Cours Micro 2
Cours Micro 2
Microéconomie 2
Pr Jaouad LAAMIRE
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2025-2026
Pr J. LAAMIRE Microéconomie 2
Objectif de ce cours
Pr J. LAAMIRE Microéconomie 2
Plan du cours
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Mise en garde
ATTENTION
Ces diapositives ne remplacent aucunement le cours interactif en
amphi.
Elles sont destinées à faciliter le travail des étudiants qui doivent les
voir comme un complément et non un substitut.
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Introduction : La science économique
Définition étymologique
Économie : du grec «oïkos» (maison) et «nomos» (loi ou règle)
⇒ La gestion des affaires de la maison
Problème fondamental :
Comment affecter des ressources rares ou limitées à la satisfaction
de besoins illimités ?
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Introduction : La microéconomie
Objet d’étude
Au centre de l’analyse microéconomique se trouve la question de
l’allocation des ressources rares entre des usages alternatifs dans
les économies modernes et le rôle que jouent les prix et les marchés
dans ce processus.
Le problème de rareté :
I Insuffisance des ressources pour produire tous les biens et ser-
vices nécessaires
I Nécessité de faire des choix dans l’affectation des ressources
disponibles
Mécanisme de coordination
Cette affectation est le résultat d’une multitude de décisions in-
dépendantes prises par les consommateurs et les producteurs qui
agissent par l’intermédiaire du mécanisme de marché.
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Introduction : Concepts de base de la microéconomie
Définition
La microéconomie étudie le comportement des agents économiques
individuels (consommateurs, producteurs) et leurs interactions sur
les marchés.
Principes fondamentaux :
1. Rareté : Les ressources sont limitées face à des besoins illimités
2. Choix rationnel : Les agents maximisent leur objectif sous
contrainte
3. Coût d’opportunité : Renoncer à la meilleure alternative
4. Analyse marginale : Décisions basées sur les variations à la
marge
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Les composantes principales des théories microéconomiques
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1. Les agents économiques
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2. La rationalité
Hypothèse fondamentale
Quelle que soit la classification adoptée entre les agents économiques,
deux éléments principaux caractérisent l’approche microéconomique :
Agent rationnel
Un agent qui fait des choix cohérents pour atteindre au mieux ses
objectifs compte tenu de ses contraintes
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3. Les arbitrages et les choix
Principe fondamental
Une grande partie de la microéconomie concerne les limites :
Les agents ne peuvent ni tout avoir, ni tout faire.
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3. Les arbitrages et les choix (suite)
Objectif de la microéconomie
Montrer de quelle façon tirer le meilleur de ces limites.
Pour cela, les agents doivent faire des arbitrages et des choix.
Exemples d’arbitrages :
I Théorie du consommateur :
I Comment les consommateurs maximisent leur bien-être en
arbitrant pour acheter plus de certains produits et moins
d’autres
I Théorie de la firme :
I Comment les entreprises, compte tenu de leurs contraintes
financières et des prix, doivent arbitrer entre les quantités
d’output à produire et les quantités d’input à utiliser
I Arbitrages des travailleurs :
I Accès au marché du travail vs accumulation de capital humain
I Salaire immédiat vs salaire futur plus élevé
I Allouer plus de temps au travail et moins au loisir
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4. Prix et marchés : Les prix
Rôle des prix
Tous les arbitrages décrits précédemment sont fondés sur les prix
auxquels les consommateurs et les entreprises sont confrontés pour
prendre leurs décisions.
La microéconomie décrit aussi comment les prix sont
déterminés :
Économie de marché
Les prix sont le résultat des
Économie planifiée
interactions entre :
Les prix sont fixés par :
I L’offre (producteurs)
I L’État
I La demande
I Décisions centralisées
(consommateurs,
travailleurs)
Préférences du C/teur :
Contrainte budgétaire :
I Fonction d’utilité U(x, y )
I Revenu limité : R
I Courbes d’indifférence
I Prix des biens : Px , Py
I Taux marginal de
I Équation :
substitution (TMS)
Px · x + Py · y = R
∆y Umx
TMS = − = Pente : − PPyx
∆x Umy
Hypothèse clé
Le consommateur cherche à maximiser son utilité sous contrainte
de revenu.
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Rappel : Équilibre du consommateur
Condition d’équilibre
Le consommateur est en équilibre au point de tangence entre la
courbe d’indifférence la plus élevée et la droite de budget.
Condition mathématique :
Px Umx Px
TMS = ⇔ =
Py Umy Py
Interprétation :
Umx Umy
=
Px Py
L’utilité marginale par dirham dépensé est égale pour tous les biens
Exemple
Umy
Si Um
Px >
x
Py Le consommateur doit acheter plus de x et moins
de y
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Du consommateur au producteur
CONSOMMATEUR PRODUCTEUR
Objectif : Objectif :
Maximiser l’utilité Maximiser le profit
Contrainte : Contrainte :
Budget limité Coûts de production
Outils : Outils :
I Courbes d’indifférence I Courbes isoquantes
I Droite de budget I Droite d’isocoût
I TMS I TMST
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Consommateur et producteur : des similitudes
Le consommateur et le producteur présentent des comportements
analogues dans l’analyse microéconomique.
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Consommateur et producteur : des différences
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CHAPITRE 1
Étude du comportement du
producteur
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Chapitre 1 : Notions et fondements
Objectif du chapitre
Introduire les concepts clés de la théorie du producteur : production,
facteurs, fonction de production, coûts et profit.
Au programme :
1. Production et Producteur
2. Facteurs de production
3. Fonction de production
4. Coûts et Profit du producteur
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1. Production et Producteur
Questions centrales
I Qu’est-ce que la production ?
