Secrétariat Général/PADSEM Secrétariat Général/PADSEM
Secrétariat Général/PADSEM Secrétariat Général/PADSEM
Secrétariat Général/PADSEM
Janvier 2014
EESS -Secteur minier Burkina Faso Land-Ressources sarl
1. INTRODUCTION
Le présent document donne une brève présentation de la méthodologie d’étude, des principaux constats
de l’état des lieux, l’analyse des problématiques. Partant de la partie analytique, il propose des axes d’actions
stratégiques chiffrées qui permettront de réduire les incidences environnementale et sociale du secteur minier
au Burkina-Faso.
Les axes sont présentés doivent faciliter le montage d'une stratégie globale d'actions, intégrée dans les
politiques de développement du pays, qui œuvre dans le sens d'une prise en compte des impacts sociaux,
économiques et environnementaux de l'activité minière, qu'elle soit industrielle, de petite mine ou artisanale, à
la mesure des enjeux.
2. METHODOLOGIE UTILISEE
2.4. ENQUETES
Une enquête a été réalisée au niveau des gestionnaires des collectivités et des populations qui sont sur leur
territoire des mines industrielles ou artisanales. Une enquête comportant entre autres une évaluation
empirique des changements positifs ou négatifs qu’entraînent les exploitations minières dans la vie de tous les
jours.
Trois (3) sites abritant des exploitations industrielles : Kalsaka, Taparko et Perkoa ;
Quatre (4) sites abritant des exploitations artisanales : Mogtedo, Lankoué, Yimiougou dans la commune de
Korsimoro, Bakou et Gambo dans la commune de Séguénéga.
Les résultats des enquêtes apportent des résultats mitigés que l'on peut résumer rapidement par les points
suivants :
Pour les populations il y a des impacts autant négatifs que positifs,
Les exploitations minières autant industrielles qu’artisanales apportent des changements dans les
collectivités,
Les responsables communaux comme les individus ne connaissent pas le code minier ,
Le code de l’environnement reste lui aussi méconnu,
Il y a peu de transparence quant aux appuis donnés par les mines industrielles aux communautés,
Le suivi des résultats de ces activités lorsqu’existants est méconnu.
Les problématiques soulevées dans cette enquête développée dans l’état des lieux sont considérées dans
l’analyse environnementale.
2.5. QUESTIONNAIRE
Un questionnaire à l’intention de mines industrielles a été développé et transmis aux entreprises le résultat
sera disponible sous peu et entrera dans le rapport final d’état des lieux. Il couvre l'ensemble du processus
d'identification et de contrôle des impacts environnementaux. La question des contrôles environnementaux est
passée en revue dans le détail. On a cherché a récolter des informations sur les mesures techniques qui ont pu
être mises en place après les visites de contrôle.
Il tente également de mieux connaître l'entreprise et de déterminer l'existence d'une politique
environnementale interne.
Sur le plan social et concernant les aspects d'intégration du projet, le questionnaire aborde la
problématique de la consultation et du dialogue avec les communautés touchées par le projet. Il cherche à
savoir s'il s'agit d'un processus continu pendant toutes les phases du projet ou si une simple consultation
initiale a été effectuée.
Le questionnaire aborde aussi la question des éventuelles actions ou programmes qui ont pu être
effectuées dans le cadre d'une politique de responsabilité sociale et environnementale, en particulier avec les
communautés riveraines du projet.
Enfin des questions sont posées sur le niveau général des exigences environnementales et sociales du pays.
L'ensemble du questionnaire permet d'avoir un aperçu du contexte de contrôle des impacts
environnementaux et sociaux tel que perçu par les entreprises ayant des projets en cours d'exploitation.
Figure 1: diagramme en forme de poisson des problématiques qui conduisent à une gestion déficiente de
l'environnement et des aspects sociaux dans les mines industrielles
L'ensemble des problématiques relevées concerne surtout la mise en œuvre d'une politique et les moyens
nécessaires pour y parvenir plutôt que les outils législatifs et l'existence des structures appropriées. Les cinq
problématiques principales se situent toutes dans le champ opérationnel. Ce résultat dénote d'une capacité à
créer les cadres qui permettent la gestion mais en l'absence des moyens de la politique définie. Il est donc
capital de mieux gérer les budgets et les sources de financement potentielles pour aboutir à une mise en
œuvre réelle des orientations.
Figure 2: diagramme en poisson sur les problématiques conduisant à des impacts majeurs de l'environnement par la
mine artisanale.
Figure 3: proposition d'orientations des actions stratégiques pour favoriser une meilleure gestion de
l'environnement dans les mines artisanales.
Toutes ces orientations sont reprises dans des propositions de fiches stratégiques présentées ci-dessous.
Les principaux axes sont tous liés entre eux et, de fait il apparaît essentiel de mettre en place une politique
globale qui intègre toutes composantes.
Les éléments importants concernent aussi le manque de cadrage environnemental des autorisations
artisanales, qui sont pourtant en développement important dans le pays et qui par leur caractère informel et
l'usage de produits dangereux génèrent des impacts importants et des risques sanitaires sérieux pour les
populations rurales. On doit aussi mentionner les obligations qui découlent de la ratification des conventions
internationales. On mentionnera la convention récente de Minamata qui impose la mise sur pied d'un plan
national d'action sur la réduction des émissions de mercure, ce qui concerne directement la gestion
environnementale du secteur minier artisanal.
Il est difficile d’obtenir l’ensemble des documents produits dans le cadre d’une évaluation technique d’une
EIES auprès du BUNEE qui n’a pas de système de gestion documentaire. En l'absence d'un système de
normalisation des rapports et d'accès aux différents dossiers qui sont traités, le BUNEE fait face à l'absence
d'un mécanisme qui permet au personnel de capitaliser sur les expériences vécues de contrôle et d'audit. Le
BUNEE est une agence qui doit construire son savoir-faire sur les particularités environnementales des
différents secteurs d'activité, au même titre qu'une industrie forge ses techniques dans un environnement
naturel spécifique, générant des impacts typiques de cette situation.
Un constat identique est effectué pour la maintenance des autorisations d'exploitations artisanales
traditionnelles (AEAT). Le mécanisme actuellement en place ne permet pas une actualisation précise et en
temps réel des autorisations, de même qu'il ne permet pas de gérer les différents conflits territoriaux au niveau
local.
Le cadastre minier n'est pas actuellement un outil de gestion du secteur, mais une simple photographie du
secteur, sans les détails suffisants et sans les moyens de gérer les conflits locaux. Le cadastre minier ne permet
pas de prévoir l'expansion à quelques années du secteur minier artisanal et son impact par rapport au secteur
minier industriel.
4. CADRAGE DE LA STRATEGIE
Le Burkina Faso s’est engagé il y a longtemps dans les processus de conservation de la biodiversité et de la
lutte contre la désertification. Toutefois les politiques sectorielles tel que celle du secteur minier n’intègrent
pas systématiquement ces notions dans les outils de gestion qu’il instaure.
Comme l'étude documentaire l'a mis en exergue, le Burkina Faso est signataire de nombreuses conventions
internationales protection de la nature, ainsi que de la conservation des zones à haute valeur de biodiversité
qui constituent un patrimoine national et international. Le Burkina Faso est également signataire de
conventions portant sur la gestion appropriée des produits chimiques ainsi que de la plupart des conventions
de l'OIT sur la qualité du travail et les avancées sociales.
Comme plusieurs autres pays d'Afrique, il appartient au Burkina Faso d'appliquer de façon responsable ses
engagements et de s'appuyer sur ces accords pour mettre en place un secteur industriel basé sur les principes
d'un développement durable. Les conventions internationales forment des bases de référence pour la mise en
place de politiques harmonieuses et elles sont en général agréées par le secteur industriel responsable.
Les axes stratégiques développés dans le présent document reprennent les fondements développés par les
conventions internationales dont le Burkina Faso est signataire, et il importe que le Burkina Faso les mentionne
dans les fondements de son approche pour la mise en œuvre de stratégies de gestion environnementale et de
développement durable.
D’un autre côté, de nombreux texte montrent des avancées notables sur la prise en compte des risques
environnementaux et sociaux liés aux exploitations minières. Les textes de portée régionale, notamment la
directive minière de la CEDEAO doit être retranscrite dans la loi nationale. La plupart des autres textes qui
abordent la question sous l’angle minier ne sont pas contraignant et n’apportent pas d’appui notable aux
actions stratégiques proposées car le corpus légal est relativement bien fourni au Burkina Faso.
On retiendra seulement que certaines conventions comme celle du BIT doivent en principe être appliquées
dans le pays, notamment au niveau des mines industrielles.
Celle récemment signée de Minamata aura un impact fort sur le paysage de la mine artisanale car il engage
le pays vers le difficile chemin de l’éradication du mercure à moyen terme. Ce travail s’accompagnera
d’opportunités de financement de projet, et l'approche choisie est de s'appuyer sur cette possibilité tout en
renforçant les chances de réussite de cet objectif.
4.2. LE SCADD
Le document de stratégie de croissance accélérée et du développement durable de 2009-2014 aborde les
questions touchant à la préservation de l'environnement et de la qualité de la vie, ainsi que du développement
du secteur minier. L'encadré ci-dessous analyse les objectifs en matière de politique de gestion de
l'environnement et met en avant les défis potentiels qui sont en accords avec les thématiques identifiées
pendant les phases d'état des lieux et de consultation des acteurs du secteur.
Les parties qui traitent de l'environnement et du cadre de vie révèlent plusieurs aspects non-traités et
objectifs en-dessous des nécessités qui permettraient de préserver la qualité de vie dans le pays sur le long
terme. Sur une perspective globale, on doit mettre en avant les points suivants :
Par conséquent, les défis suivants se posent en matière de gestion durable des ressources naturelles, de
l'amélioration du cadre de vie et de l'adaptation aux changements climatiques :
• La gestion durable des terres, des ressources en eau, des ressources pastorales, des ressources
halieutiques, forestières et fauniques,
• L''adduction en eau potable des centres urbains, semi-urbains et ruraux,
• Une exploitation minière durable ;
• Un meilleur cadre de vie en milieux rural et urbain ;
• La participation à la prévention et à la gestion des catastrophes naturelles et technologiques,
• La promotion des évaluations environnementales dans tous les programmes et projets de
développement,
• La pratique de l'éducation environnementale et de l'écocitoyenneté dans tous les ordres
d'enseignement (éducation formelle, non formelle et informelle),
• La mise en application des instruments économiques et financiers de l'environnement,
• La promotion des emplois verts décents.
L’exploitation minière au Burkina Faso est essentiellement basée sur l’or, qui constitue, depuis 2009, le
premier produit d’exportation et le premier produit de production intérieure.
Pour maintenir la confiance des investisseurs et attirer de nouveaux dans ce secteur stratégique de
l’économie nationale de par ses chaînes de valeurs et d’entraînement, il importe de réaliser les activités
suivantes, valables pour le secteur industriel comme pour le secteur artisanal :
• accélérer la relecture du code minier pour tenir compte des réalités du secteur, de la nécessité de
protéger l’environnement et de lutter contre la pauvreté,
• Mettre en place la gestion de la coexistence de l'exploitation artisanale semi-mécanisée et formalisée
et de l'industrie,
• Accélérer les réformes pour faire du Burkina Faso un pays qui met pleinement en place une politique
conforme avec l'ITIE et l'évolution du concept vers l'ITIE++,
• Suivre les exportations et les flux financiers,
• Mettre en place un guichet unique
• Et enfin, renforcer les capacités du Gouvernement à évaluer la performance financière des entreprises
extractives.
Les grandes orientations stratégiques données dans le SCADD ont été conservées dans le cadre du
développement de cette analyse stratégique environnementale du secteur minier, de même que les aspects
gouvernance.
Depuis 2011 le code minier est en relecture. Le pays a fait le choix d'une relecture a plusieurs niveaux,
comprenant entre autres la consultation de parties prenantes de la société civile. L'ambition du Gouvernement
est de mieux tenir compte des retombées du secteur minier industriel pour le pays et plus particulièrement
pour les communautés riveraines touchées par le projet, sans toutefois affecter les conditions attractives pour
l'investissement direct de l'étranger.
Ce nouveau texte contient quelques modifications qui prennent en compte certains aspects
environnementaux mais il n'est pas en rupture avec le texte précédent. On a affaire plutôt à un code «
retouché » plutôt qu'à des modifications en profondeur. Autant que possible les nouvelles dispositions seront
prises en compte lorsqu'elles s'appliquent.
Les dispositions continuent d'être essentiellement tournées vers la promotion d'une mine industrielle de
grande taille, dont les retombées sont minimes sur le long terme, avec des risques de passifs
environnementaux importants. Cela se fait au détriment d'un secteur artisanal en pleine expansion,
pourvoyeur d'emploi et de revenus – certes faibles – à une grande partie de la population rurale.
