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Coff Rage

cours coffrage

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Les coffrages

1
Le rôle du coffrage

Une propriété essentielle du béton est son aptitude à épouser la


forme dans laquelle on le coule lorsqu’ilest encore à l’état frais. Sur
chantier, les outils utilisés pour le moulage du béton sont les
coffrages.
Pour les ouvrages verticaux, tels que murs,voiles verticaux, poteaux,
ces coffrages appelés banches ont donné lieu à l’expression « béton
banché », qui désigne le béton coulé dans des banches

Le coffrage constitue l’outil essentiel en matière de réalisation


d’ouvrages en béton. Il a beaucoup évolué ces dernières années pour
mieux s’adapter à des besoins de plus en plus complexes et variés

2
Un coffrage est un ouvrage de construction provisoire dont la
forme est utilisée pour mouler le béton.

 Il est retiré après la prise et le durcissement de ce dernier.


 il est à usage unique ou répétitif
 la nature du coffrage, sa forme et sa rigidité sont conçus pour
l’ouvrage à construire
 le choix de la peau coffrante est déterminant pour l’aspect
fini du parement

3
Composants du coffrage

 Structure coffrante : Elément résistant au poids propre,


à la poussée du béton et aux charges de service
(personnel, vent)
 Montants, poutres, jambes de forces,raidisseurs
verticaux ou horizontaux
 Peau coffrante : l’aspect final du parement
 Etais de contreventement, béquilles de stabilité
Dispositifs d’étanchéité
 Passerelles et éléments de sécurité : qui permettent au
personnel de travailler en toute sécurité : échelles
d’accès, passerelles de travail ou plateformes de
4
bétonnage, garde-corps, etc
Les différents types de coffrages
Il existe 3 types de coffrages :

 Coffrage en bois - Bois : sciable, clouable, possibilités


multiples d’assemblages - Bois brut, poncé, raboté, traité
- Planches, madriers, chevrons - Textures variées -
Sapin, pin, mélèze, panneau de contreplaqué,
contreplaqué bakélisé,
 Coffrage métalliques - Surface lisse - Nombreux
réemplois - La forte conductivité favorise les transferts
caloriques
 Coffrage plastiques - Bonne qualité de parement -
Matrice thermoformée en PVC, polyéthylène,
5
polyuréthane, silicone,
Si le choix des coffrages dépend de l’ouvrage à
réaliser et du nombre de ses réemplois, on peut
néanmoins dégager un certain nombre
d’exigences communes qu’ils doivent satisfaire :

 Étanchéité
 Indéformabilité et stabilité
 État de surface

6
Indéformabilité et stabilité
Un coffrage doit être indéformable sous l’effet de la poussée du
béton et lors de la vibration. Le respect des tolérances
dimensionnelles de l’ouvrage dépend directement de ce critère.
La conception du coffrage doit donc s’attacher à respecter cette
indéformabilité et cette stabilité en considérant la pression statique
exercée par le béton (dans les cas courants 2 à 6 t/m2 selon la
hauteur du bétonnage) et les contraintes dynamiques qui découlent
de la vibration (qui varient selon le mode de vibration et le type de
vibrateurs et de leur répartition).

La conception est fonction du nombre de réemplois. En particulier en


cas de réutilisation fréquente, l’altération de certains types de
coffrages (en bois notamment) est de nature à modifier leurs
caractéristiques mécaniques et dimensionnelles ainsi que l’aspect7
final du béton.
Étanchéité
Un coffrage est constitué par la juxtaposition de panneaux
ou éléments ; l’absence d’étanchéité aux joints a pour
effet de laisser passer l’eau ou la laitance du béton, ce qui
provoque sur le parement des défauts d’aspect :
hétérogénéité de texture et
de teinte, ségrégation, nids de cailloux.
Pour les bétons destinés à rester apparents ( bruts de
coffrage) , l’étanchéité des coffrages doit être
particulièrement soignée.

