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La Cité Romaine

Origine de la cité romaine

- A l’origine, un village fortifié existait sur


l’emplacement de Rome au 8ème siècle av. J.C.

- Deux siècles plus tard, les rois étrusques


rassemblent les différents villages en une ville
unique, qu’ils fortifient : c’est la ville de
Rome.
◼ Le site choisi : le cours du
fleuve du Tibre et une série de
collines (sept collines) aux
flancs escarpés.

◼ Au centre de cette cité


étrusque:
◼ la zone de commerce,
le Forum romain
◼ le Capitole qui fait
fonction d’Acropole

◼ Le périmètre approximatif de
cette Rome monarchique,
probablement entourée d’un
mur d’enceinte ; est d’environ
285 hectares.
La Rome Républicaine
(entre 510 av. J.-C. et 27 av. J.-C)
◼ Le renversement du dernier monarque étrusque, aux
alentours de 510 av. J.-C., marqua la fin de la royauté
et l’instauration de la République. Cette période fut
marquée par :

◼ L’extension de Rome sur les villages voisins

◼ La construction d’une muraille autour de la cité, puis du


premier aqueduc de la ville

◼ La construction de la voie Appienne (Via Appia), qui


reliait Rome au sud de l’Italie.
◼ Au temps de la république, Rome :

◼ Occupait une superficie de 426 hectares;

◼ S’articulait autour du Capitole et du


Forum

◼ S’est dotée de certains édifices


importants: cirques, théâtre, portiques,
basiliques,…
La Rome Impériale

Rome devint le centre de l’Empire et la


capitale du « monde civilisé », tant sur le plan
géographique que sur le plan politique.

Pendant cette période, Rome atteint son


développement maximum et une organisation
physique qui semble cohérente et définitive.
◼ La superficie est d’environ 2000 hectares;

◼ Lapopulation est de l’ordre de 700 000 à


un million d’habitants;

◼ La fonction sociale de la cité l’emportait


sur son rôle économique.

◼ Le souci de l’équilibre entre l’usage et les


proportions est manifeste dans toute
l’architectonique romaine.
Le forum
◼ Le forum n’était pas seulement une place publique: il formait un
ensemble fonctionnel complexe: commerce, cours de justice,
espace de temples, lieu de réunions.

◼ La basilique est réservée plus particulièrement à des transactions


commerciales et aux assises des tribunaux, pouvait abriter toutes les
formes de réunions qui se tenaient d’ordinaire sur la place publique.

◼ C’est un espace clos dont les dimensions doivent être calculées en


fonction du chiffre de la population. Le plan allongé sera favorable
à l’organisation des spectacles.

◼ Tout autour du forum, de larges porches et des rangées de


colonnades, s’étendaient pour imposer leur ordre harmonieux à
l’ensemble de la cité. Sous Auguste, on estimait que la longueur
totale des rues à colonnades devait dépasser 20 km.
Basilique de Maxence

Construite entre 307 et 310, achevée sous Constantin Ier le Grand après 312, la
basilique de Maxence fut l'une des dernières grandes basiliques judiciaires romaines.
Les habitations; on peut distinguer entre deux types :

◼ Les domus au nombre de 1790 : c’est des maisons


individuelles, à un ou deux étages, fermées vers
l’extérieur et ouvertes vers les espaces intérieurs ; elles
comprennent une série de pièces, regroupées autour de
l’atrium, couvrent une surface de 800 à 1000 m² et
entourés de jardins et dépendances. Elles sont réservées
aux familles les plus riches.