I Qui est le producteur ?
I Quel est son objectif ?
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1. Production et Producteur
Qu’est-ce que la production ?
Définition
La production est l’activité économique qui consiste à créer des biens
et services destinés à satisfaire des besoins individuels ou collectifs.
Caractéristiques de la production :
I Transformation : Combiner des inputs (facteurs de production)
pour obtenir des outputs (biens et services)
I Création de valeur : Ajouter de la valeur aux ressources utili-
sées
I Processus technique : Utilisation de technologies et de savoir-
faire
Exemple
Un boulanger utilise farine + travail + four (inputs) pour produire
du pain (output)
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1. Production et Producteur
Les différents types de production
Production de biens
Production de services
Création de produits matériels,
tangibles Création de produits
immatériels, intangibles
I Biens de consommation
I Services marchands
I Biens d’équipement
I Services non marchands
I Biens intermédiaires
Important
En microéconomie, on étudie principalement la production de biens,
mais les principes s’appliquent aussi aux services.
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1. Production et Producteur
Qui est le producteur ?
Définition
Le producteur (ou firme, entreprise) est un agent économique qui
organise la production en combinant des facteurs de production pour
créer des biens et services destinés à la vente sur le marché.
Rôle du producteur :
1. Acquérir les facteurs de production (travail, capital, matières
premières)
2. Organiser le processus de production (technologie, gestion)
3. Produire des biens et services
4. Vendre la production sur le marché
5. Supporter les coûts et percevoir les revenus
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1. Production et Producteur
Quel est l’objectif du producteur ?
Hypothèse fondamentale
En microéconomie, on suppose que le producteur est rationnel et
cherche à maximiser son profit.
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2. Facteurs de production
Questions centrales
I Qu’est-ce qu’un facteur de production ?
I Quels sont les différents types de facteurs ?
I Comment les classer ?
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2. Facteurs de production
Qu’est-ce qu’un facteur de production ?
Définition
Les facteurs de production sont l’ensemble des ressources (inputs)
utilisées dans le processus de production pour créer des biens et
services (outputs).
Exemple
Pour produire du pain : farine (matière première), boulanger (travail),
four (capital)
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2. Facteurs de production
Classification traditionnelle
1. Le Travail (L - Labor)
I Effort physique et intellectuel des travailleurs
I Rémunération : salaire
2. Le Capital (K - Kapital)
I Biens d’équipement, machines, outils, bâtiments
I Rémunération : intérêt, profit
3. La Terre (T - Terra)
I Ressources naturelles, sols, sous-sol
I Rémunération : rente foncière
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2. Facteurs de production
Hypothèses théoriques
3 Parfaite divisibilité
I Possibilité de fractionner un facteur en unités utilisables
I L peut prendre des valeurs continues : 1, 1.5, 2, 2.5...
3 Parfaite substituabilité
I On peut substituer K à L tout en gardant le même niveau de
production
I Flexibilité dans la combinaison des facteurs
3 Homogénéité
I Toutes les unités d’un même facteur sont identiques
I Permet l’application du calcul intégral
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3. Fonction de production
Questions centrales
I Qu’est-ce qu’une fonction de production ?
I Comment relier les inputs aux outputs ?
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3. Fonction de production
Qu’est-ce qu’une fonction de production ?
Définition
La fonction de production exprime la relation technique entre les
quantités de facteurs de production utilisées (inputs) et la quantité
maximale de produit obtenue (output) pour un niveau technologique
donné.
Notation mathématique :
Q = f (L, K )
Où :
I Q = Quantité produite (output)
I L = Quantité de travail (Labor)
I K = Quantité de capital (Kapital)
Important
La fonction de production représente la production maximale tech-
niquement réalisable pour chaque combinaison de facteurs.
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Inputs et Outputs
I Inputs : les inputs sont tous les biens et services qui sont utilisés
et combinés par le producteur pour produire des outputs :
I Biens et services intermédiaires
I Facteurs de production : capital (biens d’équipements) et
travail
Fonction de
Inputs Outputs
production
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4. Coûts et Profit du producteur
Questions centrales
I Quels sont les différents types de coûts ?
I Comment calculer le profit ?
I Comment le producteur maximise-t-il son profit ?
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4. Coûts et Profit du producteur
Qu’est-ce qu’un coût de production ?
Définition
Les coûts de production représentent l’ensemble des dépenses en-
gagées par le producteur pour acquérir et utiliser les facteurs de
production nécessaires à la fabrication des biens et services.
Important
Tous les coûts doivent être pris en compte pour calculer le profit.
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4. Coûts et Profit du producteur
Classification des coûts
On distingue deux types de coûts :
CF = constante CV = CV (Q)
Définition
Le coût total (CT) est la somme de tous les coûts de production,
fixes et variables.
Formule :
CT = CF + CV
ou encore :
CT = w · L + r · K + autres coûts
Propriétés :
I Le CT augmente avec la quantité produite Q
I Même si Q = 0, on a CT = CF (coûts fixes incompressibles)
I Le CT représente la dépense totale du producteur
Exemple
Si CF = 1000 DH et CV = 500 DH, alors CT = 1000 + 500 =
1500 DH
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4. Coûts et Profit du producteur
Le coût moyen
Définition
Le coût moyen (CM) est le coût de production par unité produite.
