STRUCTURE ET PROPRIÉTÉS DES MATÉRIAUX — SPM
Mécanique Quantique
Orbitales Atomiques
Dr Bruno DANDOGBESSI | Dr Yohan RICHARDSON
Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) — Juin 2026
Densité de probabilité de présence de l’électron Modèle de Schrödinger
En mécanique quantique, l’électron n’est plus décrit par les vecteurs position et vitesse ; il est décrit par une
fonction d’onde, notée Ψ.
Équation de Schrödinger indépendante du temps Équation différentielle
du second ordre à 3 variables
𝐻̂ Ψ = 𝐸 ⋅ Ψ
▶ 𝐻̂ : hamiltonien, opérateur mathématique caractéristique de l’électron (quantité de mouvement, énergie
potentielle) — représente une série d’opérations effectuées sur Ψ
▶ 𝐸 : énergie associée à la fonction d’onde Ψ
▶ Les solutions sont telles que 𝐻̂ appliqué à Ψ donne 𝐸 ⋅ Ψ
Dans le langage des équations aux dérivées partielles,
▶ les fonctions d’onde Ψ solutions sont les fonctions propres de 𝐻̂
▶ les valeurs de 𝐸 correspondantes sont les valeurs propres de 𝐻̂
La résolution donne un nombre discret de couples (𝜓𝑖 , 𝐸𝑖 ), solutions caractérisées par des nombres quantiques.
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Densité de probabilité de présence de l’électron Modèle de Schrödinger
▶ Fonction d’onde : fonction mathématique généralement complexe 𝜓(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) ∈ ℂ caractérisant le
comportement de l’électron en un point 𝑀 (𝑥, 𝑦, 𝑧) à l’instant 𝑡.
▶ À chaque fonction d’onde 𝜓 correspond une énergie 𝐸𝑛 .
▶ Seul le carré du module |𝜓|2 a un sens physique :
𝑑𝑃 = |𝜓|2 𝑑𝜏 avec 𝑑𝜏 = 𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧
représente la probabilité de trouver l’électron dans le volume 𝑑𝜏 autour du point 𝑀 (𝑥, 𝑦, 𝑧) à l’instant 𝑡.
|𝜓2 | est une densité de probabilité de présence de l’électron, ou encore une probabilité de présence par
unité de volume (dimension : probabilité par unité de volume).
La fonction d’onde 𝜓 est l’amplitude de probabilité ; elle peut être positive, négative ou complexe car seul |𝜓|2 = 𝜓 ⋅ 𝜓∗
a une réalité physique.
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Densité de probabilité de présence de l’électron Modèle de Schrödinger
▶ À l’échelle submicroscopique, on ne peut avoir accès qu’à la probabilité de présence de l’électron en un
point de l’espace (on ne peut plus parler d’orbite ou de trajectoire).
▶ L’interprétation probabiliste de 𝜓(𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) lui impose de vérifier certaines conditions physiques :
⇒ Être stationnaire : indépendante du temps pour traduire un état stable — seules certaines fonctions
d’onde sont permises pour un électron dans l’atome
⇒ Être normée : la probabilité de trouver l’électron dans tout l’espace accessible 𝐷 est égale à 1 :
𝑃 = ∭ 𝑑𝑃 = ∭ |𝜓|2 𝑑𝜏 = 1
𝐷 𝐷
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Densité de probabilité de présence de l’électron Modèle de Schrödinger
La résolution de l’équation de Schrödinger appliquée à l’atome d’hydrogène donne un nombre discret de
couples (𝜓𝑖 , 𝐸𝑖 ), solutions caractérisées par des nombres quantiques.
▶ Puisque seules certaines fonctions d’onde sont permises pour un électron dans l’atome et qu’à
chaque fonction d’onde correspond une énergie, l’énergie d’un électron est quantifiée : il ne peut en
posséder que certaines valeurs. La quantification de l’énergie est bien décrite par le modèle de
Schrödinger.
▶ Selon le principe d’incertitude de Heisenberg, il est impossible de localiser l’électron avec précision.
On ne peut donner que la probabilité de le trouver en un point donné de l’espace dans un état
énergétique déterminé. On appelle orbitale atomique la région dans laquelle il est le plus susceptible
de se trouver.
▶ Les fonctions d’onde 𝜓𝑖 solutions sont appelées « orbitales atomiques » : le carré de leur module
représente la densité de probabilité de présence de l’électron correspondant à un niveau d’énergie 𝐸𝑖 .