Sur le plan de la gestion environnementale on note peu de différences avec la loi en vigueur. Les phases de
recherche sont peu encadrées et la réhabilitation des sites n'est pas strictement gérée sur la durée de
l'exploitation. Au niveau de la mine artisanale, le renforcement notable des sanctions sur l'usage des produits
chimiques dans la mine artisanale n'est pas accompagné par des mesures qui favorise le contrôle
environnemental et la formalisation du secteur, orientations indispensable pour sortir le secteur de l'illégalité
et des trafics de produits interdits et dangereux.
La prédominance des entreprises en phase de recherche vis-à-vis des AEAT ne permet pas un
développement harmonieux du secteur artisanal et ouvre la porte à des spéculations d'ordre privé.
4.4. ITIE
Le Burkina Faso est devenu un pays conforme aux exigences du processus ITIE en 2013. Il doit au cours de
l'année produire les rapports de 2011 et 2012 et doit également mettre sur pied un programme post
conformité pour les années 2013 à 2016.
Une première validation a été effectuée le 1er septembre 2011. Le conseil d'administration a approuvé un
nouvelle candidature du pays valable pour 18 mois (jusqu'en avril 2013) et, suivant une requête du comité des
parties prenantes, a par la suite exempté le pays d'une seconde validation. En janvier 2013, le secrétariat
international a finalisé la revue des actions de corrections requises par le conseil d'administration et a conclu
que toutes les mesures correctives ont été mise en œuvre.
La conformité du pays est une opportunité qu'il faut saisir pour introduire plus de responsabilité sociale
dans les rapports entre l'État et les entreprises minière en exploitation ou en préparation d'un projet concret
de production. Sur le plan légal, la révision du code minier en cours est une opportunité pour introduire les
notions de Responsabilité Sociale des Entreprises. Les avancées en termes de transparence constituent
pourtant un tremplin pour intégrer dans la gestion sociale des éléments pour une optimisation des projets.
De plus, il existe des initiatives comme celle du projet minier d'Essakane sur l'optimisation du contenu local
qui donnent des pistes qui devraient être généralisées. Dans le cadre de la présente stratégie, le volet social est
aussi important que le volet environnemental. Les dispositions volontaires des entreprises sont essentielles
pour assurer une meilleure intégration, bien qu'elles ne puissent exister que si les dispositions légales sont déjà
bien appliquées et prises en compte. C'est pourquoi l'approche choisie s'attache plutôt au travail sur les
obligations légales, en prenant bien soin de mentionner que l'amélioration des conditions sociales doit être
autant présent que la préservation de l'environnemental.
Les paiements effectués à l'État doivent aussi être des indicateurs clairs sur la capacité de ce dernier à
améliorer les infrastructures et services de base des communautés qui vivent autour des projets miniers.
5.2.3. COMMUNICATION
La communication peut intervenir à plusieurs niveaux dans la stratégie de gestion environnementale du
secteur minier.
Sur le plan administratif, il est essentiel que les différentes administrations et agences échanges le plus
d'informations possibles, notamment pour les questions d'informations sur les incidents environnementaux
effectifs, les prises de décisions et le contenus des dossiers de contrôle et de suivi des PGES.
Elle intervient en amont des projets miniers dès la phase des engagements environnementaux, lesquels
doivent être bien compris des opérateurs. En second elle intervient pendant la vie du projet, au cours duquel
les autorités environnementales doivent transmettre clairement les échéances et les sanctions encourues en
cas de non accomplissement d'une obligation environnementale. La remise des rapports de mesures et
d'analyse de la situation environnementale et du suivi du PGES sont essentiels.
Du point de vue de l'opérateur lui-même, la communication avec les parties prenantes est un élément
important pour assurer le développement intégré du projet minier. La stratégie développée met en avant des
concepts d'information du public tels que le CLIP.
Dans le secteur de la mine artisanale, les notions d'information préalable des opérateurs, dans le cadre de
leur engagement sur les mesures environnementales à prendre, apparaissent comme des points essentiels à
Enfin la communication avec le public est essentielle pour qu'une prise de conscience irréversible prenne
forme sur les conséquences et les méfaits de l'expansion d'un secteur minier non contrôlé sur le plan
environnemental mais inversement sur l'adoption de bonnes pratiques. Ce dernier aspect est valable pour la
mine industrielle tout comme pour la mine artisanale.
La plupart des acteurs doivent renforcer leurs connaissances sur les impacts du secteur minier, et plusieurs
thématiques abordent cette approche par des programmes de formations et de création de supports
didactiques. Cependant, le BUNEE, en tant que contrôleur central du processus de l'EIES doit être
l'administration la plus efficience et la mieux formée afin de réussir cette étape cruciale. Le secteur industriel
doit être contrôlé de près par le BUNEE avec les experts DGPEDD, de la DGEF et . Au niveau des mines
artisanales et de la petite mine mécanisée, les Directions telles que la DEMAS doivent aussi être formées.
Les investissements matériels sont aussi nécessaires et cruciaux dans certaines administrations.
Le renforcement, notamment au niveau du BUNEE, doit également concerner les locaux, qui sont exigus, et
l'équipement informatique, inadapté aux fonctions et au partage d’information entre les différents agents. Des
outils d’analyse, de suivi, de reporting et de communication doivent également venir en appui pour que le
BUNEE puisse suivre et rendre compte de la qualité de l’environnement et de sa gestion au niveau du secteur
minier.
Les capacités financières font également partie des éléments à renforcer, bien que depuis 2013 le BUNEE
reçoive des fonds. Ce renforcement lui permettra d’augmenter ces activités sur le terrain. Ces moyens sont
actuellement relativement réduits par rapport à l’enjeu qu'est la gestion environnementale et sociale dans un
pays minier. Des propositions sont donc faites à cet égard.
5.5. GOUVERNANCE
L'amélioration de la gouvernance est une donnée essentielle pour la réussite d'une politique de gestion
environnementale sur le long terme. Dans le cas du Burkina Faso. L'analyse de l'état des lieux a permis de
dégager certains points essentiels qui contribuent :
• Encadrement par le contrôle : le secteur minier se caractérise par l’autonomie des opérateurs miniers
qu’ils soient industriels ou artisanaux. Les données recueillies sur le terrain montrent que les autorités
n'exercent pas de pression réelle sur les opérateurs. Le développement informel du secteur artisanal
en est une illustration claire. Les impacts environnementaux sont mal connus :
o qualité des réhabilitations dans l’industrie,
o faible connaissance de la qualité des effluents émis,
o usage intensif des produits chimiques (artisanat).
Ces éléments montrent qu’un changement de cap est au cœur de la définition et de la réussite d’une stratégie
globale de gestion environnementale du secteur.
• Promotion de la gouvernance locale : l'analyse du corpus législatif et de ses effets montre que
certaines orientations souhaitées ne peuvent pas être induites uniquement par l'application des textes
de loi. Le cadre légal doit être accompagné de mesures d'incitation, d'outils d'information et de suivi,
de mesures d'organisation des acteurs et l'intervention de personnes qui possèdent des compétences
spécifiques. L'analyse fait en particulier ressortir le besoin d'organiser les relations au niveau local, que
cela se fasse pour des exploitations artisanales ou industrielles. Les résultats d'enquêtes de terrain
montrent que les autorités locales et les communautés sont très peu sollicitées dans les prises de
décisions ou même dans le cadre de l'information sur les projets miniers.
• Coordination des acteurs : l'analyse des activités sur la gouvernance montre aussi que certains efforts
sont consentis pour améliorer l'intégration des projets miniers dans le tissu économique du pays et
pour coordonner l'action vers une meilleure gestion du secteur, une volonté du Gouvernement, qui est
relayés sur le terrain par la Chambre des Mines et par les partenaires économiques nationaux, mais
que les actions entreprises manquent de coordination au niveau des administrations.
• Gouvernance du secteur minier artisanal : la gouvernance peut jouer aussi un grand rôle dans la
transformation profonde et durable sur secteur minier artisanal car il peut contribuer à la diffusion
d'une politique à grande échelle de formalisation, elle même étant une condition nécessaire pour une
gestion efficace des produits chimiques. Elle doit aussi avoir un rôle important pour favoriser une
évolution du secteur artisanal vers une professionnalisation et une mécanisation partielle de l'activité.
Cette mécanisation doit intervenir pour une plus grande efficacité de l'exploitation à petite échelle et
non pas pour diminuer fortement la quantité de main d'œuvre nécessaire, car l'un des atouts de ce
secteur est d'apporter de l'emploi à de nombreuses personnes en zones rurales. Elle doit aussi
permettre une plus grande implication des autorités locales concernées dans la gestion des sites
miniers artisanaux et leur intégration dans les plans de développement locaux. Ceci doit toutefois se
faire sans perdre de vue les prérogatives essentielles des autorités minières et en minimisant les
risques de prises de pouvoir par les autorités locales.
• Promotion de la coordination : la mise en place de politiques nationales impliquant toutes les
administrations concernées joue un rôle central, avec au premier plan les collaborations multiples que
doivent mettre en place les administrations des mines et de l’environnement. L’augmentation des
contrôles dans certaines secteurs peuvent aussi impliquer les administrations du commerce, les
finances et douanes, le travail, la santé publique, etc. Ces collaborations pourront avoir lieu à notre
sens uniquement dans le cas de leur fédération autour d’un texte qui définit une stratégie forte et
durable d’encadrement du secteur. La plupart des programmes proposés ci-dessous illustrent une telle
approche.
Faiblesses constatées
Le BUNEE a de petits locaux surchargés de documents avec un faible espace de travail non
fonctionnel, les équipements de base suivants sont inexistants :
◦ Réseau LAN avec raccordement des imprimantes, serveur de stockage de
données/documents, etc.
◦ Connexion internet rapide
◦ SIG, Tableau de bord et/ou base de données des organisations ayant reçu des permis
environnementaux
Absence d’outils standards d’analyse des EIES, les outils d’inspection ne prennent pas en
compte les engagements des EIES, PGES et permis . Il s'agit pourtant de canevas indispensables
qui permettent d'opposer, avec des standards reconnus sur le plan international, des critiques
équitables et argumentées des éléments du projet.
Absence de procédures de conduite des enquêtes publiques
Absence d’équipement de base pour les inspections, les rapports d’inspection sont sans
schéma, sans photo, sans mesure de paramètre de base (pH, conductivité, Oxygène dissous,
qualité de l’air, température, humidité, etc.)
Absence de procédure d'inspection environnementale, et en particulier absence de procédure
et d’équipement de prélèvement d’échantillon et de moyen de conservation des échantillons
Insuffisance de techniciens et de véhicules ainsi que de frais de sortie
Absence de formation dans le domaine de l’inspection, de l’audit et de la rédaction de rapport
pouvant entraîner des poursuites judiciaires
La procédure pénale de la loi 006-2013/AN portant code de l’environnement considère un
grand nombre d’agents ayant les compétences de constater les infractions à la loi; en réalité
aucun n’est formé ni équipé à cet effet.
Explication probable
La protection de l’environnement n’a jamais été une priorité des gouvernements successifs. La
gestion environnementale n’existe que sur papier et en fonction des pressions extérieures
(Nation Unies, Banque Mondiale, ONG)
L'allocation budgétaire en matière de protection de l'environnement et en particulier en
matière d'évaluation environnementale, reste faible. La gestion environnementale est à ses
débuts et est souvent fonction des pressions extérieures (Nation Unies, Banque Mondiale,
ONG) et intérieures (textes de loi, Commission Nationale des investissements)
Le ministère de l’Environnement a constamment changé d’orientation et de structuration
depuis les 20 dernières années
Le lobbying des sociétés minières fait en sorte que peu de moyens sont mis en œuvre pour le
contrôle
Insuffisance de connaissance ou d’intérêt général pour la protection de l’environnement
Conséquences
Suivi environnemental et social du secteur minier quasi-inexistant
Aucune donnée sur le suivi des risques environnementaux et sociaux des sociétés minières
Capacité réduite d’intervention du BUNEE pour la réalisation de son mandat légalement défini
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Établir des directives détaillées Mettre en place un réseau informatique (LAN)
pour : avec un NAS (network attachment storage) pour
◦ L’analyse des rapports le stockage des données
d'évaluations Acheter un numériseur professionnel pour
environnementales (EES, EIES, transformer tous les documents papier en
NIES, AE) format numérique
◦ Le processus d’inspection Acheter des kits d’équipement de mesure de
◦ Le processus d'enquêtes paramètre environnemental de base
publiques Contracter une connexion internet haut débit
Créer un site web pour le BUNEE notamment
◦ Le processus de suivi des PGES
pour rendre publics les rapports d’EIES, les
◦ Une grille d'évaluation des enquêtes publiques, communiquer sur le travail
biens et services du BUNEE
environnementaux Créer un SIG au BUNEE en assurant le partage
◦ Le processus de prélèvement des données avec l’ONEDD et identifier les AP et
d’échantillon les zones sensibles et toutes les données géo-
◦ Le processus d’audit référencées pertinentes issues des EIES
◦ Appuyer le MEDD à rédiger les présentées au BUNEE
textes d’application manquant Créer une base de données des exploitations
de la loi 006-2013/AN portant minières (industrielles et artisanales en activité)
code de l’environnement en lien avec le SIG et le cadastre minier et créer
un tableau de bord permettant de suivre les
actes administratifs et les données
environnementales
Mettre à la disposition du BUNEE des véhicules
de terrain
Administrative Financière
Faire assermenter tous les agents Augmenter rapidement le budget de
de terrain du BUNEE pour la fonctionnement du BUNEE
réalisation des inspections
Trouver de nouveaux locaux au
BUNEE
Formation des agents du BUNEE
au processus d’inspection, à
l’usage des équipements et au
processus de suivi
environnemental et social
Formation sur les problématiques
classiques de l'environnement
dans le secteur minier : drainages
miniers acides, instabilités des
ouvrages, gestion des effluents,
gestion des eaux de surface et
souterraine, gestion des déchets
dangereux etc.
