenant quatre points Ay. Bs GC D, deux a deux


distincts, les droites (AB) et (CD) n’étant pas paralleles.
résolu 1
O est un point extérieur au plan P.
Déterminez l’intersection des plans (OAB) et (OCD).

Solution aus

Les deux plans (OAB) et (OCD) ont un


point en commun, le point O. Par ailleurs,
ils ne sont pas confondus, sinon les
5 points O, A, B, C, D seraient dans un
méme plan, et ce plan ne pourrait étre
que le plan P (regle 2); or O n’appartient
pas a P.

Donc les plans (OAB) et (OCD) étant distincts et ayant un point commun, ont pour
intersection une droite A (regle 4) et A passe évidemment par O.

Pour trouver A, il suffit de déterminer un autre point de l’intersection de ces deux plans.
Or (AB) et (CD) n’étant pas paralléles, sont sécantes dans P en un point I, et ce point I
appartient a P (regle 3), Mais comme la droite (AB) appartient au plan (OAB), I est aussi
dans ce plan (régle 3); de méme, comme (CD) appartient au plan (OCD), I est aussi dans
ce plan; donc I est dans Vintersection des plans One) et (OCD); donc la droite A est la
droite (OI).

La situation est celle du tétraédre ABCD décrit ci-dessus.


On suppose que les droites (EF) et (BC) du plan (ABC) se coupent
en
Montrez que Vintersection des plans (DEF) et (DBC) est la droite (DG).
24, Droites et plans dans l’espace

Solution aus

La situation est en fait celle de l’exercice résolu 1; elle


parait plus compliquée, car il intervient davantage
d’éléments; mais si on s’en tient aux éléments de la question,
on voit que le plan P de l’exercice 1 est le plan (ABC) qui
contient E, F et G; et que le point O de l’exercice 1 est ici
le point D.
Les plans (OAB) et (OCD) sont remplacés par (DEF) et
(DBC); I est remplacé par le point G.
En raisonnant de méme, on voit que (DG) est intersection
cherchée.

On considére un tétraédre ABCD et on appelle I le milieu de [CD],


cage AS J le milieu de [DB] et K le milieu de [BC].
résolu Montrez que les plans (ABI), (ACJ) et (ADK) ont une droite commune.

Solution aus

Ces trois plans sont distincts et ont le point A en commun.


Il suffit donc de montrer quils ont un deuxiéme point en
commun.
Or (BI), (CJ), (DK) sont les médianes du triangle BCD; elles B D
se coupent au point G, centre de gravité de ce triangle, G
est dans le plan (ABI) car G est sur (BI) (regle 3).
Il est aussi dans (ACJ) et dans (ADK). K I
La droite (AG) est commune aux trois plans.
SESE E888 C

c. Conséquences des regles précedentes


e D est une droite et A un point qui n’appartient pas a D; il y a un seul plan contenant
D et A.
On dit qu’une droite et un point extérieur a la droite déterminent un plan.

e D et D’ sont deux droites distinctes passant par un point A (on dit qu’elles sont
a . . . . .

concourantes ou sécantes en A): il y a un seul plan contenant D et D’.


On dit que deux droites distinctes et concourantes déterminent un plan.

D’

Plan déterminé par deux Plan déterminé par


droites concourantes une droite et un point

317
3.2. Le parallélisme dans l’espace
a. Régles sur la position relative de deux plans

Reégle 6

P et Q sont deux plans. Diverses possibilités se présentent.


1. P et Q sont PARALLELES (on note P/Q), c’est-a-dire :
ou ° P et Q sont confondus
e P et Q n’ont aucun point commun.
2. P et Q sont SECANTS : leur intersection est une droite.

eer
P et Q n’ont pas de point commun P et Q sont sécants

Nous admettrons le théoréme suivant :

P est un plan et A est un point.


Il existe un seul plan parallele a P et passant
par A.

6. Positions relatives d’une droite et d’un plan

Définition l

D est une droite et P un plan. Diverses possibilités se présentent :


1. D et P sont PARALLELES (on note D/P), c’est-a-dire :
e D et P n’ont aucun point commun
OU
e D est contenue dans P.
2. D et P sont SECANTS: ils ont un seul point en commun.

318
24. Droites et plans dans l’espace

D et P n’ont D et P ont un D est tout


aucun point point commun point commun entiére dans P

ABC est un triangle. M est un point de [AB] et N un point de [AC];


la droite (MN) n’est pas paralléle a la droite (BC).
O est un point extérieur au plan du triangle ABC.
Déterminez l’intersection de la droite (BC) et du plan (OMN).

Solution aus

Appelons P le plan (ABC). xO


Les droites (BC) et (MN) sont dans P; par
construction elles ne sont pas paralléles,
elles sont donc sécantes en un point I, et
ce point I, étant sur la droite (MN) est
dans le plan (OMN) (régle 3). Il est
aussi sur la droite (BC); donc comme
cette droite et ce plan sont sécants, ils
n’ont que ce point I en commun, I est
Vintersection de (BC) et du plan (OMN).
BEB HRESBHEESB

c. Positions relatives de deux droites de l’espace

Définition 2

D et D’ sont deux droites de espace. On dit


qu’elles sont paralleéles si :

e elles sont contenues dans un méme plan


ET
e dans ce phan, elles sont confondues ou
n’ont pas de point commun.
On note: D/D’.

Commentaire

Deux droites paralléles distinctes déterminent un plan.


Deux droites paralléles de l’espace forment une figure plane et dans ce plan elles sont paralléles au
sens de la géométrie plane.

Pour deux droites de l’espace, les positions relatives possibles sont envisagées ci-apreés.

319
Définition 3

D, et Dz sont deux droites de l’espace, diverses possibilités se présentent :


1. D, et Dz sont dans un méme plan. On dit alors qu’elles sont coplanaires.
Elles peuvent alors étre :
e sécantes, c’est-a-dire avoir un seul point commun;
@ paralléles, c’est-a-dire étre confondues ou n’avoir aucun point commun.
2. D, et D, ne sont pas dans le méme plan.
On dit qu’elles sont non coplanaires; elles n’ont donc aucun point commun.

D, et Dz non coplanaires D, et Dz sécantes

d. Propriétés du paralléelisme
> A est un point qui n’appartient pas a une droite D. A
P est le plan défini par ce point A et cette droite D.
La regle 5 nous permet d’affirmer qu’il existe une unique droite
qui passe par A et paralléle a D.
Dans le cas ot A est sur D, la paralléle cherchée est la droite D
elle-méme.
D’ot le théoréme suivant : D

Théoréme 2

A est un point et D est une droite.


Il existe une unique droite qui passe par A et paralléle a D.

De plus, nous admettrons (voir exercices 26 et 27 page 327) les théorémes suivants :

Théoréme 3

1. P est un plan et D une droite paralléle a P.


Si A est un point de P, alors la paralleéle 4 D menée par A est dans P.
2. P est un plan et d une droite de P.
Si D est une droite paralléle a d, alors D est paralléle au plan P.

320
24. Droites et plans dans l’espace

Commentaire

Ces théorémes peuvent encore s’énoncer : «une condition nécessaire et suffisante pour qu’une droite
D soit paralléle 4 un plan P est qu’elle soit paralléle 4 une droite P. »
Pour montrer qu’une droite est paralléle 4 un plan, il suffira de montrer qu’elle est
paralléle a une droite du plan.

> D et D’ sont des droites paralléles.


D D'
Un plan P coupe D en A.
Le plan P coupe-t-il D'?
Supposons que P ne coupe pas D’, alors D’ est paralléle
a.P-
D’aprés le théoréme précédent, la paralléle a D’ menée
par A, c’est-a-dire D, est contenue dans P.
Cela est contraire 4 l’hypothése, donc P coupe D’.

Théoréme 4

D et D’ sont deux droites paralléles.


Tout plan qui coupe D coupe D’.

& Transitivité du parallélisme.


Les théoremes suivants sont intuitivement clairs, aussi les admettrons-nous pour ce premier
coniact avec la géométrie dans l’espace.

Théorémes 5

1. Si le plan P est paralléle au plan P’ et si P’ est paralléle au plan P",


alors P est parallele a P’.
2. Sila droite D est paralléle a la droite D’ et si D’ est paralleéle a la droite
D’, alors D est paralléle a D’.

ABCD est un tétraedre.


“1 est le milieu de [BC], J le milieu de [BD], K le milieu de [AC],
L celui de [AD].
Montrez que L appartient au plan (IJK).

Solution aun

Dans le triangle BCD, la droite (IJ) passe par


les milieux de deux cotés du triangle; elle est "
donc paralléle au troisiéme coté; donc (IJ) et
(DC) sont paralléles. De méme, en regardant B
le triangle ACD, on montre que (KL) et (CD)
sont paralléles. I] en résulte (transitivité du I
parallélisme) que (KL) et (IJ) sont paralleles. C

321
On sait (théoréme 3, point 2) que si une doite D est paralléle a une droite d d’un plan P,
alors D est paralléle au plan P. Donc la droite (KL) est paralléle au plan (IJK) puisque ce
plan contient la droite (IJ) et que (IJ)/(KL).
Comme K est aussi dans le plan (IJK), la paralléle au plan (IJK) menée par K, qui est la
droite (KL), est aussi dans ce plan (théoréme 3, point 1). Donec L est dans le plan (IJK).

> P et Q sont deux plans sécants et ils sont tous deux tiae\
paralleles a une droite D.
A est un point de l’intersection de P et Q.
La paralléle A menée par A 4 la droite D est dans P et dans P
Q (théoréme 3 point 1).
A est donc l’intersection de P et Q.

Théoréme 6

Si P et Q sont deux plans sécants et paralleéles D


a une droite D, alors intersection de P et Q
est parallele a D.

> Nous admettrons le théoréme suivant :

Théoréme 7 A
Nf
Si P et Q sont deux plans paralléles et si un
plan R coupe P selon la droite D, alors R coupe
Q selon une droite D’ paralléle a D.

> D, et D, sont des droites d’un plan P, sécantes en A.


De plus : D, et Dz sont paralléles a un plan Q.
Supposons que P coupe Q selon une droite A.
D,/P et D,/Q done A/D,, d’aprés le théoréme précédent. D
De méme : D,/P et D,/Q donc A/D. : :
Il passe donc par A deux paralléles a A, ce qui est P D,
impossible, donc P et Q sont paralléles.

Théoréme 8 | Va
Si un plan P contient deux droites sécantes
paralleles a un plan Q, alors P est paralléle a Q.

> Nous vous proposons de démontrer a l’exercice 28 page 327, le théoréme suivant :

322
24. Droites et plans dans l’espace

Théoréme 9 pepe 1p’

D et D’ sont des droites non coplanaires.


Il existe un unique plan P contenant D et
parallele a D’.

ABCD est un parallélogramme du plan P et S un point extérieur a


P. On considére la pyramide de sommet S et de base ABCD. On
appelle I le milieu de [SA], J le milieu de [SB] et K le milieu de [SC].
a. Déterminez l’intersection du plan (CIJ) avec les plans P et (SDA).
b. Montrez que le plan (IJK) coupe [SD] en son milieu.