La résolution de cette équation n’est pas simple (pas au programme). Elle ne peut se faire de façon rigoureuse que pour
un édifice monoélectronique : un noyau de charge 𝑍𝑒 et un électron — cas de l’atome d’hydrogène (𝑍 = 1) et des ions
hydrogénoïdes (2 He+ , 3 Li2+ , 4 Be3+ : arrachement préalable de 𝑍 − 1 électrons).
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Fonctions d’ondes solutions : OA
▶ Pour définir la position d’un électron par rapport au
noyau, on a besoin de 3 coordonnées cartésiennes 𝑍
(𝑥, 𝑦, 𝑧) ou sphériques (une distance 𝜌 et 2 angles 𝜃,
𝜑).
𝑀(𝑟, 𝜃, 𝜑)
⇒ problème : L’énergie potentielle d’interaction avec
le noyau 𝑉 ne dépend que de la distance 𝑟 à ce 𝑟
𝜃
noyau (point fixe) bien qu’elle agisse dans tout
l’espace. C’est une énergie potentielle à symétrie 𝜑 𝑌
𝑂
sphérique. 𝑃
▶ La résolution de l’équation de Schrödinger nécessite le 𝑋
passage en coordonnées sphériques, plus adaptées à
la symétrie du système étudié. Transformation cartésien → sphérique
𝑥 = 𝜌 sin 𝜃 cos 𝜑 𝑦 = 𝜌 sin 𝜃 sin 𝜑 𝑧 = 𝜌 cos 𝜃
Ψ(𝑥, 𝑦, 𝑧) ⟶ Ψ(𝜌, 𝜃, 𝜑)
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Fonctions d’ondes solutions : OA
Système d’étude : électron de l’atome d’hydrogène — Le noyau (proton) est à l’origine.
▶ La résolution de l’équation de Schrödinger conduit à des
𝑍
solutions faisant apparaître 3 nombres quantiques : 𝑛,
ℓ et 𝑚ℓ
𝑀(𝑟, 𝜃, 𝜑)
▶ Les solutions permettent de séparer les variables en
une partie radiale et une partie angulaire :
𝑟
𝜃 Séparation des variables
𝑌
𝑂 𝜑 𝑃 Ψ𝑛,ℓ,𝑚ℓ (𝜌, 𝜃, 𝜑) = 𝑅
⏟ 𝑛,ℓ (𝜌) ⋅ 𝑌
⏟ℓ,𝑚
⏟⏟ (𝜃, 𝜑)
ℓ ⏟ ⏟
Partie radiale Partie angulaire
dépendance en 𝜌 dépendance en 𝜃,𝜑
𝑋
𝑟 : distance à l’origine
𝜃 : angle d’écartement avec 𝑂𝑧
𝜑 : angle de rotation autour de 𝑂𝑧
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Fonctions d’ondes solutions : OA
La probabilité d𝑃 de trouver l’électron dans un volume infinitésimal 𝑑𝜏 centré autour d’un point 𝑀0 de
coordonnées (𝑥0 , 𝑦0 , 𝑧0 ) vaut :
𝑍 Élément de volume en coor. sphériques
𝑀(𝑟, 𝜃, 𝜑) 𝑑𝜏 = 𝑟2 sin 𝜃 𝑑𝑟 𝑑𝜃 𝑑𝜑
dP = |Ψ|2 𝑑𝜏
𝑟 Probabilité de présence
𝜃 𝑑𝑃 = |Ψ|2 𝑑𝜏
𝑌
𝜑 𝑃
𝑑𝜏 : petit élément de volume
𝑋 𝑑𝜏 = 𝑟2 sin 𝜃 𝑑𝑟 𝑑𝜃 𝑑𝜑
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Fonctions d’ondes solutions : OA
La résolution de l’équation de Schrödinger conduit à 3 nombres quantiques : 𝑛, ℓ et 𝑚ℓ .