◼ Les insulae au nombre de 44 300 : sont des maisons


collectives à plusieurs étages (5 à 7 étages). Elles
couvrent une surface de 300 à 400 m². Les RDC sont
destinés, assez souvent, aux boutiques (tabernae) ou aux
habitations. Les étages supérieurs sont divisés en
appartements destinés aux classes moyennes ou
inférieures. Ces appartements n’ont pas l’eau courante, ni
des toilettes privées.
Domus
On accédait à la maison par le prothyrum (vestibule) pour pénétrer dans l'atrium avec son
impluvium, bassin qui collecte les eaux de pluie tombant d'une ouverture pratiquée dans le toit.
Autour de l'atrium sont distribuées les cubiculae (chambres à coucher), le lararium (pièce consacrée
aux dévotions aux ancêtres et aux dieux lares) et un triclinium (salle à manger), voire plusieurs.
Pour passer de l'atrium au peristylium (péristyle ou cour intérieure à colonnade), on traversait le
tablinum, pièce où le maître de maison recevait. Autour du peristylium, qui ouvre sur l'hortus
(jardin), ou la piscina (bassin), se trouvaient d'autres pièces d'habitation ou de service. La maison se
terminait par l'œcus, vaste salle de festin.
Les bains

◼ Les bains constituent sans doute, sur le plan esthétique


et du point de vue de l’hygiène, la plus remarquable des
réalisations romaines, et leur développement historique
a suivi le développement de la ville elle-même.

◼ Le corps principal du bain était formé de deux halls de


grande dimension, abritant des piscines d’eau chaude,
froide et tiède, des séries de salles réservées au massage,
au repos, ou à des repas, des gymnases et des
bibliothèques.

◼ Par leur forme monumentale et les aménagements qui


s’efforçaient de satisfaire la diversité des goûts de la
clientèle, les bains romains sont fort comparable à nos
plus modernes centres d’achat.
Les spectacles et jeux

◼ Les spectacles des arènes renouvelaient sous une forme


purement profane la pratique ancienne des sacrifices
humains.

◼ Tout en proclamant son amour de la paix, Rome allait


s’adonner sans réserve à ce cérémonial de mort.
Recherchant les sensations fortes qui font oublier le vide
et la médiocrité d’une existence parasite,

◼ Les Romains se passionnaient tour à tour pour les


courses de chars, des simulacres de batailles navales sur
de grands bassins artificiels, des affrontements de
gladiateurs dans l’arène.
◼ Le cirque, avec ses rangés de gradins à ciel ouvert, où les Romains
prenaient place par milliers pour assister au spectacle, s’affirmait
comme la grande œuvre technique des architectes romains : leur
goût pour le grandiose y faisait merveille.

◼ Rome était devenue la cité aux cirques multiples, et la luxure, la


torture et la mort étaient utilisées pour la production en série de
sensations fortes.

◼ C’est dans ces réalisations (théâtre, cirque arène), conçu pour la


présentation de spectacles de tortures et de mort, que l’architecture
romaine allait atteindre une sorte de perfection.

◼ Ces lieux de spectacles et de jeux pouvaient accueillir 45 000


spectateurs. La moitié au moins de la population globale de la ville
pouvait prendre place dans les arènes et les amphithéâtres de Rome.
Aucune autre ville en proportion n’a disposé des installations
nécessaires pour accueillir un aussi grand nombre de spectateurs.
La construction des arènes, des théâtres, des
cirques et des bains représente, en fait, le
véritable apport original de Rome, à
l’architectonique urbaine : édifices de formes
colossales, adaptés à des divertissements
communautaires, en un temps où le degré de
concentration urbaine poussait à utiliser au
maximum les possibilités d’un espace limité.
Colisée de Rome
Le Colisée, ou amphithéâtre, inauguré par Titus en 80 apr. J.-C. Il accueillait des combats de gladiateurs et des naumachies et pouvait contenir
plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. L'amphithéâtre, dont le pourtour est long de 524 m, est doté d'une façade haute de 57 m. Celle-ci
est composée de quatre niveaux, dont les trois premiers sont formés d'arcades encadrées de colonnes. De nombreuses galeries s outerraines
abritaient les cages où étaient enfermées les bêtes sauvages destinées aux jeux.
Le Colisée, Rome
Par sa taille (524 m de pourtour) et le luxe de ses aménagements, le Colisée offrait aux spectateurs
confort (dont un auvent pour les protéger du soleil et de la pluie) et qualité des spectacles. Les
Romains pouvaient par exemple assister à des spectacles nautiques, l'arène se transformant alors
en bassin.
Les grands ouvrages publics à Rome :

■ La voirie:

◼ Les romains étaient des architectes remarquables,


particulièrement dans la réalisation des grandes voies de
communication.