Solution aus

a. Dans le plan du triangle SAB, la droite (IJ) passe par S


les milieux de [SA] et de [SB], donc (IJ) est paralléle a (AB).
Les plans (CIJ) et P sont paralléles a (AB) et ont le point
C en commun; leur intersection est donc la droite J
passant par C, parallele a (AB) (théoréme 6).
Comme (CD) est paralléle a (AB) par hypothése, l’intersection rn
de (CIJ) et de P est la droite (CD). B
Il en résulte qu D est un point de (CIJ); les points D et I
étant communs aux plans (CIJ) et (SAD), leur droite
d’intersection est la droite (ID).
b. Nous avons montré que (IJ) et (AB) sont paralléles; pour
les mémes raisons (JK) et (BC) sont paralléles.
Le plan (IJK) contient deux droites sécantes paralléles au plan P et est donc paralléle au
plan P (théoréme 8).
Les droites d’intersection des plans paralléles P et (IJK) avec le plan (SDC) sont deux droites
paralléles (théoréme 7).
L’intersection A de (SDC) et de (IJK) est donc la paralléle a (DC) menée a K.
Comme K est le milieu de [SC], A coupe [SD] en son milieu. II en résulte que le plan (IJK)
coupe [SD] en son milieu.

3.3. Projections paralleles


a. Sur un plan, parallelement a une droite
P est un plan et D une droite non paralléle a P.
On appelle projection sur P parallelement a D la
fonction qui, 4 chaque point M de l’espace, fait correspondre
le point m du plan P, ow la paralléle a D passant par M
coupe P.

b. Sur une droite parallelement a un plan


D est une droite non paralléle 4 un plan P. On appelle
projection sur D parallélement a P la fonction qui, a
chaque point M de l’espace, fait correspondre le point m de
la droite D, ot le plan P’ paralléle 4 P passant par M UB
coupe P.
323
Pour tester vos connaissances

Les exercices 1 a 4 sont mum6. B, C, D, E sont quatre points


des exercices de dessin distincts du plan P, et A est um point extérieur
au plan.
On joint A aux points B, C, D, E, obtenant
ainsi un solide appelé pyramide.
mmm 1. P est un plan; D est une droite, La droite d’intersection des plans (ABC) et
non contenue dans P, qui passe par un point (ADE) coupe le plan P en H.
A non contenu dans P, et qui coupe P en un Ce point H est-il bien placé?
point B.
Dessinez.

mum2. P et Q sont deux plans sécants.


Dessinez-les, en faisant figurer la droite
d’intersection.
Placez un point B dans P, un point A dans Q.

mmmm3. P est un plan et D une droite


paralléle a P. A est un point de D et B est
un point de P. Dessinez.

| m4. A et B sont deux points distincts.


Un plan P contient A et ne contient pas B.
Un plan Q, sécant a P, contient B et ne
contient pas A. Dessinez ces plans P et Q.

Pour les exercices 5 a 7, chaque dessin


proposé comporte une erreur flagrante. Corri-
gez en justifiant votre correction.
mmm7. Les points A, B, C’ sont alignés.
Les points A, C, B’ sont alignés.
wmmmm5. P et Q sont deux plans qui se Les points B, C, A’ sont alignés.
coupent; D est leur droite d’intersection. A’, B’, C’ sont dans le plan P.
D’ est une droite du plan Q qui coupe P au Sont-ils bien placés?
point A.
Le point A est-il bien placé? A

me S Deux plans P et Q sont paralléles.


Peut-on dire que toute droite D de P est
paralléle a toute droite D’ de Q?
Exercices d’entrainement

mmmm9. Sur la figure ci-dessous : @mmmm tl}. Voici le patron d’un solide consti-
a) déterminez l’intersection de chacune des tué de triangles équilatéraux.
faces ABC, ACD, ABD avec le plan (EFG);
b) la droite (HK) représente l’intersection de
(EFG) et du plan (BCD).
Justifiez cette construction.

a) Déterminez le nombre de faces, d’arétes,


de sommets de ce solide.
b) Réalisez le patron précédent avec
AB=4 cm; pliez et collez.
Vous obtenez un octaédre régulier.
c) Dessinez ce _ solide en _ perspective
cavaliére.

mmmml2. Le solide représenté ci-dessous


en perspective cavaliere est issu d’un cube de
cote a.

gam 10. Sur la figure ci-dessous :


a) déterminez l’intersection de chacune des
faces ABC, ACD, ABD avec le plan (EFG);
b) la droite (aG) représente l’intersection de
(EFG) et du plan (BCD).
Justifiez cette construction.

a) Ce solide peut étre décomposé en quatre


cubes de mémes dimensions.
Faites apparaitre les arétes de ces quatre |
cubes sur le dessin précédent.
6b) Dessinez en perspective cavaliére la par-
tie manquante du cube de coté a dont est issu
le solide précédent.
Intersection de droites et de plans gum 21. ABCD est un tétraédre; P est le
plan qui contient la face (BCD). A est une
droite du plan P qui coupe les droites (BC),
mmm 13. D et D’ sont deux droites sécantes (CD) et (BD) en trois points distincts. M est
contenues dans un plan P. un point de l’aréte [AC]. II est le plan défini
M est un point extérieur au plan P. par le point M et la droite A.
| Q est le plan défini par M et la droite D; Q’
a) Dessinez lintersection du plan II et du
est le plan défini par M et la droite D’.
Quelle est Vintersection de Q et de Q’?
plan (ABC).
b) Quel est le point d’intersection de la
droite (AD) et du plan II?
mum 14. B et C sont des points distincts ce) Quelle est l’intersection du plan II et du
d’un plan P. plan (ABD)?
A est un point extérieur au plan P.
M est un point de la droite (AB), N un point d) Montrez que intersection du plan qui
de la droite (AC). passe par les points A, B, D et du plan II
coupe la droite (BD) en un point de A.
Montrez que si la droite (MN) coupe P, alors
elle coupe la droite (BC).

mum 22. ABCD est un tétraédre.


mame 15. ABCD est un quadrilatére du plan a) Montrez que les plans déterminés par A
P. On suppose que ce quadrilatére n’est pas et chacune des médianes du triangle BCD se
un trapéze. O est un point extérieur au plan coupent suivant une droite A).
P. Déterminez l’intersection des plans qui
b) Soit A, la droite analogue a Aj, mais
contiennent les points O, A, B et les points
relative au point B.
0, Gap.
Montrez que A, et A, sont concourantes.
c) Déduisez-en que les quatre droites A,, A.,
mum 16. A, A’, B, B’ sont quatre points A,, A, relatives aux quatre sommets ont un
distincts de l’espace. point commun.
Démontrez que si les droites (AB) et (A’B’) ne
sont pas coplanaires, il en est de méme pour
(AA’) et (BB’). gum 23.% ABCDEFGH est un cube. U, V,
W sont trois points situés respectivement sur
les arétes [AD], [AB] et [AE].
| mmm 17. Soient P un plan, D une droite
| de P, A un point de P extérieur a D, et B un
| point extérieur a P.
Démontrez que les droites D et (AB) ne sont
pas coplanaires.

| mmm 18. P et P’ sont deux plans sécants.


O est un point de la droite d’intersection de
P et de P’.
| Montrez que les cercles C et C’ de centre O
| et de rayon r, situés respectivement dans le
plan P et dans le plan P’, ont deux points
communs.
a) Quelle est intersection du plan (UVW)
mum 19. ABCD est un tétraédre. avec le cube?
I est le milieu de [AD], G est le centre de 6) Dessinez les points d’intersection a des
gravité du triangle ABC. droites (BC) et (UV), puis B des droites (CD)
a) Montrez que la droite (IG) coupe le plan et (UV).
(BCD) en un point E. c) Construisez les points d’intersection y et
Indication : (GI) est dans le plan (CGI). 5 du plan (UVW) avec les droites (EF) et (EH).
Que pouvez-vous dire des droites (UV) et (yd)?
|b) Quelle est la nature du quadrilatére
BECD? d) Construisez les points d’intersection a, et
B, du plan (UVW) et des droites (FB) et (HD).
Construisez les points d’intersection a’ et B’
mm 20. Une droite D coupe un plan P du plan (UVW) et des droites (FG) et (HG).
en O; A et B sont deux points de D tels que ry pouvez-vous dire des droites (a’B’) et
O soit entre A et B. Un point M de l’espace ys)?
= e que (MA) coupe P en I et (MB) coupe e) Montrez que les points a, a’, a, sont
en J. alignés et que la droite qu’ils définissent coupe
Montrez que les points O, I, J sont alignés. la droite (CG) en un point @.
Démontrez de méme que les points B, B’, By b) le plan Q défini par d et D est confondu
sont alignés et que la droite qu’ils définissent avec P;
| coupe (CG) en un _ point que vous
caractériserez. c) Q est distinct de P.

| f) Que pouvez-vous dire des points a, B, y,


6a, BF a? B' et w lorsque les points U, V, @mm28. D et D’ sont deux droites non
sont respectivement les milieux des coplanaires et A est un point de D.
segments [AD], [AB], [AE]? a) Montrez que le plan P défini par D et la
droite d paralléle a D’ menée par A est
paralléle a D’ et ne contient pas D’.
M@mmmm24.*% ABCDEFGH est le cube dessiné
a l’exercice 23. b) Montrez que ce plan P ne dépend pas du
choix de A sur D.
a T 1 AC], [AH], [AF],
comeing. eS @mm29. Dans l’espace, soient ABCD et
b) T désigne le solide obtenu en retirant au AECF deux parallélogrammes dont la diago-
ee nua les solides DACH, BACF, GCFH, nale [AC] est commune.
Démontrez que les droites (BE) et (DF) sont
| Prouvez que le solide T est un tétraédre paralléles, ainsi que (BF) et (DE).
| régulier, c’est-a-dire un tétraédre dont toutes
les faces sont des triangles équilatéraux.
m@mm30. La droite D et le~plan P sont
sécants.
| @mm25.* ABCD est un tétraédre régulier Démontrez que pour tout point A n’appartenant
| (voir exercice précédent); chaque aréte a pour
pas a D, il existe une droite et une seule
| longueur u. M est le point de l’aréte [CD] tel
paralléle au plan P et qui coupe la droite D.
| que CM=x, ot x est un réel de lintervalle
1) (0; uw].
| P désigne le plan (ABM).
mmmm31. ABC et A’B'C’ sont des triangles
a) Déterminez, en fonction de x et u, les respectivement situés dans des plans sécants
| distances AM et BM. P et P’ et tels que les droites (BC) et (B’C’)
| Quelle est la nature du triangle ABM? se coupent au point a, (AC) et (A’C’) en 5b,
(3 (AB) et (A’B’) en c.
| 6) Montrez que l’on a: a u<BMSu. Qu se trouvent les points a, b, c?
Etudiez la position relative des droites (AA’),
c) a désigne langle BMA.
ae
(BB’), (CC’).
1 1
Prouvez que : ~<cos a <-.
3 2 mammm32. ABCD est un tétraédre.
| Déterminez un encadrement de a (en degrés).
a) Montrez que les milieux respectifs M, N,
s d) Pour quel réel x l’angle a@ est-il maximal? P, Q des segments [AB], [BC], [CD] et [AD]
sont les sommets d’un parallélogramme.
b) On suppose A, B et C fixes et D variable
: Paraliélisme sur une droite A. On appelle I le point
d’intersection de (MP) et (NQ). Trouvez
| G26. P est un plan et D une droite Vensemble des points P, Q et I, lorsque D
| parallele a P. varie.
A est un point de P.
‘| 1. Supposez que D n’est pas incluse dans P. Mmmm 33.% Les droites D et D’ ne sont pas
| Q est le plan défini pe A et la droite D. coplanaires et la droite A n’est paralléle ni a
D, ni a D’.
ja) Pourquoi P et Q sont-ils sécants? Construisez une droite A’ paralléle a A et qui
| 6) A est la droite commune a P et Q. coupe D et D’.
| Pourquoi A ne coupe-t-elle pas D? Qu’en
_| concluez-vous?
mumm34. ABCD est un parallélogramme
_|2. Supposez que D est incluse dans P.
d’un plan P.
Pourquoi existe-t-il une unique droite qui
Tracez quatre droites paralléles passant par
| passe par A et paralléle a D?
chaque sommet de ce parallélogramme.
Un plan II coupe ces droites en M, N, P, Q.
M@mmm27. d est une droite incluse dans un Quelle est la nature du quadrilatere MNPQ?
plan P.
D est une droite paralléle a d. @mmmm35. [AB] et [CD] sont deux segments
Démontrez que D est paralléle a P dans non coplanaires et paralléles au plan II. Les
chacun des cas : droites (AC), (AD), (BC), (BD) coupent respec-
a) d et D confondues; tivement le plan II aux points I, J, K, L.
SS must
a) Que pouvez-vous dire du quadrilatére Projections
IJLK?
b) Les points U et V sont respectivement
les milieux des segments [AB] et [CD]. mmmm39. Démontrez que les images de
| Les. droites (UD), (UC), (VA), (VB) coupent deux droites sécantes, par toute projection
y SoS: le plan II aux points U,, U2, paralléle sur un plan, sont deux droites
sécantes ou confondues. La réciproque est-elle
s 1» 2°
Situez ces points par rapport au quadrilatére exacte?
IJLK. Etudiez de méme les images de deux droites
Quelle est la nature du quadrilatére U,V, U,V2? non coplanaires.