Recrutement de personnel
spécialisé
Dans le cadre d'un ou plusieurs contrats de service, des experts devront apporter au BUNEE une
méthode de travail renforcée avec des outils qui lui permettront d’effectuer ses analyses et son travail
d’inspection systématiquement et en toute objectivité. Le MEDD devra fournir au BUNEE les locaux et
les fonds adéquats pour qu’il soit en mesure de travailler.
Objectif
L’objectif du renforcement du BUNEE est de créer une institution forte en mesure d'informer les
populations et de rendre compte à la population et au gouvernement sur la qualité de la gestion
environnementale sociale menée par les entreprises minières. De tenir à jour la qualité de
l’environnement à proximité des sites miniers et d’intervenir dans le cas de non-respect des
engagements des entreprises dans le cadre des EIES ou en cas de non-respect des normes nationales de
qualité de l’environnement.
Résultats attendus
le BUNEE possède des outils efficaces qui lui permettent de remplir son mandat.
Le BUNEE est en mesure de mener des opérations de suivi, d'inspection, d'audit, d'enquête
publique et d'inspections de manière professionnelle au niveau des sociétés minières
industrielles et des exploitations artisanales.
Des informations sur la qualité de l’environnement existent autant sur les compagnies minières
industrielles que sur les exploitations artisanales.
Des informations sont générées et diffusées en qualité et en temps requis ce qui permet au
Ministère de l’Environnement de prendre des décisions éclairées en matière de gestion
environnementale et sociale. Ces informations lui permettent de prendre des actes
administratifs ou légaux pour une protection de l’environnement le cas échéant.
• Mise en place d'un SIG et d'une base de données environnementales : le BUNEE a également
besoin d’un système d’information géographique qui lui permettra entre autres d’établir son
tableau de bord environnemental et social. Ce SIG a besoin d’être en relation avec une base de
données qui permettra au BUNEE d’avoir une vue en temps réel des entreprises minières
industrielles ainsi que des exploitations artisanales. Et des éléments importants reliés aux
autorisations que le MEDD a délivrées. Cette base de données devrait reprendre l’ensemble des
exploitations minières en activité, mais également les projets qui sont en développement cela
pour avoir une meilleure vue d’ensemble des impacts cumulatifs probables.
• Création d'un site internet sur l’évaluation environnementale géré par le BUNEE : le site web du
BUNEE doit rapidement être développé et permettre au personnel du BUNEE de mettre à jour
l’information concernant l’environnement minier sur une base hebdomadaire sans recourir à un
professionnel de l’informatique.
• Élaborer et relire les textes d'application du nouveau Code de l'Environnement
Indicateurs de résultat
Indicateur n°1 : Le BUNEE est en mesure de réaliser des inspections, des suivis de PGES, des
enquêtes publiques et des audits environnementaux et sociaux de façon professionnelle sur l'ensemble
des mines.
Indicateur n°2 : Un système de gestion documentaire est installé au BUNEE et est utilisé de façon
adéquate au quotidien par des équipes du BUNEE.
Indicateur n°3 : Un site web permet aux internautes d’obtenir des informations sur la gestion
environnementale et sociale des projets miniers.
Indicateur n°4 : Un système d’information géographique ainsi qu’une base de données sont installés
au sein du BUNEE. Ces outils sont liés à une interface de gestion qui peut générer des informations sur la
gestion administrative et de la qualité de l’environnement. Un système de partage de données est établi
avec l’ONEDD.
Facteurs de risque
Des problèmes internes au MEDD font en sorte que l’action ne peut se réaliser.
Le personnel du BUNEE résiste au changement et n’utilise pas les outils mis à sa disposition malgré
les formations reçues.
Absence de ressources financières, matérielles et humaines.
Mobilité du personnel.
Mise en place d’un • Dimensionner les besoins Avant le 15 PADSEM Dimensionnement de besoin (nombre de 10 000
réseau informatique • Faire un appel d’offre qui inclue le mars 2014 BUNEE personnes, quantité de données à numériser, etc.)
intégrant un NAS au sein matériel, son installation et la Appel d’offre incluant le matériel, le service et la
du BUNEE formation des cadres du BUNEE à formation doit être lancé dès que possible
l’utilisation des interfaces du NAS
• Formation d’un gestionnaire du NAS
Création d’un site web • Définir les besoins et fonctions de Avant le 31 PADSEM Le BUNEE définit les principaux besoins de 3 000
pour le BUNEE l’interface WEB mars 2014 BUNEE communication par le Web, ces derniers intègrent
• Contracter un réalisateur web au minimum la diffusion des EIES, le résultat du
(société ou individu) utilisant les suivi, des cartes des exploitations minières,
gestionnaires de contenu (wordpress, organisation et activités du BUNEE
joomla, etc.) sur la base d’un appel
d’offres
Préparation du SIG et de • Préparation des TDR pour la SIG et BD PADSEM, Le consultant assure la totalité du développement 60 000
la base de données pour préparation du SIG et de la base de terminée BUNEE et du système et fait une formation à 6 personnes du
le tableau de bord données avant le 31 ONEDD BUNEE, MEDD et ONEDD
• Demande de proposition juillet
Rédaction de directives • Préparer des TDR et recruter un Avant le 31 MEDD et Le consultant prépare toutes les directives et 45 000
complètes et formation consultant pour rédiger les directives mars 2014 PADSEM procédures, assure l’achat du matériel et assure la
des équipes du BUNEE et et faire la formation totalité de la formation en résidence et réalise une
fourniture d’équipement inspection complète d’une installation minière
de mesure industrielle à titre de formation pratique
Amélioration des • Trouver un nouvel espace de bureau Pour le 1er MEDD, Les espaces de bureau devraient suivre les normes À définir
opérations du BUNEE pour le BUNEE mars BUNEE de la fonction publique (si existante) et le budget
• Augmenter le budget d’opération du devrait permettre de visiter au minimum 2 fois par
BUNEE en relation avec ses tâches an toute les installations minières industrielles et
administratives et techniques pouvoir répondre à des demandes particulières
• Prendre un abonnement internet
haut débit
Faiblesses constatées
L’analyse des EIES soumises à évaluation au BUNEE se fait par un comité dont une partie des
membres est définie par l’arrêté instituant le COTEVE. Cette analyse ne se fait pas en profondeur du
fait du manque de moyens, mais également du fait de la faible expertise dans le domaine des enjeux
environnementaux et sociaux du secteur minier notamment dans le domaine de l'hydrogéologie, du
traitement des eaux usées, de la gestion des résidus miniers, des processus de réhabilitation, etc.
Le COTEVE est composé de personnes qui n’ont pas nécessairement une expertise de longue date en
matière d’identification des impacts issus des exploitations minières
Explication probable
Le COTEVE est un comité non permanent qui se réunit en fonction des besoins et dont les membres
n’ont pas le même niveau de connaissance des procédures d’EIES et GES de projets
Le COTEVE n’a pas reçu de formation professionnelle sur les méthodes d’analyse environnementale
et sociale et il n’existe pas au sein du COTEVE de « check list » ou de grille d’analyse par secteur
L'évaluation environnementale dans le secteur minier est récente
Conséquences
Le niveau d’analyse des rapports d’EIES des projets miniers soumis demeure superficiel sans réelle
contre-expertise au niveau des enjeux majeurs qui permettrait de vérifier de façon objective si
l’ampleur des impacts identifiés a bien été évaluée et si les mesures préconisées sont acceptables.
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Relire l'arrêté sur le COTEVE afin de donner entre Mettre en place une check-list des éléments
autres la possibilité aux membres du COTEVE de essentiels à vérifier dans le cadre de projets
pouvoir effectuer des visites sur les sites miniers
d'implantation des projets avant la tenue des Donner les bases de l'analyse dans le domaine
sessions du COTEVE. minier en assurant une formation technique
Donner la capacité au BUNEE de recruter des auprès d’un COTEVE élargi (20-25 personnes)
experts spécialisés (nationaux, internationaux) dans le cadre d’une analyse d’un Projet ayant
dans les domaines où au niveau des ressources soumis son EIES.
définies dans l’arrêté on retrouve des lacunes Effectuer des visites de sites d'implantation des
projets avant les sessions du COTEVE
Administrative Financière
Créer une banque d’expert dans les disciplines S’assurer que les capacités financières du
de base provenant de différents ministères qui BUNEE lui permettent de faire appel à l’occasion
suivront une formation détaillée à des experts technique précis non disponible
Faire un large appel à candidature pour identifier dans l’administration pour l’évaluation d’EIES de
des experts privés qui pourraient être appelés à projet complexe.
participer au COTEVE pour des projets particuliers
et assurer une formation de base en matière
d’analyse environnementale à ceux sélectionnée
Formation du • Écrire des TDR et recruter les Avant le 30 PADSEM La durée de la formation théorique et pratique est 120 000
COTEVE et ressources humaines septembre MEDD estimée à 3 semaines avec une semaine de
préparation des nécessaires 2014 BUNEE préparation pour le consultant. La préparation se
outils d’analyse • Identifier le projet qui sera COTEVE fera avec l’EIES à analyser.
analysé Simultanément à la préparation du consultant les
• Prévoir la logistique qui membres du COTEVE prennent connaissance de
permettra de faire les L’EIES.
formations théoriques et
pratiques
Création d’une • Introduire des annonces dans Avant le 30 PADSEM Utiliser des revues et réseaux professionnels pour 5 000
base de données les sites internet, journaux et juin 2014 BUNEE passer l’annonce.
de professionnels revues nationaux et Mettre sur le futur site WEB du COTEVE et sur celui
pouvant venir en internationaux du MEM
appui • Sélectionner les meilleur(e)s Le COTEVE devrait également s’inscrire sur des
candidat(e)s réseaux sociaux (linkedin, facebook, réseau
• Contacter les références des professionnel, etc.).
candidat(e)s retenu(e)s Le processus complet pourra prendre de 3 à 4 mois.
• Effectuer le classement final et
notifier les individus retenus
Modification des • Vérifier si les textes actuels le 31 juillet MEDD Les juristes du MEDD doivent être mobilisés par le 1 0000
textes pour permettent au COTEVE de 2014 BUNEE COTEVE à cette fin.
permettre au contracter des professionnels
COTEVE de (ou du moins ne l’y empêchent
contracter des pas )
professionnels
lorsque nécessaire
Faiblesses constatées
Le BUNEE et le COTEVE sont dépendants financièrement des entreprises pour réaliser une partie
des tâches qui leur incombent. Cela pourrait jouer sur la crédibilité et l’impartialité des
intervenants dans le cadre de leurs travaux qui sont dépendants des fonds alloués de l’entreprise.
Les frais de réunion et déplacement du COTEVE sont financés par les entreprises.
Le BUNEE, étant donné ces liens administratifs doit obtenir des ordres de mission avant de pouvoir
faire une activité sur le terrain alors que cela entre dans la définition de ses tâches.
Les agents du BUNEE n'ont pas le statut d'inspecteurs assermentés.
L’arrêté 2012/218 demande un double paiement soit un montant forfaitaire et un paiement
variable en fonction du montant de l’investissement. Par la suite il stipule également que les
opérateurs doivent prendre en charge les frais de réunion, de déplacement du COTEVE ainsi que les
frais relatifs au suivi externe des PGES et des PAR. On peut se demander à quoi serviront alors les
frais fixes et proportionnels et pourquoi on demande encore au BUNEE d’aller signer des
protocoles pour obtenir les fonds pour un travail d’évaluation qui est défini dans les textes et pour
lequel l’opérateur a déjà payé des frais fixes et proportionnels?
Le suivi externe des PGES et PAR n’est pas défini par ailleurs.
Pour un investissement de 50 milliards une société minière aura à payer 35 millions sur une durée
d’exploitation de 10 ans et une période de réhabilitation de 5 à 10 ans. Cela fait environ 1 million
par année pour faire le suivi si on considère que les 70% des 35 millions sont dédiés à cette fin.
