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Assemblée Des États Parties: Statut de Rome

sociologie est la science qui étudie les sociétés, les relations humaines, les groupes, les institutions et les comportements collectifs. Elle cherche à comprendre comment les individus vivent ensemble, construisent des règles, des valeurs, des normes et des rapports de pouvoir. Elle analyse notamment la famille, l’école, le travail, la religion, la politique, les médias, les inégalités et les transformations sociales. Grâce à l’observation, aux enquêtes et aux statistiques, elle explique les ca

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Assemblée Des États Parties: Statut de Rome

sociologie est la science qui étudie les sociétés, les relations humaines, les groupes, les institutions et les comportements collectifs. Elle cherche à comprendre comment les individus vivent ensemble, construisent des règles, des valeurs, des normes et des rapports de pouvoir. Elle analyse notamment la famille, l’école, le travail, la religion, la politique, les médias, les inégalités et les transformations sociales. Grâce à l’observation, aux enquêtes et aux statistiques, elle explique les ca

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CPI

Langue : français, anglais, russe, espagnol, chinois et arabe.

La Cour a son siège à La Haye, aux Pays-Bas («l'État hôte»). La Cour et l'Etat hôte conviennent
d'un accord de siège qui doit être approuvé par l'Assemblée des Etats Parties, puis conclu par le
Président de la Cour au nom de celle-ci. Si elle le juge souhaitable, la Cour peut siéger ailleurs
selon les dispositions du présent Statut.

La Cour travaille en collaboration particulièrement étroite avec son État hôte, les Pays Bas,
concernant des aspects pratiques tels que la construction des nouveaux locaux permanents de
la Cour, le transfèrement des suspects au quartier pénitentiaire de la CPI, l'appui en vue de
faciliter leur comparution devant la Cour et bien d'autres questions.

Le Statut de Rome a créé trois organes distincts : l'Assemblée des États parties, la Cour pénale
internationale, qui comprend quatre entités différentes, et le Fonds au profit des victimes.

Assemblée des États parties


Les représentants des États parties se réunissent et donnent des orientations générales pour
l'administration de la Cour, notamment en procédant à l'élection des juges et du Procureur et en
approuvant le budget de la CPI.

Les États parties au Statut de Rome


Les États parties apportent leur appui à la Cour, reconnaissent sa compétence et s'emploient
aussi à intégrer les règles énoncées dans le Statut de Rome au sein de leur propre système
judiciaire. À chaque fois qu'un pays devient un Etat Partie, le monde franchit un pas de plus vers
la réalisation d'une protection universelle assurée par la CPI en vertu du Statut de Rome.
Les États parties au Statut de Rome se réunissent au moins une fois par an lors des sessions de
l'Assemblée des États parties afin de donner les orientations générales pour l'administration de
la Cour, par exemple en définissant le budget, en octroyant des financements et aussi en
procédant à l'élection des juges et du Procureur de la Cour.

Bien que les dépenses de la Cour soient essentiellement financées par les États parties, elle peut
également recevoir des contributions volontaires de la part de gouvernements, d'organisations
internationales, de particuliers, d'entreprises ou d'autres entités.

La CPI possède des bureaux extérieurs dans plusieurs pays où elle mène des enquêtes.

Outre le Statut de Rome, la Cour dispose d'autres instruments juridiques qui prévoient les règles
générales applicables à l'institution. On retrouve notamment :
● les Éléments des crimes : précisent davantage les définitions et les éléments constitutifs
des crimes ainsi que les infractions sous-jacentes pour lesquels la Cour a compétence ;
● le Règlement de procédure et de preuve ;
● le Règlement du Bureau du Procureur ;
● le Règlement de la Cour ;
● le Règlement du Greffe ;
● le Code de conduite professionnelle des conseils ;
● le Code d'éthique judiciaire ;
● le Règlement financier.

Organes de la Cour
La CPI est composée de quatre organes.

La présidence
Elle se compose d'un président et des premier et second vice-présidents. La présidence est
chargée de trois domaines principalement : premièrement la bonne administration de la Cour - à
l'exception du bureau du procureur de manière à garantir son indépendance (par exemple,
superviser le travail du Greffe), deuxièmement les relations extérieures (par exemple représenter
la Cour lors de réunions avec les Nations unies ou encourager les relations avec d'autres
partenaires), troisièmement les affaires juridiques et judiciaires (par exemple négocier et
conclure des accords bilatéraux ou examiner certains recours).

