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Mathématique appliquée

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Cours de Mathématiques pour les

Réseaux & Télécoms


Licence 1 - Réseaux et
Télécommunications
Département de Mathématiques Appliquées
Année académique 2025 -2026

Chargé de cours :
M. Manassé MALAME KABOULOU
INTRODUCTION DU SEMESTRE

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ce cours de Fondements Mathématiques pour


les R & T !
Ce semestre, nous allons poser les premières pierres de votre future expertise en Réseaux et
Télécommunications. L'objectif est simple mais ambitieux : vous donner les outils mathématiques
essentiels pour transformer des problèmes concrets de réseaux en modèles que vous pourrez
analyser, optimiser et résoudre.
Chaque semaine, nous explorerons un nouveau concept. Nous commencerons par une partie
théorique pour bien comprendre les mécanismes, puis nous basculerons immédiatement sur des
applications pratiques : comment un nombre complexe peut-il décrire un signal ? Comment l'al-
gèbre linéaire permet-elle d'allouer la bande passante ou d'améliorer la connectivité ?
Préparez-vous à un voyage où la théorie et la pratique sont constamment liées. Mon but est de
développer votre intuition et votre capacité à penser comme des ingénieurs. Alors, aûtez vos
crayons, oubliez les préjugés sur les Mathématiques, et lançons-nous !

Prérequis : Nombres réels, Nombres Complexes, Polynômes réels, Équations et systèmes


d'équations dans R, Étude globale d'une fonction.
Table des matières
1 Représentation de signaux par les nombres complexes 4
1.1 Écriture d'un Nombre Complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Application : Le Phaseur, l'Arme Secrète de l'Ingénieur Télécom . . . . . . 5
1.3 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2 Combinaison de signaux par addition de nombres complexes 8
2.1 Rappel : représentation complexe des signaux . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.2 Interférence de deux ondes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3 Application : interférence constructive et destructive . . . . . . . . . . . . . 8
2.4 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3 Mathématiques des Décibels et de l'Atténuation 11
3.1 Introduction : les logarithmes dans la nature . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.2 Rappels mathématiques : logarithmes et exponentielles . . . . . . . . . . . 11
3.3 Application : Le Décibel (dB), Langage de la Puissance . . . . . . . . . . 12
3.4 Modélisation mathématique de l'atténuation . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.5 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4 Variation d'un signal et notion de dérivée 16
4.1 Introduction : pourquoi étudier la variation d'un signal? . . . . . . . . . . 16
4.2 La dérivée comme taux de variation instantané . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.3 Interprétation géométrique : la tangente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.4 Règles de dérivation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.5 Applications de la Dérivée en RéŸseaux Télécommunications . . . . . . . . 17
4.6 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
5 Optimisation de paramètres par la dérivation 23
5.1 Introduction : l'optimisation dans les communications . . . . . . . . . . . . 23
5.2 Rappels mathématiques : dérivée et extremums . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.3 Application à un problème de transmission . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.4 Généralisation à d'autres problèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
5.5 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
6 Analyse de signaux composites 27
6.1 Introduction : les signaux composites en télécommunications . . . . . . . . 27
6.2 Rappels mathématiques : formules trigonométriques . . . . . . . . . . . . . 27
6.3 Applications aux signaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
6.4 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

2
7 Résolution de systèmes linéaires en réseaux de communication 31
7.1 Introduction : les systèmes linéaires en télécommunications . . . . . . . . . 31
7.2 Rappels mathématiques : systèmes d'équations linéaires . . . . . . . . . . . 31
7.3 Méthode du pivot de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
7.4 Application aux réseaux de communication . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
7.5 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
8 Stabilité des systèmes et calcul matriciel 36
8.1 Introduction : stabilité des systèmes en télécommunications . . . . . . . . . 36
8.2 Rappels mathématiques : matrices et déterminants . . . . . . . . . . . . . 36
8.3 Application aux systèmes d'équation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
8.4 Application à un problème de réseau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
8.5 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
9 Dynamique des systèmes et valeurs propres 40
9.1 Introduction : dynamique des systèmes en télécommunications . . . . . . . 40
9.2 Rappels mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
9.3 Application aux systèmes de communication . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
9.4 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
10 Modélisation de graphes et matrices d'adjacence 44
10.1 Introduction : les graphes en réseaux de télécommunications . . . . . . . . 44
10.2 Rappels mathématiques : matrices et opérations matricielles . . . . . . . . 44
10.3 Les graphes et leurs représentations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
10.4 Application aux réseaux de télécommunications . . . . . . . . . . . . . . . 45
10.5 Applications avancées en télécommunications . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
10.6 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
11 Introduction à l'algorithmique et parcours de graphes 49
11.1 Introduction : l'algorithmique en télécommunications . . . . . . . . . . . . 49
11.2 Notion de plus court chemin . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
11.3 Représentation d'un graphe pour le BFS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
11.4 Algorithme de parcours en largeur (BFS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
11.5 Création d'un organigramme pour le BFS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
11.6 Application aux réseaux de télécommunications . . . . . . . . . . . . . . . 51
11.7 Exercices d'applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
12 Projet Semestre 1 : Modélisation manuelle d'un réseau 54
12.1 Introduction : importance de la modélisation en réseaux . . . . . . . . . . . 54
12.2 Description du projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
Chapitre 1
Représentation de signaux par les
nombres complexes
Objectif du chapitre
Introduire les nombres complexes comme outil de représentation de signaux sinusoï-
daux. Comprendre comment un nombre complexe z = a + bi peut représenter l'amplitude
et la phase d'un signal, et manipuler cette représentation à l'aide de GeoGebra.
Introduction : pourquoi les nombres complexes ?
En télécommunications, les signaux sinusoïdaux sont omniprésents. Ils sont décrits
par :
s(t) = A cos(2πf t + ϕ)
où :
 A est l'amplitude,
 f est la fréquence,
 ϕ est la phase.
Plutôt que de manipuler directement ces trois paramètres, on utilise souvent un pha-
seur (ou vecteur de phase), représenté par un nombre complexe :
z = Aeiϕ = A(cos ϕ + i sin ϕ)

1.1 Écriture d'un Nombre Complexe


Un même nombre complexe peut s'écrire de trois manières diérentes. Chacune a son
utilité!
1. La Forme Algébrique : z = a + ib
C'est la forme la plus simple, parfaite pour les additions et soustractions.
 a = ℜ(z) est la partie réelle.
 b = ℑ(z) est la partie imaginaire.
On peut visualiser ce nombre comme un point de coordonnées (a, b) dans un plan, qu'on
appelle le plan complexe.
4
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
2. La Forme Trigonométrique : z = r(cos(θ) + i sin(θ))
Cette forme √est issue de la représentation géométrique du point (a, b).
 r = |z| = a + b est le module de z. C'est la distance entre l'origine (0,0) et le
2 2

point z. Le module esttoujours positif!


 θ = arg(z) = arctan est l'argument de z. C'est l'angle (en radians) que fait le
b

segment [0, z] avec l'axe des réels.


a

3. La Forme Exponentielle : z = reiθ


C'est la forme la plus élégante et la plus puissante pour les multiplications et divisions.
Elle découle de la formule d'Euler, véritable joyau des mathématiques : e = cos(θ) +

i sin(θ).

4. Opérations de Base : Le Bon Outil pour le Bon Calcul


 Addition/Soustraction : Utilisation la forme algébrique. On additionne les parties
réelles ensemble et les parties imaginaires ensemble.
(a + ib) + (c + id) = (a + c) + i(b + d).
 Multiplication/Division : Utilisation la forme exponentielle.
1 2 1
iθ1
z ×z = (r e )×(r e ) = (r r )e 2
iθ2
. (On multiplie les modules, on additionne
1 2
i(θ1 +θ2 )

les arguments).
z1
=
z2
r1 eiθ1
= e
r2 eiθ2 r2
. (On divise les modules, on soustrait les arguments).
r1 i(θ1 −θ2 )

1.2 Application : Le Phaseur, l'Arme Secrète de l'Ingé-


nieur Télécom
Le Problème
Un signal sinusoïdal (la base de toute onde radio, Wi-Fi, 4G...) est décrit par une
fonction du temps assez lourde :
s(t) = A cos(ωt + ϕ)
Où :
 A est l'amplitude (la "hauteur" de la vague).
 ω est la pulsation (liée à la fréquence, la "vitesse" d'oscillation).
 ϕ est la phase à l'origine (le décalage initial de la vague).
Imaginez devoir additionner deux signaux de ce type... Il faudrait utiliser des formules de
trigonométrie complexes et fastidieuses.
La Solution : Le Phaseur
L'idée géniale est de remarquer que notre signal réel s(t) peut être vu comme la partie
réelle d'un nombre complexe "tournant" :
s(t) = ℜ(Aei(ωt+ϕ) ) = ℜ((Aeiϕ ) · eiωt )

5
Chap.1 1.3. Exercices d'applications
Dans cette expression, la partie e représente la rotation à la pulsation ω. La partie
iωt

constante Ae contient toute l'information qui nous intéresse : l'amplitude et la phase.


Ce nombre complexe constant est appelé le phaseur associé au signal, noté S.


