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Module Soumbala

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Jean Hubert Zongo
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+

²&
SOMMAIRE
Session 0.........................................................................................................................................3
Présentation générale du cours et prise de contact....................................................................3
Session 1.........................................................................................................................................5
Matières premières et techniques de production........................................................................5
Session 2.........................................................................................................................................9
Bonnes Pratiques Hygiène et de Fabrication..............................................................................9
Session3........................................................................................................................................13
Prétraitement des graines de néré..............................................................................................13
Session 4.......................................................................................................................................16
Fermentation et affinage...............................................................................................................16
Session 5.......................................................................................................................................17
Moulage à frais, séchage et mouture..........................................................................................17
Session 6.......................................................................................................................................18
Conditionnement, emballage et étiquetage................................................................................18
Session 7.......................................................................................................................................21
Gestion de production et Markéting............................................................................................21
ANNEXES.......................................................................................................................................25
Annexe 1.................................................................................................Erreur ! Signet non défini.
Les attente des les participants...................................................................................................26
Evaluation de la formation par les participants........................................................................28
Annexe 2.......................................................................................................................................30
Référence Bibliographique et Documentation...........................................................................30
Session 0
Présentation générale du cours et prise de contact
La session 0 est consacrée à la présentation des participants et du cours. Outre la
présentation du programme et des objectifs de l’atelier, cette session permet aussi
aux participants d’exprimer leurs propres attentes.

OBJECTIFS :
À la fin de la session, les participants auront :
1. Passé en revue les objectifs du module
2. Rapproché leurs propres attentes des objectifs du cours
3. Fait connaissance et établi un contrat de groupe
4. Rempli le pré-test concernant les informations relatives à la production du
soumbala.

1. Objectifs du cours

Objectifs du module : Production du soumbala à base de graine de néré/soja


A la fin du module, les participants auront :

 Examiné les matières premières et les différentes techniques de production de


soumbala
 Appris des règles de base des Bonnes Pratiques d’Hygiène et des Bonnes
pratiques de d’Hygiène en matière de soumbala
 Fait le Prétraitement et la Cuisson des graines de néré (et de soja)
 Réalisé la Fermentation et l’affinage du soumbala
 Fait le Moulage à frais et le séchage du soumbala
 Conditionné et emballé le soumbala.
 Appris la Gestion de production et la Commercialisation du soumbala.

2. Recueil des attentes des participants

Cette acticité s’adresse aux formateurs/Animateurs, qui à travers une fiche 1 recueille
des attentes des participants dans l’anonymat et les analysent. Une plénière
permettra d’en discuter et donc de faire des mises au point en rapport avec les
objectifs du cours. Alors cela permet donc de recadrer au cas où les attentes des
participants ne sont pas ou ne pourront être satisfaites.

1
Fiche des attentes en annexe
Cependant, lorsque nous avons à faire à un groupe d’illettrés, il est loisible au
formateur de recueillir oralement les attentes du groupe.

3. Présentation des participants et normes de travail

Le formateur fait un tour de table et chaque participant en prenant la parole, se


présente.
Astuce et brise glace : pour que cette activité ne prenne pas de temps et dans le
sens d’installer une atmosphère cordiale, le formateur donne un brin d’allumette à
chacun des participants et lui demande de préparer chacun sa présentation (Nom et
prénoms, domaine d’activité et groupe d’appartenance). Chaque participant aura
juste de temps de l’allumage du brin pour se présenter. Dès que la flamme s’éteint le
participant passe alors la parole au voisin.

4. Pré-test

Il se faire oralement en écoutant les expériences des uns et des autres. Autrement
dit si le groupe est homogène et lettré le formateur utilisera le test en annexe.
Session 1
Matières premières et techniques de production
Cette session à pour but de faire un Récapitulatif des matières premières et des
différents procédés techniques de production du soumbala au Burkina Faso.

