NUT200
NUT200
SYLLABUS DE COURS
Nombre de crédits : 3
Public cible : Cette UE s’adresse aux étudiants ou aux professionnels de l’agroalimentaire désireux
de se former à l’exercice du métier de technicien en analyse et contrôle de qualité des aliments
Prérequis : Pour suivre cet enseignement, vous devez avoir suivi l’UE NUT100
Objectifs de l’UE
identifier la diététique
de chaque situation
citer les pathologies Insuffisance rénale chronique Exploitation de Support de cours
nutritionnelles support de cours QCM
identifier la diététique
de chaque situation
Évaluation
− Évaluation en cours d’apprentissage : Le contrôle continu comprend un devoir sur table ou
un oral à la moitié du semestre. Il compte pour 1/3 de la note finale.
− Examen final : L'examen terminal est un écrit de deux heures et correspond aux 2/3 de la
note finale.
Bibliographie
1
Définition
Mise en place de bonnes pratiques nutritionnelles en assurant une répartition
correcte des nutriments:
➢ besoins énergétiques;
➢ besoins en micronutriments.
2
Objectifs
• Croissance harmonieuse chez l’enfant;
3
Situation nutritionnelle au Togo en 2019 (1/2)
• Retard de croissance (taille-pour-âge) des enfants de moins de 5 ans : 23,8%
• Insuffisance pondérale (poids pour âge) des enfants de moins de 5 ans : 15,2%
4
Situation nutritionnelle au Togo en 2019 (2/2)
• Surpoids et obésité chez les adolescents : 6% et 13,5%
✓Éducation
✓Information
5
Équilibre alimentaire : aspect quantitatif (1/4)
6
Équilibre alimentaire: aspect quantitatif (2/4)
Adaptation des dépenses énergétiques
➢Métabolisme de base
➢Activité physique
7
Équilibre alimentaire : aspect quantitatif (3/4)
Répartition correcte des macronutriments
Macronutriment ANC de référence ANC calculés
AGS: 8% 19 g 24 g
AGMI: 20% 48 g 60 g
AGPI : 5% 12 g 15 g
9
Équilibre alimentaire : aspect qualitatif (1/5)
• Diversification alimentaire : consommation quotidienne des aliments de chacun des
différents groupes;
• Variation alimentaire : consommation quotidienne des aliments différents au sein d’un
même groupe;
• Choix des aliments à forte densité nutritionnelle ( micronutriments);
• Limite et contrôle des aliments à forte densité énergétiques macronutriments;
• Respect de fréquence de consommation de certains aliments;
• Structure des repas: petit-déjeuner, déjeuner et diner;
• Déchifrement de l’étiquette nutritionnel;
• Pratiques culinaires et stockage préservant la qualité nutritionnelle.
10
Équilibre alimentaire : aspect qualitatif (2/5)
• Composantes des repas
➢Petit déjeuner :
✓ Céréales
✓ Produits laitiers
✓ Un apport en vitamine C
o Matières grasses
o Produit sucré
o Élément protidique
11
Équilibre alimentaire : aspect qualitatif (3/5)
Composantes des repas
➢Déjeuner
✓ Entrée cuidités ou crudités
✓ Éléments protidique: viandes, volailles, poisson, charcuteries
✓ Accompagnement : légumes crus ou cuits, féculents,
✓ Produit laitier
✓ Dessert : fruits crus ou cuidités ou crudités
➢Collation : obligatoire pour les enfants, les adolescentes les femmes
enceintes et allaitantes.
➢AJR Ξ BM
➢Allégations fonctionnelles
➢Allégations santé 13
Équilibre alimentaire : aspect qualitatif (5/5)
• Application des pratiques culinaires et de stockage qui permettent de
conserver au mieux la qualité nutritionnelle
➢ Le parage abusif;
• Jour
• mois
15
Détermination d’une ration équilibrée
= Tableau de différentes quantités d’aliments à consommer pour couvrir les
besoins individuels et quotidiens quantitatifs et qualitatifs
➢Notions de potion;
16
Exemples de portion
1 portion de
• Lait : 150ml;
• viande, poissons, œufs: 100 g;
• Produits céréaliers : 30 – 40 g, 50 – 80g
• Légumes 100 à 150g; 200 – 300g;
• Fruit 150g
• Matière grasse 10g
• Sucre: 10g
17
Exemples d’équivalence
• Produits laitiers /quantité de calcium : 150 ml de lait = 125 g de yaourt;
19
Exemple de ration alimentaire pour un homme (1/3)
• Protéines : 70 à 100g par jour
20
Exemple de ration alimentaire pour un homme (2/3)
• Glucides : 50 à 60% = 340 à 400g;
➢Glucides simples 45% : 180 dont dont fruits + sucre+ lait + légumes
21
Exemple de ration alimentaire pour un homme (3/3)
• MGV/MGA
22
Exemple de Tableau de ration alimentaire équilibrée (1/2)
VPO 200 18 36 10 20 2 4
23
Exemple de Tableau de ration alimentaire équilibrée (2/2)
Aliments Quantités protéines lipides glucides calcium Fer Vitamine C Fibres
25
Objectifs spécifiques (1/3)
• Réduire la prévalence du retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans
de 23,8 % à 20% ;
• Assurer une couverture de 50% des services sociaux aux populations hautement
vulnérables ;
28
Axes stratégiques (1/2)
1
Activité physique
Dépense
énergétique
totale Thermogenèse
d’adaptation
Métabolisme de base
3
Tableau 1: Détermination du métabolisme de base:
en fonction de l’âge, de la masse et du sexe
Âge Equation pour un Equation pour une
homme (kcal/j) femme (kcal/j)
Femme : DEB (kcal) = 655.1 + 9.56 P (kg) + 1.85 T(cm) – 4.67 A (années)
6
Physiologie de la contraction musculaire :
les types de fibres musculaires (1)
Trois grandes catégories de fibres
7
Physiologie de la contraction musculaire :
les types de fibres musculaires (2)
Fibres de type I ou fibres lentes
• Fibres rouges de contraction lente
8
Physiologie de la contraction musculaire :
les types de fibres musculaires (2)
Fibres de type IIA ou Fibres intermédiaires
• Résistantes à l’activité intermédiaire
• Rapide relative
9
Physiologie de la contraction musculaire :
les types de fibres musculaires
• Fibres de type II B ou fibre rapides
• Fibres blanches
• Fonctionnement en anaérobiose: grande puissance mais courte
durée
• Pauvres en mitochondries et vite fatigables
• Muscles travaillant de façon dynamique (quadriceps, muscles des
yeux, des doigts, etc.)
Conclusion:
type de sport pratiqué détermine la prépondérance de chaque
type de fibres
Exemple:
• Un sportif d’endurance : musculature riche en fibre musculaires
lentes
• Un sprinter : musculature riche en fibres musculaires rapides
10
Implications nutritionnelles de l’effort
physique (1/2)
Pendant l’exercice, les cellules musculaires convertissent l’ATP
en énergie mécanique
• Anaérobie
- Alactique :
✓ Cr-Ph ATP
✓ utilisation des protéines musculaires
✓ dépend de la masse musculaire
✓ dépend peu de l'alimentation
- Lactique :
✓ glycogène lactate
✓ diminution du pH par accumulation des lactates (facteur
limitant)
✓ autonomie déterminée par les réserves en glycogène
11
Implications nutritionnelles de l’effort
physique (2/2)
• Aérobie
✓ Glycogène → CO2 + H2O (irréversible)
✓ Triglycérides → CO2 + H2O
✓ Protéines → oxydation → urée (irréversible)
✓ Le niveau des réserves glycogéniques est limitant
✓ Maintien de la glycémie : glycogène hépatique et apport
glucidique pendant l'effort
12
Pour réaliser des séances où la vitesse est au
maximum mais durant seulement quelques secondes
c’est dans la Créatine Phosphate que le muscle puise
son énergie.
14
Voie aérobie (1/3)
Au-delà de quelques minutes (2min) dans des conditions
basales et dès que l'effort se prolonge : métabolisme
aérobie oxydation :
➢ glucose
➢ acides gras
17
Sources d’énergie pour la contraction musculaire
Couplage actine-myosine
ATP ADP
Créatine
Phosphate 2ADP →ATP + AMP
Pyruvate
lactase glucose Acides gras Corps cétoniques iMP (inonsine
monophosphate)
19
Tableau 4: Différentes filières au cours de l’effort (1/2)
Anaérobie Aérobie lactique aérobie
lactique
Type de fibres IIA et IIB IIA et IIB I et IIA
sollicitées
23
Tableau 4 : Besoins énergétiques du
sportif (classification de SPANTCHER, 3/3)
Groupe Dépense Discipline sportive
énergétique
Femme Homme
3 4600 à 5200 kcal Athlétisme : les longs parcours, les
lancers (poids, javelots et disque),
la natation longue distance.
- Boxe et lutte : poids lourds
4 5200-6000 kcal - Course de marathon, 50km de
marche et ski, cyclisme longs
parcours.
Poids lourds en haltérophilie
24
Adaptation à l’effort
Besoins énergétiques plus élevés des muscles en
activité :
Ex : Danse classique
• Protéines : 10 à 15%
32
Rôles des vitamines hydrosolubles
Les vitamines B ont deux fonctions principales
directement liées à l’exercice :
➢action sur le métabolisme énergétique (B1 à B8)
➢production de globules rouges, la synthèse des
protéines, et la réparation et la maintenance des
tissus (B9 et B12)
La vitamine C
➢Prévention de la fatigue (crampes et courbatures).
➢Action positive sur le tonus, la forme physique, la
résistance à la fatigue. 33
Besoins en vitamines hydrosolubles
• Vitamine B1 : 1,6mg (1,3mg)
• Vitamine B2: 1,8 à 2,5 mg (1,6mg)
• Vitamine B3: 15 à 20 mg (14 mg)
• Vitamine B5 : 5 à 10 mg (5mg)
• Vitamine B6 : 2 à 2,5mg (1,8mg)
• Vitamine B8 : 0,1mg (50 μg)
• Vitamine B9 : 0,4 mg (330μg)
• Vitamine B12 : 150 à 200 mg (2,4 μg)
• Vitamine C: 150 à 300 mg (110 mg)
34
Tableau 5 : Minéraux utiles pour le sportif
Minéral ANC (par jour) ANC pour sportif (par jour)
Sodium (Na 5g Pas de surcharge (5g)
- au système cardiovasculaire
- à l’élimination rénale 36
Apport hydrique (2/6)
• besoins hydriques de base :
➢25 à 35 ml/kg/j chez un adulte
➢ou 1 litre / 1000 kcal ingérées
38
Apport hydrique (4/6)
Soif : alerte médiocre et tardive de la déshydratation.
41
Besoins nutritionnels de la
femme enceinte
1
Modifications physiologiques (1/2)
Femme enceinte
• développement du fœtus
• croissance des tissus maternels
• maintien de l’homéostasie maternelle
• préparation à l’allaitement
changements physiologiques
2
Modifications physiologiques (2/2)
3
Adaptations métaboliques
• Première moitié de la grossesse: constitution de
réserves maternelles
4
Ta b l e a u 1 : P r i s e d e p o i d s d u r a n t l a g r o s s e s s e
selon l'IMC pré gestationnel (IMC kg/m2) :
recommandations françaises et nord-américaines
IMC Gain pondéral recommandé
en (kg)
France Nord - Amérique
IMC < 18,5 12,5–18 12–18
18,5 < IMC < 25 11,5–16 11,5–16
25 < IMC < 30 7–11,5 7–11,5
IMC > 30 6–7 5–9
6
Prise de poids durant la grossesse (2/2)
• Contrôle de poids nécessaire pas au prix de
déséquilibre alimentaire;
• Antécédant d’accouchement de bébé de faible
poids (< 2,5 kg) : obligation de prise de poids
dans la première moitié de la grossesse;
• Antécédant d’accouchement de prématuré: prise
de poids nécessaire au dernier trimestre de la
grossesse.
7
Prise de poids : évolution durant la grossesse (1/2)
13
Besoins énergétiques (4/4)
Réponse aux besoins en énergie de deux manières :
• Modification de la prise alimentaire
Ø chez « normales » : augmentation surtout au 2ème et
diminution à la fin du 3ème trimestre;
Ø Femmes maigres : augmentation
Ø chez les femmes : obèses réduction de la prise
alimentaire.
18
Besoins en glucides (3/3)
üminimum 250 g/jour
20
Besoins lipidiques
• AGS: 7%
• AGMI: 17,3%
• AGPI : 5,7%
ØLinoléique: 4,4% ou 10g
ØLinolénique : 0,9% ou 2g
ØAGPLC : 0,4% dont DHA : 0,1% (200 à 300mg)
22
Vitamine A
La vitamine A intervient dans la différenciation cellulaire
25
Vitamine B9 ou acide folique (1/2)
• Participation au métabolisme des acides aminés et
des acides nucléiques.
27
Vitamine B6
Elle est essentielle dans la synthèse de l’ ADN et
intervient dans la synthèse des protéines et des
lipides.
28
Vitamine C
• Stimulation de l’absorption du fer non héminique;
• vitamine C nécessaire à la formation du cartilage,
des os, des dents;
• vitamine C nécessaire à la fixation du fer;
• Chez le fœtus, la quantité de vitamine C dans le
sang est 2 à 4 fois supérieure à celle de la mère.
D (μg) 5 10
E (mg) 12 12
K( μg) 45 45
30
Tableau 3 : Vitamines hydrosolubles
Vitamine ANC Femmes enceintes
C (mg) 110 120
B1 (mg) 1,1 1,8
B2 (mg) 1,5 1,6
B3 (mg) 11 16
B5 (mg) 5 5
B6 (mg) 1,5 2
B8 ((μg) 50 50
B9 (μg) 300 400
B12 (μg) 2,4 2,6
31
Les minéraux
32
Calcium
• Rôle osseux : minéralisation du squelette fœtal
• Grossesses répétées;
• Antécédents hémorragiques;
• Milieux défavorisées;
• Anémie authentique.
