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Solution - Série 1 - Math. pour Phys.

(Physique S3)

Pr. A. ALLA HAMOU


Université Mohammed V de Rabat
Faculté des Sciences

Année universitaire 2025/2026

Exercice 1 (Continuité et Dérivées Partielles à l’origine). Soit la fonction u = f (x, y, z) =


xy+yz+zx
x2 +y 2 +z 2
si (x, y, z) ̸= (0, 0, 0) et f (0, 0, 0) = 0.
∂f ∂f ∂f
1. Calculer ∂x (0, 0, 0) ; ∂y (0, 0, 0) ; ∂z (0, 0, 0).
2. f est elle continue en (0,0,0) ? Justifier.

Solution 1. 1. Calcul des dérivées partielles à l’origine


Définition 0.1. Dérivée partielle à l’origine : Pour calculer la dérivée partielle d’une
fonction f par rapport à x au point (0, 0, 0), on utilise la définition de la dérivée (taux
d’accroissement) en fixant y = 0 et z = 0 :

∂f f (h, 0, 0) − f (0, 0, 0)
(0, 0, 0) = lim
∂x h→0 h
De même pour y et z.

1
A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

— Calcul de ∂f ∂x (0, 0, 0) : On a f (0, 0, 0) = 0 (par définition de la fonction). On


calcule f (h, 0, 0) pour h ̸= 0 :

h(0) + 0(0) + 0(h) 0


f (h, 0, 0) = = 2 =0
h2 + 02 + 02 h
On applique la définition de la dérivée partielle :

∂f f (h, 0, 0) − f (0, 0, 0) 0−0


(0, 0, 0) = lim = lim = lim 0 = 0
∂x h→0 h h→0 h h→0

∂f
— Calcul de ∂y (0, 0, 0) : De la même manière, on calcule f (0, h, 0) pour h ̸= 0 :

0(h) + h(0) + 0(0) 0


f (0, h, 0) = 2 2 2
= 2 =0
0 +h +0 h
On applique la définition :

∂f f (0, h, 0) − f (0, 0, 0) 0−0


(0, 0, 0) = lim = lim = lim 0 = 0
∂y h→0 h h→0 h h→0

— Calcul de ∂f ∂z (0, 0, 0) : Par symétrie de la fonction f (x, y, z) (elle est invariante si


on permute x, y, z), on peut conclure directement que ∂f ∂z (0, 0, 0) = 0.
(La vérification est identique : f (0, 0, h) = 0, donc la limite du taux d’accroissement
est 0.)
Conclusion pour la question 1 :

∂f ∂f ∂f
(0, 0, 0) = 0, (0, 0, 0) = 0, (0, 0, 0) = 0
∂x ∂y ∂z

Note : L’existence des dérivées partielles en un point n’implique ni la continuité ni la


différentiabilité en ce point.

2. Continuité en (0,0,0)
Définition 0.2. Continuité en un point : Une fonction f est continue en un point P0 =
(0, 0, 0) si la limite de la fonction en ce point existe et est égale à la valeur de la fonction
en ce point.
lim f (x, y, z) = f (0, 0, 0)
(x,y,z)→(0,0,0)

Si la limite n’existe pas, ou si elle est différente de f (0, 0, 0), la fonction n’est pas continue.

Nous devons vérifier si lim(x,y,z)→(0,0,0) xy+yz+zx


x2 +y 2 +z 2
= f (0, 0, 0) = 0.
Pour prouver que la limite n’existe pas (ou n’est pas 0), il suffit de trouver deux
chemins (directions) d’approche vers (0, 0, 0) qui donnent deux limites différentes.