OBJECTIFS :
A la fin de cette session, les participants auront :

1. Découvert le soumbala et ses aspects sociologiques


2. Examiné l’ensemble des matières premières utilisées
3. Passé en revue les techniques de fabrication du soumbala

1. A la découverte du soumbala

Le « soumbala » est le nom mandingue d'un condiment alimentaire préparé à partir


de graines de néré. Il est commun à plusieurs pays ouest-africains où on le retrouve
sous différents noms : « nététou » au Sénégal, « kalgho » chez les Mossis du
Burkina, « dawadawa » au Nigeria.
Le récit du voyage d'un capitaine français à Ouagadougou en 1887 témoigne de
l'ancienneté et de l'importance de ce produit dans l'actuel Burkina : « Ce que l'on
trouve en abondance sur les marchés du Mossi, c'est le Kalgho, fabriqué avec les
fruits du néré ou nétté (...). C'est avec les graines que l'on fabrique la sauce dite
soumbala en Mandé, ou kalgho en Mossi.
Les graines sont les fruits du néré se présentent sous forme de gousses contenant
des graines plates d'environ 5 mm de diamètre au sein d'une pulpe sèche jaune.

La première opération, réalisée au village, consiste à séparer les graines de la pulpe


après ouverture des gousses. Ces graines contiennent une amande recouverte d'une
fine pellicule sombre et d'une coque très dure.

La seconde opération consiste alors à décortiquer les graines pour récupérer les
amandes. Ce décorticage peut être effectué de deux façons :
 pilage avec du sable ; lavage ; cuisson (environ 12 heures) ; pilage ;
 cuisson (24 à 72 heures) qui a pour effet de ramollir les coques ; pilage.
Les amandes sont ensuite lavées pour achever l'élimination des enveloppes. Cette
étape conditionne la qualité du produit fini. Les critiques apportées à certains
soumbala par les consommateurs sont souvent relatives au manque de soin accordé
par les préparatrices à la réalisation des lavages.

Les amandes sont ensuite cuites à l'eau quelques heures puis mises à fermenter
durant plusieurs jours. Cette étape ne requiert que peu de travail effectif, mais son
bon déroulement conditionne largement l'obtention d'un produit fini de qualité.
Plusieurs paramètres influent en effet sur les conditions de fermentation et l'obtention
du goût, de l'odeur et de la texture recherchée : la teneur en eau des amandes, la
durée de la ou des cuissons préalables, la température ambiante et l'hygrométrie de
l'air. Une fermentation non réussie peut conduire à l'obtention d'un produit
inconsommable. Certaines pratiques sont cependant employées par des
préparatrices pour accroître les chances de réussite de cette opération : adjonction
de cendre, dépôt de brindilles dans les paniers, sur la surface des amandes, etc.

Ces pratiques sont justifiées comme des moyens de conjurer l'effet néfaste de forces
invisibles ainsi que l'explique une femme de Ouagadougou : « Pendant la
fermentation, si quelque chose touche, ça se gâte ; quand quelqu'un va mourir par
exemple, il peut gâter le soumbala. Et quand on met les grains pour bouillir, si un
enfant grille la viande là-bas, ça se gâte. (...) Mettre des brindilles de balai, c'est pour
empêcher que quelque chose touche, mais ce n'est pas toujours efficace. Parce qu'il
arrive quand même qu'en ouvrant le soumbala après fermentation, ce soit devenu
comme du coton : ça c'est quand quelqu'un va mourir».

A l'issue de la fermentation, les amandes devenues pâteuses, très odorantes et


ayant pris une coloration brune à noire, sont façonnées à la main sous forme de
boules de taille variable selon les préparatrices. Dans certains cas, ces boules
peuvent être séchées au soleil durant quelques jours.

