Convert - Muscle by Riath
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PLAN GENERAL
INTRODUCTION
I- BASES STRUCTURALES DU MUSCLE STRIE SQUELETTIQUE
II- COMPOSANTS CHIMIQUES DU MUSCLE STRIE SQUELETTIQUE
III- MECANISMES DE LA CONTRACTION DU MUSCLE STRIE SQUELETTIQUE
IV- ENERGIE
V- CONTROLE DE LA CONTRACTION
VI- EXPLORATION
VII. PHYSIOPATHOL0GIE
VIII- LE MUSCLE LISSE
CONCLUSION
INTRODUCTION
1- Généralités
La motricité est une fonction du système nerveux et de l’effecteur musculaire, elle génère des
mouvements.
La motricité est possible grâce à la présence de fibres musculaires striées organisées en
muscles associés à des éléments du squelette. Les mouvements sont de simples réponses à des
stimulations sensorielles, ils constituent alors des réflexes. Les mouvements assurent le
maintien de la posture de l’organisme ainsi que des activités rythmiques comme la
locomotion, la respiration, le pompage du sang, etc.
Les mouvements du corps conscients ou inconscients sont liés à des contractions musculaires
dont les modalités temporelles et spatiales sont contrôlées par le système nerveux central
(SNC).
Dans l’organisation générale de la motricité squelettique, ils y a 3 systèmes sensoriels qui
informent en permanence le cerveau sur les mouvements et la position spatiale de la tête, des
membres et du corps ; un de ces systèmes est le système sensoriel musculaire placé dans les
muscles et les articulations, c’est ce système qui constitue l’objet de la leçon.
La motricité somatique est l’ensemble des fonctions qui mettent en mouvement le squelette.
Les organes effecteurs de la motricité somatique sont les muscles squelettiques qui s’insèrent
sur les os par des tendons.
Les muscles squelettiques sont de plusieurs types et diffèrent par leur fonction anatomique
(muscle fléchisseur ou extenseur) et par leurs propriétés contractiles (contraction rapide ou
lente, fatigabilité). La force contractile développée par les muscles squelettiques tend à faire
pivoter les os autour des articulations.
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Les muscles squelettiques sont des organes spécialisés dans le développement d’une force,
sous le contrôle du système nerveux (SN).
2- Définitions
a- Le muscle est un tissu composé de cellules appelées myocytes ou fibres musculaires,
dotées de propriétés leur permettant de se contracter et de se relâcher alternativement en
réponse aux stimulations qui leur sont appliquées.
b- La contraction musculaire est le processus par lequel un muscle, sous l’effet d’une
stimulation adéquate modifie sa longueur par un raccourcissement ou par un étirement.
3- Intérêt
Le muscle possède des propriétés qui sont:
- l’excitabilité : le muscle reçoit un stimulus et réagit à ce stimulus
- la contractilité : le muscle est capable de se raccourcir et de s’épaissir
- l’extensibilité : le muscle est capable de s’allonger
- l’élasticité : le muscle est capable de reprendre sa forme initiale après contraction ou
étirement
a- La production de mouvements :
Les mouvements peuvent être des mouvements apparents
Les mouvements peuvent être inapparents
b- Le maintien de la posture
- position assise ;
- position couchée ;
- station debout
c- Le dégagement de chaleur
Dans le myocyte, les nutriments provenant de la digestion des aliments et de l’absorption
sont oxydés pour produire de l’eau, du dioxyde de carbone, de l’énergie chimique ainsi que
de l’énergie calorique qui contribue à maintenir constante la température corporelle.
Grâce à ces fonctions, le muscle participe au maintien de l’homéostasie corporelle.
La contraction musculaire est aussi un élément de survie de l’organisme
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Le type de commande nerveuse :
- une commande volontaire par le système nerveux somatique pour le muscle strié
squelettique ;
- une commande involontaire par le système nerveux végétatif pour les muscles cardiaque et
lisse.
d- Les myofibrilles
La myofibrille est la sous-unité de la fibre musculaire.