Formule : CT
CM =
Q
On peut aussi décomposer :
CF + CV CF CV
CM = = + = CFM + CVM
Q Q Q
Où :
I CFM = CFQ : Coût fixe moyen
CV
I CVM = Q : Coût variable moyen
Exemple
Si CT = 10 000 DH pour produire Q = 200 unités :
10 000
CM = = 50 DH par unité
200
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4. Coûts et Profit du producteur
Le coût marginal
Définition
Le coût marginal (Cm) est le coût supplémentaire engendré par la
production d’une unité supplémentaire.
Formule :
∆CT dCT
Cm = =
∆Q dQ
Interprétation :
I Le Cm mesure la variation du coût total quand on augmente la
production de 1 unité
I C’est un outil de décision crucial pour le producteur
I Le Cm peut augmenter ou diminuer selon l’efficacité de la
production
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4. Coûts et Profit du producteur
Exemple : Tableau de coûts
Une entreprise a des coûts fixes de 100 DH
Q CF CV CT CM Cm
0 100 0 100 - -
1 100 50 150 150 50
2 100 90 190 95 40
3 100 120 220 73.3 30
4 100 160 260 65 40
5 100 210 310 62 50
6 100 270 370 61.7 60
Observations :
I CF reste constant (100 DH)
I CT = CF + CV
I CM décroît sur toute la période (économies d’échelle)
I Cm diminue puis augmente
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4. Coûts et Profit du producteur
Les recettes
Définition
Les recettes (ou revenus) correspondent au montant total perçu
par le producteur suite à la vente de sa production.
Recette Totale (RT) : RT = P × Q
Où :
I P = Prix de vente unitaire
I Q = Quantité vendue
Recette Moyenne (RM) :
RT P ×Q
RM = = =P
Q Q
La recette moyenne est égale au prix
Recette Marginale (Rm) :
∆RT
Rm =
∆Q
Recette supplémentaire obtenue en vendant une unité de plus.
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4. Coûts et Profit du producteur
Définition du profit
Définition
Le profit (ou bénéfice) est la différence entre les recettes totales et
les coûts totaux.
Formule du profit : Π = RT − CT
Où :
I Π (pi) = Profit
I RT = Recette Totale = P × Q
I CT = Coût Total = CF + CV
Trois situations possibles :
I Si RT > CT : Π > 0 PROFIT (bénéfice)
I Si RT = CT : Π = 0 Seuil de rentabilité (point mort)
I Si RT < CT : Π < 0 PERTE (déficit)
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4. Coûts et Profit du producteur
Objectif du producteur
Hypothèse fondamentale
Le producteur rationnel cherche à maximiser son profit.
Condition de maximisation du profit :
Rm = Cm
Interprétation :
I Le producteur augmente sa production tant que la recette
marginale (Rm) est supérieure au coût marginal (Cm)
I Il s’arrête quand Rm = Cm : produire une unité de plus
coûterait plus que ce qu’elle rapporte
I Si Rm > Cm : il faut produire plus (profit additionnel positif)
I Si Rm < Cm : il faut produire moins (profit additionnel
négatif)
La quantité optimale Q ∗ est celle qui égalise Rm et Cm
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4. Coûts et Profit du producteur
Exemple : Énoncé
Une entreprise vend ses produits au prix de 80 DH l’unité. Ses
coûts fixes sont de 200 DH.
Données :
I Coûts variables selon la production (voir tableau)
Quantité (Q) Coûts Fixes (CF) Coûts Variables (CV)
0 200 0
1 200 30
2 200 50
3 200 65
4 200 85
5 200 115
6 200 165
7 200 235
8 200 325
Questions :
1. Calculer le coût total (CT), la recette totale (RT) et le profit
(Π) pour chaque niveau de production
2. Déterminer la quantité optimale qui maximise le profit
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4. Coûts et Profit du producteur
Exemple : Solution
Prix de vente : P = 80 DH/unité | Coûts fixes : CF = 200 DH
Q CF CV CT RT Π Cm
0 200 0 200 0 -200 -
1 200 30 230 80 -150 30
2 200 50 250 160 -90 20
3 200 65 265 240 -25 15
4 200 85 285 320 35 20
5 200 115 315 400 85 30
6 200 165 365 480 115 50
7 200 235 435 560 125 70
8 200 325 525 640 115 90
Conclusion :
I Le profit maximal est de 125 DH pour Q ∗ = 7 unités
I À ce niveau : RT = 560 DH et CT = 435 DH
I L’entreprise commence à être rentable (Π > 0) à partir de
Q = 4 unités
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Synthèse du Chapitre 1
Notions et fondements de la théorie du producteur
1.1 Production et Producteur
I La production transforme des inputs en outputs
I Le producteur est un agent rationnel qui maximise son profit
1.2 Facteurs de production
Objectif du chapitre
Analyser le comportement du producteur à court terme : distinction
court/long terme, productivités, rendements marginaux décroissants,
zones économiques et équilibre du producteur.
Au programme :
1. Distinction court terme et long terme en microéconomie
2. Productivités et rendements du producteur
3. Loi des rendements marginaux décroissants
4. Zones économiques : Incitation, Rentabilité, Perte
5. Relation Productivité marginale et Productivité moyenne
6. Équilibre du producteur à court terme
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1. Distinction court terme et long terme
Idée centrale
À court terme, certains facteurs de production ne peuvent pas être
ajustés de manière rationnelle, alors qu’à long terme, tous les fac-
teurs deviennent variables.
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1. Distinction court terme et long terme
Définitions
Q = f (L, K ) Q = f (L, K )
Le court terme et le long terme ne correspondent pas
à une durée fixe,
mais à la possibilité d’ajuster les facteurs de production
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1. Distinction court terme et long terme
Exemple : Une boulangerie
Une boulangerie souhaite augmenter sa production de baguettes.