2
A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

— Chemin 1 : Le long de l’axe des x On s’approche de l’origine en posant y = 0


et z = 0.
x(0) + 0(0) + 0(x) 0
lim f (x, 0, 0) = lim 2 2 2
= lim 2 = 0
x→0 x→0 x +0 +0 x→0 x

Ce chemin donne une limite de 0, ce qui est cohérent avec f (0, 0, 0).
— Chemin 2 : Le long de la droite x = y = z On s’approche de l’origine le long
de cette droite. On remplace y et z par x.

x(x) + x(x) + x(x) 3x2


lim f (x, x, x) = lim 2 2 2
= lim 2 = lim 1 = 1
x→0 x→0 x +x +x x→0 3x x→0

Conclusion pour la question 2 : Nous avons trouvé deux chemins d’approche vers
(0, 0, 0) qui donnent deux limites différentes (0 et 1). Puisque lim(x,y,z)→(0,0,0) f (x, y, z)
n’existe pas, la fonction f n’est pas continue en (0, 0, 0).

f n’est pas continue en (0,0,0)

3
A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

p
Exercice 2 (Différentiabilité). Soit z = f (x, y) = |xy| définie sur R2 .
∂f ∂f
1. Calculer ∂x (0, 0) et ∂y (0, 0).
2. f est-elle différentiable en (0,0) ? Justifier.

Solution 2. 1. Calcul des dérivées partielles à l’origine


p
On utilise la définition du taux d’accroissement, sachant que f (0, 0) = |0 · 0| = 0.
∂f
— Calcul de ∂x (0, 0) :

∂f f (h, 0) − f (0, 0)
(0, 0) = lim
∂x h→0 h
p √
f (h, 0) = |h · 0| = 0 = 0
∂f 0−0
(0, 0) = lim = lim 0 = 0
∂x h→0 h h→0

∂f
— Calcul de ∂y (0, 0) :

∂f f (0, h) − f (0, 0)
(0, 0) = lim
∂y h→0 h
p √
f (0, h) = |0 · h| = 0 = 0
∂f 0−0
(0, 0) = lim = lim 0 = 0
∂y h→0 h h→0

Conclusion pour la question 1 :

∂f ∂f
(0, 0) = 0 et (0, 0) = 0
∂x ∂y

2. Différentiabilité en (0,0)
Définition 0.3. Différentiabilité en un point Une fonction f est différentiable en un
point (x0 , y0 ) si ses dérivées partielles ∂f ∂f
∂x et ∂y existent en ce point ET si le reste R(h, k)
de son développement limité à l’ordre 1 tend vers 0 plus vite que la norme. Formellement,
f est différentiable en (0, 0) s’il existe une fonction ϵ(h, k) telle que :

∂f ∂f
f (h, k) = f (0, 0) + (0, 0) · h + (0, 0) · k + ϵ(h, k) · ||(h, k)||
∂x ∂y

avec lim(h,k)→(0,0) ϵ(h, k) = 0. (Ici, ||(h, k)|| = h2 + k 2 ).

4
A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

Vérifions si cette définition s’applique à notre fonction. En remplaçant (h, k) par (x, y)
pour plus de clarté, et en utilisant les valeurs de f (0, 0) et des dérivées partielles calculées
à la question 1 :
p
f (x, y) = 0 + (0) · x + (0) · y + ϵ(x, y) · x2 + y 2
p p
|xy| = ϵ(x, y) x2 + y 2
On peut isoler ϵ(x, y) pour (x, y) ̸= (0, 0) :
p
|xy|
ϵ(x, y) = p
x2 + y 2

La fonction f est différentiable en (0, 0) si et seulement si lim(x,y)→(0,0) ϵ(x, y) = 0.


Testons la limite en s’approchant de l’origine par un chemin.
— Chemin : Le long de la droite y = x On pose y = x.
p √
|x · x| x2
lim ϵ(x, x) = lim √ = lim √
x→0 x→0 x2 + x2 x→0 2x2
|x| 1 1
= lim √ = lim √ = √
x→0 2|x| x→0 2 2
La limite le long du chemin y = x est √12 , ce qui n’est pas 0. Puisque la limite de ϵ(x, y)
n’est pas 0 (la limite n’existe même pas, car le long de l’axe y = 0 la limite est 0), la
condition de différentiabilité n’est pas satisfaite.
Conclusion pour la question 2 :

f n’est pas différentiable en (0,0)

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A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

Exercice 3 (Équation de Laplace). Soit z = f (x, y) = ex cos y définie sur R2 .