2. Les matières premières utilisées pour la production du soumbala

A l’origine la matière première utilisée pour la fabrication du soumbala était les


graines de néré. Celles-ci sont obtenues à partir de populations naturelles du néré
(Parkia biglobosa), arbre n’ayant jusqu’à présent pas fait l’objet d’une sylviculture
ciblée à large échelle. Par conséquent le constat est celui d’une irrégularité dans la
disponibilité des graines de néré d’une année à l’autre, selon les résultats de
fructification des arbres dans leur milieu naturel. Cette situation a conduit à la
recherche d’autres graines alternatives, aptes à remplacer celles de néré dans la
fabrication du soumbala.
Ainsi d’une zone à l’autre, les graines suivantes sont utilisées comme substitut de
celles de néré dans la fabrication du soumbala :
 Graines de baobab (Adansonia digitata)
 Graines d’arachide (Arachis hypogeae)
 Graines de soja (Glycine max.).
La matière première de substitut doit être une graine protéagineuse dont la teneur en
huile avoisinerait les 20 à 25 % comme chez les graines de néré. Par conséquent, la
fermentation des graines d’arachide se fait au mieux quand celles-ci ont été
partiellement déshuilées.

3. Les techniques de production

Il existe principalement deux (02) principales techniques de production de soumbala.


Il s’agit de la technique industrielle et de la technique artisanale.

Les techniques industrielles sont peu rudimentaires. Il s’agit de l’introduction


d’opérations mécanisées en lieu et place de certaines opérations manuelles. Les
techniques les plus utilisées du fait de leur coût relativement moins cher reste les
techniques artisanales. Les techniques artisanales sont une forme améliorée de la
technique traditionnelle. Ces techniques artisanales ne laisse pas de place pour les
« superstitions » et donnent des résultats plus surs et plus commercialisables.

Les diagrammes technologiques de productions sont les suivantes :


Source : Dr. Siaka KONE, infogate GTZ, 2001.

Selon que l’on produise avec des graines de néré, de soja, de baobab ou d’arachide
quelques opérations particulières sont à considérer. Les opérations principales et
communes à toutes les techniques sont les suivantes : le nettoyage, le toastage, le
dépelliculage, le lavage, la cuisson à l’eau, l’égouttage, la fermentation et le
séchage.
Session 2
Bonnes Pratiques Hygiène et de Fabrication

Cette session à pour but de écrire les Bonnes Pratiques d’Hygiène et de Fabrication
en matière de production du soumbala au Burkina Faso.

OBJECTIFS :
A la fin de cette session, les participants auront :

1. Passé en revue les meilleures pratiques en matière hygiène (du local, du


matériel, du personnel et de la matière) en matière de production de
soumbala.
2. Passé en revue les meilleures pratiques en matière de fabrication (Critères de
choix des matières premières, sources d’approvisionnement, maîtrises du
coût, du rendement et des écueils à éviter en matière de production du
soumbala) en matière de production de soumbala

1. Les meilleures pratiques en matière d’hygiène

Pour garantir de bonnes pratiques en matière d’hygiène de production, la méthode


préconisée est celle dite des « 5M ». Cette méthode est basée sur des observations
et le suivi des attitudes des femmes lors l’exécution des tâches dans le mécanisme
de production du soumbala. A travers une fiche on va inspecter (surveiller) les
paramètres suivants :

Le local ou milieu de travail (M1).


Le local de travail ainsi que l’environnement (W.C et toilettes) doivent être propres et
débarrassés de toute eau ruisselante, d’odeurs nauséabondes et de saleté. Un
nettoyage journalier s’impose.

Le matériel et les équipements (M2).


Laver à l’eau et au savon les plats, les bassines, le mortier et pilon, les assiettes, le
séchoir, les tamis et les sachets. Faire sécher au soleil à l’abri du vent et des
mouches.
Le du transport et du stockage (Entreposage) des matières (M3)
Le transport et le stockage des ingrédients, des matériaux d’emballage et
l’entreposage des produits finis doivent être bien séparés. Aussi pour le stockage, on
veillera à utiliser les stocks par ordre d’arrivée. Les premiers stocks sont utilisés en
premier pour éviter que leur durée de conservation ne soit dépassée. C’est le
système FIFO en langue anglaise (First In First Out).

