Zoum Mohamed
Jarrar Ahmed
MPMB-1
07/04/2026
Scanner à Rx
1. Introduction Générale
1.1.Dé nition
Technique de tomographie axiale utilisant les RX, se basant sur la mesure très
précise de l'absorption tissulaire du RX abordant le sujet sur le plan axial selon des
angles différents ; ce qui permet la reconstruction en une image en coupes
transversale du corps humain.
[Link] du scanner
✤ Visualisation détaillée en 3D : Le scanner produit une série de coupes de
l’organisme, qui peuvent être reconstruites en images 2D et 3D, offrant une
vision beaucoup plus précise que la simple radiographie.
✤ Diagnostic rapide et able : très utile en urgence (traumatisme, AVC, embolie
pulmonaire, douleurs abdominales sévères, etc.) , améliore la prise de décision
clinique (chirurgie ou non, traitement adapté, suivi).
✤ Non‑invasif pour le patient.
✤ Large champs d’application : Le scanner peut explorer
➡ Le système osseux (fractures, lésions tumorales, colonne vertébrale).
➡ Les poumons (pneumonie, embolie, nodule, emphysème).
➡ L’abdomen et le pelvis (appendicite, obstruction, tumeurs, saignements).
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✤ Amélioration des soins et du suivi : Les images permettent de suivre l’évolution
d’une maladie (tumeurs, collections, fractures en consolidation) et de contrôler
l’ef cacité d’un traitement (chimiothérapie, radiothérapie)
[Link] du projet
✤ Étudier la structure, le fonctionnement et la maintenance préventive.
✤ Proposer des protocoles de contrôle qualité et optimisation coûts.
2. Principe de Fonctionnement
[Link] Physique
Les rayons X (40‑140 kVp) sont atténués différemment selon la densité des tissus
traversés. Cette atténuation, fonction de l’épaisseur et de la densité de l’objet,
permet de distinguer les structures (ex. : air à –1000 UH, os à +1000 UH).
➡ Projection et rétroprojection
Les détecteurs transforment les photons X résiduels en signal électrique (projection).
Ce signal est échantillonné, numérisé, puis converti en données brutes avec une
adresse spatiale. La rétroprojection répartit ces données sur une matrice de
reconstruction.
➡ De la matrice à l’image
La matrice est un tableau de n lignes et n colonnes, dont chaque pixel correspond à
une valeur d’atténuation. Cette valeur est convertie en niveau de gris exprimé en
unités Houns eld (UH). L’acquisition rapide (0,3‑1 s/tour) est assurée par la rotation
continue tube‑détecteurs via bagues collectrices.
[Link] de signal
1. Émission – Le tube à rayons X génère un faisceau conique (fan beam).
2. Acquisition hélicoïdale – La table avance pendant la rotation (pitch de 0,5 à
1,5).
3. Détection – Les barrettes de détecteurs (scintillateurs ou CdTe) mesurent
l’atténuation des rayons ayant traversé le corps (environ 10⁵ photons par pixel).
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4. Numérisation – Le signal électrique est préampli é, converti par un convertisseur
analogique‑numérique (24 bits) en données brutes, puis organisé sous forme de
sinogrammes.
5. Reconstruction – Des algorithmes (rétroprojection ltrée FBP ou reconstruction
itérative IRM) transforment ces données en images matricielles de 512×512 pixels.
6. Post‑traitement – Les images peuvent être traitées pour obtenir des
reconstructions multiplanaires (MPR), des volumes 3D ou des cartes de perfusion.
2.3.Génération d’acquisition
✤ Axial (séquentiel) : acquisition coupe par coupe, sans mouvement de table
pendant la mesure. Ce mode est plus lent et est réservé aux régions peu
sensibles aux artéfacts de mouvement (crâne, rachis).
✤ Hélicoïdal (spiral) : acquisition volumique continue où la table avance
simultanément à la rotation tube‑détecteurs. Le pas de vis (pitch) est optimisé.