S = Aeiϕ
La correspondance est directe et magnique :
 Le module du phaseur est l'amplitude du signal : |S| = A.
 L'argument du phaseur est la phase du signal : arg(S) = ϕ.
L'avantage ? Additionner deux signaux de même fréquence revient maintenant à faire
une simple addition de deux nombres complexes (leurs phaseurs). C'est inniment plus
simple! On transforme un problème de trigonométrie en une addition de vecteurs.
1.3 Exercices d'applications
Exercice 1 : Écriture d'un Nombre Complexe
1. Écrire sous forme trigonométrique :
z1 = −2 + 2i
2. Représenter graphiquement les nombres complexes suivants et calculer leur module
et argument :
z2 = 1 − i, z3 = −3 − 3i

Exercice 2 : Calcul de phaseurs


Donner le phaseur correspondant aux signaux suivants :
a) s (t) = 5 cos(2π · 1000 · t + )
π

b) s (t) = 4 cos(2π · 2000 · t − )


1 2
π

c) s (t) = 2 cos(2π · 500 · t)


2 4
3

Exercice 3 : Signal à partir du phaseur


Retrouver le signal correspondant aux phaseurs suivants :
a) z = 4i
b) z = −3
1

c) z = 1 − i
2

Exercice 4 : Le traducteur universel


Le service de renseignement des signaux a intercepté un signal décrit par le phaseur
S = 4 − 3i. Pour l'analyser, vous devez le "traduire" sous sa forme la plus parlante.
1. Quelle est l'amplitude A du signal?
2. Calculez la phase ϕ du signal (en radians).
3. Donnez l'expression complète du signal temporel s(t), en supposant une pulsation
ω = 100π rad/s.

6
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Conclusion
Les nombres complexes orent une manière élégante et ecace de représenter les
signaux sinusoïdaux. Cette représentation sera essentielle pour analyser et combiner des
signaux, comme nous le verrons dans les prochaines séances.

7
Chapitre 2
Combinaison de signaux par addition
de nombres complexes
Objectif du chapitre
Manipuler l'addition de nombres complexes pour calculer le signal résultant de l'inter-
férence de deux ondes. Comprendre comment la représentation complexe facilite l'analyse
des phénomènes d'interférence en télécommunications.
2.1 Rappel : représentation complexe des signaux
Un signal sinusoïdal s(t) = A cos(2πf t + ϕ) peut être représenté par un nombre com-
plexe (phaseur) :
z = Aeiϕ = A(cos ϕ + i sin ϕ)
Le module |z| représente l'amplitude et l'argument arg(z) représente la phase.
2.2 Interférence de deux ondes
Lorsque deux signaux se superposent, le signal résultant est la somme des deux si-
gnaux :
stotal (t) = s1 (t) + s2 (t) = A1 cos(2πf t + ϕ1 ) + A2 cos(2πf t + ϕ2 )
En représentation complexe, cette somme devient simplement l'addition des phaseurs :
ztotal = z1 + z2 = A1 eiϕ1 + A2 eiϕ2

2.3 Application : interférence constructive et destruc-


tive
1. Interférence constructive
Quand les deux signaux sont en phase (ϕ 1 = ϕ2 ), l'amplitude résultante est maximale :
|ztotal | = A1 + A2

8
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
2. Interférence destructive
Quand les deux signaux sont en opposition de phase (ϕ = ϕ2 + π ), l'amplitude résul-
tante est minimale :
1

|ztotal | = |A1 − A2 |

3. Cas général
Dans le cas général, l'amplitude résultante est donnée par :
q
|ztotal | = A21 + A22 + 2A1 A2 cos(ϕ1 − ϕ2 )

2.4 Exercices d'applications


Exercice 1 : Interférences constructives
Un récepteur capte deux signaux à la même fréquence.
 Signal 1 : s (t) = 5 cos(ωt + π/6).
1

 Signal 2 : s (t) = 5 cos(ωt − π/6).


2

Le signal résultant est s (t) = s (t) + s (t). En utilisant l'outil des phaseurs :
total 1 2

1. Écrivez les phaseurs S et S associés à chaque signal.


1 2

2. Calculez le phaseur total S = S + S (mettez-le d'abord sous forme algébrique


pour faire la somme).
total 1 2

3. Déduisez-en l'amplitude et la phase du signal total. Que remarquez-vous?


Exercice 2 : Interférences constructives
Soient deux signaux :
π
s1 (t) = 3 cos(2π · 1000 · t + )
4
π
s2 (t) = 4 cos(2π · 1000 · t + )
2
a) Donner les phaseurs correspondants z et z 1 2

b) Calculer le phaseur résultant ztotal = z + z 1 2

c) En déduire l'amplitude et la phase du signal résultant


Exercice 3 : Signaux contrôlés
Dans un système de transmission, deux antennes émettent le même signal avec un
déphasage contrôlé. On veut que le signal résultant ait une amplitude de 5 et une phase
de .
π

a) Si la première antenne émet avec une amplitude de 3 et une phase de 0, quelles


3

doivent être l'amplitude et la phase de la deuxième antenne?


b) Résoudre le problème algébriquement
9
Chap.2 2.4. Exercices d'applications
Conclusion
L'addition de nombres complexes permet de modéliser simplement l'interférence de
signaux sinusoïdaux. Cette représentation est essentielle pour concevoir et analyser les
systèmes de télécommunications où les phénomènes d'interférence jouent un rôle crucial.

10
Chapitre 3
Mathématiques des Décibels et de
l'Atténuation
Objectif du chapitre
Comprendre les fonctions logarithmes et exponentielles à travers les calculs de gains et
d'atténuations en décibels. Maîtriser les conversions entre diérentes échelles de mesure
et résoudre des problèmes d'atténuation par le calcul.
3.1 Introduction : les logarithmes dans la nature
Les logarithmes sont omniprésents dans la nature et les technologies. Ils nous aident
à représenter des phénomènes où les quantités varient sur plusieurs ordres de grandeur :
 L'échelle de Richter pour les séismes
 Le pH en chimie
 La perception du son par l'oreille humaine
 Les signaux en télécommunications
3.2 Rappels mathématiques : logarithmes et exponen-
tielles
1. La fonction logarithme décimal
Le logarithme décimal (base 10) répond à la question :
"À quelle puissance faut-il élever 10 pour obtenir ce nombre?"
Mathématiquement :
y = log10 (x) ⇔ 10y = x

11
Chap.3 3.3. Application : Le Décibel (dB), Langage de la Puissance
2. Propriétés fondamentales

log(ab) = log(a) + log(b)


a
log = log(a) − log(b)
b
log(an ) = n · log(a)
log(1) = 0
log(10) = 1
log(100) = 2
log(0, 1) = −1

2. La fonction exponentielle
L'exponentielle est l'opération inverse du logarithme :
x = 10y ⇔ y = log10 (x)

3.3 Application : Le Décibel (dB), Langage de la Puis-


sance
Le Problème : Des puissances dans tous les sens !
En réseaux et télécoms, on manipule des signaux dont la puissance peut être énorme
ou minuscule :
 La puissance d'émission d'une antenne 4G : de l'ordre de 20 Watts.
 La puissance du signal Wi-Fi reçu par votre smartphone : de l'ordre de 0.0000001
Watt (0.1 microwatt).
Comparer ces valeurs sur une échelle linéaire est un cauchemar. C'est comme vouloir
mesurer avec la même règle une fourmi et un gratte-ciel.
La Solution : Le Décibel (dB), une échelle de rapport
Le décibel n'est pas une unité de mesure directe (comme le mètre ou le watt), mais
un rapport entre deux puissances, exprimé sur une échelle logarithmique. Le gain ou la
perte de puissance d'un système (amplicateur, ltre, câble...) est donné par :
 
Psortie
GdB = 10 log10
Pentree

 Si G dB >0 , le système amplie le signal (gain).


 Si G dB < 0, le système atténue le signal (perte).
 Si G dB = 0, la puissance de sortie est égale à celle d'entrée.