L’hygiène du personnel ou de la main d’œuvre (M4)


Il faut promouvoir les pratiques sanitaires comme la vaccination, le soin des
blessures et plaies des productrices.
Le port de la tenue de travail est conseillé. Le bavardage pendant le travail, le port de
boucle d’oreille et de bague, les crachats, le mâchage de chewing-gum et chiquer du
tabac, sont proscrits pendant le travail.
Aussi tout ‘’le monde’’ (visiteurs et personnes étrangères) ne doit pas avoir accès au
local de production d’où la restriction des accès.
Enfin il faut éviter les apprentis « sorciers » en formant les productrices. Cela pour
éviter de mettre sur le marché du soumbala de mauvaise qualité pouvant entamer la
perception du soumbala d’une part et d’autre part compromettre la santé du
consommateur.

La méthode de travail (M5) :


Pour une bonne organisation et planification du travail en matière d’hygiène, il est
nécessaire de se concerter. Cette concertation permettra de désigner des
responsables de la propreté, de la fabrication, de la commercialisation et des
gestionnaires. Aussi, un programme hebdomadaire ou mensuel devrait être élaboré
pour le balayage, lavage du matériel, les productions, ventes et l’approvisionnement.
Il est à noter aussi l’importance de la lutte contre les nuisibles que sont les ravageurs
(Souris, rats, insectes, araignées, etc.) mais aussi, les odeurs et les eaux sales
stagnantes.
2. Les meilleures pratiques en matière de fabrication

Les bonnes pratiques d’hygiène doivent être soutenues par des bonnes pratiques de
fabrication pour ne pas compromettre la qualité finale du soumbala. Il s’agira pour la
productrice de s’intéresser à la qualité de la matière première et de la bonne
application des procédés d’une part et d’autre part d’éviter certains écueils notoires.

Qualité de la matière première


Les amendes doivent provenir de graine de néré bien mures. Aussi aucune autre
graine ne doit être utilisée tant est qu’il s’agit du « soumbala ». Autrement dit le
soumbala obtenue à partir d’autres graines est toujours suivi d’un indicateur
d’origine. Concernant le soumbala produit à partir du soja par exemple, on parlera de
« soumbala de soja ».

Bonne applique des procédés


Une équipe de production bien formée et complice est utile pour la réussite de la
mise en application des procédés. Il faut éviter de raccourcir ou d’écourter les durées
d’application des tâches. Ne pas aussi allonger les durées des opérations. Autrement
dit cela conduira à mettre sur le marché du soumbala à qualité variable et ne permet
aux productrices de se faire une « marque » particulière de soumbala.

Ecueils à éviter
Pour réussir les procédés de transformation en agro alimentaire il faut luter contre les
superstitions qui ne permettent pas de standardiser les actions et donc d’assurer une
production permanente et sécurisée. Aussi, pour créer l’anaérobie et promouvoir le
développer du bacille subtile pendant la fermentation, des pratiques sont à éviter. Il
s’agit notamment du saupoudrage de cendres ou de farine de mil ou de maïs germé
ou autre substances. Ces pratiques accélèrent assurément la fermentation mais
compromet la qualité car ces matières sont des sources d’impuretés difficilement
éliminable dans le soumbala fini.

Enfin il est important d’éviter l’ajout de produit chimique comme la potasse ou soude
caustique de même que le carbure pour accélérer ou réduire l’utilisation du bois ou
du gaz. Cela rend non seulement le soumbala impropre à la consommation mais
aussi crée chez le consommateur une hantise et une répugnance du fait des effets
notoires sur l’estomac à cause des agressions diverses et des douleurs que cela
provoque.
Enfin, le soumbala ne doit pas contenir des éléments biologiques les insectes, les
vers et autres. Cela n’est pas de la qualité et détruit l’image du soumbala.
Session3
Prétraitement des graines de néré et de soja

Cette session à pour but de décrire les méthodes de prétraitement des graines de
néré et de soja dans le processus de production du soumbala.

OBJECTIFS :
A la fin de cette session, les participants auront :

1. Maîtrisé du diagramme de production du soumbala


2. Passé en revu le matériel de travail
3. Transformé les graines de néré en amendes
4. Apprêté les amendes pour la phase de fermentation et d’affinage.

