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ChingMath Math 1re S 2010

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Bulletin officiel spécial n° 9 du 30 septembre 2010

Annexe
MATHÉMATIQUES
CYCLE TERMINAL DE LA SÉRIE SCIENTIFIQUE
CLASSE DE PREMIÈRE
L’enseignement des mathématiques au collège et au lycée a pour but de donner à chaque élève la culture
mathématique indispensable pour sa vie de citoyen et les bases nécessaires à son projet de poursuite
d’études.
Le cycle terminal de la série S procure un bagage mathématique solide aux élèves désireux de s’engager
dans des études supérieures scientifiques, en les formant à la pratique d’une démarche scientifique et en
renforçant leur goût pour des activités de recherche.
L’apprentissage des mathématiques cultive des compétences qui facilitent une formation tout au long de la
vie et aident à mieux appréhender une société en évolution. Au-delà du cadre scolaire, il s’inscrit dans une
perspective de formation de l’individu.

Objectif général
Outre l’apport de nouvelles connaissances, le programme vise le développement des compétences
suivantes :
- mettre en œuvre une recherche de façon autonome ;
- mener des raisonnements ;
- avoir une attitude critique vis-à-vis des résultats obtenus ;
- communiquer à l’écrit et à l’oral.

Raisonnement et langage mathématiques


Comme en classe de seconde, les capacités d’argumentation, de rédaction d’une démonstration et de
logique font partie intégrante des exigences du cycle terminal.
Les concepts et méthodes relevant de la logique mathématique ne font pas l’objet de cours spécifiques mais
prennent naturellement leur place dans tous les champs du programme. Il importe toutefois de prévoir des
moments d’institutionnalisation de certains concepts ou types de raisonnement, après que ceux-ci ont été
rencontrés plusieurs fois en situation.
De même, le vocabulaire et les notations mathématiques ne sont pas fixés d’emblée, mais sont introduits au
cours du traitement d’une question en fonction de leur utilité.
Il convient de prévoir des temps de synthèse, l’objectif étant que ces éléments soient maîtrisés en fin de
cycle terminal.

Utilisation d’outils logiciels


L’utilisation de logiciels, d’outils de visualisation et de simulation, de calcul (formel ou scientifique) et de
programmation change profondément la nature de l’enseignement en favorisant une démarche d’investigation.
En particulier, lors de la résolution de problèmes, l’utilisation de logiciels de calcul formel peut limiter le temps
consacré à des calculs très techniques afin de se concentrer sur la mise en place de raisonnements.
L’utilisation de ces outils intervient selon trois modalités :
- par le professeur, en classe, avec un dispositif de visualisation collective ;
- par les élèves, sous forme de travaux pratiques de mathématiques ;
- dans le cadre du travail personnel des élèves hors de la classe.

Diversité de l’activité de l’élève


Les activités proposées en classe et hors du temps scolaire prennent appui sur la résolution de problèmes
purement mathématiques ou issus d’autres disciplines. De nature diverse, elles doivent entraîner les élèves à :
- chercher, expérimenter, modéliser, en particulier à l’aide d’outils logiciels ;
- choisir et appliquer des techniques de calcul ;
- mettre en œuvre des algorithmes ;
- raisonner, démontrer, trouver des résultats partiels et les mettre en perspective ;
- expliquer oralement une démarche, communiquer un résultat par oral ou par écrit.
Des éléments d’épistémologie et d’histoire des mathématiques s’insèrent naturellement dans la mise en
œuvre du programme. Connaître le nom de quelques mathématiciens célèbres, la période à laquelle ils ont
vécu et leur contribution fait partie intégrante du bagage culturel de tout élève ayant une formation scientifique.
La présentation de textes historiques aide à comprendre la genèse et l’évolution de certains concepts.

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Bulletin officiel spécial n° 9 du 30 septembre 2010

Fréquents, de longueur raisonnable et de nature variée, les travaux hors du temps scolaire contribuent à la
formation des élèves et sont absolument essentiels à leur progression. Ils sont conçus de façon à prendre
en compte la diversité et l’hétérogénéité de leurs aptitudes.
Les modes d’évaluation prennent également des formes variées, en phase avec les objectifs poursuivis. En
particulier, l’aptitude à mobiliser l’outil informatique dans le cadre de la résolution de problèmes est à évaluer.