∂2f ∂2f
1. Vérifier que ∂x∂y = ∂y∂x .
∂2f ∂2f
2. Vérifier l’équation de Laplace : ∂x2
+ ∂y 2
= 0.
Solution 3. La fonction f (x, y) = ex cos y est de classe C ∞ sur R2 car c’est un produit
de fonctions C ∞ (exponentielle et cosinus).

1. Vérification de l’égalité des dérivées croisées


Rappel 1. Théorème de Schwarz Si une fonction f (x, y) admet des dérivées partielles
∂2f ∂2f
secondes ∂x∂y et ∂y∂x et que celles-ci sont continues sur un ouvert U , alors elles sont
égales sur U :
∂2f ∂2f
=
∂x∂y ∂y∂x

Comme f est C , ce théorème s’applique et l’égalité est garantie. Vérifions-le par le
calcul.
∂2f
— Calcul de ∂x∂y : On dérive d’abord par rapport à y, puis par rapport à x.
∂f ∂ x
= (e cos y) = ex (− sin y) = −ex sin y
∂y ∂y
∂2f
 
∂ ∂f ∂
= = (−ex sin y) = −ex sin y
∂x∂y ∂x ∂y ∂x
∂2f
— Calcul de ∂y∂x : On dérive d’abord par rapport à x, puis par rapport à y.
∂f ∂ x
= (e cos y) = ex cos y
∂x ∂x
∂2f
 
∂ ∂f ∂ x
= = (e cos y) = ex (− sin y) = −ex sin y
∂y∂x ∂y ∂x ∂y
Conclusion pour la question 1 : On constate bien que les deux dérivées croisées
sont égales :
∂2f ∂2f
= = −ex sin y
∂x∂y ∂y∂x

2. Vérification de l’équation de Laplace


Définition 0.4. Équation de Laplace L’équation de Laplace est une équation aux dérivées
partielles du second ordre. En 2D, elle s’écrit :
∂2f ∂2f
∆f = + =0
∂x2 ∂y 2
∂ 2 ∂ 2
L’opérateur ∆ = ∂x 2 + ∂y 2 est appelé le Laplacien. Les fonctions qui vérifient cette
équation sont appelées fonctions harmoniques.

6
A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

∂2f ∂2f
Nous devons calculer les dérivées secondes pures ∂x2
et ∂y 2
. Nous avons déjà calculé
les dérivées premières :
∂f
— ∂x = ex cos y
∂f
— ∂y = −ex sin y
Calculons les dérivées secondes :
∂2f
— Calcul de ∂x2
:

∂2f
 
∂ ∂f ∂ x
2
= = (e cos y) = ex cos y
∂x ∂x ∂x ∂x

∂2f
— Calcul de ∂y 2
:

∂2f
 
∂ ∂f ∂
2
= = (−ex sin y) = −ex cos y
∂y ∂y ∂y ∂y

On additionne les deux résultats :


∂2f ∂2f
2
+ 2 = (ex cos y) + (−ex cos y) = 0
∂x ∂y
Conclusion pour la question 2 : L’équation de Laplace est vérifiée.

∂2f ∂2f
+ =0
∂x2 ∂y 2

Exercice 4 (Équation d’onde). Soit y = f (x − ct) + g(x + ct) une fonction des variables
x et t définie sur R2 avec f et g deux fonctions réelles de classe C 2 sur R. Montrer que
y est solution de l’équation d’onde :

∂2y 1 ∂2y
− =0
∂x2 c2 ∂t2
Ind : Procéder par une dérivation par changement de variables de y en mettant u = x−ct
et v = x + ct.

Solution 4.