1. Le diagramme de production du soumbala


Le prétraitement reste l’opération la plus onéreuse de la production du soumbala. De
ce fait, cette phase est tributaire de la qualité de la fermentation et donc de l’affinage
du soumbala. Aussi, c’est au cours de cette phase que les productrices se
distinguent les une des autres par les qualités finales du soumbala.
En effet, cette phase requiert de la patience et permet de débarrasser la matière
première de ses impuretés comme les cailloux, le sable, les herbes et autres
insectes. Le prétraitement comprend les opérations suivantes :

2. Le matériel de travail

Pour une préparation de cinq (05) plats « yoruba » soit en moyenne 15 Kilogrammes
de graine de néré ou de soja.
 02 marmites numéro 30 et 25
 03 paniers
 02 sacs de jute ou plastique
 04 bassines
 01 calebasse
 01 mortier et un pilon
 01 thermo soudeuse
 01 sachet noir ou natte
 Emballages et étiquètes

3. La transformation des graines en amendes

3.1. Lavage des graines


Après la cueillette des fruits du néré, on procède à la séparation des gousses et des
graines, de la pulpe. Concernant le soja, la graine n’est pas entourée de pulpe.
Les graines sont alors lavées à l’eau. Ce lavage se fait par frottement à la main en
pleine eau dans des bassines. Laver au moins deux fois.
On procède après au séchage au soleil des graines propres et bien étalées sur une
natte plastique ou sur un sachet noir.
3.2. Décorticage des graines
Une fois sèches, les graines sont décortiquées pour avoir l’amende. On procède par
un pillage au mortier. Cette phase peut durer une demi-heure. On prendra le soin de
piller de telle sorte à ne pas pétrir l’amende entiermènent mais de décortiquer la
graine.

4. Apprêtement des amendes

4.1. Cuisson des amendes


La cuisson des amendes de néré dure 24 heures dans de l’eau. Quant aux
amendes de soja la cuisson ne dure que 05 cinq heures.
Ensuite, on laisse essorer (égoutter) les amendes cuites dans un panier.

4.2. Dépelliculage des amendes


Le dépelliculage des amendes se fait à la main après mouillage comme l’indique la
photo suivante.

4.3. Cuisson (pasteurisation) des amendes


Après vannage à l’eau, les amendes biens propres sont cuites pendant 30 mn avant
d’être mise en fermentation.

Décorticage des graines au mortier Lavage des graines


Session 4
Fermentation et affinage
Cette session à pour but de décrire les procédés de fermentation et d’affinage du
soumbala recommandée au Burkina Faso.

OBJECTIFS :
A la fin de cette session, les participants auront :

1. Maîtrisé le procédé de fermentation


2. Maîtrisé les conditions d’affinage

1. La fermentation des amendes de néré

La fermentation des graines de néré et de soja se fait grâce aux Bacillus spp
(Bacillus subtilis). Il faut remarquer qu’il est nécessaire de fermenter à température
légèrement élevée (cuisine) et la faible aération. Cela est du aux exigences de la
fermentation qui doit se dérouler dans des conditions favorables aux activités des
microorganismes (Bacillus spp) responsables de la fermentation.

Dans la pratique, les amendes sont tassées dans un panier et déposées dans un
endroit faiblement aéré afin de permettre le développement naturel du bacille subtil.
La fermentation dure 3 jours. La fin de la fermentation est déterminée en fonction
de l’odeur.

2. Les conditions d’affinage du soumbala

L’affinage est l’opération qui permet d’orienter l’odeur et le goût du soumbala. Il s’agit
de garder les conditions du stockage pendant une journée en plus lorsque l’on
souhaite avoir du soumbala à odeur prononcée. Dans ce cas la durée de
fermentation peut atteindre quatre (04) jours.
Pour avoir du soumbala à l’aspect pâle et à odeur réduite, l’on procède alors à une
fermentation moins longue. Dans ce cas deux (02) jours de fermentation suffisent.
Session 5
Moulage à frais, séchage et mouture
Cette session à pour but de montrer quelques méthodes de moulage du soumbala
frais, de décrire la conduite du séchage et de mouture du soumbala.

