Mada
Mada
Faculté : TECHNOLOGIE
Département : ELECTROTECHNIQUE
Domaine : SCIENCES ET TECHNOLOGIES
Filière : ELECTROTECHNIQUE
Spécialité : COMMANDE ÉLECTRIQUE
Mémoire
Présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master
Thème:
Étude de la production de l’énergie électrique d’une ferme
éolienne
Jury de Soutenance :
BENAMIMOR TARIQ MCB BADJI Mokhtar - Annaba Président
KELAIAIA MOUNIA SAMIRA prof BADJI Mokhtar - Annaba Encadrant
MERABET LEILA MCA BADJI Mokhtar - Annaba Examinateur
Abstract :
This dissertation aims to study the production of electrical energy from a wind farm
with a dual-supply asynchronous machine (MADA). after presenting general
information on renewable energies, as well as the conversion of energy by a wind power
system, the different power supply structures and the type of generators used, we opted
for the asynchronous machine with double a power supply consisting of two converters.
Three-phase static: one rectifier and one PWM inverter. The collected energy is injected
into the electrical network through a power converter, for better integration and
optimum current quality.
Keywords:
ملخص
تهدف هذه األطروحة إلى دراسة إنتاج الطاقة الكهربائية من مزرعة رياح باستخدام آلة غير متزامنة ثنائية العرض
(MADA). وهياكل، وكذلك تحويل الطاقة بواسطة نظام الرياح،بعد تقديم العموميات حول الطاقات المتجددة
اخترنا اآللة غير المتزامنة ذات مصدر طاقة مزدوج من خالل محولين،الطاقة المختلفة ونوع المولد المستخدم
المعدل والعاكس: ثابتين ثالثي الطورPWM. يتم حقن الطاقة المحصودة في الشبكة الكهربائية من خالل محول
من أجل تكامل أفضل وجودة طاقة مثالية،الطاقة.
LISTE DES SYMBOLES ET NOTATIONS
𝑬𝒄𝒊𝒏 : Energie cinétique.
m : masse volumique.
𝑽 : vitesse de vent
𝝆 : Densité du vent.
𝑪𝒑 : Coefficient de puissance.
𝑮 : Gain de multiplicateur.
𝜷 : L’angle de calage.
𝜽 : Angle électrique.
𝑪𝒆 : Couple électromécanique.
𝑽𝒅 : Tension redressée.
𝒎 : Indice de modulation
𝒇𝒔 : Fréquence au réseau
𝜽𝒍𝒂𝒏 : Déphasage.
𝝎𝒓 : Pulsation rotorique.
𝝎𝒔 : Pulsation statorique.
Notations
MADA : Machine asynchrone à double alimentation.
Introduction générale
Chapitre I :
Généralités sur les énergies renouvelables.
I. 1. Introduction
I. 2. Les énergies renouvelables
I. 3. Différentes sources d'énergies renouvelables
I. 3.1. Source d'énergie hydraulique
I. 3.2. Source d'énergie solaire
I. 3.3. Source d'énergie à la biomasse
I. 3.4. Source d'énergie géothermique…………………………………………...8
I. 3.5. Source d'énergie éolienne 9
I. 4. L'énergie dans le monde 10
I. 5. L'énergie éolienne en Algérie 12
Ⅰ.6. Conclusion 13
Chapitre II :
Conversion de l'énergie par un système éolien.
Ⅱ.1. Introduction…………………………………………………………………14
II. 2. Quelques notions sur le vent………………………………………………..14
II. 3. la vitesse et la direction du vent…………………………………………….14
II. 4. Conversion de l'énergie dans un système éolien 15
II. 5. Principaux composants d'une éolienne 16
6. Classification des éoliennes selon la taille 17
Ⅱ. 7. Classification selon le principe de fonctionnement 19
Ⅱ. 7.1. Les éoliennes à axe horizontale…………………………………………….19
Ⅱ. 7.1. Les éoliennes à axe verticale……………………………………………….19
Ⅱ. 8. Stratégie de fonctionnement d'une éolienne 21
II. 8.1. Bilan des forces sur une pale 21
II. 9. Systèmes de régulation de la vitesse de rotation de l'éolienne 21
II. 9.1. Système à décrochage aérodynamique "stall" 21
II. 10. Les générateurs utilisés dans les éoliennes 23
II. 10.1. Systèmes utilisant la machine synchrone 23
II. 10.1.1. Les alternateurs synchrones à rotor bobinés ou à aimant
permanent 23
Chapitre III :
Modélisation de l'association turbines éoliennes - générateur asynchrone.