Rappel 2. Règle de la chaîne (Dérivées partielles) : Soit une fonction y(x, t) composée
de deux fonctions f et g, qui dépendent elles-mêmes de x et t à travers des variables
intermédiaires u(x, t) et v(x, t). La fonction s’écrit : y(x, t) = f (u(x, t)) + g(v(x, t)).
Les dérivées partielles de y par rapport à x et t sont obtenues par la règle de la
chaîne :
∂y df ∂u dg ∂v
— ∂x = du ∂x + dv ∂x
∂y df ∂u dg ∂v
— ∂t = du ∂t + dv ∂t

7
A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

df 2 2
Pour simplifier la notation, nous noterons f ′ = du , f ′′ = dduf2 , g ′ = dv
dg d g
et g ′′ = dv 2.
Suivons l’indication et posons le changement de variables :
— u = x − ct
— v = x + ct
La fonction y devient y(x, t) = f (u) + g(v). Nous devons calculer les dérivées partielles
∂2y ∂2y
secondes ∂x 2 et ∂t2 .

1. Calcul des dérivées par rapport à x


D’abord, calculons les dérivées partielles de u et v par rapport à x :
— ∂u ∂
∂x = ∂x (x − ct) = 1
∂v ∂
— ∂x = ∂x (x + ct) = 1
Dérivée première : En appliquant la règle de la chaîne :
∂y ∂u ∂v
= f ′ (u) · + g ′ (v) · = f ′ (u) · 1 + g ′ (v) · 1 = f ′ (u) + g ′ (v)
∂x ∂x ∂x
∂y
Dérivée seconde : On dérive ∂x une seconde fois par rapport à x :
∂2y ∂ ′ ′
 df ′ ∂u dg ′ ∂v
= f (u) + g (v) = +
∂x2 ∂x du ∂x dv ∂x
∂2y
= f ′′ (u) · 1 + g ′′ (v) · 1
∂x2
∂2y
= f ′′ (u) + g ′′ (v) (1) (1)
∂x2

2. Calcul des dérivées par rapport à t


Calculons les dérivées partielles de u et v par rapport à t :
— ∂u ∂
∂t = ∂t (x − ct) = −c
— ∂v ∂
∂t = ∂t (x + ct) = c
Dérivée première :
∂y ∂u ∂v
= f ′ (u) · + g ′ (v) · = f ′ (u) · (−c) + g ′ (v) · c = −cf ′ (u) + cg ′ (v)
∂t ∂t ∂t
∂y
Dérivée seconde : On dérive ∂t une seconde fois par rapport à t :
∂2y ∂  d(−cf ′ ) ∂u d(cg ′ ) ∂v
= −cf ′ (u) + cg ′ (v) = +
∂t2 ∂t du ∂t dv ∂t
2
∂ y
= (−cf ′′ (u)) · (−c) + (cg ′′ (v)) · (c)
∂t2
∂2y
= c2 f ′′ (u) + c2 g ′′ (v)
∂t2
∂2y
= c2 f ′′ (u) + g ′′ (v)

2
(2) (2)
∂t

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3. Vérification de l’équation d’onde


∂2y 1 ∂2y
Nous voulons montrer que ∂x2
− c2 ∂t2
= 0. En utilisant l’équation (2), on peut
exprimer :
1 ∂2y
= f ′′ (u) + g ′′ (v)
c2 ∂t2
En comparant avec l’équation (1), on voit immédiatement que :

∂2y 1 ∂2y
=
∂x2 c2 ∂t2
En réarrangeant les termes, on obtient :

∂2y 1 ∂2y
− =0
∂x2 c2 ∂t2
Ceci démontre que y(x, t) est bien solution de l’équation d’onde.

