CODE D’INTERVENTION DU
FEICOM
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Avant-propos
Les deux audits réalisés en 2003 (Contrôle supérieur le l’État) et en 2005 (2AC et ACP) ont de
façon unanime remis en cause les modalités de financement du Fonds Spécial d’Equipement et
d’Intervention Intercommunale (FEICOM) en faveur des Communes. Les auditeurs ont en effet
relevé que l’allocation des concours du FEICOM ne reposait pas sur des critères objectifs et
équitables en l’absence d’un document cadre formalisant les interventions et précisant la nature
des projets à financer par l’organisme. Le décret présidentiel n° 2000/365 du 11 décembre 2000
modifié par le décret n° 2006/182 du 31 mai 2006 portant réorganisation du FEICOM, précise
certes en son article 4 que ses principales missions sont :
− L'entraide entre les Communes, notamment par des contributions de solidarité et les
avances de trésorerie ;
− Le financement des travaux d'investissements communaux ou intercommunaux;
− La couverture des frais relatifs à la formation du personnel communal et du personnel
d’Etat-civil;
− La centralisation et la redistribution des Centimes Additionnels Communaux (CAC).
Mais aucun cadre juridique n'a défini les modes par lesquels le FEICOM devait remplir ces
missions ainsi assignées par les pouvoirs publics. Une pratique contestable, consistant à régir les
modes d'intervention de cet Etablissement Public Administratif s'est donc instaurée.
Pendant toute la période où le FEICOM était encore une Direction Administrative, la procédure
d'octroi des crédits était régie par un arrêté présidentiel du 27 mai 1978. Le décret de décembre
2000 pris en application de la loi du 22 décembre1999 portant statut des établissements publics et
des entreprises du secteur public et parapublic est donc venu abroger les dispositions de cet
arrêté, créant ainsi un vide que le présent projet de code se propose de combler.
En l’absence de règles formelles (procédures d’octroi des concours), le FEICOM s'est retrouvé en
train de financer des projets parfois en faveur des particuliers (qui ne sont pourtant pas les clients
de l’organisme). Des investissements ont aussi été réalisés en faveur des Communes sans
convention. Or la gestion des fonds issus de la mutualité impose que ceux-ci soient reconstitués.
Par ailleurs, aucun document formellement adopté par une instance dirigeante et traitant de ses
interventions ne peut être opposable aux Maires.
Cette absence de règles formelles et connues d’avance par les édiles a très souvent fait dire que
les interventions de l’entreprise sont arbitraires et peu rigoureuses.
Une entreprise moderne a pourtant besoin de fixer de manière précise et formelle, ses normes de
fonctionnement en direction de ses clients et partenaires. Cela constitue un gage d'efficacité et de
transparence à l'heure de la gouvernance prônée par le Chef de l’Etat et nos partenaires.
C'est dans cette optique que le Conseil d’Administration réuni en sa 6ème session extraordinaire du
05 juillet 2007, a instruit la Direction Générale d’élaborer un document réglementaire pour
répondre à ce besoin.
Le présent Code d’intervention du FEICOM (CIF) qui recentre ses missions et son objet, a pour
but de pallier toutes ces insuffisances.
C'est ce document qui a été examiné et adopté par le Conseil en sa session extraordinaire du 16
Novembre 2007.
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TITRE I :
DES DISPOSITIONS GENERALES
Chapitre I :
OBJET ET CHAMP D'APPLICATION
Article 1er.-
(1) La présente Décision porte Code d'Intervention du FEICOM, en abrégé C.I.F.
(2) Le C.I.F. détermine les règles appliquées par le FEICOM dans ses interventions au profit
des Communes et de leurs groupements dans le cadre de ses missions. Il précise les
conditions d'éligibilité des Communes ou de leurs groupements à un prêt, la typologie des
interventions, la structuration des concours financiers, les conditions d'accès aux concours,
la signature de la convention, la gestion des fonds de coopération, le remboursement des
prêts ainsi que les dispositions transitoires, diverses et finales.
Article 2.- Les interventions du Fonds Spécial d'Équipement et d'Intervention Intercommunale
(FEICOM), ne sont destinées qu'aux Communes et à leurs groupements. A ce titre, le FEICOM,
sur son budget d'investissements Communaux ne peut financer que les projets portés par les
Communes ou leurs groupements.
