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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬

UNIVERSITE BADJI MOKHTAR - ANNABA


BADJI MOKHTAR – ANNABA UNIVERSITY
‫جامعة باجي مختار – عناب ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــة‬

Faculté : TECHNOLOGIE
Département : ELECTROTECHNIQUE
Domaine : SCIENCES ET TECHNOLOGIES
Filière : ELECTROTECHNIQUE
Spécialité : COMMANDE ÉLECTRIQUE

Mémoire
Présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master
Thème:
Étude de la production de l’énergie électrique d’une ferme
éolienne

Présenté par : BERKANI Mohamed

Encadrant : KELAIAIA Mounia Samira prof BADJI Mokhtar - Annaba

Jury de Soutenance :
BENAMIMOR TARIQ MCB BADJI Mokhtar - Annaba Président
KELAIAIA MOUNIA SAMIRA prof BADJI Mokhtar - Annaba Encadrant
MERABET LEILA MCA BADJI Mokhtar - Annaba Examinateur

Année Universitaire : 2023/2024


Remerciements

Ma grand remerciement est adressé au [Link] Mounia


Samira pour avoir accepté de diriger ce travail, pour sa disponibilité
et ses précieuses conseils.

je tenais également à exprimer mon reconnaissance envers les


membres de jury qui m’a honorer par leur présence en tant que
membres de jury, et qui ont contribué à lire et examiner mon travail.
Dédicace

Je dédie ce modeste travail à mes chères parents, et mes sœurs qui


ont toujours présent pour me soutenir, m’encourager à développer
pour faire mieux constamment. J’exprime mes sincères gratitudes
pour leurs attentions et leurs soutiens.

Ainsi, je remercie toute personne ayant participé à l’élaboration de


ce mémoire.
Résumé :

Ce mémoire a pour objectif l’étude de la production de l’énergie électrique d’une ferme


éolienne avec une machine asynchrone à double alimentation (MADA). Après avoir
présenté des généralités sur les énergies renouvelables, ainsi la conversion de l’énergie
par un système éolien, les différentes structures d’alimentation et le type de génératrice
utilisées, nous avons opté pour la machine asynchrone à double alimentation à travers
deux convertisseurs statiques triphasés : un redresseur et un onduleur à MLI. L’énergie
récoltée est injecté dans le réseau électrique à travers un convertisseur de puissance,
pour une meilleure intégration et une qualité de courant optimale.

Mots clés :Turbine Eolienne, GADA, Convertisseur de puissance.

Abstract :

This dissertation aims to study the production of electrical energy from a wind farm
with a dual-supply asynchronous machine (MADA). after presenting general
information on renewable energies, as well as the conversion of energy by a wind power
system, the different power supply structures and the type of generators used, we opted
for the asynchronous machine with double a power supply consisting of two converters.
Three-phase static: one rectifier and one PWM inverter. The collected energy is injected
into the electrical network through a power converter, for better integration and
optimum current quality.

Keywords:

Wind turbine, GADA, Power converter.

‫ملخص‬

‫تهدف هذه األطروحة إلى دراسة إنتاج الطاقة الكهربائية من مزرعة رياح باستخدام آلة غير متزامنة ثنائية العرض‬
(MADA). ‫ وهياكل‬،‫ وكذلك تحويل الطاقة بواسطة نظام الرياح‬،‫بعد تقديم العموميات حول الطاقات المتجددة‬
‫ اخترنا اآللة غير المتزامنة ذات مصدر طاقة مزدوج من خالل محولين‬،‫الطاقة المختلفة ونوع المولد المستخدم‬
‫ المعدل والعاكس‬:‫ ثابتين ثالثي الطور‬PWM. ‫يتم حقن الطاقة المحصودة في الشبكة الكهربائية من خالل محول‬
‫ من أجل تكامل أفضل وجودة طاقة مثالية‬،‫الطاقة‬.
LISTE DES SYMBOLES ET NOTATIONS
𝑬𝒄𝒊𝒏 : Energie cinétique.

m : masse volumique.

𝑽 : vitesse de vent

𝑽𝟏 : vitesse du vent avant les pales de l’éolienne.

𝑽𝟐 : vitesse du vent après les pales de l’éolienne.

𝝆 : Densité du vent.

𝑪𝒑 : Coefficient de puissance.

𝑪𝒑𝒎𝒂𝒙 : Coefficient de puissance max.

𝑹 : Distance entre l’axe de rotation de la turbine et le tronçon de la pale (m).

𝛀𝑻 : Vitesse de rotation de la turbine en rd/s.

𝑪𝒂𝒆𝒓 : Le couple aérodynamique.

𝑷𝒂𝒆𝒓 : la puissance aérodynamique.

𝑪𝒈 : Couple issu du multiplicateur.

𝑮 : Gain de multiplicateur.

𝛀𝒎𝒆𝒄 : La vitesse mécanique de la génératrice.

𝛀 : Vitesse angulaire de rotation.

𝝀 : Rapport de vitesse en bout des pâles.

𝜷 : L’angle de calage.

𝓙𝒕 : Moment d’inertie de la turbine [𝐾𝑔. 𝑚2 ].

𝓙𝒎 : Moment d’inertie de la MADA [𝑘𝑔. 𝑚2 ].

𝑪é𝒐𝒍 : le couple statique fournie par l’éolienne.

𝑪𝒆𝒎 : Couple électromagnétique de la MADA [𝑁. 𝑚].

𝒇𝒎 : le coefficient de frottement de la machine.


𝒇𝒕 : le coefficient de frottement des pâles.

A, B, C : Indices correspond aux trois phases a,b,c.

d, q, 0 : Système d’axes dans le référentiel de Park.

𝑽𝒂𝒔 ,𝑽𝒃𝒔 ,𝑽𝒄𝒔 : Tensions d’alimentation des phases statoriques.

𝑽𝒂𝒓 , 𝑽𝒃𝒓 , 𝑽𝒄𝒓 : Tensions d’alimentation des phases rotoriques.

𝑰𝒂𝒔 , 𝑰𝒃𝒔 , 𝑰𝒄𝒔 : Courants statoriques.

𝑰𝒂𝒓 , 𝑰𝒃𝒓 , 𝑰𝒄𝒓 : Courants rotoriques.

𝚽𝒂𝒔 , 𝚽𝒃𝒔 , 𝚽𝒄𝒔 : flux statoriques.

𝚽𝒂𝒓 , 𝚽𝒃𝒓 , 𝚽𝒄𝒓 : flux rotoriques.

𝜽 : Angle électrique.

𝑹𝒔 , 𝑰𝒔 : Résistance et inductance propre d’une phase statorique.

𝑹𝒓 , 𝑰𝒓 : Résistance et inductance propre d’une phase rotorique.

𝑷(𝜽) : Matrice de transformation de Park ;

𝜽𝒔 , 𝜽𝒓 : Déphasage du l’axe direct par rapport au stator et rotor.

𝑳𝒔 : Inductance propre d’une phase statorique.

𝑳𝒓 : Inductance propre d’une phase rotorique.

𝑪𝒆 : Couple électromécanique.

𝚿 : Déphasage électrique entre la tension et le courant au rotor.

𝑽𝒂 , 𝑽𝒃 , 𝑽𝒄 : Tensions des phases du convertisseur.

𝑽𝒅 : Tension redressée.

𝒎 : Indice de modulation

𝒇𝒔 : Fréquence au réseau

𝜽𝒍𝒂𝒏 : Déphasage.

𝝎𝒓 : Pulsation rotorique.

𝝎𝒔 : Pulsation statorique.
Notations
MADA : Machine asynchrone à double alimentation.

MPPT : Maximum Power point tracking.

MLI : Modulation à Largeur d’impulsions.

THD : Total Harmonic Distortion.


Sommaire :

Introduction générale
Chapitre I :
Généralités sur les énergies renouvelables.

I. 1. Introduction
I. 2. Les énergies renouvelables
I. 3. Différentes sources d'énergies renouvelables
I. 3.1. Source d'énergie hydraulique
I. 3.2. Source d'énergie solaire
I. 3.3. Source d'énergie à la biomasse
I. 3.4. Source d'énergie géothermique…………………………………………...8
I. 3.5. Source d'énergie éolienne 9
I. 4. L'énergie dans le monde 10
I. 5. L'énergie éolienne en Algérie 12
Ⅰ.6. Conclusion 13
Chapitre II :
Conversion de l'énergie par un système éolien.

Ⅱ.1. Introduction…………………………………………………………………14
II. 2. Quelques notions sur le vent………………………………………………..14
II. 3. la vitesse et la direction du vent…………………………………………….14
II. 4. Conversion de l'énergie dans un système éolien 15
II. 5. Principaux composants d'une éolienne 16
6. Classification des éoliennes selon la taille 17
Ⅱ. 7. Classification selon le principe de fonctionnement 19
Ⅱ. 7.1. Les éoliennes à axe horizontale…………………………………………….19
Ⅱ. 7.1. Les éoliennes à axe verticale……………………………………………….19
Ⅱ. 8. Stratégie de fonctionnement d'une éolienne 21
II. 8.1. Bilan des forces sur une pale 21
II. 9. Systèmes de régulation de la vitesse de rotation de l'éolienne 21
II. 9.1. Système à décrochage aérodynamique "stall" 21
II. 10. Les générateurs utilisés dans les éoliennes 23
II. 10.1. Systèmes utilisant la machine synchrone 23
II. 10.1.1. Les alternateurs synchrones à rotor bobinés ou à aimant
permanent 23

II. 10.2. Systèmes utilisant la machine Asynchrone 25


II. 10.2.1. Les alternateurs asynchrones à cage d'écureuil 25
II. 10.2.2. Les alternateurs asynchrones à double alimentation 25
II. [Link]. Structure de kramer 25
II. [Link]. Structure de Scherbius avec cyclo-convertisseur 26
II. [Link]. Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI 26
II. 11. Conclusion 27

Chapitre III :
Modélisation de l'association turbines éoliennes - générateur asynchrone.
Ⅲ. 1. Introduction 28
Ⅲ. 2. Modélisation de la turbine éolienne 28
Ⅲ. 3.1. Conversion d'énergie cinétique du vent en énergie mécanique 28
Ⅲ. 3.1.1. Loi de BETZ……………………………………………………………..28
Ⅲ. 3.1.2. Coefficient de puissance…………………………………………………30
Ⅲ. 3.1.3. La vitesse de rotation……………………………………………………31
Ⅲ. 3.2 Le multiplicateur de vitesse 32
Ⅲ. 3.3. Modélisation de l'arbre de la machine 32
Ⅲ. 3.3.1. Schéma bloc de la turbine 33
Ⅲ. 3.3.2.. Région d'exploitation de turbine 33
Ⅲ. 3.3.3. Bloc de simulation de la turbine éolienne 34
Ⅲ. 4. Modélisation de la génératrice asynchrone 35
Ⅲ. 4.1. Fonctionnement d'une génératrice asynchrone 35
Ⅲ. 4.1.1. Modélisation Mathématique de la Génératrice 36
Ⅲ. 5. Modélisation des convertisseurs statique…………………………………..40
Ⅲ. 5.1. Modélisation et commande du redresseur………………………………..40
Ⅲ. 5.2. Modèle et commande de l’onduleur……………………………………….41
Ⅲ. 5.3. Commande MLI des convertisseurs………………………………………42
Ⅲ. 6. Conclusion 44

Chapitre IV :
Modèle de simulation de la chaine de conversion éolienne connectée au réseau

IV. 1. Introduction 45
IV. 2. Bloc de simulation du système complet……………………………………45
3 . Résultats de simulation……………………………………………………..46
IV. 4. Conclusion 51

Conclusion générale…… 52

Annexes A…………………………………………………………………………..53

Références bibliographiques………………………………………………………54
LISTE DES FIGURES :

Chapitre I : Généralités sur les énergies renouvelables.


Figure I.1 : principe de fonctionnement d'une centrale gravitaire ...4
Figure Ⅰ.2 : conversion de l'énergie solaire
Figure Ⅰ.3 : principe de fonctionnement de l'énergie solaire thermique
Figure Ⅰ.4 : schéma de fonctionnement de l'énergie photovoltaïque .6
Figure Ⅰ.5: principe de fonctionnement d'une centrale à biomasse ...7
Figure Ⅰ.6 : principe de fonctionnement de l'énergie géothermique ..9
Figure Ⅰ.7: Capacité d'énergie éolienne dans le monde en 2018 11
Figure Ⅰ.8: Carte annuelle de la vitesse moyenne du vent en (m/s) à 10m du
sol en Algérie 12

Chapitre II : États de l'art de la conversion d'un système éolien.