C’est l’unité contractile de la fibre
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Le myocyte contient des centaines ou des milliers de myofibrilles, en suspension dans le
sarcoplasme. La myofibrille est composée de filaments de protéines contractiles,
principalement de l’actine (filaments fins) et de la myosine (filaments épais). Chaque
myofibrille est composée d’à peu près 1500 filaments de myosine et 3000 filaments d’actine
placés côte à côte. Les filaments sont de grosses protéines polymérisées, responsables de la
contraction musculaire.
Dans la myofibrille, les filaments d’actine et de myosine se chevauchent partiellement
Sur la surface des filaments de myosine, on note de petites saillies appelées ponts
transversaux. Ces saillies sont présentes sur toute l’étendue de la fibre exceptée en un point
situé juste au niveau de son centre. C’est l’interaction entre les ponts transversaux et les
filaments d’actine qui provoque la contraction. Les extrémités des filaments d’actine sont
attachées à une structure appelée disque Z.
A partir de ce disque, les filaments d’actine s’étendent de part et d’autre, dans 2 directions
opposées et vont se placer entre les filaments de myosine ; le disque Z est composé de
protéines filamenteuses différentes des filaments d’actine et de myosine ; le disque Z réunit
les myofibrilles en les attachant ensemble sur une ligne transversale balayant la fibre
musculaire.
La partie de la myofibrille qui se trouve entre 2 disques Z successifs s’appelle le sarcomère.
Les filaments d’actine et de myosine sont maintenus en place par des molécules filamenteuses
de titine. Chaque molécule de titine a un PM de près de 3 000 000 de Daltons. La structure
filamenteuse la fait se comporter comme un ressort, ses molécules forment le cadre dans
lequel s’alignent les molécules d’actine et de myosine au sein du sarcomère. Lorsque le
muscle est au repos et complètement étiré, le sarcomère a une longueur d’environ 2 µm. Dans
ces conditions, les filaments d’actine ne recouvrent pas entièrement les filaments de myosine.
2- Innervation
Dans près de 98% des cas, chaque fibre est innervée par une seule terminaison nerveuse
située à proximité de la membrane plasmique de la fibre. Les fibres musculaires striées
squelettiques sont innervées par des fibres nerveuses myélinisées qui naissent des
motoneurones de la corne antérieure de la moelle épinière appelés motoneurones alpha.
Chaque fibre nerveuse se divise en plusieurs branches et stimule à la fois, quelques fibres à
plusieurs dizaines ou centaines de fibres musculaires squelettiques.
On appelle unité motrice, l’ensemble formé par une branche terminale de nerf et les fibres
musculaires qu’elle innerve.
Chaque terminaison nerveuse fait jonction avec la fibre musculaire, près du point central de
la fibre et forme ainsi la jonction neuromusculaire (JNM).
Le potentiel d’action (PA) de la fibre se déplace dans les deux directions vers les extrémités
de la fibre musculaire, il y a en général une JNM par fibre.
C’est à travers la JNM que sont transmises les impulsions nerveuses aux fibres musculaires,
cette zone est appelée plaque motrice, le muscle reçoit une excitation grâce à ce dispositif
mais aussi grâce à des récepteurs sensitifs musculaires.
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a- le fuseau neuromusculaire
- situé dans le corps du muscle ; il renseigne le système nerveux sur la longueur du muscle et
sur la vitesse de variation de cette longueur.
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Dans le cytoplasme axonal, se trouvent de nombreuses mitochondries qui assurent
l’approvisionnement en énergie utilisée pour la synthèse du neurotransmetteur excitateur, ici
l’acétylcholine (ACh) qui entraîne l’excitation de la membrane de la fibre musculaire. L’ACh
est synthétisée dans le cytoplasme du motoneurone puis incorporée dans de nombreuses
vésicules de petite taille qui migrent vers la terminaison axonale. A un moment donné, il y a
environ 300 000 vésicules qui se retrouvent regroupées dans une seule terminaison de PM.