Ⅲ. 1. Introduction 28
Ⅲ. 2. Modélisation de la turbine éolienne 28
Ⅲ. 3.1. Conversion d'énergie cinétique du vent en énergie mécanique 28
Ⅲ. 3.1.1. Loi de BETZ……………………………………………………………..28
Ⅲ. 3.1.2. Coefficient de puissance…………………………………………………30
Ⅲ. 3.1.3. La vitesse de rotation……………………………………………………31
Ⅲ. 3.2 Le multiplicateur de vitesse 32
Ⅲ. 3.3. Modélisation de l'arbre de la machine 32
Ⅲ. 3.3.1. Schéma bloc de la turbine 33
Ⅲ. 3.3.2.. Région d'exploitation de turbine 33
Ⅲ. 3.3.3. Bloc de simulation de la turbine éolienne 34
Ⅲ. 4. Modélisation de la génératrice asynchrone 35
Ⅲ. 4.1. Fonctionnement d'une génératrice asynchrone 35
Ⅲ. 4.1.1. Modélisation Mathématique de la Génératrice 36
Ⅲ. 5. Modélisation des convertisseurs statique…………………………………..40
Ⅲ. 5.1. Modélisation et commande du redresseur………………………………..40
Ⅲ. 5.2. Modèle et commande de l’onduleur……………………………………….41
Ⅲ. 5.3. Commande MLI des convertisseurs………………………………………42
Ⅲ. 6. Conclusion 44
Chapitre IV :
Modèle de simulation de la chaine de conversion éolienne connectée au réseau
IV. 1. Introduction 45
IV. 2. Bloc de simulation du système complet……………………………………45
3 . Résultats de simulation……………………………………………………..46
IV. 4. Conclusion 51
Conclusion générale…… 52
Annexes A…………………………………………………………………………..53
Références bibliographiques………………………………………………………54
LISTE DES FIGURES :
La demande en énergie électrique est devenue très importante. Face à cela et avec la
diminution du stock mondial en hydrocarbure et surtout la crainte d’une pollution de plus
en plus envahissante et destructive pour l’environnement, les pays industrialisés ont
massivement fait recours aux centrales nucléaires ; mais le risque d’accident nucléaire
(comme la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986 qui reste gravée dans la mémoire
commune).
Le traitement et l’enfouissement des déchets sont des problèmes bien réels qui rendent
cette énergie peu attractive pour les générations futures. C’est ainsi que les pays
industrialisés se sont lancés dans le développement et l’utilisation des sources d’énergie
renouvelables comme le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie et l’hydraulique.
Dans ce contexte général, notre étude se concentre sur l'énergie éolienne, qui apparaît
comme l'une des plus prometteuses, avec un taux de croissance mondial très élevé.
Cependant, l'Algérie semble être en retard dans ce domaine. La première ferme éolienne
d'Adrar, d'une capacité de 10 mégawatts, est un projet pilote.
Actuellement, le système éolien à vitesse fixe basé sur la Machine Asynchrone à double
Alimentation (MADA) est le plus utilisé dans les fermes éoliennes. Son principal avantage
est d’avoir ses convertisseurs statique triphasés dimensionnés pour une partie de la
puissance nominale de la MADA, ce qui en fait un bénéfice économique important par
rapport à d’autres solutions possibles de conversion électromécanique ( machine synchrone
à aimants permanents par exemple ). En effet, la MADA permet un fonctionnement sur une
plage de vitesse de ±30% autour de la vitesse de synchronisme, garantissant ainsi un
dimensionnement réduit des convertisseurs statiques car ceux-ci sont connectés entre le
bobinage rotorique de la MADA et le réseau électrique.
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L'objectif de notre travail est d'analyser et de modéliser une chaîne de conversion éolienne
utilisant une génératrice MADA. Cette étude permet de démontrer l’influence de l’indice
de modulation de l’onduleur MLI sur la conversion de l’énergie éolienne.
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Chapitre Ⅰ :
L’énergie éolienne est une source d’énergie 100% propre (elle est développée par de très
nombreux pays et connaît une croissance très importante + 30% par an en moyenne depuis 10
ans.
Les énergies renouvelables sont des moyens de générer de l’énergie à partir de ressources naturelles
renouvelables. Provenant, des rayons solaires, du vent ou des cycles de l’eau tous théoriquement illimités
à l’échelle humaine. Ces ressources sont soit disponibles sans limite de temps, soit se reconstituent plus
rapidement que la vitesse à laquelle elles sont consommées. On parle généralement des énergies
renouvelables par opposition aux énergies fossiles. Les stocks de combustibles fossiles sont limités et non
renouvelables à l’échelle humaine. [2]
Elles sont aussi souvent appelées «énergies vertes» ou «énergies propres». Les énergies renouvelables
telles que l’énergie éolienne, l’énergie solaire, l’énergie biomasse et l’énergie hydraulique, sont des
solutions prometteuses pour concurrencer les sources d’énergies de masse telle que l’énergie fossile et
nucléaire.
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I. 3. Différents sources d’énergie renouvelables :
Le principe de fonctionnement de l’énergie hydraulique est basé sur des techniques ancestrales qui
remontent aux origines de l’histoire de l’électricité. En effet, le moulin à eau de jadis fonctionnait sur le
principe de se servir de la force intrinsèque de l’eau pour faire tourner des hélices et produire, grâce à ce
mouvement une énergie exploitable.
Aujourd’hui les centrales hydrauliques sont construites sur le même principe consistant à capter la force
de l’eau pour faire tourner une turbine, qui elle-même entraîne un générateur électrique produisant de
l’électricité sur le réseau. [3]
❖ les avantages :
❖ Les inconvénients :
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Ⅰ. 3.2. L’énergie solaire :
L’énergie solaire est une source d’énergie qui dépend du soleil. Bien sûr, le soleil nous chauffe
et nous éclaire. Alors cette énergie permet de fabriquer de l’électricité à partir de panneaux
photovoltaïques ou des centrales solaires thermiques, grâce à la lumière du soleil captée par des
panneaux solaires.
Alors on distingue deux types de l’énergie solaire : l’énergie à effet thermique, et à l’effet
photovoltaïque.