Figure Ⅱ.1 : Girouette et nanomètre


Figure Ⅱ.2 : Conversion de l'énergie cinétique du vent 15
Figure Ⅱ.3: Principaux organes du système de conversion éolien 16
Figure Ⅱ.4 : Principaux composants d'une éolienne .17
Figure Ⅱ.5 : les éoliennes à axe horizontale ..19
Figure Ⅱ.6 : les éoliennes à axe verticale 20
Figure Ⅱ.7: bilan des forces sur la pale 21
Figure Ⅱ.8 : Flux d'air sur une pale " stall " 22
Figure Ⅱ.9 : Variation de l'angle de calage d'une pale 22
Figure Ⅱ.10 : Alternateur dans une chaîne de conversion éolienne
.24
Figure Ⅱ.11 : Machine asynchrone connectée sur e réseau 25
Figure Ⅱ.12 : structure de kramer 26
Figure Ⅱ.13 : Structure de Scherbius avec cycloconvertisseur 26
Figure Ⅱ.14 .• Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI 27
Chapitre III : Modélisation de l'association turbines éoliennes - générateur
asynchrone.

Figure Ⅲ.1 : modélisation d'une turbine éolienne 28


Figure Ⅲ . 2 : Tube de courant d'air autour d'une éolienne………………29
FigureⅢ.3 :Schéma d'une éolienne Adaptée de Singh……………………..30
Figure Ⅲ . 4 .• Coefficient de puissance……………………………………..31
Figure Ⅲ . 5 : modèle mécanique du multiplicateur………………………..32
Figure Ⅲ . 6 : Schéma bloc du modèle de la turbine………………………33

Figure Ⅲ.7 : Région d'exploitation de turbine 33


Figure Ⅲ.8 : bloc de simulation de la turbine éolienne 35
Figure Ⅲ.9 : Caractéristique 𝑪𝒑 = 𝒇(𝝀)……………………………………35
Figure Ⅲ.10: Représentation schématique des enroulements de la
MAS...................................................................................................................36
Figure Ⅲ.11 : transformation de Park………………………………………38
Figure Ⅲ.12 : Schéma du redresseur………………………………………..40
Figure Ⅲ.13 : Schéma du coté onduleur……………………………………42

Chapitre IV : Modèle de simulation de la chaine de conversion éolienne


connectée au réseau

Figure IV.I : Modèle de simulation d’une chaine de conversion éolienne


connecté au réseau électrique………………………………………………..45
Figure IV . 2 : Variation de la puissance produit par l’éolienne en fonction
de beta…………………………………………………………………………46
Figure IV .3: Variation de la puissance réactive de l’éolienne en fonction de
Beta…………………………………………………………………………….46
Figure IV.4 : Variation du THDi et THDv en fonction de beta…………….47
Figure IV.5 : Variation de la puissance produit par éolienne en fonction de
la vitesse de vent………………………………………………………………47

Figure IV . 6 : Variation de la puissance réactive de l’éolienne en fonction de


la vitesse du vent………………………………………………………………48
Figure IV.7 : Tension à la sortie de l’éolienne à 𝒎 = 𝟔 avec zoom………..48
Figure IV.8 : Courant à la sortie de l’éolienne à 𝒎 = 𝟔 avec zoom………..48
Figure IV.9: Variation du THDi et THDv en fonction de la vitesse de
vent…………………………………………………………………………….49
Figure IV.10 : Courant à la sortie de l’éolienne à 𝒎 = 𝟑𝟔 avec zoom……...49
Figure IV.11 : Tension à la sortie de l’éolienne à 𝒎 = 𝟑𝟔 avec zoom……...50
Figure IV.12: Variation du THDi et THDv en fonction de la vitesse de vent
à 𝒎 = 𝟑𝟔………………………………………………………………………50

LISTE DES TABLEAUX :

Tableau Ⅱ.1 : Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de


grandeur associé 18
INTRODUCTION GÉNÉRALE

L’énergie électrique est un élément cristal pour tout développement socio-économique.


Elle est devenue dans la vie quotidienne des populations, notamment dans les pays
développés, une forme d’énergie dont on ne peut se passer.

La demande en énergie électrique est devenue très importante. Face à cela et avec la
diminution du stock mondial en hydrocarbure et surtout la crainte d’une pollution de plus
en plus envahissante et destructive pour l’environnement, les pays industrialisés ont
massivement fait recours aux centrales nucléaires ; mais le risque d’accident nucléaire
(comme la catastrophe de Tchernobyl du 26 avril 1986 qui reste gravée dans la mémoire
commune).

Le traitement et l’enfouissement des déchets sont des problèmes bien réels qui rendent
cette énergie peu attractive pour les générations futures. C’est ainsi que les pays
industrialisés se sont lancés dans le développement et l’utilisation des sources d’énergie
renouvelables comme le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie et l’hydraulique.

Dans ce contexte général, notre étude se concentre sur l'énergie éolienne, qui apparaît
comme l'une des plus prometteuses, avec un taux de croissance mondial très élevé.
Cependant, l'Algérie semble être en retard dans ce domaine. La première ferme éolienne
d'Adrar, d'une capacité de 10 mégawatts, est un projet pilote.

Actuellement, le système éolien à vitesse fixe basé sur la Machine Asynchrone à double
Alimentation (MADA) est le plus utilisé dans les fermes éoliennes. Son principal avantage
est d’avoir ses convertisseurs statique triphasés dimensionnés pour une partie de la
puissance nominale de la MADA, ce qui en fait un bénéfice économique important par
rapport à d’autres solutions possibles de conversion électromécanique ( machine synchrone
à aimants permanents par exemple ). En effet, la MADA permet un fonctionnement sur une
plage de vitesse de ±30% autour de la vitesse de synchronisme, garantissant ainsi un
dimensionnement réduit des convertisseurs statiques car ceux-ci sont connectés entre le
bobinage rotorique de la MADA et le réseau électrique.

Page | 1
L'objectif de notre travail est d'analyser et de modéliser une chaîne de conversion éolienne
utilisant une génératrice MADA. Cette étude permet de démontrer l’influence de l’indice
de modulation de l’onduleur MLI sur la conversion de l’énergie éolienne.

Le mémoire présenté est composé de quatre chapitres :


➢ Dans le chapitre I : nous avons discuté des divers types d'énergies renouvelables ainsi
que de leurs avantages et inconvénients, en mettant un accent particulier sur l'énergie
éolienne à l'échelle mondiale et en Algérie.
➢ Dans le chapitre Ⅱ : on s’est intéresse essentiellement aux différents types d’éoliennes
avec leurs constitutions et leurs principes de fonctionnement, ainsi qu’à l’étude de
l’énergie et les différents types de génératrices. La dernière partie de ce chapitre
illustrera les différentes structures des machines asynchrones à double alimentation.
➢ Dans le chapitre Ⅲ : on a présenté la modélisation du système turbine éolienne ainsi
que sur la modélisation de la machine asynchrone à double alimentation (MADA).
➢ Dans le chapitre Ⅳ : on a montré l’Influence de la variation de l'indice de modulation
m sur les paramètres électriques et énergétiques de l'éolienne dans la simulation de
modèle de conversion de la chaîne éolienne.
Le mémoire se termine par une conclusion qui situe la valeur du travail effectué, et présente
les projections et les perspectives futures de notre travail.

Page | 1
Chapitre Ⅰ :

Généralités sur les énergies


renouvelables
I. 1. Introduction :
Pendant la plus grande partie de son histoire, l’humanité n’a disposé que d’énergies renouvelables pour
couvrir ses besoins énergétiques. Débutant avec les moulins à eau et à vent, les bateaux à voile ou encore la
traction animale qui ont apportés un surcroit au développement de l’humanité.[1]
Les énergies renouvelables sont propres et inépuisables. Et vu que les autres sources d’énergie sont à coût
élevé, plusieurs pays ont encouragé les chercheurs d’étudier et développer des systèmes de conversion d’énergie
renouvelables tel que l’énergie solaire, énergie éolienne, hydraulique et géothermique
Face à l’épuisement des énergies fossiles et à leur impact négatif sur l’environnement, les
énergies renouvelables s’imposent comme la solution d’avenir pour satisfaire de façon durable
les besoins énergétiques mondiaux.

L’énergie éolienne est une source d’énergie 100% propre (elle est développée par de très
nombreux pays et connaît une croissance très importante + 30% par an en moyenne depuis 10
ans.

I. 2 . Les énergies renouvelables :

Les énergies renouvelables sont des moyens de générer de l’énergie à partir de ressources naturelles
renouvelables. Provenant, des rayons solaires, du vent ou des cycles de l’eau tous théoriquement illimités
à l’échelle humaine. Ces ressources sont soit disponibles sans limite de temps, soit se reconstituent plus
rapidement que la vitesse à laquelle elles sont consommées. On parle généralement des énergies
renouvelables par opposition aux énergies fossiles. Les stocks de combustibles fossiles sont limités et non
renouvelables à l’échelle humaine. [2]

Elles sont aussi souvent appelées «énergies vertes» ou «énergies propres». Les énergies renouvelables
telles que l’énergie éolienne, l’énergie solaire, l’énergie biomasse et l’énergie hydraulique, sont des
solutions prometteuses pour concurrencer les sources d’énergies de masse telle que l’énergie fossile et
nucléaire.

Page | 3
I. 3. Différents sources d’énergie renouvelables :

I . 3.1. L’énergie hydraulique :

Le principe de fonctionnement de l’énergie hydraulique est basé sur des techniques ancestrales qui
remontent aux origines de l’histoire de l’électricité. En effet, le moulin à eau de jadis fonctionnait sur le
principe de se servir de la force intrinsèque de l’eau pour faire tourner des hélices et produire, grâce à ce
mouvement une énergie exploitable.

Aujourd’hui les centrales hydrauliques sont construites sur le même principe consistant à capter la force
de l’eau pour faire tourner une turbine, qui elle-même entraîne un générateur électrique produisant de
l’électricité sur le réseau. [3]

Figure Ⅰ : Principe de fonctionnement d’une centrale gravitaire.

❖ les avantages :

• une flexibilité de production.


• un bon rendement.
• Création d’une réserve d’eau pour diverses utilisations.
• production d’énergie locale.

❖ Les inconvénients :

• Des investissements lourds.


• Des impactes environnementaux.
• Risque de sécheresse.
• La nécessité d’avoir un terrain propice.

Page | 4
Ⅰ. 3.2. L’énergie solaire :
L’énergie solaire est une source d’énergie qui dépend du soleil. Bien sûr, le soleil nous chauffe
et nous éclaire. Alors cette énergie permet de fabriquer de l’électricité à partir de panneaux
photovoltaïques ou des centrales solaires thermiques, grâce à la lumière du soleil captée par des
panneaux solaires.

Alors on distingue deux types de l’énergie solaire : l’énergie à effet thermique, et à l’effet
photovoltaïque.

Figure Ⅰ.2 : Conversion de l’énergie solaire

a. L’énergie solaire à effet thermique :


Un système solaire thermique exploite le rayonnement du soleil afin de le transformer
directement en chaleur (énergie calorifique). [4]

Les types de panneaux solaires thermiques différent selon la nature du fluide caloporteur qui
transporte la chaleur de l’eau ou de l’air. Les capteurs solaires peuvent également se différencier
par leur structure (les capteurs plans non vitrés, vitrés, tubes sous vides).

On distingue trois types de technologies permettant d’exploiter l’énergie solaire thermique :

➢ A basse température : (30 à 100°C) Eau chaude sanitaire, chauffage des locaux, machines.
➢ A moyenne température : (100 à 500° C) Séchage, cuisson, stérilisation, distillation.
➢ A haute température : (500 à 1800°C) verreries, cimenteries, métallurgie, traitements
chimiques.

Page | 5
Figure Ⅰ. 3 : Principe de fonctionnement de l’énergie solaire thermique

b. L’énergie solaire à effet photovoltaïque :


Il s’agit de transformer l’énergie contenue dans la lumière du soleil en énergie électrique
en utilisant un effet physique de certains matériaux :l’effet photovoltaïque.