Dans la fente synaptique, se trouve une enzyme, l’acétylcholinestérase, capable d’inactiver
l’ACh après sa libération hors des vésicules synaptiques et après son action sur la JNM.
b- la sécrétion d’acétylcholine
Lorsqu’une impulsion nerveuse atteint la JNM, les vésicules d’ACh libèrent par exocytose,
leur contenu dans la fente synaptique. A la face interne de la membrane neuronale, sont
situées des barres denses linéaires. De chaque côté des barres denses, se trouvent des
particules protéiques enchassées dans la membrane neuronale, ce sont des canaux calciques
voltage-dépendants. Lorsque le PA diffuse à l’intérieur de la terminaison neuronale, ces
canaux s’ouvrent et permettent la diffusion de grandes quantités de calcium à l’intérieur de la
terminaison. Les ions Ca²+ à leur tour exercent une attraction sur les vésicules d’ACh qui se
déplacent vers la membrane neuronale adjacente aux barres denses. Certaines de ces vésicules
fusionnent avec la membrane neuronale et vident leur contenu d’ACh dans la fente
synaptique.
b-1- effets de l’ACh sur l’ouverture des canaux ioniques de la membrane post-synaptique :
On trouve de nombreux récepteurs cholinergiques sur le sarcolemme, ces récepteurs sont des
canaux ioniques ACh-dépendants, situés presqu’entièrement près des entrées des fentes sous-
neurales, immédiatement situées en dessous des zones des barres denses, là où les vésicules
d’ACh se vident dans la fente synaptique.
b-2- chaque récepteur est un complexe protéique, d’un PM de 275 000 Da. Le complexe
est composé de 5 sous-unités protéiques, 2 sous-unités alpha et une sous-unité différente, bêta,
gamma et delta. Ces protéines traversent toute la largeur de la membrane en cercle pour
former un canal tubulaire. Le canal reste fermé jusqu’à ce que 2 molécules d’ACh se lient à
chacune des sous-unités alpha. Ceci provoque une modification de configuration et entraîne
l’ouverture du canal. Le diamètre du canal cholinergique est d’environ 0,65 nm, ce qui est
suffisant pour permettre aux cations importants comme Na+, K+ et Ca²+ de se déplacer
facilement à travers l’ouverture.
il y a plus d’ions Na+ qui passent dans les canaux ACh dépendants ;
- il y a 2 cations en concentration suffisamment élevée: ce sont Na+ (LEC +++) et K+ (LIC
+++) ;
- le potentiel très négatif à l’intérieur de la membrane musculaire (-80 à - 90 mV), attire les
ions Na+ vers l’intérieur de la fibre
L’effet principal de l’ouverture des canaux ACh dépendants est de permettre à un grand
nombre d’ions Na+ de pénétrer dans le sarcoplasme. Ce qui crée un potentiel local positif au
niveau de la PM, c’est le potentiel de PM (PPM) qui engendre un PA qui se propage le long
du sarcolemme et provoque ainsi la contraction du muscle.
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b-3- inactivation de l’ACh par l’acétylcholinestérase
L’ACh, une fois à l’intérieur de la fente synaptique, continue d’exciter les récepteurs
cholinergiques aussi longtemps qu’elle est présente. Ensuite, elle est éliminée, selon 2
modalités :
- la plus grande quantité d’ACh est transformée par l’acétylcholinestérase
- une petite quantité diffuse à l’extérieur de la fente et ne sera plus disponible pour agir sur la
membrane de la fibre musculaire.
De plus, la très courte période de temps où l’ACh reste dans la fente synaptique est presque
toujours suffisante pour exciter la fibre musculaire. Ensuite, sa disparition rapide empêche la
ré-excitation du muscle, après que le premier PA de la fibre ait disparu.
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activement réabsorbée à l’intérieur de la terminaison nerveuse pour être réutilisée dans la
formation de nouvelles molécules d’ACh.
La totalité de cette séquence d’évènement se déroule en 5 à 10 millisecondes.
*Toutefois, le nombre de vésicules disponible à l’intérieur de la terminaison nerveuse ne
suffit à transmettre que quelques milliers d’impulsions du nerf au muscle. Par conséquent,
pour un fonctionnement continu de la JNM, les vésicules doivent se reconstituer rapidement.
* Quelques secondes après la fin du PA, des «vésicules garnies» apparaissent dans la
membrane de la terminaison nerveuse, sous l’action de protéines contractiles du cytosol, en
particulier, une protéine appelée clathrine, liée à la membrane dans la zone des vésicules
originelles. Environ 20 secondes après, les protéines se contractent et provoquent le
détachement des vésicules garnies qui vont vers l’intérieur de la membrane, formant ainsi de
nouvelles vésicules. En quelques secondes, l’ACh est transportée dans ces vésicules et elles
sont alors prêtes pour un nouveau cycle de libération d’ACh.