@amm36. D et A sont deux droites paralléles


contenues dans un plan P. mumm4(0. ABC est un triangle, G son centre
Q et R sont deux plans sécants qui contiennent de gravité, A’, B’, C’, G’ les images respectives
respectivement D et A. de A, B, C, G, par la projection sur un plan
A’ est l’intersection de Q et R. P parallélement a une droite D.
Quelle est la position de A’ par rapport au Si A’, B’, C’ ne sont pas alignés, démontrez
plan P? que G’ est le centre de gravité du triangle
ARES
Etudiez le cas ou A’, B’, C’ sont alignés.
@ammm37. Soit ABCD un tétraédre.
Précisez la nature de la section de ce tétraédre
par un plan paralléle a (AB); puis par un plan
paralléle a la fois a (AB) et (CD).
mummm4.i1.* (AB) est une droite sécante en
O a un plan P et D est une droite non paralléle
a P ou a (AB).
@amm338.* P et Q sont deux plans sécants, On appelle A’ et B’, les images respectives
D est la droite intersection de ces deux plans des points A et B, par la projection sur P
et A est une droite non coplanaire a D. parallélement a D.
Par un point M variable de A, on méne les
plans P’ et Q’ respectivement paralléles a P a) Les points A’ et B’ sont-ils distincts?
et Q.
b) Soient M un point de la droite (AB) et M’
a) Montrez que P’ et Q’ se coupent suivant
Vimage de M par la projection sur P paralléle-
une droite D’.
ment a D.
b) Trouvez l’ensemble des droites D’ lorsque Déterminez |’ensemble décrit par M’ quand M
| M décrit A, décrit la droite (AB).
CHAPITRE
25

ORTHOGONALITE
DANS L’ESPACE

1. Pour prendre un bon départ

1.1. Orthogonalité dans le plan


En géométrie plane, vous savez ce que signifie ]’expression «les droites D et D’ sont
perpendiculaires », (ou encore orthogonales).
D, Do
Vous connaissez les propriétés :

> Si deux droites D, et Dz sont perpendiculaires 4 une droite D


D, alors D, et Dz sont paralléles;

> Si deux droites D, et Dz sont paralléeles et si D est


perpendiculaire a Dy, alors D est perpendiculaire a D,.

ABC est un triangle; [AA’], [BB’] et [CC’], les hauteurs de ce triangle,


sont concourantes en un point D appelé orthocentre de ABC.
Montrez que :
a. A est Vlorthocentre du _ tri-
angle BCD;
b. Best Torthocentre du_ tri-
angle CDA;
ce. C est JVorthocentre du _ tri-
angle DAB.
Pour l’exercice précédent, ensemble formé par les quatre points A, B, C, D et les six
. e ° : ° 9
droites qui passent par les quatre points constitue une figure que |’on appelle « quadrangle
orthocentrique ». Dans ce quadrangle les points A, B, C, D jouent le méme role.

1.2. Médiatrice d’un segment


La notion d’orthogonalité est liée 4 la notion de distance, comme le montre la définition de
la médiatrice d’un segment.
[AB] est un segment du plan et O est son milieu. MA=MB
Pour qu’un point M du plan soit équidistant de A et de B, M
il faut et il suffit que M soit sur la perpendiculaire en O a
la droite (AB).
Cette droite perpendiculaire en O a (AB) est la médiatrice 0
de [AB]. A

EXERCICE D est une droite, M et P sont deux points qui ne sont pas sur D, M’
et P’ sont les symétriques de M et de P par rapport a D.
Monirez que les points M, P, M’ et P’, sont sur un cercle dont on
déterminera le centre.

1.3. Des triangles utiles


A A

B H c B H C

Triangle rectangle isoceéle Triangle équilatéral


AB=AC=a AB=AC=BC=a

BC =aV2 an=28
avV2 a
BH=AH= BH=-
2 2

2. Travaux dirigés d’approche


L’idée la plus simple que l’on puisse se faire de l’orthogonalité dans l’espace est celle
de la disposition relative d’une droite verticale et d’un plan horizontal.
La notion d’orthogonalité joue un rdle tout a fait essentiel dans la vie courante.
Nous vivons dans un monde quotidien d’orthogonalité :maisons, immeubles, salles,
mobilier offrent 4 foison des images de plans et de droites orthogonales.
Nous allons codifier cette idée.

330
25. Orthogonalité dans l’espace

Attention, ne partez pas sur de fausses idées; aussi traitez l’exercice suivant.

EXERCICE En illustrant vos réponses a l’aide d’exemples, pris sur le cube


dessiné ci-dessous, répondez aux questions suivantes :

Deux plans « verticaux» sont-ils paralléles?


Deux plans «horizontaux» sont-ils paralléles?
Deux droites « verticales » sont-elles paralléles?
Deux droites «horizontales » sont-elles paralléles?

Dans l’exercice suivant vous allez montrer, en utilisant uniquement les théorémes et
relations métriques de la géométrie plane, que |’aréte «verticale » [AA’] du cube, qui
est perpendiculaire aux deux arétes «horizontales » [AB] et [AD], est perpendiculaire
aux droites du plan (ABCD) qui passent par A.

EXERCICE ABCDA'B’C’D’ est un cube dont toutes les arétes ont pour
longueur Vunité. On trace les diagonales [A’B], [BD] et [DA’].
a. Calculez la longueur des cétés du triangle ADB et du triangle
A’DB.
Montrez que ADB est un triangle rectangle isocele et A'DB un
triangle équilatéral.
“| Représentez ces triangles en vraie grandeur.
b. I est le milieu de [DB].
Que représentent [AI] pour le triangle ADB et [A’I] pour le
triangle A’DB?
Quelles sont les longueurs de [AI] et de [A‘l]?
c. M est un point de la droite (DB).
Quelle est la nature des triangles AIM et A’IM?
Calculez A’M? et AM? en fonction de IM’.
d. En utilisant le théoreme de Pythagore, montrez que le
triangle AMA’ est rectangle en A.
e. Montrez que toute droite du plan (ADB) passant par A et
coupant la droite (DB) est perpendiculaire en A a la droite (AA’).

331
3. Cours et applications

3.1. Droites orthogonales


D et D’ sont deux droites (non obligatoirement coplanaires) —)
de l’espace; A, et A, sont deux points de l’espace.
D, et Dj sont les paralléles 4 D et D’ passant par Aj, et P,
est le plan déterminé par ces deux droites.
D, et DS sont les paralléles 4 D et D’ passant par As, et P» D; D;
est le plan déterminé par ces deux droites. A, Pp
> 1

Nous admettrons que D, et Dj sont perpendiculaires dans ;


: : 1 é : Dz D
P, si et seulement si D, et D3 sont perpendiculaires dans
P,; autrement dit : As P2
si en un point les paralléles a D et a D’ sont perpendiculaires, eee
alors en tout autre point de l’espace les paralléles a D et a D
D’ seront perpendiculaires.

Cela nous permet de définir les droites orthogonales.

Définition Il

Dire que deux droites de l’espace D et D’ sont orthogonales signifie que


les paralléles a D et D’ menées par un point quelconque de l’espace sont
perpendiculaires.

Exemple D C

Dans le cube ABCDA'B’C’D’, les droites (AB) et (CC’) sont


i
orthogonales puisque la paralléle (BB’) a (CC’) est perpendi-
culaire a (AB) en B.

De méme, (AB’) est orthogonale a (CD’) puisque (CD’) est :


parallele a (BA’) et que les diagonales du carré AA‘B’B sont C
perpendiculaires. A’ B’

Commentaire

Des droites perpendiculaires sont des droites orthogonales qui se coupent.


Elles sont coplanaires.

332
25. Orthogonalité dans l’espace

3.2. Plan perpendiculaire a une droite.


Droite perpendiculaire a un plan
a. Plan perpendiculaire a une droite
D est une droite de l’espace et A un point de D.
Considérons deux plans distincts P,; et P, contenant D, et
dans ces deux plans les perpendiculaires d, et dy 4 D en A.
d, et d, déterminent un plan Q.
Nous admettrons qu'une droite passant par A est perpendicu-
laire a D si et seulement si elle est dans le plan Q. ON

Définition 2 Q

D est une droite et A un point de D.


Il existe un plan de l’espace qui contient toutes
les droites perpendiculaires en A a la droite D.
Ce plan s’appelle le plan perpendiculaire a D
en A.

Commentaires

e On peut se représenter Q comme la surface engendrée par une


droite A perpendiculaire en A a D, lorsque D tourne sur elle-méme.
e Si un plan Q contient deux droites distinctes perpendiculaires
a D, alors Q est perpendiculaire a D.

6. Droite et plan perpendiculaires


P est un plan, A un point de P; d, et d, sont deux droites
de P sécantes en A.
Le plan Q, (resp. Q:) est perpendiculaire en A a d, (resp.
dz). Q, et Q, se coupent selon une droite D; cette droite D
est perpendiculaire 4 d, et a d, puisqu’elle est dans Q, et
dans Q.; le plan P est donc perpendiculaire a D en A.
D est par conséquent contenue dans tous les plans
perpendiculaires aux droites de P passant par A.
P est la réunion de toutes les droites perpendiculaires en A
a D et D est intersection de tous les plans perpendiculaires
en A a une droite de P.
En résumé des paragraphes a. et b.:
On dit aussi bien que P est perpendiculaire en A a D, ou que D est perpendiculaire
en A a P, ou que D et P sont perpendiculaires en A.
On note PLD ou DLP.
Une droite admet en chacun de ses points un unique plan perpendiculaire; un
plan admet en chacun de ses points une unique droite perpendiculaire.

3.3. Orthogonalité et parallelisme


a. Plans perpendiculaires a une droite
P, et P, sont deux plans perpendiculaires a une droite D, respectivement en A, et Ao.
Etudions la position relative de P, et Py».
333
— Si A,=As, alors P;=Ps, car nous avons admis l’unicité
du plan perpendiculaire a une droite en un point.
— Si A,#A,, considérons deux droites d, et dj; de P,
sécantes en A,: d, et dj sont perpendiculaires a D.
d, et dj sont les paralléles respectives 4 d, et dj en Ag:
d, et d} sont perpendiculaires a D en Ag.
P, contient donc dy et d3, et P2/P).