Les types de panneaux solaires thermiques différent selon la nature du fluide caloporteur qui
transporte la chaleur de l’eau ou de l’air. Les capteurs solaires peuvent également se différencier
par leur structure (les capteurs plans non vitrés, vitrés, tubes sous vides).
➢ A basse température : (30 à 100°C) Eau chaude sanitaire, chauffage des locaux, machines.
➢ A moyenne température : (100 à 500° C) Séchage, cuisson, stérilisation, distillation.
➢ A haute température : (500 à 1800°C) verreries, cimenteries, métallurgie, traitements
chimiques.
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Figure Ⅰ. 3 : Principe de fonctionnement de l’énergie solaire thermique
Les premières cellules solaires à base de silicium ont vu le jour au milieu des années 1950 et
utilisent cet effet photovoltaïque. Lorsque ces cellules solaires illuminées sont raccordées à un
circuit extérieur, un courant est alors débité dans ce circuit et l’énergie lumineuse est convertie
en électricité
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⁕Avantages :
⁕Inconvénients :
Il existe trois formes de biomasse présentant des caractéristiques physiques très variées :
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⁕Avantages :
• Type d’énergie fait appel à des ressources peu coûteuses, qui sont disponibles en
grandes quantités.
• Les déchets étant produits par chaque être vivant, leur disponibilité est donc illimitée.
• Fabriquer à partir de déchets, résidus et autres matières biodégradables.
⁕Inconvénients :
• Un rapport limité car le recours intensif a la biomasse entrainerait des impacts négatifs
sur l’environnement tels que des phénomènes de déforestations (en cas d’exploitation
intensive du bois).
• L’érosions des sols.
• Pollution des sols eaux (en cas de production intensive de biocarburant).
-La géothermie peu à basse température : température de l’eau comprise entre 30 et 100°C.
La profondeur des réservoirs atteint 1000 à 2500 m. Elle est utilisée pour le chauffage.
-La géothermie moyenne énergie : température de l’eau comprise entre 100 et 180°C. on
l’utilise pour produire de l’électricité. On la rencontre dans les zones volcaniques, dans des
réservoirs à moins de 1000m de profondeur.
-La géothermie haute énergie : température de l’eau comprise entre 180 et 350°C. L’eau est
utilisée sous forme de vapeur pour produire de l’électricité. On la trouve dans les zones
volcaniques et la frontière des plaques tectoniques en collision en formation ( tous les archipels
volcaniques bordant le pacifique˗ la «ceinture de feu» ˗, l’Islande…)
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Figure Ⅰ.6 : principe de fonctionnement de l’énergie géothermique.
⁕Avantages :
• L’exploitation ne coûte pas cher.
• Les installations qui utilisent la géothermie ne polluent pas l’atmosphère.
• La cogénération, c’est-à-dire la production d’électricité en même temps que la chaleur
peut encore augmenter l’intérêt de la géothermie.
⁕Inconvénients :
• C’est une énergie qui se transporte difficilement, elle doit donc être utilisée sur place.
• Les investissements pour pomper l’eau chaude peuvent parfois être importants.
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❖ Avantages :
- Un parc éolien prend peu de temps à construire, et son démantèlement garantit la remise
en état du site original.
- L’énergie éolienne est une énergie renouvelable qui ne nécessite aucun carburant, ne crée
pas de gaz à effet de serre, ne produit pas de déchets toxiques ou radioactifs. En luttant
contre le changement climatique, l’énergie éolienne participe à long terme au maintien
de la biodiversité des milieux naturels.
- Lorsque de grands parcs d’éoliennes sont installés sur des terres agricoles, seulement 2%
du sol environ est requis pour les éoliennes. La surface restante est disponible pour
l’exploitation agricole, l’élevage et d’autres utilisations.
- La production éolienne d’électricité suit notre consommation d’énergie : le vent souffle
plus souvent en hiver, cette saison étant celle où la demande d’électricité est la plus forte.
- L’électricité éolienne garantit une sécurité d’approvisionnement face à la variabilité des
prix du baril de pétrole.
❖ Inconvénients :
- L’électricité éolienne est une énergie intermittente, l’énergie éolienne ne suffit pas en
elle-même à définir une politique énergétique et environnementale, la solution serait de
coupler l’électricité éolienne à des panneaux solaires photovoltaïques.
- Des effets sur le paysage (esthétique), problème de bruit (que l’on remarque
essentiellement avec des éoliennes importées d’Asie, problème d’interférences
électromagnétiques pour des éoliennes bas de gamme.
- L’énergie éolienne est dépendante de la topographie, de la météo et de l’environnement.
- Le bruit : la source essentielle du bruit dans les éoliennes est le multiplicateur, ce dernier
commence à disparaitre après l’apparition des éoliennes à attaque directe.
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Depuis longtemps, les êtres humains utilisent le vent comme source d'énergie. Les marins
faisaient usage - et font encore usage - de voiles afin de capter le vent. Les moulins à vent
étaient autrefois employés par les agriculteurs pour moudre leur grain et pomper l'eau. De nos
jours, de plus en plus d'éoliennes utilisent la brise pour générer de l'électricité. Les installations
d'éoliennes chez les particuliers connaissent également un développement, mais le rendement
n'est pas encore équitable par rapport à l'investissement.