35
Rôle du magnésium
• Action myorelaxante sur le muscle utérin permet:
Øcontraction en début de grossesse;
Øcrampes nocturnes fréquentes au dernier
trimestre;
• Lutte contre la constipation
• Carence en magnésium
Ø Hypotrophie
Ø Avortement spontanée
• mollusques,
• fruits,
• légumes secs,
• céréales entières;
• eaux minérales;
37
Zinc
• Croissance, multiplication migration des
cellules
• Stabilisation des membranes des cellules
• Antioxydant vis-à-vis des protéines
38
Iode
Synthèse des hormones thyroïdiennes nécessaires la
croissance et le développement neurologique de la
vie fœtale
ØSupplémentation.
39
Tableau 4 : Minéraux
Minéral ANC Femmes enceintes
Calcium 900-1100 mg 1000- 1200 mg
Zinc 10mg 20 mg
40
Adaptation des besoins en
micronutriments
Besoins augmentés au cours de la gestation
• couvert par des apports alimentaires et
supplémentations diverses:
• Compensés par augmentation des capacités
d'absorption intestinales pour divers micronutriments
(les vitamines, fer, calcium, macroéléments, etc.)
La mère est protégée d'une déperdition excessive lors du
transfert actif vers l'unité fœtoplacentaire des acides
aminés, des minéraux et des vitamines.
41
Besoins hydriques
besoins en eau car transport de l’eau vers le
fœtus.
44
Situation à risque : Toxoplasmose
• Toxoplasma gondii
• Ingestion de viande mal cuite, de crudités mal
lavées ou par contact direct avec les chats.
• Chez la femme enceinte non immunisée:
Øavortement
Ømort fœtale
Øatteinte neurologique et rétinienne.
45
Situation à risque : Listériose
46
Autres règles hygiéno-diététique
• limiter :
• graisses
• Aliments riches en lipides cachés
• Boissons gazeuses
• Aliments riches en sel et sucre;
• Alimentation équilibrée, variée et diversifiée déjà
3 mois avant la gestation.
47
Chapitre 2 : Grossesse et nutrition
La grossesse est constituée d’un ensemble de phénomènes qui se déroule entre la fécondation
et la naissance de l’enfant. Durant cette période, la femme enceinte subit des modifications
physiologiques importantes pour un bon développement du fœtus. Ce dernier nécessite des
apports nutritionnels réguliers et équilibrés qui lui sont fournis par l’alimentation et les
réserves maternelles. L’alimentation constitue donc un facteur important pour le bon
déroulement de la grossesse et la croissance du fœtus.
[Link] métaboliques
Pour satisfaire les besoins énergétiques du fœtus dont la source principale d’énergie est le
glucose, le métabolisme des glucides va s’accroitre durant la grossesse. Cet accroissement
entraine une augmentation de la glycémie chez la mère. L’insuline va donc être sécrétée et
stimuler la néoglucogenèse pour maintenir un bon niveau de glycémie. L’excès de sucre sera
transformé en acides gras, ce qui entraine une lipogenèse, puis le stockage des matières
grasses dans tissus adipeux de la mère. La lipogenèse est également favorisée par l’insuline, la
progestérone, les œstrogènes et le cortisol qui concourent à la libération d’acide gras et à leur
stockage sous forme de graisse.
Pour fournir au fœtus le glucose nécessaire, à partir du deuxième trimestre, une insulino-
résistance se développe grâce à l’Hormone Placentaire Lactogène (HPL) et l’Hormone de
Croissance Placentaire (HCP). Cette insulino-résistance et l’hyperinsulinisme permettent de
maintenir la glycémie élevée et de mettre à disposition du fœtus le glucose par diffusion à
travers le placenta.
Pour ce qui est du métabolisme des protéines, on note une accumulation dans l’organisme
maternel surtout à partir du deuxième trimestre.
II- Besoins nutritionnels de la femme enceinte
2.1. Besoins énergétiques
Les dépenses énergétiques théoriques pour la durée totale de la gestation sont estimées entre
72 000 et 80 000 kcal, ce qui donne entre en moyenne 260 à 300 kcal/j. Elles comprennent :
Comme on peut le constater, le besoin en énergie du fœtus et de ses annexes est de loin le plus
important. Si ce besoin varie très peu d’une femme à une autre, ceux du métabolisme de base
et de la constitution des réserves lipidiques par contre varient avec l’indice de masse
corporelle (IMC) initial de la mère. Par exemple, l’énergie nécessaire au métabolisme de base
est plus importante lorsque l’IMC est élevé et faible lorsqu’il est bas. L’établissement d’une
norme est donc difficile. Cependant, l’apport énergétique journalier ne doit pas être inférieur à
1500 à 1600 kcal. En dessous de ce chiffre, il y a un risque de développement d’une sous-
nutrition maternelle avec un effet sur le fœtus. Et la femme enceinte peut répondre à ces
besoins en énergie de deux manières :
La grossesse implique une augmentation du métabolisme de base sauf chez les femmes
maigres ou malnutries où on observe plutôt une baisse du métabolisme de base à la
conception. Elle entraine une augmentation du métabolisme des glucides, des lipides et des
protéines.
Le glucose est le principal nutriment utilisé par le fœtus. Il lui faut donc un apport adéquat de
glucose. Celui-ci varie de 200g à 300g/j entre le deuxième et troisième trimestre de la
grossesse. Il peut atteindre 350g/j chez les femmes maigres ou ayant une importante activité
physique. Les sucres lents doivent être privilégiés pour ralentir l’absorption intestinale du
glucose et donc d’éviter une sécrétion trop importante d’insuline. En effet, cette insulino-
sécrétion concourt à la synthèse des lipides et au stockage des matières grasses dans
l’organisme maternel.
.
Les besoins en protéines de la femme augmentent pendant la grossesse pour deux raisons :
- Le développement du fœtus et de ses annexes ;
- La constitution dans l’organisme maternel d’une réserve en protéine qui pourrait être
utilisée par le fœtus en cas de besoin.
Les apports recommandés sont de 60 à 70g/j pendant la grossesse en prenant soin d’associer
les protéines d’origine animale et végétale.
2.2.4. L’eau
Les besoins en eau augmentent chez la femme enceinte. Cette augmentation est due au
transport de l’eau vers le fœtus. Ce besoin est tel que qu’il faudra 2,5l d’eau /heure. Pour
répondre à ce besoin, l’organisme maternel va retenir l’eau dans les vaisseaux sanguins
comme en dehors des vaisseaux. La rétention d’eau extracellulaire est à l’origine des œdèmes.
Le calcium est essentiel à la minéralisation du squelette du fœtus. Les besoins sont estimés au
total à près de 30g, avec une accumulation observée surtout au dernier trimestre de la
grossesse. Si la quantité de calcium nécessaire est insuffisante, l’organisme va puiser dans les
os de la mère pour satisfaire les besoins fœtaux. Pour éviter une telle situation, les
recommandations préconisent 1g à 1,2g de calcium/j. En plus de l’apport quotidien, une
augmentation de l’absorption intestinale du calcium contribue à couvrir les besoins.
Les produits laitiers sont la principale source de calcium. Les légumes, les fruits, les céréales
et les eaux de boisson complètent ces apports de calcium.
- Le magnésium
Pendant la grossesse, la quantité de magnésium dans le sang est élevée et les besoins en ce
minéral ne sont pas bien connus. Cependant, sa carence entraine des troubles plutôt chez la
mère que chez le fœtus (crampes, palpitations, vomissements, insomnies, etc.).
Sources principales : le chocolat, les légumes et les fruits secs, les céréales, la viande et le
lait.
- Fer
Le fer est impliqué dans l’érythropoïèse, le métabolisme de la peau et des muqueuses, la lutte
contre l’infection, le fonctionnement musculaire et la croissance cellulaire. Si au début de la
grossesse, les réserves maternelles en fer ne sont pas suffisantes, la mère risque une anémie
ferriprive, un accouchement prématuré, une hypotrophie fœtale ou une mortalité de l’enfant à
la naissance. Au cours de la grossesse, les besoins en fer augmentent. Ils sont estimés au total
à 1g. Ils varient de 1 à 2,5mg/j en début de grossesse à 6,5mg /j au cours du troisième
trimestre. Ils se répartissent entre le fœtus, le placenta et la masse érythrocytaire. Toutefois,
chez les femmes qui souffrent d’une anémie, une supplémentation de 25mg/j dès le début de
la grossesse est conseillée. Par ailleurs, pour faire face à ce besoin accru, l’organisme de la
femme augmente ses capacités d’absorption du fer. Celles-ci augmentent avec les apports
faibles de fer.
Principales sources : la viande, le poisson, les œufs, les céréales et les fruits. Le fer contenu
dans les tissus animaux est mieux absorbé (30 à 40%) que celui d’origine végétal (˂ 5%).
- L’iode
Sources : le lait et les produits laitiers, les œufs, les poissons et crustacés, le sel enrichi en
iode.
- Vitamines B9 ou folates
Sources : les légumes verts, les agrumes, les fruits à coques, les légumineuses les abats, les
œufs, les fromages.
- la vitamine B6
Elle est essentielle dans la synthèse de l’ADN et intervient dans la synthèse des protéines et
des lipides. Les apports nutritionnels conseillés chez la femme enceinte sont de 2 mg/jour.
Autres sources mais faibles : produits laitiers banane, chou-fleur, les haricots vert.
- Autres vitamines du groupe B
- Vitamine C
La formation du cartilage, des os, des dents et à la fixation du fer nécessite la vitamine C.
Chez le fœtus, la quantité de vitamine C dans le sang (ascorbémie) est 2 à 4 fois supérieure à
celle de la mère alors que chez celle-ci, elle diminue de 50%. Les besoins en vitamines C sont
donc accrus pendant la grossesse. L’apport nutritionnel conseillé est de 70 à 100mg/j, soit une
supplémentation de 30 à 40mg/g.
Sources principales: les fruits (agrumes surtout et fruits rouges) et les légumes.
- Vitamines A
La vitamine A intervient dans la différenciation cellulaire. Elle est donc importante pour le
développement embryonnaire et fœtal. La quantité maximum recommandée est de 10 000
UI/j(1 UI=0,3µg) pendant toute la durée de la grossesse. Cet apport permet au fœtus de la
mettre en réserve dans son foie. Cependant, une attention particulière doit être accordée aux
quantités de vitamine A consommées durant la grossesse car elle devient tératogène aux doses
supérieures à 10 000 UI. Elle peut être aussi la cause d’avortements spontanés ou
d’accouchement prématuré. La consommation de foie naturellement riche en vitamine A et
celle des compléments vitaminiques contenant de la vitamine A sont déconseillées pendant la
grossesse.
Les légumes verts et les fruits apportent les β carotène, le précurseur de la vitamine A.
- Vitamines D
Modifiée en forme active par les rayons UV du soleil, la vitamine D régule l’absorption du
calcium et du phosphore. Elle est essentielle dans la minéralisation des os. Les besoins en
vitamine D augmentent pendant la grossesse. Cet accroissement permet :
Les besoins en vitamine D varie de 400 UI/j (1 UI = 0,025µg) pendant toute la grossesse à
1 000 UI/j au dernier trimestre.
En fin de grossesse, si l’apport en vitamine est insuffisante, les réserves fœtales vont se
réaliser aux dépends de celles de la mère. Pour éviter cette carence, une dose unique de
200 000 UI est administrée au septième mois.
Sources : les aliments riches en vitamines D sont le saumon, les sardines, le maquereau, les
œufs et l’huile de foie de morue.