Les premières cellules solaires à base de silicium ont vu le jour au milieu des années 1950 et
utilisent cet effet photovoltaïque. Lorsque ces cellules solaires illuminées sont raccordées à un
circuit extérieur, un courant est alors débité dans ce circuit et l’énergie lumineuse est convertie
en électricité

Figure Ⅰ.4 : Schéma de fonctionnement de l’énergie photovoltaïque.

Page | 6
⁕Avantages :

• Montage simple et rapide.


• Robuste et nécessite peu de maintenance une ou deux fois annuelles.
• une durée de des modules photovoltaïque qui dépasse les 20 ans.
• Résistance aux intempéries, aux rayonnements uv et aux variations de température.

⁕Inconvénients :

• le coût d’investissement des panneaux photovoltaïques est élevé.


• Les panneaux doivent être orientés en direction de l’équateur.
• Leur inclinaison par rapport à l’horizontale doit être adaptée à la saison d’utilisation la
plus défavorable pour les systèmes autonomes (elle a moins d’importance sur les
systèmes connectés au réseau, c’est pourquoi on peut trouver des capteurs en façade ou
en toiture à faible pente).[5]

Ⅰ .3.3 . L’énergie de la biomasse :


La biomasse désigne l’ensemble des matières organiques pouvant se transformer en énergie.
On entend par matière organique aussi bien les matières d’origine végétal (résidus alimentaires,
bois, feuilles) que celles d’origine animale (cadavres d’animaux, êtres vivants du sol).

Il existe trois formes de biomasse présentant des caractéristiques physiques très variées :

• les solides : paille, copeaux, bûches.


• les liquides : huiles végétales, bio alcools.
• les gazeux : biogaz.

Figure Ⅰ.5 : principe de fonctionnement d’une centrale à biomasse.

Page | 7
⁕Avantages :

• Type d’énergie fait appel à des ressources peu coûteuses, qui sont disponibles en
grandes quantités.
• Les déchets étant produits par chaque être vivant, leur disponibilité est donc illimitée.
• Fabriquer à partir de déchets, résidus et autres matières biodégradables.

⁕Inconvénients :
• Un rapport limité car le recours intensif a la biomasse entrainerait des impacts négatifs
sur l’environnement tels que des phénomènes de déforestations (en cas d’exploitation
intensive du bois).
• L’érosions des sols.
• Pollution des sols eaux (en cas de production intensive de biocarburant).

Ⅰ. 3.4. L’énergie géothermique :


La géothermie est une forme d’énergie interne du globe qui traverse la croûte terrestre sous
forme d’un flux de chaleur naturelle. La température des roches augmente en moyenne de 1°C
tous les 30 mètres de profondeur : L’eau des précipitations qui traverse les roches s’échauffe
de plus en plus en profondeur. [6]

Suivant la température de l’eau, on distingue 3 types d’énergie géothermique :

-La géothermie peu à basse température : température de l’eau comprise entre 30 et 100°C.
La profondeur des réservoirs atteint 1000 à 2500 m. Elle est utilisée pour le chauffage.

-La géothermie moyenne énergie : température de l’eau comprise entre 100 et 180°C. on
l’utilise pour produire de l’électricité. On la rencontre dans les zones volcaniques, dans des
réservoirs à moins de 1000m de profondeur.

-La géothermie haute énergie : température de l’eau comprise entre 180 et 350°C. L’eau est
utilisée sous forme de vapeur pour produire de l’électricité. On la trouve dans les zones
volcaniques et la frontière des plaques tectoniques en collision en formation ( tous les archipels
volcaniques bordant le pacifique˗ la «ceinture de feu» ˗, l’Islande…)

Page | 8
Figure Ⅰ.6 : principe de fonctionnement de l’énergie géothermique.

⁕Avantages :
• L’exploitation ne coûte pas cher.
• Les installations qui utilisent la géothermie ne polluent pas l’atmosphère.
• La cogénération, c’est-à-dire la production d’électricité en même temps que la chaleur
peut encore augmenter l’intérêt de la géothermie.

⁕Inconvénients :

• C’est une énergie qui se transporte difficilement, elle doit donc être utilisée sur place.
• Les investissements pour pomper l’eau chaude peuvent parfois être importants.

Ⅰ. 3.5. L’énergie éolienne :


L’énergie éolienne consiste à convertir l’énergie du vent en électricité. Elle se compose
généralement de trois pales en forme d’hélices appelées rotors. Celui-ci est attaché à une haute
tour. En moyenne, les tours à vent dans les environnements résidentiels ont une hauteur
d’environ 20m. La raison pour laquelle la tour est si haute est que les vents sont plus forts à
partir du sol et qu’il y a moins d’effet secousse. [7]

Le vent provient des changements dans l’atmosphère : des changements de température et


de pression qui font circuler l’air autour de la surface de la Terre. Tout est causé par le soleil.
D’une certaine manière, l’énergie éolienne est une autre forme d’énergie solaire.

En principe, les éoliennes captent le vent et génèrent ensuite de l’énergie renouvelable. Le


vent tourner le rotor lorsque le rotor tourne, le mouvement des pales entraîne un générateur qui
produit de l’énergie. Le mouvement de rotation des pales est de l’énergie cinétique. Nous
transformons cette énergie en énergie électrique.

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❖ Avantages :
- Un parc éolien prend peu de temps à construire, et son démantèlement garantit la remise
en état du site original.
- L’énergie éolienne est une énergie renouvelable qui ne nécessite aucun carburant, ne crée
pas de gaz à effet de serre, ne produit pas de déchets toxiques ou radioactifs. En luttant
contre le changement climatique, l’énergie éolienne participe à long terme au maintien
de la biodiversité des milieux naturels.
- Lorsque de grands parcs d’éoliennes sont installés sur des terres agricoles, seulement 2%
du sol environ est requis pour les éoliennes. La surface restante est disponible pour
l’exploitation agricole, l’élevage et d’autres utilisations.
- La production éolienne d’électricité suit notre consommation d’énergie : le vent souffle
plus souvent en hiver, cette saison étant celle où la demande d’électricité est la plus forte.
- L’électricité éolienne garantit une sécurité d’approvisionnement face à la variabilité des
prix du baril de pétrole.
❖ Inconvénients :

- L’électricité éolienne est une énergie intermittente, l’énergie éolienne ne suffit pas en
elle-même à définir une politique énergétique et environnementale, la solution serait de
coupler l’électricité éolienne à des panneaux solaires photovoltaïques.
- Des effets sur le paysage (esthétique), problème de bruit (que l’on remarque
essentiellement avec des éoliennes importées d’Asie, problème d’interférences
électromagnétiques pour des éoliennes bas de gamme.
- L’énergie éolienne est dépendante de la topographie, de la météo et de l’environnement.
- Le bruit : la source essentielle du bruit dans les éoliennes est le multiplicateur, ce dernier
commence à disparaitre après l’apparition des éoliennes à attaque directe.

Ⅰ. 4. L’énergie éolienne dans le monde :


L'énergie éolienne représente une solution durable pour la quête d'énergies renouvelables.
Le vent correspond à la circulation de l'air d'une zone à haute pression vers une zone à basse
pression. Les vents sont produits par l'action du soleil qui chauffe de manière inégale la surface
de la Terre. Plus l'air chaud monte, plus de l'air frais entre pour combler le vide. Tout au long
de la journée, le vent soufflera. C'est une énergie que les Américains développent de plus en
plus.

Page | 10
Depuis longtemps, les êtres humains utilisent le vent comme source d'énergie. Les marins
faisaient usage - et font encore usage - de voiles afin de capter le vent. Les moulins à vent
étaient autrefois employés par les agriculteurs pour moudre leur grain et pomper l'eau. De nos
jours, de plus en plus d'éoliennes utilisent la brise pour générer de l'électricité. Les installations
d'éoliennes chez les particuliers connaissent également un développement, mais le rendement
n'est pas encore équitable par rapport à l'investissement.
De plus en plus, cette méthode est employée et constamment perfectionnée. Les États-Unis
ont enregistré une augmentation de plus de 25 % par an dans l'utilisation des éoliennes au cours
de la dernière décennie.
Malgré cela, elle ne représente toujours qu'une faible part de l'énergie mondiale.

Figure Ⅰ.7 : Capacité d’énergie éolienne dans le monde en 2018.


Ce graphique représente la capacité en énergie éolienne dans le monde en 2018, selon le
pays et en gigawatts. On peut ainsi constater que la capacité en énergie éolienne de la Chine
s'établissait à environ 184 gigawatts en 2018, plus que dans tout autre pays du monde à ce
temps-là. Les Etats-Unis obtenaient la deuxième place du classement, disposant d'une
capacité en énergie éolienne de près de 100 gigawatts en 2018.
La capacité mondiale en énergie éolienne a augmenté de 19 % en 2019, selon le dernier
rapport du Conseil Mondial de l'Energie Eolienne. La capacité de production électrique
éolienne a augmenté de 60,4 gigawatts, soit une progression de 19 %, par rapport à 2018.
Il s'agit d'une des augmentations les plus fortes enregistrées par l'industrie éolienne
mondiale. Cette croissance s'explique principalement par le développement de parcs éoliens
en mer couplés avec un boom des projets terrestres aux Etats-Unis et en Chine. Permettant
Page | 11
ainsi à ces deux pays de maintenir leurs positions de plus grands marchés mondiaux pour
le développement de I 'énergie éolienne terrestre. Ensemble, les Etats-Unis et la Chine
représentent près de deux tiers de la croissance mondiale du secteur de l'éolien.[11]

Ⅰ. 5. L’énergie éolienne en Algérie :


L’Algérie compte à s’invertir dans le domaine de la production électrique par
conversion éolienne pour atteindre 3% de la production nationale à l’horizon 2027. Dans
ce cadre, le groupe Sonelgaz a confié la réalisation d’une première ferme éolienne à Adrar
d’une puissance de 10MW. L’énergie produit par cette ferme, sera injectée dans le réseau
d’électricité de la Wilaya d’Adrar. [12]
Le potentiel éolien en Algérie est très diversifié. La carte de la figure suivante publiée
par le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) montre que le sud du
pays et particulièrement le sud-ouest sont caractérisés par des vitesses qui varie entre 4 m/s
et 6 m/s, tandis que les sites côtiers d’Oran, de Bejaïa et d’Annaba, les hauts plateaux des
régions de Tiaret et la région délimitée par Bejaïa au Nord et Biskra au sud, sont
prometteurs en termes de production si la hauteur des éoliennes est bien choisie.
Cette carte permet de cibler les zones les mieux ventées pour l’installation des parcs
éoliens pour alimenter certaines régions isolées et leur permettre, grâce à l’énergie éolienne
d’ avoir une autonomie énergétique.
Les ressources énergétiques de l’Algérie ont déjà été estimées par le CDER depuis
les années 90 à travers la production des atlas de la vitesse du vent et du potentiel
énergétique éolien disponible en Algérie.

Figure Ⅰ.9 : Carte annuelle de la vitesse moyenne du vent en (m/s) à 10m du sol en Algérie.

Page | 12
Ⅰ. 6. Conclusion :
Les énergies renouvelables sont des énergies réutilisables. Elles sont issues des éléments
naturels : le soleil, le vent, les chutes d'eau, les marées, la chaleur de la Terre, la croissance des
végétaux, contrairement aux énergies fossiles, leur exploitation n'engendre pas ou peu de
déchets ou encore d'émissions polluantes. Ce sont des énergies de l'avenir pour une planète plus
verte. Seul petit bémol, les installations utilisées sont onéreuses à l'achat mais avec des couts
de maintenance et d'entretien réduit, et surtout une matière première totalement gratuite.

Page | 13
Chapitre Ⅱ :

Conversion de l’énergie par un système


éolien
Ⅱ. 1. Introduction :
L’énergie éolienne est utilisée par l’homme depuis très longtemps déjà. Elle remplaçait les
rames pour faire avancer les navires, elle fut utilisée pour actionner les meules des moulins, elle
permet encore le pompage d’eau pour abreuver les bêtes dans les champs. Depuis plus de cent
ans, elle est utilisée pour produire de l’électricité, source d’énergie fondamentale actuellement.
En effet, on utilise l’électricité pour la plupart de nos activités, que ce soit dans le domaine
domestique ou industriel.
Plusieurs technologies sont utilisées pour capter l’énergie du vent (capteur à axe vertical
ou à axe horizontale) et les structures des capteurs sont de plus en plus performantes. Outre les
caractéristiques mécaniques de l’éolienne, l’efficacité de la conversion de l’énergie mécanique
en énergie électrique est très importante. Là encore, de nombreux dispositifs existent et, pour
la plupart, ils utilisent des machines synchrones ou asynchrones.