12
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Le dBm : une échelle de puissance absolue
Pour exprimer une puissance absolue (et non un rapport), les ingénieurs utilisent le
dBm. L'idée est simple : on compare la puissance du signal à une valeur de référence xe
de 1 milliwatt (1 mW).  
Pen mW
PdBm = 10 log10
1 mW
Ainsi, la puissance Wi-Fi de 0.0000001 W devient : P = 10 log (0.0000001/0.001) =
10 log (0.0001) = 10 × (−4) = −40 dBm. C'est un nombre bien plus facile à manipuler!
dBm 10
10

dBi (décibel isotropique)


Mesure un gain d'antenne par rapport à l'antenne isotropique.
Conversion entre puissances et décibels
1. De puissance (mW) à dBm

PdBm = 10 · log10 (PmW )

2. De dBm à puissance (mW)


P dBm
PmW = 10 10

3. Table de conversion rapide


Puissance (mW) dBm
0.001 -30
0.01 -20
0.1 -10
1 0
10 10
100 20
1000 30
3.4 Modélisation mathématique de l'atténuation
L'atténuation suit souvent une décroissance exponentielle. Mathématiquement :
α·d
Pr = Pt · 10− 10

où :
 P = puissance reçue (mW)
 P = puissance transmise (mW)
r

 α = coecient d'atténuation (dB/km)


t

13
Chap.3 3.5. Exercices d'applications
 d = distance (km)
En décibels, cette formule devient une simple soustraction :
Pr,dBm = Pt,dBm − α · d

3.5 Exercices d'applications


Exercice 1 : Calculs de logarithmes
Sans calculatrice, déterminer :
a) log(1000)
b) log(0, 001)
c) log(2) + log(5) (astuce : 2 × 5 = 10)
d) 10 log(7)

e) log(10 ) 4

Exercice 2 : Conversions de base


Compléter le tableau suivant en utilisant les formules de conversion :
Puissance (mW) dBm
1 0
2 ?
4 ?
10 ?
0,5 ?
0,25 ?
100 ?
Exercice 3 : Conversions de base
Compléter le tableau suivant en eectuant les calculs à la main (sans calculatrice si
possible, sinon avec calculatrice simple) :
Puissance (mW) dBm
2 ?
? 13
0.5 ?
? -7
250 ?
Exercice 3 : Chaîne de transmission
Un signal passe à travers plusieurs équipements :
 Émetteur : 20 dBm
 Câble 1 : perte de 3 dB
 Amplicateur : gain de 15 dB
14
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
 Câble 2 : perte de 5 dB
 Antenne : gain de 4 dBi
a) Calculer la puissance nale en dBm
b) Convertir cette puissance en mW
c) Vérier le résultat en convertissant chaque étape en mW et en faisant les multipli-
cations/divisions appropriées
Exercice 4 : Problème d'atténuation
Un signal de 30 dBm est transmis sur une distance de 25 km. Le coecient d'atténua-
tion du câble est de 0,4 dB/km.
a) Calculer l'atténuation totale en dB
b) Calculer la puissance reçue en dBm
c) Convertir cette puissance en mW
d) Si le récepteur nécessite une puissance minimale de -80 dBm, déterminer la distance
maximale de transmission possible
Exercice 5 : Analyse comparative
Comparer les deux situations suivantes :
1. Un signal passe à travers un câble avec une atténuation de 3 dB/km sur 10 km
2. Un signal passe à travers un câble avec une atténuation de 6 dB/km sur 5 km
a) Quelle situation donne la meilleure puissance reçue?
b) Généraliser : est-il préférable d'avoir une atténuation plus faible sur une plus longue
distance ou une atténuation plus forte sur une plus courte distance?
Conclusion
Les logarithmes et exponentielles sont des outils mathématiques puissants pour mani-
puler des grandeurs qui varient sur plusieurs ordres de grandeur. En télécommunications,
ils permettent de simplier considérablement les calculs de puissance et d'atténuation.
La maîtrise de ces concepts mathématiques est essentielle pour concevoir et analyser des
systèmes de communication ecaces.

15
Chapitre 4
Variation d'un signal et notion de
dérivée
Objectif du chapitre
Introduire la notion de dérivée comme taux de variation instantané d'un signal. Savoir
estimer graphiquement la pente d'une courbe en un point et comprendre l'importance de
cette notion dans l'analyse des signaux en télécommunications.
4.1 Introduction : pourquoi étudier la variation d'un
signal ?
En télécommunications, l'analyse des signaux ne se limite pas à leur amplitude ou
fréquence. La rapidité avec laquelle un signal varie contient des informations cruciales :
 Vitesse de changement d'un signal audio (pente raide = son percussif)
 Détection des fronts montants/descendants dans les signaux numériques
 Analyse de la distorsion dans les canaux de transmission
 Estimation de la bande passante nécessaire
4.2 La dérivée comme taux de variation instantané
Mathématiquement, la dérivée d'une fonction f (t) à l'instant t est dénie comme :
0

f (t0 + h) − f (t0 )
f ′ (t0 ) = lim
h→0 h
En pratique, sur un signal échantillonné, on peut approximer la dérivée par :
f (t + ∆t) − f (t)
f ′ (t) ≈
∆t
où ∆t est le pas d'échantillonnage.

16
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
4.3 Interprétation géométrique : la tangente
La dérivée f (t ) représente la pente de la tangente à la courbe au point (t , f (t )).

0 0 0

s(t)
tangente
(t0 , s(t0 )) ∆s
∆t

Tangente à la courbe s(t) au point (t0 , s(t0 ))


La pente de cette tangente est donnée par :
pente = ∆s
∆t
= f (t ) ′
0

4.4 Règles de dérivation


1. Fonctions usuelles
d n d x d 1
(x ) = nxn−1 , (e ) = ex , (ln x) =
dx dx dx x
d d
(sin x) = cos x, (cos x) = − sin x
dx dx

2. Opérations

(u + v)′ = u′ + v ′ , (u · v)′ = u′ v + uv ′

 u ′ u′ v − uv ′
= , (f ◦ g)′ (x) = f ′ (g(x)) · g ′ (x)
v v2

4.5 Applications de la Dérivée en RéŸseaux Télécom-


munications
1. Vitesse de Variation d'un Signal
Exemple : Signal Audio
Pour un signal audio s(t) = 2 sin(1000πt) + 0.5 sin(5000πt) :
s(t) = 2 sin(1000πt) + 0.5 sin(5000πt)
s′ (t) = 2000π cos(1000πt) + 2500π cos(5000πt)

17
Chap.4 4.5. Applications de la Dérivée en RéŸseaux Télécommunications
 À t = 0.001 s : s (0.001) ≈ 6283 V/s (variation rapide)

 À t = 0.002 s : s (0.002) ≈ −3141 V/s (variation modérée)


 Interprétation : Les pics de dérivée correspondent aux attaques percussives du son


Exemple : Signal de Données
Pour un signal numérique d(t) représentant une trame Ethernet :

5V pour 0 ≤ t < 1µs
pour 1µs ≤ t < 2µs

d(t) = 0V


5V pour 2µs ≤ t < 3µs
aux transitions(t = 0, 1, 2, 3µs)
(

d′ (t) =
0 ailleurs
2. Distorsion de Phase dans les Canaux
Exemple : Filtre Passe-Bas RC
Pour un ltre RC avec R = 1kΩ, C = 100nF :
1
H(f ) =
1 + j2πf RC
ϕ(f ) = − arctan(2πf RC)
2πRC
ϕ′ (f ) = −
1 + (2πf RC)2

 À f = 1 kHz : ϕ (1000) ≈ −0.16 rad/kHz


 À f = 10 kHz : ϕ (10000) ≈ −0.0006 rad/kHz


 Interprétation : La distorsion de phase est plus importante aux basses fréquences


3. Analyse de la Qualité du Signal
Exemple : Signal QAM (Quadrature Amplitude Modulation)
Pour un signal QAM-16 : s(t) = I(t) cos(2πf t) + Q(t) sin(2πf t)
La dérivée permet d'analyser :
c c

 Jitter : Variations de s (t) aux transitions


 Overshoot : Dérivée excessive causant des oscillations


 Time skew : Dérivée asymétrique entre canaux I et Q
4. Estimation de Bande Passante
Exemple : Signal OFDM
Pour un signal OFDM avec 52 sous-porteuses :
La dérivée du spectre S(f ) permet d'estimer :
18
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
 Bande passante eective : Où |S (f )| devient signicatif ′

 Bruit de phase : Variations rapides de S (f ) ′

 Interférences : Pic de dérivée à des fréquences spéciques


5. Détection de Fronts : Trouver les changements brusques
1.5 Front montant
1

0 ou 1
0.5
0
−0.5
0 0.5 1
Front descendant
1.5 2 2.5 3
Temps
Explication simple :
 Comme détecter quand une lumière s'allume ou s'éteint
 La dérivée devient très grande aux endroits où le signal change brutalement
 Permet aux circuits électroniques de savoir quand un 0 devient un 1 (et vice versa)
 Essentiel pour lire correctement les données numériques
6. Analyse de Trac Réseau : Détection de Congestion
100 Capacité max
Débit réseau
Débit (Mbps)

50
Dérivée = Variation
0
0 2 4 6 8 10
Temps (s)
Application concrète :
 Surveillance du débit sur un lien Ethernet
 Dérivée positive forte = Pic de trac imminent
 Dérivée négative forte = Fin de rafale de données
 Détection précoce des congestions avant saturation
7. Qualité de Service (QoS) : Analyse du Jitter
Variation des délais = Jitter
Délai (ms)

40

20

0
0 1 2 3 4 5
Temps
Application VoIP :
 Dérivée des temps d'arrivée des paquets = Jitter
 Jitter élevé = Mauvaise qualité audio
 Permet d'ajuster les buers en temps réel
 Essentiel pour la téléphonie IP et visioconférence
19
Chap.4 4.5. Applications de la Dérivée en RéŸseaux Télécommunications
8. Diagnostic de Liens : Détection d'Erreurs
Dérivée détecte
15

l'anomalie

Taux d'erreur
10

0
0 1 2 3 4 5 6
Temps
Application maintenance :
 Surveillance du BER (Bit Error Rate)
 Dérivée positive brutale = Dégradation soudaine
 Peut indiquer : interférence, coupure, équipement défaillant
 Permet une intervention proactive
9. Optimisation Routage : Calcul de Métriques
Meilleur chemin
10ms B 5ms
A D
8ms C12ms
Application routage :
 Dérivée des délais = Variation de latence
 Aide les protocoles comme OSPF, BGP à choisir les meilleurs chemins
 Évite les routes instables ou congestionnées
10. Planication Capacité : Prévision de Charge
1,000
Capacité maximale
Trac total
Trac (Go/mois)