8
État de surface
Un coffrage est le négatif de l’ouvrage à réaliser.
Tout défaut de surface de coffrage se retrouvera
donc sur le parement de l’ouvrage.
Si un effet décoratif peut être recherché
volontairement en
utilisant par exemple le veinage des planches ou
leur assemblage, il n’en va pas de même
lorsqu’ils’agit de défauts tels que trous,
déformations de surface dues à des chocs, têtes de
boulons, dés affleurements.
9
la conception des coffrages
Le choix du coffrage dépend de l’ouvrage à réaliser et du
nombre de ses réemplois. Il doit être indéformable sous
l’effet de la poussée du béton et lors de la vibration.

Les différents types de coffrages


Il existe 3 types de coffrages : les coffrages en bois, les
coffrages métalliques et les coffrages en matériaux de
synthèse.

Les produits de démoulage


Pour limiter les phénomènes d’adhérence, on utilise des
produits de démoulage qui servent à protéger la surface
coffrante et en faciliter l’entretien. 10

Il en existe pour chaque type de coffrage (bois, métal,..)


11
12
13
Le coffrage de poteaux circulaires en
acier

14
Le coffrage à l’aide de poteaux
circulaires en acier
Avantages :
• Montage rapide
• Facile à assembler

15
• Stockage aisé des éléments

16
Le coffrage de colonne rapide

17
Le coffrage de colonne
« rapide »
• Economie de temps à
chaque déplacement

18
Le coffrage de colonne
« rapide »
• Ajustement rapide de la section

• Béton brut de décoffrage de meilleure qualité

19
Banches dites « colisables »

20
Hussor RI 70 + sous-hausse + réhausse
Hussor RI 70 21
Satéco SC 9010 22
La B8000 Outinord

Assemblage des banches


Le B.A.A.M.
Boîtier à Affleurement et Alignement Mécanique
23
La B8000 Outinord

Protection au vide face avant


par garde-corps escamotable
24
La B8000 Outinord

Superposition
de banches

25
Stabilité des voiles de grande hauteur 26
B 8000 avec pipe d’injection 27
Banches d’angles 28
Barrette d’about

Abouts de voiles 29
Abouts de voiles 30
31
32
Les consoles-pignons
33
ou P.T.E. (Passerelles de Travail en Encorbellement)
Les consoles-pignons
34
Consoles-pignons
Extension longitudinale
35
Consoles-pignons
Console avec angle 36
Consoles-pignons
Auvent pare-chute 37
La passerelle de contournement
38
39
Les coffrages spéciaux

Il existe différents types de coffrages


spéciaux:

– Le coffrage grimpant
– Le coffrage glissant
– Le coffrage gonflable

40
Les coffrages spéciaux
Certaines structures architecturales complexes requièrent l’usage
de coffrages spéciaux.

41
42
Coffrage caisson

43
44
Le coffrage grimpant

• Il fonctionne de manière similaire à une


échelle c’est-à-dire échelon par échelon. Le
coffrage est déplacé le long d’un rail qui est
lui-même boulonné au béton sus coulé.

45
Coffrage grimpant

46
Coffrage grimpant :

47
Coffrage grimpant

48
Coffrage glissant

49
Coffrage glissant

50
51
52
53
Coffrage glissant :

54
Coffrage glissant pour voirie

55
Coffrage Tunnel

56
Le coffrage gonflable
• Les qualités premières du coffrage gonflable sont :
– La souplesse
– La fiabilité
– Etanchéité

• Les qualités secondaires sont :


– Facilité d’emploi
– Rapidité d’emploi
– Non adhérence au béton
57
Le coffrage gonflable
• Le coffrage « gonflable », c’est la solution
qui s’impose quand il s’agit d’assurer
l’étanchéité par exemple pour la coulée en
place de canalisations d’eau.