OBJECTIFS :
A la fin de cette session, les participants auront :

1. Passé en revue quelques méthodes de moulage du soumbala frais


2. Conduit le séchage du soumbala
3. Réalisé la mouture du soumbala sec

1. Quelques méthodes de moulage du soumbala frais

On note que 35 % des consommateurs utilisent le soumbala seul dans les sauces de
to et 65 % associent le soumbala au bouillon cube. Aussi, l’un des vieux rêves des
productrices est de voir le soumbala en cube.

Aussi, il est aujourd’hui possible de mettre le soumbala sous la forme de cube. Pour
se faire l’on doit se munir d’un moule plastique réalisé dans du matériel non toxique
comme le Poly Ethylène. Une fois le soumbala prélevé frais, il est alors introduit dans
le moule cubique ou cylindrique et tassé puis déposé sur une étoffe ou récipient bien
propre. Après séchage le soumbala garde la forme induite par le moule. Cette
opération se déroule à chaud.
Ainsi on peut alors donner diverses formes au soumbala à l’image de la forme
« boule » ancestrale ment réalisée.

2. Conduite du séchage soumbala

Le séchage se déroule en une journée ou deux au soleil ou en séchoir. Attention


l’odeur du produit peut imprégner le séchoir et si celle-ci est utilisée pour d’autres
produits posés des problèmes de transfert d’odeur.
Session 6
Conditionnement, emballage et étiquetage
Cette session à pour but de décrire le conditionnement, l’emballage et l’étiquetage du
soumbala.

OBJECTIFS :
A la fin de cette session, les participants auront :

1. Conditionné et emballé le soumbala


2. Etiqueté les emballages de soumbala

1. La pratique du Conditionnement et de l’Emballage

Le soumbala sec absorbe rapidement l’humidité. Pour cela, l’emballage doit être fait
le plus rapidement possible à la sortie du séchoir mais après refroidissement. Les
emballages en sachet sont conseillés pour le conditionnement du soumbala séché.
Au marché on trouve de petits sachets en plastique ou des rouleaux que I'on peut
découper à la dimension voulue. ll existe aussi des sacs de 25 à 50 kg en
polyéthylène de 0,05 mm d'épaisseur. Des paniers à couvercle sont également
indiqués pour stocker les produits séchés.

Pour éviter I'humidification du soumbala, il faut bien sceller les sachets avec une
thermo soudeuse et les sacs à I'aide d'une machine, des agrafes, des attaches
métalliques ou des rubans en caoutchouc.
Le soumbala sec emballé doit être stocké dans un endroit aéré.

Utilisation d’une thermosoudeuse


pour sceller un emballage
Soumbala emballé Soumbala emballé en capsule plastique
dans un bocal de verre

2. La pratique de l’étiquetage

Définition

Afin de différentier votre produit des autres existants déjà sur le marché, l’emballage
doit comporter une étiquette qui renseigne le consommateur. L’étiquète est inséré
dans l’espace restant du sachet ou du pot après sa fermeture et on procède à une
deuxième fermeture avec la thermosoudeuse. Elle peut être aussi collé sur le sachet
ou introduit dans un sachet qui contiendra également le produit déjà emballé puis
fermé. L’étiquette portera les informations suivant :

- Le nom du produit
La dénomination du produit constitue le premier critère de reconnaissance de votre
produit. Il permet au client de se fidéliser au produit.

- Les coordonnées du producteur


Les coordonnés du producteur marquer sur l’étiquette permet au client de lancer à
tout moment des commandes. Elle permet également au client de recueillir les
suggestions des clients afin d’améliorer son produit et d’être plus compétitif sur le
marché.
- Le poids du produit
Le poids du produit marqué sur l’étiquette permet au client de prendre la quantité
exact de produit dont il à besoin.

- Mode d’utilisation
Il est important de mentionner le mode d’utilisation des oignons séchés sur
l’étiquette. Cela permet aux utilisateurs d’établir la correspondance entre les
quantités de produits frais et les produits séchés.