Les Chambres
Organisées en section, elles se chargent des fonctions judiciaires. Les sections sont au nombre
de trois :
● La section préliminaire : chaque chambre préliminaire compte soit un juge unique, soit 3
juges. Chaque « situation » est assignée à une Chambre préliminaire[u]. La Chambre
préliminaire a notamment pour fonction d'autoriser ou non l'ouverture d'une « enquête »
par le Procureur ; de délivrer les mandats d'arrêt et citations à comparaître ; de garantir les
droits de toutes les personnes impliquées dans la procédure (exemple : protection d'un
témoin, d'une victime ou d'une personne détenue) ; de décider si les charges doivent être
confirmées ou non lors d'une audience dédiée à cette question (étape obligatoire avant
l'ouverture du procès le cas échéant).
● La section de première instance : chaque chambre de première instance compte 3 juges.
La Chambre devra conduire le procès qui suivra la confirmation des charges en respectant
les droits de l'accusé, des victimes et des témoins (exemple : ordonner le huis-clos) ;
rendra un verdict de condamnation ou d'acquittement et se prononcera sur la peine le cas
échéant ; pourra ordonner que des réparations soient accordées aux victimes.
● La section d'appel : la chambre d'appel compte tous les juges de la section en principe.
Elle est compétente pour : juger des appels formés sur la décision relative à la culpabilité
et/ou la peine, des ordonnances de réparation et de certaines questions sur la
compétence et la recevabilité ; réexaminer les peines en cours d'exécution (par exemple,
lorsque les deux tiers de la peine prononcée ont déjà été effectués ou 25 ans en cas de
perpétuité).

Le Bureau du procureur
Il se compose du Procureur, de procureurs adjoints et des équipes (enquêteurs, juristes, etc). Il
gère en autonomie son budget et son organisation. De façon générale, son rôle est :
● d'ouvrir des « examens préliminaires » afin de déterminer s'il existe une base raisonnable
pour ouvrir une « enquête » étant précisé que quiconque peut envoyer des
« communications » qui peuvent servir de fondement aux examens préliminaires. Lors de
cette phase, il doit :
○ s'assurer, d'une part, que les crimes ont été commis après le 1er juillet 2002 (date
d'entrée en vigueur du Statut) et, d'autre part, qu'ils l'ont été sur le territoire d’un
État partie ou par un ressortissant d’un État partie (sauf si la situation a été déférée
par le Conseil de sécurité) ;
○ vérifier que les faits soumis relèvent de la compétence matérielle de la Cour visée à
l'article 5 du Statut de Rome ;
○ évaluer la gravité des crimes ;
○ vérifier qu’il n’y a pas d’enquêtes ou de poursuites en cours pour les mêmes crimes
à l’échelle nationale ;
○ examiner s’il y a des raisons de penser que l’ouverture d’une enquête ne servirait
pas les intérêts de la justice et des victimes ;
● d'ouvrir des « enquêtes » (sur autorisation de la Chambre préliminaire) puis les
coordonner et les diriger ; il doit enquêter à charge et à décharge en utilisant « tous les
faits et éléments de preuve pertinents pour évaluer la responsabilité pénale des personnes
impliquées » ; il demande la délivrance de mandat d'arrêt et citation à comparaître ;
● de convaincre la Chambre préliminaire que les charges doivent être confirmées ;
● le cas échéant de démontrer la culpabilité de l'accusé « au-delà de tout doute
raisonnable ».

Le Greffe
Il comprend le Greffier et éventuellement un adjoint. Sous l'autorité du Président de la juridiction,
le service est chargé « des aspects non judiciaires de l’administration et du service de la Cour »
avec une obligation de neutralité en toutes circonstances. Concrètement, il a pour mission
d'organiser la tenue de procès publics, équitables et rapides. Par exemple, il aide la Défense à
remplir sa mission[ae], assiste les victimes dans leur participation aux procès, ou encore fournit
des services de traduction. En outre, il est amené à collaborer avec l'extérieur (établissement
des contacts régulier avec les ONG ou le monde universitaire ; mise en œuvre de la logistique
relative à l'exécution des peines avec les États candidats ; établissement de documentation à
destination du public).

Compétence matérielle de la CPI


La CPI est compétente pour juger toute personne physique ayant commis le crime de génocide,
le crime contre l’humanité, le crime de guerre et le crime d’agression.

– Crime de génocide : c’est tout acte commis en vue détruire totalement ou partiellement un
groupe.
– Crime contre l’humanité : c’est tout acte commis en vue d’attaquer une population.
– Crime de guerre : c’est tout acte qui viole les conventions de Genève et les autres règles
du droit international humanitaire pendant un conflit armé.
– Crime d’agression : c’est le fait pour une autorité politique ou militaire d’utiliser l’armé d’un
État contre la souveraineté ou l’intégrité nationale d’un autre État.

Seules les personnes physiques peuvent engager la responsabilité pénale devant la CPI.