58
Coffrage gonflant

59
Le coffrage perdu
• La caractéristique du
coffrage perdu est qu’il
est irrécupérable après
la coulée du béton.

60
Le coffrage perdu
• Il existe 2 grands types
de coffrage perdu :
– Coffrage perdu apparent

– Coffrage perdu non


apparent

61
Le décoffrage
• Le décoffrage est dépendant du coffrage
• Nécessite de respecter le temps de décoffrage
.Possible si le béton atteint une résistance
suffisante . Maintien des coffrages et
étaiements prolongés en hiver.
• Nécessite d’utiliser un produit de démoulage
approprie au type de coffrage.
• Produit de cure : A appliquer immédiatement
après décoffrage .
62
Le décoffrage
• Le décoffrage est dépendant du coffrage

BON DECOFFRAGE

=
Décoffrage sans dégradation ni du béton ni des
matériaux utilisés pour le coffrage
63
64
65
66
67
68
69
70
71
72
COFFRAGES PERI POUR VOILES

73
TERMINOLOGIE
Etai de stabilité
au vent (+lest) Peau

Aimant (pour
fixer le
Etai tirant- mannequin)
poussant pour
le réglage de Cône
la verticalité magnétique de
réservation
(pour accroches
Clef et vérin de de console
pied (pour pignon)
réglage de Raidisseur primaire
l’horizontalité) 74
75
MODE OPERATOIRE
Les étapes successives sont :
 Traçage au sol de l’emprise du voile ;
 Positionnement des talonnettes (si nécessaire) ;
 Mise en place de la banche (côté intérieur du
bâtiment) ;
 Réglages de cette banche ;
 Report du trait de 1 m et tracé des
réservations ;
 Mise en place des réservations ;
76
MODE OPERATOIRE

 Ferraillage du voile ;
 Passage des entretoises et cônes
 Mise en place de l’autre banche (côté extérieur
du bâtiment) et réglage ;
 Coulage puis décoffrage et nettoyage des
banches ;

77
Traçage au sol de l’emprise du voile :

A l’aide du bleu à tracer,


du mètre …, on dessine
sur le sol l’emprise du
voile à coffrer

78
Positionnement des talonnettes :
Elles vont servir de butée : on peut
plaquer la banche, et le réglage en
plan est plus aisé :
talonnette

Banche

Trait au bleu
talonnette (emprise du voile)
79
Mise en place de la première banche
:
Le positionnement Pour les voiles périphériques du
est grossier : il se bâtiment (dont les banches
fait à l’aide de la reposent sur les consoles
pignon), on positionne la
grue ! banche intérieure (car il est
interdit de placer des lests sur
les consoles pignon).

80
Réglages de la banche :
Réglage en plan de la banche :
On s’assure que le coffrage est bien contre la talonnette
(si nécessaire, on le déplace à l’aide d’un pied de
biche).

81
Réglages de la banche :
Réglage en plan de la banche :
On s’assure que le coffrage est bien contre la talonnette
(si nécessaire, on le déplace à l’aide d’un pied de
biche).

82
Réglages de la banche :
 Réglage de la verticalité de la banche :
Pour cela, on utilise les étais.

83
Réglages de la banche :
 Réglage de la verticalité dans le plan de la
banche :
Pour cela, on utilise les vérins de pieds.

Vérins de pieds

84
Report du trait de 1 m :
A l’aide du niveau de chantier, d’une mire et d’une
altitude de référence, on reporte le trait de 1 m sur la
banche ;

1,000 m
lecture lecture

85
tracé des réservations :
On trace ensuite les positions des réservations :

Trait d’arase
Toutes les réservations
Abouts de se tracent par rapport au
banches trait de 1 m (et non par
rapport au sol) !
Position de
l’interrupteur

Position du mannequin 86
Mise en place des réservations :
On peut alors mettre en place les mannequins … :

Sans oublier les gaines électriques et conduites d’eau …

Abouts Si nécessaire, on cale le


mannequin pour qu’il
Réservation soit vertical et à la
d’interrupteur bonne altitude !
Aimants

Cales Mannequin 87
Mise en place des réservations :

Calage si nécessaire
du mannequin.
On met aussi en place les cônes de réservation pour 88
consoles pignon si nécessaire (pour les murs extérieurs).
Ferraillage :
On met en place le ferraillage en respectant l’enrobage
à l’aide de cales :
On commence par le
ferraillage des linteaux,
puis la mise en place
Linteau
des « stabox » (boîtes
de réservation) ; ensuite
les chaînages verticaux.
Stabox On termine par les
treillis.