Article 3.- Aucune Commune ou groupement de Communes ne peut au cours d'un même
exercice bénéficier d'un concours financier excédant 10% du budget d'investissement du FEICOM.
Chapitre II :
DEFINITIONS
Article 4.- Pour l'application du présent code, les termes ci-après sont définis ainsi qu'il suit :
Apport en Ressources Définitives (ARD) : Participation de la Commune à la réalisation d'un
projet financé par le FEICOM. Cette participation peut être financière ou en nature et dans ce cas,
elle est valorisée. Elle représente 10% du coût total du projet.
Annuité : Montant annuel de remboursement.
Avance de trésorerie : Facilité de caisse accordée à une Commune ou groupement de
Communes pour couvrir le financement intégral d'un projet, ou d'une partie. Elle est entièrement
remboursable.
Avenant : Acte juridique qui modifie le contrat initial dans son exécution et pas dans son objet.
Capacité d'endettement : Evaluation de l'aptitude pour une Commune ou un groupement de
Communes à recourir à l'emprunt sans compromettre la pérennité de son fonctionnement.
Coût d'objectif : Coût global du projet intégrant les coûts des travaux, des fournitures et les coûts
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de maîtrise d'œuvre.
Concours financiers : Contributions financières directes que le FEICOM octroie aux Communes
Contribution de solidarité : Appui financier apporté à une Commune ou à un groupement de
Communes par l'ensemble des autres Communes dans le cadre de la péréquation opérée sur les
fonds collectés.
Subvention : Appui financier non remboursable qui est alloué par l'Etat ou toute autre institution
à des Communes. Cette somme peut être mise à la disposition du FEICOM à charge de la
reverser à une Commune, à un groupement de Communes expressément désigné pour des
opérations précises.
Convention : Acte juridique qui est signé entre le FEICOM et la Commune ou un groupement de
Communes pour formaliser leurs engagements réciproques dans le cadre des concours.
Crédit : Opération par laquelle le FEICOM met des fonds à la disposition d'une Commune ou d'un
groupement de Communes dans le but de financer une activité ou un projet. Le crédit peut dans le
cadre du présent Code, prendre la forme d'un prêt ou d'une Contribution de Solidarité.
Dette exigible : Créance dont le terme est échu.
Différé : Délai contractuellement accordé par le FEICOM à une Commune ou à un groupement de
Communes entre la mise à disposition des fonds prévus et le début du remboursement, Il est d'un
trimestre pour les prêts à court, d'un semestre pour les prêts à moyen terme, et d'un an pour les
prêts à long terme.
Frais financiers : Ensemble des frais prélevés dans le cadre du remboursement d'un prêt pour
pallier la dépréciation monétaire d'une part, et pour amortir les dépenses diverses d'autre part.
Projet éligible : Projet remplissant les conditions requises pour bénéficier des financements
accordés par le FEICOM.
Prêts : C'est la part du concours financier remboursable dans les conditions prévues par la
convention de financement.
Surendettement : Situation dans laquelle peut se retrouver une Commune ou un groupement de
Communes lorsque les recettes annuelles sont absorbées par le remboursement de la dette.
Prêt à court terme : Financement dont la durée de remboursement est inférieure ou égale à 2
ans.
Prêt à moyen terme : Financement dont la durée de remboursement est supérieure à 2 ans et
inférieure ou égale à 5 ans.
Prêt à long terme : Financement dont la durée de remboursement est supérieure à 5 ans et
inférieure ou égale à 10 ans.
Prêts au fonctionnement : Concours financiers mis à la disposition d'une Commune ou d'un
groupement de Communes pour résoudre des problèmes ponctuels de trésorerie.
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Projets d'équipements utilitaires : Projets visant l'acquisition du matériel roulant, de bureau ou
de mobilier de bureau.
Projets non générateurs de revenus : Projets dont la réalisation ne permet pas une exploitation
pouvant générer des ressources financières, au delà de celles suffisantes à leur maintenance.
Projets générateurs de revenus : Projets dont l'exploitation permet à la Commune ou à un
groupement de Communes d'obtenir de nouvelles recettes.