Organisation du programme
Le programme fixe les objectifs à atteindre en termes de capacités. Il est conçu pour favoriser une
acquisition progressive des notions et leur pérennisation. Son plan n’indique pas la progression à suivre.
Les capacités attendues dans le domaine de l’algorithmique d’une part et du raisonnement d’autre part sont
rappelées en fin de programme. Elles doivent être exercées à l’intérieur de chaque champ du programme.
Plusieurs démonstrations, ayant valeur de modèle, sont repérées par le symbole . Certaines sont exigibles
et correspondent à des capacités attendues.
De même, les activités de type algorithmique sont signalées par le symbole .
1. Analyse
Le programme s’inscrit, comme celui de la classe de seconde, dans le cadre de la résolution de problèmes.
Les situations proposées répondent à des problématiques clairement identifiées d’origine purement
mathématique ou en lien avec d’autres disciplines.
Un des objectifs de ce programme est de doter les élèves d’outils mathématiques permettant de traiter des
problèmes relevant de la modélisation de phénomènes continus ou discrets.
Ainsi, on consolide l’ensemble des fonctions mobilisables, enrichi de deux nouvelles fonctions de référence,
les fonctions racine carrée et valeur absolue.
On introduit un nouvel outil : la dérivation. L’acquisition du concept de dérivée est un point fondamental du
programme de première. Les fonctions étudiées sont toutes régulières et on se contente d’une approche
intuitive de la notion de limite finie en un point. Le calcul de dérivées dans des cas simples est un attendu du
programme ; dans le cas de situations plus complexes, on sollicite les logiciels de calcul formel.
L’étude de phénomènes discrets fournit un moyen d’introduire les suites et leur génération en s’appuyant sur
des registres différents (algébrique, graphique, numérique, géométrique) et en faisant largement appel à des
logiciels. Les interrogations sur leur comportement amènent à une première approche de la notion de limite
qui sera développée en classe de terminale. L’étude des suites se prête tout particulièrement à la mise en
place d’activités algorithmiques.

CONTENUS CAPACITÉS ATTENDUES COMMENTAIRES


Second degré
Forme canonique d’une Déterminer et utiliser la forme la On fait le lien avec les représentations
fonction polynôme de degré plus adéquate d’une fonction graphiques étudiées en classe de seconde.
deux. polynôme de degré deux en vue de
Équation du second degré, la résolution d’un problème :  Des activités algorithmiques doivent être
discriminant. développée, factorisée, canonique. réalisées dans ce cadre.
Signe du trinôme.
Étude de fonctions
Fonctions de référence Connaître les variations de ces Aucune technicité dans l’utilisation de la valeur
x  x et x  x . deux fonctions et leur représentation absolue n’est attendue.
graphique.
 Démontrer que la fonction racine
carrée est croissante sur 0 ; .
 Justifier les positions relatives des
courbes représentatives des
fonctions x  x , x  x2 et
x x.

Sens de variation des Exploiter ces propriétés pour  On nourrit la diversité des raisonnements
déterminer le sens de variation de travaillés dans les classes précédentes en
fonctions u k, u, u et
fonctions simples. montrant à l’aide de contre-exemples qu’on ne
1 peut pas énoncer de règle générale donnant le
, la fonction u étant sens de variation de la somme ou du produit de
u deux fonctions.
connue, k étant une fonction
constante et un réel. L’étude générale de la composée de deux
fonctions est hors programme.

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Dérivation Le nombre dérivé est défini comme limite du


Nombre dérivé d’une fonction f (a h) f (a)
en un point. taux d’accroissement quand
h
h tend vers 0.
On ne donne pas de définition formelle de la
Tracer une tangente connaissant limite.
Tangente à la courbe
représentative d’une fonction le nombre dérivé.
L’utilisation des outils logiciels facilite
dérivable en un point. l’introduction du nombre dérivé.
Fonction dérivée.

Dérivée des fonctions Calculer la dérivée de fonctions. On évite tout excès de technicité dans les
1 calculs de dérivation. Si nécessaire, dans le
usuelles : x  x , x  cadre de la résolution de problèmes, le calcul de
x la dérivée d’une fonction est facilité par
n
et x  x (n entier naturel l’utilisation d’un logiciel de calcul formel.
non nul).
Dérivée d’une somme, d’un Il est intéressant de présenter le principe de
produit et d’un quotient. démonstration de la dérivation d’un produit.