Avantages : apnée brève possible, réduction des artéfacts de mouvement,
moindre besoin en produit de contraste, meilleure distinction des phases
vasculaires (artérielle, veineuse), et reconstruction 3D facilitée chez les patients
agités.
✤ Spectral (dual‑énergie) : utilise deux niveaux d’énergie pour caractériser la
nature des tissus (ex. : différencier calcium, iode, acide urique).
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3. Composants Principaux
[Link]ème d’acquisition
A. Statif et géométrie d’acquisition
Dans les scanners de 4ᵉ génération, les détecteurs sont xes et disposés en
couronne. Le tube à rayons X tourne en continu autour de la table, qui se déplace
simultanément, décrivant une trajectoire hélicoïdale.
B. Chaîne radiologique
✤ Générateur : alimente le tube à rayons X.
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✤ Tube à rayons X : équipé d’une anode tournante à double foyer, dotée d’une
forte capacité thermique et dissipatrice, assurant un rayonnement stable
pendant l’acquisition.
✤ Filtrage et collimation :
➡ Filtrage : lame métallique mince resserrant le spectre.
➡ Collimation primaire (entre tube et sujet) : dé nit la largeur du faisceau et
l’épaisseur de coupe, réduit l’irradiation inutile.
➡ Collimation secondaire (entre sujet et détecteur) : limite le rayonnement
diffusé.
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✤ Système de détection : transforme les photons X en signal électrique.
➡ Scintillateur (céramique au gadolinium ou CdTe pour le spectral) : photons X
→ photons lumineux.
➡ Photodiode : lumière → signal électrique.
➡ Photoampli cateur : ampli e le signal.
➡ Les détecteurs sont organisés en barrettes (64 à 320 rangées, épaisseur de
coupe 0,5‑0,625 mm). Diamètre de l’anneau (gantry) : 70‑85 cm.
C. Paramètres d’acquisition
๏ Collimation primaire : largeur du faisceau à la sortie du tube.
๏ Temps de rotation : détermine la résolution temporelle (0,3‑1 s/tour).
๏ Pitch : rapport entre la distance parcourue par la table pendant une rotation de
360° et la collimation du faisceau.
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[Link]ème de traitement, visualisation et archivage
✤ Électronique d’acquisition (DAS) : convertit le signal analogique en
numérique via un convertisseur analogique‑numérique (ADC, 24 bits).
✤ Calculateur / console : reconstruction par GPU (algorithmes FBP ou IRM)
avec logiciels dédiés (Vitrea, Syngo).
✤ Visualisation : l’image est reconstruite sur une matrice (ex. 512×512). Chaque
pixel reçoit une valeur numérique correspondant à une densité, représentée
par un niveau de gris. Deux paramètres ajustables dé nissent la fenêtre
d’af chage : le niveau (level) et la largeur de fenêtre (window width).
✤ Archivage : conservation des données examen (stockage PACS).
[Link]èmes mécaniques annexes
✤ Table d’examen : en carbone, supportant de 200 à 450 kg, avec lasers
d’alignement.
✤ Refroidissement : par eau ou huile pour éviter la surchauffe (vulnérabilité des
câbles et composants).
✤ Alimentation et transmission : bagues collectrices (slip ring) pour la rotation
continue.
4. Maintenance Préventive
(Décret ARPEN 2012-1897, INNORPI TN 141, procédures CHU Charles Nicolle)
[Link]équences recommandées
๏ Quotidienne : véri cations par l’opérateur (registre obligatoire).
๏ Mensuelle : niveau 1 – technicien interne.
๏ Trimestrielle : niveau 2 – technicien quali é (Siemens/GE).
๏ Semestrielle : niveau 3 – technicien + métrologue.
๏ Annuelle : niveau 4 – fabricant (OEM) + véri cation par organisme agréé
(INNORPI/ARPEN).