Projets d'équipements : Projets dont la réalisation vise à l'amélioration des conditions de vie des
populations. L'accès à ces équipements peut être payant ou gratuit.
Projets sociaux : Projets dont la réalisation vise à l'amélioration du cadre de vie des populations
par la fourniture des Services de Base gratuits.
Solvabilité : Capacité pour la Commune ou le groupement de Communes à pouvoir rembourser
sa dette à échéance.
Rééchelonnement : Prolongement consensuel du terme du crédit entre le FEICOM et la
Commune ou de leur groupement.
TITRE II :
TYPOLOGIE DES INTERVENTIONS AU PROFIT DES COMMUNES
Chapitre I :
LES CONCOURS FINANCIERS
Article 5.- Le FEICOM intervient par concours financiers au profit des Communes ou de leurs
groupements sur les aspects suivants :
− Les projets Sociaux ;
− les projets d'Equipements Collectifs ;
− les projets d'Equipements Marchands;
− les projets d'Equipements Utilitaires ;
− les prêts au Fonctionnement.
Article 6.- Sont considérés comme projets sociaux :
− les infrastructures hydrauliques ;
− les infrastructures énergétiques ;
− les voiries et les travaux routiers ;
− les ouvrages de franchissement ou d'art ;
− les aménagements urbains ;
− les écoles ;
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− les centres de santé.
Article 7.- Sont considérés comme Projets d'Equipements Collectifs :
− les bâtiments abritant les services locaux ;
− les équipements culturels.
Article 8.- Sont considérés comme Projets d'Equipements Utilitaires :
− les véhicules de liaison ;
− les petits équipements ruraux ;
− les camions ;
− les engins de travaux publics et agricoles.
Article 9.- Sont considérés comme Projets d'Equipements Marchands:
− Les marchés ;
− Les gares routières ;
− Les auberges municipales ;
− Les abattoirs ;
− Les salles des fêtes ;
− Les unités de transformation agricoles ;
− Les lotissements ;
− Les forêts communales ;
− La construction de logements.
Article 10.- Sont considérés comme Prêts au Fonctionnement ;
− Les études diverses et les séminaires;
− Les ARD ;
− la contre partie communale pour des projets financés par d'autres organismes ;
− le matériel et mobiliers de bureaux ;
− le paiement des factures diverses.
Article 11. Sont considérés comme Avances de Trésoreries, les fonds alloués pour :
− Les arriérés de salaires ;
− Les voyages de coopération ou d'études des édiles.
Article 12.- L'énumération des différents projets contenus dans le présent code et pouvant être
financés par le FEICOM au profit des Communes ou de leurs groupements peut être complétée en
tant que de besoin, en se référant à la loi 2004/018 du 22 juillet 2004 fixant les règles applicables
aux Communes
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Chapitre II :
LES CONCOURS NON FINANCIERS
Article 13.- Le FEICOM intervient par concours non financiers au profit des Communes ou de
leurs groupements sur les aspects suivants :
− Assistance Technique ;
− Conseils.
Article 14.- Le FEICOM apporte son assistance technique aux Communes et leurs groupements
dans les domaines dont-il dispose de compétences en personnel et ce, de manière non
rémunérée.
Article 15.- Le FEICOM apporte gratuitement son assistance-conseil aux Communes ou à leurs
groupements sur les domaines ayant trait à son objet.
TITRE III:
STRUCTURATION DES CONCOURS FINANCIERS
Chapitre I : PROJETS GENERATEURS DE REVENUS
Article 16.- La structuration des projets d'équipements marchands est la suivante:
− L’apport en ressources définitives des Communes ou de leurs groupements est de 10% ;
− La contribution de solidarité est de 30%;
− le prêt est de 60%.
− Les frais financiers sur le prêt sont de 6% et la durée de remboursement du prêt ne peut
excéder 10 ans.
Article 17. - La structuration des projets d'équipements utilitaires est la suivante :
− Aucun apport en ressources définitives n'est demandé aux Communes ou à leurs
groupements ;
− Absence de contribution de solidarité ;
− La totalité du projet est financée par le prêt.
− Les frais financiers sur le prêt sont de 7% et la durée de remboursement du prêt ne peut
excéder 4 ans.