Ⅱ. 2. Quelques notions sur le vent :


Le vent est de l'air en mouvement. Il est produit par le réchauffement inégal de la surface
de la terre par le soleil. Étant donné que la surface de la terre est constituée de diverses
formations terrestres et aquatiques, elle absorbe le rayonnement solaire de manière inégale.
Deux facteurs sont nécessaires pour spécifier le vent : la vitesse et la direction. [8]

Ⅱ. 3. la vitesse et la direction du vent :


La direction du vent est déterminée par divers facteurs, y compris le frottement ou le
manque de frottement que la surface de la terre place dessus. Le vent passant au-dessus d'une
étendue d'eau peut changer de direction en raison d'une diminution de la quantité de frottement
qu'il subit. De manière très générale, l'air chaud de l'équateur monte, se déplace vers les pôles,
tombe puis revient à l'équateur, aidant à créer des modèles de vent. [9]
La direction du vent est mesurée en fonction du nombre de degrés du nord, ou 360 degrés
sur la boussole et est décrite en fonction de la direction d'où il provient.
Le vent se déplace généralement horizontalement sur la Terre et est mesuré en surface à
l'aide d'anémomètres et de girouettes et dans la haute atmosphère à l'aide de rapports
d'aéronefs.

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Figure Ⅱ.1 : Girouette et nanomètre.

Ⅱ. 4. Conversion de l’énergie dans un système éolien :


Un aérogénérateur (Eolienne), est un dispositif qui transforme une partie de l'énergie
cinétique du vent en énergie mécanique disponible sur un arbre de transmission puis
transformée en énergie électrique par l'intermédiaire d'un générateur.

Figure Ⅱ.2 : Conversion de l’énergie cinétique du vent.


La production de l'énergie éolienne à travers l'aérogénérateur est basée sur le principe des
moulins à vent. Le vent fait tourner les pales qui sont elles-mêmes couplées au rotor d'un
générateur. Lorsque le vent est suffisamment fort, environs 3m/s, les pales tournent et entraînent
à travers un multiplicateur un générateur qui transforme l'énergie mécanique en énergie
électrique.

Le Système de Conversion Eolien (SCE) est constitué d'un générateur électrique, entrainé
par une turbine éolienne à travers le multiplicateur, d'un système de commande, d'un
convertisseur statique, d'un transformateur et d'un réseau électrique.

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Figure Ⅱ.3 : Principaux organes du système de conversion éolien.

Ⅱ. 5. Principaux composants d’une éolienne :


Il existe plusieurs configurations possibles d'aérogénérateurs qui peuvent avoir des
différences importantes. Néanmoins, Une éolienne classique est constituée principalement de
trois éléments principaux : le rotor, la nacelle et la tour.

- Les pales : Elles sont directement exposées au vent ce qui provoque leur rotation.
- Le rotor : C'est la partie tournante dans une éolienne. Il capte et transforme l'énergie
cinétique du vent en énergie mécanique.
- La nacelle : Son rôle est d'abriter l'installation de génération de I 'énergie électrique
ainsi que ses périphériques, différentes configurations peuvent être rencontrées suivant
le type de la machine.
- Le multiplicateur de vitesse : Il sert à augmenter la vitesse de rotation entre l'arbre
primaire mu par le vent, et I 'arbre secondaire entrainant le générateur électrique.
- L’arbre secondaire : Comporte généralement un frein mécanique qui permet
d'immobiliser le rotor au cours des opérations de maintenance et d'éviter l'emballement
de la machine.
- Le générateur : C'est la machine constituée d'un stator et d'un rotor tournant qui
convertit l'énergie mécanique en énergie électrique.
- Le contrôleur électronique : Son rôle est de surveiller le fonctionnement de l'éolienne.
Il s'agit en fait d'un ordinateur qui peut gérer le démarrage de la machine lorsque la
vitesse du vent est suffisante pour son fonctionnement, le freinage de la machine,
l'orientation de l'ensemble du rotor et nacelle face au vent et assure également la gestion
des différentes pannes qui peuvent survenir.

Page | 16
- Divers dispositifs de refroidissement : Le refroidissement des composants situés
l'intérieur de la nacelle est assuré par des ventilateurs ou bien par des radiateurs d'eau
ou d'huile.

Figure Ⅱ.4 : Principaux composants d’une éolienne.

Ⅱ. 6. Classification des éoliennes selon la taille :


On définit différentes classes de taille d'éoliennes. En théorie, il n'y a pas de relation directe
entre la hauteur et la puissance de l'éolienne. En effet, cette puissance dépend essentiellement
de la surface balayée par le rotor qui n'est pas toujours fonction de la hauteur de l'éolienne, mais
du diamètre du rotor. Néanmoins, dans le cas des grandes éoliennes, une règle de bonne pratique
veut que la hauteur du mât, L, soit égale au diamètre du rotor, D. Dans le tableau suivant sont
repris les dénominations de taille et les ordres de grandeur de puissances associées. [9]

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Dénomination Diamètre du rotor Aire balayée (m²) Puissance (kW)
(m)

Micro 0.5-1.25 0.2-1.2 0.25

Mini 1.25-3 1.2-7.1 1.5

Domestique 3-10 7-79 15

Petite commerciale 10-20 79-314 100

Moyenne 20-50 314-1963 1000


commerciale

Grande commerciale 50-100 1963-7854 3000

Tableau Ⅱ .1 : Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de grandeur


associé.

Pour être plus parlant, on trouve classiquement ces éoliennes pour les applications suivantes :
• Micro-éoliennes : en général pour couvrir des besoins très limités et sites isolés (par
exemple, des sites de pèche, des bateaux, des caravanes).
• Mini-éoliennes : essentiellement pour recharger des batteries sur des sites isolés
du réseau, les plus puissantes peuvent servir pour l'alimentation domestique hors
du réseau (maisons isolées).

• Eoliennes domestiques : elles balayent un spectre assez large allant de rotors de


3 à 10 m de diamètre. C'est typiquement le genre d'éoliennes proposées pour les
particuliers.

• Eoliennes petites commerciales : elles sont typiquement conçues pour les petites
entreprises, les fermes, ... mais il existe très peu de modèles produits dans cette
gamme.

• Eoliennes moyennes commerciales : elles sont typiquement utilisées pour les


applications commerciales dans des fermes, des usines, des entreprises voire des
petits parcs éoliens.

• Eoliennes grands commerciales : ce sont les éoliennes que l'on trouve dans les
parcs éoliens modernes, ce sont aussi les plus efficaces.

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Ⅱ. 7. Classification selon le principe de fonctionnement :
Il existe deux principaux types d'éoliennes qui différent essentiellement dans leur
organe capteur d'énergie à savoir l'aéro-turbine. En effet, selon la disposition de la turbine
par rapport au sol on obtient :
- Les éoliennes à axe verticale.
- Les éoliennes à axe horizontale.

Ⅱ. 7.1. Les éoliennes à axe horizontale :


Elles sont souvent appelées "éolienne à hélices" et sont basées sur le principe des moulins
à vent. Elles s'orientent suivant la direction du vent et sont souvent constituées de trois pales.
Ce sont celles les plus courantes. Elles sont implantées dans les zones rurales ou en mer car
elles nécessitent de la place. [10]

Figure Ⅱ.5 : Les éoliennes à axe horizontale.

Ⅱ. 7.2. Les éoliennes à axe verticale :


L'axe du rotor est perpendiculaire au sol. Elles n'ont besoin d'aucun système pour les
orienter dans la direction du vent, cependant leur efficacité reste médiocre par rapport aux
éoliennes à axe horizontal puisqu'elles captent deux fois moins d'énergies dans le vent. Il
existe deux modèles d'éoliennes à axe vertical : Savonius et Darrieus les éoliennes à axe
vertical de type Darrieus possèdent généralement un rendement plus faible que les
éoliennes "classiques" à pâle. Eolienne à axe vertical de type Savonius Bien que possédant
un faible rendement par rapport aux éoliennes "classiques" à pâle, l'éolienne Savonius a
l'avantage de fonctionner avec toutes les directions de vent. Ce type d'éolienne peut
s'avérer utile pour capter des vents puissants (haute montagne, front de mer...).
L'implantation d'éolienne verticale sur un bâtiment n'est pas une opération anodine car les
vibrations peuvent endommager le bâti.

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Figure Ⅱ.5 : Les éoliennes à axe verticale.

❖ Avantages :
- Un parc éolien prend peu de temps à construire, et son démantèlement garantit la
remise en état du site original.
- L'énergie éolienne est une énergie renouvelable qui ne nécessite aucun carburant, ne
crée pas de gaz à effet de serre, ne produit pas de déchets toxiques ou radioactifs. En
luttant contre le changement climatique, I 'énergie éolienne participe à long terme au
maintien de la biodiversité des milieux naturels.
- Lorsque de grands parcs d'éoliennes sont installés sur des terres agricoles, seulement
2 % du sol environ est requis pour les éoliennes. La surface restante est disponible
pour l'exploitation agricole, l'élevage et d'autres utilisations.
- La production éolienne d'électricité suit notre consommation d'énergie : le vent souffle
plus souvent en hiver, cette saison étant celle où la demande d'électricité est la plus
forte.
- L'électricité éolienne garantit une sécurité d'approvisionnement face à la variabilité
des prix du baril de pétrole.
❖ Inconvénients :
- L'électricité éolienne est une énergie intermittente, l 'énergie éolienne ne suffit pas
en elle-même à définir une politique énergétique et environnementale, la solution
serait de coupler l'électricité éolienne à des panneaux solaires photovoltaïques.
- Des effets sur le paysage (esthétique), problème de bruit (que l'on remarque
essentiellement avec des éoliennes importées d'Asie, problème d'interférences
électromagnétiques pour des éoliennes bas de gamme.

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- L'énergie éolienne est dépendante de la topographie, de la météo et de
l'environnement. - Le bruit : la source essentielle du bruit dans les éoliennes est le
multiplicateur, ce dernier commence à disparaitre après l'apparition des éoliennes
à attaque directe.
Ⅱ. 8. Stratégie de fonctionnement d’une éolienne :
Ⅱ. 8.1. Bilan des forces sur une pale :

Figure Ⅱ.7 : Bilan des forces sur une pale.


La figure Ⅱ.7 représente la section longitudinale d’une pale d’aérogénérateur [13]. La vitesse
⃗ . Le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
du vent arrivant face à cette pale, est représentée par le vecteur 𝑉 𝑉𝑟𝑜𝑡 représente la
composante de vent à la rotation de l’aérogénérateur. La résultante de ces deux vecteurs est
appelée ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑉𝑟𝑒𝑠 . L’action du vent sur la pale produit une force ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑟𝑒𝑠 qui se décompose en une
poussée axiale ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑎𝑥 directement compensée par la résistance mécanique du mat et une poussée
en direction de la rotation ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝑟𝑜𝑡 qui produit effectivement le déplacement. Chaque turbine
éolienne est ainsi dimensionnée pour que cette force atteigne sa valeur nominale pour une
vitesse de vent nominale donnée. Lorsque la vitesse de vent devient trop élevée ou si la
génératrice nécessite une vitesse de rotation fixe, la puissance extraite par l’éolienne doit être
annulée ou limitée à sa valeur nominale.

Ⅱ. 9. Systèmes de régulation de la vitesse de rotation de l’éolienne :


Ⅱ. 9.1. Système à décrochage aérodynamique " stall ":

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Figure Ⅱ.8 : Flux d’air sur une pale "stall".
La plupart des éoliennes connectées au réseau électrique nécessitent une vitesse de
rotation fixe pour des raisons de cohérence de fréquence avec le réseau. Le système de
limitation de vitesse le plus simple et le moins coûteux est un système de limitation
naturelle (intrinsèque à la forme de la pale) dit "stall". Il utilise le phénomène de
décrochage aérodynamique. Lorsque l’angle d’incidence i devient important, c’est à dire
lorsque la vitesse du vent dépasse sa valeur nominale 𝑉𝑛 , l’aspiration créée par le profil
de la pale n’est plus optimale ce qui entraîne des turbulences à la surface de la pale
(Figure Ⅱ.8) et par conséquent une baisse du coefficient de puissance. Ceci empêche
alors une augmentation de la vitesse de rotation.
Ce système est simple et relativement fiable mais il manque de précision car il dépend
de la masse volumique de l'air et de la rugosité des pales donc de leur état de propreté. Il
peut, dans certains cas, être amélioré en autorisant une légère rotation de la pale sur elle-
même (système "stall actif") permettant ainsi de maximiser l’énergie captée pour les
faibles vitesses de vent. Pour les fortes vitesses de vent, la pale est inclinée de façon à
diminuer l’angle de calage β et renforcer ainsi l’effet "stall" de la pale. La répercussion
des variations de vitesse de vent sur le couple mécanique fournie par l’éolienne est ainsi
moins importante [14].