- Vitamine E
1
Tableau 1: Composition du lait maternel : colostrum
Nutriments Teneurs (g/100ml)
Eau 87
Glucides 3,5
Protéines 6,4
Lipides 2,5
Sels minéraux 0,3
2
Composition du lait maternel : le lait mature
les protéines
• Teneur: 1,3%
4
Composition du lait maternel : le lait mature
les lipides (1/2)
• Teneur moyenne: 3,7%
• Facteur de variation:
➢Individu (1,3 à 8,4%)
➢Moment de la journée: maximal le matin et minimal le soir
➢Moment de l’allaitement: plus élevé en fin de tétée (2X plus) qu’en
début
5
Composition du lait maternel : le lait mature
les lipides (2/2)
• Triglycérides
✓ Acide palmitique
✓ Acide oléique
✓ Acides linoléique
✓ α-linolénique
✓ Acide arachidonique
✓ Acide docosahexaénoïque (DHA)
• Phospholipides
• Ester de cholestérol
• glycolipides
6
Composition du lait maternel : le lait mature
les glucides
• Teneur moyenne: 7,2%
• Lactose : 85 à 90%
• Galactose (cérébrosides : développement cérébral)
• Glycolactose (développement du système nerveux)
7
Composition du lait maternel : le lait mature
les minéraux
• Calcium : 30 mg/100 mL
• Phosphore: 13,6 mg/100 mL
• Sodium : 15mg/100mL
• Potassium
• Fer
8
Composition du lait maternel : le lait mature
les vitamines
• Toutes vitamines nécessaires au nourisson
• Limites:
➢ Vitamine D
➢ Vitamine A
➢ Vitamine K
9
Besoins nutritionnels
• Dépense énergétique liée à l’allaitement 70 kcal pour 100mL de lait
✓ Juste après l’accouchement 50mL de colostrum
✓ Après 2 semaine : 500mL/J
✓ À trois mois 750 à 900mL/J
• Besoins:
✓ Protéines: 15%
✓ Lipides 30 à 35% dont AGS (8%), AGMI (20%), acide linoléique (4,4% ou
11g/J), acide α-linolénique (0,9% ou 2,2g/J), AGPLC (0,4% avec DHA 0,1)
✓ Glucides: 50 à 55% 10
Tableau 2 : Vitamines liposolubles
Vitamine ANC Femmes enceintes Femmes allaitantes
D (μg) 5 10 10
E (mg) 12 12 12
K( μg) 45 45 45
11
Tableau 3 : Vitamines hydrosolubles
Vitamine ANC Femmes enceintes Femmes allaitantes
C (mg) 110 120 130
B3 (mg) 11 16 15
B5 (mg) 5 5 7
B6 (mg) 1,5 2 2
B8 ((μg) 50 50 55
Fer 16 mg 20 mg 16 mg
Iode 150 μg 200 μg 200 μg
Zinc 10 mg 20mg 20mg
13
Besoins hydriques
• 90% eau dans le lait maternel;
14
Lait maternel et substance toxique
• Alcool
• Tabac (nicotine)
• Drogues
• Certains médicaments
• Pesticides et insecticides
15
Lait maternel et contamination virale
• Virus hépatites B et C;
• VIH
16
Comparaison gestation et allaitement
17
Besoins nutritionnels et alimentation du
nourrisson et du jeune enfant
1
Modifications morphologiques
• Nourrissons : 0 à 12 mois et Jeune enfant 1 an à 2 - 3 ans
• Trois premières années de vie :
➢Accroissement du poids (x4)
3
Besoins énergétiques
• Energie de croissance: dépense énergétique liée à la croissance;
• dépense énergétique de thermorégulation
• Dépenses énergétiques dues à l’activité physique pendant l’état de veille;
6
Besoins énergétiques en fonction de l’âge
Energie
Âge (Kcal)
2 ans 1150
3 ans 1200
7
Répartition du besoin énergétique
• Protéines:
Nourrisson
➢3 – 6 mois: 6,2%
➢6-9 mois : 5,3%
➢9 – 12 mois : 4,9%
➢1 an – 2 ans : 4,3%
➢2 ans - 3 ans : 4%
• Lipides 45 – 50% et 30 à 35% à partir de 3 ans
• Glucides : calcul à faire comme chez l’adulte
➢Nourrisson 0 – 6 mois : lactose
➢Nourrisson 6 – 12 mois: amidon dans les farines infantiles, fructose et
saccharose. 8
Besoins nutritionnels et apports nutritionnels conseillés
NB: 1 mégajoule (MJ) = 1 000 kJ = 239 kcal ; (2) : 1 g de protéine = 6,25 g d’azote
9
Apport en protéines
• Diminution du besoin en protéine en fonction de l’âge
➢Baisse de la dépense énergétique lié à la croissance
➢Augmentation des dépense énergétiques liées au maintien, du bilan azoté
• Sources :
➢Lait maternel
➢ lait de 1er âge parfois excès de protéines
10
Besoins en protéines
➢Base alimentaire des enfants
➢Besoins protéiques = quantité d’azote et d’acides aminés
✓renouvellement cellulaire;
11
Besoins en protéines
• 9 acides aminés indispensables chez l’enfant : leucine, thréonine, lysine,
tryptophane, phénylalanine, valine, méthionine, isoleucine, histidine
• 0,75 g/kg/j chez nourrisson (0,8g/kg/j chez adulte)
12
Besoins en lipides
• Source d’énergie pour la croissance et les réserves adipeuses;
• 2 acides gras polyinsaturés : l’acide linoléique (C18:2n-6) et l’acide
linolénique (C18:3n-3);
• 2 acides gras polyinsaturés à chaine longue: EPA et DHA;
• 5 < ω6/ω3 <10
• Carence
➢un retard de croissance staturo-pondérale,
➢des anomalies cutanéo-phanériennes,
➢des infections à répétition
➢des perturbations du développement psychomoteur.
13
Répartition des acides gras
Acides gras ANC (%) Fonctions
Acides gras 22,5 – 24 Longues chaines: constitution des lipides
saturés membranaires;
Très longues chaines: neurotransmission
Acides gras 20 Développement cérébral surtout myélinisation
monoinsaturés
Acides gras 2,4 – 6 indispensables des membranes cellulaires du tissu
Polyinsaturé cérébral en particulier;
1 à 6 mois 2,45 – 6
EPA et DHA: éléments constitutifs essentiels du
Acide linoléique 2 - 4,5
système nerveux
Acide α-linolénique 0,45 - 1,5
6 à 12 mois 2,4 - 6 AGPI : développement et maturation cérébrale du
bébé (cerveau, moelle épinière, nerfs, etc.)
Acide linoléique 2-5
Acide α-linolénique 0,4 - 1 14
Besoins en glucides
• 0 – 6 mois: lactose du lait maternel
➢Galactose et constitution des cérébrosides de tissus nerveux
➢Synthèse des acides nucléiques
• Après 6 mois : diversification entraine:
➢Amidon par les farines infantiles
➢Fructose par les fruits et légumes
➢Saccharose fruits, légumes et peu de produits sucrés
➢Lactose diminuant jusqu’au sévrage.
15
Vitamines liposolubles
Vit ANVC
D (μg) 20-25 10
E (mg) 4 6
K (μg) 5-10 15
16
Vitamines hydrosolubles
Vit ANC
Nourrisson Enfant : 1-3ans
C (mg) 50 60
B1(mg) 0,2 0,4
B2(mg) 0,4 0,8
B3(mg) 3 6
B5(mg) 2 2,5
B6(mg) 0,3 0,6
B8 (µg) 6 12
B9 (µg) 70 100
B12 (µg) 0,5 0,8
17
Besoins en minéraux : calcium
➢Minéralisation du squelette
➢Nourrisson:
✓0 à 6 mois: calcium : 400 mg/j
✓ 6 à 12 mois : calcium : 500 mg/j
18
Besoins en minéraux : fer et autres minéraux
➢Expansion de la masse érythrocytaire;
19
Besoins en minéraux du jeune enfant
Minéral
20
Les autres minéraux et vitamines
• Les autres minéraux et vitamines couverts :
21
Alimentation de l’enfant
• fonctions digestives et rénales du nouveau-né et du
nourrisson non mature
24
Diversification alimentaire : introduction de l’amidon
25
Diversification alimentaire : introduction de des
légumes
• Cuidités sans ajout de sel:
➢À partir de 7 à 8 mois légumes sous forme liquide;
27
Diversification alimentaire : introduction des laitages
natures et demi-écrémé et fromage
• À partit de 8 à 9 mois: ex ½ pot de yaourt au diner;
28
Diversification alimentaire : Introduction des viandes,
poissons, œufs
• À partir de 9 mois : 10 g/j de viandes et poissons finement écrasé et
cuit sans matière grasse ou demi- jaune d’œuf écrasé
• Vers 10 mois : 15 g/j de viandes et poisson écrasé plus grossièrement
ou un jaune d’œuf bien cuit et écrasé;
• Vers 11 – 12 mois : 20 à 25 g/j de viandes et poisson hachés
• À partir de 1 ans à 2 ans : 30 à 50 g/j de viandes et poissons en petits
morceaux ou un œuf entier
• Blanc d’œuf à éviter jusqu’à 1 an pour ne pas créer la sensibilisation à
l’albumine
•
29
Diversification alimentaire : Introduction des féculents
✓La pomme de terre:
• Sous forme de purée à partit de 8 mois ou 9 mois
• Associée aux légumes à part égales à partir de 9 – 12 mois
• Seule à partir de 1 an
✓Les riz, les pâtes de blé, de maïs à partir de 9 à 12 mois
✓Légumes secs à partir de 18 mois sous forme de purée
30
Diversification alimentaire : Introduction du pain,
biscuits et céréales
• Croûte de pain: vers 9 -12 mois;
31
Diversification alimentaire : Introduction des matières
grasses
32
Besoins hydriques
➢Plus l'enfant est petit, plus ses besoins en eau sont importants;
➢jeune enfant :
✓Régression du risque de déshydratation;
✓Maturité de concentration urinaire;
✓90 ml/kg/j entre 1 et 3 ans.
33
Besoins nutritionnels de l’enfant et
de l’adolescent
1
Objectifs spécifiques
• Connaitre les modifications morphologiques et caractéristiques;
• Puberté et adolescence :
3
Quelques caractéristiques des enfants et adolescents
• Mode de vie
✓Sédentaire
✓Repas hors foyer fréquent
✓Désintérêt pour l’équilibre alimentaire
• Incitations extérieur
✓Publicité à outrance
✓Développement exagéré des produits alimentaires industriels à leur
endroit
4
Apport nutritionnel conseillé en énergie
• Facteurs de variation
5
Besoins en énergie
• dépense énergétique de repos:
7
Tableau 1 : Dépense énergétique liée à l’activité physique chez l’enfant
Âge (année) Nivea d’activité faible Niveau d’activité moyen Niveau d’activité élevé
(kcal/J) (kcal/J) (kcal/J)
2 F 1000 1050 1100
G 1100 1150 1200
3 F 1100 1150 1200
G 1150 1200 1300
4 F 1200 1250 1300
G 1250 1300 1400
5 F 1250 1350 1400
G 1350 1400 1500
6 F 1500 1600 1700
G 1650 1750 1850
7 F 1600 1700 1800
G 1750 1850 1950
8 F 1700 1850 1900
G 1850 2000 2100
9 F 1850 1950 2050
G 1950 2100 2200 8
Tableau 2 : Classement des activités selon leur niveau d’activité physique
(NAP)
10
Répartition du besoin énergétique
A partir de 3 ans:
➢50 à 55 % de glucides
11
Besoins en protéines
➢Base alimentaire des enfants
➢Besoins protéiques = quantité d’azote et d’acides aminés
• renouvellement cellulaire,
12
Tableau 3: besoins en Vitamines liposolubles
Vit Nourrisson Enfant Adolescent
E (mg) 4 6 7,5 9 11 12 12
K (μg) 5-10 15 20 30 40 45 45
13
Tableau 4 : besoins en vitamines hydrosolubles
Vit Nourrisson Enfant Adolescent
15
Besoins hydriques
▪ capacité à mastiquer
▪ Prise alimentaire
perte d’appétit
Vieillissement de l’appareil digestif
• Ralentissement de la vidange gastrique
➢troubles de la déglutition,
➢satiété précoce,
• Surpoids
✓ Obésité
✓ Diabète de type 2
✓ Hyperuricémie
✓ Athérosclérose
Besoins énergétiques
Dépense énergétique liée à
l’activité physique
30%
Dépense énergétique de la
10% thermorégulation
Dépense énergétique de
repos
60%
Métabolisme de base moyen
Sexe Âge Métabolisme de
base moyen (kcal)
Hommes 60 – 75 ans 1600
75 ans et plus 1500
Femmes 60 – 75 ans 1250
• Glucides : 50 à 55%
• Lipides : 30 à 35%
• Favorisation de l’anabolisme
• PA/PV > 1
Besoins en lipides
Importance des acides gras essentiels chez la personne âgée
➢Déficience entraine:
• Trouble cutanés, oculaires et métaboliques;
• Altérations cognitives
• AGPI :
✓Acide linoléique (ω6) : 4,4% ou 7,5 g/j
Répartition
• Glucides complexes : 55%
• Glucides simples : 45% dont 10 à 15% de produits sucrés (prise non
isolée en dehors des repas)
Besoins en fibres
• Constipation fréquente chez les personnes âgées
✓Ralentissement du péristaltisme intestinal
✓Diminution ou inexistence des activités physiques
✓diminution de ration spontanée en fibres
✓Prise de certains médicaments
Perte d’appétit
• Fibres et diarrhées par favorisation de l’absorption et électrolytes au niveau du
côlon;
• 20 à 25 g dont 50% de fibres solubles.
Besoins en vitamines
Vit A D K E C B1 B2
Vit B3 B5 B6 B8 B9 B12
Magnésium
420 mg/jour chez l’homme
360 mg/jour chez la femme.
➢Exposition à la déshydratation
➢Augmentation des besoins hydriques chez la personne âgée
apports conseillés sont de 1,5 à 2 litres par jour
Importance de l’activité physique chez la personne âgée
1
Malnutrition par dénutrition
2
Objectifs spécifiques
• Connaitre les causes de la MPE;
3
Définition MPE
Malnutrition protéino-énergétique (MPE) =
apport inadéquat en nutriments
Besoins
de Ingesta
fonction absorbé
nement
4
Causes de la MPE
➢Carence d’apport absolue
5
Causes de MPE : Carence d’apport
✓ Limitation d’apport
➢ précarité
➢ Niveau d’instruction de la mère
➢ Jeûne
➢ Régimes restrictifs
➢ Nausées
➢ Pathologies buccodentaires
➢ Pathologies chroniques
✓ Anorexie : anorexie mentale, dépression, iatrogène
✓ Troubles de la déglutition: parkinson, AVC
✓ Etc.
6
Causes de MPE : augmentation des pertes
• Malabsorption
• Mauvaise digestion
• Vomissement
• Brûlures
• Plaies
7
Causes de MPE : augmentation des
besoins
• Hypermétabolisme (infection, pathologie
inflammatoire, hyperthyroïdie, réparation
tissulaire)
• Activité physique
• Etc.
8
Conséquences
• Diminution de la masse maigre : perte de poids et
maigreur
• Perte progressive et généralisée de masse, force et
fonctions musculaires : sarcopénie
• œdèmes masquant la diminution de la masse
maigre
• Mort si masse protéique réduite de moitié
• Infections diverses (immunité fragilisé)
• morbidité
9
Autres manifestations fonctionnelles
10
Autres manifestations au niveau digestif
• Anorexie
• Dysphagie (difficulté à avaler)
• Odynophagie (déglutition douloureuse)
• Lenteur de la digestion
• Pésanteur gastrique postprandiale
• Diarrhée et /ou constipation
11
Autres manifestations liées au carences
spécifiques
• Anomalies de la peau et des phanères (cheveux,
poils, ongles).