Lien entre signe de la dérivée Exploiter le sens de variation pour Il n’est pas toujours utile de recourir à la
et sens de variation. l’obtention d’inégalités. dérivation pour étudier le sens de variation
Extremum d’une fonction. d’une fonction.
On traite quelques problèmes d’optimisation.
Suites
Modes de génération d’une Modéliser et étudier une situation Il est important de varier les approches et les
suite numérique. à l’aide de suites. outils.

 Mettre en œuvre des algorithmes L’utilisation du tableur et la mise en œuvre


permettant : d’algorithmes sont l’occasion d’étudier en
- d’obtenir une liste de termes d’une particulier des suites générées par une relation
suite ; de récurrence.
- de calculer un terme de rang donné.

 Établir et connaître les formules


Suites arithmétiques et suites donnant 1 2  n et
géométriques.
1 q  qn .

Sens de variation d’une suite Exploiter une représentation  On peut utiliser un algorithme ou un tableur
numérique. graphique des termes d’une suite. pour traiter des problèmes de comparaison
d’évolutions et de seuils.

Approche de la notion de Par exemple, dans le cas d’une suite croissante


limite d’une suite à partir non majorée, on peut déterminer un rang à partir
d’exemples. duquel tout terme de la suite est supérieur à un
nombre donné.

Le tableur, les logiciels de géométrie dynamique


et de calcul sont des outils adaptés à l’étude
des suites, en particulier pour l’approche
expérimentale de la notion de limite.

On ne donne pas de définition formelle de la


limite.

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2. Géométrie
L’objectif est de renforcer la capacité des élèves à étudier des problèmes dont la résolution repose sur des
calculs de distances et d’angles, la démonstration d’alignement, de parallélisme ou d’orthogonalité.
L’outil nouveau est le produit scalaire, dont il importe que les élèves sachent choisir la forme la mieux adaptée
au problème envisagé.
L’introduction de cette notion implique un travail sur le calcul vectoriel non repéré et la trigonométrie.
La géométrie dans l’espace est source de situations permettant de mettre en œuvre de nouveaux outils de
l’analyse ou de la géométrie plane, notamment dans des problèmes d’optimisation.

CONTENUS CAPACITÉS ATTENDUES COMMENTAIRES


Géométrie plane

Condition de colinéarité de
deux vecteurs :
xy yx 0 .

Vecteur directeur d’une droite.  Utiliser la condition de colinéarité pour On fait le lien entre coefficient directeur et
Équation cartésienne d’une obtenir une équation cartésienne de vecteur directeur.
droite. droite.
Déterminer une équation cartésienne L’objectif est de rendre les élèves capables
de droite connaissant un vecteur de déterminer efficacement une équation
directeur et un point. cartésienne de droite par la méthode de leur
Déterminer un vecteur directeur d’une choix.
droite définie par une équation
cartésienne.

Expression d’un vecteur du Choisir une décomposition pertinente On ne se limite pas au cadre de la
plan en fonction de deux dans le cadre de la résolution de géométrie repérée.
vecteurs non colinéaires. problèmes.
Trigonométrie
Cercle trigonométrique. Utiliser le cercle trigonométrique, L’étude des fonctions cosinus et sinus n’est
notamment pour : pas un attendu du programme.
- - déterminer les cosinus et sinus
Radian. d’angles associés ;
- - résoudre dans R les équations
Mesure d’un angle orienté, d’inconnue x :
mesure principale. cos x cos a et sin x sin a .

Produit scalaire dans le plan

Définition, propriétés.
Calculer le produit scalaire de deux  Il est intéressant de démontrer l’égalité des
vecteurs par différentes méthodes : expressions attachées à chacune de ces
- - projection orthogonale ; méthodes.
- - analytiquement ;
- - à l’aide des normes et d’un angle ;  La démonstration du théorème de la
- - à l’aide des normes. médiane fournit l’occasion de travailler le calcul
vectoriel en lien avec le produit scalaire.
Choisir la méthode la plus adaptée en
vue de la résolution d’un problème.

Vecteur normal à une droite. Déterminer une équation cartésienne de


droite connaissant un point et un vecteur
normal.
Déterminer un vecteur normal à une
droite définie par une équation cartésienne.
Applications du produit  Déterminer une équation de cercle défini
scalaire : par son centre et son rayon ou par son
calculs d’angles et de diamètre.
longueurs ;
formules d’addition et de  Démontrer que : La relation de Chasles pour les angles orientés
duplication des cosinus et cos(a b) cos a cos b sin a sin b est admise.
sinus.