800
600
400
200 Dérivée = Croissance
0
0 2 4 6 8 10 12
Mois
Application planning :
 Dérivée du trac = Taux de croissance
 Permet d'anticiper les besoins en capacité
 Aide à planier les upgrades réseau
 Évite les saturations imprévues
20
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
11. Sécurité Réseau : Détection d'Intrusions
1,000 Attaque DDoS

Paquets/s
500

0
0 1 2 3 4 5 6
Temps
Application sécurité :
 Dérivée du nombre de paquets = Anomalie de trac
 Détection d'attaques DDoS, scans de ports
 Réponse automatique aux incidents
Tableau Synthèse
Application Mesure Utilité
Congestion Dérivée du débit Anticiper les satura-
tions
Qualité VoIP Dérivée des délais Mesurer le jitter
Maintenance Dérivée du BER Détection pannes
Routage Dérivée des latences Chemins optimaux
Planning Dérivée du trac Prévision capacité
Sécurité Dérivée du volume Détection intrusions
4.6 Exercices d'applications
Exercice 1 : Signal Audio
Pour s(t) = 3 cos(2000πt) + cos(8000πt) :
a) Calculer s (t)

b) Trouver le maximum de |s (t)| ′

c) Déterminer la pente maximale du signal


Exercice 2 : Signal Numérique
Pour un signal carré à 1 MHz :
a) Estimer la dérivée aux transitions
b) Calculer le temps de montée si la dérivée maximale est 10 V/s 9

Exercice 3 : Filtre Actif


Pour un ltre avec réponse H(f ) = : 1000

a) Calculer la dérivée de la phase


1+jf /1000

b) Déterminer la distorsion de phase à 500 Hz et 5 kHz

21
Chap.4 4.6. Exercices d'applications
Exercice 4 : Application signaux
Un signal modulé est :
s(t) = 5 cos(200πt + π/6)
1. Calculer s (t).

2. Déterminer l'amplitude maximale de la dérivée.


Exercice 5 : Application aux signaux numériques
Considérons un signal numérique avec les valeurs suivantes :
t (ms) 0 1 2 3 4 5 6
s(t) (V) 0 0 0 5 5 5 5
a) Tracer le signal manuellement
b) Calculer la dérivée approchée à chaque point (en utilisant ∆t = 1 ms)
c) Identier le front montant à partir des valeurs de la dérivée
Exercice 5 : Le signal le plus vif
On considère un signal radio dont la tension (en volts) est modélisée par la fonction :
V (t) = 2 sin(2π · 106 t)
1. Calculez l'expression de sa dérivée, V (t).

2. Quelle est la vitesse de variation maximale de ce signal, en V/s? (Indice : la valeur


maximale de la fonction cos(x) est 1).
3. À quels moments la tension est-elle maximale? Que vaut la vitesse de variation (la
dérivée) à ces instants précis? Est-ce logique?
Exercice 6 : Cahier des charges
Un ingénieur doit choisir un composant électronique pour un circuit qui traite des
signaux numériques à une fréquence élevée. Le signal doit passer de 0V à 3.3V en 10
nanosecondes (10 ns = 10 × 10 s).
−9

1. En supposant que la montée est linéaire (une ligne droite), estimez la pente (le Slew
Rate) requise en V/s.
2. Convertissez ce résultat en V/µs, l'unité la plus courante.
3. Si l'ingénieur a le choix entre un composant A avec un Slew Rate de 300 V/µs et
un composant B avec un Slew Rate de 400 V/µs, lequel doit-il choisir au minimum
pour respecter le cahier des charges?
Conclusion
La dérivée est un outil fondamental pour analyser la variation des signaux dans le
temps. Savoir estimer graphiquement une dérivée permet de comprendre le comporte-
ment instantané d'un signal sans calculs complexes. Cette compétence est essentielle pour
diagnostiquer des problèmes dans les systèmes de communication.
22
Chapitre 5
Optimisation de paramètres par la
dérivation
Objectif du chapitre
Utiliser le concept de dérivée pour trouver les extremums d'une fonction et optimiser
un paramètre de transmission. Comprendre comment les mathématiques permettent de
résoudre des problèmes d'optimisation concrets en télécommunications.
5.1 Introduction : l'optimisation dans les communica-
tions
L'optimisation est au c÷ur des systèmes de télécommunications. On cherche constam-
ment à :
 Maximiser la qualité du signal
 Minimiser la consommation d'énergie
 Trouver le meilleur compromis entre diérents paramètres
 Adapter les systèmes aux conditions changeantes
Les mathématiques, et particulièrement le calcul diérentiel, fournissent des outils
puissants pour résoudre ces problèmes d'optimisation.
5.2 Rappels mathématiques : dérivée et extremums
1. La dérivée comme taux de variation
La dérivée d'une fonction f (x) mesure son taux de variation instantané :
f (x + h) − f (x)
f ′ (x) = lim
h→0 h

2. Rappel : dérivée et variations


La dérivée f (x) donne la pente de la courbe y = f (x) :

 f (x) > 0 : fonction croissante.


23
Chap.5 5.3. Application à un problème de transmission
 f (x) < 0 : fonction décroissante.

 f (x) = 0 : point critique (candidat à un extremum).


Théorème : Condition nécessaire d'extremum


Si une fonction f dérivable admet un extremum local en x , alors f (x ) = 0.
0

0

3. Méthode de recherche d'extremums


1. Calculer f (x) et résoudre f (x) = 0 pour trouver les points critiques.
′ ′

2. Calculer f (x) :
′′

 f (x) > 0 : minimum local.


′′

 f (x) < 0 : maximum local.


′′

 f (x) = 0 : test indéterminé, utiliser d'autres méthodes.


′′

3. Étudier les variations sur l'intervalle considéré.


5.3 Application à un problème de transmission
Problème concret
On considère un signal dont la qualité dépend de la fréquence d'émission. La qualité
est modélisée par la fonction :
Q(f ) = −0.2f 2 + 8f + 50

où f est la fréquence en MHz et Q est un indicateur de qualité (plus Q est élevé, meilleure
est la qualité).
1. Résolution mathématique
1. Calcul de la dérivée :
d
Q′ (f ) = (−0.2f 2 + 8f + 50) = −0.4f + 8
df

2. Recherche des points critiques :


8
Q′ (f ) = 0 ⇒ −0.4f + 8 = 0 ⇒ f = = 20
0.4
3. Nature du point critique :
pour f < 20 et Q (f ) < 0 pour f > 20
Q′ (f ) > 0 ′

La fonction est donc croissante puis décroissante : f = 20 est un maximum.


4. Valeur du maximum :
Q(20) = −0.2(20)2 + 8(20) + 50 = −80 + 160 + 50 = 130

24
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
2. Interprétation physique
La meilleure qualité de transmission (130) est obtenue à la fréquence de 20 MHz.
5.4 Généralisation à d'autres problèmes
1. Forme quadratique
De nombreux problèmes d'optimisation en télécommunications sont modélisés par des
fonctions quadratiques de la forme :
f (x) = ax2 + bx + c
Leur extremum est toujours atteint en x = − . b
2a

2. Problèmes avec contraintes


Dans des situations plus complexes, on peut avoir à optimiser une fonction sous cer-
taines contraintes. Ces problèmes peuvent souvent se résoudre par la méthode des multi-
plicateurs de Lagrange, mais cela dépasse le cadre de ce cours.
5.5 Exercices d'applications
Exercice 1 : Calculs de dérivées
Calculer les dérivées des fonctions suivantes :
a) f (x) = 3x − 6x + 2
2

b) g(x) = −x + 10x − 25
2

c) h(x) = x − 4x + 8
1 2

d) k(x) = (x − 3)(x + 2) (développer d'abord)


2

Exercice 2 : Recherche d'extremums


Pour chaque fonction, trouver les extremums et déterminer s'il s'agit de maximums
ou de minimums :
a) f (x) = x − 6x + 9
2

b) g(x) = −2x + 12x − 10


2

c) h(x) = 3x − 12x + 5
2

Exercice 3 : Problème d'optimisation simple


La portée P d'un signal sans l en fonction de la puissance d'émission x (en watts)
est donnée par : 2
P (x) = −0.5x + 8x + 20
a) Calculer la dérivée P (x)

b) Trouver la puissance qui maximise la portée


c) Calculer la portée maximale
d) Interpréter le résultat dans le contexte des télécommunications
25
Chap.5 5.5. Exercices d'applications
Exercice 4 : Optimisation de débit
Le débit D d'une transmission (en Mbps) dépend de la largeur de bande b (en MHz)
selon la formule :
D(b) = −0.1b2 + 6b + 10
a) Trouver la largeur de bande qui maximise le débit
b) Calculer le débit maximal
c) Si la largeur de bande disponible est limitée à 25 MHz, quel est le débit optimal
réalisable?
Exercice 5 : Problème de compromis
La qualité Q d'un signal dépend du rapport signal/bruit r selon :
Q(r) = −2r2 + 16r + 40

Mais le bruit généré B dépend aussi de r :


B(r) = 0.5r2 + 10

a) Trouver la valeur de r qui maximise Q(r)


b) Calculer B(r) pour cette valeur optimale
c) Si on veut limiter B(r) à 30, quelle est la plage de valeurs possibles pour r ?
d) Trouver la valeur de r qui maximise Q(r) sous la contrainte B(r) ≤ 30
Conclusion
L'optimisation par la dérivation est une technique mathématique puissante avec de
nombreuses applications en télécommunications. La capacité à modéliser un problème réel
par une fonction mathématique et à trouver son optimum est une compétence précieuse
pour tout ingénieur en réseaux et télécommunications.