𝑛 : principal ℓ : secondaire 𝑚ℓ : magnétique
∗
𝑛∈ℕ (𝑛 ≥ 1) 0≤ℓ≤𝑛−1 −ℓ ≤ 𝑚ℓ ≤ +ℓ
Définit la couche (K, L, M…) Définit la sous-couche (s, p, d, f) Définit l’orientation de l’OA
𝑛 ℓ 𝑚ℓ Nb d’OA Sous-couche Couche Nb total d’OA
1 0 0 1 1s K 1
2 0 0 1 2s
L 4
2 1 −1, 0, +1 3 2p
3 0 0 1 3s
3 1 −1, 0, +1 3 3p M 9
3 2 −2, … , +2 5 3d
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Fonctions d’ondes solutions : OA
Premières solutions des fonctions d’ondes
𝑛 ℓ 𝑅(𝑟) ℓ 𝑚 𝑌ℓ,𝑚 (𝜃, 𝜑)
2 𝜌 1
1 0 3/2
exp{− } 0 0 √
𝑎0 2 4𝜋
3/2
1 1 𝜌 3
2 0 √ ( ) (2 − 𝜌) exp{− } 1 0 √ cos 𝜃
8 𝑎0 2 4𝜋
3/2 3
1 1 𝜌 1 ±1 ∓√ sin 𝜃 𝑒±𝑖𝜑
2 1 √ ( ) 𝜌 exp{− } 8𝜋
24 𝑎0 2
1 1
3/2
𝜌 5
3 0 √ ( ) (6 − 𝜌 + 𝜌2 ) exp{− } 2 0 √ (3 cos2 𝜃 − 1)
16𝜋
243 𝑎0 2
3/2 15
1 1 𝜌 2 ±1 ∓√ cos 𝜃 sin 𝜃 𝑒±𝑖𝜑
3 1 √ ( ) (4 − 𝜌)𝜌 exp{− } 8𝜋
486 𝑎0 2
15
1 1
3/2
𝜌 2 ±2 √ sin2 𝜃 𝑒±2𝑖𝜑
3 2 √ ( 2
) 𝜌 exp{− } 32𝜋
2430 𝑎0 2 Tab. 1.1 — Premières harmoniques sphériques
2
2𝑟 , 𝑎 = 4𝜋𝜀0 ℏ = 0,529⋅10−8 cm (rayon de Bohr)
Tab. 1.2 — 𝜌 = 𝑛𝑎
0 0 𝑚𝑒 𝑒2
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Représentations des orbitales atomiques
Probabilité de présence
Probabilité de trouver l’électron à un instant 𝑡 dans le volume 𝑑𝜏 autour du point 𝑀 (𝜌, 𝜃, 𝜑) :
𝑑𝑃 = Ψ2 𝑑𝜏 = 𝑅
⏟⏟
2
⏟
(𝜌) 𝜌2⏟
𝑑𝜌
⏟⋅𝑌
⏟⏟
2
⏟⏟⏟
(𝜃,𝜑) sin 𝜃 𝑑𝜃⏟⏟
𝑑𝜑
partie radiale partie angulaire
Densité de probabilité radiale Densité de probabilité angulaire
𝑑𝑃𝜌 2
𝑑𝑃𝜃,𝜑
𝐷𝜌 = = 𝑅(𝜌) 𝜌2 𝐷𝜃,𝜑 = 2
= 𝑌(𝜃,𝜑)
𝑑𝜌 𝑑Ω
Probabilité de trouver l’électron à une distance Probabilité de trouver l’électron dans la direction 𝜃, 𝜑.
comprise entre 𝜌 et 𝜌 + 𝑑𝜌 du noyau. Avec 𝑑Ω = sin 𝜃 𝑑𝜃 𝑑𝜑
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Cas de l’atome d’hydrogène Représentations des orbitales atomiques
𝑑𝑃𝜌 2
Densité de probabilité radiale 𝐷𝜌 = = 𝑅(𝜌) 𝜌2
𝑑𝜌
1s
𝐷𝑟 ▶ Le rayon le plus probable augmente avec 𝑛
𝑟 ⇒ le volume des OA augmente avec 𝑛
3s ▶ Il existe des surfaces nodales : surface sphérique de
𝐷𝑟 𝑑𝑃
rayon défini (autre que 0) pour laquelle =0
𝑟
𝑑𝜌
3p ▶ Le nombre de surfaces nodales radiales est = 𝑛 − ℓ − 1
𝐷𝑟
𝑟 ▶ Pour les OA 𝑛, ℓ = 𝑛 − 1, le rayon le plus probable
(rayon orbitalaire) est :
3d
𝐷𝑟
𝑟
𝑟(𝑛) = 𝑛2 𝑎0 = 52,9 𝑛2 (en pm)
Visualisation avec orbitalviewer
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Représentations des orbitales atomiques
Densité de probabilité angulaire
2
𝑑𝑃(𝜃,𝜑) = 𝑌(𝜃,𝜑) sin 𝜃 𝑑𝜃 𝑑𝜑 : probabilité de trouver l’électron dans la direction 𝜃, 𝜑
𝑑𝑃𝜃,𝜑 2
Densité de probabilité angulaire : 𝐷𝜃,𝜑 = = 𝑌(𝜃,𝜑) avec 𝑑Ω = sin 𝜃 𝑑𝜃 𝑑𝜑
𝑑Ω
▶ La partie angulaire permet de localiser les électrons dans une direction de l’espace, donc de
comprendre ensuite la formation des liaisons chimiques (partie la plus importante).