Treillis 89
Chaînage vertical
Passage des tiges de serrage :
On passe les tiges de serrage (sans oublier les entretoises (
Tubes oranges ) qui empêchent le béton d’adhérer à la tige de serrage et
servent à respecter l’épaisseur du voile) :

Tiges de serrage

Entretoise

90
Mise en place de la 2nde banche
On place la banche en vis-à-vis contre la talonnette,
puis on règle sa verticalité

91
On passe et serre les tiges de serrage

92
Coulage :
On peut maintenant couler le béton :

Il ne faut pas oublier :


- de vibrer le béton par
plots de 40 cm de
hauteur ;
- de piquer les aciers en
haut du voile

93
Décoffrage :
On décoffre le voile (après au moins 12 heures) :

- pour cela, on enlève les tiges de serrage ;

94
Décoffrage :

- puis on bascule les banches vers l’arrière (pour détacher le


coffrage du mur) (pour raison de sécurité, on commence par la
banche non lestée qu’on attache à la grue) ;

95
Décoffrage :
On n’oublie pas de nettoyer les banche et de les huiler.
On retire aussi les réservations (mannequins …).

Aciers de liaison
pour voile voisin Réservations à boucher

96
COMPLEMENTS
Règle d’espacement des lests :
Il faut mettre en place des lests au maximum
tous les 2,5 m linéaire de banches :

< 5,000 m 97
Suite
COMPLEMENTS
Poussée du béton sur les banches :
La poussée du béton
est reprise par la
Hauteur peau de coffrage et
du par les tiges de
béton serrage
(Certainement pas
par les étais !).

Le diagramme de poussée du béton est triangulaire.


Il devient constant vers environ 2,5 m de hauteur
(dépend de la vitesse de coulage). 98
COMPLEMENTS
Systèmes de stabilisation au vent :
Il existe principalement 3 systèmes de stabilisation des
banches :
- les lests :
Interdits sur les passerelles !
Attention, la banche doit
toujours être lestée ou
élinguée à la grue.

99
COMPLEMENTS
Cas des voiles de grande hauteur :
Il est possible
Mais attention à la ségrégation !
de superposer
les banches : La ségrégation est le fait que les
matériaux tombent à une vitesse
différente. En laissant tomber le
béton de haut, on risque d’obtenir
une couche de gravier, une couche
de mortier.
Pour éviter ce phénomène, on utilise
une goulotte (ou manchon). Ainsi, le
béton dans le coffrage est homogène.
100
Coffrage des porteurs
horizontaux

COFFRAGE
TRADITIONNEL
PERI

101
Les plans
Il est indispensable de disposer des plans :
 de coffrage
pour savoir comment régler ? (altitude …)

 de calepinage
pour savoir quel matériel utiliser ?

 de ferraillage
pour savoir quelles armatures sont à dispsoer ?

102
Exemple de plan de coffrage

Il doit comprendre les cotes :


 des contours du plancher ;
 des trémies ;
 l’altimétrie du dessus plancher ;
 les épaisseurs de dalles … 103
Exemple de plan de calepinage

Il doit comprendre en plus :


 une nomenclature des éléments
de coffrage à mettre en place ;
 les distances entre éléments …
Comment dimensionner le 104
Coffrage PERI ?
Le niveau de chantier

Il permet de disposer d’un plan de repère


horizontal de référence. Ainsi, on peut
régler l’altitude de tous les étais afin de
105
respecter la hauteur sous plancher.
Matériel de coffrage
Il est nécessaire d’avoir :
 les poutres PERI
 les étais
 les trépieds
 les contreplaqués

106
Les poutres PERI

Elle servent à raidir le coffrage ; elles


reprennent les efforts transmis par le coffrage
et les retransmettent aux étais. On s’en sert
aussi bien comme poutres primaires que
comme poutres secondaires.