26
Chapitre 6
Analyse de signaux composites
Objectif du chapitre
Manipuler les formules trigonométriques pour décomposer un signal complexe en ses
composantes simples. Comprendre et visualiser le phénomène de battement qui résulte de
l'addition de signaux de fréquences proches.
6.1 Introduction : les signaux composites en télécom-
munications
Dans les systèmes de communication réels, les signaux sont rarement de simples sinu-
soïdes pures. Ils résultent souvent de la superposition de plusieurs composantes :
 Signaux modulés en amplitude ou en fréquence
 Interférences entre diérents canaux
 Harmoniques générés par les non-linéarités
 Bruit et perturbations diverses
L'analyse de ces signaux composites est essentielle pour comprendre leur comporte-
ment et optimiser les systèmes de transmission.
6.2 Rappels mathématiques : formules trigonométriques
1. Dénitions de base
Pour un angle θ (en radians) :
opposé , cos θ = adjacent , sin θ
sin θ =
hypoténuse hypoténuse tan θ =
cos θ
Ces dénitions proviennent du cercle trigonométrique.
2. Identités fondamentales
 Relation de Pythagore :
sin2 θ + cos2 θ = 1

27
Chap.6 6.3. Applications aux signaux
 Formules d'addition :
cos(a ± b) = cos a cos b ∓ sin a sin b
sin(a ± b) = sin a cos b ± cos a sin b

 Formules de duplication :
cos 2θ = cos2 θ − sin2 θ
sin 2θ = 2 sin θ cos θ

 Formules de produit :
1
cos a cos b = [cos(a + b) + cos(a − b)]
2
1
sin a sin b = [cos(a − b) − cos(a + b)]
2
1
sin a cos b = [sin(a + b) + sin(a − b)]
2

6.3 Applications aux signaux


1. Addition de signaux sinusoïdaux
L'addition de deux signaux sinusoïdaux de même fréquence donne un nouveau signal
sinusoïdal de même fréquence :
A cos(ωt + ϕ1 ) + B cos(ωt + ϕ2 ) = C cos(ωt + ϕ3 )
où : p
C= A2 + B 2 + 2AB cos(ϕ1 − ϕ2 )
 
A sin ϕ1 + B sin ϕ2
ϕ3 = arctan
A cos ϕ1 + B cos ϕ2

2. Le phénomène de battement
a. Dénition mathématique
Le battement se produit lorsqu'on additionne deux signaux de fréquences légèrement
diérentes : 
ω +ω
 
ω −ω

1 2 1 2
cos(ω1 t) + cos(ω2 t) = 2 cos t cos t
2 2

b. Interprétation physique
Le résultat est un signal dont :
 La fréquence est la moyenne des deux fréquences : ω1 +ω2

 L'amplitude est modulée à la fréquence de battement :


2
|ω1 −ω2 |
2

28
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
c. Application en télécommunications
Le battement est utilisé dans :
 La modulation d'amplitude (AM)
 La détection synchrone
 L'analyse spectrale
6.4 Exercices d'applications
Exercice 1 : Addition de signaux
Soient deux signaux : s (t) = 3 cos(2π1000t) et s (t) = 4 cos(2π1000t + )
1 2
π

a) Calculer l'amplitude et la phase du signal résultant s(t) = s (t) + s (t)


2

1 2

b) Donner l'expression mathématique complète de s(t)


c) Représenter graphiquement les trois signaux sur un même diagramme
Exercice 2 : Analyse de battement
On considère deux signaux : s (t) = cos(2π100t) et s (t) = cos(2π105t)
1 2

a) Calculer la fréquence du battement


b) Donner l'expression mathématique du signal résultant
c) Déterminer la période du signal d'enveloppe
d) Calculer les instants où l'amplitude est maximale et minimale
Exercice 3 : Décomposition d'un signal
Soit le signal composite : s(t) = 2 cos(2π50t) + cos(2π150t) + 0.5 cos(2π250t)
a) Identier la fréquence fondamentale et les harmoniques
b) Calculer l'amplitude de chaque composante
c) Tracer l'allure du signal sur une période
d) Estimer la valeur ecace du signal
Exercice 4 : Modulation d'amplitude
Une onde porteuse c(t) = cos(2π1000t) est modulée par un signal m(t) = 0.5 cos(2π100t)
a) Donner l'expression du signal modulé en amplitude : s(t) = [1 + m(t)]c(t)
b) Développer cette expression en utilisant les formules trigonométriques
c) Identier les diérentes composantes fréquentielles du signal modulé
d) Calculer la bande passante nécessaire pour transmettre ce signal

29
Chap.6 6.4. Exercices d'applications
Exercice 5 : Analyse de spectre
Le spectre d'un signal est donné par le graphique suivant :
1
Amplitude

0.5

0
0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550 600
Fréquence (Hz)
a) Reconstituer l'expression temporelle du signal
b) Calculer sa valeur ecace
c) Tracer l'allure du signal dans le domaine temporel
Conclusion
L'analyse des signaux composites est fondamentale en télécommunications. La capacité
à décomposer un signal complexe en ses composantes simples permet de comprendre
son comportement, d'identier les sources d'interférence et d'optimiser les systèmes de
transmission. Les outils mathématiques, en particulier les formules trigonométriques, sont
essentiels pour cette analyse.

30
Chapitre 7
Résolution de systèmes linéaires en
réseaux de communication
Objectif du chapitre
Résoudre des systèmes d'équations linéaires issus de problèmes de réseaux de com-
munication à l'aide de la méthode du pivot de Gauss. Comprendre comment modéliser
mathématiquement des ux de données et optimiser les ressources réseau.
7.1 Introduction : les systèmes linéaires en télécommu-
nications
Les systèmes d'équations linéaires apparaissent naturellement dans de nombreux do-
maines des télécommunications :
 Répartition de ux de données dans les réseaux
 Équilibrage de charge entre serveurs
 Optimisation du routage des paquets
 Allocation de bande passante
 Calcul de débits dans les réseaux maillés
La capacité à résoudre ces systèmes est essentielle pour dimensionner et analyser les
systèmes de communication.
7.2 Rappels mathématiques : systèmes d'équations li-
néaires
1. Forme générale d'un système linéaire
Un système de m équations

à n inconnues s'écrit :

 a11 x1 + a12 x2 + · · · + a1n xn = b1

..
a21 x1 + a22 x2 + · · · + a2n xn = b2





a x + a x + · · · + a x = b
m1 1 m2 2 mn n m

31
Chap.7 7.3. Méthode du pivot de Gauss
2. Représentation matricielle
Ce système peut s'écrire sous forme matricielle :
AX = B
où :
 A est la matrice des coecients (m × n)
 X est le vecteur des inconnues (n × 1)
 B est le vecteur des constantes (m × 1)
7.3 Méthode du pivot de Gauss
1. Principe de la méthode
La méthode du pivot de Gauss consiste à transformer le système initial en un système
triangulaire équivalent, plus facile à résoudre. Les opérations autorisées sont :
 Échange de deux lignes
 Multiplication d'une ligne par un scalaire non nul
 Addition d'un multiple d'une ligne à une autre ligne
2. Étapes de la méthode
1. Écrire la matrice augmentée [A|B]
2. Choisir un pivot (idéalement non nul et de valeur absolue grande)
3. Éliminer les coecients sous le pivot
4. Répéter pour chaque colonne
5. Résoudre le système triangulaire obtenu par substitution arrière
7.4 Application aux réseaux de communication
Problème de répartition de ux
Considérons un réseau simple avec trois routeurs interconnectés :
Flux entrant : 100 Mbit/s Flux entrant : 80 Mbit/s
Routeur A lien 1 Routeur B

lien 2 lien 3

Routeur C
Flux sortant : 180 Mbit/s
32
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Les contraintes de capacité des liens sont :
 Lien 1 (AB) : capacité maximale 60 Mbit/s
 Lien 2 (AC) : capacité maximale 70 Mbit/s
 Lien 3 (BC) : capacité maximale 50 Mbit/s
Nous voulons déterminer les ux x , x , x sur chaque lien.
1 2 3

Équations du réseau
En appliquant la conservation du ux aux n÷uds :
N÷ud A : 100 = x + x
N÷ud B : 80 + x = x
1 2

N÷ud C : x + x = 180
1 3

2 3

Avec les contraintes de capacité :