De plus en plus, cette méthode est employée et constamment perfectionnée. Les États-Unis
ont enregistré une augmentation de plus de 25 % par an dans l'utilisation des éoliennes au cours
de la dernière décennie.
Malgré cela, elle ne représente toujours qu'une faible part de l'énergie mondiale.
Figure Ⅰ.9 : Carte annuelle de la vitesse moyenne du vent en (m/s) à 10m du sol en Algérie.
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Ⅰ. 6. Conclusion :
Les énergies renouvelables sont des énergies réutilisables. Elles sont issues des éléments
naturels : le soleil, le vent, les chutes d'eau, les marées, la chaleur de la Terre, la croissance des
végétaux, contrairement aux énergies fossiles, leur exploitation n'engendre pas ou peu de
déchets ou encore d'émissions polluantes. Ce sont des énergies de l'avenir pour une planète plus
verte. Seul petit bémol, les installations utilisées sont onéreuses à l'achat mais avec des couts
de maintenance et d'entretien réduit, et surtout une matière première totalement gratuite.
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Chapitre Ⅱ :
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Figure Ⅱ.1 : Girouette et nanomètre.
Le Système de Conversion Eolien (SCE) est constitué d'un générateur électrique, entrainé
par une turbine éolienne à travers le multiplicateur, d'un système de commande, d'un
convertisseur statique, d'un transformateur et d'un réseau électrique.
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Figure Ⅱ.3 : Principaux organes du système de conversion éolien.
- Les pales : Elles sont directement exposées au vent ce qui provoque leur rotation.
- Le rotor : C'est la partie tournante dans une éolienne. Il capte et transforme l'énergie
cinétique du vent en énergie mécanique.
- La nacelle : Son rôle est d'abriter l'installation de génération de I 'énergie électrique
ainsi que ses périphériques, différentes configurations peuvent être rencontrées suivant
le type de la machine.
- Le multiplicateur de vitesse : Il sert à augmenter la vitesse de rotation entre l'arbre
primaire mu par le vent, et I 'arbre secondaire entrainant le générateur électrique.
- L’arbre secondaire : Comporte généralement un frein mécanique qui permet
d'immobiliser le rotor au cours des opérations de maintenance et d'éviter l'emballement
de la machine.
- Le générateur : C'est la machine constituée d'un stator et d'un rotor tournant qui
convertit l'énergie mécanique en énergie électrique.
- Le contrôleur électronique : Son rôle est de surveiller le fonctionnement de l'éolienne.
Il s'agit en fait d'un ordinateur qui peut gérer le démarrage de la machine lorsque la
vitesse du vent est suffisante pour son fonctionnement, le freinage de la machine,
l'orientation de l'ensemble du rotor et nacelle face au vent et assure également la gestion
des différentes pannes qui peuvent survenir.
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- Divers dispositifs de refroidissement : Le refroidissement des composants situés
l'intérieur de la nacelle est assuré par des ventilateurs ou bien par des radiateurs d'eau
ou d'huile.
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Dénomination Diamètre du rotor Aire balayée (m²) Puissance (kW)
(m)
Pour être plus parlant, on trouve classiquement ces éoliennes pour les applications suivantes :
• Micro-éoliennes : en général pour couvrir des besoins très limités et sites isolés (par
exemple, des sites de pèche, des bateaux, des caravanes).
• Mini-éoliennes : essentiellement pour recharger des batteries sur des sites isolés
du réseau, les plus puissantes peuvent servir pour l'alimentation domestique hors
du réseau (maisons isolées).
• Eoliennes petites commerciales : elles sont typiquement conçues pour les petites
entreprises, les fermes, ... mais il existe très peu de modèles produits dans cette
gamme.
• Eoliennes grands commerciales : ce sont les éoliennes que l'on trouve dans les
parcs éoliens modernes, ce sont aussi les plus efficaces.
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Ⅱ. 7. Classification selon le principe de fonctionnement :
Il existe deux principaux types d'éoliennes qui différent essentiellement dans leur
organe capteur d'énergie à savoir l'aéro-turbine. En effet, selon la disposition de la turbine
par rapport au sol on obtient :
- Les éoliennes à axe verticale.
- Les éoliennes à axe horizontale.
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Figure Ⅱ.5 : Les éoliennes à axe verticale.
❖ Avantages :
- Un parc éolien prend peu de temps à construire, et son démantèlement garantit la
remise en état du site original.
- L'énergie éolienne est une énergie renouvelable qui ne nécessite aucun carburant, ne
crée pas de gaz à effet de serre, ne produit pas de déchets toxiques ou radioactifs. En
luttant contre le changement climatique, I 'énergie éolienne participe à long terme au
maintien de la biodiversité des milieux naturels.
- Lorsque de grands parcs d'éoliennes sont installés sur des terres agricoles, seulement
2 % du sol environ est requis pour les éoliennes. La surface restante est disponible
pour l'exploitation agricole, l'élevage et d'autres utilisations.
- La production éolienne d'électricité suit notre consommation d'énergie : le vent souffle
plus souvent en hiver, cette saison étant celle où la demande d'électricité est la plus
forte.
- L'électricité éolienne garantit une sécurité d'approvisionnement face à la variabilité
des prix du baril de pétrole.
❖ Inconvénients :
- L'électricité éolienne est une énergie intermittente, l 'énergie éolienne ne suffit pas
en elle-même à définir une politique énergétique et environnementale, la solution
serait de coupler l'électricité éolienne à des panneaux solaires photovoltaïques.