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A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

Exercice 5 (Gradient de la température). La température dans une boule métallique


est donnée par T = kr , où r = ||⃗r||, ⃗r = (x, y, z) étant le vecteur position à partir du
centre de la boule et k est une constante (le centre de la boule est donc privé du domaine
d’étude).
1. Montrer que le gradient de T (en tant que fonction des variables x, y et z) satisfait
aux équations :
k
∇T = T ′ (r)∇r et ∇T = − 3 ⃗r
r
2. En déduire que l’accroissement maximum de température en tout point est centri-
pète (i.e. pointe vers l’origine) et sa valeur est rk2 .

Solution 5.

Définition 0.5. Le vecteur Gradient Pour une fonction scalaire f (x, y, z), le gradient de
f , noté ∇f (lire "nabla f"), est le vecteur dont les composantes sont les dérivées partielles
de f :  
∂f ∂f ∂f
∇f (x, y, z) = , ,
∂x ∂y ∂z
Physiquement, le vecteur gradient ∇f pointe dans la direction de la plus forte augmenta-
tion de la fonction f , et sa norme ||∇f || est la valeur de cette augmentation maximale.

Rappel 3. Vecteur position et sa norme


— Le vecteur position est ⃗r = (x, y, z).
p
— Sa norme est r = ||⃗r|| = x2 + y 2 + z 2 .
La fonction de température T est une fonction radiale, c’est-à-dire qu’elle ne dépend que
de la distance r au centre : T (x, y, z) = T (r(x, y, z)) = kr .

1. Calcul du gradient ∇T
a) Démonstration de ∇T = T ′ (r)∇r
Nous appliquons la règle de la chaîne
 pour calculer chaque composante du gradient
∂T ∂T ∂T
∇T . Par définition, ∇T = ∂x , ∂y , ∂z . Comme T ne dépend que de r, qui lui-même
dépend de x, y, z :
— ∂T
∂x = dT
dr
∂r
∂x = T ′ (r) ∂x
∂r

— ∂T
∂y = dT
dr
∂r
∂y = T ′ (r) ∂y
∂r

— ∂T
∂z = dT
dr
∂r
∂z = T ′ (r) ∂z
∂r

En regroupant ces composantes dans le vecteur gradient :


 
∂r ∂r ∂r
∇T = T ′ (r) , T ′ (r) , T ′ (r)
∂x ∂y ∂z

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A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

On peut factoriser le scalaire T ′ (r) :


 
′ ∂r ∂r ∂r
∇T = T (r) , ,
∂x ∂y ∂z
 
∂r ∂r ∂r
Par définition, ∇r = ∂x , ∂y , ∂z , donc :

∇T = T ′ (r)∇r

b) Démonstration de ∇T = − rk3 ⃗r
Pour démontrer cette expression, nous devons calculer explicitement les deux termes
T ′ (r) et ∇r.
— Calcul de T ′ (r) : La fonction est T (r) = kr−1 . Sa dérivée par rapport à r est :
dT k
T ′ (r) =
= −1 · kr−2 = − 2
dr r
p
— Calcul de ∇r : On part de r = x2 + y 2 + z 2 = (x2 + y 2 + z 2 )1/2 . Calculons la
dérivée partielle par rapport à x :
∂r 1 x x
= (x2 + y 2 + z 2 )−1/2 · (2x) = p =
∂x 2 x2 + y 2 + z 2 r
∂r y ∂r
De la même manière, on trouve ∂y = r et ∂z = zr . Le gradient de r est donc :
x y z  1 ⃗r
∇r = , , = (x, y, z) =
r r r r r
Combinaison des résultats : On substitue T ′ (r) et ∇r dans la première équation :
  
′ k ⃗r
∇T = T (r)∇r = − 2
r r

k
∇T = − ⃗r
r3

2. Interprétation physique
a) Direction de l’accroissement maximum (Centripète)
L’accroissement maximum de la température  est donné par la direction du vecteur
k
gradient ∇T . Nous avons trouvé ∇T = − r3 ⃗r. Supposons que k est une constante
positive (pour une température positive). r3 est également toujours positif (car r est une
k

distance). Le scalaire − r3 est donc négatif.
Cela signifie que le vecteur ∇T est colinéaire au vecteur ⃗r (le vecteur position), mais
il pointe dans la direction opposée.