- La date de fabrication et la date limite d’utilisation


L’étiquette doit comporter la date de fabrication et la date limite d’utilisation. Cela
permet de garantir la santé du consommateur et évite la contre publicité au produit.

Exemple d’étiquette

Etiquette utilisé pour les emballages sachets

Etiquette rond utilisé sur les


couvercles des bocaux et des pots.
Session 7
n
Cette session à pour but de donner les base de gestion de production et de
markéting pour la commercialisation du soumbala.

OBJECTIFS :
A la fin de cette session, les participants auront :

1. Passé en revue la gestion de production du soumbala


2. Passé en revue les bases markéting pour le vente du soumbala

1. Les bases de la gestion de production

Les coûts sont les dépenses engendrées par l'organisation et la conduite du


processus de production.
Les charges comprennent les coûts de production qui sont représentés par les coûts
totaux de production (coûts d'acquisition de la matière première, le coût de
transformation et de la main-d' œuvre salariale ou temporaire) et les coûts hors
production (les frais de transport).

Le coût de revient unitaire (CRU) exprimé en FCFA/kg de soumbala est obtenu par
la formule:
Avec
(CTP + CHP) CTP = Coût total de production (FCFA)
CRU = CHP = Coût hors production (FCFA)
N
N = Quantité de soumbala en kg.
TRAVAUX DE GROUPE (APPLICATION).
Consigne : Constituer cinq (05) groupes travail et donner 30 mn de réflexion

2. Madame DIALLO Adjaratou dirige une structure de production de soumbala. Elle produit
en moyenne 15Kg de soumbala de néré et de soja. Avec les fonctions des coûts de
production et hors production propre à votre zone. Aidez Madame DIALLO à calculer le
CRU pour produire 15 Kg de soumbala à base de graine de néré d’une part et d’autre
part à base de graine de soja.

3. A la fin de la production, Madame DIALLO se retrouve avec 800 boules de soumbala à


base de graine de néré et 1000 boules dans le cas du soja. Calculez dans chaque cas
le coût de vente d’une boule.

4. SAMIRA la fille de Madame DIALLO, conduit un séchage qui lui coûte 1000 FCFA de
frais supplémentaire et une mouture suivi d’un tamisage à 300 FCFA. Calculez alors le
nouveau CRU de la production de soumbala dans les deux cas.

5. Enfin SAMIRA décide de mettre sur le marché du soumbala séchés en sachet. Elle
obtient au final 5kg de poudre de soumbala qu’elle conditionne dans des pots plastiques
de 500g. Combien coutera chaque pot si le pot vide coûte 75 FCFA.
6. Les bases de markéting (4P) pour la vente du soumbala

La commercialisation doit tenir compte de certains principes marketing, qui se


résument par 4 P :

Le Prix :
Savoir s’adapter au pouvoir d’achat, ainsi qu’à la mentalité de la clientèle.

Le Produit
Il se vend par lui-même, de par sa qualité intrinsèque et sa présentation (emballage).

Le pipeline ou le canal de distribution


Savoir le choisir, en optimisant au mieux, les charges de distributions, et tenant
compte réellement des clients potentiels. Aussi les pratiques en la matière sont :
- Les ventes directes au niveau de l’unité de production
- la vente au sein des marchés locaux
- le dépôt vente au niveau des supermarchés et boutiques. Il s’agit en fait de
sous louer les rayons des supermarchés ou boutiques pour présenter et
vendre la produit. Généralement, la vente se fait par le boutiquier moyennant
une certaine quantité de soumbala ou de l’argent. Par exemple on peut
déposer 500 boules de soumbala et on y ajoute 10 pour le boutiquier qui
après la vente soustrait alors le coût de vente des 10 boules en surplus.
Autrement dit, on peut aussi décider de reverser un certain pourcentage au
boutiquier ou au gérant de supermarché.
- la vente ambulante ou itinérante. Il s’agit de recruter des vendeurs qui
seront payés à la commission en fonction de la quantité vendue. Ces
vendeurs vont se promener de concession en concession, de marché à
marché pour vendre.
- la vente à petit prix communément appelée en mooré « tag raogo ». Le
soumbala est vendu en gros en début de mois et l’acheteur verse
journalièrement des petits prix à hauteur du coût total du soumbala livré.
- la livraison mensuelle aux groupes professionnels en post paiement. Les
enseignants, les infirmiers, les femmes de la ‘’caisse’’ etc. peuvent solliciter
une livraison du soumbala mensuellement et le paiement se fait à la fin du
mois en cours par coupure à la source. Ce sont tous des fonctionnaires dans
ce groupe et la complicité est établie avec l’acheteur, le vendeur et le
gestionnaire de la structure (Comptable, intendant, gérant, etc.)