107
La peau de coffrage

En bois, elle reprend le poids du béton, les


charges de chantier et les transmets aux
poutres secondaires.
108
Les étais
- Ils reprennent les actions
transmises par des poutres primaires
pour les transmettre au sol (dalle
inférieure)
- Ils seront positionnés
verticalement selon des files.
- On leur associe une tête
d’étai.

Étais « PEP 20 »
(reprend 20 kN = 2 tonnes en tête) 109
Les étais

- Ils sont réglables en


hauteur grâce à une
goupille et un pas de
vis. Ainsi, la hauteur
sous plancher peut être
respectée ;

110
Les étais

- On leur associe
une tête d’étai.

Tête d’étai
111
Les trépieds

A chaque étai, on dispose un


trépied. Il sert à contreventer
l’étai.
112
MODE OPERATOIRE
Les étapes successives sont :
 Implantation des axes des étais ;
 Positionnement de l’étaiement ;
 Réglage altimétrique ;
 Mise en place du coffrage ;
 Huilage / Ferraillage / Coulage ;
 Décoffrage ;
 Rangement du matériel.
113
Il est important de suivre le plan de calepinage !
Implantation de l’axe des étais
 Repérer à la craie les axes de files d’étais ;
 Tracer au bleu les axes.

114
Positionnement de l’étaiement
 Déplier les trépieds sur les repères ;

115
Positionnement de l’étaiement
 Déplier les trépieds sur les
repères ;
 Positionner les étais et les
fixer aux trépieds.

(les étais doivent être


approximativement verticaux)

116
Réglage altimétrique des étais
Altitude plancher – épaisseur dalle
A l’aide du niveau
de chantier et de
la mire, on règle
l’altitude de la tête Altitude têtes
d’étais : d’étais

Altitude des têtes d’étais = Altitude du plancher fini –


[hauteur poutres primaires + hauteur poutre secondaire +
épaisseur contreplaqué + épaisseur du béton]
117
Réglage altimétrique des étais
On connaît donc l’altitude de réglage des têtes
d’étais :

118
Réglage altimétrique des étais
Le réglage de l’altitude des têtes d’étais se fait
pour les étais positionnés à la périphérie de la
dalle.
Le niveau des autres étais se réglera par
l’horizontalité des poutres.
Altitude

Étais à régler Étais périphériques réglés 119


Mise en place du coffrage
 Positionner les poutres primaires ;

(Respecter le plan
de calepinage)

120
Mise en place du coffrage
 Poser les poutres secondaires ;

(pour leurs positions et leur


nature, respecter le plan de
121
calepinage)
Mise en place du coffrage:
 Poser le contreplaqué ;

122
Mise en place du coffrage:
Vérifier l’altimétrie du coffrage ;

123
Huiler, ferrailler, couler la dalle

124
Décoffrage
Le décoffrage se fait quand la dalle est
suffisamment résistante pour reprendre son
poids propre et les charges de chantier.
(environ 28 jours)
Jusqu’à ce moment là, il n’est pas possible de
retirer les étais (on peut cependant en enlever
au fur et à mesure que la dalle durcit).