À Court Terme À Long Terme
I Le four (K) est fixe I Le four (K) devient variable
I On ne peut pas acheter I On peut acheter un nouveau
un nouveau four immédiate- four
ment de manière rationnelle I Solution : Augmenter L et
I Solution : Embaucher plus K simultanément
de boulangers (L variable) I Production peut augmenter
I Production limitée par la ca- sans contrainte
pacité du four
Remarque importante
Le court terme ne signifie pas qu’il est impossible d’ajuster le capital,
mais qu’il est économiquement irrationnel de le faire (coûts trop
élevés).
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2. Productivités et rendements du producteur
Objectif
Mesurer l’efficacité du producteur à court terme en analysant la rela-
tion entre les quantités de facteurs utilisées et la production obtenue.
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2. Productivités et rendements du producteur
La Productivité Totale (PT)
Définition
La Productivité Totale (PT) est la quantité totale produite pour
un niveau donné de facteur variable (L), avec un capital fixe (K ).
Notation :
PT = Q = f (L, K )
Propriétés :
I PT augmente quand L augmente (au début)
I PT atteint un maximum puis peut diminuer
I PT dépend de la technologie disponible
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2. Productivités et rendements du producteur
La Productivité Moyenne (PM)
Définition
La Productivité Moyenne (PML ) est la production obtenue en
moyenne par unité de facteur variable utilisée.
Formule :
PT Q
PML = =
Interprétation : L L
I Mesure l’efficacité moyenne de chaque unité de travail
I Indique la production par travailleur
I Outil de comparaison entre différents niveaux de production
Exemple
Une usine emploie L = 5 ouvriers et produit Q = 100 unités :
100
PML = = 20 unités par ouvrier
5
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2. Productivités et rendements du producteur
La Productivité Marginale (Pm)
Définition
La Productivité Marginale (PmL ) est la variation de la produc-
tion totale engendrée par l’utilisation d’une unité supplémentaire de
facteur variable.
Formule :
∆PT ∆Q dQ
PmL = = =
∆L ∆L dL
Interprétation :
I Mesure la contribution du dernier travailleur embauché
I Outil clé pour les décisions d’embauche
I PmL > 0 : production augmente
I PmL = 0 : production maximale atteinte
I PmL < 0 : production diminue
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2. Productivités et rendements du producteur
Exemple numérique
PT PmL
150 40
Productivités
PML
100
PT
20
50
0
0
0 2 4 6 8 0 2 4 6 8
L L
Relations graphiques :
I Quand PmL > PML : PML est croissante
I Quand PmL < PML : PML est décroissante
I Quand PmL = PML : PML est à son maximum
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2. Productivités et rendements du producteur
Les phases de rendements
Définition
Les rendements décrivent l’évolution de la production lorsqu’on aug-
mente la quantité d’un facteur variable (L), le capital (K) restant
fixe.
Observations :
I Phase 1 (L=1 à 3) : PmL croît (20 → 30 → 40)
I Phase 2 (L=4 à 7) : PmL décroît mais reste positive (30 →
5)
I Phase 3 (L=8) : PmL < 0, la production diminue
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2. Productivités et rendements du producteur
Graphique : Les trois phases de rendements
20
0 2 4 6 8
Travail (L)
Interprétation :
I Zone verte : efficacité croissante (spécialisation)
I Zone orange : efficacité décroissante (saturation du capital)
I Zone rouge : contre-productif (trop de travailleurs)
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2. Productivités et rendements du producteur
Pourquoi ces différentes phases ?
Rendements NÉGATIFS
Trop de travailleurs pour le capital disponible : ils se gênent mutuel-
lement, la production diminue.
Exemple : 8 ouvriers pour 2 machines = chaos, désorganisation totale.
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Application : Productivités et rendements
Exercice
Situation
Une entreprise textile possède 3 machines à coudre (capital fixe : K =
3). Elle fait varier le nombre de couturières employées. Le tableau
suivant donne la production totale observée.
L 0 1 2 3 4 5 6 7 8
PT 0 15 35 60 80 95 105 110 110
Questions :
1. Calculer la productivité moyenne (PML = PT L ) et la productivité
∆PT
marginale (PmL = ∆L )
2. Identifier les phases de rendements marginaux (croissants, dé-
croissants, négatifs)
3. À partir de combien de couturières les rendements deviennent-ils
décroissants ?
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Application : Correction
Phases de rendements :
L PT PML PmL
3 Croissants (L=1-3)
0 0 - -
PmL : 15 → 20 → 25
1 15 15 15
2 35 17.5 20 3 Décroissants (L=4-7)
3 60 20 25 PmL : 20 → 15 → 10 → 5
4 80 20 20
5 95 19 15 3 Nuls (L=8)
6 105 17.5 10 PmL = 0 (production stagne)
7 110 15.7 5
8 110 13.75 0
PT ∆PT
Formules : PML = L
; PmL = ∆L
Réponse : Rendements décroissants à
partir de L = 4
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3. Loi des rendements marginaux décroissants
Question centrale
Que se passe-t-il lorsqu’on augmente continuellement la quantité
d’un facteur variable (le travail L) tout en maintenant l’autre fac-
teur fixe (le capital K) ?
Observation empirique
À court terme, avec un capital fixe, la productivité marginale du
travail finit toujours par diminuer lorsqu’on augmente le nombre
de travailleurs.
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3. Loi des rendements marginaux décroissants
Énoncé de la loi
Loi des rendements marginaux décroissants
À court terme, lorsqu’on augmente la quantité d’un facteur de pro-
duction variable (L), en maintenant au moins un autre facteur fixe
(K), la productivité marginale de ce facteur variable finit par dé-
croître.