Pour l’instant, le BUNEE ne reçoit les 30% qui sont sensés aller au fonds de l’environnement. Ces
sommes sont versées au compte spécial de régie des avances.
Explication probable
L’état ne consacre que très peu de budgets au processus de base de la protection de
l’environnement et du développement durable du pays et doit trouver des sources de
financement.
L’état démarre l’application du principe de pollueur-payeur.
L’état veut limiter les charges financières reliées à la protection environnementale.
Conséquences
Le BUNEE et le COTEVE sont en partie liés financièrement aux entreprises pour réaliser leur
analyse. S’ils découvrent des anomalies ou des incohérences, ils devront demander un budget
additionnel pour faire les investigations nécessaires ce qui ne s’est jamais produit. L’analyse est
donc linéaire et définie dans le temps et l’espace par le budget demandé et la plupart du temps
l’analyse demeure théorique sans contre-expertise par des experts spécialisés dans le domaine de
l’environnement minier.
Insuffisance de budget propre aux agences et d'autonomie financière vis-à-vis d'autres
administrations ou des opérateurs miniers. Le BUNEE et le COTEVE sont actuellement dépendants
du bon vouloir des entreprises, faute de maîtrise des recettes que ces services génèrent
Pour des sociétés minières il est important de pouvoir budgétiser toutes les charges et les intégrer
dans un plan de financement. Le fait de réaliser un protocole à partir du moment où l'EIES est
déposée avec des coûts qui ne sont pas évalués par avance, peut engendrer des problèmes dans la
gestion des budgets.
2012) et qui semble fonctionner2, toutefois le BUNEE n’a pour l’instant accès qu'à seulement 30% de ces
fonds.
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Dans le but de clarifier les relations financières entre Étudier la faisabilité
BUNEE et opérateurs miniers (et donc d'améliorer administrative de transformation
l'autonomie financière du BUNEE), les protocoles à du BUNEE en agence autonome
signer avec le BUNEE devraient être mieux balisés ayant son propre financement
pour permettre et au BUNEE et aux entreprises de interne.
définir aisément ce qui en coutera pour les actions qui
doivent être pris en charge par le promoteur et ainsi
éviter les incompréhensions et abus de part et
d’autres et les problèmes de gouvernance.
Les protocoles devraient être préparés une seule fois
et intégrer tous les coûts (agent, déplacement,
amortissement des équipements, prélèvements , frais
de laboratoire, etc.) pour une durée définie avec un
processus de révision possible. Les paiements
devraient se faire en début d’année
Ce protocole devrait être signé avec toutes les
sociétés minières en cours d’exploitation le plus
rapidement possible pour qu’elles puissent intégrer
cela à leur budget
Administrative Financière
Gestion transparente des fonds alloués à l'exécution
Le BUNEE devrait se voir verser
des protocoles signés avec les titulaires de permis et
rapidement la totalité des
rapport de dépense annuel transmis à chacun d'eux
sommes qui sont inscrites à
Rendre plus autonomes les agents du BUNEE,
l’arrêté portant tarification
notamment pour la validation de missions
Le compte spécial de régie des
d'inspection sur le terrain dans le pays , pour qu’il
avances devrait être utilisé pour
puisse faire des inspections inopinées en toute
les dépôts des fonds provenant
indépendance au niveau des sociétés minières .
de la signature des protocoles.
Le fonds d'intervention sur l’environnement devrait
rapidement être rendu opérationnel, afin de
contribuer à l'autonomie financière du BUNEE
2 DG BUNEE
Modifier l’arrêté • Travail de bureaux par le service juridique du Avant le 31 MEDD Travail interne au MEDD et au Pas de coût
2012/218 pour que les MEDD mars 2014 BUNEE BUNEE
70% qui sont payables au
trésor soient payables au
BUNEE directement
Démarrer le fonds pour • Créer et institutionnaliser le fonds si cela n’est SIG et BD MEDD Travail interne au MEDD Pas de coût
l’environnement et ouvrir pas fait terminée avant
un compte approprié • Ouvrir un compte bancaire pour le fonds le 31 juillet
Préparer un guide qui • Établir des coûts de transport Avant le 31 BUNEE Travail interne au BUNEE Pas de coût
permettra de définir les • Des coûts d’analyse de laboratoire mars 2014
coûts et mettre en œuvre • Des coûts d’amortissement du matériel
l’article 10 de l’arrêté • Évaluer l’expertise externe nécessaire
2012/218 • Établir les grandes rubriques que devrait
contenir le protocole
er
Signer des protocoles • Faire la liste de toutes les sociétés ayant obtenu Pour le 1 juin BUNEE Travail interne au BUNEE Pas de coût
concernant l’article 10 de des permis avant 2013 2014
l’arrêté 2012/218 avec • Analyser les PGES pour vérifier les éléments à
l’ensemble des sociétés suivre
minières • Définir les coûts de suivi spécifique
• Convoquer les entreprises et soumettre à leur
appréciation le budget
Audit de publication du • Établir les règles d’audit et de publication Avant le 30 juin MEDD Travail interne au MEDD Pas de coût
compte du BUNEE
Faiblesses constatées
L’analyse des EIES présentées par les sociétés minières démontre que le processus de fermeture des
mines n’est pas bien intégré dans la démarche de gestion de projets.
Certaines mines ont entamé un processus de réhabilitation qui pourrait être optimisé et mieux
encadré.
Il n’existe pas de directive technique au niveau des secteurs qui permettent d’orienter la réhabilitation
et la fermeture des sites.
Les ressources financières qui permettent une fermeture et réhabilitation adéquate en cas de faillite
ou de désistement ne sont pas assurées.
Explication
Les travaux réalisés par les sociétés minières en matière de réhabilitation et de restauration des sites
miniers ne sont pas optimisés (voir état de lieux).
Aucune des lois (2003 et 2013 (en cours)) ne prévoit un mécanisme sans risque en matière de
fermeture et de réhabilitation de site minier.
L’absence de suivi environnemental de la part du gouvernement ne permet pas de mesurer les risques
ni de prévoir d’éventuels manquements en fin de vie des exploitations.
Le décret n° 2007-845/PRES/PM/MCE/MEF du 26 décembre 2006 n’assure pas une gestion sans risque
de la fermeture et de la réhabilitation des sites miniers. Le risque de création de passifs
environnementaux revenant sous la responsabilité de l’État est important.
Conséquences
Plusieurs sites miniers peuvent se retrouver avec des réhabilitations partielles et une fermeture
chaotique.
L'État en tant qu’actionnaire de ces mines pourra être considéré comme responsable des problèmes
qui surgiront après arrêt des activités.
Les passifs environnementaux et sociaux des sociétés minières pourront être plus importants que tous
les dividendes et taxes perçus par l’État pendant la période d’exploitation.
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Établir une directive détaillée avec des objectifs Sur la base des audits environnementaux
chiffrés de réhabilitation et de fermeture des (voir fiche thème A5) des mines
exploitations dont le cas échéant une existantes, faire préparer un plan de mise
réhabilitation au fur et à mesure de en conformité des installations minières
l’exploitation qui prenne en compte les aspects de la
S’assurer que les TDR des EIES prennent en directive de fermeture et de
compte la définition et l'obligation de réhabilitations.
traitement de la fermeture et la réhabilitation
selon la directive définie.
S’assurer à ce que les cautions prévues pour la
réhabilitation et la fermeture des mines soient
mises dans un compte en fiducie et disponibles
même en cas de faillite des entreprises. Il serait
même préférable que ces cautions soient
déposées dans le futur fonds environnement du
pays et génèrent des intérêts qui pourront être
utilisés par ce dernier.
Administrative Financière
Faire en sorte que les sociétés minières soient Intégrer des amendes importantes pour
obligées de transmettre au gouvernement des non-respect du plan et des procédures de
rapports semestriels ou annuels qui réhabilitation et de fermeture.
comprennent les aspects reliés à la Les cautions doivent rapporter au pays et
réhabilitation, fermeture de la mine, etc. non aux sociétés minières. Prévoir
S’assurer de la compétence et de l’obtention du maximum de caution dans
l’indépendance des personnes intervenant dans les premières années d’exploitation de la
la définition et le contrôle de la fermeture des mine et le faire fructifier par des
sites en évitant tout conflit d’intérêt parmi les mécanismes sans risques. L’argent ainsi
membres. dégagé permettra à L'État d’assurer une
Faire en sorte que les plans de fermeture meilleure protection de l’environnement
fassent l’objet de publications en ligne sur et d’appui aux communautés riveraines.
l’évolution des processus pour chacune des
opérations en cours.
Plan de l’Action Stratégique n°A4 : Fermeture de mines, propositions de procédures et de leur mise en œuvre
Activités Tâches Échéancier Qui est Réalisations Coût
impliqué Euro
Création d’une • Définir les tâches, attributions et Avant le 30 MEDD Les directeurs du MEDD se réunissent à 3 reprises pour 1 000
instance habilitée pouvoirs du Comité juin 2014 la définition des attributions et des profils et rédiger le
(Comité consultatif • Définir les profils des membres du document de recrutement et nommer le comité
de fermeture des Comité d’évaluation des candidats
projets miniers) • Recruter les membres du Comité
Un comité mixte • Assurer une révision du décret Avant le 31 Le comité mixte 3-4 réunions du Comité mixte pour produire le texte et 1 500
Environnement, 2007-845/PRES/PM/MCE/MEF pour mars 2014 (MEDD, MEM, un juriste pour sa révision finale
Mines, Finances, éviter la création de passifs MinFIN,
Chambre des mines, environnementaux et de sites Chambre des
revoit le texte sur la orphelins mines)
réhabilitation des • Indiquer dans le décret que le fonds
sites miniers selon les est audité une fois par an par un
orientations données consultant nommé d’un commun
accord entre les parties prenantes,
incluant la chambre des mines
Modification du • Modifier le statut du fonds de 30 jours Comité mixte + Proposition de modifications et signature d’une aucun
statut du fonds de réhabilitation pour qu’il génère des après la BCEAO nouvelle entente avec la BCEAO
réhabilitation intérêts dont les résultats seront validation du
publiés par la BCEAO texte
Rédaction d’une • Recruter un expert pour rédiger Avant le 31 MEDD et Procédure de recrutement de consultant lancée en 40 000
directive complète une directive complète sur la mars 2014 PADSEM janvier 2014, un contrat de 30 jours est suffisant
sur le processus de réhabilitation en lien avec le
réhabilitation nouveau fonds de réhabilitation
La directive sur la • La directive est intégrée dans Avant le 31 MEDD - BUNEE Note à toutes les sociétés avec des EIES en cours de aucun
réhabilitation et le toutes les EIES en demande, en avril préparation/validation et intégration au futur TDR
nouveau fonds sont cours de préparation ou de
opérationnels. validation.
Faiblesses constatées
La qualité des EIES est très variable et dépend en partie des consultants qui la réalisent et de la
sensibilité environnementale et sociale du promoteur.
Peu de suivi environnemental et social des sociétés minières a été réalisé. Les premières
inspections menées dans le secteur l’ont été en 2013, avec l’appui du PADSEM.
Les inspections menées en 2013 n’ont pas vérifié la mise en œuvre des PGES, mais ont été faites
sur des éléments de qualité de l’environnement.
Explication probable
L’état porte peu d’intérêt au suivi environnemental et social du secteur et ne finance pas des
actions en ce sens.
Les capacités nationales pour la réalisation du des e audit et du suivi sont soit inexistantes, soit
faibles.
Conséquences
L’analyse des risques environnementaux et sociaux peut être très différente d’une exploitation à
l’autre de même que les obligations de reporting ou autres.
Peu ou pas de données sur la mise en œuvre réelle des PGES et des impacts environnementaux et
sociaux du secteur minier après près de 10 ans d’exploitation minière.
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Rédaction d’une directive précise sur les Réalisation d’un audit environnemental et
normes environnementales à respecter social complet de toutes les installations
dans le secteur minier. minières sur la base de normes
effectivement adoptées par le pays ou sur
la base de normes admises sur le plan
international
Rédaction d’une directive (TDR minimal)
pour les EIES des exploitations minières
industrielles
Administrative Financière
La réalisation des activités de la fiche A1, Application des activités de la fiche A3 qui
qui concernent le renforcement des concernent l'autonomisation financière
capacités du BUNEE, est obligatoire avant des agences chargées des audits et du
la réalisation de ce thème. contrôle environnemental.
Actions envisagées
L’intervention se fera par le biais d’une assistance technique portant sur le renforcement des capacités
de l’administration en matière d’environnement minier.
Faire réaliser par une société indépendante un audit environnemental dans chacune des
exploitations minières en cours d’activité.