0 ≤ x1 ≤ 60
0 ≤ x2 ≤ 70
0 ≤ x3 ≤ 50

Résolution manuelle par pivot de Gauss


1. Matrice augmentée
 
1 1 0 100
[A|B] =  1 0 −1 −80 
0 1 1 180

2. Étapes de résolution
1. Soustraire la ligne 1 de la ligne 2 :
 
1 1 0 100
 0 −1 −1 −180 
0 1 1 180

2. Multiplier la ligne 2 par -1 :


 
1 1 0 100
 0 1 1 180 
0 1 1 180

3. Soustraire la ligne 2 de la ligne 3 :


 
1 1 0 100
 0 1 1 180 
0 0 0 0

33
Chap.7 7.5. Exercices d'applications
4. Résolution par substitution arrière :
x2 + x3 = 180
x1 + x2 = 100
Nous avons un système sous-déterminé avec une innité de solutions.
3. Application des contraintes
En appliquant les contraintes de capacité :
x1 = 100 − x2
x3 = 180 − x2
0 ≤ x1 ≤ 60 ⇒ 40 ≤ x2 ≤ 100
0 ≤ x3 ≤ 50 ⇒ 130 ≤ x2 ≤ 180
0 ≤ x2 ≤ 70
L'intersection de ces contraintes donne :
40 ≤ x2 ≤ 70

7.5 Exercices d'applications


Exercice 1 : Résolution de système simple
Résoudre le système suivant par (la méthode du pivot de Gauss :
2x + 3y = 8
4x − y = 6

Exercice 2 : Réseau à trois n÷uds


Pour le réseau suivant :
Entrée : 120 Mbit/s Entrée : 60 Mbit/s
A lien 1 B
lien 2 lien 3
C
Sortie : 180 Mbit/s
a) Établir les équations de conservation de ux
b) Résoudre le système par pivot de Gauss
c) Déterminer les contraintes sur les ux si les capacités sont :
 Lien 1 : 80 Mbit/s
 Lien 2 : 70 Mbit/s
 Lien 3 : 50 Mbit/s
34
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Exercice 3 : Optimisation de routage
Un réseau comporte 4 routeurs avec les équations de ux suivantes :
x1 + x 2 = 200
x1 − x 3 + x 4 = 50
x2 + x 3 = 150
x4 = 100

a) Résoudre le système pour trouver les ux x , x , x , x


1 2 3 4

b) Si la capacité du lien portant x est limitée à 120 Mbit/s, quelle est la plage de
valeurs possibles pour les autres ux?
1

Exercice 4 : Répartition de charge


Trois serveurs doivent traiter 300 requêtes par seconde. Les temps de traitement sont :
2x + y + z = 300
x + 2y + z = 300
x + y + 2z = 300

où x, y, z représentent le nombre de requêtes attribuées à chaque serveur.


a) Résoudre le système pour trouver la répartition optimale
b) Calculer le nombre de requêtes traitées par chaque serveur
Exercice 5 : Allocation de bande passante
Un FAI doit allouer de la bande passante à trois clients selon les contraintes :
b1 + b2 + b3 = 500
2b1 − b2 = 100
b2 + 2b3 = 400

où b , b , b sont les débits en Mbit/s.


1 2 3

a) Résoudre le système pour trouver l'allocation optimale


Conclusion
La méthode du pivot de Gauss est un outil mathématique fondamental pour résoudre
des systèmes d'équations linéaires. En télécommunications, cette méthode permet d'opti-
miser les ux de données, d'équilibrer les charges et d'allouer ecacement les ressources
réseau. La maîtrise de cette technique est essentielle pour tout ingénieur en réseaux et
télécommunications.

35
Chapitre 8
Stabilité des systèmes et calcul
matriciel
Objectif du chapitre
Calculer le déterminant et l'inverse d'une matrice pour analyser la résolubilité d'un
système linéaire. Comprendre comment ces concepts mathématiques permettent d'étudier
la stabilité des systèmes de communication.
8.1 Introduction : stabilité des systèmes en télécommu-
nications
La stabilité des systèmes est cruciale dans les réseaux de télécommunications :
 Stabilité des connexions réseau
 Robustesse face aux perturbations
 Prévention des congestions
 Garantie de qualité de service
 Résilience aux pannes
8.2 Rappels mathématiques : matrices et déterminants
1 - Matrice 2Ö2
Une matrice 2Ö2 s'écrit :  
a b
A=
c d

2 - Déterminant d'une matrice 2Ö2


Le déterminant de A est :
det(A) = ad − bc

36
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
3 - Inverse d'une matrice 2Ö2
L'inverse de A (si det(A) ̸= 0) est :
 
−1 1 d −b
A =
det(A) −c a

Note : Pour les matrices n × n, on utilise :


 la méthode de Gauss-Jordan,
 la méthode des cofacteurs et de la matrice adjointe.
8.3 Application aux systèmes d'équation
1. Systèmes linéaires et matrices
Un système d'équations linéaires peut s'écrire sous forme matricielle :
AX = B

où :
 A est la matrice des coecients
 X est le vecteur des inconnues
 B est le vecteur des constantes
2. Condition d'existence d'une solution unique
Le système AX = B admet une solution unique si et seulement si :
det(A) ̸= 0

Dans ce cas, la solution est :


X = A−1 B

8.4 Application à un problème de réseau


Problème de répartition de ux
Considérons un réseau avec deux routeurs A et B. Les équations de ux sont :
2x + 3y = 100
4x − y = 80

où x et y représentent les débits (en Mbit/s) sur les deux liens.


1. Écriture matricielle
    
2 3 x 100
=
4 −1 y 80

37
Chap.8 8.5. Exercices d'applications
2. Résolution
1. Notons la matrice
 
2 3
A=
4 −1
2. Calculer det(A) = (2)(−1) − (3)(4) = −2 − 12 = −14 ̸= 0
3. Calculer
  1 3

−1 −3
A−1 = −14
1
= 142
14
−4 2 7
− 17

4. Calculer
1 3
    100 240   340   
−1 14 14
100 14
+ 14 14
24, 29
X=A B= 2 = 200 80 = 120 =
7
− 17 80 7
− 7 7
17, 14

Interprétation des résultats


1. Analyse de la solution
 Débit sur le premier lien : 24,29 Mbit/s
 Débit sur le deuxième lien : 17,14 Mbit/s
 La solution existe et est unique car det(A) ̸= 0
 Le système est stable et predictable
2. Cas d'instabilité
Si det(A) = 0, le système serait :
 Soit incompatible (pas de solution)
 Soit indéterminé (innité de solutions)
 Dans les deux cas, le système serait instable
8.5 Exercices d'applications
Exercice 1 : Calculs de déterminants
Calculer les déterminants des matrices suivantes :
a) A = 31 24


b) B = 10 −4
 
5 −2

c) C = c d
 
a b

Exercice 2 : Calcul d'inverses


Calculer les inverses des matrices suivantes (si possible) :
a) A = 21 13


b) B = 2 1
 
4 2

c) C = −1 0
 
0 1

38
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Exercice 3 : Résolution de système
Résoudre le système suivant à l'aide :
(
3x + 2y = 50
x − y = 10

a) Écrire le système sous forme matricielle


b) Calculer le déterminant de la matrice
c) Calculer l'inverse de la matrice
d) Trouver la solution
Exercice 4 : Analyse de stabilité
Pour chaque système, déterminer s'il admet une solution unique :
a) 2x
(
+ 3y = 10
4x + 6y = 20

b)
(
x + 2y = 5
3x − y = 8

c)
(
ax + by = c
2ax + 2by = 2c

Exercice 5 : Application réseau


Un réseau de communication est modélisé par le système :
(
2x + 3y = 120
4x + ky = 240

a) Pour quelle valeur de k le système n'admet-il pas de solution unique?


b) Calculer la solution pour k = 6
c) Interpréter les résultats dans le contexte des télécommunications
Conclusion
Le calcul du déterminant et de l'inverse d'une matrice sont des outils mathématiques
essentiels pour analyser la stabilité des systèmes de communication. La maîtrise de ces
concepts permet de déterminer si un système admet une solution unique et donc s'il est
stable et predictable. L'utilisation de la calculatrice scientique facilite ces calculs dans
un contexte professionnel.