En d’autres termes :
I Au début, chaque travailleur supplémentaire peut être très
productif
I Mais progressivement, chaque nouveau travailleur apporte
moins que le précédent
I La productivité marginale (PmL ) diminue
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3. Loi des rendements marginaux décroissants
Conditions d’application
Cette loi s’applique sous certaines conditions :
1. Court terme
I Au moins un facteur doit être fixe (généralement K)
I Pas applicable au long terme où tous les facteurs sont variables
2. Technologie constante
I Pas de changement technologique pendant la période
I Même méthode de production
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3. Loi des rendements marginaux décroissants
Pourquoi cette loi ?
Exemple : Une boulangerie avec 2 fours
Phase de saturation (L
Phase initiale (L faible) : élevé) :
I 1 boulanger pour 2 fours I 5 boulangers pour 2 fours
⇒ Sous-utilisation ⇒ Début d’encombrement
I 2 boulangers pour 2 fours I 7 boulangers pour 2 fours
⇒ Bonne utilisation ⇒ File d’attente
I 3 boulangers pour 2 fours I 10 boulangers pour 2 fours
⇒ Spécialisation possible ⇒ Désorganisation totale
Productivité croissante
Productivité décroissante
Raison fondamentale
Le capital fixe (les fours) devient le facteur limitant. Il ne peut pas
absorber indéfiniment des travailleurs supplémentaires de manière
efficace.
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3. Loi des rendements marginaux décroissants
Représentation graphique
Maximum
40
Croissance Décroissance
PmL
20
0
0 2 L∗ 4 6 8
Travail (L)
Interprétation :
I Jusqu’à L∗ = 3 : PmL croît (rendements croissants)
I À partir de L∗ = 3 : PmL décroît (rendements décroissants)
I La loi stipule que la phase décroissante est inévitable.
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3. Loi des rendements marginaux décroissants
Exemple numérique
Entreprise avec K = 2 machines
Vérification de la loi :
I À partir de L = 4, la PmL diminue : 30 → 20 → 10 → 5
I La loi des rendements marginaux décroissants est vérifiée
I À L = 8, les rendements deviennent même négatifs
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3. Loi des rendements marginaux décroissants
Relation entre PT et Pm
PmL
100
PT
20
50
0
0
0 2 L max
Pm 4 PT
6 max
8 0 2 4 6 8
L L
Relations importantes :
I Quand PmL > 0 : PT croît
I Quand PmL = 0 : PT est à son maximum
I Quand PmL < 0 : PT décroît
I La loi s’applique dans la zone orange (rendements décroissants)
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3. Loi des rendements marginaux décroissants
Importance et conséquences économiques
Implications pour le producteur :
1. Décisions d’embauche
I Ne pas embaucher indéfiniment
I Comparer le coût du travailleur (w ) à sa productivité
marginale (PmL )
I Condition optimale : w = PmL × P (prix du produit)
2. Investissement en capital
I À long terme, augmenter le capital pour éviter la saturation
I Acheter de nouvelles machines pour maintenir la productivité
3. Limites de la croissance à court terme
I Impossible d’augmenter indéfiniment la production
I Le capital fixe impose une contrainte
Conclusion
La loi des rendements marginaux décroissants explique pourquoi les
entreprises doivent investir dans le capital pour maintenir leur crois-
sance à long terme.
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4. Zones économiques
Objectif
Diviser l’espace de production en différentes zones selon l’efficacité
et la rentabilité de l’utilisation des facteurs de production.
Question centrale
Tous les niveaux d’utilisation du facteur variable (L) sont-ils égale-
ment rationnels pour le producteur ?
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4. Zones économiques
Zone 1 : Zone d’Incitation
Définition
Zone où la productivité moyenne (PML ) est croissante et où la
productivité marginale est supérieure à la productivité moyenne
(PmL > PML ).
Caractéristiques :
I Le capital (K) est sous-utilisé
I Trop peu de travailleurs pour le capital disponible
I Chaque travailleur supplémentaire augmente l’efficacité moyenne
I Rendements marginaux croissants
Exemple
Une usine avec 5 machines et seulement 2 ouvriers : les machines sont
sous-utilisées, il faut embaucher plus de personnel.
Décision du producteur
Augmenter L : Il y a une incitation à embaucher plus de travailleurs pour
mieux utiliser le capital fixe.
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4. Zones économiques
Zone 2 : Zone de Rentabilité
Définition
Zone où la productivité marginale est positive mais décroissante et
inférieure à la productivité moyenne (0 < PmL < PML ).
Caractéristiques :
I Utilisation optimale du capital
I Production totale (PT) continue de croître
I Rendements marginaux décroissants
I PML est décroissante
I Zone de production rationnelle
Exemple
L’usine fonctionne normalement avec un bon équilibre entre travailleurs et
machines. Chaque travailleur supplémentaire ajoute à la production mais
moins que le précédent.
Décision du producteur
Zone de production optimale : C’est dans cette zone que le producteur
rationnel choisit son niveau de production selon ses coûts et prix.
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4. Zones économiques
Zone 3 : Zone de Perte
Définition
Zone où la productivité marginale devient négative (PmL < 0). La
production totale diminue quand on ajoute des travailleurs.
Caractéristiques :
I Le capital (K) est saturé
I Trop de travailleurs pour le capital disponible
I Les travailleurs se gênent mutuellement
I PT décroît : embaucher nuit à la production
I Rendements marginaux négatifs
Exemple
10 ouvriers pour 2 machines : encombrement total, les ouvriers attendent,
se gênent. La production baisse par rapport à 7 ouvriers.