Aucune personne âgée de moins de 18 ans au moment de la commission des faits ne peut
engager la responsabilité pénale devant la CPI.

La CPI est compétente si :


● l'accusé est ressortissant d'un État partie au statut de Rome ou si cet État accepte la
compétence de la CPI ;
● le crime a été commis sur le territoire d'un État partie au statut de Rome ou si cet État
accepte la compétence de la CPI ;
● le Conseil de sécurité saisi le procureur près la CPI.

Lorsqu’une juridiction nationale n’a pas la capacité ou la volonté de juger l’auteur d’un crime
international, la CPI exerce sa compétence (c’est ce qu’on appelle le principe de
complémentarité).

Les éléments des crimes aident la Cour à interpréter et appliquer les articles 6, 7 et 8. Ils doivent
être adoptés à la majorité des deux tiers des membres de l'Assemblée des États Parties.

Des amendements aux éléments des crimes peuvent être proposés par :
● Tout État Partie ;
● Les juges, statuant à la majorité absolue ;
● Le Procureur.

Des amendements doivent être adoptés à la majorité des deux tiers des membres de l'Assemblée
des Etats Parties. Les éléments des crimes et les amendements s'y rapportant sont conformes
au présent Statut.

Compétence temporelle
. La Cour n'a compétence qu'à l'égard des crimes relevant de sa compétence commis après
l'entrée en vigueur du présent Statut.
. Si un État devient Partie au présent Statut après l'entrée en vigueur de celur-ci, la Cour
ne peut exercer sa compétence qu'à l'égard des crimes commis après l'entrée en vigueur
du Statut pour cet État, sauf si ledit État fait la déclaration prévue à l'article 12, paragraphe
3.
● Un État qui devient Partie au Statut accepte par là même la compétence de la Cour à
l'égard des crimes visés à l'article 5.
● Dans les cas visés à l'article 13, paragraphes a) ou c), la Cour peut exercer sa

compétence si l'un des Etats suivants ou les deux sont Parties au présent Statut ou ont
accepté la compétence de la Cour conformément au paragraphe 3 : a. L'État sur
le territoire duquel le comportement en cause a eu lieu ou, si le crime a été commis à bord
d'un navire ou d'un aéronef, l'État du pavillon ou l'Etat d'immatriculation ;
b. L'État dont la personne accusée du crime est un ressortissant. 3.
Si l'acceptation de la compétence de la Cour par un État qui n'est pas Partie au présent
Statut est nécessaire aux fins du paragraphe 2, cet Etat peut, par déclaration déposée
auprès du Greffier, consentir à ce que la Cour exerce sa compétence à l'égard du crime
dont il s'agit. L'État ayant accepté la compétence de la Cour coopère avec celle-ci sans
retard et sans exception conformément au chapitre IX.

Les voix des victimes se font entendre dans la salle d'audience, car le Statut de Rome leur
accorde un droit sans précédent, celui de participer aux procédures de la CPI

Indemnisation des victimes


Des réparations en faveur des victimes (restitution, indemnisation, réhabilitation) sont
prononçables.

Examen préliminaire
Le Bureau du Procureur doit déterminer s'il existe des éléments de preuve suffisants pour établir
l'existence de crimes suffisamment graves qui relèvent de la compétence de la CPI, s'il existe de
véritables procédures nationales, et si l'ouverture d'une enquête servirait les intérêts de la
justice et ceux des victimes.

Si les critères d'ouverture d'une enquête ne sont pas réunis, ou si la situation ou les crimes ne
relèvent pas de la compétence de la Cour, le Bureau du Procureur de la CPI ne peut pas mener
d'enquête.

Enquête
Après avoir collecté des éléments de preuve et identifié un suspect, l'Accusation demande aux
juges de la CPI de délivrer :
. un mandat d'arrêt : la CPI compte sur les pays pour procéder aux arrestations et
transférer les suspects à la Cour OU
. une citation à comparaître : les suspects comparaissent volontairement (dans le cas
contraire, un mandat d'arrêt peut être délivre).

S'il n'existe pas suffisamment d'éléments de preuve, les juges peuvent ordonner au Procureur de
fournir davantage d'éléments de preuve ou de modifier les charges, ou bien ils peuvent mettre
fin à la procédure en rejetant toutes les charges.

L'Accusation peut solliciter une nouvelle fois la confirmation des charges en présentant de
nouveaux éléments de preuve.
Phase préliminaire
Comparution initiale : Trois juges de la
Section préliminaire confirment l'identité du suspect et vérifient que celui-ci comprend les
charges retenues contre lui. ET Audience de confirmation des charges : Après avoir entendu
l'Accusation, la Défense et les représentants légaux des victimes, les juges décident
(généralement dans les 60 jours) s'il existe suffisamment d'éléments de preuve pour renvoyer
l'affaire en jugement.