Figure Ⅱ.9 : Variation de l’angle de calage d’une pale.

Page | 22
Ⅱ. 10. Les générateurs utilisés dans les éoliennes :
La technologie des aérogénérateurs a énormément évolué ces 20 dernières années
entraînant une spécialisation des différents types d’éolienne [15]. Différents types de machines
électriques peuvent être utilisés pour la génération de puissance éolienne. Des facteurs
techniques et économiques fixent le type de machine pour chaque application. Pour les petites
puissances (< 20 kW), la simplicité et le coût réduit des générateurs synchrones à aimants
permanents (PMSG) expliquent leur prédominance. Dans les applications de plus forte
puissance, jusqu’à 2 MW environ le générateur asynchrone est plus courant et économique.

Ⅱ. 10.1. Systèmes utilisant la machine synchrone :


L’avantage du générateur synchrone sur le générateur asynchrone est l’absence de courant
réactif de magnétisation. Le champ magnétique du générateur synchrone peut être obtenu par
des aimants ou par un bobinage d’excitation conventionnel. Si le générateur possède un nombre
suffisant de pôles, il peut être utilisé pour les applications d’entraînement direct qui ne
nécessitent pas de boite de vitesses. Le générateur synchrone est toutefois mieux adapté à la
connexion indirecte au réseau de puissance à travers un convertisseur statique, lequel permet
un fonctionnement à vitesse variable. Pour des unités de petites tailles, le générateur à aiment
permanents est plus simple est moins coûteux. Au-delà de 20 KW (environ), le générateur
synchrone est plus coûteux et complexe qu’un générateur asynchrone de taille équivalente.

Ⅱ. 10.1.1. Les alternateurs synchrones à rotor bobinés ou à aiment


permanent :
Dans une machine synchrone classique utilisée en alternateur, le champ crée par la
rotation du rotor doit tourner à la même vitesse que le champ statorique. Ainsi, si l’alternateur
est connecté au réseau, sa vitesse de rotation doit être rigoureusement un sous-multiple de la
pulsation des courants statoriques. L’adaptation de cette machine à un système éolien pose des
problèmes pour maintenir la vitesse de rotation de l’éolienne strictement fixe et pour
synchroniser la machine avec le réseau lors des phases de connexion. Pour ces raisons, on place
systématiquement une interface d’électronique de puissance entre le stator de la machine et le
réseau (Figure Ⅱ.10) ce qui permet d’autoriser un fonctionnement a vitesse variable dans une
large plage de variation [16],[17].

Dans la plupart des cas, le champ tournant rotorique est créé par un bobinage alimenté en
courant continu (roue polaire) par l’intermédiaire d’un redresseur connecté au réseau. Ce mode
d’excitation entraîne la présence de contacts glissants au rotor, c’est pourquoi on remplace
Page | 23
souvent ce bobinage par des aimants permanents. Toutefois certains d’entre eux sont réalisés à
l’aide de terres rares et sont par conséquent très coûteux, bien que leur utilisation de plus en
plus fréquente à faire baisser leur prix. De plus, les variations importantes de couples
électromagnétiques qui peuvent avoir lieu dans système éolien risquent d’entraîner une
démagnétisation des aimants lorsqu’ils sont constitués de matériaux classiques. Ceci contribue
largement à la diminution de leur durée de vie [18].

Figure Ⅱ.10 : Alternateur dans une chaîne de conversion éolienne.


L’exemple de la figure Ⅱ.10 présente une configuration classique d’interface de connexion
d’une machine synchrone au réseau. Le convertisseur connecté au stator de la machine est un
simple redresseur puisqu’elle n’absorbe pas de puissance réactive, ce qui permet d’éviter les
variations importantes de tension des enroulements statoriques. Ce redresseur est classiquement
suivi d’un hacheur élévateur permettant de délivrer une tension suffisante à l’onduleur MLI
pour les faibles vitesses de rotation. La présence de l’onduleur MLI permet de contrôler le
facteur de puissance coté réseau. Ces convertisseurs sont toutefois dimensionnés pour la totalité
de la puissance nominale de la machine et entraînent jusqu'à 3% de cette puissance de pertes.
Notons que l’utilisation de machines synchrones à faible vitesse (grand nombre de paire de
pôles) permet de supprimer le multiplicateur de vitesse, pièce mécanique complexe entraînant
des pertes et des pannes fréquents mais l’augmentation du nombre de pôles implique une
machine de très grand diamètre représentant un barrage important pour l’écoulement du vent.

Page | 24
Ⅱ. 10.2. Systèmes utilisant la machine Asynchrone :
Le générateur à induction est largement utilisé dans les turbines éoliennes de moyenne et
grande puissance en raison de sa robustesse, sa simplicité mécanique et son coût réduit. Son
inconvénient majeur est la consommation d’un courant réactif de magnétisation au stator [19].

Ⅱ. 10.2.1. Les alternateurs asynchrones à cage d’écureuil :


La génératrice asynchrone à cage peut fonctionner à vitesse variable grâce à l’emploi des
convertisseurs de puissance, et peut générer une production de puissance sur une vaste gamme
de vitesse de vent.

Figure Ⅱ.11 : Machine asynchrone connectée sur le réseau.


La génératrice fournit alors de l’énergie électrique à fréquence variable et il est nécessaire
d’ajouter une interface d’électronique de puissance entre celle-ci et le réseau. Cette interface
est classiquement constituée de deux convertisseurs (un redresseur et un onduleur) connectés
par l’intermédiaire d’un étage à tension continue. L’onduleur coté réseau est alors découplé de
la machine via le bus continu et il n’y a pas de lien direct entre la fréquence du réseau et celle
délivré par la machine.

Un tel dispositif doit cependant être conçu et commandé de façon à limiter les
perturbations qu’il Est susceptible de générer sur le réseau. En effet, la tension délivrée n’est
pas sinusoïdale et peut contenir des harmoniques indésirables. De plus, les convertisseurs sont
dimensionnés pour faire transiter la totalité de la puissance échangée entre la génératrice et le
réseau, ils représentent par conséquent un investissement financier et conduisant à des pertes
non négligeables.

Ⅱ. 10.2.2. Les alternateurs asynchrones à double alimentation :

Ⅱ. [Link]. Structure de kramer :


Cette configuration à vitesse est représentée sur la figure Ⅱ.12, le stator est connecté
directement au réseau et le rotor à un redresseur. Un onduleur est placé en sortie du redresseur.

Page | 25
L’ensemble redresseur-onduleur est alors dimensionné pour une fraction de la puissance
nominale de la machine.

Figure Ⅱ.12 : Structure de kramer.

Ⅱ. [Link]. Structure de Scherbius avec cyclo-convertisseur :


Afin d'autoriser un flux d'énergie bidirectionnel entre le rotor et le réseau, l'association
redresseur onduleur peut être remplacée par un cyclo-convertisseur (figure Ⅱ.13), l'ensemble
est alors appelé structure de Scherbius. Comme le flux de la puissance est bidirectionnel, il est
possible d’augmenter ou de diminuer l’énergie de glissement et ainsi faire fonctionner la
machine en génératrice ou en moteur. Son utilisation génère par conséquent des perturbations
harmoniques importantes qui nuisent au facteur de puissance du dispositif. Les progrès de
l’électronique de puissance ont conduit au remplacement du cyclo-convertisseur par une
structure à deux convertisseurs à IGBT commandés en MLI [20].

Figure Ⅱ.13 : Structure de Scherbius avec cyclo-convertisseur.

Ⅱ. [Link]. Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI :


Cette configuration comme elle est présentée dans la figure (Fig Ⅱ.14) a les mêmes
caractéristiques que la structure de Scherbius avec cyclo-convertisseur. Toutefois, les
Page | 26
interrupteurs utilisés dans cette configurations (Transistors IGBT) peuvent être commandés à
l’ouverture et à la fermeture. L’utilisation de ce type de convertisseur permet d’obtenir des
allures de signaux de sortie en Modulation de Largeur d’impulsions (MLI) dont la modularité
permet de limiter les perturbations en modifiant le spectre fréquentiel du signal (Rejet des
premiers harmoniques non nuls pour les fréquences élevées).

Figure Ⅱ.14 : Structure de Scherbius avec convertisseur MLI.

Ⅱ. 12. Conclusion :
La production de l'énergie éolienne intéresse de plus en plus de pays afin de produire une
énergie propre et durable. Les éoliennes ont connu une évolution entrainant la spécialisation
dans plusieurs domaines de compétences Utilisant des matériaux et des technologies les plus
novateurs. L'industrie éolienne devrait pouvoir produire des aérogénérateurs permettant de
limiter, voir même de supprimer les centrales thermiques. Les grandes fermes de production
s'améliorent de plus en plus avec des éoliennes plus puissantes. Afin de développer des
éoliennes toujours plus puissantes et capable de capter au mieux la puissance disponible dans
le vent [20].

Page | 27
Chapitre Ⅲ :

Modélisation de l’association turbines


éoliennes – générateur asynchrone
Ⅲ. 1. Introduction :
L’étude d’un ensemble turbine éolienne assimilé à une machine et un convertisseur
s’appuie sur un modèle de représentation. C’est pour cela que la modélisation est importante
pour l’étude et la commande de ce système suivant les résultats convoités, cette dernière pourra
être plus ou moins complexe et précise. La recherche d’une très bonne précision mène souvent
à des systèmes mathématiques relativement difficiles à résoudre, ce qui nécessite des temps de
calcules conséquents. Par contre, un modèle basé sur un nombre d’hypothèses simplificatrices
requiert certes des temps de calculs limités mais aboutit dans la plupart des Cas à une précision
limitée.

Ⅲ. 2. Modélisation de la turbine éolienne :


Le système éolien classique est composé d’une turbine qui transforme l’énergie
mécanique, d’un multiplicateur de vitesse G qui permet d’augmenter la vitesse de rotation et de
diminuer le couple et comprenant des pâles entrainées par le vent.

Figure Ⅲ.1 : modélisation d’une turbine éolienne.

Ⅲ. 3.1. Conversion d’énergie cinétique du vent en énergie mécanique :


Ⅲ. 3.1.1. Loi de BETZ :
Une éolienne traite de la transformation d’énergie cinétique en énergie électrique. Afin
d’avoir l’efficacité d’une telle conversion, il faut connaitre la quantité d’énergie dans le
vent. Les particules d’air ayant une masse « m » et ayant un déplacement a une vitesse « V
» et postulant que la vitesse est la même au moment de frapper le rotor. On a alors :
1
𝐸𝑐𝑖𝑛 = 2 . 𝑚 . 𝑉 3 (Ⅲ.1)

Page | 28
En supposant que la vitesse du vent traversant le rotor est égale à la moyenne entre la vitesse
du vent non perturbé à l’avant de l’éolienne V1 et la vitesse du vent après passage à travers le
rotor V2 soit :

𝑉1 +𝑉2
𝑉= (Ⅲ.2)
2

La masse des particules est notée :

m = 𝜌 . 𝜋 . 𝑅2 (Ⅲ. 3)

Ainsi :

1
𝐸𝑐𝑖𝑛 = 2 . 𝜌 . 𝜋. 𝑅 2 . 𝑉 3 (Ⅲ. 4)

D’après le théorie le système éolien à axe horizontal de Betz la puissance de vent est :

𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 = 𝜌 . 𝜋 . 𝑅 2 . 𝑉 3 (Ⅲ.5)

Avec : 𝜌 = 1,25kg/m3 : masse volumique de l’air, dans les conditions normales de


température et de pression au niveau de la mer.

Figure Ⅲ.2 : Tube de courant d’air autour d’une éolienne.


En analysant l’équation de la puissance du vent (Ⅱ.5), on constante que le paramètre
prédominant est la vitesse du vent. Il apparait nettement que l’énergie est bien plus élevée à
haute vitesse de vent. Et aussi, le fait que la puissance soit proportionnelle à la surface balayée,
doubler le diamètre du rotor va quadrupler la puissance potentiellement disponible.