- Des effets sur le paysage (esthétique), problème de bruit (que l'on remarque
essentiellement avec des éoliennes importées d'Asie, problème d'interférences
électromagnétiques pour des éoliennes bas de gamme.
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- L'énergie éolienne est dépendante de la topographie, de la météo et de
l'environnement. - Le bruit : la source essentielle du bruit dans les éoliennes est le
multiplicateur, ce dernier commence à disparaitre après l'apparition des éoliennes
à attaque directe.
Ⅱ. 8. Stratégie de fonctionnement d’une éolienne :
Ⅱ. 8.1. Bilan des forces sur une pale :
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Figure Ⅱ.8 : Flux d’air sur une pale "stall".
La plupart des éoliennes connectées au réseau électrique nécessitent une vitesse de
rotation fixe pour des raisons de cohérence de fréquence avec le réseau. Le système de
limitation de vitesse le plus simple et le moins coûteux est un système de limitation
naturelle (intrinsèque à la forme de la pale) dit "stall". Il utilise le phénomène de
décrochage aérodynamique. Lorsque l’angle d’incidence i devient important, c’est à dire
lorsque la vitesse du vent dépasse sa valeur nominale 𝑉𝑛 , l’aspiration créée par le profil
de la pale n’est plus optimale ce qui entraîne des turbulences à la surface de la pale
(Figure Ⅱ.8) et par conséquent une baisse du coefficient de puissance. Ceci empêche
alors une augmentation de la vitesse de rotation.
Ce système est simple et relativement fiable mais il manque de précision car il dépend
de la masse volumique de l'air et de la rugosité des pales donc de leur état de propreté. Il
peut, dans certains cas, être amélioré en autorisant une légère rotation de la pale sur elle-
même (système "stall actif") permettant ainsi de maximiser l’énergie captée pour les
faibles vitesses de vent. Pour les fortes vitesses de vent, la pale est inclinée de façon à
diminuer l’angle de calage β et renforcer ainsi l’effet "stall" de la pale. La répercussion
des variations de vitesse de vent sur le couple mécanique fournie par l’éolienne est ainsi
moins importante [14].
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Ⅱ. 10. Les générateurs utilisés dans les éoliennes :
La technologie des aérogénérateurs a énormément évolué ces 20 dernières années
entraînant une spécialisation des différents types d’éolienne [15]. Différents types de machines
électriques peuvent être utilisés pour la génération de puissance éolienne. Des facteurs
techniques et économiques fixent le type de machine pour chaque application. Pour les petites
puissances (< 20 kW), la simplicité et le coût réduit des générateurs synchrones à aimants
permanents (PMSG) expliquent leur prédominance. Dans les applications de plus forte
puissance, jusqu’à 2 MW environ le générateur asynchrone est plus courant et économique.
Dans la plupart des cas, le champ tournant rotorique est créé par un bobinage alimenté en
courant continu (roue polaire) par l’intermédiaire d’un redresseur connecté au réseau. Ce mode
d’excitation entraîne la présence de contacts glissants au rotor, c’est pourquoi on remplace
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souvent ce bobinage par des aimants permanents. Toutefois certains d’entre eux sont réalisés à
l’aide de terres rares et sont par conséquent très coûteux, bien que leur utilisation de plus en
plus fréquente à faire baisser leur prix. De plus, les variations importantes de couples
électromagnétiques qui peuvent avoir lieu dans système éolien risquent d’entraîner une
démagnétisation des aimants lorsqu’ils sont constitués de matériaux classiques. Ceci contribue
largement à la diminution de leur durée de vie [18].
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Ⅱ. 10.2. Systèmes utilisant la machine Asynchrone :
Le générateur à induction est largement utilisé dans les turbines éoliennes de moyenne et
grande puissance en raison de sa robustesse, sa simplicité mécanique et son coût réduit. Son
inconvénient majeur est la consommation d’un courant réactif de magnétisation au stator [19].
Un tel dispositif doit cependant être conçu et commandé de façon à limiter les
perturbations qu’il Est susceptible de générer sur le réseau. En effet, la tension délivrée n’est
pas sinusoïdale et peut contenir des harmoniques indésirables. De plus, les convertisseurs sont
dimensionnés pour faire transiter la totalité de la puissance échangée entre la génératrice et le
réseau, ils représentent par conséquent un investissement financier et conduisant à des pertes
non négligeables.
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L’ensemble redresseur-onduleur est alors dimensionné pour une fraction de la puissance
nominale de la machine.
Ⅱ. 12. Conclusion :
La production de l'énergie éolienne intéresse de plus en plus de pays afin de produire une
énergie propre et durable. Les éoliennes ont connu une évolution entrainant la spécialisation
dans plusieurs domaines de compétences Utilisant des matériaux et des technologies les plus
novateurs. L'industrie éolienne devrait pouvoir produire des aérogénérateurs permettant de
limiter, voir même de supprimer les centrales thermiques. Les grandes fermes de production
s'améliorent de plus en plus avec des éoliennes plus puissantes. Afin de développer des
éoliennes toujours plus puissantes et capable de capter au mieux la puissance disponible dans
le vent [20].