Article 18. - La structuration des projets sociaux est la suivante :
− L’apport en ressources définitives des Communes ou de leurs groupements est de 10% ;
− La contribution de solidarité est de 60%;
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− Le prêt est de 30%.
− Les frais financiers sur le prêt sont de 6% et la durée de remboursement du prêt ne peut
excéder 10 ans.
Chapitre Il : PROJETS NON GENERATEURS DE REVENUS
Article 19.- La structuration des projets d'équipements utilitaires est celle prévue par les
dispositions de l'article 17 ci-dessus.
Article 20. - La structuration des projets sociaux est la suivante :
− L’apport en ressources définitives des Communes ou de leurs groupements est de 10% ;
− La contribution de solidarité est de 90%;
− Il n'y a pas de prêt, mais l'ARD peut être obtenu en prêt.
Article 21. - La structuration des projets d'équipement collectifs est la suivante :
− L’apport en ressources définitives des Communes ou de leurs groupements est de 10% ;
− La contribution de solidarité est de 60% ;
− Le prêt est de 30%.
− Les frais financiers sur le prêt sont de 6% et la durée de remboursement du prêt ne peut
excéder 10 ans.
Article 22. - La structuration des prêts au fonctionnement est la suivante:
− Aucun apport en ressources définitives n'est demandé aux Communes ou à leurs
groupements ;
− La contribution de solidarité est inexistante ;
− le prêt est de 100%.
− Les frais financiers sur le prêt sont de 9% et la durée de remboursement du prêt ne peut
excéder 2 ans
Chapitre Ill : LES AVANCES DE TRESORERIE
Article 23. - La structuration des avances de trésorerie est la suivante:
− Aucun apport en ressources définitives n'est demandé aux Communes ou à leurs
groupements ;
− la contribution de solidarité est inexistante ;
− le prêt est de 100%.
− Les frais financiers sur le prêt sont de 9% et la durée de remboursement du prêt ne peut
excéder 2 ans
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TITRE IV :
CONDITIONS D'ACCES DES COMMUNES OU DES GROUPEMENTS DE
COMMUNES AUX CONCOURS
Chapitre I :
CONDITIONS GENERALES D'ACCES DES COMMUNES ET DE LEURS GROUPEMENTS AUX
CONCOURS FINANCIERS
Article 24.-
(1) Les Communes ou leurs groupements qui sollicitent une intervention du FEICOM dans le
cadre d'un concours financier doivent présenter un dossier composé des pièces suivantes :
− Une demande de financement motivée, présentée par le Maire ou les Maires représentant
leur groupement, exprimant l'intérêt du projet pour la collectivité,
− Un formulaire de demande de concours dûment rempli et signé du Maire ou des Maires
représentant leur groupement ;
− La délibération du Conseil Municipal approuvée par l'autorité de tutelle et autorisant le
Maire, ou chacun des Maires en cas de groupement de Communes, à solliciter un
concours financier auprès du FEICOM ;
− Les trois derniers comptes administratifs approuvés par l'autorité compétente ou dans le
cas d'un groupement de Communes, les trois derniers comptes administratifs de chacune
des Communes concernées.
− Une étude de faisabilité réalisée par la Commune ou par le groupement démontrant
l'intérêt du projet.
(2) Toutefois, Le Ministre chargé des Collectivités locales peut accorder à une Commune n'ayant
pas trois (03) ans d'existence une dispense de présentation desdits comptes.
Article 25.- Pour les projets générateurs de revenus, le dossier doit comporter outre les pièces
énumérées à l'article 24 alinéa 1, un compte d'exploitation prévisionnel du projet élaboré suivant le
modèle à retirer auprès des Agences Provinciales du FEICOM.
Chapitre II :
CONDITIONS PARTICULIÈRES D'ACCÈS DES COMMUNES ET DE LEURS GROUPEMENTS
A CERTAINS CONCOURS
Article 26.- les pièces supplémentaires à fournir, outre celles énumérées aux articles 24 et 25 ci-
dessus, sont les suivantes :
• Concernant les avances de trésorerie :
Pour arriérés de salaires :
− La liste du personnel ;
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− Le détail des états de salaire signé du Maire ou du Délégué du Gouvernement, du Délégué
départemental chargé du travail et du Préfet.