➢Peaux sèches, plaque de pigmentation
➢Cheveux secs et cassants
➢Ongles striés, déformés et cassants
• Signes de carences vitaminiques peu fréquents en
raison d’une diminution des besoins
12
Autres manifestations
• Hypotension artérielle
• Bradycardie
• Tachycardie
• Hépatomégalie
13
Pris en charge de MPE
• Traiter MPE
14
Prise en charge de MPE
• Objectif:
15
Prise en charge de MPE
Rappel de besoins de maintenance :
• Energie: 25 à 30 Kcal/kg/j
➢Protéines : 1 à 1,2g/kg/j
➢Lipides: 1g/kg/j
➢Glucides: 4g/kg/j
• Apports adaptés en micronutriments
• Eau: 30ml/kg/j
16
Prise en charge de MPE
17
Prise en charge de MPE conseils
diététiques
• Aliments à forte densité en protéines et /ou en
énergie
• Matière grasse
• Lait en poudre
• Poudre de protéines
• Aliments diététiques à des fins médicales
• Compléments nutritionnels oraux
18
Autres moyens de prise en charge de la
dénutrition
• Nutrition entérale : apport nutritionnel au
niveau digestif
19
Nutrition entérale
• Incapacité d’alimentation orale
• Composition : maltodextrines, Protéines, triglycérides
21
Complication de la renutrition
• renutritions orale, entérale eu parentérale
progressives
22
Formes de malnutrition dans les pays
tropicaux
• malnutrition aiguë (situation catastrophique
qui nécessite en situation de crise une
stratégie d’aide alimentaire internationale),
23
Marasme (1/2)
Cause : abandon précoce du lait maternel et remplacement par un
lait trop dilué ou un recours précoce aux céréales
Manifestations:
- un déficit pondéral majeur avec fonte graisseuse et musculaire,
faciès de vieillard ;
- Pas d’œdème, ni éruption, ni troubles de la pigmentation,
- Chute des cheveux (une alopécie)
- appétit conservé avec un enfant affamé
- comportement actif qui présente une diarrhée de la faim faite de
petites selles liquides et vertes
25
Kwashiorkor (1/4)
- Association de malnutrition et œdèmes;
26
Kwashiorkor (2/4)
Manifestations:
- modification du comportement : l’enfant ne joue
pas, refuse la nourriture,
- déficit pondéral (cassure de la courbe de croissance)
- retard statural;
- troubles digestifs (anorexie, diarrhée chronique avec
malabsorption et ballonnement);
- œdèmes au niveau des membres inférieurs (dos du
pied, régions tibiales), des mains, du visage,
caractéristiques du kwashiorkor,
27
Kwashiorkor (3/4)
➢ Manifestations dermatologiques :
- éruption faite de plaques rouges aux points de
pression, peau écaillée
- fragilité cutanée : fissures des plis, érosions,
ulcérations,
- atteinte muqueuse.
➢ Altération des cheveux :
- troubles de la pigmentation (cheveux roux) ;
- alopécie partielle ;
- modifications de la texture (cheveux fins, ternes, secs,
moins ondulés);
➢ surinfections à pyogènes et/ou à candida.
28
Kwashiorkor (4/4)
Evolution :
• mortalité est supérieure à 89 % si l'enfant
n'est pas traité;
• mortalité 10 à 25 % si l'enfant est traité, en
particulier lors de la période de rééquilibration
nutritionnelle.
29
Association kwashiorkor-marasme
• Causes :
✓carence d’apport globale par abandon de
l’allaitement maternel (marasme)
✓ carence d’apport en protéines et une carence
spécifique en acides aminés (kwashiorkor)
• Manifestation: association kwashiorkor-marasme
: hypotrophie considérable révélée par la
disparition plus ou moins complète des œdèmes.
30
Formes de malnutrition au Togo
• retard de croissance (malnutrition chronique):
indice poids/âge ou IMC pour l’âge en dessous -2
écartypes (ET)
• Émaciation ou malnutrition aigüe: indice
poids/taille ou IMC pour la taille en dessous -2
écartypes (ET) et ou œdèmes bilatéraux.
➢ Difficilement réversible.
32
Formes de malnutrition au Togo
retard de croissance: (2/3)
➢atteinte nutritionnelle la plus répandue;
➢dépistage anthropométrique;
33
Formes de malnutrition au Togo
retard de croissance (3/3)
Conséquences :
➢ retard de croissance;
➢ retard pubertaire;
34
Formes de malnutrition au Togo
émaciation
• (poids-pour-taille)
• insuffisance nutritionnelle récente (Insuffisance
ou absence des aliments);
• État de maladie aigüe
35
Formes de malnutrition au Togo
insuffisance pondérale
• (poids-pour-âge),
• indicateur composite, combine dénutritions
chronique (retard de croissance) et aiguë
(émaciation).
36
Figure 1:Etat nutritionnel des enfants de moins de 5 ans au Togo
Sources: plan stratégique national multisectoriel de la Nutrition
(PSNMT) 37
Etat nutritionnel:
Retard de croissance
• 23,8% des enfants de moins de 5ans
Source : PSNMNT 40
Traitement de la MPE aigüe
Prise en charge de la malnutrition grave basée sur
utilisation de préparations lactées et est réalisée en
trois phases :
• phase initiale ou de rééquilibration
• phase de transition d'une durée de 48 à 72
heures
• phase de réhabilitation nutritionnelle
41
Traitement de la MPE aigüe
Phase initiale
Objectif : couvrir les besoins de maintenance
nécessaires au maintien des fonctions vitales de
l’organisme;
Elle comprend:
- correction d’une éventuelle déshydratation,
- traitement des infections
- réalimentation
42
Traitement de la MPE aigüe
phase de réhabilitation nutritionnelle
43
Prévention de la MPE : l'alimentation de
complément
- Allaitement exclusif de la naissance à l'âge de
six mois (recommandations de l’OMS).
- Introduction d'une alimentation de
complément et allaitement si possible jusqu'à
l'âge de deux ans, et même au-delà.
- Quantité d’énergie devant être apportée par
l'alimentation de complément (voir cours
l’alimentation du nourrisson et du jeune
enfant).
44
Centre René Labusquière, Institut de Médecine Tropicale, Université de Bordeaux, 33076 Bordeaux (France)
Malnutrition protéino-énergétique
Actualités 2019
Professeur Pierre Aubry, Docteur Bernard-Alex Gaüzère. Mise à jour le 27/01/2020
[Link]
1. Généralités
D'abord confrontés à des cas individuels de MPE aiguë dans les Centres de Santé où les Hôpitaux
des pays tropicaux, nous avons été confrontés, dés la fin des années 1960, à la MPE aiguë en
situation de crise, avec un grand nombre d'enfants dénutris, en malnutrition aiguë sévère en
Afrique (Biafra, pays des Grands Lacs, Corne de l'Afrique, Sahel). La malnutrition est devenue un
problème de santé publique se prêtant à un traitement de masse et la prise en charge a dû être
modifiée.
Le rapport 2019 sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde publié
conjointement par la FAO, la FIDA, l’UNICEF, le PAM et l’OMS chiffre à plus de 820 000 millions le
nombre de personnes souffrant dans le monde de la faim en 2018. Le nombre de personnes
souffrant de la faim progresse : il était de 795 millions en 2015. La prévalence de la sous-
alimentation est de près de 20 % en Afrique, 7 % en Amérique latine et dans les Caraïbes, plus de
12 % en Asie. La faim progresse dans de nombreux pays où la croissance économique ralentit et
la majorité de ces pays ne sont pas des pays à faible revenu, mais des pays à revenu
intermédiaire, ainsi que des pays qui dépendent largement des échanges internationaux de
produits de base.
Le rapport 2019 traite de l’insécurité alimentaire grave qui est associée à la notion de faim, et aussi
de l’insécurité alimentaire modérée qui correspond aux personnes qui ne sont pas certaines de
pouvoir se procurer à manger et sont contraintes de réduire la qualité et/ou la quantité des
aliments. On estime que plus de 2 milliards des personnes sont en insécurité alimentaire grave ou
modérée.
Le nombre de nouveaux-nés ayant un poids insuffisant est de 20,5 millions, soit une naissance
vivante sur sept. Ce chiffre n’évolue pas depuis 2012. Le nombre d’enfants de moins de 5 ans
présentant un retard de croissance est de 149 millions, chiffre en recul de 10 % depuis six ans,
mais ne permettant pas d’espérer atteindre la cible fixée à 2030, à savoir réduire de moitié le
nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance.
L’excès pondéral et l’obésité sont en progrès dans toutes les régions, en particulier chez les
enfants d’âge scolaire et les adultes. L’insécurité alimentaire est un facteur prédictif de l’obésité
chez les enfants d’âge scolaire, les adolescents et les adultes. En 2018, le tiers des adolescents et
des adultes était en surpoids et 44 % des enfants âgés de 5 à 9 ans en surpoids étaient obèses.
L’obésité contribue à 4 millions de décès au niveau mondial.
1
Centre René Labusquière, Institut de Médecine Tropicale, Université de Bordeaux, 33076 Bordeaux (France)
Ce sont surtout les enfants qui sont touchés par la malnutrition. On estime à 2,7 millions le nombre
annuel de décès d’enfants imputables à la sous-nutrition, soit 45 % de tous les décès d’enfants.
L’alimentation du nourrisson et du jeune enfant est un domaine primordial pour améliorer la survie
des enfants et promouvoir une croissance et un développement sains. Les deux premières années
de la vie d’un enfant sont particulièrement importantes car une nutrition optimale pendant cette
période aura pour effet de réduire le taux de morbidité et de mortalité. Les bénéfices apportés par
l’allaitement maternel sont considérables et les interventions de santé publique pour promouvoir
les recommandations de l’OMS pour un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, poursuivi jusqu’à 2 ans
avec une alimentation complémentaire, sont nombreuses.
La malnutrition à Madagascar.
Sécheresse et malnutrition sont endémiques dans le sud malgache (Ambovombe et sa région, le
district de Tsihombe…) depuis une trentaine d’années, avec l’amplification du phénomène El Nino.
En mai 2017, l’Unicef publiait un rapport signalant que « les récoltes de maïs et de manioc,
denrées de base dans la région, ont diminué de 60 à 80 % par rapport à celles de l’année
précédente. Dans le district d’Amboasary, la moitié des habitants seraient atteints de malnutrition
chronique. Selon le PNUD, il faudrait 177 millions d’euros en trois ans pour aider le sud
malgache ».
2.1. Rappel des besoins nutritionnels de l’enfant : ils sont quantitatifs et qualitatifs
2
Centre René Labusquière, Institut de Médecine Tropicale, Université de Bordeaux, 33076 Bordeaux (France)
2.2. La MPE infantile aiguë de l’enfant de moins de 5 ans hors situation de crise
2.2.1. Le marasme
[Link]. Epidémiologie : il est dû à l'abandon précoce du lait maternel, remplacé par un lait trop
dilué ou un recours précoce aux céréales, entraînant une insuffisance nutritionnelle globale chez
l’enfant âgé en général de moins de 1 an.
[Link]. Clinique : c’est un déficit pondéral majeur avec fonte graisseuse et musculaire, faciès de
vieillard ; il n'y a ni œdème, ni éruption, ni troubles de la pigmentation, mais une alopécie. L’appétit
est conservé avec un enfant affamé et un comportement actif qui présente une diarrhée de la faim
faite de petites selles liquides et vertes.
[Link]. Critères : âge, poids, taille, périmètre brachial. L’indice P/T exprime le poids de l’enfant
par rapport à la taille. Il est l’indicateur de mesure du marasme. Il s’exprime au quotidien en % de
la médiane. Il est dans le marasme < 70 % de la médiane. La mesure du périmètre brachial est <
110 mm.
[Link]. Epidémiologie : il est observé pendant la période de sevrage, entre 18 mois et 2 ans, lors
de multiples agressions déclenchantes appelées « les avenues du kwashiorkor » (paludisme,
parasitoses, rougeole, diarrhées aiguë).
2.3. La MPE infantile chronique : Elle représente l’atteinte nutritionnelle la plus répandue, mais
aussi la plus méconnue.
2.3.1. Le dépistage de la MPE chronique est anthropométrique. Il faut la rechercher chez les
enfants de poids de naissance inférieur à 2 500 g, souvent nés de mères impaludées. Le
dépistage se fait dans les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI).
Les critères anthropométriques : ce sont de bons moyens objectifs d'évaluer l'état nutritionnel
des enfants et les éventuels progrès accomplis.
Plusieurs classifications ont été proposées :
- certaines font référence à l’âge : classification de Gomez (rapport poids-âge), de Waterlow
(rapport poids-taille-âge),
- d’autres ne font pas référence à l’âge : indice P/T, mesure du périmètre brachial.
En milieu rural, la méconnaissance de l’âge précis d’un enfant explique l’intérêt des classifications
ne faisant pas référence à l’âge.
La mesure du périmètre brachial (MUAC en anglais pour Middle Upper Arm Circonference) est la
mesure fondamentale pour les études de terrain. Elle est normalement supérieure à 130 mm entre
1 et 5 ans.
La classification clinique simplifiée, reposant sur l’examen physique, est ici sans intérêt car elle ne
dépiste que la MPE aiguë.
Soixante-dix pour cent des décès néonatals se produisent chez les enfants avec un poids de
naissance inférieur à 2 500 g. Les interventions les plus efficaces pour faire diminuer la mortalité
est l’allaitement maternel exclusif et la méthode « mère kangourou » ou contact peau-à-peau
mère-enfant. Cette méthode appliquée dans les structures de santé doit aussi être appliquée à
domicile. La réduction de la mortalité est de 30 % entre la naissance et 28 jours de vie.
2.4. Le traitement curatif de la MPE aiguë de l’enfant en milieu médical (Centre de santé,
hôpital).
L’enfant dénutri présente souvent des signes de déshydratation, mais le degré de déshydratation
est difficile à évaluer. La prise en charge de la malnutrition grave est basée sur l’utilisation de
préparations lactées et est réalisée en trois phases :
association entre la prise d’antibiotiques et un gain de poids et de taille chez les enfants en état de
malnutrition.