La densité de l’air tient également un certain rôle dans la quantité de puissance mécanique
disponible, un schéma caractérisant ces différents facteurs ci-après.

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Figure Ⅲ.3 : Schéma d’une éolienne Adaptée de singh [21].

Ⅲ. 3.1.2 Coefficient de puissance :


La puissance disponible dans le vent peut être transformée en énergie électrique utile de
la façon la plus optimale possible pour cela, il faut dépendre de la conception des pales du rotor,
et de ce fait, de leurs capacités à récupérer l’énergie du vent.

Cependant, cette énergie ne peut pas être entièrement récupérée, car il faut évacuer l’air qui
a travaillé dans les pales du rotor. On introduit alors le coefficient de puissance Cp dans le calcul
de la puissance aérodynamique. Ainsi, la puissance récupérée par la turbine peut s’identifier à
la puissance cinétique du vent exprimée précédemment mais dotée d’un coefficient
Cp(𝜆, 𝛽)propre à l’éolienne tel que :

𝑃𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 = 𝐶𝑝 (λ,𝛽). 𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 (Ⅲ.6)


1
Dés alors on obtient : 𝑃𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 = 2. 𝐶𝑃 .𝜌 . 𝜋 . 𝑅 2 . 𝑉 3 (Ⅲ.7)

Le coefficient de puissance adapté à la loi de Betz :


1 𝑉2 𝑉2
Cp = 2 (1+𝑉1 ) (1 – (𝑉1)2 ) (Ⅲ.8)

L’équation théorique de Cp peut nous donner tout au plus le maximum théorique. en


introduisant :
𝑉2
X = 𝑉1 (Ⅲ.9)

On introduit cette dernière dans (Ⅱ.8) :


1
Cp = 2 (1 + x ) (1 –(𝑥)2) (Ⅲ.10)

En résolvant l’équation avec l’action du freinage minime : X= 1 ∕ 3


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on obtient : 𝐶𝑝𝑚𝑎𝑥 = 0.593

Figure Ⅲ.4 : Coefficient de puissance.


Cela indique que la puissance maximale qu’on peut exploiter est 59,3%. Par conséquent, le vent
sera réduit à 1 / 3 de sa vitesse originale. Mais en pratique, la valeur maximale du coefficient
de puissance efficace sera généralement comprise entre 0,4 à 0,54.
Ce coefficient varie avec le ratio de vitesse de rotation (λ) et l’angle d’orientation des pales (𝛽)

Ⅲ. 3.1.3. La vitesse de rotation :


La ratio de vitesse est défini comme le rapport entre la vitesse linéaire des pales et la vitesse du vent :

𝑅 .Ω𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒
λ= (Ⅲ.11)
𝑉

Ω𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 : vitesse de la turbine.

R : rayon de l’aérogénérateur.

Le couple aérodynamique directement déterminé par :


𝑃𝑎𝑒𝑟 1 1
𝐶𝑎𝑒𝑟 = = Cp .2 . 𝜌 . 𝑆 . 𝑉 3 . Ω𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 (Ⅲ.12)
Ω𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒

Le coefficient Cp caractérise le niveau de rendement d’une turbine éolienne.


𝜋.(𝜆+0.1)
𝐶𝑝 = [0.5 – 0.00167. (𝛽 – 2)]. sin ( 18.5−0.3 (𝛽−2 )) – 0.00184 ( λ – 3 ) (𝛽 − 2 ) (Ⅲ.13)

λ : Vitesse de rotation.

β : Angle de calage des pales ( en degrés ).

On peut définir comme étant le rapport :

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𝐶𝑝 = ( puissance disponible sur l’arbre ) / ( puissance disponible ( récupérable)

Ⅲ. 3.2. Le multiplicateur de vitesse :


Le multiplicateur de vitesse est liaison entre la turbine et le générateur. Il a pour but
d’adapter la vitesse de la turbine Ωturbine, assez lente à celle que nécessite la génératrice Ωg.

Figure Ⅲ.5 : modèle mécanique du multiplicateur.

Ce multiplicateur est modélisé mathématiquement par les équations suivantes :


𝐶𝑎𝑒𝑟
𝐶𝑔 = = (Ⅲ.14)
𝐺

Ω𝑚𝑒𝑐
Ω𝑡𝑢𝑟𝑏𝑖𝑛𝑒 = = (Ⅲ.15)
𝐺

Ⅲ. 3.3. Modélisation de l’arbre de la machine :

L’équation différentielle qui caractérise le comportement mécanique de l’ensemble


turbine et générateur est donné par :

dΩmec
( 𝐽𝑡 + 𝐽𝑚 ) 𝑑𝑡
= 𝐶é𝑜𝑙 – 𝐶𝑒𝑚 – ( 𝑓𝑚 – 𝑓𝑡 ) Ω𝑚𝑒𝑐 (Ⅲ.16)

Où :

𝐽𝑡 : l’inertie de la turbine.

𝐽𝑚 : l’inertie la machine utilisée.

𝑓𝑚 : le coefficient de frottement de la machine.

𝑓𝑡 : le coefficient de frottement des pâles.

𝐶é𝑜𝑙 : le couple statique fournie par l’éolienne.

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𝑑Ω
𝐶é𝑜𝑙 = 𝐽𝑡 𝑑𝑡
+ 𝐶𝑒𝑚 + 𝑓𝑚 Ω (Ⅲ.17)

Ⅲ. 3.3.1. Schéma bloc de la turbine :


Le schéma bloc correspondant à cette modélisation de la turbine se déduit des équations
précédentes et est représenté sur la figure Ⅲ.6.

Figure Ⅲ.6 : Schéma bloc du modèle de la turbine.


Les entrées de la turbine sont la vitesse du vent, l’angle d’orientation des pales et la vitesse de
rotation de la turbine. Le modèle du multiplicateur transforme la vitesse mécanique et le couple
aérodynamique respectivement en vitesse de la turbine et en couple de multiplicateur.
Le modèle de l’arbre décrit la dynamique de la vitesse mécanique, il a donc deux entrées : le
couple du multiplicateur et le couple électromagnétique fourni par génératrice. Le schéma bloc
montre que la vitesse de la turbine peut être contrôlée par action sur deux entrées :
• L’angle d’orientation de la pale.
• Le couple électromagnétique la génératrice.
La vitesse du vent est considérée comme une entrée perturbatrice de ce système.

Ⅲ. 3.3.2. Région d’exploitation de turbine :

Figure Ⅲ.7 : Région d’exploiation de turbine.


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Quatre zones principales peuvent être distinguées :

1) zone de démarrage : La puissance du vent doit être suffisante pour vaincre les
frottements et l’inertie de l’éolienne. Elle commence lorsque la vitesse mécanique est
supérieure à une certaine vitesse.
2) Fonctionnement normal ( inférieur à la vitesse du vent moyen ) : à partir de la vitesse
de départ la turbine suit la courbe de puissance si la régulation fonctionne correctement.
Idéalement, l’éolienne doit être exploitée au maximum de Cp
Pour des vitesses de vent faible, lorsque la puissance aérodynamique produit par l’éolienne
est inférieure à la puissance maximale du convertisseur de puissance, l’éolienne est
exploitée au 𝐶𝑝𝑚𝑎𝑥 . L’angle de tangage de l’éolienne est contrôle pour avoir la valeur
maximale possible. Comme le tour par minute change, l’angle de tangage est maintenu à sa
valeur optimale.

3) Zone vitesse constante : éolienne fonctionne à vitesse constante. Dans cette zone, la
puissance de la génératrices des valeurs importantes.
4) Fonctionnement établit ( haute vitesse de vents ) : la puissance captée par les pales est
maintenue dans la limite, à l’aide du mécanisme de régulation d’angle de tangage.
Comme la vitesse du vent augmente, la puissance générée par l’éolienne augmente
également. Une fois le maximum du convertisseur de puissance atteinte, l’angle de
tangage doit être augmenté pour apporter la puissance aérodynamique. Comme l’angle
de tangage est augmenté, l’éolienne fonctionne à faible rendement. Grâce à cela, la
puissance mécanique d’entrée entrainant le générateur peut être facilement contrôlée. En
supposant que le contrôle du pitch peut être fait instantanément l’accélération et la
décélération peuvent être faites à zéro et la vitesse peut être maintenue constante en
contrôlant le 𝑃𝑚é𝑐 le rendant exactement égale à 𝑃é𝑙𝑒𝑐 .[22]

Ⅲ. 3.3.3. Bloc de simulation de la turbine éolienne :


La simulation de la turbine éolienne se fait l’implémentation du modèle mathématique de
la turbine sous l’environnement Matlab/Simulink.

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Figure Ⅲ.8 : bloc de simulation de la turbine éolienne.
❖ Résultat de simulation de la turbine éolienne :

Figure Ⅲ.9 : Caractéristique 𝐶𝑝 = 𝑓(𝜆)


La représentation des courbes de variation du coefficient de puissance en fonction de l’angle β
à une vitesse 𝑛 = 10 𝑚 ∕ 𝑠 montrent que plus l’angle β est faible plus le 𝐶𝑝 est meilleur.

Ⅲ. 4. Modélisation de la génératrice asynchrone à double alimentation :


La modélisation de la machine électrique est une phase primordiale de son
développement, les progrès de l’informatique et du génie des logiciels permettent de réaliser
des modélisations performantes et d’envisages l’optimisations des machines électriques.
Ainsi la modélisation permet de guider les développements par une quantification des
phénomènes. En outre elle est d’un apport précieux en permettant d’une part de restituer une
image de ce que l’on peut observer expérimentalement et d’autre part de prévoir des
comportements de la machine plus varient que ceux de l’observation expérimentale.

Ⅲ. 4.1. Fonctionnement d’une génératrice asynchrone :


En générale, la MADA permet de fonctionner en moteur ou en générateur, mais la
différence avec Les autres types de machine résidents dans le fait que pour la MADA, ce n’est

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plus la vitesse de rotation qui impose le mode de fonctionnement moteur ou générateur. En effet
une machine à cage doit tourner en dessous de sa vitesse de synchronisme pour être en moteur
et au-dessus pour être en générateur.

Notons qu’en fonctionnement génératrice la puissance 𝑃𝑠 absorbée par le stator et la


puissance du réseau sont négatives [23].

Ⅲ. 4.1.1. Modélisation Mathématique de la Génératrice :

❖ Hypothèses simplificatrices :
La machine électrique étant un système très complexe. Pour simplifier l’étude, nous
allons prendre en considération les hypothèses suivantes :

• Entrefer constant.
• Effet des encoches négligé.
• Distribution spatiale sinusoïdale des forces magnétomotrices d’entrefer.
• Circuit magnétique non saturé et à perméabilité constante.
• Pertes ferromagnétiques négligeables.
• L’influence de l’effet de peau et de l’échauffement ne sont pas prises en compte.
❖ Modèle de la Génératrice Asynchrone dans le repère à axes (a.b.c) :

Figure Ⅲ.10 : Représentation schématique des enroulements de la MAS.

𝜃 : L’angle électrique entre l’axe de la phase « a » statorique et la phase « a » Rotorique.