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Chapitre Ⅲ :
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En supposant que la vitesse du vent traversant le rotor est égale à la moyenne entre la vitesse
du vent non perturbé à l’avant de l’éolienne V1 et la vitesse du vent après passage à travers le
rotor V2 soit :
𝑉1 +𝑉2
𝑉= (Ⅲ.2)
2
m = 𝜌 . 𝜋 . 𝑅2 (Ⅲ. 3)
Ainsi :
1
𝐸𝑐𝑖𝑛 = 2 . 𝜌 . 𝜋. 𝑅 2 . 𝑉 3 (Ⅲ. 4)
D’après le théorie le système éolien à axe horizontal de Betz la puissance de vent est :
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 = 𝜌 . 𝜋 . 𝑅 2 . 𝑉 3 (Ⅲ.5)
La densité de l’air tient également un certain rôle dans la quantité de puissance mécanique
disponible, un schéma caractérisant ces différents facteurs ci-après.
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Figure Ⅲ.3 : Schéma d’une éolienne Adaptée de singh [21].
Cependant, cette énergie ne peut pas être entièrement récupérée, car il faut évacuer l’air qui
a travaillé dans les pales du rotor. On introduit alors le coefficient de puissance Cp dans le calcul
de la puissance aérodynamique. Ainsi, la puissance récupérée par la turbine peut s’identifier à
la puissance cinétique du vent exprimée précédemment mais dotée d’un coefficient
Cp(𝜆, 𝛽)propre à l’éolienne tel que :
𝑅 .Ω𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒
λ= (Ⅲ.11)
𝑉
R : rayon de l’aérogénérateur.
λ : Vitesse de rotation.
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𝐶𝑝 = ( puissance disponible sur l’arbre ) / ( puissance disponible ( récupérable)
Ω𝑚𝑒𝑐
Ω𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 = = (Ⅲ.15)
𝐺
dΩmec
( 𝐽𝑡 + 𝐽𝑚 ) 𝑑𝑡
= 𝐶é𝑜𝑙 – 𝐶𝑒𝑚 – ( 𝑓𝑚 – 𝑓𝑡 ) Ω𝑚𝑒𝑐 (Ⅲ.16)
Où :
𝐽𝑡 : l’inertie de la turbine.
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𝑑Ω
𝐶é𝑜𝑙 = 𝐽𝑡 𝑑𝑡
+ 𝐶𝑒𝑚 + 𝑓𝑚 Ω (Ⅲ.17)
1) zone de démarrage : La puissance du vent doit être suffisante pour vaincre les
frottements et l’inertie de l’éolienne. Elle commence lorsque la vitesse mécanique est
supérieure à une certaine vitesse.
2) Fonctionnement normal ( inférieur à la vitesse du vent moyen ) : à partir de la vitesse
de départ la turbine suit la courbe de puissance si la régulation fonctionne correctement.
Idéalement, l’éolienne doit être exploitée au maximum de Cp
Pour des vitesses de vent faible, lorsque la puissance aérodynamique produit par l’éolienne
est inférieure à la puissance maximale du convertisseur de puissance, l’éolienne est
exploitée au 𝐶𝑝𝑚𝑎𝑥 . L’angle de tangage de l’éolienne est contrôle pour avoir la valeur
maximale possible. Comme le tour par minute change, l’angle de tangage est maintenu à sa
valeur optimale.
3) Zone vitesse constante : éolienne fonctionne à vitesse constante. Dans cette zone, la
puissance de la génératrices des valeurs importantes.
4) Fonctionnement établit ( haute vitesse de vents ) : la puissance captée par les pales est
maintenue dans la limite, à l’aide du mécanisme de régulation d’angle de tangage.
Comme la vitesse du vent augmente, la puissance générée par l’éolienne augmente
également. Une fois le maximum du convertisseur de puissance atteinte, l’angle de
tangage doit être augmenté pour apporter la puissance aérodynamique. Comme l’angle
de tangage est augmenté, l’éolienne fonctionne à faible rendement. Grâce à cela, la
puissance mécanique d’entrée entrainant le générateur peut être facilement contrôlée. En
supposant que le contrôle du pitch peut être fait instantanément l’accélération et la
décélération peuvent être faites à zéro et la vitesse peut être maintenue constante en
contrôlant le 𝑃𝑚é𝑐 le rendant exactement égale à 𝑃é𝑙𝑒𝑐 .[22]
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Figure Ⅲ.8 : bloc de simulation de la turbine éolienne.
❖ Résultat de simulation de la turbine éolienne :
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plus la vitesse de rotation qui impose le mode de fonctionnement moteur ou générateur. En effet
une machine à cage doit tourner en dessous de sa vitesse de synchronisme pour être en moteur
et au-dessus pour être en générateur.
❖ Hypothèses simplificatrices :
La machine électrique étant un système très complexe. Pour simplifier l’étude, nous
allons prendre en considération les hypothèses suivantes :
• Entrefer constant.
• Effet des encoches négligé.
• Distribution spatiale sinusoïdale des forces magnétomotrices d’entrefer.
• Circuit magnétique non saturé et à perméabilité constante.
• Pertes ferromagnétiques négligeables.
• L’influence de l’effet de peau et de l’échauffement ne sont pas prises en compte.