39
Chapitre 9
Dynamique des systèmes et valeurs
propres
Objectif du chapitre
Introduire les valeurs propres pour étudier la stabilité d'un système modélisé par une
équation aux diérences. Comprendre comment les concepts mathématiques de valeurs
propres et vecteurs propres permettent d'analyser la dynamique et la stabilité des systèmes
de communication.
9.1 Introduction : dynamique des systèmes en télécom-
munications
L'analyse dynamique des systèmes est essentielle pour :
 Prévoir l'évolution des tracs réseau
 Analyser la stabilité des protocoles de communication
 Optimiser les ressources dynamiquement
 Comprendre les phénomènes de congestion
 Modéliser la croissance des réseaux
9.2 Rappels mathématiques
1. Équation aux diérences linéaire
Une équation aux diérences d'ordre 1 s'écrit :
xn+1 = axn + b

où : - x est l'état du système à l'instant n - a est le coecient de proportionnalité - b est


le terme constant
n

40
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Solution générale
La solution générale est :
xn = an x0 + b
1 − an
1−a
pour a ̸= 1
2. Valeurs propres et stabilité
a. Dénition des valeurs propres
Pour une matrice A, les valeurs propres λ sont les solutions de :
det(A − λI) = 0
où I est la matrice identité.
b. Interprétation physique
Les valeurs propres déterminent le comportement dynamique du système :
 |λ| < 1 : système stable (convergence)
 |λ| > 1 : système instable (divergence)
 |λ| = 1 : système marginalement stable (oscillations)
9.3 Application aux systèmes de communication
Modèle de croissance d'abonnés
Considérons un modèle simple

decroissance

d'abonnés
 
à un service :
an+1 0.8 0.3 an
=
bn+1 0.2 0.7 bn
où a et b représentent le nombre d'abonnés dans deux régions à l'instant n.
n n

1. Résolution mathématique
a. Calcul manuel des valeurs propres
Pour la matrice :
 
0.8 0.3
A=
0.2 0.7
 
0.8 − λ 0.3
det(A − λI) = det = (0.8 − λ)(0.7 − λ) − 0.06
0.2 0.7 − λ
= λ2 − 1.5λ + 0.56 − 0.06 = λ2 − 1.5λ + 0.5
Résolution de λ 2
− 1.5λ + 0.5 = 0 :
∆ = 2.25 − 2 = 0.25
(
1.5 ± 0.5 λ1 = 1
λ= =
2 λ2 = 0.5

41
Chap.9 9.4. Exercices d'applications
b. Analyse de stabilité
 λ = 1 : composante marginalement stable
 λ = 0.5 : composante stable (|λ | < 1)
1

 Le système global est stable


2 2

2. Interprétation des résultats


a. Comportement à long terme
À long terme, le système converge vers un état d'équilibre :
lim x = vecteur propre associé à λ = 1
n
n→∞

b. Application au modèle d'abonnés


Le nombre total d'abonnés se stabilise, avec une répartition xe entre les deux régions.
9.4 Exercices d'applications
Exercice 1 : Calcul de valeurs propres
Calculer les valeurs propres des matrices suivantes :
a) A = 21 12


b) B = 0.2 0.8
 
0.9 0.1

c) C = 0 3
 
1 2

Exercice 2 : Analyse de stabilité


Pour chaque matrice de l'exercice 1 :
a) Déterminer si le système est stable
b) Donner le comportement à long terme
Exercice 3 : Modèle de trac réseau
Un réseau est modélisé par l'équation :
    
tn+1 0.7 0.4 tn
=
cn+1 0.3 0.6 cn

où t est le trac voix et c le trac données.


a) Calculer les valeurs propres
n n

b) Analyser la stabilité du système


c) Déterminer la répartition à l'équilibre
42
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Exercice 4 : Système de congestion
Un protocole de contrôle de congestion suit l'équation :
xn+1 = 0.5xn + 0.3yn + 10

yn+1 = 0.2xn + 0.6yn + 5


a) Écrire le système sous forme matricielle
b) Calculer les valeurs propres
c) Étudier la stabilité
Exercice 5 : Croissance de réseau
Un opérateur modélise la croissance de son réseau par :
 
0.9 0.2 0.1
A = 0.1 0.7 0.2
0.0 0.1 0.7

a) Calculer les valeurs propres


b) Analyser la stabilité du système
c) Discuter de l'évolution à long terme
Conclusion
Les valeurs propres sont des outils mathématiques puissants pour analyser la dy-
namique et la stabilité des systèmes de communication. Elles permettent de prévoir le
comportement à long terme des systèmes modélisés par des équations aux diérences et
de garantir leur stabilité opérationnelle.

43
Chapitre 10
Modélisation de graphes et matrices
d'adjacence
Objectif du chaipitre
Utiliser les matrices d'adjacence pour représenter la topologie d'un réseau. Comprendre
comment les opérations matricielles permettent d'analyser les propriétés des graphes et
d'étudier la connectivité des réseaux.
10.1 Introduction : les graphes en réseaux de télécom-
munications
Les graphes sont des structures mathématiques fondamentales pour modéliser les ré-
seaux de télécommunications :
 Les n÷uds représentent les équipements (routeurs, commutateurs, serveurs)
 Les arêtes représentent les liens de communication
 Les matrices d'adjacence permettent une représentation algébrique des graphes
 L'analyse des graphes aide à optimiser le routage et la résilience des réseaux
10.2 Rappels mathématiques : matrices et opérations
matricielles
1. Dénition d'une matrice
Une matrice A de taille m × n est un tableau de nombres disposés en m lignes et n
colonnes :  
a11 a12 · · · a1n

.. .. . . . ..
 a21 a22 · · · a2n 
A=
 

 
am1 am2 · · · amn

44
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
2. Produit matriciel
Le produit de deux matrices A (de taille m × n) et B (de taille n × p) est une matrice
C de taille m × p dont les éléments sont :
n
X
cij = aik bkj
k=1

10.3 Les graphes et leurs représentations


1. Dénition d'un graphe
Un graphe G = (V, E) est composé de :
 V : un ensemble de sommets (n÷uds)
 E : un ensemble d'arêtes (liens entre n÷uds)
2. Matrice d'adjacence
Pour un graphe à n sommets, la matrice d'adjacence A est une matrice n × n où :
1 s'il existe une arête du sommet i au sommet j
(

0 sinon
a =
ij

10.4 Application aux réseaux de télécommunications


Représentation d'un mini-réseau
Considérons un mini-réseau avec 4 routeurs interconnectés :
A B

C D

Matrice d'adjacence du réseau


En numérotant les n÷uds A=1, B=2, C=3, D=4, la matrice d'adjacence est :
 
0 1 0 1
0 0 1 1
A=
1

0 0 0
0 0 1 0

45
Chap.10 10.5. Applications avancées en télécommunications
Interprétation des puissances de la matrice d'adjacence
1. Signication de A2
L'élément (i, j) de A donne le nombre de chemins de longueur 2 entre les sommets i
2

et j.
2. Calcul de A2
     
0 1 0 1 0 1 0 1 0 0 2 1
 0 0 1 1 0 0 1 1 1 0 1 0
A2 = 
1
× = 
0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 1
0 0 1 0 0 0 1 0 1 0 0 0

3. Interprétation des résultats


a 2
=2 : Il y a 2 chemins de longueur 2 de A à C
a = 0 : Il n'y a pas de chemin de longueur 2 de A à A
13
2

a = 0 : Il n'y a pas de chemin de longueur 2 de D à B


11
2
42

10.5 Applications avancées en télécommunications


1. Calcul de la connectivité
La matrice B = A + A + A + · · · + A indique le nombre de chemins de toutes
2 3 n−1

longueurs entre les n÷uds. Si tous les éléments non-diagonaux de B sont non nuls, le
graphe est fortement connexe.
2. Calcul des plus courts chemins
Des algorithmes comme celui de Floyd-Warshall utilisent des opérations matricielles
pour trouver les plus courts chemins dans un graphe pondéré.
10.6 Exercices d'applications
Exercice 1 : Construction de matrice d'adjacence
Pour le graphe suivant :
1 2

3 4
a) Construire la matrice d'adjacence
b) Calculer A et interpréter ses coecients
2

46
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Exercice 2 : Analyse de connectivité
Pour la matrice d'adjacence suivante :
 
0 1 0 0
0 0 1 0
A=
1

0 0 1
0 0 0 0

a) Dessiner le graphe correspondant


b) Calculer A et A
2 3

c) Déterminer si le graphe est fortement connexe


Exercice 3 : Réseau symétrique
Considérons un réseau où toutes les connexions sont bidirectionnelles :
1 2

3
a) Construire la matrice d'adjacence
b) Calculer A et interpréter ses coecients
2

c) Quelle est la particularité de cette matrice comparée aux précédentes?


Exercice 4 : Matrice de distance
Pour le graphe pondéré suivant (les poids représentent les délais de transmission) :
1 2 2
14 3
3
a) Construire la matrice d'adjacence pondérée
b) Adapter la méthode des puissances matricielles pour trouver le chemin de plus faible
délai entre les n÷uds 1 et 3
Exercice 5 : Analyse de robustesse
Pour un réseau représenté par la matrice d'adjacence :
 
0 1 1 0
1 0 1 1
A=
1

1 0 1
0 1 1 0

47
Chap.10 10.6. Exercices d'applications
a) Dessiner le graphe correspondant
b) Calculer le nombre de chemins de longueur 2 entre tous les n÷uds
c) Si le lien entre les n÷uds 2 et 4 tombe en panne, comment la matrice change-t-elle?
d) Analyser l'impact sur la connectivité du réseau
Conclusion
Les matrices d'adjacence orent une représentation algébrique puissante pour modéli-
ser et analyser les réseaux de télécommunications. L'étude des puissances de ces matrices
permet de déterminer la connectivité, les chemins possibles et la robustesse des réseaux.
Ces outils mathématiques sont essentiels pour concevoir et maintenir des infrastructures
de communication ecaces et résilientes.