Si P, et P, sont deux plans perpendiculaires 4 une droite D, alors P, et P2


sont paralleéles.

b. Une figure pour cing propriétés


La figure ci-contre illustre les cing propriétés suivantes, ou
P, et P, sont des plans, D, et D, des droites.

Théoréme Il

P,1D, et P,1D, alors P,/P2.

i D,1P, et D./D, alors D,1P).

iP, 1D, et si P,/P, alors P21D,.


i D,1P, et si D,
1P, alors D./D),.
Si D,1P,, D,1P., et P,/P. alors D./D,
et bien d’autres encore...

Ces propriétés se démontrent avec les mémes méthodes que


celles utilisées pour prouver la premiere propriété.

Commentaire

En fait, ce qu'il faut retenir, c’est que la relation d’orthogonalité ne lie pas seulement une droite et
un plan, mais une famille de plans tous paralléles entre eux a une famille de droites toutes paralléles
entre elles.
Par exemple, tous les plans «horizontaux» et toutes les droites «verticales » sont perpendiculaires.
Mais attention, le langage peut induire des confusions : toutes les droites «horizontales» ne sont
pas perpendiculaires 4 tous les plans « verticaux».

c. Conséquences

D et D’ sont des droites telles que D’ appartient 4 un plan perpendiculaire 4 D en A.


La paralléle A a D’ en A est contenue dans P.
Donec A est perpendiculaire a D.
Réciproquement, D et D’ sont des droites perpendiculaires et B un point de D’.
La paralléle A a D en B est perpendiculaire a D’, done le plan P perpendiculaire 4 A en
B contient D’.
Ce plan coupe évidemment D et est perpendiculaire a D, car D et A sont paralléles.

Théoréme 2

Pour que les droites D et D’ soient orthogonales, il faut et il suffit que D’


appartienne a un plan perpendiculaire a D (ou que D appartienne a un
plan perpendiculaire a D’).

334
25. Orthogonalité dans l’espace

Méthode pour montrer qu’une droite est perpendiculaire a un plan.


D
Pour montrer qu’une droite D est perpendicu-
laire a un plan, il suffit de mettre en évidence
que D est orthogonale a deux droites sécantes
de P.

En effet, la paralléle 4 D au point de concours des deux


doites sécantes de P est perpendiculaire a P.

ABCD est un tétraédre régulier, c’est-a-dire un tétraédre dont toutes


les faces sont des triangles équilatéraux.
Montrez que les arétes opposées (celles qui ne se coupent pas) sont
orthogonales.

Solution uae A

Il suffit de montrer que l’aréte (AB) est dans un plan


perpendiculaire a (CD).
Considérons le milieu M de [CD]; les triangles ACD et BCD
étant équilatéraux, les droites (AM) et (BM) sont, respective-
ment dans les plans (ACD) et (BCD), les médiatrices de [CD].
Le plan (ABM) contient donc deux droites sécantes perpendi- B D
culaires a (CD); il est par conséquent perpendiculaire a (CD).
Comme (AB) est dans ce plan, (AB) est orthogonale a (CD).
M
Une démonstration identique montrerait que (BC) et (AD),
ainsi que (AC) et (BD) sont orthogonales.
C

3.4. Plans perpendiculaires


P et P’ sont deux plans de l’espace. Si P contient une droite A
D perpendiculaire a P’, alors P coupe P’ puisque D coupe P’. y
Soit A Vintersection de P et P’, et soit A le point de A ou A
D coupe P’.
Considérons la droite D’ du plan P’ perpendiculaire en A a
A; D’ est perpendiculaire 4 D et D’ est perpendiculaire a A,
donc D est perpendiculaire a P.

Définition BI

Dire que deux plans P et P’ sont perpendiculaires signifie que P contient


une droite perpendiculaire a P’ (notez qu’alors P’ contient une droite
perpendiculaire a P).

Commentaire
Attention, cette relation entre plans, définie a partir de l’orthogonalité d’une droite et d’un plan,
n’est pas aussi agréable que la relation d’orthogonalité entre droite et plan.
Par exemple, dans le cube du paragraphe 2, les plans (AA’BB’) et (AA’CC’) sont perpendiculaires au
plan (ABCD), mais ces deux plans ne sont pas paralleéles.

335
On a les propriétés :

> Si deux plans sécants sont perpendiculaires a un plan P, leur intersection est
perpendiculaire a P.

> Si deux plans sont paralléles, tout plan perpendiculaire 4 l’un est perpendiculaire a l’autre.

| ah ie
rahewe aa

3.5. Plan médiateur d’un segment


A et B sont deux points de l’espace. O est le milieu de [AB].
Cherchons l’ensemble des points M équidistants de A et de
B (soit MA=MB).

e Si M est sur (AB), alors M est en O, milieu de [AB].

e SiM n’est pas sur (AB), M et (AB) déterminent un plan Q.


Dans ce plan, M est sur la médiatrice de [AB]. ee B
Donc la droite (MO) est perpendiculaire en O a la droite (AB). dy
Il en résulte que M est dans le plan perpendiculaire en O i is
a (AB).
Réciproquement, notons P le plan perpendiculaire en O a
(AB), et M un point de ce plan.

e Si M est en O, alors MA=MB.

e Si M est distinct de O, alors M et (AB) déterminent un plan Q. L’intersection de P et


de Q est la droite (MO).
(MO) est dans P, donc (MO) est perpendiculaire en O a (AB). Dans Q, la droite (MO) est
donc la miediatice de [AB], d’otu MA
= MB.

Définition 4

A et B sont deux points distincts; O est le milieu de [AB].


L’ensemble des points équidistants des points A et B est le plan
perpendiculairea la droite (AB) au point O. On l’appelle le plan médiateur
du segment [AB].

336
25. Orthogonalité dans l’espace

A, B, C sont trois points non alignés de l’espace.


Montrez que l’ensemble des points équidistants de A, de B et de C
dans l’espace est la droite perpendiculaire au plan (ABC) et qui passe
par le centre du cercle circonscrit au triangle ABC.

3.6. Projections de l’espace


_ D est une droite perpendiculaire 4 un plan P.
_ La projection orthogonale sur le plan P est la projection sur P parallélement a D.
La projection orthogonale sur la droite D est la projection sur D parallélement a P.
L’image m d’un point M par une projection orthogonale, s’appelle le projeté orthogonal
de m.

-
Projection orthogonale sur P Projection orthogonale sur D

On appelle distance d’un point M au plan P la distance de M 4 son projeté orthogonal


sur le plan P.

Pour tester vos connaissances.

mmm. A est un point, D, et D, sont deux moe 4. On considére dans le plan P un


droites non paralleles. carré ABCD.
Construisez une droite D passant par A, a) Déterminez l’ensemble des points M de
orthogonale a D, et Dp. Vespace tels quae MA=MB=MC=MD.
b) Méme question si ABCD est un rectangle.
mum? P est un plan, D est une droite c) Méme question si ABCD est un losange.
sécante a P et A est un point extérieur a D
et P. ;
: ‘ @amm5. D est une droite. Le plan P, est
Construisez une droite passant par A, orthogo- paralleled D..lie plan Ps csv perpesisalake
nale a D et paralléle a P. aD.
Démontrez que P, et P, sont perpendiculaires.

mum3. P est un plan; A et B sont deux Dera


points n’appartenant pas a P. @mmm6. Montrez qu’il existe un point et un
Quel est l’ensemble des points de P équidis- seul équidistant de quatre points distincts non
tants de A et de B? coplanaires.
Exercices d’entrainement

mum 7. Théoréme des trois perpen- d) Déduisez-en que les droites perpendicu-
diculaires. laires aux faces du tétraédre passant par les
P est un plan, D une droite perpendiculaire a sommets (on les appelle «hauteurs» du
P coupant P en O et A une droite du plan P. tétraédre) sont concourantes en I
a) La perpendiculaire 4 A passant par O
coupe A en H meee 12.* Perpendiculaire commune a
Montrez que si M est un point de D, (MH) est deux droites.
perpendiculaire en H a A. D et D’ sont deux droites non coplanaires.
b) N est un point de D; de N on mene la a) Montrez qu’il existe un plan contenant D
perpendiculaire (NK) a A. paralléle a D’.
Montrez que (OK) est perpendiculaire en K
aA. b) Montrez qu’il existe une droite orthogo-
nale a D et a D’
c) Montrez qu’il existe une droite perpendi-
wu 8. P est un plan et A une droite culaire a D et a
perpendiculaire 4 P en O; A est un point de
A et B un point de P. On considére une droite
D du plan P passant par B. gum 13. On considére un plan P et, dans
ce plan, un triangle ABC; D est un point de
ar On méne de A la perpendiculaire (AH)
la droite perpendiculaire en A au plan P.
On méne les hauteurs [BB’] et [DD’] du triangle
Rae que (OH) est perpendiculaire a D.
DBC et la hauteur [BB”] du triangle ABC.
6b) La droite D tourne autour de B en restant a) Montrez que [AD’] est hauteur du triangle
dans le plan P.
ABC.
Quel est l'ensemble des points H?
b) Montrez que (DC) est perpendiculaire au
plan (BB’B”).
gum9. Dans le plan P, on considére un c) H et K sont les orthocentres respectifs
cercle de centre O et un point C de ce cercle. des triangles ABC et DBC.
On méne la médiatrice de [OC] qui est sécante Montrez que (HK) est perpendiculaire au plan
au cercle aux points M et N. D est un point (DBC).
| de la droite A perpendiculaire 4 P passant par
C. Montrez que (OD) et (MN) sont ortho-
gonales. mum 14.% ABCD est un tétraédre régulier.
On désignera par a la longueur commune des
6 arétes. On appellera a, b, c et d les projetés
orthogonaux des sommets A, B, C et D sur
| mmm 10. Dans le plan P on considére un les faces opposées et I, J, K, L, M et N les
cercle de diamétre [AB] et on appelle A la milieux respectifs des arétes [AB], [CD], [AC],
| droite perpendiculaire en A au plan P; M est [BD], [AD] et [BC].
un point du cercle de diamétre [AB] et N un a) Montrez que les plans (AJB) et (CDI) sont
| point de A. respectivement perpendiculaires aux droites
| Montrez que la droite (MN) est perpendiculaire (CD) et (AB).
a la droite (MB). Déduisez-en que la droite (IJ) est perpendicu-
laire aux droites (AB) et (CD).
b) Montrez que la droite (Aa) est la droite
gum 11. ABCD est un tétraédre ot les ia
Patines des plans (ABJ), (ADN) et
| couples d’arétes opposées ((AB), (CD)) et
((BC), (AD)) sont formés de droites ortho- Déduisez-en que a est le point de concours
gonales. des médianes du triangle BCD et calculez en
a) La droite perpendiculaire au plan (ACD) fonction de @ la distance de A au plan (BCD).
passant par B coupe (ACD) en B’. c) Montrez que le quadrilatére IKJL est un
quadrilatere plan.
Montrez que (CD) est perpendiculaire a (AB’). Quelle est sa nature?
| Déduisez-en que B’ est l’orthocentre du trian- Montrez que les trois droites (IJ), (KL) et (MN)
gle ACD. sont concourantes en un point O et que le
| b) Montrez que les arétes (BD) et (AC) sont plan médiateur de [MN] est le plan (IKJL).
| orthogonales. d) Montrez que les quatre droites (Aa),
| c) La droite perpendiculaire a plan (BCD) (Bb), (Cc) et (Dd) sont concourantes en O.
passant par A coupe (BCD) en A’. e) Calculez en fonction de @ les distances
Montrez que (AA’) et (BB’) sont gt re e 0 aux sommets du tétraédre, aux faces du
en un point I. tétraédre et aux arétes du tétraédre.
@mmmml5.* Les droites D et D’ sont c) A est la droite qui passe par le point I,
perpendiculaires, et P est un plan. D et D’ ne paralléle au plan a et perpendiculaire a la
sont pas perpendiculaires a P. Les droites D droite (AB). E et F sont les points de la
et D’ se projettent orthogonalement en d et droite A tels que IE=IF.
d’ sur P Q est le polyédre de sommets FE, A, F, B, I,
Montrez que d et d’ sont perpendiculaires si Keo MieN:
et seulement si l'une des deux droites D ou D’ Dessinez ce polyédre et construisez son
est paralléle a P. patron.