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3. Statistiques et probabilités
L’étude et la comparaison de séries statistiques menées en classe de seconde se poursuivent avec la mise
en place de nouveaux outils dans l’analyse de données. L’objectif est de faire réfléchir les élèves sur des données
réelles, riches et variées (issues, par exemple, de fichiers mis à disposition par l’Insee).
La notion de loi de probabilité d’une variable aléatoire permet de modéliser des situations aléatoires, d’en
proposer un traitement probabiliste et de justifier certains faits observés expérimentalement en classe de seconde.
L’utilisation des arbres pondérés est développée pour modéliser la répétition d’expériences identiques et
indépendantes. Elle est restreinte à ce cadre afin d’éviter toute confusion avec des situations relevant des
probabilités conditionnelles.
Dans le cas particulier d’expériences identiques et indépendantes à deux issues, on introduit la loi binomiale.
En s’appuyant sur cette loi, on poursuit la formation des élèves dans le domaine de l’échantillonnage.
CONTENUS CAPACITÉS ATTENDUES COMMENTAIRES
Statistique descriptive,
analyse de données
Caractéristiques de dispersion : Utiliser de façon appropriée les deux On utilise la calculatrice ou un logiciel pour
variance, écart-type. couples usuels qui permettent de déterminer la variance et l’écart-type d’une série
résumer une série statistique : (moyenne, statistique.
écart-type) et (médiane, écart
Diagramme en boîte. interquartile).
Des travaux réalisés à l’aide d’un logiciel
Étudier une série statistique ou permettent de faire observer des exemples d’effets
mener une comparaison pertinente de de structure lors du calcul de moyennes.
deux séries statistiques à l’aide d’un
logiciel ou d’une calculatrice.
Probabilités
Variable aléatoire discrète et loi Déterminer et exploiter la loi d’une À l’aide de simulations et d’une approche
de probabilité. Espérance, variable aléatoire. heuristique de la loi des grands nombres, on fait le
variance et écart-type. lien avec la moyenne et la variance d’une série de
Interpréter l’espérance comme données.
valeur moyenne dans le cas d’un grand
nombre de répétitions. On exploite les fonctionnalités de la calculatrice ou
d’un logiciel pour déterminer l’espérance, la
variance et l’écart-type d’une variable aléatoire.

 On démontre les formules suivantes sur


l’espérance et la variance :
E(aX b) aE( X ) b et
V (aX ) a 2V ( X ) .
Modèle de la répétition Représenter la répétition Pour la répétition d’expériences identiques et
d’expériences identiques et d’expériences identiques et indépendantes, la probabilité d’une liste de
indépendantes à deux ou trois indépendantes par un arbre pondéré. résultats est le produit des probabilités de
issues. chaque résultat.
Utiliser cette représentation pour La notion de probabilité conditionnelle est hors
déterminer la loi d’une variable programme.
aléatoire associée à une telle
situation. On peut aussi traiter quelques situations autour
de la loi géométrique tronquée.
 On peut simuler la loi géométrique tronquée
avec un algorithme.

Épreuve de Bernoulli, loi de La représentation à l’aide d’un arbre est


Bernoulli. privilégiée : il s’agit ici d’installer une
représentation mentale efficace. On peut ainsi :
faciliter la découverte de la loi binomiale pour
Schéma de Bernoulli, loi Reconnaître des situations des petites valeurs de n ( n 4 ) ;
binomiale (loi du nombre de relevant de la loi binomiale.
succès). n
introduire le coefficient binomial comme
k
Coefficients binomiaux, Calculer une probabilité dans le
nombre de chemins de l’arbre réalisant k succès
triangle de Pascal. cadre de la loi binomiale.
pour n répétitions ;
établir enfin la formule générale de la loi
binomiale.

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 Démontrer que Cette égalité est établie en raisonnant sur le


n n n 1 nombre de chemins réalisant k 1 succès
. pour n 1 répétitions.
k k 1 k 1
On établit également la propriété de symétrie
des coefficients binomiaux.
Représenter graphiquement la loi L’utilisation des coefficients binomiaux dans des
binomiale. problèmes de dénombrement et leur écriture à
l’aide des factorielles ne sont pas des attendus
du programme.
En pratique, on utilise une calculatrice ou un
logiciel pour obtenir les valeurs des coefficients
binomiaux, calculer directement des probabilités
et représenter graphiquement la loi binomiale.