- la réalimentation : les apports énergétiques ne doivent pas être trop élevés en situation
d’œdèmes, en raison du risque de survenue d’insuffisance cardiaque (niveau d’activité de la
pompe Na+/K+ paradoxalement élevé). L’OMS recommande la formule lactée F 75 (75 Kcal/100
mL) qui, à raison de 135 mL/kg correspondant à 100 Kcal/kg, suffit à couvrir les besoins de base
tant en protéines qu’en énergie, tant que les infections et les carences associées ne sont pas
traitées.
Cette réalimentation est réalisée par de fréquents repas (5 à 8 repas/jour), pour éviter la survenue
d’hypothermie et d’hypoglycémie. La correction des carences en vitamines et minéraux est
associée : acide folique 5 mg, vitamine A 200 000 UI, mélange standard de minéraux ne contenant
pas de fer, à ce stade.
Le gain de poids obtenu est mesuré en g/kg/j et calculé selon la formule suivante :
(Poids observé - poids initial* x 100) / (Poids initial x nombre de jours de traitement)
A ce stade, la supplémentation en fer est de 2 mg/kg/j de fer élément, uniquement donnée lorsque
le gain de poids est bien établi > 5 g/kg/j.
Tableau I. Formules recommandées par l’OMS chez l’enfant présentant une MPE aiguë : quantité
pour un litre de lait reconstitué. Ces formules doivent être enrichies par un supplément en
vitamines et en minéraux.
Chez les enfants de moins de 6 mois, la formule F100 doit être diluée pour apporter de l’eau
(besoins importants en eau, risque de déshydratation).
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Tableau II. Quantité d'énergie devant être apportée par les aliments de complément pour un enfant
allaité.
Tranche d'âge (mois) Quantité d'énergie (kcal/jour) Nombre de repas par jour*
9 - 11 300 3à4
12 - 23 550 3à4
* Au nombre indiqué de repas, il est recommandé d'ajouter 2 à 3 fois par jour un aliment à consommer tel
quel, par exemple un fruit.
A l'âge de six mois, l'enfant a un système digestif qui a une maturité suffisante pour digérer la
plupart des aliments consommés par la famille. Si les besoins en protéines sont en général
couverts par les régimes donnés aux enfants, par contre les besoins en minéraux (fer, zinc,
calcium) et en vitamines (vitamine A) sont insuffisants. Ces nutriments sont apportés par la viande
et le poisson (fer, zinc, vitamine A), le lait (calcium), les fruits à chair orangée et certaines variétés
de patates douces (vitamine A). Les aliments de complément préparés à partir d'aliments d'origine
végétale (céréales, légumineuses) inhibent l'absorption de minéraux et sont à l'origine de
flatulences, limitant l'acceptabilité de ces aliments par les jeunes enfants. La couverture des
besoins en acides gras essentiels peut être apportée par l'huile de soja.
Il faut donc recommander aux mères de donner à leurs enfants des aliments qui fournissent à
moindre coût tous les nutriments dont ils ont besoin. C'est en pratique un problème difficile à
résoudre.
A ces messages d'ordre nutritionnel, il faut associer des recommandations en matière d'hygiène
lors de la manipulation des aliments destinés aux enfants : lavage des mains fréquent, séparation
des aliments crus et cuits, cuisson prolongée des aliments, conservation à une température < 5 °C
ou > 60 °C, utilisation d'une eau potable.
En situation de crise, la MPE connaît alors une extension considérable et apparaît à des âges
inhabituels. L’aide internationale est nécessaire.
Une enquête de mortalité et une enquête nutritionnelle doivent apporter le plus rapidement
possible des informations concernant la population globale et les enfants de moins de 5 ans.
L’enquête de mortalité recense les décès sur le mois ou les trois mois précédents.
L’enquête nutritionnelle repose sur la mesure du périmètre brachial sur une population cible : les
enfants de moins de 5 ans.
6
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Tableau IV. Les mesures diagnostiques du périmètre brachial (MUAC)* chez les enfants de 6 à 59
mois ou de 65 à 109,9 cm.
Une prévalence seuil de 5 % de malnutrition sévère existe dans de nombreux pays. Dans les
situations d’urgence, des prévalences de 20 % sont fréquentes. Elles déclenchent l’aide
internationale.
3.2. Traiter les patients modérément malnutris : apporter une aide alimentaire supplémentaire
aux groupes vulnérables, en complément de la distribution alimentaire : enfants, femmes
enceintes ou allaitantes, personnes âgées, suivant des critères anthropométriques. Ces groupes
sont pris en charge dans un Centre de Nutrition Supplémentaire (CNS)*. Ils ne sont pas encore
trop malnutris et peuvent rester à domicile, mais sont suivis régulièrement au moins une fois par
semaine.
Les CNS et les CNT peuvent prendre des noms différents selon les pays. Ainsi, au Mali, on parle
d’Unité de Récupération Nutritionnelle Ambulatoire (URENA) pour les CTS et d’Unité de
Récupération Nutritionnelle Intense (ARENI) pour les CNT.
7
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*IMC : indice de masse corporelle ou indice de Quetelet (rapport entre le poids (kg) et le carré de la taille (mètre). Chiffres normaux :
entre 19 et 25 chez l’adulte.
*La prise de mébendazole (Vermox®) ou d'albendazole (Zentel®) est justifiée en vue de réduire la charge parasitaire, en particulier des
ascaris. Les helminthiases qui touchent dans certaines régions d'Afrique plus d'un enfant sur deux, sont responsable de retard de
croissance, d'anémie et de troubles du développement cognitif.
La ration supplémentaire prend en charge les besoins spécifiques des enfants modérément
malnutris et apporte 500 à 750 Kcal par jour servi en deux repas. La présence des enfants et des
mères au CNS est l’occasion de développer les séances d’éducation à la santé, d’hygiène, de
nutrition, de vaccinations.
La malnutrition aiguë sévère (MAS) se définit par un indice poids/taille inférieur à 3 z-scores du
standard de l'OMS ou par un périmètre brachial inférieur à 115 mm dans la tranche d'âge comprise
8
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entre 6 mois et 5 ans ou encore par la présence d'oedèmes bilatéraux d'origine nutritionnelle. Vingt
millions d'enfants souffrent de MAS. Chez eux, le risque de décès est 5 à 20 fois supérieur par
rapport aux enfants correctement nourris.
Tous les patients, enfants et adultes en MAS, sont traités en Centre de Nutrition Thérapeutique
(CNT), soit en hospitalisation, soit à titre externe suivant que la MAS est compliquée ou non.
Pour la réussite du traitement de la MAS, il est indispensable de prendre en charge les enfants le
plus rapidement possible. Cela ne peut être fait que par le dépistage au niveau communautaire.
En pratique, ceci ne peut se faire dans la tranche prioritaire de 6 mois à 5 ans que par la mesure
du périmètre brachial, qui a plusieurs avantages par rapport à l'indice poids/taille : c'est un bon
indicateur du risque de décès de l'enfant et il est facile à exécuter.
Les enfants ayant un périmètre brachial inférieur à 115 mm ou présentant des oedèmes doivent
être séparés en deux groupes :
- ceux ayant des formes compliquées et pas d'appétit,
- ceux n'ayant pas de complications et ayant de l'appétit.
3.3.1. Les formes compliquées de MAS (diarrhée, déshydratation, infections...) doivent être
prises en charge en milieu hospitalier ou dans un Centre de Nutrition Thérapeutique (CNT), tant
que durent les complications.
Cette prise en charge se fait selon les protocoles de l'OMS 1999. Elle a pour but de traiter les
complications sans chercher, au tout début, à faire prendre du poids à l'enfant. Elle se divise en 3
phases de traitement :
- la phase initiale (phase 1) d’une durée de 5 jours environ, est la phase pendant laquelle la
mortalité est la plus importante. Elle a pour objectifs de normaliser le métabolisme et de traiter les
infections. Entre les phases 1 et 2, une période de transition permet d’augmenter les quantités
alimentaires absorbées, en évitant de surcharger l’organisme,
- la phase de gain de poids (phase 2) d’une durée de 15 jours environ, vise à un gain de poids
rapide,
- la phase dite de préparation au retour à domicile (phase 3) d’une durée de 15 jours environ, vise
à réadapter l’enfant à son alimentation traditionnelle.
9
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*L'administration de vitamine A est reportée à la 3ème phase en cas de malnutrition aiguë de type kwashiorkor.
L'augmentation des apports protéiques et énergétiques doit être d'autant plus progressive en
phase 1 que la dénutrition est sévère pour prévenir le risque d'un syndrome de renutrition
inappropriée. Cette complication grave, liée à une renutrition trop rapide, ne prenant pas en
compte les modifications métaboliques liées à la dénutrition extrême est marquée par : une
hyperglycémie en rapport avec un apport glucidique excessif face à une sécrétion insulinique
inadaptée ; une hypokaliémie et une hypophosphorémie liées à leur captation cellulaire (reprise
des synthèses protéiques, effet de l'insuline) ; une rétention hydro-sodée secondaire à des apports
excessifs d'eau et de sodium, mais aussi de glucose, par le biais de l'action de l'insuline sur la
réabsorption tubulaire du sodium.
3.3.2. Les formes non compliquées de la MAS doivent être prises en charge en externe avec
des ATPE. Ces aliments complets apportent en forte concentration tous les nutriments dont les
enfants ont besoin pour une croissance rapide : protides, lipides, sodium, potassium, calcium,
phosphore (à l'exclusion du phytate), magnésium, fer, zinc, cuivre, sélénium, iode, vitamines A, D,
E, K, B1, B2, C, B6, B12, acide folique, niacine, acide panthoténique, biotine, acides gras n-6,
acides gras n-3.
Contrairement aux aliments lactés en poudre, les ATPE sont consommés sans addition d'eau.
L’emploi à domicile est donc possible, il n’y a pas de risque de contamination bactérienne.
Pour bénéficier d'un traitement ambulatoire par les ATPE, un enfant doit pouvoir consommer en 30
minutes une quantité minimum d'ATPE.
Une étude récente a conclu que l’antibiothérapie systématique n’est pas utile dans les
malnutritions sévères non compliquées.
10
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Tableau X. Quantité minimum d'ATPE qu'un enfant doit consommer en 30 mn pour pouvoir
bénéficier d'un traitement ambulatoire.
Poids de l'enfant Quantité d'ATPE Nombre de sachets (92 g ou 500 kcal) correspondants
< 4 kg 12 1/8ème
4-9,9 kg 25 Un quart
10-14,9 kg 45 Un demi
>=15 kg 70 Trois-quarts
Les ATPE les plus utilisés sont à base de pâte d'arachide (Plumpy'nut), de poudre de lait écrémé,
d'huile végétale, de sucre, de vitamines et de minéraux
La durée du traitement par les ATPE est basée sur la mesure du périmètre brachial. On considère
l'enfant guéri lorsque le périmètre brachial passe au-dessus de 125 mm, ce qui correspond en
pratique à 6 à 8 semaines de traitement.
En règle, au bout de 3 à 4 semaines, lorsque l’indice P/T > 85 % de la médiane, l'enfant est mis à
un régime normal non lacté proche de celui que l’enfant consomme à domicile.
D’autres végétaux, autres que la pâte d'arachide, riches en protéines, peuvent prévenir et traiter
les carences nutritionnelles. La spiruline, cultivée en bassin, séchée et réduite en poudre,
contribue à la lutte contre la MPE en Afrique subsaharienne (Mali, Bénin, Niger, Burkina-Faso), à
Madagascar, au Chili pour un faible coût. Elle est riche en vitamines A, B12, E, en minéraux (fer,
calcium, magnésium) et sa teneur en protéines est 50 à 70 % de sa matière sèche, deux fois plus
que le soja.
De même, peuvent être utilisées les feuilles de moringa qui contiennent des protéines, du calcium,
du potassium, de la vitamine A, du fer, de la vitamine C ; les fruits du baobab (le pain de singe)
riche en vitamines C, B1, B2 et en antioxydants ; les extraits foliaires de luzerne riches en
protéines, en acides aminés (tryptophane, lysine…) en lipides, en calcium, en micronutriments.
L'utilisation de pâtes nutritives prêtes à l'emploi pour la prise en charge de la malnutrition aiguë
sévère est désormais le protocole recommandé par l'OMS, le PAM et l'UNICEF. La procédure
d'accès aux brevets de la firme Nutriset (Plumpy'nut) est presque gratuite à l'intention de 22 PED,
les entreprises des PED souhaitant en bénéficier ne devant uniquement reverser 1 % de leur
chiffre d'affaires à l'IRD.
11
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Références
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malnutrition chez les adolescents et les adultes : bilan d’une revue de la littérature. Bull. Soc. Path.
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planification d’un programme nutritionnel. Editions Karthala et Action contre la faim, 2001, 342 p.
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situation de crise. Med. Trop., 2002, 62, 377-385.
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12
Centre René Labusquière, Institut de Médecine Tropicale, Université de Bordeaux, 33076 Bordeaux (France)
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13
L’obésité
1
Définition
• Obésité = excès pondéral dû à la surcharge de
masse grasse avec des effets sur la santé.
• obésité ≠ Surpoids 2
3
Situation au Togo : adultes
• Prévalence nationale
obésité : 6,2 %
surpoids : 15,4%
• Femmes
Surpoids : 19 %
Obésité : 11 %
• Lomé : 45,7%
4
Situation au Togo : enfants
• enfants de moins de 5 ans : 2 %
• moins de 9 mois : 4 %
5
Causes de l’obésité au Togo (1/2)
• amélioration des conditions socio-économiques
• urbanisation croissante et changement du mode
de vie
• niveau d’instruction de la mère et prévalence de
l’obésité chez l’enfant : 1 % enfants dont mère sans
niveau d’instruction et 3 % chez ceux dont mère
niveau secondaire ou plus.