G16. P est un plan, A un point de P, Mmmm 18.% On considére un plan P, un


D une droite de P passant par A et B un point point A dans P et un point O extérieur a P;
hors du plan P. O se projette orthogonalement en H sur le
B se projette orthogonalement en H sur P et plan P. D, et D, sont deux droites du plan P
en M sur D. sécantes en A et ne passant pas par H.
Les perpendiculaires en O aux plans (O, D,)
a) Montrez que (HM) est perpendiculaire et (O, D,) coupent respectivement en M, et |
a D. Quel est ’ensemble des points M lorsque Mz le plan P
la droite D tourne autour de A en restant
dans P. a) Démontrez que la droite (OA) est perpen-
diculaire au plan (OM,M.,).
b) Montrez que (AM) et le plan (BHM) sont
perpendiculaires. b) Démontrez que la droite (AH) est perpen-
Déduisez-en que (BHM) et (BMA) sont des diculaire a la droite (M,M,). On appelle A’ leur
plans perpendiculaires. point de concours.
c) Le plan perpendiculaire a la droite (AB) Quelle est la nature du triangle AOA’ et quelle
passant par H coupe cette droite au point I relation lie OH, AH et A’H?
et la droite (BM) au point N.
Montrez que (HN) est perpendiculaire a (BM) c) La droite (M,H) coupe Dz en B et la droite |
et que le point N est le projeté orthogonal du (M.H) coupe D, en C.
point H sur le plan (ABM). Démontrez que H est l’orthocentre du triangle
ABC et que les droites (BC) et (M,M3) sont
d) Quel est l’ensemble des points N lorsque paralléles.
D tourne autour de A en restant dans P?
d) Quel est l’ensemble décrit par les points
M, et Mz lorsque D, et D, varient?
Gm 17.* ABCD est un tétraédre régulier; e) D, étant fixée, peut-on déterminer D, pour
a désigne la longueur d’une de ses arétes. que le triangle M,OMg, soit rectangle en O?
Peut-on déterminer D, pour que le triangle
a) Les points I et J sont respectivement les M,OM, soit rectangle en M,?
milieux des segments [AB] et [CD]. 7 est le
plan médiateur du segment [IJ].
Prouvez que le plan 7 passe par les milieux
K, L, M, N des arétes [AC], [AD], [BD] et mmm 19. Quelques propriétés du cube. |
[BC]. Nous utilisons les notations du cube
Quelle est la nature du quadrilatére KLMN? ABCDA’B’C’D’ dessiné page 331.
Calculez en fonction de a la distance du
pointI au plan 7z. a) Montrez que la diagonale (A’B) de la face
Caractérisez les plans médiateurs des AA’B’B est orthogonale au plan (ADC’B’).
segments [LN] et [KM].
b) Montrez que la droite (C’A) est perpendi-
b) VS est le polyédre de sommets A, B, K, culaire au plan (A’BD).
1M:
Dessinez le polyédré ZS et construisez son c) Montrez que les sommets A et C’, et les
patron. centres de gravité des triangles équilatéraux
Joignez le point I, milieu du segment [AB], A'BD et B’CD’ sont alignés.
aux points K, L, M, N.
Donnez une description précise des polyédres d) Montrez que les plans (A’BD) et (B’CD’) |
de sommets I, B, M, N, de sommets I, A, K, déterminent sur la diagonale [AC’] du carré
L et de sommets I, K, L, M, N. trois segments de méme longueur.
CHAPITRE
26

AIRES ET VOLUMES
DE SOLIDES.
FORMULAIRE

1. Les prismes

a. Surface prismatique
Q est un polygone et A une droite non paralléle au
plan contenant Q.

La réunion des droites paralléles a A et rencontrant Q


définit une surface prismatique de polygone Q.

6b. Prisme

Un prisme est le solide limité par une surface prismatique


et deux plans paralléles au plan du polygone de la surface
prismatique. Ces plans sont dits plans de bases du prisme
et leurs intersections avec la surface prismatique sont les
bases du prisme.

Les autres faces sont appelées faces latérales.

La hauteur h du prisme est la distance entre les deux plans


de base.

Si B est l’aire de la base, et h la hauteur, alors


le volume V du prisme est :
V=Bxh.

340
26. Aires et volumes de solides. Formulaire

c. Prismes particuliers

e Un prisme droit est un prisme dont les faces latérales


sont des rectangles (figure 1). Figure 1

e Un parallélépipede est un prisme dont le polygone de


base est un parallélogramme (figure 2).

Figure 2
e Un parallélépipede rectangle est un parallélépipéde
dont les faces sont des rectangles (figure 3).
Si a, b, c sont les longueurs des arétes :
V=abe.

e Le cube est un parallélépipéde dont les faces sont des


Figure 3
carrés.
Si a est la longueur commune des arétes :
V=a’*.

2. Les pyramides

Une pyramide est le solide obtenu a partir d’un polygone S


>
et d’un point A, le point A n’étant pas dans le plan du
polygone. Les faces sont des triangles de sommet A et dont
un coté est un coté du polygone. La hauteur h de la pyramide
est la distance de A au plan du polygone.

Si B est l’aire du polygone de base, et h la


hauteur, alors le volume V de la pyramide est :
1
Y Bq Bh.

Si le polygone de base est régulier, et si le projeté orthogonal


du sommet est le centre de ce polygone, la pyramide est
réguliere. Dans ce cas, les faces latérales sont des triangles
isoceles. La hauteur a issue du sommet d’une face latérale
est alors appelée apothéme de la pyramide.

341
3. Les cylindres

a. Surface cylindrique
Une surface cylindrique est la réunion des droites paralléles
a une droite A et rencontrant une courbe C située dans un
plan. Chacune de ces droites est appelée génératrice de la
surface cylindrique.

b. Cylindre
Un cylindre est un solide limité par une surface
cylindrique dont la courbe C est un cercle, et par
deux plans (dits plans de base) paralléles au plan du
cercle.

La hauteur du cylindre est la distance h entre les


plans de base.

Le volume V du cylindre de hauteur h et


ayant pour base un disque de rayon R est :
V=7R?7h.

c. Cylindre de révolution ARS


Un cylindre de révolution est un cylindre dont les
génératrices sont perpendiculaires aux plans de bases.

Dans ce cas, l’aire S, de la surface latérale du cylindre est :


S; =27Rh.

Notez que par surface latérale il faut entendre la surface du


, . Q

cylindre, disques de bases exclus. B

342
26. Aires et volumes de solides. Formulaire

4. Les cones

a. Cone

C est un cercle de centre O et de rayon R. I est un point


extérieur au plan qui contient le cercle C. Imaginons que
Yon joigne le point I a chaque point du cercle C.

Le solide obtenu est le céne de sommet I et de base le


disque D de frontiére C.

La hauteur A du cone est la distance du sommet I au plan


du cercle C.

Le volume V du cone de hauteur h et ayant


pour base un disque de rayon R est:
1
V =—>S aR7h.

6b. Cone de révolution


Un cone de révolution est un cone dont le sommet I se
projette orthogonalement sur le plan contenant C, au centre
O du cercle C.
Dans ce cas l’aire S, de la surface latérale du cone (surface
du cone, disque exclu) est :
Si = aRa,

ou a est la distance du sommet I a un point du cercle de


base.

D>. Les spheres


La sphére S de centre O et de rayon R est l’ensemble des
points M de l’espace tels que OM=R.
La boule de centre O et de rayon R est l’intérieur de la
sphere S.

Le volume V d’une boule de rayon R est :

v=2 wR?.

L’aire d’une sphere de rayon R est :


S=47R?.

343
mmm 1. Calculez le volume d’un cube dont fe—J11. Calculez l’aire de la surface laté-
le coté (aréte) a pour longueur 5,3 cm. rale d’un cone de révolution dont la hauteur
4 a pour longueur 4 m et dont le disque de base
a un rayon de 2,5 m.
| (€—j2. +Liaréte d’un cube a pour longueur
=| 10 cm.
| Quelle est l’aire de la surface totale du cube? ce__j12. Calculez le volume d’un céne
dont la hauteur a pour longueur 2 m et dont
le rayon du disque de base est 0,5 m.
fe_}3. Calculez l’aire de la surface totale
d’un parallélépipéde rectangle dont les cotés
ont pour longueur : 15 cm, 20 cm, 25 cm. mmm 13. Calculez le rayon d’une sphére
dont V’aire est 12,56 cm?.

mmmmm4. Calculez le volume d’un parallélé-


pipede dont les cétés ont pour longueurs: mum l4. Calculez le volume du
1,2 em; 3,7 em; 5,9 cm. représenté ci-dessous.

mmm. Calculez la hauteur d’un prisme


droit sachant que son volume est 36 cm®* et
que l’aire du polygone de base est 12 cm?.

| m6. Le polygone de base d’un prisme


| droit est un losange dont les diagonales ont
pour mesures : 6 et 8. La hauteur de ce prisme
| a méme mesure que le périmétre de base.
a) Calculez l’aire de la surface latérale.
b) Calculez l’aire de la surface totale.
c) Calculez le volume du prisme.

mums7. =Calculez l’aire de la surface latérale


d’un cylindre de révolution dont le disque de
| base a pour diamétre 4 cm et dont la hauteur
est 10 cm.

mm 15. Soit un triangle isocéle ABC dont |


| gmmm8. Calculez la hauteur d’un cylindre
la base [BC] a pour longueur 6 cm et la |
de révolution sachant que son volume est hauteur [AH], 4 cm. On inscrit dans ce
2,6 m® et que l’aire du disque de base est
triangle un rectangle MNPQ dont la base [MN] |
3,25 ms. > Oy
a pour longueur 2x et ot M et N sont sur [BC]. |

a) Calculez la longueur du coté [AC].