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La loi de faraday permet d’obtenir l’écriture matricielle condensée pour les 3 phases statoriques
[24] [25] et [26] :

𝑑
[𝑉𝑎𝑏𝑐𝑠 ] = − [𝑅𝑠 ]. [𝐼𝑎𝑏𝑐𝑠 ] − [𝜙𝑎𝑏𝑐𝑠 ] (Ⅲ.18)
𝑑𝑡

Ou bien :

𝑉𝑎𝑠 𝑖𝑎𝑠 𝜙𝑎𝑠


𝑑
[𝑉𝑏𝑠 ] = − [𝑅𝑠 ]. [𝑖𝑏𝑠 ] − 𝑑𝑡 [Φ𝑏𝑠 ] (Ⅲ.19)
𝑉𝑐𝑠 𝑖𝑐𝑠 Φ𝑐𝑠

Pour le rotor :

𝑑
[𝑉𝑎𝑏𝑐𝑟 ] = [𝑅𝑟 ]. [𝐼𝑎𝑏𝑐𝑟 ] + [Φ𝑎𝑏𝑐𝑟 ] (Ⅲ.20)
𝑑𝑡

Ou bien :

𝑉𝑎𝑟 𝑖𝑎𝑟 Φ𝑎𝑟


𝑑
[𝑉𝑏𝑟 ] = [𝑅𝑠 ]. [𝑖𝑏𝑟 ] + [Φ𝑏𝑟 ] (Ⅲ.21)
𝑑𝑡
𝑉𝑐𝑟 𝑖𝑐𝑟 Φ𝑐𝑟

• 𝑉𝑎𝑠 , 𝑉𝑏𝑠 ,𝑉𝑐𝑠 : Sont les tensions simples triphasées au stator de la machine.
• 𝑖𝑎𝑠 , 𝑖𝑏𝑠 , 𝑖𝑐𝑠 :Sont les courants au stator de la machine.
• Φ𝑎𝑠 , Φ𝑏𝑠 , Φ𝑐𝑠 :Sont les flux propres circulants au stator de la machine.
• 𝑉𝑎𝑟 , 𝑉𝑏𝑟 , 𝑉𝑐𝑟 :Sont les tensions simples triphasées au rotor de la machine.
• 𝑖𝑎𝑟 , 𝑖𝑏𝑟 , 𝑖𝑐𝑟 :Sont les courants au rotor de la machine.
• Φ𝑎𝑟 , Φ𝑏𝑟 , Φ𝑐𝑟 :Sont les flux propres circulants au rotor de la machine.
Sous forme matricielle, les équations de la machine deviennent :

𝑑
𝑑𝑡
[Φ𝑠𝑎𝑏𝑐 ] = [−𝑉𝑆𝑎𝑏𝑐 ] − [𝑅𝑠 ]. [𝐼𝑠𝑎𝑏𝑐 ] (Ⅲ.22)

𝑑
[Φ𝑟𝑎𝑏𝑐 ] = [𝑉𝑟𝑎𝑏𝑐 ] − [𝑅𝑟 ]. [𝐼𝑟𝑎𝑏𝑐 ] (Ⅲ.23)
𝑑𝑡

[𝑅𝑠 ] = 𝑅𝑠 . [𝐼]

[𝑅𝑟 ] = 𝑅𝑟 . [𝐼] (Ⅲ.24)

1 0 0
[𝐼] = [0 1 0] (Ⅲ.25)
0 0 1

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❖ Modèle Génératrice Asynchrone dans le Repère de Park (d q ) :
➢ Transformation de Park :
La transformation de Park est un outil mathématique qui permet de passage d’un système
en triphasé vers système en biphasé.

La transformation de Park permet de ramener les variables du repère triphasé (a,b,c) sur
les axes d’un repère biphasé tournant d-q, les grandeurs statoriques et rotoriques sont exprimées
dans un même repère comme le montre la (figure Ⅲ.11) [27].

Figure Ⅲ.11 : transformation de Park.

Le passage direct :

[𝑋𝑑𝑞𝑜 ] = [𝑝(𝜃)]. [𝑋𝑎𝑏𝑐 ] (Ⅲ.26)

La matrice de transformation de Park est définie par :

cos (𝜃) cos (𝜃 − 2𝜋⁄3) cos (𝜃 + 2𝜋⁄3)


√2
p(𝜃) = ( −𝑠𝑖𝑛𝜃 −sin (𝜃 − 2𝜋⁄3) −sin (𝜃 + 2𝜋⁄3)) (Ⅲ.27)
√3
1 ∕ √2 1 ∕ √2 1 ∕ √2

Les angles 𝜃𝑠 et 𝜃𝑟 sont reliés par la relation : 𝜃 = 𝜃𝑠 -𝜃𝑟

En utilisant la transformation de Park pour les équations de la machine asynchrone dans le


repère naturel ( Equations Ⅲ.26 et Ⅲ.27 ), on obtient un modèle de la machine en prenant en
compte les composantes homopolaires.
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- Au stator :
𝑑
[𝑉𝑑𝑞𝑜𝑠 ] = −[𝑅𝑠 ]. [𝐼𝑑𝑞𝑜𝑠 ] − 𝑑𝑡 [ϕ𝑑𝑞𝑜𝑠 ] + [𝜆]. [𝜙𝑑𝑞𝑜𝑠 ]. 𝜃𝑠 (Ⅲ.28)

- Au rotor :
d
[𝑉dqor ] = [R r ]. [Idqor ] + dt [ϕdqor ] + [λ]. [ϕdqor ]. θ𝒓 (Ⅲ.29)

0 −1 0
[𝜆] = [1 0 0] (Ⅲ.30)
0 0 1

Les dérivées des angles des transformations de Park des grandeurs statoriques et rotoriques sont
respectivement :

➢ Le vecteur de tension statorique [𝑉𝑑𝑞𝑜𝑠 ]:


𝑑
𝑉𝑠𝑞 = −𝑅𝑠 𝐼𝑠𝑞 − 𝑑𝑡 𝜙𝑠𝑞 − 𝜔𝑠 𝜙𝑠𝑑
{ 𝑑 } (Ⅲ.31)
𝑉𝑠𝑞 = 𝑅𝑠 𝐼𝑠𝑞 − 𝑑𝑡 𝜙𝑠𝑞 − 𝜔𝑠 𝜙𝑠𝑑

➢ Le vecteur flux statorique [𝜙𝑑𝑞𝑜𝑠 ] :


𝜙𝑠𝑑 = − 𝐿𝑠 𝐼𝑠𝑑 − 𝑀𝐼𝑟𝑑
{ 𝜙 = −𝐿 𝐼 − 𝑀𝐼 } (Ⅲ.32)
𝑠𝑞 𝑠 𝑠𝑞 𝑟𝑞

➢ Le vecteur tension rotorique [𝑉𝑑𝑞𝑜𝑟 ] :


𝑑
𝑉𝑟𝑑 = 𝑅𝑟 𝐼𝑟𝑑 + 𝑑𝑡 𝜙𝑟𝑑 − 𝜔𝑟 𝜙𝑟𝑞
{ 𝑑 } (Ⅲ.33)
𝑉𝑠𝑞 = 𝑅𝑠 𝐼𝑠𝑞 + 𝑑𝑡 𝜙𝑠𝑞 + 𝜔𝑠 𝜙𝑠𝑑

➢ Le vecteur courant rotorique [𝑖𝑑𝑞𝑜𝑟 ] :


𝜙 −𝑀𝐼
𝐼𝑟𝑑 = 𝑟𝑑 𝐿 𝑠𝑑
{ 𝑀
𝑟
(Ⅲ.34)
𝐼𝑟𝑞 = − 𝐿 𝐼𝑠𝑞
𝑟

➢ Le vecteur flux rotorique [𝜙𝑑𝑞𝑜𝑟 ] :


𝜙𝑟𝑑 = 𝐿𝑟 𝐼𝑟𝑑 + 𝑀𝐼𝑠𝑑
{ 𝜙 = 𝐿 𝐼 + 𝑀𝐼 (Ⅲ.35)
𝑟𝑞 𝑟 𝑟𝑞 𝑠𝑞

En suivant l’orientation du flux rotorique en prenant l’axe du repère de Park :𝜙𝑟𝑞 = 0


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❖ Expression du couple :
Le couple électromécanique synchrone créé par un champ tournant est exprimé par la
formule :

3𝑃𝑠 3𝑃𝑠
𝐶𝑒 = ( ) . [Ψ𝑑𝑠 . 𝐼𝑑𝑠 − Ψ𝑞𝑠 . 𝐼𝑑𝑠 ] = ( ) . [Ψ𝑞𝑟 . 𝑖𝑑𝑟 − Ψ𝑑𝑟 . 𝑖𝑞𝑟 ] (Ⅲ.36)
2 2

𝑑𝜔𝑚é𝑐
𝐶𝑒 = ⋅ 𝑑𝑡 (Ⅲ.37)
Ω𝑠

Ⅲ. 5. Modélisation des convertisseurs statiques :


L'onduleur de tension représente aujourd'hui la « brique de base » dans les
systèmes d'interfaçage avec le réseau. Il permet entre autres de contrôler les
puissances (active et réactive) échangées avec le réseau. Il peut être utilisé en
mode onduleur ou en mode redresseur mais la modélisation reste la même dans
les deux cas [28].

Ⅲ. 5.1. Modélisation et commande du redresseur :


Les convertisseurs les plus couramment utilisés sont de type parallèle double
PD3. Ils sont constitués d'IGBT et de diodes en antiparallèle, contrôlés par modulation
de largeur d'impulsion (MLI) pour deux raisons principales :
• Modifier le contenu harmonique de la tension de sortie (qui conserve sa période T) de•
façon à repousser ses harmoniques vers les rangs (donc les fréquences) élevés, ainsi le
filtrage de la tension se trouvera facilité.

• Permettre le réglage de la valeur efficace du fondamental de la tension. C'est


indispensable dans le cas de l'alimentation d'une machine à fréquence (vitesse)
variable pour pouvoir fonctionner à flux constant [29].
Le redresseur permet de convertir l’énergie alternative venant de la turbine en
une énergie continue. Voici le schéma général du redresseur.

Figure Ⅲ.12 : Schéma du redresseur.


Page | 40
Le système d’équation peut s’écrire :
𝑑𝐼𝑎𝑟 𝑑𝐼𝑎𝑟 2𝐼𝑎 −2𝐼𝑏 −𝐼𝐶
𝑉𝑎 = 𝑅𝑖 + 𝐼𝑎𝑟 + 𝐿𝑟 ⋅ + 𝑈𝑎 = 𝑅𝑖 ⋅ 𝐼𝑎𝑟 + 𝐿𝑟 ⋅ + 𝑉𝑑𝑐 ⋅
𝑑𝑡 𝑑𝑡 3
𝑑𝐼𝑏𝑟 𝑑𝐼𝑏𝑟 −𝐼𝑎 +2𝐼𝑏 −𝐼𝑐
𝑉𝑏 = 𝑅𝑖 ⋅ 𝐼𝑏𝑟 + 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡
+ 𝑈𝑏 = 𝑅𝑖 ⋅ 𝐼𝑏𝑟 + 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡
+ 𝑉𝑑𝑐 ⋅ 3
(Ⅲ.38)
𝑑𝐼𝑐𝑟 𝑑𝐼𝑐𝑟 −𝐼𝑎 −𝐼𝑏 +2𝐼𝑐
{ 𝑉𝑐 = 𝑅𝑖 ⋅ 𝐼𝑐𝑟 + 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡
+ 𝑈𝑐 = 𝑅𝑖 ⋅ 𝐼𝑐𝑟 + 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡
+ 𝑉𝑑𝑐 ⋅ 3

𝐼𝑎 , 𝐼𝑏 𝑒𝑡 𝐼𝑐 sont les positions de commutation de chaque phase, ainsi la peut être égale à 1 ou 0.
On applique ensuite la transformée de Park, on obtient ainsi :

𝑉𝑑 𝑅𝑟 0 0 𝐼𝑑𝑟 𝐿𝑟 0 0 0 −𝑤𝑟 0 𝐼𝑑𝑟 𝐼𝑑𝑟 𝑈𝑑


[ 𝑉𝑞 ] = [ 0 𝑅𝑟 0 ] [𝐼𝑞𝑟 ] + [ 0 𝐿𝑟 0 ] [𝑤𝑟 0 0] [𝐼𝑞𝑟 ] + 𝑃 [𝐼𝑞𝑟 ] + [𝑈𝑞 ]
𝑉0 0 0 𝑅𝑟 𝐼𝑎𝑟 0 0 𝐿𝑟 0 0 0 𝐼0 𝐼0 𝑈0
(Ⅲ.39)
Il est possible de décomposer ce courant en une composante active et réactive a une fréquence
fondamentale et en composantes harmoniques. On peut ainsi écrire :

𝑑𝐼
𝑉𝑑 = 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡𝑑𝑟 + 𝑅𝑟 ⋅ 𝐼𝑑𝑟 − 𝑤𝑟 ⋅ 𝐿𝑟 ⋅ 𝐼𝑞𝑟 + 𝑈𝑑
{ 𝑑𝐼𝑞𝑟 (Ⅲ.40)
𝑉𝑞 = 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡 + 𝑅𝑟 ⋅ 𝐼𝑞𝑟 − 𝑤𝑟 ⋅ 𝐿𝑟 ⋅ 𝐼𝑑𝑟 + 𝑈𝑞