Si le suspect n'est pas arrêté ou ne comparaît pas, il est possible d'établir des conclusions
juridiques mais les audiences ne peuvent pas commencer.

Procès
Devant trois juges de la Section de première instance, l'Accusation doit prouver la culpabilité de
l'accusé au-delà de tout doute raisonnable.

Les juges examinent tous les éléments de preuve, rendent ensuite un verdict et, en cas de
verdict de culpabilité, fixent une peine.
Les juges peuvent condamner une personne à une peine d'emprisonnement d'une durée
maximale de 30 ans et, dans des circonstances exceptionnelles, à une peine d'emprisonnement
à perpétuité.

La Défense et le Procureur peuvent interjeter appel des verdicts.

Les juges peuvent également ordonner des réparations en faveur des victimes.

S'il n'existe pas suffisamment d'éléments de preuve, l'affaire est close est l'accusé est remis en
liberté.

En cas d'acquittement, la Défense et le Procureur ont le droit d'interjeter appel.

Appel
L'Accusation et la Défense ont toutes deux le droit d'interjeter appel du jugement de la Chambre
de première instance (déclarant l'accusé coupable ou innocent).

Les victimes et la personne déclarée coupable ont le droit de faire appel d'une ordonnance de
réparation.

L'appel est jugé par cinq juges de la


Chambre d'appel, qui ne sont jamais les mêmes que ceux qui ont rendu le jugement de première
instance.
La Chambre d'appel décide de confirmer, modifier ou infirmer le jugement contesté.
L'arrêt qu'elle rend constitue donc un jugement définitif, à moins qu'elle ne décide de renvoyer
l'affaire devant la Chambre de première instance pour un nouveau procès.

Exécution des peines


Les peines sont purgées dans les pays qui ont convenu d'exécuter les peines de la CPI.

En cas de non confirmation d'un verdict de culpabilité, la personne peut être remise en liberté.

Fond au profit des victimes


Bien que distinct de la Cour, le Fonds au profit des victimes a été créé en 2004 par l'Assemblée
des États parties, conformément à l'article 79 du Statut de Rome. Sa mission consiste à appuyer
et mettre en œuvre des programmes qui prennent en charge les préjudices découlant du crime
de génocide, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et d’agression. À cette fin, le
Fonds au profit des victimes est chargé d'un double mandat : i) mettre en œuvre les
ordonnances de réparation rendues par la Cour et ii) fournir aux victimes et à leur familles un
appui physique, psychologique et matériel. En aidant les victimes à retrouver une vie digne et à
prendre part à la vie de leur communauté, le Fonds au profit des victimes contribue à
l'instauration d'une paix durable à long terme en favorisant la justice réparatrice et la
réconciliation.

Le quartier pénitentiaire
Le quartier pénitentiaire de la CPI sert à garder en toute sécurité et dans des conditions de
détention humaines les personnes détenues sous l'autorité de la CPI. Il n'est pas utilisé pour
exécuter les peines ; les personnes condamnées purgent leur peine dans l'un des États parties
ayant conclu des accords sur l'exécution des peines avec la CPI et ayant accepté d'accueillir une
ou plusieurs personnes condamnées spécifiques dans un établissement national. En attendant
que de telles dispositions soient prises, une personne condamnée reste temporairement au
quartier pénitentiaire.

La Cour s'efforce de garantir le bien être mental, physique et spirituel des personnes détenues
au quartier pénitentiaire ; elles peuvent utiliser le terrain d'exercice en plein air, participer à des
activités sportives et de loisirs, consulter les livres et journaux de la bibliothèque et utiliser des
équipements informatiques (pour travailler sur leur dossier). En outre, elles reçoivent une
alimentation de qualité et disposent d'installations pour cuisiner. Les personnes détenues ont le
droit de s'entretenir en privé avec leur avocat, de communiquer en toute confidentialité avec un
représentant consulaire ou diplomatique, de recevoir la visite d'un ministre du culte ou d'un
conseiller spirituel, et de recevoir la visite de leur famille, notamment un conjoint ou un
partenaire.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est l'autorité d'inspection du quartier


pénitentiaire et à ce titre, il dispose d'un accès illimité. Lors de visites inopinées, ses délégués
examinent le traitement des personnes détenues, leurs conditions de vie ainsi que leur état de
santé physique et mentale, conformément aux normes internationales généralement acceptées
régissant le traitement des personnes privées de liberté.

Les visites au centre de détention ne sont pas autorisées aux médias ou au grand public.

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