(e__j9. Une pyramide réguliére est telle
que son apothéme a pour longueur 16,13 cm b) Trouvez les longueurs des segments [PN],
et que sa base est un triangle équilatéral de [AP] en fonction de x.
| 10 cm de cété.
a) Calculez l’aire de sa surface latérale et c) Lorsqu’on fait tourner la figure autour de |
de sa surface totale. (AH), le rectangle engendre un cylindre dont
on demande d’évaluer, en fonction de x, l’aire |
b) Calculez son volume. de la surface latérale y,. |

d) Représentez sur un graphique les varia-


t¢_j10. Une pyramide réguliére a pour tions de laire de la surface latérale du
base un carré inscrit dans un cercle dont le cylindre, quand x varie dans les limites |
rayon a pour longueur 5cm. Ses arétes permises.
latérales ont pour longueur 9,2 cm. Déterminez la valeur de x correspondant au |
Calculez le volume de cette pyramide. maximum de cette aire.
CORRIGES DES EXERCICES

Chapitre 1 Chapitre 2 c) D’aprés Vinégalité triangulaire :


ASB; et égalité si et seulement si
43 x20.
1. Seul 58 n’est pas décimal, car
d) Non, |—2|<|-—5| et pourtant
cette fraction est irréductible et =2>—5.
impossible de trouver une puissance 2+ S=©.
de 10 égale a 2X29. e) |IxI|=|x].
3- S§={-2; 1; 2}.
2 as x 5. s-{-2 at
4. 21 métres.
7A oi
Pour le suivant on peut simplifier 5- 7. |al<|b| si et seulement si
2 unités.
par 3 a?<b?; si de plus a et b négatifs
3— 6% 6- Non, car on en déduit que a>b.
=1]-2x.
3 (n-—1)+n+4+(n+1)=197 19
9.) 20°er =
n’a pas de solution dans N. 4
5. a) x~€{-V5,3; V5,3},
b) OS, ec) x=0. 9
Ue Nes
5
ll. 5) ale
6. a>10
ou a<-10. 2

8. Ne pas «simplifier» par x! 18. x=0.


‘he a) 4<x?<9,
x<0 ou x>4.
19. x<2.
8. VI2<%<V5 ou

=V5<x<=Vv2. 9. ve]-s 3 (2-va). 46. Ces réels sont seulement

égaux dans le cas ou See


10. 33?<1117<34?. 10. a) Intersection [3; 4{.

ll. x53. 11. 11 est impossible que l’on ait


«x<1 et x=2»; donc trois cas a Chapitre 4
envisager; ce sont ceux donnés par
pee140 les trois colonnes d’un tableau de Tl. 3,1I5<L+l<3,18.
signes.
3. Non.

2 32 10
17..-S=ER.
5. Non.
66. Le signe de (x—1)(3—5x)
est le méme que celui de 3—5x, car 772 905 187 457
32. (a-—b-—cla—btc). 743 <
pour réel x, (x —1)’?20. 187 457 45 465
36. (x-1)4x-3). oy 8017 240 1839 281

Chapitre 3 1839 281 421960 ©

Le al -PSf=
47. Pour tout x #1,
3 Qn? -x —4 15
Qn + | -—-=—___.
x — 1 col 2 Chapitre 5

54. Oui, leur carré est 1200.


2. Pour x=2, A=8 et B=3. l. a) f= f(V2)=45
Pour x=—4, A=4 et B=—15. f(—4) =32.
b) Antécédent de 0: Ve antécé-
71. s
={-3, 35}
1] |e]
=5 donc
x |=—2, impossible.
t=5 ou t=-5, dents de 4: V2 et —V2; antécé-

|—x|=4 soit |x|=4, d’ot x =4 ou dents de 5: yee S48 —4 n’a


64 x=—4,
77. a) x?>1. b) 1l<x?<—. pas d’antécédent.
25
4. a) Positifs ou nuls. 2. a) idem qu’en 1.; b) idem
80. S=]—~, —5[U]-1, +[. b) Réels opposés. qu’en 1. pour 0 et —4; mais ici 4

345
eee seul antécédent qui est 4. Pour tout réel x,

onl
10. s=|* ae
2,0 1Car 2 mest pas dans Z x” sin pair 3
Yensemble de définition de "p
5 —(x") si n impair.
méme, 5 a pour antécédent — 11. s=[0; 1[U]l; +2[.
6. 0; +[ n’est pas symétrique
par rapport a 0. 12. s={o; 1}.
3. Par exemple f(0)=0,
fl=-Vv2, f(V2)=2, f6)=10".
7. Pour tout x de [n;n+]f[ 13. s=|-5 ae
4. a) f est définie sur R tout f(x)=x-n
entier, car tout réel x a une image.
avec n entier.
b) f est définie sur R—{0}. 14. S=
1 24. a) f(x +2T)=f[(x+T)+T]
c) f est définie sur [-5 too].
= f(x +T) 3
15.%Q)"y a
5. a) oui. 6) non, car 0 qui est = f(x). 8
1
dans r-{)| n’a pas d’image. 16. 6b) x€)0; If.

c) oui. d) oui. Chapitre 8

7. Seul le troisiéme graphique a 2. Si x<—5, alors x7>25. Chapitre 12


droite peut étre la représentation
graphique d’une fonction, car c’est 3. Si -3<x<3, alors 0<x?<9. Me b) Aidez-vous d’un cercle tri-
le seul ot, toute paralléle a l’axe des
gonométrique et remarquez que :
ordonnées coupe la courbe une fois
: 1 1
au plus. > W i |x| >=, alors x?>-. on
a
ee 7
2 4 4 4 4 4
81 7 1082
5. Si x<10°*°, alors x7=0. —=207r+—; = —2777.
Chapitre 6 4 4
6. Si x>Vy, alors x?>y.
1. La fonction est nécessairement 2. cos(x +47r)=cos x
constante.
9. Si x<-12, alors x?>12”. cos (—x+57)=cos (#—x)=—cosx
3. Si f est croissante sur [a; b] cos (x — 97r)= cos (x — 7)=—cos x
alors f(b) est un maximum et f(a)
V1 T :
est un minimum. (Si f est stricte- Chapitre 10 cos ee =cos |x ——}]=sin x
ment croissante alors f(b) est LE
maximum et f(a) est LE minimum. ) 3 7 :
l. a) 0<x<10~°. cos (=-x) =cos (=+x)=-—s1n x.
4. f étant croissante, pour tout x c) -10°°<x<0.
supérieur a 0, f(x) est supérieur a
f(0), done a a. ae “ayox S202 AO #R< M10. V1
3. a) cos Pe ted
1 2 4
7. Le taux t(u, v) est nul quels —= 10°<x <= —=X 10°.
que soient u et v; «une fonction ee on V6
b) cos x =—.
constante ne varie pas». 3)
3. a) Tout réel B>10"°. ; 2V6
prada la 6) Tout réel B tel que
c) sinx=—.
5
3-2
0=B=105 = : V 14
f(3)=8. d) sin x =—-——.
c) Tout réel B tel que 4
Rien ne permet d’affirmer que f est
croissante sur [2; 3]. —10°'°<B<o0.
d) Tout réel B <—10". 5. sinx = ——, d’ou
93

Chapitre 7 45. $=]—~;3[U};


+>[. ~ T 4ar
x= —-—+2kr ou x =—+2ko,
2 3
1. Paire dans tous les cas; avec kEZ.
impaire seulement si c’est la fonc-
tion nulle sur R. Chapitre 11
6a
2. Impaire pour tout réel a; paire 3 a 2k LO
seulement si a =0.
8. 6b) La droite d’équation x = 7
3. Uniquement la fonction nulle est axe de symétrie de la courbe
sur R. représentant cos.

346
9. b) Le point de coordonnées Chapitre 16 e@ par rapport a l’axe des abscisses
(ar; 0) est centre de symétrie de la
courbe représentant sin. {*=%
1. AB-CD-(AC-BA)
ye
13. A=o. =DC+CA=DA.
@ par rapport a l’axe des ordonnées
2. CM-—MD+AB=AM-BC, si af=-%
seulement si
ae
CM+MA-—MD=BA+CB=CA,
Chapitre 13 soit DM=0, donc M=D. 35. C’est la _ situation de
l’exercice résolu 3 page 220.
2. S={(6; 2)}. 3. AD+BC=AC+CD+BC
=AC+BD.
3. S=@.
4. a) On remarque que le Chapitre 17
4. S={(0,5+2v; v)} représentant d’origine B du vecteur
U est_le bipoint (B: E) ot E est tel lL. y=2x+4.
avec vER.
que BE=AC. Donc il semble que
De Droites non concourantes.
USAC:
Prouvons-le: ae u (3; —2) est un vecteur direc-
teur de D d’équation 2x + 3y —5=0
U=AB+AC—DB+CB d (1; —3) est un vecteur directeur
=AB+BD+AC+CB de A.
u“ et 0 ne sont pas colinéaires done
ke S={(1-z; —Z; z)}. D et A ne sont pas paralléles.

IZ5°S=O: 3. Axe des abscisses

13. sS={@; }.
(ery (eR)
Gt
ER

33. s-{(=;
5’.
-32)}
55
axe des ordonnées
6. (x; y) sont les coordonnées du =0
point M. in (tER).
34. S={(3; 0; -)}. y=t
AM =3 AB, si et seulement si
61. 400 Radix et 700 Filix. 1 x =2—10k
Bénéfice : 16400 F. x-3=3(5-3] keER
3 : bee ( )
y—-1=3(4-1) ou
dou: x=—5S5 et y=10.
'y=—2k
=2+k
(kER).
%<. sSoit=M ein point; de Tao’
Chapitre 15 VYimage de O par t; et M’ celle
de M. Gh Sy
1. AMBN est un losange. t; conserve la distance donc : ER).
: ae G )
O'M’= OM.
2. Les diagonales se coupent en
leur milieu. ME€C si et seulement si OM=r; il
en résulte donc O’M’'=r.
3. Le milieu de l’hypoténuse. Le point M’ appartient au cercle C’
Chapitre 18
de rayon r et de centre O’.
5. L’une des hauteurs est aussi Réciproquement, tout point m de C’
1. a) A,B, C alignés;
médiane et médiatrice. - peut étre considéré comme l’image
d’un point M de @ tel que Mm =u. c) Impossible.
6. D=(AC) et d/(BC). De OM=O'm, et de O’m=r, on
déduit que OM=r et MEC. 2. Envisagez les cas: A média-
7. a) D’aprés le théoréme de trice de [AB]; A perpendiculaire
Thales. 8. a) L’image de A a pour coor- (mais non médiatrice) a (AB); A non
1 perpendiculaire a (AB).
6) D’aprés la réciproque du théo- données (1:5):
réme de Thales. Z
L’image de M a pour coordonnées 3. (OA) est un axe de symétrie de
2 (ace — 2) C, et c’est la médiatrice de [TT’]
8. On AE=>, BC=-, car OT=OT".
b) Les coordonnées (a; 6b) du
point N sont les réels tels que :
4, 8 50
tent. CD=-, DH=—. a+4=-] et b—2=2,7 4. b) Cvest l’axe de symétrie de
9 3 9 D et D’, paralléle a ces deux droites.
a=-5 et b =4,7.
AE AF 9. Expression analytique de la 6. a) Crest la médiatrice de
5. = —.
AB AD symétrie orthogonale : [AB].

347
Chapitre 19 d) M est le barycentre de (A; 1) a et de calculer la valeur correspon-
et (B; —2). dante de b, ainsi : 31 +5] est ortho-
1 e) —~MA+3MB=0, donc G est le . > im 10 ha
3. Non, car ACT, AC. gonal a v, 21 ae, Bas
barycentre de (A; —1) et (B; 3).