125
Mise en œuvre du béton sur
chantier
Les différentes phases de la mise en
œuvre

126
La mise en place
• La préparation des différents éléments
– La préparation des coffrages
• Etre suffisamment rigides et stables
• Etre étanches
• Etre propres
• Etre traités avec un agent démoulant
– La préparation des armatures
– Les surfaces de reprises de bétonnage
• Repérées, rugueuses
127
Le déversement du béton
• Les dalle, planchers, chaussées
– Hauteur de chute inférieure à 1 mètre
– Pas d’accumulations locales (surcharges)
– Les éléments coffrés
• Utilisations de tubes, manchons (hauteur de chute)
• Bétonnage de bas en haut (remontée progressive)

128
Les précautions lors du coulage
• Limiter la hauteur de chute
• Prévoir des couches successives
horizontales
– Inférieures à 80 cm
• Maintenir une vitesse de bétonnage
constante
• Vérifier le bon enrobage des armatures
• Eviter le bétonnage sous fortes pluies
129
Bétonnage par temps chaud
• Précautions à prendre
– Employer un retardateur de prise
– Limiter la température du béton frais
– Protéger le béton frais contre la dessiccation
– Utilisation de produits de cure (dalles,
chaussées)
• Les procédés de cure (humidification,
plastique,adjuvant)

130
Bétonnage par temps froid
• A partir d ‘une température inférieure à 5°C
• Précautions généralement adoptées
– Choix du ciment adéquat (prise ou durcissement rapide)
– Chauffage du béton
– Emploi d’adjuvants appropriés (Accélérateurs, anti-gélifs)
– Calorifugeage des coffrages
– Etuvage du béton
– Protection de la surface à bétonner

131
LE SERRAGE OU VIBRATION du
BETON
• Son objet

– Faciliter la mise en place


– Faciliter l’arrangement optimal des grains
– Permet d’évacuer l’air contenu
– Améliorer la compacité

132
Pourquoi vibrer le béton…?

Gravillons

AIR

adjuvants
133
Pourquoi vibrer le béton…?

• Pourquoi vibrer le béton ?


– Obtenir un matériau homogène et le plus compact (ou
serré) possible : minimum d’air, de vide, sans
ségrégation
– Remplissage intégral des coffrages et des moules
• Sans vibration :
– les bulles d’air restent piégées au cœur de la pâte,
– le béton est foisonné.
134
Pourquoi vibrer le béton…?
 vibration

135
Comparaison vibré – non vibré :

136
137
Non vibré Vibré
Les 3 procédés de vibration
• La vibration externe :
– Vibration transmise au béton par le coffrage ou
par le moule
• La vibration interne :
– Vibration transmise directement dans la masse
du béton par des aiguilles vibrantes
• La vibration de surface :
– Vibration transmise directement au béton par sa
surface au moyen d’une règle vibrante 138
Matériel de vibration
• Vibrateurs internes : aiguilles vibrantes
– pneumatiques (Ø 25 à 150mm),
– électriques à moteur incorporé (Ø 25 à 90mm),
– mécanique (Ø 25 à 70mm).

139
Matériel de vibration
• Vibrateurs externes

– pneumatiques,
– électriques.
• à utiliser suivant des modes
opératoires précis
 Vibrateurs de surface

 règles vibrantes de surface ‘lisseuses’


 ne dispensent pas d’une vibration dans la
140
masse
Vibration avec les aiguilles vibrantes
• Paramètres importants
– Le diamètre de l’aiguille est :
• déterminé en fonction des dimensions de l’élément,
• limité en fonction de la densité et de l’espacement des
armatures (prévoir éventuellement des cheminées!),

– La masse de l’aiguille :
• l’aiguille doit pouvoir s’enfoncer sous son propre poids dans
le béton frais,
• la masse doit donc être adaptée en fonction de la consistance
du béton.
141
Vibration avec les aiguilles vibrantes
• Règles usuelles :
– Limiter la hauteur de chute du béton
– Epaisseur des couches de béton : 30 à 50cm
– Vibrer le béton avant le début du durcissement
– Maintenir une vitesse de bétonnage aussi constante que possible
– Ne pas vibrer plus longtemps que nécessaire
– Introduire rapidement l’aiguille dans la masse
– Immerger l’aiguille verticalement ou sous un angle faible
– Repiquer la couche inférieure sur 10 à 20 cm
– Ressortir l’aiguille d’autant plus lentement que le béton est ferme
– Le trou laissé par l’aiguille doit se refermer lors de la remontée