2- Couplage excitation-contraction
C’est la transmission de l’excitation nerveuse à la fibre musculaire, elle entraîne la contraction
de cette dernière.
a- le système tubule transverse-réticulum sarcoplasmique
Les myofibrilles sont entourées par le système tubule tranverse-réticulum sarcoplasmique.
Les tubules transverses sont des invaginations du sarcolemme, perpendiculaires aux
myofibrilles, ils sont ouverts vers l’extérieur et communiquent avec le LEC qui entoure la
fibre musculaire. Les tubules s’embranchent entre eux et forment des plans entiers de tubules
T, s’entrelaçant parmi les myofibrilles. Lorsqu’un PA se répand au niveau du sarcolemme
d’une fibre musculaire, la variation du potentiel diffuse le long des tubules T vers la
profondeur de la fibre musculaire. Les courants causés par ce potentiel autour des tubules
transverses, donnent alors naissance à la contraction du muscle.
Le RS forme un réseau de tubules qui entoure les myofibrilles qui sont séparées en stries
• à la fin de chaque strie on trouve une citerne terminale du RS
• À la jonction entre 2 citernes terminales se trouve un tubule transverse
b- libération des ions calcium par le RS
Il y a à l’intérieur du RS, des ions calcium à une très haute concentration ; une grande partie
de ces ions est libérée lorsque le tubule T est le siège d’un PA. Ceci cause l’ouverture rapide
d’un grand nombre de canaux à calcium. Les canaux restent ouverts pendant quelques
millisecondes, au cours desquels les ions calcium responsables de la contraction musculaire,
sont libérés à l’intérieur du sarcoplasme entourant les myofibrilles.
Les ions calcium libérés à partir du RS diffusent vers les myofibrilles adjacentes, où ils sont
fortement reliés à la troponine, ce qui entraîne la contraction du muscle.
La pompe à calcium
Les ions calcium une fois libérés diffusent parmi les myofibrilles, la contraction musculaire
persiste aussi longtemps que ces ions restent présents à forte concentration dans le liquide
sarcoplasmique.
Une pompe à calcium continuellement active, située dans les parois du RS, assure le pompage
des ions calcium. Cette pompe peut concentrer les ions calcium jusqu’à 10 000 fois. A
l’intérieur du RS, se trouve une protéine appelée calséquestrine qui peut lier 40 fois plus de
calcium présent à l’état ionique, augmentant encore de près de 40 fois la capacité de stockage
du calcium.
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Impulsion excitatrice des ions calcium
La concentration normale, des ions calcium dans le cytosol qui baigne les myofibrilles est trop
faible pour déclencher une contraction musculaire. Par conséquent, au repos, le complexe
troponine-tropomyosine inhibe les filaments d’actine et maintient ainsi un état de relâchement
musculaire.
Par contre, l’excitation complète du système tubule T- RS provoque une libération suffisante
d’ions calcium pour élever la concentration du liquide myofibrillaire, niveau nécessaire pour
une contraction.
b- le filament de myosine
Il est composé de multiples molécules de myosine. Chaque molécule a un PM d’environ
480 000 Da et est composée de 6 chaînes polypeptidiques, 2 chaînes lourdes et 4 chaînes
légères.
Les 2 chaînes lourdes s’enroulent l’une autour de l’autre en formant une double hélice
appelée queue de la molécule de myosine.
Une des 2 extrémités de chacune de ces chaînes est pelotonnée et constitue ainsi une
formation peptidique globulaire appelée tête de la molécule de myosine et 2 de ces têtes sont
posées côte à côte à l’une des extrémités de la double hélice.
Les chaînes légères font partie des têtes de myosine, 2 par tête.
Un des rôles de ces chaînes légères est de contrôler le fonctionnement de la tête pendant la
procédure de contraction musculaire.