4. L’homothétie qui transforme 4. a) Dans la région VI. 5. w-i=l; aj =V3.


ABC en A’B’C’ a pour centre le b) Dans la région V.
centre de gravité de ABC et pour 6. i+jeti —j sont orthogonaux.
c) Dans la région IV.
rapport | ee—5 Ff AB-AC=2;

AH-BC=0; AC?=4;
it 5 Chapitre 21 AB-AH=3; HC-CA=-1;
seeds oom

5. a) HB-AB=1.
tada iG
Mf :
3. Peis
9 8. a)(2a £30 P—-(2u -30 P=0.
35) b) (2a +0 )-(@ -20)=0.
b) Bi
(13; -*)
2
sy Se:
5 e) lla +5 |?-|]a -o|?=0.
8. (BA, BC)= —2, Chapitre 23

oe TT l. a) 2y—x-2=0.
(CA; CB)=7
Chapitre 20 b) 3x+4y—17=0.
ce) —V2x+y¥+34+4V2=0.
1. a) Les masses sont positives
donc GE[AB]. 2. -a) tw C:3). in Ook a
b) |-1|>0, donc GEBy et méme
ici G=B. 1. a) uy, u,=17 3. aa’'+bb'=12—12=0.
c) |-2|>1, donc GEBy. — 5 4. a) x=2. b) x+y+3=0.
b) u;,°*ug= $53
d) -—2+2=0, donc G n’existe pas. ec) y=3.
e) 3> |-1| donc GE Ay.
5. ay St.
f) Les masses sont toutes deux
2. 0 ¥4-)Eerty=7.
négatives, donc GE[AB].
6. Le centre est le point A(1; 2)
e y=6
et le rayon est 2.
2. @) G=A=Bb=€.
b) G=C. 3. a) w2=5; u2=45;
c) GE(BC).
iy * lo = 0. Chapitre 26
b) 2u%,°t=0
d) G est le centre de gravité de 2. A=600 cm?.
ABC. (ii,
— ty) +2 1, = 10;

ae 4a) AM =3MB, donc G est le


(3a — ty) (a, +d) =—30; 3 A = 21 dm?.

barycentre des points massifs (A; 1) 2 (a—2 t2)-3 (iu, +2 ti) =—1050. 9. a) 241,95 cm? et environ
et (B; 3). 285,25 cm?.
4. Si lon pose
b) MB=2MA, donc G est le bary- b) V~229,06 cm®*.
centre de (A; —2) et (B; 1). o =ai +b,
9 d orthogonal a w équivaut a 10. 128,71 cm® environ.
c) MA=- MB, donc G est le bary-
5a —3b=0.
11. _ 37,05 m? environ.
9
centre de (A; 1) et (3:--). Pour trouver un vecteur orthogonal
aa il suffit de donner une valeur a 12. 0,52 m® environ.

3438
INDEX DES MOTS CLES

A dthomophéticiaetesceccssseostecsesbeceeeg eee 250


dutcercle circOnsCrit ....5.sc0.t+s0ceeeeeee eee 204
ENUREVGNSS 5Beas 550 cee ee ee 40, 217, 288 Ger cles) eco cceesecscsccsecsposocesesu codinsce theres 240
Addition de vecteurs ..................2.00008 215 (axe de symetnie d’un) <.......-....-4eeepeeeee 245
Algorithme de Babylone ...................... 56 KEGUapiony UN) ve-nsscrsccwesseawsse seteees 305
Alignement de trois points ................ 217 ONIOMTES pasmsewecerartassensccu-ecnckece seooheeeneee 278
PERRI GRARE AIG O30. S82 FEE oisicinmisono SDARW URC ARR « 59 PAN GENTS MRE lsses sess seeienoesceinselssmes 241, 244
Angle thie ONOMEUTIGUC wes. ys-e-cerweee cee sete eseeeees 278
AL OUETOIFECLES RIT « siesicce ciereaa s5)o5 ORE 281 SCC ADUSMN: <a. sc eosiaceaace neon sccscannne seeaentereeee 244
PEOMETTIGUCA ER icsccece ne [Link] 274 Changement
FUEL iste a seme [Link]'nisiebincsciewATES «MISERIES 281 diechelle? \sscocccncscceneresseecmeee 120; 121,137
Oriente de CeMi-droites ........0..0s0.0es ese 283 ACONI SIN EBs vc ce osesaseneevecwsenee tence 119) 21
OTIENECEA ELV ECEEUTS.. oiciennw nn tee seceeecatech ees 280 Classe 194
fo UEP cP chkeharieeuticbersneneusiepeuasccan eee 281 Coefficient directeur .............. 85, 93, 230
Antéecédent,. ..:...dacnettsen rie ieee 72 Colinéaires
PUTIN TING goreipnnncvensxensimercninnpeORlet ROOK 34] (VECO UTS) ite Boe See OE oe soxeolsocugavaaaee 216
Approximation(s) GONG esse ste eee SO ELE 343
AECIMIALEMALOTATES WIE. Leeks ssiscseaeeselssecees 61 GESreVOlUTION UE. cosnsesececceeeeooce oars 343
IMOP EEA LIONS wowaiccmacenhemouwescawsas teneaeces eee: 59 Conservation
PARC CLAM errr eres Seeeee 59 deplaudistance® [Link] sccsseosseree cence 218, 221
IAMMEXCESI Ere Perec ace acest oceccaionsseeeooseeaens 59 de l’orthogonalité ................. Dalley, BPA, 2B
Are dusparallelisme? 2..[Link] DAKGY, OPAL. DAsye
PCOMEITIQUES PITA WIA IH SI. DL 275 Cosinus
DEAE TALE BEER REESE h hese these kia ek cies ae 279 MGTRATIGG os v0 5 Cac cen Sorcdsiennaneccveens 154, 284
PAS WANE EVEOLE trteeceicestosteisro
tocao'sleieliisiouteniecteite soso 135, 136 GUAGhil 1elal Mer ainen abe ecene cseanencdodscocdca: soncnce 155
PAE E , Ne cteskc arcs isleserstotrearsletooawatonies 287 (EON CUIOM) sc criseniasced veredonee hcomiet te setae eae 158
ESTAS CISSES TE tae ae ctorrstanemesckont cen 2Na COSTLIYS —GooREROS na tcaedosenenesuaueacees Sullk Bias s4ill
GESROLMONNEES daceicrertcicMO wereninenaiinionecincacdient DAL Gyn ear os ciscissuosostecasncue one ae een 342
AEBS WIMELTIE arose ncieeicsietstlorsntaewentoots 103, 106, 221 GexreVOlUtION Boose eee oaks slsiesioeaeasents 342

D
B
Deimalee reeds csvcccuccscs se cose easene be eos een ene ee 18
Barycentre ..........: EEERee 263, 264
DPC REE BA oe cicesasorswonsiscomascccnseeiens
eee 274
NVASOM ese ceo eas srescctrcnseracstesse
fescees 217
DGtermiManl soos scsesvacsnssooeuwseasnceteeccess 178
Bipoints équipollents ......................... 214
Développement .................cccecececeeeeeeenes ll
ESISSECCELICE Mere nace nee sence tcriecett ates ne 221
Diagramme polaire ......................0.065 196
[Link] cee 61
Distance entre réels .....................5 42, 45
C DD ISG WOME vaceueneremsceearapersmckensmeanennaceciecer 240
Droite(s) (de espace)
Caleulatrice .... 16, 58, 70, 72, 156, 167, 198 OnenhOrOlal€Sine a eetreneceseuceesoncceemennetenece Sy
GAP ACTORS | oore ccsumereerecenmnntbels eee wea 192 PALA CLE Sep c jasisjea denne smaccaseabscwarwe atone 319
CCRDF EL colt i 8 eee COREE eee ee 205 parallelesag une plans csnsscsseretessessneteoeer 318
Bree Ate» Copp db ancodecn HORCe Oo e REC CEORRCTREE centre 295 perpendiculaire a un plan ..................- 333
Centre Droites (du plan)
deveravitOeut se. RUS 204, 266, 269 Patalleles#eron.. wcupsseressccoeusacseerecon 216, 230
Ges yIMGtrie rae... date. eesectintsnseaee 104, 221 PET PENAICUILAITES, ;cs seusrmassevesceorawnnatheceees 305
E

Eiffectifi(s)sisccc ese sce noes Aiesieces eases cee 192 Hatatetips. S55 [Link] ee eee ree eee 204
CUMULES oreccrasiacclna ce cweedaionee cosa OAC eee 193 (PIeMs Pub) gods cissdesvonceseevarneswerace avons 204
totallatersce tes: tc akoeaees wanes ee meetie eee 192 Piste gPawitine bielci dei sseaectsoctneysssgaqarsmrne 194
Encadrement®: 255. ace ho lees cnttdweete 59 Homotheétie .3:..2000..8.c4.. ccd testes eerste 250
Ensemble (céntre dine) oo. o.00-+ feseaeadermessceeeenace 250
esd erinitionmeer. wectercrs het oteceee 104, 78 (rapport. dititte) a-cascncecance coeseeoemacensecccet 250
meaymetrique par rapport a OQ ..[Link] 100 Hyperbole) ..22.00025.0 eg eer 137
Equation(s) Py potense: i .nijsesincaseoinnsinaniegep serereneoets 204
[Link] 74, 228, 304
GUUNNGELG CMeeeeaes i ceck ec. Lose eer eee een 305
duigpremier degre. s-2s2..-.[Link] 28, 31
AN COMP AblDlLeswesacens eee conc Saree eect co ataee 178 I
(MISErEIN) Acaeenie cose cianc een eee casa seats 33
MoE EQUILE -seria ven cerevanissees enercesnray MedeereteD 229 Identités remarquables ................. 11, 145
Equipollents NUMA PESI casen-ctscceecariey dancuceseo leer ese Of iz
AUDEDOINES) Memrnenecrntneeebhnenns doieoceee nner «Aa 214 Inégalité(s)
Expression CL CALTEr cosceguasswnnsninns Mma eRe 3o8as SOM 14
ANALY PIG UC Kt ccm sesceweseancuew fees 21999257 é[Link] ..ac..eeeerrsates. 02. aaa tesa ee 29
COMI SILE Clear nrorwccnco neat wceeureeh sreewee 10 El INVETSE. oisees MUSES MUI Lae ARON OTTER 134
Cb. PACING sCALTEE: «coneeeccocpeniancpicion. gp OI 16
trianeulaire’ ves cras eeccc se etececoace eset eee 47
Inéquation
F a GEUX ANCONNUES,. ce-seeceeeeeteee eee M7634235
diy PEMieh. eLTCmetpeee eee eee ee eeeeane 30, 34
PActonisallon eee eeerete 12 Peitervalle .cccncdusceeeoss eee teeta eds ate 29, 41
ON CULO Mes ere eens sae eee eee Cee eee ee 72 et valeur -absolueé: ........-sbomton dies 43, 48
ALI OMees cn heeee rete een’. eee eee eee (ieee (Rv OPS), <-cocner tice. nehe coe
eetnacnie nc eee Sial3t
alline pare morceaUx?:..se-0sc-5-ceeckeeeee Lib beets Inversement proportionnel ................ 132
CONSTATILC EMRE Le eee RE en cdot oe eee (2 [sO barry CEnEE|). 6. ccsecsogseoasaersien
aucun sSEE 266
COSTING eee eet eee Nee nN enn Re Se 158
CLOISSANTC ME OAS eee tonnes 89
GECTOISSANTGR i ca-cscc sossseieeom ee nee 90
50 CS LM COR an ahr a So ana aE tar eet con 1 L
LIIGT OTE Reka ae ier ee dea aRESaMORACteR api ote 101, 103
HHEAITE Te es LU ee 67, 76 Ligne decniveat, s:.[Link].cse0
50-22 ee 302
MOVMOLONE arse henc acca eater ee ocese eames akaasescreen 90 Longueur d’un are géométrique ....... 215
[RAIS ont a hen le aca acaoan enor rete anaiieiee, 101, 103 PEGSAN BE sienswinet cee een a sienene ee 205
DETIOCIQUIC MARS hte eee ne ere are © 102, 159
(restriction- dime) vv eeeeee 75
CANIS Ree ss see Te Oe ee as 158
WTantoerive ce hasten See iene 168 M
CCS <2 toh retseste Sd 112
NE ae ON IRA Foes de sinddaisontook ikgcwsabuurade 112 Maxianuirn <4: Seth eet ciccctaaccavestece 86, 91
a Eb HE ees Bedoaeoscn [Link] 125 Meédiane?: 2254s 4u.< iene ee 204
Miediatrice 3 once een ca eaten 203
x > i Beles ie CRMC MS Sage oe aoe ee 133 Mémoires <cie.t < Sis 3k SRR ee eine ee 20
x
a Mesure(s)
OG > es secant bensinasne ess eeneee uee eases steer wel 137 algebrique din Vectenr\ sa. .ancecteen: 2:25. 287
% d’un angle géométrique .................0.00 274
ee eee ee 146 d’un angle orienté de vecteurs ............ 280
aaa Sh Cer ee ee 149 d'un are ZEOMetrique 2....2.2-~0nevercceeceue 275
PirCQUUENCE(S)) esccseccrspesscosseorece
see MbeepEEES 193 d’un couple de points ................. 276, 279
(liniaqsl
kv ecoo naOCe Ee he ee ee 193 PEIBCIDAIG 5.56 c4 mnnscsncumechuedurccue were 279
Méthode
Gh UBS ks cc eee Meee eiietans ck eee ee180
des encadrements successifs ..............0.. 55
G [Link] acccccerccearweeeennesc teen
174
MBE 02vxncennvwsecomtinncehpeeentone 41, 216, 217,
265
Grad evasive. fs SERS 274 IMERaaAID UTA eAtnees con neovecenneenemeeeeweeae 86, 91
Graphique Moyen 455.25 Sairtit ee eee eee 198
A WALLOS zenae cen meee netions kA dinates Meee 189 Multiplication
CICCULAITE +ascsveavanwostancomdend ee 190 d’untvecteur par. un. réel!. ....0....ch nese 216