Cet audit servira en même temps de formation de personnel de l’administration. Chaque audit devra
s’adjoindre 3-4 personnes de l’administration (BUNEE et MEDD) qui apprendront à réaliser les audits
environnementaux et sociaux simultanément.
Les données de qualité de l’environnement qui seront récupérées lors de cet audit serviront à
alimenter le SIG du BUNEE (stratégie A1).
Réviser la procédure d’inspection en fonction des expériences de cet audit.
Rédiger une directive qui impose des critères normatifs minimaux en termes de qualité
environnementale et d'impacts sociaux positifs.
Établir/sélectionner des normes de qualité de l’environnement.
Indicateurs de résultat
Indicateur n°1 : Les audits environnementaux des mines en activité sont réalisés dans une période de 12
mois. Les entreprises se conforment aux résultats de l’audit et modifient leurs pratiques pour être
compatibles avec les objectifs chiffrés définis dans le cadre des normes environnementales et sociales. Le
résultat des audits est rendu public.
Indicateur n°2 : Une directive contenant des objectifs chiffrés est définie de façon réglementaire pour la
réalisation des EIES/PGES et du suivi environnemental durant l’exploitation.
Indicateur n°3 : Les valeurs obtenues en termes de qualité de l’environnement sont intégrées aux bases de
données et au tableau de bord environnemental du secteur.
Plan de l’Action stratégique n°A5 : AUDIT, NORMES ET SUIVI DES OPÉRATIONS MINIÈRES
Recrutement d’un • Préparation des TDR Recruteme PADSEM Un bureau d’études expérimenté est recruté 300 000
bureau expert • Lancement de l’appel nt effectif MEDD/BUNEE sur une base compétitive
pour la réalisation d’offre en
des audits • Recrutement septembre
2014
Réalisation des • Identification des À partir MEDD Les personnes qui doivent avoir accès à cette 30 000
audits personnes qui feront les audits d’août 2014 BUNEE formation sont des personnes en début de
avec le bureau d’étude en guise carrière de moins de 35 ans ayant une
de formation technique formation en sciences naturelles ou en
ingénierie, en chimie ou en géologie
Intégration des • Le bureau transfère les Septembre BUNEE et ONEDD Intégrer les données au SIG Pas de coût
données au SIG/BD résultats géoréférencés au 2015
BUNEE
Révision de la • Révision de la procédure Septembre Bureau d’expert La procédure réalisée dans l’axe stratégique A1 Inclus au
procédure 2015 BUNEE est révisée contrat
d’inspection
Établir la directive • Sur la base des Septembre Bureau d’expert La directive et les normes sont définies et Inclus au
et le cahier de expériences internationales et 2015 MEDD, BUNEE validées contrat
normes nationales, une directive et un
environnementales cahier des normes avec
objectifs chiffrés sont préparés
pour le secteur minier
Faiblesses constatées
L’autorisation d’exploitation artisanale traditionnelle (AEAT) ne comporte pas de contrainte forte sur
l’environnement seulement un engagement à respecter les règles en vigueur, tandis que l’autorisation
d’exploitation semi-mécanisée (AESM) est accompagnée d’une notice d’impact environnemental.
Le développement de la mine artisanale est constant depuis plus de 15 ans et s’effectue de manière
anarchique, sans aucune supervision de la part des autorités de tutelle comme des autorités
environnementales.
Les mineurs artisanaux ne sont pas maîtres de leur outil d’exploitation ni des prix pratiqués sur l’or. La
plupart des autorisations sont délivrées à des opérateurs qui se contentent d’organiser à leur profit la
production réalisée par les mineurs.
Les exploitations artisanales d’or informelles ne sont pas encadrées et se développent aux dépends
d’autres activités car elles ne sont pas bien intégrées dans les plans de développement local.
Les recettes de l’État sur les taxes ad valorem sont extrêmement basses comparées à toutes les
estimations de production et d’exportation d’or en provenance des AEAT. La quasi-totalité de l’or
produit est probablement commercialisée et exportée de façon frauduleuse.
Les détenteurs de permis industriels de recherche refusent d’autoriser sur leurs propriétés des
exploitations anarchiques, polluantes et risquées, mêmes si elles sont cautionnées par une AEAT.
Le commerce des produits chimiques (mercure, cyanure) n’est pas encadré, et s’effectue par le réseau
d’acheteurs d’or, à des prix extrêmement élevés qui pénalisent les producteurs.
Explication probable
L’accès à l’AEAT est relativement facile, mais ne comporte pas de détail sur les engagements minimaux
relatif à la réduction des impacts et la protection environnementale, sociale ou sur la sécurité. Bien
qu’il y ait un engagement formel et exigé du promoteur, il n’y a aucune directive.
Il n’existe aucun contrôle ni aucune visite de sites lors de l’attribution des AEAT. De fait les autorités de
tutelles n’ont pas d’idée réelle de l’activité productive d’un site donné, ni des impacts
environnementaux générés.
La décentralisation des services d’encadrement du secteur minier n’existe pas.
Le cadre légal ne permet pas le développement d’une mine artisanale sûre et saine, car les AEAT sont
dépendantes des détenteurs de permis de recherche (l’avis du détenteur est requis pour l’obtention et
le renouvellement des AEAT).
La taxe ad valorem de 5% encourage le marché noir de l’or.
La politique nationale ne considère pas les AEAT comme secteur contribuant au développement de
l'économie nationale, d'où le manque d'intérêt de l'État à encadrer ce secteur.
Conséquences
On assiste au développement d’un secteur minier artisanal sans contrôle de la part des autorités, qu’il
soit sur la production, les risques environnementaux ou la santé et sécurité au travail. Les
développements récents montrent que ce développement peut même engendrer des risques
importants de santé publique par l’utilisation incontrôlée du cyanure.
Or l’accroissement de l’activité artisanale ne s’accompagne d’aucun bénéfice pour l’État, qui
n’enregistre pas d’augmentation proportionnelle des recettes, mis à part sur les droits d’entrée des
AEAT, qui sont faibles.
Les mineurs artisanaux sont les perdants de ce développement car ils ne bénéficient pas de prix libres
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Établir une directive détaillée qui entre autres Analyser sur un ensemble représentatif de
définit les mesures de protection de sites miniers artisanaux les impacts
l’environnement et transcrit les objectifs de la majeurs engendrés par ce type
convention de Minamata avec des objectifs d'exploitation permettant de construire un
chiffrés, un planning à 10 ans sur les cahier des charges environnemental.
engagements de l’État. Tester des solutions simples et pratiques
Mettre en place un texte complémentaire de réduction des principaux impacts en
modèle dans le dossier d’AEAT qui fixe les délais fonction des impacts identifiés (voir fiches
impartis à un opérateur pour aboutir à une E2 et E3).
réduction des émissions de mercure.
Mettre en place une procédure pour la
récupération effective des taxes par un contrôle
documentaire et de terrain de la productivité.
Créer une réduction de taxes à percevoir pour
les entreprises n’utilisant plus le mercure.
Administrative Financière
Obliger les promoteurs d’AEAT à respecter la Des mesures incitatives telles que des
directive sous peine de perte d’autorisation. allègements fiscaux sont prévues pour les
Effectuer une visite avant l’octroi de l’AEAT. La opérateurs qui respectent pleinement le
visite se fait conjointement par les mines et cahier des charges environnementales
l’environnement. agréé au moment de l'octroi de l'AEAT.
En cas de renouvellement contrôler l’état
environnemental du site et éventuellement
conditionner le renouvellement à la prise de
mesures effectives (missions de vérification à la
charge du promoteur).
Faire en sorte que les plans de fermeture fassent
l’objet de publications en ligne sur l’évolution
des processus pour chacune des opérations en
cours.
Objectif
Réduire les impacts négatifs environnementaux et sociaux des AEAT tout en améliorant leurs impacts positifs
sur les ressources de l’État pour que des contrôles de ces AEAT puissent être financés et documentés.
Résultats attendus
Amélioration rapide et durable de la qualité de la gestion environnementale et sociale des AEAT
Réduction des impacts négatifs sur l’environnement et le milieu social notamment par la réduction de
l’utilisation du mercure
Remise en état des sites
Récupération des taxes ad-valorem
Actions envisagées
Rédiger une directive environnementale et sociale encadrant l’application des engagements
environnementaux des détenteurs d’AEAT
Mettre en place une méthode peu couteuse et objective d’évaluation de la production des sites d’AEAT
pour améliorer la récupération des taxes
Appuyer la production sans produit chimique
Indicateurs de résultat
Indicateur n°1 : La directive est définie, validée et appliquée par les AEAT qui sont contrôlées par l’État avant
2015.
Indicateur n°2 : Une méthode d’évaluation des productions est définie, validée et appliquée et tous les
détenteurs d’AEAT payent les taxes ad valorem sur cette base avant 2015.
Indicateur n°3 : Plus de 60% des détenteurs d’AEAT utilisent une méthode sans produits chimiques à la fin du
projet.
Facteurs de risque
Le lobby des détenteurs d’AEAT au niveau politique fait en sorte que les mesures ne peuvent pas être mises en
place.
Plan de l’Action Stratégique n°B1 : Encadrement environnementale et sociale des Autorisations d’exploitation artisanale
Rédaction d’une directive • Recruter un expert dans les aspects Avant le 31 MEDD, MEM Procédure de recrutement de consultant lancée en
complète en application des socio-environnementaux des mines mars 2014 et PADSEM janvier 2014, un contrat de 45 jours est suffisant
engagements artisanales pour rédiger une incluant 5 jours pour la préparation et réalisation
environnementaux des AEAT et directive complète après une du séminaire
de la convention de Minamata évaluation de la situation in situ sur
la base d’un échantillon
représentatif d’AEAT
Mettre au point une méthode • Faire une étude de 3 cas minimum Avant le 30 MEDD, MEM Procédure de recrutement de consultant lancée en
pour évaluer la production des pour établir des critères objectifs juin 2014 et PADSEM janvier 2014, un contrat de 50 jours est suffisant
site d’AEAT à partir des images d’évaluation des productions d’or incluant 5 jours pour la préparation et réalisation
satellites ou aériennes et des des sites d’AEAT à partir de relevés du séminaire
paramètres de terrains d’images satellites et de mesures
sur le terrain
Réaliser un séminaire de • Assurer la logistique du séminaire Avant le 15 Consultant Le séminaire doit être grandement publicisé et
validation de la directive et de la et l’invitation des parties prenantes juin 2014 MEDD, MEM réalisé sous la tutelle des deux ministres respectifs
nouvelle méthode d’évaluation et PADSEM
pour le calcul des productions
Modifier les textes existants • Révision des textes existants pour Avant le 31 Juriste du Les textes sont simplement amendés si nécessaire
pour prendre en compte les intégrer ces modifications et juillet 2014 MEM et du
nouvelles mesures changements validés MEDD
Faiblesses constatées
Les sites ayant une AEAT ne font aucune différence sur le plan des pratiques et de l'organisation
avec les sites n'ayant aucune déclaration.
Malgré l'augmentation constante du nombre de sites et de l'activité minière artisanale, on ne
constate aucune progression, mais plutôt une régression des productions déclarées auprès de
services.
La très grande majorité des AEAT sont détenues par un petit nombre d'opérateurs possédant
aussi les licences d'exportation, ce qui favorise un contrôle du marché de type monopole, tant sur
les prix que sur l'organisation du secteur.
Les fausses déclarations systématiques de production enchaînent des fausses déclarations
d'exportation et un manque à gagner encore plus important sur le rapatriement des devises et le
paiement des impôts sur les revenus. Sur une production annuelle de 20 tonnes, la valeur estimée
des exportations est de 360 milliards de FCFA. Les faiblesses se situent au niveau des
administrations fiscales et douanières.
Les autorités administratives n'ont pas la capacité de contrôler l'activité des sites, et n'ont pas de
point de référence sur les sites déclarés.
Sur la base d'une production totale du secteur de 20 tonnes d'or annuelles, le manque à percevoir
sur la taxe ad valorem est d'environ 20 milliards de FCFA.
Les mineurs dans les sites légalisés n'ont aucune autonomie sur la vente de leur production.
Les personnes physiques n’ont pas d’adresses fiscales.
La non-production de rapports à la DGI (Direction Générale des Impôts)
Manque de registre de production (pas de statistiques)
Explication probable
Les demandes autorisations d'exploitation artisanale traditionnelle sont en majorité soumises par
des opérateurs qui suivent les sites les plus productifs dans le but de pouvoir collecter l'or produit
sur la base de la possession du document officiel. Ils ne cherchent pas réellement à encadrer ni
organiser l'exploitation. Ils sont appelés « propriétaires » et non « patron » ou « chef
d'entreprise ».
Les opérateurs sont souvent aussi détenteurs de licences d'exportation ou affiliés à des
exportateurs. De ce fait ils contrôlent la totalité de la filière, notamment les prix et la production.
Les prix sont maintenus au plus bas à l'achat, et les productions sont systématiquement non-
déclarées ou sous-déclarées.