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Le filament de myosine est composé d’au moins 200 molécules de myosine organisées de
manière à former une partie centrale appelée corps du filament et de nombreuses têtes qui
débordent à l’extérieur du grand axe du corps ;
Une partie de la portion de la molécule de myosine qui forme l’hélice se dirige avec la tête
vers l’extérieur, formant un bras capable de déplacer la tête vers l’extérieur du corps.
Les saillies formées par l’ensemble des têtes et des bras sont appelées ponts transversaux.
Chaque pont transversal est flexible en 2 points appelés charnières, l’une située à l’endroit où
le bras est rattaché au corps du filament de myosine et l’autre à l’endroit où la tête est attachée
au bras.
Ces bras articulés permettent aux têtes de s’écarter loin ou de se rapprocher étroitement du
corps du filament de myosine. Les têtes articulées participent directement à la contraction.
Le filament de myosine est torsadé de telle sorte que chaque paire de ponts transversaux ait un
déplacement axial de 120 degrés par rapport à la paire précédente, cela permet aux ponts
transversaux d’être orientés dans toutes les directions à partir du filament.
Activité ATPasique de la tête de myosine
La tête de myosine a une fonction d’enzyme ATPasique qui est essentielle pour la contraction
musculaire. Cela permet le clivage de l’ATP et l’utilisation de l’énergie libérée par la liaison
phosphate à haute énergie de l’ATP pour la contraction.
c- le filament d’actine
Il comprend 3 composantes différentes :
- l’actine
L’axe central du filament d’actine est formé par une double hélice d’une protéine, l’actine F,
les 2 brins forment une hélice de la même façon que la molécule de myosine.
Chaque brin de la double hélice se compose de molécules d’actine G polymérisées. On trouve
à peu près 13 de ces molécules dans chaque tour de spire de chaque brin de l’hélice.
Une molécule d’ADP est attachée à chacune des molécules d’actine G. Ces molécules d’ADP
sont les sites actifs sur les filaments d’actine avec lesquels les ponts transversaux vont
interagir pour provoquer la contraction musculaire.
Les filaments d’actine sont solidement ancrés dans les disques Z et pénètrent de part et d’autre
dans les sarcomères adjacents, se plaçant entre les molécules de myosine.
- la tropomyosine
Le filament d’actine contient la tropomyosine. A l’état de repos, les molécules de
tropomyosine reposent sur les sites actifs des brins d’actine empêchant ainsi l’attraction entre
les filaments d’actine et de myosine et en conséquence la contraction.
- la troponine
Le long de chaque molécule de tropomyosine, on trouve une autre protéine, la troponine.
Elle est composée de 3 sous-unités protéiques lâchement reliées entre elles et dont chacune
joue un rôle spécifique dans le contrôle de la contraction musculaire.
• La troponine I a une forte affinité pour l’actine ;
• La troponine T a une forte affinité pour la tropomyosine ;
• La troponine C a une forte affinité pour les ions calcium
La troponine sert à lier la tropomyosine à l’actine.
La forte affinité de la troponine pour les ions calcium amorce le processus de contraction.
En effet, lors de l’activation musculaire, la concentration en ions calcium s’élève à l’intérieur
de la cellule et la troponine liée aux ions calcium déclenche l’action de la tropomyosine qui
permet alors à l’actine de réagir avec la myosine, entraînant la contraction.
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Interaction entre myosine, filaments d’actine et ions calcium pour provoquer la
contraction
Inhibition du filament d’actine par le complexe troponine-tropomyosine : activation par les
ions calcium
Un filament d’actine isolé en absence de complexe troponine-tropomyosine se lie fortement
aux têtes des molécules de myosine en présence d’ions Mg2+ et d’ATP, tous deux
habituellement abondants dans la myofibrille.
• Lorsque des ions calcium se lient à la troponine C, dont chaque molécule peut se lier
fortement à un nombre d’ions calcium pouvant aller jusqu’à 4, le complexe troponine
subit un changement de configuration qui va en quelque sorte tirer sur les molécules
de tropomyosine et les entraîner plus profondément dans le sillon situé entre les 2
filaments d’actine.
En découvrant ainsi les sites actifs de l’actine, cela permet la contraction.
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1- avant le début de la contraction, les têtes des ponts transversaux sont liées à l’ATP.