6
Causes de l’obésité au Togo (2/2)
• disponibilité et consommation des aliments
énergétiques et inactivité physique
• transition nutritionnelle : changement dans
l’alimentation marqué par une surconsommation
d’aliments ultra transformés, plus salés, plus
sucrés, plus gras et pauvre en fibres alimentaires et
en micronutriments
7
Mécanisme de régulation du poids : Pondérostat
8
Mécanisme de régulation du poids : fonctionnement
9
Hypothalamus
Appétit
11
Pondérostat et obésité
Pondérostat maintenu à un niveau plus élevé par
équilibre énergétique entre les ingesta et les
dépenses
12
Constitution de l’obésité
Echec du système de régulation
Excès d’apport alimentaires et dépense énergétique
Stockage de l’excès d’énergie dans le
tissu adipeux
Facteurs génétiques
Facteurs environnementaux
Facteurs comportementaux
13
Facteurs biologiques
(âges, sexe, métabolisme, maladies, médicaments)
Poids
corporel
Facteurs Facteurs
héréditaires environne
Comportement Activité mentaux
alimentaire physique
Facteurs individuels
15
Facteurs diminuant la dépense énergétique
obésité sévère
17
Facteurs génétiques (2/2)
• Mutation du gène MC4R (récepteur de type 4 aux
mélanocortines) associée aux facteurs
environnementaux (alimentation, comportement
alimentaire, sédentarité et niveau socio-
économique) : obésités sévères et modérées.
18
Maintien de l’obésité
• Modification du tissu adipeux
augmentation de la taille des adipocytes
multiplication des adipocytes
• Résistance centrale à la leptine
• Flore intestinale
Bactéries impliquées dans la perte de poids en
quantité faible
interaction microbiote et quantité d’énergie extraite
des aliments
Augmentation hépatique du glucose et des
tirglycérides 19
Quelques complications liées à l’obésité
• Complications métaboliques : diabète de type II lié à une
insulinorésistance hépatique, musculaire et adipeuse et à une
insulinopénie
• Complications cardiovasculaires : hypertension artérielle,
AVC, insuffisance cardiaque
• Complications respiratoires : syndrome d’apnée du sommeil
• Complications digestives : reflux gastro-œsophagien, stéatose
hépatique, saturation de la bile en cholestérol
• Complications rénales
• Complications cutanées
• Complications neurologiques
• Cancers
• etc 20
Traitement de l’obésité
• Objectif : négativer la balance énergétique, perdre
du poids et se maintenir
• Formes de traitement
Conseil nutritionnel
Activité physique
Chirurgie
Traitement médicamenteux 21
Conseils nutritionnels
• Diminution des quantités d’aliments ingérés
• Diminution des apports d’aliments énergétiques
(lipidique et alcool) et contrôle de l’apport en
glucides
Conseils nutritionnels confrontés au pondérostat qui
s’oppose à la perte de poids en stimulant l’appétit et
en réduisant la dépense énergétique : maintien sur
le long terme.
22
Activité physique
23
Chirurgie
• Diminution du volume de l’estomac
Anneau gastrique
Gastrectomie
24
Traitement médicamenteux
25
Diabète de type 2
1
Plan
• Définition
• Physiopathologie
• Complications
• Prise en charge
2
Objectifs spécifiques
• Connaitre le métabolisme des glucides et des
lipides et le métabolisme énergétique;
4
Critères de diagnostic
• Glycémie normale :
➢à jeun: 1;10g/l (6,1mmol/l)
➢2h après charge du glucose par voie orale (75 g
dans 200 ml) : 1,40g/l
• Situation de pré-diabète:
➢ 1,10 g/l < glycémie à jeun <1,25 g/l :
hyperglycémie modérée
➢ 1,40 < glycémie plasmatique
➢ 2h après charge en glucose < 1,99 : intolérance
au glucose
5
Métabolisme des glucides
6
Glucides des aliments
• Près de la moitié des apports caloriques
• le 1/3 restant
➢saccharose ( glucose + fructose)
➢lactose (glucose + galactose).
7
Digestion des glucides 1/2
• Amidon en dextrine par des amylases salivaire et
(surtout) pancréatique
8
Digestion des glucides 2/2
Dans bordure en brosse des entérocytes
9
Produits de la digestion des glucides
• Trois principaux monosaccarides produits au cours
de la digestion: glucose, fructose et galactose
10
Métabolisme post prandiale des glucides
Stimulation de la sécrétion d’insuline avec 5 actions:
● inhiber la lipolyse (libération des AG du tissu
adipeux).
● stimuler la synthèse du glycogène.
● stimuler le transport du glucose dans le muscle et
dans le tissu adipeux.
● favoriser la synthèse des triglycérides et le captage
des triglycérides par le tissu adipeux.
● inhiber la néoglucogenèse et la glycogénolyse
11
Métabolisme post prandial du glucose
• En période postprandiale: glucose en excès
13
Glycogénolyse
Stocks de glycogène dégradés afin de fournir du
glucose-6-phosphate:
• foie : transformation du glucose-6-phosphate en
glucose sang
14
Néoglucogenèse
• Production endogène de glucose à partir de
substrats non glucidiques: néoglucogenèse
• Substrats de base :
➢ acide lactique produit lors de la glycolyse
Glucose-6-phosphate Glucose.
16
Néoglucogenèse
Néoglucogenèse possible dans trois organes :
• reins 5 à 20%
18
Glucagon et métabolisme des glucides (2/2)
19
Bases physiopathologiques du diabète
de type 2
20
Causes du diabète de type 2
• Insulinopénie et insulinorésistance
21
Insulinorésistance : définition
Insulinorésistance : incapacité de l’insuline à obtenir
une réponse maximale au niveau des cellules cibles:
• Myocytes : un défaut de captation musculaire du
glucose ;
• Adipocytes 22
Insulinorésistance : mécanisme (1/2)
• Mécanisme incomplètement compris
• fixation de l’insuline sur le récepteur mais
transmission du signal insulinique altérée
➢stress oxydant intracellulaire
➢accumulation de certains dérivés lipidiques
➢inflammation de bas grade
➢diminution de l’utilisation du glucose par tissu
musculaire;
➢Etc. 23
Insulinorésisitance : mécanisme (2/2)
• Réaction à un excès de substrats énergétiques
stockés dans le tissu adipeux, muscle ou foie;
24
Facteurs associés de l’insulinorésistance
• Obésité
• Syndrome métabolique (obésité viscérale,
hypertension et hypertriglycéridémie, baisse du
HDL-cholestérol)
• Stress aigu
• Sédentarité
• Grossesse
• Certains traitements antiviraux
• Etc.
25
Insulinopénie
• insuffisance de sécrétion d’insuline, compte tenu du
niveau de la glycémie
26
Autres causes du diabète de type 2
• Facteurs génétiques
➢ Diabète de type 2 résulte de la conjonction de
plusieurs gènes
➢ Diabète MODY
➢ Diabète de cause génétique mitochondriale
• Rôles du tissu adipeux
➢ Sécrétion d’adipokines affectant le fonctionnement du
foie, muscle et système nerveux central impliqués dans
le métabolisme glucidique et énergétique
➢ Excès d’acides gras et TG stockés dans le muscle, le foie
et le pancréas
27
Complications
• Macrovasculaires
➢Accidents vasculaires cérébraux
➢Infarctus du myocarde
➢Artériopathie des membres inférieurs
• Microvasculaires ou complications spécifiques
➢Rétinopathie
➢Néphropathie
➢Neuropathie
• Autres complications: infection, dénutrition
28
Prise en charge diététique
• Promotion d’une alimentation équilibrée en
limitant les boissons sucrées et les apports en
fructose;
• Corriger les troubles du comportement
alimentaire;
• Activité physique 29
Prise en charge pharmacologique
30
Chapitre 8 : ALIMENTATION ET ATHEROSCLÉROSE
Selon l’OMS (1957), la première cause de mortalité au niveau mondiale est l’athérosclérose.
Elle touche toutes les classes d’âges. Elle est la cause de plusieurs maladies comme l’infarctus
du myocarde, d’angine de poitrine, d’une partie des accidents vasculaires cérébraux, de
l’hypertension rénale, etc. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette maladie. Parmi eux,
l’alimentation occupe une place importante. En effet, c’est une association de modifications
de l’intima des artères de grand et de moyen calibre. Ces modifications sont liées à une
accumulation focale de lipides, de glucides complexes, de sang et de produits sanguins, de
tissus fibreux et de dépôts calcaires. Ainsi, plusieurs facteurs sont impliqués dans la survenue
de cette maladie mais les facteurs nutritionnels sont en première ligne. L’influence de
l’alimentation sur le risque cardiovasculaire liée à l’athérosclérose sera abordée dans ce
chapitre. Mais avant tout, la physiopathologie de l’athérosclérose et les facteurs de risque
seront décrits.
I- Physiopathologie de l’athérosclérose
1. Dysfonctionnement endothélial
C’est par le sang et à travers les artères (à l'exception des artères pulmonaires et ombilicales)
que sont distribués l’oxygène et les nutriments à tous les tissus de l’organisme. Et c’est
toujours par le sang et à travers les veines que dioxyde de carbone et d’autres déchets sont
retirés des tissus vers le cœur, les poumons et les reins. Les vaisseaux sanguins assurent le
transport du sang avec tout ce qu’il contient. Le bon fonctionnement des vaisseaux est donc
important pour maintenir la vie. Ce bon fonctionnement est garanti par l’intégrité de sa
structure.
Les artères comme tous les vaisseaux sanguins sont formées de trois couches qui sont de
l’extérieur vers l’intérieur (figure 1) :
L’écoulement sanguin entraine la dilatation des artères et des frottements sur la paroi
endothéliale. Ces frottements sont à l’origine des forces de cisaillement qui contribuent à la
dilatation des artères. L’augmentation du flux sanguin favorise aussi cette dilatation. Les
attaques mécaniques, immunologiques ou chimiques fragilisent l’intégrité morphologique de
l’artère. De plus, avec l’âge, l’intima s’épaissit, et les cellules musculaires lisses perdent peu à
peu leur contractilité pour devenir plus sécrétrices (du collagène).
1.1.1. L’infiltration des lipoprotéines et ses conséquences
Dans le sang, les lipides se lient à des apoprotéines pour être transportés et forment ainsi les
lipoprotéines. Celles-ci sont classées en fonction de leur densité en chylomicrons, en VLDL,
IDL, LDL, HDL. Les caractéristiques de ces lipoprotéines sont présentées dans le tableau ci-
dessous.
P: protéines, PL: phospholipides, CL: cholestérol libre, CE: cholestérol estérifié, TG: triacylglycérols
Les chylomicrons transportent les triglycérides de l’intestin vers le foie. Les VLDL (Very low
density lipoprotein) distribuent les triglycérides aux tissus. Les IDL (intermediary density
lipoprotein) sont des lipoprotéines intermédiaires entre le VLDL et les LDL (Low Density
Lipoprotein). Ces dernières transportent le cholestérol vers les tissus. Les HDL (High density
Lipoprotein) transportent le cholestérol des tissus vers le foie.
Lorsque la fonction de barrière de l’endothélium est déréglée, les LDL s’accumulent dans
l’intima des artères de gros et de moyen calibres, proportionnellement à la quantité qui se
trouve dans le sang. Elles sont ensuite oxydées sous les effets des radicaux libres. L’oxydation
des LDL peuvent avoir lieu aussi au contact des cellules endothéliales, les cellules musculaires
lisses ou les macrophages. Les LDL oxydées entrainent une réaction d’inflammation. Elles
attirent les macrophages qui les captent et se transforment en cellules spumeuses (gorgées de
lipides). Les cellules musculaires lisses de la média vont migrer et participer à la formation
d’une coque fibreuse qui aboutira à la plaque d’arthérome (Figure 2).
Figure 2 : Athérogenèse
2. Evolution de la plaque d’athérome
La formation de la plaque d’athérome commence très tôt (dès l’enfance), son développement
se poursuit sur plusieurs décennies, tout au long de la vie. Puis elle peut se rompre pour
former une embolie en aval ou rester au lieu de sa formation et boucher partiellement ou
totalement la lumière de l’artère, ce qui conduit à une ischémie aigüe.
1. Diabète
Chez le diabétique de type II, il se développe une hyperinsulinémie et une insulinorésistance.
Ces dernières contribuent à un dysfonctionnement endothélial. En effet, l’hyperinsulinémie
stimule directement la lipogénèse, avec une production accrue de triglycérides et une
diminution de la synthèse de HDL. Elle augmente aussi la prolifération des cellules
musculaires lisses de l’intima. Dans le cas de l’insulinorésistance, la glycémie reste très
élevée et la libération d'acides gras libres est excessive. Ce qui entraîne des anomalies de la
fonction endothéliale vasculaire dont la réduction de la dilation des vaisseaux.
L’insulinorésistance entraine aussi la production de molécules pro-inflammatoires, une
anomalie de l’agrégation plaquettaire et l’adhésion des monocytes.
3. Hyperhomocystéinémie
L'homocystéine est un acide aminé formé lors du métabolisme de la méthionine. La
concentration normale en homocystéine est comprise entre 5 et 15 μmol/L. Si elle est
supérieure à ces concentrations, on qualifie l’hyperhomocystéinémie modérée pour des
concentrations de 16 à 30 μmol/L, d’intermédiaire pour des concentrations de 31 à 100
μmol/L et de sévère si la concentration est supérieure à 100 μmol/L. Certains désordres
d’origine génétique peuvent provoquer une synthèse trop importante de cet acide aminé. Elle peut
être due aussi à des carences en acide folique (vitamine B9), en pyridoxine (vitamine B6) ou en
cobalamine (vitamine B12). C’est une maladie sévère et rare, fatale pour les enfants et
adolescents. Les effets néfastes de l’homocystéine sur l’endothélium sont nombreux, nous
retenons ici les plus importants. Le groupe sulfhydryle de l 'homocystéine peut être oxydé et
entrainer la formation de péroxyde d'hydrogène et des radicaux libres qui initient l’oxydation des
LDL. L’homocystéine modifie l’endothélium en la rendant plus prothrombique.