48
Chapitre 11
Introduction à l'algorithmique et
parcours de graphes
Objectif du chapitre
Découvrir la notion de plus court chemin et la logique algorithmique via la création
d'un organigramme pour l'algorithme de parcours en largeur (BFS). Comprendre com-
ment les algorithmes permettent de résoudre des problèmes de routage dans les réseaux.
11.1 Introduction : l'algorithmique en télécommunica-
tions
L'algorithmique est au c÷ur des systèmes de télécommunications modernes :
 Routage des paquets dans les réseaux
 Recherche de plus courts chemins
 Gestion des ressources réseau
 Optimisation des ux de données
 Prise de décision automatisée
11.2 Notion de plus court chemin
Dans un réseau, le plus court chemin peut faire référence à :
 Distance physique la plus courte
 Délai de transmission minimal
 Coût de routage le plus faible
 Nombre minimal de sauts entre n÷uds
11.3 Représentation d'un graphe pour le BFS
Le parcours en largeur (BFS - Breadth-First Search) utilise une représentation par :
 Liste d'adjacence : pour chaque n÷ud, liste de ses voisins
49
Chap.11 11.4. Algorithme de parcours en largeur (BFS)
 File (FIFO) : pour gérer l'ordre d'exploration des n÷uds
 Table de marquage : pour suivre les n÷uds visités
11.4 Algorithme de parcours en largeur (BFS)
1. Principe du BFS
Le BFS explore un graphe niveau par niveau :
1. Commencer par un n÷ud source
2. Visiter tous ses voisins directs (niveau 1)
3. Puis les voisins des voisins (niveau 2)
4. Et ainsi de suite jusqu'à épuisement
2. Propriétés du BFS
 Trouve le chemin avec le nombre minimal de sauts
 Complexité en temps : O(|V| + |E|)
 Utilise une le (FIFO) pour gérer l'exploration
 Peut être utilisé pour déterminer la connectivité
11.5 Création d'un organigramme pour le BFS
1. Étapes de l'algorithme
1. Initialiser une le avec le n÷ud de départ
2. Marquer le n÷ud de départ comme visité
3. Tant que la le n'est pas vide :
(a) Retirer le premier n÷ud de la le
(b) Pour chaque voisin non visité de ce n÷ud :
i. Marquer le voisin comme visité
ii. Ajouter le voisin à la le
iii. Enregistrer le prédécesseur pour reconstruire le chemin
4. Retourner les chemins trouvés

50
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
2. Organigramme du BFS
Début
Initialiser le avec n÷ud départ
Marquer n÷ud départ comme visité

File vide? non Retirer n÷ud de la le


Traiter chaque voisin

oui
oui Voisin visité? non Marquer et ajouter à la le
Fin

11.6 Application aux réseaux de télécommunications


Exemple de réseau
Considérons un réseau avec 6 routeurs interconnectés :
A B C

D E F
Application du BFS
En partant du n÷ud A, le BFS produira l'ordre de visite :
1. Niveau 0 : A
2. Niveau 1 : B, D
3. Niveau 2 : C, E (via B), E (via D - déjà visité)
4. Niveau 3 : F (via C ou E)
51
Chap.11 11.7. Exercices d'applications
11.7 Exercices d'applications
Exercice 1 : Parcours manuel
Pour le graphe suivant :
1 2

3 4

5
a) Appliquer manuellement le BFS en partant du n÷ud 1
b) Donner l'ordre de visite des n÷uds
c) Donner l'arbre de parcours en largeur
Exercice 2 : Plus court chemin
Pour le réseau suivant, eectuez un BFS depuis le n÷ud R1 :
R1 R2

R3 R4

R5
1. Donnez l'ordre de visite des n÷uds
2. Calculez les distances depuis R1
3. Trouvez le chemin le plus court de R1 à R5
Exercice 3 : Complexité algorithmique
a) Expliquer pourquoi la complexité du BFS est O(|V| + |E|)
b) Comparer avec le parcours en profondeur (DFS)
c) Dans quels cas préférer le BFS au DFS pour les réseaux?

52
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Exercice 4 : Application à un réseau
Considérons le réseau suivant avec des délais de transmission :
A 2 B 3 C
1 2 1
D 4 E
a) Trouver le chemin avec le moins de sauts de A à C
b) Ce chemin est-il optimal pour le délai de transmission?
c) Adapter l'algorithme BFS pour tenir compte des poids
Exercice 5 : Implémentation théorique
Décrire les structures de données nécessaires pour implémenter le BFS :
a) Représentation du graphe
b) Gestion de la le
c) Marquage des n÷uds visités
d) Stockage des prédécesseurs
e) Reconstruction des chemins
Conclusion
Le parcours en largeur (BFS) est un algorithme fondamental en algorithmique des
graphes avec de nombreuses applications en télécommunications. Sa capacité à trouver
les chemins avec le nombre minimal de sauts en fait un outil précieux pour le routage
dans les réseaux. La création d'organigrammes permet de visualiser et de comprendre la
logique algorithmique sous-jacente.

53
Chapitre 12
Projet Semestre 1 : Modélisation
manuelle d'un réseau
Objectif du projet
Appliquer les concepts mathématiques du semestre pour modéliser et analyser un
petit réseau de manière autonome. Rédiger un compte-rendu complet avec tous les calculs
détaillés et les interprétations des résultats.
12.1 Introduction : importance de la modélisation en
réseaux
La modélisation mathématique est essentielle pour :
 Dimensionner correctement les infrastructures réseau
 Prévoir les performances du système
 Optimiser l'allocation des ressources
 Anticiper les goulots d'étranglement
 Garantir la qualité de service
12.2 Description du projet
Scénario
Vous êtes ingénieur réseau junior dans une petite entreprise. On vous demande d'ana-
lyser un réseau simple composé de :
 4 routeurs interconnectés
 2 serveurs
 3 postes clients
 Des liens avec des capacités spéciques

54
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
Données du réseau
S1 S2
100 100
R1 50 R2
40 60
R3 30 R4
20 25 35
C1 C2 C3

Travail demandé
Partie 1 : Modélisation mathématique
a) Représenter le réseau sous forme de graphe
b) Construire la matrice d'adjacence pondérée (capacités des liens)
c) Identier les chemins possibles entre chaque serveur et chaque client
Partie 2 : Analyse des ux
a) Établir les équations de conservation du ux pour chaque n÷ud
b) Résoudre le système d'équations pour trouver les ux optimaux
c) Vérier que les contraintes de capacité sont respectées
Partie 3 : Optimisation du routage
a) Calculer le chemin de plus court saut pour chaque paire serveur-client
b) Déterminer les chemins de plus grande capacité
c) Proposer une stratégie de routage optimale
Partie 4 : Analyse de performance
a) Calculer le débit maximal possible entre S1 et C3
b) Identier les goulots d'étranglement potentiels
c) Proposer des améliorations d'infrastructure

55
Chap.12 12.2. Description du projet
Méthodologie de travail
1. Outils à utiliser
 Calculatrice scientique pour les calculs matriciels
 Papier et crayon pour les schémas et calculs manuels
 Règle et rapporteur pour les représentations graphiques
2. Structure du compte-rendu
Le compte-rendu devra contenir :
1. Page de titre avec nom et prénom
2. Introduction présentant le contexte
3. Modélisation mathématique détaillée
4. Calculs complets avec toutes les étapes
5. Schémas et représentations graphiques
6. Analyse critique des résultats
7. Conclusion et recommandations
Concepts mathématiques à appliquer
1. Algèbre linéaire
 Matrices d'adjacence et opérations matricielles
 Résolution de systèmes d'équations linéaires
 Calcul de déterminants et inverses de matrices
2. Théorie des graphes
 Parcours en largeur (BFS) pour les plus courts chemins
 Calcul des chemins optimaux
 Analyse de connectivité
3. Optimisation
 Maximisation sous contraintes
 Analyse de goulots d'étranglement
 Allocation optimale des ressources
Exemple de calcul attendu
1. Matrice d'adjacence pondérée
Construction de la matrice représentant les capacités des liens entre les n÷uds.
56
Mathématiques pour les Réseaux & Télécoms Licence 1 R & T
2. Résolution de système
Pour un ux de 50 Mbit/s du Serveur 1 au Client 3 :


 x1 + x2 = 50

x1 ≤ 40

..

 x2 ≤ 60


Critères d'évaluation
1. Qualité mathématique (50%)
 Exactitude des calculs
 Justication des méthodes utilisées
 Rigueur dans la résolution des équations
2. Analyse technique (30%)
 Pertinence des interprétations
 Qualité des recommandations
 Identication des problèmes potentiels
3. Présentation (20%)
 Clarté de la rédaction
 Qualité des schémas et graphiques
 Structure du document
Conseils pour la réussite
1. Gestion du temps
 Commencer par une analyse complète du réseau
 Diviser le travail en sous-parties cohérentes
 Allouer du temps pour la relecture et la correction
2. Vérication des résultats
 Vérier l'homogénéité des unités
 Conrmer les calculs avec diérentes méthodes
 S'assurer de la cohérence des résultats

57
Chap.12 12.2. Description du projet
3. Rédaction technique
 Utiliser un langage précis et technique
 Numéroter les équations et les gures
 Citer les concepts mathématiques utilisés
Conclusion
Ce projet synthétise l'ensemble des compétences mathématiques acquises durant le
semestre. Il vous permet de démontrer votre capacité à appliquer des concepts théoriques
à des problèmes concrets de réseaux de télécommunications.

58

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