L’activité ATPasique de la tête de myosine clive immédiatement l’ATP mais laisse les
produits du clivage (ADP, Pi) attachés à la tête. A ce stade, la conformation de la tête
est telle qu’elle est dirigée vers le filament d’actine en adoptant une position
perpendiculaire au grand axe du filament de myosine mais n’est pas encore liée à
l’actine.
2- ensuite, quand le complexe troponine-tropomyosine se lie aux ions calcium, les sites
actifs du filament d’actine sont découverts et les têtes peuvent s’y fixer ;
3- la liaison entre la tête du pont transversal et le site actif du filament d’actine provoque
un changement de conformation de la tête, entraînant l’inclinaison de celle-ci vers le
bras du pont transversal ; le filament d’actine est étiré. L’énergie
4- l’inclinaison de la tête du pont transversal permet la libération de l’ADP et du Pi qui y
étaient liés auparavant et une nouvelle molécule d’ATP peut se fixer sur le site où
l’ADP vient d’être libéré.
5- après que la tête de myosine se soit détachée de l’actine, la nouvelle molécule d’ATP
est clivée, ce qui est le début d’un nouveau cycle
6- ensuite, lorsque la tête, qui a emmagasiné de l’énergie provenant de l’ATP clivé, se
fixe à un nouveau site actif du filament d’actine, elle redevient capable d’engendrer une
nouvelle avancée
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4- Types de contraction
a- Composants élastiques en série de la contraction musculaire
Lorsqu’une fibre musculaire se contracte contre une charge, les parties du muscle qui ne se
contractent pas (c'est-à-dire les tendons, les extrémités du sarcolemme) sont légèrement étirés
lorsque la force augmente. Ainsi, les éléments contractiles du muscle doivent produire un
raccourcissement supplémentaire de 3 à 5 % pour compenser l’étirement de ces éléments.
Les éléments qui se sont étirés pendant la contraction sont appelés composants élastiques en
série du muscle. De nombreuses caractéristiques de la contraction musculaire peuvent être
étudiées en provoquant des secousses musculaires isolées. Il est possible de provoquer la
contraction d’un muscle par l’excitation électrique soudaine du nerf d’un muscle ou en
appliquant un stimulus électrique bref au muscle lui-même, la contraction est brusque, isolée
et dure une faction de seconde.
b- Contraction isométrique
« On dit qu’une contraction est isométrique (à longueur constante) chaque fois qu’un muscle
développe une tension sans changer de longueur» le muscle maintient une charge dans une
position fixe».
Le muscle se contracte contre une force sans que sa longueur diminue, on peut enregistrer les
variations de la force de contraction ;
c- Contraction isotonique
« On dit qu’une contraction est isotonique (à tension constante) chaque fois que la charge sur
le muscle reste constante alors que la longueur subit une variation»
Fibres rapides :
• Ce sont de grosses fibres adaptées à une force de contraction importante ;
• Le RS est très développé, capable de libérer rapidement des ions calcium nécessaires
au démarrage de la contraction ;
• On y trouve des quantités importantes d’enzymes glycolytiques pour une libération
rapide d’énergie par le processus de la glycolyse ;
• Il y a un moindre apport sanguin parce que le métabolisme oxydatif est d’une
importance secondaire ;
• Il y a moins de mitochondries parce que le métabolisme oxydatif est accessoire ;
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Les fibres rapides sont adaptées à des contractions musculaires très rapides et très
puissantes.
Fibres lentes
• Ce sont des fibres fines ;
• Elles possèdent un riche système vasculaire, de nombreux capillaires pour assurer un
apport supplémentaire d’oxygène ;
• On y trouve un très grand nombre de mitochondries pour assurer un métabolisme
oxydatif important ;
• Ces fibres sont riches en myoglobine (hémoglobine du muscle) riche en fer et se
combinant avec l’oxygène pour assurer son transport vers les mitochondries ;
• la myoglobine donne l’aspect rougeâtre au muscle (muscle rouge),
Le muscle pauvre en myoglobine est moins coloré (fibres blanches)
- la sommation spatiale
Lorsque le système nerveux central envoie un faible signal de contraction à un muscle, les
unités motrices les plus petites du muscle, sont stimulées en priorité par rapport aux unités
motrices plus importantes.