Décision du producteur
Réduire L : Il faut licencier des travailleurs. Cette zone est irrationnelle
économiquement.
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4. Zones économiques
Vue d’ensemble
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4. Zones économiques
Représentation graphique
40 PML
PmL
Productivités
Zone 1
Zone 2
Rentabilité
Incitation
Zone 3
20
Perte
0
0 2 L1 4 6 L2 8 10 12
Travail (L)
Points de séparation :
I L1 : où PmL = PML (maximum de PML )
I L2 : où PmL = 0 (maximum de PT)
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5. Relation Productivité marginale et Productivité moyenne
Question centrale
Quelle est la relation entre la productivité marginale (PmL ) et la pro-
ductivité moyenne (PML ) ? Comment l’une influence-t-elle l’autre ?
Observation empirique
Il existe une relation mathématique et économique très forte entre
ces deux mesures de productivité.
Rappels :
I Productivité moyenne : PML = QL (production par
travailleur)
I Productivité marginale : PmL = ∆Q
∆L (apport du dernier
travailleur)
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5. Relation Productivité marginale et Productivité moyenne
Les trois cas possibles
Règle fondamentale
La productivité marginale tire la productivité moyenne :
I Si PmL > PML : la moyenne augmente
I Si PmL < PML : la moyenne diminue
I Si PmL = PML : la moyenne est à son maximum
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5. Relation Productivité marginale et Productivité moyenne
Analogie : Les notes d’un étudiant
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5. Relation Productivité marginale et Productivité moyenne
Exemple numérique : Vérification de la relation
Observations :
I Tant que PmL > PML (L = 2, 3) : PML augmente (20 → 25
→ 30)
I Quand PmL = PML (L = 4) : PML atteint son maximum (30)
I Dès que PmL < PML (L ≥ 5) : PML diminue (28 → 25 →
22.1)
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5. Relation Productivité marginale et Productivité moyenne
Représentation graphique
40 PML
PmL
PmL = PML
30
Productivités
PM %
20
Pm > PM
Pm < PM
10
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8
Travail (L)
Propriétés graphiques :
I PmL coupe PML au maximum de PML
I Avant l’intersection : PmL au-dessus de PML
I Après l’intersection : PmL au-dessous de PML
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6. Équilibre du producteur à court terme
Question centrale
Comment le producteur rationnel détermine-t-il la quantité optimale
de facteur variable (L) à utiliser pour maximiser son profit ?
Objectif du producteur
Maximiser le profit : Π = RT − CT
Rappels :
I À court terme : Capital fixe (K ), Travail variable (L)
I Recette Totale : RT = P × Q
I Coût Total : CT = w × L + r × K
I Profit : Π = P × Q − (w × L + r × K )
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Application : Chapitre 2 - Comportement du producteur à
CT
Situation
Une entreprise de confection possède 4 machines à coudre (capital
fixe : K = 4). Elle produit des pantalons et fait varier le nombre de
couturières employées. Le tableau suivant donne la production totale
quotidienne observée.
L PT
(couturières) (pantalons/jour) Questions :
0 0 1. Calculer PML et PmL
1 12 2. Identifier les phases de
2 30 rendements marginaux
3 54 3. Délimiter les 3 zones
4 72 économiques
5 85 4. À quel niveau de L la PML
6 93 est-elle maximale ?
7 98 5. Vérifier que PmL = PML au
8 100 maximum de PML
9 99
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Application : Correction
Question 1 : Calcul de PML et PmL
PT ∆PT
L PT ∆PT PML = L
PmL = ∆L
0 0 - - -
1 12 12 12 12
2 30 18 15 18
3 54 24 18 24
4 72 18 18 18
5 85 13 17 13
6 93 8 15.5 8
7 98 5 14 5
8 100 2 12.5 2
9 99 -1 11 -1
Formules utilisées :
I Productivité moyenne : PML = PTL
I Productivité marginale : PmL = ∆PT
∆L = PTn − PTn−1
Observations préliminaires :
I PmL maximale à L = 3 : PmL = 24
I PML maximale à L = 4 : PML = 18
I PmL devient négative à L = 9
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Application : Correction
Question 2 : Phases de rendements marginaux
L PT PmL Phase de rendement
0 0 - -
1 12 12
Rendements CROISSANTS
2 30 18
3 54 24 PmL maximale
4 72 18
5 85 13
6 93 8 Rendements DÉCROISSANTS
7 98 5
8 100 2
9 99 -1 Rendements NÉGATIFS
Analyse :
I Phase 1 - Rendements croissants (L = 1 à 3) :
I Meilleure utilisation du capital (4 machines)
I Spécialisation et division du travail
I Phase 2 - Rendements décroissants (L = 4 à 8) :
I Capital commence à être saturé
I Loi des rendements marginaux décroissants vérifiée
I Phase 3 - Rendements négatifs (L = 9) :
I Trop de couturières pour 4 machines
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Application : Correction
Question 3 : Délimitation des zones économiques
L PT PML PmL Zone économique
1 12 12 12
2 30 15 18 Zone 1 - INCITATION
3 54 18 24
4 72 18 18 Frontière Zone 1/2 (PmL = PML )
5 85 17 13
6 93 15.5 8 Zone 2 - RENTABILITÉ
7 98 14 5
8 100 12.5 2 Limite Zone 2
9 99 11 -1 Zone 3 - PERTE
1. Zone 1 - Incitation (L = 1 à 3) :
I PmL > PML : 12 > 12, 18 > 15, 24 > 18
I PML croissante : 12 → 15 → 18
I Zone irrationnelle : il faut augmenter L
2. Zone 2 - Rentabilité (L = 5 à 8) :
I 0 < PmL < PML
I PML décroissante
I Zone rationnelle : zone de production optimale
3. Zone 3 - Perte (L = 9) :
I PmL < 0 : production diminue
Pr J. LAAMIRE Microéconomie 2
Application : Correction
Questions 4 et 5 : Maximum de PML et relation PmL /PML
Question 4 : À quel niveau de L la PML est-elle maximale ?