Pour financement des voyages de coopération ou d'études :
− La lettre d'invitation ;
− L'autorisation de sortie du territoire dûment signée du Ministre chargé des Collectivités
locales.
• Concernant les Projets de Bâtiments Sociaux Collectifs ou de Fonction : Hôtel de Ville,
Bibliothèque, Centre de santé, Ecoles :
− La situation juridique du terrain pour les travaux neufs ou le titre de propriété pour les
travaux d'extension et de réhabilitation;
− Le dossier complet d'avant projet comprenant : les devis descriptifs et estimatifs des
travaux, les plans architecturaux et de structures, la note de calcul.
• Concernant les projets de voirie et réseaux urbains :
− Le plan du réseau
− Le dossier complet d'avant projet.
• Concernant les projets de lotissements, aménagements de zones d'habitation, d'implantation
administrative ou industrielle :
− L'ampliation du dossier portant approbation du Préfet ;
− L'engagement de principe de l'organe délibérant de classer, après exécution des travaux,
la voirie de l'aménagement dans la voirie locale ;
− Le plan d'aménagement de la zone comprenant la liste des lots avec indication de leur
superficie, de la nature de leur occupation (habitation, commerce, industrie, administration,
etc.) et de l'époque approximative de la construction des immeubles ;
− Le plan de situation ;
− Les plans et les devis estimatifs et quantitatifs des travaux.
• Concernant les projets de constructions publiques :
− Un document attestant de la propriété :
− le dossier complet d'avant projet comprenant : les devis descriptifs et estimatifs des
travaux, les plans, la note de calcul.
• Concernant les projets de réseaux d'eau, d'électricité et d'éclairage public :
− Le dossier complet d'avant projet comprenant : les devis descriptifs et estimatifs des
travaux, les plans, la note de calcul au besoin,
• Concernant les projets d'aménagement de jardins, parcs publics, cimetières:
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− l'acte d'attribution du terrain signé par l'autorité compétente ;
− Le plan d'aménagement ;
− Le devis estimatif prévisionnel.
• Concernant les projets d'équipements marchands à l'instar des marchés, gares routières,
abattoirs, auberges municipales :
− Un document attestant de la propriété pour les travaux neufs ou l’acte de propriété pour les
travaux d'extension et de réhabilitation;
− Le dossier complet d'avant projet comprenant : les devis descriptifs et estimatifs des
travaux, les plans architecturaux et de structures, la note de calcul.
• Concernant les projets de construction de logements ou bureaux à usage de location, centres
commerciaux :
− Un document attestant de la propriété ;
− Le dossier complet d'avant projet comprenant : les devis descriptifs et estimatifs des
travaux, les plans architecturaux et de structures, les notes de calcul ;
− le titre de propriété de la parcelle.
• Concernant les projets relatifs à l'acquisition du matériel :
− Les spécifications techniques des matériels ; Le devis descriptif et estimatif des matériels.
• Concernant les études préalables à un projet, Concernant les projets relatifs à l'acquisition du
matériel :
− La note expliquant la consistance du projet objet de l'étude et le coût réel de celle-ci ;
− L'agrément de l'architecte ou du bureau d'études consultés.
• Concernant les opérations d'acquisition de terrain :
− L’acte d'attribution du terrain signé par l'autorité compétente ;
− Le plan de situation ;
− L’acte de propriété signé de l'autorité compétente ;
− La facture pro forma établie par le vendeur.
Article 27.- Les concours non financiers concernant l'assistance technique et l'assistance-conseil
sont accordés par le FEICOM sur simple demande d'une Commune ou de leur groupement
adressée au Directeur Général.
TITRE V :
SIGNATURE DE LA CONVENTION
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Article 28.- Tout accord de concours financier donné par le FEICOM au profit d'une Commune ou
de leur groupement est formalisé par la signature d'une ou de plusieurs conventions entre les
parties.
Le nombre de conventions à signer est fonction du type de concours accordé par le FEICOM.
La fraction du concours financier ou l'intégralité accordée en prêt est distincte de celle accordée au
titre de la contribution de solidarité.