La taxe ad valorem (5%) est trop élevée et dissuasive pour les opérateurs.
Les services régionaux des mines sont insuffisamment dotés en matériel et en ressources
humaines. Ils n'ont par ailleurs pas les compétences pour gérer, par exemple au niveau
cartographique, l'activité des sites et leur évolution. Ils n'ont pas les capacités pour surveiller
l'activité de dizaines de sites dans leurs régions respectives.
Les collectivités locales sont dépassées par les mouvements rapides des sites artisanaux. Ils n'ont
pas la capacité d'encadrement administratif et ne communiquent pas suffisamment avec les
autorités de tutelle (mine et environnement) sur ces problématiques.
L’identification fiscale n’est pas dans le cahier des charges.
Pas de respect de prescription et l’Administration n’a pas les moyens de pression.
Améliorations possibles
Administrative Financière
Améliorer la dotation en matériel et en Affecter la quasi-totalité des taxes ad
ressources humaines des services régionaux valorem pour les sites déclarés qui ont
des mines. Apporter des formations en une vocation communautaire à des
géomatique et analyse d'images satellites. projets de développement
Formuler lors de l'octroi de l'AEAT une communautaire. L'affectation des fonds
estimation officielle de l'activité d'un site se fait via un plan de développement
donné, en déduire un montant légal et communautaire qui est discuté de
obligatoire de déclaration de production manière concertée avec les groupes
attendue et un montant de taxes à percevoir. représentant la communauté.
L'opérateur est tenu de payer ce montant de
taxes.
Maintenir un dossier sur chaque site qui
contient des informations sur son activité et
son expansion, ainsi que sur l'évolution des
déclarations de production.
Mettre en place un tableau de bord de suivi
de chaque site artisanal qui comporte des
données de production et de déclaration.
Mettre en activité la BNAF pour effectuer des
contrôles fiscaux auprès des entreprises qui
pratiquent de façon évidente les fausses
déclarations de production et celles qui font
de même sur les exportations.
La stratégique proposée est centrée sur l'acquisition de données indépendantes (donc pouvant être
recoupées) sur l'activité de production du site par les administrations minières régionales et sur un
programme qui facilite l'émergence de sites légalisés et gérés par des entités de type coopérative
communautaire. Il prend en compte les aspects suivants :
Une estimation de la production des sites de la part des services régionaux des Mines. Cette
estimation a force d'estimation officielle de la production attendue sur les déclarations annuelles
des entreprises détentrices des AEAT. L'objectif est de donner à l'administration des points de
comparaison factuels entre les déclarations et l'activité réelle, ce qui n'est pas formalisé à l'heure
actuelle.
Apporter un renforcement des capacités d'observation et de contrôle de la production sur les sites
artisanaux déclarés par les services des mines, de manière à ce que l'administration centrale puisse
« réclamer » des taxes non-perçues aux opérateurs qui fraudent de manière excessive. Des
sanctions administratives peuvent être prévues.
Proposer un mécanisme de collaboration effective entre les services douaniers faisant partie d'une
politique globale d'amélioration des recettes de l'État, orientée vers :
◦ l'incitation des opérateurs à fournir des déclarations plus proches de la réalité des transactions
effectuées, tant au plan de la production que celui des exportations et des déclarations de
rapatriement de devises,
◦ augmenter la pénalisation des infractions,
◦ augmenter les contrôles de ces entreprises.
Objectif
Aboutir à une augmentation réelle des recettes de l'État provenant du secteur minier artisanal, et que
cette amélioration soit redistribuée en priorité auprès des communes qui abritent les exploitations minières
artisanales. Améliorer la fiscalité en créant des opportunités en faveur de l'adoption de meilleures pratiques
pour l'environnement, en particulier l'usage des produits chimiques dans le secteur.
Résultats attendus
Une amélioration substantielle des recettes de l'État dans le secteur de la production artisanale d'or
tant au niveau des taxes ad valorem que des impôts sur les revenus et bénéfices ;
Une amélioration des conditions de vie des communautés riveraines des sites miniers artisanaux,
notamment en termes d'infrastructures et de services sociaux de base ;
L'amélioration des capacités techniques des services des Mines dans le contrôle et le suivi des sites
miniers opérant sous le coup d'une AEAT.
Indicateurs de résultat
Indicateur n°1 : Les déclarations de production d'or artisanal augmentent sensiblement dès la première
année et cette augmentation se poursuit au fur et à mesure de l'application de la stratégie.
Indicateur n°2 : Les recettes en termes de taxes sur la valeur, d'impôts perçus et de rapatriement de
devises augmentent.
Indicateur n°3 : L'État redistribue les fonds de manière efficace ce qui se traduit par l'augmentation
progressive des services et infrastructures de base dans les régions minières artisanales.
Facteurs de risque
La politique de renforcement des services demande un financement extérieur et un renforcement
important des capacités sur le plan des ressources humaines. Or les grilles salariales de l'administration ne
sont pas très attractives pour de jeunes diplômés en sociologie, chimie, mines et géologie.
Le lobby du secteur minier artisanal (les détenteurs d'AEAT) a une position influente auprès de l'État qui
peut contrecarrer toute velléité d'assainir le secteur en matière fiscale et de perception des recettes.
Faiblesses constatées
En dépit du coût relativement peu élevé des droits d'accès à l'Autorisation d'Exploitation
Artisanale Traditionnelle (AEAT), il existe un grand nombre de sites artisanaux « sauvages »,
sans aucune existence administrative et sans aucun contrôle. On estime qu'aujourd'hui il existe
environ 600 à 700 sites d'exploitation artisanale, contre environ 200 sites encadrés par une
AEAT.
La multiplication anarchique des sites d'exploitation et leurs pratiques s'accompagnent d'une
augmentation de l'incidence des accidents et des risques de santé pour les mineurs et pour la
population environnante car elle implique l'usage intensif de mercure et de cyanure.
Les sites ayant une AEAT ne font aucune différence sur le plan des pratiques et de
l'organisation avec les sites n'ayant aucune déclaration. Les opérations de légalisation par les
opérateurs poursuivent un but uniquement commercial de collecte de l'or au plus bas prix, au
détriment des mineurs artisanaux et du bien-être social en milieu rural.
Les autorités locales comme les autorités décentralisées sont inactives face aux problèmes
d'intégration locale et de gestion que pose la prolifération des sites d'exploitation artisanale.
Explication probable
Les AEAT sont octroyées à des opérateurs qui n'ont pas le bagage suffisant pour améliorer la
qualité de l'exploitation et en optimiser le rendement.
Les opérateurs du secteur concentrent leur activité sur la recherche des sites les plus actifs.
Leur capacité à établir et déposer rapidement des dossiers de demande d'AEAT leur permet de
dominer le secteur. Avec le développement d'une telle approche, les chances de voir des
demandes effectuées par des coopératives minières ayant une base communautaire sont très
réduites.
Les opérateurs détenteurs d'AEAT profitent de leur position proéminente dans le secteur pour
conclure des accords avec les entreprises détentrices de permis de recherche (dont
l'approbation est nécessaire), fermant ainsi la porte à des demandes provenant des
communautés elles-mêmes.
Les services régionaux des mines sont sous-dotés en matériel et en ressources humaines. Ils
n'ont par ailleurs pas les compétences pour analyser, par exemple au niveau cartographique,
l'implantation des sites non-déclarés et leur évolution. Ils n'ont pas les moyens de surveiller
l'activité de dizaines de sites dans leurs régions respectives.
Les collectivités locales sont dépassées par les mouvements rapides des sites artisanaux. Elles
n'ont pas la capacité d'encadrement administratif et ne communiquent pas suffisamment avec
les autorités de tutelle (mine et environnement) sur ces problématiques.
Il n'existe pas de politique ni de projet de soutien en faveur d'opérateurs responsables et de
coopératives souhaitant faire une demande d'autorisation d'exploitation artisanale et
traditionnelle.
Conséquences
Le nombre de sites artisanaux déclarés croit proportionnellement avec l'activité, mais la
majorité des sites reste encore informelle, propageant ainsi des pratiques non-durables et à
terme dangereuses pour l'environnement et la santé publique.
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Faciliter l'accès à la légalisation pour des formation des autorités locales et des
entités communautaires qui souhaitent autorités minières et environnementales
obtenir un statut formel de coopérative aux enjeux environnementaux et sociaux
en simplifiant et en accélérant la et aux aménagements possibles des
procédure. exploitations.
Faciliter le dépôt des dossiers de Dotation de matériel didactique pour
demande d'AEAT en permettant un dépôt sensibiliser les mineurs sur le terrain à
dans les services des mines. propos de formalisation de leur activité
Modifier la répartition des recettes des et d'adoption de meilleures pratiques.
taxes ad valorem provenant de la Formation de la DEMAS pour dresser et
production minière de détenteurs d'AEAT maintenir à jour un inventaire des sites
qui ont une vocation communautaire, miniers artisanaux, déclarés ou non, sous
pour les affecter en priorité aux forme de dossier rattachés à une position
collectivités locales. Ces dernières ont la géographique déterminée.
charge de mettre en œuvre un plan de Information technique des opérateurs
développement communautaire qui est miniers, privés et communautaires qui
discuté de manière concertée avec les détiennent des AEAT sur la volonté de
groupes représentant la communauté. l'État de formaliser le secteur en
introduisant de meilleures pratiques.
Administrative Financière
Gestion décentralisée de l'observation et Rendre effective la répartition des taxes
l'encadrement des sites miniers perçues de la production des sites
artisanaux (voir fiche B2). miniers artisanaux pour assurer un
Faiblesses constatées
Des permis miniers se superposent avec les aires protégées.
Non mise à jour du cadastre minier
Pas de carte des aires protégées à jour
Les mineurs (mine artisanale) pénètrent dans les aires protégées
Explication probable
Certaines aires protégées de petite taille ne sont pas incluses au cadastre
La délimitation des aires protégées n’est pas toujours très précise
Le cadastre n’est pas à jour en matière d’aménagement du territoire
Inexistence des zones tampons dans certaines aires classées
Déficit de communication entre les services du cadastre minier (MME), le service domanial
(MEF) et le Ministère de l’environnement et du développement durable (MEDD)
Conséquences
Plus de 10% de la totalité des AP sont touchés par des permis de recherche
Suite aux recherches dans ou à proximité des AP il y a dans plusieurs cas l’envahissement des
AP par des orpailleurs qui sont difficilement contrôlables
Dégradation rapide du couvert végétal à l’intérieur des AP affectées
Disparition, voire extinction de certaines espèces
Dégradation des écosystèmes
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Mention claire de l'exclusion de toute Mettre en place un mécanisme technique
activité minière dans les AP et sur une qui permettrait d'intégrer les coordonnées
zone tampon de 100m au périmètre exactes des AP telles que fournies par le
de ces aires, peu importe leur statut Ministère de l'Environnement.
Administrative Financière
Mettre en place un comité ad-hoc
mine-conservation qui permettra de
réviser et de mettre à jour la
Modification du Décret Inclure dans le décret les obligations de respect Avant le 15 mars PADSEM Modification du décret Pas de coût
n°2005-047/PRES/PM/MCE des AP et des périmètres de protection et 2014 MEDD-MEM
augmenter le coût des permis de recherche et
d’AEAT pour permettre de réaliser les contrôles
environnementaux
Création du comité ad-hoc Création du comité, définition de ses termes de Avant le 31 mars PADSEM Définition et délimitation de l’ensemble 3 000
Mine- Conservation références 2014 BUNEE des aires protégées et réserves qui
Animation des réunions de travail devront figurer comme exclues dans le
cadastre minier
Intégration de la gestion des Inclure aux TDR l’intégration dans le système de Avant la PADSEM Le cadastre est en lien avec les Aucun coût
obligations gestion des permis de la prise en compte des finalisation de la obligations environnementales et les
environnementales aux TDR obligations environnementales demande de données sont transférées de façon
du futur système du cadastre proposition systématique du BUNEE vers le Cadastre
minier et vice-versa
Extraire les 10% des AP sous Intégrer dans la gestion du cadastre un contrôle Avant la fin du MEDD et PADSEM Un équipe mixte MEM /MEDD va vérifier 45 000
permis de recherche systématique et ferme de tous les permis qui PADSEM sur le terrain tous les permis minier qui
touchent aux AP et zones tampons touchent aux AP et confronte ses
observations/enquêtes aux déclarations
des détenteurs. En cas de défaillance le
permis est résilié.