4. Hypertension artérielle
L’hypertension entraine des lésions de l’endothélium qui perd sa capacité de vasoconstriction
normale. Chez l’hypertendu, les diamètres des vaisseaux sanguins atteints d’athérosclérose
diminuent d’avantage, ce qui augmente les AVC ischémique.
AGS et athérosclérose
Les acides gras saturés semblent exercer une activité pro-inflammatoire dans la survenue de
l’athérosclérose. Ils sont aussi impliqués dans le risque d’hypertension artérielle. Ils doivent
ainsi être consommés de façon raisonnée, particulièrement les acides laurique, myristique et
palmitique. Pour ces trois acides gras, les recommandations fixent leur quantité journalière à
10 % de l’apport énergétique total.
Sources
Les acides gras saturés sont apportés par des aliments d’origine animale (œufs, viandes,
beurre, fromage, certaines huiles de poisson..) mais aussi végétale (huile de palme, de coco,
beurre de cacao). Ils peuvent être obtenus également à partir de procédés industriels comme
l’hydrogénation catalytique. Ils peuvent être synthétisés dans l’organisme à partir de l’acétyl-
coenzyme-A dans le cytosol, l’acide palmitique (C16) étant celui le plus abondamment
synthétisé. Les acides gras à chaine courte peuvent être synthétisés par la flore intestinale à
partir de fibres. On les trouve aussi dans certains produits animaux comme le beurre.
- Les acides gras monoinsaturés
Rappels Biochimiques
Les acides gras mono-insaturés sont des acides gras possédant une seule insaturation. Le
représentant principal de cette classe est l’acide gras oléique car majoritairement retrouvé
dans l’alimentation. Il fait partie des acides gras ω9 (première insaturation en 9).
AGMI et athérosclérose
Les acides gras monoinsaturés n’ont aucun effet sur le cholestérol total, le LDL-Cholestérol et
le HDL-Cholestérol. Ils sont même impliqués dans l’abaissement de la pression artérielle.
Sources
On trouve les acides gras monoinsaturés dans les aliments d’origine animale et végétale.
L’huile de certains poissons et l’huile d’olive sont une source importante. Ils sont aussi
synthétisés dans l’organisme.
Rappels biochimiques
Les acides gras trans sont des acides gras mono ou polyinsaturés dont les groupements de part
et d’autre de l’insaturation ont une configuration géométrique trans. Le type de liaison de
configuration trans (ou E) s’oppose à la configuration cis (ou Z). Les acides gras trans ne sont
pas synthétisés par l’organisme humain et proviennent exclusivement de l’alimentation. Les
acides gras trans monoinsaturés peuvent être d’origine naturelle ou provenir de procédés
industriels. Les acides gras trans naturels proviennent de biotransformations d’acide gras cis
dans le rumen à partir d’AG polyinsaturés. L’acide trans-vaccénique est le principal
représentant de cette classe d’AG trans naturels car produit majoritaire de cette
biotransformation.
Les acides gras trans monoinsaturés industriels sont obtenus par des procédés thermiques
comme des cuissons à haute température ou encore des hydrogénations catalytiques partielles.
La position de l’insaturation au niveau des acides gras trans industriels est différente de celle
des acides gras trans naturels. L’acide trans-vaccénique possède sa désaturation en 11, alors
que les désaturations des acides gras trans industriels possèdent une répartition beaucoup plus
hétérogène (en 5, 6/8, 9, 10, 11, 12, 13 /14, 15 et en 16) avec une prépondérance en 6/8, en 9,
en 10 et en 11.
Les acides gras trans polyinsaturés proviennent de l’isomérisation des acides gras insaturés
lorsque la matière grasse est portée à de hautes températures (200°C) ou lors des opérations
de raffinage pour désodoriser certains corps gras.
Les acides gras trans sont hypercholestérolémiants car ils induisent une augmentation du LDL
cholestérol et une diminution du HDL cholestérol. Comparés aux effets des acides gras
saturés sur la cholestérolémie, les acide gras trans monoinsaturés sont autant
hypercholestérolémiants que l’acide palmitique mais légèrement moins que l’acide laurique et
myristique, et d’avantage par rapport à l’acide stéarique qui est neutre. La consommation
d’acide gras trans augmente donc le risque cardiovasculaire. Cependant les acides gras trans
naturels n’ont pas d’impact sur le risque cardiovasculaire quand ils sont consommés
‘‘normalement’’.
[Link]. Cholestérol
Le cholestérol est transporté dans l’organisme à l’intérieur de lipoprotéines. Les LDL
transportent 70% du cholestérol dans le sang. Ainsi, comme les triglycérides, le cholestérol
n’agit pas directement sur l’athérosclérose. Ce sont les LDL oxydées qui activent la formation
et l’évolution des plaques d’athérome. Les quantités élevées de cholestérol et de LDL sont
liées.
Le transport du cholestérol du tissu vers le foie est assuré par les HDL qui jouent un rôle
protecteur sur l’athérosclérose. Présentes dans l’espace sous endothélial, elles empêchent la
formation d’hydroperoxydes lipidiques issus de la lipoxygénase. Elles captent aussi les
produits péroxydés des LDL, les acheminent jusqu’au foie où ils sont éliminés sous forme de
sels bilaires. Les HDL sont donc des anti-oxydants. Une diminution du niveau de HDL est un
facteur de risque de l’athérosclérose.
Le glucose n’est pas impliqué dans le développement de l’athérosclérose. Cependant chez les
diabétiques, il peut se greffer à certaines apoprotéines dans les LDL et entrainer l’oxydation
de celles-ci. Dans ce cas, le glucose devient responsable de plusieurs anomalies impliquées
dans l’athérosclérose.
- Le fructose
- Les fibres
Les fibres comprennent cellulose, hémicellulose, pectines, etc. Elles ne sont ni digérées ni
absorbées dans le tube digestif. Les fibres en quantité importante réduiraient le risque
cardiovasculaire. Leurs actions se situent à deux niveaux :
- Elles empêchent mécaniquement l’action des amylases qui aboutit à une libération des
sucres
- Les fibres solubles stimulent le développement d’une flore intestinale. Cette flore
exerce des effets bénéfiques sur l’infiltration des macrophages, l’insulino-résistance et
l’adipogénèse.
Certains composés issus des protides ont été identifiés dans le risque cardiovasculaire lié à
l’athérosclérose. Il s’agit de l’homocystéine, l’arginine, la glutamine et les lactotripeptides.
- L’arginine
- La glutamine
2.2.L’alcool
L’alcool désigne généralement des boissons contenant de l’éthanol. Pour une consommation
modérée (environ un à six verres de vin par exemple), le risque de maladie cardiovasculaire
est diminué. Pour ce qui est de la bière, le risque cardiovasculaire diminue quelles que soit les
quantités consommées
Chez les consommateurs réguliers et modérés d’alcool, le HDL-C et la fibrinolyse
augmentent, l’agrégation plaquettaire et des facteurs de coagulation diminuent. Des effets
bénéfiques sur la fonction endothéliale et l’inflammation sont observés. La synthèse d’acides
gras polyinsaturés comme EPA (Acide eicosapentaènoïque) et DHA (Acide
décosahéxaènoïque) augmente.
L’alcool est donc à double tranchant : à faible dose il a un rôle protecteur du risque
cardiovasculaire mais à forte dose il devient néfaste pour la santé.
[Link] micronutriments
2.3.1. Les vitamines
Les minéraux et les oligo-éléments sont impliqués à tous les niveaux du métabolisme
(énergétique, hormonal, structurel, immunitaire, etc.…) et sont donc susceptibles d’exercer
une influence sur l’athérosclérose.
- Le potassium
- Le sodium
La consommation de sel minimale pour le bon fonctionnement de l'organisme est de 4 g/j.
lorsqu’elle supérieure à 12 g/j, elle augmente la pression artérielle, notamment chez les
diabétiques, les personnes souffrant d'hypertension artérielle, et les insuffisants cardiaques.
La diminution des apports en sodium est vivement recommandée en cas d'hypertension. Une
consommation de sel inférieure à 6 g/j est recommandée pour diminuer sensiblement le risque
d’HTA dans la population.
- Le sélénium
- Le zinc
Les enzymes clefs de la fonction endothéliale comme la NO synthase ou encore des enzymes
anti-oxydantes ont pour co-facteur le zinc. Celui-ci inhibe aussi directement des facteurs
régulant l’apoptose (mort cellulaire programmée). Le zinc a donc un effet bénéfique sur
l’athérosclérose.
1.1. Les polyphénols
1. Régime méditerranéen
Le régime méditerranéen est clairement bénéfique pour la santé cardiovasculaire. Il est riche
en acides gras mono-insaturés, et possèdent un ratio oméga6/oméga 3 favorable
(consommation de produits riches en acides gras oméga 3 fréquente : cresson, mâche,
pourpier, noix, algues, poissons, colza...). Cela met en exergue l’importance d’une
alimentation suffisamment riche en oméga 3. La consommation en acides gras trans est
limitée. Les glucides consommés ont une charge glycémique relativement faible (céréales non
raffinées, consommation importante de légumineuses, peu de sodas et sucreries ; fibres très
présentes).
Le régime méditerranéen a une proportion en acide gras saturés limitée vis-à-vis des autres
acides gras (peu de viandes, peu de produits laitiers). Il ne donne pas une place importante
aux produits laitiers. Les produits végétaux à charge glycémique basse forment le socle des
pyramides alimentaires méditerranéennes, et représentent des sources de vitamines, minéraux,
polyphénols, fibres, glucides et protéines. Certaines habitudes alimentaires semblent
augmenter l’impact positif de ce régime, comme la consommation de vin rouge sur le
pourtour méditerranéen. Ainsi, la diversité, la modération et l’équilibre entre les différentes
composantes de l’alimentation pourraient bien être la clef de voûte d’une alimentation santé,
sans qu’il y ait d’aliment ou d’ingrédient « magique ».
Figure 3 : Pyramide alimentaire du régime méditerranéen
2. Régime DASH
Le modèle DASH (Dietary approach to stop hypertension) a été initialement conçu pour faire
diminuer la tension artérielle en cas d’hypertension, son impact a ensuite été étudié sur
d’autres pathologies. Il ressemble beaucoup au modèle méditerranéen avec une consommation
élevée en fruits et légumes, oléagineux, céréales complètes, produits laitiers maigres, pauvres
en produits laitiers entiers, en sodas, en sucreries, en viandes, et une consommation modérée
en poissons ainsi qu’en volailles.
L’adhésion au régime DASH entraine une diminution significative du risque de maladie
cardiovasculaire (20%), de maladie coronarienne (21%), d’AVC (19%) et d’insuffisance
cardiaque (29%).
1
Objectifs spécifiques
• Connaitre la physiopathologie de l’athérosclérose;
3
Rôles des vaisseaux sanguins et nutriments (2/2)
4
Figure 1 : Structure des vaisseaux sanguins
(artères et veines) 5
Formation de la plaque (1/2)
• Dérèglement de l’intima
• Accumulation de lipoprotéines (LDL-cholestérol
intracellulaire et extracellulaire) sous forme de stries
lipidiques;
• Oxydation des LDL cholestérol;
• Monocytes circulants adhèrent à la surface de
l’endothélium, le traversent et se transforment en
macrophages;
• Capture des LDL oxydées par les macrophages qui se
transforment en cellules spumeuses
• Inflammation chronique entretenu par les macrophages
: croissance de la plaque.
6
Formation de la plaque (1/2)
Cet ensemble modifie les propriétés de la paroi
artérielle, et la rend plus propice à favoriser des
lésions pariétales et par conséquent la
formation de thrombus.
7
Monocytes et macrophages dans
l’athérosclérose
8
Figure 2 :
Athérogenèse
9
Mécanismes moléculaires de l’inflammation
Athérosclérose Ξ maladie auto-immune ou allergique
➢ Cholestérol = agresseur (en se déposant dans la paroi
de l’artère sous l’effet de la pression sanguine).
➢ Attraction des cellules immunitaires par l’agresseur
➢ Nettoyage de la paroi par les cellules immunitaires
➢ mais apport chronique de cholestérol : phénomène
devient inflammatoire (cellules immunitaires
dépassées)
rôle du système immunitaire dans l’évolution de la
maladie et l’entretien de l’inflammation dans
l’athérosclérose
10
l'athérosclérose et l'artériosclérose
• l'artériosclérose est également une sclérose
artérielle non liée à une accumulation lipidique et
généralement causée par le vieillissement cellulaire.
11
Facteurs de risque et prévention
Facteurs modifiables par des règles hygiéno-
diététiques : taux élevé de mauvais cholestérol,
sédentarité, obésité, diabète, tabagisme,
hypertension artérielle.
12
facteurs de risque de l'athérosclérose :
diabète de type 2 (1/2)
• hyperinsulinémie et insulinorésistance
contribuent à un dysfonctionnement endothélial.
• hyperinsulinémie
➢stimulation directe de la lipogenèse, avec
une production accrue de triglycérides et
une diminution de la synthèse de HDL.
➢augmentation de la prolifération des
cellules musculaires lisses de l’intima.
13
Facteurs de risque de l'athérosclérose :
diabète de type 2 (2/2)
• Insulinorésistance : glycémie très élevée et
libération excessive d'acides gras libres.
17
Facteurs de risque de l'athérosclérose :
Hyperhomocystéinémie (2/2)
Effet sur l’endothélium :
➢ Groupe sulfhydryle de l 'homocystéine peut être
oxydé et entrainer la formation de péroxyde
d'hydrogène et des radicaux libres qui initient
l’oxydation des LDL.