❖ Modèle de la Génératrice Asynchrone dans le repère à axes (a.b.c) :
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La loi de faraday permet d’obtenir l’écriture matricielle condensée pour les 3 phases statoriques
[24] [25] et [26] :
𝑑
[𝑉𝑎𝑏𝑐𝑠 ] = − [𝑅𝑠 ]. [𝐼𝑎𝑏𝑐𝑠 ] − [𝜙𝑎𝑏𝑐𝑠 ] (Ⅲ.18)
𝑑𝑡
Ou bien :
Pour le rotor :
𝑑
[𝑉𝑎𝑏𝑐𝑟 ] = [𝑅𝑟 ]. [𝐼𝑎𝑏𝑐𝑟 ] + [Φ𝑎𝑏𝑐𝑟 ] (Ⅲ.20)
𝑑𝑡
Ou bien :
• 𝑉𝑎𝑠 , 𝑉𝑏𝑠 ,𝑉𝑐𝑠 : Sont les tensions simples triphasées au stator de la machine.
• 𝑖𝑎𝑠 , 𝑖𝑏𝑠 , 𝑖𝑐𝑠 :Sont les courants au stator de la machine.
• Φ𝑎𝑠 , Φ𝑏𝑠 , Φ𝑐𝑠 :Sont les flux propres circulants au stator de la machine.
• 𝑉𝑎𝑟 , 𝑉𝑏𝑟 , 𝑉𝑐𝑟 :Sont les tensions simples triphasées au rotor de la machine.
• 𝑖𝑎𝑟 , 𝑖𝑏𝑟 , 𝑖𝑐𝑟 :Sont les courants au rotor de la machine.
• Φ𝑎𝑟 , Φ𝑏𝑟 , Φ𝑐𝑟 :Sont les flux propres circulants au rotor de la machine.
Sous forme matricielle, les équations de la machine deviennent :
𝑑
𝑑𝑡
[Φ𝑠𝑎𝑏𝑐 ] = [−𝑉𝑆𝑎𝑏𝑐 ] − [𝑅𝑠 ]. [𝐼𝑠𝑎𝑏𝑐 ] (Ⅲ.22)
𝑑
[Φ𝑟𝑎𝑏𝑐 ] = [𝑉𝑟𝑎𝑏𝑐 ] − [𝑅𝑟 ]. [𝐼𝑟𝑎𝑏𝑐 ] (Ⅲ.23)
𝑑𝑡
[𝑅𝑠 ] = 𝑅𝑠 . [𝐼]
1 0 0
[𝐼] = [0 1 0] (Ⅲ.25)
0 0 1
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❖ Modèle Génératrice Asynchrone dans le Repère de Park (d q ) :
➢ Transformation de Park :
La transformation de Park est un outil mathématique qui permet de passage d’un système
en triphasé vers système en biphasé.
La transformation de Park permet de ramener les variables du repère triphasé (a,b,c) sur
les axes d’un repère biphasé tournant d-q, les grandeurs statoriques et rotoriques sont exprimées
dans un même repère comme le montre la (figure Ⅲ.11) [27].
Le passage direct :
- Au rotor :
d
[𝑉dqor ] = [R r ]. [Idqor ] + dt [ϕdqor ] + [λ]. [ϕdqor ]. θ𝒓 (Ⅲ.29)
0 −1 0
[𝜆] = [1 0 0] (Ⅲ.30)
0 0 1
Les dérivées des angles des transformations de Park des grandeurs statoriques et rotoriques sont
respectivement :
3𝑃𝑠 3𝑃𝑠
𝐶𝑒 = ( ) . [Ψ𝑑𝑠 . 𝐼𝑑𝑠 − Ψ𝑞𝑠 . 𝐼𝑑𝑠 ] = ( ) . [Ψ𝑞𝑟 . 𝑖𝑑𝑟 − Ψ𝑑𝑟 . 𝑖𝑞𝑟 ] (Ⅲ.36)
2 2
𝑑𝜔𝑚é𝑐
𝐶𝑒 = ⋅ 𝑑𝑡 (Ⅲ.37)
Ω𝑠
𝐼𝑎 , 𝐼𝑏 𝑒𝑡 𝐼𝑐 sont les positions de commutation de chaque phase, ainsi la peut être égale à 1 ou 0.
On applique ensuite la transformée de Park, on obtient ainsi :
𝑑𝐼
𝑉𝑑 = 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡𝑑𝑟 + 𝑅𝑟 ⋅ 𝐼𝑑𝑟 − 𝑤𝑟 ⋅ 𝐿𝑟 ⋅ 𝐼𝑞𝑟 + 𝑈𝑑
{ 𝑑𝐼𝑞𝑟 (Ⅲ.40)
𝑉𝑞 = 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡 + 𝑅𝑟 ⋅ 𝐼𝑞𝑟 − 𝑤𝑟 ⋅ 𝐿𝑟 ⋅ 𝐼𝑑𝑟 + 𝑈𝑞
𝑑𝐼
𝑉𝑑 + 𝑤𝑟 ⋅ 𝐿𝑟 ⋅ 𝐼𝑞𝑟 − 𝑈𝑑 = 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡𝑑𝑟 + 𝑅𝑟 ⋅ 𝐼𝑑𝑟
{ 𝑑𝐼𝑞𝑟 (Ⅲ.41)
𝑉𝑞 + 𝑤𝑟 ⋅ 𝐿𝑟 ⋅ 𝐼𝑑𝑟 − 𝑈𝑞 = 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡 + 𝑅𝑟 ⋅ 𝐼𝑞𝑟
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Figure Ⅲ.13 : Schéma du coté onduleur.