▶ 𝑌ℓ,𝑚ℓ (𝜃, 𝜑) ne dépend pas de 𝑛 : les résultats trouvés sont valables pour tout 𝑛.
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Représentations des orbitales atomiques
Densité de probabilité angulaire — harmoniques sphériques 𝑌ℓ,𝑚
ℓ 𝑚 𝑌ℓ,𝑚 (𝜃, 𝜑)
▶ La partie angulaire permet de localiser les
0 0 √
1 électrons ⇒ compréhension des liaisons
4𝜋 chimiques
3
1 0 √ cos 𝜃
4𝜋 ▶ 𝑌ℓ,𝑚ℓ (𝜃, 𝜑) ne dépend pas de 𝑛 : résultats
3 valables pour tout 𝑛
1 ±1 ∓√ sin 𝜃 𝑒±𝑖𝜑
8𝜋
5
2 0 √ (3 cos2 𝜃 − 1) Densité angulaire
16𝜋
15 2
2 ±1 ∓√
8𝜋
cos 𝜃 sin 𝜃 𝑒±𝑖𝜑 𝐷𝜃,𝜑 = 𝑌(𝜃,𝜑)
15
2 ±2 √ sin2 𝜃 𝑒±2𝑖𝜑
32𝜋
Tab. 1.1 — Premières harmoniques sphériques
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Représentations des orbitales atomiques
Représentation de la probabilité angulaire
OA de type s ▶ Son expression analytique est indépendante de 𝜃
et 𝜑 : isotropie de l’espace pour l’électron
𝑧
▶ Une OA de type s est à symétrie sphérique
▶ Type s : ℓ = 0 et donc 𝑚ℓ = 0
𝑥
orbitale s
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Représentations des orbitales atomiques
Représentation de la probabilité angulaire
OA de type p
𝑧
𝑧 𝑧
𝑥
𝑥 𝑥
𝑦
𝑦 𝑦
orbitale 𝑝𝑥 orbitale 𝑝𝑦
orbitale 𝑝𝑧
▶ Anisotropie de l’espace pour l’électron
▶ Une OA de type p est directionnelle et à symétrie axiale
▶ Les fonctions d’onde p sont antisymétriques (elles changent de signe en passant par le noyau)
▶ Existence d’un plan nodal au niveau du noyau : la probabilité de trouver l’électron au noyau est nulle
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Représentations des orbitales atomiques
Représentation de la probabilité angulaire
OA de type d
𝑧 𝑧 𝑧 𝑧 𝑧
𝑥
𝑥 𝑥 𝑥 𝑥
𝑦 𝑦 𝑦 𝑦 𝑦
𝑑 2 𝑑 2 𝑑𝑥𝑦 𝑑𝑥𝑧 𝑑𝑦𝑧
𝑥 −𝑦2 𝑧
▶ Les fonctions d’onde d sont symétriques
▶ Existence de 2 surfaces nodales par OA (non planaires pour 𝑑𝑧2 )
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdesCalcul de l’énergie de l’électron associée à l’orbitale atomique
Énergie de l’électron associée à l’orbitale atomique
2
𝑒2 𝑚𝑐2
𝐸 = −( ) 2 𝑛 = 1, 2, …
ℏ𝑐 𝑛 32𝜋2 𝜀0
Constante de Planck ℎ = 6,62607015 × 10−34 m2 kg/s
Célérité de la lumière 𝑐 = 299 792 458 m/s
⇒ Quantification de l’énergie de l’électron de l
Masse de l’électron 𝑚 = 9,1094 × 10−31 kg
Charge élémentaire 𝑒 = 1,602 × 10−19 C (A s)
Permittivité du vide 𝜀0 = 8,85418782 × 10−12 m−3 kg−1 s4 A2
Conversion 1 eV = 1,602 × 10−19 J
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Les nombres quantiques : signification
⇒ Les nombres quantiques sont des conséquences logiques issues de la résolution de l’équation de
Schrödinger appliquées à un électron considéré comme possédant un caractère ondulatoire : leurs
valeurs ne sont pas déterminées au hasard.