142
Vibration avec les aiguilles
vibrantes
• Règles usuelles
– Ne jamais mettre en contact direct l’aiguille avec
les armatures ou le coffrage (risques d’apparitions
de fantômes d’armatures, de ségrégation, de
ressuage),
– Éviter de laisser le vibreur en marche s’il n’est
pas dans le béton (détérioration prématurée),
– Eviter la mise en place et la vibration du béton sous
forte pluie pouvant entraîner un « lavage » des
granulats un excès d’eau du béton de surface.
143
Vibration avec les aiguilles
vibrantes
• Règles usuelles
– Ne pas utiliser l’aiguille pour déplacer le béton
(entraîne de la ségrégation),
– Ne pas vibrer directement le béton d’enrobage
(risque de mauvais serrage dans la masse),
– Respecter un maillage d’introduction du vibreur
 pas de poste fixe !

144
Quand faut-il « curer » le béton ?
• Dès la fin de la mise en œuvre pour les
bétons non coffrés(*,**)
• et toujours quelles que soient les conditions
climatiques.

*) dans le cas de l’utilisation de l’hélicoptère la cure est à


effectuer juste après son passage
**) dans le cas d’un traitement de surface de type béton
désactivé il convient de curer après l’opération de
nettoyage du support. 145
Norme EN 13670 Exécution des
structures en béton (suite)
• Les méthodes suivantes conviennent pour la cure, mises en
oeuvre individuellement ou en séquences :
– le maintien du coffrage en place ;
– la couverture du béton par des bâches étanches à la vapeur,
fermées le long des joints et des arêtes afin d'éviter la dessiccation
par courants d'air ;
– la mise en place de bâches humides(*) sur la surface et la protection
de ces bâches contre le dessèchement ;
– le maintien de la surface du béton visiblement humide par l’apport
d'une humidification appropriée ;
– l'application d'un produit de cure d'efficacité reconnue.

par exemple des géotextiles

146
Durée minimale de cure pour la classe de cure 2
(correspondant à une résistance à la surface du béton
égale à 35 % de la résistance caractéristique spécifiée)

Température de la Durée minimale de cure, jours a


surface du béton (t)
en °C Évolution de la résistance du béton c, d
(fcm2/fcm28) = r

rapide moyenne lente


r  0,50 0,50  r  0,30 0,30  r  0,15

t  25 1,0 1,5 2,5


25  t  15 1,0 2,5 5

15  t  10 1,5 4 8

10  t  5 b 2,0 5 11
a Ajouter toute durée de prise excédant 5 h.
b Pour les températures inférieures à 5 °C, il convient d'augmenter la durée du temps pendant lequel la
température est inférieure à 5 °C.
c L’évolution de la résistance du béton est le rapport de la résistance moyenne à 2 jours à la résistance moyenne
après 28 jours, déterminé par des essais préalables ou basé sur l'expérience d'un béton de composition comparable
(voir EN 206-1 paragraphe 7.2).
d Pour une évolution très lente de la résistance du béton, il convient de considérer des exigences particulières
dans les spécifications d’exécution.
147
Méthodes de cure
• Cure par aspersion d’eau :

148
Méthodes de cure
 Utilisation d’un géotextile humidifié :

149
Méthodes de cure
 Utilisation d’une feuille de polyane :

150
Méthodes de cure
• Produits de cure
Définition (norme NF P 18-370) : produit dont
l’application sur les surfaces de béton ou de
mortier exposées aux agents atmosphériques
permet de s’opposer à l’évaporation de l’eau
contenue dans le béton ou mortier pendant la
phase de prise et de durcissement

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