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[Link] maintenance (trimestrielle)
1. Inspection visuelle : fuites d’huile, alignement des lasers, bruits anormaux du
gantry.
2. Tube à rayons X : températures (huile <55°C, air <45°C), calibration kV/mA
(±2%), vitesse de rotation de l’anode (7200 ±100 tr/min).
3. Sécurité électrique : courant de fuite <500 µA, isolation >50 MΩ, terre <0,1 Ω,
autonomie de l’UPS >15 min.
4. Mécanique : graissage des rails de table, contrôle des capteurs de position, bruit
<75 dB.
5. Nettoyage : table et gantry à l’alcool 70°, ltres à air HEPA H13, console (écran/
clavier).
6. Logiciel : mises à jour constructeur, sauvegarde complète des protocoles.
7. Test fonctionnel : acquisition sur phantom eau (120 kVp, 200 mAs).
5. Contrôle Qualité (CQ)
[Link] principales (INNORPI TN 141 / ARPEN)
➡ Uniformité : écart <5 HU entre centre et périphérie.
➡ Bruit : <5 HU sur phantom eau 20 cm.
➡ Résolution spatiale : >10 paires de lignes/cm (MTF 10%).
➡ Épaisseur de coupe : ±0,2 mm (FWHM).
➡ Dose (CTDIvol) : <20 mGy (phantom tête), DLP <1000 mGy·cm (abdomen
standard).
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[Link] par fréquence
Actions en cas
Fréquence Tests Phantom Tolérance
d’écart
Uniformité , Recalibrage
Quotidien Eau 20 cm < 5 HU
bruit DAS
CT number (air/ Air 900 ± 20 , Calibration du
Hebdomadaire Catphan 500
eau/os) Eau 0 ± 5 tube
Résolution >8 lp/cm (MTF Véri er la
Mensuel Catphan 500
spatiale 50%) collimation
Épaisseur du Catphan ± 15 % de la
Trimestriel Recalage axe Z
coupe module 4 valeur nominale
Dose et Phantom CTDI Véri er ltre
Semestriel < 18 / 20 mGy
artefacts (tête/corps) Bowtie et Kv
NEMA + Selon normes Rapport
Annuel Performance
métrologie INNORPI ARPEN
[Link]édure CQ mensuel (CHU Tunis)
✤Matériel : phantom Catphan 500, logiciel d’analyse (ImageJ/MyQA), dosimètre RTI.
➡ Étapes :
1. Positionner le phantom avec les lasers.
2. Acquérir une coupe (120 kVp, 100 mAs, épaisseur 5 mm).
3. Analyser : 15 régions d’intérêt (ROI) et pro ls MTF.
4. Remplir un rapport Excel avec tendances sur 12 mois.
5. Archiver le dossier CQ pour 5 ans.
[Link] correctives
✤ Défaillance majeure : arrêt immédiat de l’appareil + signalement à l’ARPEN
sous 24 h (photos, mesures, plan d’action).
✤ Intervention d’un métrologue agréé INNORPI : dans les 72 heures.
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6. Applications cliniques et perspectives
[Link] utilisations
✤ Urgences : traumatismes, accident vasculaire cérébral (score ASPECTS).
✤ Oncologie : bilan d’extension (stadi cation), suivi de la perfusion tumorale.
✤ Cardiologie : coronarographie par synchronisation rétrospective.
✤ Spectrale : identi cation de la composition chimique des calculs (lithiases).
[Link] d’une maintenance rigoureuse
✤ Disponibilité de l’appareil >98 %, respect du principe ALARA (dose minimale
raisonnable).
✤ Réduction du cout : Le coût annuel de maintenance représente environ 10 à
25% du prix d’un nouveau tube.
[Link] d’évolution
✤ Comptage photonique (Photon‑counting CT) : meilleure résolution spatiale et
réduction de la dose.
✤ Reconstruction par intelligence arti cielle (DLIR) : diminution du bruit jusqu’à 70
%.
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