La Publicité ou la promotion
Trouver les voies les plus adaptées, en fonction de la taille de sa structure, la nature
de notre produit qui est ici un produit de grande consommation ; le standard de
produit (luxe ou non), le coût de cette publicité, la clientèle cible (niveau d’instruction,
moyens) etc.… On peut ainsi avoir à choisir entre diverses voies : Participation à des
foires, expositions ventes, encarts publicitaires, radio, télévision…
ANNEXES
LES ATTENTE DES LES PARTICIPANTS

N° d’anonymat ………..

Veuillez donner vos attentes par rapport au thème de cette formation.

1. …………………………………………………………….
2. …………………………………………………………….
3. …………………………………………………………….
4. …………………………………………………………….
1. Pré et post test
EVALUATION FINALE DE LA FORMATION PAR LES PARTICIPANTS

N° d’anonymat ………..

Veuillez donner votre opinion sur chaque item de la formation en utilisant l’échelle
suivante :

3 : Très satisfaisant 2 : Satisfaisant 1 : Pas du tout satisfaisant

ITEMS ECHELLE DE NOTATION


3 2 1
1. Les objectifs de la formation sont atteints
2 .Le contenu dispensé était clair
3. La méthodologie utilisée était adaptée
4. Le temps alloué à la formation était suffisant
5. Les conditions de travail étaient acceptables
6. A présent je suis à l’aise pour intégrer ces
informations dans mes activités
7. Toutes mes attentes liées à la formation ont été
comblées

COMMENTAIRES SUPPLEMENTAIRES DES PARTICIPANTS


…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

OBSERVATIONS

…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
FICHE DE PRESENCE JOURNALIERE

KORSIMORO, du 28 novembre au 02 décembre

Emargements journaliers
N° NOM ET PRENOMS Référence d’identité
J1 J2 J3 J4 J5
Annexe 2
Référence Bibliographique et Documentation

1. Bonkoungou E. G., 1987. "Monographie du Néré, Parkia biglobosa (Jacq.) Benth.,


espèce agroforestière à usages multiples". Ouagadougou, 42 p.

2. Bridier B., Rawski C. (éditeurs scientifiques), Konkobo c., Diawara. B. 2000.


Organisations locales et appui aux petites entreprises agro-alimentaires en Afrique de
l'Ouest et du centre. Actes de l'atelier, 30 Nov.-3 Déc. 1999, Dakar, Sénégal. Cirad,
Montpellier. France.

3. La construction de la qualité des produits alimentaires. Le cas du soumbala, des céréales


et des viandes sur le marché de Ouagadougou au Burkina Faso. Emmanuelle Cheyns et
Nicolas Bricas, CIRAD, 2003, 83p.

4. Diawara B., Sawadogo L., W. Amoa-Awua et M. Jakobsen. 1997. Système de qualité


pour la production du soumbala : Le système HACCP. Burkina Faso. Page 4-6.

5. Diawara B., Konaté J., kanwe, 2004. Rapport d'activités: Formation desfemmes en
technologie améliorée de production du soumbala. PAMER. Ouagadougou.18 p.

6. Diawara B et al. 2004. Valorisation technologique et nutritionnelle du néré ou Parkia


biglobosa (Jacq.) benth: une espèce agroforestière. Ouagadougou, Burkina Faso. 173 p.

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