➢ homocystéine modifie l’endothélium en la rendant
plus prothrombique
Causes:
➢ Certains désordres d’origine génétique :
➢ carences en acide folique (vitamine B9), en
pyridoxine (vitamine B6) ou en cobalamine
(vitamine B12).
18
Facteurs de risque de l'athérosclérose :
Hypertension artérielle
hypertension entraine des lésions de l’endothélium
qui perd sa capacité de vasoconstriction normale.
Chez l’hypertendu, les diamètres des vaisseaux
sanguins atteints d’athérosclérose diminuent
d’avantage, ce qui augmente les AVC ischémique.
19
Macronutriments impliqués dans le risque
de l’athérosclérose (1/3)
• Lipides :
➢Acides gras saturés semblent exercer une
activité pro-inflammatoire dans la survenue de
l’athérosclérose. Ils sont aussi impliqués dans le
risque d’hypertension artérielle
➢Les oméga 6
➢Les acides gras trans
➢Cholestérol
20
Macronutriments impliqués dans le
risque de l’athérosclérose (2/3)
glucides : glucose
Le glucose n’est pas impliqué dans le
développement de l’athérosclérose. Cependant
chez les diabétiques, il peut se greffer à
certaines apoprotéines dans les LDL et entrainer
l’oxydation de celles-ci. Dans ce cas, le glucose
devient responsable de plusieurs anomalies
impliquées dans l’athérosclérose.
21
Macronutriments impliqués dans le risque
de l’athérosclérose (2/2)
glucides : fructose
Il est converti dans l’organisme en acétyl-coA et
entraine une augmentation de la synthèse des
triglycérides. Ces derniers s’accumulent dans le foie
et conduit à son inflammation (stéatose non
alcoolique)
Or la SNA est liée à l’athérosclérose à cause de
l’augmentation des triglycérides au niveau du foie.
22
Micronutriments impliqués dans le risque
de l’athérosclérose
• Sodium et hypertension
• sélénium : un risque accru de diabète, de
dyslipidémie d’hypertension artérielle est la
conséquence d’apports importants de sélénium. Sa
consommation comme complément alimentaire
pour ses vertus d’anti-oxydant ou comme adjuvant
de prévention contre le cancer doit être modéré
23
Macronutriments protecteurs du risque
athérosclérose (1/2)
• acides gras monoinsaturés pas d’effet sur le
cholestérol total, LDL-Cholestérol et HDL-
Cholestérol. Ils sont même impliqués dans
l’abaissement de la pression artérielle.
• acides gras oméga 3 : propriétés protectrices vis-à-
vis du risque cardiovasculaire dans son ensemble.
oméga 3 diminuent les VLDL, et augmentent le
niveau d’HDL. Ils ont un effet anti-aggrégant
plaquettaire et sont impliqués dans la
vasodilatation, ce qui améliore les fonctions
endothéliales
24
Macronutriments protecteurs du
risque athérosclérose (2/2)
• Arginine :
➢substrat de la NO synthase pour la synthèse de
monoxyde d’azote (NO) = puissant vasodilatateur
permettant la décontraction des muscles lisses
vasculaires.
➢Supplémentation de cet acide aminé et diminution
de la pression artérielle.
25
Macronutriments protecteurs du risque
athérosclérose (2/2)
Glutamine: diminue la perméabilité para-cellulaire. Elle
pourrait donc prévenir l’hyperperméabilité intestinale.
28
Micronutriments protecteurs (1/2)
• Le potassium semble diminuer d’avantage la PA en
cas d’hypertension, et chez les personnes ayant une
forte consommation de sodium.
• Le zinc: les enzymes clefs de la fonction
endothéliale comme la NO synthase ou encore des
enzymes anti-oxydantes ont pour co-facteur le zinc.
Celui-ci inhibe aussi directement des facteurs
régulant l’apoptose (mort cellulaire programmée).
Le zinc a donc un effet bénéfique sur
l’athérosclérose.
29
Micronutriments protecteurs (2/2)
• vitamine A (le lycopène particulièrement) : effet
bénéfique sur le risque cardiovasculaire. Elle diminue le
LDL cholestérol.
31
Régimes alimentaires et
athérosclérose
32
Figure 3 : Pyramide alimentaire du régime
méditerranéen 33
Figure 4 : Pyramide alimentaire du régime
DASH (Dietary approach to stop hypertension)
34
Anémies nutritionnelles
1
Définition
Les anémies nutritionnelles sont définies comme une
baisse du taux d’hémoglobine circulante liée à une
carence en un élément nutritif : fer, acide folique,
vitamine B12.
2
Hémoglobine et alimentation (1/2)
Vie de chaque globule rouge limitée, leur
remplacement par la moelle rouge des os qui fabrique
constamment de nouveaux globules rouges à partir
des protéines, des sels minéraux et des vitamines qui
doivent tous provenir des aliments consommés.
3
Hémoglobine et alimentation (2/2)
• Protéines: pour constituer la charpente des globules
rouges et pour fabriquer l'hémoglobine que ces
globules renferment.
• Sels minéraux. Le fer sert à la fabrication de
l'hémoglobine et, insuffisance dans l’organisme
entraine une production de globules rouges plus petits
que normalement et contiendront moins
d'hémoglobine. Le cuivre et le cobalt nécessaires en
petites quantités.
• Vitamines. La vitamine B12 et l'acide folique (vit B9)
nécessaires pour la maturation normale des hématies.
L'acide ascorbique (vitamine C) joue également un rôle
dans la formation du sang. 4
Critères OMS pour définir l’anémie
5
Cause de l’anémie ferriprive
• L’apport insuffisant en fer,
• La malabsorption du fer,
• Les pertes chroniques de fer,
• L’augmentation des besoins physiologiques en fer.
6
Pertes chroniques de fer
• menstruations abondantes et grossesses très
rapprochées
• pertes pathologiques de fer:
parasitoses intestinales (ankylostomes) ,
anémies hémolytiques (plasmodiums et les
trypanosomes)
pertes urinaires (schistosomes).
• saignements chroniques qui peuvent être de deux
ordres : gynécologiques (métrorragies) ou digestifs
(ulcères gastro-duodénaux, hémorroïdes, cancers colo-
rectaux) chez la femme en âge de procréer ou chez le
sujet âgé.
• saignements iatrogènes
7
Augmentation des besoins physiologiques
• Croissance
• Grossesse
• allaitement
8
Symptômes de l’anémie
• Fatigue
• Palpitations
Supplémentation en fer
Elle est assurée par le fer médicamenteux oral à titre
thérapeutique ou à titre préventif prescrit sous
forme de fer élément. 10
Carence en acide folique
L’acide folique ou vitamine B9 est présente dans la
plupart des aliments naturels (légumes verts, fruits,
lait, viande). Elle est détruite à 50 % par la cuisson
prolongée.
Les facteurs étiologiques sont une carence d’apport
ou une carence d’absorption : syndrome de
malabsorption intestinale, sprue, prise de
médicaments (pyrimethamine : MalocideR).
• D’autres carences :
carence en vitamine B6
carence en vitamine C : anémie par trouble de
l’utilisation de l’acide folique et du fer.
14
Nutrition et cancer
1
Prévention nutritionnel du cancer
La prévention des cancers repose avant tout sur:
• une alimentation variée et équilibrée
• la Limitation des carcinogènes liés à
l’alimentation
2
Carcinogènes connus liés à l’alimentation
• Alcool
Acétaldéhyde dans le cancer des voies aérodigestives
supérieures, du sein, du colon et du foie
• Aflatoxines
Elles sont un facteur de risque du cancer du foie.
• Arsenic
Contaminant présent dans l’eau potable augmente le risque de
cancer du poumon
• Nitrosamines et Amines aromatiques hétérocycliques
(cuisson intense de la viande) cancer du colon
• Salaison et fumage de la viande: cancer de l’estomac
• Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques
• peroxydes lipidiques
• acrylamide issus des graisses 3
Facteurs de risque
4
Facteurs réduisant le risque de cancer
• Fruits et légumes : les caroténoïdes, la vitamine C,
des molécules soufrées (choux) , les antioxydants
(flavonoïdes, vitamine C, vitamine E), Vitamine B9,
le zinc, le cuivre et le sélénium, manganèse, les
fibres.
• Soja: phytoestrogènes
• Allaitement
• Produits laitiers
• Activité physique
5
Etat nutritionnel des cancéreux
• Dénutrition
• Cachexie cancéreuse : dégradation
importante de l’état général par un
affaiblissement profond caractérisé par un
amaigrissement important et une sarcopénie
• Prise de poids
6
Traitements anticancéreux et équilibre
alimentaire: chimiothérapie
• nausées et vomissements dénutrition et
affaiblissement de la personne.
• Diarrhée risque non négligeable de
déshydratation.
• constipation due aux produits ou de la présence de la
tumeur en elle-même au niveau digestif, renforcée si
le sujet alité ou immobilisé. Risque : occlusion
intestinale
• Mucites (inflammation des muqueuses de la bouche
ou du système digestif, qui se manifeste par une
rougeur, une douleur) et aphtes
• Anémie en fer, vit B9 et B12
7
Traitements anticancéreux et équilibre
alimentaire : La chirurgie
La chirurgie des organes digestifs et de la sphère ORL
impacte la nutrition :
8
Traitements anticancéreux et équilibre
alimentaire : la radiothérapie
• irradiation de la tête et du cou, du thorax et de l’abdomen
avec des conséquences sur l’équilibre alimentaire du patient.
• radiothérapie des mucites radiques, d’une
hyposialie, d’une modification ou d’une perte de goût.
• radiations thoraciques des œsophagites
• radiations sur l’abdomen et sur le bassin des
douleurs abdominales et de la diarrhée.
11
Nutrition artificielle
• La nutrition artificielle entérale ou parentérale est
utilisée de manière préventive et de manière curative
chez le cancéreux et vise à corriger une dénutrition ou
maintenir un état nutritionnel satisfaisant pour mieux
tolérer les traitements agressifs.
• Elle est indiquée en cas de :
diminution des apports et majoration des dépenses
énergétiques,
d’hyper catabolisme induit par la tumeur
dénutrition iatrogène liée à la chirurgie,
chimiothérapie, radiothérapie ou par la
corticothérapie au long cours.
Altération partielle ou totale de l’appareil digestif
12
Alimentation de l’insuffisant rénal
chronique
1
Altérations nutritionnelles
• Dénutrition protéino-énergétique fréquente
3
Mesures diététiques
• Pas de restriction alimentaire
5
Tableau 2 : Parcours Nutritionnel de
l’insuffisant rénal chronique
6
Rôles des mesures diététiques
7
Hyperphosphorémie
• aggrave l’hypocalcémie, déjà présente en
insuffisance rénale, en diminuant la synthèse de
vitamine D;
• active, diminue l’absorption intestinale de calcium,
• Induit la précipitation de calcium, favorisant ainsi
les calcifications métastatiques (vasculaire,
pulmonaire, rénale, cardiaque, musculaire, oculaire,
etc.) ;
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Restriction d’apports phosphoriques
• limiter l’apport de phosphore qui doit se situer
autour de 900 mg/j car en pratique très difficile de
réduire l’apport alimentaire en phosphore à moins
de 700 mg/j.
• restriction protidique prescrite au cours de l’IRC
aide à réduire l’apport en phosphore.
Mesures diététiques insuffisantes pour assurer un
équilibre phospho-calcique adéquat et dans ces
circonstances l’apport d’un médicament inhibant
l’absorption du phosphore (carbonate de calcium)
nécessaire. 9
Traitements médicamenteux de
l’hyperphosphorémie
Les gels d’Alumine plus prescrits en première
intention à cause des effets secondaires à type de
constipation, intoxication aluminique avec
ostéomalacie, encéphalopathie, anémie, etc.
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Conséquences de l’ hyperkaliémie
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Restriction d’apports potassiques
• apport normal de potassium se situe à environ 5 g/jour ;
• diminuer au moins de moitié, à 2-2,5 g de potassium par
jour, pour obtenir une kaliémie < 5 mmol/l par :
➢ réduire la consommation de certains aliments richement
concentrés en potassium (légumes secs, fruits secs, fruits
oléagineux, pommes de terre frites ou cuites à la vapeur,
chocolat)
➢ sélectionner les fruits et légumes les moins riches en K+,
➢ privilégier la cuisson à l’eau, le trempage dans un grand
volume d’eau au moins 2 heures.
• des médicaments chélateurs de potassium (Kayexalate®)
en cas d’insuffisance de régime.
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Insuffisance d’apport en calcium
• La restriction en protéines est responsable
d’une insuffisance d’apport en calcium
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Insuffisance d’apport calcique : traitement
médicamenteux
Idéalement, la calcémie doit être supérieure à 2,2
mmol/l et la phosphorémie inférieure à 1,5 mmol/l.
Si administration de carbonate de calcium insuffisante
pour maintenir la calcémie normale, il faut ajouter
des dérivés actifs de la vitamine D (un-alfa® ou
Rocaltrol®) à des doses croissantes, sous surveillance
biologique régulière de la calcémie et de la
phosphorémie qui ne doit pas être trop élevée.
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Anémie et insuffisance rénale chronique
Causes multifactorielles :
• L’anémie de l’IRC est essentiellement liée à une
insuffisance de production médullaire par suite
d’un défaut d’érythropoïétine, hormone sécrétée
par le rein
• Une diminution de la durée de vie des hématies
due à divers toxines urémiques circulantes
• Cette anémie peut être majorée par une spoliation
sanguine (prélèvements sanguins trop fréquents,
hémorragies digestives occultes, favorisée par des
troubles de l’hémostase).
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Traitement de l’anémie chez IRC
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Traitement de l’anémie chez l’IRC
l’augmentation de l’hématocrite peut se réaliser par
une amélioration de l’activité physique qui stimulerait
les apports alimentaires ainsi améliorer leur état
nutritionnel.
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Soutien nutritionnel
• Conseils diététiques ;