En observant les valeurs de PML :
L 1 2 3 4 5 6 7 8
PML 12 15 18 18 17 15.5 14 12.5
Réponse : PML est maximale à L = 4 couturières avec
PML = 18 pantalons/couturière
Question 5 : Vérifier que PmL = PML au maximum de PML
ÀL =4:
I PM4 = 724 = 18 pantalons/couturière
I Pm4 = 72 − 54 = 18 pantalons
I Vérification : Pm4 = PM4 = 18 3
Conclusion
La relation théorique PmL = PML ⇔ PML maximale est vérifiée.
De plus, ce point marque la frontière entre la Zone 1 (Incitation) et
la Zone 2 (Rentabilité).
Pr J. LAAMIRE Microéconomie 2
Chapitre 3 : Le comportement du producteur à long terme
Objectif du chapitre
Analyser le comportement du producteur à long terme lorsque tous
les facteurs de production sont variables : choix optimal de la com-
binaison de facteurs, contrainte budgétaire, équilibre et rendements
d’échelle.
Au programme :
1. Comment produire à long terme ?
2. Courbe « isoquante » de production
3. Taux marginal de substitution technique (TMST)
4. Droite d’isocoût et contrainte des coûts
5. Équilibre du producteur à long terme
6. Sentier d’expansion
7. Les rendements d’échelle
Pr J. LAAMIRE Microéconomie 2
Du Court Terme au Long Terme
Chapitre 2 → Chapitre 3
Question
Quelle combinaison choisir ? → Celle qui minimise le coût total
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1. Comment produire à long terme ?
Les deux décisions du producteur
Le producteur à long terme fait face à deux décisions :
1. COMBIEN produire ? (Niveau de production Q)
I Dépend de la demande du marché
I Dépend du prix de vente P
I Objectif : maximiser le profit
Q = f (L, K )
Relation technique entre les quantités de facteurs (L, K) et la
production maximale (Q)
Problème 2 : Maximisation de
Problème 1 : Minimisation du la production
coût
Objectif :
Objectif :
Maximiser Q = f (L, K )
Minimiser CT = w · L + r · K
Sous contrainte :
Sous contrainte :
Budget C0 = w · L + r · K
Produire Q0 = f (L, K )
« Produire le maximum avec un
« Produire Q au moindre coût »
budget donné »
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2. Courbe « isoquante » de production
Question centrale
Comment représenter graphiquement toutes les combinaisons de tra-
vail (L) et de capital (K) qui permettent de produire une même
quantité Q ?
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2. Courbe « isoquante » de production
Définition
Définition
Une isoquante est le lieu géométrique des combinaisons de facteurs
de production (L, K) qui permettent d’obtenir un niveau de produc-
tion donné Q0 .
Équation d’une isoquante :
f (L, K ) = Q0
où Q0 est une constante (niveau de production donné)
Interprétation :
I Chaque point (Li , Ki ) sur l’isoquante produit la même quantité Q0
I Le producteur est indifférent entre ces combinaisons du point de
vue technique
I Le choix entre ces combinaisons dépendra du coût
Exemple
Si Q = 2L0.5 K 0.5 et Q0 = 20, alors l’isoquante est :
2L0.5 K 0.5 = 20 ou encore K = 100
L
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2. Courbe « isoquante » de production
Représentation graphique
12
A
10
8
Capital (K)
6
B
4 C Q0 = 20
2
D
0
0 2 4 6 8 10 12
Travail (L)
Interprétation :
I Tous les points A, B, C, D produisent Q0 = 20 unités
I Point A : beaucoup de K, peu de L (intensive en capital)
I Point D : peu de K, beaucoup de L (intensive en travail)
I Le producteur peut choisir n’importe quel point sur l’isoquante
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2. Courbe « isoquante » de production
Propriétés fondamentales
Les isoquantes possèdent quatre propriétés importantes :
1. Décroissantes
I Pente négative : si L augmente, K doit diminuer pour garder Q
constant
I Reflète la substituabilité des facteurs
2. Convexes par rapport à l’origine
I La pente (en valeur absolue) diminue quand on se déplace vers
la droite
I Reflète le taux marginal de substitution décroissant
3. Ne se coupent jamais
I Deux isoquantes différentes ne peuvent pas avoir de point
commun
I Sinon : contradiction (même combinaison = deux niveaux de
production différents)
4. Isoquantes plus éloignées = production plus élevée
I Plus on s’éloigne de l’origine, plus Q est élevé
I Plus de L et K ⇒ plus de production
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2. Courbe « isoquante » de production
Illustration graphique des propriétés
12
10
8
Capital (K)
6
Q3 = 30
Q croissant
4
Q2 = 20
2 Q1 = 10
0
0 2 4 6 8 10 12
Travail (L)
8
Capital (K)
4 Q = 40
Q = 35
Q = 30
Q = 25
2 Q
Q
=
=
20
16
Q = 12
Q = 8
0
0 2 4 6 8 10 12 14
Travail (L)
Utilité de la carte d’isoquantes :
I Visualiser tous les niveaux de production possibles
I Comparer différentes stratégies de production
I Analyser l’expansion de la production
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2. Courbe « isoquante » de production
Types d’isoquantes
La forme des isoquantes dépend du degré de substituabilité
entre L et K :
Substituabilité Complémentaires
Substituts parfaits
normale parfaits
K
K
L
L L
Q = aL + bK
Q = Lα K β Q = min{aL, bK }
Droites
Convexes Angle droit
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2. Courbe « isoquante » de production
Exemple : Construction d’une isoquante
Situation
Fonction de production : Q = 2L0.5 K 0.5 . Construire l’isoquante
pour Q0 = 20 unités.