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- les modifications de la force musculaire en début de contraction-phénomène de
l’escalier
Lorsqu’un muscle recommence à se contracter après une longue période de repos, sa force en
début de contraction peut être réduite
Ceci veut dire que la force de contraction augmente jusqu’à atteindre un plateau : c’est ce
qu’on appelle le « phénomène de l’escalier ».
ce phénomène est essentiellement lié à une augmentation des ions calcium dans le cytosol
- La fatigue musculaire
C’est une incapacité de contraction du muscle après une contraction préalable.
Une contraction lente et prolongée entraîne la fatigue musculaire.
L’interruption de la circulation sanguine dans un muscle en contraction entraîne une fatigue
musculaire presque complète
- baisse de la réserve d’ATP
- baisse de concentration d’ions Ca++
- baisse de la réserve en glycogène
- baisse de la libération d’ACh
- l’accumulation d’acide lactique,
- baisse d’apport d’oxygène
Sont autant de facteurs favorisant la fatigue musculaire.
B- la glycolyse anaérobie
Elle produit peu de molécules d’ATP pour couvrir les besoins énergétiques.
C- la phosphorylation oxydative
Produit de nombreuses molécules d’ATP, le rendement varie selon le type de substrat oxydé
D- la créatine phosphate
La créatine est particulièrement présente dans le muscle où sa combinaison avec le phosphore
représente une importante réserve d’énergie
V- CONTROLE DE LA CONTRACTION
L’information sensitive est intégrée à tous les étages du système nerveux pour susciter des
réponses motrices appropriées qui sont des réflexes musculaires simples dans la mœlle
épinière, des réponses plus complexes dans le tronc cérébral et des réponses plus élaborées
dans le cerveau. Sans les circuits neuronaux de la mœlle épinière, aucun des systèmes
cérébraux qui contrôlent la motricité ne peut créer le moindre mouvement musculaire adapté à
un but. Aucun circuit neuronal cérébral n’est responsable directement d’un mouvement, les
réseaux qui permettent les mouvements se trouvent dans la mœlle épinière et le cerveau ne
fait qu’envoyer le signal à la mœlle épinière qui déclenche le processus.
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A- Organisation de la substance grise médullaire à l’échelon d’un segment
Les signaux sensitifs pénètrent dans la mœlle épinière par les racines sensitives ou
postérieures. Après avoir atteint la mœlle épinière, chaque signal sensitif a 2 destinations
différentes :
- un contingent du nerf sensitif se termine presque immédiatement dans la substance grise
médullaire et provoque des réflexes locaux segmentaires ;
- un autre contingent du nerf sensitif transmet les signaux vers des structures situées à des
niveaux supérieurs dans le système nerveux (niveaux plus élevés dans la mœlle épinière, dans
le tronc cérébral et le cortex cérébral).
A chaque étage segmentaire de la mœlle épinière (au niveau de chaque nerf rachidien), la
substance grise contient plusieurs millions de neurones.
De manière schématique, il y a 3 catégories de neurones mis en jeu dans la motricité :
• Les neurones sensitifs de la corne postérieure,
• Les neurones moteurs de la corne antérieure (motoneurones)
• Et les interneurones (assurant la liaison entre les 2 groupes)
2- Aspects fondamentaux
La cellule musculaire peut être étudiée in vitro
⚫ par microscopie électronique
⚫ étude histologique de prélèvement de tissu musculaire traité par des marqueurs.
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En ce qui concerne les aspects biochimiques du fonctionnement cellulaire, on peut
diagnostiquer des déséquilibres divers :
Anomalies de la JNM ; déficits enzymatiques
3- Pharmacologie
Il existe des substances qui affectent la transmission au niveau de la JNM.
- la crampe
C’est une contraction involontaire, douloureuse, transitoire d’un groupe musculaire ou d’un
muscle
- le tétanos
C’est une contraction musculaire involontaire, douloureuse d’installation progressive
Débute au niveau des muscles masticateurs puis gagnent la face, la nuque, le tronc et les
membres.
- les convulsions
Ce sont des contractions musculaires involontaires, instantanées, partielles ou généralisées
d’un muscle ou d’un groupe musculaire, elles sont liées à une hyperexcitabilité neuronale.
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