11
A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

T1

T2
P (Point r = 5)
r) )
ieu nt
re
ér e
’e xt e c
T3 sl sl
er er
ev ev
oin
t
oint
(p (p
O⃗P ∇T
⃗r =
O (Centre)

Lignes de température (Isothermes)


T3 > T2 > T1 (plus chaud au centre)

— ⃗r pointe du centre (origine) vers le point (x, y, z).


— ∇T pointe donc du point (x, y, z) vers le centre (origine).
Une direction qui pointe vers le centre est dite centripète. (Note : cela est logique, car
la température T = k/r est plus élevée près du centre. L’accroissement maximum se fait
donc bien en se dirigeant vers le centre).
b) Valeur de l’accroissement maximum
La valeur (ou l’intensité) de cet accroissement maximum est la norme du vecteur
gradient, ||∇T ||.
k
||∇T || = − 3 ⃗r
r
On utilise la propriété ||λ⃗v || = |λ| · ||⃗v || :
k
||∇T || = − · ||⃗r||
r3

Puisque k > 0 et r3 > 0 :


k
||∇T || = · ||⃗r||
r3
Par définition, r = ||⃗r||.
k k
||∇T || = 3
·r = 2
r r
k
La valeur de l’accroissement maximum de la température est donc .
r2

12
A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

Exercice 6 (Plan tangent et Vecteur tangent).


1. Donner l’équation du plan tangent à la surface d’équation z = ln(10x2 + 2y 2 + 1)
au point (0, 1, ln 3).
2. Trouver un vecteur tangent à la courbe de niveau au point (−2, 1) de la fonction :
f (x, y) = 2x2 − 3xy + 8y 2 + 2x − 4y + 4
- Ind : utiliser le gradient de f.

Solution 6. 1. Équation du plan tangent


Rappel 4. Équation du plan tangent L’équation du plan tangent à une surface définie
par une fonction explicite z = f (x, y) en un point (x0 , y0 , z0 ) est donnée par la formule :
∂f ∂f
z − z0 = (x0 , y0 )(x − x0 ) + (x0 , y0 )(y − y0 )
∂x ∂y

Cette équation approxime localement la surface f par un plan. Les dérivées partielles ∂f ∂x
et ∂f
∂y représentent les pentes de la surface dans les directions x et y au point (x ,
0 0y ).

1. Identification de la fonction et du point [cites tart]La surface est donnée par


z = f (x, y) = ln(10x2 + 2y 2 + 1).
- Le point de tangence est (x0 , y0 , z0 ) = (0, 1, ln 3). [cite : 9] (Vérifions que le point
est sur la surface : f (0, 1) = ln(10(0)2 + 2(1)2 + 1) = ln(0 + 2 + 1) = ln 3. Le point est
correct.)
 2. Calcul  des dérivées partielles de f On utilise la règle de dérivation en chaîne
′ u′
(ln u) = u .
— Dérivée par rapport à x :
∂f 1 ∂ 20x
= · (10x2 + 2y 2 + 1) =
∂x 10x2 + 2y 2 + 1 ∂x 10x2 + 2y 2 + 1

— Dérivée par rapport à y :


∂f 1 ∂ 4y
= 2 2
· (10x2 + 2y 2 + 1) =
∂y 10x + 2y + 1 ∂y 10x + 2y 2 + 1
2

3. Évaluation des dérivées partielles au point (x0 , y0 ) = (0, 1)


∂f 20(0) 0
— ∂x (0, 1) = 10(0)2 +2(1)2 +1
= 0+2+1 =0
∂f 4(1) 4
— ∂y (0, 1) = 10(0)2 +2(1)2 +1
= 3
4. Construction de l’équation du plan tangent On utilise la formule avec z0 =
ln 3, x0 = 0, y0 = 1 :
4
z − ln 3 = (0) · (x − 0) + (y − 1)
3
4
z − ln 3 = (y − 1)
3