350
Repére
Benen rollers cee ese ae ee cn ee 40, 287
INGA eA mink oscctawrdicnces 215, 273, 289 (alien 0}Kr Tethese oe eeaa More. ROBO ROR SOOO: A. 217
Norme scientifique ...................[Link] 18 OrtHOnorm GydireCty, ooceasssasesenseeceaceyo: POA 284
Représentant
AGUIMEVECLEUT Beevan cone esac ahetenioeencnnoote eens 215
O Représentation
BLADINGUC. Loe iccyn scenes cs eee team Soc eee 74
ODE hi as as a ORS RRR ath Crk 217 PABAMEELIQUE: _jrcicesiasisninscicciewinaceSeENEES Dolla
Orientation Restriction
ETS TSS Io 276 G’ UNE FON CHON) seca scacnessnemeacanscneass tee 75
ISS Soe © ee oe eR ae 278
PRO COTE [Link]
tettuRieee >t 204
S

P Secteur angulaire ...................0.000000e0- 274


MENU AME. jocsarsiseispesiemoiissias
STMEEE REED as 274
LS RIS CSREES ee Ee eee eee ee 115 saillantz wowtee pete ea eee cence oecuen oa eee 274
Baraliclepipede: .........s00scscscesccsseseseeose 34] Sens
CREELSE:Sg eee ane eee ee ee 341 CIRCCLA ecnate: Ones onecaeee eer es eee 276, 278
Parallélogramme ........................ 205, 214 INIGINGGES sen eoteteseet aaa een 276, 278
Patron d’un solide .......................0.005 312 Série statistique ....................ceceeeceeeeees 192
LES UES Eo sce: Se See SE eee cee Senne 105 GHLGHOLOQIGUE «ar odoen ors aches sete hate nanan ee 196
Perspective cavaliére ......................655 311 dieflectiismcn:e [Link] esate eee 192
Pied d’une hauteur ........................... 204 deine quences \..cccccccssesnor oreo 193
Plan(s) Sinus
eigaroweparalleles, ..ccvesdvesles sees sseasner 318 diuniganglevernccaens aaceesmree ean 154, 284
EWATONETSCCANUS) cosercicccsscnesctsseotesoreoss 318 AgITENCele Nsccoscaco eek hecaccee re ncseee ee eee 155
RRM EERE MMe eee so corgi ak epi et te xGlouaa arene 336 (HONCHO) Maretered nc orenest oteneeae cee eee 158
(OUTEMLC ee eee eas aacee cee arc cosa ens CaeeO Hoes eee 278 SintsO1d 7. icrsce. occa ee 161
SpEMIRE NOOR en Jan ck och esaheneseweceeto8 318 Soustraction de vecteurs .................+: 215
DERPENGICHLAMES [Link] sess Seseee essceeeees 335 Sphere ee ates oreo eee oreo eee 343
perpendiculaire a une droite ............... 333 (RITE RUUNE) isaroscces oreo eee ee 343
RVEXOTINUS. -adpoanoacge panned atecne awn ceeencee teomecHee 318 (volumesditin) case sa-oss sss censeee oeeeo eee 343
Point(s) Surface
AUN OTIG Sere eeree vac ara cen mancer ees en duran sos A CyliNnGriquel sce: sae se eee eerie eee een 342
COPLAM AINE Spess ee setae aacscaensweee esteuecsense heces 315 Laterale mene act emoce heotae ee ates 342, 343
TTIAS STEM eee ose isc on co jacslcsew seca menatle ate 264 Prishwatiques..-cqoceceossasceeeseete
ecaateneer secs 340
|POET TTS”. Goes adentoc deen cen ach SE oe ieaseccaasaocacmarae= 340 Symétrie
AN OL MEE Oe ea, « orocosticcsh eSaseneneene ren seaGe 341 Genitral Gras tty... wont a seanws eee ae ete eee 99
Produit sealaire ..................0ceceeeeeeeeees 291 Giaulteyty lS” ouecnocousonpedcoacdasuananseondes 99, 220
Programmation linéaire ..................... 181 Systeme
PP ORE CUI foc oriscecs oc cos-necueeeeaesases 205, 288 GREG UATiONS icccoeteteacccee eeeeeeeane cece eee 177
ewes DACEH ac coves csuides cade scocstotasteasecsels 323 d’inéquations a 2 inconnues ................ 176
PMPIMN Toho coioras.c i onasaseaderaduereercse 206
orthogonale de l’espace ...............0see00 337
MRR NCRG eecoo 8c ecanecae rennin nwasrasseiaseseseetedes 205 T
Proportionnalité ...................ccscseseeeeees 76
Puissance de dix ...y..........---c0csecsseeceees 10 Tangente
Pyramide .............. te Sie seesea 189, 196 a aliNeCOLCLE® conve seceece roe antec conmenies 241, 242
MeN ESPACE ciccasneseciissacs desvesecsmaece 323, 341 ADIN litd(oloenanenencninoncebos
eaokeaea asasoaccd Gon 154
Guns r Celiac: cescnssateeee eases ceeteae teeoeene eae 168
(Girskaveinversll) ScercnudcoateearidoubascetapodsconddaooGAd 168
R Taux de variation ..................0ceeeees 88, 92
Metra dre ieee aero oon ac oe eee oa 311
LREVTTATe Spanae henséneineccnc Me onceenOecer caererann 274 TESUMET 2 oo cnawaaseruneccesaorserewqossneeseanerses 327
iPirts FPO B Sh aeolian aeatare ce ateoaee coor re tacc a nerne 9 Théoréme
Rapport d’une homothétie ................ 250 (OPANEL SAG tino ceadocsoatieneudabercorcanasasocnoscon 297
MCCCEATI MEG os oa) nen o fede adh crohinadonunndesdesese 205 he AMA CORE <7 a tecnsh vuancus eb eacens cates 209, 297
REHONION, © oo. cence tonaceee cadeaeanss.o ssi sdiess cueiines 220 GESmINMIITEUxeeneces cc eocte cece sete Rennes: 207
Relation de Chasles esi alesasccch ee oceseeeccsccneen nine eee 206, 251
pour les angles orientéS ...............0000 282 dusbaryeentre partie), .cc..ccsscneecacsceesuwer 268
pour les mesures algébriques .............. 287 (DUEL CIESVOEYAS. SesoeagcdeHoonaaccaacUaEeHoc areCseCcs ee 254
POUT Less VECleUSe.) a, attececetenssos eee 215 Mars latio testo. ssose carscunicskcocseseeucas 100, 218
Triangle (norme dun) Scare eeroceseaeoveneeeenautes 21S
eqalat Gal ecauenntadrerdeveedsere1erse SRO 204 TN: dss Sudan aga vegt once aac eee re se knee erate 215
ISO COLE mer crs Plas eieslosiseclosoaasaitaa
tees 204 (GppOsO4. UN) cosadcnauctensnivemannscesdersoasa 215
RECLOM LIC: co-tesoaiscraavwersncascens
AOn TUS 208, 241 orthogonal a une droite ..............2...066+ 303
ORPHOSONAUK: 4.v. sen [Link] cere 288, 289, 296
(Gepresentant..d’UN) \s..[Link]-sssudasevaencnes 215
V (SoustractlOnede) [Link] PANGS
UMIPAINE Becca tea ecias-ciecesectecucoce 2135 2012295
Valeur absolue ...................0c0ceceeees 42, 44 unitaire «de méme SeNs» ..........[Link] 273
EUPINTEGVANLES isccecencconssscsexnccvos< Cte 43, 48 Volume
VeeleunS) wirmaieveneorseeconouvnes MOR 214 AUN CONE: actaracern ds eatacrscneinlagenrat,
SI od 343
{AA AMOMMAES) eencetieace aikccac cseecenooeee ete BALISs tin Cube: cvseoncseotenrsteaneacntensaatsarasoasOe 341
CO MMNEAINE Saree wie cae daw desaisteieteebosemnn
tenis 216 A UN+ CY LINGLE ectrrscacteredaasaare ceca UN 342
GinEClCULMRRe tt co atutGeretooret ete: 216, 229 d’un-parallélépipéde svisseeverronesieervewed 341
COAUINGMM Se eters a ince asec sce sean aeee 217 GFN” PTISINE Se eeeccesce cee seeceaceceen
oaceeee rece 340
(multiplication par un réel d’un) .......... 216 Avunes pyramid Gener ee cote cee sser cee 341
MOLT AUMAMUNERALOE icacecnatersorcnnses tate 303 dgune Sphere) cociecessrsecumesenc peneceeetees os 343

N° d’éditeur C 41933 I (N. VII) MCP


imprimé en France. Avril 1987
par Mame 4 Tours (n° 13159)

352
tet

*
COLLECTION TRANSMATH
e MATHEMATIQUES 2° (programme de février 87)
e MATHEMATIQUES lres Al-B
¢ MATHEMATIQUES I'** S-E
Tome 1: Analyse
Tome 2: Géométrie - Statistiques
e MATHEMATIQUES Terminales A1.B.
¢ MATHEMATIQUES Terminales C-E
Tome 1: Analyse
Tome 2: Nombres oranlexda
Probabilités -Géométrie
¢ MATHEMATIQUES Terminale D

Notre objectif
FAIRE LE POINT sur les connaissances
nécessaires pour aborder le chapitre (rubri-
que “Pour prendre un bon départ”).
EXPLIQUER, au travers de situations mathé-
matiques ou interdisciplinaires, en des ter-
mes les plus simples possible , la notion intro-
duite dans le chapitre (Travaux dirigés
d approche).
TRAITER le Wawvdmie a laide d'un cours
agrémenté de commentaires.
APPLIQUER immédiatement la notion intro-
duite au moyen de nombreux exercices
résolus.
S'ENTRAINER «a l'aide d'exercices de deux
types:
“pour tester vos connaissances” et “exer-
cices d‘entrainement- problémes”

HORS COMMERCE
POUR LINFORMATION
| DES ENSEIGNANTS

yO
2091"704852
87/04/69/F

170485

Vous aimerez peut-être aussi