La commande telle qu'elle a été décrite dans [30] l'équation du courant de charge de la forme
:
𝐼𝑙 = ∑∞
𝑛=1(𝐼𝑙𝑎𝑚. sin(𝑛𝑤𝑡 + 𝜃)) (Ⅲ.42)
Il est possible de décomposer ce courant en une composante active et réactive a une fréquence
fondamentale et en composantes harmoniques. On peut ainsi écrire :
Avec :
𝐼𝑙ℎ𝑎𝑟𝑚𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒(𝑡) = ∑∞
𝑛=1(𝐼𝑙𝑎𝑚. sin(𝑛𝑤𝑡 + 𝜃)) (Ⅲ.46)
𝑤 =2⋅𝜋⋅𝑓⋅𝑠
𝑓𝑠 : fréquence au réseau.
𝜃𝑙𝑎𝑛 ∶ Déphasage.
Il apparait ainsi clairement que le courant de compensation que le filtre doit générer vaut :
L’équation de la porteuse :
𝑡
𝑉𝑝𝑛 [4 (𝑇𝑝) − 1] 𝑠𝑖 0 ≤ 𝑡 ≤ 𝑇𝑝 ∕ 2
𝑉𝑝 (𝑡) = { 𝑡
(Ⅲ.49
𝑉𝑝𝑛 [−4 (𝑇𝑝) + 3] 𝑠𝑖 𝑇𝑝 ∕ 2 ≤ 𝑡 ≤ 𝑇𝑝
Cette technique est caractérisée par deux paramètres sont les suivants :
l. L'indice de modulation m égal au rapport de la fréquence de modulation (Fp) sur la fréquence
de référence (f).
2. Le coefficient de réglage en tension r égal au rapport de l'amplitude de la tension de référence
(𝑉𝑚 = √2 𝑉𝑒𝑓𝑓 ) à la valeur crête de l’onde de modulation (Vpm).
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Ⅲ. 6. Conclusion :
Ce chapitre présente une modélisation de la partie mécanique de l'éolienne prenant en
compte les caractéristiques du profil de pale utilisé et l'angle de calage de celle-ci. Et la
Modélisation l'ensemble mécanique incluant le multiplicateur, permettant l'interconnexion avec
une génératrice qui aura le couple comme entrée et la vitesse comme sortie. cette partie
mécanique est un élément essentiel dans la conversion éolienne.
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Chapitre Ⅳ :
Figure Ⅳ.1 : Modèle de simulation d’une chaîne de conversion éolienne connecté au réseau
électrique.
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Ⅳ. 3. Résultats de simulation :
Les résultats de simulation obtenu Sou MATLAB/SIMULINK du modèle adopté pour la
chaîne de conversion éolienne et cela pour indice de modulation m = 6 sont représenté comme
suit :
La puissance délivrée par l’éolienne est maximale à une position des pâles qui correspond β
minimal (figure Ⅳ.2).
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Figure Ⅳ.4 : Variation du THDi et THDv en fonction de Beta.
L’influence de l’angle β sur la qualité de l’énergie est bien apparente sur les courbes de variation
du Taux d’harmonique de courant et de tension où on constate que le THDv reste plus moins
constant à cause de l’influence du réseau, L’augmentation de β agit négativement sur le THDi
(figure Ⅳ.4).
Figure Ⅳ.5 : Variation de la puissance produit par éolienne en fonction de la vitesse de vent.
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Figure Ⅳ.6 : Variation de la puissance réactive de l’éolienne en fonction de la vitesse du vent.
Sur cette courbe on remarque que pour les grandes vitesses l’éolienne n’arrive pas à maintenir
une puissance réactive nulle (figure Ⅳ.6).
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Figure Ⅳ.9 : Variation du THDi et THDv en fonction de la vitesse de vent.
Pour ce qui est des courbes montre la variation du THDi et THDv en fonction de la vitesse et
cela pour une valeur optimale de l’angle β, le THDv est légèrement sensible à cette variation
alors que le THDi est très fortement affecté par variation de n (figure Ⅳ.9).
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Figure Ⅳ.11 : Tension à la sortie de l’éolienne à m= 36 avec zoom.
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Ⅳ. 4. Conclusion :
Ce chapitre présente une simulation de la chaine de conversion éolienne connecté au
réseau tout en présentant l'influence de la variation de l’indice de modulation m sur les
paramètres électriques, On remarque que lorsque l’indice de modulation m augmente jusqu’à
36, il y a une diminution du taux de distorsion en courant et en tension.
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CONCLUSION
GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
Ce travail nous a permis d’étudier un système de production d’énergie éolienne utilisant une
génératrice asynchrone à double alimentation, ainsi que son rôle potentiel dans un système
éolien à vitesse variable. Nous avons examiné divers aspects essentiels au développement d’un
tel système : la conversion de l’énergie éolienne, la modélisation, et l’analyse de
fonctionnement.
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Annexe A :
𝐿𝑠 = 0.18H
𝑅𝑟 = 0.016Ω
𝐿𝑟 = 0.16H
𝐿𝑚 = 2.9𝐻
𝐽=
𝑓 = 0.01 𝑁. 𝑚. 𝑠
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REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
Références bibliographiques
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Thèse d’ingéniorat en électrotechnique. Université El-Harrach, Algérie, 2007
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