Étape 1 : Équation de l’isoquante
2L0.5 K 0.5 = 20
L0.5 K 0.5 = 10
100
K=
L
Étape 2 : Tableau de valeurs
L 1 4 10 25 50 100
K 100 25 10 4 2 1
Q 20 20 20 20 20 20
Observations :
I Toutes les combinaisons produisent Q = 20
I Quand L augmente, K diminue (substituabilité)
I Relation hyperbolique typique de Cobb-Douglas
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2. Courbe « isoquante » de production
Analogie : Isoquante vs Courbe d’indifférence
Question économique :
dK
TMSTL,K = −
dL Q=Q0
Interprétation :
I Le TMST est la valeur absolue de la pente de l’isoquante
I Le signe négatif indique que K et L varient en sens inverse
I Le TMST est toujours positif (par convention)
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3. Taux marginal de substitution technique (TMST)
Relation avec les productivités marginales
Lien fondamental entre TMST et productivités marginales :
Le long d’une isoquante, la production reste constante : dQ = 0
Or, la différentielle totale de Q est :
∂Q ∂Q
dQ = · dL + · dK = 0
∂L ∂K
PmL · dL + PmK · dK = 0
D’où : PmL · dL = −PmK · dK
dK PmL
=−
dL PmK
Formule importante
dK PmL
TMSTL,K = − =
dL PmK
Interprétation : Le TMST est le rapport des productivités marginales
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3. Taux marginal de substitution technique (TMST)
Interprétation économique
PmL
Formule : TMSTL,K = PmK
Interprétation
I Numérateur PmL : Ce qu’on gagne en augmentant L de 1 unité
I Dénominateur PmK : Ce qu’on perd en réduisant K de 1 unité
I TMST : Nombre d’unités de K à abandonner pour compenser 1
unité de L supplémentaire
Exemple numérique
Si PmL = 10 et PmK = 5, alors :
10
TMST = =2
5
Signification : Pour augmenter L de 1 unité, il faut réduire K de 2
unités pour maintenir Q constant.
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3. Taux marginal de substitution technique (TMST)
Loi du TMST décroissant
Loi du TMST décroissant
Le long d’une isoquante, lorsque L augmente et K diminue, le TMST
diminue. C’est-à-dire qu’il faut renoncer à de moins en moins de K
pour obtenir une unité supplémentaire de L.
Raison économique :
I Quand L augmente : PmL diminue (rendements décroissants)
I Quand K diminue : PmK augmente (K devient plus rare, plus
précieux)
I Donc : TMST = PmPmL
K
diminue
Conséquence graphique :
I Les isoquantes sont convexes par rapport à l’origine
I La pente (en valeur absolue) diminue quand on se déplace vers la
droite
Le TMST décroissant reflète la difficulté croissante de
substituer K par L
Pr J. LAAMIRE Microéconomie 2
3. Taux marginal de substitution technique (TMST)
Exemple numérique
Fonction de production
Q = 4L0.5 K 0.5 , avec Q0 = 40 unités
Étape 1 : Calculer les productivités marginales r
∂Q −0.5 0.5 K 0.5 K
PmL = = 4 × 0.5 × L × K = 2 0.5 = 2
∂L L L
r
∂Q L 0.5 L
PmK = = 4 × 0.5 × L0.5 × K −0.5 = 2 0.5 = 2
∂K K K
Étape 2 : Calculer le TMST q
K
PmL 2 L K
TMST = = q =
PmK 2 L L
K
Étape 3 : Application numérique
Pour (L = 4, K = 25) : 25
TMST = = 6.25
4
Le producteur doit abandonner 6.25 unités de K pour augmenter L de 1
unité
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Application : TMST
Énoncé
Situation
Une entreprise a la fonction de production Q = 6L0.6 K 0.4 . Elle pro-
duit Q0 = 120 unités en utilisant L = 10 travailleurs et K = 20
machines.
Questions :
Pr J. LAAMIRE Microéconomie 2
Application : Correction
Questions 3, 4 et 5
Question 3 : Interpréter le TMST = 3.71
Pour augmenter le travail de 1 unité tout en maintenant la production à
Q = 120, l’entreprise doit réduire le capital de 3.71 unités. Autrement
dit : 1 travailleur supplémentaire peut remplacer environ 3.71 machines.
Question 4 : Réduction de K si L passe de 10 à 11
∆K ≈ −TMST × ∆L = −3.71 × 1 = −3.71
L’entreprise doit réduire K d’environ 3.71 unités : K ≈ 20 − 3.71 = 16.29
Question 5 : Vérification du TMST décroissant
Pour L = 15, on cherche K tel que Q = 120 :
6 × 150.6 × K 0.4 = 120
120
K 0.4 = = 3.35
6 × 5.97
K ≈ 12.14
TMST en (15, 12.14) :
PmL 3.6 × (12.14/15)0.4
TMST = = ≈ 2.43
PmK 2.4 × (15/12.14)0.6
Vérification : TMST diminue de 3.71 à 2.43 3 (loi du TMST décroissant)
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