Création du Comité Définition de la composition, du D'ici le 30 avril Cadastre, Mines, Environnement, Pour mémoire
Interministériel fonctionnement, des attributions du comité 2014 Ministère de l'Administration (PM)
Territoriale Décentralisée
Missions de terrain Vérification des données fournies par les Dès réception des Cadastre, Mines, Environnement, PM
promoteurs dossiers Ministère de l'Administration
Territoriale Décentralisée
Session du Comité Détermination des coûts des prestations selon Dès réception des Promoteur PM
le type de dossier à analyser et la répartition dossiers
des fonds
Fiche thématique C2 : ÉTABLISSEMENT D’UNE DIRECTIVE POUR L’EXPLORATION DANS LES ZONES
FORESTIÈRES ET AUTRES ZONES SENSIBLES
Faiblesses constatées
Des interventions de recherche minière se font dans les zones forestières et autres milieux
écologiquement sensibles sans que des analyses environnementales soient réalisées et sans
qu’aucune obligation environnementale ne soit donnée au promoteur / permissionnaire
Explication probable
Les activités de recherche minière ne sont pas considérées comme dommageables pour
l’environnement
Conséquences
Les zones forestières subissent de plus en plus de pressions diverses
Une détérioration du couvert forestier se fait rapidement lors d’exploration par forage et par la
suite on trouve souvent les orpailleurs qui s’accaparent des terrains
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
La nouvelle loi sur l’environnement Les autorités environnementales
donne l’occasion de reprendre le décret capitalisent sur les expériences
2001-342 pour intégrer soit la protection d'exploration passées et récentes et
des milieux sensibles ou l’obligation de effectuent le bilan des impacts
produire des notices d’impact pour les environnementaux de ces opérations
programmes de recherche minière
Les autorités minières sont sensibilisées
réalisée par forage
sur les zones à haute valeurs de
biodiversité et sur l'importance de la
conservation de certaines zones.
Administrative Financière
Produire une directive qui permettrait des sanctions financières sont prévues
d’encadrer les travaux de recherche pour les opérateurs qui ne respectent pas
minière dans les zones sensibles les dispositions concernant les zones
forestières et les zones sensibles.
Objectif
Limiter les impacts significatifs du secteur minier sur les zones forestières et les zones
écologiquement sensibles qui ne sont pas des aires protégées
Interdire à terme les activités dans les aires protégées
Résultats attendus
Les activités de recherche par forages et/ou excavation dans les zones forestières reconnues
comme telles par le ministère responsable des forêts sont encadrées de façon à réduire leurs
incidences négatives sur les zones écologiquement sensibles.
Il n'y a plus d'activités dans les aires protégées
Le code minier et le code de l'environnement ont harmonisé la définition de « zones
sensibles ».
Actions envisagées
Identification des zones forestières et écologiquement sensibles par le MEDD
Rédaction d’une directive encadrant les activités de recherche minière par forage et/ou par
excavation
Intégration des zones forestières et écologiquement sensibles dans les nouveaux cadastres
Définition de la procédure qui permettra de suivre la mise en œuvre de la directive
S’assurer que lors de la mise à jour du décret portant champ d’application, contenu et
procédure de l’étude et de la notice d’impact sur l’environnement, les zones sensibles et/ou les
recherches minières par forage fassent l’objet de la préparation d’une notice environnementale
Harmoniser la définition de zones classées ou sensibles dans le code minier avec celle d'aires
protégées prévues dans le code de l'environnement
Ne pas renouveler les permis / AEAT déjà superposés aux aires protégées.
Indicateurs de résultat
Indicateur n°1 : À partir de 2015 les travaux de forage et d’excavation dans les zones sensibles sont
encadrés par une directive
Indicateur n°2 : Les zones forestières d’importance et les zones sensibles sont identifiées et
intégrées dans le nouveau système de cadastre minier
Indicateur n°3 : La définition des zones sensibles est la même dans les deux codes
Indicateur n°4 : Le nombre de permis / AEAT octroyés est en baisse
Identification des • identifier et Avant le 15 MEDD Le MEDD identifie et sélectionne les zones forestières et Aucun coût
zones forestières sélectionner les zones mai 2014 sensibles qui méritent d’être protégées et qui peuvent
et sensibles forestières et sensibles être affectées par des explorations minières
• Cartographier ces Ce travail peut se faire simultanément à celui à réaliser
zones forestières et pour les AP (thématiques C1)
sensibles
Rédaction d’une • Rédiger la directive Avant le 15 Comité ad hoc Préparer une directive qui permette de limiter les 3 000
directive et de la • Rédaction de la juillet 2014 mine conservation perturbations par les activités de forage dans les zones
procédure de procédure sensibles et développer une procédure qui permette les
vérification échanges d’information et le suivi sur les travaux qui
seront menés dans ces zones sensibles.
Mise à jour du • Intégration de la Le futur décret intègre la notion de zone sensible pour Aucun coût
décret notion de zones sensibles les déclenchements des outils de gestion
dans le décret environnementale et sociale
Faiblesses constatées
L’approche d’appui aux localités des sociétés minières dans le cadre de leur action en matière de
responsabilité sociale et environnementale n’est pas toujours en lien avec les plans communaux de
développement. Les actions sont souvent menées selon les demandes des mairies, le niveau de
communication des actions n’est pas constant. La transparence dans l’attribution des appuis et des
actions menées n’est pas équivalente d’une société à l’autre.
Les populations ne sont pas informées du mode de prise de décision concernant les appuis des
sociétés minières à leur collectivité et cela peut créer des frustrations et de mauvaises
interprétations.
Le taux de réalisation physique des plans communaux de développement est faible (ex : environ
13% pour un taux d’exécution financière de 13,50%. région de Sud-ouest (DREP-RSO)).
La contribution des sociétés minières à la réalisation des Plans Communaux de Développement
(PCD) est négligeable alors que l'adoption des dispositifs réglementaires concertés permettrait
d'assurer une bonne performance des PCD.
Explication probable
Les sociétés minières ne développent pas une approche sociale détaillée avec des appuis à la
maitrise d’ouvrage ou des approches complexes de développement communautaire. Elles
considèrent seulement des appuis financiers qui sont plus faciles à réaliser.
La capacité des communes en matière de maitrise d’ouvrage et/ou de développement
communautaires est faible.
Aucun dispositif légal ou réglementaire n'existe pour engager les sociétés minières industrielles à
des appuis directs pour la réalisation des PCD.
Conséquences
Les appuis des sociétés minières ont peu de retombées et ne sont pas toujours durables
Les populations des collectivités touchées ne sont pas au courant des appuis des sociétés minières
et ne peuvent pas interpeller les élus/dirigeants sur l’effectivité et l’usage de ces appuis
L'action des sociétés minières n'est pas nécessairement en lien avec les plans communaux de
développement et les besoins collectifs
Les appuis des sociétés minières peuvent entrainer des impacts induits (migration spontanée,
augmentation des frais fixe pour la commune, etc. ) non identifiés
Les conseils communaux qui assurent la maîtrise d'ouvrage pour les investissements ne peuvent
jouer convenablement leur rôle dans les suivis-contrôles des réalisations des ouvrages.
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Administrative Financière
Les sociétés minières développent des
accords écrits et publics avec les
communes sur la base d’un canevas qui
est à intégrer dans les TDR des EIES sous
forme de directive
Ces appuis doivent être analysés dans le
cadre de L’EIES comme des activités
reliées à l’exploitation de la Mine à titre
d’impact cumulatif le cas échéant
Résultats attendus
Un appui transparent et durable des sociétés minières au développement des communautés locales
Actions envisagées
Développement d’une directive qui intègre les éléments de base pour permettre aux sociétés minières de
faire un accord avec les collectivités locales qui soit à la fois transparent, juste et opérationnel.
Mettre en place une structure interministérielle d'accompagnement des entreprises pour la facilitation
de la mise en œuvre d'une politique de responsabilité sociale et de dialogue avec les communautés
environnantes.
Indicateurs de résultat
Indicateur n°1 : Une directive définissant les grandes orientations du protocole d’entente des sociétés
minières avec les collectivités décentralisées est disponible dans les 6 mois suivant le démarrage de l'activité
Indicateur n°2 : La directive est transmise à tout nouveau projet minier qui réalise une EIES à partir du
second semestre de l'activité.
Indicateur n°3 : 50% des sociétés minière en exploitation adhèrent au principe et produisent un
protocole avec les collectivités locales concernées avant la fin de la première année de la mise en place de
l'activité.
Facteurs de risque
Les sociétés minières en exploitation n’adhèrent pas au principe
Production de la directive pour • Le MEDD produit une Avant le 30 MEDD, MEM, La directive est produite et validée après 3-4 6 000
l’intégration des appuis des ébauche de directive juin 2014 Chambre des réunions multi-acteurs
sociétés minières dans le • Le MEM prépare une Mines,
processus de développement série de réunions qui Collectivité locale,
des collectivités implique les acteurs MATD
pour la production de
la directive finale
Intégrer la directive dans les À partir de BUNEE À partir de juillet 2014, les sociétés minières Pas de coût
TDR des futures EIES juillet 2014 auront pour obligation d’intégrer et
d’analyser les appuis au développement local
dans leur EIES
Demander aux sociétés À partir de BUNEE Des sociétés avec des programmes RES Pas de coût
minières en exploitation juillet 2014 MEM seraient peut-être intéressées à utiliser la
intéressées de produire un nouvelle directive pour établir des relations
protocole à partir de la durables avec les collectivités
directive
Faiblesses constatées
Très peu d’argent est investi par l’État dans les zones de mines industrielles
La fermeture des mines industrielles bouleverse l’économie locale et souvent la laisse déstructurée
et des villages complets peuvent être abandonnés par leurs habitants notamment si l’économie
était en grande partie liée à la société minière.
Le pays n’investit pas dans des projets de développement durable
Les plans de fermeture sont essentiellement composés de plans de réhabilitation des sites miniers,
sans envisager l'utilisation post-mine du territoire.
Explication probable
Le secteur minier est nouveau, les décideurs et planificateurs du pays n’ont pas encore pris toute
l’ampleur du phénomène associé à ces systèmes de production
Les premières mines fermeront en 2014 et les problématiques se feront sentir quelques mois après
la fermeture
Conséquences
La reprise du territoire et l'occupation des sols après la fin de la mine et la réhabilitation n'est pas
envisagée.
Une spéculation sur les terres libérées peut avoir lieu alors que le principe voudrait que les terres
soient rendues dans un processus organisé aux communautés riveraines.
La libération des terres peut donner lieu à la mise en place d 'autres activités commerciales sans
impacts pour les communautés ou avec des usages qui empêchent les communautés locales de
reprendre possession des terres dont ils ont été exclus pendant la durée de vie de la mine.
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Créer un fonds et un organisme de
gestion du fonds
Administrative Financière
Création d’un fonds de développement durable
Plan de l’Action Stratégique n°D2 : FONDS DE RÉHABILITATION ET PROMOTION DE PROJETS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE
Création d’un fonds • Créer les aspects Avant fin 2014 MEM et MEDD Un fond est créé, les textes de 10 000
financier de institutionnels du fonds constitution sont préparés et votés
développement à lier avec celui défini
durable dans l'axe A4
Création d’une entité • Définir un comité de Avant fin 2014 MEM, MEDD et MEF Une entité est créé, elle prend 3 000
de gestion et gestion dans son comité de gestion autant
d’attribution de fonds • Mise en œuvre et suivi l’ensemble des acteurs , collectivité
auprès des projets des projets appuyés locale, ONG, société minière ,etc.
éligibles par cette même entité
Mise en place de • Définir les critères Avant fin 2014 MEDD, Chambre des Le comité de gestion définie 5000
grilles de critères pour d'éligibilité des projets Mines d’éligibilité des projets
l'éligibilité des projets
d'appui du fonds
Faiblesses constatées
Insuffisance d’interventions de lutte contre le VIH/Sida et les IST dans les zones minières
Absence d’analyse sur l’impact du VIH dans la production minière
Développement de zones de prostitution et de proxénétisme dans et aux alentours des zones
minières et à l'intérieur des camps
Persistance des préjugés
Explication probable
Faible implication des sociétés minières dans la lutte contre le VIH/Sida et les IST
Faible implication des autorités administratives des zones minières par manque de moyens
Faible implication des autorités coutumières et religieuses des zones minières
Faible analyse du risque lié au VIH dans la production minière
Aspect non correctement traité dans les EIES des projets
Consommation de stupéfiants et d'alcool
Conséquences
Rapports sexuels non protégés
Taux de séropositivité élevé dans les zones minières
Baisse de la productivité liée à la maladie
Déperdition scolaire et baisse de la scolarisation
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Introduire dans les TDR des EIES l’obligation de
prendre en compte les risques de transmission
du SIDA
Administrative Financière
Plaidoyer auprès des sociétés minières pour le
financement d’interventions de lutte contre le
Sida
Plaidoyer auprès des autorités administratives,
religieuses et coutumières des zones minières,
pour leur implication dans la lutte.
Résultats attendus
Les aspects liés au VIH-SIDA sont traités dans les PGES de chaque projet minier
Le MEM est conscient du problème lié à la transmission du VIH-SIDA sur les sites d’exploitation minière et
met en place des actions sur le terrain, coordonnées avec d'autres administrations pour informer et lutter
contre l'expansion du VIH-SIDA et des IST.