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A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

On peut réarranger cette équation pour la mettre sous la forme Ax + By + Cz + D = 0 :


4 4
z − ln 3 = y −
3 3
Multiplions par 3 pour éliminer la fraction :
3z − 3 ln 3 = 4y − 4
−4y + 3z + 4 − 3 ln 3 = 0
L’équation du plan tangent est :
4y − 3z − 4 + 3 ln 3 = 0 (3)

k
∇T = − ⃗r
r3

2. Vecteur tangent à la courbe de niveau


Rappel 5. Gradient et Courbe de niveau Une courbe de niveau d’une fonction f (x, y)
est l’ensemble des points (x, y) tels que f(x, y) = C (où C est  une constante).
∂f ∂f
Le vecteur gradient ∇f (x0 , y0 ) = ∂x (x0 , y0 ), ∂y (x0 , y0 ) en un point (x0 , y0 ) est
toujours normal (perpendiculaire) à la courbe de niveau qui passe par ce point.
Un vecteur tangent ⃗v à la courbe de niveau en (x0 , y0 ) doit donc être perpendiculaire
au gradient. Si ∇f = N ⃗ = (A, B), alors un vecteur tangent ⃗v peut être ⃗v = (−B, A) ou
⃗v = (B, −A), car leur produit scalaire N ⃗ · ⃗v sera nul.

1. Identification de la fonction et du point


- La fonction est f (x, y) = 2x2 − 3xy + 8y 2 + 2x − 4y + 4.
- Le point est (x0 , y0 ) = (−2, 1).  
2. Calcul du vecteur gradient ∇f (x, y) Par définition, ∇f = ∂f ∂f
∂x , ∂y .
∂f ∂ 2
— ∂x = ∂x (2x − 3xy + 8y 2 + 2x − 4y + 4) = 4x − 3y + 2
∂f ∂ 2
— ∂y = − 3xy + 8y 2 + 2x − 4y + 4) = −3x + 16y − 4
∂y (2x
Le vecteur gradient est ∇f (x, y) = (4x − 3y + 2, −3x + 16y − 4).
3. Évaluation du gradient au point (−2, 1) On calcule ∇f (−2, 1) pour trouver
⃗ à la courbe de niveau en ce point.
le vecteur normal N
∇f (−2, 1) = (4(−2) − 3(1) + 2, −3(−2) + 16(1) − 4)
∇f (−2, 1) = (−8 − 3 + 2, 6 + 16 − 4)
∇f (−2, 1) = (−9, 18)
⃗ = (−9, 18).
Donc, le vecteur normal est N
4. Détermination d’un vecteur tangent ⃗v Nous cherchons un vecteur ⃗v = (a, b)
⃗ = 0. Soit N
tel que ⃗v · N ⃗ = (A, B) = (−9, 18). On peut choisir ⃗v = (−B, A) ou
⃗v = (B, −A).

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A. ALLA HAMOU - FSR Maths pour la physique — Série 1

⃗v (Tangent)
∇f (Gradient)

f (x, y)x = C
O

— Choix 1 : ⃗v = (−18, −9)


— Choix 2 : ⃗v = (18, −(−9)) = (18, 9)
Les deux vecteurs sont des vecteurs tangents valides. On peut aussi prendre n’importe
quel multiple scalaire non nul. Par exemple, en divisant ⃗v = (18, 9) par 9, on obtient un
vecteur tangent plus simple :
⃗vsimple = (2, 1)
⃗ · ⃗vsimple = (−9, 18) · (2, 1) = (−9)(2) + (18)(1) = −18 + 18 = 0. C’est
Vérification : N
correct.
Un vecteur tangent à la courbe de niveau au point (−2, 1) est ⃗v = (18, 9) ou, plus
simplement, ⃗v = (2, 1) .

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