Espérance, variance et écart- Utiliser l’espérance d’une loi La formule donnant l’espérance de la loi
type de la loi binomiale. binomiale dans des contextes variés. binomiale est conjecturée puis admise, celle de
la variance est admise.

 On peut simuler la loi binomiale avec un


algorithme.
Échantillonnage
Utilisation de la loi binomiale Exploiter l’intervalle de fluctuation L’objectif est d’amener les élèves à expérimenter
pour une prise de décision à à un seuil donné, déterminé à l’aide la notion de « différence significative » par
partir d’une fréquence. de la loi binomiale, pour rejeter ou rapport à une valeur attendue et à remarquer
non une hypothèse sur une que, pour une taille de l’échantillon importante,
proportion. on conforte les résultats vus en classe de
seconde.
 L’intervalle de fluctuation peut être déterminé
à l’aide d’un tableur ou d’un algorithme.
Le vocabulaire des tests (test d’hypothèse,
hypothèse nulle, risque de première espèce) est
hors programme.

Algorithmique
En seconde, les élèves ont conçu et mis en œuvre quelques algorithmes. Cette formation se poursuit tout au
long du cycle terminal.
Dans le cadre de cette activité algorithmique, les élèves sont entraînés à :
- décrire certains algorithmes en langage naturel ou dans un langage symbolique ;
- en réaliser quelques-uns à l’aide d’un tableur ou d’un programme sur calculatrice ou avec un logiciel adapté ;
- interpréter des algorithmes plus complexes.
Aucun langage, aucun logiciel n’est imposé.
L’algorithmique a une place naturelle dans tous les champs des mathématiques et les problèmes posés
doivent être en relation avec les autres parties du programme (analyse, géométrie, statistiques et
probabilités, logique), mais aussi avec les autres disciplines ou le traitement de problèmes concrets.
À l’occasion de l’écriture d’algorithmes et programmes, il convient de donner aux élèves de bonnes habitudes
de rigueur et de les entraîner aux pratiques systématiques de vérification et de contrôle.
Instructions élémentaires (affectation, calcul, entrée, sortie).
Les élèves, dans le cadre d’une résolution de problèmes, doivent être capables :
- d’écrire une formule permettant un calcul ;
- d’écrire un programme calculant et donnant la valeur d’une fonction ;
- ainsi que les instructions d’entrées et sorties nécessaires au traitement.
Boucle et itérateur, instruction conditionnelle
Les élèves, dans le cadre d’une résolution de problèmes, doivent être capables de :
- programmer un calcul itératif, le nombre d’itérations étant donné ;
- programmer une instruction conditionnelle, un calcul itératif, avec une fin de boucle conditionnelle.
Notations et raisonnement mathématiques
Cette rubrique, consacrée à l’apprentissage des notations mathématiques et à la logique, ne doit pas faire
l’objet de séances de cours spécifiques, mais doit être répartie sur toute l’année scolaire.

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Bulletin officiel spécial n° 9 du 30 septembre 2010

En complément des objectifs rappelés ci-dessous, un travail sur la notion d’équivalence doit
naturellement être mené en série scientifique (propriété caractéristique, raisonnement par
équivalence).
Notations mathématiques
Les élèves doivent connaître les notions d’élément d’un ensemble, de sous-ensemble, d’appartenance et
d’inclusion, de réunion, d’intersection et de complémentaire et savoir utiliser les symboles de base
correspondants : , , , ainsi que la notation des ensembles de nombres et des intervalles.
Pour le complémentaire d’un ensemble A, on utilise la notation des probabilités A .
Pour ce qui concerne le raisonnement logique, les élèves sont entraînés, sur des exemples, à :
- utiliser correctement les connecteurs logiques « et », « ou » et à distinguer leur sens des sens courants de
« et », « ou » dans le langage usuel ;
- utiliser à bon escient les quantificateurs universel, existentiel (les symboles , ne sont pas exigibles) et à
repérer les quantifications implicites dans certaines propositions et, particulièrement, dans les propositions
conditionnelles ;
- distinguer, dans le cas d’une proposition conditionnelle, la proposition directe, sa réciproque, sa contraposée
et sa négation ;
- utiliser à bon escient les expressions « condition nécessaire », « condition suffisante » ;
- formuler la négation d’une proposition ;
- utiliser un contre-exemple pour infirmer une proposition universelle ;
- reconnaître et utiliser des types de raisonnement spécifiques : raisonnement par disjonction des cas,
recours à la contraposée, raisonnement par l’absurde.

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