Actions envisagées
La partie concernant les mines industrielles peut être aisément réglée avec l’axe stratégique A5.
Le BUNEE peut dès janvier 2014 s’assurer que la problématique VIH-SIDA soit incluse aux TDR des
nouveaux projets miniers en attendant les TDR standards
Pour ce qui est de la problématique avec les exploitations artisanales, elle peut être en partie réglée
avec l’axe stratégique B1 pour ce qui a trait à la sensibilisation. Toutefois, une approche plus formelle
pourrait être faite avec un PTF.
LE MEM et le programme national SIDA s’allient pour la recherche d’un PTF pour développer un
programme de sensibilisation au niveau des sites d’exploitations minières.
Indicateurs de résultat
Indicateur n°1 : A partir de 2014 tous les TDR de nouveaux projets de mines industrielles intégreront
les aspects VIH-SIDA
Indicateur n°2 : Un programme de sensibilisation VIH-SIDA adaptée aux sites d’exploitation artisanale
est fonctionnel avant fin 2014
Facteurs de risque
La chute du cours de l'or sur le plan international
Fiche thématique E2 : réduction de l'usage des produits chimiques dans la mine artisanale et des
explosifs dans la mine artisanale
Faiblesses constatées
L'intensification de l'activité minière artisanale s'accompagne d'une augmentation importante
de l'usage du mercure et depuis quelques années du cyanure, des explosifs et d'acides
concentrés générant des risques environnementaux forts et à long terme.
Le mercure et le cyanure et des explosifs sont vendus au marché noir aux mineurs à des prix
très élevés qui réduisent leurs gains.
Le mercure et le cyanure et des explosifs sont facilement disponibles sur les sites d'exploitation
minière, qu'ils soient légalisés avec une autorisation ou non.
La manipulation de ces produits se fait sans aucune protection personnelle des opérateurs ni
des éventuels observateurs extérieurs.
Le cyanure connait un tel développement que plusieurs dizaines de stations de traitement
peuvent être installées sur un même site.
Les restes de mercure et de cyanure sont rejetés à même le sol ou dans les cours d'eau.
Les installations ne sont généralement pas protégées contre les déambulations des animaux ni
interdites aux personnes extérieures non informées.
Les autorités de tutelle n'ont pas d'idée précise des volumes utilisés de ces produits ni de
l'extension des impacts et des risques. C'est en cas d'accident que des informations
parcellaires parviennent à la connaissance des autorités.
Circulation incontrôlée des explosifs
Insuffisances de contrôle dans l'utilisation des explosifs, du mercure et du cyanure.
Explication probable
Le mercure et le cyanure et les explosifs entrent dans le pays selon des filières bien organisées
et l'approvisionnement suit le chemin inverse de celui de l'or. Les collecteurs réalisent ainsi un
double bénéfice, d'abord en vendant les intrants, puis en achetant l'or à prix bas.
Insuffisance de contrôle des sites miniers artisanaux sur le plan environnemental et sur le plan
administratif. Les activités sont organisées par les mineurs eux-mêmes, les opérateurs prenant
la plupart du temps le rôle de collecteurs et fournisseurs d'intrants pour la séparation.
Les collecteurs financent aussi très souvent des stations clandestines de traitement au
cyanure, dont le fonctionnement consiste à acheter périodiquement les rejets des mineurs
après traitement au mercure.
Le post-traitement au cyanure provoque une accélération de la méthylation du mercure, ce qui
facilite son entrée et sa concentration dans la chaîne alimentaire. La pollution des sols, des
nappes souterraines et des cours d'eau est agravée par cette opération.
Conséquences
L'usage des produits chimiques dans la mine artisanale est en développement incontrôlé.
Il peut, à court terme, provoquer des accidents graves de santé publique, et à long terme
engendrer un passif environnemental que l'État aura à régler pour protéger la santé et
l'environnement des citoyens.
L'insuffisance de contrôle bénéficie aux collecteurs d'or et contribue à maintenir les filières
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Modifier la réglementation pour introduire Favoriser l'amélioration des techniques
en priorité un contrôle des filières de gravitaires actuellement utilisées pour la
mercure en pénalisant fortement non pas concentration de l'or dans le minerai
l'usage mais la commercialisation en
Développer et mettre à disposition du
fraude du mercure afin de favoriser des
public un ensemble d'informations sur
filières officielles avec des prix
les techniques disponibles pour réduire
représentatifs du marché.
les émissions de mercure dans la phase
Intégrer l'usage contrôlé des produits
de séparation et pour traiter le minerai
chimiques dans le cahier des charges
sans aucun produit chimique
associé aux AEAT.
Interdire strictement l'usage du cyanure et Favoriser l'utilisation de matériel de
sanctionner fortement les installations traitement du minerai sans mercure par
clandestines. Autoriser son usage le développement de filières de
uniquement par dérogation spéciale pour fabrication nationale ou par
des opérateurs faisant la preuve de leurs l'importation de matériel
capacités techniques. Favoriser la formation de techniciens aux
Définir et mettre en application le PAN sur problématiques techniques
Administrative Financière
Développer des programmes de Mettre en place des fonds de garantie
sensibilisation sur les risques de santé et permettant de faciliter l'accès au
environnementaux liés à l'usage du financement de petites exploitations
mercure et du cyanure à l'attention de minières responsables souhaitant
tous les acteurs concernés acquérir du matériel performant.
(administrations, associations, ONG, Instituer sur le long terme un label
syndicats, opérateurs et mineurs) récompensant les opérateurs
Développer pour les administrations de performants. Ce label serait reconnu par
tutelle des procédures de contrôle sur la les institutions bancaires et donnerait
mise en œuvre effective de mesures de entre autres avantages, un accès plus
réduction des usages et des émissions de facile à des prêts bancaires.
mercure Supprimer les taxes à l'importation pour
Mettre en place des mesures d'appui et le petit matériel minier de traitement
d'accompagnement des opérateurs dans gravitaire (sluices, centrifugeuses,
l'utilisation de techniques réduisant les spirales, tables vibrantes, etc.).
émissions de mercure et d'autres
n'utilisant ni mercure ni cyanure.
Faiblesses constatées
Insuffisance de la culture de sûreté et de protection radiologique
Insuffisance d’un état des lieux de la radioprotection au Burkina Faso
Les jauges nucléaires obsolètes sont parfois conservées de façon inappropriée
Certains utilisateurs n’ont pas un contrat de retour des sources après usages
Explication probable
Insuffisance de formation des utilisateurs des sources de rayonnements ionisants
Faible analyse du risque lié aux rayonnements ionisants par les utilisateurs
Manque de dispositif de stockage (bunker) des sources de rayonnements obsolètes
Absence de texte d’application de la loi 032 portant sureté, sécurité nucléaire et garanties au
Burkina Faso
Conséquences
Des accidents graves de santé publique et environnementaux peuvent survenir
Accessibilité plus ou moins facile pour des personnes malveillantes à utiliser ces matières à des fins
terroristes
Améliorations possibles
Réglementaire Technique
Adopter le décret portant principes Disposer d’un bunker pour la gestion sûre et sécurisé
généraux de protection des travailleurs, de la de ces matières radioactives
population et de l’environnement contre les Disposer de plus d’équipement de détection et de
dangers des rayonnements ionisants mesure des rayonnements ionisants
Adopter le décret portant gestion des Former les utilisateurs et les personnes travaillant à
déchets radioactifs au Burkina Faso proximité de ces sources sur les dangers des
Adopter le décret portant transport des rayonnements ionisants
matières radioactives au Burkina Faso
Administrative Financière
Développer des programmes de Mettre en place un fonds national de déclassement
sensibilisation visant à promouvoir une culture des installations radiologiques et de
de sureté radiologique dans les mines gestion des déchets radioactifs.
Action Stratégique E3 : optimiser la radioprotection dans les sites industriels (jauges radioactives)
Objectif
L'objectif principal de l’optimisation de la radioprotection dans le secteur minier est de protéger les
travailleurs professionnellement exposés et l’environnement contre les effets néfastes liés à l’utilisation des
sources de rayonnements ionisants.
Résultats attendus
Un état des lieux de la radioprotection dans le secteur minier est établi
Une culture de sûreté et de protection radiologique est acquise par les miniers, au moyen de la
sensibilisation et du contrôle
Les sources de rayonnements ionisants sont sécurisés
Des équipements (1 inspector 1000 et un radeye) sont acquis pour le contrôle
Actions envisagées
Des formations et sensibilisations sur les dangers des sources de rayonnements ionisants et la sécurité
des sources radioactives sont nécessaires
Un état des lieux de la radioprotection dans le secteur
La construction d’un bunker pour la sécurisation des sources orphelines et des sources n’ayant pas un
contrat de retour
L’acquisition d’un inspector 1000 et un Radeye pour le contrôle des sources.
Indicateur de résultats
Indicateur n°1 : Nombre de personnes formé sur les dangers des rayonnements ionisants et la sécurité
des sources
Indicateur n° 2 : Un document sur l’état des lieux de la radioprotection dans le secteur minier est établi
Indicateur n°3 : Un bunker est acquis pour la gestion des sources orphelines ou obsolètes
Indicateur n°4 : Un inspector 1000 et un Radeye pour le contrôle des sources sont disponibles.
Facteurs de risque
Insuffisance de moyens financiers
Lenteur administrative.
Plan de l’action stratégique n°E3: optimiser la radioprotection dans les sites industriels
Formation/sensibilisation sur les Mettre au point un Janvier 2015 MEDD, ARSN, MEM, Formations / 100 000
dangers des rayonnements ionisants planning de sessions et PADSEM sensibilisations assuré
et la sécurité des sources radioactives réalisation des sessions de par les experts locaux
formations en matière de
radioprotection
Un état des lieux de la Recruter un consultant Février 2015 MEDD, ARSN, MEM, 150 000
radioprotection dans le secteur minier pour la mise en œuvre PADSEM, forces de
l’ordre
La construction d’un bunker pour Recruter un consultant Janvier 2016 MEDD, ARSN, Procédure de indéterminé
la sécurisation des sources orphelines pour la mise en œuvre PADSEM, consultant, recrutement de
et des sources n’ayant pas un contrat AIEA, opérateurs privés consultant lancée en
de retour octobre 2014
Faiblesses constatées
Le système de cadastre actuel n’a aucun lien avec la gestion environnementale
Le gestionnaire du cadastre n’a pas de base d’information qui lui permette de gérer le cadastre selon l’état
d’avancement des autorisations environnementales nécessaires à ses fonctions
Explication probable
Les concepteurs n’ont pas pris en compte les textes de gestion environnementale et sociale du secteur
Conséquences
Le gestionnaire du cadastre n’a pas de visibilité sur les démarches environnementales et aucun lien
documenté ne peut être fait dans la base de données entre la gestion du cadastre et les autorisations
environnementales obtenues ou à obtenir
Améliorations possibles
Faiblesses constatées
Les documents relatifs aux études d’impacts environnemental et social et les autorisations
environnementales qui en découlent sont difficile d’accès et ne sont pas considérés comme publiques
contrairement aux dispositions légales
Explication probable
La non connaissance des règles de base en matière des divulgations des documents relatifs à la protection
de l’environnement
Le promoteur qui demande à ce que les EIES ne soient pas rendues publiques
Conséquences
Il y a une mauvaise perception du secteur minier qui est considéré comme un milieu opaque
Les populations riveraines n’ont pas accès aux informations de base et ne peuvent assurer un contrôle
citoyen sur la base des engagements réels des sociétés
Code de l’environnement
Article 7 :
◦ Toute personne intéressée a le droit d’accéder aux informations relatives à l’environnement sous réserve des
restrictions légales ou réglementaires en vigueur.
Article 8 :
◦ Les populations locales, les organisations non gouvernementales, les associations, les organisations de la société
civile et le secteur privé ont le droit de participer à la gestion de leur environnement. Ils participent au processus
de décision, d’élaboration, de mise en œuvre et d’évaluation des plans et programmes ayant une incidence sur
leur environnement.
◦ Les populations locales exercent un droit d’usage sur les ressources naturelles. Ce droit d’usage leur garantit
notamment l’accès aux ressources génétiques ainsi que le partage des avantages liés à leur exploitation.
Améliorations possibles
Toute les EIES et les permis environnementaux doivent être numérisés le cas échéant et rendus disponibles au
téléchargement par le site web qui sera réalisé au niveau de l’axe stratégique A1.
Des exemplaires papiers complets de ces documents sont rendus disponibles au niveau de chaque collectivité territoriale
qui a sur son territoire une société minière
Les principales données géo-référencées d’importance incluses aux EIES devraient être portées au SIG du BUNEE qui sera
construite dans le cadre de l’axe stratégique A1
Cette diffusion d’information devrait être rendue publique à chaque fois qu’une nouvelle EIES est en analyse au BUNEE