Le nombre quantique principal 𝑛
▶ 𝑛 ∈ ℕ∗
▶ Il définit l’énergie de l’électron et d’un édifice monoélectronique (niveau d’énergie 𝐸𝑛 )
1
𝑅 = 1,09677 ⋅ 107 m−1 (cte de Rydberg)
1H
ℎ = 6,6261 ⋅ 10−34 J s
𝑅ℎ𝑐 13,6 𝑐 = 299 792 458 m s−1
𝐸(𝑛) = − = − 2 (en eV)
𝑛2 𝑛 1 eV = 1,6022 ⋅ 10−19 J
▶ L’énergie d’un niveau augmente avec 𝑛
Pour les hydrogénoïdes 𝐴
𝑍𝑋
(𝑍−1)+
▶ Plus grande est la charge 𝑍, plus basse est l’énergie
13,6 𝑍 2 d’un niveau
𝐸(𝑛) = − (en eV)
𝑛2
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Les nombres quantiques : signification
Le nombre quantique principal 𝑛 (suite)
▶ Il détermine aussi le volume effectif ou la taille de l’orbitale atomique car il intervient dans la partie radiale
de la fonction d’onde.
▶ Pour les OA de type 𝑛, ℓ = 𝑛 − 1, le rayon le plus probable ou rayon orbitalaire correspond à :
1
1H Pour les hydrogénoïdes 𝐴
𝑍𝑋
(𝑍−1)+
𝑟(𝑛) = 𝑛2 𝑎0 = 52,9 𝑛2 (en pm) 𝑛2 𝑎0
𝑟(𝑛) =
𝑍
À l’état fondamental, 𝑛 = 1, ℓ = 0 : le rayon le plus
probable 𝑟1 = 𝑎0 = 52,9 pm. ▶ Les OA des hydrogénoïdes sont plus contractées
que celles de H (attraction plus forte du noyau)
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Les nombres quantiques : signification
Le nombre quantique secondaire ℓ
0≤ℓ≤𝑛−1
▶ Il précise la sous-couche énergétique :
Valeur de ℓ 0 1 2 3 4 …
Sous-couche (notation spectr.) s p d f g ordre alphabétique
▶ Il intervient dans la partie radiale et angulaire, donc détermine la forme générale de l’OA : la zone de
forte probabilité de trouver l’électron.
ℓ = 0 : type s — symétrie sphérique ℓ = 1 : type p — symétrie axiale
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Cas de l’atome d’hydrogène et des hydrogénoïdes Les nombres quantiques : signification
Le nombre quantique tertiaire (magnétique) 𝑚ℓ
−ℓ ≤ 𝑚ℓ ≤ +ℓ
▶ Il n’intervient que dans la partie angulaire 𝑌ℓ,𝑚ℓ (𝜃,𝜑) : il ne joue donc que sur la forme en précisant
l’orientation de l’OA par rapport à un axe.
▶ Il définit le nombre d’OA associées au même niveau énergétique.
Exemple : 𝑛 = 2, ℓ = 1
3 valeurs possibles de 𝑚ℓ : +1, 0 et −1
Donc 3 OA notées 2𝑝+1 , 2𝑝0 , 2𝑝−1 qui donnent après combinaison linéaire de certaines fonctions complexes (parties
imaginaires non nulles des fonctions 𝑌 des OA 2𝑝+1 et 2𝑝−1 ), 3 fonctions réelles notées 2𝑝𝑥 , 2𝑝𝑦 , 2𝑝𝑧 .
OA p : Existence de plans nodaux : plan imaginaire correspondant à une probabilité nulle de présence de l’électron.
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Merci pour votre attention
Questions & Discussions
Dr Bruno DANDOGBESSI | Dr Yohan RICHARDSON
Cours SPM — Mécanique Quantique : Orbitales Atomiques
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