Article 29.- La convention relative aux concours financiers comporte obligatoirement des
dispositions relatives :
− à l'objet du financement ;
− au montage du financement;
− aux modalités de déblocage des fonds;
− aux conditions spécifiques concernant chaque projet ;
− aux modalités de remboursement du prêt ;
− aux délais de remboursement
TITRE VI:
GESTION DES FONDS DE COOPERATION
Article 30.- Le FEICOM peut assurer la gestion financière des fonds autres que ceux inscrits sur
son budget dédié aux investissements Communaux.
Ces fonds, destinés à des opérations précises peuvent être mis à la disposition du FEICOM par
une entité nationale ou internationale.
Article 31.- Les conditions d'utilisation de ces fonds au profit des Communes sont définies soit par
le pourvoyeur, soit par le pourvoyeur et le FEICOM, soit par le pourvoyeur, le FEICOM et la
Commune ou le groupement bénéficiaire
TITRE VII :
LE REMBOURSEMENT DES CONCOURS FINANCIERS
Article 32- Le tableau d'amortissement du prêt est fixé par la convention de concours financiers.
Article 33. Les Centimes Additionnels Communaux destinés à chaque Commune garantissent le
remboursement du concours accordé.
Toutefois, les Communes qui justifient de ressources propres peuvent proposer des garanties
supplémentaires.
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Article 34.-
(1) Le principe est la trimestrialité des traites. Elles sont soit prélevées sur les Centimes
Additionnels Communaux (CAC), soit payées directement par la Commune ou le
groupement.
(2) Toutefois, les remboursements peuvent être faits par anticipation.
(3) Lorsque le concours financier est accordé à un groupement de Communes, le
remboursement de celui-ci s'effectue au prorata de l'engagement pris par chacune.
(4) Dans le cadre d'un concours financier accordé à un groupement de Communes, en cas
d'insolvabilité d'une ou plusieurs Communes formant le groupement, l'intégralité des traites
est supportée par les autres Communes.
TITRE VIII :
DISPOSITIONS TRANSITOIRES, DIVERSES ET FINALES
Article 35.- Les dispositions du présent code ne s'appliquent pas aux conventions en cours
d'exécution qui restent régies par leurs clauses.
Cependant les demandes en cours d'instruction sont soumises aux dispositions du présent code.
Article 36.- Le FEICOM est tenu de mettre à la disposition de la Commune ou du groupement, le
financement accordé dès réception de la demande de mise à disposition formulée.
Article 37.- La convention à conclure avec la Commune ou le groupement fixera les délais de
mise à disposition des fonds, de démarrage du projet et, éventuellement d'annulation dudit projet.
Article 38.- Les dispositions du présent code qui prennent effet à compter de leur approbation par
le Conseil d'Administration, abrogent toutes pratiques antérieures contraires.
Article 39.- Le Directeur Général du FEICOM est chargé de l'exécution de la présente décision qui
sera enregistrée, puis publiée partout où besoin sera.
Yaoundé, le 16 novembre 2007
Pour le Conseil d'Administration,
Le Président
(e) MARAFA HAMIDOU YAYA
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Formulaire de demande de concours
Nom de la Commune :………………………………………
Province :…………………………………………………Département :……………………………..
Objet de la demande :…………………………………………………………………………..
Nature du projet :………………………………………………………………………………
Description sommaire du Projet :……………………………………………………………..
……………………………………………
……………………………………………
Coût estimatif du projet (TTC) :……………………………………………………..FCFA
Montant sollicité du FEICOM (TTC)………………………………………………..FCFA
Forme souhaitée du concours Montant sollicité % montant sollicité
− Contribution de solidarité …………………. ……………….%
− Prêt : …………………. ……………….%
Autres financements :………………………………………………………………..FCFA
Fonds propres (ARD) :…………………………………………..FCFA
Autres emprunts :…………………………………………………FCFA
Subventions :……………………………………………………..FCFA
Autres engagements (FEICOM compris)
Organismes Nature des Valeur globale Durée de Début de Annuité
prêteurs projets de l’engagement l’engagement
l’engagement
N.B : joindre pour chacun des engagements une copie du tableau d’amortissement
A……………………..le…./…./………
Le Maire
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