𝑑𝐼
𝑉𝑑 + 𝑤𝑟 ⋅ 𝐿𝑟 ⋅ 𝐼𝑞𝑟 − 𝑈𝑑 = 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡𝑑𝑟 + 𝑅𝑟 ⋅ 𝐼𝑑𝑟
{ 𝑑𝐼𝑞𝑟 (Ⅲ.41)
𝑉𝑞 + 𝑤𝑟 ⋅ 𝐿𝑟 ⋅ 𝐼𝑑𝑟 − 𝑈𝑞 = 𝐿𝑟 ⋅ 𝑑𝑡 + 𝑅𝑟 ⋅ 𝐼𝑞𝑟

Ⅲ. 5.2. Modèle et commande de l’onduleur :


La conversion de la tension ou du courant continu en une tension ou un courant variable
est assurée par l'onduleur. Un onduleur de tension est utilisé pour connecter le rotor de la
MADA au bus continu. Une méthode de modulation de largeur d'impulsion (MLI) est utilisée
pour réguler la tension de sortie de l'onduleur, ce qui permet de régler simultanément la
fréquence et la tension de sort

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Figure Ⅲ.13 : Schéma du coté onduleur.
La commande telle qu'elle a été décrite dans [30] l'équation du courant de charge de la forme
:

𝐼𝑙 = ∑∞
𝑛=1(𝐼𝑙𝑎𝑚. sin(𝑛𝑤𝑡 + 𝜃)) (Ⅲ.42)

Il est possible de décomposer ce courant en une composante active et réactive a une fréquence
fondamentale et en composantes harmoniques. On peut ainsi écrire :

𝑙(𝑡) = 𝐼𝑙𝑓𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓(𝑡) + 𝐼𝑙𝑓𝑟𝑒𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓(𝑡) + 𝐼𝑙ℎ𝑎𝑟𝑚𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒(𝑡) (Ⅲ.43)

Avec :

𝐼𝑙𝑓𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓(𝑡) = 𝐼𝑙𝑓𝑐𝑜𝑠 𝜃𝑙𝑓𝑠𝑖𝑛 𝑤𝑡 (Ⅲ.44)

𝐼𝑙𝑓𝑟𝑒𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓(𝑡) = 𝐼𝑙𝑓𝑐𝑜𝑠 𝜃𝑙𝑓𝑠𝑖𝑛 𝑤𝑡 (Ⅲ.45)

𝐼𝑙ℎ𝑎𝑟𝑚𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒(𝑡) = ∑∞
𝑛=1(𝐼𝑙𝑎𝑚. sin(𝑛𝑤𝑡 + 𝜃)) (Ⅲ.46)

𝑤 =2⋅𝜋⋅𝑓⋅𝑠
𝑓𝑠 : fréquence au réseau.
𝜃𝑙𝑎𝑛 ∶ Déphasage.
Il apparait ainsi clairement que le courant de compensation que le filtre doit générer vaut :

𝐼𝑐𝑜𝑚𝑝𝑒𝑛𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛(𝑡) = −(𝐼𝑙𝑓𝑟𝑒𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓(𝑡) + 𝐼𝑙ℎ𝑎𝑟𝑚𝑜𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒(𝑡) (Ⅲ.47)

Ⅲ. 5.3. Commande MLI des convertisseurs :


L’objectif de la commande par modulation de largeur d’impulsion (MLI) est de réduire
les harmoniques présents dans les courants générés par le convertisseur. Le principe consiste à
Page | 42
comparer un signal triangulaire, appelé porteuse, qui détermine la période de découpage, à un
signal modulant dont la fondamentale est à la fréquence de l a référence. Le résultat de cette
comparaison est un signal MLI, utilisé comme fonction de commutation pour contrôler les
interrupteurs du convertisseur. Cette méthode permet d’obtenir, de façon simple, les temps de
conduction de chaque interrupteur [31]. Les tensions de références sinusoïdales sont exprimées
par :

𝑉𝑎𝑟𝑒𝑓 = √2𝑉𝑒𝑓𝑓 ⋅ sin (2𝜋𝑓𝑡)


2𝜋
𝑉𝑏𝑟𝑒𝑓 = √2𝑉𝑒𝑓𝑓 ⋅ sin (2𝜋𝑓𝑡 − ) (Ⅲ.48)
3
2𝜋
𝑉 = √2𝑉𝑒𝑓𝑓 ⋅ sin (2𝜋𝑓𝑡 + )
{ 𝑐𝑟𝑒𝑓 3

L’équation de la porteuse :

𝑡
𝑉𝑝𝑛 [4 (𝑇𝑝) − 1] 𝑠𝑖 0 ≤ 𝑡 ≤ 𝑇𝑝 ∕ 2
𝑉𝑝 (𝑡) = { 𝑡
(Ⅲ.49
𝑉𝑝𝑛 [−4 (𝑇𝑝) + 3] 𝑠𝑖 𝑇𝑝 ∕ 2 ≤ 𝑡 ≤ 𝑇𝑝

Cette technique est caractérisée par deux paramètres sont les suivants :
l. L'indice de modulation m égal au rapport de la fréquence de modulation (Fp) sur la fréquence
de référence (f).
2. Le coefficient de réglage en tension r égal au rapport de l'amplitude de la tension de référence
(𝑉𝑚 = √2 𝑉𝑒𝑓𝑓 ) à la valeur crête de l’onde de modulation (Vpm).

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Ⅲ. 6. Conclusion :
Ce chapitre présente une modélisation de la partie mécanique de l'éolienne prenant en
compte les caractéristiques du profil de pale utilisé et l'angle de calage de celle-ci. Et la
Modélisation l'ensemble mécanique incluant le multiplicateur, permettant l'interconnexion avec
une génératrice qui aura le couple comme entrée et la vitesse comme sortie. cette partie
mécanique est un élément essentiel dans la conversion éolienne.

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Chapitre Ⅳ :

Modèle de simulation de la chaine de


conversion éolienne connecté au réseau
Ⅳ. 1. Introduction :
Différentes architectures peuvent être utilisées pour la production d'électricité à partir de
l'énergie éolienne, incluant des systèmes hybrides intégrant d'autres sources d'énergie ou des
moyens de stockage électrochimique ou mécanique. Cette étude se concentre sur une
architecture couramment utilisée pour les puissances moyennes et grandes, permettant d'injecter
directement l'énergie produite dans le réseau électrique via une machine asynchrone à double
alimentation (MADA). L'utilisation de la MADA offre plusieurs avantages : elle permet un
meilleur contrôle du transfert de puissance et du facteur de puissance grâce à l'accessibilité au
stator et au rotor, elle élargit la plage de variation de la vitesse autour de la vitesse de
synchronisme, et elle réduit la taille des convertisseurs d'environ 70 % en ajustant la fréquence
d'alimentation des enroulements. Le modèle étudié vise à simuler le comportement électrique
et énergétique du système complet. Les simulations à caractère «système» sont présentées dans
ce chapitre.

Ⅳ. 2. Bloc de simulation du système complet :


Le schéma bloc global du système étudié sous MATLAB/SIMULINK est donné (voir la
figure Ⅳ.1)

Figure Ⅳ.1 : Modèle de simulation d’une chaîne de conversion éolienne connecté au réseau
électrique.

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Ⅳ. 3. Résultats de simulation :
Les résultats de simulation obtenu Sou MATLAB/SIMULINK du modèle adopté pour la
chaîne de conversion éolienne et cela pour indice de modulation m = 6 sont représenté comme
suit :

Figure Ⅳ.2 : Variation de la puissance produite par l’éolienne en fonction de Beta.

La puissance délivrée par l’éolienne est maximale à une position des pâles qui correspond β
minimal (figure Ⅳ.2).

Figure Ⅳ.3 : Variation de la puissance réactive de l’éolienne en fonction de Beta.

La courbe de variation de la puissance réactive montre une meilleure conversion de l’énergie


pour les petits angles de β permettent d’atteindre ainsi la puissance réactive nulle (figure Ⅳ.3).

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Figure Ⅳ.4 : Variation du THDi et THDv en fonction de Beta.

L’influence de l’angle β sur la qualité de l’énergie est bien apparente sur les courbes de variation
du Taux d’harmonique de courant et de tension où on constate que le THDv reste plus moins
constant à cause de l’influence du réseau, L’augmentation de β agit négativement sur le THDi
(figure Ⅳ.4).

Figure Ⅳ.5 : Variation de la puissance produit par éolienne en fonction de la vitesse de vent.

La puissance de l’éolienne varie en fonction de la vitesse à une vitesse de 10 m/s on arrive à


avoir la puissance maximale (figure Ⅳ.5).

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Figure Ⅳ.6 : Variation de la puissance réactive de l’éolienne en fonction de la vitesse du vent.

Sur cette courbe on remarque que pour les grandes vitesses l’éolienne n’arrive pas à maintenir
une puissance réactive nulle (figure Ⅳ.6).

Figure Ⅳ.7 : Tension à la sortie de l’éolienne à m= 6 avec zoom.

Figure Ⅳ.8 : Courant à la sortie de l’éolienne à m= 6 avec zoom.

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Figure Ⅳ.9 : Variation du THDi et THDv en fonction de la vitesse de vent.

Pour ce qui est des courbes montre la variation du THDi et THDv en fonction de la vitesse et
cela pour une valeur optimale de l’angle β, le THDv est légèrement sensible à cette variation
alors que le THDi est très fortement affecté par variation de n (figure Ⅳ.9).

• En augmentant l’indice de modulation à m = 36 on obtient les résulatat de simulation


suivants :

Figure Ⅳ.10 : courant à la sortie de l’éolienne à m= 36 avec zoom.

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Figure Ⅳ.11 : Tension à la sortie de l’éolienne à m= 36 avec zoom.

Figure Ⅳ.12 : Variation du THDi et THDv en fonction de la vitesse de vent à m= 36.

Les courbes de variation de la tension et du courant à la sortie de l’éolienne et cela pour 02


indices 𝑚 = 6 𝑒𝑡 𝑚 = 36 (figure Ⅳ7, figure Ⅳ.8, figure Ⅳ.10, figure Ⅳ.11) on note une très
grande Amélioration de la qualité de l’énergie électrique pour l’indice de modulation 𝑚 = 36
l’allure du courant est très proche de l’onde sinusoïdal et cela est bien montré sur les courbes
de variations THDv et THDi où la réduction du taux d’harmonique est très importante (figure
Ⅳ.9, Figure Ⅳ.12).

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Ⅳ. 4. Conclusion :
Ce chapitre présente une simulation de la chaine de conversion éolienne connecté au
réseau tout en présentant l'influence de la variation de l’indice de modulation m sur les
paramètres électriques, On remarque que lorsque l’indice de modulation m augmente jusqu’à
36, il y a une diminution du taux de distorsion en courant et en tension.

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CONCLUSION
GÉNÉRALE
CONCLUSION GÉNÉRALE
Ce travail nous a permis d’étudier un système de production d’énergie éolienne utilisant une
génératrice asynchrone à double alimentation, ainsi que son rôle potentiel dans un système
éolien à vitesse variable. Nous avons examiné divers aspects essentiels au développement d’un
tel système : la conversion de l’énergie éolienne, la modélisation, et l’analyse de
fonctionnement.

L’importance croissante de l’énergie éolienne, notamment grâce aux avancées technologiques


en matériaux, électronique de puissance et techniques de commande, est soulignée. L’étude
propose une modélisation globale du système, se distinguant par une approche mécanique
utilisant des modèles mathématiques pour relier la vitesse du vent, le couple, l’angle Beta et
l’énergie produite.

On a présenté, les concepts nécessaires à la compréhension du système de conversion éolienne


avec les différents types et leur principe de fonctionnement, ainsi que les machines électriques
utilisées dans cette conversion. Ainsi que les trois parties essentielles du système de conversion
éolienne : la partie mécanique (turbine et arbre de génératrice), la modélisation de la GADA
(basée sur des hypothèses simplificatrices et la transformation de Park) et le modèle du
convertisseur statique avec la technique de la commande MLI. Cette étude se termine par les
résultats de simulation obtenus sous MATLAB/SIMULINK de la chaîne éolienne avec GADA,
en variant l’indice de modulation pour minimiser la distorsion du courant et de la tension.

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Annexe A :

Données de la machine asynchrone :


𝑅𝑠 = 0.023Ω

𝐿𝑠 = 0.18H

𝑅𝑟 = 0.016Ω

𝐿𝑟 = 0.16H

𝐿𝑚 = 2.9𝐻

𝐽=

𝑓 = 0.01 𝑁. 𝑚. 𝑠

La puissance nominale de l’éolienne : 𝑃𝑛 = 9𝑀𝑊

La tension nominale de l’éolienne : 𝑉𝑛 = 575𝑉

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