◼ Il se développe sur 85 km et se compose de rues presque


toujours étroites, accessible aux seuls piétons, où ne
peut passer qu’une charrette à la fois.

◼ Les grandes voies doivent avoir une largeur qui peut


atteindre 6,5 mètres, les autres rues ne dépassent pas les
3 mètres de large.
◼ Les aqueducs:

◼ Au nombre de 13, ils approvisionnent Rome avec de


l’eau, depuis les montagnes voisines.

◼ L’eau sert à alimenter les installations publiques : les


fontaines et les latrines et les grands thermes. Seul le
surplus des fontaines, peut être utilisé par les
particuliers.

◼ L’abondance et l’importance des services d’hygiène


publics compensent le manque de services privés dans
la majeure partie des maisons.
◼ Les égouts:

◼ Il est significatif que l’œuvre la plus ancienne des urbanistes de


Rome soit le grand égout, qui date du 6ème siècle avant notre ère ; -
les dimensions en sont si colossales que ses constructeurs
semblaient déjà prévoir que l’agglomération de villages de cette
époque deviendrait une métropole de plus d’un million d’habitants.

◼ L’égout fut bâti de pierre solide, et ses dimensions sont telles qu’on
l’utilise encore de nos jours. Plus de vingt-cinq siècles d’usage
ininterrompu constitue un record qu’il est difficile d’égaler.

◼ Ils sont destinés à recueillir l’eau de pluie, l’excédent d’eau des


aqueducs, les ordures des édifices publics et de certaines des domus
en rdc,
◼ Ces grands édifices attestent l’énormité des
moyens dont dispose l’autorité publique :

◼ Moyens financiers, matériaux de construction et main-


d’œuvre provenant de toutes les parties de l’Empire.

◼ La suprématie politique de la ville apporte à Rome une


concentration toujours plus grande d’homme et lui
fournit les instruments de son fonctionnement.

◼ Cette concentration engendre une série de problèmes


(de logement, de circulation, d’évacuation des ordures,
d’approvisionnement en eau, en vivres et aussi en loisirs
collectifs).
L’Etat subvient ensuite dans une large mesure au
ravitaillement en vivres et aux distractions, qui
deviennent ainsi d’autres services publics pour les
citoyens de Rome.

◼ Environ 150 000 personnes sont nourries aux frais de


l’Etat et toute la population est admise gratuitement à
chaque type de spectacles :

◼ Pour les spectacles, l’on construit les cirques qui


peuvent accueillir jusqu’à 250 000 personnes, les
amphithéâtres pour les jeux de gladiateurs (le Colisée
comportent 50 000 places assises), les naumachies pour
les joutes nautiques.
Panthéon(Rome)

Érigé à l'initiative d'Agrippa en 27 av. J.-C., le Panthéon fut détruit par un incendie en 80 apr. J.-C. et reconstruit
sur ordre de l'empereur Hadrien, entre 118 et 128 apr. J.-C. L'édifice, temple dédié à l'ensemble des dieux durant
l'Antiquité, devint une église chrétienne vouée à Sainte-Marie-aux-Martyrs en 609. Son porche d'entrée est doté
de seize colonnes supportant un fronton en avancée.
Arc de triomphe de Constantin
L'arc de triomphe de Constantin Ier le Grand fut édifié à Rome entre 312 et 315 pour
commémorer la victoire de l'empereur sur Maxence au pont Milvius (312). Cet événement, qui fut
précédé d'une vision céleste, joua un rôle capital dans le développement du christianisme au sein
de l'Empire romain. L'arc, percé de trois baies et muni de quatre colonnes reposant sur des socles
en façade, fut construit à partir d'éléments empruntés à des arcs plus anciens. Il supporte
également divers reliefs décrivant la bataille de Constantin.

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